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7 WEEKS : Album en octobre 2023
Le 07/07/2023
Le prochain album des Limougeauds de 7 WEEKS se nommera « Fade Into Blurred Lines ». Il sortira le 13/10/2023 via F2M Planet. Il est précédé par un premier single-clip intitulé « Gorgo ».
Pour le présenter, le groupe a posté ce commentaire sur son site officiel : « Gorgo parle de fuite en avant, du rapport intime au monstrueux, des jours sombres qui pétrifient quand on ose les regarder en face. Texte symbolique, Gorgo illustre la crise de sens que nous traversons et les lignes de fuite que nous créons pour y échapper : repli sur soi, confort viral et illusoire, certitudes figées. On avait cet arpège crimsonien en stock ainsi que cette image d’un personnage qui se retrouve figé face à ces certitudes. On a donc combiné les deux idées avec l’image de la Gorgone mythologique. Le visuel de Gilles Estines prenant tout son sens face au texte, l’idée du clip avec la sculpture de Loïc réalisée spécialement pour l’occasion à suivi. »
« Fade Into Blurred Lines » succède à l'album « Sisyphus », et s'il est du même acabit, ce qui semble possible à l'écoute du premier single, on achète !
7 Weeks sera en tournée dès octobre 2023.

MIASMES (black metal), Répugnance (09/06/2023)
Le 07/07/2023
Miasmes a cherché l'efficacité avec un black old school épuré et impactant qui intègre des éléments punk et rock. Le résultat est là et il peut convenir à des métalleux qui ne se tourneraient pas spontanément vers les musiques extrêmes.
Par Ahasverus
Pour les amateurs de black metal, voici une sortie Les Acteurs de l'ombre Productions qui a retenu notre attention.
Le groupe s'appelle Miasmes. Il rassemble le bassiste/chanteur G. (ex-Ritualization, Antaeus live), le guitariste K. (ex-Como Muertos) et le batteur C.

En 2021, le trio enregistre l'EP « Vermines » dans son local de répétition. En 2023, il revient avec un album de neuf pistes intitulé « Répugnance », qui sinscrit dans la continuité de l'EP dont il reprend un titre (« Pestilence »).
Plus élaboré au niveau du son, « Répugnance » est à nouveau enregistré dans les conditions du live pour conserver un aspect brut et authentique. Mais le son, mixage et mastering, est confié au Drudenhaus Studio qui s'est déjà illustré avec Tagada Jones, ou Alcest.
L'ensemble des musiques est signé Miasmes, tandis que les lyrics en Français sont du bassiste/chanteur G.
L'artwork de Céline Chemain, réalisé d'après une photo de G représentant une sorte de nature morte avec un crâne, un couteau, un poing américain, des canettes et des munitions, peut rappeler « Panzer Division Marduk » par la géométrie de sa pochette.

Sorti tout droit des 90's, « Repugnance » n'est jamais cacophonique. Il avance dans la diversité et reste accessible au coeur de la violence. La pression des riffs n'est pas permanente et Miasmes sait varianter à travers la basse et la batterie pour éviter de nous saturer. Le son épuré du trio permet de bien suivre chaque ligne instrumentale. Le black de Miasmes, empreint de rock et de punk, s'appréhende donc facilement et il n'est pas dénué de musicalité. Il peut à ce titre convenir à des métalleux qui ne se tournent pas spontanément vers la scène extrême. C'est un trip black metal au premier degré, misanthrope et violent. Il va à l'essentiel tant au niveau sonore, musical que textuel, avec des titres de morceaux réduits à leur simple expression. Miasmes a cherché l'efficacité en tous points du processus avec un black old school épuré et impactant qui intègre des éléments punk et rock. Le résultat est là dès les premières secondes.
SHAKA PONK : Un petit tour et puis s'en vont
Le 06/07/2023
Shaka Ponk, à son zénith, prend congé avec un album efficace, sans effets de manches et carrément grand.
Par Ahasverus
1.- SHAKA PONK : La Story
Selon Wikipedia Shaka Ponk tirerait son nom du premier bouddha (Shākyamuni) et d'une tribu amérindienne, mais on n'a rien trouvé à propos de ces Indiens - le peuple Poncas, peut-être ? Ponk est aussi vraisemblablement un clin d'oeil à Punk.

Le groupe se forme en 2002, c'est un collectif rassemblé autour de l'image (leur singe-mascotte ne les quittera jamais) et de la musique. On peut considérer que c'est à Berlin qu'il nait réellement, c'est en tous cas là qu'il prend son envol. Il sort quelques démos et il a l'opportunité d'assurer les premières parties de groupes comme Korn ou Mudvayne. Il signe avec un label allemand (Edel Music), suffisamment professionnel pour lui donner de solides bases. En 2005 il donne naissance à son premier EP, « Hyppie-Monkey », dont quatre morceaux sont repris sur le premier album de sa discographie, « Loco Con Da Frenchy Talkin » (2006). Musicalement, ça fusionne à tout va : guitares heavy, basse funky, ingrédients électro, punk, hip-hop, et des textes en Français, en Anglais ou en Espagnol... Les bases de Shaka Ponk sont posées. Il rompt son contrat avec Edel Music et sort « Bad Porn Movie Trax » en indépendant en 2009. C'est un succès. Shaka Ponk passe à Taratata et se voit nommé aux Victoire de la Musique dans la catégorie « révélation scène de l'année ». Le groupe explique à La Grosse Radio : « On a gagné 100 places de disques en quatre minutes. On a halluciné. On était 204ème – ça faisait presque un an que l’album était sorti – et on est passé à 101ème, après le morceau, donc que du téléchargement et tout ça, enfin ça reste pas énorme, surtout par rapport au monde qui regarde. »
« The Geeks and the Jerkin' Socks », troisième album de Shaka Ponk, voit le jour en 2011. A propos de son titre, Ion (batterie), s'amuse avec Lords of Rock.net : « L’album devait s’appeler The Galactics and the Surfing Jokes. C’est Frah qui avait trouvé ce titre, qui l’avait dit à Sam, qui l’a répété à Steve et au final qui est arrivé à mon oreille, et moi j’ai entendu The Geeks and The jerkin’socks. J’ai trouvé ce titre mortel et on l’a gardé. » Il s'agit du premier opus avec Samaha Sam (chant), mais elle est présente dans l'entourage du groupe depuis ses débuts.
Dans une setlist très hétéroclite, l'album se referme sur deux featuring : le rappeur américain Beat Assaillant participe au morceau « Old School Rocka » et Bertrand Cantat est paradoxalement invité sur le titre « Palabra Mi Amor ». Marie Trintignant est décédée le 01/08/2003 et Noir Désir a jeté l'éponge voici un an. « On s’attendait à se faire un peu taper dessus, mais ça n’a pas été le cas » explique Samaha Sam à Lord Of Rock. « The Geeks and the Jerkin' Socks » est même mieux accueilli que son prédecesseur, il est disque de platine et se voit nommé aux Victoires de la Musique. Shaka Ponk ouvre pour Guns N' Roses lors de son concert parisien.
Le 18/03/2014, Shaka Ponk est nommé chevalier des Arts et Lettres par la ministre de la Culture, Aurélie Filippetti.
En 2014 et 2015, Shaka Ponk présente deux opus qu'on peut considérer comme un double-album, les compositions de « The White Pixel Ape » et « The Black Pixel Ape » étant issues des mêmes sessions de composition et présentant respectivement la face lumineuse et la face sombre du groupe, comme le suggèrent les pochettes et les titres de ces longs formats.
« The Evol », le sixième album, sort en 2017. Shaka Ponk est à nouveau nommé aux Victoires de la Musique dans la catégorie « Meilleur album de rock français de l'année ». Le groupe profite d'un incident technique (arrangé ?) dans le lancement de son morceau lors de la cérémonie pour prendre une position affirmée sur le changement climatique.
En 2018, Shaka Ponk initie « The Freaks », un collectif de personnalités (Matthieu Chedid, Laurent Baffie, Calogero, Laure Manaudou, Maxime Le Forestier, on ne va pas les citer tous : ils sont soixante-huit à ce jour !) qui s'engagent pour la protection de la planète et qui invitent à passer de la parole aux actes en matière d'écologie grâce à une liste de gestes simples élaborés en collaboration avec la fondation Nicolas Hulot.
En 2020 sort l'anthologie « Apelogies ». Il s'agit d'un triple album composé de morceaux du répertoire réenregistrés, d'inédits ou de raretés et de titres live. Le clip « Funky Junky Monkey » voit Goz, le singe-mascotte de Shaka Ponk, s'incruster sur des images de notre culture collective, de Donald Trump à Clint Eastwood, en passant par Iron Maiden ou l'Arc de Triomphe. Cette chanson raconte l'histoire de ce singe très punk, post humain, qui vient reprendre sa place dans un monde d'où les Hommes l'ont exclu ».
2.- SHAKA PONK : Le nouvel album :
En 2022, Shaka Ponk, qui a laissé passer la pandémie, commence la préparation de son nouvel album. Il annonce qu'il s'agira du dernier opus, certains membres du groupe ayant décidé de s'investir dans d'autres projets, et notamment, les chanteurs Frah et Samaha, recentrés sur « The Freaks ».
Le dernier opus du groupe est simplement intitulé « Shaka Ponk ».

Il sort le 16/06/2023. Il s'ouvre sur des rock aussi énervés (« D'Essence ») qu'obsédants (« Alegria »,« 3000 Heures »), quand il ne vire pas purement au riff de hard à la AC/DC (« Dad'Algorythm »).
Côté lyrics, « D'Essence » respire à plein poumons la transition écologique qui s'amorce: « Je mène mes gosses à l'école dans cette grosse bagnole / on s'en fout, on s'enfume / il pourront bien aller pleurer leur père sur la lune. »
Shaka Ponk aime plus que jamais jouer avec les mots et la parenté avec Noir Désir est évidente. A ce titre, « Allegria » est un festival : « Même si la terre est ronde / J'en ai rien à carrer » ; « Si l'enfer est ici, alors autant s'en faire / S'en faire un paradis.»
Au sommet de son art, Shaka Ponk a privilégié les textes en Français, jouant avec les mots de la contestation : « Replonge ta face dans ton Iphone / C'est fou comme on se sent bien avec le compteur à copains. » ; « Il faut suivre le move / Même si le move ment » (« J'aime Pas Les Gens ») ; « Tout le monde danse quand ces gens-là claquent des doigts / Mais moi je danse pas. » (« Tout le monde danse. »)
L'album trouve sa pause avec le suave « Il y a ». « Resign » sonne le glas dans un format à la Skip The Use.
Ainsi Shaka Ponk, à son zénith, prend-il congé de vous avec un album de trente-neuf minutes, efficace, sans effets de manches, carrément grand. Il a su assimiler et synthétiser tout ce qui a fait la diversité et la puissance du rock français. En tournée jusqu'à fin mars 2024, vous pourrez l'applaudir une dernière fois ici : http://shakaponk.com/tournee/. Ensuite, il pourra reposer auprès de La Mano Negra, de Noir Desir et des Négresses Vertes au Panthéon du rock français.
EREI CROSS (metal alternatif), The Widow And The Other (05/0/2023)
Le 05/07/2023
Introspectif et pourtant irradiant, « The Widow And The Other » conviendra aux amateurs de dark rock alternatif et d'un shoegaze métallisé à l'atmosphère aussi marquée que singulière.

Par Ahasverus
Erei Cross (anagramme de sorcière) est un projet initié par Adrien Gousset. Guitariste de Carpenter Brut et du groupe de metalcore Hacride, il souhaite créer un projet dont il pourrait choisir la direction du début à la fin. Composant les musiques, il fait appel à son amie Laetitia Finidori pour écrire et chanter les textes. Matthieu Guérineau (Microfilm, Myra Lee) complète la formation en tant que batteur live.

Photographie : Eukene Perucha Eguren
Queens Of The Stone Age, Royal Blood, PJ Harvey et Ghost sont les points de repère de cette formation plutôt influencée par le son des 90s.
En 2021 Erei Cross sort un premier EP de six titres. Il s'appelle « The Widow », en référence à plusieurs deuils traversés par Laetitia Finidori durant cette période. La sorcellerie et l’émancipation de la femme sont les thématiques qui le traversent.
Visuellement, Erei Cross joue sur des représentations ésotériques et sur l'imagerie liée à la sorcellerie.
L'EP est bien accueilli par les critiques, et tandis qu'un second opus du même format (« The Other ») est annoncé en suivant, c'est finalement un album qu'Erei Cross décide de sortir en 2023, regroupant les deux EP sous le nom de « The Widow And The Other ».
Le choix n'est pas aberrant : les six nouveaux titres alignés en complément des premières pistes démarrent où Erei Cross nous avait laissé. D'ailleurs les douze compositions sont nées dans la même période.
Sans jamais se départir de son homogénéité, l'album voit cependant son aspect rock se durcir sur les derniers morceaux, comme si, après une première face intime, Erei Cross avait voulu insuffler de la colère froide sur une face B faite de morceaux les plus offensifs (« The Others », « MDCXCII »).
L'album agit comme une rampe de lancement et le rendu est suffisamment efficace pour que « MDCXCII » laisse une certaine sensation de frustration en sortie d'un opus qui a su prendre de l'épaisseur et vous imprégner au fil de son écoute.
Réalisé avec minutie, introspectif et pourtant irradiant, « The Widow And The Other » conviendra aux amateurs de dark rock alternatif et d'un shoegaze métallisé à l'atmosphère aussi marquée que singulière.
Il est disponible depuis le 05 Mai 2023 chez Klonosphere/Season of Mist.
Le lien : https://orcd.co/erei-cross-the-widow-and-the-others
MOTÖRHEAD (hard/heavy), Live at Montreux Jazz Festival '07 (16/06/2023)
Le 04/07/2023
On ne vous apprendra rien sur Motörhead ni sur Lemmy, icône indéboulonnable qui a désormais ses cendres et sa statue au Hellfest. Mais ce live posthume sorti le 15/06/2023 a pu passer sous vos radars.
Par Ahasverus

« We are Motörhead and we play Rock N' Roll » lance Lemmy. « Is it loud enough ? », s'inquiète le groupe un peu plus tard. Sûr, pour Montreux, le plus éclectique des festivals de jazz, ce devait être assez fort, même si, depuis 1967, il a vu passer quelques sommités à grosses guitares : Ten Years After, Deep Purple, Billy Idol, Gary Moore et Rory Gallagher, pour en citer quelques uns... Avec une constante : pour le choix, Montreux est un gage de qualité.
« Live at Montreux Jazz Festival '07 » date, comme son nom l'indique, de 2007. Il correspond pour le trio Lemmy Kilmister/Phil Campbell/Mikkey Dee, à la tournée « Kiss Of Death », longue d'environ deux ans pour cent-vingt dates.
Cet album comprend parmi ses dix-neuf pistes la première sortie officielle de la reprise de « Rosalie » par Motörhead. « Rosalie » était un titre de Bob Seger sorti en 1973 sur son album « Back In 72 », avant d'ouvrir celui de Thin Lizzy, « Fighting », en 1975. Le voici en première piste du CD2 de ce live de Motörhead.
« Live at Montreux Jazz Festival '07 » existe en version digitale, double CD et double vinyle.

Erik Grönwall : Vous avez dit cover ?
Le 04/07/2023
Par Ahasverus

Erik Grönwall, gagnant de Swedish Idol en 2009, chanteur de H.E.A.T (dont le prochain album est attendu pour le 01/09/2023) jusqu'en 2020, et chanteur de Skid Row depuis l'album « The Gang's All Here » (2022), a sorti le 09/06/2023 une galette de huit pistes faite de reprises de Kiss, Dio, Black Sabbath, Iron Maiden, Black Sabbath, Elvis Presley, Journey ou encore Sia.
Il s'agit d'une compilation de morceaux déjà postés sous formes de vidéos sur la chaine Youtube du Suédois.
A noter que le titre de l'album, « Eriksplanations vol. 1 », laisse présager qu'il aura une suite (malin Ahasverus !) Rompu à l'exercice, d'AC/DC à SOAD en passant par Alice In Chains, Bon Jovi, Judas Priest ou A-Ha, le Suédois ne manque pas de matière puisqu'il a déjà coverisé à peu près tout ce qui gesticule devant un micro...
Si les reprises d'Erik Grönwall sont parfois un peu trop fidèles aux originaux, notamment pour les titres issus du répertoire métallique, force est de reconnaître que son talent est monstrueux et qu'au moyen-âge, on en a brûlé pour moins que ça.
SUPREMACY (hard mélodique), Influence (30/06/2023)
Le 04/07/2023
Pleinement calibré pour séduire les amateurs d'un hard-rock US légèrement AOR, « Influence » a pour lui l'avantage certain de ne pas céder pleinement aux sirènes de la FM grâce à quelques propositions bien placées qui viennent muscler son relief.
Par Ahasverus
Huit ans après « Leaders », un album plus qu'honorable, SUPREMACY revient avec un nouveau chanteur.
Enfin, nouveau... façon de parler ! Gus Mosanto (ex-Adagio) a rejoint la formation colombienne en 2017 !
C'est que si depuis 2009, année de sa fondation, Supremacy n'est pas resté inactif (concerts avec Scorpions, Cinderella, Extreme, Sebastian Bach, etc), le groupe de Bogotta n'en est qu'à son second effort discographique, et c'est la seule trace tangible de son existence pour le public français.
Voici donc « Influence », son nouvel album, qui vient combler cette lacune.

Il est livré dans un artwork signé Joey Polycarpo.
Si « Leaders » (2015) était déjà bon, la voix mâle de Gus Monsanto tire incontestablement Supremacy vers le haut. « Influence » fait passer l'impression laissée par « Leaders » de « bonne » à « forte ».
Musicalement, Supremacy officie dans le hard US. Il y ajoute clairement une bonne touche d'AOR, mais un AOR plutôt large d'épaules (« Sin Paradise », « Sirius »).
L'intervention d'un saxophone apporte une touche originale en milieu d'album, et le morceau « Dancing With The Devil », avec ses choeurs bien balancés, se distingue aussi par son pont plein de swing sur lequel les instruments évoluent à l'unisson.
Le style peut encore se renforcer et s'éloigner des radios quand Supremacy durcit son jeu (« Indigo Children ») et nous sert un titre plus incisif, clairement construit comme un Skid Row (« Dance For Me »).
D'une manière générale, « Influence » est construit sur un excellent songwriting, parfaitement épousé par la voix de Mosanto, qui se fait tantôt puissante et agressive, tantôt chaude et caressante. Ce chaud/froid est pleinement calibré pour séduire les amateurs d'un hard-rock légèrement AOR (« My Time ») et, si tel est votre cas, vous devriez lui céder dès la première écoute. Il a pour lui l'avantage certain de ne pas s'abandonner pleinement aux sirènes de la FM et il évite la linéarité avec quelques propositions bien placées qui viennent muscler son relief.
On note la présence de Bruce Kulick (Kiss), qui gratifie d'un solo la seconde piste de cet excellent album qu'il convient de ne pas rater et qui entre dans nos recommandations pour cette année 2023.
On précisera aussi que le Danois Jakob Hansen (U.D.O, Epica, Dagoba), désormais incontournable, a assuré le mixage de cet opus.
United Guitars (instrumental), Vol. 4 (23/06/2023)
Le 03/07/2023
Ce quatrième volume de United Guitars permet une nouvelle fois aux amoureux de retrouver leur instrument favori dans tous ses états.
Par Ahasverus
« Tout est parti de mon amour de la guitare électrique, des guitaristes et de la musique instrumentale » explique Ludovic Ergaz. Ainsi le rédacteur en chef de Guitare Xtrême Magazine lance-t-il en 2019 le premier volume de la série United Guitars. Le but est de réunir sur un album un panel de guitaristes chevronnés issus d'univers différents (scène, studio, réseaux sociaux). Ils sont entourés de musiciens de session solides pour interpréter des compositions de leur cru, originales et instrumentales, et pour poser parfois en plus un solo sur une composition de leur petit camarade de la plage d'à côté. La guitare ne manque pas de passionnés, la proposition est alléchante, la réalisation d'une grande qualité, et la sauce prend si bien que naissent entre 2019 et 2023 trois volumes supplémentaires de United Guitars. Et quels volumes ! Le nouveau venu est un double CD d'une vingtaine de titres, soit plus de deux heures de musique dédiées à l'instrument qui domine le rock depuis Jimi Hendrix !

Jazz, prog, world, hard, soul, blues ou metal, les morceaux se suivent et ne se ressemblent pas. Plus ou moins démonstratifs, plus ou moins fluides, discutant même avec un piano (« De L'Aube Au Soir »), ils ont pour dénominateur commun un réel investissement. Les choix, les styles, amènent beaucoup de diversité, et le concept introduit pour la première fois un morceau chanté parmi les vingt titres retenus. C'est Jessie Lee Houllier qui s'y colle, soutenue par les guitares de Matt Ninat et William Rémond. En avant la talk box !
Robben Ford, Nick Johnston, Sylvain Luc, Max Ostro, Jessie Lee Houllier, Jean-Marie Ecay, Seb Chouard, Valzore, Nico Chona, Richard Daudé, Régis Savigny, Tom Abrigan, Alexis Didier, Charly Sahona, Saturax, Anouck André, Romain Pilon, NeoGeoFanatic, Ludovic Egraz, Youri De Groote, Théo Cormier, Arnaud Bascuñana, Alex Cordo, Niko Slash, Marwan Boulaïd, Tanguy Kerleroux, Yvan Guillevic, Yann Negrit, Mat Ninat, Nym Rhosilir, François Tuphé et Wiliam Remond sont les guitaristes présents sur cette édition de United Guitars. Ils sont épaulés par les bassistes François C. Delacoudre (ex-Laura Cox Band, Soho Riot) et Bruno Ramos (Oaks, Kerosen) ainsi que par les batteurs Stéphane Boutinaud (Hughes Aufray, The Full Monty) et Davy Honnet (Jenifer, M Pokora, Axel Bauer).
Mention spéciale au packaging de ce double CD, qui se voit accompagné de deux livrets très complets comprenant une biographie de chacun des intervenants, guitaristes, bassistes, batteurs, producteurs, etc.
La série ayant déjà fait ses preuves, United Guitars n'est plus à vanter et ce quatrième volume permettra une nouvelle fois aux amoureux de retrouver leur instrument favori dans tous ses états, entre les meilleures mains qui soient.