Nos articles

Songs for an angel – Tribute To Eric Bouillette - Vol I (14/02/2023)

Le 25/03/2023

Beaucoup de retours positifs et de propositions variées, a tel point qu’un second volume est prévu.

Une chronique d'Harvey
Eric bouillette
Treize compositions, réunissant de nombreux artistes de différents pays qui ont participé à la vie d’Éric Bouillette et qui ont souhaité lui rendre hommage. Cet album vous permettra de voyager à travers différents paysages musicaux et peut-être d’en découvrir de nouveaux.
Surtout, c’est un lien puissant entre Éric et nous tous comme il l’aurait aimé.
Un album-hommage à Éric Bouillette suite à un appel aux amis, aux fans très nombreux. Beaucoup de retours positifs et de propositions variées, a tel point qu’un second volume est prévu.
La liste des crédits pour chaque morceau en dit long sur l’amour pour Éric. Je ne ferais pas de long discours, l’intention compte déjà énormément.
Au-delà des mots, restent certains titres meilleurs que d’autres à mes oreilles d’un point de vue musical.
« Ruby Down – Heavens Angels » a su retenir toute mon attention, un superbe morceau, un bel hommage. Suivis de près par « Achraf Elasraoui - Pat Sanders - Gareth Cole - Chris York - Man on a mountain »,  très progressif, « Babal – Touched by angels », et enfin « Steve Anderson & Chris York - Our Man From France ». Le reste de l’album est bien mais trop soft pour moi.
Le CD se termine par « Solace Supplice – Dans la couche du diable », l'une des dernières sorties d'Éric avec sa tendre épouse Anne-Claire Rallot, tout droit sorti de ce fabuleux album Eponyme et terminal de Sir Éric lui-même.
Éric nous t’aimons, repose en paix et à tantôt là-haut.
Tu nous manques à tous et toutes.
A toi mon n’veu.
Eric bouillette2

EDENYA (prog), Another Place (13/01/2023)

Le 25/03/2023

Un album agréable avec trois morceaux qui sortent du lot et surtout The Voice, vraiment plaisante, et nous faisant penser à la reine Anneke (The Gathering).

Une chronique d'Harvey

Edenya singer
Fondé en 2010 en tant que projet instrumental par Marco, auteur-compositeur et guitariste-claviériste, Edenya n’a cessé d’évoluer au cours des dernières années.
Après un E.P (2017) et un premier album, « Silence » (2020), Edenya sort son troisième opus, « Another Place », en 2023.
Edenya
Edenya s’inspire de nombreux styles musicaux : du rock au folk en passant par la musique progressive ou ambiante.
La voix douce et puissante de Clélia se marie à merveille avec les mélodies de Marco, tantôt énergiques, tantôt délicates, plongeant ainsi l’auditeur dans des atmosphères et des émotions intenses.
L’album commence avec une introduction planante instrumentale teintée de folk. Ensuite deux titres pas vraiment intéressants et assez mous. Enfin arrive le morceau de bravoure (9 minutes) « Inside Your Walls », un titre bien plus nerveux et mêlant douceur de la voix de Clélia et fureur des guitares ! Lui succèdent « Another Place » et ses vocaux magistraux et « The Other Side » avec un coté plus électro. Le titre « Garden » propose à son tour une partie instrumentale avec des notes de piano et du violon vraiment jolis.

On regrettera un manque de puissance par-ci par-là pour augmenter la progressivité des styles et des ambiances (douceur versus puissance), ainsi que des parties rythmiques peu présentes (il faudra donc veiller à embaucher un batteur et un bassiste*). Trop folk et pas assez métal pour moi !
On retiendra donc un album agréable avec trois morceaux qui sortent du lot et surtout The Voice, vraiment plaisante et nous faisant penser à la reine Anneke (The Gathering).
Groupe à suivre !

* - NDLR : Les voeux d'Harvey vont être comblés puisqu'Edenya a densifié depuis peu son line-up avec Jean-Paul à la basse et Damien à la batterie.
Edenya band

GRANDE ROYALE (rock/hard-rock), Welcome To Grime Town (24/03/2023)

Le 25/03/2023

« Welcome to Grime Town » est idéal pour découvrir l'univers de Grande Royale et il fait partie de nos recommandations discographiques du mois.

Par Ahasverus

Sixième album studio pour Grande Royale ! La formation est en selle depuis 2014.
Après les explorations de « Take It Easy » (2017), les Suédois, échaudés par les retours sur cet album pourtant excellent, retournaient avec « Carry On » (2021) à ce boogie-hard énergique sur lequel ils avaient édifié leur fanbase. Le nouvel opus restera globalement sur cette ligne. Son titre :

« Welcome to Grime Town »

Grande royale 1
Mais où est Grime Town ? Dans vos yeux ! Grande Royale l'explique :
« Depuis notre plus jeune âge, on nous dit qu'il existe quelque part une musique que personne n'a jamais entendue, et que la magie nécessaire pour l'explorer a disparu depuis longtemps. Même si nous savons que ce n'est qu'une histoire, nous pouvons chercher dans vos yeux et garder vivant le rêve d'un paradis musical. Welcome to Grime Town pourrait bien être ce paradis du rock'n'roll. »
Un paradis aux guitares enjouées qui se signalent dès « Tell Me », avec ce côté tout à la fois décalé et efficace qui donne aux compositions de Grande Royale cette instantanéité.

Mais si l'univers du groupe de Jönköping parait simple, c'est justement qu'il est très étudié musicalement. Les Scandinaves savent aérer leurs créations par des claps ou des lignes vocales qui semblent tenir d'une sorte de second degré, d'un talent qui fait les choses sans prendre la grosse tête.
Le rock de Grande Royale est cependant redoutable, et ses « Status Doom », « Freak Parade »  et autres « You Got Me Real Good » balancent tel un vieux Status Quo soudainement moderne et survitaminé.
Les trente-six minutes de « Welcome to Grime Town » sont donc dans une lignée festive, et si le groupe n'a plus souhaité désorienter ses fans en limitant les expérimentations il n'en renonce pas pour autant à tenter de nouvelles choses.
Mais il procède par petites touches, confiant le chant lead à son nouveau guitariste, Calle Rydberg,  sur un titre (« Utopia »), enfonçant le clou par un clip. Cette respiration bienvenue présente les nouvelles possibilités du line-up 2023 de Grande Royale.

Les Suédois ont par ailleurs fait appel à deux invités : dans un registre proche de Lee Aaron, Helen Wilsson pose sa voix sur « Run Officer Run », tandis que le guitariste Mattias Rydell gratifie « Augury » d'un solo.
Ainsi ce sixième album est-il un bon cru qui trouve nos Suédois en bonne forme et pleins d'avenir. L'album est idéal pour découvrir leur univers et il fait partie de nos recommandations discographiques de ce mois de mars.
« Welcome to Grime Town » est disponible depuis le 24/03/2023 chez The Sign Records.

Le Lien :

Les DOSSIERS d'AHASVERUS : La Cover # 1

Le 22/03/2023

Les bonnes raisons ne manquent pas pour se livrer à l'exercice de la cover. Elle permet à un artiste de se faire plaisir en rendant hommage à ses pairs, ou de toucher un nouveau public. Encore faut-il que l'interprète parvienne à se hisser à la hauteur de son modèle et à lui insuffler sa marque. C'est possible ! La preuve par dix avec Red Beans & Pepper Sauce, Deep Purple, Nils Courbaron, Mobius, Amberian Dawn, Loki Lonestar, Sandi Thom, Cécile Delpoio, Orkhys et Death Angel.
Cover 2


RED BEANS AND PEPPER SAUCE , « The Ace Of Spades » (Motörhead)

S'il en est un qui excelle en matière de reprises, c'est bien RED BEANS AND PEPPER SAUCE. Les Bittérois profitaient d'ailleurs de l'immobilisation due à la pandémie pour consacrer un album entier à l'exercice : « Songs From The Past Vol. IV ».
Il faut être gonflé pour aller taquiner  Motörhead sur son répertoire, surtout avec un classique aussi emblématique que « Ace Of Spades ». Mais les Beans se font forts de cuisiner à la Pepper Sauce n'importe quel standard...



DEEP PURPLE, « Oh Well » (Fleetwood Mac)

En 2021 avec « Turning To Crime » Deep Purple sort pour la première fois de sa carrière un album qui n'est pas composé de chansons originales mais d'une suite de reprises dont un morceau de Feetwood Mac qui date de la fin des 70's.
Deep purple 1
Roger Glover explique : « Tout le monde sait que Oh Well est un super morceau. Steve a fait la démo pour ce titre. On ne sait jamais vraiment où ça va aller avec Steve parce qu'il est très inventif. Jusqu'à un certain point, avec quelques couplets, c'était à peu près la même que l'originale. Et puis, tout d'un coup, ça a décollé comme une fusée… vers un autre espace. »


NILS COURBARON, « Lady Marmalade » (The Eleventh Hour)

Le guitariste de Sirenia s'est adjoint les services de deux grandes chanteuses pour faire honneur à ce standard disco des 70's maintes fois revisité.

La mayonnaise prend : les talents de Melissa Bonny (Ad Infinitum), rompue à ce genre d'exercice, et d'Adrienne Cowan (Seven Spires) sont aussi éclatants qu'ils sont complémentaires et font de ce morceau un tribute loin d'être anecdotique.


MOBIUS, « Dark Signs » (Sleep Token)

Avant qu'Heli Andrea ne tire sa révérence pour se consacrer à ses projets musicaux personnels, le groupe de Metal progressif Mobius enregistrait à sa façon ce morceau de Sleep Token, permettant à sa vocaliste de nous surprendre dans les basses.

Mobius a enregistré deux albums et deux EP avec Heli Andrea. Ce morceau figure sur le dernier d'entre eux : « Live In Studio ».


AMBERIAN DAWN, « Super Trouper » (ABBA)

Qui mieux qu'un groupe suédois peut rendre hommage au géant de la pop suédoise ?
Amber Dawn a consacré à Abba l'intégralité de son album « Take A Chance ». Hits et morceaux plus intimes se trouvent délicatement métallisés tout en maintenant l'esprit des maîtres.
Amberian dawn 1
Les orchestrations sont savantes et le chant de Päivi « Capri » Virkkunen est bluffant.


LOKI LONESTAR, « Frozen » (Madonna)

Il faut être fou ou excessivement culotté (on n'a pas réussi à trancher) pour traiter Madonna avec cette insolence. La version de Loki Lonestar ne saurait laisser indifférent. Le trublion polymorphe passe la Madonne à sa moulinette et semble habité par plusieurs personnages.
Julie Denn apporte à l'interprétation son agréable sérénité, contrepoint académique à la prestation débridée de Loki qui réalise là un très beau clip qu'on suppose tourné sur les plages du Nord, doublé d'une performance vocale.

« Frozen » figurait sur l'album « (un)official feat. », sur lequel Loki reprenait des artistes aussi divers que Bowie et Nine Inch Nails.


SANDI THOM, « November Rain » (Guns N' Roses)

Sandi Thom amène toute sa sensibilité dans une reprise minimaliste mais réussie de « November Rain ».

C'est que son affect influe sur son interprétation.
Elle explique : « En Scandinavie à l'occasion  d'une tournée mondiale, inspirée par les problèmes de ma relation de l'époque, je me suis rendue sur les célèbres plages d'Esbjerg, au Danemark, pour tourner une vidéo pour ma reprise de Guns 'n' Roses 'November Rain' - pure coïncidence : dans la pluie de novembre ! Une de mes chansons préférées. »
Ce titre figurait en bonne place entre Aerosmith et Extreme dans la compilation « The Covers Collection » (2013) de notre Ecossaise qui en est déjà à son septième album studio.


CECILE DELPOIO, « My Immortal » (Evanescence)

La voix d'un ange servie par des notes de piano délicates et par les arrangements de Sébastien Latour donnent à cette chanson d'Evanescence des ailes nouvelles.

Ce sont celles de Cécile Delpoïo, chanteuse de Remember the Light, qui sortait récemment son premier album solo, « Tuolla ». Elle le défendra en avril 2023 à Boulogne-Billancourt sur les planches du Metal Inseine Festival pour lequel ce couteau suisse a également réalisé l'affiche.

Cecile delpoio artwork


ORKHYS, « The Clansman » (Iron Maiden)

Autre formation présente sur le Metal Inseine Festival : Orkhys.
La voix de Laurène est assez proche des tons de Cécile Delpoio (qui a réalisé le clip présenté ici).

La frontwoman d'Orkhys joue également de la harpe. Rien de mieux pour imprimer la Orkhys'Touch à ce morceau d'Iron Maiden période Blaze Bayley.
Avouez que leur cover vaut l'original !  Elle cloturait le second opus du groupe, « A Way ».


DEATH ANGEL, « Under Pressure » (Queen)

Cloturons ce premier volet consacré aux reprises avec le pionnier du Thrash Metal américain Death Angel.
Sortant de sa zone de confort, le groupe de San Francisco reprend avec brio un titre partagé par Freddy Mercury et David Bowie : « Under Pressure ». Le résultat est conforme au modèle, mais interprété au cordeau.
Cette cover ouvrait l'EP quatre titres du même nom que les Américains sortaient en 2020.

 

THE DARK SIDE OF THE MOON sortira son album en mai.

Le 20/03/2023

The Dark Side of the Moon est né d’un pari entre Melissa Bonny (Ad Infinitum) et Hans Platz (Feuerschwanz).
Le défi a consisté, pour Mélissa, la perdante,  à enregistrer une version métallique du titre « Jenny Of Oldstones » de Florence and the Machine (qui illustrait musicalement « Games Of Thrones »).

L’expérience concluante donnait naissance au projet The Dark Side of the Moon, avec des membres de Feuerschwanz, d’Ad infinitum et d’Amaranthe.
Le groupe récidivait, inspiré par la pop-culture, les musiques de films, les séries TV et les jeux vidéo, métallisant « May It Be » et « Double Trouble / Lumos! (Hedwig’s Theme) ».

La mayonnaise montait si bien que The Dark Side Of The Moon envisageait de sortir un album et d’y inclure des compositions originales. Il a ainsi présenté une première composition intitulée « The gates Of Time ».

Le groupe déclare à ce propos :
« Nous sommes très fiers de vous présenter le premier titre original que nous avons écrit ensemble ! Nous avons commencé par des reprises de célèbres chansons de films, séries et jeux vidéo, mais avons vite réalisé qu’écrire nos histoires et mélodies était un devoir. Quatre esprits créatifs avec tant d’idées à partager - ’’The Gates Of Time’’ n’est que le début du voyage ! »
Charlotte Wessels (ex-Delain), To S. Englund (Evergrey), la violoniste  Rusanda Panfili et  Fabienne Erni (Eluveitie) seront les invités de ce premier album qui aura pour nom « Metamorphosis ».
Dark side of the moon cover
« Metamorphosis » sera disponible le 12/05/2023 chez Napalm Records dans les formats suivants :

  • CD avec pochette cartonnée 2 volets dans son tote bag (inclus : pendentif, cordon cuir et porte-clés, patch, carte dédicacée) - 300 exemplaires (exclusivité shop Napalm Records)
  • 1 vinyle noir
  • Lot : CD pochette cartonnée 2 volets + t-shirt Metamorphosis
  • CD avec pochette cartonnée 2 volets
  • Version digitale

Dark side of the moon box
PRÉ-COMMANDEZ METAMORPHOSIS ICI !
 
Tracklist :
1. Legends Never Die
2. The Gates of Time
3. Misty Mountains (feat. Tom S. Englund)
4. Double Trouble / Lumos! (Hedwig's Theme) (feat. Rusanda Panfili)
5. First Light (feat. Rusanda Panfili)
6. New Horizons (feat. Fabienne Erni)
7. The Wolven Storm (Priscilla’s Song)
8. May It Be (feat. Charlotte Wessels)
9. If I Had a Heart
10. The Hanging Tree
11. Jenny of Oldstones
Dark side of the moon nat enemede fine art
Line-Up (photographie par Nat Enemede Fine Art) :

  • Melissa Bonny – chant
  • Hans Platz – guitare
  • Morten Løwe Sørensen – batterie
  • Jenny Diehl – harpe

 

LEGION OF THE DAMNED - Nouvel album en mai 2023.

Le 13/03/2023

Legion of the Damned sortira « The Poison Chalice », son nouvel album, le 26/05/2023 via Napalm Records.
Legion of the damned artwork
Fondé en 1990 sous l'ancien nom Occult, la formation hollandaise officie en tant que Legion Of The Damned depuis 2005. En 2019 elle plaçait son album « Slaves Of The Shadow Realms » à la dix-septième place du Official Album Charts allemand.
Elle revient aujourd’hui avec un premier single clip. Il s agit de la neuvième piste du futur album : « Beheading Of The Godhead ».

Ce morceau, nous dit-on, «  transporte l’auditeur directement dans l’esprit d’un magicien diabolique qui collectionne les peurs les plus enfouies du genre humain et s’érige sur les mêmes hautes sphères que Dieu. »
The Poison Chalice sera disponible dans les formats suivants :

  • 1 vinyle brillant dans le noir avec disque de feutrine (300 exemplaires - exclusivité shop Napalm Records)
  • 1 vinyle vert clair transparent (300 exemplaires - exclusivité EMP)
  • 1 vinyle noir
  • Cassette verte (100 exemplaires)
  • Format digital

Une version Digipack avec deux CD sera également proposée. Outre l'album elle comprendra un CD bonus contenant des enregistrements live du concert Eindhoven Metal Meeting 2022 and Dynamo Metal Fest 2020 (tracklist in fine).

Legion of the damned box
A noter que pour la première fois dans l'histoire du groupe l'album studio sera enregistré par un quintette.
PRÉ-COMMANDEZ THE POISON CHALICE ICI.

Bonne fête Paulette !

Le 12/03/2023

Paulette
Artwork Paulette et Estelle Perruchot 


Paulette est un power trio guitare/basse/batterie assorti d'un chant à deux voix.  Il cite pour influences Deftones, Queens of The Stone Age, Lucius, les derniers albums de Jack White, et Rage Against the Machine.
Pour illustrer son univers il a présenté le 10/03/2023 un premier single-clip intitulé… « Paulette » !
Le groupe précise :
« Ce morceau date des frémissements de la création du groupe. Il a traversé des étapes bien différentes, il a été tordu, étiré, remanié, mouvementé, réécrit. Il est lustré d’une pointe de sueur et de fierté. Nous nous sommes inspirés de plusieurs esthétiques musicales pour le confectionner. Son sujet : Paulette se libère, elle sort de son corps et danse. Mais comment imaginer un premier album sans vous décrire notre muse dont nous portons le nom ? »
Paulette est de fait le nom d'un mannequin, muse du trio présente sur scène et au centre des textes. Ce clip raconte sa naissance  « à partir de matières brutes, de terre, de peintures, paillettes d’or, de lumières ».

« On va vous parler de Paulette » dit la chanson. Le trio développe son intention : « Pour les inspirations nous avons eu beaucoup d’éléments éclectiques : la macro photographie utilisée en publicité, en studio mais également en nature ; quelques effets légèrement désuets inspirés des films de série B des années 80 (“Evil Dead” de Sam Raimi, “Braindead” de Peter Jackson ou encore les films de John Carpenter pour leurs narrations particulières et leurs mises en scène originales) ; pour les teintes, les textures et le grain de l’image Carpenter Brut nous a plu (faisant lui-même référence aux séries B des années 80, il nous paraissait donc logique de s'inspirer de son esthétique ancienne mais traitée de façon plus moderne afin de boucler la boucle). Enfin, parmi quelques références (en vrac) de compositions de plans, d’esthétique et de rendu de post production : l’introduction du manga et du film “Ghost in the Shell” de Masamune Shirow et Rupert Sanders nous ont marqué pour la naissance d’un être créé de toutes pièces ; et l’esthétique très granuleuse et monochrome de “Fear of the Dawn” de Jack White nous a particulièrement plu pour le final du clip de Paulette. Pour ce qui est des teintes nous avons conservé autant que possible les dominantes de bleu et d’or qui sont à la fois les couleurs du groupe mais aussi du mannequin. »
Rendez-vous le 31/03/2023 pour une sortie digitale et en CD, avec une release-party le même jour à Brest (Salle du Clous). Alors bonne fête, Paulette !
Paulette band
Paulette c’est :

  • Alice Daré : chant, synthé, bass synth
  • Thomas Fernandes : chant, guitare
  • Boris Larzul : batterie
  • Paulette : le mannequin

Les dossiers d'Ahasverus : La story CARCARIASS

Le 12/03/2023

Carcariass a su évoluer, s'éloigner de ses racines sans s'en détacher, rendre « Afterworld » accessible à un public plus large sans se renier.

Les débuts :

C'est en 1994 que Carcariass naît à Besançon. Il compte dans ses rangs Pascal Lanquetin et Bertrand Walter (guitares), Raphaël Couturier (chant, basse) et Bebert (batterie).
Le groupe emprunte son nom au grand requin blanc : carcharodon carcharias.
Carcariass sort sa première démo cinq titres (« Ancestral War ») en 1996 et son premier album studio un an plus tard. Il s'appelle « Hell On Earth ». La quatrième piste de cet opus porte le nom du groupe.  L'album, où la technique s'impose déjà, fonctionne encore bien aujourd'hui.
En 1998 Carcariass revient avec « Sideral Torment ». La guitare se fait plus mélodique et l'album se permet un instrumental (« Void Attraction »).

La reconnaissance :
2002 marque un net palier pour Carcariass. Le son du troisième album, « Killing Process », a été confié à Stéphane Buriez (Loudblast).
Carcariass 1
« Killing Process » est introduit par des arpèges sublimes, il est beaucoup plus élaboré que ses prédécesseurs et l'artwork est d'un meilleur goût. Le groupe n'hésite pas à placer quatre instrumentaux. Parallèlement, Carcariass s'impose sur scène aux côtés de grands noms en devenir, tels que Benighted ou Supuration. A l'international, il aura l'occasion de côtoyer Impaled Nazarène et Cradle Of Filth.
Il faut attendre 2009 pour entendre un nouvel album, et c'est à nouveau à Stéphane Buriez que Carcariass fait appel pour le son de ce « E-Xtinction ». Les guitares restent virtuoses (« In Cold Blood ») et s'il ne vous cueille pas d'entrée comme « Killing Process », « E-Xtinction » reste très agréable.
2012. Le label du groupe, Great Dane Records, présente une compilation des deux premiers albums, « Hell On Earth » et « Sideral Torment », remasterisés et réunis sous le nom de « Hell and Torment ». Alexandra V. Bach (Adagio, Tarja, Kamelot) donne à ce bain de jouvence un artwork digne de ce nom.
Carcariass 2
Bien qu'il honore quelques prestations scéniques (un Hellfest sur la scène Altar en 2017), et si l'on excepte une réédition en 2016 de l'album « Killing Process » agrémentée de deux titres-bonus avec des invités ainsi que d'une version remasterisée du morceau « Sideral Torment », il faudra attendre 2019 et « Planet Chaos » pour découvrir le nouveau visage de Carcariass.
La mutation :
Carcariass 3
Le Suisse Jérôme Thomas (Science Of Disorder) rejoint le groupe et ses propositions au chant ouvrent de nouveaux horizons à un album qui fait la part belle aux instrumentaux (six !) et qui intègre un synthétiseur pour la première fois dans l'histoire du groupe.
Les textes de « Planet Chaos » sont globalement futuristes, cependant que « Letter from the Trenches » s'inspire de courriers écrits par des Poilus à leurs familles.

Le death de Carcariass est toujours brillamment progressif et accessible (« Battleground »). Pour le son, Carcariass a fait appel à Drop (Samaël) et à Jens Bogren (Sepultura, Arch Enemy). « Planet Chaos » reçoit un chaleureux accueil critique et marque une évolution notable quant au territoire musical de la formation. Le groupe définit son périmètre entre trois piliers : Iron Maiden, Death et Coroner. Interrogé par Metal Eyes quant au style pratiqué par le groupe, Raphaël Couturier (basse) botte en touche : « Avant on se définissait comme un groupe de death metal, maintenant, est-ce qu’on en fait encore ou pas ? On s’en fout, on fait la musique qui nous plait. »
2023 marque le retour aux affaires de Carcariass qui sort le 03 mars son cinquième album, « Afterworld ».
Carcariass 4
Jérôme Thomas est à nouveau au chant et le groupe a fait appel à la même équipe de production (Drop/Bogren). Pour autant le style de Carcariass a encore évolué, s'imposant au-delà des genres. Les mélodies death et heavy sont magnifiques et le chant de Jérôme Thomas donne au groupe un ton particulier qui peut évoquer parfois SUP ou Paradise Lost. Les instrumentaux trouvent toujours leur place. Carcariass a su s'éloigner de ses racines sans s'en détacher, rendre « Afterworld » accessible à un public plus large sans se renier.

Carcariass fait fi des genres et affine le sien propre d'album en album. « Afterworld », le dernier en date,  compte parmi les meilleurs de sa discographie et il trouvera, on en prend le pari, sa place dans les Top10 de fin d'année dans les rédactions des webzines de Metal.