Nos articles

OCTO CRURA, Tagmata (2022)

Le 15/08/2022

Une formule italienne aussi séduisante à l'écoute qu'elle est épicée à l'image.

OCTO CRURA, le groupe aux deux frontwomen

Octo crura band 1Octo Crura est un nouveau venu sur la scène du métal italien. Il se distingue d'abord par une esthétique  soignée et par la présence au sein du quintette de deux chanteuses, Katlin Dim et Van Is.
Octo crura band
Musicalement, ses points de repères sont Jinjer, Arch Enemy, Butcher Babies et Infected Rain.
Début 2022, il donne un aperçu de son univers avec le single-clip « Sangre De Dios ».

Il revient le 29/04/2022 via le label allemand darkTunes avec un album complet...

« Tagmata »

Octo crura tagmata
« Tagmata » est un huit pistes de trente-et-une minutes.
Empruntant tout à la fois au rock, à l'indus, à l'électro (« Crimea »), au tribal (« Spirit Whole »), et dans une moindre mesure à l'univers pop (« I. C. B. (Bad) ») le métal est son fil rouge (d'un rouge-sang, bien sûr). Il est porté par des riffs heavy qui viennent faire exploser les mélodies.

Le chant à deux voix,  l'une légère (Katlin Dim), l'autre médium, agressive et groovy (Van Is), est parfaitement exploité et complémentaire. Il multiplie les combinaisons à la manière des soeurs Debray (The SoapGirls), tandis que les chanteuses s'appuient ou se relaient au lead.
Ici cependant, les growls de Katlin Dim donnent du corps à l'ensemble et lui apportent sa note extrême. Il est d'ailleurs remarquable qu'elle amène en même temps cette nuance pop quand sa voix claire prend le chant principal.
Le son restitue parfaitement la volonté de puissance d'Octo Crura.
Octo crura katlin dim
Katlin Dim


Avec « Tagmata », Octo Crura réussit un saut dans le grand bain depuis le plongeoir de cinq mètres. Le visuel est excellent, la musique est agressive, la maîtrise est évidente aux instruments comme au chant, l'inspiration autorise des compositions tous azimuts et le groupe, s'il a trouvé déjà sa signature, ne s'enferme pas, loin s'en faut, dans un genre, s'ouvrant grand les perspectives.
La durée de la galette est parfaite pour conserver l'énergie de la première à la dernière note. Ainsi, côté Octo Crura, le taf est fait, du packaging au contenu. Le reste ne dépend que de votre curiosité, et on ne saurait que vous conseiller de vous laisser tenter par cette formule italienne, aussi séduisante à l'écoute qu'elle est épicée à l'image !


Tracklist :

  1. Exuvia
  2. Sangre De Dios
  3. I. C. B. (Bad)
  4. Domina Tenebris
  5. Taranas
  6. Spirit Whole
  7. Crimea
  8. Memorizing

Les Liens :

Octo crura van is
Van Is
 

SANDMAN, Hello Machine (Rock - 2022)

Le 13/08/2022

Jean Lou Kalinowski est de retour !
Le batteur originel de Shakin Street, compositeur particulièrement prolifique, nous a habitué à au moins deux albums par an sous son nom propre ou sous celui d'AC22. Cette fois-ci, il nous revient associé à Sandman (chant, guitare, compositions) auquel il prête ses talents de multi-instrumentiste (guitare, basse, orgue, batterie, synthétiseur, piano et samples) et de producteur. Pour être complet ajoutons que Jean-Lou signe également la pochette.
Sandman hello machine
Quant au mystérieux Sandman, porteur du projet, il compterait déjà un EP et un album. Nous ne saurions vous en dire plus à son sujet. Son nouveau produit est sorti le 23/07/2022, il s'intitule « Hello Machine » et c'est un sept pistes.
Très catchy dès l'entame, « Hello Machine » propose avec « Eyes Wide Shut », sa première plage, un rock à la voix haute et pure et à l'instrumentation raffinée. Jeff Buckley et Led Zeppelin sont les premières références qui sautent à l'esprit, tandis que « Far Away From Heaven » nous évoque plutôt l'univers d'un Paul Lisak & After The Ice. Le ton se modernise sur le percutant « Hello Machine », auquel Jean Lou imprime son tempo, et les guitares se saturent tandis que la batterie se fait encore plus pressante sur l'efficace « The Graving ».
Des influences orientales invoquent à nouveau Led Zeppelin sur « One ». La voix de Sandman est un point remarquable de l'album, elle coule avec  fluidité sur une instrumentation riche et variée. Elle sait dégager de l'intensité quand il convient (le final de « Gatha For Mankind »). L'album se conclut  sur une respiration 70's efficace avec « The Island Of Self ».
Sandman signe donc un sans faute en sept titres aux mélodies d'une grande efficacité, servis par une production qui donne à chaque instrument une belle résonance.  « Hello Machine » est agréable de bout en bout et l'on s'y glisse aussi confortablement que dans un costume taillé sur mesure. On le recommande aux amateurs de rock racé.

Tracklist :

  1. Eyes Wide Shut
  2. Far Away From Heaven
  3. Hello Machine
  4. Gatha For Mankind
  5. The Graving
  6. One
  7. The Island Of Self

Line-Up :

  • Sandman : chant, guitare, compositions
  • Jean Lou Kalinowski : guitare, basse, orgue, batterie, synthétiseur, piano, samples, production, artwork

Le Lien :

BLACKRAIN annonce son nouvel album

Le 31/07/2022

Après le mémorable « Relased » (2016) et sa pochette classos, après l'excellent « Dying Breed » qui comportait une reprise de « Blast Me Up », standard des Annéciens, ainsi que nombre de titres aussi addictifs que ce « A Call From The Inside »...

... BlackRain annonce son septième album studio qui sortira le 25/11/2022 sous le titre « Untamed ».
Blackrain untamed
Enregistré par Arnaud Ménard (Sicarius Production), « Untamed » sera mixé et masterisé par Hannes Braun (également chanteur de Kissin' Dynamite).
Le groupe a dévoilé un premier single-clip intitulé... « Untamed » !

On a hâte de découvrir ce nouvel opus, et on vous recommande vivement d'aller précommander l'album de ce groupe qui déchire autant  dans sa discographie qu'à l'occasion de ses généreuses prestations scéniques.
Les pré-commandes sont ouvertes ici :

 

 

 

 

AMERICAN TERROR, Where WE Are (2022)

Le 11/07/2022

« Nous avons formé American Terror pour faire quelque chose de nouveau. C'est une attitude punk classique avec des grooves métalliques et une attaque moderne. C'est le coup de poing dans la gorge qui manque à la musique. Je pense que nous avons vraiment trouvé les bons gars pour faire quelque chose de nouveau et d'intéressant. » C'est en substance ce que précisait en 2020 le chanteur Brad Cox sur les débuts du groupe au webzine britannique The Moshville Times
Le quatuor d'Atlanta commettait cette année-là son premier album intitulé « Influencer ». Il serait bien accueilli par la critique.
American terror influencer
A l'été 2021, American Terror se rappelait à notre bon souvenir en dévoilant le premier single de son nouvel opus. Il choisissait de mettre en avant sa face punk, avec un titre à haute énergie intitulé « Attitude ».

Il sera le morceau le plus explosif de l'album. Le groupe précisait à son propos :
« La chanson a été écrite et enregistrée pendant le confinement. Entre tensions raciales et politiques, sans parler des questions policières, on avait l'impression que le monde devenait fou et que les gens se retournaient soudainement les uns contre les autres. Alors, fondamentalement, j'essaie de dire que je n'ai pas besoin de ces conneries quand j'essaie de vivre ma vie et de traiter les gens de manière égale. Noir, blanc, républicain, démocrate, gay, hétéro ou tout ce à quoi vous vous identifiez, je m'en fiche. Je n'ai jamais considéré qui que ce soit comme différent, alors pourquoi supposer que je le fais quand vous ne me connaissez pas. Les gens demandent à ne pas être jugés, mais ils vous jugent si vous ne vous exprimez pas haut et fort. Ca me rend dingue,  l'attitude. »
Un an plus tard, précisément le 08/07/2022, American Terror délivrait son deuxième album, une galette toute aussi courte et dense que la précédente (les deux albums du groupe mis bout à bout dépassent à peine une heure) :

« Where WE Are »

American terror where we are
« Where WE Are » a été produit, mixé et masterisé par Brad Cox - rien à redire : le son est parfait ! C'est un onze titres d'environ trente minutes.
Le frontman dit à son propos :
« Les deux dernières années ont été si folles et mon cœur va à tous ceux qui en sont affectés. Tout le monde a ressenti cela de tant de manières différentes. Pour ma santé mentale, j'ai décidé qu'il était temps de me concentrer sur l'écriture et l'enregistrement d'un nouvel album. End Of America a été la première chanson à en sortir. Après cela, le reste de l'album est venu naturellement. »

C'est légitimement ce morceau qui ouvre l'opus, après une courte introduction sur fond d'ambiance insurrectionnelle. Le ton est donné pour cet album aux titres vindicatifs et aux lyrics explicites (« I'm Fucked »), qui se veut « à la pisse et au vinaigre », constat acide plutôt que manifeste moralisateur.
American Terror emprunte au punk son énergie, au metal sa puissance et au hip hop son agressivité. Il sait utiliser les ficelles du rap (voir son excellente reprise du titre Legend de House Of Pain) ou insérer des scratchs dans ses arrangements. Les rythmiques métalliques sont denses et carrées, tandis que l'énorme Brad Cox délivre une performance remarquable dans tous les registres et ne se ménage pas pour nous envoyer du bois en screamant façon Sebastian Bach. Les titres de « Where WE Are » s'enchainent efficacement dans une synthèse moderne d'influences 90's allant de Korn à Skid Row, de Rage Against The Machine à Limp Bizkit. La galette est aussi ramassée qu'efficace et ce métal percutant vaut sans hésitation votre détour par les USA.

Les Critiques :

  • Le quatuor oscille entre des sonorités à la Limp Bizkit et R.A.T.M., sans oublier aussi le punk californien des années 90.
    Heavy Metal Webzine

  • Where WE Are ne laisse pas l'oreille une seconde, captivant, stimulant l'esprit.
    The RingMaster Review

  • Il n’y a pas beaucoup de disques de cette qualité ces dernières années.
    Abaddon Magazine
  •  

Tracklist :

01. State Of The Union
02. End Of America
03. Self Control
04. Attitude
05. Take Out A Bully
06. I’m Fucked
07. Just A Victim
08. The System
09. Lies
10. Soulless
11. N.L.M.
Total : 30mn env.

Line-Up :

Brad Cox: chant
Pat Valley: guitare
Murphy Karges: basse
Rob Hammersmith: batterie

Les Liens :

SIN69, SiN69 (2022)

Le 10/07/2022

Les riffs métronomiques caractéristiques du hard australien côtoient des cavalcades basse/guitares façon Iron Maiden.


On a déjà vanté à plusieurs reprises dans nos pages la qualité du métal suisse (Dead Venus, NoN, Silver Dust, Dirty Sound Magnet, Galaad, ils deviennent trop nombreux pour être cités tous), voici un poulain de plus dans son écurie.
SiN69 est né dans le canton de Fribourg en 2020 sur la base de Circle, une formation helvétique dont faisaient partie quatre des six musiciens réunis ici.
L'origine du nom tient à l'environnement du groupe dont la salle de répétitions se trouve au numéro 69 de la rue.
Dans une pochette très sobre, Sin69 présentait le 11/04/2022 son premier album éponyme via ROAR - rock of angels records (Grave Digger, Stinger).
Sin69 cover
Musicalement, SiN69 délivre un premier album de hard-rock teinté de heavy. Il est assez court, huit titres pour trente-trois minutes. Sa particularité est que le chant se voit confié à Marina et Thomas Schaller, qui se répartissent le lead de morceau en morceau.
Les riffs métronomiques caractéristiques du hard australien (« Hang It Up ») côtoient des cavalcades basse/guitares façon Iron Maiden (« Angels Crying ») et des soli mélodiques dans un album qui s'abreuve aux deux mamelles du Metal. Il se permet à mi-parcours une ballade au titre plus américain que nature : « Cowboy ».

« Sin 69 » a retenu notre attention dès la première écoute et il nous séduit sur la durée par l'efficacité d'un songwriting varié et bien agencé. Et surtout par le timbre de sa chanteuse, légèrement voilé, peut-être androgyne, en tout cas savoureux et peu répandu. Aucun soupçon d'ennui à l'écoute de cet opus fait de l'étoffe des grands premiers albums : si le son peut être amélioré, la formation prouve sa légitimité par huit compositions de hard/heavy à l'authenticité évidente et au grain singulier. L'efficacité est présente immédiatement chez SiN69, et on vous recommande autant l'album que ce groupe qu'il conviendra de suivre.

Tracklist :
1. Guardian Angel
2. Around The World
3. Hang It Up
4. Angels Crying
5. Cowboy
6. Evil’s Place
7. Circle Of Rock
8. Stop Fighting

Sin69 band
Line-Up :

  • Marina Schaller : chant
  • Thomas Schaller : chant, guitare acoustique
  • Beat Hefti : guitare
  • Michael Vaucher : guitare
  • Pesche Liechti : basse
  • Charles Mönroe : batterie

Invités :

  • Philipp "Phluppi" Huber : claviers sur 2/3/5/7
  • Marcel «Mace» Hablützel : backing Vocals sur 1 et 8
  • Julien Menth  : guitare lead sur 1 et 3

Le Lien :

ATLANTIS CHRONICLES, Nera (2022)

Le 09/07/2022

Nouveau logo, nouveau line-up, nouveau style, après deux albums  remarqués ATLANTIS CHRONICLES  revenait le 08/04/2022 avec « Nera » dans un artwork signé par l'artiste russe Valery Konovalova.
Atlantis chronicles nera

Long d'environ trente-cinq minutes, « Nera » est un concept-album qui nous fait suivre les derniers instants de l’Atlantide à travers les yeux d'une de ses habitantes (Nera) avant que les flots ne la submerge. Fort de ce fil rouge, Atlantis Chronicles explore dans des textes en Anglais l'acceptation, le renoncement, ainsi que notre capacité d'adaptation face à un environnement en mutation.
Musicalement, le groupe bouscule ses principes. Il faut dire que le changement dans le line-up a été conséquent puisqu'Atlantis Chronicles a renouvelé son binome chant/guitare.
Le groupe donnait son état d'esprit lors de la campagne de financement de l'album :
« Notre volonté a été d’explorer de nouveaux horizons, d’expérimenter, d’enrichir les couleurs musicales d’Atlantis Chronicles, tout en conservant son identité et ses particularités. Toute notre identité visuelle a également été retravaillée : nouveau logo, nouvelle charte graphique, nouveau merchandising, nouvelle scénographie… »
Pari clairement tenu concernant la musique :  « Nera » s'ouvre sur une belle montée en puissance qui ne cessera d'éclater au fil de compositions à la fois courtes et progressives, à la technique omniprésente, mises en valeur par d'agréables arrangements et par un son qui promet de la pâture à vos esgourdes.

Au milieu de son univers bousculé, Atlantis Chronicles réussit à amener de la mélodie, l'oxygénant à coups d'arpèges. Son prog hardcore privilégie un format court — chargé jusqu'à la gueule — qui dépasse rarement les quatre minutes.
Incontestablement dense et couillu, « Nera » est un album dont la tenue, la réalisation, et tout simplement la réussite, forcent le respect. Atlantis Chronicles y conduit ses expérimentations par touches avec un brio immédiat. La précision de la production vous permettra d'en savourer chaque détail. L'album séduira ainsi un public extrême, progressif, les amateurs de technique, et plus généralement tout amateur de métal moderne inspiré. C'est une sortie 2022 déjà disponible et à ne pas rater.

Pour aller plus loin avec cet album nous vous recommandons cette interview de FRENCH METAL  :

Les Critiques :

  • Un metal progressif, riche et fouillé, mélodique, teinté parfois de djent, alternant chant clair et saturé, et capable de délivrer des ambiances aussi puissantes qu’aériennes.
    HARD FORCE
  • Tout est bon sur ce disque de metal progressif moderne !
    Music Waves
  • Les qualités qui ont pu faire de ce groupe un potentiel challenger pour monter sur le toit du Death Metal technique et progressif français sont toujours présentes.
    Aux Portes Du Metal Webzine
  • Atlantis Chronicles reste un groupe de metal extrême avant tout, mais il s’éloigne du death technique de ses débuts pour un style désormais plus proche metal prog, du deathcore voire du metalcore moderne.
    La Grosse Radio

Tracklist :

  1. Full Fathom Five
  2. The Drowned and the Saved
  3. A New Extinction
  4. We Saw It All Coming
  5. Obsolete Bodies
  6. Ruins and Memories
  7. The Great Escape
  8. The Great Inscape
  9. The End is Near
  10. Fatherless Nights Ahead

Line-Up :

  • Julien Harp: Chant
  • Alex Houngbo: Chant, guitare
  • Julien Rosenthal: Guitare
  • Simon Chartier: Basse
  • Sydney Taieb: Batterie

Les Liens :

 

SPIRIT WAR « Soundhouse Tracks Vol.2 » (2022)

Le 06/07/2022

Groupe : SPIRIT WAR
Album : « Soundhouse Tracks Vol.2 » - EP Autoprod’
Genre : Hard Rock US / Heavy Metal / Rock’n’Roll énervé !
Influences : Dokken / Accept / Saxon / Helloween
Origine : 2021 (Région du Bugey)
Sortie : 01/07/2022

Par Pépé St@kaTTo

Line-up actuel :

  • Markus Fortunato :  basse et chant
  • André « Deiz Kergo » Kergonna » : guitare
  • Nicolas Lebrat : guitare et choeurs
  • Valentin Leroy : batterie et choeurs

Spirit war fred versaillesSPIRIT WAR par Versailles photographie


Tracklist :
01. All My Heroes are dead – 02. Child of Music-Hall – 03. Upcrawling
EP 3 titres en commande sur le site du groupe.

Spirit War, est le nouveau groupe de Markus Fortunato, bassiste, chanteur, compositeur prolifique, en activité depuis la fin des années 80 et que certains ont connu avec ses groupes MZ, et Fortunato, trois albums et toujours en activité !

Après l’aventure Kingcrown (ex Öblivïon), Markus a lancé ce side-projet mi-2021, accompagné de son ami guitariste André « Deiz » Kergonna ainsi que deux jeunes musiciens talentueux que sont Valentin Leroy à la batterie et Nicolas Lebrat le second guitariste. L’osmose parfaite entre ces « anciens » musiciens chevronnés et les « p’tits nouveaux », va aboutir après un premier volume (notre chronique ici : SPIRIT WAR, « Soundhouse Tracks Vol.1 ») à ces trois nouveaux brûlots qui vont constituer le volume deux, que je vous propose de découvrir maintenant.
Spirit war cover
01. « All my Heroes are dead » démarre sur un riff puissant et récurrent. La mélodie est belle et le chant de Markus toujours aussi envoutant. Le superbe pont enjolivé par quelques harmoniques frappées et ses diables de chromatiques vont lancer le solo certes court mais ultra précis. Si « All my heroes are dead », alors les nouveaux « Héros » qui suivent savent facilement assurer la relève. Un premier morceau Heavy mélodique qui met le feu aux poudres.

02. Avec « Child of music-hall » on retrouve cette ambiance que l’on peut apprécier chez Saxon, cette course effrénée drivée par de gros riffs, une basse qui aplatie tout ce qui dépasse, une batterie déchainée, et un chant toujours aussi énergique appuyé par des chœurs guerriers. Les paroles écrites par Markus nous racontent l’histoire d’un gamin obligé de faire le saltimbanque pour nourrir sa famille (avec un clin d’œil et une dédicace particulière à Patrick Dewaere). Comme pour chacun de ses textes et morceaux Markus arrive avec malice à nous plonger intégralement dans son récit…

03. « Upcrawling » d’inspiration très Accept avec sa rythmique implacable et catchy, toujours ponctuée de bons riffs décapants, un refrain qui fait mouche et qui ne demande qu’à être repris en chœurs, sont les ingrédients de ce titre qui devraient assurément vous faire sautiller en Live. Et que dire du sublissime solo de fin en tapping, phénoménal !

Ce trois titres vient donc clôturer ce qui constitue le premier EP de Spirit War.
Alors, peut-on voir une symétrie parfaite entre le volume 1 et le volume 2, jusque dans l’intitulé des titres : pistes 1 « Death Idols » / « All my Heroes are dead », pistes 2 « Turn on the light » / « Child of music-hall », pistes 3 « Flight to survive » / « Upcrawling » ? C’est ce que je pense et ce n’est que mon point de vue, mais il me semblait intéressant de le partager …
Un premier EP (vol.1 & vol.2) entre Hard & Heavy, très homogène, et six titres qui ne demandent qu’à tourner en boucle. Un groupe à voir rapidement sur scène pour en apprécier toute l’énergie !
Pour conclure, je reprendrai le message posté sur le site du groupe qui résume parfaitement l’ambiance Spirit War :
« Il y a tout juste un an, nous vous annoncions la naissance de Spirit War ... Que de chemin parcouru depuis ! Nous avons vécu cette année des moments incroyables qui ne cessent de nous rapprocher tous les quatre humainement et musicalement. 
Très fier de cette aventure !
Nos deux EP sont disponibles sur notre site et sur nos plateformes musicales.
Des dates se prévoient pour la rentrée et l'année prochaine (2023) ... Vous en saurez bientôt plus ! »

Les Liens :

Matoscope :

  • Markus Fortunato : Mark Bass Big Band black Edition ; Standard Cabinet 108; Ninja 102 Combo, Skull Strings Wound Exposed Core 6 Strings Bass
  • André Kergonna : Charvel Pro Mod So-Cal Style 1 Vibtage, Cort CR250-SP Amber (+ Seymour Duncan), Schecter , Mooer GE 200 & GE250 Amp Modeling, Skull Strings 10-46 STD Stainless Steel
  • Nicolas Lebrat : guitare LTD EC-1000 Amber Sunburst, ESP Horizon FR II Black Aqua, Zoom G11, DV Mark Power Cab 112/60
  • Valentin Leroy : Ludwig Drums Epic Series, cymbales Zildjian Avedis, caisse claire Grescht

HELLFEST 2022 - REPORT 2 (17 JUIN 2022)

Le 30/06/2022

Live report 2 : édition 2022 du Hellfest

Vendredi 17 juin 2022

par Dam'Aël

 

Réveillée par les rayons du soleil déjà très chargés en degré Celsius, j'avale le boosteur matinal dark, dark and dark puis j'enfile mes rangers blanches massives, bien décidées à faire chauffer à haute température la semelle qui s'écrase au sens propre et figuré (sans mots dire), à chaque déplacement de Métalleuse. Il est 10h15 et déjà HEART ATTACK s'affaire aux balances. La fosse est vide mais quelques addictes ayant établis une relation privilégiée avec les barrières de devant de scène sont déjà en poste, moi y compris. 10h30, le top départ est donné devant une foule qui en quelques minutes s'est formée presque à la vitesse de la lumière. Heart Attack était attendu de pieds fermes et main sur le coeur, malgré l'horaire. Les quatre membres ont adopté un code dress identique, t-shirt, jean noirs et blouson dans les mêmes tons tagué du logo de la formation, le tout masqué jusqu'au cou et rassurez-vous, le Covid n'y est cette fois-ci, pour rien. 

 

 

 

Et direct, le combo nous envoie des watts électrisés. Pour sûr on est réveillés désormais. Trente minutes à déglinguer les amplis, les cous et têtes, avec une prestation qui ravis les fans, évidemment  plus qu'enchantés de ces 30 minutes de show, court trop court. J'ai pu obtenir une interview avec les deux membres de la session rythmique le lendemain. A suivre...

 

 

On  jette un oeil sur la Mainstage 1 sans bouger pour ne pas perdre contact avec mon amie la barrière et ma position favorite au plus près de la scène. Ce sont les Norvégiens " Frog Leap Studios, projet du multi-instrumentaliste Leo Moracchioli et qui est aussi le nom de son studio dans lequel il joue les savants fous du metal pour une chaîne YouTube. Ce scientifique de l’extrême déglingue des tubes pop en les arrosant de sauce metal. On passe sans transition de Britney Spears à Michael Jackson, de Robin Thicke à Rihanna. Après 650 millions de vues, place à la version live."

 

En remontant vers l'espace presse, je m'arrête un petit moment pour profiter d'un morceau de ASG sur The Valley et je vous en fais profiter aussi.