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Le 22/04/2022
LEDA est un groupe de rock alternatif italien.

LEDA par Giulio Contigiani
Après « Memorie Dal Futuro », sorti en 2019, Leda revient le 22/04/2022 avec un album plus concentré qui a pour titre « Marocco Speed ».
Le groupe commente :
« Marocco Speed est notre deuxième album et porte le titre de son premier single, premier signe entre cet ouvrage et le précédent.
A l'intérieur coule une nouvelle lymphe apportée par un line-up renouvelé et la précieuse participation de Paolo Benvegnù. C'est un album qui est né dans la salle de répétition et pour cette raison, il trouve sa meilleure expression dans les performances live. »
La pochette de l'album a été réalisée par Claudio Cowarte Carloni, qui a gravé à la main la figure du chien avec une technique très spéciale et très longue sur papier, par soustraction. Claudio a partagé quelques moments dans le studio d'enregistrement avec Leda et l'œuvre est née de l'écoute d'un aperçu de la musique. La photographie, rétroéclairée, a toujours été confiée à Giulio Contigiani, nous explique-t-on.

Leda a présenté plusieurs clips préalablement à la sortie de l'album. A propos de « Insonnia », Marco Di Battista, le réalisateur, expliquait :
« Le contexte urbain de la province, composé de fenêtres et de passages entre l'architecture des années 1970 et les sols en linoléum, devient le théâtre de visions et de compositions à la Hopper qui invoquent Magritte pour des tons froids, ambigus, non sentimentaux, typiques d'un rêve. Là-dessus les quatre membres du groupe bougent. Ils glissent dans leurs ombres, fluides dans les changements de lumière. L'insomnie du morceau surgit d'une absence et on se perd dans la solitude, dans le dédale d'une agglomération urbaine très semblable à une île. Un court-circuit visuel qui insinue le doute dans la réalité à travers la réalité elle-même. »
Avec « Marocco Speed », Leda propose un album de rock alternatif immédiatement captivant, qui allie la délicatesse à la puissance dans un songwriting hyper-solide. Leda fait défiler les ambiances comme des paysages et place les riffs percutants à côté des atmosphères vaporeuses en étant aussi incisif ici que délicat là. Il compose ce faisant un bel et court ensemble de musiques alternatives, sautant d'un titre l'autre avec harmonie. La réussite de « Marocco Speed » tient à cette alternance de rock et de ouate qui s'équilibrent et vous maintiennent collé à sa galette dans une production parfaite pour l'exercice. L'album ne fait que trente minutes, mais il ne vous lâche pas une seconde. « Marocco Speed » a du chien autant que sa pochette, c'est sensible, c'est fort, c'est parfaitement maîtrisé. On recommande !
Tracklist :
- Il politicante
- Niente è lo stesso
- Mai
- Insonnia
- Marocco Speed
- Femme flow
- Tu mi bruci (feat. Paolo Benvegnù)
- Quasi ombra
Durée totale : 30mn49

Line-Up (photographie : LEDA par Giulio Contigiani) :
- Serena Abrami (chant, guitare acoustique, synthétiseur)
- Enrico Vitali (guitares)
- Fabrizio Baioni (batterie, electribe)
- Giorgio Baioni (basse)
Discographie :
- Memorie Dal Futuro (2019)
- Marocco Speed (2022)
Le Lien :
Le 22/04/2022
Soledad est une formation française initiée à Metz en 2016.

Le groupe a présenté son nouvel album, « XIII », le 15/04/2022.
« XIII » est un onze pistes d'environ cinquante cinq minutes.
Hassan Hajdi (Ange), Jérémy Bares et Suzie Lou (Archætype) sont les invités de cet opus dont le mastering est assuré par Lucas De La Rosa (Archætype).
L'artwork est signé par la chanteuse et principale compositrice, Lola Damblant-Soler.

« XIII » manifeste un soin particulier dans les harmonies, les arrangements et les choeurs qui ont pu nous rappeler Queen sur quelques titres (« Shelter II », « XIII »). L'ensemble sait être heavy et présente beaucoup de variété et de liberté de ton. L'indépendance et l'originalité sont au coeur des compositions, domaine sur lequel le groupe manifeste un talent plein de promesses.
La sortie de « XIII » est soutenue par le clip « Migraine ».
L'album est à découvrir sans faute, et le groupe est à suivre.
Line-Up :
- Lola Damblant-Soler : chant, guitare
- Théo Pinte : guitare
- Matthieu Colas : guitare
- Emmanuel Abdul : basse
- Julien Giet : batterie
Invités :
« Hex » : Suzie Lou
« Migraine » : Hassan Hajdi
« Shelter I » : Jeremy Bares
Les Liens :
RIIVER BRUKES, Reformed Soul (2022)
Le 21/04/2022
Un album aux confluents des genres porté par un chant caractéristique.
Résidant au Canada, Riiver Brukes est née en Ecosse.
Passionnée de jazz, de blues et de soul, elle cite pour références Shirley Bassey, Sarah Vaughn, Ray Charles, Robert Cray, U2, Tina Turner, Amy Winehouse, Ed Sheeran, Post Malone et Shawn Mendes.
Elle a présenté le 25/03/2022 via Epictronic son premier album solo :
« REFORMED SOUL »

C'est un dix pistes d'environ trente-sept minutes.
Le nostalgique « When Tomorrow Comes » ouvre cette galette et vous donne immédiatement l'aperçu de la voix singulière de Riiver Brukes, qui raconte l'histoire de ce morceau :
« Cette chanson a été inspirée par un couple de personnes âgées marchant dans mon village. Ils essayaient désespérément de se tenir la main alors que la vieille femme luttait pour pousser l'homme frêle dans son fauteuil roulant. Manifestement incapables ou refusant de se perdre de vue - même pour un instant. C'était peut-être la chose la plus belle et pourtant la plus triste à voir : l'incertitude, l'amour, la vulnérabilité et le temps précieux - le tout en quelques brèves secondes. Je savais qu'il ne leur restait plus beaucoup de temps ensemble… Mais encore une fois, je me demandais quelle riche histoire ils avaient partagée… »
« Going Crazy », qui suit, est incisif, et le phrasé de Riiver Brukes se fait plus persistant. La suite est majoritairement soul/jazz, ainsi pour « It Ain't Right », morceau qui rappellera l'univers d'Amy Winehouse, coup de gueule d'une femme qui perd son temps et son énergie à prendre soin des autres qui ne la reconnaissent pas à sa juste valeur.
La même ambiance jazzy persiste (« Mama Used To Say ») et se teinte de rock (« Love Me Like U Do », « Good Thing »), de blues catchy façon Ike & Tina Turner (« How I Roll »), de riffs acerbes (« Hurricane ») dans un songwriting intéressant avec lequel la voix fait corps comme une liane.
Un album aux confluents des genres porté par un chant caractéristique.
A découvrir.
Les Liens :
DIRTY SHIRT, Get Your Dose Now! (01/04/2022 - chronique)
Le 20/04/2022
A la manière des frères Tankian ou d'un Sepultura, Dirty Shirt a trouvé le juste dosage, réussissant à garder un gros son dans un rendu atypique et catchy.
Dirty Shirt est un groupe originaire de Seini, en Roumanie. Il a pris naissance en 1995.
Fort de huit musiciens, il étoffe ce line-up déjà conséquent par des invités.

Photographie : Vladut Ciprian
Il mélange notamment du nu-metal, du power metal, du punk, du hip hop, et des éléments de musique traditionnelle et populaire roumaine.
Il a partagé des scènes avec Moonspel, Ektomorf, Lofofora ou encore U. D. O. dans des festivals internationaux.
Après huit albums, Dirty Shirt revient le 01/04/2022 avec un nouvel opus assorti d'un EP bonus :
Get Your Dose Now!

L'artwork est signé Lia Cucuianu.
Enregistré par Mihai Tivadarn « Get Your Dose Now! » est mixé et mastrisé par Adrian Bila Uritescu (également musicien guest sur l'album).
Il s'agit d'un neuf titres d'une durée totale de trente minutes environ.
Des musiciens traditionnels (Transylvanian FolkCore Orchestra, Caliu du Taraf de Haidouks) comme des acteurs de la scène métal (Benji de Skindred) participent à l'album.
Faisons un tour de pistes avec deux membres de Dirty Shirt, Mihai Tivadar (musique) et Mathieu di Pilla (paroles) :
- New Boy In Town - « Nous nous sommes habitués à ouvrir nos albums (et nos concerts) avec une chanson instrumentale énergique et traditionnelle (comme les mariages roumains qui respectent la tradition), mais sur le nouvel album, nous avons choisi d'ouvrir avec une chanson instrumentale plus dramatique, cinématographique et sombre. »
- Pretty Faces - Mihai : « C'est l'une des chansons les plus longues de l'opus, basée sur un morceau électro de Sensor (un projet électro de Paul Ilea, producteur de musique de The Voice Romania & Romania Got Talent, également un bon ami à nous). Ça commence par une touche "indienne" et des voix jamaïcaines (faites par Benji de Skindred), mais jouées au cimbalum (instrument traditionnel roumain). Ensuite ça passe dans une sorte de couplets et refrains nu-métal/électro avec des parties de style traditionnel au violon et au sifflet. Il s'ensuit un son métal "reggae" (avec la voix de Benji), un intermezzo métal groovy instrumental, un solo de violon manouche de Caliu (célèbre violoniste gitan, Taraf des Haïdouks) sur fond de gros arrangements électro-métal. Ensuite, la chanson revient aux couplets et au refrain et se termine par un style de mariage traditionnel roumain du thème principal au violon et au sifflet. »
Mat : « Cette chanson traite des effets positifs de l'ère covid. Comment des événements extraordinaires poussent les gens à s'adapter et comment la vie trouve toujours son chemin. Le titre est sarcastique et fait référence à la façon dont nous avions l'air "beaux" avec ces masques. » - Dope-A-Min - Mihai : « C'est probablement l'une des chansons les plus énergiques de l'album. Ça commence assez de manière assez "standard" avec une intro nu-metal/hardcore, puis les couplets et refrains mêlent le métal à des mélodies de style traditionnel, donnant une ambiance presque "pirate metal". L'intermezzo change complètement, avec une pause rythmique complexe, puis une partie mélodique, avec un thème chant et violon composé dans le style tzigane roumain. Le morceau se termine en symétrie, avec la même partie hardcore/nu metal que l'intro. »
Mat : « La dopamine joue un rôle dans la façon dont nous ressentons le plaisir. Cette chanson parle de toutes les illusions créées sur les réseaux sociaux et dans nos relations en général. Il faut être heureux à tout prix, et devenir dépendant de ces shots de dopamine comme on avalerait des comprimés de vitamines tous les matins. De plus, cette chanson est géniale et la tonalité est en la mineur. » - What's Going On - Mihai : « C'est une chanson courte, avec une structure standard. L'idée de la chanson est venue du thème instrumental, réalisé par un de nos amis (Gabriel Radu Arnautu) pour son projet personnel. Nous avons adapté ce thème en lui donnant une touche balkanique avec des instruments traditionnels et en ajoutant les lignes vocales modernes. Les couplets mêlent metal mélodique moderne et rap nu-metal (partie enregistrée par Mathieu). »
Mat : « Cela traite de la vanité et de la façon dont la plupart des succès sont présentés de manière superficielle. "The king of the village" renvoie à une expression française qui signifie que l'importance et l'estime qu'on a de soi sont deux choses différentes. L'un est lié à un ego mal placé, l'autre à une ambition et à un accomplissement réels. Les événements que nous vivons dans cette décennie sont aussi pour moi la parfaite illustration de cette idée. » - Hot For Summer - Mihai : « C'est probablement la chanson la plus folle de l'album, un très court morceau qui change constamment d'ambiance. Après une intro très douce et clichée, on entre dans le premier refrain en anglais, une musique style Eurovision avec quelques influences années 80 qui change complètement, avec une partie dans le style des Balkans, puis s'ensuit une partie très heavy (metalcore). Après, on revient sur le refrain, mais cette fois en italien. Il s'ensuit une partie de style marche, pour arriver à une mélodie de style tango qui combine le rythme "marche" avec la ligne mélodique des Balkans. La fin est en symétrie. »
Mat : « Cette chanson critique l'industrie musicale grand public. À quel point ces tubes pop de l'été peuvent sembler ennuyeux. Pourtant, certaines de ces chansons sont excellentes et ce n'est pas une question de simplicité ou de répétitivité, mais de bon goût ou non. » - New Conspiracy - Mihai: « New Conspiracy est une autre courte chanson folle, probablement la piste la plus agressive de l'album qui commence par une ambiance balkanique (avec section de cuivres, guitares acoustiques, percussions et cymbalum), puis les couplets sont construits sur la même structure rythmique, mais en ajoutant une ligne mélodique de style "oriental" sur des instruments traditionnels (violon, clarinette, sifflets, accordéon) et des voix très agressives. Les refrains sont en grand contraste, étant du "pur métal" froid et agressif. La partie finale commence par des solos de guitare très dissonants (un peu dans le style Meshuggah), puis nous ajoutons une mélodie de style traditionnel et des riffs lourds de nu-métal. »
Mat : « C'est un pamphlet sur la façon dont les médias de masse, y compris les médias sociaux, contrôlent et modifient la vérité. » - Cand s-o-mpartit norocu' (Part 1) - Mihai : « Nous avons décidé de "couper" la chanson en deux parties car elle est très longue (plus de 7 minutes) et elle a vraiment été composée en 2 parties. Elle est inspirée d'une chanson traditionnelle roumaine très triste. La partie 1 commence par une ambiance monotone et presque funèbre, avec un long développement en crescendo jusqu'au premier refrain. Puis on revient aux couplets sombres, mais avec un développement plus court et on termine la partie 1 par un double refrain, encore plus dramatique. »
- Cand s-o-mpartit norocu' (Part 2) - Mihai : « Musicalement, c'est tout à fait original, mais nous gardons les paroles traditionnelles sur les couplets. L'ambiance devient plus psychédélique, avec l'influence de Tool sur les couplets. Il y a un pont instrumental vers le refrain, aux influences manouches, et le refrain en anglais, avec des ambiances "élévatrices" et un son alternatif/grunge. »
Mat : « À l'exception du refrain en anglais, les paroles sont issues de la musique traditionnelle, et il est question du fait que nous sommes confrontés à des tragédies dans nos vies. Les paroles sont construites par métaphores, sur la malchance qui nous frappe parfois. Le refrain anglais est un résumé satyrique de l'importance de se concentrer sur ce qui fonctionne quand tout semble s'effondrer. Les fortes pluies rendront l'herbe plus verte. »
La vidéo de « Cand s-o-mpartit norocu’ (Part 1 & 2) » a été réalisée par Costin Chioreanu, (Ghost, Marylin Manson, Opeth).
- Geamparalele - Mihai : « La chanson est inspirée d'une danse traditionnelle de Dobrogea (sud-est de la Roumanie), c'est un morceau très mélodique. Les couplets sont chantés par les chœurs (comme la chanson traditionnelle est chantée par des femmes). L'intermède est de style métal plus progressif, contenant le seul solo de guitare de tout l'album. »
Notre Avis :
Parfaitement à l'aise dans tous les genres, Dirty Shirt a fait de la musique traditionnelle qu'il insuffle à son métal la marque de fabrique qui donne son fil rouge à un opus varié qui ne s'interdit aucun territoire. Aucun risque de s'y perdre, cependant : à la manière des frères Tankian ou d'un Sepultura, Dirty Shirt a trouvé le juste dosage, réussissant à garder un gros son dans un rendu atypique et catchy. Les choeurs, les guests, les changements de styles, tout dans « Get Your Dose Now! » évite la linéarité en cultivant une cohérence d'ensemble. Si vous connaissiez déjà, vous aimerez le nouveau Dirty Shirt, et si vous ne connaissiez pas il ne vous reste plus qu'à le découvrir ! C'est très bien fait et recommandé chaudement.
Les Critiques :
- L’expérience que l’énorme majorité des auditeurs va faire à l’écoute de cette nouvelle sortie peut se résumer en quelques mots : « Bonheur, fraîcheur et bonne humeur ».
COREandCO webzine
Dirty Shirt sera en concert le 24/06/2022 au Hellfest Open Air de Clisson, le 25/06/2022 au Festival les Bichoiseries de Cerisy-Belle-Etoile et le 02/07/2022 au PLANE 'R FEST de Montcul.
Tracklist :
01. New Boy In Town
02. Pretty Faces
03. Dope-A-Min
04. What's Going On
05. Hot For Summer
06. New Conspiracy
07. Cand s-o-mpartit norocu' (Part 1)
08. Cand s-o-mpartit norocu' (Part 2)
09. Geamparalele
Durée totale : 30mn env.
Bonus Tracks – Pandemic Special – EP :
1. Resonate (Metal Version)
2. Away (Orchestral Version)
3. Don’t Care (25 Years Later)
4. Latcho Drom (Live Studio Session feat. Caliu)

Photographie Vladut Ciprian - de gauche à droite : Vlad Toca (batterie), Mihai Tivadar (clavier, guitare), Cosmin Nechita (violon), Robert Rusz (chant), Dan Rini Craciun (chant), Cristian Balanean (guitare), Dan Petean (guitare), Pal Novelli (basse)
Line-Up :
- Dan Rini Craciun : Chant
- Robert Rusz : Chant
- Cristian Balanean : Guitare
- Dan Petean : Guitare
- Pal Novelli : Basse
- Mihai Tivadar : Guitares, clavier
- Vlad Toca : Batterie
- Cosmin Nechita : Violon
Invités :
- Adrian “bila” Uritescu : Guitare, basse
- Gabriel Radu Arnautu : Guitare, clavier
- Paul Ilea: Claviers
- Alexandra Joicaliuc : Choeurs
- Miruna Puiu : Choeurs
- Tea Vişan : Choeurs
- Mathieu Di Pilla: Chant
- Benji Webbe : Chant
- Caliu : Violon
- Cosmo : Percussions
- Darius Boşca : Clarinette
- Ionut Vartolas : Trombone
- Sandor Medve : Trompette, Trombone
- Eduard Albina : Accordéon
- Andrei Oltean : Sifflet, Accordéon
- Leonard Negrea : Cymbalum
- Mihai Muntean : Cymbalum
Discographie :
- Very Dirty (2000)
- Same Shirt Different Day (2010)
- Live in the Truck (2011)
- Freak Show (2013)
- Dirtylicious (2015)
- FolkCore DeTour (2018)
- Letchology (2019)
- Live at Wacken (2019)
- Get Your Dose Now! (2022)
- Pandemic Special (2022 - EP)
Les Liens :
VISIONS OF ATLANTIS : A l'abordage !
Le 20/04/2022
Le groupe de Metal Symphonique Visions of Atlantis a présenté un second single-clip extrait de son futur album « Pirates ».

Le titre choisi s'appelle « Melancholy Angel ». Il s'agit de la seconde piste de l'album.
Il succède à « Legion Of The Seas », premier extrait dévoilé par le groupe conduit par la Lyonnaise Clémentine Delauney. Le groupe expliquait :
« Legion Of The Seas est un morceau qui incarne l'état d'esprit que nous portons tout au long de l'album. Peu importe ce à quoi nous sommes confrontés, nous restons maîtres de nous-mêmes et de nos vies. Nous sommes ravis d'accueillir les auditeurs à bord de cette nouvelle ère de Visions Of Atlantis par le biais de cette vidéo puissante, pour l'un des titres les plus forts de l'album. Les scènes d'action révèlent la performance enflammée du groupe, le tout d'une manière très cinématographique, véhiculant notre univers de la meilleure façon possible. »
Huitième album de Visions Of Atlantis, « Pirates » sortira chez Napalm Records le 13/05/2022.
Il s'agit de l'opus le plus intime du groupe, qui commente :
« Pour nous, être un Pirate c'est être pleinement conscient et tenir notre existance entre nos mains, vivre et penser librement, embrasser la vie comme une aventure avec toute sa lumière et ses ténèbres. Nous ouvrons avec cet album une nouvelle ère pour Visions Of Atlantis, embrassant pleinement l'identité avec laquelle nous flirtons depuis plusieurs années maintenant - en créant la musique qui résonne vraiment avec nos âmes. Nous poursuivons notre voyage qui nous emmène à travers des eaux plus sombres, des tempêtes plus fortes, où tout sert de toile de fond à une métaphore sur le développement personnel et la spiritualité. Si Wanderers représentait plutôt le bon côté de notre périple, Pirates nous emmène définitivement au coeur du travail de l'ombre, où nous sommes confrontés à d'autres types de monstres ! »

Visions Of Atlantis par Stefan Heilemann
Ben Metzner (Feuerschwanz) est l'invité de Visions Of Atlantis sur deux titres.
Pirates sera disponible aux formats suivants :
- Coffret Deluxe en bois (incluant l'album, un drapeau, une flasque, une photo cartonnée dédicacée) – édition limitée à 300 exemplaires.
- Toile (100x50cm) + CD Digisleeve – édition limitée à 100 exemplaires
- Double vinyle Glow In The Dark – édition limitée à 300 exemplaires
- Double vinyle noir
- CD Digisleeve
- Album Digital
Visions Of Atlantis sillonnera l'Amérique du Nord en mars/avril 2022. Cette tournée américaine sera suivie de plusieurs concerts en Allemagne et en Belgique.
Précommandez l'album ICI.
Tracklist de Pirates :
1. Pirates will Return
2. Melancholy Angel
3. Master the Hurricane
4. Clocks
5. Freedom
6. Legion of the Seas
7. Wild Elysium
8. Darkness Inside
9. In my World
10. Mercy
11. Heal the Scars
12. I will be Gone
Line Up :
- Clémentine Delauney - chant
- Michele Guaitoli - chant
- Christian Douscha - guitare
- Thomas Caser - batterie
- Herbert Glos - basse
CRYSTAL VIPER : Petit mais costaud
Le 19/04/2022
Le 25/03/2022, Crystal Viper sortait « The Last Axeman ».

Bien que ce nouvel opus des Polonais soit catalogué comme un mini-LP, il comprend en fait plus de matériel que de nombreux albums (la durée totale pour les huit titres est d'environ trente-six minutes).
La face A commence par une nouvelle version du premier hit de Crystal Viper, « The Last Axeman », qui donne son titre à l'ensemble.
Il est suivi d'une toute nouvelle chanson intitulée « In The Haunted Chapel », dont les paroles s'inspirent d'une histoire de H.P. Lovecraft.
Vient ensuite « Ulitsa Roz », une cover du Iron Maiden russe Aria. Ces trois morceaux sont disponibles uniquement sur ce mini LP, agrémentés d'un bonus supplémentaire : une reprise du « It's Electric » de Diamond Head !
La face B du mini LP comprend quatre chansons extraites de l'album « The Cult », mais enregistrées en direct en studio, dans le cadre de la série #RockOutSessions. Ces nouvelles versions dépouillées et rugueuses de « The Cult », « Asenath Waite », « Whispers From Beyond » et « Flaring Madness » ont également été publiées sous la forme d'une vidéo live de vingt minutes que nous vous présentons ici :
Tracklist :
Face A:
1. The Last Axeman (2022)
2. In The Haunted Chapel (new song)
3. Ulitsa Roz (ARIA cover)
4. It’s Electric (DIAMOND HEAD cover)
Face B:
5. The Cult (live in studio)
6. Asenath Waite (live in studio)
7. Whispers From Beyond (live in studio)
8. Flaring Madness (live in studio)
Line-Up :
- Marta Gabriel - chant, guitare
- Andy Wave - guitare
- Eric Juris - guitare
- Blaze Grygiel - basse
- Cederick Forsberg - batterie

Crystal Viper par Tim Tronckoe
Discographie :
- The Curse of Crystal Viper (Album - 2007)
- Metal Nation ( Album - 2009)
- Legends ( Album - 2010)
- Crimen Excepta ( Album - 2012)
- Possession ( Album - 2013)
- Queen of the Witches ( Album - 2017)
- Tales of Fire and Ice ( Album - 2019)
- The Cult ( LISTENABLE Album – 2021)
- The Last Axeman (LISTENABLE Album- 2022)
Les Liens :
LIONSOUL, A Pledge To Darkness (2022)
Le 19/04/2022
LionSoul est un groupe italien formé en 2012 dans ce Bergame cher à Diane Tell. (NDLR - si vous avez moins de quarante ans ce clin d'oeil nostalgique au succès de l'année 1981 vous est inaccessible)

LionSoul cite pour influences Queen, Rainbow, Black Sabbath, Led Zeppelin, Deep Purple, Aerosmith et tout le courant hard-rock/speed et heavy metal. (NDLR - si vous avez moins de quarante ans ce clin d'oeil nostalgique au métal des années 70/80 vous est moyennement accessible)
Le groupe sort « Omega », un premier album s'inspirant de l'histoire et de la mythologie grecque, en 2013. (NDLR - si vous avez moins de quarante ans ce clin d'oeil nostalgique à la Grèce du du VIIIᵉ siècle av. J.-C. est pourtant très clair pour vous, alors quoi, pour les deux points précédents, vous auriez pu faire l'effort !)
En 2015 LionSoul présente l'EP « The Throne » et commence à fouler des scènes importantes en compagnie d'Iron Savior, Gamma Ray ou Kissin' Dynamite.
En 2017 il honore la signature de son contrat chez Limb Music, label allemand spécialisé dans le heavy mélodique, par l'album « Welcome Storm ».
Il s'engage par la suite sur plusieurs festivals et participe à une tournée espagnole de Tygers Of Pan Tang.
L'écriture du nouvel album de LionSoul, objet de notre publication, commence en 2019. Son titre est « A Pledge To Darkness » et il marque l'engagement du groupe dans l'écurie chez Rockshots Records. Il sort le 29/04/2022.

LionSoul s'exprime ainsi à propos de son nouvel album :
« A Pledge to darkness est un pas en avant pour le groupe. C'est un album hétéroclite, à certains égards plus sombre que les précédents, il apporte avec lui des nuances allant du thrash au death mélodique. Nous avons inclus quelques voix death pour donner plus d'accent à certains passages, c'est une combinaison d'approches stylistiques différentes qui convergent avec les racines puissantes et heavy qui restent les fondements de notre son. »
L'artwork est réalisé par Stan W Decker, l'un des plus grands illustrateurs français, toujours très percutant et imaginatif dans ses projections futuristes, telles les dernières pochettes de Blue Oyster Cült ou de Silvertrain. Pour cet artwork Stan a repris le vaisseau spatial Lion, déjà présent sur la jacquette de l'album précédent, atterrissant dans une ville moderne peuplée d'humains et d'androïdes en fuite.
« A Pledge To Darkness » a été écrit et produit par Ivan Castelli (chant) et Aurelio Parise (guitare). L'enregistrement et le mixage ont été réalisés par Fabrizio “Izio” Romani au Media Factory Studio d' Esine, (sauf les voix enregistrées par Andrea Facheris au Loft-1 Studio de Dalmine). L'ensemble était masterisé par Simone Mularoni au Domination Studio (Michael Romeo, Eldritch) de Saint-Marin.
Faisons maintenant un tour de pistes en compagnie du groupe (ses commentaires sont en italiques).
1 « Continuum (Intro) » installe une ambiance cinématographique SF. Il s'agit d'une conversation entre un juge et un scientifique chargé d'instiller la terreur parmi la population avec des théories de fin du monde. « C'est une intrigue inspirée du cycle Fondations d'Isaac Asimov. Une intro orchestrale spatiale avec une partie jouée, conçue comme un dialogue de film, a été l'une des premières compositions de cet album, peut-être la première. On dirait que l'histoire a commencé dès ces notes. »
2 « Exile to Arise » poursuit sur la trame du titre précédent sur un rythme rapide qui pourra rappeler le power mélodique de Helloween. Il s'agit d'une « chanson de power speed metal née d'un riff introductif presque thrash d'Ivan, fusionné avec un riff de chorus thrashy d'Aurelio qu'Ivan a arrangé de manière à être un refrain épique. » Le chant, rugueux, va chercher des notes en hauteur et en puissance. La batterie est vive.
3 Plus mid tempo, « Amber Of Illusion », est l'histoire d'un homme emprisonné qui raconte ses tentatives pour retrouver sa liberté. « Cette chanson est née avec des arpèges complètement différents, dans une ambiance toute autre, cela nous a rappelé une intro comme celle du morceau This Love, de Pantera, qui coulait dans le riff de guitare qui deviendrait plus tard celui des couplets, un riff teutonique/industriel. Avec le chœur, cette chanson a complètement changé d'ambiance et s'est transformée en un mid-tempo puissant de synthwave des années 80. Si vous écoutez la structure du synthé seul, Amber of Illusion peut être imaginé comme une bande-son épique de synthwave spatial des années 80. »
4 Foncièrement heavy, « Wailing in Red » s'inspire du film Blade Runner. On y entend « un riff de heavy metal classique qui se poursuit sur tous les couplets avant de se transformer en un refrain rapide. Le tout arrangé dans une tonalité moderne, avec quelques synthés industriels pour servir de cadre à cette chanson inspirée du drame cyberpunk. C'est notre premier single, un point de rencontre entre le heavy metal classique et des sonorités modernes, rapides. Les notes reflètent le caractère obscur et emblématique du thème abordé dans les paroles avec les puissants inserts des growls de Claudio. » L'ensemble est un pur power metal paré d'un très bon solo de guitare sur le dernier tiers.
5 Dans « No Beginning (Nor An End) » un homme traverse un portail interdimensionnel pour réécrire l'histoire. « Toni Iommi is my rule, c'est la meilleure façon d'expliquer cette chanson, ses riffs sombres, dans le plus pur style Black Sabbath. » Si les riffs sont dissonants, la batterie et les choeurs conservent cependant l'esprit heavy power tout au long du morceau.
6 Le syncopé « Soldier Through Time » s'inspire de L'Armée des Douze Singes. « Un médecin doit venir dans le futur pour trouver un remède contre un virus. C'était le premier refrain écrit pour cet album. »
7 « Skin² » repart à plein régime, « la voix growl de Claudio faisant office de boost jusqu'à une partie centrale aux airs 70's. Les arpèges sont un prélude à un puissant solo de guitare. » Le pont du dernier tiers est très bien pensé.
8 Dans « A Pledge to Darkness », « des mélodies orientales se mêlent à des riffs sombres et à des refrains épiques. » Ce titre donne son nom à l'album et crée, avec ses choeurs, et ses ondulations orientales, une ambiance inhabituelle au sein de l'album.
9 « Red Flame » raconte l'histoire d'un cow-boy de l'espace qui retrouve les bras de sa femme après une longue absence. « Nous l'appelons notre ballade du cow-boy de l'espace. Tout vient d'une mélodie qui pourrait être contenue dans une bande originale d'un film de Robert Rodriguez, une chanson inhabituelle pour Lionsoul, avec un piano droit de saloon et des synthés modernes qui l'amènent dans une dimension spatiale. » Le chant reste agressif tandis que le clavier amène de la légèreté.
10 « Man, Machine, Almost Rhyme » retrouve l'inspiration Blade Runner. « La voix puissante de Claudio fusionne avec celle d'Ivan pour souligner les passages dramatiques de la chanson où les guitares dessinent des riffs heavy tout en faisant un clin d'œil au death metal mélodique. C'est l'un des moments les plus expérimentaux de l'album. » L'entame est très agressive, le refrain accrocheur.
11 « Histoire d'une guerre entre humains et extraterrestres, où les humains sont les envahisseurs », « The Stranger » (trad : La Sentinelle) s'inspire d'un roman du même nom. Son approche est plus heavy et rappelle le Judas Priest old school.
L'inspiration est présente tout au long d'un songwriting servi par une technique et une maîtrise avérées dans l'exécution. L'expérience des musiciens est évidente, et Judas Priest, Helloween, Edguy sont les références qui nous sont venues à l'écoute de cet opus d'un haut niveau.
Sachant insuffler à ses compositions sa propre personnalité , LionSoul parvient à se démarquer tout en respectant les codes de sa catégorie. « A Pledge To Darkness » est un album sûr qui possède suffisamment de sang neuf pour convaincre l'amoureux de power metal le plus exigeant. Ne le ratez pas.
Tracklist :
1. Continuum - 1:35
2. Exile to Arise - 4:27
3. Amber of Illusion - 4:48
4. Wailing in Red - 4:37
5. No Beginning (Nor An End) - 4:38
6. Soldier Through Time - 3:47
7. Skin 2 - 3:39
8. A Pledge to Darkness - 5:13
9. Red Flame - 4:15
10. Man, Machine, Almost Rhyme - 5:30
11. The Stranger - 5:22
Durée totale : 47:56

Line-Up :
- Ivan Castelli. Chant.
- Aurelio Parise. Guitare.
- Francesco Pedrini. Guitare.
- Giuseppe Lombardo. Basse.
- Luca Mazzucconi. Batterie.
- Claudio Facheris : Growls
Les Liens :
SHIELD OF WINGS, Unfinished (2022)
Le 19/04/2022
Shield of Wings est un groupe formé en 2005 dans l'Illinois.

Il incorpore à son métal symphonique des éléments folk, mélodiques et death.
Ces Américains citent pour références Nightwish, Epica, ainsi que les compositeurs de musiques de films Hans Zimmer (Le Roi Lion, Dune), James Horner (Titanic) et Howard Shore (Le Seigneur des Anneaux).
Après l'EP « Solarium » en 2011, Shield Of Wings revient le 11/02/2022 avec un premier album complet pourtant nommé :
« Unfinished »

Shield Of Wings présente ainsi son album :
« Les racines de ces chansons vont d'une décennie à seulement un an, mais elles portent toutes le poids et le thème simultanés d'une âme obsédée par l'introspection et l'évolution. Souvent, nous parcourons ces routes apparemment seuls, et parfois nous nous perdons dans les bourbiers insignifiants ou banals du découragement. L'espoir ne peut subsister que si nous gardons la flamme vivante, et parfois nous avons la chance de trouver d'autres personnes pour porter cette flamme avec nous. Nous espérons que cette musique vous aidera à porter votre flamme pendant un petit moment, et que nous puissions tous, dans nos états inachevés, ne jamais abandonner notre remodelage. »
« Unfinished » est un dix pistes d'environ cinquante-huit minutes, avec des compositions allant de 04:21 à 07:28mn.
Il est servi par une production profonde et claire qui amène les détails à l'oreille et met en relief le côté épique des orchestrations.
Le chant, pris en compte par Lara Mordian et Aliyah Daye est l'un des atouts de la formation américaine. Shield Of Wings maîtrise en effet plusieurs registres (nous nous avancerons à les qualifier alto/soprano/death) sur lesquels il rayonne et appuie sa différence.

Les lignes et backing vocals sont également bien étudiées.
Musicalement, Shield Of Wings propose des structures d'une certaine complexité. Il sait à l'occasion envoyer du lourd, mais aussi jouer la pause en piano/voix/violon (« Come Home »).
Partant d'une fondation symphonique, Shield Of Wings emprunte volontiers au folk, au celtique, au pirate (« Cedar ») ou au death metal (« Mind of Myth », « Sunfire Shower »).
Ainsi « Unfinished » est-il un album de métal symphonique au territoire vaste qui se permet nombre de variations. Ses composantes sont maîtrisées par des musiciens dont la complémentarité fait la différence dans un genre souvent bon élève mais formaté.
« Unfinished » pourra exiger plusieurs écoutes, mais la qualité se mérite, et il est indéniable que dans le cas présent elle ne vous posera pas un lapin.
Line-Up (photographies du groupe par John Karpinsky) :
- Lara Mordian : chant
- Aliyah Daye : backing vocals et chant saturé, clavier
- James Gregor : guitare et orchestrations
- Patrick Eulitz - batterie
- Alex Luke - basse
Tracklist :
1. Crushing Hail
2. Native Colossus
3. Breathing
4. Frozen Harbor
5. Cedar
6. Wetland
7. Mind of Myth
8. Sunfire Shower
9. Come Home
10. The Scarred Clay Reshaping
Le Lien :