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HIGHWAY, The Journey (02/12/2022)

Le 16/01/2023

Highway assume une certaine prise de risque en proposant un disque 100% acoustique, il en a certainement pris le pari, et n'est-ce pas ce qui fait la saveur de la production d'un artiste, et particulièrement de ce groupe atypique, que d'oser aller où l'on ne l'attend pas ?

Surprenant Highway !
Alors qu'on attend de pied ferme le successeur d'un  « IV » qui date tout de même de 2017, tout prêt à headbanguer à s'en briser la nuque, les Montpelliérains débarquent avec un huit pistes... entièrement acoustique :

« The Journey »

Highway
Acoustique ? On l'avait pas vu venir celui-là  ! Pas faute d'avoir regardé « Like A Rockstar », le premier single-clip balancé peu avant la sortie du skeud.

Mais tout obnubilé qu'on était, coquin de nous, par les girls du El'Circus, et bluffé par la puissance de feu du Tower Studio de Brett Caldas Lima, on a zappé qu'on avait affaire à du unplugged...
Ma mère m'avait prévenu pour les filles, le juge d'application des peines aussi... ça m'apprendra !
Deuxième surprise : au milieu de quelques inédits (« Like A Rockstar », « One », « The Journey ») Highway revisite sa discographie. Voici donc qui nous éclaire quant à la destination du Voyage...
« Have A Beer » et le nonchalant « Motel In Alabama » offrent ainsi une séance de lifting au tout premier Highway (2002), tandis que « In The Circus Of Madness » propose à l'album « Goodbye Money » une virée andalouse très réussie.  « Freedom »  donne un bain de jouvence à « United States of Rock n Roll  » (2011) et le savoureux « Chemical Trip » met à l'honneur « IV » (2017) dans une version live.
Ainsi ce voyage en terrain connu (jeu de mots !) dépoussière les standards du groupe servis maintenant par un excellent son. Il met aussi en valeur les qualités de ses interprètes tout au long de ses trente-neuf minutes, qu'il s'agisse de la performance vocale constante de son talentueux chanteur (qui s'était tout de même offert le luxe d'un duo avec Jeff Scott Soto à l'époque de  « IV ») ou de la richesse du jeu de ses camarades.
Highway assume une certaine prise de risque en proposant un disque 100% acoustique, il en a certainement pris le pari, et n'est-ce pas ce qui fait la saveur de la production d'un artiste, et particulièrement de ce groupe atypique, que d'oser aller où l'on ne l'attend pas ?
L'album se conclut sur une très jolie ballade qui donne son titre à l'album.
To Plug or not To Plug ? La question se pose maintenant de savoir quel genre de set le groupe proposera sur ses dates à venir, acoustique, électrique ou un mix des deux... N'ayez aucune hésitation s'ils tournent près de chez vous car quelle que soit la formule Highway est un groupe généreux qui a le sens de la scène.
En attendant, fort de quelques inédits, « The Journey » vous donnera l'occasion de (re)découvrir la discographie de Highway.

ALICE au pays des rééditions

Le 16/01/2023

En 1970, le label français BYG Records (Brigitte Fontaine notamment), né trois ans plus tôt, proposait le premier album d'un jeune groupe de rock progressif  parisien, Alice, qui compta dans ses rangs le guitariste Claude Olmos (futur Magma) et qui fut actif jusqu'en 1973.
Aujourd'hui BYG Records propose une réédition de ce premier album d'Alice, remasterisée à partir des bandes originales conservées par le label.
Alice
« Alice » est disponible en format vinyle avec six pistes sur chaque face de la galette, mais également en version numérique et en CD agrémentés de six titres bonus.
Le groupe parisien sortira en 1972 « Arrêtez le monde », son second et dernier album, enregistré au fameux château d’Hérouville pour Polydor. Il connaîtra une diffusion outre-atlantique sous l'orthographe All Ice pour ne pas être confondu avec Alice Cooper, peut-on  lire dans Rock Made in France... Le nom d'Alice était cependant une référence à l'écrivain Lewis Carroll ainsi qu'en atteste son tout premier single, « De L'Autre Côté du Miroir ».
Alice ou All Ice, cette réédition ne manquera pas de réjouir les fondus du rock progressif qui souhaitent retrouver le parfum vrai des 70's.
Alice 33 tours

VISIONS OF ATLANTIS à Montpellier et Toulouse

Le 16/01/2023

Après « Legion Of The Seas » et  « Melancholy Angel », le groupe de Metal Symphonique Visions of Atlantis a présenté un  nouvel extrait clippé de son huitième  album « Pirates », disponible chez Napalm Records depuis le 13/05/2022.
Visions of atlantis par stefan heilemann
VISIONS OF ATLANTIS par Stefan Heilemann


Le groupe commentait à propos de cet opus :
 « Pour nous, être un Pirate c'est être pleinement conscient et tenir notre existance entre nos mains, vivre et penser librement, embrasser la vie comme une aventure avec toute sa lumière et ses ténèbres. Nous ouvrons avec cet album une nouvelle ère pour Visions Of Atlantis, embrassant pleinement l'identité avec laquelle nous flirtons depuis plusieurs années maintenant - en créant la musique qui résonne vraiment avec nos âmes. Nous poursuivons notre voyage qui nous emmène à travers des eaux plus sombres, des tempêtes plus fortes, où tout sert de toile de fond à une métaphore sur le développement personnel et la spiritualité. Si Wanderers représentait plutôt le bon côté de notre périple, Pirates nous emmène définitivement au coeur du travail de l'ombre, où nous sommes confrontés à d'autres types de monstres ! »
Visions of atlantis artwork
Cette fois le choix de Visions Of Atlantis s'est porté sur « Clocks » pour représenter l'album. La Lyonnaise Clémentine Delauney (chant) explique :
« Nous sommes vraiment ravis de pouvoir sortir une vidéo pour le titre Clocks car nous adorons celui-ci et nous avons remarqué qu'il était également devenu l'un des préférés de nos fans ! Nous avons pu voir la réponse enthousiaste de l'audience à chaque fois que nous avons commencé à jouer ce titre en live l'an dernier ! Voici donc une interprétation de comment profiter de la vie lorsque l'on est un pirate, en se souvenant que l'horloge tourne...Tirons tous le meilleur de 2023 ! »

Ce single est dévoilé en même temps que l'annonce de la nouvelle tournée de Visions Of Atlantis, Pirates Over Europe. Celle-ci débutera en Allemagne le quatre avril et le groupe sera accompagné par le groupe autrichien Autumn Bride.
Michele Guaitoli raconte à propos de cette nouvelle tournée :
« Nous ne pourrions mieux célébrer la sortie de cette nouvelle vidéo qu'en annonçant une nouvelle tournée ! 2023 va non seulement débuter avec notre première tournée américaine en tant que tête d'affiche, avec The Spider Accomplice comme invité spécial, mais nous annonçons également une nouvelle partie de notre tournée européenne en passant dans des villes où nous n'avions pu aller la fois précédente ! Autumn Bride nous rejoindra lors de cette nouvelle aventure... et croyez-le ou non, de nouvelles annonces sont à venir ! »
Montpellier, Toulouse sont parmi les villes-étapes de la formation, qui visitera également nos amis Suisses à Monthey et nos amis Belges à Gand.
Visions of atlantis tour

FEUERSCHWANZ, Todsünden (30/12/2022)

Le 16/01/2023

L'affaire glisse comme une frangipane la semaine de l'épiphanie.

« Todsünden », traduisez « péchés capitaux », c'est le titre du nouvel album de Feuerschwanz sorti le 30/12/2022.
Feuerschwanz coverIl s'agit d'une compilation des covers déjà enregistrées par le groupe de folk metal sur ses précédents albums et la sortie de l'album « Todsünden » été précédée de nombreux clips qui ont parsemé l'année 2022.
Au programme quelques morceaux légers et furieusement festifs (« Gimme! Gimme! Gimme! », « Dragostea Din Tei », « The Final Countdown »), et d'autres plus ou moins sérieux, parfois peu connus du public français, notamment lorsqu'ils sont tirés du répertoire allemand.

De belles réussites s'inscrivent au menu de cet album tels « Hier kommt Alex » des vétérans de Die Toten Hosen, l'excellente reprise folk-métallisée du « Engel » de Rammstein, le joli « I See Fire » d'Ed Sheeran, ou enfin cette version épique de Manowar (« Warriors of the World United »), juste énorme, qui trouve à point le renfort de Melissa Bonny (Ad Infinitum), d'Angus McFife (Gloryhammer) et de Saltatio Mortis.

Ce sont ainsi quinze morceaux issus de tous les horizons musicaux et arrangés avec une grande dextérité qui trouvent place sur une sortie qui n'a pas pour ambition de chambouler le monde de la musique Metal, mais qui reste très agréable à l'écoute et qui propose un beau cadeau de transition accessible au plus grand nombre.
L'affaire glisse comme une frangipane la semaine de l'épiphanie, « Warriors of the World United » tenant lieu de fève dans la galette.
Feuerschwanz s'y entend pour faire lever la pâte et l'on ne voit aucune raison de bouder son plaisir. « Todsünden » mérite votre attention.

AKIAVEL en édition limitée

Le 16/01/2023

« Vinyle, Vidi, Vici »

Après la sortie digitale de son troisième album « Veni Vidi Vici » Akiavel prépare la sortie physique du nouvel opus.
Akiavel 33 trsElle consistera notamment en une édition vinyle limitée à deux-cents copies dont seulement soixante-quinze (au pointage du 18/01/2022 il en restait 30 à 18 heures 30 et 20 une heure plus tard !) sont destinés à la vente par correspondance dans l'hexagone et à l'international, le reste étant réservé au stand de merchandising des concerts (quelques dates in fine).
Le nouvel artwork a été peint à la main par l'artiste slovaque Dhomth.
Akiavel 6
Il accueille un vinyle coloré qui sera un véritable collector, comme l'explique Chris (guitare) :
« Il n’y aura pas de tirage ultérieur de cette édition, et les vinyles seront numérotés, signés et, sur votre demande, nous ajouterons un mot ou une dédicace sur votre exemplaire. »
Akiavel sign 1
Le disque est de couleur marbre bleu nuit, avec des vagues rouges pour le rappel de la pomme et du serpent, avec une explosion (splatter) dorée à partir du centre, rappelant la grandeur de la lune mais aussi l’éclat de la lumière. Aucun des disques ne sera similaire, ils sont produits un par un, à la main, dans une usine française.
Modalités d'achat sur la page Facebook du groupe.

Nouvel album de SORTILEGE : un single dévoilé

Le 15/01/2023

« Apocalypso », le nouvel album de Sortilège version Christian "Zouille" Augustin (voir * in fine), sera disponible dès le 03 mars 2023 via Verycords.
Sortilege
Au contraire de l'album  « Phoenix » (2021) « Apocalypso » sera composé uniquement de morceaux inédits.
Il s'agira d'un dix pistes.
Un premier single est déjà disponible sur les plateformes : « Derrière les Portes de Babylone (feat. MYRATH) » augure du meilleur pour ce nouvel album ! La participation de Myrath au morceau lui confère une touche orientale très catchy.

Sortilege est en concert le :

  • 28/04/2023 à Lille
  • 30/04/2023 à Bordeaux
  • 06/05/2023 à Les Pennes-Mirabeau
  • 13/05/2023 à Metz

Line-Up :

  • Christian Zouille Augustin : chant
  • Bruno Ramos : guitare
  • Olivier Spitzer : guitare
  • Sébastien Bonnet : basse
  • Clément Rouxel : batterie

Lien fanclub :

(*) Sortilege est l'un des représentants majeurs du Metal français des années 80, caractérisé par la voix très haute de son chanteur et un style heavy semblant déjà annoncer cette branche du power metal qui serait initiée peu après par les deux Keeper de Helloween . Sortilege se sépare en 1986 après trois albums. Il se reforme brièvement en 2019 avant qu'une scission ne s'opère entre les musiciens, engendrant deux formations, chacune revendiquant ses droits sur le nom du groupe.

GET THRASHED! The Story of the Thrash Metal (documentaire - 2006)

Le 15/01/2023

« Si tu veux écrire sur la face mauvaise du monde, grâce à la musique tu as le pouvoir de le crier. On ne peut rien changer, mais on peut le crier. » Tom Angelripper (Sodom)

« Get Thrashed: The Story of Thrash Metal » est un documentaire américain réalisé par Rick Ernst en 2006.
Get thrashed
Long de cent minutes, c'est un cours magistral, une véritable leçon d'histoire par les plus grands acteurs de la scène Thrash Metal qui nous édifient par leurs réflexions pertinentes parfaitement agencées par un montage qui privilégie la chronologie.
On trouve le Thrash dès ses balbutiements. Il est né à trois endroits selon DJ Will (Knac) :
« A Los Angeles on a Metallica et Slayer ; dans la Bay Area de San Francisco avec Exodus ; et à New York avec Anthrax et Overkill. »
Nous sommes bien avant l'arrivée des ordinateurs et d'internet. Le mot Underground renferme alors une sorte de magie dont Lars Ulrich se souvient :
« Les scènes régionales n'étaient pas si différentes. Elles s'étaient formées autour de disquaires qui importaient beaucoup d'albums, ainsi qu'autour du bouche à oreille et de l'échange de cassettes. Quand vous obteniez une copie d'une démo c'était parfois la quatorzième copie et c'était presque inaudible mais mec, tu comprends, c'était comme dire : Hey, devine quoi ? J'ai une démo que tu n'as pas ! »
La première compilation Metal Massacre plante la première graine du Thrash en incluant « Hit The Light » en fin de galette. Un coquille affuble Mettalica d'un second T. Nous sommes en 1981.
A tout saigneur tout honneur ! « Ils l'avaient avant tout le monde ! » affirme Phil Anselmo (Pantera). « Kill Em' All » sort le 25 juillet 1983. L'album est fondateur et clairement en avance sur son temps. Le terme Thrash n'est pas inventé, tout au moins il n'a pas cours en France où l'album est catalogué Speed Metal. Un sticker sur le trente-trois tours nous prévient : « Plus Vite Que Moi Tu Meurs. »
Kill em all
Metallica gardera le leadership du mouvement durant cinq albums incontournables.
Cependant les loups se disputent le territoire. « J'étais meilleur et plus rapide qu'eux quand j'étais dans Metallica » affirme Dave Mustaine (Megadeth).  « Sans Mustaine il n'y a pas de Metallica. Sans Mustaine, il n'y a peut-être pas de thrash tout court. » confirme Scott Ian (Anthrax).
Megadeth... « Presqu'un jazz band qui jouait du Metal ! » selon Mille Petrozza (Kreator). Un avis partagé par Scott Ian.
Megadeth
Le documentaire s'intéresse ensuite à Slayer, seconde vague du Thrash Metal, puis à Exodus, le pionnier. Le transfuge Kirk Hammet (Exodus/Metallica) se souvient :
« Exodus a continué sans moi et je pensais vraiment que leur premier album Bonded By Blood (1985) était un album de Thrash tellement génial et exubérant... »
Exodus
Anthrax complète, avec Metallica, Slayer et Megadeth, le quarté gagnant d'un genre encore très underground. Il inscrit « Among The Living » (1987) au titre des albums fondateurs, se démarquant par les qualités de chant de Joey Belladonna.
Le Thrash amène l'urbain dans le Metal, superpose le stage-diving au headbang, et le hardcore s'y fait une place à coups de poings. C'est l'arrivée de Suicidal Tendencies.
Overkill, Death Angel, Dark Angel complètent le tableau américain avant qu'on taille la route vers la scène allemande (Kreator, Sodom, Destruction). De l'avis général, l'Allemagne se trouvant propulsé meilleur pays d'accueil. Puis l'on parle des scènes suisse (Coroner et Celtic Frost), canadienne (Voivod), brésilienne (Sepultura) et même australienne (Mortal Sin).
Kreator
La route, les addictions, et c'est toute l'histoire du Thrash Metal qui s'anime sous nos yeux dans un documentaire éclairé qui trouve son épilogue avec le Clash Of The Titans, une tournée qui marque la fin de l'année 1990.
Sur le papier : Megadeth, Slayer, Anthrax et Death Angel. Mais Death Angel est victime d'un grave accident avec son tour bus, il se voit contraint de décliner l'offre et c'est un inconnu qui le remplace : Alice In Chains. Totalement inapproprié sur l'affiche, le groupe de Seattle est reçu à coups de canettes de bières par un public thrasher qui n'entend pas cette musique qui ne dit pas encore son nom. 
Elle l'affirmera le 24 septembre 1991. Huit ans après « Kill Em' All », Nirvana ringardise le Thrash et toutes les ramifications du Metal avec son bien nommé « Nevermind » qui sert de phare à la vague Grunge. Seul Pantera réussira à tirer son épingle du jeu.
Pantera
Mais l'histoire se répète. Nous laisserons la conclusion à Scott Ian (Anthrax) :
« En ce moment il y a des jeunes dans un garage quelque part qui deviendront le prochain grand groupe de Metal et j'aime à penser que ce qu'on a fait dans notre carrière et que tous ces groupes dont on a parlé ont eu une grande influence sur ça. »
« Get Thrashed: The Story of Thrash Metal » est disponible en DVD. Vous le trouverez également en streaming sur The Pit. Il vaut le détour, n'hésitez pas.
Slayer

BORN AGAIN, Live Hard, Die Free (10/06/2022)

Le 15/01/2023

Cette galette de vingt minutes monte à l'assaut sabre au clair avec cinq morceaux de bravoure qui conjuguent foi et talent.

Il n'est jamais trop tard pour parler des bonnes choses et ce petit retour en juin 2022 s'intéresse à une formation née à Besançon en 2016 : BORN AGAIN.
Le groupe sort deux albums : « Strike With Power » en 2017 et « True Heavy Nation » en 2018. Il a le bon goût d'en confier les artworks à Stan W Decker.
Born again 2 albums
C'est à nouveau à ce maestro français qu'il s'adressera pour illustrer son troisième opus, un EP de cinq pistes intitulé :

« Live Hard Die Free »

Born again artwork
Nul besoin d'en appeler à l'ADN mitochondrial pour savoir à quelle famille appartient « Live Hard Die Hard » : Cette section basse/batterie qui bombarde, cette guitare qui s'enroule comme une liane, cette voix rocailleuse qui éructe, bon sang mais c'est bien sûr ! On est en plein heavy anglais !
« Night of the Beast » vous prend aux tripes. Il aurait pu figurer sur une galette comme « Bomber ».

« Hellbreaker » fonce tête baissée et livre des phases musicales instrumentales savoureuses telles que savaient en réserver les vieux Sabbath.
« Metal Wings » gagne en efficacité et développe des grattes à la Judas Priest (période 80's) sur une rythmique de malade.
« Day Of The Reaper » est capable d'accélérations aussi fulgurantes que sulfureuses.
« Live Hard Die Free » imprime à sa basse trépidante une cadence à la « Ace of Spades ».
Dans une maitrise savante du style, Born Again donne une leçon de bon heavy en cinq chapitres. Motorhead, les vieux albums de Judas Priest et une pincée de Black Sabbath sont les ingrédients d'un opus digne de la frange dure du heavy 80's ou des meilleurs Vulcain. Le moindre riff, le moindre détail jusqu'à l'artwork, le moindre titre de chanson résonnera dans les tripes du fan de heavy. Le chant rocailleux enfourche les morceaux et mène chaque titre à la bataille. La section rythmique fait un travail de fou, pied au plancher, la guitare lead ne donne pas sa part au chien et les soli ne manquent pas, et tout ça respire l'authenticité et une connaissance parfaite de son art. Cette galette de vingt minutes monte à l'assaut sabre au clair avec cinq morceaux de bravoure qui conjuguent foi et talent. Elle est savoureuse et puissante, tout à fait digne de ses grands aînés de la NWOBHM. Elle mérite toute votre attention.