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THE RAGING PROJECT (métal progressif), Future Days (06/02/2024)
Le 11/02/2024
Ivan Jacquin fédère des artistes aux renommées très diverses qui ont pour point commun un même talent.
Par Ahasverus
Ce mois de février est marqué par le retour discographique d'Ivan Jacquin, membre du groupe de métal progressif Psychanoïa et concepteur du projet Foreign, un opéra rock progressif dont le second volet, « The Symphony of the Wandering Jew Part II » nous avait notablement ébloui, d'abord pour ses qualités de composition et pour son casting, enfin et surtout pour sa production époustouflante.
Ivan revient donc avec un nouveau concept, The Raging Project. Initié en 2007 sous la forme d’un trio, il sort un EP en 2009 avant d'être mis en sommeil. Ivan le réveille en 2021 sous la forme d’un projet studio avec des invités triés sur le volet, à l'instar de ce qu'il a fait avec sa trilogie Foreign, dirigeant cette fois-ci seize musiciens et chanteurs.
Si les ingrédients restent sensiblement similaires, la recette diffère. Bien que toujours progressive, elle intègre des influences électro, néo-métal ou atmosphériques,
Comme son nom l'indique, « The Raging Project » est un manifeste de colère. Colère contre les cicatrices irrémédiables que nous infligeons quotidiennement à notre environnement. L'artwork rapporté au titre de « The Raging Project: Future Days » rend les commentaires superflus.
Totalement écrit et composé par Ivan Jacquin, « The Raging Project: Future Days » est un douze pistes de soixante-dix minutes. Il reprend les cinq pistes de l'EP (réenregistrés) et propose cinq nouvelles compositions, les deux morceaux restants étant en quelque sorte des bonus tracks, version anglaise ou française de titres originaux.
Pour la distribution, Ivan fait dans la dentelle : on trouve notamment Leo Margarit (Pain Of Salvation) à la batterie, Derek Sherinian (Dream Theater) au Moog, clavier et thérémine, Amanda Lehmann (Steve Hackett), Fabrice Lacourt (Veda) et Jean-Pierre Louveton (JPL, Nemo) à la guitare. Mais celle qui tire particulièrement son épingle du jeu au milieu de ces noms prestigieux, c'est Ingrid Denis (Jirfiya, Oscil), alchimiste sublime qui transforme en or chaque mélodie touchée par la grâce de sa voix (« Don't Want », « Ambient ») !
Dans une tracklist variée qui saura vous surprendre (« I Wanna Dance »), Ivan Jacquin confirme la sûreté de son casting et sa capacité à concevoir et diriger des projets ambitieux. Il fédère autour d'un songwriting solide des artistes aux renommées très diverses mais qui ont pour point commun un talent qu'il sait mettre en valeur. A découvrir de préférence via le Bandcamp du projet : https://theragingproject.bandcamp.com/album/future-days
JOHNNY MONTREUIL (rock), Zanzibar (02/02/2024)
Le 10/02/2024
Johnny Montreuil impose ses rouflaquettes et sa caravane sur une parcelle de terrain du rock français sur laquelle sont passés Les Negresses Vertes et Mano Negra. On n'est pas prêt de le déloger !
Par Ahasverus
Johnny Montreuil c'est d'abord Benoît Dantec, éducateur spécialisé auprès d’enfants déscolarisés, rugbyman (niveau fédéral 2). C'est à vingt-cinq ans que ce Clamartois d'origine (il a poussé non loin du Tapis Vert) décide de se consacrer pleinement à la musique et devient Montreuillois par hasard. Il l'explique au journal Le Parisien :
« J'ai débarqué ici avec mon premier groupe, au hasard d'une colocation, et je m'y suis senti tout de suite à l'aise, beaucoup plus qu'à Paris. Les musiciens, les studios, les petits bars kabyles : ça fourmille. »
Benoît fait ses premières avec Les Princes Chameaux. Puis le nom de Johnny Montreuil jaillit, éclate, comme un blague ringarde. Il confie à Skriber :
« J’étais rue de Paris à Montreuil. Les Princes Chameaux battaient un peu de l’aile. Je me suis mis à adapter en français certains des morceaux de Johnny Cash qui me plaisaient beaucoup, pour vraiment creuser le sens de ses chansons. Je voulais aussi les remettre au goût du jour, sortir de la country made in Kentucky, pour faire ces adaptations à la sauce montreuilloise, bien banlieusarde. D’où Johnny Montreuil. »
Un blaze d'Apache qui se marie bien avec le surnom d'Emilio Castiello, alias Geronimo (violon, mandoline), rencontré rue de Bagnolet, à Montreuil bien sûr. Le duo recrute Tatou (Jacques Navaux) pour la batterie et enregistre un cinq pistes en 2012. Johnny Montreuil est né. Restait à graver son aventure discographique.
« Narvalo City Rockerz » (2015)

Une aventure qui s'ouvre au son d'un rockabilly percutant (« Avec Mes Dents ») tandis que Ronan Drougard (guitare électrique) et Kik Liard (harmonica) étoffent désormais la formation.
Sous les saillies d'une guitare distordue, de l'harmonica, du violon, « Narvalo City Rockerz » propose un son immédiatement original. Vintage et western (« Riton »), typé 50's/60's, il offre pourtant des points saillants de modernité au milieu d'un brassage foutraque à la Mano Negra. Coté lyrics, Johnny Montreuil regarde le pavé, usant volontiers d'un argot de banlieue. Vibrant comme un Jonasz (« J'Suis Le Vent », « Oh Liège »), il se fait crooner pour Gigi Pantin (« Bois de l'Eau »), évoque ses souvenirs d'Algérie avec Rachid Taha (« L'Amour Au Balcon ») et compose au final un album de rockabilly manouche détonant qui ne choisira pas entre le rêve américain (« Le Coeur Qui Saigne » ) et les Balkans (« That's Allright Mercedes »), pareillement imprégné par la musique tzigane de ses voisins de terrain vague et par le rock de Presley, de Chuck Berry, de Johnny Cash.
Line-Up « Narvalo City Rockerz » :
Johnny : chant, contrebasse, guitare folk
Géronimo : violon, mandoline , choeurs
Kik : harmonica, tambourin, percussions, choeurs
Rön : guitare électrique , choeurs
Tatou : batterie, piano, percussions, choeurs
« Narvalos Forever » (2019)
« Chiner la Feraille » ouvre ce second album en mode vintage, faussement rétro avec sa contrebasse, son harmonica et ses choeurs cajuns. Country, folk, rock, americana, western (« So Long Taulard »), le Johnny Cash du 9-3 enfonce le clou des 50's en déroulant un road-trip savoureux.
Exit les influences manouches, Géronimo et son violon s’en sont allés, et Steven Goron remplace désormais Tatou à la batterie. Ce line-up resserré se retrouve autour d'influences américaines qui courent des années 1920 aux années 1950, se passant le témoin du blues au rock N' roll (« Pourvu qu'ça Glisse »). Les rythmiques se font aussi simples et efficaces que celles du Man In Black (« C'est des Morts », « Avant Gangster »). Textuellement, le fils de syndicaliste n'a pas oublié ses préoccupations sociales : il porte la liberté sinon en étendard, au moins en bandoulière.
Line-Up « Narvalos Forever » :
Johnny : chant, contrebasse, guitare folk
Kik : harmonica, tambourin, percussions, choeurs
Rön : guitare électrique , choeurs
Steven Goron : batterie, piano, percussions, choeurs
« Zanzibar » (2024)

Pensé pendant la pandémie à laquelle se réfère le titre « 5 Minutes », « Zanzibar » s'ouvre sur une chevauchée instrumentale à la Enio Morricone (« Ciao Narvalo »). Elle annonce l'arrivée en ville de Johnny Montreuil et sa bande. Brassant le folk, le blues, le rock, et l'americana, ce troisième long format reste ouvert aux musiques du monde et se pare des couleurs de l'Afrique lors d'un blues avec Fixi, Guimba Kouyaté, David Chalumeau et Diane Renée Rodríguez (« Les Goémons »). Il flirte aussi le temps d'un calypso avec Rosemary Standley, avec qui Johnny Montreuil partage un appétit pour Johnny Cash (« Vers les Îles »). La chanson française n'est pas oubliée puisque c'est bien à Renaud que les « Visions de Manu » rendent hommage. Tantôt vrombissant (« Ses Amours », « Zanzibar ») tantôt mélancolique (« I Heard That (Lonesome Whistle) »), « Zanzibar » impose les rouflaquettes et la caravane de Johnny Montreuil sur une parcelle de terrain du rock français sur laquelle sont passés Les Negresses Vertes et Mano Negra. On n'est pas prêt de le déloger !
Line-Up « Zanzibar » :
Johnny Montreuil : chant, contrebasse, guitare folk
Ronan Drougard : guitare électrique
Steven Goron: batterie, choeurs
Kik Liard : harmonica, choeurs, tambourin
Marceau Portron : guitare électrique, basse, choeurs
COBRAKILL (heavy metal), Serpent's Kiss (19/01/2024)
Le 10/02/2024
Inutile de sortir votre flûte les gars, ce cobra là ne danse pas et c’est assurément lui qui va vous charmer.
Par Pépé Stakatto
Le groupe allemand Cobrakill s’est formé en 2020 sous l’impulsion de son guitariste Randy White et de son chanteur Logan Lexi, afin de faire revivre ce bon Heavy Glam des ’80. Un premier EP éponyme de trois titres (CobraKill) voit le jour cette même année avec l’ajout de musiciens additionnels : Tommy Gun à la guitare et aux choeurs, Struja à la basse et John Teller derrières les futs. Pas de doute, ces lascars ont bien biberonné aux Twisted Sister, Mötley Crüe, Judas Priest, et autres Wasp ou Ratt de l’époque bénie des années ’80 !
Le son est très typé californien, les compositions de qualité, mention spéciale au « Amber Eyes », titre qui sort du lot sur cette première galette. Le premier album du groupe Cobratör (huit titres), sort en 2022 sur le label Polonais Iron Oxide Records.
Après un changement de line-up, on retrouve Randy White et Tommy Gun toujours aux guitares, Crippler Ramirez à la basse, Toby Ventura à la batterie et un petit nouveau au chant, Nick Adams dont le timbre de voix rappelle immédiatement Sebastian Bach (Skid Row), Vince Neil (Mötley Crüe) et même Lenny Wolf (Kingdom Come). La recette quant à elle n’a pas changé d’un iota. On retrouve pêle-mêle du Heavy, du Hard FM, du Sleaze et du Glam Rock dans ses influences. A signaler les deux pépites de l’album, le tonitruant « Lavender Haze Gipsy » et la sublissime ballade « We’ve Just Begun ».
Fort de ce succès, c’est donc tout naturellement que le groupe se voit proposer un contrat avec le label Italien Frontiers Records pour leur deuxième album Serpent's Kiss, sorti en ce début d’année 2024 ! Enregistré au Studio Monkey Moon de Dortmund, c’est le batteur Toby Ventura qui en assurera l’enregistrement, le mixage et la production, l’artwork étant l’oeuvre de Noackart. Comme nous allons le voir, cet album présente une maturité et une diversité incroyable.
L’entame se fait avec « Above the law » et son refrain mordant comme une morsure de serpent ! Le son est énorme, le pont entêtant avec ses choeurs et ses riffs bien abrasifs, un premier titre déjà accrocheur. Le très rockien « Bazooka » maintient la pression avec son refrain glam.
« Concrete jungle » tend plutôt vers un hard FM, certes aseptisé mais imparable par sa mélodie et l’apport de claviers finement placés.
On poursuit notre voyage avec le très Sleaze et gentillet « Razor Blade », c’est propre et direct sans en faire des caisses. [Hey, on croirait presque entendre chanter Swan Hellion des BlackRain sur ce titre !].
« Monstrous » avec sa basse sautillante et en boucle, ses choeurs dilués, lorgne quant à lui vers un Heavy très eighties ; et c’est avec « Same Ol' Nasty Rock N' Roll » que Serpent Kiss trouve enfin son rythme de croisière, un titre qui n’aurait pas dépareillé sur un bon vieil album de Mötley Crüe, tant la comparaison est évidente !
Avec « Torture me », mon titre fétiche de l’album, nous touchons ici au sublime. Le riff d’intro est hyper-catchy, le venin se répand enfin et nous fait doucement délirer, la mélodie rappelant Poison (tiens tiens !) voire un Ratt de la grande époque. En live ce titre va désosser sa mémé… Bon, après une énième réécoute, je vais quand même passer au morceau suivant !
« Hungry heart » reste dans cet Hair Metal glamour qui est un peu la marque de fabrique de CobraKill, puissant et terriblement Rock’n’Roll ! Refrains hachés et répétitifs, basse omniprésente et bien mise en avant… Avec « Seventeen » et son intro à la Dokken, cette Heavy Ballade va permettre à nos pistoleros de distiller leurs soli à foison. A noter également la forte influence « Bon Jovienne » (Roulette ?) que l’on retrouve dans ce morceau que ce soit par sa structure de pont, ou ses parties chants.
Sur « Silent running », on se rend compte de l’important travail de CobraKill pour sur-vitaminer cette superbe reprise de la bande à Mike Rutherford (Mike & The Mechanics). Une rythmique lourde, des riffs ciselés « aux p’tits z’oignons », une ligne de basse divinement appuyée, ainsi que la voix envoutante de Nick Adams apportent à ce morceau ce manque « de patate » flagrant sur l’original, mais en y préservant toute sa magie. Un titre ma foi, bien jubilatoire…
Le très Heavy « Ride my rocket » ressemble à ces fabuleux cocktails que l’on pouvait siroter sur la plage de Venice Beach à la fin des années 80 : un fond de Mötley Crüe, deux doigts de Crazy Lixx, une pincée de Kix et un « shake it, shake it baby » de Cinderella !
« Velvet snakeskin » le titre le plus énervé de l’album vient clôturer de façon magistrale sur les chapeaux de roues et dans un poussiéreux tête-à-queue ce deuxième opus de CobraKill. C’est puissant, nerveux et mortel, comme une ultime morsure !
Alors inutile de sortir votre « flûte » les gars, ce cobra là ne danse pas et c’est assurément lui qui va vous charmer avec cet excellent « Baiser du serpent » !
« Serpent kiss » est certes moins agressif et énergique que le précédent « Cobratör » mais il gagne en maturité et en originalité et il confirme bien l’ADN qui coule dans ses veines avec tous ces groupes qui ont fait leur renommé passée…
KERRY KING - 1er single de From Hell I Rise (1er album solo - 17/05/24)
Le 08/02/2024
Par Dam'Aël
KERRY KING ressort ses chaînes lustrées en vue d'éblouir de nouveau la scène Trash.

Membre majeur et co-fondateur de feu SLAYER, Kerry KING ne se laisse pas aller à l'abandon de son art, de son talent, de sa passion.
Un peu d'histoire :
« Quand j'ai appris que le groupe allait s'arrêter (SLAYER- ndlr), j'ai ressenti de la colère. Quoi d'autre ? C'était prématuré. Si j'emploie ce terme, c'est parce que mes héros d'enfance continuent à jouer ! Je sais toujours jouer, j'ai toujours envie de jouer, mais j'ai été privé de mon gagne-pain. Mais je suppose qu'il faut passer au chapitre suivant. Nous étions au sommet du monde et partir quand on est à son apogée est une bonne chose. Ça, c'est le point positif. Mais est-ce que ça me manque de jouer ? Affirmatif. » dixit K.KING.
On se rappelle tous de ce moment historique chargé d'émotion et surtout de tristesse pour grand nombre d'entre nous quand SLAYER a frappé d'un grand coup de massue la fin de son histoire après presque quarante ans de feu d'artifice sur scène : « Samedi 30 novembre 2019, le Forum de Los Angeles, un peu avant minuit, Slayer vient de terminer son ultime concert. Kerry King se tient au centre de l'arène, ses chaînes emblématiques pendent à sa ceinture, il se dirige vers la droite, les décroche, les brandit en l'air avant de les laisser tomber lourdement sur le sol. Le guitariste se retourne puis quitte la scène... »
Slayer, c'est 11 albums studio, 2 EP, 3 albums Live, 1 album de reprises, 2 VHS, 4 DVD, 1 BD (The Repentless Killogy en 2019).
D'autre part, on rappelle que Kerry King avait joué les cinq premiers concerts de MEGADETH en 1984 avant de quitter le groupe pour poursuivre sa carrière avec SLAYER.
So Kerry King Music begins his revolution!

Crédit photo : Andrew Stuart
Depuis cette difficile décision que le roi du Trash a véritablement très mal vécu - d'ailleurs quelques rancœurs persistent concernant Tom ARAYA et Dave LOMBARDO - King s'attèle à corps perdu à la composition, avec une idée en tête aussi puissante que la musique qu'il a jouée toute sa vie.
« J'ai su très tôt que je n'en avais pas fini et que je n'avais aucunement l'intention de ne pas continuer à jouer. » - Kerry King
Il en résulte un premier album solo « From Hell I Rise », dont la sortie est prévue pour le 17 mai prochain (un second a déjà tout le matériel nécessaire pour sa future réalisation).
Il s'agit d'un 13 titres entièrement réalisé par ses soins (dont deux titres sont issus de sessions d'élaboration du douzième album REPENTLESS de Slayer) , enregistré aux Henson Studios de Los Angeles et en collaboration avec le producteur Josh Wilbur (Korn, Lamb of God, Avenged Sevenfold, Bad Religion, Gogira, soulfly...) et qui sortira sur le label Reigning Phoenix Music. KK ressort ses chaînes bien loin d'être rouillées qu'il lustrera à l'huile de coude et motivation dans le but évident d'écumer les scènes internationales.
Selon King, ses nouvelles compositions s'inspirent de « divers sujets liés aux religions, à la guerre, des choses lourdes, parfois tendance punk, les atmosphères sont sombres, voire effrayantes, le tout joué des vitesses herculéennes ». En effet, on se remémore certains titres joués par Slayer à un BPM de 250, en mode Formule 1. Et le guitariste d'ajouter « Si vous avez toujours aimé Slayer, quelle que soit la période de notre histoire, il y a forcément quelque chose sur cet album qui vous plaira, que ce soit du punk classique, du punk rapide, du thrash ou tout simplement du heavy metal ».
Kerry est un homme au charisme bien trempé, au franc-parler, aux opinions bien arrêtées, un authentique aux bec et ongles acérés, un enfant du Metal pour une concession à vie, sans compromis si possible.

Premier single : "Idle Hands" (05/02/24)
KING s'entoure pour cette première galette en mode solo, du batteur Paul Bostaph (Slayer), du bassiste Kyle Sanders (Hellyeah, Bloodsimple,Medication...), le frère de Troy Sanders (Mastodonte), du guitariste Phil Demmel (ex-Machine Head, ex-Vio-lence) et du chanteur Mark Osegueda (Death Angel pour lequel il restera en poste malgré ce nouvel engagement avec the KING), un ami de très longue date de Kerry.
Line-up :
Kerry King (ex-Megadeth, Slayer...) - guitare
Mark Osegueda (Death Angel) - chant
Kyle Sanders (Hellyeah, Bloodsimple,Medication...) - basse
Phil Demmel (ex-Machine Head, ex-Violence) - guitare
Paul Bostaph (Slayer) - batterie
Une rumeur a circulé selon laquelle c'est PHILIP H. ANSELMO (Pantera, Down, Razor White... propriétaire de Housecore Records) qui aurait été convoité pour ce poste par le manager, le producteur et le label. Or d'une part, Phil sera déjà très occupé par les tournées 2024 et d'autre part, KING n'étant pas convaincu qu'il s'agisse de l'homme idéal pour ce projet, c'est donc Mark Osegueda qui fût retenu. De même, si Gary Holt avait été pressenti au poste de seconde guitare, l'idée a avorté très rapidement afin d'éviter un SLAYER Like sans doute mal venu.
Qu'en est-il de ce premier single "Idle Hands" ?
Evidemment si vous aimez Slayer, vous aimerez "Idle Hands" et sans doute From Hell I Rise. Pour tous les fans du Big 4, ce devrait être le single qui ravivera de bons souvenirs et ravira vos esgourdes. Rapide, furieux, agressif, testostéroné, solide comme un mur en béton armé, banché par l'expérience et le talent de KING où les soli sont véloces, et cisaillent de manière aussi dévastatrice que ceux joués à l'époque, dans une autre vie...
Trash efficace, costaud qui ne bouscule pas les codes du trash mais qui fait le taf, un taf qui ravigote efficacement devant sa platine et bientôt sur les planches. Car en effet, the very big guest attendu au Hellfest cette année, c'est lui ! Annoncé depuis quelques heures, Kerry KING sera sur la Mainstage 1, le jeudi 27 juin prochain, juste avant MEGADETH. Tiens donc !

Liste des titres :
01. Diablo
02. Where I Reign
03. Residue
04. Idle Hands
05. Trophies Of The Tyrant
06. Crucifixation
07. Tension
08. Everything I Hate About You
09. Toxic
10. Two Fists
11. Rage*
12. Shrapnel
13. From Hell I Rise*
Titres* de l'album From Hell I Rise extraits de la session REPENTLESS de Slayer (douzième et dernier album studio du groupe sorti sur le label Nuclear Blast le 11 septembre 2015 et produit par Terry Date. ). Certains riffs avaient été travaillés et enregistrés sur un smartphone à l'époque.
Les Liens :
- https://www.facebook.com/KerryKingOfficial
- https://www.facebook.com/ReigningPhoenixMusicOfficial
- http://Replica Promotion
CRAZY MOUSS’ / LES REPLIQUANTS / REBOOT Par Pépé Stak@TTo Alfortville, le 20/01/2024
Le 29/01/2024
Comme chaque année le CREA Jean Macé à Alfortville (94) organise sa soirée Concert Rock. Pour 2024 la date a été avancée au samedi 20 janvier.
Ce soir, ce sont trois formations qui vont fouler les planches de la scène de la « Pyramide » comme la surnomme familièrement les habitués : les CRAZY MOUSS’ (l’atelier Rock du CREA, coaché par Jonathan Baron),
LES REPLIQUANTS le méga groupe de reprises, et la tête d’affiche les REBOOT avec leur rock alternatif et engagé.
CRAZY MOUSS’

Crédit photo Nicolas Dutaut (Reboot)
Pour cette formation de « jeune padawans », pour la quasi-majorité des quinquas confirmés (Pascal « Papy » le bassiste, PiTT rythmique & chant, et Yves le soliste, sauf Hell’der le batteur encore en sursis), c’est le baptême du feu et également leur tout premier concert à domicile.
Ce quartet formé il y a un peu plus d’un an au CREA, nous propose ce soir un menu de trois reprises et quatre compositions dans un style pop rock et rock énervé.
Le set commence avec deux titres joués à la douze cordes, « Borderline », qui se veut un hommage au grand Calvin Russell, et « The night is calling » la sublissime ballade, reprise des Lords Of The New Church.
Les titres suivants se feront avec une configuration 100% électrique (sur des Fender, Strat’ et Télé) avec « Des lendemains », un morceau rock écrit et composé en 1992 qui est un cliché précis de l’actualité du début des ’90 (la chute du mur de Berlin, les conflits en Yougoslavie), puis le titre phare du groupe « Des bières » (ça ne s’invente pas !) qui a été dédicacé par PiTT à François, chanteur et musicien des Garçons Bouchers / Pigalle, disparu l’année dernière, « Nous sommes Crazy » avec son intro à la Trust, « Fils de personne » la reprise du défunt taulier Johnny, sauce Yarold Poupaud, et enfin le dessert avec l’explosif « Instant de vie » des Callbox.
C’est un mini-concert sans prétention aucune qui nous a été livré ce soir par les CRAZY MOUSS’, mais dont les prises de risques ont permis (en plus des reprises originales) de nous faire découvrir l’univers de ce « jeune groupe », à savoir « du rock, des watts … et de la bière ». Encore beaucoup de travail à fournir pour arriver à un niveau correct, mais ces quatre lascars sont motivés et nous ont promis de nouveaux morceaux, à découvrir lors de prochains concerts (dont un « Sainte Binouze », leur Sainte Patronne, qui devrait enflammer le public !).
LES REPLIQUANTS

Crédit photo Les Répliquants
Après un rapide changement de plateau c’est au tour des REPLIQUANTS de nous donner une bonne leçon de rock avec ses reprises « copies conformes aux originales », pop, rock, hard et même rap !
Sur scène, ces « 7 @ndroïdes », pour reprendre la formule consacrée par Blade Runner, sont trois guitaristes (Jérôme, Didier, et Nicolas, de sacrés pistoléros !), un bassiste (Cyrille avec une très belle basse Gibson SG, oui je tiens à le préciser !), un batteur, une chanteuse (la talentueuse Nathaly) et un chanteur (le ténébreux Vincent), vont nous proposer dans cette deuxième partie de soirée un éventail assez large de morceaux de leur répertoire.
C’est sur « Time is running out » des Muse que le show démarre. C’est clair, net et précis et ça envoie du lourd dès le premier morceau ! Puis « Pretty Fly » des The Offsprings avec son riff immédiatement identifiable par les fans, le cultissime « Zombie » des Cranberries dont le chant de Nathaly a carrément charmé certains spectateurs, (si-si j’en fais partie !), une spéciale dédicace pour Abdellah l’organisateur de la soirée (dont c’est un des morceaux préférés) avec le bondissant « London calling » des Clash et enfin « Bitter end » des Placebo pour conclure cette première salve. Le soufflet n’aura pas le temps de retomber avec « Song two » des Blur, le bouillonnant « Just a girl » des No Doubt (en fermant les yeux on a presque l’impression que c’est miss Gwen Stefani qui se trouve sur scène, l’illusion est parfaite !). Le morceau suivant permet à son chanteur de nous prouver tout son talent avec un titre assez surprenant puisqu’il s’agit de l’emblématique « Lose yourself » du rappeur Eminem qui lui a valu un Oscar avec son film « 8 Miles », et hop, pour Vincent ce sera un stand-up de la foule bluffée !
L’intro en palm-mute permettra de lancer le titre suivant dont certains reconnaitront assurément l’ambiance sonore du clip promotionnel du parfum « J’adore », ça tombe bien car nous aussi on l’adore le « Heavy cross » de Gossip ! S’enchaîneront ensuite « Are you gonna be my girl » des Jet, « Who knew » de P!nk, le cultissime « Born to be wild » des Steppenwolf qui lâchera enfin la bride à nos trois fougueux gratteux pour lancer leurs solos endiablés ! Puis le titre de la consécration pour son chanteur M, « Je dis aime », avant de conclure leur show par « Tostaky » des Noir Des’ et le tonitruant « Palabra mi amor » des Shaka Ponk !
De sacrés performers que ces REPLIQUANTS ! Merci à eux pour cette avalanche de hits exécutés avec brio !
REBOOT

Crédit photo Marion Cascarino
Après un dernier changement de plateau c’est au tour des REBOOT de faire leur entrée sur scène.
C’est sur une intro sous forme de bande son lancinante, qui monte progressivement en intensité, que REBOOT fait son entrée avec « La vallée », troisième titre de leur EP « Le voile se déchire ».
Le morceau démarre sur un gros riff de Nicolas le guitariste et leader du groupe, la ligne de basse du nouveau bassiste Axel est surpuissante et bien appuyée par un redoutable beat de batterie de Chris. La voix de Kourros chaude et rauque (chanteur que j’ai enfin le plaisir d’entendre ce soir en condition live après l’avoir découvert avec INCRY), apporte cette incroyable énergie nécessaire au morceau. A noter, le sublissime pont en son clair, avant le final du morceau. Et c’est sur un nouveau riff d’intro acéré et bien plus corrosif que sur le précédent titre que s’enchaine « Dans tes mains ». La ligne de basse est lourde, précise et bien mise en avant dans le mix, la batterie de Chris aérienne et terriblement groovy, la ligne de chant toujours aussi envoutante est ici remarquablement doublée par les choeurs d’Axel. Le timbre de voix de Kourros, et sa verve, proche d’un Bernie Bonvoisin,
transpire la hargne et l’énergie dans ce morceau qui évoque les relations toxiques dont nous devons nous affranchir.
Nous avons droit ensuite à l’énergique « Levons nos verres ». Ici encore la ligne de basse « bien appuyée » que l’on retrouve tout au long du morceau rappelle ce malaise hypnotique et cette désorientation sensorielle que la majorité d’entre nous avons ressentis lors de la crise du COVID. Ce titre a été composé lors de cette pandémie. « Ma relève » débute par une intro guitare en son clair, et un staccato exécuté tout en finesse, l’alternance de passages calmes et plus énergiques font de ce titre un petit bijou sur scène.
Le prochain titre est une reprise de … la grande Zazie, « Je suis un homme », morceau sublimé par un son beaucoup plus métal (mention spéciale au solo de Nico !), une batterie bien plus lourde que sur le morceau original de la « Baronne », et par la puissance vocale de Kourros ! Un titre qui s’intègre parfaitement à l’univers des REBOOT. C’est ensuite sur un nouveau sample de « punchlines » de l’astrophysicien et militant écologiste Aurélien Barreau, que démarre le très engagé « Un monde à reconquérir ». La rythmique est alternée entre phase de sommeil et réveil brutal, les riffs de guitare sont abrasifs comme une déforestation sauvage. REBOOT nous pose ici clairement la question : « Qu’attendons-nous pour nous réveiller ? ». « Mantra » avec ses licks en legato, et son vibrant solo vient conclure cette incroyable prestation du groupe, car oui, leur jeu de scène est bien rodé, tout est millimétré dans ce show (gestion des sons grâce au MIDI et à l’utilisation de pédaliers Neural DSP Quad Cortex), mais c’est surtout la générosité des musiciens et leur interaction avec le public qui est à souligner ! Ce nouveau line-up (Axel Thomas à la basse, Chris Agat à la batterie) est en parfaite osmose, et pour les fans dont je fais partie, j’ai hâte d’entendre les nouvelles compositions. Voilà, nous avons encore passé cette année une excellente soirée, merci aux CRAZY MOUSS’ (et à Jonathan Baron), aux REPLIQUANTS, aux REBOOT, au CREA (Anne-Garance la Directrice, Fabrice du bureau de l’Association et Greta), ainsi qu’à son organisateur Abdellah qui a également assuré la régie lumières, mais surtout à Pascal « Skwal » l’ingé son de la soirée !
Voilà, je vous dis à l’année prochaine, et vous rends l’antenne pour ce soir, je vais rapidement me diriger de ce pas vers le « Bar », afin de partager quelques mousses avec les musiciens …
SAXON - Hell, Fire And Damnation -Nouvel album (19/01/2024)
Le 28/01/2024
Un véritable travail de recherche dans les textes sur fond de Heavy traditionnel.
Par Dam'Aël 
Si la formation est passée par divers patronymes au cours de ses premières années d'existence notamment Son of a Bitch, celle qui a donné et gardé son nom depuis 46 ans n'a pas dérogé à son Hard/Heavy identifiable dès les premières touches musicales. Et si leur nom aurait pu faire penser aux novices de l'époque qu'il s'agissait d'un groupe d'origine allemande, il n'en était rien.
Un peu d'histoire en un raccourci très réduit : Les Saxons étaient un ancien peuple germanique qui vivait au nord-ouest de l'Allemagne actuelle. Vers 450, certains d'entre eux envahirent l'Angleterre du sud-est (Essex), du sud (Sussex) et de l'ouest (Wessex). Non rien avoir avoir avec un quelconque programme jouissif (je vous ai vus venir). Dès lors, c'est la raison pour laquelle les habitants de l'Angleterre ont été appelés les Anglo-Saxons.
Le groupe est alors devenu l'un des groupes de Metal considéré comme l'un des piliers de la NEW WAVE OF BRITISH HEAVY METAL (NWOBHM), au côté de légendes telles que IRON MAIDEN, DEF LEPPARD, WHITESNAKE, TYGERS OF THE PAN TANG (qui sera présent au South Troopers le 16 novembre prochain - Les-Pennes-Mirabeau - Jas Rod - France), VENOM, GIRLSCHOOL, pour ne citer qu'eux et surtout sans oublier DIAMOND HEAD puisque BRIAN TADLER (fondateur de Diamond Head) remplace dorénavant PAUL QUINN (co-fondateur de SAXON en 1975) épuisé par de longues années de tournées incessantes à travers le monde entier.
“Après avoir longuement réfléchi, notre grand ami et compagnon de bataille Paul Quinn a décidé de se retirer des tournées avec Saxon. Après de nombreuses années sur la route, avec le stress et la fatigue qui accompagnent les longues tournées, Paul ne veut pas que ses performances en pâtissent et qu’il déçoive ses compagnons de groupe et ses fans. Paul continuera d'enregistrer avec le groupe et il est possible qu'il participe à certains shows spéciaux à l'avenir.” (Biff Byford)

La formation se constitue dorénavant de l'indétrônable Biff BYFORD au chant devenant le seul membre d'origine et fondateur de SAXON, Nigel Glockler à la batterie, Doug Scarratt et Brian Tatler aux guitares ainsi que de Nibbs Carter à la basse. Le choix de Brian revient à Biff qui avait en tête et en toute première intention fait ce choix respectant sa volonté d'intégrer un bipède talentueux ayant foulé les années et ses scènes 80 de ses propres pieds. Bryan répondait à ses critères. Je tiens cette information d'une interview donnée par Biff et Brian eux-mêmes. J'ai par contre, pu lire par ailleurs que Biff " avait aussi pensé à Phil Campbell, ex-Motörhead, pour jouer de la six-cordes"...
Line-up :
Peter "Biff" Byford – chant
Nigel Glockler – batterie
Doug Scarratt – guitare
Brian Tatler – guitare
Nibbs Carter – basse
(Paul Quinn ex-membre mais toujours considéré plus ou moins comme faisant partie de la formation)

Membres précédents :
Paul Quinn - Guitare
Jörg Michael - Batterie et percussions
Fritz Randow - Batterie et percussions
Graham Oliver - Guitare
Paul Johnson Basse
Steve Dawson - Basse
Nigel Durham - Batterie
Pete Gill - Batterie
On rappelle que Biff Byford adore l'Histoire et s'en nourrit principalement par de nombreuses lectures. Il y puise l'inspiration et la nature de ses textes, à l'instar de Maiden, sur nombre de titres. Les paroles y sont sérieuses et respectueuses, rendant justice à cette Histoire, en tentant au maximum d'y intégrer les rimes pour flirter avec une certaine poésie.
« J’ai passé le plus clair de ma vie à lire à propos de l’histoire. Elle est partout. Même si tu ne réalises pas que quelque chose fait partie de l’histoire, c’est le cas. » (Biff)
Les fans de Heavy et plus particulièrement ceux de SAXON connaissent la longue et prolifique discographie des Anglais et leur capacité à rester fidèle à une certaine marque de fabrique : assez peu de crossover, d'aventures dans l'expérimentation ou d'explorations dans la folie créative déjantée et rocambolesque ; non une patte assez habituelle d'un Heavy traditionnel qui ravit les incompressibles et indétrônables amateurs du genre 80's Old School juste supportant une certaine modération temporelle avec des productions qui savent évoluer tendrement avec son temps. Quand vous aimez la madeleine, peu de chance de vouloir la voir revisiter en mode 3.0.
Et le temps ils peuvent en parler! Près d'une demi-décennie à façonner leur musique.
Le temps, le temps
Le temps et rien d'autre
Le tien, le mien
Celui qu'on veut nôtre.
Près d'une demi-décennie à façonner leur musique, en effet avec des heures de gloires et des classements enviés. En bref :
Saxon avait huit albums dans le Top 40 britannique dans les années 1980, dont quatre albums dans le Top 10 britannique et deux albums dans le Top 5 :
"Wheels of Steel"- 1980 - s'est classé n°5 au Royaume-Uni pendant six mois
"Denim and Leather" - 1981 - dont la chanson titre est considérée comme un hymne métal, que "Princess of the Night", "Never Surrender" et "And the Bands Played On", prennent place dans le Top 20 britannique.
l'album live "The Eagle Has Landed" de 1982 se classe n°5 au Royaume-Uni, avec une prestation au festival Monsters Of Rock en 1982, devenant ainsi le premier groupe à y apparaître deux fois.
"Power & the Glory" de 1983 est devenu l'album le plus vendu du groupe dans le monde à ce jour avec la pochette de l'album du réalisateur hollywoodien Ridley Scott.
Et c'est sans compter les nombreux singles dans le UK Singles Chart et un succès manifeste dans toute l'Europe ainsi qu'aux États-Unis et même au Japon. Saxon et a vendu plus de treize millions d'albums dans le monde pendant ces années glorieuses 80's.
Ils l'ont exploité le temps mais le temps ne les pas exploités au point de les plaquer au sol et de les terrasser. Non SAXON n'est pas mort!!! . Et cette nouvelle galette en est la preuve vivante. Dix titres sont proposés sur Hell, Fire And Damnation sorti le 10 janvier dernier sur Silver Lining Music pour environ 45 minutes d'écoute
L'ALBUM

Liste des titres :
1. The Prophecy
2. Hell, Fire And Damnation
3. Madame Guillotine
4. Fire And Steel
5. There’s Something In Roswell
6. Kubla Khan And The Merchant Of Venice
7. Pirates Of The Airwaves
8. 1066
9. Witches Of Salem
10. Super Charger
The Prophecy attaque direct en mode très cinématographique sur une voix sépulcrale terrifiante, grave et caverneuse, grognée par l'acteur Brian Blessed ouvrant sur le titre éponyme de l'album Hell, Fire And Damnation qui dès lors prend toute sa dimension et annonce la couleur de l'album ; une véritable palette Heavy fringante, puissante, légitime et certainement pas décevante.
Heavy tu dis, Heavy on vit ! J'avance sans trop prendre de risques que le refrain de ce titre éponyme sera repris haut et fort bras tendu vers le ciel et reconnaissance tournée vers le quintet de ce moment magnifié en live ! Et on ne rate pas cette magnifique envolée finale qui signe l'empreinte de ces années maîtresses. A savoir que la chanson est née d'un riff de Brian largement inclus dans la conception de ce nouvel album et sublimée de surcroît par le travail de production de l’ingénieur du son ANDY SNEAP, avec cet écho adroitement placé sur HELL, HELL. Ce titre fait référence à une injure "Hell, fire, and damnation, what’s tha’ been doing now?!" que proclamait le père de Biff "quand petit, je faisais n’importe quoi ou que j’écrivais des trucs sur la table de la cuisine". Un titre à la fois speed et aux variations bien sélectionnées.
Madame Guillotine reprend l'histoire de l'exécution de Marie-Antoinette pendant la Révolution française sur un instrumental à la fois accrocheur et mélodique. L'introduction s'ouvre sur des lignes de basse bien saisies et des guitares aigues et intenses, une formule qui fait un bien fou à nos oreilles. En mode plus mid-tempo, la voix de Biff se veut légèrement rauque et mélodieuse tout en poussant une puissance parfaitement maîtrisée. Très rythmé, ce titre est fédérateur et s'ouvre à chanter tous en chœur.
"Fire and Steel" bien plus brutal et très rapide à l'effet ravageur mettra le feu dans le pit. Le solo produit légèrement en écho et discrètement en retrait pour lui donner de la profondeur est particulièrement excellent. Brian a avoué à la presse, avoir dû travailler certains passages très rapides pour lui. Travail accompli! Il s'agit de l'un de mes titres coup de cœur de cet album.
Evocateur d'un tableau électrique qui grille, c'est sur des notes électro que s'invite sur la piste 5 "There’s Something In Roswell" dont le songwriting est toujours aussi mélodique malgré la voix rageuse de Biff qui tient parfaitement ses notes les plus hautes. Non Mr Byford n'a pas perdu de sa superbe et garde le coffre nécessaire pour donner l'explosion suffisante à des titres rapides, puissant voire violents (avec modération). Personnellement, je me vois hurler au volant de ma voiture le "Roswell" entêtant et surtout addictif de ses paroles .
A l'instar de "Fire and Steel", "Kubla Khan And The Merchant Of Venice" rejoint la horde du Speeding Metal, sur la voie de la rapidité et de l'énergie bien loin d'évoquer le côté soyeux de l'Histoire notamment celle de la Silk Road, loin d'être tendre et très calme... Ce mur de guitares puissantes et gigantesques érige l'édifice des deux six-cordistes et traduit l'alchimie qui s'est opérée entre eux depuis ces quelques mois à travailler ensemble. Episode plus moderne qui ravive quelques bons et excitants souvenirs de l'adolescence de beaucoup, c'est celui des radios pirates non soumises à la juridiction anglaise et qui ont fait naître pléthore de passions et générer une salve conséquente de futurs musiciens.
"Pirates Of The Airwaves" s'introduit sur les ondes avec des paroles brouillées et le hurlement de Brian Blessed "Saxon's Alive" (à 5 secondes) et presque inaudibles que les riffs de guitare viennent supplanter avec élégance. Et oui, vous allez danser devant votre transistor d'époque! Et sans devoir vous cacher sous la couette afin d'éviter l'interdit parental.
Ça pète et ça claque fort sur "1066", avec des riffs de guitare qui dégomme en rafales la piste 8 traitant de la Bataille d'Hastings, événement décisif de la conquête de l'Angleterre par Guillaume, duc de Normandie, contre les forces armées d'Harold Godwinson, le dernier roi anglo-saxon.
Duo ou duel guitaristique, à vous de voir cependant Biff, lui, ne baisse pas la garde et s'attaque avec puissance sur "Witches Of Salem" au sujet dramatique du procès et de l'exécution d'un certain nombre de personnes en Amérique du Nord fin du XVII ème siècle, des femmes principalement (mais aussi quelques hommes) accusées de sorcellerie.
L'album se clôture avec une pile électrique "Super Charger" qui envoie watts, énergie, vocaux costauds qui casseraient toute torpeur et headbanging ravageurs qui vont fracturer quelques vertèbres et mettre à mal nombre de cervicales. Encore un coup de cœur parmi les 10 pistes de cet excellent album fidèle à l'empreinte de Saxon et à sa vision du Heavy traditionnel.
Notre avis :
Hell Fire And Damnation met en avant un SAXON possédé ! Possédé d'énergie, toujours aussi investi par son art qu'il valide encore royalement à près de cinquante ans de compositions, à coup d'une cinquantaine de productions studio, Live et compilations confondues. Saxon's alive! Evidemment ! Le changement de guitariste n'est pas venu affecter l'équilibre des Anglais, bien au contraire ; le duo Doug/Tatler fonctionne à merveille dans une alchimie qui pourrait en faire rougir plus d'un. Rempli d'inspiration, de puissance, avec étonnamment de la poésie en rimes, des sujets historiques plus ou moins connus par nombre d'entre nous, cette galette n'est absolument pas la énième production qu'il faille sortir pour de mauvaises raisons ou d'aspect égotique. Elle révèle un véritable travail de recherche dans les textes sur fond de Heavy traditionnel façonné depuis toujours par les Anglais qui s'enorgueillit de déposer leur marque de fabrique sans vraiment déroger à leur cahier des charges depuis 1975.
La production, le mixage et le mastering sont réalisés par Andy SNEAP (Judas Priest, Exodus, Accept and Priest guitarist) avec un parfait équilibre pour saisir chaque instrument, chaque note vocale avec clarté et une certaine modernité, sans désintégrer l'approche old school de l'instrumental. Une galette comme je les aime, sans compression dévastatrice.
L'artwork a été réalisé par Peter SALLAI et un certain nombre de versions sont à notre disposition pour satisfaire toutes les envies y compris celles des collectionneurs invétérés à savoir CD, Vinyles, Cassettes et en Digitale.
LES LIENS :
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RAVENSTINE (hard heavy), 2024 (12/01/2024)
Le 27/01/2024
Ravenstine s'oriente vers un heavy à la Maiden tout en parvenant à garder la longe.
Par Ahasverus
Ravenstine est né pendant la pandémie et son premier album, un dix pistes, sort en mars 2023.
Ce premier long format est assez hard australien dans ses rythmiques (« Ravenstine », « Lady Luck ») et le chanteur a un timbre proche de Bruce Dickinson (« Freedom Day »). En bonne logique, l'opus oscille donc entre AC/DC et Iron Maiden. Il laisse cependant percer sa personnalité avec des lignes mélodiques inattendues (l'incongru « Still Alive ») et des pointes FM (« Raise Your Head »).
D'un intérêt inégal, il constitue néanmoins une carte de visite qui se remarque.
Deux des dix pistes sont des reprises (« I Don't Know » d'Ozzy Osbourne et « Run Like Hell » de Pink Floyd) très bien exécutées mais sans grand attrait, si ce n'est qu'elles prolongent la durée d'une galette qui s'essoufle.
Ravenstine montre pourtant des qualités techniques et un potentiel qui ne demandent qu'à s'exprimer dans un songwriting plus constant.
C'est heureusement chose faite avec « 2024 », le deuxième album de la formation germano-irlando-croate.

Le ton est donné avec une ligne de basse qui fait penser à un jingle publicitaire (« Black Is The Brightest Color »), sur laquelle vient se placer un chant très proche de celui de Bruce Dickinson. Cette impression perdure sur « Easy Come Easy Go », un morceau proche du répertoire du chanteur de Maiden en solo, dont l'influence plane sur cet album sans lui faire de l'ombre. Une tendance confirmée par des morceaux tels que « Killing Spree » et « A Long Way Home ».
En suivant, les arpèges de « Fly Eagle Fly » maintiennent la prestation à un bon niveau avec un morceau de rock mélodique caressant. La ballade « When I'm Dead And Gone » propose de belles lignes de guitare lead tandis que « In the Light » s'oriente vers la FM avec un pont à la Maiden. Autre ballade, « Signs by the Roadside » s'aventure vers un chant un peu plus haut. Mais cette fois Ravenstine a pris ses marques et ne fait plus de faux pas.
En bonus une reprise du titre « Freedom Day », troisième piste du premier album de Ravenstine, affirme son potentiel live. Elle aurait pu figurer sur le « Senjutsu » de la bande à Steve Harris.
Au résultat il semble que Ravenstine se soit orienté vers un heavy à la Maiden tout en parvenant à garder de la longe. Le songwriting tient remarquablement la distance et l'interprétation vocale relève souvent de la performance. L'album regorge de qualités, multiplie les pistes sans nous perdre, dispensant du hard, du heavy et du rock mélodique avec bien plus d'assurance que sur l'album éponyme. « 2024 » est une avancée pour la jeune formation qui trouve le bon équilibre dans ce deuxième essai. Nous n'hésiterons pas à recommander cet album qui saura s'imposer sur vos lecteurs et peut-être même y tourner en boucle.
THE GEMS (heavy metal), Phoenix (26/01/2024)
Le 17/01/2024
Viva Guernica ! The Gems propose un album de hard/heavy d'une grande générosité, et pour tout dire lumineux, rythmé, groovy.
Par Ahasverus
Mona Lindgren, Guernica Mancini et Emlee Johansson sont The Gems, un nom de groupe monté avec les initiales de leurs prénoms.
(de gauche à droite Mona Lindgren, Guernica Mancini et Emlee Johansson - Photographie Mikael Hulten - Magic Dragon Productions)
The Gems naît en février 2022, lorsque Filippa Nässil, fondatrice et guitariste de ThunderMother, décide de se passer des services de Guernica Mancini.
Mal lui en prend ! La Suédoise perd alors 75% de ses effectifs, Mona (basse) et Emlee (batterie) faisant bloc autour de la chanteuse.
Le trio ne tarde pas à rebondir et annonce rapidement la création de The Gems et la mise en chantier d'un long format.
Il sera fort justement intitulé « Phoenix » et il est annoncé pour le 29/01/2024.
Sa pochette a été réalisée par Giorgia Carteri (Soilwork), une ex-guitariste de ThunderMother !
Yhe Gems présentait son album ainsi :
« Phoenix marque le début, l'ascension de The Gems. Cet album vous emmène dans un voyage à travers l'une de nos périodes les plus difficiles. A travers ce processus créatif, nous avons été capables de creuser profondément et de nous débarrasser d'un gros bagage émotionnel, et de trouver à nouveau le bonheur dans la musique. La liberté retrouvée de notre groupe transparaît sur cet album. Nous ne pourrions pas être plus fières de ce que nous avons accompli, et de la véritable communauté rock’n’roll que nous avons construite au cours de ces quelques mois d'existence. Phoenix est l'album parfait pour tous ceux qui traversent une période difficile, qui se font couper l'herbe sous le pied et qui trouvent la force de se reconstruire. Vous y trouverez toute la gamme des émotions, produite d'une main de maître par notre cher ami Johan Randén, avec qui nous avons également écrit certaines chansons. Nous espérons que les gens aimeront Phoenix et qu'ils apprécieront la chevauchée épique dans laquelle cet album les emmènera. »
Une intro acoustique inhabituelle et sympa nous accueille (« Aurora »), le temps pour nos Suédoises de brancher les guitares et de mettre le feu aux poudres avec « Queens ».
The Gems balance un hard/heavy dont les racines plongent jusqu'au blues, lorgnant jusqu'au psychédélique avec des titres comme « Send Me To The Wolves ».
« La chanson Send Me To The Wolves parle de surmonter les épreuves et de se battre, expliquait The Gems, de ne pas laisser les tyrans contrôler l'histoire. Ce titre encourageant est le mélange parfait entre les vibrations groovy du rock des années 70 et notre son moderne. C'est aussi la première chanson que nous avons écrite ensemble pour The Gems, et nous l'aimons tellement ! »
Le jeu de Mona « Demona » Lindgren, qui cumule les postes de guitariste et de bassiste, est savoureux, plein de feeling (« Domino », « Force Of Nature »). Emlee Johansson n'est pas en reste avec un rendu très groovy sur le titre « Running ».
Le groove reste de mise même quand le trio met le pied au plancher (« Force Of Nature »), avec toujours du soin dans le son et les voix ( « Ease Your Pain »), et Guernica Mancini se montre à la hauteur de sa réputation, brillant de ious ses feux sur les couplets de « Undiscovered Paths ».
« Ce titre se distingue des autres chansons de notre album, assurait The Gems. Il est plus vulnérable, très mélancolique, mais plein d’espoir. Un sentiment profond, l’impression que tout va bien se passer lorsque vous vous sentez à la croisée des chemins et que tout n'est pas clair. Il nous rappelle qu'il y a toujours une lumière au bout du tunnel. C'est de loin le morceau le plus moderne de notre album et nous l'adorons ! »
Côté heavy, un morceau comme « P.S.Y.C.H.O » mettra tout le monde d'accord. Le groupe avait mis cette chanson en avant dans un clip déjanté.
« P.S.Y.C.H.O. est un morceau amusant, au rythme rapide, et pour faire la fête, disait The Gems, avec un refrain qui vous rendra fou de la plus belle des manières. Nous sommes tous amenés à rencontrer des vampires énergiques, alors pourquoi ne pas porter un toast en leur honneur ? »
L'excellence d'un morceau tel que « Fruits Of My Labor » fait penser à la complémentarité d'un duo tel que Slash/Axl Rose.
L'album se termine par une version acoustique magnifiquement épurée du morceau « Like A Phoenix » sur lequel la voix puissante de Guernica est accompagnée par la guitare acoustique du producteur de l'album, Johan Randén.
A noter également que la ballade « Ease Your Pain » est introduite par le violon de Maria Jern sur l'intermède « Maria's Song ».
Si vous aimez le hard/heavy vous êtes à la bonne porte. « Phoenix » est bien balancé, il ne lui manque rien. On savait ce qu'on pouvait attendre de ces Suédoises ; Viva Guernica ! The Gems ne déçoit pas, proposant un album d'une grande générosité, et pour tout dire lumineux, rythmé et groovy.
« Phoenix » a été masterisé par Plec Johannsons (Soilwork, Firewind). Il sera disponible le 26/01/2024 via Napalm Records dans les formats suivants :
> 1 CD digisleeve
> 1 vinyle noir
> 1 vinyle violet
> 1 vinyle bleu
> Coffret deluxe : 1 vinyle orange et rouge marbré, un disque de feutrine, un livret de 16 pages, un tote bag (38x42 cm)
> Format digital