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SILVERTRAIN de Phil en Phil - Part. I
Le 26/02/2022
« A Mérignac, Lemmy est venu nous voir dans les loges. Je dis dans les loges... Nous on n'avait pas de loges ! C'était le couloir ! »
Silvertrain prépare son nouvel album, le sixième d'un groupe qui a commencé à jouer à l'âge d'or du hard-rock, en 1976. Brûlant de retrouver la scène, Phil Yborra a bien voulu répondre à nos questions dans cette interview articulée en deux parties : la première évoque le temps où la formation s'est vue proposer d'ouvrir pour la tournée européenne du Bomber Tour de Motörhead. La seconde parlera de l'actualité du groupe et de ses projets.
Voici donc la première partie de cette interview... de Phil en Phil !
SILVERTRAIN - Line-Up 2022
Ahasverus : Bonjour Phil Yborra. Tu as tourné avec Rose Tattoo sur une quinzaine de dates et tu as ouvert pour le Bomber Tour de Motörhead. Quels souvenirs en gardes-tu ?
Phil : Bonjour Ahasverus. Quand tu fais ça au moins une fois dans ta vie, à moins d'arriver à être l'égal de ces gens-là, tu es sur un nuage. Quand tu as la possibilité à notre âge - on avait à l'époque deux ans d'expérience et un album en poche - de faire des dates avec Motörhead et Rose Tattoo, et les deux dans la foulée en plus, tu n'en crois pas tes yeux. Tu es propulsé dans un autre monde car passer d'un public de cent à cent-cinquante personnes, ce qu'on avait dans nos propres tournées au démarrage, à sept à douze mille personnes chaque soir, ce qu'avait Motörhead, ou encore quatre à sept mille, ce que connaissait Rose Tattoo... ça nous a rendus très fiers d'être sur cette grosse tournée, avec ce p*** d'avion, le bombardier, mais surtout, et j'en suis heureux encore aujourd'hui, on a rencontré Fast Eddie Clarke, Phil Animal Taylor et Lemmy Kilmister, les trois zicos des débuts de Motörhead. Et là tu te dis : « j'ai joué avec les vrais ! » Jouer avec des gens comme ça t'amène dans une dimension que tu ne connais pas. Mais le plus con, dans l'histoire,c'est quand même moi ! A l'époque, quand on prenait des photos, c'était avec des Kodak. Et à ton avis qui était le préposé à la photo ? C'était toujours moi ! Alors je n'étais jamais dessus ! Enfin si, une fois j'ai été dessus... Mais de dos ! (Rires) Par contre on a des photos avec Phil Animal Taylor et Eddie, avec Badger et Martin ou Chris, et ça, ça fait super plaisir...

Chris Badger (Silvertrain) avec "Fast" Eddie Clarke et Phil "Philty Animal" Taylor.
Ahasverus : J'ai vu Rose Tattoo lors de leurs premiers concerts en France et j'avais été très impressionné par la folie d'Angry Anderson : il s'étranglait avec le fil du micro, se frappait le front jusqu'au sang, crachait sur le public, s'évanouissait...
Phil : Il était blindé de chez blindé ! Autant Lemmy en coulisses était quelqu'un de sage, de raisonnable, tout au moins à l'époque où je l'ai connu, autant Angry Anderson c'était autre chose. Sur la vingtaine de jours passée avec Rose Tattoo, j'ai dû le voir plus à poil qu'habillé... Et c'était du 24h/24 ! Ce qui m'a toujours étonné, chez Anderson, c'est qu'il a une voix assez claire, et malgré tout ce qu'il s'envoyait, sa voix n'a jamais cassé. Il tenait le rythme ; quelque soit son état c'était juste ! Ca m'a vraiment épaté, moi qui faisais attention pour entretenir ma voix, pour pas être enroué !
Ahasverus : Elle est arrivée comment, cette participation au Bomber Tour ?
Phil : C'est une longue histoire. Dans les années 1979/1980, on tourne par nos propres moyens. On est dans notre gare, et on fait deux ou trois tournées par an, en remaniant le show à chaque fois. Chaque tournée, c'est trente ou quarante dates. On a le camion, la voiture et notre équipe : Robert au son, Jean-Lucaux lights, et Haidesse, un fan de Silvertrain, s'occupe de toute la partie road, des effet techniques.
Un jour je reçois un appel de Patrice Boutin, le patron du magazine Best. Il m'explique qu'il a un poulain dans son écurie, un groupe, qu'il veut faire tourner pour qu'ils essuient les plâtres et qu'ils apprennent le métier. Si on accepte de tourner avec eux, il s'engage à prendre en charge tous nos frais, il propose même en sus une page de pub par mois pour Silvertrain dans le magazine, et ça pendant une année.

SILVERTRAIN - Phil et Martin
Ahasverus : Une page par mois pendant une année dans Best, c'était énorme. Parce qu'il n'y avait pas beaucoup de choix à l'époque en magazines musicaux pour les rockers, il y avait Best et Rock & Folk... Enfer Magazine n'arriverait qu'en 1983.
Phil : C'est vrai. Il y avait GIG qui pointait un peu son nez, et c'est tout. Ainsi on a eu notre page pendant un an. C'était à chaque fois le même motif : une page en noir et blanc avec, en grand, SILVERTRAIN ON TOUR, plus la photo de l'album, et parfois quelques autres photos, puis toutes nos dates de concerts... Patrice Boutin tient donc ses engagements. En fin de tournée, il me conseille de contacter Michel Kilhoffer de Music For Ever. Rendez-vous est pris et d'emblée, Michel me fait une proposition : une tournée européenne avec un groupe connu. Les conditions : décharger les camions (quatre semi-remorques !), monter le matos, nous débrouiller pour dormir, faire la route, etc.... Je questionne « —Tu ne peux pas me donner le nom du groupe, qu'on sache au moins avec qui on tourne ? » Il refuse. J'essaie de glaner des indices : « —C'est un groupe de grandeur européenne ? » Il confirme. C'est même un peu plus... Je prends la responsabilité sur moi, pas besoin d'en parler à mes potes : on fait les dates ! On accepte les conditions ! Je lui demande juste de nous prévenir suffisamment avant, pour qu'on puisse s'organiser. Nous, à l'époque, on était autonomes, on pouvait dormir sur la scène d'une MJC comme dans notre camion. On avait nos sacs, on avait tout, ça faisait partie de notre vie de tournée. Je me lève pour partir, et en attrapant la poignée de porte je tente un dernier coup :
« —P***, tu peux vraiment pas me dire le nom de ce groupe ?
—Allez bon, t'es gentil... Je vais te le dire quand même : c'est Motörhead ! »
Et là, tu es sur le cul. Tu ne sais pas si on t'a shooté, si tu es au paradis ou en enfer, si tu es mort, si tu es vivant... Tu es sur une autre planète !
Ahasverus : La première date avec Motörhead, tu dois sentir un peu les jambes qui flageollent...
Phil : Pas que les jambes ! (Rires) La première date à Angoulème a été annulée, parce que la scène en bois ne permettait pas de supporter les quatre vérins qui actionnaient le bombardier. La véritable première date, c'était Bordeaux. Et là, à Mérignac, Lemmy est venu nous voir dans les loges. Je dis dans les loges... Nous on n'avait pas de loges ! C'était le couloir ! Donc Lemmy vient nous voir et nous dit « — Les gars, on compte sur vous pour foutre le feu. Si vous vous tenez bien je vous proposerai quelque chose. » On a joué une demi-heure. Le public était en transe. On a même eu, sur ce premier show, un rappel ! Lemmy nous annonce dès la fin de notre set que dorénavant Silvertrain ne montera ni ne démontera plus le matos. On a beaucoup apprécié. A la fin de la tournée, en mode rigolade, on s'est même mis à genoux devant Lemmy pour le remercier de son geste. Je n'aime pas dire ça parce qu'on peut penser que j'en rajoute, mais Lemmy était un type génial . Il tenait sur scène, et il tenait bien !
Ensuite tout s'enchaîne : à la fin de la tournée, le tourneur de Rose Tattoo pour l'Allemagne, qui avait assisté au show du Bataclan et à celui de Selestat, contacte Michel Kilhoffer pour nous faire passer en première partie des Australiens.

SILVERTRAIN et ROSE TATTOO
Ahasverus : Rose Tattoo n'avait pas à l'époque la même notoriété que Motörhead mais j'imagine que vous les connaissiez ?
Phil : On les connaissait un peu. Et c'était une deuxième cartouche. Ensuite nous devions ouvrir pour Foreigner, mais la tournée fut annulée. A cette époque on surfait sur la vague, on était sur un nuage. Toutes les portes des associations et des MJC de France et de Navarre nous étaient ouvertes ! On n'avait aucun mal à empiler les dates.

SILVERTRAIN sur le Bomber Tour
Ahasverus : Tout à l'heure tu parlais d'une gare. Elle est à l'origine du nom de Silvertrain. Vous répétiez dans une gare ?
Phil : A seize ans, avec Chris Lane, le guitariste on a commencé à travailler sur le concept qu'on voulait faire, des shows à l'Américaine, avec de la pyrotechnie et des gros moyens techniques. Sur le papier, tout était prêt, mais il nous manquait le local adapté pour travailler de manière professionnelle.
A l'époque, ma tante travaille à la SNCF, au fret. Elle me dit « — Philipou (elle m'appelait Philipou !) dès que j'ai quelque chose, je te le dis. »
Un dimanche, elle m'informe qu'elle a trouvé un truc, et elle m'emmène à quinze bornes de Strasbourg, où j'habitais, dans un patelin qui s'appelle Marmoutier. Il y a une scierie, le canal de la Marne au Rhin, et une grande gare désaffectée.
« —C'est là, m'indique-t-elle.
—Là ? Où ?
—C'est la gare. »
Je m'inquiète du prix, tout ça doit coûter horriblement cher !
« —Deux-cent cinquante francs, précise-t-elle.
—Par mois ?
—Par an ! »
Voila pour la gare. Nous l'avons agencée pour qu'on puisse y vivre tous ensemble. Quant au Silver de Silvertrain, c'était pour le côté argent/monnaie. On voulait devenir des stars, avoir de belles petites bagnoles rouges garées devant la porte.

On n'avait pas le melon, c'était juste des rêves de gosses de seize ans... On a travaillé. Notre manager avait dix-neuf ans. C'était un Anglais avec qui on est restés pendant plus d'un an, jusqu'à ce qu'il commence à déconner. Alors c'est moi qui ai pris le management. On avait tout dans cette gare, même un studio qu'on avait confectionné avec du polystyrène. Nous devons à notre ami et sponsor Music Boech de Colmar nos premières affiches. Elles faisaient 120X90, en quadrichromie. Tu imagines, à l'époque ? On avait un immense hangar, un truc d'une bonne dizaine de mètres, ce qui fait que nous avions tout l'espace qu'on voulait pour être prêts...

La suite de l'interview de Phil Yborra ici : SILVERTRAIN de Phil en Phil - L'interview Part. II
Le 26/02/2022
Le groupe italien Vanderlust sortira son premier album chez Rockshots Records dans un artwork signé Lorenzo Gestri.

En décembre 2021, le quatuor dévoilait « Scavengers of Kuiper Belt », un premier single.
Il revient en ce début d'année avec « The Last Ganymedian », l'une des deux ballades de l'album.
« Elle commence comme une chanson acoustique (jouée à la guitare acoustique) qui se transforme en riffs métal. C'est un titre orienté 90's, lent et grungy. Pas de parties prog-techniques mais des voix très dynamiques et des atmosphères épiques. » annonce le groupe.
Le premier album de Vanderlust sera conceptuel jusque dans son agencement. Il est pensé comme un système stellaire avec douze planètes différentes. L'étoile au centre du système représente le heavy-power metal autour de laquelle toutes les chansons gravitent. Bien que chaque piste soit irradiée par la même lumière, elles sont toutes différentes. Vanderlust explore ainsi le thrash, le doom ou le grunge. La chanteuse d'opéra Letizia Cappellini aide le groupe à élargir encore son registre vocal en participant à certaines compositions.
« Nous avons essayé de mélanger un riff prog-thrashy puisant dans les racines de Megadeth, Vektor et Tool, avec des parties vocales épiques comme chez Iron Maiden, Helloween, Angra et Lione’s Rhapsody. Nous avons également incorporé des éléments de science-fiction dans nos morceaux, donc vous pouvez aussi entendre quelque chose de Voivod... » complète le groupe.
« Vanderlust » sera disponible le 15/04/2022. Il peut être précommandé ICI.
Track Listing:
1. Intro (0:58)
2. High Hopes (3:34)
3. Orphan Planet (3:41)
4. Forgotten Breed (5:13)
5. The Last Ganymedian (3:45)
6. Scavengers Of Kuiper Belt (4:02)
7. Mass Effect Destruction (2:04)
8. Requiem For An Ancient World (4:59)
9. 3 Suns (4:44)
10. Dyson's Swarm (4:00)
11. Ringworld (3:26)
12. Ten Years Back (3:38)
13. Zima Blue (4:39)
Durée totale : 48:49

VANDERLUST par Logesart
Line-Up :
- RiccaZp - chant
- Franz - Guitares
- Santo - Basse
- Jake - Batterie
BURNED IN EFFIGY, Rex Mortem (2022)
Le 24/02/2022
Groupe : Burned In Effigy
Album : Rex Mortem (28/01/2022)
Genre : Death Metal
Origine : Chicago (USA)
Pour les fans de : The Black Dahlia Murder, The Human Abstract, At the Gates, Between the Buried and Me, Arsis
On aime : les growls sur deux tonalités, la guitare mélodique.
Par Ahasverus

Photographie : Emily Fuschen, Dark Trix Photography
Burned In Effigy est un quintette originaire des USA où il s'est formé en 2016.
Il sort un premier EP (instrumental) dès 2017.
Son line-up évolue et il intègre un vocaliste pour revenir en 2022 avec un album de huit pistes, empruntant désormais des éléments au death metal mélodique ainsi qu'au métal progressif et néoclassique.
Le bassiste Matt Watkins détaille ce nouvel opus :
« Nous sommes ravis de présenter notre premier album, Rex Mortem, un premier chapitre du groupe. Il est en préparation depuis longtemps et nous ne pourrions être plus satisfaits du résultat. Les chansons varient en complexité et en intensité et démontrent notre évolution depuis la création du groupe. Les auditeurs entendront des influences telles que The Black Dahlia Murder et The Human Abstract, combinant notre amour pour le death metal et le metal progressif/néo-classique. Les paroles le soulignent avec des contes sombres inspirés de la mythologie, de l'histoire et de la littérature classique. La plupart des chansons suivent l'histoire d'un roi tyrannique qui cherche à étendre son pouvoir et son influence, et qui finit par être renversé par ses plus proches alliés. Je crois que notre album parlera à tous les fans de métal, quel que soit leur genre préféré. »
L'album s'appelle :
« REX MORTEM »
L'artwork est signé par le Québecois Martin Trottier, Darkest Media.

Faisons un tour de pistes en compagnie du bassiste Matt Watkins (ses commentaires sont en italiques) :
1. L'influence néoclassique est palpable dès « Doomsayer ».
« Doomsayer est une chanson que nous avons écrite peu de temps après notre premier EP et qui est vraiment devenue le cœur de notre son pour aller de l’avant. Elle incorpore des thèmes du death metal tout en conservant son équilibre avec la mélodie, permettant à plus d'agressivité de se manifester dans la musique. L'alternance entre des riffs serrés et des mélodies ouvertes et harmonieuses nous a semblé naturelle une fois que nous l'avons intégrée à notre répertoire. La voix de Smedy s'insère parfaitement et les paroles illustrent le feeling apocalyptique de la chanson et sont liées à l'histoire lyrique que nous racontons dans le reste de l'album. »
2. Plus rapide, « Artorias » met en évidence la qualité des growls.
« Artorias met plus l'accent sur le groove de l'album. Il a plusieurs mouvements, y compris un départ net d'influence latine au milieu de la chanson. Cela commence par un riff syncopé qui se marie vraiment avec le groove à mi-temps de la batterie. La section médiane entretient le groove entre la basse et la batterie, et la section finale se transforme en une conclusion culminante avec un solo de guitare déchirant. »
3. « Nightfall » offre un thème musical catchy.
« Les paroles de Nightfall sont basées sur les contes de Dracula et de Nosferatu et cherchent à illustrer les thèmes néoclassiques de la chanson. Musicalement, plusieurs sections claires décrivent les principaux thèmes qui apparaissent ensuite dans les riffs. »
4. « The Empiricist » met la lead en avant, avec toujours de belles notes en guitare claire.
« The Empiricist crée une tension émotionnelle tout au long de la chanson et change de tonalité plusieurs fois, usant du thème principal de différentes manières. Les paroles traitent du conseiller le plus proche et du bras droit du roi, trahissant ce dernier et détruisant ce qu'il avait construit. Cette chanson a vraiment tiré profit du chant par rapport à sa première version instrumentale. »
5. « Hades » (4:26) est agressif dans l'accroche et vous bouscule par ses changements de rythmes.
« Hades est la chanson la plus rapide de l'album, elle passe d'une signature temporelle à l'autre, avec un refrain mélodique à mi-tempo et une section solo. Bien que le groove change constamment, il se transforme en douceur de sorte qu'il semble naturel au lieu de secouer. Les paroles illustrent la descente du roi dans l'au-delà. »
6. « Atlas » semble plus progressif dans son introduction, avec un pont très marqué.
« Atlas est probablement la chanson la plus mélodique de l'album, bien qu'elle ait aussi beaucoup de groove. Elle s'appelait "Jupiter" sur notre premier EP et elle a maintenant une production appropriée et des voix. Les paroles suivent Atlas, qui a été condamné à porter le poids du monde sur ses épaules. »
7. « Treachery » propose une belle opposition des growls et des choeurs plus marqués.
« Treachery est la chanson la plus mélodiquement et harmoniquement complexe de l'album. Elle s'exprime dans plusieurs tonalités et comprend de nombreux contrepoints, y compris des sections avec des contrepoints à trois voies entre les guitares et la basse. Le chant, tout au long de la chanson, martèle les thèmes du droit divin et de la corruption. Le roi cherche à présenter à ses sujets une image de dirigeant juste et noble, tandis qu'il complote pour répandre la trahison à travers le pays. »
8. « Vendetta » conclut sur un son plus rugueux et une structure aux influences speed/power metal. Il s'agit de l'une des premières chansons écrites par le groupe. « Les paroles détaillent une vengeance meurtrière contre les oppresseurs. »
Jouant subtilement d'un chant growlé sur deux tonalités, usant de guitares virevoltantes, d'arpèges, de lignes mélodiques qui mêlent musicalité et complexité, Burned In Effigy propose huit comptines horrifiques dans un premier album d'un très gros niveau qui a de quoi nourrir tout fan de death amateur de belles envolées. Laissez parler votre curiosité, « Rex Mortem » saura vous satisfaire.
Les Critiques :
- Magique et tellement agréable à entendre.
Soil Chronicles -
Il s'agit peut-être d'un premier album autoproduit par un jeune groupe, mais le niveau de professionnalisme et de maîtrise du genre est époustouflant.
Angry Metal Guy -
Burned in Effigy va vous époustoufler avec ce premier LP implacablement accrocheur.
Noob Heavy
Line-Up :
- Mark “Smedy” Smedbron (Chant)
- Matt Watkins (Basse)
- Eddie Dec Batterie)
- Steve Bacakos (Guitare)
- Mike Hisson (Guitare)
Track Listing :
1. Doomsayer (3:28)
2. Artorias (5:08)
3. Nightfall (3:20)
4. The Empiricist (4:05)
5. Hades (4:26)
6. Atlas (4:23)
7. Treachery (3:25)
8. Vendetta (3:55)
Durée totale : 32mn env.
Discographie :
- Terrestrial (EP - 2017)
- Rex Mortem (2022)
Le Lien :
FIRST DRAFT, Declines Are Long Gone (EP - 2022)
Le 24/02/2022
First Draft est un duo formé à Tours en 2016. Il se compose de Marine Arnoult (batterie, chant) et de Clément Douam (basse).

Photographie : Judith Florent - Lapara
D'expression anglaise, il emprunte tout à la fois au post-rock, au shoegaze et au brit rock, précisant dans sa biographie que si Marriages et Mogwai fusionnaient, cela donnerait sans doute First Draft.
Il sortait en 2018 l'album « Irony & Smiles » et revient le 19/02/2022 avec un EP cinq titres :
« Declines Are Long Gone »

L'artwork est signé Lohengrin Papadato.
Les titres sont issus de sessions d'improvisation et le groupe a souhaité les sortir au format EP pour garder leur cohérence, ainsi qu'il le précise :
« Dans ce nouvel EP "Declines Are Long Gone", on veut avant tout peindre des ambiances post-rock, créées lors de sessions d'improvisation spontanées. Les textes sont les fils conducteurs dans des structures musicales non-linéaires, et font traverser tantôt des mers déchaînées, tantôt des zones urbaines à l'architecture écrasante, tout en préservant des espaces-sanctuaires où il est possible de s'épanouir, en profitant du présent sans nier les défis futurs. »
« Declines Are Long Gone » a été enregistré et mixé par Fred Norguet au Studio 33 Tour à Frontenac, puis mastérisé par Pierre Henri Demel (ODN Mastering) à Fondettes.
Voyons les pistes :
1. « Declines Are Long Gone » propose une mélodie puissante qui sait se poser d'une manière subtile. Un pont en son milieu préfigure une accélération rock qui se fracture ensuite. Le timbre de voix est haut, la production adaptée.
2. « A Chapter On Each Page » épaissit les pistes et ne laisse en rien penser qu'on a affaire à un duo. Comment First Draft pourra-t-il restituer ça en live ? La réponse est là :
3. « Time Hails No Suns » commence en percussions/voix. Le roulement de batterie nous entraîne tout au long de la pièce.
Ce morceau a fait l'objet d'un clip réalisé par Sébastien Vion à partir de visuels dessinés par Lohengrin Papadato. First Draft explique :
« Le clip de Time Hails No Suns se veut être l’étendard de l’EP “Declines Are Long Gone”. Chacun des cinq morceaux a un visuel qui lui est propre, traduisant en traits et tracés les thèmes abordés dans cet EP : du changement climatique à la quête de soi, de la création dans un monde qui se noie à la recherche de liens salvateurs. Le défi à relever était d’imbriquer tous ces récits de manière cohérente dans l’instant du titre “Time Hails No Suns”. »
4. « Kneel Down In Silence » offre une introduction douce, de belles variations dans la voix et une structure assez torturée.
5. « Obey The Rhyme » s'accélère nettement sur sa seconde partie et referme l'EP sur un final orchestral.
Assez admirable dans la capacité de ses musiciens à se démultiplier, First Draft propose un opus d'une telle densité qu'il en fait oublier qu'il s'agit de l'oeuvre d'un duo. Le propos est puissant, étoffé, nuancé, bien mis en avant par sa production, porteur d'une patte qui se retrouve d'un titre l'autre. « Declines Are Long Gone » sonne, et il dispose de tous les arguments pour convaincre les amateurs de brit rock de son intérêt et de sa légitimité.
« Declines Are Long Gone » est disponible aux formats vinyle et numérique chez LyloProd.
Les Critiques :
- First Draft mérite d'être reconnu en dehors de la France, ils ont créé un album merveilleux avec diversité et passion, et plus important encore une identité sonore forte.
The Sleeping Shaman -
La qualité de la profondeur et de l'étendue de la voix de Marine - ainsi que ses percussions en constante évolution - fonctionne en véritable partenariat avec la basse mélodique, stridente, rageuse, calme, entraînante, cliquetante, nette et distordue de Clément.
Veil of Sound
Tracklist :
1. Declines Are Long Gone
2. A Chapter On Each Page
3. Time Hails No Suns
4. Kneel Down In Silence
5. Obey The Rhyme
Le Lien :
Pour aller plus loin avec First Draft, retrouvez leur interview sur Rock & Folk.
ALTERLIGHT, Fragments (EP - 2022)
Le 23/02/2022
Disponible chez M&O Music depuis le 04/02/2022, « Fragments » est le nouvel EP de la formation de rock belge Alterlight.
Alterlight s'inspire du rock alternatif des années 90/2000 (Weezer, Placebo, Muse, Coldplay, Linkin Park) pour un rendu au croisement de différents styles.
L'artwork de son nouvel opus est tiré du tableau « Parfum coloré » de l'artiste belge Mojo.

« Fragments » est un huit titres très court (22mn env.), que le groupe a voulu plus rock que son prédécesseur.
Il a utilisé pour l'enregistrement de l'EP des guitares à sept cordes.
« Fragments » est un mélange d'influences rock, pop et électro qui priorise les guitares. Les sonorités sont cependant rendues légères par un chant qui passe volontiers en voix de tête. Un featuring de Kaco CJ qui partage le chant sur « Rebirth » amène des choses intéressantes. L'ensemble a la sensibilité d'un VICIOUS GRACE. Il plaira aux amateurs de rock alternatif à la recherche d'un son qui sait conjuguer l'énergie du rock avec une certaine délicatesse.
Le Lien :
Pour en savoir plus sur Alterlight et son EP, nous vous recommandons l'interview de Divertir disponible sur ce lien.
THE HARTS INDUSTRY, All Covered In Gold (EP - 2022)
Le 23/02/2022
Il sort son premier EP, « Cherokee Hell », en 2017.
On lit cette présentation sur sa page Bandcamp : « Enfants des 90’s, nous avons passé notre temps libre dans une piaule mal éclairée où régnaient l’opacité de nos fumées de clopes et le bourdonnement des lampes bouillantes. Nous sommes les naufragés d’une décennie où l’an 2000 et ses promesses devenaient un rendez-vous, un coche à prendre, une nouvelle ivresse. De nos espoirs noyés dans les flots du web, de nos aspirations ensevelies sous les smartphones, sont nées la mélancolie et la rage. »
Le 18/02/2022 The Harts Industry revient avec un deuxième EP :
« All Covered In Gold »

« All Covered In Gold » est défini par son géniteur comme « un tableau qui raconte les désillusions et les désirs d'une génération malmenée par des épreuves telles que l'abandon, le sentiment d'échec ou encore la perte de confiance en soi. La mélancolie et le souvenir d'une période où tout paraissait paisible et innocent, une tendresse à l'égard de ces instants et l'espoir d'une quiétude qui ramènerait cette sérénité́ perdue. Cette vision dorée, chaleureuse, est à la fois un refuge, mais aussi un piège. »
Côté production, l'EP a été enregistré et mixé par Guillaume Doussaud (Swan Sound Studio), et masterisé au Sun Room Audio par Dan Coutent (Clutch, Gaslight Anthem).
« All Covered In Gold » a été soutenu par le clip « Water Snakes ».
On lit à son propos : « À la manière des sirènes qui charment les navigateurs, il est ici question d'un idéal jugé inaccessible, de silhouettes « recouvertes d'or », éblouissantes, poussant au lâcher prise, jusqu'à la déraison. Un ballet constant dans un rêve fiévreux. Entre extase béate et crainte de l’échec. »
- The Harts Industry délivre une courte (22 mn) galette au démarrage énergique (« Cross The Lines »). Elle choisit finalement de prendre la tangente pour se colorer d'émotions lors d'un bouquet final de deux titres (« Prodigal Son », « The Day Is Pale ») qui mettent en valeur la qualité du grain de son chanteur et la finesse de l'interprétation. C'est beau, c'est bien disposé, le songwriting emporte l'adhésion haut la main, soutenu par une production si adaptée qu'on oublierait même d'en parler. Musicalement, on propose pour repères Peter Gabriel (uniquement pour le timbre de voix lorsqu'il pousse un peu), Radiohead, Triggerfinger, mais aussi des jeunes formations françaises de qualité telles que September Again ou Goodbye Goni. Irréprochable dans ses choix, « All Covered In Gold » est un EP d'une grande puissance émotionnelle dans lequel les amateurs de rock soft et sensible s'immergeront les yeux fermés.
Les Critiques :
- On ressort secoué par toute cette puissance à la fois douce et sauvage.
Lust4live.fr - The Harts Industry convainc ici en cinq plages, où se concentre l’essentiel de ses atouts majeurs.
Paris-Move - On est bien au cœur des 90’s, quand le monde savait encore partager ses sentiments en face à face, sans faux miroir.
Rock Made in France
Tracklist :
1. Water Snakes
2. Cross The Lines
3. Night Call
4. Prodigal Son
5. The Day Is Pale
Durée : env. 22mn
THE HARTS INDUSTRY par Laura Lyson.
Line-Up :
- Marien Cornet : Chant lead/Guitare
- Pascal Diener : Guitare
- Kévin Fontaine : Basse
- Paul Coursimault : Batterie
The Harts Industry est en concert :
- 25/02 - Saint Dizier (Bar Au Petit Paris)
- 11/03 - Paris XVIII (Stubborn Trees x The Harts Industry x Shienn // Olympic Café / Olympic Café)
- 12/03 - Savigny Les Beaune (CONCERT The harts Industry with guest PHP'eeez)
- 15/04 - Troyes (Festival Nos Rêves Font Du Bruit #2 • 15 & 16 avril 2022 • Troyes)
- 21/04 - Barr (Le Garage)
- 23/04 - Auxerre (Le Galopin)
- 29/04 - Châlon sur Saône (Bar-Pub Le Niepce)
- 01/07 - Auxerre (V and B Auxerre)
Le 23/02/2022
Après « Mad » et « Fire », MADAM a présenté un nouvel extrait-clipé de son futur EP qui sortira le 18/03/2022.
Il s'agit d'un clip animé intitulé « Witches ».
« C'est dès la composition de ce titre que nous avons su la forme que prendrait son clip, comme une évidence », commente Madam.
Gabbie Burns, guitariste du groupe, a réalisé et animé le clip. Le cadrage a été assuré par Indiana Anders, avec l'assistance de Camila Dorf.
Madam annonce déjà une trentaine de dates pour l'année 2022, de Rennes à Lyon, en passant par Biarritz. Retrouvez toute leur actualité sur leur page Facebook.

OUR PROPAGANDA : quatrième single-clip
Le 21/02/2022
Ils s'appellent Our Propaganda et ce n'est pas la première fois qu'on vous parle d'eux sur cette page.

S'inspirant de Biffy Clyro, Royal Blood, Twenty One Pilots et de nombreux artistes britanniques emblématiques, Our Propaganda rode son rock alternatif sur les scènes européennes depuis 2016.
Les Britanniques préparent leur premier album qui sortira en 2022, confiant les manettes de la production à Steve Lyon (Depeche Mode/The Cure) et le mixage à Jonas Westling.
« My Ghosts » est le quatrième single du futur album à être dévoilé. Jack Denton explique :
« My Ghosts parle de la manière dont votre passé peut vous hanter dans les moments les plus sombres. Il s'agit de la façon dont ressurgissent parfois les problèmes auxquels vous avez été confronté dans votre jeunesse. C'est encore une fois une chanson sur le fait de les accepter comme faisant partie intégrante de la personne que vous êtes devenue. "Ils ne me quitteront jamais mais malgré eux je continue". Il faut se réconcilier avec ces souvenirs douloureux et prendre acte qu'ils ne sont pas l'arbitre de la suite. »
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