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Back to the roots : HOT HELL ROOM, "Kali Yuga Bonfire" (2013)

Le 25/12/2020

«Kali Yuga Bonfire» représente une sorte de fusion, de rencontre avec les membres de ce groupe.

Hot hell room kali yuga bonfire

Roots, bloody roots... Après Mobius et The SoapGirls, c'est au tour des Franciliens d'Hot Hell Room de revenir sur l'opus dans lequel ils posaient les fondations de leur Heavy Rock. Nous avons choisi leur premier album : "Kali Yuga Bonfire".
Mais remettons les choses dans leur contexte : nous sommes en 2013. C'est l'année folle où l'on trouve de la viande de cheval dans des plats "100% pur bœuf" et où l'on découvre qu’un ministre du budget planque ses sous en Suisse. C'est aussi le mariage pour tous, et Léonarda qui interpelle François Hollande, président de la République.
Côté musique ça marche plutôt bien : Deep Purple sort "Now What ?!", Daft Punk "Random Access Memories". Stromae triomphe avec "Racine Carrée". Où se situe Hot Hell Room dans tout ça ?

Ludo Rouix (batterie) :
Salut Ahasverus. En effet l’actualité a été, comme tu la citais, un peu folle cette année-là !  Concernant Hot Hell Room, en 2013, nous présentions et défendions sur quelques scènes notre premier album «Kali Yuga Bonfire». Il est sorti au début de l’année 2013, de mémoire (Alan a une meilleure mémoire que moi). C’est également l’arrivée de Sébastien (guitariste), ce qui nous a permis de renforcer la présence des guitares au sein des morceaux. Donc le groupe était composé de Loïc Malassagne (Chant), Alan Raoul (basse), ShazyBob (Guitare), Sébastien Luccioni (guitare) et moi-même (batterie).
Alan Raoul (basse) :  On a lancé la machine à remonter le temps, le convecteur temporel est en marche, direction 2013 (rires). Mais pour commencer, et si on veut parler de cet album, il faut revenir à l’année 2011, car il a été composé au début et enregistré à la fin de cette même année. Ensuite, la finalisation et le mixage ont été réalisés au début de l’année 2012. A cette époque on évoluait sous la forme d’un trio composé de Loïc, Ludo et de moi. C’est à l’automne 2012 que Shazy Bob nous a rejoints comme second guitariste. La suite, Ludo l’a bien résumée : c’est en 2013, que nous avons donné les quelques premiers concerts pour défendre l’album sur scène et que Sébastien est arrivé. Ces années représentent vraiment les débuts de l’aventure Hot Hell Room sous sa forme actuelle. C’est aussi l’année de notre première vidéo, avec le titre «Humanity Will Never Change», réalisée par Eddy Norman.

Après une démo sortie en 2005, quand vous décidez d'écrire un album, vous parlez de la direction à prendre, des thématiques à aborder ?
Alan :
  Il y a eu deux démos avant la sortie de «Kali Yuga Bonfire» : « Lies Box » en 2005, une démo de trois titres enregistrée à la maison avec les moyens du bord, ainsi qu’un album démo « Hot Hell Room » en 2009(*) .Pour l’écriture de  « Kali Yuga Bonfire »,  on ne s’est pas trop posé de questions, cet album a été le fruit d’un vrai travail de groupe, car la plus part des titres ont été écrits en répétition et certains autres étaient issus de l’album démo réarrangé et réadapté avec le jeu de batterie de Ludo.

(*) voir https://www.metal-archives.com/albums/Hot_Hell_Room/Hot_Hell_RooM/250359

Justement, d'où sortent les treize titres qui composent "Kali Yuga Bonfire" ?
Ludo :
Ouh la la ! Je dirai de nos esprits abyssaux tordus (rire) ! Plus sérieusement, certains titres sont issus de la démo «Hot Hell Room» composée par Loïc et Alan avant mon arrivée, fin 2009. Au départ nous avons travaillé ces morceaux et j’ai réécrit les parties batterie avec mon jeu.  Cette démo comportait à mon sens de très bons titres, que j’aimais beaucoup écouter. Nous avons commencé à composer d’autres titres, avec des mélanges d’idées, d’influences, en répétition, parfois en jammant. La plupart du temps, l’un de nous amenait des riffs ou des titres écrits en partie, que nous avons mixé comme une bonne soupe.
J’ai un souvenir de répétition pour la composition du titre « Undergo », disant aux deux gars brassant des manches, en partant sur l’idée d’une ligne de basse groovy d’Alan : «Hey les gars, ne vous affolez pas, j’ai une idée ! Ce pattern de batterie, là, genre disco, il serait cool de le placer au milieu du morceau, genre couplet ou autre mais en version Rock/Heavy ! » Alors on teste, et Bingo ! Ce titre a été finalisé comme cela ! Super moment d’osmose, de communication. Et de bonnes barres de rires aussi !
Alan : A cette époque, (début 2011), on s’est donnés le pari fou d’enregistrer ce premier album à la fin de l’année, et donc en six mois. On a composé pas mal de titres, il me semble que les trois premiers morceaux écrits ont été « World of Kali », suivi de près par « Humanity Will Never change » et « Berlin Girl ». Comme l'a précisé Ludo, ce premier album comporte aussi quelques titres réarrangés de l’album démo de 2009, comme par exemple : «  Love Kills », « At The Junkies bedside », « Hell City », ou encore « You Don’t belong to them » qui, pour la petite anecdote, est le plus vieux morceau du groupe, la toute première chanson que nous ayons écrite, Loïc et moi, en 2002, pour ce groupe qui ne s’appelait même pas encore Hot Hell Room...

Hot hel room eddy norman
HOT HELL ROOM en 2013 - Photographie Eddy Norman
Vous appelez l'opus "Kali Yuga Bonfire". C'est un constat sur l'état du monde ?
Alan :
Le Kali Yuga, appelé aussi l’Age sombre, est un concept hindou. Il repose sur une conception cyclique du temps qui se manifeste par plusieurs segments dans le domaine du développement de l’esprit humain, du plus élevé de sa spiritualité jusqu’à sa dégénérescence vers une phase destructrice et chaotique qui se régénère par une renaissance, d’où l’effet de cycles. Dans la mythologie hindouiste elle est amorcée par la déesse Kali, déesse du temps, de la mort, de la délivrance, mère destructrice et du chaos, mais aussi mère de la création et de la renaissance. Ce constat est bien un état de l’humanité actuelle, mais ce monde est constitué de cycles qui se répètent à l’infini depuis les premiers siècles, allant de la création vers la destruction la plus totale.  C’est un des domaines (parmi tant d’autres) que Loïc aime développer dans ces textes. Sur l’album, les textes de « World Of Kali » et de « Humanity will never change » y font écho.   


« On n’était pas vraiment aguerris dans les choix et les envois promotionnels. Être Musicien est un métier ; être attaché de presse en est un autre. »


"Rejection" est l'un des titres les plus rapides que vous ayez enregistré !
Alan :
« Rejection » est une très vieille composition de Loïc. Il l’a écrite quand il était ado et nous l’a proposée lors d’un jam en répétition. On a trouvé que ça fonctionnait bien et on l’a adaptée avec nos jeux et mise tout de suite dans la setlist de l’album.  C’est un titre assez rapide, court et direct.  

Je peux écouter "Love Kills" dix fois par jour ! Il me fait penser à "Starway to Heaven", et à "November Rain". Pour vous c'est un standard ou une chanson parmi les autres ?
Ludo :
Ahhh « Love kills » ! Merci pour cette comparaison ! Personnellement c’est une power balade que j’affectionne beaucoup, elle est à la fois calme et puissante, avec beaucoup d’émotion.  Sans vouloir nous jeter de fleurs je pense qu’on l’a bien travaillée et qu'on a bien retranscrit le feeling du moment. Cette chanson est aussi tirée de la démo 2009 dont je parlais tout à l’heure, « Hot Hell Room ». Je dirais que pour nous c’est un standard !
Alan : Merci beaucoup pour les comparaisons avec ces deux grandes ballades mythiques de ces deux grands groupes. « Love kills » est une chanson que j’aime beaucoup et que l’on continue à jouer en live. Les ballades et les titres acoustiques font aussi partie intégrante de notre marque de fabrique.

« Love kills », c’est l’un des morceaux que Loïc choisira de réorchestrer sur le Ep Morrison. Au fait, pourquoi cette réorchestration de certains titres en 2015 ? vous étiez frustrés par le son de l'album original ?
Ludo :
C’est Loïc qui a eu cette idée. Il a ajouté des parties d’orgue, de clavier et de piano sur ces trois titres de l’album, et en effet cela a son charme sur les morceaux. Le EP « Morrison » est en écoute et téléchargeable en numérique sur le Bandcamp officiel du groupe. (voir lien in fine)
Alan : Nous sommes très satisfaits de la production globale de « Kali Yuga Bonfire », qui marque aussi notre première collaboration avec Andrew G du Hybreed Studio. L’idée de base de réorchestrations était juste de redonner plus d’ampleur aux couleurs musicales de ces trois titres. Pour le titre Morrison, qui fait, comme son nom l’indique, référence directe à Mr James Douglas Morrison (Jim Morrison), il était logique que l’orgue y fasse une apparition plus que succincte. C’est aussi en quelque sorte aussi un hommage à Ray Manzarek, l’éminent organiste des Doors décédé en 2013.

Hot hell room morrison
HOT HELL ROOM - "Morrison" (EP - 2015)
Comment se passe la mise en boîte de "Kali Yuga Bonfire" ? Vous aviez déjà une expérience du studio.
Alan :
L’enregistrement de « Kali Yuga Bonfire » s’est fait en plusieurs étapes, comme pour chacune de nos productions depuis celle-ci. La première phase commence par l’enregistrement des Batteries au «Roots Note Studio» par Pierre Houllier, un ami avec qui nous collaborons sur chacun de nos albums. En l’occurrence, pour  « Kali Yuga Bonfire », ce fut en septembre 2011. Ludo a enregistré les parties de batteries en une journée.
Ludo : Nous décidons de rentrer en studio de façon générale quand tous on se sent prêts et quand les morceaux tournent bien. Comme on commence par les batteries, j’ai besoin au maximum d’être à l’aise au niveau des structures des morceaux. J’aime bien pourvoir développer mon jeu en essayant et en testant des breaks, parfois en improvisant et en enregistrant direct avec le groupe pour trouver le bon truc. On n’est pas un groupe axé sur la technique. Pour ma part, je compose mes parties pour me faire plaisir et servir la musique en y apportant une touche musicale. Et oui c’est possible même à la batterie !
Alan : Pour la deuxième phase, en octobre 2011, nous sommes allés enregistrer  le reste au Hybreed Studio. Tout le reste : Les guitares, la basse, le chant, etc. Dans la joie et la bonne humeur avec Andrew G. C’était la première fois que nous enregistrions là-bas, et tout a été bouclé en une semaine.
En Guest sur cet album nous avons invité Jessie Lee Houllier (NDLR : Jessie Lee & The Alchemists). Elle fait deux solos de guitare, sur le titre « Wistful Sunset  » ainsi que sur « Morrison ».

La troisième phase débute au tout début 2012, avec le mixage ainsi que le mastering de l’album, toujours avec Andrew. Elle marque le début d’une longue collaboration pour les deux albums suivants.
La quatrième phase, un peu plus tard, a été la conception de la pochette et du livret avec notre ami Jean-Paul Ferrer, qui nous a malheureusement quittés en cette année 2020, et à qui nous rendons hommage.
Ludo : Niveau expérience studio, Alan et moi avions déjà joué et enregistré ensemble au sein du groupe Evolvent, en 2010.  J’ai pas mal d’expérience de studio depuis de nombreuses années, et j’ai beaucoup appris avec le groupe de Doom/metal Progressif Anthemon, vers les années 2005. Et comme quoi le monde est petit :  Loïc en était le chanteur, à cette époque ! 
Alan : Pour les expériences de studio, nous avions tous les trois déjà eu l’opportunité d’enregistrer avec nos anciens groupes. Loïc y était accoutumé depuis de nombreuses années avec ses multiples projets musicaux, comme par exemple Invading Chapel.  Pour ma part, j’avais déjà enregistré avec mes précédents groupes et fait des sessions, notamment pour les deux premiers albums d’Evolvent dont parlait Ludo. C’est à cette époque qu’on s’est connus...


«  Ce fut le début d’une belle aventure, concrète et pleine d’énergie à la fois. »


Avez-vous été satisfaits de l'accueil critique de "Kali Yuga Bonfire" ? Vous êtes arrivés à le faire chroniquer ?
Alan :
Je dois bien avouer qu’à cette époque on était complètement novices pour tout ce qui était promotion. On s’est occupés de tout Loïc, Ludo et Moi, mais on n’était pas vraiment aguerris dans les choix et les envois promotionnels. Être Musicien est un métier ; être attaché de presse en est un autre (Rire) ! L’album est sorti via le E-shop de Dooweet record - pour la partie physique en CD - et chez Zimbalam pour la partie numérique. On a régulé le tout sur notre Bandcamp par la suite : nos trois albums y sont disponibles.
On a eu des retours favorables à l’époque. D’ailleurs la plupart des CD de «Kali Yuga Bonfire» ont été vendus !  Par la suite, nous avons travaillé avec des attachés de presse qualifiés. Elodie, de « Ellie Promotion », a fait du très bon travail pour l’album suivant, « Architect Of Chaos (2016), et Gilson, de «Impérative Music», nous a permis d’obtenir pour «Stasis» (2020) une signature chez  STF Record, en Allemagne.

Hot hell room architect
HOT HELL ROOM - "Architect Of Chaos" (2016)

Êtes-vous parvenus à le diffuser convenablement et êtes-vous contents des retours du public ?
Ludo :
Disons que, depuis plusieurs années, les supports physiques ne sont plus à la mode… Nous sommes dans l’ère numérique. Par ailleurs, la discographie est disponible sur les plateformes tel que Deezer, Spotify, Amazon… et beaucoup d’autres. Les supports CD partent le plus souvent pendant les concerts et via les labels.
Mais je suppose que les gens qui achètent nos albums apprécient notre musique ! Enfin, je fonctionne comme cela, moi (rire). Parmi ces personnes, nous avons d’excellents retours, et nous les remercions pour leur soutien !

Quel est votre titre préféré sur "Kali Yuga Bonfire" et pourquoi ?
Ludo :
Sans surprise « Love Kills » ! De l’émotion, de la douceur, et puissante à la fois ! et puis « Morrison » !
Alan : C’est difficile de n’en choisir qu’un, alors j’en donnerais trois (Rires) : « Humanity Will Never Change  », « Undergo » et « World Of Kali ». Tout simplement parce que ce sont des titres qui sont agréables à jouer. Mais je pense que je pourrais en citer d’autres, comme « Wistful Sunset ». Bon... Ca fait quatre, j’arrête là !  Promis !  (Rires) 
S'il était à refaire, que changeriez-vous à cet album ?
Alan :
« Kali Yuga Bonfire » est l’aboutissement de plusieurs années de travail. Je reste assez fier de cet album, mais il y a certaines choses qu’on aurait fait différemment si on avait dû l’enregistrer actuellement. Quand on fait une rétrospective sur son travail artistique, avec les années de pratique, on obtient plus de réflexion et plus de maturité dans son jugement sur le travail effectué. A mon avis, certains titres auraient mérité un peu plus d’attentions et d’arrangements. Mais cela n’empêche pas qu’on reste très contents du résultat, de la cohésion globale de l’album et de la production d’Andrew. On a toujours plaisir à jouer en concert la plupart de ces titres. Je garde une grande fierté de « Kali Yuga Bonfire ».

Individuellement, qu'est-ce que "Kali Yuga Bonfire" vous a appris ?
Ludo :
Je pense qu’on a appris à se connaître musicalement et humainement, à travailler et à prendre du plaisir à le faire ensemble. « Kali Yuga Bonfire » représente une sorte de fusion, de rencontre avec les membres de ce groupe. Pour moi ce fut le début d’une belle aventure, concrète et pleine d’énergie à la fois. Et… qu’il allait falloir les supporter les gaillards !  Je plaisante : ce sont surtout eux qui ont dû apprendre à me supporter !
Alan : Comme le souligne si bien Ludo, Hot Hell Room est avant tout une aventure humaine. Ce qui nous lie en plus du partage au niveau de la fibre artistique, c’est l’amitié, même si parfois certains sont plus difficiles que d’autres à supporter (Rires). « Kali Yuga Bonfire » a été le début d’une belle aventure qui perdure toujours.       

"Kali Yuga Bonfire" est-il l'album fondateur d'Hot Hell Room ?
Alan :
Je ne sais pas si on peut dire que « Kali Yuga Bonfire » est un album fondateur, mais je pense que c’est pour nous un album formateur, car c’est avec celui-ci que nous avons trouvé notre voie et on a beaucoup appris en le réalisant. Sans prétention je verrai plutôt « Stasis », notre troisième et dernier album, comme fondateur, car il est notre disque le plus mature à ce jour. Mais ça reste mon avis propre, et si ça se trouve, je dirai pareil pour le prochain album ! (Rires)

Stasis2
HOT HELL ROOM - "Stasis" (2020)
Vous parliez de "Stasis", votre nouvel album. Comment a évolué votre son depuis "Kali Yuga Bonfire" ?
Alan :
En premier lieu, le line-up est différent, car depuis cette fameuse année 2013, il y a eu deux nouveaux membres, deux sensibilités nouvelles. Depuis l’album « Architect Of Chaos », on essaye de répartir démocratiquement par membres les choix des compositions. Hot Hell Room à la chance d’avoir en son sein cinq compositeurs, ça aide beaucoup, et comme je le disais plus haut, je pense vraiment que nous avons acquis plus de maturité avec le temps, ainsi que plus de réflexion sur le travail du songwriting, et ça se ressent sur la totalité des dix chansons de « Stasis ». 
                                                                                          
Merci Hot Hell Room d'avoir pris le temps de répondre à mes questions.
Alan :
Merci pour ton soutien. Je ne le répéterai jamais assez, mais merci à toi pour le soutien dont tu fais preuve pour la scène locale, et pour la passion qui t’anime depuis toujours.
Ludo : Un grand merci à toi ! Merci également à toutes les personnes qui nous soutiennent. Nous espérons vous revoir très bientôt !


Les Liens :

Hot Hell Room sur Facebook :
https://www.facebook.com/hothellroom/
Hot Hell Room sur Spotify :
https://open.spotify.com/album/4bxDa8Cku2KIg87lqCLUl5
Hot Hell Room sur Bandcamp :
https://hothellroom.bandcamp.com/

Discographie HOT HELL ROOM :

Lies Box (EP - 2005)
Hot Hell RooM (demo – 2009)
Kali Yuga Bonfire (2013)
Morrison (Arranged Version - EP - 2015)
Architect Of Chaos (2016)
Stasis (2020)

ALKEMY, REVUE DE PAQUETAGE : L'Album

Le 25/12/2020

Après une première partie (*) consacrée à l'histoire d'Alkemy, il est temps de rentrer dans le vif de l'actualité et de s'intéresser à la seconde version de l'album "Resilience".
La revue de paquetage continue !
(*)
ALKEMY, REVUE DE PAQUETAGE : Le Groupe

Alkemy 1

Alkemy - photo Pascal Knecht


Nous faisons de la musique comme d'autres voyagent.


Alkemy, en 2019 sort "Resilience". Êtes vous satisfaits des premiers échos qu'il reçoit ?

Katia : Oui et non... Les gens qui ont reçu l'album ont aimé le sujet et les musiques. On a eu pas mal de retours positifs, et aussi pas mal de remarques constructives. Celle qui ressort le plus est ma prononciation et mon anglais. On a remarqué aussi beaucoup, lors de nos concerts, que les gens s'attendent à une piètre représentation... Alors que dès l'ouverture de nos lives, les gens sont scotchés par ma voix, et j'ai cet immense bonheur de réussir à transmettre des émotions et à communiquer des messages liés à nos chansons. Au point que certains ont les larmes qui coulent durant nos concerts. Je pense que nos lives sont puissants et que nous avons encore beaucoup à apprendre pour réussir à les transmettre sur album ou vidéo. Les gens prennent réellement conscience de notre potentiel lors de nos concerts. Je n'ai pas encore trouvé le moyen de réussir à communiquer cela par les vidéos et les sons en ligne. Je réfléchis à réaliser de vrais clips, car tout ce qu'on fait est fait "maison", de manière spontanée et non réfléchie, contrairement à nos concerts.

Alkemy cd
 
Quelques mois après sa sortie, l'album connaît des problèmes de droits et vous choisissez de le réenregistrer en changeant les parties qui posent souci. Comment le groupe vit-il cette épreuve ?
Michel :
On a eu en effet quelques déboires avec deux personnes qui ont croisé notre route ; cela ne nous a pas empêché de poursuivre notre aventure, bien au contraire !
Bibi : C'était d'abord la stupéfaction... Et puis une énergie, comme un volcan sorti des tripes du groupe.. Une abondance d'idées créatives, Alkemy à libéré une source musicale, portée par des textes forts, qui a donné naissance à des petits bijoux.. Et a scellé des liens forts... en harmonie de résistance ou résilience face aux événements extérieurs.


Katia : Je le vis comme un apprentissage du manquement à mon devoir en tant que manager du groupe. J'ai basé ce premier album sur la confiance puisque j'avais tous les "OK" par écrit, mais j'aurais du faire signer toutes les personnes avant de graver l'album. J'en ressort grandie, et nous acceptons la situation puisque nous avons choisi de refaire, plutôt que de courir après des signatures qui n'ont pas de sens à nos yeux. La confiance était aveugle, les choses ont été faites dans le respect et nous avons décidé de ne pas entrer dans le jeu de certaines personnes en les écartant de notre projet. On préfère un album sain, plutôt que malade. C'est aussi ça le chemin de la guerison : suivre d'autres chemins désengorgés de toutes frustrations.


Le regard des autres ne nous définit pas.



"Résilience bis" est une  occasion inattendue de revoir sa copie. Avez-vous été tentés de changer plus que le nécessaire ?
Michel :
Juste le nécessaire. Le premier CD était un partage amical, avec apparemment pas les bonnes personnes ; le deuxième CD, c'est se réapproprier l'idée et la partager avec les bonnes, cette fois -ci.
Katia : Pour moi c'est  une magnifique opportunité de faire mieux.
 
Il s'écoulera près de deux ans entre "Resilience" et "Resilience-bis". Un des effets indésirables du COVID ?
Bibi :
Oui, mais pas que.. Une opportunité de peaufiner, de ciseler le travail de création... Encore la résilience !
Katia : Oui... Et non, puisque nous travaillons toujours à distance. On se voit uniquement pour la préparation de concerts, afin de mettre en place le spectacle. 2020 était une année de "festivals" reportés à 2021. Tout se goupille, et c'est finalement parfait !
 
Combien de titres figureront sur la nouvelle version de ce "Resilience-bis" annoncé au printemps 2021 ?
Katia :
Douze titres sont prévus, si tout va bien. Nous mettrons les huit existants, dont deux modifiés. "Resilience" et "I belong to no one". Les six autres sont revisités sur le plan technique (chant) et améliorés côté son (mix et mastering). Puis il y a les quatre nouveaux morceaux, dont un instrumental et une intro qui seront deux bonus. On parle même déjà du prochain album sur un tout autre sujet, mais finissons déjà celui-ci afin de clore un chapitre.

Alkemy3
Alkemy par Rainer Kerber
L'écriture en anglais est-elle un moyen pour Katia de mise à distance des textes autobiographiques,  ou c'est simplement la langue naturelle du rock ?
Katia :
Oui ! L'anglais me permet de préserver mon vécu, et met en effet une distance sur les paroles originales écrites sous forme de texte, adaptés pour des paroles de chansons (couplets-refrains). Et je n'aime pas chanter en français. Je ne sais pas écrire des chansons, je sais écrire mes textes, raconter mon histoire - d'où la sortie de mon livre idéalement prévu au moment de la sortie de notre album. Les paroles ne sont que des petits bouts de mots extirpés pour les insérer dans les chansons avec une mélodie.
Michel : La langue anglaise sonne et vibre d'une certaine façon, et c'est plus approprié pour notre style de musique.
 


Le pardon dit "c'est fini, c'est passé, et le passé a existé, maintenant je vis avec et au présent".



"The Eyes of the others"... Les autres n'ont que le pouvoir qu'on leur donne ?
Bibi :
Un titre important de l'album. Au-delà du regard des autres il évoque aussi l'importance du pouvoir que l'autre, l'environnement, veut ou peut prendre sur notre liberté de choix, sur notre propre définition de nous mêmes. Sommes nous prêts à cela ?
Katia : C'est avec Steff Peronne, du groupe Headless Crown (NDLR : groupe de heavy metal suisse qui a cessé ses activités en 2018 après deux albums), que j'ai écrit les paroles. Il les a mises en forme et en anglais sur la base d'une histoire que je raconte. Je voulais exprimer à quel point le regard des autres ne nous définit pas. Être soi-meme, poursuivre ses rêves, sans se laisser dérouter par les jugements. Ceux qui critiquent n'en font jamais autant.


 
"My Friend", c'est une dédicace à Jess, qui a fondé le groupe avec Katia ?
Katia :
Oui à la base... J'ai posé des paroles sur notre amitié, qui dure et durera pour l'éternité. J'ai d'autres ami(e)s pour qui ce texte est valable, il parle d'amitié sincère, sans espace temps.


Un texte signé est Stéphanie Y. Fischer. C'était important de lui donner la parole ?
Bibi :
Oui, très important. A travers son témoignage et sa parole qui lèvent le voile sur l'horreur, elle permet aux victimes de se reconnaître, de sortir de la honte, du silence...
Katia : J'ai lu son livre du même titre en deux jours, et j'ai pleuré. Je voulais être en lien avec elle et faire quelque chose de ce que j'avais profondément ressenti. Je lui ai proposé de co-écrire une chanson sur la base de son livre, elle a accepté et a écrit un texte en français. Et nous l'avons adapté en anglais. Elle est venue jusqu'au studio d'enregistrement. Une collaboration qui vaut de l'Or !


 L'album se termine sur "Forgiveness". On ne se reconstruit que par le pardon ?
Bibi :
Pas que.. Le pardon est le point d'orgue, il s'invite tout seul, lorsque le trauma a été soigné, que toutes les émotions tumultueuses se sont asséchées, et que la paix est revenue dans le cœur. Le pardon dit "c'est fini, c'est passé, et le passé a existé, maintenant je vis avec et au présent."
Katia : Le pardon aide à avancer. On se sent libéré d'un passé, sans l'oublier. On décide d'accepter notre histoire et de vivre avec ce qui EST. Pour réussir à pardonner, je visualise tout ce que j'ai reçu de bon, ou ce que j'ai pu en retirer et en faire. C'est aussi notre histoire qui fait de nous qui nous sommes.


Chaque musicien est là pour porter les textes de Katia.
Ecrire un texte c'est tout un art, et elle le fait à merveille.


Les textes de Katia sont très intimes et Alkemy est le premier à les recevoir en confession. Comment est-ce vécu par le groupe ?
Bibi :
Qu'est ce que l' intime, si ce n'est que l'authenticité brute sans fard ni enjolivures ? L'intime est un cadeau, un trésor offert, reçu par le groupe dans un respect pudique et conscient de sa valeur !
Jack : Je suis ouvert à tous les sujets, je ne vois pas d'inconvénient à faire un morceau qui parle de choses difficiles, ou tabou, comme  l'inceste. Pour Katia c'est son projet (évidemment je suis aussi impliqué) mais au niveau du texte, du contenu et du message qu'elle veut véhiculer c'est elle qui sait où elle veut aller.
Michel : Chaque musicien est là pour porter les textes de Katia, en effet. Ecrire un texte c'est tout un art, et elle le fait à merveille.
 
"Resilience" sortira au printemps 2021, mais on peut déjà acheter les chansons validées/signées  en ligne ?
Katia :
Oui, nous mettons à dispostion en ligne les chansons et l'album, téléchargeable et payant. Tous ceux qui ont acheté l'album en ligne recevront gratuitement l'album physique en 2021. Nous faisons de la musique comme d'autres voyagent ou investissent dans leur voiture, leur maison... C'est une réel plaisir, sans aucun but professionnel. On ne cherche meme pas à être connus, on cherche à transmettre un message et à partager des bons moments lors de nos concerts ! On n'est pas du tout dans l'attente, c'est ce qui fait  que nous sommes différents dans tout ce que nous faisons. On donne notre album, on joue gratos, on rentre dans aucun tabel standard !

Merci Alkemy d'avoir répondu à mes questions.
Katia :
Au nom du groupe, merci pour cette opportunité qui nous permet de nous exprimer dans ton média ; merci pour votre soutien également.


Les Liens :

https://www.alkemy.ch/music
https://www.facebook.com/alkemysymphonicmetal
https://www.youtube.com/channel/UCHf2cyKYWQ5oyGbWY7ajZNQ

 

ALKEMY, REVUE DE PAQUETAGE : Le Groupe

Le 25/12/2020

En 2019, Le groupe de métal symphonique Alkemy sortait "Resilience", qu'il devait rapidement rappeler à l'écurie pour des problèmes de droits. Il promettait l'édition d'un "Resilience-bis" une  fois ces difficultées aplanies.

Alkemy photo

Alkemy - photo Pascal Knecht
En novembre 2020, nous interrogions sur ce point Katia, fondatrice de la formation. (*) "L'album «bis» sortira au printemps 2021 avec les mêmes chansons et des nouvelles" expliquait-elle.
Alkemy n'allait pas s'en tirer comme ça. "Revue du paquetage complet, tout le monde au pied du lit ! on a dit. Le groupe à gauche, l'album à droite. Et pas question de se planquer derrière la fameuse neutralité suisse, mes gaillards !"
Et puis on a commencé la revue par le groupe.

(*) ALKEMY : le point sur Resilience "bis".


Après cinq ans d'alchimie vocale, nous avons décidé de monter un vrai groupe.


Bonjour Alkemy. Votre formation fait ses premières armes comme cover band, avec Jess et Katia au chant. Un mot sur ces années d'insouciance ?
Katia (chant) :
Aucun des membres actuels n'était là en 2010. J'ai rencontré Jess en 2005 et nous avons partagé la scène de kermesses et de karaoké. C'est en 2010, après cinq ans d'alchimie vocale, que nous avons décidé de monter un vrai groupe de cover de métal symphonique, pour un amour commun de cette musique et ambiance. Nous reprenions les plus grands titres en harmonie et en duo.


Alkemy poursuit en groupe de compositions avec Katia et un chanteur. Manque de confiance de Katia en ses capacités à tenir la piste seule ou simple choix artistique à la Nightwish pour contrebalancer sa voix lyrique ?
Katia :
honnêtement je dirais les deux, bien vu ! J'avais une alchimie incroyable avec Jess, et j'ai rencontré Juan que j'ai intégré dans notre projet après qu'il m'ait invité sur un concours de chant à ses côtés. C'était une relation "tampon" après que Jess ait quitté l'aventure pour d'autres horizons musicaux. Après une année de collaboration et plusieurs dates de concerts, nous avons décidé d'y mettre un terme ; nos objectifs et façons de travailler étaient trop différents et à l'opposé de nos buts respectifs.


 Alkemy 2020 c'est Katia (chant), Michel (batterie), Jack (guitare) et Bibi (basse). Individuellement, quel est votre cursus musical ?
Katia :
j'ai appris le théatre et le chant à l'école Steiner. J'ai également joué du piano toute mon enfance et intégré mon premier groupe, "Paradoxe", en 2001. On a produit un album et des concerts.
En 2005 je chantais avec un groupe de copines dans des kermesses, avant de créer ALKEMY en 2010. Le groupe a tout juste dix ans, et le line-up est stable depuis 2018, avec l'arrivée de Michel.
J'ai tout appris sur le tas et seule. Je suis une bonne manager, et un mauvais leader. Pour cela Bibi est là et établit un bon équilibre au groupe.
Bibi (basse) : Dans mes jeunes années, jusqu'à trente ans... danse, comédie musicale, théâtre et mime. Depuis 2008, basse, différents groupes de rock et des ateliers jazz. Depuis 2016, découverte du métal grâce à Alkemy... Un sacré challenge ! Un amour du live et de la scène, où je retrouve les émotions de ma jeunesse... Et que du bonheur dans le partage avec le public ! Bibi la bassiste à la fois fée et sorcière. (Rire)


« Ah les mots... L'expression du plus profond de nous-mêmes, les faire vibrer, éclater comme des lasers... Toucher l'âme de ceux qui les reçoivent... C'est l'âme - agit. »



Jack (guitare) : J’ai commencé la guitare à l’âge de onze ans, avec une guitare folk. Avec des amis, j’ai appris à jouer sur une guitare électrique à treize ans. J’ai formé plusieurs groupes de rock. A vingt-huit ans j’ai décidé de suivre une école de musique aux USA, à Los Angeles (Musician Institute), où j'ai été diplômé en 1989. De retour à Genève, j’ai commencé à donner des cours de guitare en indépendant. Et en 1990, j’ai été engagé comme enseignant dans une école de musique à Genève, ETM. J’ai enseigné la guitare Blues, Rock, Hard-Rock et Métal. Actuellement j’ai plusieurs groupes, dont Alkemy pour le Métal sympho.
Michel : Je suis batteur dans divers styles musicaux : pop, rock, jazz, jazz-rock...

Alkemy flo
 Alkemy par Flo Photos
Vous n'oubliez jamais de citer Olivier, votre ingé-son, dans les interviews. C'est tout à votre honneur mais qu'apporte-t-il à Alkemy ? Et pourquoi vous semble-t-il important de le mettre dans la lumière ?
Jack :
Olivier, c’est une personne très serviable. Il est aux petits soins avec nous, et il sait ce qu’il doit faire, surtout à la table de mix, quand par exemple je fais un solo guitare, il sait monter le son et redescendre le volume pour la rythmique quand j’ai fini .
Bibi : Olivier est très important, comme un chef d'orchestre de notre son. Il me permet de lâcher la pression de la gestion du son pour me concentrer sur mon instrument... Sa solidité, son dévouement, sa positivité et sa bonne humeur sont pour moi très rassurantes et bienvenues.
Michel : Il est polyvalent. Il apporte un aspect technique important au groupe, notamment sur scène pour la finalité du Son de groupe.
Katia : beaucoup de gens ont voulu rejoindre notre groupe, le voyant comme prometteur, mais lorsque on est vraiment dedans, on réalise que c'est beaucoup de travail pour pas beaucoup de résultats et que l'argent ne rentre pas. Olivier s'est profondément investi dans et pour notre groupe, et il continue d'etre là malgré la dure réalité financière. Il voit à quel point on s'investit en toute sincérité. Nous avons voulu lui rendre hommage pour le remercier et le valoriser en tant que membre à part entière de notre groupe. Nous avions un vrai besoin, car nous sommes bien équipés mais seule la valeur humaine peut rendre notre musique encore plus belle. Il connait chacune de nos chansons, avec les entrées lumières et son à gérer. C'est un travail à ne pas négliger et qui fait notre force.

Alkemy fait sa première composition vers 2016. Quelle est sa toute première chanson ?
Katia :
"Resilience", co-écrite avec Juan. Elle parle de l'abus que j'ai subi et il s'est senti très concerné par le sujet. Il jouait le bourreau, puis celui qui regrettait amèrement ses faits et gestes. C'est une sorte de pièce de théâtre, et pour moi elle restera le début d'une grande histoire qui marque au fer le sujet de cet album. Elle parle d'inceste, de cet homme qui vient abuser de cet enfant, il exprime sa souffrance au travers de son besoin, et moi je joue mon propre role, celui de la petite fille abusée, qui finalement devient maître du jeu en le faisant passer, lui, le bourreau, pour un looser. Et je ris de son sort, car je suis ressortie plus forte et fière de ne plus être une victime.
Cette chanson est très puissante dans les paroles et l'intonation, j'ai eu beaucoup de retours de femmes victimes qui m'ont remerciée de leur donner espoir et qui pour certaines sont encore prise dans des situations compliquées.


 L'écrivain français Céline disait qu'écrire c'est "mettre sa peau sur la table"... Vous confirmez ?
Bibi :
Ah les mots... L'expression du plus profond de nous-mêmes, les faire vibrer, éclater comme des lasers... Toucher l'âme de ceux qui les reçoivent... C'est l'âme-agit.

Alkemy c'est aussi Wings Music & Events. Vous m'en dites un mot ?
Katia :
Alkemy a créé l'association en 2014 dans le but de pouvoir se produire dans des salles en organisant les concerts. Comme nous ne faisions que des covers, les portes étaient relativement fermées. Tous les revenus de Alkemy sont utilisés pour organiser des concerts. La liste est longue sur le site internet http://www.alkemy.ch .


Vous organisez ainsi chaque année à Genève le Female Metal Fest. Comment se passent les sélections , où ce festival se déroule-t-il et quelles sont vos ambitions ?
Katia :
Nous avons créé le festival Female Metal Fest la meme année. Cela nous permettait de faire jouer Alkemy dans de jolies salles genevoises et d'inviter des groupes.
Il s'agit là d'un vrai partenariat d'échange avec les autres artistes. Les sélections se font en ligne, nous discutons avec les groupes qui peuvent s'engager à nous faire jouer en retour. Cela a souvent été mal pris, car beaucoup de groupes n'organisent rien, alors qu'ils ont tous la possibilité de nous proposer sur un de leur plateau, chez eux. La règle est très simple : on demande les mêmes conditions. Si on doit leur payer le logement ou le déplacement, alors ils feront de même.
La majorité du temps, chacun se déplace à ses frais et accèpte d'etre simplement nourri logé. Cela nous a permis d'aller jusqu'en Italie, en Allemagne et à Malte ! Nous avons organisé des crowdfunding et des prix de soutien pour réussir à relever ce challenge, et les entrées du festival sont à prix libre, ainsi tout le monde peut venir nous soutenir avec ses moyens. Nous arrivons juste à couvrir les frais, et nous avons un partenariat de taille avec l'entreprise Synergie Sound & Lights, à Genève, qui nous fournit tout le matériel son et lumière, la base !

Alkemy batterie

Les Liens :

La suite de l'interview sur :
ALKEMY, REVUE DE PAQUETAGE : L'Album

Alkemy :
https://www.alkemy.ch/music

Wings Music & Events :
www.wingsmusicevents.ch
Female Metal Fest :
https://www.facebook.com/FemaleMetalFest

ROCK AROUND CHRISTMAS

Le 25/12/2020

En vous souhaitant un joyeux Noël, nous vous présentons quelques cover de circonstance entendues ici ou là sur le net.

  • Bryce Degodey & Ludo Desa - Rockin' Around The Christmas Tree

Ludo Desa (Opposing Motion) et Bryce Degodey (Nikita) ont uni leurs talents pour métalliser ce classique de Brenda Lee écrit en 1958 et notamment repris par Kim Wilde, Cindy Lauper.


  • K-Lizeüm - Les 12 coups de Noël

C'est avec "The Twelve Days of Christmas", une comptine à répétition qui daterait de 1780, que les Belges de K-Lizeüm on choisi d'honorer Noël. La version française a notamment été chantée par Henri Dès sur son album "C'est le Père Noël".

En parlant d'album, c'est un EP que vous propose pour l'occasion K-Lizeüm pour l'occasion. Il s'intitule "Le Noël de K-Lizeüm : https://k-lizem.bandcamp.com/


  • Maggy Luyten - Blue Christmas

En attendant de l'entendre dans son nouveau projet The Prize, la Metal Queen belge interprète ce titre de 1948 passé à la postérité quelques dix ans plus tard par Elvis Presley.
Elle précise : "J'ai toujours été intriguée par ces chœurs ... et bien sûr par le ton velours d'Elvis Presley ..."

ORDINARY SONG

Le 23/12/2020

Duran Duran (1993) :

Now Or Never (2020) :

George Lynch et Jeff Pilson (2020) :

 

L'actualité de la semaine 52

Le 21/12/2020

ROCK AROUND CHRISTMAS

En vous souhaitant un joyeux Noël, nous vous présentons quelques cover de circonstance entendues ici ou là sur le net.

  • Bryce Degodey & Ludo Desa - Rockin' Around The Christmas Tree

Ludo Desa (Opposing Motion) et Bryce Degodey (Nikita) ont uni leurs talents pour métalliser ce classique de Brenda Lee écrit en 1958 et notamment repris par Kim Wilde, Cindy Lauper.

  • K-Lizeüm - Les 12 coups de Noël

C'est avec "The Twelve Days of Christmas", une comptine à répétition qui daterait de 1780, que les Belges de K-Lizeüm on choisi d'honorer Noël. La version française a notamment été chantée par Henri Dès sur son album "C'est le Père Noël".

En parlant d'album, c'est un EP que vous propose pour l'occasion K-Lizeüm pour l'occasion. Il s'intitule "Le Noël de K-Lizeüm : https://k-lizem.bandcamp.com/

  • Maggy Luyten - Blue Christmas

En attendant de l'entendre dans son nouveau projet The Prize, la Metal Queen belge interprète ce titre de 1948 passé à la postérité quelques dix ans plus tard par Elvis Presley.
Elle précise : "J'ai toujours été intriguée par ces chœurs ... et bien sûr par le ton velours d'Elvis Presley ..."


THE SOAPGIRLS : QUAND VOTRE COEUR FAIT BLOOM

The SoapGirls ont dévoilé un nouveau single extrait de l'opus qui succèdera au double album "Elephant In The Room" (2019). Le morceau s'appelle "Heart In Bloom".

Les soeurs Debray expliquent que ce titre s'intéresse à ce que l'on ressent lorsque des proches nous manquent et que l'on compte chacune des minutes qui nous sépare des retrouvailles.


LITTLE BOB EN CONCERT

Ca doit autant à la pandémie qu'à la magie de Noël : Little Bob a mis en ligne un concert d'environ quarante-cinq minutes sous la forme d'une répétition du Little Bob Blues Bastards capturée live au Rockin' Records Studio du Havre, ville dont le chanteur - qui a fêté ses soixante-quinze printemps en mai 2020 - est originaire.

Son nouvel album sortira fin janvier/début févier 2021.


ORDINARY SONG

Après Now Or Never (NoN) qui le plaçait sur l'album "III", c'est au tour de George Lynch et Jeff Pilson de métalliser "Ordinary World", le succès du groupe de New-Wave britannique Duran Duran, sur leur album "Heavy Hitters" sorti le 18/12/2020.

Vous pouvez comparer les trois versions ici :

Duran Duran (1993) :

Now Or Never (2020) :

George Lynch et Jeff Pilson (2020) :


UNDERGROUND THERAPY : PREMIER EP

Cette semaine a vu la sortie, le 21/12/2020, de "Neurosis", premier EP d'Underground Therapy.
Il s'agit d'un cinq titres, et son artwork est signé Gzav Leroy .
Le titre "Insomnia", qui figurait sur la démo deux titres des rockers toulousains et qui avait fait l'objet d'un clip en 2019 clôture ce nouvel opus.

L'EP est ici :

https://undergroundtherapy.bandcamp.com/album/neurosis...


JUNON - DU GENERAL AU PARTICULIER

On sait que General Lee, formation française de post hardcore, a fait peau neuve et s'appelle désormais JUNON, en référence à l’un des premiers titres composé par le groupe en 2003 (présent sur l'EP The Sinister Menace).

Le sextet de Béthune compte trois guitaristes, un chanteur, un bassiste, un batteur. Il a sorti le 08/12/2020 le single “Carcosa”, premier extrait de l’EP "The Shadows Lenghten" à paraître début 2021.

Le texte de “Carcosa” trouve son inspiration dans "Le Roi en Jaune", un recueil de nouvelles fantastiques et d'horreur de Robert W. Chambers (1865/1933). Carcosa est une cité imaginaire, inventée par l'écrivain américain Ambrose Bierce (1842/1914). Cette cité maudite se situerait dans un autre espace-temps, un lieu de culte, théâtre de rites macabres et de sacrifices rituels.

“Carcosa" a fait l'objet d'un clip, réalisé par Eloi Casellas et tourné au belvédère du Frac, le monumental musée d'art contemporain de Dunkerque.

Junon précise :

"Nous avons joué avec les nuances et les extrêmes, en termes de lumières, afin de représenter les différentes phases mentales d’une personne embrigadée dans une secte.
Le processus psychologique de conversion est progressif et la superposition des images bleu et jaune représente cette dualité psychologique et ce passage d’un extrême à l’autre, du monde réel à celui de Carcosa."

Merci à l'Agence Singularités pour ces informations très complètes.


LAURA COX : GUITARE A VENDRE

Acheter la guitare de Laura Cox pour Noël ? C'est possible !

Dans une annonce postée sur Facebook le 22/12/2020, la guitariste a posté l'annonce suivante :

"A VENDRE ! Après plusieurs mois de réflexion, j'ai décidé de mettre ma Bacchus BST650 en vente. Elle m'a servi sur plusieurs dizaines de concerts, et fonctionne nickel ! N'hésitez pas à me contacter via message privé sur cette page pour plus d'infos/prix, etc."

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"Je ne m'en sers plus vraiment, elle mérite d'être jouée plus souvent" précisait-elle un peu plus tard.

https://www.facebook.com/lauracoxofficial

ROCK AROUND THE KNOX

Cinq ans après "Ignition", Knox - qui revendique pour influences Sepultura et Machine Head - revient avec "Senses", un EP six titres disponible sur vos plateformes depuis le 12/12/2020.
Actualite knox artwork
C'est Sylvain Sangla qui s'est occupé de l'artwork du nouvel opus des Palois.
Retrouvez toutes nos actus de la semaine sur http://www.ahasverus.fr/


NEAT : BORN TOULOUSE

Neat a mis en ligne le 10/12/2020 "Buried", son premier clip :

Le groupe de neo-metal toulousain - qui s'était fait voler tout son matériel avant un concert en septembre 2020 - a réussi à finaliser le tournage de "Buried" entre les deux périodes de confinements, avec la complicité de Julien Taillan (guitariste de Fancy Fuzz ) alias «The Boy», qui n'a pas hésité à se mouiller pour ses camarades.

Le titre"Buried" est issu de «Join The Family», premier EP de Neat.
https://neatofficial.bandcamp.com/album/join-the-family-ep

Cécile Delpoïo : L'interview

Le 20/12/2020

« J’ai commencé la guitare à dix-sept ans avec un prof, et très vite, il m’a dit que ce qui était cool c’était de chanter en même temps. »

alisatrice de clips vidéo, Cécile Delpoïo est aussi la très belle voix du groupe de métal symphonique  Remember The Light.
La formation parisienne ayant connu quelques changements ces derniers mois, l'occasion était idéale pour faire plus ample connaissance avec sa frontwoman.

Cecile guitare autoportrait


Bonjour Cécile Delpoïo. Ton premier souvenir en relation avec une chanson ?
Cécile Delpoïo :
Je crois que c’est la première fois que j’ai entendu le morceau « Total Eclipse of the Heart » de Bonnie Tyler. C'était la première fois que je ressentais un tel bouleversement devant une chanson. J’étais bien jeune, j’avais sept ou huit ans. J’ai été réveillée par ce morceau qui passait à la radio et que ma mère était en train d’écouter dans une autre pièce. Ca a été un « choc » au réveil d’entendre quelque chose qui me parlait autant et qui m'émouvait sans que je comprenne vraiment pourquoi.

Tu baignes dans la musique depuis toute petite ?
Pas vraiment. Mes parents n’écoutaient pas énormément de musique à la maison. Mon père aime le hard rock (Deep Purple, Led Zeppelin...), mais il n’écoutait pas souvent ses vinyles (problèmes de goûts communs avec les autres je crois) et ma mère se limitait souvent à RFM, mais sans que ça soit une grande passion. Toutefois, elle aime la musique classique et les chanteuses lyriques, donc elle m’a fait découvrir la chanteuse Emma Shapplin, dont je suis toujours extrêmement fan (j’ai tous ses albums à la maison !). Mais en dehors de ça, j’ai forgé mes goûts moi-même, en commençant avec la musique de films vers l’âge de onze ou douze ans (« Gladiator » par Hans Zimmer et Lisa Gerrard pour être plus précise !).

Ensuite tu fais une école de cinéma, et c’est pour illustrer tes films que tu commences à composer...
Oui, tout à fait. En fait, ce n’est même pas moi qui ai décidé vraiment. J’avais fait « pour m’amuser » un petit morceau au piano pour le générique d’un court-métrage que j’avais réalisé, et ce morceau avait tapé dans l’oreille d’un de mes camarades de classe qui préparait l’un des films de fin d’année - j’étais la monteuse de son équipe. Du coup il m’a dit avoir adoré ce morceau au piano et vouloir que je fasse toutes les musiques de son court-métrage, un court-métrage de douze minutes quand même, donc forcément plusieurs musiques ! Je lui ai dit que j’en étais incapable... Il a insisté « Mais si allez, je compte sur toi, ça va être super ! » Donc, le soir-même, j’ai commencé à composer. Il voulait quelque chose dans le style Yann Tiersen et Amélie Poulain, alors mes toutes premières vraies compos étaient bien loin du metal comme tu peux te douter... Ça lui a beaucoup plu et par la suite j’ai fait les musiques de ses autres films, ainsi que pour quelques camarades. En vrai, il y avait tellement de défauts dans ces compos, j’étais totalement autodidacte en la matière, et plus que débutante... Mais on est aussi en école de cinéma pour apprendre, alors bon... En tout cas ça m’a vraiment donné le goût de créer la musique, c’est quelque chose qui m’a très vite beaucoup plu.

C’est un prof de guitare qui te pousse à chanter…
Oui, mais ça c’était avant l’école de cinéma.
J’ai commencé la guitare à dix-sept ans avec un prof (je faisais déjà du piano seule depuis quelques années) et très vite, il m’a dit que ce qui était cool avec une guitare acoustique c’était de chanter en même temps, sauf que moi, je n’avais jamais chanté de ma vie !
En fin d’année, il organisait un concert avec tous ses élèves et il a voulu que je prépare une chanson avec un niveau facile de guitare sur laquelle je puisse chanter. J’ai préparé une chanson de Saez, « Montée Là-Haut », et ça plaisait beaucoup à mon prof. Encore une fois, j’étais totalement autodidacte pour le chant et lui ne pouvait m’aider que sur la guitare, alors j’imagine que, pour ce premier concert de ma vie où j’ai chanté, il devait y avoir des erreurs, mais bon... C’était un très chouette concert dans une église, il y avait beaucoup de monde, on avait joué des pièces à plusieurs, dont des morceaux de Final Fantasy que j’avais réussi à faire ré-arranger par mon prof pour des duos à la guitare classique... C’est un très bon souvenir. Après ça, je n’ai pas rechanté... jusqu’au moment où j’ai commencé la compo, quelques années plus tard, à l’école de cinéma et où j’ai parfois eu besoin d’une voix pour certains morceaux. C’est là que le goût du chant m’est venu vraiment, vers vingt/vingt-et-un ans.

Le chant représente combien d’heures dans une journée de Cécile Delpoïo ?
A cause de mon métier, ça dépend, malheureusement. Dans l’idéal, je prévois une heure trente à deux heures de musique par jour pour travailler le chant, mais aussi pour juste faire de la musique, chanter pour mon plaisir, faire de la guitare et du piano... Il m’arrive parfois de ne pas pouvoir pendant plusieurs jours, pendant les périodes où je travaille beaucoup (en tant que free-lance, je n’ai pas d’horaires fixes et j’ai des charges de boulot qui sont fluctuantes). A l’inverse, quand j’ai moins de travail et plus de temps libre, je peux facilement passer quatre ou cinq heures à faire de la musique, jusqu’à être trop fatiguée pour continuer.

Comment en arrives-tu au métal sympho et à Remember The Light ?
J’ai découvert le metal symphonique en découvrant le metal en fait, à l’adolescence. Grosse fan de Final Fantasy, j’allais quotidiennement sur un site dédié à la licence et j’ai découvert un jour une page où les fans postaient leurs AMV (Anime Music Video, comme un clip mais fait avec les cinématiques des jeux vidéos) sur Final Fantasy. L'une d’entre elle avait été faite sur «Two for Tragedy» de Nightwish. Gros gros gros coup de cœur pour moi, cette magnifique voix, moi qui aimait le chant lyrique depuis que j’avais découvert Emma Shapplin. J’ai tout de suite écouté d’autres morceaux du groupe et je suis tombée totalement amoureuse. C’était juste avant la sortie de « Once », donc Tarja était encore la seule et l’unique chanteuse de Nightwish. Elle est vite devenue ma chanteuse préférée ! J’ai dans le même temps découvert Within Temptation avec leur album « The Silent Force ». Là aussi un coup de cœur énorme ! Et c’est comme ça que je me suis mise au metal symphonique et à ses « dérivés », si je puis dire (doom avec Theatre of Tragedy et The Sins of thy Beloved, plus gothique avec Tristania...).
Bien des années plus tard, j’en ai eu marre de chanter uniquement sous ma douche, alors j’ai cherché un groupe. J’ai posté une annonce, tout simplement, sur un site bien connu des musiciens pour ce genre de recherche, j’ai été contactée, auditionnée, et je me suis retrouvée chanteuse de Remember the Light, qui n’avait même pas de nom à l’époque. Je suis très heureuse d’être dans ce groupe qui m’a beaucoup apporté durant ces années. En fait, c’est devenu une très très grosse partie de ma vie.

Tu évoquais Tarja Turunen. Tu l'as filmée pour une interview ! Dans quel état était la chanteuse de Remember The Light à ce moment-là  ?
J’ai essayé de rester pro et de ne pas faire trop ma groupie. Bon, ça n’a pas été trop dur car en fait, c’était une session où Tarja enchaînait les interviews avec différents médias (moi, je travaillais ce jour-là pour Pozzo Live) et après chacune d’entre elle, elle accordait une photo avec les gens qui venaient de l’interviewer, donc je savais que j’aurais le droit à ma photo de groupie. (Rires)
En réalité, ce n’était pas une nouveauté pour moi de rencontrer Tarja puisque j’ai déjà suivi une de ses tournées en tant que vidéaste ! Et oui ! C’était il y a fort longtemps, huit ans je crois. À l’époque, j’étais dans l’équipe du groupe Markize, qui faisait, avec Leave’s Eyes, la première partie de la tournée de Tarja pour l’album « What Lies Beneath ». Je filmais leurs concerts et les making of sur la tournée en Allemagne, en Belgique et en Russie. J’ai donc eu l’occasion de croiser Tarja de nombreuses fois, chaque jour, dans les loges ! Et de faire ma groupie bien sûr !  D’ailleurs je tenais à dire que Tarja est quelqu’un d’absolument adorable. J’ai entendu ou lu bien trop souvent sur les réseaux des gens qui n’en savent rien dire que c’est une snob ou pire encore... bref... Certes, nous n’avons pas eu de longues discussions et rigolades de plusieurs heures comme avec certains autres, car Tarja avait besoin, et c’est bien normal, d’avoir ses moments de calme seule avant les concerts, de se préparer, de s’échauffer, etc, donc elle restait dans sa loge. Mais ça ne l’empêchait pas d’être adorable dès qu’on la croisait, de nous accorder les photos qu’on voulait, les autographes, bref, d’être attentive aux gens qu’elle côtoyait dans le cadre de son travail, et toutes ces rumeurs qu’on peut encore entendre sont, à mon sens, totalement à côté de la plaque. C’est quelque chose qui m’énerve assez, je dois dire, ces gens qui aiment parler pour faire croire qu’ils savent ou qui sont frustrés parce qu’un jour ils ont croisé Tarja et ne sont pas devenus son meilleur ami parce qu’elle avait besoin de temps pour elle et qu’ils sont incapables de comprendre ça...

Rencontres tarja copie


Revenons-en à toi. Ta voix est assez peu commune pour le genre, assez identifiable, on a une impression de fragilité…
Hum. Oui c’est vrai. Mais ce n’est pas ce que j’aime le plus dans ma voix, justement, on va dire... Il paraît que certains aiment... Je ne sais pas trop quoi dire sur le sujet du coup

Alors passons à Remember The Light. Il y a eu du mouvement sur le groupe, cet automne. Tu nous parles du nouveau line-up ?
Oui. Bertrand et Axel nous ont rejoints en fait dès cet été, mais nous avons attendu pour les annoncer officiellement juste avant notre dernier concert.
Nous avons trouvé Bertrand, à la basse et au growl, grâce à l’annonce postée suite au départ de Julien. Nous ne le connaissions pas du tout mais avons été conquis par son implication, par la qualité de son travail et aussi par sa sympathie, ce qui est quelque chose de très important pour nous. Quant à Axel, la plupart d'entre nous le connaissions un peu. Grégoire a même déjà joué avec lui dans d’autres projets, et moi je le connaissais car il a été batteur dans Funny Ugly Cute Karma, le projet de Chaos Heidi. C’était un peu une évidence pour nous de lui proposer ce poste, et nous étions ravis qu’il accepte de se joindre à l’aventure.
C’est un peu triste que les concerts se soient arrêtés dans le même temps, mais nous avons quand même eu l’occasion de baptiser ce nouveau line-up le 24 octobre dernier au concert que nous avons donné avec Orkhys, et c’était super. Nous avons eu des très bons retours du public et nous sommes ravis de cette nouvelle équipe !

Le dernier EP de Remember The Light date de 2018. Des choses en préparation ?
Nous travaillons sur l’écriture de l’album. Nous avons quelques morceaux déjà prêts, et beaucoup d’autres toujours en chantier. Le but est d’enregistrer à l’été 2021, si tout se passe bien.

En août 2020 tu lances une page  pour regrouper tes activités musicales. On parle d'un projet solo avec Olivier Reucher (pianiste compositeur de Remember The Light)  aux arrangements, et d'autres projets naissants...
Oui tout à fait, j’ai un album en cours avec mes propres compositions. Ce n’est pas du metal ! C’est un style.... particulier, j’ai du mal à le définir en fait... C’est très cinématographique, je crois, comme musique. Je me suis inspirée aussi de groupes que j’aime, qui font plutôt de la darkwave, dark ambiant, neo-classique... Comme Narsilion, Trobar de Morte, Die Verbannten Kinder Evas, Dead Can Dance aussi. Olivier fait donc les arrangements de mes morceaux et j’en suis ravie, il sait les sublimer vraiment. Je suis très contente de travailler sur ce projet avec lui, c’est vraiment sympa de se retrouver sur autre chose que Remember the Light.
Puis j’ai effectivement un autre projet « secret », car beaucoup moins avancé, donc pour l’instant je préfère ne pas trop en dire... C’est un duo avec un autre compositeur-pianiste (donc pas Olivier cette fois ahah !), ça sera du doom... Nous avons tous deux un travail qui prend beaucoup de place, alors on avance à notre rythme, sans se mettre la pression, ça sortira quand tout sera prêt. Mais c’est une aventure qui va être très chouette, je pense.

Réalisatrice, cadreuse, monteuse, tu réalises  les clips de Remember The Light, un univers que tu connais bien. Mais tu signes aussi ceux d'artistes très différents : Stéphane Blek, Funny Ugly Cute Karma, Chaos Heidi, Rôde, Abhcan, Orkhys... C'est un challenge d'arriver à trouver le ton juste à chaque fois ?

Question difficile... Parfois certains de ces groupes / chanteurs ont déjà leur propre scénario, story board inclus, comme c’est le cas pour Stéphane Blek, et je réalise juste le côté «technique» de ses clips. Alors je conseille sur la manière de faire telle ou telle chose, mais tout l’imaginaire et les idées sont de l’artiste.

D’autres fois, on écrit les scénarii ensemble, comme c’était le cas avec Funny Ugly Cute Karma, Orkhys... On fonctionnait plus en brainstorming, et les idées pouvaient vite fuser avec cette méthode-là. Pour le reste, j’avais carte blanche, mais si ça plaît à ceux qui me confient leur clip, tant mieux ! On m’a dit récemment que ma patte se reconnaissait sur chaque clip... Si c’est le cas, et bien j’ose espérer que c’est une patte qui plaît à ceux qui me demandent de faire leur clip.

La prochaine fois que tu fais un  concert-sur-balcon, tu  nous donne ton adresse ?

Ahah ! Oui, si vous voulez ! Au prochain confinement de printemps sûrement ! (Rire)

Merci Cécile Delpoïo pour ton accueil.
Merci à toi.


Les Liens :

Cécile Delpoïo chanteuse :
https://www.facebook.com/C%C3%A9cile-Delpo%C3%AFo-Music-601174767207514/
https://www.facebook.com/Rememberthelightmusic/
rememberthelight.bandcamp.com/releases


Cécile Delpoïo réalisatrice :
cecile-delpoio.com
https://www.facebook.com/ceciledelpoio.monteuse/

Mily clic

Cécile Delpoïo par Mily Clic.

 

 

 

 

 

 

 

Chronique d'album : GANAFOUL (Hard Blues), "Sider Rock" (2020)

Le 18/12/2020

Groupe : GANAFOUL
Album : Sider Rock (33 trs - 04/09/2020)
Genre : Hard Blues Rock
Origine : Givors

Par Ahasverus

Le Groupe :

Ganafoul signifie "comme un fou" en patois (ou argot selon les sources) givordin.
Il se forme à Givors en 1974 sous la forme d'un trio instrumental composé d'Edouard Gonzalès (guitare), Philippe Veau (basse) et Yves Rothacher (batterie), rapidement rejoints par Jean-Yves Astier (chant) et Jack Bon (guitare).
Après un split, le groupe se reconstitue en trio avec  Jean-Yves Astier (basse, harmonica et chœurs),  Jack Bon (chant, guitare), et Yves Rotacher (batterie).
En 1977, Ganafoul signe sur le label Crypto, recommandé par Little Bob.
Fort de l'album "Saturday Night", il assure la première partie de Little Bob qui passe par l'Olympia le 23/10/1977. Il y retournera l'année suivante pour le festival "Le Rock d'Ici".
C'est également en 1978 que Bernard Antoine  succède à Yves Rothacher tandis que le groupe sort son album le plus réputé : "Full Speed Ahead". Ganafoul se voit classé septième groupe français par la revue spécialisée Best. (Best et Rock'N Folk sont alors les deux grands de la presse rock française).

Ganafoul full speed
Ganafoul continue son ascension : en 1979 il  grimpe à la troisième place du référendum de Best, derrière Téléphone et Ange. En août, il assure la première partie d'AC/DC à Aix-Les Bains. L'album "Route 77" est enregistré live à la Maison du Peuple de Belfort le 24 septembre 1977. Il est suivi de l'opus studio "Side 3" en décembre 1979.
En 1979, Ganafoul est sur France 2 pour la mythique émission dominicale qui passe juste après la messe (et oui, on savait vivre en 1980 !), "Chorus", animé par Antoine de Caunes.

1981. Ganafoul sort son cinquième album aux textes en Français : "T'as Bien Failli Crever". Le quatuor est désormais une formation à cinq, un nouveau guitariste ayant rejoint.
Déçu par les résultats de ses deux derniers albums, malgré un référendum Best qui le place en quatorzième position, Ganafoul splitte en 1982.
1998 : Jack Bon (guitare, chant), Jean-Yves Astier (basse, chœurs) et Bernard Antoine (batterie) se retrouvent pour deux dates (la première étant un concert privé) au Transbordeur de Lyon les 26 et 27/04/1998. cette réunion est immortalisée sur l'album "Crossroads" (1999).
2020 : Ganafoul revient avec un nouvel album :


"SIDER ROCK"

L'Album :

"Sider Rock" est un 33 tours (il est bien sûr livré avec un bon de téléchargement MP3). Chacune de ses faces compte environ vingt minutes.
Sider Rock,  est le nom que le groupe donnait à sa musique en référence à son environnement ouvrier et industriel. "Sider" est une référence à "sidérurgie".
L'artwork de "Sider Rock" est signé  Atticus Communication.

Ganafoul artwork
"Sider Rock" est édité par le label Simplex Records, fondé par Christophe Simplex, chanteur (Les Inoxidables,  Deuce)  et chroniqueur spécialiste du rock lyonnais. Nous avons d'ailleurs découvert  l'un de ses articles (+SD) sur http://www.steviedixon.com/Rockalyon/Ganafoul.htm.  qui est la source de l'essentiel de notre rubrique "Le Groupe".
Ce label lyonnais "100% vinyle, 100% lyonnais et 100% réédition de titres rares ou inédits" est basé à Vaugneray, où ont été enregistrés les dix titres de "Sider Rock" !
Simplex Records est une affaire de passionnés - tendance militants - qui cultivent principalement le partenariat local, trouvant ses collaborateurs entre Lyon et Annecy.
"Sider Rock" se compose de dix chansons inédites et en Français enregistrées en 1975.
C'est sous la forme d'un quintette que Ganafoul joue cet album. Le chant est donc l'affaire de Jean-Yves Astier  qui ne tient pas encore la basse, assurée par Philippe Veau. Jack Bon prendra le chant par la suite.
Les bandes étaient conservées par l'ingénieur du son Gilles Desportes et les morceaux étaient joués dans un esprit de jam session, maquettes initialement destinées à démarcher pour des concerts. Certaines chansons ont par le fait dû être écourtées pour s'adapter au format vinyle (les coupes ne se sentent pas sur l'album).
L'enregistrement et le mixage sont d'époque (1975), réalisés au studio Carole de Vaugneray, mais le mastering est acutel, assuré par le Honey Pie Studio de Lyon.
En septembre 2020, une release party est organisée au Dangerhouse-Record-Store de Lyon en présence de membres du groupe.
"Zone Interdite" est le premier single de l'album :

"Sider Rock" est dédicacé au bassiste Philippe Veau, décédé en 1982 dans un accident de voiture.
Ce vinyle est disponible chez certains disquaires ou par correspondance (voir in fine).

Les Critiques :

  • "La rythmique basse/batterie est un rail puissant - l'occasion de vérifier s'il en était besoin que Fourmi (NDLR : Philippe Veau) était un formidable bassiste - sur lequel les deux lead guitaristes s'en donnent à coeur joie et envoient du lourd."
    Vivre à Vaugneray
  • "Ce disque - vinyle - est une vraie bonne surprise qui dépasse aisément le cercle du fan club de Ganafoul. Tous les amateurs de rock explosif vont adorer !"
    https://www.rockmadeinfrance.com
  • "Intitulé Sider rock, le disque offre l’occasion de (re)découvrir la formation culte, dissoute en 1982, après huit années courtes mais intenses."
    https://www.lefigaro.fr
  • "Une jolie carte postale sonore du passé qui s'écoute avec nostalgie."
    Le Progrès

Notre Avis :

Soyons clairs, si "Sider Rock" n'avait pas été bon, je l'aurais acheté pour la madeleine de Proust qu'il est mais  je n'en aurais pas parlé.
Ce n'est donc pas le cas, et mon intérêt pour la musique qu'il propose est proportionnel à la longueur de ma publication.
Premier constat : A part quelques titres typés 70's (Cauchemar, La Poisse), Ganafoul est intemporel ! Comme l'est AC/DC dans un autre genre. Tellement intemporel que j'ai découvert avec étonnement  que cet album se situait   chronologiquement au début de la discographie du groupe.
Donc foin de la nostalgie des années 80 : un single qui balance autant que "Zone Interdite" - en ouverture d'album -  trouvera son public même aujourd'hui.
Musicalement, les racines  de Ganafoul font saillie (Bouteille Boogie). Un blues qui amène au rock/hard avec un groove palpable ("Tu ne m'achèteras pas", "Tout Pour Le Rock'N Roll"), chaînon manquant  entre Status Quo et AC/DC, avec une guitare virtuose et inspirée, jamais très loin.
La voix de Jean-Yves Astier - qui manifeste un beau talent - est dans les tonalités de Jack Bon et les fans historiques des givordins ne seront pas désorientés.
Second constat : même s'il s'agit d'un premier album on n'a pas affaire à un groupe qui se cherche. Il  est déjà à maturité. La technique, l'inspiration et - au-delà des ingrédients - l'univers Ganafoul percent tout au long de "Sider Rock".
"Sider Rock" n'est donc pas une curiosité, mais - en plus d'une justice rendue à un groupe qui a contribué à écrire l'histoire du rock français - un album qui tient la route de belle manière en 2020. On s'étonne (encore !) que le groupe n'ait pas lui-même pensé à sortir ces compositions ; signe qu'on jetait gras chez Ganafoul. Tout cela aurait été perdu pour la cause, et on remercie Gilles Desportes, le gardien du temple, d'avoir su préserver ces bandes des ravages du temps, ainsi que Christophe Simplex et son remarquable petit label qui les ont sorties de l'oubli.
Evidemment on vous recommande cet album au son vintage juste ce qu'il faut, et on adhère à la démarche, à la forme, et à la qualité.
Tant que resteront des passionnés comme Simplex Records (il est évident vu l'investissement et la qualité du produit livré que le label trouve sa motivation ailleurs que dans le business), nous aurons encore de belles heures devant nous et le rock sera bien gardé.

Ganafoul photo fin

Line-up :

  • Vocals, Harmonica – Jean-Yves Astier
  • Bass – Philippe "Fourmi" Veau
  • Drums – Yves Rothacher
  • Guitar – Edouard "Doudou" Gonzalez, Jack Bon

Music By – Gonzalez*, Bon*, Veau*, Rothacher
Lyrics By – Astier
Mastered By – Xavier Desprat
Recorded By, Mixed By – Gilles Desportes, Jacques Faveeuw

Tracklist :

  1. Zone Interdite 4:01
  2. La Route Est Longue 3:21
  3. Tu Ne M'Achèteras Pas 4:21
  4. Ce Que Tu Fais Là 3:28
  5. Bouteille Boogie 4:35
  6. Tu Pensais Que Ca Allait Durer 4:01
  7. Cauchemar 3:12
  8. Tu Me Rends Fou 4:35
  9. La Poisse 4:26
  10. Tout Pour Le Rock'n'Roll 4:19

 

Discographie :

1978 : Saturday Night (Crypto)
1978 : Full Speed Ahead (Crypto)
1979 : Cuvée spéciale (compilation, Crypto)
1979 : Live (Crypto)
1979 : Route 77 (Crypto)
1979 : Side 3 (Crypto)
1981 : T'as bien failli crever (Crypto)
1999 : Crossroads (Bluesy Mind)
2020 (1975) : Sider Rock (Simplex Records)


Points de vente :

  •  Dangerhouse, 3 rue Thimonnier, Lyon (tel 04 78 27 15 64)
  • Sofa Records, 7 rue d'Algérie, Lyon (tel 04 78 39 06 56)
  • Tiki Vinyl Store, 13 rue René Leynaud, Lyon (tel 09 51 23 44 83)
  • Méli Mélody, 9 rue Notre Dame, Saint-Etienne (tel 04 77 33 25 96)
  • Hands And Arms, 72 rue Crozatier, Paris 12e (tel : 06-48-36-62-07)

ou par correspondance auprès de :
https://www.facebook.com/simplexrecords
simplexrecords@orange.fr