POWER METAL

LIONSOUL, A Pledge To Darkness (2022)

Le 19/04/2022

LionSoul est un groupe italien formé en 2012 dans ce Bergame cher à Diane Tell. (NDLR - si vous avez moins de quarante ans ce clin d'oeil nostalgique au succès de l'année 1981 vous est inaccessible)
Lionsoul fullband
LionSoul cite pour influences Queen, Rainbow, Black Sabbath, Led Zeppelin, Deep Purple, Aerosmith et tout le courant hard-rock/speed et heavy metal. (NDLR - si vous avez moins de quarante ans ce clin d'oeil nostalgique au métal des années 70/80 vous est moyennement accessible)
Le groupe sort « Omega », un premier album s'inspirant de l'histoire et de la mythologie grecque, en 2013. (NDLR - si vous avez moins de quarante ans ce clin d'oeil nostalgique à la Grèce du du VIIIᵉ siècle av. J.-C. est pourtant très clair pour vous, alors quoi, pour les deux points précédents, vous auriez pu faire l'effort !)
En 2015 LionSoul présente l'EP « The Throne » et commence à fouler des scènes importantes en compagnie d'Iron Savior, Gamma Ray ou Kissin' Dynamite.
En 2017 il honore la signature de son contrat chez Limb Music, label allemand spécialisé dans le heavy mélodique, par l'album « Welcome Storm ».
Il s'engage par la suite sur plusieurs festivals et participe à une tournée espagnole de Tygers Of Pan Tang.
L'écriture du nouvel album de LionSoul, objet de notre publication, commence en 2019. Son titre est « A Pledge To Darkness » et il marque l'engagement du groupe dans l'écurie chez Rockshots Records. Il sort le 29/04/2022.
Lionsoul artwork final
LionSoul s'exprime ainsi à propos de son nouvel album :
« A Pledge to darkness est un pas en avant pour le groupe. C'est un album hétéroclite, à certains égards plus sombre que les précédents, il apporte avec lui des nuances allant du thrash au death mélodique. Nous avons inclus quelques voix death pour donner plus d'accent à certains passages, c'est une combinaison d'approches stylistiques différentes qui convergent avec les racines puissantes et heavy qui restent les fondements de notre son. »
L'artwork est réalisé par Stan W Decker, l'un des plus grands illustrateurs français, toujours très percutant et imaginatif dans ses projections futuristes, telles  les dernières pochettes de Blue Oyster Cült ou de Silvertrain. Pour cet artwork Stan a repris le vaisseau spatial Lion, déjà présent sur la jacquette de l'album précédent,  atterrissant dans une ville moderne peuplée d'humains et d'androïdes en fuite.
« A Pledge To Darkness » a été écrit et produit par Ivan Castelli (chant) et Aurelio Parise (guitare). L'enregistrement et le mixage ont été réalisés par Fabrizio “Izio” Romani au Media Factory Studio d' Esine, (sauf les voix enregistrées par  Andrea Facheris au Loft-1 Studio de Dalmine). L'ensemble était masterisé par  Simone Mularoni au Domination Studio (Michael Romeo, Eldritch) de Saint-Marin. 


Faisons maintenant un tour de pistes en compagnie du groupe (ses commentaires sont en italiques).

1 « Continuum (Intro) » installe une ambiance cinématographique SF. Il s'agit d'une conversation entre un juge et un scientifique chargé d'instiller la terreur parmi la population avec des théories de fin du monde. « C'est une intrigue inspirée du cycle Fondations d'Isaac Asimov. Une intro orchestrale spatiale avec une partie jouée, conçue comme un dialogue de film, a été l'une des premières compositions de cet album, peut-être la première. On dirait que l'histoire a commencé dès ces notes.  »

2 « Exile to Arise » poursuit sur la trame du titre précédent sur un rythme rapide qui pourra rappeler le power mélodique de Helloween. Il s'agit d'une « chanson de power speed metal née d'un riff introductif presque thrash d'Ivan, fusionné avec un riff de chorus thrashy d'Aurelio qu'Ivan a arrangé de manière à être un refrain épique. » Le chant, rugueux, va chercher des notes en hauteur et en puissance. La batterie est vive.

3 Plus mid tempo, « Amber Of Illusion », est l'histoire d'un homme emprisonné qui raconte ses tentatives pour retrouver sa liberté. « Cette chanson est née avec des arpèges complètement différents, dans une ambiance toute autre, cela nous a rappelé une intro comme celle du morceau This Love, de Pantera, qui coulait dans le riff de guitare qui deviendrait plus tard celui des couplets, un riff teutonique/industriel. Avec le chœur, cette chanson a complètement changé d'ambiance et s'est transformée en un mid-tempo puissant de  synthwave des années 80. Si vous écoutez la structure du synthé seul, Amber of Illusion peut être imaginé comme une bande-son épique de synthwave  spatial des années 80. »  

4 Foncièrement heavy, « Wailing in Red » s'inspire du film Blade Runner. On y entend « un riff de heavy metal classique qui se poursuit sur tous les couplets avant de se transformer en un refrain rapide. Le tout arrangé dans une tonalité moderne, avec quelques synthés industriels pour servir de cadre à cette chanson inspirée du drame cyberpunk. C'est notre premier single, un point de rencontre entre le heavy metal classique et des sonorités modernes, rapides. Les notes reflètent le caractère obscur et emblématique du thème abordé dans les paroles avec les puissants inserts des growls de Claudio. » L'ensemble est un pur power metal paré d'un très bon solo de guitare sur le dernier tiers.

5 Dans « No Beginning (Nor An End) » un homme traverse un portail interdimensionnel pour réécrire l'histoire. « Toni Iommi is my rule,  c'est la meilleure façon d'expliquer cette chanson, ses riffs sombres, dans le plus pur style Black Sabbath. » Si les riffs sont dissonants, la batterie et les choeurs conservent cependant l'esprit heavy power tout au long du morceau.

6 Le syncopé « Soldier Through Time » s'inspire de L'Armée des Douze Singes. «  Un médecin doit venir dans le futur pour trouver un remède contre un virus. C'était le premier refrain écrit pour cet album. »

7 « Skin² » repart à plein régime, « la voix growl de Claudio faisant office de boost jusqu'à une partie centrale aux airs 70's. Les arpèges sont un prélude à un puissant solo de guitare. » Le pont du dernier tiers est très bien pensé.

8 Dans « A Pledge to Darkness », « des mélodies orientales se mêlent à des riffs sombres et à des refrains épiques. » Ce titre donne son nom à l'album et crée, avec ses choeurs, et ses ondulations orientales, une ambiance inhabituelle au sein de l'album.

9 « Red Flame » raconte l'histoire d'un cow-boy de l'espace qui retrouve les bras de sa femme après une longue absence. «  Nous l'appelons notre ballade du cow-boy de l'espace. Tout vient d'une mélodie qui pourrait être contenue dans une bande originale d'un film de Robert Rodriguez, une chanson inhabituelle pour Lionsoul, avec un piano droit de saloon et des synthés modernes qui l'amènent dans une dimension spatiale. » Le chant reste agressif tandis que le clavier amène de la légèreté.

10 « Man, Machine, Almost Rhyme » retrouve l'inspiration Blade Runner. «  La voix puissante de Claudio fusionne avec celle d'Ivan pour souligner les passages dramatiques de la chanson où les guitares dessinent des riffs heavy tout en faisant un clin d'œil au death metal mélodique. C'est l'un des moments les plus expérimentaux de l'album. » L'entame est très agressive, le refrain accrocheur.

11 «  Histoire d'une guerre entre humains et extraterrestres, où les humains sont les envahisseurs », « The Stranger » (trad : La Sentinelle) s'inspire d'un roman du même nom. Son approche est plus heavy et rappelle le Judas Priest old school.

L'inspiration est  présente tout au long d'un songwriting servi par une technique et une maîtrise avérées dans l'exécution. L'expérience des musiciens est évidente, et Judas Priest, Helloween, Edguy sont les références qui nous sont venues à l'écoute de cet opus d'un haut niveau.
Sachant insuffler à ses compositions sa propre personnalité , LionSoul parvient à se démarquer tout en respectant les codes de sa catégorie. « A Pledge To Darkness » est un album sûr qui possède suffisamment de sang neuf pour convaincre l'amoureux de power metal le plus exigeant. Ne le ratez pas.


Tracklist :

1. Continuum - 1:35
2. Exile to Arise - 4:27
3. Amber of Illusion - 4:48
4. Wailing in Red - 4:37
5. No Beginning (Nor An End) - 4:38
6. Soldier Through Time - 3:47
7. Skin 2 - 3:39
8. A Pledge to Darkness - 5:13
9. Red Flame - 4:15
10. Man, Machine, Almost Rhyme - 5:30
11. The Stranger - 5:22
Durée totale : 47:56
Lionsoul allbg logo
Line-Up :

  • Ivan Castelli. Chant.
  • Aurelio Parise. Guitare.
  • Francesco Pedrini. Guitare.
  • Giuseppe Lombardo. Basse.
  • Luca Mazzucconi. Batterie.
  • Claudio Facheris : Growls

Les Liens :

NEMEDIAN CHRONICLES signe chez No Remorse Records

Le 11/04/2022

Nemedian Chronicles a annoncé qu'il avait signé avec le label grec No Remorse Records.
Nemedian chronicles band
Le groupe de power metal, fondé en 2017 dans le sud de la France, sortait en 2020 une démo éponyme de quatre titres. 
Nemedian chronicles demo
Il prépare actuellement un premier album de douze pistes inspirées par la Sword and Sorcery, et plus particulièrement par les âges Hyboriens de Conan le Cimmérien et de Red Sonja. par la musique de Blind Guardian, Hammerfall, Manowar et par le romancier Robert Howard (créateur de Conan).
La sortie de l'album est planifiée pour la fin d'année 2022. Vu l'écho favorable rencontré par la première démo dans les zines spécialisés, le douze titres devrait sans peine faire son chemin jusqu'à vos oreilles.

 

KINGCROWN, Wake Up Call (2022)

Le 07/04/2022

Kingcrown est un groupe de heavy power metal fondé par les frères Jo (chant) et David (batterie) Amore après leur départ de NIGHTMARE en 2015.
Officiant initialement sous le nom d'Öblivïon, il sort en 2018 l'album « Resilience » illustré par un premier clip : « In The Arms Of The Queen ».

Confronté à des problèmes de droits, le groupe préfère éviter la bataille juridique en changeant son patronyme en KingCrown. C'est donc sous ce nom que parait en 2019 son second album, « A Perfect World ». On y trouve notamment la ballade « Over The Moon », transcendée par la voix de Jo Amore, chanson enregistrée en deux versions : l'une électrique, l'autre acoustique.

En 2021, changement de line-up : les frères Amore sont rejoints par deux membres de Galderia ainsi que par Ced Legger (voir rubrique line-up in fine).
Sous cette configuration, KingCrown revient le 25/03/2022 chez ROAR - rock of angels records avec un troisème album :

« WAKE UP CALL»

Kingcrown cover
« Wake Up Call » est un opus qui touche au thème de l'éveil de la conscience humaine, lisait-on sur la page du groupe. « C'est le voyage d'un monde ancien et inquiétant vers un monde nouveau, centré sur l'équilibre, la clarté d'esprit et l'unité des âmes. L'album raconte les défis auxquels nous allons devoir faire face pour changer notre  mode d'existence et transformer nos vies pour le mieux. »
Il s'agit d'un onze pistes d'environ quarante-trois minutes.
Cette fois-ci, KingCrown a fait confiance à l'illustrateur colombien Felipe Machado Franco (Iron Savior, Lords Of Black, Blind Guardian) pour son artwork.
Pour le mixage et le mastering, KingCrown a choisi l'ex-Helloween Roland Grapow.

Notre avis :
Après deux albums d'un excellent tonneau, KingCrown revient avec ce qui nous semble son opus le plus heavy.
La batterie, très carrée, est une charpente omniprésente, tandis que la basse la marque à la culotte en ronronnant. La guitare virevolte et intervient judicieusement et sans démonstration. Quant à Jo Amore, son chant est toujours aussi performant, puissant, varié, et unique. Il ne se ménage pas, loin s'en faut, ses attaques se font agressives, ses envolées épiques. Il est soutenu par des choeurs à l'Allemande (« The End Of The World ») auxquels la formation ne nous avait pas habitués.
Le songwriting est plus dynamique et moins mid-tempo que sur les deux précédents albums. Il reste très  accrocheur (« One With Earth », « To The Sky And Back » ) et voit défiler très vite ses quarante-trois minutes.

La production de Roland Grapow sonne agréablement à l'oreille et nous parait faire les bons choix.
Il y avait un risque sévère à renouveler les deux-tiers du line-up de KingCrown, surtout avec des musiciens d'un tel calibre (ils travaillent d'ailleurs déjà  tous sur différents projets). Les frères Amore ont semble-t-il mis les bouchées doubles, choisissant de laisser peu de répit à l'auditeur. Ils ont ce faisant évité les écueils,  proposant avec « Wake Up Call » un digne successeur – globalement plus agressif – aux deux très bons albums qui précèdent. C'est donc à nouveau une réussite pour un groupe qui a trouvé son crédo et qui sait se renouveler sans se dédire. « Wake Up Call » est un album de power metal (« Fire Burns Again »), de heavy metal, voire de speed metal (« A New Dawn ») qui ne dépareillera pas entre vos Accept, vos Maiden, vos Manowar et vos Helloween. On recommande donc sans aucun bémol à tous les amateurs du genre.

Les Critiques :

  • Il y a un indéniable savoir-faire, de la part des membres fondateurs et des p'tits nouveaux.
    RockMeeting
  • Jo Amore nous prouve à quel point il fait partie de ce qui se fait de mieux en matière de chant, et pas uniquement à l’intérieur de nos frontières.
    Soil Chronicles
  • Ne passez pas à côté de ce brulôt de power mélodique.
    Hard Rock 80
  • Une des très belles surprises de ce début d’année à vous procurer de toute urgence.
    Heavymetalreviews
  • Un second opus rempli de talent, prompt à casser des gueules sans ménagement.
    Power Metal France

Tracklist :

1. Wake Up Call
2. The End of the World
3. Story of Mankind
4. Lost Foreigner
5. One with Earth
6. To the Sky and Back
7. The Awakening
8. A New Dawn
9. Gone So Long
10. City Light
11. Fire Burns Again
Durée totale : env. 43mn

Line-Up :

  • Jo Amore : chant
  • David Amore : batterie
  • Bob Saliba : guitare, choeurs
  • Ced Legger : guitare, choeurs
  • Sebastien Chabot : basse, choeurs

Kingcrown band
Anciens membres :

  • Florian Lagoutte : guitare
  • Stef Rabilloud : guitare
  • Markus Fortunato : basse

Discographie :

  • Resilience (2018)
  • A Perfect World (2019)
  • Wake Up Call (2022)

Le Lien :

Le coin des fans :

  • Retrouvez Jo Amore avec cette interview réalisée par Jacky sur IDF1 et découvrez KingCrown en acoustique sur un titre.

Déjà sorti : LYCANTHRO

Le 09/03/2022

Le quatuor de power metal canadien Lycanthro a lancé le premier clip-single de son  album « Mark of the Wolf ».
Lycanthro artwork
« Crucible » était la première chanson écrite pour le groupe et figurait déjà sur la démo de 2017, mais elle a été jugé digne d'être réenregistré et de faire l'objet d'une vidéo. Les principaux éléments thématiques de ce morceau proviennent du livre  « The Crucible » (Les Sorcières de Salem) d'Arthur Miller.
James Delbridge (chant/guitare) détaille :
«  J'ai composé ce titre quand j'étais au lycée, j'ai en fait écrit les paroles pendant que j'étais en cours d'anglais au lieu de faire mon travail scolaire. L'histoire de "The Crucible" m'a vraiment fasciné et j'avais l'impression qu'elle se traduirait parfaitement en une chanson de métal. Il y a aussi des références à d'autres histoires de sorcellerie telles que "Macbeth" de William Shakespeare. En termes de musique, je visais une sorte d'ambiance entre Judas Priest et Death et je pense que cela a fonctionné sur ce morceau. »

L'album « Mark of the Wolf » a été enregistré aux Wolf Lake Studios à Lac-des-Loups, au Québec, et le mastering a été réalisé par Jack Kosto, le guitariste du groupe de power metal Seven Spires.
Sorti le 04/06/2021 via ALONE Records « Mark of the Wolf » peut être commandé via Bandcamp et  Big Cartel et écouté sur Spotify ICI.

Track Listing:​
1. Crucible (7:17)
2. Fallen Angels Prayer (4:47)
3. Mark of The Wolf (5:02)
4. Enchantress (6:53)
5. In Metal We Trust (5:07)
6. Into Oblivion (3:24)
7. Ride the Dragon (4:03)
8. Evangelion (6:25)
Durée totale : 43:02

SARTORI, Dragon's Fire (2022)

Le 13/02/2022

Groupe :Sartori
Album : Dragon's Fire (28/01/2022 - Rockshots Records)
Genre : Power Metal Néo Classique
Origine : USA

Par Ahasverus

Sartori est un groupe fondé à l'initiative d'Andy A. Sartori, guitariste Brésilien ayant des origines italiennes mais installé en Pennsylvanie.
Peu d'informations à notre disposition dans la biographie accompagnant l'album. Elle nous indique cependant qu'Andy A. Sartori serait populaire au Japon et que sa plus grande influence est Mozart.
Aussi limiterons-nous le le bla-bla pour nous intéresser immédiatement à la musique.

Sartori a sorti un album le 28/01/2022.
Il s'intitule :

« Dragon’s Fire »

Sartori dragons fire cover art

« Dragon’s Fire » est un neuf pistes d'environ trente minutes.

1. Il s'ouvre sur le rapide « Evil Heart », avec une batterie qui cogne et des notes qui annoncent la virtuosité du guitariste. Le titre, bien construit, rappelle les vieux MSG.
2. « One Distant Heart » ralentit à peine. La guitare lead attaque dès le début. Encore un bon titre de hard au solo de guitare purement fabuleux.
3. « From Hell to Heaven » frappe encore juste au niveau du songwriting, porté par un chanteur absolument impeccable.
4. L'interlude « Little Aria In G Major » permet de reprendre son souffle avant le morceau suivant.
5. « Devil In Disguise » est particulièrement nerveux et bien ficelé de bout en bout.

6. La guitare se fait mélodique sur « Through The Eyes of My Soul », qui aurait presque des allures de power ballade après la furie qui précède. 
7. « Castle of Lost Souls » est un instrumental. Il alterne les ambiances d'une manière remarquable. Les amateurs de néo-classique vont l'adorer !
8. « Battle In The Distant Lands » est rapide, avec un très bon pont avant le refrain. Il confirme la fiabilité de Scott Board au chant.
9. « Dragon’s Fire » clôture l'album et lui donne son nom. Encore un titre bien écrit avec une prestation  du groupe qui touche à l'excellence.

Plus encore qu'à Malmsteem (« Castle of Lost Souls »), c'est à Rainbow, Vandenberg, et surtout à MSG que nous avons pensé à l'écoute de ce « Dragon’s Fire ». C'est que, comme ces groupes, il réunit un excellent guitariste, un chanteur présent sur tous les fronts (le remarquable Scott Board - Cerebus, No Love Lost), et une section rythmique qui ne démérite pas. Nous (re)voici en plein hard 80's, tendance néoclassique. Le songwriting est d'une efficacité rarement égalée. La virtuosité d'Andy A. Sartori est flagrante, mais elle sait se mettre au service de la mélodie tandis que le groupe multiplie les titres accrocheurs. Un bémol - vous jugerez par vous-mêmes de son incidence - le son est lui aussi des 80's ! Il rappelle les vieux vinyles de Tokyo Blade. Le détail n'est pas rédhibitoire et c'est probablement le choix du groupe - mais nous aurions apprécié une approche plus actuelle. Néanmoins « Dragon’s Fire » est un grand album qui tourne régulièrement sur notre lecteur et qui marque notre début d'année 2022. C'est une belle découverte, capable de tirer la bourre à un album de Michael Schenker, et les amateurs de hard mélodique façon 80's ne lui resteront pas insensibles, c'est en tous cas notre recommandation.

Les Critiques :

  • Du bon power metal à papa qui s’écoute très bien.
    Soil Chronicles
  • Écouter Dragon's Fire, c'est littéralement comme voyager dans le temps.
    Sentinel Daily

Line-Up :

  • Andy A Sartori : Guitares
  • Dino Castano : Batterie
  • Rod Viquez : Basse
  • Scott Board : Chant

Tracklist :

1. Evil Heart (3:02)
2. One Distant Heart (3:57)
3. From Hell to Heaven (4:10)
4. Little Aria In G Major (0:37)
5. Devil In Disguise (3:54)
6. Through The Eyes of My Soul (3:48)
7. Castle of Lost Souls (4:18)
8. Battle In The Distant Lands (3:42)
9. Dragon’s Fire (2:57)
Durée totale : env. 30 mn

Liens :

Le Death Dealer chez NEMEDIAN CHRONICLES

Le 12/01/2022

NEMEDIAN CHRONICLES PRESENTE UN TITRE INEDIT

Originaire du sud de la France, le groupe de power heavy metal Nemedian Chronicles prépare actuellement son premier album. Il s'agira d'un douze pistes.

Pour nous faire patienter, le groupe a livré une nouvelle composition inédite, « Death Dealer ».

Le Death Dealer est un personnage imaginé par le dessinateur Franck Frazetta (avec John Buscema, il est l'un des grands créateurs de la bande dessinée Conan le Barbare, l'une des sources d'inspiration de Nemedian Chronicles). Ce personnage monté sur son cheval noir apparaissait notamment sur le premier album de Molly Hatchet.

Molly hatchet

WALRUS : Unstoppable Force (EP - 2021)

Le 08/12/2021

Groupe : Walrus
Album : « Unstoppable Force » (EP - 03/12/2021)
Genre : Power Metal
Origine : Suisse
On aime : Le chant, les secondes voix, un travail de composition remarquable.

Par Ahasverus

Walrus est un groupe de power metal Suisse qui compte déjà sept ans d'existence et une démo.  Dans un artwork signé Dan Goldsworthy Art (Accept, Alestorm), il sort le 03/12/2021 son premier EP :

Unstoppable Force

Walrus

Ce qui est remarquable, c'est cette constance et le talent rare avec lesquels le groupe donne de la fluidité aux changements de rythmes à l'intérieur des compositions.


  • Cet EP cinq titres s'ouvre sur « Unstoppable Force ». Un heavy power aux riffs acérés, qui révèle une voix puissante au timbre agréable et un chant secondaire bien réalisé. Les variations de tempo se font sans rupture, signe d'un savoir-faire dans la composition.
  • « Eternal Silence » confirme la bonne impression. Le titre est rapide, l'écriture intéressante. La voix ne faillit pas malgré des lignes de chant ambitieuses.
  • « Hear The Thunder » s'ouvre sur une guitare plus démonstrative. C'est le morceau choisi par Walrus pour en faire sa lyric video. Un peu moins rapide que ses prédécesseurs, sa rythmique solide donne une idée des ingrédients du groupe.

  • « Mastermind » revient à un rythme plus échevelé. Encore une fois la voix est fiable et la composition arrive à insérer des notes originales au sein d'un style classique.
  • Lancé à un train d'enfer, « Forever Free » termine en beauté cet EP. Les changements de rythmes sont toujours bien amenés. Les secondes voix sont impeccables.

Dans un style dont il ne prétend pas changer les codes, Walrus délivre un premier EP qui révèle de belles qualités en ne montrant quasiment aucun défaut. Le style est classique, les instruments sont maîtrisés, le chant est suffisamment singulier et puissant pour apporter une signature, et les secondes voix le soutiennent sans approximation. A l'évidence, Walrus était prêt depuis longtemps pour l'exercice. Mais ce qui est remarquable, c'est cette constance et le talent rare avec lesquels le groupe donne de la fluidité aux changements de rythmes à l'intérieur des compositions. Walrus avait mis le pied à l'étrier avec une démo, il fait désormais aller sa monture. Ces Suisses devraient être en mesure de rivaliser avec n'importe quelle formation du genre dès lors que la production - très honorable ici - leur permettra d'affronter les machines de guerre du genre sur leur propre terrain. A découvrir.

Tracklist :

  1. Unstoppable Force
  2. Eternal Silence
  3. Hear The Thunder
  4. Mastermind
  5. Forever Free

Walrus bandLine-up (photographie par Axiome) :

  • Alexandre D’Aloia - Guitare
  • Antoine Flow - Guitare
  • Fred Nic - Chant
  • Julien Niler - Basse
  • Chris Klein - Batterie

Les Liens : :

Sortie d'album : CARTHAGODS (Heavy Power Prog') The Monster In Me (2019)

Le 02/07/2019

Groupe : CARTHAGODS
Album : The Monster in Me (2019)
Genre : Heavy Power Prog’
Origine : Tunisie

 

Le Groupe :

Carthagods
CARTHAGODS - The Monster In Me (2019)
Carthagods est un quintette de Heavy Power Prog’ tunisien.

Fondé à Carthage en 1996 par Tarak (Guitare), et Zack (Basse/Batterie), le groupe splitte une première fois en 2001, puis une nouvelle fois lors de la révolution de jasmin en 2011.

En 2015, Carthagods sort un premier album éponyme qui accueille des guests prestigieux tels que Tim “Ripper” Owens et Ron Bumblefoot Thal.
En 2019, les Tunisiens reviennent avec un nouvel album intitulé The Monster in Me.

 

L’Album :
The Monster in Me est un huit pistes d’une durée de quarante-neuf minutes. Son titre s’inspire du tableau de Picasso “La dépouille du Minotaure dans un costume d’Harlequin”.
Son artwork est signé Niklas Sundin (guitariste de Dark Tranquillity).
On retrouve un autre membre de Dark Tranquillity sur cette galette, puisque Mikael Stanne soutient de sa voix Death le chant de Mehdi Khema sur Whispers From The Wicked. Ce morceau ouvre l’album.



Il est suivi par The Monster In Me. Ces deux compositions durcissent nettement le ton par rapport au précédent opus de Carthagods. La voix de Mehdi Khema claque. Elle est proche de celle de David Coverdale, et plus encore de Jorn Lande tant elle explose.
La modernité et l’agressivité de cette entrée en matière peuvent rappeler le groupe grenoblois Nightmare.
The Monster In Me est le premier clip issu de l’album.
 
 
The Devil’s Doll vient en suivant. C’est un mid-tempo. Ses orchestrations sont, comme sur l’ensemble de l’album, remarquables. Le guitariste Marcel Coenen (Stormrider, Ayreon) est crédité sur ce titre.
 
 
Quatrième piste de l’opus, The Rebirth est une ballade puissante et mélodieuse, avec des chœurs efficaces et de beaux soli de guitares.

Deux titres (pistes cinq et sept) du premier opus ont été réarrangés sur cet album : il s’agit du mid-tempo A Last Sigh - Mark Jansen (Epica) partage le chant avec Mehdi Khema - et de la ballade épique Memories of Never Ending Pains. Ce dernier titre figurait déjà deux fois sur l’opus Carthagods (2015), notamment dans une version acoustique.
Sixième morceau de l’album, Cry Out For The Land présente un tempo assez enlevé et des passages progressifs avec de belles lignes vocales. C’est la seule piste qui descend sous la barre des cinq minutes.

L’album se termine sur une belle pièce instrumentale digne d’un album de Metal Orchestral : The Rebirth II.

 

Notre Avis :
Encore peu connu en France, Carthagods signe avec The Monster In Me un opus compact alliant Power Metal et Prog’ épique.
Les structures des morceaux sont fouillées, certaines compositions devraient accaparer votre oreille dès la première minute.
Le chant de Mehdi Khema est remarquable.
L’ensemble donne un album de Metal moderne percutant, puissant et équilibré.
Avec
The Monster in Me, Carthagods est une preuve de plus, s’il en fallait, de la grande vitalité du Metal tunisien.

 

Les Infos Utiles :
Retrouvez Carthagods sur leur site :
https://www.carthagods.net/

Ou sur Facebook (n’oubliez pas de liker leur page) :

https://www.facebook.com/CARTHAGODS/