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AYRON JONES à MONTPELLIER (12/02/24) et Amongst Liars

Le 17/02/2024

Par Dam'Aël

Quand un destin, déposé au mauvais endroit, se magnifie en une évolution à la fois personnelle, artistique et spirituelle et s'ouvre vers une destinée où le meilleur et le plus intrinsèque s'expriment avec grâce, talent, générosité, émotion, mais aussi avec une certaine discrétion et humilité. Ayron Jones ! Ce qu'il fait est énorme avec cette subtilité de ne pas en faire trop, peut-être avec ce possible modus operandi de contemplation !

 

Ayron jones montpellier 33


Anamnèse rapide :

"C’est un traumatisme qui m’a transformé positivement. Mon père était gangster et ma mère, accro à la drogue. Je ne les ai jamais connus, et eux n’ont pas cherché à me connaître. Le bébé qu’ils ont eu tous les deux, et dont ils ne s’occupaient jamais est devenu qui je suis aujourd’hui et ils ne le sauront jamais." Ayron Jones 


Adopté à l'âge de 4 ans par sa tante qui sera sans doute sa bonne fée, il découvre le gospel et la soul, il s'initie au piano, à la batterie, au violon, à la guitare dont la première, acoustique, lui sera offerte par un voisin et celle qu'il s'achètera sera une Squier Stratocaster.
La vie aime à compliquer les choses voire parfois à s'acharner - qui n'en n'a pas fait les frais!- Une déception sentimentale viendra greffer une autre cicatrice chez Ayron qui aura pour effet de lui donner par la suite de l'inspiration chargée d'émotion (merci à vous, belle inconnue).
Son exutoire, vous l'avez compris, c'est la musique. Celle d'Ayron est à l'image des USA, un véritable melting-pot des genres avec cette imparable modernité pour laquelle il ne veut pas déroger, car il veut "charmer" cette nouvelle génération Z. Un cocktail à la fois explosif et délicat de Rock, de Soul, de Blues, de grunge voire de Pop et de Hip-Hop, largement inspiré par des Maîtres originaires de Seattle tels que Jimi Hendrix, Nirvana, Soundgarden, Pearl James...
C'est avec son trio Ayron Jones And The Way qu'il débute en 2010, investissant bars et scènes locales, l'artiste se faisant de plus en plus remarqué - il a remporté le concours de talent “Guitar Center’s King of the Blues” à Hollywood-. Le trio sort 2 albums en autoproduction DREAM (2013) et AUDIO PAINT JOB (2017).

L'année 2020 sera une année majeure dans la vie  d'Ayron Jones puisqu'une major Big Machine John Varvatos Records lui propose son premier contrat (mai 2020)


"Il existe un héritage si riche de musiciens rock incroyables et emblématiques de Seattle et je crois sincèrement qu'Ayron est le prochain sur la liste » Scott Borchetta président-directeur général de BMLG.


 John Varvatos: "Il (Ayron,ndlr) tisse sa vie dans des hymnes rock explosifs et des grooves soul et passionnés. Tout cela annonce une nouvelle voix indispensable dans le rock".


Dès lors deux albums au compteur depuis cette date marquée au fer rouge : 
Child of the State (21/05/2021)

01. Boys From The Puget Sound
02. Mercy
03. Take Me Away (Album Version)
04. Supercharged   
05. Free
06. My Love Remains
07. Killing Season
08. Spinning Circles
09. Baptized In Muddy Waters
10. Hot Friends
11. Emily
12. Take Your Time


Chronicles of the Kid (23/06/2023)

01. Strawman
02. Blood In The Water
03. The Title
04. Otherside
05. My America
06. Living For The Fall
07. Filthy
08. Get High
09. The Sky Is Crying
10. On Two Feet I Stand


En tournée internationale depuis 2023 avec plusieurs dates en France et des premières parties magistrales (notamment pour The Rolling Stones à deux reprises), Ayron Jones était au Rockstore de Montpellier ce lundi 12 février, et pas question de rater ce concert.

 

1ère partie :      AMONGST LIARS (UK)

Amongst Liars, jeune groupe (2020) de Rock moderne alternatif qui flirte volontiers avec le grunge, a la dure tâche d'ouvrir pour Ayron. Mais nous étions largement rassurés car les Anglais avaient déjà fait leurs armes avec notre Américain, en Angleterre, il y a deux ans et les éloges qui gravitent autour de ce quintet avaient de quoi confirmer le bien-fondé de leur présence dans cette tournée hexagonale de 9 dates. Une première en France pour la formation, expérience plus que réussie de toute évidence.

Le line-up :

Ian George - chant 

Leo Burdett - guitares 

Adam Oarton - batterie 

Ross Towner - basse 

James Brummeo - claviers 

Démarrage au quart de tour, les Anglais rentrent en scène et déversent leur énergie sans latence , ni échauffement. Ils sont là pour en découdre et c'est ce qu'ils font. Le courant passe entre eux et le crowd et les gars électrisent la salle du Rockstore avec 9 titres, dont 6 issus de leur premier album Amongst Liars (juillet 20) et 3 autres, les singles déjà diffusés sur les plate-formes, extraits du futur album Design dont la sortie est prévue le 4 juillet prochain. 

1. You Are Not A Slave :

2. Vice

3. The Sameful

4. By Design

5. Alibi

6. Drown

7. Cut It

8. Black days

9. Wolf Machine

Amongst Liars a parfaitement relevé le défi et ce n'est pas un hasard si le prix Great Music Stories « Groupe de l'année 2021 » a été attribué au quintet qui s'est aussi vu gratifié du prix du meilleur « Album de l'année 2022 ». La scène aussi enflammée est ainsi parfaitement préparée pour accueillir la Rockstar qui brille sous mille feux depuis ces deux dernières années et dont la voie vers une très belle réussite se confirme à chaque prestation qu'elle soit scénique ou sur sillons.
 

 

2 ème partie :     AYRON  JONES  (USA)

Ayron Jones (guitares, chant) s'entoure pour les lives de Bob Lovelace (basse), trépidant en mode Zébulon, de Matthew Jacquette (guitare ryhmique) et de Malachi Zachariah (batterie). 

Le set s'annonce en introduction, pour nous faire patienter, sur un titre très symbolique "Dream On" de Aerosmith (Album Aerosmith de 1973) et ses paroles qui parle à l'homme bousculé dès son plus jeune âge. 

 

...Everybody's got their dues in life to pay, oh, oh, oh...You got to lose to know how to win...

 

DREAM ON rappelle évidemment  l'expression «American dream» du livre «The Epic of America»  de James Truslow Adams (1931) et de celle de Martin Luther King Jr. du 28 août 1963  « I have a dream », symbole majeur dans la lutte d'une certaine classe américaine...

Une setlist de 15 titres nous est proposée savamment orchestrée pour faire monter l'énergie et la magie du show puis nous amener dans l'émotion de titres qui racontent blessures, injustices ou autres difficultés qui "parent" vilainement la vie de son frontman. Le tout avec cette  capacité à user de l'alchimie pour transposer l'ensemble dans un univers de grâce et de positif. Ayron Jones s'exprime, exprime avec profondeur sans s'étaler à s'y perdre. Quel génie de la scène. Une capacité à livrer autant d'émoi sur fond d'instrumental où se greffe une guitare au son tout particulier. Sans aucun doute une belle retranscription du vécu du Seattleite. Le spectacle revient à Bob le bassiste qui joue le garant du spectaculaire, de la provocation même parfois, usant de son instrument comme le prolongement de L'homme qu'il est. Pitreries, grimaces, sauts, mais aussi émotions sont l'univers de ce petit bonhomme chapeauté et couvert d'un talent incontestable. Matthiew a une évidente complicité avec Le Maître et sait faire l'échange avec le public, le sollicitant à maintes reprises. Quant au marteleur de peaux et de cymbales, on lui reconnaît un jeu particulièrement excellent qui couronne l'art du King en formation qui l'amènera très rapidement au grand couronnement qu'il mérite et que nombre de professionnels entrevoient sans l'ombre d'un quelconque doute.

Ayron investit la scène sous les hurlements excités, paré d'un T-shirt noir à motif et d'un Jean noir , d'un bonnet , de ses porte-bonheurs que sont ses bagues,  modèles bien connus des Metalleux et d'un nouveau collier en forme de phénix (symbolique) avec en son centre, une turquoise, qu'il affectionne particulièrement.

Son âme soeur, la guitare s'accroche à lui par une superbe sangle en cuir sombre gravée au logo AJ, l'homme est prêt.

01. Boys from The Puget Sound

Pour qu'un show tienne debout, il lui faut de bonnes racines ; Ayron Jones choisit d'ouvrir le set en parlant des siennes, Seattle situé sur le Puget Sound dans l'état de Washington et surtout, faut-il y voir un signe du destin,  capitale d'un des comtés qui compose cet état, le comté de King... Un titre rempli de rage magistralement contenue par son interprète mais divinement exprimée par son jeu de guitare.

02. Emily

"Two's up to the days of old, 'Cause they ain't ever coming back" (Deux c'est jusqu'aux jours d'autrefois, Parce qu'ils ne reviendront jamais). Un Rock Blues pour l'expression d'un blues douloureux signant une rupture tout aussi douloureuse. Il est poignant ce jeu de guitare qu'Ayron fait crier, hurler, jusqu'à presque en couper les cordes.Un solo poignant de violence.

03. Supercharged

Sur ce morceau, Ayron nous invite à taper dans nos mains et à chanter en chœur, sur une énergie qui botte le c** à tous et qui rend contagieuse l'addiction à son rythme, à ce titre, un bon rock qui groove et qui dépote.

04. On Two Feet I Stand

"On Two Feet I Stand" est un titre fort, très fort qui arrache le cœur et qui rassure malgré tout. Un morceau qui prend toute son essence black avec cette voix rugueuse, rocailleuse, écorchée vive et cette brutalité électrique des riffs, 

"....Have you ever heard a grown man cry
'Cause he's broken down a thousand times, baby
And everywhere ya turn
The world just seems to burn
Cut you up and watch you die..."

 

05. Free

Des textures vocales variées flirtant avec la soul chargée d'émotion sur plages composites qui évoluent tout au long du titre avec un Ayron possédé!

06. Otherside

Si le show rallie tous les gens dans cette salle du Rockstore, Otherside allie presque tous les genres jusqu'à une pop moderne

07. Hot Friends

Groove sautillant et scintillant qui mobilise le public en une onde de choc que vient surenchérir le batteur avec son petit solo. Je me surprends à y ressentir quelques racines gospel.

08. Blood In The Water 

Wouah, la charge émotionnelle de ce titre qu'un timbre de voix très black vient lécher pour y décupler l'effet torturé. Tout est dans la voix, avec pour support évident l'instrumental et a fortiori la lead guitare, mais aucun jeu de scène qui supplante le reste. Le fondamental sans les artifices.

09. Filthy

Une petite pincée de Mickael jackson sur une grosse recette de Metal, un savoureux et savant mélange qui balaie large,The Filthy.

10. The Title

"I came for the title, I came for the crown" nous martèle Ayron jones et je crois qu'il est bien parti pour décrocher tout cela. Un hymne à la joie, un hymne au succès.

11. Strawman

Strawman fait partie de mes coups de cœur (oui je concède, il y en a beaucoup, beaucuiou! et alors je plaide coupable et je recidiverai!). Ce titre est puissant comme le concert peut l'être, puissant par la voix, puissant par la guitare et puissant par les mots. JONES révolutionne les codes du rock tout en mélangeant des sons classiques de blues, de hip hop,  de grunge. 

12. My America

L'Amérique serait-elle saturée (de drogues, de faits délictuels, de meurtres...), My America l'est fortement mais uniquement par ses guitares et on aime! Le rythme s'accélère, mon cœur aussi. AJ The new blast!

13. Take Your Time

Un titre qui fédère la foule au point de créer un  chorus vocal de toute une salle : Take Your Time

NB : Désolée pour les images intempestives de chevelure et bras en l'air, mais c'est le risque lorsque vous vous trouvez derrière une baraque de près de 2 mètres. Cependant, on lui reconnaît d'être  très bien rentré dans ce concert fabuleux.

14. Mercy

Quelle puissance ce titre, quelle complicité, quel solo, quel tryptique guitare lead, guitare rythmique et basse soutenu par le mur des percussions, et surtout quelle fin, dirigée de main de maître par Ayron  en mode fusillade ... musicale. Bien Sûr! Sinon nous n'aurions rien compris à ces deux albums ni même à ce concert.

Rappel : 

15. Take Me Away

Pas vraiment envie d'aller me rendre ailleurs si ce n'est d'essayer de rencontrer le quartet en backstage pour échanger avec eux. Take Me Away est un condensé de retenue, de colère contenue puis de lâcher-prise. Chaque membre se laisse aller à virevolter sur scène et sans doute signer par une danse finale la joie qu'ils ont eu à délivrer ce concert magistral d'émotion, d'énergie, de puissance, sur écrin de talent. Un batteur qui assure parfaitement avec des patterns recherchés mais sans en faire de trop, laissant le champs libre au frontman car il s'agit bien de cela. La magie c'est l'ensemble de ces quatre artistes mais c'est surtout un frontman qui séduit, qui charme et ensorcèle sans dérive, avec beaucoup de délicatesse, d'authenticité et d'humilité.

 

Les liens :

https://www.facebook.com/ayronjonesmusic

https://www.facebook.com/amongstliarsband

https://www.facebook.com/GDP

http://Replica Promotion

FLORILEGE 2023

Le 01/01/2024

Ils ont marqué notre paysage musical : voici un florilège de notre année 2023.
Par Ahasverus
Florilege

L'Artiste de l'Année : ANNA KIARA, L'Archange
Actrice, modèle, chanteuse, Youtubeuse, musicienne, songwriter, les casquettes ne manquent pour parer la rousse chevelure d'Anna KiaRa ! 
Anna kiaraAnna KiaRa, de son vrai nom Anna Moiseeva, est une chanteuse soprano Russe. Elle est née le 7 juin 1993 à Kalouga, à environ cent-cinquante kilomètres de Moscou. 
Anna apprend le piano à l'âge de huit ans, puis le chant l'année suivante. Elle entre au collège musical régional de Kalouga. Elle se forme également au théâtre à l'Institut National d'Art Théâtral, dont elle sort diplômée en 2019. Elle découvre le rock et le métal à douze ans et joue dans des groupes russes dès l'âge de dix-neuf ans. Candidate à la Nouvelle Star (version russe) en 2015, elle rejoint la formation Imperial Age, dont elle devient l'une des voix en 2016. Un an plus tard, elle interprète la princesse elfique Amarie dans l'opéra-rock Melkor. Parallèlement, elle s'illustre sur Youtube en coverisant tout ce qui chante, de Nightwish à Sylvie Vartan !

 En 2018, tout en poursuivant sa carrière au sein d'Imperial Age avec lequel elle enregistre les albums « The Legacy Of Atlantis » et « New World », Anna monte son propre projet. L'album « Storyteller » sort en 2020. C'est un treize pistes qui combine métal symphonique et influences folk. « J'ai enfin trouvé le courage de me présenter au monde en tant que musicienne solo », explique Anna  à Metal Godesses. Elle revient en 2023 avec un deuxième album : « Archangel ». Il se compose de onze titres originaux, deux versions russes et trois versions orchestrales des morceaux précédents. Vous avez bien compté : cela fait seize pistes ! Une heure cinq minutes de musique ! Plus qu'une confirmation, c'est un album ambitieux et risqué que nous présente Anna KiaRa. Il est également plus sombre que son prédécesseur, légèrement plus complexe, plus moderne aussi, et plus agressif, par ses ambiances death/gothiques et ses sonorités électriques, même si la touche folklorique n'est pas tout à fait écartée. La voix de la soprano se dévoile dans toute sa magnificence sur le titre « Nostalgia », qui rappellera aux fans de Nightwish la construction d'un « Sleeping Sun ». 

En 2023, Anna Kiara fait sa première tournée européenne en solo, avec une date parisienne au Klub. Le bassiste Dima Belf, l'un de ses partenaires au sein d'Imperial Age, l'accompagne. En décembre 2023, Anna Kiara et Dima Belf annoncent leur départ d'Imperial Age pour mener à bien leurs projets personnels Particulièrement présente en 2023 (tournée Imperial Age, projet solo, featurings) l'archange pourra désormais voler de ses propres ailes.
Anna kiara archangel

Le Groupe de l'Année : SORTILEGE - Le Phoenix

Sortilège a marqué de manière indélébile le Heavy Metal hexagonal de la première moitié des années 80 avec les albums « Sortilège » (1983), « Métamorphose » (1984) et « Larmes de Héros » (1985). Le groupe se caractérisait par des textes en Français, par la voix de Christian « Zouille » Augustin, capable d'envolées exceptionnelles, et par un style très heavy.  En 1986 Sortilège raccrochait ses guitares. En 2012 avec la complicité de Renaud Hantson (Satan Jokers), Zouille revisitait les standards de Sortilège. En 2019 il annonçait une reformation. En 2021 renaissait « Phoenix », un opus composé essentiellement de versions remaniées de son répertoire des années 80, avec seulement deux nouveaux titres à se mettre sous la dent. En 2023, Sortilège revenait enfin avec « Apocalypso », un album de quarante-six minutes fait exclusivement de compositions originales avec des featurings de Myrath et de Stéphane Buriez (Loudblast). Puis Sortilège investissait Le Forum de Vauréal pour un concert faisant l'objet d'une captation audiovisuelle. Intitulé « Coram Populo », il s'agit d'un CD/DVD sorti en novembre 2023 qui comprend le Live Hellfest 2022 en bonus. « Apocalypso » et « Coram Populo » se retrouvent tous deux dans les trois Top10 de la rédaction que vous pouvez retrouver en fin de publication. Sortilège est incontestablement pour nous le groupe de l'année 2023. (Photographie Nidhal Marzouk Pro)
Sortilege band nidhal marouk proEspoirs 2023 : Les grands de demain ?

  • Kim Melville poursuit son ascension. La jeune guitariste assurait la première partie de Laura Cox lors de son passage à La Cigale le 18/03/2023. Elle se retrouvait sur la scène de l'Olympia en novembre aux côtés de Norbert Krief, Yarol Poupaud, David Hallyday, Little Bob, Axel Bauer et quelques autres sommités du rock français pour célébrer les cent-vingt ans de la marque Harley Davidson. Kim Melville a annoncé également  en cette année 2023 qu'elle rejoignait  Broken Road, un groupe de hard-rock basé aux USA et composé de trois jeunes musiciens originaires du Connecticut et de New-York. (Photographie : Kim Melville par Yannick Guedat)
    Kim melville yannick guedat
  • Wegferend a réalisé l'une de plus belles sorties néofolk de cette année 2023 avec l'album  En Autremonde - Chapitre Second (31/03/2023), remarquablement porté par le clip « Holy Ghost ». Les Toulousains ont ensuite eu le privilège rare de donner plus de la moitié de leurs concerts dans des salles affichant sold-out ! Et si le néofolk venait de se trouver un nouveau leader ?

  • Alyssa Galvan a composé son premier album à quinze ans et sa spontanéité, son inspiration et son phrasé en font une artiste au potentiel remarquable. La jeune Américaine, déjà populaire aux USA, a pour l'hexagone les yeux de Chimène. Elle prépare une tournée dans notre pays avec le Alyssa Galvan Band, une formation composée de musiciens français. Il y a en Alyssa quelque chose de l'ordre du phénomène. Si vous voulez pouvoir dire « j'y étais », ne la ratez pas  car ça commence maintenant !

L'Album de l'Année : WINTERAGE, « Nekyia »

Winterage est  un groupe de power metal symphonique inspiré notamment par la musique classique, irlandaise et médiévale.
Dès « The Harmonic Passage » (2015), son premier album, Winterage vise haut : il recourt à un orchestre de quarante musiciens.  Le son devient alors la marque de fabrique du groupe italien.
En 2023, Winterage revient avec « Nekyia ».
Winterage coverDès l'ouverture de l'album, les choeurs sont saisissants, les guitares sont incisives, le son énorme, opératique, s'impose. 
L'utilisation de blast-beats (« Simurgh the Firebird ») sert parfaitement le propos et se marie au côté épique de la première composition.
Winterage fait des propositions dramatiques et cinématographiques. Les performances vocales et les orchestrations portent cette réalisation au meilleur niveau. Aux instruments traditionnels du précédent opus est venu s'ajouter le banjo, tandis que l'aspect folklorique des compositions se trouve renforcé (« Numen », « White Leviathan »). De plus, Winterage utilise la narration et quelques bruitages pour ambiancer son récit musical. Il n'hésite pas à prendre le temps de mettre en place des moments purement symphoniques, avec notamment une belle pièce de violon  (« Metamorphosis, A Macabre Ritual ») qui peut évoquer Pablo de Sarasate, tandis qu'un morceau comme « La Fonte d'Essenza » propose une performance vocale digne des grands opéras. 
La précision sonore (un mastering signé Jacob Hansen) est éclatante et vous soufflera tout au long de l 'album.  Elle permet d'en visualiser chaque détail, et le rendu impressionnant de cette oeuvre de power metal symphonique se pose parmi les meilleurs travaux du genre. 

CONCOURS WINTERAGE : Gagnez une version Bandcamp dématérialisée de l'album « Nekyia »

Ahasverus vous offre une version dématérialisée Bandcamp de l'album « Nekyia », téléchargeable aux formats de votre choix (MP3, WAV, FLAC...). Pour tenter de la gagner, il vous suffit d'envoyer un mail ayant pour objet « CONCOURS NEKYIA » à ahasverus06@free.fr avant le 12/01/2024 à minuit. Un tirage au sort départagera les participants. (Photographie Simone Furia)
Winterage band simone furiaLes Temps Forts de l'Année : 

  • « Dark Waters », le septième album de Delain, est sorti le 10/02/2023. Il s'agit du premier album avec Diana Leah, qui remplace au chant Charlotte Wessels partie en 2021 pour une aventure solo. « Dark Waters » voit également la participation de Marko Hietala (ex-Nightwish, déjà présent sur le premier album du groupe) et de  Ruud Jolie (Within Temptation). (Photographie : Andrea Falaschi)
    Delain par andrea falaschi
  • Après treize années derrière les fûts de Blackrain, Frank Frusetta a cédé ses baguettes à Franky  Constanza (Dagoba, Blazing War Machine).
  • Seeds Of Mary a annoncé le départ de Raph Gatuingt, qui tenait la guitare et les backing vocals. C'est donc un nouveau line-up composé de Julien (guitare), Jérémy (chant), Tom (guitare, chant), Clément (basse) et Aaron (batterie) qui défendra le quatrième album que les Bordelais viennent d'enregistrer.   
  • Le groupe de Metal symphonique Xandria a fait son retour discographique en février 2023 avec « The Wonders Still Awaiting » et un line-up modifié à 80% . Au chant la Franco-Grècque  Ambre Vourvahis. 
    Xandria band
  • ThunderMother ne pouvait pas mieux mériter son nom puisque c'est un véritable coup de tonnerre qui s'est abattu sur le groupe suédois en cette année 2023 : Filippa Nässi, fondatrice de la formation, a vu partir   75%  de ses effectifs lorsqu'elle a voulu virer Guernica Mancini. Guernica, Emlee Johansson et Mona Lindgren voguent désormais sur un drakkar nommé The Gems et « Phoenix », leur premier album, sortira le 26/01/2024 chez Napalm Records.
  • Secousse sismique également du côté des volcans d'Auvergne (à l'amiable cette fois) : Bad Whispers, le groupe de heavy de Clermont-Ferrand a vu partir l'un de ses guitaristes ainsi que son puissant chanteur, Ben Red Trigger. La formation clermontoise rebondit avec l'arrivée du gratteux Nicolas Bourduche (Morphoss) et de la chanteuse Sophie Yanelli (Kyoto Rose, Avaland).
  • Le vétéran du heavy speed français ADX a annoncé le départ de Julien Rousseau, son bassiste depuis 2013. Jules Brosset le remplace désormais. 
  • Lord Of The Lost a représenté l'Allemagne au concours Eurovision de la chanson 2023 à Liverpool avec le morceau « Blood and Glitter ». Le Metal gothique n'a pas trouvé la voie du coeur du jury international puisque le groupe de Hambourg a fini bon dernier... 
  • Après la sortie « Fortune's Gate », les chemins de Lynda Basstarde et de Furies se sont séparés. La formation parisienne a fait peau neuve et compte désormais aux côtés de Guillaume Jockey (guitare) et Elisabeth Lavarenne (batterie) le guitariste Fred Bend et la bassiste Lucie Sue (dont la candidature avait été étudiée pour remplacer Lexxi Foxx dans Steel Panther) ainsi que la semi-finaliste de The Voice, la puissante Cheyenne Janas.
  • Crypta a fait son retour discographique en août 2023 avec « Shades Of Sorrow » et un line-up désormais totalement brésilien, Sonia Aubis partant consacrer toute son énergie à Cobra Spell. Ce changement est sans incidence sur l'univers du groupe, toujours mêlé de death metal classique, de métal extrême et d'éléments propres au black metal. Notez que les Brésiliennes seront de passage en France en mai 2024. 
    Crypta
  • C'est officiel, Shaka Ponk se retirera après son Final F**d Up Tour.  Il nous quitte à son zénith, avec un album éponyme écrit majoritairement en Français. Un skeud de trente-neuf minutes, efficace, engagé, sans effets de manches, carrément grand. En une vingtaine d'années de carrière, Shaka Ponk a su assimiler et synthétiser tout ce qui a fait la diversité et la puissance du rock français. Il a reçu en retour une pluie de récompenses, des Victoires de la Musique, une décoration de l'Ordre des Arts et Lettres. En tournée jusqu'à fin mars 2024, vous pourrez l'applaudir une dernière fois sur ces dates : http://shakaponk.com/tournee/. Ensuite, il pourra reposer auprès de La Mano Negra, de Noir Desir et des Négresses Vertes au Panthéon du rock français.
    Shaka ponk band
  • Après avoir porté pendant dix ans la voix du métal français sur les scènes européennes, Dust In Mind et sa chanteuse Jennifer Gervais ont annoncé le 06/08/2023 qu'ils mettaient un terme à leur collaboration. « Ce n'est pas la fin de Dust In Mind mais plutôt un moment d'évolution », ont expliqué les Strasbourgeois qui ont aussitôt fait appel à Maëllie-Jenny Dewailly. De son côté, Jen « a décidé de se lancer dans un nouveau chapitre de sa vie », demandant à ses fans de comprendre son départ, « forcément dû à une situation désespérée ». Dust In Mind a enregistré quatre albums studio depuis sa création en 2013. Le dernier,  « CTRL », avec sur sa pochette Sylvain Helaine, l'homme le plus tatoué de France, avait donné lieu à une suite de clips magnifiquement réalisés qui restent dans les mémoires (« Speak for the Voiceless », « Synapses »).
  • Docteur Bunker ou Mister Tripes ? Paprika, chanteuse de Donkerbunker, a rejoint le groupe de shock-rock Bad Tripes. Elle épaule au chant Hikiko Mori, frontwoman charismatique dont le sourire enjôleur n'est pas sans rappeler L'Exorciste. A noter que le déluré Sir Mac Bass et son compère José Jordisón, respectivement bassiste et batteur du groupe de shock-rock marseillais, font également partie de Donkerbunker.
  • Tandis que Crypta proposait « Shades Of Sorrow » début août, Nervosa a choisi fin septembre pour présenter son deuxième album post-Fernanda Lira. Cette fois, c'est Prika Amaral qui prend le chant lead, tandis que la formation brésilienne revient à une formule à deux guitares. « Jailbreak » est disponible depuis le 29/09/2023.

  • Burning Witches a profité de la diffusion de sa version live de « Unleash The Beast », extrait de son nouvel album « The Dark Tower », pour annoncer l'intégration à temps plein de la guitariste Courtney Cocks  (The Iron Maidens). Celle-ci avait remplacée Larissa Ernst qui bénéficie d'un congé maternité. Larissa reste toutefois crédité dans le line-up de la formation heavy suisse qui passerait, le cas échéant, à trois guitares ! -Photographie Burning Witches version 2023 par Martin Rahn)
    Burning witches martin rahn
  • Lee Aaron fait partie des nouvelles venues sur la Canada's Walk of Fame. Une place totalement méritée pour la Metal Queen qui commençait sa carrière discographique en 1984 ! A l'instar du Hollywood Walk Of Fame, la Canada's Walk of Fame, située à Toronto, honore d'une étoile certaines personnalités canadiennes issues essentiellement des mondes des arts, de la télévision et du sport. Cependant, contrairement aux usages de sa cousine hollywoodienne, les intronisés n'ont pas à payer leur place dans l'allée canadienne. Lee Aaron rejoint ainsi Michael J. Fox, Jim Carrey, Leslie Nielsen, Mike Myers, mais aussi Bryan Adams, Céline Dion, Oscar Peterson, Neil Young et le groupe Rush ! Loverboy et April Wine figurent sur cette même promotion 2023. Côté musique, la Metal Queen a annoncé que le successeur de « Elevate » (2022) nous arriverait au printemps 2024
  • Camille Contreras est la nouvelle chanteuse de Novelists. ! Les Franciliens ont confessé qu'ils étaient à deux doigts de la séparation après le départ de leur chanteur Tobias Rische. Ils confiaient : « Que Camille Contreras rejoigne le groupe a été un miracle, elle a réussi à nous alimenter tous avec un niveau d'énergie que nous n'avions pas ressenti depuis des années, et à nous passionner à nouveau ! Voici dix nouvelles années pour le groupe, à faire tout ce qui nous rend heureux. » 
    Camille n'est pas une inconnue pour les aficionados de Novelists, puisqu'elle partageait en 2020 le chant avec Matteo Gelsomino (le chanteur originel de la formation parisienne) sur leur titre « C’est La Vie ». Son arrivée  semble se placer sous le signe de la réussite puisqu'elle s'est vue remarquablement accueillie par la fanbase du groupe, ce qui est rarement gagné quand on reprend le poste de chanteur ! 
  • Manigance a annoncé le 06/09/2023 le départ de son bassiste Stéphane Lacoude, parti « se consacrer pleinement à ses projets professionnels et surtout à sa famille ». Stéphane aura enregistré trois albums avec Manigance : « Volte-Face » (2014), « Machine Nation » (2018) et « Le Bal des Ombres » (2022). C'est désormais Stéphane Laborde (également chez Bullet Ride) qui fait vibrer la basse des Palois. 
  • Julien Brehelin a annoncé que sa formation Le Métalleux Geek - Game Of The Year se nommerait désormais Pixel Syndrome. C'est sous ce nom que Le Métalleux Geek (guitare, chant), Diana (guitare, chant) et Manu (chant) ont sorti leur nouvel EP « The Lost Levels ». Très présent en 2023, le trio devrait se montrer particulièrement actif en 2024. (Photographie Photo by David E. – #FOKUZA)
    Le metalleux geekLe groupe de power metal Frozen Crown oeuvre désormais en configuration sextet ! Les Italiens, qui ouvraient le 16/09/2023 à Tuttlingen (Allemagne) pour U. D. O. ont présenté  Alessia Lanzone, leur nouvelle six-cordiste. C'est une belle marque de confiance que fait le groupe à cette jeune inconnue. « Elle n'a que dix-sept ans, mais lors des derniers mois passés secrètement ensemble, elle nous a déjà donné la preuve de son immense talent, en plus d'être une personne géniale. » Refusant d'utiliser des bandes-son de guitares dans ses concerts, Frozen Crown explique : « Nous avons progressivement augmenté le nombre de pistes de guitare dans nos albums, et aujourd'hui nos chansons sont un régal de riffs et de leads harmonisés, comptant des dizaines de couches de guitare, du moins en studio. Au cours de nos performances sur scène, nous avons longtemps manqué de l'énorme impact qu'un guitariste rythmique peut ajouter lors de doubles leads, et en ce qui concerne la guitare solo Sheena et Federico ont dû réarranger de nombreuses chansons, sacrifiant certaines parties pour qu'elles sonnent correctement. » Frozen Crown alignera désormais trois guitares.

  • Frozen crownSeraina Telli a été numéro un des ventes d'albums au sein de la confédération helvétique ! La Suissesse a reçu un Award par la Fédération Internationale de L'Industrie Phonographique (l'équivalent suisse de notre SACEM) et GfK Entertainment (une société allemande d'études de marché) pour son album solo « Addicted To Colors » sorti le 25/08/2023. « Merci, Danke, Gracias, Merci & Danckä, a déclaré Seraina. Ce petit truc en verre est la manifestation d'années de travail acharné, de chutes et de remises sur pieds, de tout perdu, de départs à zéro, et de la passion sans fin d'écrire des chansons pour vous, les gars. La musique fonctionne au-delà de l’espace, du temps et de la matière et je suis incroyablement reconnaissante envers chacun d’entre vous qui apprécie sa beauté infinie. Mais ce n'est que le début ! J'ai hâte de parcourir un long chemin, de savoir après chaque étape, ce que je veux faire de mieux pour la prochaine fois, et de revenir sur le chemin d'un travail acharné avec de nombreuses petites réalisations, parce que le vrai succès ne peut être obtenu qu’en allant le gagner. »
    Seraina telli number one 3Frontwomen de la formation de heavy metal Burning Witches de 2015 à 2019, Seraina Telli a ensuite fondé le groupe de metal progressif Dead Venus (toujours actif) avec lequel elle a enregistré deux albums. Après « Simple Talk » (2022), « Addicted To Colors » est son deuxième album solo.

  • Heart Attack a officialisé le départ de son guitariste Chris Cesari, précisant que l'intéressé « ne se sentait plus à sa place dans le groupe » et soulignant qu'il aura été un « membre très important qui aura aidé le groupe à monter en puissance et à se professionnaliser ». De son côté, Chris s'est dit « très fier du parcours réalisé toutes ces années », rappelant qu'il a pu tenir « la barre de ces trois albums de la première note des pre-prods jusqu'à la dernière correction du mastering ». Chris est fier également  « de tous ces concerts, bons ou mauvais, de ces moments de galère qu'on a traversés, et de ceux touchés par la grâce, tellement nombreux : les deux Hellfest, le Motocultor, cette première partie de Megadeth, le fort carré d'Antibes, ce show sold out a l'Opera de Nice complètement fou. » Enfin, précise-t-il,  « je continuerai à m'éclater avec mes frères d'Osiris. » 

  • Overdrivers est à la recherche d'un nouveau bassiste depuis octobre 2023. Après quelques mois, le groupe de Béthune qui ne se voyait « plus travailler sereinement à l'avenir » avec Benjamin Ollivier a mis un terme à leur collaboration. Benjamin avait rejoint le groupe le 03/03/023 en remplacement de Sébastien Lorquet qui avait tenu la basse d'Overdrivers de 2015 à 2022. 

  • Hot Hell Room a trouvé son nouveau guitariste. C'est Pierre Timaitre (Deadville) qui vient remplacer Shazy Bob à la six cordes. Shazy Bob avait enregistré trois albums avec la formation francilienne qui s'apprête à écrire un nouveau chapitre de son histoire.

  • Mr Big, l’emblématique supergroupe de hard rock américain auteur  dans les années 90 de standards tels que « To Be With You » et « Green-Tinted Sixties Mind » a annoncé son passage en France le 26 mars 2024 pour un concert unique au Bataclan. Une dernière occasion de revoir sur scène Paul Gilbert, Billy Sheehan et Eric Martin !
    Mr big

  • C'est peut-être l'info la plus stupéfiante de l'année : Sepultura a annoncé la fin de son parcours dans un communiqué, choisissant de « partir par une mort consciente et planifiée ». Les Brésiliens ajoutent : « Tout au long des 18 prochains mois, nous célébrerons ensemble quarante ans d'existence avec nos fidèles fans lors d'une tournée d'adieu à travers le monde entier. Ce sera une dernière célébration du passé et du présent. » Les billets européens de ce « Farewell Tour » sont déjà disponibles.
    SepulturaNiels Courbaron et Michael Brush de Sirenia, de Franco Saverio Ferraro de Freedom Call, et Mike Livas, chanteur de Silent Winter oeuvrent désormais dans un projet commun nommé Bloodorn. Le quatuor mêle des éléments du métal extrême à un métal mélodique influencé par des groupes tels que Gamma Ray, Angra et Beast in Black.

Voila  ce que nous avons relevé tout au long de cette année 2023. Pour ne rien louper en 2024, abonnez-vous à notre newsletter.

Les Top 10 des albums 2023 de la rédaction :

Pépé Stakatto : 1.- Sortilège « Coram Populo » 2.- The 69 Eyes « Death of Darkness » 3.- SPIRIT WAR « Between Dusk And Down » 4.- Heart Line « Rock'n' roll Queen » 5.- Temple Balls « Avalanche » 6.- Rising Wings « Reach » 7.- Nitrate « Feel the Heat » 8.- Graven Sin  « Veil of the Gods » 9.- SANG FROID « All Nighter » 10.- Ska-p  « Seguimos »

Dam'Aël : 1.- Wings of Steel « Gates of Twilight » 2.- Sortilège « Apocalypso » 3.- MammothWVH « Mammoth II » 4.- high spirits « Safe on the Other Side » 5.- Tygers Of Pan Tang « Bloodlines » 6.- Syringa « Paradoxe » 7.- Soen « Memorial » 8.- Inittab « La Fleur des Dieux » 9.- KLONE « Meanwhile » 10.- Sabaton « Stories From The Western Front »

Ahasverus : 1.- Winterage « Nekyia » 2.- Angra  « Cycles Of Pain » 3.- Eclipse « Megalomanium » 4.- Shaka Ponk  « Shaka Ponk » 5.- Rumkicks  « Born Rude » 6.- Sortilège « Apocalypso » 7.- COBRA SPELL  « 666 » 8.- Winger « Seven » 9.- Wegferend « En Autremonde - Chapitre Second » 10- Visions of Atlantis « Pirates Over Wacken »

 

HUNTER (heavy metal), Rebel Angels Rise (02/09/2023)

Le 31/12/2023

Frappant au coeur du heavy, Hunter maîtrise son sujet et délivre un opus authentique qui ravira les puristes.

Par Ahasverus

Hunter est formé en 2016 par cinq musiciens qui ont arpenté les scènes de Belgique au sein de différentes formations (Crusader, Monster Joe, Megasonic).  Judas Priest, Iron Maiden, Manilla Road, Metal Church, Omen et Cirith Ungol font partie de leurs références.
« Death Shall Have Dominion », une demo, voit le jour en 2017. Un album éponyme suit en 2019, reprenant les trois titres de la démo et complétant la galette par quatre nouveaux morceaux. Il est suffisamment solide pour que Steel Panther se laisse aller à vanter ses qualités sur Twitter  (« These guys are out of Belgium and, holy f*ck, are they good... ») ! 
En 2023, Hunter revient avec un nouvel album : « Rebel Angels Rise ».
HunterSon artwork est signé par le portugais Pedro Lordigan Sena, qui a notamment illustré des albums de Kreator et d'Amon Amarth.
« Rebel Angels Rise » a été enregistré aux Soon One Studios (Essen, Belgique) puis mixé par Wim Zwarts au DiverZe de Bonheiden (Belgique). Greg Chandler, des Priory Recording Studios (Birmingham, UK), a pris en charge le mastering.
L'entame de l'opus est incisive, son agressivité n'est pas sans rappeler Judas Priest (« Wicked »).

Les pièces se succèdent avec intérêt, les guitares rythmiques ne lâchent rien (« The Forge ») et la lead part dans des développements sympathiques (« Rebel Angels Rise »). La voix de David Walgrave est typique, toujours impeccablement attachée au style.

La formation belge ne manque pas de ressources et tire son épingle du jeu dans le heavy traditionnel. Quelques arpèges lui permettent de montrer une nouvelle facette de sa musique (« Requiem »). 
Un tour rapide des webzines vous permettra de constater que l'accueil de « Rebel Angels Rise » est mitigé. Si Hard Rock 80 concède « que le duo de guitaristes frise l’excellence technique », il tempère en estimant que « la musique de de Hunter manque toujours autant d’originalité ». Pour Music In Belgium, les compositions sont « tantôt directes et dévastatrices,  tantôt puissantes et épiques » et le chant de David Walgrave « allie la puissance d’un Rob Halford à l’agressivité d’un Udo Dirkschneider ». Mais la revue belge déplore une production « qui  ne rend pas toujours justice à la qualité des compositions et au jeu des musiciens ». Cette lacune est également soulignée par Metal Forces qui la juge « plutôt mécanique ».
Ceci ne doit pas nous faire oublier que « Rebel Angels Rise » reste musicalement plus  intéressant que nombre d'albums sortis cette année par de grandes formations internationales. Frappant au coeur du heavy, Hunter maîtrise son sujet et délivre un opus authentique qui ravira les puristes. A la croisée des chemins entre Judas Priest, Iron Maiden (« Morior Invictus ») et Accept, avec une touche de  Trance (le groupe de Lothar Antoni) côté guitares, « Rebel Angels Rise » a les arguments pour séduire un large public heavy et si son départ médiatique n'est pas explosif, il pourrait tout de même s'inscrire sur la durée et devenir un album culte.

COBRA SPELL : interview de Noelle dos Anjos

Le 23/02/2024

« Nous apprenons chaque jour avec nos points communs et nos différences. »

Interview réalisée par mail par Ahasverus courant février 2024.

Fin 2023, Cobra Spell, dans un line-up remanié et entièrement féminin, sortait son premier long format. Un album si chaleureusement accueilli qu'il voyait la jeune formation propulsée en couverture de l'édition espagnole de Metal Hammer.  Et si « 666 »  était un chiffre porte-bonheur ? Noelle dos Anjos (guitare) a bien voulu nous dire quelques mots à propos de ce jeune opus.
Cobra spell 1Ahasverus : Bonjour Noelle dos Anjos. Comment vous sentez-vous après la sortie de « 666 », le premier album de Cobra Spell ?
Noelle dos Anjos : Bonjour ! Wow, nous sommes tellement excitées de pouvoir enfin libérer notre petite bête dans le monde. C’est tellement encourageant de recevoir autant de critiques incroyables, de commentaires positifs et de critiques constructives à propos de notre disque. Cela semble toujours surréaliste de figurer dans autant de magazines et même d’apparaître en couverture ! Nous sommes très reconnaissantes du soutien insensé des fans et des médias internationaux.
Ahasverus : « 666 » c'était un nouveau line-up pour Cobra Spell. Dans quel état d’esprit avez-vous construit cet album ?
Noelle dos Anjos : Oui ! Nous nous sentons tellement en confiance avec ce nouveau line-up. Nous avons un grand sens du travail d’équipe, nous nous soucions profondément les unes des autres et de tout ce que nous créons ensemble. Je crois que la connexion que nous partageons et le même état d’esprit nous ont vraiment aidés lors de la création de « 666 ». Ce fut une belle opportunité pour nous de mieux nous connaître et de nous plonger dans le processus créatif.
Cobra spell raquel garciaCOBRA SPELL avec, de gauche à droite Noelle dos Anjos (guitare), Hale Naphtha (batterie), Kristine Vega (chant), Sonia Anubis (guitare) et Roxy Herrera (basse).  Photographie : Raquel Garcia
Ahasverus : A part Sonia Anubis qui est hollandaise, le reste du groupe est plutôt latin (Espagne, Brésil, Venezuela). Ce mélange de cultures et de nationalités a-t-il un impact sur l'univers de Cobra Spell ?
Noelle dos Anjos : Cela a un impact très positif ! Nous apprenons chaque jour avec nos points communs et nos différences. Malgré nos horizons si différents, notre passion pour la musique heavy nous unit et nous fait avancer. Nous avons vécu beaucoup de choses dans nos propres vies et sur la scène heavy metal. En tant que femmes, nous pouvons comprendre énormément de choses dans les luttes passées et présentes de chacune. Le fait d'être originaires de pays différents nous aide simplement à garder notre esprit et notre cœur ouverts pour apprendre les unes avec les autres et évoluer en tant que groupe.
Ahasverus : L’amour et le désir sont presque un fil conducteur pour l’album « 666 ». Certaines chansons sont légères, d’autres, comme « Love=Love » et « The Devil Inside Of Me », semblent plus engagées…
Noelle dos Anjos : Oui, avoir un bon mix de différents thèmes dans l'album a non seulement apporté plus de saveur à l'opus dans son ensemble, mais nous a également aidé à explorer différents aspects de notre propre créativité. Dans « 666 », il y a des chansons où l'on parle d'expériences personnelles, d'amour, de relations plus ou moins sérieuses, comme « The Devil Inside of Me », qui s'intéresse à un mouton noir dans un environnement religieux familier.

Ahasverus : On entend un saxophone sur « Love=Love ». Cela m'a rappelé la chanson « Urgent » de Foreigner. Comment est née cette idée d’utiliser un saxophone ?
Noelle dos Anjos : C’est une idée très spontanée qu’a eue Sonia en studio. Elle envisageait en fait d'improviser un solo de guitare dans cette section, mais elle a ensuite pensé qu'un solo de saxophone correspondrait très bien à ce morceau d'AOR. Heureusement, notre producteur Alejandro Gabasa a des contacts fantastiques et connaît des musiciens à Madrid, nous avons donc fait appel à un saxophoniste qui a fait un travail incroyable sur la chanson.
Ahasverus : Comment Sonia et vous vous êtes-vous réparties le travail des guitares sur cet album ?
Noelle dos Anjos : La plupart des guitares rythmiques de cet album ont été écrites par Sonia, à l'exception de « Love Crime », qui a été écrite par Sonia et moi. Côté enregistrement, Sonia a enregistré toutes les guitares rythmiques dans « 666 », ainsi que ses leads et solos de guitare. J'ai rejoint le studio de Madrid pour enregistrer mes propres solos. C'était vraiment excitant de voir les différents styles de solo que chaque guitariste apportait à cet album. Nous aimons la façon dont ils contrastent et se complètent !
Ahasverus : Qu'allez-vous faire durant les six prochains mois ?
Noelle dos Anjos : Nous travaillons actuellement sur la production de nos prochains shows pour promouvoir « 666 ». Nous aurons un spectacle complètement différent en 2024, avec une nouvelle setlist, une scénographie et bien plus encore ! Nous sommes ravies des shows que nous vous réservons et nous avons hâte d’offrir une expérience inoubliable à tous ceux qui nous verront en live ! Pour l'instant, nous avons une tournée en Espagne prévue pour avril et quelques dates en Allemagne (NDLR : et une date en France, au South Troopers Festival de Marseille). Gardez un œil sur la suite !
Ahasverus : Merci Noëlle dos Anjos d'avoir pris le temps de répondre à mes questions.
Noelle dos Anjos : Merci de nous accueillir et de nous donner un espace pour promouvoir notre album. Ce fut un plaisir !
Cobra spelle par raquel garciaPhotographie : Raquel Garcia

NEMEDIAN CHRONICLES (power metal), The Savage Sword (Lyric Video)

Le 11/02/2024

NEMEDIAN CHRONICLES a présenté sa première lyric video !
Ce groupe de power metal, fondé en 2017 dans le sud de la France, sortait en 2020 une démo éponyme de quatre titres.
Nemedian chronicles demoIl annonçait deux ans plus tard sa signature sur le label grec No Remorse Records et envisageait une sortie d'album pour fin 2022, inspiré par la Sword and Sorcery, et plus particulièrement par les âges Hyboriens de Conan le Cimmérien et de Red Sonja. par la musique de Blind Guardian, Hammerfall, Manowar et par le romancier Robert Howard, créateur de Conan le Barbare.
L'album promis a mis du temps à trouver la sortie, et la pandémie qui nous frappait en mars 2020 n'est certainement pas étrangère à l'affaire. Mais le voici enfin qui se profile. Il s'agira d'un douze pistes d'environ soixante-dix minutes disponible le 23/02/2024.
Ce premier long format s'appellera « The Savage Sword », et c'est donc le morceau éponyme que nous propose de découvrir Nemedian Chronicles deux semaines avant la sortie de cette galette. Une pièce épique totalement dans les codes du power metal, avec des choeurs virils, des riffs nerveux, une section rythmique qui soutient une voix puissante.

« The Savage Sword » ne manquera pas de susciter la curiosité des amateurs du genre. Il est produit par Nemedian Chronicles et Patric Guiraud. Toutes les compositions sont signées Guillaume Lefebvre.
Pour la circonstance, Mario Lopez (Evil Invaders, Surpuissance) a réalisé un artwork, digne d'une bande dessinnée de John Buscema.
Nemedian chronicles 1Les pré-commandes sont ouvertes auprès de www.noremorse.gr.

THE RAGING PROJECT (métal progressif), Future Days (06/02/2024)

Le 11/02/2024

Ivan Jacquin fédère des artistes aux renommées très diverses qui ont pour point commun un même talent.
Par Ahasverus

Ce mois de février est marqué par le retour discographique d'Ivan Jacquin, membre du groupe de métal progressif Psychanoïa et concepteur du projet Foreign, un opéra rock progressif dont le second volet, « The Symphony of the Wandering Jew Part II » nous avait notablement ébloui, d'abord pour ses qualités de composition et pour son casting, enfin et surtout pour sa production époustouflante.
Foreign 2 artworkIvan revient donc avec un nouveau concept, The Raging Project. Initié en 2007 sous la forme d’un trio, il sort un EP en 2009 avant d'être mis en sommeil. Ivan le réveille en 2021 sous la forme d’un projet studio avec des invités triés sur le volet, à l'instar de ce qu'il a fait avec sa trilogie Foreign, dirigeant cette fois-ci seize musiciens et chanteurs.
Si les ingrédients restent sensiblement similaires, la recette diffère. Bien que toujours progressive, elle intègre des influences électro, néo-métal ou atmosphériques, 
Comme son nom l'indique, « The Raging Project » est un manifeste de colère. Colère contre les cicatrices irrémédiables que nous infligeons quotidiennement à notre environnement. L'artwork rapporté au titre de « The Raging Project: Future Days » rend les commentaires superflus.
Raging projectTotalement écrit et composé par Ivan Jacquin,  « The Raging Project: Future Days » est un douze pistes de soixante-dix minutes. Il reprend les cinq pistes de l'EP (réenregistrés) et propose cinq nouvelles compositions, les deux morceaux restants étant en quelque sorte des bonus tracks, version anglaise ou française de titres originaux.
Pour la distribution, Ivan fait dans la dentelle : on trouve notamment Leo Margarit (Pain Of Salvation) à la batterie, Derek Sherinian (Dream Theater) au Moog, clavier et thérémine, Amanda Lehmann (Steve Hackett), Fabrice Lacourt (Veda) et Jean-Pierre Louveton (JPL, Nemo) à la guitare. Mais celle qui tire particulièrement son épingle du jeu au milieu de ces noms prestigieux, c'est Ingrid Denis (Jirfiya, Oscil), alchimiste sublime qui transforme en or chaque mélodie touchée par la grâce de sa voix (« Don't Want », « Ambient ») !

Dans une tracklist variée qui saura vous surprendre (« I Wanna Dance »), Ivan Jacquin confirme la sûreté de son casting et sa capacité à concevoir et diriger des projets ambitieux. Il fédère autour d'un songwriting solide des artistes aux renommées très diverses mais qui ont pour point commun un talent qu'il sait mettre en valeur. A découvrir de préférence via le Bandcamp du projet : https://theragingproject.bandcamp.com/album/future-days

JOHNNY MONTREUIL (rock), Zanzibar (02/02/2024)

Le 10/02/2024

Johnny Montreuil impose ses rouflaquettes et sa caravane sur une parcelle de terrain du rock français sur laquelle sont passés Les Negresses Vertes et Mano Negra. On n'est pas prêt de le déloger !
Par Ahasverus
Petite carlo
Johnny Montreuil c'est d'abord Benoît Dantec, éducateur spécialisé auprès d’enfants déscolarisés, rugbyman (niveau fédéral 2). C'est à vingt-cinq ans que ce Clamartois d'origine (il a poussé non loin du Tapis Vert) décide de se consacrer pleinement à la musique et devient Montreuillois par hasard. Il l'explique au journal Le Parisien :
« J'ai débarqué ici avec mon premier groupe, au hasard d'une colocation, et je m'y suis senti tout de suite à l'aise, beaucoup plus qu'à Paris. Les musiciens, les studios, les petits bars kabyles : ça fourmille. » 
Benoît fait ses premières avec Les Princes Chameaux. Puis le nom de Johnny Montreuil jaillit, éclate, comme un blague ringarde. Il confie à Skriber
« J’étais rue de Paris à Montreuil. Les Princes Chameaux battaient un peu de l’aile. Je me suis mis à adapter en français certains des morceaux de Johnny Cash qui me plaisaient beaucoup, pour vraiment creuser le sens de ses chansons. Je voulais aussi les remettre au goût du jour, sortir de la country made in Kentucky, pour faire ces adaptations à la sauce montreuilloise, bien banlieusarde. D’où Johnny Montreuil. »
Un blaze d'Apache qui se marie bien avec le surnom d'Emilio Castiello, alias Geronimo (violon, mandoline), rencontré rue de Bagnolet, à Montreuil bien sûr. Le duo recrute Tatou (Jacques Navaux) pour la batterie et enregistre un cinq pistes en 2012. Johnny Montreuil est né. Restait à  graver son aventure discographique.

« Narvalo City Rockerz » (2015)
Johnny montreuil 1

Une aventure qui s'ouvre au son d'un rockabilly percutant (« Avec Mes Dents ») tandis que Ronan Drougard (guitare électrique) et Kik Liard (harmonica) étoffent désormais la formation.

Sous les saillies d'une guitare distordue, de l'harmonica, du violon, « Narvalo City Rockerz » propose un son immédiatement original. Vintage et western (« Riton »), typé 50's/60's, il offre pourtant des points saillants de modernité au milieu d'un brassage foutraque à la Mano Negra. Coté lyrics, Johnny Montreuil regarde le pavé, usant volontiers d'un argot de banlieue. Vibrant comme un Jonasz (« J'Suis Le Vent », « Oh Liège »), il se fait crooner pour Gigi Pantin (« Bois de l'Eau »), évoque ses souvenirs d'Algérie avec Rachid Taha (« L'Amour Au Balcon ») et compose au final un album de rockabilly manouche détonant qui ne choisira pas entre le rêve américain (« Le Coeur Qui Saigne » ) et les Balkans (« That's Allright Mercedes »), pareillement imprégné par la musique tzigane de ses voisins de terrain vague et par le rock de Presley, de Chuck Berry, de Johnny Cash.

Line-Up « Narvalo City Rockerz » : 
Johnny : chant, contrebasse, guitare folk
Géronimo : violon, mandoline , choeurs
Kik :  harmonica, tambourin, percussions, choeurs
Rön : guitare électrique , choeurs
Tatou : batterie, piano, percussions, choeurs  

   « Narvalos Forever » (2019)
Johnny montreuil 2
« Chiner la Feraille » ouvre ce second album en mode vintage, faussement rétro avec sa contrebasse, son harmonica et ses choeurs cajuns. Country, folk, rock, americana, western (« So Long Taulard »), le Johnny Cash du 9-3 enfonce le clou des 50's en déroulant un road-trip savoureux.

Exit les influences manouches,  Géronimo et son violon  s’en sont allés, et Steven Goron remplace  désormais Tatou à la batterie. Ce line-up resserré se retrouve autour d'influences américaines qui courent des années 1920 aux années 1950, se passant le témoin du blues au rock N' roll (« Pourvu qu'ça Glisse »). Les rythmiques se font aussi simples et efficaces que celles du Man In Black (« C'est des Morts », « Avant Gangster »). Textuellement, le fils de syndicaliste n'a pas oublié ses préoccupations sociales : il porte la liberté sinon en étendard, au moins en bandoulière.

Line-Up  « Narvalos Forever » :
Johnny : chant, contrebasse, guitare folk
Kik :  harmonica, tambourin, percussions, choeurs
Rön : guitare électrique , choeurs
Steven Goron : batterie, piano, percussions, choeurs

 « Zanzibar » (2024)
Johnny montreuil zanzibar

Pensé pendant la pandémie   à laquelle se réfère le titre  « 5 Minutes »,   « Zanzibar » s'ouvre sur une chevauchée instrumentale à la Enio Morricone (« Ciao Narvalo »). Elle annonce l'arrivée en ville de Johnny Montreuil et sa bande. Brassant le folk, le blues, le rock, et l'americana, ce troisième long format reste ouvert aux musiques du monde et se pare des couleurs de l'Afrique lors d'un blues avec Fixi, Guimba Kouyaté,  David Chalumeau et Diane Renée Rodríguez (« Les Goémons »). Il flirte aussi  le temps d'un calypso avec Rosemary Standley, avec qui Johnny Montreuil partage un appétit pour Johnny Cash (« Vers les Îles »). La chanson française n'est pas oubliée puisque c'est bien à Renaud que les « Visions de Manu » rendent hommage. Tantôt vrombissant  (« Ses Amours », « Zanzibar ») tantôt mélancolique (« I Heard That (Lonesome Whistle) »), « Zanzibar » impose les rouflaquettes et la caravane de Johnny Montreuil sur une parcelle de terrain du rock français sur laquelle sont passés Les Negresses Vertes et Mano Negra. On n'est pas prêt de le déloger !

Line-Up  « Zanzibar » :
Johnny Montreuil : chant, contrebasse, guitare folk
Ronan Drougard : guitare électrique
Steven Goron: batterie, choeurs
Kik Liard : harmonica, choeurs, tambourin
Marceau Portron : guitare électrique, basse, choeurs 

COBRAKILL (heavy metal), Serpent's Kiss (19/01/2024)

Le 10/02/2024

Inutile de sortir votre flûte les gars, ce cobra là ne danse pas et c’est assurément lui qui va vous charmer.
Par Pépé Stakatto

Le groupe allemand Cobrakill s’est formé en 2020 sous l’impulsion de son guitariste Randy White et de son chanteur Logan Lexi, afin de faire revivre ce bon Heavy Glam des ’80. Un premier EP éponyme de trois titres (CobraKill) voit le jour cette même année avec l’ajout de musiciens additionnels : Tommy Gun à la guitare et aux choeurs, Struja à la basse et John Teller derrières les futs. Pas de doute, ces lascars ont bien biberonné aux Twisted Sister, Mötley Crüe, Judas Priest, et autres Wasp ou Ratt de l’époque bénie des années ’80 ! 
Le son est très typé californien, les compositions de qualité, mention spéciale au « Amber Eyes », titre qui sort du lot sur cette première galette. Le premier album du groupe Cobratör (huit titres), sort en 2022 sur le label Polonais Iron Oxide Records.
Cobrakill cobratorAprès un changement de line-up, on retrouve Randy White et Tommy Gun toujours aux guitares, Crippler Ramirez à la basse, Toby Ventura à la batterie et un petit nouveau au chant, Nick Adams dont le timbre de voix rappelle immédiatement Sebastian Bach (Skid Row), Vince Neil (Mötley Crüe) et même Lenny Wolf (Kingdom Come). La recette quant à elle n’a pas changé d’un iota. On retrouve pêle-mêle du Heavy, du Hard FM, du Sleaze et du Glam Rock dans ses influences. A signaler les deux pépites de l’album, le tonitruant « Lavender Haze Gipsy » et la sublissime ballade « We’ve Just Begun ».

Fort de ce succès, c’est donc tout naturellement que le groupe se voit proposer un contrat avec le label Italien Frontiers Records pour leur deuxième album Serpent's Kiss, sorti en ce début d’année 2024 ! Enregistré au Studio Monkey Moon de Dortmund, c’est le batteur Toby Ventura qui en assurera l’enregistrement, le mixage et la production, l’artwork étant l’oeuvre de Noackart. Comme nous allons le voir, cet album présente une maturité et une diversité incroyable.
Cobrakill coverL’entame se fait avec « Above the law » et son refrain mordant comme une morsure de serpent ! Le son est énorme, le pont entêtant avec ses choeurs et ses riffs bien abrasifs, un premier titre déjà accrocheur. Le très rockien « Bazooka » maintient la pression avec son refrain glam. 
« Concrete jungle » tend plutôt vers un hard FM, certes aseptisé mais imparable par sa mélodie et l’apport de claviers finement placés.
On poursuit notre voyage avec le très Sleaze et gentillet « Razor Blade », c’est propre et direct sans en faire des caisses. [Hey, on croirait presque entendre chanter Swan Hellion des BlackRain sur ce titre  !].

« Monstrous » avec sa basse sautillante et en boucle, ses choeurs dilués, lorgne quant à lui vers un Heavy très eighties ; et c’est avec « Same Ol' Nasty Rock N' Roll » que Serpent Kiss trouve enfin son rythme de croisière, un titre qui n’aurait pas dépareillé sur un bon vieil album de Mötley Crüe, tant la comparaison est évidente !

Avec « Torture me », mon titre fétiche de l’album, nous touchons ici au sublime. Le riff d’intro est hyper-catchy, le venin se répand enfin et nous fait doucement délirer, la mélodie rappelant Poison (tiens tiens !) voire un Ratt de la grande époque. En live ce titre va désosser sa mémé… Bon, après une énième réécoute, je vais quand même passer au morceau suivant !

« Hungry heart » reste dans cet Hair Metal glamour qui est un peu la marque de fabrique de CobraKill, puissant et terriblement Rock’n’Roll ! Refrains hachés et répétitifs, basse omniprésente et bien mise en avant… Avec « Seventeen » et son intro à la Dokken, cette Heavy Ballade va permettre à nos pistoleros de distiller leurs soli à foison. A noter également la forte influence « Bon Jovienne » (Roulette ?) que l’on retrouve dans ce morceau que ce soit par sa structure de pont, ou ses parties chants. 
Sur « Silent running », on se rend compte de l’important travail de CobraKill pour sur-vitaminer cette superbe reprise de la bande à Mike Rutherford (Mike & The Mechanics). Une rythmique lourde, des riffs ciselés « aux p’tits z’oignons », une ligne de basse divinement appuyée, ainsi que la voix envoutante de Nick Adams apportent à ce morceau ce manque « de patate » flagrant sur l’original, mais en y préservant toute sa magie. Un titre ma foi, bien jubilatoire… 
Le très Heavy « Ride my rocket » ressemble à ces fabuleux cocktails que l’on pouvait siroter sur la plage de Venice Beach à la fin des années 80 : un fond de Mötley Crüe, deux doigts de Crazy Lixx, une pincée de Kix et un « shake it, shake it baby » de Cinderella !
« Velvet snakeskin » le titre le plus énervé de l’album vient clôturer de façon magistrale sur les chapeaux de roues et dans un poussiéreux tête-à-queue ce deuxième opus de CobraKill. C’est puissant, nerveux et mortel, comme une ultime morsure !
Alors inutile de sortir votre « flûte » les gars, ce cobra là ne danse pas et c’est assurément lui qui va vous charmer avec cet excellent « Baiser du serpent » !
« Serpent kiss » est certes moins agressif et énergique que le précédent « Cobratör » mais il gagne en maturité et en originalité et il confirme bien l’ADN qui coule dans ses veines avec tous ces groupes qui ont fait leur renommé passée…