« Un niveau d'énergie que nous n'avions pas ressenti depuis des années. »
Après quelques tourments dans son line-up et après le départ de son chanteur Tobias Rische, Novelists rebondit et présente sa nouvelle frontwoman Camille Contreras.

La formation parisienne confesse que la mue ne s'est pas faite sans appréhension :
« Les changements de line-up sont difficiles, surtout avec les chanteurs. Plus tôt cette année, le groupe a été laissé pour mort lorsque nous avons décidé de nous séparer de Tobi, il y a eu toutes sortes de discussions sur ce que devrait être la prochaine étape mais finalement le moral était très bas et, après avoir célébré dix ans ensemble, l'idée de mettre fin à Novelists était réelle. »
Les musiciens poursuivent en rendant hommage à leur nouvelle frontwoman :
« Que Camille Contreras rejoigne le groupe a été un miracle, elle a réussi à nous alimenter tous avec un niveau d'énergie que nous n'avions pas ressenti depuis des années, et à nous passionner à nouveau ! Voici dix nouvelles années pour le groupe, à faire tout ce qui nous rend heureux. »
Camille Contreras est-elle la clé du bonheur ? Son arrivée a été saluée par un clip dont Rémy Piro a signé la dynamique chorégraphie. Aussi efficace musicalement que visuellement, il a permis à cette nouvelle mouture de Novelists de prendre un départ remarqué. Un nouveau départ, ou plutôt une arrivée, placée sous le signe de la réussite avec une frontwoman remarquablement accueillie par la fanbase du groupe ! Il faut dire que Camille Contreras n'est pas une inconnue pour les aficionados de Novelists, puisqu'elle partageait en 2020 le chant avec Matteo Gelsomino (le chanteur originel de la formation parisienne) sur leur titre « C’est La Vie », dont le clip était tourné à Barcelone.
Chanteuse du groupe de hardcore APACHE et de Bliss Sigh, un duo de soft songs à l'univers très différent qu'elle formait en 2016 avec Nicolas Exposito, Camille offre à Novelists de séduisantes possibilités d'élargir son champ des possibles.



Cradle Of Filth et Rammstein ont un fils, il s'appelle Nachtblut. C'est tout le portrait de son papa disent les uns ; les autres trouvent qu'il a le nez de sa maman.

Pour ce troisième album, Majestica a resserré son propos. Le songwriting est immédiatement accessible et reste, entre deux accès de génie, plaisant sur la durée. Le chant de Tommy Johansson, quand il visite les cîmes, rappelle celui de Michael Kiske. L'une des meilleures propositions de l'année 2025, en tous cas dans la catégorie Power Metal.
Difficile de dire ce qui rend addictif cet album de facture classique, peut-être ses lignes vocales qui font du hors-piste, ses riffs heavy ou ses ses leads inspirés, en mode twin guitars ou pas. En tous cas « 90 Tons Of Thunder » compte parmi les albums que nous aurons le plus poncé en 2025.
Dans la lignée d'un « Train of Thought », le seizième album des tauliers du prog séduira ceux qui goûtent sa face la plus heavy.
Petit Poucet deviendra grand.

