GOTHIQUE

DISCONNECTED SOULS cède au chant des sirènes

Le 03/02/2023

Disconnected souls band
« Les origines de ce morceau remontent à avant la fin de notre EP Warring Elements, donc ça mijote doucement en arrière-plan depuis un moment. C'était agréable d'avoir une approche plus lente, contrastant avec certaines de nos pistes qui ont été achevées en seulement quelques mois ! Je pense que cela se remarque dans la fabrication soignée des parties orchestrales et des couches d'effets texturaux. Il y a beaucoup de parties ondulantes qui contribuent à la large dynamique - toutes dans le but de vous emmener dans des montagnes russes émotionnelles ; comme toujours, nous avons l'intention de vraiment faire une expérience pour l'auditeur. Alors qu'attendez-vous ? Venez faire un voyage spirituel avec nous dans un royaume éthéré… »
Ainsi Matthew Simon Fletcher présente-t-il « Dissonant Whispers », le nouveau single romantique, mélancolique et puissant de Disconnected Souls.

Piano, mélodie délicate, arrangements épiques, « Dissonant Whispers » démontre la capacité de Disconnected Souls à développer des atmosphères au travers d'un clip esthétique et mystérieux qui a permis à la formation britannique d'intégrer des costumes et des éléments visuels pour appuyer sa narration.

DISMAL, Via Entis (27/01/2023)

Le 28/01/2023

Dismal a su brasser des éléments qui n'étaient pas faits pour se rencontrer mais qui pourtant, mis en présence, aboutissent à un agréable voyage musical.

Disponible depuis le 27/01/2023, « Via Entis » est le nouvel album du groupe de Dark Gothique Dismal.
Dismal band
Dismal s'est constitué en 1995.
Il sort « Our Sad Saga », une première démo dans laquelle il mélange doom et black metal, en 1996.
Deux ans plus tard il publie un premier album au titre fleuve : « Fiaba Lacrimevole - Like A Red Bleeding Rose In A Glacial Desert ».
En 2002 les Italiens sortent leur deuxième album. Titre à rallonge, encore : « Rubino Liquido - Three Scarlet Drops… ». Un orchestre de douze musiciens les accompagne.
En 2006 Dismal présente son troisième album, caractérisé par des nuances gothiques, bohèmes et néofolk. Le groupe a invité pour l'occasion la chanteuse et contrebassiste Rossana Landi. Il se sépare de son guitariste et chanteur peu après.
L'activité du groupe connaît un coup de frein jusqu'en 2013, date à laquelle paraît l'album « Giostra Di Vapore ». Dismal y mélange musiques électronique et classique pour un son inspiré du steampunk. Six clips accompagneront la sortie de l'opus.
Longue pause de six ans avant que Dismal ne présente « Quinta Essentia », qui se veut un mix des essais précédents tout en gardant une patte gothique et théâtrale.
Enfin, le 27/01/2023 Dismal présente, sur le label Aural Music, son nouvel album qui met à l'honneur sa nouvelle chanteuse Caterina Accorsi, plutôt spécialisée dans le jazz :

« Via Entis »

Dismal propose un album gothique et féérique qui nous a fait penser pour partie à l'univers de Cécile Delpoïo pour son côté fantasy, tandis que l'aspect orchestral inquiétant nous évoque ce qu'était capable de rendre un Morbid Angel en ouverture d' «  Illud Divinum Insanus ».
Le chant aux syllabes parfois marquées confère une certaine étrangeté (« Return To The Emerald Forest », « The Reign Of Utopia », « History To Unlock ») et tend à imposer cette ambiance mystérieuse. Il sait proposer des choses très intéressantes dans l'esprit d'une Heli Andrea (« All Is One »).

Nous sommes d'autant plus admiratifs qu'il n'a pas dû être évident pour Caterina Accorsi de se fondre dans l'univers du Metal qui nécessite une technique spécifique. Elle y pourvoit parfaitement.
L'instrumentation n'est pas en reste et sait se faire intéressante (« White Elixir, Red Elixir », « History To Unlock »).
En résumé, les Italiens ont composé un album unique qui s'écoute telle une Fantasia musicale. On applaudit parce que leurs choix n'étaient pas sans risques alors que le résultat s'avère très bon. « Via Entis » (traduisez « Façon d'être ») a su brasser des éléments qui n'étaient pas faits pour se rencontrer (félicitations à Caterina Accorsi pour sa performance, elle a parfaitement compris le propos) mais qui pourtant, mis en présence, font de jolies choses et un agréable voyage musical.

LORD OF THE LOST, Blood & Glitter (30/12/2022)

Le 15/01/2023

Cet album particulièrement réussi s'impose dans la discographie des maîtres du dark-goth allemand comme une pièce exemplaire.

Belle surprise que nous a offert Lord Of The Lost  en fin d'année 2022 !
Après le somptueux double-album concept Judas qui s'était placé en seconde position dans les charts allemands le groupe de Hambourg surpasse l'exploit via Napalm Records en ravissant la première place avec une sortie tenue secrète et annoncée seulement six jours avant sa mise à disposition :

« Blood & Glitter »

Lord of the lost
« Faire l'exact opposé de ce que tout expert en marketing recommanderait... »

Un pari extrêmement gonflé et pourtant événementiel, justifié ainsi par le groupe :
« Seulement six jours de prévente et de marketing (au lieu de quatre à six mois), sortir l'album pendant qu'on ressent encore sa magie, l'écouter sans tout gâcher à l'avance avec trop de singles, sans se soucier des charts et des playlists, faire l'exact opposé de ce que tout expert en marketing recommanderait... Pourquoi ? Parce que c'est comme ça que nous le voulons et que nous l'aimons. Parce que nous faisons vivre la musique, plutôt que d'être simplement un instrument de profit maximum. »
Lord Of The Losts s'est inspiré pour ce nouvel album du travail du photographe britannique Michael Mick Rock, surnommé « l'homme qui a photographié les années 70 », décédé le 18/11/2021. L'opus lui est dédié et son titre « Blood & Glitter » est emprunté à l'un de ses ouvrages.
Musicalement, « Blood & Glitter » se fait plus accessible que le somptueux « Judas ». Chaînon manquant entre Depeche Mode, Rammstein et Marilyn Manson, l'album est fortement connoté électro et indus sans perdre cette touche dark-goth qui caractérise Lord Of The Lost. Certains hymnes promettent d'enflammer les pits (l'énorme « Reset the Preset » et son crescendo, « Destruction Manual », « Blood & Glitter ») tandis que d'autres, plus légers (tout est relatif), parfois proches de la darkwave, vous attirent mélodiquement vers la part sombre, mystérieuse et romantique du groupe (« Leaving The Planet Earth », « Forever Lost », « Absolute Attitude », « The Future Of A Pas Life », « No Respect For Disrespect », « Save Our Souls », « One Last Song »).

Cet album particulièrement réussi s'impose dans la discographie des maîtres du dark-goth allemand comme une pièce exemplaire, chacun des morceaux qui la composent portant des phases musicales qui vous accrochent.
 « Blood & Glitter » se termine sur une reprise savoureuse du succès de Roxette de l'année 1988 : « The Look ».
Une manière de cloturer comme il se doit une année 2022 particulièrement bénéfique à la formation allemande qu'on a pu voir sur les premières parties d'Iron Maiden et d'Airbourne, et qu'on applaudissait en tête d'affiche sur quelques dates françaises (avec Scarlet Dorn en soutien).
Une belle surprise, un pari fou, un grand album.

ETWAS, Enochian Keys - Chvpter I (01/09/2022 - chronique)

Le 17/11/2022

Un album à la séduction sulfureuse, rencontre de deux univers antagonistes sur la surface d'un miroir prêt à rompre.

Deux ans après « Behind The Veil », son premier opus, ETWAS revient avec « Enochian Keys - Chvpter I », disponible depuis le 01/09/2022.
Etwas
Ce premier long format des Nîmois marque un virage certain dans leur orientation musicale, mélangeant de forts éléments black metal aux ingrédients symphoniques qui caractérisaient l'EP.
Etwas se distingue par le chant très haut de Victoria Hove, cependant loin d'être figé car  la voix fait feu de tous bois, s'essayant même au growl avec éclat (« The Baphomet Cult »). Et c'est par des chuchotements incantatoires qu'elle nous accueille sur « The Purgatory »,  introduction aussi courte qu'efficace qui renvoie notre imaginaire aux films d'horreur les plus stressants.
La rythmique black appuyée (« The Mark Of The Goat ») prend ensuite le relais, serrant de près un chant céleste tandis que les chuchotements maintiennent l'atmosphère angoissante sur l'ensemble de la galette.  La pression est accentuée encore par l'arrivée des claviers et des growls ( « It's Alive » ).
Dans une alternance d'ombre et de lumière, les menaces succèdent aux promesses, les choeurs démoniaques côtoient les chants angéliques (« A Forked Tail And Horns »), les notes dissonantes (« Philosopher's Stone ») contrarient les aspirations néoclassiques (« Infernal Flames »).

Etwas compose ainsi un album à la séduction sulfureuse et gothique, rencontre de deux univers antagonistes sur la surface fragile d'un miroir prêt à rompre sous les coups d'un ballet tempétueux et diabolique qui tourbillonne sous chaque pas. La dualité black/symphonique installe donc en dix titres une atmosphère composite attirante qui sera familière aux amateurs d'ambiances ésotériques et de vampires de tous poils dont on ne sait bien s'ils ouvraient la bouche avec l'intention de vous sourire ou pour vous mordre.

SCARLET DORN, Queen Of Broken Dreams (30/09/2022 - chronique)

Le 08/11/2022

Scarlet Dorn avance à nouveau avec ses mélodies élégantes et cette grande sûreté dans la voix.

Un an à peine après « Blood Red Bouquet », Scarlet Dorn (actuellement en tournée européenne avec Lord Of The Lost) revient dans l'actualité via SPV avec un troisième album :

QUEEN OF BROKEN DREAMS

Scarlet dorn new album
Il s'agit d'un douze pistes d'environ quarante-sept minutes.

  1. C'est « Falling », un titre au tempo très enlevé et au refrain assez pop que l'artiste dark a choisi pour ouvrir l'album, avec quelques effets sur sa voix, envoutante dans les médiums.
  2. « Born To Suffer »  touche à la substance de Scarlet Dorn. Le titre est sombre et mélancolique malgré ses accents pop ; la batterie lui imprime son rythme sur fond de guitares lyriques.
  3. « Wherever I go / Smiling like a pro » confesse Scarlet sur « Queen Of Broken Dreams ». Les riffs sont puissants, le pont se fait presque dance.
  4. L'ambiance redevient dark sur « Your Highness », morceau rock aux allures jazz/blues qui présente quelques liens de parenté avec la musique de Tom Waits.
  5. « A Light That Blinds The Truth »  propose un assemblage piano/voix parfaitement ajusté et s'étoffe sur son parcours.
  6. « Meteor » part avec beaucoup de douceur tandis que la voix de Scarlet prend de l'altitude. Ce joli mid-tempo  invite à la rêverie. La ligne de chant est reprise par la guitare lead.
  7. « Unstill Life » offre une superbe mélodie aux arrangements soignés, dominée d'abord par les claviers avant que les guitares ne reprennent la main.
  8. Ballade sombre, « When You See Me Again » présente une instrumentation assez dépouillée.
  9. « Love Wasn't Made For Me »  assure Scarlet. Malgré son titre, ce morceau se fait dynamique.
  10. « What Are We To Do » arrive comme un murmure. Les lignes de chant basses se voient très légèrement soutenues sur le refrain.
  11. « Tonight » conserve un texte toujours très sombre (« You won’t see me tonight / For you don’t need me tonight »).
  12. « A Million Miles Away » prend de la vitesse et permet à Scarlet de donner de sa puissance.

Scarlet Dorn a su en quelques albums imposer un style bien identifiable, un romantisme dark teinté de pop et de rock. Elle avance à nouveau avec ses mélodies élégantes et cette grande sûreté dans la voix, aussi envoutante dans les basses qu'elle est solide dans les aigus.  « Queen Of Broken Dreams », son nouvel album, offre un nouveau témoignage de son talent et rejoint à rang égal une discographie de belle qualité qui séduira ses followers et tout amateur de dark pop rock et d'ambiances gothiques délicates.

CECILE DELPOIO, Tuolla (26/10/2022 - chronique)

Le 07/11/2022

Rares sont les albums issus de l'underground qui atteignent un tel degré de perfection.

Elle est la frontwoman du groupe de métal symphonique Remember the Light et elle opère dans un registre soprano léger qui confère à sa voix virtuose (colorature ?) une apparente fragilité. Cécile Delpoio a choisi cette fois de diriger pleinement le navire dans un opus solo. Il nous emmène sur...

« Tuolla »

Cecile delpoio artwork
« J'avais d'autres choses à exprimer, et c'est pour ça qu'est né ce projet », dit-elle. Ces choses, Cécile les raconte à travers un concept-album dont la trame se développe dans un monde féérique appelé Tuolla. Son héroïne, Aodrëna, n'a jamais rien connu d'autre que ces terres flottant dans le ciel, ces lieux paisibles, cette beauté pure qui vous rassure où que vos yeux se posent. Mais l'herbe semble toujours plus verte ailleurs, même dans les contes. Un jour, Aodrëna quittera son monde à la recherche du bonheur...
Donnant libre court à son inspiration, Cécile estime ce onze pistes d'environ cinquante-trois minutes métallo-compatible et cite pour repères Dead Can Dance, Hans Zimmer, Narsilion et Ordo Funebris. « La description qui colle le plus serait Dark Fantasy et Ethereal Folk, une plongée dans un monde fort lointain, qui, je l'espère, vous plaira », précise-t-elle. L'album est accompagné d'un livret qui développe l'histoire complète imaginée par l'autrice. Développant son sens artistique au travers d'autres disciplines, Cécile a également dessiné l'univers de  « Tuolla » et signé ou co-signé les clips.

« Once upon a time
In a world called Tuolla
There lived a young woman
Her name was Aodrëna ».

  1. Dans un anglais très harmonieux, c'est « Aodrëna », l'héroïne, qui nous ouvre les portes de ce conte fantastique. Le décor médiéval se pose par une voix très haute portée par des sonorités classiques : flûte, clavecin, violoncelle. Cécile Delpoio, presqu'a capella,se fait saisissante.
  2. « Highest Dreams » reprend très haut, mais c'est en bas que la voix nous emportera sur le dernier tiers de la mélodie, dans un très bel assemblage vocal et instrumental.
  3. « Au sommet de la  Tour » pose ses nappes de clavier sous de jolis choeurs. Le chant évoque l'Orient et la mélodie en notes frappées nous entraîne dans une courte pièce à la manière d'une boîte à musique.
  4. C'est encore l'Orient et ses mystères qui habite l'introduction de « Above the Sky », installant une ambiance atmosphérique sur laquelle voix et violon vont dansants.
  5. « Erimaïlma » est le premier titre à l'ambiance sombre. « This was the name of the world below... » chante Cécile dont le vibrato se fait inquiétant. Cette pièce de dix minutes est forte de vingt-cinq voix et a nécessité trois jours complets d'enregistrement. « Un morceau qui passe par tous les styles, darkwave, neo-classique, pop, avec quelques passages plutôt théâtraux », explique l'artiste. Les lyrics incantatoires se font agressives jusqu'à l'arrivée de choeurs angéliques, finalement emportés dans une orchestration infernale et grandiose. Puis le morceau retourne dans les cieux avec un talent lyrique icontestable.
  6. Après cette pièce épique « U-Turn (Through the Forest's Laments) » semble proposer une respiration, cependant que des voix nous assaillent de toutes parts jusqu'à une fin baroque.
  7. « The Castle » reprend cette thématique médiévale et montre une  instrumentation délicate avant de nous emporter par sa mélodie sublime qui en fait l'une des pièces majeures de l'album. Quant à Nils Courbaron (Sirenia), avec qui la réalisatrice Cécile Delpoïo a déjà collaboré, son inspiration démontre qu'il n'a clairement pas fait le déplacement sur Tuolla pour rien !
  8. « The Ungrateful Daughter » s'avance au piano. Le chant est toujours aussi incroyable - Cécile Delpoio s'inscrit clairement dans un registre lyrique d'exception qui suscite l'admiration.
  9. « The Serpent's Venom » frappe à coups sourds. La voix se fait sorcière tandis que l'héroïne sombre dans ses cauchemars.
  10. « Stars » laisse une place au piano avant l'arrivée d'une voix qu'on n'identifie pas immédiatement : la note pure tenue par Cécile se confond avec un instrument.
    A propos de la vidéo qui accompagne ce titre, Cécile explique :
    « Ce clip a été réalisé sur un an et demi car j'ai collecté durant toutes les saisons des images dans toute la France et même jusqu'en Espagne pour retranscrire mon amour des paysages et de la nature vierge de toute trace humaine... Des réveils à quatre heures du matin pour filmer le soleil levant au-dessus des incroyables inondations de Seine-et-Marne en plein hiver, des nuits à filmer la voie lactée dansant autour de notre planète, et puis quand même des couchers de soleil sur les plages en été, parce que je ne vais pas souffrir en permanence. J'espère pouvoir vous faire rêver à travers ces images de notre très belle Terre.
    Vous verrez aussi une merveilleuse prestation de Laure Ali-Khodja la chanteuse d'Elfika qui officie cette fois en tant que danseuse et sans qui ce clip aurait eu quand même beaucoup moins de magie. »
  11. « Flying » mêle guitare claire et choeurs dans une pièce très douce au langage mystérieux qui nous accompagne à la sortie de l'album. La mélodie donne une dernière occasion à la voix d'aller chercher ses notes très haut.

Cécile Delpoio est accompagnée sur « Tuolla » par Olivier Reucher (compositeur/pianiste de Remember The Light) aux arrangements et par Stayn Karhien (guitariste de Remember The Light) à la guitare. Côté mixage et mastering, elle a fait confiance à Sébastien Latour.
Cecile depoio artpringL'artprint de Tuolla est signé Cécile Delpoio


Incitation musicale au voyage dans un univers d'heroic fantasy, « Tuolla » est une oeuvre originale particulièrement bien ficelée dans un packaging soigné. Rares sont les albums issus de l'underground (comprenez : avec un budget loin d'être pharaonique) qui atteignent un tel degré de perfection. C'est rendu possible parce que Cécile est une cumularde : écriture, composition, dessin, design, vidéo, chant... Ce couteau suisse artistique sait absolument tout faire ! Ses dons multiples permettent à la magie de  « Tuolla » d'arriver inaltérée sur vos platines.
« Tuolla » est aussi la confirmation qu'on espérait de la part de ce jeune talent si prometteur, qui a déjà montré tant de belles choses.  Allant jusqu'au grandiose, parfois catchy, ce conte musical confirme la complétude de l'artiste et sa capacité à conduire des projets ambitieux. Techniquement, sa voix est aussi belle dans les médiums qu'impressionnante dans les aigus, et son chant séraphin s'accompagne d'orchestrations délicates jouées au cordeau. La production  parfaite prouve que la Parisienne a fait les bons choix jusqu'au bout, en s'entourant d'une équipe de confiance aussi discrète qu'efficace. On salue donc la maîtrise du projet et on applaudit cette réalisation, premier des
travaux d'Hercule d'une artiste qui force notre admiration en délivrant un premier long format incroyablement abouti.
On vous invite à partir à votre tour en voyage sur « Tuolla », dont les cieux merveilleux se pareront sur votre passage des couleurs du Metal, du Gothique, du Dark, du baroque et de l'art lyrique à la fois. 

Chronique d'album : Invading Chapel (Metal Gothique / Doom), Ghostly Rock Season (2020)

Le 17/10/2022

Groupe : Invading Chapel
Album : Ghostly Rock Season (2020)
Genre : Metal Gothique / Doom
Origine : Ile de France

Par Ahasverus

Le Groupe :

Invading Chapel existe depuis 1996. Il se cristallise autour de Loïc Malassagne (Hot Hell RooM) qui assure le chant, la basse, les guitares et les claviers.
En 1999, Invading Chapel présente "Songs Of The Night", son premier album.
Il sera la démo du mois de "Hard 'N' Heavy" et le titre "Zombie Night" apparaîtra sur le CD sampler du magazine aux côtés de Grip Inc., de Misanthrope et de Galactic Cowboys.
Six albums suivront.
En 2020, Invading Chapel revient avec un huitième opus...

"GHOSTLY ROCK SEASON"

Invading chapel coverL'Album :

"Ghostly Rock Season" est un onze titres de quarante-quatre minutes.
Il est défendu par le clip "Insanity" :
Autour de Loïc Malassagne, Ludovic Rouix (Hot Hell Room) et Jim D assurent la batterie.
Jan D pose des soli de guitare sur les titres "Her Last Season" et "At Nightfall".
Lullangel (Onirik Illusion) partage le chant sur "Mina Harker" et "Paris Spleen".
Mina Harker est un personnage de Dracula, le roman de Bram Stoker.
L'album contient en septième piste "It's No Good", un morceau de Dépeche Mode figurant sur l'album "Ultra" (1997).

Notre Avis :

Sombre comme un Type O Negative, puissant comme un Danzig (Insanity), Invading Chapel est avant tout une signature vocale remarquable, celle de Loïc Malassagne.
Sachant saupoudrer son Doom de Heavy (arrangés différemment "Injury And Sin" ou "Snowy Grave" pourraient être du Hot Hell Room) "Ghostly Rock Season" reste viscéralement désespéré (Forsaken Place, Her Last Season, Mina Harker), la voix de basse de Loïc tirant l'opus vers le dark.
Subtilement dosés, les titres se parent pourtant d'une certaine légèreté (Paris Spleen, The Courtesan of Dream, It's No Good) qui donne des respirations à l’atmosphère doom de l’ensemble.
Parfaitement assimilée et fondue dans l’album, la cover de Depeche Mode passe comme un titre original du groupe.
La plume foisonnante de Loïc Malassagne saura aussi durablement imprimer ses mélodies dans votre mémoire (Zero Absolution). Il livre avec "Ghostly Rock Season" un bel album de Metal Gothique, un rendez-vous avec un vampire, l'occasion de découvrir, si ce n'est fait, un artiste prolifique et romantique d’une grande originalité, au timbre et au phrasé bien identifiables, pas encore reconnu au niveau qui lui revient.

Les Liens :

LORD OF THE LOSTS - Nouveau clip avant le Homecoming Tour

Le 16/03/2022

En 2021 Lord Of The Lost délivrait avec « Judas » l'un des meilleurs (double-)albums de l'année, un opus classé numéro 2 dans les charts allemands.
Lord of the lost judas
Il était illustré par une série de clips fabuleux et très ambitieux.

Les Allemands revenaient plus récemment avec « Not My Enemy », un titre écrit spécialement pour le conflit russo-ukrainien, précisant qu'ils donneraient tous les bénéfices de ce morceau aux réfugiés de cette guerre (LORD OF THE LOSTS : Un single pour l'Ukraine).

Après avoir honoré quelques festivals et tourné en première partie d'Iron Maiden, ils se préparent maintenant à prendre la route avec un « Homecoming Tour »  qui comprendra deux dates françaises : Paris et Lyon.
Lord of the lost band

LORD OF THE LOST - crédit photo : VDPictures / Jan Season
Mais avant cette tournée qui traversera neuf pays,  Lord Of The Lost présente un ultime single-clip extrait de l'album « Judas ». Il s'agit cette fois du titre « A World Where We Belong ».
Lord Of The Lost précise :
« Avec A World Where We Belong, nous clôturons visuellement l'ère Judas de la même manière qu'elle a commencé avec A Death Of All Colours. La monotonie de ces vidéos reflète involontairement le sentiment dans lequel Judas est sorti. C'était une période de pandémie sans concerts - tout semblait gris et sans espoir - contrairement au succès exceptionnel de cet album ! Avec cette dernière vidéo, nous aimerions mettre fin à ce sentiment et sauter dans notre Homecoming Tour avec joie et passion ! Nous rentrons à la maison, chez vous en tournée ! Et nous l'attendons irrépressiblement ! »

Nachtblut et Scarlet Dorn (dont le troisième album sort le 30/09/2022) accompagneront Lord Of The Lost sur le Homecoming Tour.


LES DATES :
06.10.22 DE – Nuremberg / Hirsch
07.10.22 DE – Stuttgart / LKA-Longhorn
08.10.22 DE – Cologne / Essigfabrik
12.10.22 HU – Budapest / Barba Negra
14.10.22 AT – Vienna / Szene
15.10.22 DE – Munich / Backstage
20.10.22 DE – Frankfurt / Batschkapp
21.10.22 DE – Leipzig / Täubchenthal
22.10.22 DE – Hanover / Pavillon
27.10.22 DE – Berlin / Columbia Theater
28.10.22 CZ – Prague / Club Storm
29.10.22 PL – Warsaw / Hydrozagadka
02.11.22 DE – Bochum / Zeche
03.11.22 FR – Paris / Petit Bain
04.11.22 FR – Lyon / CCO

05.11.22 ES – Barcelona / Salamandra
06.11.22 ES – Madrid / Mon
09.11.22 IT – Milan / Legend Club
10.11.22 CH – Pratteln / Z7
11.11.22 DE – Kaiserslautern / Kammgarn
12.11.22 DE – Herford / X