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FRAU FLEISCHER - LES FRONTIERES DE L'INDUS (interview)
Le 30/01/2021
Franz Schultz (Schultz) et Greg Lambert (Notheist), tous deux connus pour leurs projets de métal indus, se sont adjoints les services de Gabriel Daimon pour monter leur nouveau projet, Frau Fleischer.
Tandis que la Frau électro prépare son album et se lance dans une campagne de financement (lien in fine), nous sommes allés interroger les deux zicos.
"Cet album explorera de nombreuses frontières."
Bonjour Frau Fleischer. Commençons par votre nom. Une référence au Berlin décadent des années 1920 ?
Franz : L’idée du nom est venue d’une amie allemande, un soir autour d’un verre. Je voulais un nom qui claque, qui marque sans forcément avoir de signification particulière. Nous avions évoqué à un moment Frau Schultz mais je ne voulais pas créer une famille Schultz. Je voulais une continuité avec le passé tout en se détachant de ce nom. Une fois le nom suggéré, tout le monde a accroché, du coup Frau Fleischer était née.
Franz Schultz et Greg Lambert, vous avez chacun déjà un projet dans la sphère indus. Qu'est-ce qui vous a donné envie de vous réunir ?
Franz : Greg et moi nous sommes croisés une fois il y a au moins dix ans dans une soirée lesbienne sur Paris.
Je jouais à l’époque avec mon projet Schultz feat. VDREY, un cross-over mêlant indus et performance artistique totalement décalée. Quand l’idée de Frau Fleischer est apparue, VDREY m’a immédiatement conseillé de me rapprocher de Greg et a fait le lien pour que cela aboutisse. Et je dois avouer qu’elle n’avait vraiment pas tort !
Greg : Franz a bien résumé comment nous nous sommes réunis. Pour ma part j’ai toujours aimé l’électro, la musique industrielle, expérimentale... et c’est la première fois que je joue dans un projet à l’électronique si marquée. Pour moi c’est un vrai plaisir, et en plus avoir l’occasion de faire de la musique avec Franz c’est une grande joie car ça fait longtemps effectivement que je le suis et que j’aime vraiment son univers. Que du bonheur, quoi !
Qu'apporte Gabriel Daimon à Frau Fleischer ?
Franz : Gabriel Daimon apporte une fraîcheur par son jeune âge, déjà, mais aussi par son univers totalement atypique et déjanté. Lorsque ce projet est né et que je cherchais des musiciens, je ne voulais absolument pas travailler avec des gens de la région ou des gens ayant déjà joué dans de nombreux groupes locaux. Non pas que je n’apprécie pas les musiciens locaux, au contraire, mais je voulais cette nouveauté, cette fraîcheur. Il est passé à la maison, un peu de musique, quelques échanges, et une heure après nous buvions une bouteille de champagne pour célébrer son arrivée dans le groupe.
"Il n’y a pas de règle et on a un immense terrain de jeu qu’on explore."
Mi-décembre 2020 vous avez sorti "Sacrifice" votre premier single à pochette sanguinolente. Une manière de donner le ton de ce qui va suivre ?
Franz : Le visuel de cette pochette est le fruit de l’imagination de VDREY. Nous lui avons laissée une totale liberté et elle a fait ce qu’elle ressentait.
Nous aimons les collaborations sans barrière ni limite, et celle-ci est la première de ce projet. VDREY sera en charge de toute la partie visuelle et univers du groupe et, pour notre part, n’intervenant absolument pas dans son processus créatif, elle seule pourrait répondre à cette question.

Photographie : VDREY
Un album est en préparation. A quoi doit-on s'attendre ?
Franz : Nous construisons l’univers de celui-ci au fil des compositions. Et comme nous venons d’univers différents, je pense que cet album explorera de nombreuses frontières. Nous en sommes à un peu près au tiers de celui-ci, donc on peut s’attendre à tout pour l’instant...
Greg : Ce qui est génial avec Frau Fleischer, c’est que tout reste à faire. Il n’y a pas de règle et on a un immense terrain de jeu qu’on explore. Aucun de nous ne sait vraiment à quoi s’attendre.
"La seule loi c’est que chacun prenne du plaisir."
Comment vous êtes vous organisés pour les compositions ?
Franz : Là encore il n’y a pas de vraies règles. On échange beaucoup d’idées, de bases de compositions… Si ça plaît à tous, on développe, sinon on passe à autre chose. La seule loi c’est que chacun prenne du plaisir.
Et côté instrumentation ?
Franz : Gabriel Daimon s’occupe du chant, Greg Lambert des guitares, et pour ma part je prends en compte la partie électronique et le second chant, comme sur Sacrifice.
Après, comme je te l’ai dit plus haut, il n’y a pas de vraies règles, nous avons chacun nos instruments de prédilection, mais si demain Greg veut chanter ou jouer du piano sur un titre, ou Gabriel jouer du triangle sur un autre, il n’y a aucune limite.
Il y a aussi, car je ne veux pas les oublier, une petite nébuleuse qui tourne autour de nous et qui nous aide, comme VDREY pour les visuels, ou Art Sound Mix pour la prod et le studio, pour n’en citer que deux.
Des guests sur l'album ?
Franz : Seul l’avenir nous le dira, c’est encore un peu trop tôt pour penser à ça.
Quand l'album sera-t-il disponible ?
Franz : Nous allons certainement sortir un second single mi-février au plus tard, ainsi que, je l’espère, une vidéo.
Pour celle-ci seule l’évolution de la situation sanitaire nous dira si nous pouvons la faire ou pas. Je n’ai pas envie d’une vidéo faite de morceaux filmés chacun dans son coin et assemblés "en mode confinement", je veux quelque chose de beau, qui claque.
Pour l’album nous espérons une sortie cet été, mais il est encore un peu tôt pour donner une date exacte. Je préfère que nous ne nous avancions pas là-dessus, tellement de choses peuvent arriver d’ici là...
Nous venons juste de lancer une campagne de financement pour celui-ci, et même si les temps sont difficiles pour tous, nous y croyons.
Sans même parler du contexte sanitaire j'imagine qu'avec l'éloignement il sera compliqué de vous voir en concert ?
Franz : Nous avons commencé à démarcher tranquillement afin de pouvoir jouer cette année. Rien de bien concret pour l’instant, mais si dates il y a, et j’espère qu’il y en aura, cela ne sera pas avant cet été, voire la fin de l’année. Nous nous focalisons plus sur l’album pour l’instant.
Un mot sur la campagne de financement qui a été lancé récemment ?
Francz : Je l'ai rapidement évoquée mais elle est vraiment importante pour nous, cette campagne de financement de notre premier album. Elle servira à financer la dernière partie de cet album pour lequel nous avons investi beaucoup de temps, mais aussi d’argent, et à ce jour sans ce petit coup de pouce, cela risque d’être difficile pour nous de mener à bien ce projet.
Pour tous ceux que cela intéresse, la cagnotte se trouve ici :
https://fr.ulule.com/aide-frau-fleischer-a-passer-a-l-etape-suivante-/
Merci Frau Fleischer de m'avoir répondu.
Franz : Merci à toi pour cette opportunité.
Nous vous invitons également à nous suivre sur les réseaux et pour ceux qui n’ont pas encore écouté Sacrifice à le découvrir ici :
https://fraufleischerband.bandcamp.com/releases
Chronique d'album : SCARRED (Death Metal et autres), "Scarred" (22/01/2021)
Le 22/01/2021
Groupe : SCARRED
Album : Scarred (CD - 22/01/2021)
Genre : Death et plus
Origine : Luxembourg
Par Dam'Aël

Le Groupe :
Il était une fois en l'an 2000, dans une contrée lointaine nommée Luxembourg, deux saltimbamques prénommés Laurent et Jeff. Le premier tape et frappe, non pas sur Jeff Dieu merci, mais sur des percussions. Le second astique mieux encore que Cendrillon, le manche de sa basse. Une idée fait son chemin et les met sur la longue route du Métal Francophone ; Puissants de leur fantastique décision, ils créent le groupe de Power Metal REQUIEM...Mais...
Crash et Trash ne font qu'un puisque des changements de line-up amènent le groupe à faire évoluer sa musique vers des champs de bataille beaucoup plus agressifs et sombres allant jusqu'au Death. C'est alors qu'ils décident de changer leur nom. Ils seront désormais à partir de l'an 2004 SCARRED...
SCARRED est né, et la formation attaque d'entrée de jeu avec la sortie d'un EP "Inner Scars" la même année.

En 2009, le quintet sort son premier album studio "New Filth Order", un onze titres qui les amène à participer et à remporter l’édition luxembourgeoise du Wacken Metal Battle jusqu'à les propulser à la deuxième place en finale internationale du Wacken 2009. Dès lors les portes de certains festivals s'ouvrent sous leurs pas et notamment le Metal Camp en Slovénie, et la proposition encrée noire sur blanc de faire les premières parties de Lamb of God, Arch Enemy, Devildriver, Black Dahlia Murder.
Deux ans plus tard, malgré les tournées qui occupent leur temps, ils s'affairent à une nouvelle réalisation et concrétisent le second album "Gaia/Medea" qui sort en mai 2009 sous la bannière magistrale de Klonosphère/Season of Mist Production.

"SCARRED"
L'album :
2020 : année démoniaque à bannir sans doute de tous les calendriers... c'est une année de composition et de création pour SCARRED qui peaufine dans son home studio des sons, encore des sons, et surtout de nouveaux sons pour rendre encore plus identitaire l'album qu'ils veulent offrir à l'histoire de la musique luxembourgeoise et corrélativement à l'histoire de la musique francophone. Et bien leur en a pris ! Car la galette qui tourne sur la platine depuis des heures échauffe non seulement le système de rotation de mon engin mais aussi et surtout mon engouement pour ces treize titres qui font de cette galette une sorte d'album-concept ! Puisque l'idée est de retranscrire à la fois le vécu subi par les membres du groupe pendant la période qui s'est écoulée depuis le dernier album et de faire évoluer cette ambiance musicale plaquée sur cet objet dur et flamboyant qui sillonne dorénavant le territoire de mon lecteur.
Et si je vous présentais le casting actuel justement :
- Laurent Kessel - Drums
- Bertrand Pinna - Bass
- Yann Dalscheid - Lead Vocals
- Diogo Bastos - Guitar and Backing Vocals
- Vincent Wilquin - Guitar and Backing Vocals

Scarred par Lugdivine Unfer
S'il a été scotché sur le front de SCARRED le post-it de Death Metal, je puis vous garantir que cet album est un melting-pot musical aux tendances certes death, trash, mais aussi progressives de façon subtile, symphoniques sans en faire trop, cinématographiques sans en surjouer, gamemusicales pour amuser et fédérer les Geek et les Nerds, atmosphériques pour prendre l'air en oubliant nos masques-tauliers, psychédéliques pour s'envoler via notre imagination dans des terrains utopiques, éclectiques c'est sûr ! Sur fond de modernité ! Et oui les protagonistes de SCARRED sont jeunes.
Et si on allait explorer sans plus tarder ces treize propositions ?
"Sol"
61 secondes qui aiguisent notre curiosité. Où Scarred veut-il nous amener?
"Mirage"
Mirage ou plutôt découverte de leur univers. Ce titre est à la fois puissant et mélodique qui, d'après la formation crée le pont avec les albums précédents. Ma pensée s'en est allée très vite vers le monde des Nerds et des Geeks de jeux video car cette musique pourrait s'inscrire parfaitement dans un de ces jeux qui n'en finissent plus tant les rebondissements sont nombreux. Le ralentissement du tempo à mi-course, donnant même un côté progressif voire cinématographique, pourrait faire divaguer sur un ralenti de cinéma... A noter une double pédale qui dès le début de la composition, mitraille en un flot record, sa horde de projectiles. Belle entrée en matière.
"A.D...Something"
Ambiance beaucoup plus trash et lourde que la voix rauque de Yann complète à merveille et sans concession afin d'assombrir ce tableau brutal et violent. Un monstre musical qui écrase tout sur son passage et qui confirme l'évolution de la formation. Le duo guitare/basse assène des rythmiques bien pesantes, violemment fouettées par la batterie qui ne reste pas en marge de la scène.
"Chupacabra"
Un pied dans la culture populaire du Mexique, un autre dans le Nu Metal, les scarred boys s'amusent à visiter à la perfection nombre d'univers musicaux du Metal. Maîtrise parfaite de chaque instrument qui livre une rythmique cohérente et particulièrement bien travaillée, sur laquelle la voix plaque à terre et sans merci, des vocalises scalpantes et tranchantes.
"Prisms"
Prisms est un morceau de transition, instrumental. Il y en a quatre au total si l'on compte l'intro. La formation nous propose un voyage plutôt oriental aux sonorités d'un dobro (je laisse le groupe nous confirmer ou infirmer cette information). Ce titre, comme "Mirage" a fait l'objet d'un video-clip, vidéo totalement inspirée par le visuel du CD réalisé par Drazen Medakovic, mettant en animation le travail cérébral qu'amènent confusion mentale, réflexion, interrogation ; un bouillon neuronal qui fait mal mais qui s'ouvre vers une solution, la lumière, savamment illustrée par un passage en noir et blanc à celui à peine coloré (1'23) des images, qui s'amplifie (1'38) pour faire surgir la lumière libératrice timide au départ puis de plus en plus flamboyante, battant au rythme d'un coeur salvateur.
"Merry Go Round"
Un round à la fois catchy et mélodieux qui génère un headbanging général tant il est fédérateur. Les claviers sont un plus dans ce titre qui dénote la capacité du groupe à diversifier ses compositions et à étendre son panel. Le final est particulièrement doux (corroborant parfaitement l'information pré-citée) et manifiquement interprété par des choeurs superbes : "Don't save now" (sauf erreur de ma part). A noter que le chant est presque clair, une alternance de screaming discret et de voix claire bien rauque.
"Nothing Instead"
On confirme les compositions super travaillées et nuancées et un chant plus que maîtrisé. Le jeu de batterie est un martèlement quasi-incessant qui laisse supposer un entrainement de marathonien pour Laurent. Des ponctuations très douces donnent un coup de fraîcheur parmi ce flot de screams et notamment le solo de guitare très délicat dans une structure de brutes ou presque...
"In Silent Darkness"
C'est une nouvelle transition, toujours instrumentale , une orchestration qui s'amorce sur une intro jouée par la six cordes, un écho dans ce noir silencieux, propice à la réflexion, plus encore à une introspection... La batterie interrompt ce moment de calme et martèle en contre temps dans une rythmique hyper bien ciselée. Les guitares et la basse font exploser le titre par des riffs recherchés. Aucun doute, les ambiances et nuances sont au menu de "In Silent Darkness". Excellent morceau qui génère un véritable coup de coeur.
A.H.A.I.A."
SCARRED aurait-il obtenu les trois A longtemps recommandés ? C'est au fond du gouffre, dans un univers plus que sombre, que les cinq gaillards nous attirent dans leur texte. Impressionnant changement de rythme et surtout de style qui embarque dans une sorte de rituel shamanique, capable de nous donner cette capacité à trouver les solutions pour reprendre pied. D'abord psychédélique , ce rituel laisse place à " un véritable rouleau compresseur de graves et de double pédale, symbolisant le caractère à la fois hallucinatoire et intensif de ce genre d’expérience. Une fois le rituel terminé, on se retrouve seul pour réfléchir à ce qu’on vient de vivre en contemplant la lune (LUA) au milieu de la forêt" (dixit Yann dans SCARRED fait peau neuve - (interview))
"Lua"
C'est la basse qui ouvre le bal sur ce nouvel instrumental invitant de somptueuses guitares à entrer dans la dance. On tend à croire et à supposer que la résolution des problématiques antérieures a été enfin trouvée. Un doux moment aux couleurs musicales encore une fois différentes et variées. SCARRED serait-il le peintre de la musique 2021?
"Dance Of The Giants"
Même si les notes de l'introduction de ce morceau sont une suite évidente de l'instrumental précédent, cette dance de géants amorce le pas vers une lourde,très lourde ambiance dont chaque pas est martelé par la batterie, suppléée par des guitares peu rassurantes qui enfoncent le clou. Mais rassurez-vous la lumière est au bout du tunnel avec ce final rempli d'espoir.
"Pétrichor"
Tout s'éclaircit y compris le chant de Yann. Tout laisse à penser que les problématiques traitées dans les textes de SCARRED ont trouvé leur solution et que la voix claire ouvre sur une même voie très nettement éclaircie au bout de ces quelques cinquante-six minutes. La fin s'installe sur des vibrations positives celles d'une étape gagnée et d'une évolution indéniable pour SCARRED.
"Yours Truly"
C'est par un joli REQUIEM que SCARRED nous salue, dans des sonorités d'orgue moderne. Je soupçonne SCARRED d'être capable de nous faire un futur final à la mode Gospel...Tant leur talent est évident.

A savoir :
La musique de SCARRED a été enregistrée par SCARRED et PATRICK DAMIANI.
Le mixage a été aussi confié à PATRICK DAMIANI du TIDALWAVE STUDIO (Karlsruhe, Allemagne ) alors que le mastering a été assuré par ROBIN SCHMIDT du 24-96 MASTERING (Karlsruhe, Allemagne). Le superbe artwork est une réalisation de DRAZEN MEDAKOVIC qui a su mettre en avant la problématique exprimée dans les textes, le cheminement qui a été nécessaire afin d'y apporter des solutions et le sentiment d'une issue salvatrice et positive.
L'album sort sous le label KLONOSPHERE avec une distribution physique prise en mains par SEASON OF MIST
Quant à la distribution numérique, elle a été confiée à THE ORCHARD.
Quelle est la cicatrice laissée par SCARRED après l'écoute attentive de ce nouvel album "Scarred" ?
Je ne vais pas y aller des par quatre chemins et encore moins par des chemins de traverse, ce nouvel opus des Luxembourgeois est une excellente réalisation artistique.
Bien foutu (oui j'me lâche), bien cousu, bien dodu, bien poilu,
Bien chiadé, bien fouillé, bien travaillé,
Très recherché, très varié, très soigné
Bref vous l'avez compris, sans faute il faut écouter!
Grand succès leur souhaiter car c'est largement mérité.
Et c'est forcément gagné au vu de la qualité délivrée.
Une galette gourmande à déguster !
Laissez-vous gagner, livraison à domicile assurée !
Cet album est une pièce maîtresse qui démontre le talent de ces cinq garçons, leur capacité a trouver des mélodies variées et d'une efficacité redoutable. Le travail des musiciens est surprenant de qualité qu'il faut saluer au passage. Leurs influences pouvant être très différentes créent cette magie de diversité. Aucune monotonie ni ennui lors de l'écoute de ces treize titres qui avoisinent presque l'heure. On remet le couvert sans aucune hésitation tant pour les fans de Death que ceux qui ne sont pas forcément adeptes. Une belle ouverture d'esprit, un beau voyage aux lueurs d'espoir. C'est évidemment ce qu'il nous faut pour 2021...
Scarred par Lugdivine Unfer
Les liens :
- FACEBOOK
https://www.facebook.com/Scarredofficial - SOUNDCLOUD
https://soundcloud.com/scarredofficial - INSTAGRAM
https://www.instagram.com/scarredoffial - TWITTER
https://twitter.com/scarred_metal - BANDCAMP
https://scarred.bandcamp.com/ - ARTWORK
www.drazenillus.com - MIXAGE
www.tidalwave.de - MASTERING
www.24-96.com - LABEL et RELEASE
www.klonosphere.com - DISTRIBUTION PHYSIQUE
www.season-of-mist.com - DISTRIBUTION NUMERIQUE
www.theorchard.com
L'actualité de la semaine 3/21
Le 18/01/2021
DON'T WORRY BE HAPPY
Le groupe de hardcore marseillais HappyFist HxC a mis en ligne le 22/01/2021 un clip intitulé "Nightmare". Ce morceau figurera sur leur opus en préparation.
"On est discret depuis un petit moment mais c'était pour une bonne raison ! On aura bientôt le plaisir de sortir notre album sur lequel on a travaillé un bon moment, et qui on espère vous plaira et vous fera casser votre salon en attendant la reprise des concerts", pouvait-on lire en exergue de la publication.
RETOUR EN GRACE
Quatre ans après "All My Gods Are Monsters", le groupe de rock métal alternatif VICIOUS GRACE est de retour avec un nouvel album. Le bébé s'appelle "Glass House". Il est disponible chez www.m-o-music.com.
Les Cavaillonnais avaient présenté début 2019 un premier single, "Silver Lining" :
ON THE ROAD AGAIN
Elle qualifie son rock/folk de "road music". Mylène L. Chamblain , qui tient la guitare acoustique dans le groupe belge Plain Jane , a présenté hier, 22/01/2021, son nouvel EP "Body & Soul".

Il succède à l'album "Hold Fast", sorti voici seize ans.
DOPEWAY TO HELL

Dope Mushroomera (en haut à gauche sur notre photo de casting) fondatrice/guitariste/chanteuse du groupe de punk-rock québecois Bad Skin sera à l'affiche d'un court-métrage intitulé "Succubus". Elle y tiendra le rôle de Lilith, une "séductrice qui entraînera Martin dans les profondeurs de l’enfer".
Bad Skin, quatuor féminin de Montréal, s'était notamment illustré en 2017 avec l'album "Pussy Power".
CHAOS INTERNATIONAL
Chaos Rising est un projet féminin international à géométrie variable initié par la Française Stéphanie Nolf (Unsafe), chanteuse multi-instrumentiste et compositrice.
Il regroupe des musiciennes originaires de France, d'Allemagne, du Royaume-Uni, de Suisse, d'Iran, du Mexique, de Suède, du Brésil et d'Australie, mais aussi des techniciennes assurant le graphisme, le montage vidéo, etc.

Sortant des single au rythme d'un morceau par mois, Chaos Rising vient de présenter son huitième jet, intutulé "Lost", avec cette fois Stéphanie à la guitare et à la basse, l'Argentine Nicole Trinchero (Acroma, Scale to Infinity) à la batterie, et l'Allemande Corinna Kurschatke (Bloodfinch) au chant.
Découvrez la discographie de Chaos Rising ici :
https://chaosrising.bandcamp.com/track/lost
SHOW DEVANT
Nous vous parlions en début de semaine des Princesses Leya, quatuor métallo-comique monté initialement pour quelques représentations scéniques et qui, fort d'un succès dépassant ses espérances, sortira finalement un album le 12/03/2021.
Puisque le vent souffle en poupe, les Princesses seront également à La Maroquinerie (Paris XXème) les 12 et 13/06/2021 pour deux représentations dont le fil conducteur, sans rapport avec l'album, est le suivant :
"Grand Amateur de pop acidulée et de chemises Interflora, Schoumsky a un rêve : gagner l’Eurovision ! Mais dans son entourage personne ne veut l’aider à part Dedo, «Le prince des ténèbres». Sauf que celui-ci pose une condition : l’Eurovision oui, mais en faisant du Heavy Metal !"

Au programme humour et métal. Pour réserver son billet, c'est ici :
https://www.weezevent.com/princessesleya-maro
HIGH VOLTAGE
Le trio stoner High On Wheels vient de lancer un crowdfunding pour son nouvel album qui s'intitulera "Fuzzmovies".

les Parisiens ont dévoilé pour l'occasion la pochette de l'album (notre photo) ainsi que le single "Destiny Is On My Way".
Les contreparties sont disponibles dès cinq euros.
https://fr.ulule.com/high-on-wheels-new-album-/#rewards/
MARCHE TROYENNE
Repéré lors de la parution de son joyeux clip "March Of The Dead", le groupe d'horror metal troyen SLEAZYZ a dévoilé "Devil talking in my head", un nouveau single de son premier album à paraître le 29/01/2020.
Vous pouvez le découvrir ici :
PRINCESSE METAL
"Quand ça n'a aucun sens c'est qu'on tient un truc", affirmaient les Princesses Leya dans une interview accordée l'été dernier à http://www.lahordenoire-metal.com.
Né de la rencontre d'Antoine Schoumsky (guitare et chant) et de Dédo (chant), complété par Cléo Bigontina (Basse) et Xavier Gauduel (Batterie), Princesses Leya est à l'origine un spectacle live mélangeant humour et métal.
La galéjade fonctionne si bien que les Princesses Leya, désormais groupe, décident de pousser l'aventure jusqu'à l'album narrant, de sketches en chansons, les aventures de ces héros projetés à la recherche d'une partition secrète dans une dimension où "le QI moyen y est proche du teckel".
L'album sortira le 12/03/2021.
SILVERTRAIN : DEPART IMMINENT
Silvertrain a dévoilé la pochette de "Steel Against Steel", son nouvel album à paraître le 20/02/2021.
Son artwork est signé Stan W Decker.
FORTUNATO III ?
S'il y en a un qui ne chôme pas, en ce début d'année 2021, c'est bien Markus Fortunato !
Le bassiste de Kingcrown, formation de heavy mélodique dont nous attendons le nouvel EP qui succèdera à "A Perfect World", travaille également sur le troisième album de Fortunato, groupe dont il assure aussi le chant, (et avec talent !), comme vous pouvez en juger sur le teaser de l'album de 2015 :
L'occasion de (re)découvrir la discographie de Fortunato, et si vous aimez le néoclassique, foncez : c'est du billard, et c'est à petit prix !
https://markusfortunato.bandcamp.com/album/restless-fire
ROCK'N ROLL MAN
Toujours aussi prolifique, l'inépuisable Jean-Lou Kalinowski (ex-Shakin' Street) vient de mettre en ligne ce 18/01/2021 "Aspie inside", un nouvel album, sous le nom de Jean-Lou K.

Retrouvez sa discographie solo, sous le nom de Jean-Lou K ou d'AC22, ici :
NOS CHRONIQUES :
Cette semaine a enfin été marquée par la sortie du nouvel album des Luxembourgeois SCARRED.
Notre chronique sur Chronique d'album : SCARRED (Death Metal et autres), "Scarred" (22/01/2021)
Et par celui du groupe de métal indus HORSKH.
Notre chronique sur Chronique d'album : HORSKH (Métal Indus), "Wire" (21/01/2021)
C'est tout pour cette troisième semaine de l'année.
A la semaine prochaine !
Le 14/01/2021
« C'est un album finalement très spontané, un peu à la manière de l’écriture automatique surréaliste. »
Le 19/03/2021 sortira "Inside", le premier album solo de Lewis.
Un opus personnel et osé, qui saura séduire les amateurs de prog' ou de psyché, les fans de rock, de baroque, ou tout simplement ceux qui aiment les albums de chansons réussies.
Deux mois avant de dévoiler "Inside" dans son intégralité, Lewis l'insaisissable a bien voulu lever un coin du voile. Voici son interview.

Ahasverus : Bonjour Lewis. Vous jouez déjà dans Tense Of Fools et dans Bachir Al Acid. Qu'est-ce qui nous vaut cette escapade en solo ?
Lewis : J'ai eu le sentiment de devoir exprimer quelque chose de plus personnel, de me détacher de toute esthétique et d'écrire librement, comme si je n'avais pas le choix, comme un ado dans sa chambre !
Ahasverus : Votre album est proprement inclassable. A quel public le destinez-vous ?
Lewis : Et pourquoi pas aux inclassables ?
Ahasverus : D'où sortent ces compositions ?
Lewis : Je suis toujours en train de me demander comment elles sont sorties, car c'est un album finalement très spontané, un peu à la manière de l’écriture automatique surréaliste. En fait j'ai une piste,je pense que le nom de l'album y répond, elles sortent de l'intérieur, le mien «Inside», je me questionne donc d'avantage sur la manière dont elles sont sorties que d’où elles viennent !
Ahasverus : Appeler cet album «Inside» relevait de l'évidence ?
Lewis : L'évidence est apparue avec le temps, au début j'avais projeté un autre nom. Mais au fur et à mesure de l'album ce titre a pris sens et je ne pouvais plus reculer.
Ahasverus : Je découvre grâce à votre biographie qu'il existe une psychologie de la musique, un domaine qui vous est familier (*) Ce paramètre a-t-il influencé le compositeur que vous êtes ?
Lewis : J'ai eu a chance de découvrir cette matière «Psychologie de la musique» au Canada. C'était une matière drôlement fascinante qui m'a permis de développer un autre regard sur la musique, une autre approche, par exemple, j'y ai découvert les influences de la musique sur notre cerveau et l'usage de la musique comme thérapie. Concernant «Inside», je dirais que l'écriture de cet album a été pour moi une profonde thérapie, mes connaissances en psychologie n'ont pas vraiment de rapport avec l'écriture à proprement parler, mais elles étaient certains propos et me permettent de développer et de rentrer en profondeur dans des thèmes sortis bruts, sur le tas. Un peu à la manière d'une psychanalyse en fait. Une extériorisation d'affects intérieurs par la musique, Voila le concept !
« Peut-être qu'à force de tout mélanger j'obtiens une recette originale ? »
Ahasverus : Outre vos camarades de Tense Of Fools qui vous accompagnent sur l'album, il y a de nombreux invités, chanteurs et musiciens. On entend du trombone, de la flûte traversière, du violoncelle, du saxophone... (voir in fine) Le multi-instrumentiste que vous êtes est arrivé avec ses partitions ou vous leur avez laissé l'initiative ?
Lewis : J'aime travailler avec spontanéité. C'est un ressenti brut, parfois sans directives. La liberté que j'ai prise dans la composition de l'album se devait d'être partagée par les musiciens qui m'entourent.

Ahasverus : Vous citez pour influences Steven Wilson , Rover, Pink Floyd , Kigayaku moyo, Queen of the Stone age , Radiohead ,Jeff Buckley. D'accord. Mais même s'ils sont éloignés de votre univers, la liberté de votre ton et votre côté imprévisible m'ont fait penser à des artistes tels que Julien Doré ou Sébastien Tellier.
Lewis : Je vois où vous voulez en venir ! Ces deux artistes proposent une recette très personnelle de leur manière de concevoir la musique et effectivement, j'aime aussi ce côté imprévisible, c'est l'improvisation qui je pense contribue à amener cette liberté de ton sur mon album qui caractérise les artistes que vous citez, même si oui, nos univers sont très éloignés ! Peut-être qu'à force de tout mélanger, j'obtiens une recette originale ?
« Je fonctionne beaucoup à l'improvisation et je discerne dans un second temps, je réécoute et j'essaye d'organiser ce qui me plaît le plus. »
Ahasverus : Vocalement je vous trouve un côté funambule : vous êtes capable de sortir de votre zone de confort pour aller chercher des notes très haut. On dirait presque que vous jouez avec l'auditeur.
Lewis : C'est marrant je n'avais jamais entendu ça, jouer avec l'auditeur, c'est un beau concept je trouve. Vous avez peut-être raison, je vais le chercher là où il s'y attend le moins et je me surprends d'abord moi même ! Je vous avoue que je ne maîtrise pas grand chose en fait, je fonctionne beaucoup à l'improvisation et je discerne dans un second temps, je réécoute et j'essaye d'organiser ce qui me plaît le plus. Des fois, il m'est impossible de reproduire ce qu'il s'est passé pendant une impro ou un moment magique avec les copains.
Ahasverus : Certains titres ont un côté cinématographique. Est-ce un domaine qui vous intéresse ?
Lewis : Je rêverais de composer sur mesure pour un réalisateur ! Il m'est déjà arrivé de le faire pour une pièce de théâtre et c'était une riche expérience car j'ai dû bosser avec la contrainte. Devoir servir un univers, se mettre à disposition de la pensée du réalisateur et participer à l'action et au climat du film, c'est vraiment quelque chose qui me branche. J'aime les réalisateurs qui se donnent, ceux qui m'ont amené à regarder les films autrement, je pense à Andrei Tarkovski, Andrei Zviaguintsev, Emir Kusturica, Michelangelo Antonioni, Dario d'Argento, etc.
Ahasverus : Dans quelles conditions « Inside » a-t-il été enregistré ?
Lewis : « Inside » a été enregistré chez Sebastien Caviggia à son studio « Le cri de la tarente », avec vue sur la mer depuis le studio, face aux calanques du Mugel à la Ciotat. J'ai apprécié prendre mes pauses dans ce paysage. Seb est l'ingé son de l'album et aussi le directeur artistique, il a aussi participé à l'enregistrement en faisant notamment l'ensemble des parties batteries. Celles-ci ont été faites pendant le premier confinement sur l'envoi des pré-maquettes. Les pré-maquettes ont elles été effectuées dans les Alpes. Après le confinement, tout à été fait au studio, toujours avec la mer à coté, ah oui aussi en compagnie des deux beaux chiens gourmands de Seb !
Ahasverus : Hormis la frustration de ne pouvoir soumettre ses titres au verdict du live, sortir un album dans cette période troublée présente-t-il un risque ?
Lewis : Je ne sais pas, je dirais qu'en dépit de concert peut-être que l'on apprécie écouter plus de musique et plonger plus intensément dans un album. Mais oui, je pense que le risque est bien présent, je ne sais pas quand la situation se débloquera et quand il sera possible de faire des lives, tout cela demande de l'organisation et beaucoup d'anticipation (prévoir une tournée, démarcher des salles, lieux, festivals). Pour l'instant, aujourd'hui, c'est impossible. On garde espoir et la renaissance n'en sera que plus grande !
Ahasverus : Vous êtes déjà en train de travailler sur un second opus ? On ne vous arrête plus !
Lewis : Rien de concret pour le moment mais oui je commence déjà à travailler sur le deuxième opus, je pense que j'aimerais cette fois ci aborder une thématique bien précise et construire quelque chose autour. J'explore avant de poser quoi ce soit de définitif, je conçois ça comme du travail mais aussi comme une grâce !
Ahasverus : C'était un vif plaisir de découvrir puis d'écouter votre album, Lewis. Merci de m'avoir consacré du temps.
Lewis : C'est moi qui vous remercie, A bientôt !
(*) Lewis est détenteur d'un diplôme en psychologie clinique et spécialisé en psychologie de la musique.

«Inside» c'est :
Line-up :
- Lewis Feraud (Guitare, chant, Basse, Claviers, Batterie)
- Sebastien Caviggia (Basse, guitare, Batterie, Percussion, Chant Choeur, Claviers)
- Alex Leboeuf (Basse)
- Gabriel Mas (Claviers, Chant Choeur)
Invités :
- Anais Clément Arribi (Chant sur Cruel World, Choeur sur TIME I et, Again et The End)
- Julien Pignol (Trombone sur Entrance, King of the Falls et I just)
- Romain Redon (Flûte traversière sur Entrance et Time Money and Fear part II)
- Christopher Dudois (Choeur sur Time Money and Fear part II)
- Alexis noël (Saxophone sur King of the Falls et Time Money and Fear part II)
- Loic Aymerick (Violoncelle et Choeur sur Again)
Technique :
- Directeur artistique, Ingénieur son et mixage : Sebastien Caviggia au studio "Le cri de la Tarente"
- Mastering : Oliver Planchard
- Production : Lewis Feraud et Alex Leboeuf
- Crédit Photos : Antoine Dalibard
Tracklist :
- Entrance
- Time Money and Fear Part 1
- Inside the day
- Fox
- Cruel Word
- I just
- Again
- Cry a man
- King of Falls
- Time Money and Fear part 2
- The End
Liens :
L'actualité de la semaine 2/21
Le 11/01/2021
TATOUES A NOUVEAU ?
Tout roule pour Renaud Hantson !
Satisfait de l'accueil public de son nouvel opus solo « Tatoués à jamais » (10/07/2020), il pense déjà à un nouvel album. Il explique sur sa page Facebook :
"Depuis quelques semaines nous réfléchissons avec mon équipe sur l’idée de faire un nouvel album solo après le très bon accueil que vous avez réservé à « Tatoués à jamais » que je n’ai malheureusement pas pu promotionner en tournée avec une série de concerts vu qu’il est sorti quelques jours avant le 1er confinement !
Une réunion est planifiée demain lundi 18 janvier pour décider ensemble de l’intérêt potentiel de la réalisation ou pas de ce nouvel album. Si la réponse s’avère positive, nous lancerons rapidement un crowdfunding comme nous l’avons fait pour « Tatoués à jamais » en espérant que votre réactivité et votre soutien seront à nouveau au rendez-vous, peut-être bien plus massivement encore vu la situation catastrophique imposée aux artistes et puisqu’il ne nous reste plus qu’à écouter des disques chacun de chez soi en attendant de pouvoir retrouver l’ambiance des concerts Live et d’éventuellement revivre une existence « normale »..."
A suivre...
WHEELS OF STYLE
Le groupe de métal électro-industriel HORSKH vient de mettre en ligne ce 15/01/2021 le clip "Mud In My Wheels".
Remarquablement monté, ce clip très accrocheur est à notre goût la plus abouti de la série des quatre vidéos annonçant la sortie de "Wire", le nouvel album du trio de Besançon.
"Wire" sera disponible le 22/01/2021.
Les Liens :
JIRFIYA S'EXPORTE
Ingrid Denis-Payet, chanteuse du groupe parisien Jirfiya , était, le 06/01/2021, l'invitée de ZanZanA, l'émission métal de Radio Tunis Chaîne Internationale animée par Karim Benamor.
Elle y succède à un beau casting puisque Myrath, Acyl, Carthagods et Mikael Stanne (Dark Tranquillity) ou encore l'ex-After Forever Mark Jansen la précédaient (tous les podcasts sur https://www.zanzana.net/).
Jirfiya a sorti en novembre 2020 son premier album, "Still Waiting".
Découvrez-le ici :
https://jirfiya.bandcamp.com/album/still-waiting
https://open.spotify.com/album/2zsuzyqeI6wCWB2jW1uBu8
CONAN LA BARBIE
Karoline Rose (SUN) est actuellement en répétition.
La reine de la Brutal Pop sera en effet à l'affiche du théâtre des amandiers de Nanterre dans "Conan Le Barbare", une relecture de l’œuvre du romancier Robert E. Howard par le cinéaste Bertrand Mandico.
Exit Schwarzenneger dans cette adaptation très libre - qui fera également l'objet d'un film. Elle s'attache aux pas d'une (!) barbare, plusieurs actrices interprétant Conan à des âges différents.
Pour Bertrand Mandico - auteur de l'onirique et thrashy "Les Garçons Sauvages" - "proposer à des femmes des personnages inhabituels, c’est «presque une forme de fétichisme»."
Puisse le fétiche porter bonheur à Karoline.
Le lien du spectacle, programmé en mars 2021, est ici :
https://nanterre-amandiers.com/.../conan-la-barbare.../
BAD TRIPES REMET LE COUVERT

C'est officiel, tandis qu'Hikiko Mori, son espiègle vocaliste, vend ses toiles, dessins et peintures pour cause de déménagement (https://www.etsy.com/fr/shop/HikikoShop), le groupe de shock rock Bad Tripes prépare son nouvel album.
Les parents de la bouchère n'étaient plus entrés en studio depuis 2017, date de l'enregistrement des "Contes de la Tripe".
Discographie :
Phase Terminale (2010)
Splendeurs et Viscères (2013)
Les Contes de la Tripe (2017)
https://badtripes.bandcamp.com/
LEWIS L'INCLASSABLE
Deux mois avant la sortie de son premier album solo, Lewis, le chanteur de Tense Of Fools, qui nous avait ravi avec son single "Inside The Day", nous accorde une interview à découvrir ici :
LEWIS L'INCLASSABLE (interview)
REVUE DE PAQUETAGE
La semaine d'Ahasverus se termine par une interview bipartie du groupe de métal symphonique suisse Alkemy à découvrir ici :
Alkemy - le groupe : ALKEMY, REVUE DE PAQUETAGE : Le Groupe
Alkemy - l'album : ALKEMY, REVUE DE PAQUETAGE : L'Album
L'actualité de la semaine 1/21
Le 08/01/2021
HOMO PROGUS
"Deus ex Machina", le second chapitre de la trilogie "Sapiens" de JPL sortira le 12/03/2021 pour la version CD et le 01/04/2021 pour la version vinyle.
L'artwork de cette deuxième partie de l'histoire de l'humanité en mode prog' rock est signé par Stan W Decker.
CD :
https://www.quadrifonic.com/.../495-jpl-sapiens-chapitre...
LP :
https://www.quadrifonic.com/.../496-vinyle-jpl-sapiens...
Digital :
https://jplouveton.bandcamp.com/
CHAOS HEIDI : EN ATTENDANT L'EP
Chaos Heidi (ex-Asylum Pyre, Funny Ugly Cute Karma) a annoncé le 08/01/2021 le report de la sortie de son EP solo initialement prévu début 2021.
Précisant qu'elle souhaitait proposer "le meilleur EP possible", elle ajoute : "Le travail artistique en coulisses est fait de hauts et de bas, de grandes avancées puis de frustrations, ce n'est pas tous les jours facile, mais ça reste fascinant."
La Parisienne avait présenté en juin 2020 le premier single de ce futur opus, "Nuage de Maux", une reprise électro du titre figurant sur l'EP “Before it was cool” de Funny Ugly Cute Karma.
Vous pouvez supporter Chaos Heidi en likant sa page
https://www.facebook.com/chaosheidisinger/
Ou en contribuant à son patreon :
http://www.patreon.com/chaosheidi
RETOUR VERS LE FUTUR
"«Kali Yuga Bonfire» représente une sorte de fusion, de rencontre avec les membres de ce groupe. Pour moi ce fut le début d’une belle aventure, concrète et pleine d’énergie à la fois."
Ludovic Rouix et Alan Raoul, batteur et bassiste d'Hot Hell Room, ont accepté de revenir sur l'album "Kali Yuga Bonfire" (2013), fondateur du son du groupe. L'interview intégrale sur Back to the roots : HOT HELL ROOM, "Kali Yuga Bonfire" (2013)
LONG LIVE THE KING
On salue la naissance le 08/01/2021 de "Life Of a Common King", tout premier - et très prometteur - single de Virtual Realm.
Le groupe de prog' montpellierain se compose de Yoann Roussin (chant, guitare), Florian Arnaud (guitares, chant), Benjamin Marmier (batterie) et Laurent Sevezan (basse).
HELI EXPORT
Le groupe de prog' britannique Midnight Jazz Club a sorti aujourd'hui, 08/01/2021, un clip intitulé "Lucid Element" sur lequel Heli Andrea, la chanteuse de Mobius, est au micro.
Héli a aussi composé ses lignes de chant et écrit les paroles du second couplet.
Cette excellente composition, qui démarre presque en lounge, lui permet de donner beaucoup de chaleur dans les médiums et dans les basses.
Alors installez-vous "comfortable", montez le volume, just push play, et vous ne serez pas déçus.
Le single est disponible sur Bandcamp :
https://midnightjazzclub.bandcamp.com/.../lucid-element...
NETTOYAGE DE PRINTEMPS
"Quiétude Hostile", le nouvel album Demande à la poussière , soit huit titres de post-hardcore "racontant la dichotomie constante entre l’apparence du quotidien et ce soi profond, celui qui est toujours attiré par l’abîme", sera disponible le 26/03/2021.
Comme son prédécesseur ("Demande A La Poussière" - 2018), ce nouvel opus a été réalisé au Lower Tone Place Studio. Son artwork est signé Aurélie Raidro.
Il peut être pré-commandé ici :
http://smarturl.it/DALP
UN Z QUI VEUT DIRE ROZEDALE
Le groupe de blues-rock Rozedale (ex-Rosedale) a mis en boite son troisième album studio au ICP Studios de Bruxelles. Chris Sheldon (Foo fighters, Radiohead, Jeff Beck) s'est occupé du mixage.
En attendant sa sortie, les Alsaciens inaugurent l'année musicale 2021 en délivrant un album live enregistré au Wood Stock Guitares Live d'Ensisheim.
Ce dix titres est disponible uniquement en version digitale :
https://lnk.to/Rozedale_live_Woodstockguitares
ITOIZ BETTER BEFORE
"Fermez les yeux et laissez-vous transporter en 1985 dans cette petite ville de bord de mer du pays basque, par une nuit froide, pluvieuse et désagréable, dans une rue vide et sombre. Laissez-vous guider par la musique que vous entendez, approchez… plus près ! Dans le centre-ville, sur cette vieille place faiblement éclairée joue «le plus grand» des groupes de rock basque, et il s’appelle Itoiz…"
Pépé St@kaTTo est retourné au coeur des années 80 pour chroniquer "Espaloian" du groupe de prog' basque Itoiz. Séquence nostalgie.

La chro complète sur Les dossiers de Pépé St@kaTTo : ITOIZ, "Espaloian" (1985)
ILS ONT GAGNE AU CONCOURS AHASVERUS
Arnaud Jay, Sebz Toup, Mélie Red et Apolline Soulier Piarou sont les gagnants du concours de Noël qui mettait en jeu les CD de Foreign Rock Opera, Krokodil Dental Plan, Darkenhöld, Howard et Itoiz.
Le prochain concours pour gagner cinq nouveaux albums sera annoncé dans les semaines à venir.

Les dossiers de Pépé St@kaTTo : ITOIZ, "Espaloian" (1985)
Le 07/01/2021
Groupe : Itoiz
Album : Espaloian
Genre : Pop-Rock
Influences : Doors / Fleetwood Mac / Police / Clash
Origine : Mutriku (Euskal Herri / Pays Basque, espagnol et français)
Sortie : 15 mai 1985 (Elkarlanean) - remastérisé le 15 juin 2009 (ELKAR)
Par Pépé St@kaTTo

Line-up pour cet album :
- Juan-Carlos Perez (guitare, chant)
- Jose «Foisis » Garate (basse, choeurs)
- Jimmi Arrabit (Batterie)
- Jean-Marie Ecay (guitare)
Album vendu à 50.000 exemplaires.
En cette année 1985 Itoiz publie «Espaloian», son cinquième album. Album dans lequel le groupe laisse de côté le rock progressif et le folk traditionnel de leurs premières œuvres pour s’embarquer définitivement dans un pop-rock plus commercial, ce qui en fait un album plus accessible.
Bien qu'il s'agisse d'un album plus commercial que les précédents, c'est un opus de neuf titres d'une qualité incontestable. D'abord parce que les paroles des chansons d'Itoiz continuent d'être extrêmement réalistes tant elles collent à l’époque des 80's, avec un mélange d’intimité et d’émotions partagées, mais également parce que musicalement cet album se veut festif. C'est assurément l'album le plus pop-rock de leur discographie, plus mélodique, et beaucoup plus électrique qu’acoustico-folk grâce à l’apport guitaristique de Jean-Marie Ecay et ses influences Fleetwood Mac, Police ou Clash (d’où l’utilisation d’arpèges en son clair chorus et reverbe), mais également avec un foisonnement de multiples parties de claviers et de saxophones.
C'est aussi l'un de albums d’Itoiz les plus variés, avec des thèmes dansants, «Egun motela», «Berandu da», le très calme «Espaloian» ou le morceau reggae «Tximeleta reggae», des mélodies comme «Hegal egiten» ou «Abar Irratian», vont vous trotter dans la tête un bon moment (pas besoin de connaitre le basque !).
Le son et les chansons de «Espaloian» reflètent ainsi l'état d'esprit d'une génération de jeunes gens qui vivent dans les années quatre-vingt, période post-franquiste, écrasés par le chômage et la pauvreté et qui s’ennuient. Ce désir de s'évader de la vie qu'ils mènent, et d’indépendance, a influencé presque tous les textes de l’album. Ce climat se retrouve dès le premier morceau «Egun motela» qui ouvre l'album et qui, comme le suivant «Hegal egiten» sont devenus d'authentiques hymnes dans tout le pays basque.
Il faut également souligner l’excellent travail en studio d'enregistrement du technicien Antonio Morales, qui a su donner à l’album ce son pop-rock si particulier, propre et envoutant, et mettant bien en avant le rôle de la basse ; c’est le cas du troisième morceau «Berandu da» qui nous raconte la recherche infructueuse de l'amour idéalisé.
Dans le titre qui donne son nom à l’album «Espaloian», la voix de Juan Carlos Perez est triste et mélancolique, mais en même temps véhicule tout son lot d’émotions, une chanson qui souligne les jours gris et pluvieux, les nuits sombres et pleines de tension, qui s’enchaînent et se suivent inlassablement, un petit bijou, et ma préférée de l’album.
On retrouve également le son et l’influence de Police dans les parties de basse de Jose Garate "Foisis", dans «Taxi horiak», ou «Tximeleta reggae», qui nous dépeignent l’indifférence que leur ville produit, le tableau d’une mer sombre et abyssale. A noter dans ce dernier, le mélange particulier de rythmes reggae et bossa nova, subtile alchimie.
La chanson «Telefonoan» décrit en détail la nuit dans la ville, sombre et dangereuse, «Abar Irratian» rend lui hommage à la radio nocturne qui vous accompagne tout au long de la nuit, c’est peut-être la seule chanson joyeuse et bondissante de tout l'album. La ligne de basse est ici aussi fabuleuse.
L’album se termine avec «Clash eta Pistols» qui n’a de punk que le nom. Au menu, son clair guitare et «accordéon» et toujours cette basse omniprésente qui telle une locomotive «drive» ici tout le morceau. Une inspiration très Stranglers de la belle époque.
Si vous aimez la pop-rock du début des années quatre-vingt, je vous invite à découvrir le son d'Itoiz et ce sublime «Espaloian». Fermez les yeux et laissez-vous transporter en 1985 dans cette petite ville de bord de mer du pays basque, par une nuit froide, pluvieuse et désagréable, dans une rue vide et sombre. Laissez-vous guider par la musique que vous entendez, approchez… plus près ! Dans le centre-ville, sur cette vieille place faiblement éclairée joue «le plus grand» des groupes de rock basque, et il s’appelle Itoiz …
Pour écouter l’album entier sur Youtube :
https://www.youtube.com/watch?v=oAgKIkCy1V4&feature=emb_title
Pour découvrir la culture basque, musicale et littéraire :
https://www.elkar.eus/fr
Le 30/12/2020
LA GUERRE DU FEU
C'est Ellie Promotion qui nous le souffle : la Firemaster Convention 2021 se tiendra à Chateauroux du 30/04/2021 au 02/05/2021.
Au sommaire du Live, avec Titan, Misanthrope, Les Wampas, P3C, Astray Astronauts, Moonskin et Heavenly, mais aussi des ateliers tels qu'une initiation à la sérigraphie avec l’artiste Will Argunas ou une masterclass “Spéciale solo metal” avec Néo, le guitariste d’ADX.
Firemaster Convention propose actuellement des tarifs réduits.
Toutes les infos ici :
https://www.firemaster-convention.fr/focus-tarifs-reduits/
TIENS, VOILA DU BOURRIN
Nos amis de La Légion Underground webzine ont mis en ligne aujourd'hui 01/01/2021 sur Bandcamp la septième édition de leur compilation en téléchargement gratuit "We Are Legion".Au programme vingt-et-un titres pour vingt-et-unes formations, essentiellement extrêmes (hardcore, black, death) ou de métal burné (un titre du nouveau MEMORIES OF A DEAD MAN) , mais comptant également quelques groupes plus légers (un bien joli titre du métal celto-mélodique d'Orkhys), plus groovy (le très sympa Cosmic Club) et une palette de morceaux allant de 3'18 à 17'31 minutes.
Nos félicitations à La Légion pour ce joli bébé !
https://lalegionunderground.bandcamp.com/.../we-are-legion-7
FURIES ET NIGHTMARE FONT LE CANARD
Après LAG I RUN sur France Culture (voir L'actualité de la semaine 51 ) c'est au tour de Furies et de NIGHTMARE de s'inviter sur des gros médias généralistes avec un article paru le 27/12/2020 dans l'édition en ligne du journal Le Parisien, qui a même agrémenté sa publication d'un clip de chaque formation et s'est fendu d'une petite chronique de leur nouvel album.

KAROLINE ROSE : BLITZKRIEG POP
Ca bouge chez Karoline Rose. La rockeuse franco-allemande a mis en ligne mi-décembre 2020 une cover du classique de Soundgarden "Black Hole Sun" enregistrée avec l’orchestre Geneva Camerata dans une configuration tenant autant du rock que de la musique de chambre.
Karoline vient également de commercialiser la version physique de son EP de SUN «Brutal Pop» en version deluxe. Elle explique :
"Nous avons passé quelques mois à batailler pour que ce CD puisse être fabriqué dans de bonnes conditions et comme je le voulais, c'est à dire avec la qualité et le rendu "mini Vinyl". Aujourd’hui il est disponible sur Bandcamp (lien ci-dessous). Kiffez-le, il a été fait avec Amour ! Je vous souhaite de très bonnes fêtes."
https://sunbrutalpop.bandcamp.com/
HEART ATTACK : JESUS DANS LA CRECHE
HEART ATTACK a annoncé le 23/12/2020 le lancement de sa nouvelle chaîne Youtube https://cutt.ly/EhMxMJ0.
Les thrashers précisaient : "On vous prépare du lourd niveau clip et vidéos pour les mois à venir, alors n'hésitez pas à vous ABONNER et à PARTAGER notre nouvelle chaîne Youtube !"
Le premier de la série a été mis en ligne le 28/12/2020. Il s'agit d'une cover du tube de Genesis sorti en 1991 "Jesus He Knows Me".
L'affaire a été mixée par Sébastien Camhi en son Studio Artmusic et masterisée en Allemagne par Kai Stahlenberg au Kohlekeller Studio.