- Accueil
- Nos articles
Nos articles
Le 08/01/2023
Nine Skies prépare son nouvel album successeur du fabuleux « 5.20 ».
Le nouvel opus s’appellera « The Lightmaker ». Il sera dédié au regretté Eric Bouillette, guitariste du groupe et figure du prog’ rock hexagonal, malheureusement disparu au cours de l’année 2022. Un tribute album à sa mémoire est également annoncé pour le premier trimestre 2023.
Nine Skies vient a également annoncé l'intégration dans ses rangs du batteur britannique Johnny marter.
Johnny, nous dit-on, a commencé la batterie vers l’âge de dix ans. Il a joué avec les grands du genre : Marillion (sur l’album Punch & Judy), Brian May, Glenn Hugues, Annie Lennox, Peter Gabriel et quelques autres... On vous épargne le CV exhaustif, mais vous l’aurez compris : cette nouvelle recrue est une pointure !

SKÁLD présente un troisième single.
Le 07/01/2023
« Huldufólk » le nouvel album de SKÁLD sortira courant janvier 2023 chez Decca Records / Universal.

Le groupe français de neofolk a déjà présenté plusieurs extraits de ce futur opus à commencer par « Troll Kalla Mik » qui sortait mi-novembre 2022.
« Då Månen Sken » prenait le relais. Cette ballade retrace l'histoire du jeune Björn ensorcelé par une skogsrå (une créature sylvestre du folklore suédois). Alors qu'il se rend à une fête un soir d'automne, le jeune homme rencontre l'une de ces nymphes de la forêt...
SKÁLD écrit ses morceaux en Norrois (une langue germanique ancienne) mais aussi en Suédois, en Norvégien, en Islandais, en Danois et même en... Féroïen !
Poussant plus loin le curseur de l authenticité SKÁLD fait surgir des notes du passé au moyen d'instruments multiples et fait se rencontrer harpe, cornemuse, nyckelharpa, moraharpa, lyre, vielle à roue et percussions ainsi que des talents vocaux multiples.
Ce troisième album de SKÁLD trouve sa conclusion avec deux reprises. Le groupe vient de mettre en ligne l'une d'elle, une cover de « Du Hast » initialement créé par le groupe allemand Rammstein sur l'album « Sehnsucht » (1997).
Rendez-vous le 20 /01/2023 pour découvrir l album dans son intégralité !
BLACKRAIN : D'un Frank l'autre
Le 06/01/2023
Faut-il titrer « Frank Frusetta quitte BlackRain » ou « Franky Constanza rejoint BlackRain » ? Les deux nouvelles sont importantes et d'un Frank l'autre, on hésite…
Franck Frusetta à gauche, Franky Constanza à droite - photo extraite de la page Facebook du groupe.
BlackRain, dont le nouvel album « Untamed » est sorti récemment, vient d'annoncer le départ de son batteur Frank Frusetta en ces termes :
« C'est avec le cœur lourd que nous commençons cette année en vous annonçant le départ de notre batteur Frank. Après douze ans d'aventure, Frank est contraint de quitter le groupe pour des raisons personnelles qui ne lui laissent plus ni le temps, ni la disponibilité d'esprit de continuer. Il ne sera donc pas avec nous sur les concerts à venir et sur l'album que nous préparons. Frank a été celui qui a solidifié BlackRain sur scène en lui apportant une assise implacable. Ses idées rythmiques sont aussi pour beaucoup du succès des titres des cinq albums que nous avons enregistré ensemble. Il est devenu un frère au long de ces années. Un frère ne se remplace pas, il reste notre frère et son aura rôdera toujours autour du groupe. La route est longue, nos chemins s'écartent simplement. Nous espérons donc que cette annonce qui va vous attrister autant qu'elle nous prend aux tripes sera contrebalancée par une seconde annonce plus joyeuse. »

BLACKRAIN avec Frank Frusetta par Julien Zannoni
Le groupe poursuit son communiqué :
« Nous accueillons Franky Constanza au poste de batteur. Beaucoup d'entre vous connaissent celui qu'on pourrait appeler le Tommy Lee français, un showman hors pair et un batteur à la frappe costaud et acrobatique. Nous avons donc hâte de vous faire découvrir sur scène et sur album ce que cette nouvelle mouture de BlackRain va donner. Nul doute que Franky va apporter une nouvelle patte au groupe. Bienvenue Monsieur Costanza ! »
De son côté, Franky Constaza écrit :
« J'ai le plaisir de vous annoncer que je rejoins BlackRain à la batterie ! BlackRain est un groupe que je suis depuis plusieurs années et leur dernier album Untamed est tout simplement excellent.
Ceux qui me connaissent savent à quel point j'adore le Hard Rock, c'est donc un grand plaisir pour moi d'accepter leur invitation. Je souhaite tout le meilleur à Frank Frusetta et une excellente continuation dans tous ses projets. Bien sûr, je continue toujours à fond avec Les Tambours du Bronx !
Hâte de vous retrouver très prochainement... Et encore bonne année à tou(te)s »
Aussi charismatique qu'efficace le batteur marseillais Franky Constanza a assis sa réputation au sein de groupes tels que Dagoba, Blazing War Machine et Les Tambours du Bronx. Les fûts des Annéciens restent entre de bonnes mains.
ROCKABUL, du Metal en Afghanistan.
Le 05/01/2023
La plateforme de vidéo à la demande The Pit, spécialisée dans le Metal, propose actuellement en streaming gratuit « RocKabul », un reportage en version anglaise sous-titrée à propos du premier et seul groupe de musique Metal qu'ait connu l'Afghanistan : District Unknown.

« RocKabul » est un film du journaliste australien (« un peu fou » selon certains) Travis Beard. Il a été présenté pour la première fois au Festival international du film de Rotterdam en 2018. Tourné entre 2009 et 2016 il chronique le quotidien de métalleux afghans dont les aspirations artistiques se heurtent de plein fouet aux principes d’un système extrêmement conservateur.
Le ton est donné très tôt alors que le journaliste Travis Beard interroge un fondamentaliste quant à sa position sur la musique rock :
« — Quelle musique ?
— Le rock
— Cette musique n'est pas autorisée. Si vous écoutez cette musique ridicule, des flammes sortiront de vos oreilles lors du jugement dernier. Il est permis de tuer les gens qui choisissent cette voie. Ils ont abandonné l'islam et choisi la voie de l'infidèle. Si Allah nous les livrait, nous jetterions leur chair aux vautours et les pendrions aux arbres. »
District Unknow pourtant insiste, apprend à partir de rien, répète dans une semi-clandestinité, progresse malgré son manque de moyens. Question :
« — Y a-t-il un endroit pour jouer devant un public dans ce pays ?
— Pas que je sache, je n'ai vu aucun endroit pour ça. »
Pourtant District Unknow y parvient, il en est le premier étonné. L’occupation américaine bat son plein, les métalleux sont invités à jouer dans des clubs pour expatriés, puis dans un festival financé par le gouvernement américain. « Nous avons dépensé beaucoup d'argent de manière insensée en Afghanistan. Mais ce n'était pas le cas ici » estime l’attaché culturel US. Suivent d’autres shows, et si on joue masqué, c’est pour la sécurité, pas pour le folklore... Avec l’aide de l’Institut Français, à son zénith, en 2012, District Unknow joue devant 10 000 personnes dans un festival à New Delhi.
Mais l’Histoire les rattrape, la grande submerge la petite lorsque les USA décident de se désengager d’Afghanistan. La menace se fait pressante sur les membres du groupe. C’est le temps du doute, des illusions perdues, du retour brutal à une réalité.
Une aventure prenante, un reportage très bien dirigé.

On note pour vous en conclusion cette réflexion plus étonnée que désabusée de l’un des musiciens, finalement expatrié au Royaume-Uni pour sauver sa vie :
« Quand je suis arrivé en Angleterre, j'ai appris la culture occidentale. Les gens sont tellement plus occupés, avec leur propres affaires, leur propre vie, qu'ils n'ont même pas le temps de penser à ce qu'un autre gars fait réellement. Je vais dire à quelqu'un : j'étais dans un groupe de Heavy Metal, le premier groupe de Heavy Metal... Je pensais qu'ils allaient tous halluciner, poser des questions et tout... Mais ça n'est jamais arrivé. »
« RocKabul » est en streaming gratuit sur The Pit pour une durée limitée. Profitez-en pour découvrir la plateforme.
ELUSIVE SKY, Infinity (22/12/2022)
Le 04/01/2023
Marion-Lamita place des notes que ne renierait pas une nichée de rossignols.
Après Cécile Delpoïo et Chaos Heidi, c'est au tour d'une autre excellente chanteuse/songwriter de la scène métal française, de nous convier à son escapade électro-ambiente : Marion-Lamita.
Outre ses talents de soprane qu'on connaît au travers de LUX ou de Darkonelly, outre ses contributions aux albums de SEYMINHOL et autres Giotopia, outre ses duos avec Ralf Scheepers ou Liv Kristine, Marion-Lamita possède également une voix claire très agréable.
Elle entendait la faire sonner un peu au travers d'un projet nommé Elusive Sky, et donner libre cours à ses émotions le temps d'un album :
Infinity

« Infinity » est un dix pistes. Multicarte, Marion-Lamita signe l'intégralité des compositions, le chant, les synthétiseurs, l'artwork, ainsi qu'une partie du mixage (auquel ont contribué Robin Triphon et Nicolas Guaglianone).
Tony Erzebeth (Lux, Erzebeth) l'accompagne à la basse.
L'album a été enregistré entre 2010 et 2022.
« Infinity » dispose d'un son particulièrement soigné et efficace.
Marion-Lamita mélange dès l'introduction sa voix lyrique à sa voix claire, plus exposée dans « My Inner Light », le second morceau. Il révèle un joli vibrato dans une ambiance douce et mélancolique. Le placement de voix est très agréable. La Dijonnaise envoie des notes que ne renierait pas une nichée de rossignols (« Dance Of The Fading Moon »).
L'agencement de l'album a le bon goût de laisser place à des respirations instrumentales, telle la pause lithurgique d' « Ancient Mysticism ». Puis la soprano reprend le flambeau sur un rytme plus dance (« Welcome Into Space »). Mélancolique, elle part en voix claire (« Skycrapers ») tandis que la basse de Tony Erzebeth conduira « Parisian Skylights » aux portes d'« Infinity », aérien et world. « L'éternel Instant » marque le retour de la voix claire et de son vibrato avant que l'outro « Larmes d'Etoiles » n'annonce la fin de l'escapade.
Marion-Lamita fait montre une fois de plus de talent en allant chercher de très belles notes. Elle propose avec « Infinity » une promenade intime, un peu nostalgique et rêveuse, qui confirme ce que l'on sait déjà de son talent, de sa technique et de sa précision. Elle élargit ici un peu son champ d'action. Pour son plaisir ; pour le notre.
AKIAVEL : L'interview Veni, Vidi, Vici
Le 03/01/2023

AKIAVEL par Mr Cana photography
Valeur montante du death français, Akiavel a partagé la scène avec les tauliers du genre et il ne compte pas s'arrêter en si bon chemin. Il jouera le 07/07/2023 au PLANE 'R FEST avec Blind Guardian, Mass Hysteria et Myrath.
Mais pour l'heure c'est la sortie de « Veni, Vidi, Vici », troisième album du quatuor, chronique d'un succès annoncé et jamais démenti, qui nous occupe. La version digitale est déjà disponible, son pendant physique sera livré le 03/03/2023.
Auré a bien voulu nous en dire quelques mots. Un entretien qui s'est déroulé par téléphone le 22/12/2022
« Ce nouvel album est très différent de ses prédécesseurs. Il propose plus de choses. »
Ahasverus : Bonjour Auré. Comment se sent Akiavel aujourd'hui, avec la sortie de ce nouvel album ?
Auré (chant) : Bonjour ! On se sent plutôt bien ! C'est un album qui est allé très vite quant à sa création. C'était justifié : on s'était concentrés pour faire quelque chose rapidement, pour rester dans l'actualité. On est plutôt confiants quant au résultat, et on espère que ça va plaire.

Ahasverus : « Veni, Vidi, Vici » est votre troisième album. Quel était votre cahier des charges quand vous l'avez entrepris ?
Auré : On avait décidé bien en amont de la tournure que prendrait cette trilogie. « V », notre premier album traitait des blessures émotionnelles ; « Vae Victis », le second, était axé sur les blessures physiques ; « Veni, Vidi, Vici », le troisième, explorerait ce que l'homme peut traverser le temps d'une vie, passant de l'ombre à la lumière. Faire grandir son karma par son expérience, pour finir sur quelque chose de lumineux. Ceux qui ont pu écouter « Veni, Vidi, Vici » avant sa sortie sentaient cette montée progressive d'énergie. On espère que le public sera sur la même longueur d'onde.
Ahasverus : Musicalement, comment décrirais-tu ce nouvel album ?
Auré : C'est pas évident ça pour une chanteuse ! (Rires)
Akiavel, c'est quatre individualités, quatre influences différentes : Butch est plutôt thrash, Jay est hardcore, Chris est plus dans le heavy et je viens du death metal... A nous quatre réunis ça fait du Akiavel. On se lâche un peu sur des riffs super mélodiques, c'est notre "touche" ! Pour le reste il me semble que le ressenti dépend de chaque auditeur, mais ce qui est certain c'est que cet album reste avant tout du Akiavel. Je peux aussi te dire que « Veni, Vidi, Vici » est moins froid que « Vae Victis », notre deuxième album. Ca tient à la thématique de « Vae Victis » qui parlait des serial killers. Si on a ajouté une petite touche de chaleur pour le troisième album, c'est tant mieux.

AKIAVEL par Mr Cana photography
Ahasverus : Je ne suis pas loin de penser que « Veni, Vidi, Vici » est votre meilleur album au sein d'une discographie d'une imposante qualité...
Auré : Ah oui ?
Ahasverus : Ca semble te surprendre...
Auré : C'est que mon chouchou reste « Vae Victis », parce que j'ai adoré en approfondir le sujet. Je reste à ma place, hein, mais la psychologie humaine c'est un sujet tellement infini que je me suis régalée à écrire à son propos. J'ai senti tellement d'inspiration en ajoutant des voix d'enfants ici, etc, conjugué au fait qu'il soit écrit durant un confinement qui permettait de prendre le temps... Quand on l'a créé il a pourtant été très spontané : il n'était pas prévu qu'il sorte rapidement mais ça a été à la fois naturel et très fort.
Pour « Veni,Vidi, Vici » on a travaillé tout autant mais on a voulu aller plus vite. Ce nouvel album est très différent de ses prédécesseurs. Il propose plus de choses. Les conditions n'ont pas été les mêmes, et c'était pour moi une autre façon de travailler les textes et le chant. C'était intéressant, mais j'avais ressenti (et je ne parle pas ici au nom du groupe) plus d'entrain sur le précédent album.
« Le premier mot de cet album c'est "Karma", et c'est important de le dire... »
Ahasverus : Comment avez-vous préparé l'écriture de « Veni, Vidi, Vici » ?
Auré : Préalablement on s'est dit que les morceaux monteraient crescendo, du plus sombre au plus lumineux, et que chaque histoire trouverait un point positif. Le titre le plus noir est « Purgatory ». Il ouvre l'album. « Witchcraft » est au milieu, marquant la limite entre le bien et le mal. Cette sorcière agit dans le but de venger quelqu'un qu'elle aime et on ne sait pas si c'est bien ou pas.
Le premier mot de cet album c'est « Karma », et c'est important de le dire... Karma, c'est l'équilibre entre les souffrances et les choses bonnes qui peuvent survenir dans une vie... Elle doit se terminer sur quelque chose de fort qui mérite d'être hurlé. L'âme sort du corps pour s'exprimer, pour dire qu'elle a retenu les leçons, qu'elle est prête à se battre, à affronter ce qui se dressera contre nous parce qu'elle compris certaines choses...
« C'est Sébastien qui nous a conseillé William. Quand on l'a entendu, on a fait "Waow !" »
Ahasverus : On retrouve à nouveau Sébastien Camhi et son Studio Artmusic pour la technique. Vous êtes contents du son ?
Auré : La réputation de Sébastien n'est plus à faire. Non seulement il bosse extrêmement bien mais il est devenu un ami. Il a fait un super boulot sur nos deux premiers albums et il était évident de faire appel à lui à nouveau pour le troisième. On le remercie pour le travail accompli, et aussi pour sa patience, il en faut parfois ! (Rires). On rigole beaucoup aussi...
Sébastien a également de très bonnes idées. Il arrive parfois que nous, musiciens, soyons un peu focus sur un principe, une habitude qui s'est mise en place. Par exemple, pour ce troisième album, on a fait très peu de doublage des voix. Encore moins que sur « Vae Victis ». Sauf à certains moments, et ça c'était l'idée de Sébatien. Ca amène un effet caverneux de temps en temps, et c'était une excellent idée ! Il apporte ainsi parfois des propositions judicieuses, j'ai en lui une grande confiance. C'est lui également qui a trouvé ce super guest pour ce troisième album : William Morabito.
Ahasverus : La voix claire ?
Auré : Oui, c'est la voix claire sur « Bye! »
Sur nos deux premiers albums il y avait déjà des voix claires. Sur le premier c'était ma soeur, Laetitia ; sur le second, pour le morceau « Lady of Death », c'était Mimi Canavaggia, l'épouse de Mr Cana qui nous fait les clips et les photos. Elle a une voix extraordinaire, et sa participation à un album relevait de l'évidence !
Pour le troisième album, pour changer un peu, on cherchait une voix claire... Et c'est Sébastien qui nous a conseillé William. Quand on l'a entendu, on a fait « Waow ! » Ca change un peu, une voix masculine. Ca fait un peu FM sur les bords mais on a de très bons retours, parce que le morceau reste bien en tête. William a une très belle voix, on est contents du résultat, c'est très cool !
Ahasverus : Akiavel-FM ? Vous avez un peu de marge...
Auré : Ah oui ! (Rires) Je sais... Mais c'est accessible, enfin, plus accessible pour des oreilles qui n'écouteraient pas forcément de métal.
Ahasverus : Pourquoi avoir mis en bonus une chanson du premier EP ?
Auré : Le premier EP d'Akiavel comprenait trois morceaux. Et depuis le début on termine nos albums avec l'un de ces trois morceaux. On les violente un peu : ce n'est pas exactement la même version que sur l'EP. On accélère, on revisite les paroles... On améliore et on les met à la fin des albums.
« Je ne m'attendais pas à ce qu'il y ait autant de succès au niveau des vinyles ! On est sold-out sur les deux premiers albums ! »
Ahasverus : Comment et sous quels formats « Veni, Vidi, Vici » sera-t-il distribué ? Peut-on encore espérer trouver des vinyles colorés en édition limitée ?
Auré : Absolument ! On va le sortir comme d'habitude aux formats CD et vinyle. Le vinyle, on l'a noté, plait beaucoup. Je ne m'attendais pas à ce qu'il y ait autant de succès au niveau des vinyles ! On est sold-out sur les deux premiers albums ! On en est très heureux et surpris. C'est un bel objet, et le fait de pouvoir le colorer en fonction de la thématique, de pouvoir se lâcher visuellement, c'est très cool.

Ahasverus : Justement, neuf visuels accompagnent les neuf pistes. Qui les a créés et accompagneront-ils l'album en physique ?
Auré : Les visuels que tu as pu voir sont de Chris. Il a retouché ses idées avec une intelligence artificielle. Ils apportent un petit truc en plus pour chacun des morceaux. Franchement, il s'est gavé, c'est bien géré ! Quand il nous a montré ça j'ai dit :
« — Mais c'est génial, qui a fait ça ?
— C'est moi !
— C'est génial ! » (Rires).
C'est un talent caché que je ne lui connaissais pas !

Ahasverus : C'est effectivement très beau. Sont-ils destinés à rester sur votre site, en virtuel ou à finir dans un livret d'album ?
Auré : Peut-être que certains seront imprimés sur du merch, mais rien n'est arrêté...
Ahasverus : Quelle sera l'actualité d'Akiavel dans les prochains mois ?
Auré : Des concerts ! Quelques dates sympas avec Loudblast, Mortuary. Ensuite on verra avec notre tourneur... Tout peut arriver d'un coup ! Pour l'instant quelques dates sont bookées. (NDLR : voir in fine)
On prépare également un tournage pour un troisième clip. Et on travaille déjà sur le quatrième album. On amène nos petites idées... Voila !
« On est beaucoup écoutés à l'international. La plupart de nos vinyles sont partis au USA ! C'est un truc de dingues ! »
Ahasverus : Akiavel sortait son premier EP en 2018. Aujourd'hui vous tutoyez les plus grands du genre, Loudblast, Benighted... Quel regard porterait Akiavel 2018 sur Akiavel 2022 ?
Auré : J'ai envie de te dire qu'avec le boulot qu'on a fourni tous les quatre depuis le lancement du projet, on voyait quelque chose de grand. On arrive tous de différents projets, on n'a pas vingt ans, et on savait qu'on avait un peu de monde derrière nous. On s'entend très bien, nous sommes tous très liés et pas une journée ne passe sans qu'on s'appelle ou qu'on s'envoie des messages. Nous sommes une famille ! L'osmose est parfaite entre nous. Quoiqu'il en soit, on avait tous le même objectif.
Depuis le début on s'est posé des défis. Depuis le début on fixait les objectifs et on voyait si la mayonnaise prend... Le concept Akiavel a plu, et on en est très heureux de tous ces bons retours. On est beaucoup écoutés à l'international. La plupart de nos vinyles sont partis au USA ! C'est un truc de dingues ! On est très attendus là-bas. Je ne m'attendais pas à ce que ça prenne si rapidement.
Julien de Benighted est un ami de très longue date. Le fait de partager des scènes, de faire des guests, c'est extraordinaire ! Je connaissais un peu moins Stéphane Buriez, même si je le voyais sur des festivals. Se retrouver sur la même scène à plusieurs reprises, c'est génial ! En plus ces mecs sont adorables, on partage des gros moments de rigolade, c'est trop cool !

C'est un peu la consécration de tout ça, d'un projet où l'on se dit au départ : « Allez viens, on fait un truc... » Tous s'est mis en place naturellement parce qu'à l'origine on avait un noyau solide : nous quatre. C'est à mon sens la base de la réussite — sans prétention bien sûr — pour tout groupe. L'osmose est un préalable indispensable à toute réussite.
Ahasverus : Nous arrivons au terme de notre entretien. Merci Auré d'avoir répondu à mes questions.
Auré : Merci pour ton intérêt.
MANIGANCE annonce l'ouverture d'un crowdfunding
Le 03/01/2023
« Ensemble, invitons toujours plus de monde au BAL DES OMBRES ! »
La version anglaise de l'album « Le Bal des Ombres » du groupe Manigance sortira le 24/02/2023 chez Rockshots Records. Elle s'intitulera « The Shadows Ball ». Il ne s'agira pas d'une simple version traduite de l'album initial.

Pour aider à son lancement, Manigance a ouvert une cagnotte qui vous permet de contribuer à partir de cinq euros.
CDs (dont édition japonaise), vinyles, photos, baguettes, peau de batterie, paroles, logo, guitare, bannière sont au menu des nombreuses contreparties à découvrir ici : https://www.indiegogo.com/projects/manigance-the-shadows-ball-album
« Votre contribution nous offrira la possibilité de jouer près de chez vous en France et à l'étranger. Nous sommes tellement enthousiastes ! » dit le groupe.
Il poursuit :
« Ce nouvel album nous tient beaucoup à cœur. Grâce à vous, nos fans francophones, et à votre soutien, nous avons pu trouver un label pour produire la version anglaise. Pour pouvoir aller plus loin et promouvoir Manigance sur le marché international, nous avons besoin de vous ! Votre participation nous permettra de :
- Développer nos actions de communication (pour lesquelles les idées ne manquent pas !)
- Élargir notre audience en France et à l'étranger
- Créer un clip vidéo avec la location du matériel, le tournage, l'édition et le montage par des professionnels.
- Organiser et produire des dates
- Participer à la tournée de Rhapsody Of Fire »
Précision importante du groupe pour le réglement :
Au moment du paiement, la plateforme vous invite à faire un don pour se développer (Indiegogo Tip). Pour éviter cette facturation supplémentaire (d'environ 8€ quand même !) il vous suffit de choisir dans le menu déroulant "Other amount" et d'inscrire 0€.
Mais revenons-en à la tournée : cette affiche prévue de longue date s'était trouvée contrariée par la pandémie. (Retrouvez les dates des concerts de Manigance en fin de publication)

S'ajoutent également quelques dates avec le groupe espagnol The Faithless et le groupe de hard français Legba.

Ce huitième opus studio de Manigance marque sa volonté de rendre sa musique plus accessible au public international. Les Béarnais précisaient récemment :
« Nous voulons élargir notre audience et faire, après la version française, une nouvelle proposition artistique plus accessible au public étranger, mais aussi une nouvelle approche pour notre public francophone. The Shadows Ball est un album avec des sujets actuels et contemporains. Un univers à découvrir entre liberté et colère, trahison et isolement, manque et injustice. Un album qui à la fois dénonce et dessine une fenêtre d’espoir. Un album engagé et percutant ! »
Premier long format en anglais, certes, mais pas premier essai dans la langue de Shakespeare, puisque le groupe présentait notamment sur la tournée « Machine Nation » (2018/2019) une version remaniée du morceau « Loin d'Ici ». Il devenait, tandis que Carine Pinto remplaçait au chant Didier Delsaux, « Your Energy ».
Ce single était destiné à remercier le public d'une tournée européenne qui entérinait l'intronisation de Carine au poste de chanteuse. Le groupe concluait en remerciant son public pour son « accueil chaleureux qui nous encourage toujours à pousser plus loin les limites ! »
Repousser les limites ? Nous y sommes en plein ! 2023 voit Manigance désireux d'exploiter la tessiture de voix de sa chanteuse et d'élargir son champ d'action. Il refuse une simple traduction des morceaux du « Bal des Ombres ». François Merle (guitare) s'explique :
« Cet album contient différentes chansons répondant aux standards de Manigance. Nous avons raccourci les chansons et travaillé sur les arrangements. Nous allons jouer beaucoup de ces chansons lors de nos concerts. Les fans devraient apprécier. Elles sont adaptées pour être jouées en live. Nous avons évolué dans notre processus d’écriture. Les titres sont encore très riches, mais la structure est plus simple. Nous écoutons également les dernières productions pour offrir un album moderne avec un son actuel. »

Manigance promet de surprendre les fans morceau après morceau. François complète :
« J’ai décidé de faire de nouvelles parties de guitare plus lourdes que sur les albums précédents. J’ai acheté de nouveaux amplis pour pouvoir produire un son de guitare particulier pour le nouvel album. J’ai écrit la majorité des nouvelles chansons. Avec la nouvelle voix de Carine, j’ai proposé de nouvelles structures. J’ai préféré raccourcir les parties instrumentales des solos pour me concentrer sur la composition. Lionel Vizerie a beaucoup travaillé sur les arrangements de guitare pour apporter une atmosphère nouvelle et plus moderne. Nous avons profité de la pause avec la COVID pour trouver de nouvelles inspirations. Le temps nous a permis de travailler sur les mélodies. Nous avons également décidé de remplacer certaines parties de clavier par des parties de guitare pour avoir un son plus lourd. Dès que les démos des chansons ont été terminées, nous avons commencé le processus d’enregistrement. » Les Palois en donnent un aperçu dans ce premier extrait, adaptation anglaises du titre « De Vos Outrances » :
Rien n'a été négligé pour donner cette nouvelle vie au Bal des Ombres, repensé jusqu'à l'artwork, dessiné par Stan W Decker. (Ci-dessous les deux versions)

Les douze titres de « The Shadows Ball », précisait un communiqué de presse, « s’inspirent des paroles de Carine Pinto à partir d’émotions personnelles et intimes, mais qui peuvent aussi concerner la plupart des auditeurs : de la trahison d’un ami, l’incendie de la cathédrale Notre-Dame, le changement climatique, la violence contre la communauté LBGT, le confinement pendant la COVID, la violence familiale...

BLACKRAIN, Untamed (25/11/2022)
Le 02/01/2023
On recommande « Untamed ». Mieux : il s'impose dans votre CDthèque de fan de Heavy !
Avec la précision d'un métronome depuis « It Begins » (2013) BlackRain lâche des bombes de plus en plus dévastatrices tous les trois ans pour consolider sa position au sommet du heavy glam français et sur la scène internationale. Sa nouvelle livraison, larguée le 25/11/2022, a pour nom « Untamed » (traduisez : Indomptable).

Revendiquée par l'artwork, la filiation, de « Dying Breed » à « Untamed », n'échappe à personne. Swan Hellion (chant/guitare) n'en fait pas mystère lorsqu'il nous explique : « Dying breed marque pour moi le vrai nouveau départ de BlackRain, un certain retour aux sources au niveau des compositions. Et bien sur il y a le mix réalisé par Chris Laney. L’image également, est plus cool. Bref, on était enfin partis sur de bonnes bases, les fondations de Untamed ».
Cette fois-ci, le groupe a fait appel à Hannes Braun (Kissin' Dynamite) pour le son. « Je crois que c'est le type de mix que nous avons attendu depuis nos débuts, estime Swan, mais que nous n’avons jamais eu, malgré les pointures avec lesquelles nous avons eu la chance de travailler dans le passé. Il me semble que c’est la première fois que le groupe sonne aussi fat. Chris Laney avait déjà fait un bon job sur License to Thrill et Dyin´breed mais ce n'est pas comparable à ce que nous a rendu Hannes. Le mix est très moderne et dans une playlist aux cotés de grosses prods, ça ne sonne pas ridicule. Hannes est aussi musicien, Kissin' Dynamite officie dans un style proche du notre, il a donc une vision claire et similaire à la notre quant à la manière dont un groupe doit sonner de nos jours. Je pense que l’erreur commise par certains producteurs dans le passé a été de vouloir faire sonner BlackRain comme un groupe des années 80. Car même si certaines de nos influences viennent de ces temps-là, nous sommes bel et bien un groupe des années 2010. »
Ce n'est d'ailleurs pas la seule collaboration des Annéciens avec les Allemands, puisque Jim Müller gratifie cet album d'un long solo de guitare sur le morceau « Neon Drift », l'occasion pour le groupe de nous offrir un clip très second degré dans lequel nos Frenchies n'hésitent pas à franchir la fine ligne de la légalité pour revisiter l'adage qui veut que Nice Boys don't Play Rock N' Roll.
D'autres clips tout aussi décalés ont accompagné la sortie de l'album, tels « Demon », en collaboration avec les acteurs de la sitcom Les Mystères de l'Amour, rencontrés tandis qu'ils assistaient à un concert du groupe, ou « Summer Jesus » qui voit les membres de BlackRain adeptes d'un gourou qui les abreuve en paradis artificiels.
Second degré à l'écran, mais la performance sonore n'est pas là pour plaisanter ! La chanson-titre est puissante, l'intensité progressive. Le riff introductif est énorme et le tempo irrésistible ! « Untamed permet d’entamer les concerts de manière puissante, ca met directement tout le monde d’accord » estime Swan. On ne le contredira pas.
« Kiss The Sky » suit. Claviers, batterie lourde, dextérité palpable des musiciens, tandis que les mélodies se savourent (« Demon ») et que les choeurs jouent les vedettes (« All the Darkness ») ou que les choix se font judicieux (les choeurs angéliques tellement à leur place dans « Summer Jesus »).
La musicalité s'installe sur la durée pour notre plus grand plaisir, avec un jeu foisonnant et un frontman qui va décrocher des notes inaccessibles au commun des chanteurs (« Set the world on fire »). BlackRain signe ainsi un album aussi fort techniquement qu'il est réjouissant mélodiquement et son « Untamed » rejoint dans notre CDthèque les indéboulonables « Released » (2016) et « Dying Breed » (2019), qui sont déjà d'un fort calibre.
BlackRain, Skid Row et quelques autres prouvent ainsi qu'en 2022 le Hair Metal n'est pas moribond et qu'il n'a pas fini de nous faire headbanguer. On vous invite à aller écouter BlackRain in situ sur la prochaine tournée, parce qu'en plus d'être l'une des meilleures sorties discographiques de l'année, c'est un excellent groupe de scène.
On recommande « Untamed ». Mieux : il s'impose dans votre CDthèque de fan de Heavy !
