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AVANDRA, Prodigal (18/11/2022)

Le 23/12/2022

Un album hautement technique, profondément poignant et passionnant.

Une chonique d'Harvey
Avandra est le nom d’un générique de pilules miracle pour les dysfonctions érectiles. Ou bien sinon celui d’un groupe de métal progressif du Costa Rica !

Christian Ayala (guitare et chant) fonde ce groupe en 2011. Au départ, il est seul à tout jouer et il reste dans cette configuration solitaire pour le premier album « Tymora » (2017). Ce n’est qu’en 2019 qu’il s’adjoint les services de Luis Javier Rivera (guitare), Gabriel Alejandro Rodriguez (basse) et Adrián Arroyo (batterie) pour la sortie du deuxième album « Descender ».
Avandra revient en 2020 avec son troisième album « Skylighting ».
2022, le quatuor progressif Avandra sort « Prodigal » son quatrième effort avec un nouveau bassiste José Miguel Vázquez (Chemie).
Avandra artwork
« Codename: Pharaoh » introduit l'album en incorporant le discours d'Eisenhower sur les dangers d'unifier le complexe militaro-industriel du secteur privé avec le gouvernement, la piste explore la nature cyclique de la guerre.

Musicalement, le groupe offre des voix émouvantes, une instrumentation complexe qui est également capable d'une puissance explosive, mais aussi va vers du plus costaud avec des voix gutturales dures et en mettant l'accent sur les basses afin d’explorer le côté sombre de l'album.
Des mélodies de piano rêveuses et des synthés atmosphériques accompagnent des murmures obsédants dans « In Träumen », tandis que « Dissembling The Artifice » voit Avandra s'aventurer plus loin dans le lourd et le dissonant. Ainsi doté d’une atmosphère riche et d’une belle authenticité, cet album offre à l’amateur du style des morceaux structurés, pouvant alterner des passages aux riffs puissants et des submersions atmosphériques adoucissantes.

Le groupe joue un métal progressif de haute volée, auréolé de belles harmonies vocales, avec des riffs finement ciselés et un son souple et aérien.
Avandra a produit un album hautement technique, profondément poignant et passionnant avec « Prodigal ».

GAELLE BUSWEL - L'interview de Dam'Aël

Le 22/12/2022

Le 26/11/2022, Gaëlle Buswel participait avec Will Barber et Mireil m'a tuer à la septième édition des Rockers Ont du Coeur organisée par Les Rockeurs Ont Du Coeur - Var dans l'enceinte du Casino Joa de La Seyne-Sur-Mer. Ticket d'entrée pour la soirée caritative ? Apporter un jouet neuf d’une valeur supérieure à dix euros.
Dam'Aël a profité de ce contexte pour interviewer la rockeuse francilienne, un entretien réalisé par téléphone la veille du concert. On parlera de l'association bien sûr, mais aussi du Kazakhstan et d'un certain passage protégé...

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Photographie : Guillaume Malheiro et Guillaume Eymard


« C'est toujours un grand plaisir d'aller à la rencontre de cultures différentes, et c'est pour nous un grand bonheur, à chaque fois, à chaque concert. »

Dam'Aël : Bonjour Gaëlle Buswel. Comment allez vous ?
Gaëlle Buswel :
Bonjour ! Ca va super ! On se prépare pour ce grand événement qui aura lieu ce samedi. (NDLR : interview réalisée par téléphone le 25/11/2022) On a vraiment hâte.
Dam'Aël : C'est caritatif, et c'est pour les enfants !
Gaëlle Buswel : Exactement !
Dam'Aël : Vous avez déjà exploré nombre de pays. Six ans  en Angleterre, ou à fouler les terres du Canada, du Danemark, de la Polynésie, de la Suisse, du Japon, et surtout celles des Etats-Unis. Puis récemment le Kazakhstan ! Le blues-rock donne-t-il des ailes ?
Gaëlle Buswel : La musique se partage ! Elle n'a pas de frontières, donc on va jouer partout où l'on nous demande de partager notre musique. C'est toujours un grand plaisir d'aller à la rencontre de cultures différentes, et c'est pour nous un grand bonheur, à chaque fois, à chaque concert.
Dam'Aël : Ce festival au Kazakhstan où vous avez représenté la France pour les trente ans des relations diplomatiques entre notre pays et le Kazakhstan... C'est quand même énorme cette histoire !
Gaëlle Buswel : Nous avons été vraiment touchés et flattés de représenter la France dans ce cadre-là, et c'était un véritable honneur pour nous. C'était également l'occasion de rencontrer un nouveau public et de faire la connaissance des Kazakhs.
Gaelle buswel
Dam'Aël : Une journaliste de ce pays a dit que vous étiez une source d'inspiration pour les femmes au Kazakhstan
Gaëlle Buswel : Ca c'est toujours quelque chose qui m'émeut beaucoup, parce qu'il est vrai que je prends parfois position pour essayer de représenter, de diffuser et de partager de belles choses. Alors quand ça peut inspirer des femmes de cultures différentes, c'est... J'ai du mal à l'exprimer en mots, parce que c'est vraiment très fort. J'étais hyper émue quand cette journaliste m'a dit ça, je ne m'attendais pas du tout à ce type de discours de sa part, et alors on se dit que par la musique on peut parfois générer des choses très positives et encourageantes pour des femmes, pour des enfants, pour d'autres personnes. Là en l'occurrence c'était par rapport au rêve de certaines jeunes filles, et représenter ça, être comme un petit modèle pour ces femmes-là, j'avoue que je me sentais très honorée et très émue.

« Quand on passe ce passage piétons, on se sent un peu comme un gamin de quatre ans qui vient de découvrir son premier cadeau de Noël. »

Dam'Aël : On note de très belles rencontres dans votre parcours : Neal black, Patrick Rondat, Matthieu Chedid, ZZ Top, Ringo Starr et Beth Hart, en première partie du palais des congrès à Paris. Est-ce qu'un duo avec Beth vous aurait tenté ?
Gaëlle Buswel : J'adorerais ! Mais c'est pas du tout au rendez-vous pour le moment ! Ca fait partie des premières parties qu'on a eu la chance de réaliser, et c'était une magnifique rencontre. C'est une femme talentueuse et inspirante. Elle a une histoire très touchante. C'est une battante et une artiste que j'adore. C'est un vrai et grand honneur de pouvoir ouvrir pour elle, de la rencontrer et d'échanger un peu avec elle.

Dam'Aël : Que ressent-on quand on emprunte le passage clouté d'Abbey Road ?
Gaëlle Buswel : C'est tout un symbole ! Ce passage clouté, c'est la première étape avant d'arriver dans le studio. Et vous avez toutes les images de cette fameuse photo et de cet album des Beatles. Quand on passe ce passage piétons, on se sent un peu comme un gamin de quatre ans qui vient de découvrir son premier cadeau de Noël. C'était assez émouvant. On était en 2019, et même trois ans après, à chaque fois qu'on en parle, ça nous fait autant d'émotions. Vivre ce moment-là, c'était vraiment super. On s'est bien marrés, en plus ! Et sur ce passage piétons, forcément, on a fait la photo !

Dam'Aël : C'était à l'occasion de votre quatrième album, « Your Journey », enregistré partie en Belgique, partie à Londres, ville dans laquelle vous avez vécu six ans...
Gaëlle Buswel : J'ai vécu un long moment à Londres...  C'était vraiment super, j'ai adoré ! J'adore cette ville, cette culture et les gens. C'est vraiment libre...
Gaelle buswell
Dam'Aël : C'était avant votre carrière solo, quand vous faisiez partie du groupe Cam On ?
Gaëlle Buswel : Exactement ! Cam On était mon premier groupe de compositions blues rock. On n'a pas continué, même si on est restés tous en très bons termes. Quant à moi, j'ai poursuivi mon petit bonhomme de chemin et j'ai lancé mes projets perso. J'ai rencontré Neal Black. C'était une période de renouveau. J'en avais marre de tout, et je suis partie rejoindre ma meilleure amie qui résidait à Londres. Ca a été une belle expérience pour commencer à partager ma musique d'une certaine façon, dans un premier temps...
Dam'Aël : Tournons-nous vers l'événement du 26/11/2022 au casino Joa de La Seyne Sur Mer. Comment s'est faite cette connexion avec l'association Les Rockers Ont du Coeur ?
Gaëlle Buswel : On était en relation depuis pas mal de temps, peut-être même avant le confinement. L'année dernière ils nous ont recontacté. Ils ont géré ça avec notre tourneur. C'était une belle occasion. Ils savaient qu'on avait beaucoup participé à des actions pour les enfants, évidemment on ne pouvait pas dire non ! Il y avait une belle énergie, l'équipe avait l'air vraiment super. On ne s'est jamais rencontrés donc ce concert sera l'occasion de partager un moment ensemble... C'est un joli concept et une belle action qui s'est mise en place, toute en musique, toute en amour.
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Photographie : Guillaume Malheiro et Guillaume Eymard
Dam'Aël : Considérez-vous ce type d'événements comme un moyen plus fort que les cagnottes qui peuvent se faire par ailleurs ?
Gaëlle Buswel :
Chaque association met en oeuvre ses actions comme elle le peut. Ce concept avec un concert, on en a parlé autour de nous : le fait d'amener un jouet pour voir un concert, les gens trouvent que c'était une super idée. Ludique en même temps : tout le monde se prête à ce jeu.
Dam'Aël : Ce n'est pas votre première action caritative : vous êtes déjà intervenue dans les hôpitaux pour enfants...
Gaëlle Buswel : Oui, quand j'ai fait mon premier album, en 2011. Ma cousine travaillait dans des hôpitaux, et j'ai ainsi découvert certaines associations. Alors on a mêlé la musique à des événements pour aller jouer dans des services d'oncologie. C'était assez fort, assez difficile aussi émotionnellement parce que je suis une âme sensible. Mais c'était vraiment un beau moment, parce que les enfants atteints de cancers nous ont fait passer de très beaux messages et ils sont d'une force complètement hallucinante. On a fait ça pendant pas mal d'années, jusqu'à ce que le service ferme ses portes. Mais on essaie de soutenir cette association et de soutenir les services d'oncologie de la petite façon dont nous pouvons le faire pour apporter un peu d'énergie, d'amour, et un court moment d'évasion à ces gamins.

Dam'Aël : La soirée des Rockers Ont du Coeur propose trois prestations : Will Barber, Mireil M'A Tuer  et vous-même. Vous connaissez ces deux artistes ?
Gaëlle Buswel : Avec Will, oui, on se connaît : il a fait notre première partie il y a pas mal d'années, puis on s'est croisés en concert. C'est donc l'occasion de se retrouver sur scène. Quant à Mireil M'A Tuer, ce sera une découverte. Je pense qu'on passera tous un bon moment ensemble.
Dam'Aël : Y a-t-il un lien fondamental entre l'enfance et l'ouverture à la musique ?
Gaëlle Buswel : Oui. Moi j'ai grandi dedans : mes parents étaient passionnés de musique. Ils étaient des années 70, avec toute la culture musicale qui va avec, la période anglo-saxonne et américaine... J'ai baigné là-dedans, et ce sont des influences qui ont été naturelles et très présentes et qui m'ont poursuivie jusqu'à aujourd'hui.

Dam'Aël : Je crois savoir que votre papa jouait dans un groupe ?
Gaëlle Buswel : Mon père, quand il était jeune, était batteur dans un groupe de hard-rock ! Il faisait ça pour le plaisir et ils ont tous choisi d'autres vies, mais du coup, c'est rigolo. On en reparle souvent, et j'essaie toujours d'imaginer mon père en mode hard-rocker dans les années 70, avec des pantalons pattes d'eph et des chemises à fleurs ! (Rires)
Dam'Aël : Y a-t-il des projets avancés pour 2023 ?
Gaëlle Buswel : Oui, il y a des choses qui vont se passer en 2023, et en 2024 aussi, on y travaille. Mais je ne dis rien sinon qu'on va faire une tournée d'été qui commencera à compter de mi-mai 2023, et vous pourrez nous voir sur toutes les routes de France.
Dam'Aël : Un mot sur les musiciens qui vous accompagnent en tournée ?
Gaëlle Buswel : Ils sont ma famille, la même équipe depuis pas mal d'années. A la guitare Michaal Benjelloun, à la basse JB Petri, au clavier Léa Worms  et à la batterie Steve Belmonte. On a aussi notre ingé-son qui nous accompagne et qui s'appelle Aurélien Chambre.
Dam'Aël : J'ai appris que vous utilisiez du matériel français ?
Gaëlle Buswel : Pendant le confinement on a rencontré beaucoup d'artisans français, et plutôt qu'avoir des marques américaines, notre matériel, nos amplis, pédales de guitares, c'est Val Martins. Il est de la région lyonnaise et fait un travail extraordinaire. Je travaille aussi avec une artiste qui m'a fait une magnifique sangle de guitare, Cécilia, de Blackdust Guitar Straps. Je suis ravie de pouvoir mettre cette sangle sur scène parce qu'elle est personnalisée. Ce sont des artisans qu'on adore et qu'on soutient.
Dam'Aël : On a hâte de vous revoir sur la tournée 2023 !
Gaëlle Buswel : J'ai hâte de vous rencontrer tous !
Dam'Aël : Je vous remercie infiniment pour ce sympathique échange, Gaëlle.
Gaëlle Buswel : Merci. Et à bientôt !

 

AKIAVEL, Veni, Vidi, Vici (23/12/2022)

Le 22/12/2022

Le pitbull du death signe probablement avec « Veni, Vidi, Vici » son meilleur album.

Il y a des groupes — On les compte sur une poignée de main — dont on perçoit dès la première apparition discographique qu'ils ont été bénis par les dieux du Metal. C'est le cas d'Akiavel.
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AKIAVEL par Mr Cana Photography.
Dès son premier EP (2018), la formation varoise nous impressionnait par la mise en place de sa musique. On pensait « pour eux, c'est possible ». Petite vérification dans le background : bon sang mais c'est bien sûr ! Les quatre musiciens  avaient fourbi leurs armes dans plusieurs formations du Sud-Est.
L'album « V » (2020) marquait le début de la conquête, sans se laisser corrompre par l'apparition de la pandémie Covid-19 en France. Auré (chant) déroulait ses lyrics autour des cinq blessures de l'âme de Louise Bourbeau : la trahison, le rejet, l'abandon, l'humiliation et l'injustice. La growleuse s’expliquait sur cette thématique :
« J'ai eu l'idée de prendre ces cinq blessures et de les travailler en deux parties : côté bourreau et côté victime. »
Un an plus tard sortait « Vae Victis ». Auré avait fait un gros boulot sur les tueurs en série et lié le tout en dix chapitres. L'opus était servi par des clips remarquables. C'est qu'Akiavel ne lâche rien, et surtout pas l'image : ces beaux gosses en costards sont entourés par une équipe de fidèles : TOO MANY SKULLS (by Raf The Might) pour l'artwork, , Mr cana production pour les clips et Mr Cana photography pour les photographies. Ils les aident à développer un univers visuel macabre mais élégant, diaboliquement esthétique et fascinant.
2022. Adoubé par ses pairs (Loudblast, Benighted), Akiavel assoit sa réputation scénique (dates de concerts in fine).

Nonobstant, il piétine dans sa stalle de départ, impatient d'en découdre à nouveau sur sillons. C'est décidé, il lâchera son troisième album en version digitale avant la fin de l'année 2022. Son titre :

« Veni, Vidi, Vici »

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« Veni, Vidi, Vici »... Une locution latine taillée sur mesure pour Akiavel !
Neuf  morceaux plus un bonus pour l'emporter.
Artwork Raf the Might, bien sûr.
Derrière l'enregistrement et le mixage, on trouve à nouveau la figure hexagonale de Sebastien Camhi et son Studio Artmusic, tandis que le mastering sera l'affaire de Jacob Hansen (Volbeat, Arch Enemy, Evergrey, Pretty Maids, Epica).
Quarante-trois minutes. Furie !
Pour l'intro, Akiavel lance une rythmique très sûre. La batterie s'installe. L'auditoire ronronne. 1:15. Explosion ! Tourbillon ! Beaucoup de maturité dans les vocaux. Le titre claque : « Purgatory » !

« [Help] Me Too » poursuit à un rythme effréné. Courte éclaircie apportée par la batterie et les guitares — on sait le Diable dans le détail. Féline, Auré variante (« Souls of War »). Rien n'est laissé pour compte.
Surprise en piste 4 : une voix claire fait son apparition. Qui ? On pencherait pour Ivan Pavlakovic, le chanteur de Disconnected. Sans certitude aucune... Mais la voix claire assure !
Démarrage hardcore pour « Witchcraft », l'un des premiers morceaux clipés de l'album.

Au coeur du plus bestial, Akiavel garde la musicalité. Les quelques phases mid-tempi restent denses (« Thoughts of a survivor »).
Brutal, savoureux, malsain, implacable. Du Black, Death, du Hardcore. Mais la mélodie reste perceptible jusque dans l'oeil du cyclone.
« Reign of lights », « Salvation », « A Few Words for Love » et sa rythmique Death'N Roll tellement addictive...
Chaque titre est servi par un tableau sublime, lumineux, et pourtant mystérieux, qui flatte notre fascination morbide.
9 salvation
En bonus, « Rape the limit ». Son final puissant termine la correction. Akiavel rappelle avec ce titre extrait du tout premier opus à quel point il était prêt à mordre et à ne plus lâcher dès son début de carrière. Parole tenue.
Akiavel impressionne. Le pitbull du death signe probablement avec « Veni, Vidi, Vici » son meilleur album. Dense, accrocheur, il porte la mélodie au coeur du hardcore. Il continue d'ouvrir le champ des possibles. Avec une grande classe. Toujours.
« Veni, Vidi, Vici ». Soumettez-vous. On vous le recommande évidemment.
L'opus sera dévoilé dès demain en version digitale, mais il vous faudra patienter jusqu'au 03/03/2023 pour profiter des premiers supports physiques.
Quant à nous, on guettera la sortie des vinyles numérotés pour embellir notre discothèque, parce que côté merch' aussi, Akiavel met généralement le paquet !
Akiavel cover
Précommandez ici :

KATATONIA : Douzième album en janvier 2023.

Le 20/12/2022

Le groupe de doom suédois Katatonia sortira son nouvel album « Sky Void Of Stars » le 20/01/2023 via Napalm Records.

Katatonia artwork
Il s'agit d'un onze titres entièrement écrit et composé par le chanteur Jonas Renkse.
Le groupe commente :
« Notre douzième album, Sky Void Of Stars, est un parcours dynamique à travers une obscurité vibrante. Né d’une nostalgie pour ce qui n’est plus, dans les périphéries de l’inaccessible, mais composé et condensé en une forme humaine et présenté en sons et en mots, fidèles à l’empreinte de Katatonia. Pas d’étoiles ici, juste une pluie violente. »
Katatonia a présenté récemment une version clipée du morceau « Austerity » qui ouvrira l'album, une piste que le groupe définit comme « dynamique et dramatique, grave et funèbre ».

Après « Atrium », il s'agit du second single dévoilé par les Suédois.

Ce douzième album sera disponible aux formats suivants :

  • Coffret en bois deluxe édition limitée : un CD + livret collector, un Blu-Ray + pochette cartonnée, un pendentif corbeau, un tirage d’une carte du ciel et un pin’s - shop Napalm seulement
  • Edition ‘Die Hard’ 2 vinyles BLANC et VERT FORÊT effet tâches d’encre : disque de feutrine, patch, poster 12 pages - ÉPUISÉ
  • 2 vinyles VERT FONCÉ - shop Napalm seulement - ÉPUISÉ
  • 2 vinyles transparent MARBRÉ / VERT FONCÉ - OMerch seulement
  • 2 vinyles CRISTAL / NOIR EFFET MARBRÉ - OMerch seulement
  • 2 vinyles noirs
  • 1 CD avec titre bonus + livret collector
  • 1 CD boîtier rigide
  • Format digital

Les précommandes sont ouvertes sur ce lien.

Katatonia sera en tournée européenne à compter de janvier 2023. Vous pourrez les voir le :

  • 04.02.23 FR - Lyon / Ninkasi GERLAND
  • 08.02.23 FR - Toulouse / Le Metronum
  • 19.02.23 FR - Paris / Le Trianon
  • 20.02.23 LU - Luxembourg / Rockhal

 

 

KARV DU : Underground nous voila ! (L'interview d'Erèbe)

Le 18/12/2022

Avec « Aos Si : Balance of Harmony and Chaos », Karv Du signe l'un des opus les plus énigmatiques et captivants de l'année 2022. Il n'est pourtant accessible que sur Bandcamp et ne fait l'objet, à cette heure, d'aucun support vidéo. C'est que ces Bretons, métalleux atypiques et avant-gardistes, cultivent la discrétion avec un soin rare. Erèbe (batterie/chant) a cependant accepté de répondre aux nombreuses interrogations qui nous sont venues à l'écoute de cette perle discographique. En route pour les tréfonds de l'underground !

« Il était temps de faire un album qui puisse être un condensé de toutes ces années. »

Karv du 1Bonjour Karv Du. Un mot sur le regard que vous portez sur votre discographie passée avant d'aborder le nouvel album ?
Erèbe (batterie, chant) :
Salut Ahasverus. On peut commencer cette interview par une rétrospective. Effectivement dix ans séparent « Aos Si » de notre premier effort « The Missing Face in a Bruised Flesh », une demo-album de quarante minutes réalisée artisanalement avec l'aide de mon ami H.S.N à la basse. Il était temps de faire un album qui puisse être un condensé de toutes ces années. Le groupe à souvent changé de line-up, ce qui a apporté des teintes différentes  — si je puis dire — à chaque réalisation. En 2016 nous avons enregistré l'EP six titres « Duality of Spirit and Matter », avec Digasted à la basse, qui a reçu un bon accueil, et en 2018 l'EP cinq titres « Animus : Delirium and Reason ». On a conservé le même line-up depuis, avec Stygian au chant et Khâron à la basse. Il en reste quelques exemplaire sur Bandcamp, d'ailleurs...
Le noyau dur de Karv Du est resté inchangé depuis le début, Banshee à la guitare et moi même à la batterie et au chant.
Première interrogation qui me vient à l'écoute de « Aos Si : Balance of Harmony and Chaos » : d'où vient ce son énorme ?
Erèbe : A l'accoutumée nous avons enregistré pour la troisième fois chez notre ami Ti Yann, dans son fameux studio « L'interzone », de façon très posée, dans une ambiance familiale, et fait les prises de son live, batterie/basse/guitare. C'est notre modus operandi. Et évidemment le super taf de Tony Chauvin pour le mastering, qui  avait déjà bossé avec nous pour « Duality... » en 2016. Tous ces ingrédients expliquent peut-être ce son énorme, comme tu dis. Ti Yann à toujours de bon conseils, il a une culture et une oreille musicale rares, ce qui me va à merveille, « loin des clichés metal ».
Parlons du titre de l'album. «  Balance of Harmony and Chaos » je comprends. Mais  que signifie « Aos Si  » ?
Erèbe : Aos Si est un nom qui provient de la mythologie et de la culture irlandaises. Cela fait référence aux créatures surnaturelles du monde souterrain « maléfiques ou pas », et en l'occurrence à la Banshee, une créature féminine qui figure fièrement sur la pochette de l'album.
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Il y a chez Karv Du une certaine dimension spirituelle, intellectuelle et littéraire...
Erèbe :
Je pourrais rajouter cinématographique, avec les œuvres de Stanley Kubrick et David Lynch, avec Eraserhead et Twin Peaks, et bien sûr  plein d'autres films et réalisateurs... Après, oui il y a une dimension spirituelle indéniable dans Karv Du, qui pourrait se rapprocher du Luciférisme, de la sorcellerie,  du shamanisme ou des croyances liées au mysticisme de la nature... J'écris moi-même les textes, mais on peut dire aussi que sur toute l'œuvre de Karv Du planent les ombres de George Bataille, Antonin Artaud (« Héliogabale ou l'Anarchiste Couronné »), Austin Osman Spare,  H.P Blavatsky, Pierre Molinier, Lord Byron, qui avec l'emprunt de textes et de poèmes ont donné du sens aux meilleures chansons du groupe.
Cependant Karv Du est un nom breton, qui se traduit par Cerf Noir. Quelle est l'influence de la culture bretonne dans votre musique ?
Erèbe :
La culture Bretonne n'a pas vraiment d'incidence sur les thèmes abordés par Karv Du, hormis le nom du groupe, évidemment. Et puis l'intro de « Duality... » (« Ar Roue Heol », qui signifie « Le Roi Soleil ») et « Hoper Noz » sur notre dernier album, qui fait référence au crieur de la nuit, une légende du pays vannetais... J'oubliais « Netra » (« Néant ») sur notre demo... Mais je préférerais qu' on fasse plutôt le parallèle avec la mythologie et la philosophie celtique. Sinon les influences textuelles et visuelles sont citées dans la question précédente. Je ne voudrais pas qu'on confonde Karv Du avec un quelconque groupe de pagan metal... Même s' il y en a des bien...
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Revenons-en à l'album : comment l'avez-vous abordé et comment s'est-il construit ?
Erèbe :
On a abordé l'écriture de cet album en 2018/2019. On avait prévu d'enregistrer en 2021... Bon , comme tu peux te douter, le covid a un peu contrecarré nos plans. L'idée de base était de composer des chansons qui s'inspirent du meilleur de ce qu'on a pu proposer sur les trois précédents opus, pour l'atmosphère et l'énergie. Ceci dit, pour le clin d'oeil, on peut retrouver sur « Animus : Delirium and reason » le titre « Le Maudit », qui figurait déjà sur notre démo, ainsi que « Scarlet Diva 1.5.6 », que j ai voulu mettre sur « Aos Si » pour lui donner un son studio qu'elle n'avait pas. Dans un futur proche je mettrai quelques titres de notre demo sur Bandcamp, pour ceux que ça intéresserait...
Musicalement, le fil rouge de l'album, pour moi, c'est la dissonance...
Erèbe :
Je crois comprendre ce que tu veux dire. C 'est peut être le choix musical et les formations qui nous inspirent qui font que nos compositions et notre son « sonnent » comme tel... Après, si ça te semble agréable, c'est le principal !
Je trouve l'artwork très beau et en adéquation avec votre musique.
Erèbe :
Tout l'artwork de l'album à été fait par mes soins, comme pour les autres opus. Je fais aussi à mes heures perdues des covers pour d'autres groupes, pour qui je peux avoir un coup de coeur (tu peux zyeuter la Pochette de Carcolh, un groupe de doom Bordelais). Pour la pochette de « Aos Si »,  il y a des clins d'œil et des symboles qui font échos aux travaux antérieurs. Comme je l'ai dit précédemment, il s'agit d'une Banshee qui montre le côté mystique et féminin omniprésent dans l'œuvre de Karv Du. Pour les autres symboles, c'est un secret. Pour me faire un peu de pub voici mon lien Facebook pour tes lecteurs : J.r. Erèbe | Facebook.

« Les choses se sont faites très naturellement, sans pour autant se dire qu'il fallait coûte que coûte faire un truc avant-garde ou expérimental. »

« Aos Si : Balance of Harmony and Chaos »  me fascine. C'est à mon sens clairement votre meilleur opus et vous me semblez avoir fait un bond énorme. Il est à la fois mystérieux, dissonant, attirant. Il conserve votre mystère en se montrant moins hermétique que ses prédécesseurs (et il a un son de dingue !).
Erèbe :
Merci. Ca va te paraitre cliché mais, après une démo et deux EP, je pense qu'on avait moins de mal à savoir où on allait. Les choses se sont faites très naturellement, sans pour autant se dire qu'il fallait coûte que coûte faire un truc avant-garde ou expérimental, même si au fond de moi l'âme du groupe se rattache indéniablement à la mystique black metal.
Après, l'album se montre peut-être moins hermétique grâce au son de Ti Yann, qui se perfectionne lui aussi avec le temps ! 
Vos morceaux sont extrêmement élaborés. Parle-moi du processus de composition...
Erèbe :
C'est le même depuis le début, la base est amenée par Banshee avec la guitare, et charpentée par la batterie. La basse et le chant se composent et se greffent au fur et à mesure de la maturation des morceaux...
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L'usage du sarangui (instrument hindou) est une vraie plus-value, de même que le saxo qui arrive plus tard dans l'album...
Erèbe :
Je voulais absolument du violon sur cette fameuse partie de « Criminal immensity » et, à défaut, mon complice Ti yann m'a proposé le sarangi, que j'ai adoré. Cela apporte une teinte tout simplement géniale, presque transcendante ! Idem pour le saxophone qui est devenu une vraie tradition sur chacun de nos albums, même si sur notre démo on a utilisé un sample de John Coltrane.
Le chant est travaillé comme jamais sur cet album...
Erèbe :
Stygian a effectivement fait une belle perf' d'interprétation et de placement de texte. Il y a toujours eu carte blanche pour chacun des membres dans l'évolution du groupe, selon les antécédents musicaux de chacun (ce qui a toujours fait notre force et nos faiblesses !). Il a pris le parti d'un chant beaucoup plus rock que sur les précédents EP, ce qui n'est pas sans risques et pas forcément dans l'ADN de Karv Du, qui avait un côté plus Black de mon point de vue. Cela amène un aspect moins hermétique, comme tu dis, voire plus accessible... Pour l'anecdote, cela nous vaut de botter en touche pour certains labels de Black Metal et assimilés que je ne citerais pas, hé hé hé !

« Je suis un peu resté ancré dans l'idéal des années 90, que j'ai connues avec les magazines, les fanzines... Il fallait gratter, se bouger... Trouver des groupes, ça se méritait presque ! »

Un titre à rallonge, une promo et une diffusion confidentielles... On ne peut pas vous taxer de racolage, chez Karv Du ! Vous concourez pour le titre du groupe le plus underground de l'année ?
Erèbe :
Peut-être inconsciemment, oui... C'est plus pour moi une forme d'humilité. J' ai du mal avec les gens ou les groupes qui se mettent trop en avant, du style « Regardez-moi, je suis un artiste ! » Et à vrai-dire je ne suis pas un grand spécialiste des réseaux sociaux. Je suis un peu resté ancré dans l'idéal des années 90, que j'ai connues avec les magazines, les fanzines... Il fallait gratter, se bouger... Trouver des groupes, ça se méritait presque ! Je vais passer pour un vieux réac', mais il y avait des labels ouverts d'esprit comme Misanthropy Rec, Mayhem et Burzum côtoyaient des groupes comme Beyond Dawn et Babylon Whores, ou sur Candlelight, Emperor, sur le même label que Solstice et Eterne... Faut croire que les Anglais avaient une sérieuse avance sur nous pour l'ouverture d'esprit musicale ! Des exemples, je peux t'en trouver plein d'autres ! Après, je ne te cache pas que nous cherchons un label actuellement, une dizaines de demandes, quelques retours négatifs, voir aucune réponse ou des quiproquos avec des organismes de distributions/promotions qui ne sont pas des labels ! Qui sait ? Un jour peut-être que l'album sortira physiquement ? Croisons les doigts !
Si je te dis que j'ai redécouvert Karv Du à travers cet album, qui sera à mon sens la pierre angulaire de votre discographie, ça t'inspire quoi ?
Erèbe :
Merci tout d'abord ! Je le prends pour une consécration et l'aboutissement de dix ans de Karv Du, voilà ce que cela m'inspire...
Qu'est-ce qui distingue « Aos Si : Balance of Harmony and Chaos »  des EP qui précèdent ?
Erèbe :
« Aos Si : Balance of Harmony and Chaos » a un meilleur son, il est plus frais, plus long. Il y beaucoup d'émotions différentes, chaque chanson à une atmosphère propre, avec des ingrédients musicaux singuliers, parfois black, parfois post-rock, folk et jazz/blues à la Nick Cave. C'est peu dire, ha ha ha ! Les gens qui aiment les groupes originaux seront servis !

« Le futur immédiat de Karv Du : changer de nom pour redémarrer un nouveau projet. »

Où peut-on écouter/acheter « Aos Si : Balance of Harmony and Chaos »  ?
Erèbe :
« Aos Si » est pour le moment en écoute intégrale et en téléchargement sur Bandcamp : KARV DU (bandcamp.com).
Les projets de Karv Du dans les prochains mois ?
Erèbe :
Dans l'immédiat, changer de nom pour redémarrer un nouveau projet qui sera probablement  plus expérimental, dark ambient, voire indus et rituel (dont je suis un très gros consommateur !).
Merci, Erèbe de m'avoir consacré du temps.
Erèbe :
Merci à toi Ahasverus pour cette interview intéressante et pour ton soutien ! Kenavo ar wech all !

BRUIT≤ pointe du doigt les firmes du streaming

Le 17/12/2022

« Depuis la grande crise du disque l’industrie a muté, elle s’est transformée pour aujourd’hui exploiter les artistes comme jamais encore auparavant. »

Bruit par mathilde cartouxBRUIT ≤ par Mathilde Cartoux 


Le groupe de post-rock toulousain BRUIT ≤  a présenté, le 09/12/2022, un nouveau single-coup de gueule contre l'industrie du streaming intitulé « Parasite (The Boycott Manifesto) ».
BRUIT ≤  explique : 
« On nous pose régulièrement la question: “Pourquoi est-ce qu’on ne vous trouve pas sur les plateformes de streaming?”. Voici une réponse universelle et digitale qui va pouvoir générer du clic tout en rapportant à des actionnaires. Depuis la grande crise du disque l’industrie a muté, elle s’est transformée pour aujourd’hui exploiter les artistes comme jamais encore auparavant, en les écrasant sous le monopole des plateformes de streaming. À l’heure ou un changement d'algorithme peut remettre en cause votre existence digitale, la pérennité de votre activité professionnelle où la tranquillité de votre vie sociale, le tout à des fins capitalistes ; il nous paraît plus que jamais nécessaire de rappeler qu'un public n'est pas une base de données et que les artistes n’ont pas à s’abaisser au rang d’influenceurs. Il est inacceptable que des milliardaires comme le patron de Spotify pillent les artistes pour investir dans l’armement (NDLR : lire à ce propos l'article de la RTBF). Il est grand temps de pratiquer le vandalisme musical et de parasiter la machine ! »
Pour appuyer ce commentaire nous avons relevé quelques données sur la musique en France, consignées par le journaliste Tristan Gaudiaut pour le portail allemand Statista. Il y apparaît que, pour gagner un euro, il fallait au moment de cette étude de 2021 :

  • 200 (lectures) chez Deezer
  • 360 chez Spotify
  • 116 chez Apple Music
  • 681 chez Youtube

De notre côté et compte-tenu du nombre de pavés dans la mare qu'il faudra pour changer les habitudes des auditeurs de musique, nous leur recommandons l'usage de Bandcamp qui permet une écoute gratuite de l'album à trois reprises et impose de l'acheter pour toute écoute supplémentaire. Outre le fait que cette démarche nous paraît éthique, Bandcamp propose des formats audio de qualité (du MP3 au WAV en passant par le FLAC) et reverse environ 82% du prix d'achat à l'artiste ou à son label (et la totalité les premiers vendredis du mois !). Attention cependant : le récent changement de propriétaire du site impose de rester vigilant. Mais pour l'heure, c'est bien vers Bandcamp que nous vous orientons si vous voulez soutenir les artistes et leurs labels et pratiquer la musique pas uniquement en... parasites !

Le groupe de black atmosphérique Imperium Dekadenz sortira son nouvel album le 20 janvier 2023

Le 13/12/2022

Il aura pour titre « Into Sorrow Evermore ».
Imperium dekadenz coverImperium Dekadenz  explique à son propos :
 « En cette saison sombre et froide, dans un monde qui menace de plonger dans les ténèbres, notre nouvel album Into Sorrow Evermore s’élève de cette brume d’incertitude. Mélancolique, puissant, poignant, une réflexion sur l’isolement et les bouleversements survenus ces dernières années, mais aussi un rêve dans l’ombre de ce qui pourrait advenir. Une fois de plus, nous sommes heureux de partager notre univers et combler vos coeurs. Dans l’obscurité nous luttons, menés par nos rêves, entraînés par le temps impitoyables ! »
« November Monument », un premier single-clip, a déjà été dévoilé.

« Into Sorrow Evermore » sortira chez Napalm Records aux formats suivants :

  • Coffret en bois : CD pochette cartonnée 6 volets, CD bonus des démos ‘Promo 2005’, drapeau, pendentif, patch - 300 exemplaires
  • 2 vinyles blancs - 300 exemplaires
  • Cassette coloris GRIS avec impression or - 100 exemplaires
  • 2 vinyles noirs
  • CD pochette cartonnée 6 volets
  • Lot CD pochette cartonnée 6 volets + t-shirt
  • Format digital
    Imperium dekadenz

Pré-commandes disponibles ICI

 

 

KARV DU, Aos Si : Balance of Harmony and Chaos (02/12/2022)

Le 11/12/2022

Un album à la beauté sauvage dont on recommande l'écoute intégrale à 200%.

Karv Du (Cerf Noir en langue bretonne), à l'évidence, ne fait pas dans le racolage. Cherchez-le sur les plateformes, et vous comprendrez ce qu'on veut dire...
Le groupe existe depuis 2012. Son univers s'inspire essentiellement de l'occultisme, du mysticisme de la nature, du folklore celtique ainsi que d'écrivains tels que George Bataille, Antonin Artaud, Pierre Molinier et Lord Byron.
Première démo en 2013, puis deux EP. Enfin l'album, livré le 02/12/2022 :

« Aos Si : Balance of Harmony and Chaos »

Karv du
Métal avant-gardiste. Plus accueillant ici que sur la discographie qui précède.
Le son est clair. C'est ce qu'il fallait pour profiter des percussions, de la basse qui cingle, des effets slide, des sonorités étranges qui se transforment en désaccords dissonants.
Dans ses alternances atmosphériques et emportées, le groupe, qui cite Celtic Frost ou Voivod, nous rappelle The Old Dead Three pour sa sensibilité extrême. Karv Du a quelque chose comme ça, séduisant et vénéneux. Il enchaîne les  pièces captivantes, renforce le sentiment d'étrangeté au son du saxophone et du sarangui, magnifique sur « Criminal Immensity ».
L'album se lit dans son ensemble, on n'a d'ailleurs aucune envie de le lâcher avant la dernière plage.
Les voix sont doublées.  Le chant est travaillé. Les enchaînements ne cessent de surprendre.
Mystérieux, élégant, inquiétant, envoutant, magistral « Aos Si : Balance of Harmony and Chaos » est un album à la beauté sauvage dont on recommande l'écoute intégrale à 200%.
A écouter au casque, fort.