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SUZIE STAPLETON en duo avec DAVE GAHAN (DEPECHE MODE)

Le 27/07/2023

« Lorsque mon album We Are The Plague est sorti, un Dave Gahan de New York a commandé un vinyle sur mon site Web. Naturellement, j'ai supposé que c'était un autre Dave Gahan. »

Par Ahasverus
Suzie stapleton

Suzie Stapleton a collaboré avec Dave Gahan sur une reprise du titre « Mother Of Earth » de The Gun Club en hommage à Jeffrey Lee Pierce, son chanteur, qui nous quittait brutalement à l'âge de trente-sept ans en 1996. Il s'agit du second single extrait du prochain album du Jeffrey Lee Pierce Sessions Project ; il succède à « On The Other Side », interprété par Nick Cave et Debbie Harry.

A l'occasion d'une chouette newsletter (les newsletters de Suzie Stapleton sont si bien fichues qu'elles vous donnent l'impression que c'est une amie qui vous a écrit !), l'Australienne expliquait les détours de sa collaboration avec le chanteur de Depeche Mode : 
« Il y a quelques années, un ami commun a fait écouter à Dave mon EP Obladi Diablo et m'a dit qu'il l'aimait, ce qui était super cool, mais je n'y ai pas beaucoup réfléchi. Puis, lorsque mon album We Are The Plague est sorti, un Dave Gahan de New York a commandé un vinyle sur mon site Web. Naturellement, j'ai supposé que c'était un autre Dave Gahan. J'ai finalement demandé à notre ami commun si c'était ses coordonnées et il a confirmé, ce qui, je dois l'admettre, m'a un peu choquée.
Aussi, tandis que nous terminions les deux derniers morceaux de The JLP Project, j'ai envoyé un message à Dave pour lui demander s'il souhaiterait être impliqué. J'avais fait un arrangement sur Mother of Earth dans mon home studio, mais je ne savais pas qui allait chanter dessus. Quand je lui ai envoyé un mail, je n'ai pas précisé à Dave quelle chanson il devrait faire, je voulais lui laisser le choix. Cependant, il se trouve qu'Imposter, un disque de covers avec Soulsavers, devait sortir sous peu (NDLR : Dave Gahan a réalisé avec Soulsavers un album qui le voit reprendre douze standards d'Elvis Presley, Bob Dylan ou Jeff Buckley pour ne citer qu'eux), et il m'a expliqué qu'à un moment donné, il avait également fait une version de Mother of Earth qui n'avait pas été enregistrée sur ce disque. Alors je lui ai proposer d'écouter mon arrangement et je lui ai demandé s'il aimerait chanter dessus, et il l'a vraiment aimé et a accepté de participer. Il a enregistré sa voix et une partie de guitare solo à New York et me les a envoyées.
De retour au Royaume-Uni, j'ai invité James Johnston (PJ Harvey/Gallon Drunk), Ian White (Gallon Drunk) et Gavin Jay (Jim Jones Revue/All Stars) à y jouer également, et le morceau a pris vie. Puis en juin, juste au moment où je cherchais à monter un clip pour la sortie du single, j'ai réalisé que Depeche Mode serait à Londres dans quelques semaines pour la tournée mondiale Momento Mori. Nous avons donc réussi à planifier une journée de tournage à Londres, le reste du groupe étant heureusement disponible. Ce fut une série d'événements très heureux. »

Les connaisseurs reconnaitront la dark touch de Suzie Stapleton dans l'arrangement proposé pour le morceau. 
Intitulé « The Tas Has Overwhelmed Us », l'album de dix-huit pistes du Jeffrey Lee Pierce Sessions Project sortira la 29/09/2023. Il voit également les contributions du regretté Mark Lanegan, de Warren Ellis, Mick Harvey, Lydia Lunch, Cypress Grove, Mark Stewart, Jim Jones, Jim Jarmusch, Peter Hayes et bien d'autres. Tous les bénéfices tirés de cet album seront reversés à des œuvres caritatives, notamment la Fender Music Foundation et Amnesty International. Il peut être précommandé ici : https://linktr.ee/jlpsessionsproject.


Pour poursuivre avec Suzie Stapleton, nous vous recommandons son album « We Are The Plague » sur lequel sa voix envoutante fait des merveilles. La preuve par le clip : 

 

DIRTY SOUND MAGNET : album en octobre 2023

Le 27/07/2023

Par Ahasverus
Dirty sound magnet band 1
Dirty Sound Magnet, désormais signé sur le label australien Wild Thing Records, sortira son nouvel album en octobre 2023. Ce quatrième opus studio aura pour titre « Dreaming In Dystopia ».
Dirty sound magnet cover
Le groupe le présente ainsi :
« Vous ne pouvez pas imaginer à quel point nous sommes heureux de sortir ce travail. Pendant le Covid, nous avons enregistré Live Alert, DSM-III et ce bébé. Nous avons gardé notre préféré pour la fin. C'est tellement différent de ce que vous attendez de nous. Nous avons mis une partie de nous-mêmes dans cet album. Merci de nous soutenir en commandant quelque chose au magasin ! Vous, les fans, nous faites avancer jour après jour. Merci ! »
Voici qui promet quand on sait la liberté avec laquelle écolue la musique de la formation suisse...
Dirty Sound Magnet nous propose un avant-goût de ce qui nous attend avec le clip psychédélique « Melodies Drom Distant Shores ».

« Dreaming In Dystopia » sera disponible dès le 20/10/2023. Il peut être commandé ICI et maintenant.

EIGHT SINS annonce un nouvel album

Le 27/07/2023

Eight sins band
Par Ahasverus
Il aura fallu cinq ans à EIGHT SINS  pour donner un successeur à l'EP « It's A Trap » et à sa pochette fabuleuse dessinée par Chris Regnault.
Eight sins its a trap
Eight Sins est un groupe grenoblois influencé par la scène hardcore new-yorkaise et par le thrash américain. Il s'est créé en 2006 et a pu partager la scène avec des formations aussi prestigieuses que Sepultura, Sick Of It All ou encore Agnostic Front, et arpenter la Hellstage du Hellfest.
On a souligné maintes fois le bon goût d'Eight Sins pour entourer ses productions. Nous vous citions « It's A Trap », nous pouvons aussi parler du fabuleux clip « Beers & Moshpit », réalisé par Magali Laroche. Nous nous penchions sur sa réalisation dans cette publication : C'est l'histoire d'un clip : EIGHT SINS, "Beers & Moshpit".

Il faudra encore attendre jusqu'à l'automne 2023 pour découvrir « Straight to Namek », le nouvel album d'Eight Sins. Les Grenoblois proposent néanmoins de patienter avec « Street Thrash », un premier single extrait de ce futur opus, un morceau qui atteste de la bonne forme de nos thrashers.

 

GRETA VAN FLEET (hard-rock), Starcatcher (21/07/2023)

Le 26/07/2023

Greta Van Fleet ne manque ni de matière ni de jus, proposant un album de hard-rock particulièrement vif, toujours plaisant, parfois grand.

Par Ahasverus
En un peu plus de dix ans, Greta Van Fleet est devenu incontournable sur les cîmes du rock international.
L'histoire commence en 2012. Nous voici à Frankenmuth, blaze improbable, qu'on croirait tiré d'un vieux film de Polanski, pour une petite bourgade du Michigan fondée par des colons allemands à la fin du XIXème siècle. Jake Kiszka (guitare) débauche ses frères, Josh (chant) et Sam (basse, clavier), ainsi qu'un pote batteur ( Kyle Hauck alors ; Danny Wagner désormais) pour jouer du rock dans le garage familial. Le nom de baptême du quatuor formé par ces galopins (le petit dernier a juste dix-huit ans) pirate celui de la doyenne du bled.
Greta van fleet par neil krug
GRETA VAN FLEET par Neil Krug
Le succès est fulgurant : dès le premier EP (2017) le single « Highway Tune » squatte le Billboard Us Maistream Rock durant quatre semaines. L'album qui suit en 2018 (« Anthem of the Peaceful Army ») atteint les premières places du Billboard US Rock Album  à  sa sortie. En 2019, c'est au tour de l'EP « From the Fires » de rafler le Grammy Award 2019 du meilleur album de rock ! Deux ans plus tard, Greta Van Fleet sort « The Battle at Garden's Gate », qui tente vaguement de se défaire de l'ombre du Zeppelin qui plane sur le groupe — à l'insu de son plein gré — depuis les origines. Mais chassez le naturel, il revient au galop, et 2023 sonne l'heure du retour au bercail avec un troisième album : 

« Starcatcher »

Greta van fleet starcatcher
Troisième album, avec une intention clairement affirmée : retrouver le son des débuts, celui du garage de la famille Kiszka. Dans l'esprit, hein ! Parce qu'entendons-nous bien : vous n'entendrez jamais quelqu'un sonner comme ça dans un garage ! Dans la pratique, on a clairement privilégié les meilleurs studios, les plus grands pros Jugez plutôt :  Dave Cobb (Slash, Europe) à la production, Mike Stent (Björk, Madonna) au mixage, et Pete Lyman (Rival Sons, Europe) au mastering.
Par contre, côté pochette, je sais pas vous, mais moi c'est pas ouf !
Mais bon, pourvu qu'on ait l'ivresse... Musique !
Vous n'y couperez pas ! Dès la première piste, Greta Van Fleet réveille la comparaison avec Led Zep. Les vibrations de « Fate Of The Faithful » évoquent invariablement « No quarter ».  « Thank You » et « When The Levee Breaks » sont les autres standards du géant anglais évoqués çà et là par les chroniqueurs. Il est clair que l'endiablé « Runway Blues » ou le folkeux « Farewell For Now », n'auraient pas dépareillé sur un bon Led Zeppelin.
On imagine bien ce que cette cascade de comparaisons peut avoir d'agaçant pour cette formation américaine qui cultive le déni avec obstination. Ils sont d'ailleurs les seuls: pour les autres, tous les autres, la paternité est encore plus évidente que celle du fils caché d'Alain Delon. Elle en devient clivante, certains critiques n'hésitant pas à noircir leurs papiers de mots assassins. Ainsi pour Sputnik Music, l'album « cesse d'être une expression artistique »  et il flotte  « dans sa propre stérilité », tandis que le Français Benzine estime que « cette filiation ostentatoire est peut-être le seul argument de vente de Greta Van Fleet. » 
Quant à nous, nous trouvons ces hallalis bien précipités. Pour certaine qu'elle soit, l'influence de qui-vous-savez, ne doit pas masquer le brio avec lequel  l'affaire est menée, un brio suffisant pour donner naissance à une suite de grands albums. « Starcatcher » n'échappe pas à ce qui est désormais la règle. Et puis quoi ! Greta Van Fleet ne saurait être confondu au blind test avec Led Zeppelin par un amateur de rock digne de ce nom. Ainsi ce nouvel opus apportera du plaisir à l'auditeur décrispé, car Greta Van Fleet ne manque ni de matière ni de jus pour reprendre le flambeau. La voix énervée de Josh Kiszka, capable de couvrir quatre octaves, n'est pas un ersatz de celle de Robert Plant, même si elle présente des similitudes, même si tel ou tel morceau évoque à nos esprits l'empreinte sacré.
Au résultat, le songwriting des Américains construit un album de hard-rock particulièrement vif, toujours plaisant, parfois grand (« Meeting the Master »). Et quand bien même ces Américains parviendraient au sommet par des voies ouvertes jadis par le fondateur du hard-rock britannique, ils auraient bien tort de ne pas les suivre, et nous de nous en priver !

Greta Van Fleet jouera à l'Accor Arena (Bercy pour les anciens du gaz) à Paris en novembre 2023.

BIG RED FIRE TRUCK (hard-rock), Trouble In Paradise (04/08/2023)

Le 26/07/2023

Un EP qui sent bon la permanente et les guitares à la tierce.

Par Ahasverus

Big Red Fire Truck est originaire de la périphérie de Sydney, en Australie. Le quatuor se forme en 2016.
Big red fire truck band
Il enchaîne ses premiers singles puis sort un EP éponyme en 2019. Vous pouvez l'écouter, il est d'assez bonne facture. Big Red Fire Truck y pratique un hard-rock très 80's. Digby (chant, guitare), explique : « Nous faisons cette musique parce qu'il n'y a pas assez de ce style dans le courant dominant et que des groupes comme Van Halen, Bon Jovi et Aerosmith me manquent. Avoir de la musique rock amusante à écouter me manque. Nous voulons garder cela vivant tout en arrachant les haut-parleurs de votre voiture. »
Le 04/08/2023 les Australiens reviennent pour agrémenter notre été d'un second EP de six pistes (une intro et cinq morceaux) : « Trouble In Paradise ».
Big red fire truck
Guitares à la tierce, choeurs qui fleurent bon le cheveu permanenté, harmonies vocales bien travaillées, Big Red Fire Truck ne sèmera probablement pas le méga-bordel espéré au Paradis : le hard FM qu'il pratique était déjà proposé entre 1981 et 1985 par un groupe comme Tygers Of Pan Tang («Trouble In Paradise », « Psychotropic Thunder »). Même si Big Red Fire Truck conserve de loin en loin une légère pointe d'accent australien.

Sans changer totalement sa guitare d'épaule, le quatuor s'éloigne de ses bases sur un titre, rangeant SUM 41 parmi ses influences (« Miami Skies »). Le rendu est fidèle au style pop-punk mais on avoue préférer le groupe dans des compositions plus caractéristiques des 80's.
Car globalement le songwriting de Big Red Fire Truck se fait accrocheur dans ces années-là, ses leads se montrant mélodiques à souhaits, ses rythmiques sonnant bien carré.
La voix haute de Digby est un atout certain. Elle vous évoquera dans une certaine mesure (« Hot Summer Nights ») les performances de Brad Delp (Boston) ou de Justin Hawkins (The Darkness). C'est vous dire tout le bien qu'on pense de ce chanteur aux qualités évidentes !
Doué pour vous appâter par un songwriting enjoué, armé d'un chanteur qui l'avantage, sachant flatter les sens par des guitares enjôleuses, Big Red Fire Truck plonge dans le grand bain de la première moitié des 80's sans avoir besoin de se mouiller la nuque. Il est désormais capable de nager sans flotteurs, ce nouvel EP plein d'entrain le prouve. Il gagnera à enclencher la vitesse supérieure, au niveau du format certainement, et peut-être même avec une production plus étoffée : sans que cela soit rédhibitoire les guitares nous ont paru un poil en retrait.
Mais ne basculons pas dans le perfectionnisme : peu de groupes réalisent un second EP d'un tel niveau, et « Trouble In Paradise » est à ne pas rater si vous aimez les formations que nous avons citées à titre de comparaison. 

IMMERSION DAY BY DAY IN HELLFEST 2023 : JEUDI 15 JUIN

Le 12/07/2023

Hellfest jeudi 15 juin 2023

Par Dam'Aël

Avant les grosses journées de concerts, le festivalier commence  par une mise en jambe au Hell City Square (http://www.ahasverus.fr/blog/hellfest-2023-vue-sur-la-hellcity-ce-14-juin.html); il vérifie si la bière de l'année est encore meilleure que celle de l'année précédente, s'évertue à faire changer au Merch. la couleur de sa carte bancaire passant du bleu au rouge, et ré-initie ses oreilles aux watts et décibels si tant est qu'elles s'étaient mises au repos. Des "coucou" par-ci, des saluts par-là, des "oh p***, ça fait longtemps" pour d'autres, l'ambiance est posée. La magie s'installe. La fée HELLFEST envoie ses plus belles étoiles dans les yeux de ses fidèles Métalleux, au cœur si tendre. Oui car tendresse rime avec Metal! Allez faites un effort, ça rime! et Ultra Vomit  le confirme haut et fort :

"La tendresse, bordel",  fait aussi partie du bordel du vrai Métalleux!

CODE ORANGE   (MS2 - 16h30-17h10)


Code Orange est un groupe de punk hardcore américain, originaire de Pittsburgh, formé en 2008, en Pennsylvanie. Il navigue autour de divers genres. Le dernier album du groupe, Underneath, est sorti en 2020 via Roadrunner Records. Depuis, la formation a publié un single, intitulé Out For Blood, ainsi qu’un album de remixes.
Eric Balderose – guitare, claviers, chant 
Reba Meyers – chant , guitare 
Jami Morgan – batterie, chant 
Joe Goldman – basse 
Dominic Landolina - guitare
Difficile d'ouvrir le premier concert, a fortiori sur une mainstage. CODE ORANGE a tenu le pari et a assuré avec brio, mettant le pit illico presto dans une ambiance qu'on connaît bien au Hellfest. Energie, échange avec le public, envolée musicale et tremblement de terre vocal, nul doute l'immersion est totale, et c'est sans compter la succession de circle pit, crowd surfing, wall of death... Un véritable travail d'orfèvrerie où le nu metal côtoie les sonorités post-rock, électro sur fond de crust, le tout générant une atmosphère de fou dans un chaos délirant mais bienveillant. 


⦁    Grooming My Replacement (Live debut)
⦁    Swallowing the Rabbit Whole


⦁    In Fear
⦁    Drowning In It (Live debut)
⦁    Bleeding in the Blur
⦁    The New Reality
⦁    Spy
⦁    dream2 / Dreams in Inertia (Live debut in front of an audience)
⦁    Out for Blood
⦁    Forever

 

BLACKBRAID   (Temple - 16h30-17h10)
 

Du Black Metal Amerindien natif des Adirondacks, une chaîne de montagnes que se partagent une partie du Canada et le nord-est de l'état de New York aux hivers très froids. Le projet est l'effort solo de son créateur, Jon Krieger. Krieger est amérindien et est également connu sous son pseudonyme Sgah'gahsowáh, un nom Mohawk signifiant "le faucon sorcière". Toute jeune formation (2022), atypique, même si le genre ne m'attire pas vraiment, je me suis posée le temps d'un titre pour me faire une idée et surtout découvrir. Un set qui aurait proposé un panel de riffs envoûtants surplombé d'un growl assez impressionnant où mélodie n'était pas bannie. Déjà deux œuvres à son actif : 

Blackbraid I (2022)

Blackbraid II (2023)

 

KAMIZOL-K   (Warzone - 17h15-17h55)

 

Kamizol-K est un groupe de Metal Hardcore formé en 2015 à Lyon par Marie, Kevin, Lionel, Gaëtan, Nico et Antho, citant comme influences Get The Shot et Upon a burning body. Ils participent au Hellfest Cult 2018 et jouent au Sylak la même année, tout en sortant en parallèle 2 EP Awakening (2017) et Rising (2019). Leur premier album Exile sort en septembre 2022. 2023 est une consécration puisqu'il remporte le tremplin The Voice Of Hell et a donc su tirer son épingle du jeu avec 254 groupes inscrits au départ et 99 groupes concurrents en lice. Hargne, rage, puissance et volonté d'en découdre, Kamikaze-K a enflammé la Warzone avec son mélange explosif de Nu Metal, de Death Metal, de Metalcore et de Hardcore. La frontwoman et le frontman ont dépoussiéré, au cm2 près, toute la superficie de cette scène endormie depuis un an.

⦁    Insanity
⦁    soseiji

⦁    sinner
⦁    get away
⦁    devil pt
⦁    hatred
⦁    69 forces
⦁    stand up
⦁    undo
⦁    sashimi alive
⦁    Horny time

GENERATION SEX    (MS1 - 18h45-19h35)

Coupler des membres de Sex Pistols avec ceux de Generation X n'est pas une chimère, bien au contraire et donne plutôt une formation Generation Sex qui ravit les fans de punk des 70's. Du côté de Generation X, on y trouve  Billy Idol au chant et le bassiste Tony James, tous deux fondateurs du groupe en 1976. Issu de la scène punk londonienne, Billy Idol a ensuite conquis les Etats-Unis durant sa carrière solo, investissant dès les premières heures la programmation de la chaîne MTV. Du côté des Pistols, on retrouve le batteur Paul Cook et le guitariste Steve Jones. A noter que Steve Jones a également collaboré avec Iggy Pop. Bon, personnellement, plus que déçue principalement sur la prestation désolante de Billy Idol, malgré tous les efforts fournis par l'ensemble des musiciens. Le frontman a mis plus de la moitié du set pour rentrer sur la pointe des pieds dans le show, limite karaoké (Oui je suis dure mais c'est mon avis). Rien à voir avec Billy Idol aux côtés de Steve Steven à Montreux en 2018 où nous avions même eu droit à un défilé de mode de la part du frontman. Ici, on ne retiendra sur lui que le T-Shirt qu'il portait... mémorable, il n'y a que lui qui a su faire sensation. Billy fatigué ou blasé?

Billy Idol chant

STEVE JONES

TONY JAMES 

PAUL COOK

⦁    Ready Steady Go (Generation X cover)
⦁    Wild Youth (Generation X cover)
⦁    Pretty Vacant (Sex Pistols cover)


⦁    Problems (Sex Pistols cover)
⦁    Black Leather (Sex Pistols cover)


⦁    Kiss Me Deadly (Generation X cover)
⦁    Dancing With Myself (Generation X cover)
⦁    Silly Thing (Sex Pistols cover)
⦁    King Rocker (Generation X cover)
⦁    God Save The Queen (Sex Pistols cover)
⦁    Your Generation (Generation X cover)
⦁    My Way (Claude François cover)

IN FLAMES   (MS2 - 19h40-20h30)         

In Flames , le groupe suédois de metal alternatif, originaire de Göteborg, formé en 1990, 14 albums solo à son actif, nous a balancé une sacrée claque au point de tendre l'autre joue. A l'origine, j'avais prévu de déambuler jusqu'à la Valley déplacée au côté de la Warzone pour découvrir DVNE (post-metal, rock progressif, doom écossais), mais j'allais perdre ma place pour The Hollywood Vampires et la suite... Donc ce sera In Flames! Et c'est une grosse machine de guerre que je découvre qui échange énormément avec son public. le groupe propose un set  de mélodeath de grande qualité, au son fort et lourd et une setlist s'appuyant principalement sur ses premiers albums.  

Anders Fridén – chant 
Björn Gelotte – guitare solo
Chris Broderick – guitare rythmique
Liam Wilson – basse
Tanner Wayne – batterie 

⦁    The Great Deceiver 
⦁    Everything's Gone
⦁    Darker Times (First live performance since 2017)
⦁    Behind Space
⦁    Cloud Connected
⦁    Only for the Weak
⦁    Foregone Pt. 1


⦁    State of Slow Decay
⦁    The Mirror's Truth
⦁    I Am Above 
⦁    Take This Life

HOLLYWOOD VAMPIRES   (MS1 - 20h35-21h45)

Inutile de présenter Alice Cooper (chant) et son comparse tommyhenriksen (guitare), le taulier d’Aerosmith Joe Perry  (guitare, chant) et le comédien américain Johnny Depp (guitare, chant), arborant une atèle au pied gauche ; le quartet est accompagné de Glen Sobel (batterie), de Chris Wyse (basse, backing vocals) et de Buck Johnson (claviers) Peu de surprises, surtout des reprises populaires. Alice Cooper interprète ainsi ses classiques « I’m Eighteen » et « School’s Out », mais n’hésite pas à passer le micro à Johnny Depp sur « Heroes » ou à Joe Perry sur « The Train Kept A-Rollin’ », presque 50 ans après l’avoir enregistrée avec Aerosmith. Gentillet, sympathique, aucun surprise, mais envie de les revoir. Je pense que pour moi cela suffira.
Petit trouble fête, le matériel  des stars est resté en Serbie , c'est KISS qui leur prêtera le matériel nécessaire pour leur prestation.

⦁    I Want My Now


⦁    Raise the Dead
⦁    I'm Eighteen (Alice Cooper cover)
⦁    People Who Died (The Jim Carroll Band cover)
⦁    Baba O'Riley (The Who cover)


⦁    The Boogieman Surprise
⦁    "Heroes" (David Bowie cover) avec Johnny Depp au chant
⦁    Kick Out The Jams
⦁    The Death and Resurrection Show (Killing Joke cover)
⦁    Walk This Way (Aerosmith cover) 
⦁    The Train Kept A-Rollin' (Tiny Bradshaw cover) avec  Joe Perry au micro


⦁    School's Out

Alice Cooper (chant)

tommyhenriksen (guitare)

Joe Perry  (guitare, chant)

Johnny Depp (guitare, chant)

Glen Sobel – drums 

Chris Wyse – bass, backing vocals 

Buck Johnson – keyboards, rhythm and lead guitar, backing vocals 

 

KISS      (MS1 - 22h55-00h55)


2019 devait être les derniers bisous de Kiss à son public et plus particulièrement aux Metalleux de Clisson. Mais tendresse oblige, on a du rab!!! KISS repropose un programme déjà connu à la scénographie pétillante et pétaradante. Tommy Thayer y participe volontiers en lançant des fusées avec sa guitare au cours de son solo. Coté théâtre, Gene Simmons crache du feu après « War Machine » et du sang avant « God of Thunder », alors que Eric Singer délaisse sa batterie pour un magnifique piano à queue sur « Beth » lors du rappel. Pas de tyrolienne de la part de Paul Stanley au dessus du pit qu'il proposait sur « Love Gun ». Ces nombreux effets n’empêchent cependant pas KISS d'essayer de gagner du temps en parlant beaucoup, beaucoup même un peu trop. Cependant en tout début de set, les papis du Hard ont très vite embarqué la foule l'invitant à chanter l'hymne national. Moment étonnant et magistral.
Belle et bonne retraite méritée Messieurs ; 50 ans de bon et loyaux services au royaume de la musique.

NB : Pas convaincue qu'il n'y ait pas eu quelques bandes son...

Paul Stanley – guitare rythmiquechant 

Gene Simmons – basse, chant 

Eric Singer – batteriepercussions , chœurs, chant 

Tommy Thayer – guitare solo , chœurs, chant 

 

⦁    Detroit Rock City
⦁    Shout It Out Loud
⦁    Deuce


⦁    War Machine (Gene breathes fire)
⦁    Heaven's on Fire
⦁    I Love It Loud
⦁    Say Yeah
⦁    Cold Gin
⦁    Guitar Solo (Tommy Thayer)
⦁    Lick It Up (with "Won't Get Fooled Again"… more )
⦁    Makin' Love
⦁    Calling Dr. Love (with extended jam by Paul and Tommy)
⦁    Psycho Circus
⦁    Drum Solo
⦁    100,000 Years (Partial)
⦁    Bass Solo
⦁    God of Thunder (With spitting blood by Gene)
⦁    Love Gun
⦁    Black Diamond
⦁    Encore:
⦁    Beth (Eric Singer on Piano)


⦁    I Was Made for Lovin' You
⦁    Rock and Roll All Nite 

NB: cette dernière vidéo est partielle sur le titre Rock and Roll All Nite car après avoir pu éviter nombre de slameurs au dessus de notre tête, une masse de 80kg a eu raison du combat... Dommage mais il s'agit d'une immersion pour vous aussi avec ses avantages et ses inconvénients.

 

PARKWAY DRIVE     (MS2 - 01h00-02h10)      


On est loin des rencontres sur le sable chaud australien de Byron Bay, grattant la 6 cordes acoustique tout en dégustant du citron caviar pour se rafraîchir. Il a fait chaud sur scène et tout aussi chaud dans le crowd avec le meneur survolté Winston McCall de  Parkway Drive . Une heure du matin, des kilomètres dans les pattes et pourtant j'avais vraiment envie de découvrir ce groupe venu d'Australie. L'entrée en scène s'est faite dans une pénombre intrigante avec une dizaine de silhouettes vêtues d'une cape noire et tenant chacune une torche, une ambiance mystérieuse qui s'éclipse rapidement avec l'arrivée du frontman, embrasant d'un seul tour de manivelle la foule restée nombreuse malgré l'heure tardive; Parkway Drive était attendu et indéniablement très attendu. Un parterre de Mainstage 2 insuffisant pour rassembler les fans de la formation. Découverte, surprise et surtout envoûtement ont été pour moi les maîtres-mots de ce moment exceptionnel. En résumé, un show de Metalcore travaillé et recherché, nuancé sur certaines plages (musicales) plus calmes faisant intervenir avec subtilité et pertinence des violons et la guitare acoustique, et n'hésitant pas à descendre au milieu de la foule pendant « Idols and Anchors », avant de revenir sur scène, pantalon légèrement déchiré, en se faisant porter pour enchainer sur  Shadow Boxing   en compagnie de deux violons et d'une contre-basse. Petite transition avec Darker Still   accompagné à la guitare acoustique et les torches des téléphones allumés. Malgré l’heure tardive, Parkway Drive a su plus embraser le Hellfest avec un set puissant et savamment orchestré, un véritable rouleau compresseur. Si Wilson nous a répété des "Merci beaucoup Hellfest", on lui crie "Merci beaucoup Winston pour cette extraordinaire prestation". 

INCONTESTABLEMENT MON GROS COUP DE COEUR!!!

NB : la musique est une histoire de famille chez les McCall, le frère cadet est le chanteur du groupe de Punk Hardcore 50 Lions.

Winston McCall au chant

Jeff Ling aux choeurs et guitare solo

Luke « Pig » Kilpatrick aux choeurs et guitare rythmique

Ben « Gaz » Gordon batterie

Jia « Pie » O'Connor choeurs et basse

⦁    Glitch Winston McCall embarque son public dès les premières secondes, public qui n'attendait qu'un petit geste pour adhérer à cette féerie de Metalcore Mélodique. Une tuerie musicale)


⦁    Prey    lance flamme
⦁    The Void


⦁    Soul Bleach
⦁    Vice Grip


⦁    Dedicated titre sur lequel Winston Mc Call remplacé les paroles originelles "twelve years I've fought for this" par Twenty years..." extrait de l'album IRE de 2015 qui avait propulsé la formation au sommet d'une notoriété certaine.
⦁    Idols and Anchors
⦁    Shadow Boxing (Violin intro)
⦁    Darker Still   guitare acoustic
⦁    Bottom Feeder avec un final batterie qui décoiffe sa m***
⦁    Encore:
⦁    Crushed (Violin Solo before the song started)
⦁    Wild Eyes

 

Annexe :

Un grand merci : au Hellfest Open Air Festival pour l'accréditation Media

                             à Olivier Garnier 

                             à  Replica Promotion

                             à Elo Sawicz 

                             à Agence Singularités 

                             à Romain Richez

                             à NRV Promotion

                             et à toutes les autres rencontres.

                             

 

BERNIE BONVOISIN (rock), Amo Et Odi (09/06/2023)

Le 11/07/2023

Certainement l'album le plus personnel de Bernie Bonvoisin. Peut-être le plus réussi.

Par Ahasverus

« Amo Et Odi » / « J'aime et je déteste ».
C'est le grand écart que Bernie Bonvoisin n'hésite pas à décliner sur son nouvel album solo, le premier depuis treize ans...
Le Francilien a fait appel à ses complices de Trust, David Jacob et Izo Diop, ainsi qu'à Jean-Pierre Bucolo, qui a joué, composé ou arrangé pour Renaud, Francis Cabrel ou Johnny Hallyday. Ils ont travaillé sur trente morceaux en trois sessions de quatre jours. Treize titres sont finalement retenus.
La pochette suggère un selfie devant les ruines d'Alep. 
Bernie bonvoisin
Il est légitime pour pointer nos dérives, Bernie, qui se rendait à Beyrouth en 2016 pour réaliser le reportage « Paroles d’enfants syriens, la misère entre deux jardins ».
Un album, c'est d'abord une ambiance. Sur « Amo Et Odi », slide et dobro se succèdent en lumière tamisée que la batterie fait vibrer.
C'est musicalement l'opus le plus dépouillé de Bernie, textuellement son plus intime.
Il  réserve les choeurs aux occasions, ose le piano-voix pour évoquer son père (« A s'en ouvrir les veines »). C'est comme avancer nu.

La sobriété est si forte que les cris qui ponctuent le rythme de « Si c'était à refaire », à la manière du « Bonny And Clyde » de Gainsbourg, sembleraient presque un pic de sophistication.
Calme et résolu, Bernie Bonvoisin n'a rien lâché de ses engagements (« Allons Zenfants »). Il compose un album au plus près de sa peau, doué d'une vraie force créatrice capable de faire naître des images.
Certainement son album solo le plus personnel. Peut-être le plus réussi. Il est disponible depuis le 09/06/2023.

ROMERO ET JUILLET

Le 09/07/2023

Après « Raised On Radio » qui reprenait des standards de la musique blues-rock, Ronnie Romero (qui joue dans une liste de groupes plus longue que mon bras) revenait fin janvier 2023 avec « Raised On Heavy », un grand écart de onze pistes allant du « Fast As A Shark » d'Accept au « The Four Horsemen » de Metallica, au milieu de morceaux de Maiden, Judas Priest ou Ozzy Osbourne.
Cela aurait pu suffire à vous occuper jusqu'à la sortie de « Too Many Lies, Too Many Masters », un album solo de compositions originales qui sera livré mi-septembre 2023 et dont « Castaway On The Moon », révélé ce mois-ci, est le premier single-clip.

Mais c'est pas tout !
Le chanteur de Lords Of Black s'est acoquiné courant 2022 avec le guitariste Richie Faulkner (Judas Priest) sur son projet Elegant Weapons.
Ronnie romero elegant weapons
Accompagnés du bassiste Rex Brown (Pantera) et du batteur Scott Travis (Judas Priest), ils sont dans les bacs depuis le 26/05/2023 avec un album intitulé « Horns For A Halo ». Un opus pas renversant mais d'une grande dextérité, produit par Andy Sneap (Cradle Of Filth, Accept), très heavy sur les premiers morceaux, plus posé ensuite. Parfois empreint du blues d'un Whitesnake (« Ghost Of You », « Bitter Pill »), il se voit agrémenté en sixième piste du « Lights Out » de UFO.  Judas Priest, Black Sabbath ou Black Label Society sont les noms qui reviennent le plus régulièrement dans les chroniques de ce supergroupe, tandis qu'un second album est déjà en cours de composition. 

Enfin, le futur album de Lords Of Black est lui aussi en préparation et Ronnie Romero enregistrait ces jours-ci ses voix à Bucharest.