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GODSTICKS (métal progressif), This is What a Winner Looks Like (26/05/2023)
Le 16/08/2023
S'éloignant du jazz fusion des débuts, Godsticks a refusé la redite, cuisinant son prog' sur une recette plus directe, privilégiant l'efficacité sans rogner la technique pour marquer les mémoires.

GODSTICKS par Eleanor Jane
Par Ahasverus
Godsticks est un groupe de rock progressif britannique basé à Newport, au Pays de Galles, où il prend naissance en 2006.
Après un EP éponyme, il signe « Spiral Vendetta », un premier album progressif qui soigne les harmonies vocales et qui pose les bases d'une musique technique et virevoltante, utilisant largement la fusion et dispersant principalement des éléments jazz sur son tamis métallique. Riche et exigeant, il lui permet de se distinguer dès 2010.
En 2013 « The Envisage Conundrum » passe à l'offensive. L'aspect fusionnel est mis au second plan. L'agressivité des riffs, la nervosité des guitares même en cordes claires ainsi que le positionnement basse/batterie en font un opus plus métallique que le premier album. Il se permet cependant un interlude au piano et une fin toute en douceur.
Godsticks revient deux ans plus tard avec « Emergence » qui nous cueille par des riffs sombres, parfois hypnotiques, j'oserais dire à la limite du doom. Egalement vif, toujours soigné, l'album est technique et heavy, prenant le temps d'une pause en son centre pour mieux repartir.
« Faced With Rage » (2017) appuie toujours sur ce côté dark prog et démarre sur un morceau d'une magnifique complexité. Capable de développer force et finesse, il est traversé d'éclairs lumineux, et c'est un album à ne pas négliger pour découvrir le groupe.
« Inescapable » (2020) est plus modéré, progressif plutôt qu'agressif, peut-être au risque de se perdre avant la fin malgré quelques belles pièces.
Passé la pause COVID, Godsticks revient avec un sixième album studio, « This Is What a Winner Looks Like ».

« If I Don't Take It All », le titre d'ouverture, a un côté catchy prometteur. Godsticks recherche moins l'imprévu, privilégiant les mélodies mémorables. Les compositions occupent maintenant des formats standards de trois à quatre minutes, deux seulement dépassant la barre des cinq minutes. On obtient ainsi un ensemble homogène cependant qu'on s'éloigne des structures complexes qui ont jalonné l'histoire du groupe. C'est assez heureux car le savoir-faire des Gallois permet de conjuguer la technique et la mélodie tout en mettant du liant dans des compositions d'apparence moins techniques que leurs aînées, loin en tous cas du jazz fusion des débuts. Puissant, métallique et parfaitement produit, le nouvel album est compact et homogène, plus cohérent que le bégayant « Inescapable ». Il pourrait attirer de nouveaux fans dans ses filets par son instantanéité, tandis que les addicts aux musiques complexes tenteront de se consoler sur les quelques passages alambiqués (« Throne », « Mayhem », « Wake up ») ou retourneront à « Faced With Rage », car cette nouvelle livraison de Godsticks a refusé la redite, cuisinant son prog' sur une recette plus directe, privilégiant l'efficacité — sans cependant rogner la technique — pour marquer les mémoires.
TARJA (métal symphonique), Rocking Heels: Live at Metal Church (11/08/2023)
Le 16/08/2023
Le résultat est tellement en place que seuls les applaudissements en fin de pistes trahissent l'aspect live des prises.
Par Ahasverus

On ne chôme pas en Finlande ! Après un best-of en décembre 2022 et l'aventure Outlanders en juin 2023, Tarja Turunen revient avec un album live cependant enregistré en 2016 dans le cadre du Wacken Open Air Festival.
Il s'agit d'un concert unique donné dans une église devant trois cents personnes. Accompagnée de quelques musiciens classiques (piano, violoncelle et violon), Tarja revisite douze morceaux issus de son catalogue (Nightwish compris) et surtout de celui de la musique Metal , qui voit Satriani, Rammstein, Metallica, Megadeth, Slipknot, In Flames, Avenged Sevenfold et Linkin Park passés à la moulinette acoustico-symphonique de notre soprano.
Baptisée « Rocking Heels: Live at Metal Church » , l'affaire présente un remarquable travail d'adaptation, et le choix cordes et piano permet de s'éloigner au mieux des versions originales pour proposer quelque chose d'aussi intime que convaincant.
Quant à la reine Tarja, elle fait honneur à sa réputation, et sa voix trouve naturellement sa place de leader parmi les instruments classiques qui l'enveloppent. Le résultat est tellement en place que seuls les applaudissements en fin de pistes trahissent l'aspect live des prises.
On se réjouit donc de retrouver la diva, égérie du métal symphonique, dans un exercice qui la voit tutoyer la perfection, par son talent bien sûr, mais surtout par la qualité des propositions musicales qui hissent ce « Rocking Heels: Live at Metal Church » au plus haut niveau des albums sur lesquels des compositions de musique metal rencontrent des instruments classiques. C'est qu'il en fallait du talent et du métier pour proposer quelque chose de nouveau sur la base d'un morceau aussi couru par les tributes que « The Unforgiven » et pour y insuffler cette belle émotion !
Ainsi, studieux et vibrant, cet opus est loin d'être superfétatoire dans la discographie de la Finlandaise, témoignant une fois de plus de sa maestria et de la place toute particulière qu'elle seule occupe dans la sphère Metal. On envie les trois cents privilégiés qui ont pu assister à cette prestation exceptionnelle dans tous les sens du terme.
« Rocking Heels: Live at Metal Church » est disponible en version digitale, CD et double vinyle. Il inaugure une série d'enregistrements Rocking Heels à paraître sur Ear Music. Une initiative pleine de promesses qui ne pouvait trouver de plus belle entrée en matière !
Anna KiaRa (métal symphonique), Archangel (07/04/2023)
Le 15/08/2023
Un nouveau panorama sur le talent d'Anna KiaRa qui affirme sa vision personnelle du métal symphonique.
Par Ahasverus
Actrice, modèle, chanteuse, youtubeuse, musicienne, songwriter, les casquettes ne manquent pour parer la rousse chevelure d'Anna KiaRa Moiseeva.
La moscovite s'illustre sur Youtube depuis plusieurs années, coverisant tout ce qui chante, de Nightwish à Sylvie Vartan !
En 2016, elle rejoint la formation russe Imperial Age, dont elle devient l'une des voix.
En 2018, tout en poursuivant sa carrière au sein d'Imperial Age avec lequel elle enregistre les albums « The Legacy Of Atlantis » et « New World », Anna monte son propre projet. L'album « Storyteller » sort en 2020. C'est un treize pistes qui combine métal symphonique et influences folk (« Curse », « Viking »). Parfois traité avec une grande délicatesse (« First Love ») c'est un premier opus assez direct, aux réelles qualités, avec des titres forts qui mettent en évidence le potentiel de sa leader (« Loneliness », « Sister ») qui méritait bien ce coup de projecteur.
« J'ai enfin trouvé le courage de me présenter au monde en tant que musicienne solo », explique alors Anna à Metal Godesses.
Accompagnée de Paul Vredes (Despair, ex-Imperial Age) à la guitare, au clavier et au chant, de Dmitry Bazanov (ex-Despair) à la basse et de Max Tallion (ex-Imperial Age) à la batterie, Anna KiaRa revient en 2023 avec un deuxième album :
« Archangel »

« Archangel » est un seize pistes, onze étant des titres originaux, les cinq dernières proposant des versions russes ou orchestrales des morceaux précédents.
L'ensemble court sur 'une heure et cinq minutes. Plus qu'une confirmation, c'est un album ambitieux, risqué, et chargé jusqu'à la gueule que nous présente Anna KiaRa. Il est également plus sombre que son prédécesseur, légèrement plus complexe, plus moderne aussi (« God Of War », « We Are The Stardust ») et plus agressif, par ses ambiances death/gothiques (« Requiem For The Immortality ») et ses sonorités électriques, même si la touche folklorique n'est pas tout à fait écartée (« Archangel », « Жена князя »).
La voix de la soprano se dévoile dans toute sa magnificence sur le titre « Nostalgia », qui rappellera aux fans de Nightwish la construction de « Sleeping Sun » avec sa belle envolée de twin guitars.
L'enchaînement parfait de « Last Goodbye », et les arpèges de « Heart Of Life » contribuent à donner de l'épaisseur à l'album.
Les talents d'écriture d'Anna KiaRa lui permettent enfin de délivrer des titres qui se savourent, magnifiés dans leurs versions orchestrales qui, loin de l'alourdir, confèrent à « Archangel » un souffle cinématographique qui lui va bien.
Plus dark que « Storyteller » dont il devient le complément, « Archangel » offre un nouveau panorama sur le talent d'Anna KiaRa qui affirme sa vision personnelle du métal symphonique. Au remarquable de sa voix vient s'ajouter le brio des orchestrations, spécialement à l'écoute de certains titres (« By The Grace Of The Lord »), remaniées avec un réel intérêt sur les trois dernières pièces de l'album. Cette autoproduction tire ainsi son épingle du jeu en imposant son style au charme sombre à un genre truffé d'ornières que la Moscovite a brillamment su éviter. Son album bien agencé, comme découpé en plusieurs parties pour relancer notre intérêt, révèle un talent créatif qu'elle sait parfaitement organiser pour nous conduire sur des terrains dont elle seule a les plans. On suivra avec intérêt !
Anna KiaRa sera à Paris (Le Klub, dans le quartier des Halles) le 03/09/2023. Les formations franciliennes Burnt Umber et Onirik Illusion complèteront l'affiche. La réunion de ces trois grandes voix (Anna KiaRa, Abby et Lull Angel) aux styles très différents met en perspective une grande soirée. Si vous aimez le chant, courez-y, vous allez vous régaler !

Adam Janzi et Héli Andrea sur une cover de Vola
Le 15/08/2023
World & acoustique
Par Ahasverus
Adam Janzi, le batteur du groupe de métal progressif Vola, a repris en duo avec la Française Heli Andrea un titre de l'album « Witness » de la formation danoise. Il s'agit du morceau « Head Mounted Sideways », seconde piste de cet opus sorti en 2021, dont voici la version originale :
Adam et Heli délivrent une version alternative aux tonalités acoustiques. Le batteur suédois, multi-instrumentiste, refuse l'académisme en cherchant des sonorités originales, tout son révèlant son potentiel musical entre ses mains (ou sous ses pieds !).
Si Adam joue tous les instruments, Heli amène sa touche world en assurant les voix avec une belle technique. Son interprétation sensible sert parfaitement la composition de Vola.
Adam et Heli publient régulièrement des reprises très personnelles, regroupées sous le nom de Odd Covers. En mars 2023, le duo invitait Raphael Weinroth-Browne (Leprous) à les rejoindre le temps d'une nouvelle version de « L'Enfant Sauvage » du groupe français Gojira.
Quant à Vola, il prépare actuellement le successeur de « Witness »...
ROCK & PAULETTE : Bonne fête Paulette !
Le 15/08/2023
Paulette fêtera ses cent ans ce 13/09/2023.
Cet anniversaire coïncide avec celui de l’achat d'un fonds de commerce par ses parents, Marie et Claudius, la même année, juste avant sa naissance. Un site devenu désormais incontournable dans la scène rock de l'Est de la France.
Ce bar/épicerie de Pagney derrière Barine, petit village de 653 âmes situé en Meurthe-et-Moselle à une trentaine de kilomètres de Nancy, s'appelait d'abord le Café National. Il devient le Café du Commerce avant d'être rebaptisé Chez Paulette dans les années 50. Le Rock N' Roll y fait son nid dès les années 60.

Pour fêter ce centenaire comme il se doit, les Paternacuciens (c'est le nom des habitants de Pagney derrière Barine), mais aussi Ange, Not Scientists, Le Peuple de l'Herbe, Cachemire, Raoul Petite et bien d'autres, vous donnent rendez-vous les 15, 16 et 17 septembre 2023 en bas du village pour un festival de musique intitulé Rock & Paulette.
Un chapiteau de 600m² pouvant accueillir un public de mille personnes sera installé sur le site, qui comprendra également un village d'exposants dédié à la musique et au merchandising (le Paulette Market) et une exposition sur la musique et les archives du pub rock Paulette (le Paulette Museum). Un petit chapiteau sera dévolu aux interviews des artistes et un bar vous permettra d'étancher votre soif.
Une magnifique occasion pour découvrir ce haut-lieu de la scène française.
Joyeux anniversaire Paulette !
YES (rock progressif), Mirror To The Sky (19/05/2023)
Le 15/08/2023
Le seul tort de la formation britannique est probablement d'être devenue une institution, chacun projetant ses fantasmes sur son prochain album. Mais vous, êtes-vous YES OR NO ?
Par Ahasverus
Le pionnier du rock progressif anglais, Yes sortait ses premiers opus en 1969. Il a proposé en mai 2023 son vingt-troisième album, « Mirror To The Sky ».

C'est un album particulièrement clivant, il est même rare de voir des avis aussi tranchés chez les chroniqueurs ! Aussi m'a-t-il semblé intéressant de vous présenter un florilège des critiques de cette sortie. Parce qu'elles valent souvent le temps qu'il faut pour les lire, je vous propose également le lien qui vous permettra de les retrouver dans leur intégralité.
Ainsi, côté déçus, Prog Critique estime que l'album est « bancal », et que ses morceaux sont « souvent sans profondeur » (https://progcritique.com/yes-mirror-to-the-sky/).
Plus modéré, Rolling Stone se demande s'il « ne manque pas l’acteur principal qui a pour nom Jon Anderson. » En effet, le line-up de Yes ne compte plus pour membre historique que Steve Howe. Néanmoins, comme le souligne Wikipedia, Yes a justement cette particularité « de ne jamais avoir enregistré plus de deux albums studio consécutifs avec la même formation » ! (https://www.rollingstone.fr/yes-mirror-to-the-sky/)
Acides, Les Eternels n'y vont pas avec le dos de la cuillère : ils recommandent l'album « aux organisateurs des soirées belote de l’association des retraités de Verveine-Sur-Ennui. », moquant l'imitation diaphane que Jon Davison ferait de son prédécesseur Jon Anderson. (https://www.leseternels.net/chronique.aspx)
Enfin, PAN M 360 estime qu'il est temps de dire « non à Yes », assurant que le groupe « ne fait que ternir son nom à chaque nouvelle sortie. » (https://panm360.com/records/yes-mirror-to-the-sky/)
Et les remarques condamnent jusqu'à l'artwork de Roger Dean, « pas formidablement inspiré » selon le Webzine Albumrock. (https://www.albumrock.net/album-yes-mirror-to-the-sky-12830.html)
De quoi se pendre avec les cordes de sa guitare !
Heureusement des chroniques du même album affichent un avis diamétralement opposé.
C'est le cas de RockMeeting, qui, en compagnie de Yes, a fait un « beau voyage dans le monde du Rock Progressif ». (http://rockmeeting.com/news/13472-yes-mirror-to-the-sky-nouvel-album-all-connected-video)
profilprog.com Web & Radio le confirme : il s'agit d'un « bien bel album ». (https://www.profilprog.com/reviews2023/yes-%282%29/mirror-to-the-sky)
Pour Amarok Magazine : musique & cinéma, « Mirror To The Sky » est « empreint d’une grande sérénité et d’une belle dynamique » (https://www.amarok-mag.com/yes-mirror-to-the-sky/), tandis que Guitar Part Magazine assure que « Yes n’avait jamais été aussi bon depuis une bonne trentaine d’années ». (https://www.guitarpart.fr/articles/yes-mirror-to-the-sky-inside-out-music)
C'est aussi l'avis de Meilleurs Albums, qui estime que le groupe britannique est « revenu à son âge d’or ». (https://meilleurs-albums.com/nouvel-album-de-yes-en-2023-mirror-to-the-sky/)
Le seul avis tiède, et c'est amusant au regard du titre du zine, est émis par Clair & Obscur, qui trouve ce nouvel album « largement écoutable ». (http://clairetobscur.fr/yes-mirror-to-the-sky/)
Pour moi, enfin, « Mirror To The Sky » est un excellent opus de rock progressif, pleinement dans la tradition de Yes, pochette comprise. La musique reste d'un niveau exceptionnel : le chant de Jon Davison, très pur, les harmonies vocales placées parfaitement, la basse cinglante (« Cut From The Stars »), les guitares qui répliquent aux claviers dans un tout harmonieux (« Unknow Place »), l'utilisation d'un orchestre qui donne du champ aux compositions (« Mirror To The Sky »), les soli et les gimmicks merveilleux (« Unknow Place »), tout prouve que le savoir-faire de Yes reste présent, avec des morceaux de neuf ou quatorze minutes jamais lassants. Le seul tort de la formation britannique est probablement d'être devenue une institution, chacun projetant ses fantasmes sur son prochain album. Le line-up actuel de Yes porte un lourd héritage, mais soyons honnête : « Mirror To The Sky » est savoureux à l'écoute. Mais vous, serez-vous YES or NO ? Le mieux reste d'y goûter par vous-mêmes !
Le 07/08/2023

DUST IN MIND et l'album Live At The Opera (2020)
Par Ahasverus
Dust In Mind publiait le 06/08/2023 cette annonce sur les réseaux sociaux :
« Chers fans, amis et supporters,
C'est avec le cœur lourd et un profond sentiment de gratitude et de tristesse que nous venons devant vous aujourd'hui pour vous annoncer un changement significatif au sein de notre groupe bien-aimé, Dust In Mind. Après beaucoup de réflexion et d'introspection, notre chanteuse incroyablement talentueuse et dévouée, Jen, a décidé de se lancer dans un nouveau chapitre de sa vie, en faisant ses adieux au groupe qui a été sa maison créative pendant tant d'années.
Depuis que nous avons initié le projet en 2013, nous avons partagé des moments incroyables sur scène, en studio et avec vous tous, nos adorables fans. Votre soutien indéfectible a signifié le monde pour nous, et nous restons à jamais reconnaissants pour l'amour que vous nous avez montré en tant que groupe et envers Jen en tant que notre chanteuse chérie.
Alors que nous disons au revoir à Jen, nous tenons à souligner que ce n'est pas la fin de Dust In Mind mais plutôt un moment d'évolution. Nous nous engageons à aborder ce nouveau chapitre avec un cœur et un esprit ouverts. Rassurez-vous, nous continuerons à créer une musique qui porte l'essence de ce que Dust In Mind représente, nous vous tiendrons informés dans un proche avenir.
Enfin, nous vous exprimons notre plus profonde gratitude, à vous, nos fans, pour votre soutien indéfectible, votre amour et vos encouragements. Nous vous demandons votre compréhension et votre compassion pendant cette période de transition alors que nous naviguons à travers ces changements. »
De son côté, Jennifer précisait sur sa page Facebook :
« Mes chers amis,
C'est avec le cœur extrêmement lourd et les larmes aux yeux que j'écris ces lignes pour vous annoncer mon départ de Dust In Mind. Pour des raisons personnelles, je tire ma révérence de ce groupe que j'ai fondé il y a dix ans et dans lequel j'ai mis mes tripes, mon temps et tout mon cœur. J’annonce donc que je ne serai pas présente pour les futurs concerts du groupe à partir de maintenant.
Je dois partir quand il y a encore de la lumière sur les souvenirs que j'embrasse pour en garder une image positive. Vous pouvez imaginer et comprendre que si je dois partir, c'est forcément dû à une situation désespérée. C'est la décision la plus difficile de dire au revoir à son bébé. Mais il y a ce dicton: "Parfois, les fins douloureuses se transforment en magnifique renouveau".
Je vais essayer de penser de cette façon et je souhaite à Dust In Mind et mes amis une bonne continuation. Je vous demanderai de garder une image positive du groupe, de respecter cette décision qui est la plus dure de toute ma vie, et de ne juger personne dans cette situation. Ce n'est jamais facile ni évident pour personne.
Je tiens à vous remercier, les meilleurs fans de cette planète, pour votre soutien et votre fidélité. Jouer pour vous, avec vous, a été la meilleure chose que je n’ai jamais faite. Partager cette énergie, cette force. Communiquer avec vous, vos réactions et vos sourires resteront à jamais gravés dans ma mémoire. Et aussi Merci à notre précieux Crew, et à tous nos partenaires d'avoir été avec nous dans cette belle aventure. Merci à Damien, Xavier et Thomas pour ces beaux souvenirs que je chérirai pour le restant de mes jours. Sincèrement, Merci. »
Dust In Mind a été formé en 2013. En quatre albums studio, dont le dernier « CTRL », les Strasbourgeois ont réussi à porter avec talent et élégance le métal françaisun peu partout sur le sol européen.

Jennifer a précisé qu'elle poursuivait sa carrière musicale, restant ouverte pour de nouveaux projets ou featurings.
Dust In Mind assurera ses prochaines dates de concerts (Crest, Tours, Strasbourg) avec Maëllie-Jenny Dewailly au chant.
Nous souhaitons le meilleur aux deux parties.
CROWN SOLACE (metal symphonique), Animus (03/08/2023)
Le 06/08/2023
Leur caractère singulier pourrait permettre à ces Ecossais de prendre une place aux premières loges de la scène métal symphonique internationale.
Par Ahasverus
Voici un premier EP qui ne devrait pas passer inaperçu, eu égard à la particularité vocale de son chanteur, Pete Rawcliffe.
C'est que nous avons affaire, c'est plutôt rare dans le métal, y compris dans sa division symphonique, à un sopraniste, c'est à dire à une voix masculine dont la tessiture se rapproche d'une soprano.
L'effet est contrebalancé, comme souvent dans le sympho, par un chant saturé très fiable assuré par le bassiste de la formation, Callum Hutchinson.
Ce premier opus aux allures de carte de visite fait dire à Crown Solace :
« Nous sommes ravis de montrer au monde notre premier EP, qui, selon nous, englobe toutes les différentes parties de notre son global en tant que groupe. Nous pensons que ces chansons mettent en valeur notre style unique qui apporte quelque chose de nouveau au genre métal symphonique. Tous nous avons travaillé super dur et avons fusionné toutes nos influences et passions dans un métal accrocheur, mélodique et épique ! »
Les cinq titres de la galette sont entièrement composés par le guitariste et fondateur de Crown Solace, Valentyn Tkach. Ils s'inspirent de l'héritage des grands aînés du genre : Nightwish, Epica et Amaranthe.
D'une durée de vingt-trois minutes, « Animus » (c'est le nom de cet EP) n'est dépourvu ni d'attrait ni d'originalité.

La performance de Pete Rawcliffe est à souligner, d'un niveau digne d'un Jimmy Sommerville, pour comparer à un sopraniste célèbre. Elle peut être brillamment mise en évidence par des arrangements parfaitement étudiés (l'excellent « Inside My Mind »).
Enfin le songwriting de Valentyn Tkach sait judicieusement puiser dans les racines écossaises de la formation sans tomber dans le convenu (« Return To Dust »).
L'effet produit par « Animus » dans sa petite globalité est saisissant, condamnant par avance la jeune formation à l'excellence. L'intérêt généré par cet EP demande bien sûr être transformé sur la distance. Ce sera le travail du songwriting, et en la matière Crown Solace ne manque pas de pistes. Au regard de ce qu'il montre ici et de son caractère singulier, il pourrait, s'il persiste dans cette veine, prendre une place aux premières loges de la scène du métal symphonique internationale.
« Animus » est disponible depuis le 03/08/2023.