PROGRESSIF

DEVIN TOWNSEND : Le classement des albums

Le 26/05/2024

Voici le classement des albums studio de DEVIN TOWNSEND par les abonnés d'Ahasverus Le Groupe.
On commençe par le meilleur...

  • N° 1 : Ocean Machine: Biomech (1997) - 14 voix
    Devin townsend

  • N° 2 : Terria (2001) - 11 voix
  • N° 3 : Synchestra (2006) - 5 voix
  • N° 4 : Infinity (1998) / Physicist (2000) / Accelerated Evolution (2003) / Ziltoid the Omniscient (2007) / Epicloud (2012) / Empath (2019) - 4 voix
  • N° 10 : Addicted (2009) / Deconstruction (2011) / Ghost (2011) / Z² (2014) - 3 voix
  • N° 14 : Punky Brüster - Cooked On Phonics  (1996) / Christeen + 4 Infinity's Demos (EP - 1998) / Vampira (EP - 2006) / Ki (2009) / Casualties of Cool (2014) / Transcendence (2016) / Lightwork (2022) - 2 voix
  • N° 21 : The Puzzle / Snuggles (2021) - 1 voix

Ils ont dit : 

  • « Devin Townsend c'est un peu le Frank Zappa du Metal Prog. Le mec est divin, il a un univers bien à lui, il sait tout faire et il a une voix incroyable et un jeu de guitare unique. Ce n'est pas pour rien que Steve Vai a flashé sur ce Canadien génial et un peu barjot. » (Alan)
  • « Devin, c'est simplement l'incarnation de ce que le Metal peut créer de plus intense, de plus fou, de plus débridé, de plus détendu, de plus définitif. » (Yann) 
  • « Ocean Machine: Biomech, impressionnant et novateur. » (Stéphane)
  • « Terria est mon album de cœur, certains passages m'ont foutu les poils. » (Stan)

DJIIN (stoner psychédélique), Mirrors (03/05/2024)

Le 20/05/2024

Djiin se lâche dans des développements débridés parfois gonflés, faisant du psychédélisme sa règle d'or.
Par Ahasverus
L'aventure commence en 2015 sur le quai de la gare de Rennes par la rencontre fortuite d'Allan Guyomard (batterie) et de Johann Godefroy, premier guitariste du groupe. Ils font la connaissance de Chloé Panhaleux, une harpiste. Sa voix les interpelle, ils lui proposent le poste de chanteuse dans ce qu'ils veulent bâtir : DJIIN, pour la force hypnotique des esprits, pour la polysémie du nom selon les traditions : le bienveillant, le malveillant, la transe...
Djiin credit djiinDJIIN fait du stoner rock psychédélique. Il tire ses influences de formations telles que Them Witches, King Gizzard and the Lizard Wizard, The Doors, et d'une manière plus générale du rock progressif 70’s au krautrock en passant par le doom et le heavy période Black Sabbath. Le quatuor sort deux Live avant d'enregistrer son premier album studio, « The Freak », en 2019. Puis vient « Meandering soul » en 2021. Sa personnalité se soude autour de la voix rauque de Chloé Panhaleux, sa chanteuse-harpiste. 
En mai 2024, DJIIN revient avec « Mirrors » un cinq titres long comme le bras. L'artwork est de Maureen Piercy.
Djiin mirrors artworkDJIIN indique que ces nouveaux morceaux ont été pensés comme cinq récits aussi indépendants qu'ils sont complémentaires, s'appuyant sur des thématiques fortes comme le handicap, la maladie, la psychose, les violences faites aux femmes, la vanité ou encore la mort.  
L'album est conçu comme les deux faces d'un miroir, l'une lumineuse, solaire et psychédélique, l'autre torturée, sombre et douloureuse.
Ne lésinant pas sur une forte patte progressive, DJIIN se lâche dans des développements débridés parfois gonflés, faisant du psychédélisme sa règle d'or.
Il se déchaîne (« Blind »), nous entraîne dans un rock psyché moderne, envoutant et hypnotique, qui nous submerge. La violence est à l'affût, sa dissonance en bandoulière, l'ensemble est d'une liberté rare, tournant sur lui-même jusqu'à l'ivresse.
La formation rennaise propose peut-être là l'album le plus osé de sa discographie.
Toujours en mouvement mais fidèle au son Stoner, DJIIN a fait appel à Peter Deimel (Black Box Studio) pour l'enregistrement, le mixage et le mastering. 
« Mirrors » est disponible depuis le 03 Mai 2024 chez Klonosphere/Season Of Mist.

MARILLION : Le classement des albums

Le 15/05/2024

Voici le classement des albums studio de MARILLION par les abonnés d'Ahasverus-Le-Groupe.
On commençe par le meilleur...

  • N° 1 : Script for a Jester's Tear (1983) - 11 voix
    Marillion

  • N° 2 : Misplaced Childhood (1985) - 9 voix
  • N° 3 : Clutching at Straws (1987) - 8 voix
  • N° 4 : Fugazi (1984) / Brave (1994) - 5 voix
  • N¨6 : Seasons End (1989) / This Strange Engine 1997 / Marbles (2004) - 3 voix
  • N° 9 : Holidays in Eden (1991) / Sounds that Can't Be Made (2012) / An Hour Before It's Dark (2022) - 2 voix
  • N° 12 Marillion.com (1999) / Happiness Is The Road (2008)  / Fuck Everyone and Run (F E A R) (2016) - 1 voix

Ils ont dit : 

  • « Script of à Jester Tears, Misplaced Chilhood et Seasons End... Trois albums géniaux. » (Marie)
  • «  Fish et Steve Hogarth forment deux périodes différentes mais qui se valent tout autant et je place Misplaced Childhood et Brave en étendards respectifs. » (Yann)
  • « Un groupe exceptionnel et précurseur de la scene Néo Progressive des années 80. » (Alan)

CAELI CONCEPT (metal progressif), Lunaison (19/04/2024)

Le 07/05/2024

« Lunaison » pose sur une même table plusieurs atmosphères, tantôt chahutées, tantôt cajolées par le talent, la culture et la personnalité de ses invités.
Par Ahasverus

Caeli concept

Deuxième album pour CAELI CONCEPT.
Ce groupe du Périgord formé en 2019 sortait deux ans plus tard un album intitulé  « The Dark Playground ».
Officiant dans le Metal progressif instrumental, il avait la bonne idée de s'attacher les services d'une section de cuivres qui lui donnait des faux airs de jazz moderne.
Trois ans plus tard, CAELI CONCEPT reprend sa formule saxophone/ trombone / trompette + instruments propres au Metal et y ajoute un nouvel instrument : la voix.

Non pas une, mais des voix, en fait, puisque pour l'appuyer, le groupe a sollicité plusieurs chanteurs et chanteuses. Ils apportent chacun leur savoir faire et leur sensibilité à des compositions déjà variées d'un point de vue instrumental. On passe ainsi de la puissance et noirceur de Yann Ligner (Klone) aux vocalises world lyriques et lumineuses d'Heli Andrea (ex-Mobius), puis du timbre bipolaire de 2SICH (qui signe les lyrics de « Буря »)  à l'agréable vibrato de Juanjo De Latorre (qui écrit les paroles de « Limpia Tus Ventanas »).

L'album pose ainsi sur une même table plusieurs atmosphères, tantôt chahutées, tantôt cajolées par le talent, la culture et la personnalité de ses invités.
CAELI CONCEPT, en maître d'oeuvre, parvient à harmoniser les styles dans un album aux tonalités graves. Bien inspiré, il ne systématise pas l'emploi des cuivres, ce qui rend leur effet d'autant plus percutant (« Dearest Wind », « Silver Tree »), avec en point d'orgue le jazzy « Vocifère » où le saxophone de Cyril Prevost se confronte à une basse claquante et au chant saturé de Robin Cauchois.

Ombres, lumières, contrastes, nuances, voix, instruments se complètent ou s'affrontent sur cette palette allongée, cette suite de chapitres parfaitement assemblés par CAELI CONCEPT. L'apport de cette distribution judicieuse est indéniable et permet à la jeune formation périgourdine de passer un pallier, et certainement de toucher un nouveau public qui ne manquera pas de s'intéresser à cette formule originale et bien menée.
« Lunaison » est disponible depuis le 19/04/2024. C'est une sortie Wormholedeath.

EVERGREY : Nouvel album en juin 2024 !

Le 17/04/2024

EVERGREY présentera « Theories of Emptiness », son quatorzième album studio, le 7 juin 2024 via Napalm Records !
Evergrey coverCe nouvel opus est produit par Tom S. Englund et Jonas Ekdahl, et mixé par Adam "Nolly" Getgood (ex-Periphery). Le mastering a été dirigé par Thomas Plec Johansson (Soilwork, The Night Flight Orchestra, Onslaught, The Gems).
Tom S. Englund explique : 
 « Pour nous, la progression est primordiale. Nous sommes déterminés à faire en sorte que notre musique reste innovante et évite la stagnation. Sur chaque album, nous nous efforçons d'introduire quelque chose de nouveau - une saveur unique, une tonalité ou un accord différent, des voix nouvelles dans notre écriture, ou des techniques de production audacieuses. »
Pour annoncer l'album, Evergrey a mis en ligne un premier single, « Falling From the Sun ». Il est accompagné de ce commentaire : 
« Falling From the Sun est une chanson explosive et représentative de ce que nous sommes, pas seulement sur cet album, et qui apporte l'énergie attendue sur une nouvelle chanson d'Evergrey. Il y a le riff, il y a la batterie martelante, il y a la bombance et une accroche inoubliable que nous sommes très fiers d'avoir écrite. Maintenant, nous voulons que vous soyez dévorés par la splendeur de cet album dès que possible, mais commençons par Falling From the Sun ; nous pensons qu'il prendra toute une vie et vous tiendra facilement en haleine jusqu'à ce qu'il soit temps de sortir le prochain single et le prochain clip. Nous avons dépensé ce qui ressemble à un budget hollywoodien pour la pyrotechnie utilisée dans cette vidéo, car nous pensions qu'elle représentait tout ce que nous ressentions - faire pleuvoir ces feux d'artifice sur nous nous a fait nous sentir comme de vraies rockstars pendant un moment, et la chanson elle-même se sent comme une rockstar à elle toute seule ! Nous avons hâte de voir ce que vous penserez et ressentirez lorsque vous l'écouterez ! »

D'une manière plus générale, Tom Englund ajoute :
« Notre nouvel album sera bientôt à vous ! Nous avons hâte qu'il sorte, tant il contient d'éléments nouveaux et rafraîchissants, ainsi qu'un respect pour toutes les périodes de notre passé. Nous avons simplement affiné nos sonorités et essayé de les rendre aussi contemporaines que possible pour nous faire plaisir et satisfaire nos attentes sonores. Avec la présence d'Adam "Nolly" Getgood, nous nous sommes sentis stimulés, affamés et désireux de faire tout notre possible pour nous assurer que nous écririons les meilleures chansons possibles - j'ai vraiment l'impression que nous y sommes parvenus. Du point de vue de la qualité du son, nous pensons qu'il est à la hauteur de ce que le monde a de mieux à offrir aujourd'hui. C'est une déclaration courageuse que je soutiendrai pour le reste de ma vie. Mener Evergrey vers un nouveau cycle de la même manière que lorsque je l'ai fait la première fois. Nous sommes plus motivés que jamais, et avec une tournée qui sera annoncée très bientôt, nous sommes impatients de venir jouer ces nouvelles chansons pour vous. Enfin, nous devons mentionner que nous ne pourrions pas être plus fiers d'annoncer la présence d'un invité sur cet album. Le chanteur Jonas Renkse a imprégné la musique de Katatonia de son atmosphère unique pendant des décennies. Maintenant, le groupe et les fans d'Evergrey peuvent en faire l'expérience et nous ne pourrions pas être plus excités ! Vous pourriez même entendre Jonas grogner pour la première fois depuis de nombreuses années... »


« Theories of Emptiness » sera disponible dans les formats suivants :

  •  Sac Deluxe : 1 CD digisleeve, 1 CD dans sa pochette en carton contenant 2 titres bonus, un pendentif, un patch imprimé (pochette de l'album), lunettes de soleil avec le logo du groupe, un puzzle de l'artwork, le tout emballé dans un sac en coton exclusif - 400 exemplaires
  • 1 vinyle splatter violet et blanc + livret de 24 pages + manipulateur de vinyles - 500 exemplaires
  • 1 vinyle transparent - 300 exemplaires
  • 1 vinyle noir
  • CD digisleeve
  • Format digital

SYMAKYA (metal progressif), Project 11 : The Landing (05/04/2024)

Le 07/04/2024

Donnant dans son prog' la priorité au heavy et à la mélodie, Symakya réussit le tour de force de rester accessible tout au long d'un album d'une richesse évidente. 
Par Ahasverus
Sykamaya band
Symakya est un groupe de heavy symphonique et progressif formé en 2008 par des musiciens de Seymihnol, Elvaron et Heavenly, trois formations bien établies sur la scène française. Citant pour influences communes Iron Maiden, Judas Priest, Pain of Salvation, Kamelot, Nightwish, ou encore Sonata Arctica, ces artistes expérimentés et perfectionnistes sortent en 2011 « Majestic 12: Open Files », un premier album tournant autour de l'Ufologie. 
Symakya 1C'est sous la forme d'un quatuor que Symakya refait surface en 2024 avec l'album « Project 11 : The Landing », qui propose pas moins de soixante-cinq minutes de musique !
SymakyaC'est  Kevin Kazek (chant) qui s'est collé aux lyrics de ce concept album.  Ce docteur en histoire ancienne n'en est pas à son coup d'essai puisque c'est un exercice qu'il pratiquait régulièrement avec Seyminhol. Ici, les musiques de « Project 11 : The Landing » ont été construites à partir de ses paroles. 
Restant en cohérence avec le titre « Majestic 12: Open Files », « Project 11 : The Landing » se réfère au projet Apollo 11, qui voyait l'homme poser son pied sur la Lune pour la première fois en 1969. Symakya s'inspire de l'événement et nous entraîne sur les traces des Sélénites, mêlant textes antiques, guerre froide, histoire et écologie.
Si le récit est particulièrement fouillé, le quatuor réussit le tour de force d'éviter à sa musique progressive les longueurs en proposant des passages accrocheurs, parvenant à maintenir remarquablement l'attention sur des compositions qui descendent rarement sous la barre des sept minutes.
Ainsi des morceaux comme « The Height of Endymion », « Lunar Obsession », « Eleven », « The Oath » ou « Full Moon », conservent un attrait mélodique évident et un côté épique immédiatement fréquentable ; ils ne manqueront pas de vous faire headbanguer (« Horses of Apollo ») ! 
Parallèlement, la richesse de l'album, ses lignes instrumentales, la qualité du chant et des choeurs, la variété des arrangements, les différences d'ambiances et de son, vous inciteront à revenir lui prêter une oreille plus attentive, car il est aussi magistralement pensé qu'éxécuté. 
La clarinette et le violon complètent agréablement le propos ( « Land », dont le refrain est une vraie tuerie !).
Symakya délivre donc une galette particulièrement soignée qui comporte plusieurs niveaux de lecture mais qui donne la priorité au heavy et à la mélodie. Il réussit le tour de force de rester accessible et efficace tout au long d'un album d'une richesse évidente.  Il se montre à l'aise dans l'éxécution, trouvant sa zone de confort jusque dans les passages les plus techniques. On salue le brio des musiciens dans leur ensemble et plus particulièrement celui du vocaliste, dont la puissance et la justesse nous impressionnent toujours, et du compositeur qui réalise un exercice bluffant qui permet à « Project 11 : The Landing » de frapper sa cible au coeur ; cet album est aussi admirable qu'excitant !
« Project 11 : The Landing » est disponible depuis le 05/04/2024. C'est une sortie Wormholedeath (Max Enix, Crystal Gates, Wyvern, The Villainz).

WHOM GODS DESTROY (métal progressif), Insanium (15/03/2024)

Le 18/03/2024

Un tourbillon permanent.
Par Ahasverus
Whom gods destroy
Voici un supergroupe composé de virtuoses de la scène Metal qui comptent dans leurs CV des formations telles que Dream Theater, Guns N'Roses, Whitesnake ou Angra. Ils se retrouvent pour un album résolument progressif, heavy et moderne.
Dès les premières notes, il apparaît que Whom Gods Destroy propose des compositions aussi sombres que techniques, usant volontiers de sonorités dissonantes  (« Over Again »).
La voix de Dino Jelusick (Whitesnake) est d'une belle puissance, proche de celle de Jorn Lande et de David Coverdale.
Le jeu des musiciens, virevoltant pour le duo guitare/clavier, subtil pour la batterie, ne cesse de solliciter vos sens en hissant les compositions à un niveau  étourdissant (« Crawl »). 

« Insanium » stimule et sollicite ainsi de manière quasi permanente votre attention  dans un univers qui peut rappeler Ark.
Une ballade bienvenue pourra vous permettre de souffler (Find My Way Back) et vous trouverez parfois quelques propositions plus accessibles (« Keeper Of The Gate »).
Sans être totalement hermétique, « Insanium » reste exigeant, même s'il ne manque pas de mélodies dans les refrains.
Il tisse avec expertise une toile de neuf titres, dont un instrumental  (« Hypernova 158 »), dans un métal progressif particulièrement véloce. Cette complexité réjouira viscéralement une partie du public métalleux ; les autres auront du mal à suivre ce tourbillon permanent qu'il impose à leurs sens, même s'ils reconnaîtront volontiers la richesse des compositions.

CALIGULA'S HORSES (metal progressif), Charcoal Grace (26/01/2024)

Le 02/03/2024

Tour à tour vif, technique et fin, « Charcoal Grace » a les arguments pour convaincre un public de progueux aussi large qu'exigeant. 
Par Ahasverus

Caligula horse

Originaire d'Australie, Caligula's Horse revient via InsideOut Music avec un sixième album.
« Charcoal Grace » a été conçu pendant la pandémie. Son artwork est signé Chris Panatier.
S'étirant sur plus d'une heure, « Charcoal Grace » est un album de metal progressif nerveux, toujours en mouvement, qui sait faire parler les riffs, mais qui reste surtout plein de sensibilité.
Jamais à court d'émotions, de beauté, de guitares sidérales, de mélodies, le groupe de Brisbane privilégie les morceaux longs, parvenant à rester efficace sur des formats de dix à douze minutes, plaçant au centre de sa galette une chanson-titre de vingt-quatre minutes divisées en quatre parties.
Juché à la cinquième place des charts australiens, « Charcoal Grace » s'est vu bien accueilli par les critiques françaises, considéré par Music Waves comme l'une « des sorties majeures de l’année en matière de metal progressif ».
 « Charcoal Grace » ne manque ni d'énergie ni de sensibilité. Tour à tour vif, technique et fin, cet album attractif aux sonorités relevées a les arguments pour convaincre un public de progueux aussi large qu'exigeant.

THE RAGING PROJECT (métal progressif), Future Days (06/02/2024)

Le 11/02/2024

Ivan Jacquin fédère des artistes aux renommées très diverses qui ont pour point commun un même talent.
Par Ahasverus

Ce mois de février est marqué par le retour discographique d'Ivan Jacquin, membre du groupe de métal progressif Psychanoïa et concepteur du projet Foreign, un opéra rock progressif dont le second volet, « The Symphony of the Wandering Jew Part II » nous avait notablement ébloui, d'abord pour ses qualités de composition et pour son casting, enfin et surtout pour sa production époustouflante.
Foreign 2 artworkIvan revient donc avec un nouveau concept, The Raging Project. Initié en 2007 sous la forme d’un trio, il sort un EP en 2009 avant d'être mis en sommeil. Ivan le réveille en 2021 sous la forme d’un projet studio avec des invités triés sur le volet, à l'instar de ce qu'il a fait avec sa trilogie Foreign, dirigeant cette fois-ci seize musiciens et chanteurs.
Si les ingrédients restent sensiblement similaires, la recette diffère. Bien que toujours progressive, elle intègre des influences électro, néo-métal ou atmosphériques, 
Comme son nom l'indique, « The Raging Project » est un manifeste de colère. Colère contre les cicatrices irrémédiables que nous infligeons quotidiennement à notre environnement. L'artwork rapporté au titre de « The Raging Project: Future Days » rend les commentaires superflus.
Raging projectTotalement écrit et composé par Ivan Jacquin,  « The Raging Project: Future Days » est un douze pistes de soixante-dix minutes. Il reprend les cinq pistes de l'EP (réenregistrés) et propose cinq nouvelles compositions, les deux morceaux restants étant en quelque sorte des bonus tracks, version anglaise ou française de titres originaux.
Pour la distribution, Ivan fait dans la dentelle : on trouve notamment Leo Margarit (Pain Of Salvation) à la batterie, Derek Sherinian (Dream Theater) au Moog, clavier et thérémine, Amanda Lehmann (Steve Hackett), Fabrice Lacourt (Veda) et Jean-Pierre Louveton (JPL, Nemo) à la guitare. Mais celle qui tire particulièrement son épingle du jeu au milieu de ces noms prestigieux, c'est Ingrid Denis (Jirfiya, Oscil), alchimiste sublime qui transforme en or chaque mélodie touchée par la grâce de sa voix (« Don't Want », « Ambient ») !

Dans une tracklist variée qui saura vous surprendre (« I Wanna Dance »), Ivan Jacquin confirme la sûreté de son casting et sa capacité à concevoir et diriger des projets ambitieux. Il fédère autour d'un songwriting solide des artistes aux renommées très diverses mais qui ont pour point commun un talent qu'il sait mettre en valeur. A découvrir de préférence via le Bandcamp du projet : https://theragingproject.bandcamp.com/album/future-days

ELLESMERE (rock progressif), Stranger Skies (12/01/2024)

Le 12/01/2024

Inspiré par Genesis et Rush, ce quatrième album d'ELLESMERE devrait satisfaire les fans de rock progressif.
Par Ahasverus
Disponible depuis le 12/01/2024, « Stranger Skies » est le quatrième album d'Ellesmere, un projet conduit par le multi-instrumentiste Roberto Vitelli.
Il fait écho à l'album « Wyrd », sorti en 2021, et Rodney Matthews (Nazareth, Magnum) a d'ailleurs illustré les deux opus, représentant des mondes opposés, l'un « froid » – lié aux quatre premières chansons de l'album – et l'autre « chaleureux » – lié aux deux dernières compositions qui totalisent à elles seules plus de vingt-quatre minutes.
EllesmereDu point de vue des lyrics, « Stranger Skies » aborde à nouveau le thème du voyage et de la découverte de mondes nouveaux et inexplorés, une constante de tous les disques d’Ellesmere.
Musicalement, l'album est profondément progressif et symphonique, avec une grande richesse dans les arrangements, et une large gamme de contributeurs (Clive Nolan, John Hackett) autour du noyau dur composé de Roberto Vitelli (basse, claviers et auteur-compositeur principal), Mattias Olsson (batterie), John Wilkinson (chant) et Giacomo Anselmi (guitare).
Avouant pour principales sources d’inspiration « A Trick of the Tail » de Genesis et « Moving Pictures » de Rush, « Stranger Skies » est un patchwork progressif fait de beaux effets chorus (« Tundra »), de pièces virevoltantes (« Arctica »), d'ambiances lithurgiques (« Stranger Skies ») et d'instruments variés tels que le saxophone, la flûte, ou la guitare acoustique à douze cordes. 
Parfaitement respectueux des codes du rock progressif, « Stranger Skies » est soigné et bien exécuté. Fidèle à  ses grands aînés dont il avoue s'inspirer, son interprétation de qualité devrait rallier à Ellesmere la majeur partie des fans du genre.

HEMEROPLAN (prog), High Tide (03/02/2023)

Le 21/05/2023

Groupe : HEMEROPLAN (Tours - 37)

Album : High Tide (03 février 2023)

Genre : Metal Progressif

Labels : Season Of Mist
              The Orchard
              Klonosphere

Par Harvey

Hemeroplan le groupe

Originaire de Tours, Hemeroplan se forme en 2018 mais c’est pendant la période de pandémie que le groupe donne naissance à son 1er album "High Tide" produit par Fabien Devaux (Hacride, Step In Fluid). Yann Ligner (chanteur de Klone) se charge de l'enregistrement des voix et les arrangements au Studio La Boissière.

Hemerplan high tide
"High Tide " retrace le périple d'un protagoniste sombrant dans une dépendance dangereuse et personnifiée (alcool/religion/drogues) en passant pour les étapes : situation initiale, chute, tourments, sortie. Effectivement la musique fait bien ressortir toutes ces ambiances sombres de la dépendance et de la sortie de ce cycle infernal.
Leur univers fait échos à des groupes phares tels que Katatonia, Tool, Karnivool.

Le groupe doit encore maturer tout cela et sortir de ses influences afin de trouver un son qui lui est propre. 

Line-Up :
Jany Pacaud : Chant + Guitare
Pierre Chauveau: Guitare
Axel Fabre : Basse
Yann Maury : Batterie + Choeurs
Guest Album : Camille Pellerin : Saxophone (Track : « Amplitude »)



Track listing :
1 – Magnitude / 01:09
2 – Fears / 05:01
3 – The Call / 06:22
4 – Six Feet Over / 04:07
5 – Omniscience / 05:50
6 – These Walls / 05:01
7 – Amplitude / 02:53
8 – Towards the Abyss / 06:29 1er single-videoclip
9 – Verisimilitude / 02:19

L'artwork a été confié aux artistes de « Vaderetro » (The Ocean, Gojira, Kadavar, The Necromancers…).

L'avis de Harvey : A surveiller

https://www.facebook.com/hemeroplan
http://www.klonosphere.com
https://www.facebook.com/KLONOSPHEREPR

ANASAZI (prog) , Cause & Consequences (27/01/2023)

Le 04/05/2023

Cinquième opus pour les Grenoblois ANASAZI, un des meilleurs albums du groupe, en tout cas un des plus aboutis.

Par Harvey


Devenu un trio après le départ de leur bassiste en mars 2020 (Christophe BLANC-TAILLEUR), anasazi (formé en 2004) nous propose un album plus rugueux, plus sombre et organique, mais toujours mélancolique et mélodique. Articulé autour de Mathieu Madani (guitare, basse, claviers et chant), du guitariste lead Bruno Saget et du batteur Anthony Barruel,  Anasazi a pris le temps de produire ce cinquième album, fort des malheurs des 2 dernières années que l'on connait tous.

Anasazi cause et consequences pochette

8 nouveaux morceaux pour une durée de 63 minutes, "Cause & Conséquences" est un condensé des styles musicaux préférés des Grenoblois : le Métal et le Rock sans oublier leur facette Progressive.

Cet album, autoproduit par Mathieu au studio V à Grenoble, a été mixé par Tristan Klein, guitariste, qui intervient sur quelques solos de l'album et a aussi joué des orgues hammond. L'artwork magnifique a été à nouveau réalisé par Grégory Migeon , qui a produit toutes les pochettes du groupe depuis 2008. Quelques ébauches qui ont amené l'illustration finale : 

Evolution de l'artwork

Tracklist :
01. Trapped (7:13)
02. 324 (5:37)
03. Death Was (Her) Name (5:53)
04. Exit Life (8:30)
05. Disheartening (9:39)
06. Into the Void (6:05)
07. Space Beetween (6:41)
08. The Mourning (13:19)


- Bonus tracks :
9. Manic Circle (8:49)
10. Bleeding Through (5:50)
11. Shine (4:46)
12. Autumn of Tears (4:10)

Les thèmes abordés vont de la souffrance animale "trapped" et "space between", à la dépression "324" et "into the void", aux attaques paniques "disheartening", le deuil "the mourning", le suicide assisté "exit life" et les cultes "death was (her) name".

FORMATION:
Anthony Barruel: Batterie
Bruno Saget: Guitares
Mathieu Madani: Chant / Guitares / Basse

Un des meilleurs albums du groupe, en tout cas un des plus aboutis. 

Les liens :

https://www.facebook.com/anasazi.prog
https://anasazi.bandcamp.com/album/cause-consequences
 

L'album complet en écoute directe ici-même :

 

HAMASAARI (prog), Ineffable (03/03/2023)

Le 29/04/2023

Variant judicieusement les plaisirs, "Ineffable" est un des albums surprise de cette année 2023.

Par Harvey

HamaSaari (crédit photo Clara Marban)

HamaSaari (né des cendres du groupe SHUFFLE) dans lequel on retrouve Jordan au chant/guitare, son frère Jonathan à la basse, Antoine à la guitare, Sullivane aux claviers et Elie à la batterie. Un chemin beaucoup plus aérien s’est ouvert devant eux et les 5 musiciens ont bannis samplers et machines pour des compositions beaucoup plus vraies et sensibles. HamaSaari qui n’est autre que le nom d'une île fictive perdue dans le grand nord de l'Europe, aux pays des aurores boréales, et inexplorée par l'espèce humaine.
Artisans d'un son à la fois massif et délicat, Hamasaari réunit plusieurs pans du rock progressif passés et actuels. S’inspirant des grands noms du style tel que Pink Floyd, Porcupine Tree ou Karnivool, ils cisèlent et polissent les contours d'un voyage musical et sensoriel. 

Hamasaari ineffable pochette
Une basse-batterie solide, énergique et parfois poly-rythmée, des claviers vintages, Fender, Rhodes, Orgues Hammond, Mellotrons, médaillés par des guitares arpégées dans une longue réverbération pour laisser place à une voix claire et œuvrée.
HamaSaari a forgé son propre terrain très sensoriel pour donner une existence à « Ineffable », le nom choisi pour ce premier album.
L’album est plutôt bien pensé, aéré, et varie judicieusement les plaisirs. Un des albums surprise de cette année !

Second single White Pinnacles (24/02/2023)

Line-Up :
Jordan Jupin : Vocals / Guitars
Sullivane Albertini : Keyboards
Antoine Alric : Guitars
Jonathan Jupin : Bass
Élie Chéron : Drums
 

Track listing :
1. Different Time [05:12]
2. Crumbs [06:44]
3. Lords [05:51]
4. Bleak [06:26]
5. White Pinnacles [05:15]
6. Old Memories [05:00]
7. Prognosis [04:09]
 

Arrangements : Guillaume Bernard (Klone, Polar Moon, Klonosphere)
Enregistrement en live : La Grange Studio par Paul Peterson, Jordan Jupin &
Yoann Dupin
Mix/Master : Forrester Savell
Artwork : Lucie Cros
Crédit photos : Clara MARBAN
Label KLONOSPHERE
Distribution : Season of Mist

 

Websites :
hamasaari.com
facebook.com/hama5aari
https://www.facebook.com/KLONOSPHEREPR

https://www.facebook.com/seasonofmistofficial

 

 

SUNBEAM OVERDRIVE (prog), second single extrait de DIAMA (12/05/2023)

Le 18/04/2023

Par Dam'Aël

Entre metal progressif et rock alternatif des années 90, la vision atypique des Marseillais de SUNBEAM OVERDRIVE.

Sunbeam overdrive le groupe 1

Formé en 2019, SUNBEAM OVERDRIVE sort un premier EP la même année et participe à l'Euroblast Festival en compagnie des formations Car Bomb, Vola et Sleep Token. Actuellement constitué du guitariste et chanteur Tom Abrigan, de Karim Arnaout au chant principal, de Laurent Duclouet à la batterie et du bassiste Bruno Morgana, et après signature avec le label toulonnais •• Tentacles Industries •• qui assure aussi leur management, la formation est à l'aube de nous proposer son tout premier album DIAMA prévu pour le 12 mai prochain. Cet opus se présentera en version numérique mais aussi en version CD digisleeve et free goodies uniquement à 1000 exemplaires. D'ailleurs pour les précommandes, le lien est ici :  https://tentaclesindustries.bigcartel.com/artist/sunbeam-overdrive

Un premier single "Out Of Plato's Cave" avait été illustré par une Lyrics video réalisée par Florent Molinier - Graphic and Motion Design le 15 mars dernier.

Le groupe s'expliquait sur ce titre :"Ce premier single est un titre très énergique aux accents djent et progressifs pour évoquer l'allégorie de la Caverne de Platon, décrivant à quel point il est difficile de détourner le regard des illusions qui nourrissent facilement notre esprit, de tenir bon quand tout le monde autour de soi pense que l'on est perdu, de chercher la lumière, l'élévation et la vérité, en ayant la force de garder les yeux et l'âme ouverts quand elle vous frappe." 

Ce 12 avril, SUNBEAM OVERDRIVE nous fait une seconde proposition avec "Crimson Stains" et les arguments suivants :"Le départ de ce nouveau single est plutôt rock n' roll, rappelant les premiers albums de Soundgarden ou Pearl Jam, mais avec un riffing orienté metal / prog. Le texte de "Crimson Stains" est basé sur certains témoignages et évoque la charge mentale, le fardeau et les agressions physiques auxquelles les femmes sont confrontées... En essayant d'imaginer comment vivre avec un tel désavantage dans un monde patriarcal." 

Quant à l'album lui-même, que peut-on en dire avec les quelques informations obtenues? Qu'il ne s'agit pas véritablement d'un album concept mais qu'un fil conducteur est bien présent  et met la lumière sur le sujet traité dans DIAMA : un voyage, une aventure qui font prendre de l'altitude, sans doute sur les problématiques qui nous occupent voire préoccupent, dans une atmosphère d'énergie sans restriction aucune. Diama propose dix titres auquel vient s'ajouter " Fainted Core (Bonus Track - Live Acoustic)" issu de l'EP éponyme acoustique de 2019.

Diama
01. Ascending
02. Diama
03. Slave To The Void
04. Crimson Stains
05. Diamond Shape
06. Junction: Buhl's Eye
07. Deaf And Blind 
08. Shen
09. Out Of Plato's Cave
10. Hard Sun
11. Fainted Core (Bonus Track - Live Acoustic)

Sunbeam overdrive diama pochette

 Cet opus a été enregistré et mixé par Tom Abrigan. Le mastering a lui été confié à Brett Caldas-Lima au Tower Studio (Devin Townsend Project, Megadeth, Cynic, Pain of Salvation, etc.) et l'artwork a été confié à Christophe Dessaigne (Midnight Digital). La promotion est assurée par http://Agence Singularités

Les liens :

https://www.facebook.com/Sunbeamoverdrive

https://www.facebook.com/tentaclesindustries 
contact@agencesingularites.fr

ALPHA MOUNTAIN « Alpha Mountain » (sortie le 28/10/2022 - chronique)

Le 27/10/2022

Un excellent lead vocal à deux voix qui rappelle un autre duo de haute volée  : Glenn Hughes et Joe Lynn Turner.

Groupe : Alpha Mountain
Origine : France
Album : Alpha Mountain (28/10/2022) - Chronique d'album
Genre : Hard Rock, Power Rock, saupoudré d'éléments de rock progressif
Label : Vallis Lupi
Par Dam'Aël

Alpha mountain

LE GROUPE :

Alpha Mountain est un tout jeune groupe qui n'a pas encore soufflé sa première bougie mais qui est loin de nous offrir de simples gazouillis tant le line-up qui le compose est monumental. Et le logo de la formation l'exprime très explicitement en nous tournant vers cette chaîne magistrale de Tantalus au sud ouest de la Colombie britannique située au Canada. Une montagne imposante et un groupe qui impressionne tout autant avec ses cinq membres au CV plus que rempli. A l'origine du projet Steph Honde (Café BertrandHollywood MonstersNoN) et Butcho Vukovic (Watcha, Last Temptation) qui désirent en partie mettre en évidence sur cet opus un double lead vocal masculin. Deux bassistes complètent le duo, Fred Schneider (LAG I RUNAdrian Byron Burns) et Pascal Baron (SSB - Sloane Square BandYarol Poupaud) qui se partagent la quatre cordes sur les pistes 4, 6, 8 et 9 pour Fred et 1, 2, 3, 5, 7, 10 et 11 pour Pascal. La batterie est assurée par Eric Lebailly bien connu pour avoir travaillé avec le groupe Adagio ainsi qu'avec Louis Bertignac. Nul n'est à préciser que la six cordes sera bien évidemment maniée avec talent, vigueur et excellence par Steph. Vous l'avez compris des musiciens largement  à l'aise dans leurs baskets, se retrouvant sur un terrain de jeu qu'ils connaissent parfaitement dans un seul et unique but, celui de nous offrir un moment sans équivoque magique et texturé à souhait au vu des expériences de chacun.

Alpha mountain logo

ALBUM : ALPHA MOUNTAIN

2607 ! Non ce n'est ni l'année de sortie de cet album, ni la hauteur de cette montagne radieuse (encore que ses 2306 m d'altitude n'en sont pas si éloignés), mais le temps qu'il nous faudra au minimum accorder à cette galette pour nous dévoiler l'intégralité de ces onze morceaux. J'imagine que certains en désirent la conversion : 43'27. Et si une présentation de sa durée en secondes paraît épique, une partie de sa réalisation ne l'est pas moins. Pourquoi me demanderez-vous ? Alors sortons crampons, casques de protection et bâtons pour escalader ce processus de composition. En effet, une partie de l'album a été réalisée à partir de lignes de chant exécutées a capella par Butcho, lesquelles sont issues d'une technique de mash-up sur bande sonore de titres appartenant à certains groupes très connus comme les Rolling Stones, David Bowie, Thin lizzy, Stevie Wonder et autres. Un processus de composition atypique mais que maîtrise parfaitement notre artiste Vukovic pour en avoir présenté quantité - et qualité - sur les réseaux sociaux. A Steph de s'agripper haut et fort à des lignes de chant qui forcément varient un tant soit peu car peu de groupes enregistraient au clic dans les années 70, 80 ; or poser des patterns instrumentaux sur ordinateur à partir de tels enregistrements équivaut à une belle escalade sur des sommets plus que défiants. Un bel exercice pour Steph dont il a su s'affranchir avec une aisance certaine. L'autre partie de l'opus suit quant à lui, un processus beaucoup plus classique et habituel, celui de poser des harmonies vocales sur un instrumental déjà établi. Au total quinze titres seront réalisés pour une sélection finale de onze morceaux. Un gros travail en amont qui s'articule malgré tout avec une vivacité d'exécution globale étonnante : rapidité de composition, vélocité d'enregistrement, célérité de mixage. Une semaine pour chacune de ces étapes. Steph Honde dégaine plus vite que son ombre... on ne se demande pas quelles ont été les bandes dessinées de son enfance... Jolly Jumper ferait-il partie de l'écurie Alpha Mountain?

Alors allons découvrir les onze sommets de cette chaîne musicale bien française.

1. Serenity (5:00)

Serenity donne le clap de départ et une entrée directe dans cet album riche en énergie et variations. Cadencé et très groovy, le morceau nous offre un excellent aperçu du duo que Butcho et Stéphane sont capables de réaliser au chant : un véritable lead vocal à deux voix qui s'imbriquent à la perfection tel un jeu de Lego ou les pièces d'un puzzle, à vous de choisir laquelle de ces distractions vous préférez. En attendant ces cinq premières minutes sont exquises et ne sont pas sans rappeler un groupe mythique à la couleur violette très profonde; D'ailleurs Steph. s'amuse allègrement à nous en livrer un clin d'oeil évident sur  la note finale de "I lost my mind, I lost control"(1'01) avec un contrôle parfait et une maîtrise qui pourraient faire vibrer un certain Gillan. Les rimes du texte sont en parfaite adéquation avec la mélodie, mais cela nous n'en doutions pas car nous connaissons cette capacité chez Butcho Vukovic à livrer de façon récurrente d'excellentes lignes de chant quel que soit le genre musical délivré. Les claviers qu'auraient sans doute apprécier de jouer Don Airey ou feu Jon Lord sont assurés par Honde. Ce titre a été proposé sous forme d'un lyrics-video-clip le 8 octobre dernier que je vous laisse découvrir ici :

2. All in Vain (5:03)

All in Vain est le premier clip-video, sorti le 10 septembre dernier, qui martèle sauvagement que le combat est à tous les étages, nécessitant efforts, efforts, et encore efforts... En vain pour la plupart du temps au vu de l'actualité et de la récurrence des problèmes de l'Humain. La basse de Pascal Baron est magnifiquement mise en avant sur ce titre, faisant la part belle à cet instrumental dynamique et martelant. Le chant se fait sur des tonalités différentes mais laisse la place à certaines envolées dans les hauteurs pour Steph Honde qui nous rappelle sa capacité reconnue à fournir une belle gamme de vocaux. Le solo de guitare est "chiadé" tout en restant très mélodique et la batterie structure parfaitement le morceau en claquant avec un savoir faire que l'on reconnaît à Eric Lebailly depuis très longtemps, et marquant les points forts de l'instrumental ; ce qui génère une texture travailée sur ce All in Vain. Alors je précise malgré tout qu'il m'a fallu plusieurs écoutes de cette seconde piste pour l'appréhender totalement, ne me demandez pas pourquoi, sans doute un alliage musical à la formule plus complexe... La question reste ouverte.

3. It’s Tough (3:03)

Très fédérateur malgré un instrumental peut-être un peu plus alambiqué sur trame solide de mélodie. Alpha Mountain nous donne une envie soudaine, cheveux au vent, bras en l'air, de bouger notre popotin et chantonner sur le refrain de  It’s Tough  et ses "wouo wouo wouo" et "yé yé yé". Un titre joyeux malgré la dureté ambiante du quotidien et une basse légèrement plus sombre.

4. A Deep and Real Sad Song (6:09)

Superbe opposition vocale dans cette introduction de A deep and Real Sad Song avec un chant du genre plutôt "crooner" pour Steph et le second imprégné d'un Yin très aérien pour Butcho : assez époustouflants ces deux magiciens de la voix! Cette balade qui s'articule sur des cymbales légères livrées par Eric et une basse ronronnante jouée par Fred, offre des plages évolutives pour nous embarquer dans son paysage mélancolique. La guitare à la Ritchie Blackmore vient compléter ce tableau musical que Renoir aurait certainement su traduire en couleurs hautement émotionnelles. Cette quatrième piste est magnifique et donne une preuve supplémentaire du talent de chacun des cinq membres de Alpha Mountain. L'écoute multiple nous aspire toujours plus en profondeur dans cette toile sublimissime. N'hésitons pas à la consommer sans modération, l'ivresse y est extrêmement bénéfique. Coup de cœur!

5. It’s Up To You (5:21)

C'est un morceau puissant qu'Alpha Mountain nous délivre pour accompagner son message It's Up To You. Butcho joue la performance dans cette puissance vocale, cotoyée par des motifs instrumentaux particulièrement lourds et tout aussi forts. Une pointe arabisante saupoudre un petit peu de fraicheur dans ce titre qui pourrait avoir sa version Doom sans trop de difficulté me semble-t'il. Allez je me laisse vous confier, et je demande au quintet de bien vouloir laisser faire mon imagination, que je me suis permise d'entendre des "Sam" en tout arrière plan des chœurs (Les amateurs de Watcha comprendront).

6. A Memory Trace (5:31)

Nouvelle pause et autre place à une  seconde balade qui s'articule sur une composition assez magistrale. Ces habitués du Hard Rock, du Blues savent s'habiller avec délicatesse d'un doux mouvement introduit par de l'électro-acoustique soyeux. Alpha Mountain nous invite à une dance langoureuse et tendre sur tonalités envoutantes et charmantes. Quel panel, quel talent! Que de magie, un voyage qui partage le monde des genres musicaux. L'instrumental sait offrir une parfaite évolution d'énergie qui imprimera notre mémoire de traces indélébiles tant ce titre est magnifique. Guitare, basse, batterie, chants créent ce cocktail subtile A Memory Trace. Leur second opus, si seconde galette est d'actualité, aurait toute légitimité à se nommer Alchimie.

7. Bad Days (4:24)

Les Bad Days peuvent parfois donner la rage, cette rage de vivre couplée d'une énergie prête à décoiffer tous les chauves qui trainent sur son passage et décoiffer les brush les plus laqués. Eric Lebailly assène l'idée en introduisant des blast beats sur le Hard Rock d'Alpha Mountain. Et bien lui en a pris, c'est très bien placé et super bien vu. Vous l'avez compris, il s'agit d'un morceau rapide, énergique qui malgré tout sait allier des chœurs assez doux en contraste total avec la dynamique du titre. Butcho sait aussi faire des choix très judicieux pour étoffer ses lignes de chant. 

8. The Thin Red Line (3:28)

Atypique! Le combo s'aventurait-il à franchir cette Thin Red Line dans cet album? Il semblerait que oui puisqu'il sort en effet des sentiers battus en balayant d'un revers de main les structures classiques couplets/refrains, sur cette huitième piste. Un libre cours à l'émotion, aux souvenirs, à tout... J'ai aussi laissé filer mon imagination ou mon interprétation en m'accordant une légère escapade vers un Goodbye Marylou à partir de quelques notes de guitare en milieu de morceau. Oui et alors!..

Ce morceau m'amène à préciser que cet album n'a pas qu'un seul fil conducteur; il arpente le genre tel un arachnide qui explore sa propre toile d'araignée. 

9. Chasing the Wind (3:44)

Suggestion :

  • Ecoutez une ou deux fois ce Chasing The Wind
  • Allez écouter Heroes de David Bowie
  • Ré-écoutez Chasing The Wind et laissez-vous aller
  • Petit complément, rappelez-vous l'un des process de composition expliqué plus haut.

Stéphane a construit tout l'instrumental à partir du chant a capella de Butcho qui lui-même s'est forgé sur la bande son du titre Heroes de David Bowie en y transformant totalement la ligne de chant originelle. Assez bluffant et particulièrement original cette façon de créer. Chasing the Wind fait aussi partie de mes coups de cœur.

10. Don’t Go Astray (3:15)

Ce morceau prêche la belle parole, toujours sur mélodie évidente et groove qui auraient sans doute plu à un certain Bowie. Les paroles sont frontales, la musique directe avec pour mission de retranscrire les années divines du Hard Rock en version Alpha Mountain 2022.

11. What’s Going Wrong (4:02)

L'album se conclut sur une nouvelle balade qui signe aussi le talent du combo dans les mid-tempi, sachant délivrer émotion, délicatesse et sensibilité avec beaucoup d'élégance. Elton John dans les parages se serait peut-être invité, en guest, sur l'introduction de ce What's Going Wrong... Oui je sais, on sort du cadre et... A L O R S!!!

NOTRE AVIS :

Cet opus Alpha mountain met en exergue  une double qualité. Celle d'un excellent lead vocal à deux voix sur tessiture medium/aigüe pour Butcho et basse pour Steph. qui rappelle un autre duo de haute volée Glenn Hughes et Joe Lynn Turner, mais aussi celle d'une qualité de composition et d'une base rythmique véritablement solide, technique, dynamique et très groovy. Tout un chacun prendra vite conscience des influences qui ont orientées ces onze morceaux (Stevie Wonder, Pink Floyd, Deep Purple, Dio) ainsi que les différentes expériences de chacun des membres qui en constitue la formation. Un album instinctif, organique et sincère qui titille un tant soit peu et laisse la place à l'erreur, telle que cela peut se produire en live. A écouter et surtout ré-écouter pour en aborder tous les méandres et subtilités ; un multi-facette cohérent qui fait voyager.

On note que la pochette très révélatrice du projet, est réalisée par Tristan Greatrex (UFO, MSG, Lionheart…), que l'album sort sur le label français Vallis Lupi (label de production et de promotion musicale rock | alt | art | prog) et est distribué par InOuïe distribution en france et à l'international. Je rappelle que le mixage et le mastering sont assurés par Stephane Honde et que les enregistrements de la basse et la batterie ont été confiés à Fabien Giordani du Fatlab Studio (Avignon).

Tracklist : 43'27 soit 2607"

1. Serenity (5:00)
2. All in Vain (5:03)
3. It’s Tough (3:03)
4. A Deep and Real Sad Song (6:09)
5. It’s Ut To You (5:21)
6. A Memory Trace (5:31)
7. Bad Days (4:24)
8. The Thin Red Line (3:28)
9. Chasing the Wind (3:44)
10. Don’t Go Astray (3:15)
11. What’s Going Wrong (4:02)

 

LES LIENS :

Alpha Mountain

https://vallislupi.bandcamp.com/album/alpha-mountain

vallislupiproductions

inouiedistribution.pro

Fatlab Studio

Seven Eyed Crow : Icarus (Prog - 2022)

Le 01/02/2022

Quatre ans après « Organized Chaos » leur premier album, le groupe de métal progressif bordelais Seven Eyed Crow revient chez M&O Music avec un EP intitulé...

« Icarus »

Seven eyed crow

Faisons un tour de pistes :

  1. Entre alternatif et prog', « Eyes Wide Shut » pose le décor, avec une voix qui retient l'attention. Les guitares se font captivantes après le pont.
  2. «Weird Boy » propose de très belles lignes de basse et aligne les phases délicates sans cracher sur un petit baston.
  3. Sur « Until » le prog prend le pas. Les voix sont parfaitement travaillées et montrent un spectre assez large. Le riff tient la route.
  4. « To My Old Man » part en arpèges pour une introduction légère.
  5.  « Visions » est plus alternatif, avec une basse bien présente sur une phase presque lounge. Puis les guitares se font incisives et spatiales.

Saupoudrant son prog' d'alternatif - ou l'inverse ? - Seven Eyed Crow évite les ornières et singularise sa démarche en ne choisissant pas son camp, renvoyant les deux genres face à face dans un  album court mais avec de belles fulgurances, un chant agréable et un beau placement des instruments. Concédant à la technique comme à la délicatesse, l'opus saura satisfaire les deux publics, et c'est justement a cette dualité complice du rock alternatif et du métal progressif conjuguée à une voix qui se remarque que ce « Icarus » doit sa réussite et son originalité. A découvrir.

« Icarus » est disponible depuis le 21/01/2022.

Les Critiques :

  • « On se laisse facilement séduire par cet Icarus, Seven Eyed Crow prouvant que le prog n’est pas une redite systématique et peut être revisité. »
    Among The Living
  • « Riche en émotion, en mélodie et digne de toute votre attention. »
    Aux Portes Du Metal Webzine

Tracklist :

  1. Eyes Wide Shut
  2. Weird Boy
  3. Until
  4. To My Old Man
  5. Visions
    Durée totale : env. 26 mn

Seven eyed crow band

Line-Up :

  • Jérome Kloeckner : chant
  • Aurélien Boileau : guitare
  • Alexandre Pouzioux : guitare
  • Frédéric Lagorce : batterie
  • Yoann Roy : basse

Discographie :

  • « Dark Ways To The Sun » (EP - 2015)
  • « Organized Chaos » (2018)
  • « Seven Eyed Crow » (EP - 2022)

Les Liens :

Et pour aller plus loin avec Seven Eyed Crow et leur nouvel EP, nous vous conseillons cette interview réalisée par Aux Portes Du Metal.
 

 

GRORR - L'interview Ddulden’s Last Flight

Le 18/05/2021

« A chaque album son histoire et une aventure bien particulière. »


Après sept ans de silence, Grorr revient avec un line-up modifié et "Ddulden’s Last Flight", un quatrième album tout aussi conceptuel, ethnique et soigné que l'étaient "Anthill" et "The Unknow Citizens".
Concept, instruments, artwork... La formation paloise nous dit tout.

GRORR, "Anthill" (2012)

Bonjour Grorr. Sept ans se sont écoulés depuis votre dernier album, "The Unknow Citizens". Même si vous n'êtes pas restés inactifs vous n'avez pas craint que ce soit trop long ?
Yoann (guitare) :
Salut ! Ca a sûrement été trop long... On aurait clairement pu gagner un an ou deux car une fois l'enregistrement terminé, les choses n'ont pas été aussi vite que d'habitude, on a dû changer de studio pour le mix entre autres, et cela a entraîné un gros retard... Mais il a aussi fallu le temps d'intégrer de nouveaux musiciens, de créer une nouvelle façon de travailler, etc. On voulait prendre le temps de sortir quelque chose d'abouti. On ne s'invente pas (ou plus) de pression par rapport aux attentes extérieures : ce n'est pas notre gagne pain, et cela doit rester une passion ; on veut sortir de la musique dont on est fiers. Bon, on espère toujours que les gens qui aimaient bien Grorr ne nous ont pas oubliés, et qu'ils apprécieront l'album !

"Anthill" et "The Unknow Citizens" ont eu de solides succès critiques. Cela vous a-t-il mis une pression particulière, et vers quoi vouliez-vous tendre quand vous avez commencé à composer pour le nouvel album ?
Yoann :
On part toujours dans l'optique de s'améliorer, La seule pression est d'arriver à composer quelque chose dont on est satisfaits (et ce n'est pas une mince affaire). L'accueil global des précédents albums était plutôt de nature à nous rassurer, ça voulait dire qu'on était dans le vrai, je prenais ça comme un encouragement. Une des idées principales avec l'arrivée de Franck (NDLR : Franck Michel a remplacé Bertrand Noël au chant de Grorr en 2016) était de mettre l'accent sur les mélodies de chants.
Sylvain (instruments traditionnels, sample) : Ce qui est sûr, c'est que leur succès ne pouvait pas être prétexte à fournir moins d'efforts pour la conception de "Ddulden's Last Flight", d'autant que, comme le disait Yoann, notre volonté de s'améliorer va avec la volonté de pousser les curseurs de ce qui nous fait plaisir encore plus loin.

Grorr line upVous revenez donc avec "Ddulden’s Last Flight". Quel est le concept de l'album  ?
Yoann :
A la base on était partis sur un film musical, on avait vraiment cette ambition de proposer trente à quarante minutes de film d'animation en musique... L'histoire suit Ddulden dans son parcours initiatique vers l'accomplissement de son rêve (en l'occurence voler). Elle est découpée en plusieurs scènes-clefs qui sont autant de plages de l'album. On a essayé de mélanger correctement notre sauce habituelle (du rock-metal, des instruments traditionnels, des formats de chansons, dans un concept-album) avec des éléments un peu plus issus de la musique de film.
Sylvain : On a voulu inclure plusieurs niveaux de lecture, d'interprétation. Nous avons utilisé les récits autour du mouvement du Luddisme en trame de fond pour aussi avoir la possibilité d'évoquer notre propre histoire, nos obsessions...

Où et quand sont nées ces compositions ?
Yoann :
Les premières maquettes datent de la sortie de l'album précédent, donc presque sept ans en arrière maintenant... Il y a eu beaucoup de réécriture au fur et à mesure qu'on affinait l'histoire et aussi que l'on intégrait de nouveaux membres dans le groupe. Nous avons imaginé au minimum trois histoires complètement différentes. A l'époque des premières maquettes, Franck, le nouveau chanteur, n'avait pas encore rejoint le groupe. Et enfin Christine (NDLR : basse) est arrivée.  Cela nous a fait beaucoup de bouleversements.
Sylvain : On a même totalisé approximativement quatre heures de compositions dont il reste encore des traces dans la version aboutie de l'album, que ce soit formellement, des mélodies, l'utilisation et le rôle de certains instruments... Les morceaux "The Painter" et "Orang Lao" sont nés de ce matériau originel, ils nous ont finalement servi de laboratoire pour expérimenter le son que nous souhaitions avoir.

En parlant de laboratoire... Quels sont les instruments utilisés sur "Ddulden’s Last Flight" ?
Sylvain :
Il y en a beaucoup ! Les pupitres d'ensembles sont créés avec des instruments virtuels, ce sont donc les ensembles symphoniques, gamelan balinais, taikos … pour le reste j'ai joué du morin khuur (NDLR : instrument à cordes mongol), du sitar, du tabla (NDLR : petit tambour d'Inde), diverses percussions, guimbardes... Et avec Franck nous nous sommes mis à pratiquer les techniques de Khoomei pour les enregistrer, les chants diphoniques donc.

Quels sont vos invités sur l'album ?
Yoann :
Comme on s'est chargés d'à peu près tout, nous n'avons eu qu'une seule invitée sur l'album, c'est Julie Lambert, qui nous a prêté sa voix pour les rôles des « sirènes ».
Sylvain : Elle avait pour mission d'adopter le timbre qu'on entend dans les chants traditionnels féminins de Bulgarie, Croatie etc, ce qu'elle a effectué avec un immense brio !

1 grorrGRORR, "Ddulden’s Last Flight" (2021)

Pour l'artwork, vous avez fait appel à la dessinatrice Emilie Tarascou. Pourquoi ce choix et quelles indications lui avez-vous donné ?
Sylvain :
Pour être tout à fait transparent, il s'agit de ma belle-sœur ! Mais il se trouve que notre collaboration avec elle est comme un alignement de planètes. Elle m'emmenait voir les films de Miyazaki quand j'était petit, elle connait très bien ce genre d'esthétique, entre autres, et a pu suivre de près nos phases d'écriture de l'histoire. On voulait que l'artwork soit composé comme une affiche de film, nous avons donc étudié la composition du plan avec elle, en essayant d'y insuffler nos références. Nous avons choisi d'illustrer l'amorce du climax de l'album (le début de Last Flight, et non pas l'intro de l'album comme on peut le lire sur certaines reviews hahaha !).

Un mot sur la technique, l'enregistrement et le mastering ?
Yoann :
On a suivi le même processus que sur nos deux albums précédents, à savoir qu'on a tout enregistré nous-même et qu'ensuite on a envoyé les centaines de pistes au mixage. Cette fois-ci, on a bossé avec Pierre Danel,  du studio Axone, pour le mix, et il a fait un super travail ! C'était vraiment pas évident de gérer autant d'instruments tout en gardant de la clarté et de la puissance... Le mix est ensuite passé dans les main de Pierrick Noël de l'atelier du mastering pour le mastering.

Les éditions physiques de l'album ont été quasiment épuisées en une quinzaine de jours. Votre réaction ?
Yoann :
Alors c'est vraiment super cool de voir ça, autant que de recevoir des retours positifs... Maintenant,  cela reste à pondérer, car si les stocks Bandcamp du label sont presque vides, pas mal d'exemplaires physiques ont aussi été envoyés pour approvisionner des magasins, etc. La bonne nouvelle c'est qu'il est toujours possible de se procurer l'album en physique !

J'imagine qu'un beau clip est en préparation ?
Yoann :
Malheureusement, rien en préparation pour l'instant, On a sorti un clip en animation pour le morceau « Orang Lao » ; pour « Ddulden » c'est un peu différent : on a toujours conçu cet album comme un « film musical », c'était difficile pour nous d'extraire un titre en particulier pour en faire un clip. En gros c'était un peu « tout ou rien » ; on voulait vraiment avoir un film en anime pour l'album. Bon, on réfléchit toujours au meilleur moyen de proposer quelque chose de cohérent sur scène avec de la vidéo... On croise les doigts !

On vous retrouve dans sept ans pour un prochain album ?
Yoann :
Ahahah ! Ben écoute, on verra bien ! A chaque album son histoire et une aventure bien particulière. Si tu m'avais dit en 2014 que l'album sortirait en 2021, je ne t'aurais jamais cru !
Sylvain : En tout cas nous avons commencé l'écriture de ce futur album. Nous sommes en 2021, le chronomètre est lancé !

Merci Grorr, de m'avoir consacré du temps.
Yoann :
Merci à toi pour ton intérêt !
Sylvain : Merci !


Les Liens :