« Secrets Of The Future » nous met face à une formation en pleine maturité, qui a mis à profit son parcours discographique pour fourbir ses armes
Par Ahasverus
RELIQA naît en 2016 à Sidney. Il sort son premier opus en janvier 2018. Il s'agit de cinq titres de métal alternatif . Le son est moderne, le propos varié, avec une piste ouverte en piano/voix (« False State ») aussitôt contrastée par un morceau très dynamique (« Tyrant »). L'EP tient bien son rang de carte de visite d'un groupe de metal hybride ancré dans le présent.
En 2018 les Australiens nous servent un huit pistes de vingt-huit minutes. L'attaque est encore plus dynamique et moderne, et les voix mieux travaillées (« Hangman »). Le single « Mr Magic », en 2021, marque un nouveau pas dans le futur
En septembre 2022, les six titres de « I Don't Know What I Am » entérinent les orientations du précédent single. Reliqa trouve son identité sonore dans des titres kaléidoscopiques. La dynamique du chant fait parfois penser à ce que pratique Heli Andrea (« The Bearer of Bad News »). Le songwriting inclut quelques éléments de métal extrême (« Safety ») ou se pare de longues phases instrumentales (« .blip »).
En 2024 Reliqa revient dans un format long de cinquante minutes. Le nouvel album s'intitule « Secrets Of The Future ».
Il s'ouvre par un morceau très groovy (« Dying Light »).
Le groupe a mis le paquet dans une production prise en charge par Chris Blancato au mixage et par Grant Berry pour le mastering.
Monique Pym chante mieux que jamais (« Cave », « The Flower »). Là encore sa technique peut faire penser à Heli Andrea (« Killstar (The Cold World ) ».
La base rythmique et djent est 100% fiable, toujours teintée d'électro, de pop, de hip hop, d'indus, de prog' funky. Monique Pim démultiplie les possibles, se met au diapason de n'importe quelle couleur sonore avec un chant caméléon.
L'ensemble est particulièrement savoureux et nous met face à une formation qui a atteint sa pleine maturité, mettant à profit son parcours discographique pour fourbir ses armes. Ce premier long format se taillera une belle place sur le marché du metal international.
Line-Up : 

Cradle Of Filth et Rammstein ont un fils, il s'appelle Nachtblut. C'est tout le portrait de son papa disent les uns ; les autres trouvent qu'il a le nez de sa maman.

Pour ce troisième album, Majestica a resserré son propos. Le songwriting est immédiatement accessible et reste, entre deux accès de génie, plaisant sur la durée. Le chant de Tommy Johansson, quand il visite les cîmes, rappelle celui de Michael Kiske. L'une des meilleures propositions de l'année 2025, en tous cas dans la catégorie Power Metal.
Difficile de dire ce qui rend addictif cet album de facture classique, peut-être ses lignes vocales qui font du hors-piste, ses riffs heavy ou ses ses leads inspirés, en mode twin guitars ou pas. En tous cas « 90 Tons Of Thunder » compte parmi les albums que nous aurons le plus poncé en 2025.
Dans la lignée d'un « Train of Thought », le seizième album des tauliers du prog séduira ceux qui goûtent sa face la plus heavy.
Petit Poucet deviendra grand.

