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UPPER LIP (Hard-Rock), Deep Within (2021)
Le 17/01/2022
Groupe : Upper Lip
Album : « Deep Within » (20/05/2021 - Pride & Joy Music)
Genre : Hard-Rock
Origine : Île de Malte
Par Ahasverus
On profite de l'accalmie de ce début d'année pour chroniquer des albums dont nous n'avions pu nous occuper à leur sortie pour des raisons éditoriales en 2021, mais qui ont néanmoins retenu notre attention et qui font même partie de nos coups de coeur. C'est ainsi qu'aujourd'hui on vous emmène à Malte avec l'album...
« Deep Within »

C'est sur cet archipel baignant un peu en dessous de la Sicile qu'évolue Upper Lip, très précisément sur l'île de Gozo, soixante-sept kilomètres carrés, trente-et-un mille habitants dont au moins cinq musiciens de hard-rock.
« Deep Within » est le premier album de ce groupe maltais qui a vu le jour en 2013. Il s'agit d'un onze pistes.
On vous met le lien si vous voulez écouter l'album en même temps qu'on appuie sur Play :
- « Deep Within » attaque très fort avec « Keep Going », un vrai standard du hard, avec un riff bien chaud et une batterie qui cogne. La voix est haute et heavy. Les paroles parlent de l'impulsion du moment, de la connexion électrique entre deux personnes avec tous ses hauts et ses bas, précise le groupe (*).
- « Marble Arch » fonctionne tout aussi bien. Le rythme est enlevé, un beau solo de guitare ne craint pas de s'étendre. Une chanson profonde et personnelle qui se concentre sur la douleur qui reste quand les choses tournent mal.
- « Skinny Jeans » s'ouvre sur une ligne de basse. La voix de Joseph Azzopardi et la construction du morceau rappellent Led Zeppelin, qui a clairement inspiré le morceau.
- « Eyes On Fire » est un hard beaucoup plus direct. La chanson parle de la magie d'un show rock'n'roll et des fous qui sont parfois présents. Ici, une fille en particulier. Elle a sûrement apprécié le spectacle, ses yeux semblaient littéralement en feu !
- « What Makes You Smile » est une pure ballade. La voix de Joseph Azzopardi, très posée au début, évolue au fil du morceau. Ce titre aurait pu figurer sur un album de Nazareth. La chanson adopte deux perspectives, l'une qui reflète la solitude, et l'autre qui nous encourage à chercher du réconfort dans des choses qui nous aident à nous remonter et auxquelles nous devrions nous accrocher quand la vie devient insupportable.
- « Deep Within » est une courte (1:16) pause instrumentale au centre de l'album. C'est un morceau qui est parti d'un riff de guitare improvisé entre les chansons lors d'un concert. Les gens l'ont adoré et c'est devenu un hymne incontournable lors de nos spectacles. Il est la parfaite introduction du morceau qui suit.
- « Mirrors & Masks » est un rock très percutant avec un bon solo de guitare. Cette chanson reflète certains des inconvénients de la nature humaine, les personnes qui portent un masque, qui mentent, qui trompent et qui finissent par rendre les autres fous.
- « Hide » est la seconde ballade de l'album. L'histoire de deux personnes qui se soucient profondément l'une de l'autre, mais que le destin a séparées.
- « Be Free » rappelle à nouveau l'univers de Nazareth et présente un beau travail des voix sur le pont. Un titre qui suggère de se libérer des choses qui vous tirent vers le bas. Il vous accrochera sur la longueur.
- « Desert Song » est un hommage aux légendes de la musique rock qui vivent encore dans les chansons que nous écrivons et dans la musique que nous jouons. Malgré le manque d'intérêt (désert) actuel auquel notre style de musique est parfois confronté, il continuera à être fort.
- Avec ses six minutes, « Never Lose Hope » est le titre le plus long de l'album, dans un style très 70's. La chanson est une sorte de voyage à travers le temps.
Avec sa liberté de ton, son guitar-hero, ses soli de batterie, « Deep Within » nous propose un album qui rappelle fort le hard-rock des années 70. On pense à Led Zeppelin bien sûr, mais plus encore à Nazareth - et c'est assez rare qu'on cite ces Ecossais en point de comparaison. Le résultat prend des allures de bain de jouvence, en toute liberté. Vous devriez venir : elle est bonne !
(*) Les citations en italiques sont tirées de la page Facebook du groupe
Les critiques :
- « Un vent rafraîchissant sur la scène érodée du Hard. »
Metal Temple - « Il y a du potentiel ici, c'est sûr. »
Metal Express Radio - « Les vocaux sont merveilleux et Joseph Azzopardi joue des soli qui vous laisseront bouche bée d'admiration. »
Velvet Thunder - « Upper Lip sonne comme l'enfer. Alors que la fête commence... »
AORmusic.de - « Un album absolument fantastique. »
Rockposer Dot Com
Tracklist :
1. Keep Going
2. Marble Arch
3. Skinny Jeans
4. Eyes On Fire
5. What Makes You Smile
6. Deep Within
7. Mirrors & Masks
8. Hide
9. Be Free
10. Desert Song
11. Never Lose Hope
Durée totale : 40 mn
Line-Up :
- Chris Portelli (chant)
- Joseph Azzopardi (guitare)
- Paul Cini (guitare)
- Marcel Paul Grima (basse)
- Silvio Cini (batterie)
Le Lien :
DREAMCATCHER, The Road So Far (2021)
Le 16/01/2022
Groupe : Dreamcatcher
Album : « The road so far » (Edition vinyle spéciale 20ème anniversaire & Digipack livret 8 pages + bonus trois titres acoustiques enregistrés pour l’occasion)
Genre : Heavy/Trash/Power
Influences : Iron Maiden/Judas Priest/ Saxon/Black Sabbath/Megadeth
Origine : Paris (2001)
Sortie : 05 novembre 2021
Par Pépé St@kaTTo

DREAMCATCHER par Chloé Bazaud Photographe & Graphiste
Line-up actuel :
- Chris Garrel (chant, ex Dreadline, ex Opium)
- Bastien Lemoine (guitare, Steel Rangers)
- Alexxandre Qen (basse, Fatal Facial)
- Thierry Tuane (batterie, ex Ghost Opera)
Anciens membres :
- Guitare : JC Tassin/Sébastien Allier/Gérald Le Huec/Carlos Gonzalez/Geoffroy Lacarrière/Denver/Djo De Keiser
- Basse : Jérome Lhôtellier/Nicolas Giron/ Radojica Pretovic/Vincent Liard
- Batterie : Aurélien Ouzoulias/Josselin Beguier/Nicolas Costes/Jesse Haddad
Discographie :
- Demo 4 titres (2006)
- « Emerging from the shadows » (2012)
- « Blood on the snow » (2017)
- « The road so far » (2021) Mixed & Mastered by Axel Wursthorn (Walnut Groove studio)+co-production Chris Garrel
Photos et album artwork by Chloé Bazaud

Track List :
01.Faster higher stronger - 02.It’s a good day to die - 03.Thunderbird - 04.The woman in white - 05.The man would be god - 06.Whitechapel 1888 - 07.The Phoenix will rise - 08.The world is falling apart - 09.Silent bloody night (bonus) - 10.Mother Earth (bonus acoustic version) - 11.Dreamcatcher (bonus acoustic version).
Comment ne pas commencer cette chronique sans souhaiter un excellent vingtième anniversaire aux Dreamcatcher (certes un peu en retard car c’était en 2021, mais j’avoue que depuis quelque temps je suis un peu à la bourre dans mes rédactions de sorties de skeuds …) ; durer autant d’années en gardant la foi pour un groupe de Heavy hexagonal mérite d’être souligné !
Dreamcatcher a vu le jour en 2001, grâce à la collaboration de Chris Garrel (chant) et JC Tassin (guitare), rencontre musicale intense entre deux fans d’Iron Maiden, et de Megadeth. Ce qui au départ, comme beaucoup de groupes qui se lancent, n’est qu’un projet studio avec à la clé un premier EP, devient rapidement un enchainement de répet’/concerts avec le recrutement de plusieurs musiciens. Cependant ce line-up ne durera que quelques mois et notre chanteur Chris se retrouvera mi-2007 seul survivant de cette première aventure…
L’arrivée de nouveaux zikos permettra en 2012 d’enregistrer le 1er album « Emerging from the shadows », puis en 2017 « Blood on the snow », et enfin l’album qui nous intéresse aujourd’hui « The road so far ».

DREAMCATCHER par Chloé Bazaud Photographe & Graphiste
Le nombre des années aura vu défiler pas mal de musiciens dans le groupe, chacun y laissant l’empreinte de ses influences musicales pour former aujourd’hui l’ADN de sa propre identité sonore.
Malgré vingt ans d’épreuves, de galères, de doutes, de bons et de mauvais moments, de belles rencontres, de tempêtes diverses et variées, et contre vents et marées ce troisième opus sort donc le 05 novembre 2021, avec toujours aux commandes Chris Garrel associé à de nouveaux acolytes (Bastien Lemoine à la guitare, Alexxandre Qen à la basse et Thierry Thuane à la batterie).
Ce nouvel album a commencé à voir le jour début 2021 pendant une période particulièrement compliquée (confinements et couvre-feu), chacun devant bosser depuis chez lui. Chris a écrit tous les textes et à l’exception de « The World Is Falling Apart » qu’il a composé seul, les autres titres ont été produits en collaboration avec Alexx le bassiste. Thierry le batteur a quant à lui co-écrit « Thunderbird » avec les deux compères. Bastien le guitariste s’est chargé de l’écriture des solos et des arrangements. Un vrai travail d’équipe !
Ce renouveau, tel un phénix qui reprend son envol se retrouve dans l’artwork de l’album (Cf. titre 7, « The Phoenix will Rise »), l’aigle peut ainsi être associé à l’animal totem du groupe et représenter son guide spirituel. Dreamcatcher est donc prêt à de nouveau tutoyer les plus hauts sommets des montagnes du Metal !
- Les riffs d’intro de « Faster higher stronger » démarrent l’album sur les chapeaux de roues ! La batterie bastonne tout le long du morceau comme des tambours de guerre, Chris a déterré la hache de guerre et repart au combat pour dénoncer tous les excès : tout doit aller plus vite, plus haut, plus fort ! Un titre bien Heavy, limite Speed, c’est beau comme un vieux Maiden de la belle époque …
- « It’s a good day to die » lance dans la foulée le second morceau, sans aucun temps mort. Un titre également très Heavy sur sa rythmique, et très speedé sur sa partie chant. J’ai particulièrement apprécié : les chœurs sur les chorus, les slaps de basse sur le pont et son solo de guitare bien percutant. Le thème aborde ici un évènement tragique de la culture Amérindienne (dont Chris est féru) et on croirait presque revivre la célèbre bataille de Greasy Grass Creek (Little Bighorn) ; cet épisode le plus célèbre et sanglant de la guerre des « Black Hills » verra la victoire écrasante des Cheyennes et Sioux de Crazy Horse et Sitting Bull sur le 7ème de cavalerie de l'armée américaine de Custer.
- C’est par de sublimes arpèges d’une minute que « Thunderbird » amorce ce troisième titre. Les guitares deviennent ensuite tranchantes comme des lames, la section basse/batterie apportant toute sa puissance au morceau. Le chant de Chris s’alternant entre les mid-tempi et les passages plus soutenus pour coller le plus possible aux paroles, entre rêve et réalité, obscurité et clarté…
- Avec « The woman in white » Dreamcatcher nous conte le drame de « la Dame blanche » devenue légende urbaine dans l’Hexagone. Dans les années 1960, elle se serait tuée sur une route sombre le long de la forêt. Depuis, son fantôme erre sur la route, dans la nuit noire. Drapée dans sa robe blanche, les cheveux au vent elle fait du stop. Si vous vous arrêtez elle prend place sur le siège arrière et à l'endroit où l'accident fatal s'est produit, elle crie « Attention freinez, ce virage est dangereux, plusieurs personnes y ont perdu la vie ! », puis elle disparait. Il se dit même que si l'automobiliste refuse de la prendre en stop, « la Dame blanche » (dont le regard blafard tue) attendra dans le virage le conducteur pour l’amener dans l’au-delà, victime à son tour d'un accident mortel. Brrrrr !
C’est donc par un riff très sombre que débute ce morceau, la rythmique devient ensuite plus rapide, tel un road-trip dans un environnement hostile et pesant. La voix narrative et puissante de Chris, le mid-tempo basse/batterie, ainsi que le solo d’influence Sabbath/Maiden, renforcent cette ambiance ténébreuse. Un sublime morceau, mon préféré d’ailleurs ! - On retrouve avec « The man would be god » un Heavy comme on les aime avec encore ici une grosse influence Maiden, la voix de Chris prenant même naturellement des intonations de Bruce Dickinson. Les riffs guitares sont implacables, les lignes de basse bien misent en avant. Un titre qui musicalement fait mouche ! Encore une belle histoire qui puisse ses racines dans les mythes modernes les plus significatifs de notre culture, celui de « Frankenstein », l'histoire d'un monstre créé par un savant fou à partir d’un cadavre, où quand la science essaye de supplanter la religion …
- « Whitechapel 1888 » et son ambiance obscure nous fait toute la lumière sur l’épopée de « Jack l’éventreur », sans jamais le nommer. Un titre Heavy, somme toute assez classique, mais qui a le mérite d’avoir un riff bien calibré et immédiatement identifiable, ainsi qu’un refrain qui tourne en boucle dans nos têtes.
- « The Phoenix will Rise » annonce avec ce titre catchy le renouveau de Dreamcatcher, je ne sais pas si on peut à proprement parler de résurrection, le groupe n’ayant jamais splitté, mais après quatre années, tel un phénix le nouveau line-up reprend son envol. Le riff d’intro associé à une rythmique basse/batterie endiablée lance un Heavy Speed qui ne pourra que vous faire headbanger et taper du pied ! Les chœurs « des guerriers » et le « tambour de guerre » sur le riff/solo final sont de toute beauté. Ce morceau résume à lui seul toute la genèse de l’album : il raconte l’histoire du groupe, ainsi que celle de son chanteur Chris Garrel qui malgré les épreuves et les obstacles a toujours été de l’avant et n’a jamais baissé les bras. le titre de l’album « The Road So Far » est d’ailleurs issu des paroles de « The Phoenix Will Rise ».
- « The world is falling apart » débute sur de puissants arpèges de « twin-guitars » en son clair, c’est beau et ça rappelle « qui vous savez ». Le chant de Chris est envoutant et puissant à la fois. Un titre qui alterne les mid-tempi et des passages plus « énervés », et ce qui démarre comme une Power Ballade trouve rapidement son rythme de croisière dans un Heavy beaucoup plus racé.
Si vous écoutez (comme moi) la version digipack, vous aurez droit à trois titres bonus Anniversaire. « Silent bloody night » piste numéro 9 est un habile mix entre la chanson traditionnelle « Silent Night » et « Blood On The Snow » qui figurait sur le précédent album du groupe. Chris, grand fan des chansons de Noël (c’est un scoop !), souhaitait depuis très longtemps réaliser un tel titre. Une vidéo de Noël de cette chanson a donc été tournée et a tout simplement été appelée « Silent Bloody Night ». Devant l’engouement des fans lors de sa diffusion, le groupe a décidé de l'enregistrer à nouveau comme piste bonus pour le nouvel album. On plonge également avec ce titre dans un rite chamanique Amérindien, véritable « Pow-Wow de Noël ». Tout y est, le tambour tribal, les arpèges « dissonants » à l’acoustique donnant une certaine couleur indienne, la ligne de guitare électrique qui joue habilement le thème de « Douce nuit », les parties chants doublées, d’abord en anglais puis en français … Un véritable petit bijou !
Les deux autres bonus sont les versions acoustiques de « Mother Earth » et « Dreamcatcher » tirés du second album « Blood on the snow ».
Voilà pour ce « The road so far », un troisième opus toujours fidèle à ses références Heavy/Power mais qui, par rapport aux précédents albums, propose des titres beaucoup plus courts et plus directs qui ne conservent que l’essentiel. On ne pouvait mieux « rêver » pour fêter les vingt ans du groupe qu'’un album aussi homogène et abouti ; car Chris Garrel après autant d’années n’a plus rien à prouver en termes de performance vocale et de composition.
Si comme moi vous êtes un aficionado de « Heavy Old School », alors Dreamcatcher et « The Road So Far » ne pourront que vous émerveiller ! Et, si le Père Noël a eu l’indélicatesse d’oublier de déposer ce skeud sous le sapin, courrez vous le procurer d’urgence, vous ne le regretterez pas !
Matoscope :
- Chris : Micro chant Shure SM58.
- Bastien : Guitares : JB Lorin/Lag Bédarieux/Jackson/Têtes EVH 5150/Laney Ironheart + Baffle Engl/Pedal Board Line6/ Delay Highlight Lna Effects (le Delay signature de Nono Néogeofanatic !)/Clone de Full Throttle Mesa Boogie/Distorsion Mooer Hustle Drive/Octaver/Atténuateur de puissance Two Notes Captor X.
- Alexxandre : Basse Spector Performer splitée dans une DI Eden World Tour (direct sono) et dans un Sans Amp Tech 21 Paul Landers (direct console également).
- Thierry : Batterie Tama Starclassic Edition limitée/fûts 8,10,12,14,16,22,14x5,5/cymbales Paiste Signature et Dimension/Stack Meinl/china Istanbul/fût Alu Tama 6/accessoires Tama Speed Cobra/rack Tama
Le Lien :
Ecoutez/Achetez l'album ICI
Ami(e)s metalleux, continuez à soutenir votre scène locale, à aller voir les concerts de groupes près de chez vous (quand c’est possible, même si c’est compliqué en ce moment), à acheter leurs albums et leur merchandising. Nous avons tous besoin les uns des autres pour faire « survivre » cette musique que nous aimons …
*** Un Big-Up à JP Binois, organisateur de concerts et d’évènements metals sur la Capitale et ses environs, un membre très actif et respecté de la scène Francilienne ***
Pépé St@kaTTo
KORSAKOV (Post Black Metal), погружать (2021)
Le 15/01/2022
Groupe : Korsakov
Album : погружать (26/11/2021 - Source Atone Records)
Genre : Post Black Metal
Origine : Lille
Par Ahasverus
Korsakov est un duo composé de deux musiciens dont on ignore l'identité, désignés par les initiales A. (instruments) et E. (chant). Ils se sont unis en 2019 pour pratiquer une musique post black, tirant sa substance principale de ses racines métalliques mais ne s'interdisant pas d'y ajouter des influences extérieures.

Photographie : Jessica Servant
Le projet emprunte son nom au syndrome de Korsakov, un trouble neurologique sévère généralement associé à l'alcool, provoquant une perte irrémédiable de la mémoire et une forte tendance à l’affabulation.
Le 26/11/2021, Korsakov a sorti son premier album :
« погружать »

« погружать » est un mot russe qui signifie « immergé ».
« погружать » contient six pistes simplement numérotées de I à VI. Il est d'une durée d'environ quarante-trois minutes, la plupart des pistes s'étirant de sept à onze minutes.
« погружать » s'ouvre très violemment, en mode hardcore, avec un chant hurlé, véhément. Il n'y a pas de texte. La rythmique, hypnotique, roule.
Puis « погружать » balaie les atmosphères, alternant black (III, V) et belles phases ambientes (II, III). Les screams angoissants semblent surgir de votre couloir. Le son est soigné, mais vrombissant. L'angoisse permanente se fait mortifère jusque dans l'introduction au piano de IV. Les rythmiques violentes vous maintiennent en condition dans un album exigeant qui prend aussi le temps de se figer et sur lequel plane la noirceur. Les amateurs d'easy-listening passeront leur chemin. Les fans de de post-black metal et ceux qui ont apprécié les derniers albums de Mur et de Nature Morte trouveront matière à compléter leurs rayonnages.
Les Critiques :
- « Un son propre et bien travaillé, qui offre donc un post-black metal moderne et atmosphérique, c’est du très bon ! »
Soil Chronicles - « Leur savoir faire sur les différentes esthétiques présentées leur ouvrira bien des portes. »
Metal in Franche Comté - « погружать se révèle addictif comme une opiacée devenue une "amie" que l’on déteste mais dont on n’arrive pas à se défaire. »
Among The Living - « Un début qui appelle des suites. »
Métal Intégral - « Un premier album net et sans bavures, doté d'une prod-mammouth bien velue. »
HARD FORCE
Setlist :
01. I
02. II
03. III
04. IV
05. V
06. VI
Durée : 43 mn
Line-Up :
- A. : (Instruments)
- E. : (Chant)
Le Lien :
https://korsakov-bm.bandcamp.com/
HEAVY FEATHER (Rock Psychédélique), "Mountain Of Sugar"
Le 13/01/2022
Il ne faut quelques secondes et l'arrivée des choeurs dans la galette pour comprendre que Heavy Feather détient toujours la recette de la musique du early 70's.
Groupe : Heavy Feather
Album : Mountain of Sugar ( The Sign Records - 08/04/2021)
Genre : Rock Psychédélique
Origine : Suède
Par Ahasverus
Heavy Feather est un groupe originaire de Stockholm et un poulain de l'écurie The Sign Records, dont nous vous avons parlé à plusieurs reprises et qui abrite des groupes aussi talentueux que (allez, on ressort la petite liste !) Hot Breath, Grande Royale, MaidaVale, Children of the Sün et Nephila.

En avril 2019 ces Suédois n'hésitent pas à mouiller la chemise (Arf arf !) avec un premier album d'un excellent niveau intitulé « Débris & Rubble ». Il laisse voir des racines qui plongent dans le rock et le blues rock psychédélique de la fin des 60's et du tout début des 70's, racines parfaitement exploitées.

Précisément deux ans plus tard, Heavy Feather est de retour avec un nouvel opus intitulé :
« Mountain Of Sugar »

Il ne faut quelques secondes et l'arrivée des choeurs dans la galette pour comprendre avec « 30 Days » que Heavy Feather détient toujours la recette de la musique du early 70's, et ce n'est pas la fin du morceau façon Deep Purple qui le démentira. Vocaux puissants (« Lovely Lovely Lovely »), basse obsédante (« Bright In My Mind »), belles lignes de guitare (« Love Will Come Easy »), batterie qui cogne (« Too Many Times », « Rubble & Débris »), les titres s'enchaînent dans une mélange de blues, de rock, et de soul, parfois saupoudrés de gospel.
Une voix masculine apparaît en respiration sur « Sometimes I Feel », tandis que « Rubble & Débris » vient faire un clin d'oeil à « Débris & Rubble », titre du précédent opus. « Asking In Need », sur lequel le piano vient appuyer les voix, conclut un album réussi, particulièrement bien représenté par une chanteuse de caractère. Alors voila, si Janis Joplin, Deep Purple, The Black Crowes, Lynyrd Skynyrd et Blackfoot (« Too Many Times ») font partie de vos références, vous venez de vivre trente-sept minutes de nostalgie jubilatoire. On recommande !
Les Critiques :
- « Une série de style de rock, de blues, de soul, de sudiste bien américain dans l'esprit... »
COREandCO webzine - « Heavy Feather a montré des aptitudes à se montrer potentiellement tubesque. »
Hard Rock 80 - « Un condensé d'acidité, de groove, de feeling chaleureux. »
Métal Intégral - « un véritable musée vivant du rock saturé. »
Webzine Albumrock
Line up :
- Lisa Lystam- chant
- Matte Gustavsson - guitare
- Morgan Korsmoe - basse
- Ola Göransson - batterie
Tracklist :
- 30 Days (03:35)
- Bright In My Mind (03:22)
- Love Will Come Easy (04:00)
- Mountain Of Sugar (02:20)
- Too Many Times (02:41)
- Let It Shine (02:46)
- Come We Can Go (03:37)
- Sometimes I Feel (03:51)
- Lovely Lovely Lovely (04:05)
- Rubble & Débris (03:09)
- Asking In Need (03:34)
Durée totale : 37 minutes
Le Lien :
Le Death Dealer chez NEMEDIAN CHRONICLES
Le 12/01/2022
NEMEDIAN CHRONICLES PRESENTE UN TITRE INEDIT
Originaire du sud de la France, le groupe de power heavy metal Nemedian Chronicles prépare actuellement son premier album. Il s'agira d'un douze pistes.
Pour nous faire patienter, le groupe a livré une nouvelle composition inédite, « Death Dealer ».
Le Death Dealer est un personnage imaginé par le dessinateur Franck Frazetta (avec John Buscema, il est l'un des grands créateurs de la bande dessinée Conan le Barbare, l'une des sources d'inspiration de Nemedian Chronicles). Ce personnage monté sur son cheval noir apparaissait notamment sur le premier album de Molly Hatchet.

WAX MEKANIX & TROLL TEETH : Blunt (SPLIT CD)
Le 12/01/2022
Disponible depuis le 21/10/2021 chez Electric Talon Records un split-EP réunit deux projets américains aux styles différents :
« Blunt »

D'un côté le hard-rock très typé par son phrasé singulier du songwriter Wax Mekanix ; de l'autre le doom teinté de psychédélisme de Troll Teeth.
- C'es Wax Mekanix qui ouvre l'opus avec « Head », titre aux percussions tribales qui met l'accent sur l'acoustique.
- « Manchester Strawberry Blonde » sur laquelle la voix de Wax se fait très douce, soutenue essentiellement par des percussions.
- « Freak Boutique » appuie encore sur l'aspect acoustique. Elle offre une réelle profondeur aux percussions grâce à une belle production. Des choeurs accompagnent la voix de Wax.
- Troll Teeth s'empare de la parole avec « The Pigs Are On Parade Today », un titre planant qui électrise le split-EP.
- « Barbs On A Wire » renforce l'aspect psychédélique avec des rythmiques fracturées et des guitares échevelées sur sa fin.
Mettant d'abord l'accent sur un hard acoustique joliment servi par un son qui lui donne beaucoup de relief, « Blunt » prend ensuite la tangeante doom psychédélique. Il excelle par un placement judicieux des morceaux qui réunissent en un même lieu deux formations aux styles différents mais néanmoins complémentaires pour un résultat final harmonieux et homogène.
Les Liens :
PAT O MAY (Metal celtique), Welcome to a New World (2021)
Le 11/01/2022
Groupe : Pat O May
Album : « Welcome to a New World » (17/09/2021 - Artdisto)
Genre : Métal celtique
Origine : Bretagne
Par Ahasverus
« — Aah ! Cette guitare ! Comme elle t'entraîne dès le premier morceau ! Comme elle te charme, comme elle te fait tourner...
— C'est pour mieux te botter le cul, fada que tu es ! »
Pat O May était de retour le 17/09/2021, suivant les traces de Mr No Face au long du premier concept-album de sa carrière, prétexte à s'intéresser au libre arbitre et aux libertés individuelles.
Le bébé s'appelle :
« Welcome to a New World »

« J’ai voulu faire une histoire qui durerait une heure, un concept album. C’était excitant d’écrire de cette façon, plus cinégraphique que d’habitude en ayant toutes les images de ce personnage, No Face , qui est arrivé en milieu d’écriture », expliquait le musicien breton à actu.fr dans une interview.
Il poursuit chez Rock Metal Mag : « No Face, c’est toi, c’est moi, c’est nous, c’est le paysan du coin, le chinois qui habite à Guangdong. C’est pour cela qu’il y a plein d’interventions avec des langues différentes sur l’album. Voila, cela peut être n’importe qui. » (retrouvez cette interview ici)
L'album a été composé à Plouagat, entre décembre 2019 et janvier 2020.
Le mixage a été pris en charge par Bryan Rondeau au studio Carla Gébain, tandis que pour le mastering Pat O May a fait confiance (et comment non !) pour la quatrième fois à Alex Wharton (Björk, Paul Mc Cartney) aux studios d’Abbey Road.
Appuyant peu sur ses influences celtiques - cependant prégnantes surtout sur le titre d'ouverture - Pat O May délivre douze titres d'une telle richesse qu'il vous faudra plusieurs écoutes pour la mesurer, même si elle vous accrochera dès les premières mesures.
La fluidité et le sens mélodique de Pat O May sont en évidence, on guette les apparitions de la guitare lead, véritable héroïne de ce concept-album.
Les Critiques :
- « L’alchimie du trio est sans conteste et le résultat est dantesque. »
Rock Metal Mag - « Une franche réussite du début à la fin. »
Music Waves - « Welcome To A New World s’écoute comme on lit un livre passionnant, de ceux dont on ne peut pas décrocher de la première à la dernière page. »
Among The Living
Tracklist :
- I Shall Never Surrender
- Grinch
- Anything I Want
- Please Tell Me Why
- Here to Be
- The Warrior
- I Belong
- The Day Before
- We Can Here Your Calling
- Simple Mind
- Friend
- In This Town
Durée : env. 63mn
Line-Up :
- Pat O’May – Guitare, Violentax, chant
- Christophe Babin – Basse
- John Helfy- Batterie
- James Wood- Chant
Ecouter l'album :
Le Lien :
FONCEDALLE (Synthrock), Traboule (EP - 2021)
Le 10/01/2022
D'abord quelques précisions :
- « Foncedalle » est un néologisme tiré des mots d'argot « Foncedé » et « Dalle ». Il définit une fringale associée à l'usage du cannabis.
- « Traboule » est le pendant lyonnais d'une traverse, un passage étroit qui relie deux rues.
Ces mises en lumière réglées, passons à « Traboule », le premier opus autoproduit par FONCEDALLE, un trio de synthrock lyonnais, formé par deux membres de KORTO et de HangOyster.
Cet EP est sorti le 19/11/2021 dans un artwork quasi luminescent signé Mary Land.

Côté technique, « Traboule » est enregistré au Sample & Hold Studio, produit et mixé par Thomas Das Neves et masterisé par Snap Mastering.
Découvrons maintenant les six titres :
- « Jeep Over » pose le décor, avec un trio synthétiseur/basse/batterie qui s'effacent devant la guitare. Un single très inspiré, pop et sympa.
- Nettement moins avenant, « Cody » avance par à-coups agressifs et nerveux. L'électro revient par intermittences ou pour un final déjanté qui conclut cette salve aux allures trance/punk.
- « La Chaise » nous aguiche par une belle ligne de basse et des vocaux qui serpentent. Une certaine langueur se dessine, redressée par des guitares dissonnantes qui font mine de suivre les lignes de chant. L'association synthétiseur/guitare est originale.
- « Sans Plomb » revient à des choses plus classiques avec son phrasé en boucle. Beaucoup d'effets sur la voix, une basse très présente, et une guitare saturée qui vient casser le rythme.
- « Unity » fait la part belle au duo synthétiseur/batterie avec des beat saccadés
- «Aimez-vous » est une formule légère et accrocheuse qu'on nous propose en conclusion.
Six titres sans routine dans une qualité de production qui les sert remarquablement, voici ce qu'est ce « Traboule », qui peut parfois rappeler Daft Punk ou Sébastien Tellier, mais avec une petite touche d'originalité qui nous bouscule avec brusquerie ici-et-là. Un bel EP de synthrock à découvrir ICI, décliné en version digitale et en cassette en édition limitée à cinquante exemplaires.
Les Critiques :
- « Trois foncedés lyonnais - à l’électro, au groove qui tue. »
MUZZART - « Foncedalle défonce tout avec ses guitares clubbing et ce chant électronique qui confirme, encore une fois, que l’avenir du rock, si tant est qu’il en ait un, est dans le foutage de gueule immersif. »
Gonzaï
Le Line-Up :
- Guitar/Vocals: Marius Mermet
- Bass/Vocals: Clément Baltassat
- Synths/Machines: JD Mimouni