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REBOOT, Le Voile se Déchire (28/10/2022 - EP)
Le 10/12/2022
Groupe : Reboot
EP : « Le voile se déchire »
Genre : Rock Alternatif/Pop/Prog’/Metal
Origine : Paris
Sortie : 28 octobre 2022
Par Pépé St@kaTTo

Line-up (photographie de REBOOT par Seb Houis) :
- Kourros (chant) ex-Incry
- Nicolat Dutaut (guitare)
- Jos Ker (basse)
- Yanis Bergheul (Batterie)
Tracklist :
01.Levons nos verres-02.Un monde à reconquérir-03.La Vallée-04.Dans tes mains
Paroles et musique : Reboot
Enregistrement et mixage par Fred Duquesne (Mass Hysteria, No One Is Innocent).
Mastering : Thibault Chaumont
Reboot agit comme l’alarme d’un réveil.
« Reboot » signifie redémarrer un ordinateur, un système, le fait de repartir à zéro, de prendre un nouveau départ. Reboot c’est surtout et avant tout un groupe de Rock Parisien (formé par Nicolas Dutaut et Jos Ker) en mars 2021, en pleine crise sociale (post-gilets jaunes) et sanitaire (COVID).
Très marqués par les sujets de société des dernières années (affaire Metoo, marches pour le climat), le groupe a délibérément choisi de s’exprimer dans la langue de Molière afin que les messages véhiculés soient compris par tous. Alors quoi de plus normal que d’associer ces « paroles revendicatrices » à un Rock punchy, tantôt mêlé de Prog’ voire Métal pour donner plus de force à leur discours ; sans pour autant endosser le costume de « super-héros » ni revendiquer le podium du « donneur de leçons ».
[C’est en en veillant sur le sommeil de son fils le soir, que Nicolas Dutaut compose de 2017 à 2019, avec Ableton Live et sur Mac, la plupart des morceaux.]
Aux manettes nous retrouvons donc Fred Duquesne (No One Is Innocent et Mass Hysteria) qui a produit, enregistré et mixé les dix titres en six semaines. Une chance incroyable pour le groupe d’avoir ainsi pu croiser la route de ce grand monsieur. Fort de son expérience, Fred a su retranscrire en studio toute la puissance et l’énergie du groupe et en magnifier chacune de ses compositions.
L’EP « Le voile se déchire » nous dévoile ainsi quatre de ces titres, mis en image sur de superbes clips.

Photo Seb Houis / Namas
D’entrée de jeu, « Levons nos verres » frappe très fort. La boucle électro-pop et la ligne de basse appuyée que l’on retrouve tout au long du morceau mettent en avant ce malaise hypnotique. La voix de Kouros, que j’ai plaisir à retrouver après les trois épisodes Incry passés, est toujours aussi puissante et apporte quant à elle cette énergie nécessaire pour dénoncer l’oppression exercée par « les puissants », par le biais de la désinformation des médias.
Cette critique de la gestion de la crise sanitaire et du « quoi qu’il en coûte ! » sont parfaitement exprimés dans les paroles, ainsi que dans le clip vidéo. L’utilisation d’un fond orangé tirant vers le rouge, mêlé aux ombres sombres, le « statisme » et « l’immobilisme » voulu du groupe ainsi que celle de l’actrice accentuent ce sentiment de désorientation sensorielle que la majorité d’entre nous ressent. Or, une fois l’ivresse passée, la goutte ayant fait déborder le verre, les consciences vont devoir se réveiller…
« Un monde à reconquérir » avec son clip en mode reportage et ses images chocs d’archives, dénonce l’inaction climatique et ses répercutions écologiques. Cet hymne à la révolte se traduisant par des paroles saccadées et des arpèges en son clair décalés. Le rythme est alterné entre phase de sommeil et réveil brutal, les parties guitares sont abrasives comme une déforestation sauvage. REBOOT pose clairement la question : « Qu’avons-nous fait pour la Planète depuis ces dernières années ? Nous ne devons pas renoncer, il n’est pas trop tard pour une prise de conscience ! »
« La Vallée », troisième titre de cet EP, démarre sur un riff acéré, la ligne de basse surpuissante est appuyée par un énorme beat de batterie. La voix bluffante de Kouros colle parfaitement au morceau. L’ostinato au milieu du morceau qui sert de relance/pont est particulièrement intéressant, de même que les breaks de batterie avant le dernier refrain. Un excellent morceau, et mon préféré.
Ce titre qui a été présenté comme le second single de l’EP est accompagné d’un sublissime clip réalisé par Alminia Studio. Entièrement réalisée en images de synthèse (Motion 3D) la vidéo inspirée des univers Kavinsky / Ready Player One se veut être la critique de la « Silicon Valley » et de l’emprise numérique sur notre mode de vie et plus généralement dans la société.
[Le personnage principal mène une vie chaotique artificielle, partagé entre ses connections frénétiques en journée sur les réseaux sociaux pour y piéger des utilisateurs et ses courses poursuites débridées lorsque vient la nuit.]
Ces excès d’un monde digital complètement déconnecté de la réalité nécessitent pourtant le besoin d’un arrêt brutal et d’un redémarrage dans le présent…
« Dans tes mains » va conclure cet EP de quatre titres. Les riffs de guitares omniprésents sur ce morceau, bien plus corrosifs que sur les trois précédents, viennent appuyer une ligne de basse bien lourde, et une batterie puissante et groovy. Le chant de Kouros atteint ici son apogée, son timbre de voix, sa verve, proche d’un Bernie Bonvoisin (Trust), envoûtant et captivant transpire la hargne et l’énergie militante pour dénoncer les relations toxiques auxquelles nous devons essayer de nous affranchir quotidiennement.
Alors oui, Reboot est un groupe « à textes » qui cherche à interpeller ses auditeurs par « ses protestations » et « ses révoltes », à les sortir de leur torpeur, sa musique énergique transcendant chaque parole et agissant comme l’alarme d’un réveil.
Le talent de compositeur de Nicolas Dutaut est incontestable et les mélodies et habillages sonores de grandes qualités. L’ami Kouros quant à lui sait parfaitement nous émouvoir et faire passer le message : nous devons arrêter d’être passif, de détourner le regard, il devient urgent de prendre en main notre avenir, car il faut que « Le voile se déchire » !
Alors vivement 2023 pour enfin découvrir l’album et ses nouveaux brûlots, et les dates des prochains concerts pour assister au réveil de ce « nouveau monde ».
BLACKRAIN - Interview de Swan Hellion
Le 09/12/2022
« Dying breed marque pour moi le vrai nouveau départ de BlackRain. »
A l'occasion de la sortie de l'album « Untamed », disponible depuis le 25/11/2022, le chanteur et guitariste de BlackRain, a accepté de répondre à nos questions. Voici l'interview de Swan Hellion.

BLACKRAIN par Julien Zannoni
Passé
Bonjour Swan Hellion. Comment va BlackRain en cette année 2022 ?
Swan : Hello ! Le groupe va bien, on est au top, « pumped up » par la sortie de ce nouvel album « Untamed » et du feedback plus que positif qui en ressort. 2022 fut des plus prolifiques et bénéfiques pour nous.

Vous sortez les bons albums avec la régularité d'un métronome : « Released » en 2016, « Dying Breed » en 2019... Aujourd'hui quel regard portes-tu sur ces opus ?
Swan : « Released » fut un album assez spécial dans le sens où le groupe se retrouvait finalement libre de tout contrôle extérieur quant a sa direction artistique, l’album est truffé de bonnes chansons mais la prod' ne convient pas je pense. Même si la qualité est là, la modernité manque à l'appel et la plupart des tracks ne brillent pas à leur juste valeur. Je suis assez critique quant à mes performances vocales aussi. Pourtant le mixage de « Released » demeure une expérience exceptionnelle. Travailler avec Jack Douglas et Warren Huart sur Hollywood Hills, cela restera gravé dans nos mémoires.
« Dying breed » marque pour moi le vrai nouveau départ de BlackRain, un certain retour aux sources au niveau des compositions. Et bien sur il y a le mix réalisé par Chris Laney. L’image également, est plus cool. Bref, on était enfin partis sur de bonnes bases, les fondations de « Untamed ».

BLACKRAIN par Julien Zannoni
J'ai pu voir BlackRain à Montpellier dans un concert mémorable à la fin duquel Highway vous rejoignait sur scène. C'était le 29/02/2020. Quinze jours plus tard, la France connaissait son premier confinement. Le COVID a-t-il influencé l'écriture de l'album d'une manière ou d'une autre ?
Swan : Je me souviens de cette date, d’ailleurs je n’étais pas certain de pouvoir reprendre l’avion après le concert car le Covid commençait a taper fort… Personnellement je n’habite pas en France et je n´ai pas eu a subir de confinements, juste quelque recommandations. C’était très sympa de mon coté en Suède ! Cette période sans concerts nous a laissé le temps nécessaire à la composition de l’album. Nous avons donc profité de l’absence de deadline pour peaufiner les chansons. Le fait de ne pas pouvoir voyager et d´être plus ou moins coupés de la famille ou du monde en général, les suppressions de libertés ont forcement influencé quelques lyrics. La pochette aussi reflète cette période marquée par la guerre et la pandémie. Je pense par conséquent que nous avons su intégrer de manière positive ces événements de la vie à la musique du groupe.
Comment s'est passé le processus de composition et où êtes-vous allés chercher l'inspiration ?
Swan : Cela fait des années que nous travaillons chacun dans nos Home studios. On bosse de notre coté puis on échange les tracks sur internet, on finalise ainsi les démos avant d’envoyer le tout au mixage. L’inspiration vient quand elle veut venir mais pour l'instant il n'y a pas trop à se plaindre de ce côté.
Présent
« L’erreur commise par certains producteurs dans le passé a été de vouloir faire sonner BlackRain comme un groupe des années 80. Car même si certaines de nos influences viennent de ces temps-là, nous sommes bel et bien un groupe des années 2010. »
Des riffs mortels ouvrent ce nouvel album. « Untamed » est idéal pour un lever de rideau, « Summer Jesus » va également tout déchirer en live !
Swan : Merci, et effectivement tu vois juste. Nous n’avons pas attendu la sortie de l’album pour intégrer des nouveaux titres dans la setlist : « Untamed », « Summer Jesus », « Demon » et « Kiss the sky » font déjà partie du show depuis cet été et la réponse du public est plus que positive. « Untamed » permet d’entamer les concerts de manière puissante, ca met directement tout le monde d’accord. Et « Summer Jesus » se démarque assez du reste car la chanson est unique en son genre, ca apporte vraiment quelque chose d’original à la setlist. Pour les dates à venir nous ajouterons probablement les titres « Raise your glass » et « Neon drift » qui sont les plus écoutées sur les plateformes de streaming. Et pourquoi pas d'autres tracks ? A voir ! Beaucoup de nouveautés en tous les cas.
Ton chant va chercher des notes inaccessibles au commun des mortels. Je pense à « Set the World on Fire » ou à « Blade Of Love » sur lesquels tu montes très haut...
Swan : Certaines notes sont assez dures à atteindre, particulièrement la dernière ligne de « Set the world on fire ». Je me permets de faire cela en studio pour embellir la chose mais je doute pouvoir le reproduire en live en plein milieu d’un set. L'effort est trop conséquent sur scène. Il faut pouvoir composer avec l'enchainement des titres et le fait de bouger/headbanger, le souffle en prend forcement un coup. Mais c'est le choix assumé de privilégier le show plutôt que de rester immobile devant le micro afin de chanter exactement ce qui a été fait sur l’album.
Sur « Blade of love » c´est surtout une question d´endurance. Les lignes de chant s’enchaînent vite et laissent peu de place à la reprise du souffle, la hauteur des notes peut paraître élevée mais elles ne le sont pas tant que ca en réalité !

BLACKRAIN par Julien Zannoni
Beaucoup de surprises pour le lancement de cet album. Un katana (le « Blade Of Love ») aux enchères, des clips événementiels qui vous trouvent sur le plateau des « Mystères de l'Amour » ou qui vous voient kidnapper Jim Müller de Kissin' Dynamite...
Swan : Oui, nous avons su saisir les opportunités qui s’offraient à nous pour la sortie de ce nouvel album. Certaines choses ont été planifiées de longue date et d’autres se sont faites dans la précipitation comme la participation de Jim de Kissin' Dynamite sur « Neon drift » et le clip de « Demon » avec l'équipe des Mystères de l'Amour ! Le principal c'est d´être réactifs et de se bouger dès que c’est nécessaire. Il faut avoir l’envie et la volonté de faire les choses bien. Le but étant de toutes façons d’occuper la place le plus longtemps possible, nous n’avons d’autres choix que de nous adapter aux nouveaux codes de l’industrie musicale si nous voulons perdurer. Et il est vital pour un groupe aujourd’hui d'avoir le plus de visibilité possible, notamment sur les réseaux sociaux. C'est pourquoi nous avons voulu sortir plus de singles et de vidéos mais aussi créer des choses qui sortent un peu de l’ordinaire comme le Katana !
Un mot sur la technique ? J'ai lu que le travail d'Hannes Braun t'avait bluffé...
Swan : Nous avons été très satisfaits du travail d´Hannes, je crois que c'est le type de mix que nous avons attendu depuis nos débuts mais que nous n’avons jamais eu, malgré les pointures avec lesquelles nous avons eu la chance de travailler dans le passé. Il me semble que c’est la première fois que le groupe sonne aussi « fat ». Chris Laney avait déjà fait un bon job sur « License to Thrill » et « Dyin´breed » mais ce n'est pas comparable à ce que nous a rendu Hannes. Le mix est très « moderne » et dans une playlist aux cotés de grosses prods, ça ne sonne pas ridicule. Hannes est aussi musicien, Kissin' Dynamite officie dans un style proche du notre, il a donc une vision claire et similaire à la notre quant à la manière dont un groupe doit sonner de nos jours. Je pense que l’erreur commise par certains producteurs dans le passé a été de vouloir faire sonner BlackRain comme un groupe des années 80. Car même si certaines de nos influences viennent de ces temps-là, nous sommes bel et bien un groupe des années 2010.
Futur
« Nous allons essayer de poursuivre sur ce chemin en améliorant ce que nous pouvons améliorer. »
« La prestation des musicos frôle la perfection » (Hard Rock 80), « Un album hors du commun » (TV Rock Live), « Cet album de douze titres ressemble à une encyclopédie vivante du rock » (Metal France). Ca fait quoi de lire de tels retours critiques ?
Swan : Cela conforte dans l´idée de continuer de travailler dans cette direction, je crois que nous avons fait les bons choix sur « Untamed », nous allons donc essayer de poursuivre sur ce chemin en améliorant ce que nous pouvons améliorer, tant au niveau de la composition que de la production. Je parle d’ailleurs régulièrement avec Hannes pour discuter des prochains titres, de comment procéder afin d'avoir encore un meilleur résultat la prochaine fois !
Un tel feedback revigore et apporte encore plus de motivation. Ca attise la flamme !
Un concert de BlackRain fait partie de ma recette du bonheur. Des infos sur la prochaine tournée outre la date parisienne déjà annoncée ?
Swan : Pas d’infos pour le moment. Nous allons tout annoncer bientôt. Je sais qu’il y a pas mal de concerts et festivals en discussion, en France et dans les pays voisins. Mais je ne peux malheureusement pas dire grand chose de plus.
Que fera BlackRain dans les prochains mois ?
Swan : Et bien nous allons préparer les concerts à venir, développer le show et répéter les nouveaux titres, promouvoir au mieux ce nouvel album. Mais nous commençons aussi la composition du successeur de « Untamed ». Nous avons pas mal d´idées, peut être un autre clip, qui sait ?
Merci Swan Hellion d'avoir répondu à mes questions.
Swan : Merci à toi pour ton soutien et ton intérêt !
GRANDMA’S ASHES lance les précommandes de son premier album
Le 06/12/2022
Le groupe de rock progressif et alternatif Grandma's Ashes sortira « This Too Sall Pass », son premier album, le 17/02/2023.

Il succède au premier EP du trio, « The Fates », sorti en janvier 2021. Une première écoute dont nous avons eu le privilège révèle de belles harmonies vocales, les trois musiciennes étant également douées pour le chant.
« This Too Sall Pass » est un neuf titres (plus trois interludes) qui abordent de manière introspective les thèmes de la mort, du deuil, de la rupture mais aussi de l’amour et l’amitié. Son fil rouge est le passage à l’âge adulte ainsi que le caractère éphémère.
Grandma’s Ashes explique : « Nous avons décidé de l’appeler This too shall pass. On trouvait ça fort de tenir un vinyle entre les mains avec ce titre qui dit que tout finit par disparaître, y compris cet album, notre musique, et nous-mêmes. C’est donc une façon d’exprimer la finitude de la matérialité. C’est sombre et désabusé à la fois, ça représente bien notre attitude face au fait de devenir adulte : se rendre compte que ce qu’on croyait éternel et inébranlable est en réalité éphémère, évolue, se transforme avant de disparaître pour toujours. »
La pochette de l’album a été réalisée par le Studio Derville. Les trois musiciennes mettent l’accent sur la symbolique : le ressentiment est matérialisé par une dague, le désir par une grenade et la mélancolie par une fleur fanée, tandis que les ronces qui les entourent représentent la résilience.
« Spring Harvest », un premier single, a été révélé au début de l’été.
Un second single sera dévoilé en janvier 2023.
« This Too Sall Pass » a été enregistré, réalisé et mixé par Fred Lefranc (Pogo Car Crash Control, Miossec) et masterisé par Fabian Tormin. Produit par le label Nice Prod, il sera distribué par Baco Music et sera disponible au format digital et digipack dans un premier temps, puis en vinyle au printemps.
La release-party se tiendra à Paris (La Maroquinerie) le 14 avril 2023.

La billetterie est ouverte ICI et un pack proposant une place ainsi que l’album (vinyle ou CD) est disponible sur la boutique officielle du groupe (pack limité à 50 exemplaires).
GAËLLE BUSWEL : 20 ANS DE CARRIERE EN QUELQUES LIGNES
Le 06/12/2022
L'authenticité, l'énergie et l'émotion en mode Rock Blues sincère et sourire ravageur.
Par Dam'Aël pour Ahasverus.fr
Pour les plus pressés, petit résumé :
Baignée dans la musique dans le ventre de sa maman, dans son berceau et pendant toute son enfance, elle s’initie à la guitare à l’âge de dix ans et parcourt dès l’âge de treize ans les lieux où il est possible de jouer de la musique. Le premier groupe avec lequel Gaëlle Buswel fait ses armes en France, en Belgique et en Angleterre, est CAM ON.
La popularité de Gaëlle Buswel s’est amorcée après la diffusion d’une vidéo sur You Tube dont un petit aperçu lors d’une session du 17/02/2011 peut-être vu ici :
S’en suivront quatre albums :
- 15 janvier 2012 : Yesterday’s Shadow en collaboration avec Neal Back
- 31 octobre 2014 : Black To Blue sur Continental Records Services (CRS)
- 31 mars 2017 : New Day’s Waiting
- 26 mars 2021 : Your Journey
Tout récemment, elle participe à un concert caritatif (26 novembre dernier), à la Seyne sur Mer et nous accorde une petite interview téléphonique quarante-huit heures avant l’évènement :
Plus de détails :
Un ras bol total l’amène à rejoindre une amie sur Londres où elle vit plusieurs années et fait chanter les gens notamment dans le métro londonien où l’échange est particulièrement fort. De retour en France, elle continue ce périple et met son altruisme au profit du caritatif en faisant des prestations dans des prisons et hôpitaux pour enfants. Authentique et sans artifice, elle compose et écrit la majorité de ses chansons ce qui l’amène à son premier album, acoustique, de Blues Folk en collaboration avec Neal Back "Yesterday’s Shadow" enregistré au Phantom Studios, Baudonvilliers (France) le 15 janvier 2012.
Les revues de presse sont plus que positives.
Forte de cette expérience, elle récidive avec un second album Black To Blue (31 octobre 2014) qui la conduit tout droit vers son premier live sur la radio WFDU FM à New York et une tournée monumentale de plus de deux ans et demi.
Son expérience se remplit d’évènements musicaux authentiques et sincères et Gaëlle décide de s’accorder un voyage au fil des rencontres, côté USA. La vie, le hasard, la chance, la surprise... l'amènent à croiser un artiste de rue au Texas David Quick qui lui permet de s’approprier une chanson qu’il chante depuis vingt ans "No One Else". Ce titre fait partie des onze titres du troisième album de la française "New Day’s Waiting" sorti le 31 mars 2017, chanté en duo avec David, et proposé dans nombre de concerts de Gaëlle depuis. Il est important de noter que l’enregistrement de ce titre remonte à 2015 et qu’il a été conservé tel quel sur l’album. La magie d’un moment précieux ne doit revêtir aucun autre costume! (Dam'Aël)
Les différentes tournées et l’ensemble des concerts ne sont pas cités ici, vous laissant le choix de les découvrir dans la biographie de Gaëlle Buswel. Par contre il est des rencontres majeures que je citerai, celle du 14 mai 2018 au Palais des Congrès de Paris, où l’artiste ouvre en première partie de Beth Hart et celle du 6 juin de la même année à l’Olympia, aux côtés de Ringo Starr.
Anecdote :
Une semaine pour préparer cette prestation de dernière minute et cinq minutes, le jour même, pour prendre conscience que leur demande de jouer leur version « Help » des Beatles est acceptée. Gaëlle : « Je me souviens que Matthieu Drouot m’avait dit que c’était sacrément couillu d’avoir joué ‘Help’ à ce moment-là, à cet endroit-là ! ». Sept minutes de balance parce que l’équipe de Ringo Starr avait pris du retard, moment pendant lequel « quelqu’un vient me taper sur l’épaule en me disant : "Hey, je m’appelle Ringo, je suis super content que tu sois là pour faire « notre première partie !" » (retrouvez l'interview intégrale de Gaëlle Buswel sur Music Waves ICI.
Après le Japon et une tournée avec ZZ Top en 2019, cette blonde au sourire ravageur revient avec son quatrième album Your Journey, dans les bacs le 26 mars 2021 et se voit accompagner la tournée de Deep Purple en juillet de cette même année.
Pour finir :
Gaëlle Buswel, c'est un univers musical rock 70’s teinté par des influences Américaines de folk, de blues rock, bien moderne. Les textes y sont sincères et touchants, visant en plein coeur la sensibilité de son public. Les mélodies animent d'une mouvance haute en sincérité la profondeur de tout un vécu exprimé en musique. Un savoir-faire qui donne avec beaucoup de générosité au public, sa propre vision du monde, guidée par de l'authenticité pure et dure, jouée avec énormément d'énergie et de tendresse.
On va plus loin chez Ahasverus :
Quand talent rime avec partage et complicité ! Gaëlle se dit plus chanteuse que guitariste à la base, a contrario de Laura Cox qui se dit plus guitariste que chanteuse. Quant à Chloé "Rockloé" Rebeiro, je n'ai pas le renseignement mais, par contre je peux dors-et-déjà vous signaler qu'elle passe le relai à Jesse-Lee Houllier en tant que guitariste au féminin sur le Vol 4. de United Guitars (Chloé avait été choisie pour l'édition précédente : Vol.3 / Une femme par édition...)
Quelques unes de ses récompenses :
- Finaliste à l’European blues union au Danemark en avril 2017
- Révélation française à Cognac Blues Passions, et prix national France Blues en 2016
- elle a reçu en 2015 le Prix coup de cœur de Cahors Blues Festival et le prix All That Jazz en 2015.
- Son dernier clip Freedom Tonight a reçu le 1er prix du meilleur clip à l’Azalea Film Fest d’ Alabama aux Etats-Unis en avril 2018.
Les liens :
LEE AARON, Elevate (25/11/2022 - chronique)
Le 04/12/2022
« Elevate » confirme la grande forme de Lee Aaron, Metal Queen aujourd'hui plus que jamais.
Lee Aaron.
L'une des premières Metal Queen.
En tous cas certainement celle qui en a revendiqué le titre le plus tôt avec son album de 1984.

Pas usurpé, la couronne ! Une vraie rockeuse, Lee !
Elle débute la musique toute petite. Elle n'a qu'une quinzaine d'années quand elle rejoint en tant que chanteuse/saxophoniste et clavier un groupe baptisé... Lee Aaron ! Elle en fera son pseudo.
C'est donc avec The Lee Aaron Project qu'elle débute sa véritable carrière un poil plus tard.
Années 80, l'âge d'or du heavy metal. Lee enchaîne les albums. Notoriété internationale. Elle fait les backing vocals sur le titre « Rythm Of Love » de Scorpions en 1988... Elle connaît son plus gros succès commercial à la fin de la décennie avec « Body Rock » (1989). Vous pouvez l'écouter aujourd'hui, il sonne toujours savoureux.

Quelques albums encore, puis Lee met sa carrière musicale entre parenthèses pour se recentrer sur sa famille.
Un passage par le jazz (l'album « Slick Chick » notamment) avant de revenir à ses amours avec l'album « Fire And Gasoline » en 2016.
Le train est en marche à nouveau. On ne l'arrête plus : « Diamond Baby Blues » et « Almost Christmas » en 2020, « Radio On! » en 2021. Elle confesse que ses parents la croyaient hyperactive.
2022, le Lee Aaron nouveau est arrivé. Il s'appelle :
« Elevate »

Côté production, Mike Fraser. Il a bossé avec AC/DC, Aerosmith, Bon Jovi...
Ca s'entend d'ailleurs : le gros son, la basse qui sonne comme du Cliff Williams...
Durant quarante-deux minutes la Canadienne envoie des morceaux calibrés, la guitare lead est bien présente. Un songwriting globalement hard, parfois teinté d'AOR, plus rarement de pop (« Highway Romeo ») compose un album très équilibré et si agréable qu'il glisse sur le lecteur comme une lettre à la Poste. Une ballade (« Red Dress ») et des choeurs lui apportent un peu de velouté. Le chant quant à lui atteint sa plénitude, réglé au cordeau, tantôt léger, tantôt agressif, mettant l'émotion ou la puissance quand il faut, changeant de registre comme de chemise, toujours avec maestria.
« Elevate » confirme donc que la grande dame est toujours une Metal Queen, et aujourd'hui peut-être plus que jamais. Elle enchaîne les albums de hard inspirés à un rythme effréné, mais les fers bien rivés au pavé. Allez-y de confiance.
ARCHI DEEP, So Wild (single - 2022)
Le 02/12/2022
Le duo oléronais Archi Deep vient de sortir un nouveau single-clip intitulé « You’re So Wild ».
Il est présenté dans un artwork de Dan Abbott.

« Ce titre évoque La vie d’une personne qui n’a pas de filtres, qui explose et fait des étincelles ! Dur d’éteindre la mèche quand elle a pris ! Le feu d’artifice de sa vie se propage sur celle des autres malgré le fait qu’il soit au courant que la vie est une impasse. Au niveau musical, You 're So Wild nous surprend avec son riff acéré et ses breaks renversants, avec toujours comme ligne de mire un rock garage efficace et percutant ! » nous explique Arthur Di Piazza (guitare, chant).
Après « Lightning Concept », sorti le 14/01/2022, le duo complété par Richard Bertin (batterie, percussions) annonce un nouvel album à l’horizon 2023.
Le 02/12/2022
« La musique me donne une vraie ligne de vie. »
Bouillonnante Lucie Sue ! Après avoir postulé pour tenir la basse chez Steel Panther, elle prépare « To Sing In French », son premier album à l'horizon 2023 (cagnotte ici) déjà annoncé par quelques clips. Débordante d'activités, elle ne fait pas les choses à moitié, et sa langue pas plus que sa guitare ne tiennent dans sa poche. Alors installez-vous, la voici, Lucie, dans une interview très complète...
LUCIE SUE par Emilie Desbottes
Bonjour Lucie Sue. Premier souvenir qui vous rattache à la musique ?
Lucie Sue : C’est une question très difficile car j’ai toujours été entourée par la musique. Mon père était professeur de Musique de chambre au Conservatoire de Lyon, ma mère était claveciniste ( et dentiste ! ), et mes frères et soeurs pratiquaient tous un instrument. Si je dois pousser ma mémoire au bout du bout, je dirais que c’est « Take Five » et « Blue Rondo à la Turk » de Dave Brubeck, qui passaient dans la cuisine, pendant que mes parents repeignaient un meuble. Ces deux morceaux me font toujours un effet madeleine de Proust. Quand je les entends, je fonds, je retourne aux tréfonds de mon enfance.
Lucie Sue c'est d'abord violoncelle/conservatoire/orchestre symphonique/groupes de rock ?
Lucie Sue : En fait, la différence se jouait entre la pratique et l’écoute : je jouais de la musique classique, mais j’écoutais le Top 50. Dès que j’ai compris que je pouvais jouer autre chose que du classique, je me suis acheté une guitare, j’avais quinze ans.
J’ai continué à pratiquer le classique : cours de violoncelle, solfège, déchiffrage, orchestre, musique de chambre, concerts, concours. Un peu comme une contrainte mais que j’acceptais, et avec laquelle j’ai toujours vécu.
Et à côté, c’était la liberté, j’apprenais la guitare en jouant dans la cour du lycée, j’avais un groupe qui s’appelait Lychee’s Flight, on faisait des concerts, c’était trop cool de pouvoir jouer les morceaux de nos idoles, mais aussi de composer nos propres chansons.
Aujourd’hui la musique Rock et pop est omniprésente. Mais le classique fait clairement partie de mes fondations .
Une première vie en tant que directrice artistique. C'est un atout pour la suite ?
Lucie Sue : Je suis toujours Directrice Artistique. C’est comme ça que je gagne ma vie. Mais maintenant, je le suis au sein de ma propre agence Sphynx. Ma spécialité c’est de gérer l’image des marques, des personnalités et des groupes. Créer des logos, des identités fortes, des photoshoots, des visuels pour T.shirts ou pochettes de disque, affiches, etc.
Heureusement que je maitrise tout ça car je m’en sers tout le temps pour ma musique. C’est évidemment un atout, car je n’aurais jamais pu payer quelqu’un pour faire tout ce boulot à ma place.
Une seconde vie quand Lucie Sue musicienne choisit de renverser les tables ?
Lucie Sue : Oui, cette seconde vie c’est quand j’ai décidé de quitter mon ex-mari et toute la pression qui allait avec. Je me sentais enfermée, ma vie se résumait au travail, aux enfants et à mon mari. je n’avais plus de place pour la musique, pour mes amis. Je me suis totalement perdue. J’étais avec une personne possessive qui n’acceptait pas que je fasse quoi que ce soit sans lui. Et pour qui je devais me rendre disponible 24h/24.Tout était sérieux, grave, lourd.
Depuis que je suis partie, je revis. Mais vraiment. Je n’ai jamais été aussi heureuse. Je profite de la vie, et je me rends compte que le plus important c’est d’être en phase avec soi-même. On n'a qu’une vie, il faut aller jusqu’au bout de ses ambitions pour réaliser ses rêves. Je ris tout le temps. Je fais ce que je veux. Et mes enfants sont heureux aussi. La musique a repris sa place, et me donne une vraie ligne de vie. Une énergie de fou. Un but passionnant. Que demander de plus ?
En 2021 vous postulez pour remplacer Lexxi Foxx à la basse de Steel Panther - Vous vous classez même parmi les dix derniers finalistes. Ambition véritable ou coup médiatique ?
Lucie Sue : Hahaha, quand j’ai su que finalement je n’étais pas choisie, j’ai pleuré pendant une semaine. Véridique. Non, ce n’était pas médiatique. C’était une véritable envie. Car je me sentais réellement en phase avec Steel Panther. Ils jouent comme des Dieux, leur musique me parle, et leur humour est le même que le mien. Et je trouvais l'idée GENIALE de faire entrer une femme dans ce groupe. Mais ils en ont décidé autrement. Et finalement, le fait qu’ils aient fait "l’erreur marketing" de ne pas me choisir, m'a fait comprendre qu’on n'avait pas les même valeurs… Et qu’il n’y avait donc pas de regrets à avoir.
Premier album à l'horizon 2023 : « To Sing In French ». A quoi se réfère ce clin d'oeil ?
Lucie Sue : Ce titre d’album est tiré de la chanson éponyme, qui sortira en même temps que l’album. Il fait référence à la loi Toubon, qui impose encore aujourd’hui des quotas aux radios, aux chaines de télévision, et qui m’a déjà mis plein de bâtons dans les roues. Je n’ai pas pu postuler à des émissions, je ne peux pas passer à la radio, car c’est priorité aux artistes francophones… Moi je suis française, je paye mes impôts en France, je soutiens l'art et les artistes français, je pense avoir de belles valeurs… mais non, on m’empêche d’être diffusée parce que j’utilise des mots différents… C’est ridicule.
Beaucoup de personnes ont tenté de me convaincre de chanter en français, mais c’est tout simplement impossible, je ne peux pas. Toutes mes idoles, depuis ma naissance, ont chanté en anglais. J’aurais l’impression de faire du Kyo ou du Saez.
Le titre de l’album et de la chanson est une réponse à qui veut l’entendre. Mais surtout à Monsieur Toubon : Elle finit tout simplement en disant « well, I don’t sing in french, because j’ai pas envie ».
« Il n’y a aucune construction ou cahier des charges. J'ai juste pris ma guitare et laissé sortir ce qui devait sortir. »
Chanteuse et multi-instrumentiste vous tenez tous les instruments sur l'album (à l'exception de la batterie confiée à Franck Amand, qu'on a connu notamment avec les Rita Mitsouko). Un mot sur les instruments et matériels que vous utilisez sur l'album ?
Lucie Sue : Oui, j’ai enregistré les guitares, les basses, le violoncelle, les voix. Mon frère Baptiste, qui a enregistré l’album, joue également sur certaines chansons. C’est un mélange de Jackson, de G&L, et de Fender. Mais il a aussi plein de machines qui font des sons étranges comme un copycat, qui créé de l’écho sur une bande, ou un Synthé Roland SH-101 qui fait des sons bien gras à la Pink Floyd… On a utilisé un maximum de vrais sons et évité les « filtres ».
Parmi les clips annonciateurs de l'album, « Promises », une très jolie ballade dont on comprend bien le sujet. A ce propos, quelles thématiques abordez-vous avec « To Sing In French » ?
Lucie Sue : Je parle d’expériences vécues. Ca part de mes années de mariage, de ma séparation, des mes enfants, de ma reconstruction, d’empowerment, de mes amants, et de la vie ! Il y a aussi une cover de George Michael, mon idole de toujours. J'ai repris sa chanson « Freedom ’90 » en version « stoner ». Le message est aussi très clair « I don’t belong to you, and you don’t belong to me ». Une manière de dire que je n’appartiendrai plus jamais à qui que ce soit.
« Glorious », « Lick Your Teeth »... D'une manière générale vous frappez fort avec des clips spectaculaires très bien dirigés... Mais les quatre morceaux présentés sont très variés. Quel a été votre cahier des charges lors de la construction de l'album ?
Lucie Sue : Hahaha ! Il n’y a aucune construction ou cahier des charges. J'ai juste pris ma guitare et laissé sortir ce qui devait sortir. Même les paroles sont sorties toutes seules. Je ne me dis jamais « tiens ma prochaine chanson parlera de ça » . J’ai remarqué que mes premiers morceaux « Promises » et "Lean on me » étaient plus sérieux, plus léchés, et plus tristes aussi. Surement ceux qui m’ont aidé à aborder ma nouvelle vie. Les titres « Glorious » et « To sing in french » sont plus engagés. « Shine on Avalon » est clairement un ovni qui ne correspond à aucun style, et dont la construction est inédite. C’est une chanson d’amour ! Les morceaux que j’ai composés plus tard sont bien plus « légers ». Comme « The Race », et « Lick your teeth ».
Un mot sur la technique (enregistrement, mixage, production) ?
Lucie Sue : J'ai préparé les maquettes chez moi dans mon salon sur Garage Band. Puis on a tout enregistré avec mon Frère Baptiste dans son studio A18 à Paris. Le mixage a été fait par Mako du studio Drop-in à St Jean de Luz. Cet homme est super talentueux. Avec une super sensibilité. Il y a aussi Olivier Delescaille qui a mixé « Lick your teeth ». Il est très cool (normal il est belge) et a les même références musicales que moi. Le mastering a été fait par Blanka. J’ai géré tout le reste.
Pour les clips, j’ai fait appel à mes amis. Taki Bibelas pour « Glorious », Justin Badenhorst pour « To sing in French », Ma soeur Raphaele et Stef Candé pour « Promises », jean Yves de la manufacture du film pour « Lick your teeth ». Mais l’Oscar du clip le plus à l’arrache, c’est « The Race », que j’ai tourné avec ma cousine Maelle Johnson, à New York, avec mon iPhone. Mais j’adore le résultat ! Comme quoi, on peut se débrouiller avec pas grand chose.
La pochette de l’album a été faite au point de croix par un artiste basque que j’adore qui s’appelle Andoni Maillard. Le gars est un tueur et ses oeuvres sont géniales, elles me parlent vraiment. Il mélange le point de croix de mamies, avec des thèmes super éclectiques. Du foot, du rock, du porno, etc.

Une cagnotte est en cours ICI. A quoi servira-t-elle ?
Lucie Sue : J’ai décidé de lancer un crowdfunding sur kisskissbankbank car je n’avais tout simplement plus assez d’argent pour finaliser mon projet. Jusqu’ici, vous l’aurez compris, j’ai tout fait en auto production. Avec mes économies. Sans compter les nuits blanches. Quand on aime, on ne compte pas.
Mais aujourd’hui, mes poches sont vides, et je dois presser le disque, payer des attachés de presse pour faire parler de moi, et surtout, préparer la tournée. Tout ça coute bien plus que l’objectif de la cagnotte, car je ne voulais pas en demander trop non plus. Mais j’avoue que si la cagnotte dépasse l’objectif, ça m’aidera beaucoup.
Vos projets dans les mois à venir ?
Lucie Sue : Là je suis à fond sur les répétitions, pour pouvoir faire un maximum de concerts localement (j’habite à Biarritz), puis ensuite partir en tournée, faire la première partie de groupes trop cools, voyager partout, faire découvrir ma musique au monde entier, et enfin et tout simplement, faire la tournée des stades. Pas mal comme programme non ?
Merci Lucie Sue d'avoir répondu à mes questions.
Lucie Sue : Merci à toi d’avoir pris le temps de préparer ces questions super chouettes, et de permettre à des petits musiciens comme moi de s’exprimer !
QUELQUES MOTS D'AMOUR... ET DES DONS. ROCK ATTITUDE !
Le 02/12/2022
Quelques mots d'Amour... Quantité de dons ! Rocker's Attitude au concert caritatif des Rockeurs Ont Du Coeur.

Un peu d'histoire...
Les Rockeurs Ont Du Cœur (Les Rockeurs Ont Du Coeur - Var) sont nés en 1988 en Loire Atlantique, à Nantes plus précisément, sur une vertueuse idée de la maman du guitariste Manou du groupe ELMER FOOD BEAT. Et c’est en 2016 que Martial Feniou, Président de l’association Les Rockeurs ont du Cœur Var, sollicite les copains pour aider à la création de Les Rockeurs ont du Cœur du Var avec toujours le même ADN : "La collecte de jouets pour les enfants défavorisés de la région, ‘’dont le père Noël a égaré l’adresse’’.
Le principe est simple et efficace : une salle prêtée, des artistes altruistes, et un public qui l'est tout autant pour une œuvre caritative qui concerne le Noël des enfants défavorisés de la région. Et en pratique, voici le modus operandi : la salle de spectacle du Casino JOA est offerte par la mairie de La Seyne-Sur-Mer, les groupes de Rock viennent se produire gracieusement, sans cachet, et le droit d’entrée au concert n’est pas payant comme à l’habitude, il suffit de venir avec un jouet neuf d’une valeur minimum de 10€ (âge 0 à 12 ans). Lors de l'édition 2021, 1 200 jouets avaient ainsi été récoltés pour des enfants entre un et quatorze ans, pour la moitié durant le concert et pour l'autre moitié sur des points de collecte organisés dans le département du Var.
Edition 2022, la 7ème... une merveille de plus!
La promotion 2022, 7ème édition depuis sa formation, a permis de collecter plus de 1400 jouets pour que Noël soit une fête pour tous les enfants, et su réunir plus de 550 personnes au JOA Casino ce 26 novembre dernier. La totalité de ces jouets sera redistribuée à une dizaine d’associations d’aide à l’enfance et de soutien aux familles, ainsi qu’aux services Pédiatrie des hôpitaux varois. Mais Les Rockeurs Ont Du Cœur ne font pas les choses à moitié, 1050 € ont par ailleurs été récoltés grâce à la vente de tee-shirts et à la tombola, et seront remis à l’association Bébés et famille.
A l’affiche de ce concert caritatif, Mireil m'a tuer, Gaëlle Buswel et Will Barber. Trois prestations remplies de générosité, de talent et d'énergie collaborent afin d'y générer une ambiance festive où ondes positives jouent le duo avec les sons et lumière de la régie.
Part 1 : Mireil m'a tuer
BIO DE MIREIL :
« Mireil, de son vrai nom Cathy Alanus est née le 27 octobre 1969 au 51 Rue du bon goût, en Avignon. Sa mère, Mélanie Alanus, née Zetofrai est une enseignante très absorbée par son métier. Son père, Ilamal, est un tailleur de pierres à fendre l’âme… Mireil, alors l’aînée d’une fratrie de quatorze enfants, éprouve les plus grandes difficultés à allier ses études et les missions de gardes de ses frères et sœurs que lui confie sa mère. Elle parvient quand même à obtenir une Licence IV, ainsi qu’un Master of Puppets. C’est durant ces années d’insouciance étudiante qu’elle rencontre ses deux amis Rock et Roll, avec lesquels elle fait les quatre cents coups...elle participe à un télé crochet "Mais qui a Tuer la Nouvelle Star ?" qu’elle remporte haut la main, tant ses différents voyages, aux multiples destinations, lui ont forgé une technicité et un éclectisme inégalés à ce jour. S’en est suivi un album vendu à plus cinq cent millions d’exemplaires. Mais tout ceci n’est que pure invention marketing et ne suffit pas à masquer la plus difficile période de sa vie, lorsqu’elle fut injustement accusée de l’assassinat de son ami Roll. Elle ne s’en est , à ce jour, toujours pas remise… » (Je vous laisse découvrir la totalité de la bio... épique : https://www.mireilmatuer.com/ )
Part 2 : Gaëlle Buswel
En amont du concert Les Rockeurs Ont Du coeur, j'ai pu obtenir une interview téléphonique le 24 novembre auprès de Gaëlle (grace à la diligence de Martial Feniou) que vous pouvez retrouver ici :
Pour une immersion au sein de l'évènement :
Gaëlle, en attente d'une petite choriste... n'a pas ménagé sa monture en offrant un live des plus énergiques en compagnie de ses quatre musiciens :
- Léa Worms : claviers et choeurs
- Michaal Benjelloun : Guitares et choeurs
- Jb Petri : basse et choeurs
- Steve Belmonte : batterie (en attente de la petite choriste citée plus haut) et choeurs
L'équipe était accompagnée de l'ingénieur son Aurélien Chambres et du photographe Guillaume Eymard. Aux commandes du merchandising, la maman de Gaëlle.
Part 3 : Will Barber
Will est né à Narbonne, trouve son équilibre dans le football et la musique et avec le soutien de son père, il apprend la guitare. A dix-sept ans, il forme son premier groupe, reprenant du « punk californien » puis un second orienté vers le métal et finalement a préféré épurer sa musique. C’est seul, avec sa guitare, qu’il se produit sur scène et fabrique en parallèle ses instruments originaux mêlant ainsi sa passion de la musique et du bois. Inspiré par Led Zep , BB King et la Motown il veut traverser les continents et décide de participer à The Voice 6 afin de se confronter à l’avis de professionnels : Il rejoindra la team Zazie.
Atypique avec sa force tranquille sur scène et sa timidité, authentique et disponible, Will Barber partage la scène avec les plus grands ; il a d'ailleurs ouvert en 1ère partie de Gaëlle Buswel il y a quelques années et s'est croisé à plusieurs reprises sur des concerts communs. Will propose un 1er album « Alone » en partie épuisé.
Pour conclure :
On ne peut que saluer cette initiative vertueuse qui permet d'apporter du soleil et de la joie dans cette période souvent trop sombre pour des enfants.
On félicite l'Association Les Rockeurs Ont Du Coeur pour son travail de générosité qui sait allier le ludique, la musique, le goût du partage et de l'effort, mais aussi les artistes engagés dans cette belle aventure ainsi que tous les bénévoles, et j'ai pu constater qu'ils étaient nombreux.
Un jouet = une entrée = un concert aux artistes dévoués et solidaires = un enfant heureux dont les yeux brillent l'espace d'un instant.
Dam'Aël pour ahasverus.fr