- Accueil
- Nos articles
Nos articles
TR3NTE (rock), Cicatrices (15/06/2023)
Le 03/07/2023
La signature du groupe est forte et singulière. On pense aux voix de Manigance au temps de Delsaux, à Sortilège ou à Antechaos, même si, et c'est bien là tout l'intérêt, le registre de TR3NTE n'est précisément semblable à aucun d'eux.
Par Ahasverus
Tr3nte fait partie de ces formations qu'on retrouve avec plaisir.
C'est frais. Mais pas des jeunots, hein...

Le groupe prend forme en 1999. Un premier album éponyme en 2004 et un second, « Vu Du Ciel », en 2006. Quelques belles opportunités plus tard, dont une première partie de Great White et de l'ex-White Lion Mike Tramp, Tr3nte appuie sur pause tandis que ses musiciens se dispersent. Steph Reb et Fabrice Trovato rejoignent deux formations pionnières du hard français : Océan pour le premier (ils enregistrent ensemble l'album « C'est La Fin »), Still Square pour le second, qui martèlera les fûts sur les albums « Laissez-Les Rêver » et « Hard Rock N' Roll ».
2018 marque l'heure de la reformation, et c'est en 2021 que nous est présenté « Aveugle et Sourd », le troisième album sorti malgré la pandémie.
Deux ans plus tard, Tr3nte revient avec un quatrième long format : « Cicatrices ».

Si Mr Big, Foo Fighters et Riverdogs sont les influences citées par le groupe, elles sont difficilement perceptibles dans ses efforts discographiques, tant la signature de la formation française est forte et singulière.
Le chant, d'abord. On pense invariablement à d'autres grandes voix dont les signatures hautes sont au service de textes en Français : l'ex-Manigance Didier Delsaux, le chanteur d'Antechaos, Christophe Billon-Laroute, ou encore Christian Zouille Augustin, le frontman de Sortilège, même si le registre de Steph Reb n'est précisément semblable à aucun d'entre eux. C'est bien là tout l'intérêt. Et sa voix remarquable se marie à merveille avec des textes percutants :
« On a fait tout comme appris / Traverse au rouge, mon petit / Aime ton prochain comme je suis / Pour une niche au paradis / Sinon quoi ? »
Côté rythmiques, « Sinon quoi » sert d'appât, tandis que « Juste Un Homme Heureux » vous ferre solidement. Puis la voix et la guitare se mêlent (« Derrière Les Persiennes »), une lead mélodieuse qui multiplie les belles interventions tout au long de l'album.
Une voix au registre rare, une guitare lead inspirée, la tâche n'est pas des plus faciles pour le duo basse/batterie qui trouve pourtant son chemin grâce à une mise en place et à une production soignées qui permettent de suivre chaque ligne instrumentale d'un tandem qui n'entend pas jouer les faire-valoir.
Côté riffs, les guitares indiquent la direction, le hard par ici (« Refaire le Printemps »), le blues par là (« Quant à Moi »), mais l'identité du groupe s'impose et place cet album hors de toute étiquette. Génériquement rock, « Cicatrices » ne se départit pas d'une subtilité qui le rend franco-compatible, comme du temps où Calogero prenait le temps de faire de la qualité. On peut même penser à certaines choses de Florent Pagny (« Cicatrices », « Le Jour Où »)... Enfin, vous l'aurez compris, catégoriser cette formation capable d'amener de la finesse jusqu'au coeur du riff le plus punchy (« Humaine, Inhumaine ») relève du challenge.
« Je fais le contraire du convenu / Sans m'interdire d'écrire sur les murs / Le contraire de ce qu'ils ont voulu » assure Tr3nte.
C'est vrai cette fois encore, et on ne peut que l'inciter à continuer !
Sinon quoi ?
Marc Hudson (Dragonforce) en solo
Le 03/07/2023
Après douze ans passés avec Dragonforce, Marc Hudson présente son premier album solo intitulé « Starbound Stories », dont la sortie est prévue chez Napalm Records le 25 août 2023.

Un album de power metal qui tire ses influences des jeux vidéos, de la pop et de la musique japonaise. Faisant preuve de virtuosité, il inclut un grand nombre d'invités : Ryoji Shinomoto (chant, instruments traditionnels japonais), Syu (guitare), Stevie T. (guitare), Jacky Vincent (guitare), Galen Stapley (guitare), Adrienne Cowan (chant), Mia Asano (violon),
« Starbound Stories est un voyage vertigineux en fusée de Power Metal inspiré d’animations, et j’ai hâte que tout le monde l’écoute ! » dit Marc Hudson.
La sortie de l'album est précédée du clip vidéo, « Astralive ». Marc Hudson dit à son propos :
« Astralive est le premier single extrait de l’album et amène l’auditeur vers un voyage Power Metal à travers l’espace-temps. Ce titre explore les mystères cosmiques de l’univers ainsi que la recherche éternelle de la sagesse par l’humanité, bien au-delà des étoiles. »
« Starbound Stories » sera disponible le 25/08/2023 via Napalm Records dans les formats suivants :
- Vinyle bleu transparent
- Lot 1 CD digipack + t-shirt
- T-shirt Starbound Stories
- Format digital
RIOT ACT au festival de Fismes
Le 03/07/2023
Rick Ventura sera en France avec son groupe Riot Act le 07/10/2023 pour une prestation live axée sur des standards de Riot, formation britannique qui connut son heure de gloire dans les 80's.

Rick Ventura a été guitariste de la formation de hard/heavy Riot de 1979 à 1983. Il a enregistré avec elle les albums « Narita » (1979), « Fire Down Under » (1981), « Restless Breed » (1982) et « Born In America » (1983). Il apparaît également sur « Riot Live » (1989).
En 2022, Rick montait le projet Riot Act et sortait « Closer To The Flame », un double album regroupant des inédits et des réenregistrements de classiques de Riot.
Riot Act rejoignait ensuite Lillian Axe lors de leur tournée au Royaume-Uni en 2022 pour promouvoir l'album, aux côtés du groupe de heavy metal anglais Kaine.
Dans la suite de sa tournée britannique, Riot Act sera tête d'affiche le 07/10/2023 sur la scène du British Steel Festival de Fismes (en Champagne-Ardennes). Les Anglais interpréteront l'intégralité de l'album « Fire Down Under » ainsi que des standards de Riot.
Neuf groupes sont à l'affiche de ce festival qui ouvrira ses portes à 13 heures.

STRAY GODS (heavy mélodique), Olympus (23/06/2023)
Le 01/07/2023
Fervent admirateur de la Vierge de Fer, Stray Gods pousse le mimétisme à un point proche de la perfection.
Par Ahasverus
Stray Gods se définit comme la collaboration de cinq musiciens conduits par le songwriter/producteur Bob Katsionis (clavier et guitare chez Firewind). Les choses sont claires.
En fouillant un peu plus avant vous apprendrez que cette formation grecque a pour chanteur le portugais Artur Almeida (Attick Demons). John Mc Riss (guitare), Gus Macricostas (basse) et le batteur Thanos Pappas (Scar Of The Sun) complètent le line-up.

Ils sortaient l'an passé un album de huit pistes ressemblant à Iron Maiden, jusqu'à s'y méprendre (« Black Horses »). Un héritage clairement convoité par le groupe.
Stray Gods revient le 23/06/2023 avec le même format et l'album « Olympus ».

Pas de grosse surprise côté songwriting. Pas de petite surprise non plus... Stray Gods nous réchauffe ses cavalcades basse/guitares sur lesquelles se pose une belle voix de stentor à la Dickinson.
Sans prendre une réelle distance avec son mentor, le power mélodique de Stray Gods peut parfois faire penser à KingCrown (« Out Of Nowhere »), pour sa musique, mais aussi pour la voix d'Almeida parfois proche de celle de Jo Amore.
Les Grecs penchent pourtant bien du côté de la Vierge de fer (« Ghost From The Future », « Fortune Favors the Bold »), poussant le mimétisme à un certain degré de perfection (« The Other Side Of The Mirror »).
Mauvaise langue, on pourrait dire que le breuvage est décaféiné, parce qu'on aimerait que Sray Gods ait en plus la petite chose qui le distingue de son tuteur, mais c'est hors sujet puisque la démarche est clairement délibérée.
Reconnaissons, c'est bien fait. Et si vous aimez Maiden, vous devriez normalement adhérer à la proposition grecque qui, si elle n'a pas le niveau d'un « Senjutsu », s'en tire tout de même avec mention dans son dictionnaire amoureux des Britanniques, allant jusqu'à oser une fresque historique de 10:08 comme savent en écrire les tauliers de la NWOBH (« Olympus »).
L'album existe en vinyle coloré ainsi qu'en cassette. Commandez-le ICI.

Cécile Delpoio, I Feel Immortal (cover Tarja Turunen)
Le 01/07/2023
La très active Cécile Delpoïo (Remember the Light) est décidément partout, et ce n'est certainement pas chez Ahasverus qu'on s'en plaindra !

Cécile Delpoio par Olivier Reucher
On la voyait en avril dans le clip « The Serpent's Venom », tiré de son album solo « Tuolla ».
La Parisienne revenait dans l'actualité en mai 2023 avec la sortie du nouvel album de Sirenia, « 1977 », signant les photographies du livret. (Découvrez la story de Sirenia et notre chronique de cet excellent album ici : SIRENIA (métal symphonique), 1977 (26/05/2023)
Fin juin 2023 Cécile s'illustre avec « I Feel Immortal », une reprise issue du répertoire de Tarja Turunen, titre qui figurait sur le second album de la Finlandaise, « What Lies Beneath » (2010).
Mais avant d'arriver sur l'album de l'ex-Nightwish, cette chanson était normalement destinée au deuxième album de la chanteuse estonienne Kerli, qui la mettait finalement de côté. Elle fut donc utilisée par Tarja qui en retouchait certains couplets.
Pour sa version, Cecile Delpoio, également réalisatrice (elle a notamment signé clips ou lyric videos pour Sirenia, Mortemia, Orkys ou Chaos Heidi) a choisi les falaises de craie de la Seine-Maritime.
Cécile propose une très jolie version folk celtique de « I Feel Immortal », moins symphonique, mais qui lui offre plus de champ pour apposer sa touche personnelle.
« Tarja est inégalable, explique-t-elle. Il fallait, si je voulais faire une reprise, que je trouve autre chose que ma voix et propose une version revisitée. Voilà comment est née l’idée d’une version celtique. »
Rompue à l'exercice de la cover, Cécile Delpoio parvient, en insufflant sa sensibilité et son timbre cristallin de soprano légère, a emmener l'auditoire dans son propre univers, ainsi qu'elle l'avait déjà fait en reprenant magnifiquement en piano voix avec Sébastien Latour le succès d'Evanescence « My Immortal ».
Sébastien Latour (Magic Studio Production) se cache d'ailleurs derrière le mixage et le mastering de cette reprise du morceau de Tarja Turunen par Cécile Delpoio.
OVERKILL (thrash metal), Scorched (14/04/2023)
Le 01/07/2023
Overkill n'a rien perdu de sa hargne, le vétéran alterne le heavy, le speed et le thrash metal en multipliant les déflagrations.
Par Ahasverus
OVERKILL 1.- La Story :
Overkill est originaire du New Jersey. Le premier qui dit « Comme Bon Jovi » se verra privé de newsletter Ahasverus pendant trois mois !
En 1980, Rat Skates et DD Verni, issus de la scène punk, sont désireux de monter un nouveau groupe. Ils passent une annonce pour trouver un guitariste et un chanteur. C'est ainsi qu'ils font la connaissance de Bobby Ellsworth, vocaliste au timbre haut et hargneux, dont le registre peut rappeler Rob Halford (Judas Priest) et Udo Dirkschneider (Accept).
Après avoir évolué un temps sous le nom de Virgin Killer, la nouvelle formation décide de s'appeler Overkill. Outre l'idée de puissance qu'il dégage, ce nom est un clin d'oeil au standard de la bande à Kilmister sorti un an plus tôt. Bobby Ellsworth explique d'ailleurs à Metal Overload : « Nous étions un groupe de covers quand nous avons commencé et Motörhead était dans notre set. Une des plus grandes raisons pour lesquelles nous avons choisi ce nom est parce que nous avons été reconnu via la chanson Overkill que nous avions jouée. »
Outre Motörhead, Overkill se fait les dents sur des reprises de la scène punk, mais aussi sur des morceaux de Judas Priest ou Riot avant de commencer à créer ses propres compositions. Une première démo diffusée à 1500 exemplaires (« The Power In Black ») sort en 1983 et permet au groupe de figurer sur la compilation Metal Massacre II aux côtés d'un autre débutant appelé lui aussi à devenir célèbre : Armored Saint.
Overkill sort un EP éponyme de quatre titres dans la foulée, mais il faut attendre 1985 pour voir arriver « Feel The Fire », son premier album, avec au chant Bobby Ellsworth, à la guitare Bobby Gustafson, à la basse D. D. Verni et à la batterie Rat Skates.

Si certains de ses titres sonnent heavy dans la veine d'un Judas Priest (« Raise The Dead »), d'autres compositions du calibre de « Rotten To The Core » ou « Second Son », font la différence et restent à ce jour des références remarquables du thrash metal.
L'album, qui rappelle les origines du groupe en affichant une cover du combo punk The Dead Boys, donne à Overkill l'opportunité de rejoindre la tournée américaine de Megadeth pour le « Peace Sells Tour », puis de tourner en Europe avec Anthrax.
Plutôt fidèle à son prédécesseur, « Taking Over », second long format d'Overkill, est livré en 1987 sur le label Atlantic Records. C'est cette fois en première partie du groupe Helloween que les Américains fouleront les scènes européennes. Ce « Keeper Of Th Seven Keys 1 Tour » passera par Paris, Besançon et Douai !

Un EP intitulé « !!!Fuck You!!! », avec une cover du groupe punk britannique Subhumans et des titres live, sort la même année.
« Under The Influence » (1988), troisième album des Américains, marque le départ du batteur/fondateur Rat Stakes, qui confie ses baguettes à Sid Falck. Il propose une introduction fracassante et presque bruitiste, des structures quasi avant-gardistes (« Ma Gone World ») mais l'album trouve rapidement son rythme. Il permet au groupe de lârguer une petite bombe heavy sur MTV : « Hello From the Gutter », troisième piste de l'album.
Le quatrième album, « The Years Of Decay », arrive un an plus tard. Un opus aux structures complexes, avec des morceaux volontiers supérieurs à huit minutes. Overkill place le titre « Elimination » sur MTV. Ce morceau monstrueux agrémentera régulièrement les setlists des concerts.
« Horrorscope », cinquième album des thashers américains, arrive en 1991. Bobby Gustafson quitte son poste. Overkill recrute deux guitaristes pour le remplacer : Merritt Gant (du groupe de thrash Faith or Fear) et Rob Cannavino (un technicien guitare de Gustafson). Durant la tournée suivante, c'est au tour du batteur Sid Falck de quitter le groupe. Tim Mallare, qui jouera sur le prochain opus, prend sa place. A ce jour, « Horrorscope » reste un très bon album de thrash.
« Horrorscope » comprend une reprise de « Frankenstein » en sixième piste. Sortie en 1973, cette pièce instrumentale est issue du répertoire du Edgar Winter Group. Edgar est le frère de Johnny Winter, le fameux guitariste albinos, avec lequel il a d'ailleurs joué. « Frankenstein » figure d'ailleurs en avant-dernière piste du « Live at Royal Albert Hall » de Johnny Winter.
En 1993 sort « I Hear Black ». Ce sixième album voit Overkill s'éloigner du thrash pour une musique stoner/doom faite de riffs plutôt sombres (le lancinant instrumental « Ghost Dance »). Bobby Ellsworth le reconnaissait à Radio Metal : « Ce qui s’est passé, au final, à ce moment précis est que j’écrivais mes parties avec trois compositeurs différents. Ces gars étaient plus jeunes et apportaient des morceaux plus modernes, inspirés par la côte ouest, surtout le nord-ouest des Etats-Unis et Seattle, ils étaient à fond dans Alice In Chains, les premiers Soundgarden, Temple Of The Dog, etc. Ecoute, certains de ces trucs sont super – ne te méprends pas – mais j’étais un thrasheur, je n’avais rien à foutre sur leur terrain de jeu. »
Un an plus tard, le septième album marque la reprise en main de la direction musicale par la paire Verni/Ellsworth qui remet le cap au thrash avec l'album : « W. F. O. ».
.L'instrumental « R. I. P. (Undone) », présent sur l'album « W. F. O. », est un tribute instrumental à Criss Oliva, guitariste de Savatage, décédé quelques mois avant la sortie de l'album.
Les guitaristes Rob Cannavino et Merrit Gant quittent Overkill. Ils sont remplacés sur « The Killing Kind » (1996), huitième album de la formation, par Sebastian Marino, co-fondateur d'Anvil, et par Joe Comeau, qui rejoindra Annihilator dans les années 2000. L'opus fait la part belle au heavy/thrash sans toutefois renoncer totalement au doom (« Burn You Down - To Ashes », « The Cleansing »). Il aborde des horizons qui peuvent surprendre les fans (« The Morning After / Private Bleeding »).
A la fin de l'année 1996, Overkill réunit les EP « Overkill » (1985) et « !!!Fuck You!!! », agrémentés de quelques live et d'une cover de Black Sabbath, sur un douze pistes intitulé « !!!Fuck You!!! and Then Some ».
Il sort l'année suivante, 1997, son neuvième album : « From the Underground and Below ». Le heavy qu'il contient est très éloigné des débuts (la ballade « Promises »), même si des morceaux comme « F. U. C. T. » ou « Little Bit O' Murder » tentent de donner le change.
« Necroshine » voit Overkill inviter Mary Ellsworth, la soeur de Bobby, à chanter sur deux morceaux. Une cover des Sex Pistols (« No Feelings ») agrémente l'édition japonaise de l'album. Elle sera reprise sur l'album suivant.
Sebastian Marino (guitare) est remplacé par Dave Linsk (Anger On Anger). Avec ce nouveau line-up, toujours en 1999, Overkill signe « Coverkill », qui regroupe douze reprises allant de Jethro Tull à Dead Boys, en passant par Manowar et Kiss.
Toujours très prolifique, Overkill revient dès 2000 avec son onzième album, « Bloodletting ». Malgré quelques arpèges, il marque un retour au thrash metal furieusement agressif. (« My Name Is Pain ») Comeau ayant quitté le groupe, c'est un quatuor qui signe cet opus. « Bloodletting » est suivi par l'album live « Wrecking Everything » en 2002. Le guitariste Derek Tailer vient renforcer le groupe à la guitare rythmique. Il sera désormais présent sur les albums studio.
Comme Iron Maiden a Eddie, Overkill a sa mascotte. Elle se nomme Chaly, et c'est une chauve-souris à tête de mort, avec des cornes, et capable de faire sortir des rayons laser de ses yeux.
La mascotte surgit pour la première fois en 1988, sur l'album « Under The Influence ». Elle reviendra régulièrement sur les artworks, mise en situation. Les cornes en moins, le groupe Avenged Sevenfold utilise une mascotte à l'apparence très proche de Chaly : Deathbat.

« Killbox 13 » (2003) et « ReliXIV » (2005) maintiennent la recette heavy thrash d'Overkill, de même qu' « Immortalis » (2007), fidèle au thrash metal nerveux, cependant que le batteur Tim Mallare laisse sa place à Ron Lipnicki et que Ranndy Blythe (Lamb Of God) est sollicité pour un featuring sur le morceau « Skull And Bones ».
« Ironbound » (2010) est suivi par le très dynamique « The Electric Age », percutant et efficace tout au long de ses cinquante minutes. « White Devil Armory » (2014) a la lourde charge de lui succéder. Il s'en sort plus qu'honorablement puisqu'il sera l'album le mieux classé de la carrière du groupe.

Après avoir fait patienter les fans avec le coffret « Historikill: 1995–2007 », Overkill revient en 2017 avec « The Griding Wheel ». Bobby Ellsworth expliquait à HARD FORCE : « Ce qui me plait vraiment sur The Grinding Wheel est qu’il est d’une grande diversité. Il y a de la New Wave of British Heavy Metal, du metal classique, de l’énergie thrash, du rock 'n' roll, du groove, du punk… »
Après cet opus, le batteur Ron Lipnicki quitte le groupe, cédant sa place à Jason Bittner (Shadow Falls) pour l'album « The Wings Of War » (2019), qui sait se faire complexe (« Heads Of A Pin »).
La pandémie qui frappe la planète repoussera à 2023 la sortie de l'album suivant.
OVERKILL 2.- Le nouvel album : « Scorched »
Le fait de sortir en même temps que « 72 Seasons » de Metallica aura peut-être éclipsé à vos yeux le nouvel Overkill ? Il est grand temps de vous rattraper ! Et « Scorched », qui donne son titre à l'album, est une p*** d'entrée en matière qui va remettre vos pendules à l'heure !
Pour l'artwork, Overkill retrouve Travis Smith qui signait déjà « The Wings Of War ». Bobby Ellsworth expliquait à Radio Metal : « Nous avons suggéré à Travis Smith l’idée de l’ouroboros, le serpent circulaire qui mange sa propre queue, je crois que ça vient de la mythologie grecque. Il a commencé à utiliser notre chauve-souris à la place du serpent et ça a continuellement évolué. »

Bobby Ellsworth éructe comme un démon. Il enchaîne sur un morceau de speed metal à la Accept («Goin' Home ») et ne faiblit pas en suivant (« The Surgeon »). « Wicked Place » est groovy et peut rappeler sur le pont un Black Sabbath en mode thrash.
« Won't Be Comin Back » rappelle Judas Priest. « Know Her Name » tire plus vers le timbre porcin de Dirkschneider. « Harder They Fall » met le pied au plancher avec des rythmiques d'une rapidité extrême. « Bag o' Bones » fait cingler les cordes et clôt l'album en mode groovy.
Fidèle à lui-même, Overkill alterne le heavy, le speed et le thrash metal en multipliant les déflagrations. L'inusable formation américaine n'a rien perdu de sa hargne ni de sa puissance. Elle garde sous le pied largement de quoi vous faire headbanguer et réussit à nouveau un excellent album heavy-thrash qui ne vous posera pas question. Plongez dans cette galette sans hésiter et sans risque d'hydrocution : elle est à la hauteur de la carrière de cet énorme groupe.
Shepherds Reign (world metal) : album en août 2023
Le 29/06/2023
Originaire de Nouvelle-Zélande, Shepherds Reign sortira son premier album fin août 2023.

Fortement empreints de cutlure polynésienne, Filiva'a James (chant et keytar), Gideon Voon (guitare), Oliver Leupolu (guitare/production), Joseph Oti-George ( basse) et Shaymen Rameka (batterie) se sont faits connaître avec le single « Le Manu », un chant de guerre sur l'un des plus importants guerriers samoans. Ce morceau parle également du groupe, qui demande ici conseil pour son avenir à ses ancêtres et à sa famille.
Fort de treize pistes, l'album de Sherperds Reign s'appellera « Ala Mai » (« L'Eveil »).
Sur des musiques qui vont du métal tribal le plus puissant à la ballade, Shepherds Reign alterne textes en Samoan et en Anglais. Il s'attache à la culture polynésienne mais n'hésite pas à traiter de thèmes actuels, tel le morceau « Ua Masa'a » qui parle de la sœur de son chanteur principal, assassinée par son conjoint et sa famille. « Ua Masa'a le ipu vai » se traduit par « La coupe s’est renversée ». Un regard symbolique sur l'amour perdu, comme l'eau dans une tasse brisée.
« Ala Mai » sera disponible le le 25/08/2023

EVILE : sixième album en juillet 2023
Le 28/06/2023
Après l'album « Hell Unleashed » (2021), le groupe de Metal anglais Evile s’apprête à frapper de nouveau dès le 14 juillet 2023 avec son sixième effort intitulé « The Unknown ».

« Nous sommes vraiment ravis de révéler une nouvelle page du chapitre Evile », déclare le frontman OL Drake. « Nous avons approché cet album d’une façon totalement différente et j’ai dû regarder en moi pour m’inspirer ; je me suis ouvert comme jamais je n’aurais cru le faire. Nous avons toujours foncé à 1000 à l’heure, comme sur notre album précédent (Hell Unleashed) ! Ainsi, nous avons pensé qu’il serait intéressant d’essayer de faire quelque chose de radicalement opposé, avec des tempos bien plus lents, plus d’accroches mélodiques vocales, et donner à Adam la liberté sur l’écriture de ses lignes de guitare. Je travaille sur ma voix depuis notre plongeon dans le grand bain en 2021. Nous avons travaillé dur pendant deux ans là-dessus, donc j’ai hâte que les gens entendent le fruit de notre labeur. Nous sommes fiers de ce que nous avons accompli avec cet album. Je pense, et j’espère, qu’il peut nous amener à récolter plus d’auditeurs et nous aider à jouer dans des villes où nous ne sommes jamais allés pour des gens qui nous demandent constamment de venir vers chez eux. »
Evile promet donc un album novateur, et il a dévoilé une lyric video qui donne un aperçu de son labeur : « Reap What You Sow ».
OL Drake poursuit :
« Le second single de The Unknown est ’’Reap What You Sow’’ - un titre aux riffs davantage up-tempo. Sans vouloir trop en dire sur sa signification personnelle, cette chanson parle d’hypocrisie, du fait d’ordonner à quelqu’un de ne pas agir de telle ou telle sorte, tout en le faisant soi-même. Ingo, le réalisateur de notre lyric video, n’a reçu aucune instruction quant à la direction autre que les paroles de la chanson pour que la vidéo témoigne de sa propre interprétation. La section du milieu de ce titre contient un challenge de riffs down picking. Enjoy ! »
L'album « The Unknown » a été enregistré par Tim Vincent aux Studios Longwave à Cardiff et produit, mixé et masterisé par Chris Clancy dans les mêmes studios.
The Unknown sera disponible chez Napalm Records dans les formats suivants :
- 1 CD digipack
- 1 vinyle noir
- Lot : CD digipack + t-shirt
- 1 vinyle couleur crystal clear
- 1 vinyle rouge - exclusivité Royaume-Uni
- Format digital
PRÉCOMMANDEZ-LE ICI
