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BONE DAGGER (heavy rock, grunge), The Veil (18/08/2023)

Le 20/08/2023

Bone Dagger mérite clairement d'être transposé au long format. 
Par Ahasverus
Disponible ce mois d'août, « The Veil » est un EP quatre titres de la formation américaine Bone Dagger.
Bone dagger
Bone Dagger est un duo formé à Portland par Braden Richey (guitare) et John Lund (chant et tous instruments).
Ce dernier fondait le projet en 2020. Musicalement, le duo se dit inspiré par des formations comme Gojira, Muse, Slipknot et Alice In Chains.
Ce sont surtout ces derniers que nous évoquent les deux premières pistes de cette petite galette, les choeurs et la voix de John Lund pouvant parfois rappeler (d'assez loin quand même) celle de Lane Staley.
Entre heavy rock et grunge, l'album se lance avec nonchalance puis se développe dans la diversité. La production, l'exécution et le niveau sont plus qu'honorables, et même carrément bons si l'on se souvient qu'il s'agit d'un premier EP.
Le potentiel de Bone Dagger se révèle rapidement et « The Veil » montre de belles couleurs qui retiendront votre attention. Ce projet porté par John Lund est inspiré et capable et il mérite clairement d'être transposé au long format. 

BAD SKIN MARK II

Le 19/08/2023

Bad Skin est un groupe québecois fondé par Tam-G.
Bad skin dope
Au milieu de la décennie précédente, la guitariste/chanteuse placardait dans les rues de Montreal une petite annonce visant à constituer un groupe de punk-rock féminin. Caro, Léa,  Cloee répondaient à l'appel.
En 2017, après un EP très prometteur, les riot girls concrétisaient en balançant l'album « Pussy Power », porté par le single-clip « All The Drugs ». Un titre dans la lignée des L7, l'un des totems de nos Canadiennes. 

Les années suivantes voyaient Bad Skin bousculer son line-up. Chloée (guitare) et Léa (basse) quittaient l'aventure. Tam-G conservait son poste de chanteuse/guitariste tandis que la multi-instrumentiste Caro sortait sa guitare, laissant ses baguettes aux bons soins de Christine. Aurely attrapait la basse. Le nouveau line-up se faisait les dents en 2020 en jetant une cover du succès du groupe de pop Aqua, le fameux « Barbie Girl ».
Avec cette mark II, le punk des Bad Skin prenait une tournure différente. L'écriture de Dope s'affirmait en français. Les filles invitaient Vincent Peake (GrimSkunk), l'un des tauliers de la scène rock québecoise, qui se prêtait volontiers au jeu des Montréalaises sur un « J'aurais Pu T'Aimer » formidable et énergisant. 

L'EP « The Heartbreak Tour » reprenait ce morceau et officialisait l'acte de naissance du nouveau line-up de nos punkettes qui s'éloignaient du « Live Fast Die Punk »  des débuts, n'hésitant pas à insuffler à leur musique une tonalité pop-rock acidulée. Ce « Completely Insane »,  qui voit Caro, l'autre pilier des Bad Skin, prendre le chant lead sur le refrain, en témoigne.

En 2023, Bad Skin, toujours très en forme, honore quelques festivals et ouvre en août au Québec pour le groupe Bad Religion.
Côté écriture, Tam-G confirme le cap et reprend sa plume pour un single-clip en Français. « Je M'en Fous », assure-t-elle. On la connait suffisamment pour nous porter garant de sa sincérité !

STREET SOLDIER (hardcore), Original Murda Material (28/07/2023)

Le 19/08/2023

Ces mecs n'ont pas chaussé pour rien leur bandana à la Mike Muir.

Par Ahasverus
Disponible depuis le 28/07/2023, « Original Murda Material » de Street Soldier est taillé pour les amateurs d'un hardcore  influencé par le hip hop et le nu metal.
Street soldier cover
Ces mecs n'ont pas chaussé pour rien leur bandana à la Mike Muir, ils sy entendent pour vous envoyer leur flow droit dans la face, même s'ils sont originaires du Royaume-Uni plutôt que de Venice.
Street soldier band
« Original Murda Material »  s'ouvre sur un « Rewind » particulièrement accrocheur, immédiatement suivi par un second titre dont les rythmiques vous laminent, puis par un troisième qui promet de vous défoncer si vous ne changez pas de trottoir.
Pourtant c'est un inattendu passage a capella qui introduit le « Nah Nah Fuck You ». C'est que malgré ses airs de bélier lancé front en avant, Street Soldier a plus d'une note dans son sac et sait incorporer de la finesse dans son jeu, parsemant ses pistes de quelques lignes de basse appuyées ou mettant à profit son sens créatif pour balancer des instants subtils au coeur d'une galette pourtant très hardcore, telle cette acroche jazzy de « Middle Fingaz ».

Avançant avec autant de compétence que de détermination, Street Soldier reste efficace sans jamais tomber dans le bourrin sur les vingt-sept minutes de l'EP. Quel que soit le rythme qu'il donne à son pas, la haute énergie de sa musique est contagieuse et va vous secouer. Alors écoutez, vous nous en direz des nouvelles.

HELLWITCH (thrash death), Annihilational Intercention (09/06/2023)

Le 17/08/2023

Les amateurs d'un thrash/death capable d'affoler les sens les plus aiguisés seront aux anges.
Par Ahasverus

Hellwitch nait en Floride, plus précisément à Gainesville, en octobre 1984, mais c'est en 1985 qu'il prend sa forme de trio, avec un line-up qui évoluera régulièrement autour de son fondateur, le guitariste/chanteur Patrick Ranieri.
Hellwitch roberto badillo 5
HELLWITCH par Roberto Badillo
Les Américains sortent leur première démo en 1986, puis une seconde en 1987. L'année suivante, le trio enregistre trois pistes. Son bagage lui permet de signer sur le label de métal extrême Wild Rags Rec. Il crée au Morrisound (Death, Morbid Angel) l'album « Syzygial Miscreancy ». Extrême et violent, technique et rapide, il sort en 1990 et permet au groupe d'asseoir sa réputation.
En août 1991, Hellwitch retourne aux studios Morrisound pour enregistrer l'EP trois titres « Terraasymmetry », qui sortira sur Lethal Records. Début 1994 sort la démo « Anthropophagi » en mode duo. Patrick Ranieri assure toutes les cordes et le chant.
Après une longue pause, Hellwitch refait surface en 2005 avec un CD promotionnel qui lui permet de signer avec le label espagnol Xtreem Music. Il permet au groupe de sortir en 2009 son second album, « Omnipotent Convocation », toujours extrême, technique, agressif et rapide.
Si Hellwitch ne chôme pas scéniquement (il s'est produit avec Death, Obituary, ou encore Whiplash), il ne lance le processus de création de son nouvel album que le 12/07/2022. Il aura pour titre « Annihilational Intercention ».
Hellwitch cover
Pour le son, Hellwitch fait àppel à Jeremy Staska (Malevolent Creation, Divine Empire, Poison The Well) et au Studio 13 à Fort Lauderdale, en Floride.
Quarante-et-une minutes de death thrash particulièrement technique joueront avec nos nerfs dès le premier morceau. Le fantastique « Solipsistic Immortality » semble décidé à vous laisser sur le carreau, tandis que  l'étourdissant « Delegated Disruption » ne vous laisse pas le temps de récupérer.

Les guitares, sans cesse en mouvement, n'accordent aucun répit. « Megalopalypytic Confine » lève parfois le pied mais reste fulgurant dans ses accélérations. Enfin, « Sorcerous Imminence » introduit une pause musicale pour lancer « Hellwitch », un inédit écrit en 1985.
« Epochal Cessation » a un côté Rock N'Roll dans son introduction, et si le premier tiers d' « Anthropophagi » surprend par ses arpèges, elles ne sont là que pour annoncer la tempête, suivies par « At Rest » et ses guitares incontrôlables. « Torture Chamber », dont la version originale sortait en 1987, vient refermer l'album dans un souffle malsain. 
Avec bientôt quarante ans d'expérience, Hellwitch impose un album sans concession, dont le rythme incroyable est basé sur une technique éprouvée. Les amateurs d'un thrash/death technique capable d'affoler les sens les plus aiguisés seront aux anges. Les autres vivront une expérience dont le principe consiste à tenter de s'introduire dans l'oeil d'un cyclone en mouvement.

XANDRIA fait son tube de l'été

Le 17/08/2023

« Une version rétro de l’une de nos chansons ? Juste pour se faire plaisir et que vous puissiez apprécier cette saison estivale avec nous ! »

Tandis qu'il démarre sa tournée américaine avec Kamelot, Xandria  a mis en ligne une nouvelle version de son single « My Curse Is My Redemption » tiré de son nouvel album « The Wonders Still Awaiting ».
Xandria wonders
Ce nostalgique Summer 80’s Remix nous replonge dans le son et l'image des années 80, rythmées par leur traditionnel tube de l'été...

Cela méritait bien quelques explications du groupe : 
« C’est l’été, nous venons de regarder Stranger Things à nouveau, ainsi que des films des années 80, ce qui nous a mis dans l’ambiance pour… peut-être créer une version rétro de l’une de nos chansons ? Juste pour se faire plaisir et que vous puissiez apprécier cette saison estivale avec nous ! Pourquoi pas My Curse Is My Redemption ? Elle contient déjà une vibe pop des années 80. Très bien, voyons à quel point elle peut VRAIMENT se rapprocher de la pop des années 80. Dégustez ce merveilleux remix nostalgique produit par Canttias, un artiste dont la spécialité est de créer des sons de synthé magiques et typiques des années 80, et le tout aussi nostalgique clip créé par Ingo Spörl (Hard Media) ! »
 Vous pouvez confronter vos impressions à la version originale, proposée sur l'album :

DIETH (death metal), To Hell And Back (02/06/2023)

Le 17/08/2023

Sans systématiser son death, Dieth propose un album actuel, forgé dans le métal moderne, et capable de se montrer dense et violent.
Par Ahasverus

Dieth est un supergroupe qui réunit le bassiste américain David Ellefson (ex-Megadeth), le chanteur/guitariste suédois Guilherme Miranda (ex-Entombed A.D.) et le batteur Michał Łysejko (ex-Decapitated).
Dieth par maciej pieloch
DIETH par Maciej Pieloch


Il a sorti le 02/06/2023 son premier album, « To Hell And Back ».
Dieth cover
Ce dix pistes de quarante-deux minutes  est forgé dans un métal moderne extrêmement puissant, à forte connotation death sans que le growl soit systématisé. Heavy, avec des brûlots taillés pour la scène (« Don't get mad... Get even! »), il prophétise un grand incendie dans le pit (« Wicked Disdain »).

Des arrangements originaux lui donnent un certain panache (« Free Us All ») et il est capable d'user de chant clair dans un registre musical qui nous a rappelé furtivement Alice Cooper et Danny Elfman quand Dieth décide de nous laisser souffler ( Heavy Is The Crown »). 
David Ellefson chante également une ballade pleine d'émotions, « Walk With Me Forever ». Clippée par Oskar Szramka, elle met en scène les acteurs polonais Jan Napieralski et Agnieszka Goździewicz, explorant le terrible manque laissé par le décès d'un proche. 

David Ellefson explique à son propos :
« À un moment de notre vie, nous avons tous perdu un proche et ressenti une immense peine. Cette chanson reflète aussi bien ce sentiment que la gratitude que nous trouvons une fois que nous lâchons prise, acceptons et choisissons de célébrer le souvenir de cette personne alors que la vie continue. »
L'album repart ensuite de toute sa puissance mécanique pour trois morceaux, choisissant de nous quitter sur une pièce instrumentale reposante et agréable. 

Loin de se reposer sur ses lauriers, Dieth propose un album actuel, forgé dans le métal moderne, et capable de se montrer dense et violent (« The Mark Of Cain »).
« To Hell And Back » a été produit par Dieth, et mixé et masterisé par Tomasz Zed Zalewski aux Zed Studios à Chechło en Pologne.
« To Hell And Back » est disponible chez Napalm Records dans les formats suivants :

  • CD pochette cartonnée
  • vinyle noir
  • Lot en édition limitée : 1 vinyle ‘Die Hard’ rouge et noir marbré + bracelet en mousse + patch à coudre + carte dédicacée - exclusivité du shop Napalm (300 exemplaires)
  • Format digital

Dieth coffret

TRIGGER KING - Il était une fois dans l'Est

Le 17/08/2023

Originaire de Mulhouse, Trigger King fait son chemin.
Trigger king band
En 2022 le quatuor sortait « Take Me By Surprise », un rock nerveux qui prenait pour thème la détermination. Savoir où l'on va, et ne pas dévier. « I've got my hands on the wheel, and my eyes on the prize »... Un des premiers morceaux écrits par le tandem Hugo Cladé (guitare) et Georges Baramki (chant / guitare).
Le clip était tourné en plein mois de février à Mulhouse, dans différents endroits emblématiques de la ville (Motoco, le Noumatrouff, les toits). On trouvait à la réalisation Julien Peultier, le guitariste de Last Train. 

Plus près de nous en 2023, Trigger King présentait « Season In The Sun », son second single-clip. Un titre sensuel qui rappelle Led Zeppelin et certaines formations grunge des années 90.
A nouveau signée Cladé/Baramki, cette chanson est d’abord un contraste formé par des paroles sombres posées sur de belles et délicates mélodies. Les guitares s'annoncent cristallines, pour devenir hurlantes. Ecrite comme un cri, un appel à l’aide, un combat contre ses démons intérieurs, et en même temps pleine d’espoir. Le combat n’est jamais perdu : « I just want another season in the sun » scande le refrain, avec l'idée que le bonheur, toujours à portée de main, n’est pas qu’un souvenir.

Comme le précédent, ce morceau a été enregistré au studio White Bat Recorders, sous la houlette de Rémi Gettliffe (Last Train, Dirty Deep, Knuckle Head).
Le clip retrouve Julien Peultier à la réalisation. Cette fois Trigger King et le réalisateur font le choix de ne pas faire apparaître le groupe, et osent un projet plus cinématographique qui accentue encore le contraste, devenant un écrin sombre pour une chanson dorée. On retrouve la protagoniste, incarnée par Hélène Jin, en proie à ses démons, qui à travers des flashbacks de moments de doutes, de bonheur, ne cesse de se battre avec l’espoir de s’en sortir. L’histoire du clip peut également se lire à l’envers (la fin est le début), le combat du personnage fonctionnant comme une boucle. Le combat ne s’arrête jamais. Mais l’espoir non plus.
Rapidement cette chanson est devenue l'une des plus attendues lors des prestations live du groupe, qui a déjà partagé des dates avec des formations telles que Nashville Pussy, Robert Jon & The Wreck ou encore Knuckle Head.

CRYPTA (death metal), « Shades Of Sorrow » (04/08/2023)

Le 17/08/2023

« Shades of Sorrow » confirme tout le bien qu'on pensait de Crypta.
Par Ahasverus
Crypta par estevam romera
CRYPTA par Estavam Romera


Crypta est né en 2019 d'une scission au sein de Nervosa. Désireuses de servir le death metal, Fernanda Lira (chant, basse) et Luana Dametto (batterie) quittaient leur formation restée fidèle au thrash et recrutaient la blonde batave Sonia Anubis (Cobra Spell, ex-Burning Witches) ainsi que Tainá Bergamaschi (ex-Hagbard). Un premier album voyait le jour un an plus tard sur l'écurie Napalm Records, géant autrichien qui savait parfaitement capitaliser sur l'image de son nouveau poulain. « Echoes Of the Soul » proposait un death old school truffé d'éléments black metal, et capable d'envoyer du bois (« Shadow Within », « Kali », «  From The Ashes ») sans systématiser la vitesse. Il était servi par quelques clips bien amenés.

Pour le son, Crypta faisait confiance à Arthur Rizk (Code Orange, Powertrip) et Jens Bogren (Opeth, Dimmu Borgir, Sepultura), tandis que l'artwork de Wes Benscoter (Slayer, Kreator) ne laissait aucun doute quant au style abordé.
Mais Sonia Anubis quittait Crypta, désireuse de se recentrer sur son projet Cobra Spell. Les filles restaient en bons termes, pour preuve cette photographie publiée par le groupe qui voit la Hollandaise (au centre) visiter ses camarades lors de leur tournée européenne 2023 :
Crypta anubis
Sonia était remplacée au sein de Crypta par Jessica di Falchi, une jeune guitariste heavy qui avait fait ses armes dans un tribute-band à Iron Maiden. C'est donc un line-up purement brésilien et tout aussi féminin qui planterait ce second essai baptisé « Shades of Sorrow », livré au mois d'août 2023.
Crypta cover
A son propos, Fernanda Lira explique : 
« Shades Of Sorrow est un album semi-conceptuel qui décrit un voyage à travers les profondeurs de notre psychisme lorsque nous traversons des épreuves difficiles. C’est une exploration de toutes les nuances de douleur auxquelles nous faisons face quand nos vies changent. Les chansons constituent la bande-originale parfaite pour ce voyage lugubre, sombre et émotionnel. »
Voila pour l'idée. Voyons la musique, maintenant, qui s'installe avec une courte pièce angoissante, avant que Crypta lève le doute quant à son désir de nous malmener par un premier titre très offensif. Quelques arrangements aèrent ce premier morceau pleinement convaincant. « Poisonous Apathy » confirme la donne avec un parti-pris mélodique des guitares qui font un excellent boulot. En suivant, des morceaux comme « Stronghold » ou « The Other Side Of Anger » démontrent la solidité de Crypta dans le songwriting et l'interprétation.

Le travail de composition et les arrangements justifient l'éclairage donné par Napalm Records sur la formation brésilienne. Le chant de Fernanda Lira est redoutable de dextérité, il impressionne d'un extrême l'autre (« Agents of Chaos »). Mais la carte maitresse de Crypta, c'est bien sûr ces guitares qui habillent chaque morceau de leur jeu inspiré. Ainsi, plus abouti et moins classique que « Echoes Of the Soul »,  « Shades of Sorrow » ouvre la porte d'un nouvel univers et confirme tout le bien qu'on pouvait penser de Crypta. Il se pare d'une légère complexité, parfois subtile, en tous cas actuelle. Il conforte le statut international des Brésiliennes qui ont parfaitement su négocier les virages et réunir une formation qui s'impose au plus haut niveau du death metal avec cet album de la confirmation. La  moyenne d'âge du groupe est de vingt-sept ans . On est clairement plein d'admiration et on a hâte d'entendre la suite !

« Shades of Sorrow » est disponible chez Napalm Records aux formats suivants : 
- Coffret en bois deluxe : CD digisleeve, pendentif, pick de guitare, patch en forme du logo, drapeau - 500 exemplaires
- 1 vinyle splatter rouge, jaune, noir (+ disque de feutrine) - 500 exemplaires
- 1 vinyle JAUNE - 400 exemplaires
- Cassette (noir et écritures gold) - 200 exemplaires
- Lot CD digisleeve + t-shirt
- CD digisleeve
- Format digital
Crypta vinyle