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QUINTANA DEAD BLUES EXPERIENCE, One Of Us (sortie le 16/09/2022 - chronique)
Le 28/09/2022
Plus soigné, mieux produit, « One Of Us » est l'album idéal pour faire découvrir Quintana aux néophytes, tandis que les fans de la première heure continueront à grimper plus haut sur leur rideau.
Le revoici l'ami Piero. Non, pas celui au clair de la lune, celui du Quintana Dead Blues Experience, une formule solo qu'il a fini par adopter quand il s'est retrouvé tout seul — « Tout seul comme un con », me disait-il — avec sa basse, après avoir expérimenté des quatuors, des trios, des duos... On n'est jamais si bien servis que par soi-même, a-t-il pensé. Et par sa guitare, qu'il a dû apprendre apprivoiser.
C'est qu'il en a de l'expérience, le père Quintana ! Il a usé son cuir et gratté ses cordes un peu partout depuis 1991 ! En Espagne, en France, en première partie de Johnny Hallyday... Mais il a du jus, Piero, toujours ! Et la classe ! C'est important l'image, dans le rock. Et ce ce côté là, il est plutôt bien servi par Jessica Calvo qui le suit, album après album, concert après concert, de photo en photo.

Depuis 2018, avec son Quintana Dead Blues Experience (un clin d'oeil aux noms de groupes à rallonge qu'il affectionne, comme le Jon Spencer Blues Explosion), il nous a habitué à un son cru, qui colle au plus près du live ; la scène c'est son but ultime.
Cette fois, Piero a choisi de prendre son temps, de fignoler le détail, d'ajouter une trompette ici, une batterie là... Pour faire le meilleur disque possible... C'est « One Of Us ».

La différence saute aux oreilles, je l'ai sentie dès l'entame, avant même d'éplucher les interviews de Piero pour me documenter un peu ; les familiers du Quint la sentiront aussi, cette différence.
Et ce soin particulier qu'il met à nous rendre l'écoute la plus plaisante possible n'enlève rien au côté rentre-dedans du rock qu'il pratique. Au contraire, Piero nous percute dès « Jesus (My Queen) », le premier morceau un peu dissonant. Les arrangements du second sont parfaits, très finement indus/électro, et ça reste toujours extrêmement punchy.
Le son est léché, maintenant que Piero se permet (« So Hard To Say »). « On a privilégié le côté production pour que ça sonne bien, pour que les morceaux soient au top. Après, sur scène, je me débrouille ! » m'explique-t-il.
Côté visuel aussi il nous gâte. Le troisième morceau de l'album, « Crazy », avec son riff à la Hendrix, a été dévoilé dans un clip animé très bien fichu.
Le quatrième titre (« I Wish That You’D Never Been There ») se pose le temps d'un riff de blues très pur, avant de prendre de l'ampleur sur fond de sonorités inattendues pour s'épurer encore dans un très beau rendu.
Après cette jolie pause, nouveau coup d'épaule. « I'm Here », affirme Piero. On avait remarqué !
Ainsi Piero alterne-t-il des titres très dynamiques avec des accalmies somptueuses (« Now I Choose ») comme un coucher de soleil sur un ciel d'orage. Avec ce son plus soigné qu'à son habitude et ses effets qui améliorent le plaisir de l'écoute, Quintana ose et surprend. Il n'est plus retenu par l'idée de coller à la scène. Ce faisant, il défonce tout, débridé dans l'énergie, dans l'émotion.
Agrandissant son terrain de jeu, Quintana va vers l'inattendu, servi par une belle voix en pleine maturité qui se permet d'aller chahuter les aigus (« Now I Choose »). Il fait de « One Of Us » un album saisissant, peut-être le meilleur de cette période QDBE, en tous cas l'album idéal pour faire découvrir l'artiste aux néophytes, tandis que les fans de la première heure continueront à grimper plus haut sur leur rideau.
- Le Quintana nouveau est disponible sur toutes vos plateformes en streaming et en version digitale : https://kuronekomedia.lnk.to/OneOfUs
Pour la version physique, elle est accessible à la fin des concerts ou par correspondance en écrivant a pieroquintana@hotmail.fr.
Quintana Dead Blues Experience sera en concert :
- le 17/11/2022 à Grenoble (Ampérage)
- le 14/01/2023 à Paris (Olympic Café)
SCREAM TAKER, Kill The Beautiful (sortie le 23/09/2022)
Le 28/09/2022
Jim Crean, Vinny Appice et Steph Honde réunis pour un album de pur hard-rock.
« Coucou me revoilou ! »
Ce pourrait être le titre d'un album de Steph Honde, tant l'intarissable Français est toujours quelque part dans notre actualité métallique.
A un mois de la sortie de l'album d'Alpha Mountain, projet qu'il a monté avec l'ex-Watcha Butcho Vukovic, le monstre d'Hollywood, ex-pensionnaire du Café Bertrand, revient aux instruments pour s'acoquiner avec le batteur Vinny Appice (ex-Dio ou Black Sabbath) et le chanteur Jim Crean (Appice Brothers, qu'on a entendu également sur de multiples tributes) au sein d'un trio baptisé Scream Taker.

Steph Honde a donc mis sa voix de stentor en sourdine le temps d'un album pour se concentrer sur les cordes, laissant le microphone au timbre plus haut mais non moins captivant de Jim Crean.
Le trio Appice/Crean/Honde dévoilait voici quelques temps « Stone Cold », son premier single-clip, sombre histoire d'un vampire à la recherche de sa reine, narrée sur un riff heavy assez lent.
Depuis le 23/09/2022, l'album de Scream Taker n'a plus de secret pour nous, puisque l'entièreté de ses douze pistes nous a été dévoilée dans un artwork inspiré des affiches de cinéma des 50's (sur une proposition de Vinny Appice, ais-je cru comprendre).
Le bébé s'appelle :
« Kill The Beautiful »

Il s'ouvre sur le morceau qui a donné son titre à l'album, servi par un riff tranchant comme une faux. Les deux premiers titres sont en effet des tempi lents, tandis que la troisième piste (« Eternity ») permet à Honde de faire chauffer les cordes de sa guitare. L'album se débride tout à fait à la quatrième piste (« Shattered Mirror ») sur laquelle une légère dissonance nous informe qu'on est entré dans le vif du sujet. Le rythme est trouvé, il ne faiblira pas et ne ralentira qu'au doom de clôture (« Shine On »), encore que celle-ci privilégiera la mélodie dans sa partie finale.
Pouvant rappeler légèrement Dio (« Shattered Mirror »), voire Mötley Crüe période Corabi, avec un chanteur dans une veine qui peut évoquer Udo Dirkschneider et Vince Neil, Scream Taker est surtout lui-même, bénéficiant de la grande expérience de ses membres et d'une forte signature vocale. Il assène un album de hard-rock 80's qui se permet quelques morceaux de bravoure avec beaucoup de sûreté. On s'attend parfois à voir bondir la voix de Honde tant on connaît sa patte (« Frontline ») mais Crean prend le tout à son compte avec talent et sa voix à forte personnalité retient l'attention dans un album qui propose de la diversité, du doom, de la ballade (« The Curse Of The Werewolf »), même si son crédo reste un hard 80's traditionnel dont ces vieux loups des mers rodés au cabotage connaissent les moindres recoins.
SOAN, Négligé Chic (sortie le 14/10/2022 - chronique)
Le 28/09/2022
Dans la tradition des grands chanteurs Belges (Brel/Arno/Stromae), ce rocker Savoyard est un chanteur à textes, un chanteur à plume au regard désembué, acéré, sans fard et sans concession, qui épingle nos travers pour en faire naître des images.
C'est un nom qui vous parle peut-être, rockers et métalleux que vous êtes : Soan fait partie de ces artistes qui ont émergé à l'occasion d'émissions qu'on appelait jadis des télécrochets et qui ont pris pour appellation The Voice, Star Academy ou La Nouvelle Star.

C'est dans cette dernière que Soan brillera jusqu'à en sortir vainqueur lors de la session 2009.
Il a vingt-sept ans, Soan, et déjà bien bourlingué. Il sort « Tant Pis », son premier album, l'année d'après. D'autres suivent, des émissions de télévision aussi. En 2016, il confie ses addictions à Laurent Ruquier sur le plateau de « On N'Est Pas Couché ». C'est donc avec une certaine logique qu'on retrouve une présentation de la sorte dans le crowdfunding qu'engage Revolu'Prod (une société de production et d'accompagnement d'artistes) pour son nouvel album « Négligé Chic », en 2022 :
« Pour être honnête, chez Revolu'Prod, quand Soan nous a appelé pour dire : "demain j'arrête de boire et j'vais faire un disque power pop chez mon pote qui fait du rockab", le tout sans avoir écrit de chansons et au milieu d'une tournée acoustique, on a acquiescé car on est de gauche mais polis... Trois jours plus tard nous nous recevions quatre titres écrits sur place et huit heures de vidéo... Soan était sobre et loin des clichés... Il avait composé enregistré chaque instrument lui-même, sauf la batterie... »

Les addictions, Soan y trempe sa plume (« Les Trous Noirs », « Romanivresquement », « Hôtel Déboire ») dans ce nouvel album. Avec ironie et en une gymnastique des mots savoureuse, ses textes qui nous égratignent regorgent de trouvailles à tiroirs (« Les trous noirs c'est troublant / La vie est cirrhose des foies » - Les Trous Noirs).
Dans la tradition des grands chanteurs Belges (Brel/Arno/Stromae), ce rocker Savoyard est un chanteur à textes, un chanteur à plume au regard désembué, acéré, sans fard et sans concession. Il épingle nos travers (« Le plus militant de mon département me semble moins Charlie que Charlot » - Qui Prouvera), les siens surtout, pour en faire naître des images tandis qu'on hésite sur l'orthographe : « Ce vers je te le dois » ou « Ce verre je te le dois » ? (« Romanivresquement »)
Musicalement, son univers fera parfois penser à Louise Attaque (« Les Clous », « Formol ») ; il sait aussi se faire plus blues, plus rock (« Nothing Around », son texte en Anglais, son harmonica et ses riffs). Il prend sa place et assure son créneau dans la scène française, aux côtés des Wampas, des BB Brunes, des Têtes Raides, avec sa voix qui traîne, qui a beaucoup traîné. Où il ne fallait pas, dans des bouges, sur des trottoirs blafards, c'est sûr...
L'album a été mixé à Los Angeles par Baz The Frenchman, dans les studios de NOFX nous dit-on (Soan avait rencontré le chanteur du groupe Fat Mike en 2019). Il est masterisé par Marc Latour d’Aum Productions.
« Négligé Chic » sera disponible le 14/10/2022 chez M&O Music.
Vous pouvez aussi retrouver Soan dans votre ville, c'est sa tournée... Les dates sont sous la vidéo.
STEFA, Soft Psycho (sortie le 25/09/2022 - chronique)
Le 28/09/2022
Des chansons merveilleuses habillées d’accords Pop, Folk mais également Bossa.
Artiste : Stefa
Album : « Soft Psycho »
Genre : Folk / Pop
Influences : The Doors / Ben Harper / Jimi Hendrix / Tracy Chapman / Alanis Morissette
Origine : Bruxelles (2018)
Sortie : 25/09/2022
Par Pépé St@kaTTo
C’est avec grand plaisir que je me penche aujourd’hui sur le deuxième album de Stefa, auteur-compositrice de talent, excellente guitariste et chanteuse à la voix envoutante.
Bretonne, Antillaise et anglophile, « ses chansons teintées de Folk, Pop, Blues, Rock, ou Bossa, racontent une histoire et sont de véritables invitations aux voyages ».
Si vous voulez être incollable sur la biographie de miss Stefa et sur son tout premier album « Lone dog », je vous encourage à lire ma chronique sur le blog d’Ahasverus.

Paroles et musique : Stefa
Arrangements : Amine Doukali sauf « Earth to Man » composé et arrangé par Briséiss
TRACKLIST : 01.Soft psycho – 02.Surrender – 03.Run, baby, run – 04.Love bazaar – 05.Wait a little (live acoustic version) – 06.Atomic sleeper – 07.Earth to man – 08. Stefalita (durée totale env. 22mn)
C’est sur un riff très Bluegrass/Country que débute « Soft psycho ». La boite à rythmes découpe le temps qui passe et tourne inlassablement telle une machine à laver (visible sur le clip vidéo du morceau), et les images de ses souvenirs semblent défiler depuis un vieux wagon de train vapeur. Cette chanson Stefa la dédie à tous les « doux-dingues » qui ont croisé sa route et qui lui ont donné les clés pour vaincre la tristesse et la routine quotidienne. Sa voix toujours aussi veloutée ne peut « qu’enluminer » nos jours moroses. Mention spéciale au gimmick guitare jazzy en fin de morceau.
« Je compose en général sur la route. Le mouvement du train, les cahots de la voiture, le défilement du paysage... Tout cela m'évoque instantanément des mélodies et des textes qui prennent forme sur ma guitare une fois arrivée à destination. Soft Psycho est ainsi né dans une Tiny House à Spa. »
« Surrender » avec son intro à la guitare électrique en son clair est une sublime balade réhaussée par des chœurs et des nappes de synthés piqués de-ci-de-là. La ligne de basse de Jean-Vincent David est également bien mise en avant, et le solo de fin de Damien Bongiovanni tout simplement éblouissant. Stefa a su s’entourer ici de guests très talentueux ! Les paroles nous éclairent sur le réveil parfois difficile dû à une séparation douloureuse, ça semble irréel mais c’est pourtant la dure réalité.
« Run, baby, run » est quant à lui un morceau terriblement jazzy, que ce soit avec sa partie de basse sautillante, sa partie de piano très swing, ou ses sections de cuivres chauds. La voix de Stefa, semble groover avec tous ces instruments et c’est magique !
La charmante ballade « Love bazaar » nous plonge dans une bulle temporelle, celle des âmes perdues dans laquelle Stefa aime à s’isoler. Un arpège détaché, un sifflement de reconnaissance, une batterie qui égrène ses secondes, une wahwah qui jongle sur des paroles murmurées, c’est magnifiquement beau. La patte de Damien Bongiovanni vient une nouvelle fois sublimer ce morceau avec son superbe solo.
En piste 5 nous retrouvons « Wait a little », déjà présent sur le premier album « Lone Dog » mais ici en version guitare acoustique avec seulement un beat basique de rythmique en accompagnement. Ce morceau typé Bossa et son refrain en créole permet à Stefa de renouer avec ses racines maternelles et ainsi rendre hommage à la Guadeloupe où elle passait ses vacances d’été.
« Atomic sleeper » est également un morceau teinté Bossa qui au fur et à mesure que la chanson avance voit se greffer, les parties guitares, batterie, claviers, handclaps, comme un superbe bouquet de fleurs que l’on composerait pour un amour que l’on a hâte de retrouver. C’est dansant et terriblement suave.
« Earth to man » composé et arrangé par Briséiss, est une chanson engagée qui interroge sur les rapports qu’à l’Homme avec la nature ainsi que ses conséquences. On retrouve ici aussi une rythmique Bossa, et des touches d’origine africaine avec l’utilisation de la kora (instrument à cordes d'Afrique de l'ouest, originellement support de la transmission du savoir par la tradition orale), et un chant ethnique en clôture lointain et décroissant.
Le single « Stefalita » et son ode au farniente et à la fête aurait été composé (parait-il) par Stefalita l’alter égo de Stefa. Inspiré par le soleil, la plage et les cocktails qu'on savoure en vacances, ce morceau mi Zouk-Love, mi Flamenco (avec ses riffs mélodiques Flamenca), nous invite au Kolé Séré sur une plage de sable fin de l'île d'Oahu (Hawaii). 3’’16 de pur bonheur, et mon morceau préféré !
« Soft Psycho » poursuit ce voyage commencé avec le premier album, chaque titre développant un instantané de la vie de Stefa, des émotions personnelles qui jaillissent à travers des mots, des chansons merveilleuses habillées d’accords Pop, Folk mais également Bossa.
Je retrouve avec bonheur la voix de Stefa qui m’avait déjà envouté sur son précédent opus, et dont la chaleur et la lumière réchauffent nos âmes si troublées par les actualités moroses de la vie. Je ne peux donc que vous encourager à découvrir à votre tour son univers, et à l’apprécier à sa juste valeur.
Les Inestimables d'Ahasverus : AC22, The Trianon Sessions (2018)
Le 28/09/2022
Ce qui sautera aux oreilles, c'est le goût sûr de Jean Lou Kalinowski, et sa capacité à nous proposer toujours des chanteurs de haut niveau.
En 2018, Jean Lou Kalinowski, batteur historique de Shakin Street, inaugure avec « The Trianon Sessions » une série d'albums solo + guests sous le nom d'AC22.

Il explique : « Il y a deux ans, mes voisins faisaient beaucoup de bruit, et j'ai décidé de faire plus de bruit qu'eux. J'ai commencé à écrire des chansons et j'ai mis une annonce sur internet pour trouver des chanteurs. J'ai d'abord rencontré Vitha Sai, un jeune chanteur français. Nous avons enregistré six morceaux ensemble. Il aurait pu être prince, mais il a décidé de faire du rock'n'roll. »
Voila pour Vitha Sai, le prince de cet album... Jean Lou poursuit :
« Plus tard, j'ai rencontré Flora, qui chante sur deux titres. Raoul a aussi chanté sur deux morceaux, mais un seul a été retenu pour cet album. Lou Ben, qui interprète le dernier titre du CD, était le chanteur de Fred Guillemet. »
Pour compléter ce premier tableau Jean Lou fait appel à plusieurs musiciens de la scène métal — multi-instrumentiste, il renoncera ensuite à cette formule pour limiter ses collaborations à des chanteurs — parmi lesquels le bassiste Fred Guillemet (Trust et Shakin Street notamment) et le guitariste Georges Bodossian (Ocean).
Dix chansons, donc. L'album s'appelle « The Trianon Sessions », en référence au Trianon Studio d'Alfortville où il a été partiellement enregistré.
L'entrée en matière de « The Trianon Sessions » est incisive, et les riffs métalliques de « I'm Back » vous percutent.
Flora Roland est au chant. C'est une grande voix. Très grande. Polyvalente, impressionnante de registre et de technique — jugement confirmé dans le second morceau qu'elle interprète, « My Loss ». Je la comparerais volontiers à une chanteuse comme Annie Lennox. Sa nature soul joue les modératrices face au rock dur développé par la partie instrumentale.
Un succulent jeu de basse — la basse a pris une très belle place sur cet album — introduit « I'm Gonna Make It » qui permet de découvrir le registre androgyne de Vitha Sai.
Ce jeune chanteur extraordinaire se fond dans les chansons comme dans son canapé. Il gardera la main sur la plupart des titres de l'album, dans un registre rock/hard-rock. Il irradie ainsi « Men In Suits », « You Could Have Said Goodbye », « I Am The Power », « Light The Fire » ou « All Night Long » de sa voix incontestablement charismatique. Jean Lou Kalinowki ne s'y est pas trompé.
Ce qui sautera aux oreilles, c'est d'ailleurs le goût sûr de Kalinowski, et sa capacité à nous proposer toujours des chanteurs de haut niveau — les timbres de Raoul Mason-Neuve (le très beau « Blow My Sails ») et de Lou Ben (« Give Me A Sign ») ne sont pas en reste .
Jean Lou sait également s'entourer de musiciens chevronnés. Ils interprètent des compositions accrocheuses, dans une inspiration hard prégnante. On pensera à Led Zeppelin (« I Am The Power » et ses orchestrations ; « Men In Suits » et ses sonorités orientales). La voix de Vitha Sai, pas loin de celle de Robert Plant, oriente probablement notre perception. On sera aussi tenté de citer Bad Company en particulier, et les 70's en général, mais des 70's reliftées par des orchestrations modernes et fortes.
Malgré la diversité des intervenants et la multiplication des chanteurs sur la galette, « The Trianon Sessions » reste un tout cohérent, un très bon album de rock, bien produit, portant des morceaux construits avec recherche, interprétés de main de maîtres, parsemés de bonnes idées et d'instrumentations judicieuses, un disque qu'on a plaisir à écouter encore et encore, sur lequel les talents éclatent fusée après fusée, comme au feu d'artifice.
Le Lien :
Les Critiques ont dit :
- C'est la belle surprise Française de ce début d'année, que nous offre là le batteur de Shakin Street en faisant rayonner sur ce disque tout son talent artistique et créatif insoupçonné jusqu'alors, mais distillé en totalité avec une parfaite maitrise.
RockMeeting·
Les Inestimables d'Ahasverus : HOT HELL ROOM, Architect Of Chaos (2016)
Le 27/09/2022
Avec énormément de musicalité, « Architect Of Chaos » arrive à chaque coup ou presque à balancer des couplets/refrains qui vous pénètrent comme une évidence.
2016. Hot Hell RooM existe depuis plus de dix ans.
Les Franciliens ont affuté leur style et se sont faits sérieusement les dents avec un premier long format.
Il est sorti trois ans plus tôt et il s'appelle « Kali Yuga Bonfire ». Il est déjà bien bon, pour preuve l'énorme « Love Kills », qui aurait pu figurer sur un « Use Your Illusion » des Guns N' Roses aux côtés d'un « November Rain » ou d'un « Don't Cry ».
Hot Hell Room a donc creusé ses fondations. Elles sont capables de supporter l'édifice. Il s'agit d'un heavy/hard-rock qui se montre particulièrement à son aise pour vous accrocher dans le mid-tempo, même s'il sait développer un jeu flamboyant et rapide.
Le groupe a une particularité, une singularité, même : la voix de baryton — peu commune dans le milieu — de son chanteur/guitariste/prodige Loïc Malassagne, ainsi que sa prononciation très particulière qui donne à son chant cette fluidité. Ce frontman, c'est incontestablement l'atout majeur d'un quatuor qui donne une grande impression d'homogénéité et de cohésion. Mais que seraient les qualités d'un Malassagne si elles n'étaient servies par un songwriting à la hauteur ? Et dans ce domaine, « Architect Of Chaos » fait mouche remarquablement.
Avec énormément de musicalité, « Architect Of Chaos » arrive à chaque coup ou presque à balancer des couplets/refrains qui vous pénètrent comme une évidence (« No Perfect Flag », « Architect Of Chaos », « Nobody Came », « Chameleon », « New York Bird »).
Côté rythmiques, ça cogne ! La batterie rayonne (« Spark Until The Flame »), la basse tisse un tamis (« The Lord Is On Holyday »), et il se dégage de l'ensemble une sobriété d'une efficacité qui matche jusque dans les choeurs (« Chameleon »).
Hot Hell Room trouve ainsi le passage à chaque fois, tandis que la capacité du groupe à écrire des ballades aussi sublimes que les meilleurs Scorpions (« Despite », « Somber Days ») est encore magnifiée par ce chant.
« Architect Of Chaos » est un album de hard addictif, et il se réécoute avec la même fidélité qu'un bon Kiss, un Skid Row, un Black Sabbath, un Metallica, un Queen ou un Maiden. Il a les atouts du classique et se fait si inusable qu'il pourrait figurer dans le Top10 des meilleurs albums d'un métalleux, tout underground qu'il soit.
Admettez qu'un baryton aux côtés des ténors du Metal ça aurait de la gueule, non ?
Un lien :
HARTMANN, Get Over It (sortie le 16/09/2022)
Le 25/09/2022
En fine gâchette du chant et de la guitare, Hartmann balance une nouvelle galette incontestablement réussie qui saura faire craquer les amateurs d'AOR
Le chanteur/guitariste Hartmann est de retour avec un neuvième album, un onze pistes d'environ quarante-huit minutes disponible depuis le 16/09/2022, intitulé :
« Get Over It »

L'ex-frontman d'At Vance, sociétaire du Avantasia de Tobias Sammet, possède un timbre de voix situé selon notre oreille entre David Coverdale (Whitesnake) et Eric Martin (Mr Big). Il avait d'ailleurs invité ce dernier sur un titre de son album « Hands On The Wheel ». On vous repasse ce morceau de 2018 pour le plaisir...
Ce nouvel album de Hartmann saura vous aguicher dès son entrée en matière avec un « Remedy » particulièrement accrocheur.
« Get Over It » mettra l'accent sur les belles mélodies, sur la voix d'Oliver Hartmann, sur des soli de guitares lisibles et mélodiques et sur des choeurs extrêmement professionnels (« In Another Life ») soulignés par une production qui sonne agréablement et qui sait aussi mettre les basses en avant.
Les compositions massivement AOR sauront vous transporter vers un hard-rock musclé, borné par Whitesnake (« What You Give Is What You Get ») ou par le Bon Jovi de la période « Destination Anywhere » (« In Another Life » et la ballade « Can't Keep Away From You »).
Des morceaux tels que « The Gun », avec sa très légère pointe blues/jazz, apporteront une diversité bienvenue dans votre écoute.
C'est soigné, c'est calibré pour glisser, et ça glisse, ça glisse même très bien, incontestablement.
Ainsi en fine gâchette du chant et de la guitare, Hartmann balance-t-il une nouvelle galette réussie et diverse qui saura faire craquer les amateurs d'AOR.
BAD KINGZ (classic hard-rock) - Interview de Chris Savourey
Le 22/09/2022
Nouvellement créé, Bad Kingz sortira son premier album le 21/10/2022 chez M&O Music.
Une galette qui plaira assurément aux amateurs de hard 70's tel que le concevaient Led Zeppelin ou Bad Company.
Prise de contact avec le groupe. C'est Chris Savourey (un nom qui parlera aux amateurs de guitare) qui nous répond.
Bonjour Chris Savourey. Bad Kingz se constitue en 2021, mais à en croire mes oreilles vous aviez déjà tous un solide parcours musical. Pourrais-tu présenter le groupe ?
Chris (guitare) : Bonjour, oui nous avons tous joué dans différent groupes avant. Alex joue la basse et a enregistré et mixé l'album, Tomas est le chanteur et a enregistré ses parties de chant et je joue la guitare . Pour la batterie on s'est faits aider par plusieurs personnes et Alex aussi a travaillé dessus.
A l'écoute de la première piste de votre album « Take me into your Kingdom », j'ai pensé que vous étiez influencés par des groupes de hard comme Led Zeppelin. En poursuivant l'écoute j'ai eu l'impression que vous partagiez même avec Led Zep ou Bad Company des influences plus lointaines...
Chris : Oui nous avions envie de faire un album classic Hard Rock car nous écoutons ce style depuis notre adolescence et nous aimons aussi le blues. J'adore en effet Free, Thin Lizzy, Led Zep... Des groupes fin 60's et 70's.
Qu'est-ce qui a amené la naissance de Bad Kingz ?
Chris : On avait envie avec Alex de faire un album de Rock, vu qu'on ne pouvait pas jouer pendant la période Covid, on a travaillé sur des idées et voici comment le projet a vu le jour. Donc on a enregistré deux titres qu'on a proposés à Tomas. La ballade « Friend » et le titre « Hear me now ». Tomas a fait les paroles et la mélodie, et c'était parti.
Comment sont nées les dix compositions qui figurent sur « Take me into your Kingdom » ?
Chris : Petit à petit sur plusieurs mois. Comme je le disais d'abord deux titres pour voir comment ça sonnait et après on les enregistrait un par un et on envoyait à Tomas .

Les envolées de Tomas dans les aigus rappellent Robert Plant et donnent beaucoup de nerfs aux morceaux. C'est vraiment le chanteur parfait pour mettre en valeur ce type de compositions...
Chris : Oui on est dans le même trip ! C'est cool, il a vraiment une super voix. Les Anglais sont forts pour le Rock n Roll !
Côté production, comment s'est fait votre choix ?
Chris : Nous ne sommes pas riches donc on a bossé par nous-mêmes, Alex a passé des heures et des heures sur cet album ! Pour le mastering Alex avait déja bossé avec le studio du Flon à Lausanne et ils ont fait un super taf .
Quand l'album sortira-t-il et sous quelles formes pourra-t-on se le procurer ?
Chris : En CD et sur toutes les plateformes. Nous aimerions le faire en vinyle donc nous lançons une campagne de crowdfunding, vous pouvez regarder sur notre facebook si vous voulez en commander un (NDLR : le lien direct ICI). Si nous avons assez de commandes on pourra le faire , ça serait top !
Votre actualité dans les prochains mois ?
Chris : Nous allons attendre de voir comment cet album est reçu par la presse et le public et s'il y a de la demande pour des concerts, nous allons voir comment nous organiser avec Tomas car il habite en Angleterre.
Merci Chris Savourey d'avoir pris le temps de me répondre.
Chris : Merci à vous pour cet interwiew ! Long live Rock n Roll !
