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NO TERROR IN THE BANG (metal), Heal (12/01/2024)

Le 13/01/2024

No Terror In The Bang se lance, s'interrompt,  lacère, sature l'atmosphère, vous souffle et lance le chaos en toute conscience, en pleine maturité.
Par Ahasverus

No Terror In The Bang tire son nom d'une citation d'Alfred Hitchcock, « There is no terror in the bang only in the anticipation of it ».
Le cinéma est une source d'inspiration pour la formation rouennaise dont les musiciens viennent de milieux hétéroclites : hip hop, musique de films, scène metal...
Après un premier album remarqué en 2021, No Terror In The Bang revient avec un nouveau long format, « Heal », sorti le 12/01/2024.
No terror in the bang 1Après « Eclosion », « Heal » est pensé, voulu comme un « Volume II ». Le logo reste inchangé et la photographe parisienne Louise Dumont est à nouveau été sollicitée pour l'artwork.
« Eclosion » séduisait ; « Heal » impressionne. Il construit son metal à coups de sonorités modernes (« Retch »), il oppresse, fait honneur à la citation hitchcockienne qui donne son nom au groupe et développe une puissance redoutable.

Au chant, la jeune Sofia Bortoluzzi semble pouvoir tout faire. Elle a bossé son growl qui rend un écho dévastateur à sa voix claire bien posée. Elle sidère par la schizophrénie de son chant.
Epique, cinématographique, un peu flippant, « Heal » inspire un respect certain. Sa musique progressive, réfléchie, dissonante, haletante, évoque des images inquiétantes dans des ambiances contrastées, souvent sombres. No Terror In The Bang se lance, s'interrompt,  lacère, sature l'atmosphère, vous souffle et lance le chaos en toute conscience, en pleine maturité.
Des touches progressives percent  sous cette musique ambitieuse pour public exigeant.
Un album dont la conception se sera échelonnée sur deux ans.
Un troisième volume, dans la lignée des deux premiers, est déjà à l'étude.

No Terror In The Bang sera au 106 de Rouen le 02/02/2024 en première partie de Mass Hysteria et à La Boule Noire à Paris le 26/03/2024.

RUTHLESS (heavy metal), The Fallen (12/01/2024)

Le 13/01/2024

Ce heavy efficace et couillu peut largement avoir droit de cité sur votre lecteur.
Par Ahasverus
Ruthless est une formation américaine formée à Los Angeles en 1982. Le groupe sort un EP et un album puis interrompt son activité en 1988 pour reprendre les hostilités vingt ans plus tard avec deux nouveaux albums. En 2024, le gang de heavy power revient avec « The Fallen ».
RuthlessL'artwork, réalisé à l'acrylique, est l'oeuvre du Guatemaltèque Mario Lopez (Mercyful Fate, Surpuissance).
Le style est old school, dynamique (« Dark Passenger », « Soldiers Of Steel », « Order of the Dragon »), et même extrêmement nerveux (« Betrayal »). Il sait utiliser les choeurs (« Soldiers Of Steel »).

« The Fallen » revêt parfois des intonations maideniennes (« End Times »). Il sait se faire efficace dans la cavalcade (« Dead Fall ») et capte l'attention même dans des tempos modérés (« No Mercy », « Thulsa Doom »). Le tamis des rythmiques qui ne lâchent rien n'est pas étranger à l'intérêt de ce nouvel album particulièrement honnête. Percutant sur la durée, il saura vous retenir de piste en piste car Ruthless utilise parfaitement ses atouts. Son heavy efficace et couillu peut largement avoir droit de cité sur votre lecteur.

SCANNER (power metal), The Cosmic Race (12/01/2024)

Le 13/01/2024

Les amateurs de Judas Priest, de KKs Priest et d'Accept pourront se laisser tenter par ce nouveau Scanner qui réserve quelques bons moments.
Par Ahasverus
Avec sept albums répartis sur quatre décennies, on ne peut pas reprocher à Scanner d'être bavard. Voici son dernier né, « The Cosmic Race », sorti le 12/01/2024.
Scanner artworkFondé en 1986, le groupe allemand a un faible pour la science-fiction et son nouvel opus en est une manifestation supplémentaire.
Il s'agit d'un concept-album : tandis que la Terre est proche du chaos, touchée par les guerres, une chaleur de plus en plus insupportable, le péril nucléaire et les catastrophes naturelles, le Scanner emmène des hommes coloniser Terrion, une lointaine planète. 
Musicalement, Scanner est orienté power mélodique (« The Earth Song ») avec une amorce parfois symphonique (« Scanner's Law », « Space Battalion »), ne dédaignant pas le power metal (« Warriors Of The Light ») et le heavy à la Judas Priest (« Face the Fight »).
Mais malgré les riffs heavy et les choeurs d'un « Farewell to the Sun », malgré la fresque de « Space Battalion » ou le refrain en béton de « The Last And First In Line », « The Cosmic Race », manque de liant et  ne parvient pas totalement à rompre la glace de ce mois de janvier. 

Les ingrédients sont pourtant à disposition, et Scanner ne démérite pas, mais l'album manque peut être de singles significatifs.
Les amateurs de Judas Priest, de KKs Priest et d'Accept pourront tout de même se laisser tenter par une écoute qui conserve quelques bons moments.

 

RUSSEL/GUNS (rock hard), Medusa (12/01/2024)

Le 13/01/2024

Ni pâle copie de Great White, ni LA Guns réchauffé, « Medusa » est un album efficace et plaisant, servi par des musiciens chevronnés.
Par Ahasverus
Voici l'une des sorties attendues de ce début d'année : l'association de Jack Russel, le chanteur de Great White, avec Tracii Guns, guitariste de LA Guns. Gageons que Serafino Perugino, tête pensante du label Frontiers, n'est pas étranger à la réunion de ses deux poulains, et l'idée d'assembler ces vétérans de l'histoire du rock n'a rien de saugrenue.
L'association prend simplement pour nom RUSSEL/GUNS, et l'album s'appelle, allez savoir pourquoi, « Medusa ». Il sort le 12/01/2024.

Russel guns

Tracii Guns et Jack Russel se sont entourés de deux membres de LA GUNS, Shane Fitzgibbon et Johnny Martin, respectivement batteur et bassiste. Le talentueux Alessandro Del Vecchio les assiste au clavier. Il saura s'imposer même quand le groupe envoie du steack (« Tell Me Why »).

La tonalité de l'album est rapidement donnée : « Next In Line » et « Tell Me Why » représentent les deux pôles de Russel/Guns, l'un hard et groovy, l'autre endiablé et heavy.
Dans tous les cas le duo est gagnant, ces gars savent envoyer. Loin d'être un Great White de pacotille ou un LA GUNS réchauffé, l'album peut même faire penser à un UFO (« For You »), et ses notes de piano à la Quireboys sont bienvenues.
Russel et Guns n'ont évidemment pas volé leurs places de leaders, Jack Russel fait une interprétation sensible et la guitare de Tracii Guns sait trouver des chemins lumineux. « Medusa » est solide et ne connaît aucune approximation. Son répertoire pue le talent et ne tape jamais à côté de la plaque. En amont, le travail de composition a été bien fait (« Living A Lie »), chacun faisant le job. Le résultat est là, jamais cabotin, toujours au service de compositions dont le morceau « Give Me The Night », à la fois puissant et groovy, pourrait être une synthèse. Bougrement rock N' roll (« Give Me The Night »), l'album prend quelque chose de savoureux écoute après écoute.
Loin de vous pétrifier, cette Méduse vous fera taper du pied (« Back Into Your Arms Again »). Elle ne sera pas peut être pas la galette de l'année (quoi que...) mais c'est un album efficace et plaisant, servi par des musiciens chevronnés. Un bon vieux rock N' roll que vous aurez plaisir à écouter.

THE GRANDMASTER (heavy mélodique), Black Sun (12/01/2024)

Le 12/01/2024

C'est fini, The Grandmaster n'est plus lambda, il n'a plus le cul entre deux chaises, et il n'a même pas besoin d'enfoncer le pied au plancher pour impressionner.
Par Ahasverus
Il semble qu'on doive The Grandmaster à Serafino Perugino, tête pensante du label Frontiers Records, qui a eu l'idée d'unir le guitariste allemand Jens Ludwig (co-fondateur d’Edguy) à deux membres de Chalice Of Sin, le batteur Mirkko DeMaio et le bassiste/keyboardiste/compositeur Alessandro Del Vecchio.
En 2021, accompagnés du chanteur Nando Fernandes (Brother Against Brother, Sinistra), le groupe sort l'album « Skywards », une carte de visite faite d'un métal mélodique classique mais honorable.
The grandmaster 1Le chant du Brésilien, souvent comparé à Ronnie James Dio, nous rappelle notre Jo Amore national sur certains titres (« Skywards - Earthwards », « Turn The Page »), ne manquant ni de puissance ni de panache. Malgré cela il manque la petite étincelle de magie et l'album ne reçoit qu'un accueil tiède et respectueux. Il se voit qualifié d' « assez monotone » par Hard Rock 80, une première impression confirmée par Music In Belgium qui finit malgré tout « par découvrir toutes les subtilités de cet album, qui doit beaucoup à son chanteur. ». Enfin, pour Metalnews, le formalisme de l'affaire « finit par ternir la noblesse de l’album en la souillant d’une patine de redondance, mais les individualités, et la performance collective sauvent le projet du marasme en évitant au dernier moment l’écueil de l’ennui. »
Après cet essai en demi-teinte, The Grandmaster fait son retour sur Frontiers Records le 12/01/2024 avec l'album « Black Sun ».
The grandmasterTirant les leçons du passé Nando Fernandes, pourtant plébiscité dans les chroniques, se voit remplacé par Per Johansson (Fate). Le Danois dispose d'une tracklist qui semble plus agressive que celle du premier album, et son chant maléfique et heavy (« Heaven's Calling ») ôte d'emblée cet aspect lisse qu'on reprochait à « Skywards ». 
Des morceaux comme « Black Sun » ou « While The Sun Goes Down » ont exactement ce qui manquait à The Grandmaster, cette dynamique puissante qui vous pique dès la première écoute. Il y a désormais un potentiel de hit, des arrangements chiadés (« Learn To Forgive »), un solide travail sur les choeurs et les secondes voix, et du gros son. The Grandmaster a mis les bouchées doubles et Per Johansson bouscule l'auditeur à chaque intervention.

Ce deuxième essai est si nettement transformé que même la guitare de Jens Ludwig semble galvanisée. A l'évidence, la nouvelle formation a su trouver l'alchimie qui faisait défaut au précédent line-up. Elle se permet de complexifier sa structure musicale (« Something More ») et d'oser la ballade (« Fly, Icarus Fly ») sans ramollir le propos. C'est fini, The Grandmaster n'est plus lambda, il n'a plus le cul entre deux chaises, et il n'a même pas besoin d'enfoncer le pied au plancher pour impressionner (« Learn To Forgive »). Le respect est de mise ; le plaisir aussi. The Grandmaster a mis le paquet et il réussit à surprendre jusqu'à la dernière piste. Il conviendra désormais de compter avec lui car ce « Black Sun » s'impose comme l'une des réussites de ce début d'année 2024.

MAGNUM (rock hard mélodique), Here Comes The Rain (12/01/2024)

Le 12/01/2024

Agréablement mélodique, « Here Comes The Rain » ne décevra pas les fans du géant britannique qui a su garder intacts son talent et son inspiration.
Par Ahasverus
Magnum est de retour le 12/01/2024 avec un vingt-troisième album studio intitulé « Here Comes The Rain ». 
Rodney Matthews, qui a notamment travaillé sur la pochette « No Mean City » de Nazareth, signe à nouveau un bel artwork pour la formation de Bob Catley.

Magnum cover

L'aventure de la formation britannique commence en 1978 avec son premier album,  « Kingdom of Madness ». Près d'un demi siècle plus tard, Magnum est toujours là, et il s'est imposé parmi les géants du rock/hard mélodique international. Cette dernière sortie est malheureusement marquée par la disparition du guitariste Tony Clarkin, survenue le 7 janvier 2024. Un décès qui, de l'aveu du groupe, posera question quant à l'avenir de Magnum, Tony étant l'un des fondateurs et compositeurs principaux de la formation.
Magnum témoignait le jour même de la sortie de l'album : « Il est difficile de savoir quoi dire en un jour aussi étrange. Here Comes the Rain, notre vingt-troisième album studio, est sorti aujourd'hui. À la lumière du décès tragique de Tony plus tôt cette semaine, ce n’est évidemment pas une occasion aussi heureuse que l’est habituellement la sortie d’un album pour nous. Cependant, cela signifierait beaucoup pour nous tous si le plus grand nombre possible de personnes pouvaient se joindre à nous pour célébrer sa vie incroyable et son talent en écoutant sa dernière œuvre. »
Armé d'un rythme solide, l'album avance et ne se départit jamais de son sens mélodique. La voix de Bob Catley reste une valeur sûre au timbre velouté, et il garde suffisamment de puissance pour donner à ses lignes de chant la grandeur qui leur revient. Quant à Rick Benton, il se montre très pertinent dans ses interventions aux claviers, parfaitement mises en avant. L'ensemble est donc enrobé de velours, mais la section rythmique sait se faire entendre jusqu'à l'échappée rock hard de « Blue Tango ».

Servi par des arrangements soignés, Magnum n'hésite pas à recourir à des cuivres qui donnent du groove au morceau « The Seventh Darkness », une autre pièce remarquable de l'album que le groupe a souhaité mettre en avant par une lyric video.

Le charme de Magnum opère jusque dans les titres intimistes, tel le clavier/voix de « Broken City ».
N'oubliant pas les ballades (« I Wanna Live » et son joli final), gardant la mélodie pour maître-mot, « Here Comes The Rain » est lumineux tout au long de ses cinquante minutes. Agréablement mélodique, il ne décevra pas les fans du géant britannique qui a su garder intacts son talent et son inspiration.
Incontestablement ce « Here Comes The Rain »  figure parmi les belles sorties de ce début d'année 2024.
Magnum artork

ELLESMERE (rock progressif), Stranger Skies (12/01/2024)

Le 12/01/2024

Inspiré par Genesis et Rush, ce quatrième album d'ELLESMERE devrait satisfaire les fans de rock progressif.
Par Ahasverus
Disponible depuis le 12/01/2024, « Stranger Skies » est le quatrième album d'Ellesmere, un projet conduit par le multi-instrumentiste Roberto Vitelli.
Il fait écho à l'album « Wyrd », sorti en 2021, et Rodney Matthews (Nazareth, Magnum) a d'ailleurs illustré les deux opus, représentant des mondes opposés, l'un « froid » – lié aux quatre premières chansons de l'album – et l'autre « chaleureux » – lié aux deux dernières compositions qui totalisent à elles seules plus de vingt-quatre minutes.
EllesmereDu point de vue des lyrics, « Stranger Skies » aborde à nouveau le thème du voyage et de la découverte de mondes nouveaux et inexplorés, une constante de tous les disques d’Ellesmere.
Musicalement, l'album est profondément progressif et symphonique, avec une grande richesse dans les arrangements, et une large gamme de contributeurs (Clive Nolan, John Hackett) autour du noyau dur composé de Roberto Vitelli (basse, claviers et auteur-compositeur principal), Mattias Olsson (batterie), John Wilkinson (chant) et Giacomo Anselmi (guitare).
Avouant pour principales sources d’inspiration « A Trick of the Tail » de Genesis et « Moving Pictures » de Rush, « Stranger Skies » est un patchwork progressif fait de beaux effets chorus (« Tundra »), de pièces virevoltantes (« Arctica »), d'ambiances lithurgiques (« Stranger Skies ») et d'instruments variés tels que le saxophone, la flûte, ou la guitare acoustique à douze cordes. 
Parfaitement respectueux des codes du rock progressif, « Stranger Skies » est soigné et bien exécuté. Fidèle à  ses grands aînés dont il avoue s'inspirer, son interprétation de qualité devrait rallier à Ellesmere la majeur partie des fans du genre.

BLACK ABSINTHE - deuxième album en mars

Le 11/01/2024

« On Earth Or In Hell », le nouvel album de BLACK ABSINTHE, sortira le 27/03/2024.
Black absinthe artwork

Citant Slayer, Testament et Anthrax, mais aussi Gojira, Mastodon et Motörhead, Black Absinthe est issu de la scène torontoise qu'il a commencé à arpenter en 2011. 
Présentant un mélange de mosh pit thrashing et de  riffs heavy, les Canadiens unifient la grandeur du métal classique, les sections rythmiques speed-demon, les envolées de guitares et la technique moderne.
Au fil de trois EP et d'un LP, (« Early Signs of Denial » en 2016), Black Absinthe a continué à évoluer et à expérimenter ses influences NWOBHM tout en conservant l'intensité du genre heavy metal contemporain.
Plusieurs singles disponibles vous donneront une idée de ce qui vous attend sur le futur album, un opus bourré de haute énergie.