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EXIT EDEN: Retour imminent !

Le 24/10/2023

Exit eden par stephan heilemannEXIT EDEN par Stephan Heilemann

En 2017 la Lyonnaise Clémentine Delauney (Visions Of Atlantis) s'associait à Anna Brunner (League Of Distortion), Marina La Torraca (Phantom Elite) et Amanda Somerville dans un projet nommé Exit Eden qui présentait « Rhapsodies In Black », un premier album de reprises d'artistes aussi divers que Lady Gaga, Bonnie Tyler et Depeche Mode.

En 2023 Exit Eden amorce son retour. Il opère désormais en formule trio, avec Clémentine Delauney, Anna Brunner et Marina La Torraca qui annoncent un nouvel album dont la sortie est prévue pour le 12 janvier 2024 chez Napalm Records : « Femmes Fatales ».
Exit eden artworkIl s'agira cette fois d'un douze pistes comprenant six compositions originales et des reprises de morceaux de tous horizons, tels « Kayleigh » de Marillion, « Poison » d'Alice Cooper ou « Désenchantée » de Mylène Farmer.
Pour annoncer l'album, Exit Eden a choisi une composition originale signée Anna Bruner et Hannes Braun (Kissin' Dynamite), un morceau auquel l'ex-Nightwish Marko Hietala apporte sa contribution et sa personnalité.
Exit Eden déclare :
« Nous sommes de retour et très heureuses de présenter EXIT EDEN à nouveau, en commençant par le single Run! - notre toute première chanson originale. Elle met en scène le légendaire Marko Hietala (ex-Nightwish), et nous ne pourrions être plus honorées ! Ce n'est qu'une des nombreuses facettes de notre nouvel album Femmes Fatales, et nous sommes impatientes de toutes les partager avec vous. »

Egalement mis en ligne une reprise du standard « Separate Ways », du groupe américain Journey, une chanson de 1983 qui s'était hissée au huitième rang du Billboard Hot 100 où elle parvenait à rester six semaines consécutives. Exit Eden explique : 
« Notre version de ce classique de Journey est un hommage au rock’n'roll et aux chansons intemporelles. Nous sommes ravies de raconter par nos propres voix cette histoire musicale et de la partager avec vous aujourd’hui. »

Enfin, juste avant la sortie de l'album, dans un clip au décor somptueux, le trio a levé le voile sur le morceau « Femmes Fatales », qui donne son titre à l'album. Le groupe explique à son propos : 
« Lorsque nos chemins se sont croisés pour la première fois il y a des années, nous étions des inconnues, puis nous sommes devenues des amies, des alliées, des sœurs de crime... Avec la chanson "Femme Fatale", nous avons renversé la situation, joué avec nos propres cartes et établi de nouvelles règles. Nous nous sommes libérées des préjugés et des limites en embrassant notre vraie nature et notre féminité, en retrouvant notre pouvoir de sorcières modernes - résilientes, libérées, nous SOMMES des Femmes Fatales. »

Cinq des six compositions de l'album « Femmes Fatales »  sont signées Anna Brunner et Hannes Braun, tandis que la sixième (« Dying in my Dreams ») est co-signée par Marina La Torraca. L'opus a été enregistré et mixé par Hannes Braun ; l'incontournable Jacob Hansen a pris en charge le mastering.
« Femmes Fatales » sera disponible aux formats suivants : 
> 1 vinyle rouge et noir marbré - 300 exemplaires
> 1 vinyle noir
> 1 earbook + livret 48 pages - 300 exemplaires
> 1 CD digipack + livret 6 pages
> Lot : CD + t-shirt
> Format digital
Il peut être précommandé ICI.
Exit eden coffret

SELF EXPLOITED WHORE - 1er album PORNAGOG (12/04/23)

Le 24/10/2023

Par Dam'Aël

Sew bandCrédit photo : FloRiane F. Photos
HISTOIRE :

Self_Exploited_Whore est un duo originaire de Bourgogne-Franche-Comté formé par Ségolène SanGluten et Furax, un duo sur scène comme à la ville puisque Madame et Monsieur sont mariés. Actifs depuis 2015 avec initialement des reprises de Municipal Waste, Cradle Of Filth, Shaka Ponk, Simon and Garfunkel, Nirvadonna (Nirvana vs Madonna ), ces fous furieux décident de former Self_Exploited_Whore en novembre 2021 et de réaliser leurs propres - ou moins propres d'ailleurs - compositions qui les amènent à un certain nombre de scènes.  Et c'est notamment  une prestation live remarquée aux côtés de Witches, Savage Annihilation et Iron Flesh (entre autres) ainsi que la diffusion de quelques uns de leurs morceaux sur des radios Française, Anglaise et Irlandaise, que le label de metal extrême France, Black, Death, Grind va décider de leur proposer la réalisation de leur premier album. Naissance sans forceps de PORNAGOG et pas dans la demi-mesure puisque le nouveau-né propose pas moins de 15 titres, certes, mais des titres assez courts pour une écoute de 19'24 mn. La version numérique a été proposée le 10 avril et sa version Digipack le 12 août dernier ( https://youtu.be/OM37L6ZDVBY?si=-o3_IgIgD4ZONgRH).

Furax, renard libidineux et guitariste de Self Exploited Whore et sa femme Ségolène "SanGluten" au chant forme un duo atypique de deathgrind français composé d'un chant principal assuré par Madame et d'un chant additionnel assuré par Monsieur qui, parallèlement, manie la guitare ; le tout est chanté en anglais. Et sa décoiffe sa m***, ça dég*** dans le caniveau, mais le duo réveille aussi les consciences.

PORNAGOG a été enregistré, mixé et masterisé par  Son Altesse Furax - Productions  https://www.youtube.com/channel/UCQ_4CS_J3Bxlr0d1jTTJcQA )

Sew pornagog 00 front
 

REFLEXION :


La caractéristique d'un art est qu'il s'adresse à tous, sans pour autant plaire à tous, mais avec une intention majeure, celle de tenter d'ouvrir chaque esprit à la découverte. Pas de 100% de réussite, sans doute plus de pourcentage d'échec, mais l'initiative est princeps pour cette ouverture d'esprit sur l'univers très complexe qu'est l'ART. 
Je vous rappelle mon manque d'adhésion au Death, Black et Dark, cependant chroniquer c'est aussi parler d'album qui sort de sa zone de confort. Et celui-ci en fait partie d'autant que le duo en rajoute à la pelle pour interpeler, sidérer voire même choquer. Je ne décrirai pas techniquement cet album PORNAGOG, le premier de  Self Exploited Whore, mais je vais vous le présenter sous la forme d'une video récapitulative : au menu une galette aux parfums variés, forts, épicés voire même aigres.

Pourquoi?

Parce que cela m'amuse de le faire!

What else?

Heuuuuuu! Encore juste une petite chose, soyez curieux, allez jusqu'au bout de la video...

 

1.The art of farting 01:09
2.Dead people smell better 01:43
3.menstruation feast 01:24
4.Iron? I run! 00:40
5.21 steps to reject you 00:21
6. Daddybarrow 00:50
7.Human deletion crusade 03:14
8.Breathe 00:10
9.Time to hang you out 00:40
10.Torn to pieces and sodomized 00:44
11.Pornagog 01:55
12.Grandma's advice 00:25
13.Waste sweet waste 01:35
14. Shitbag 00:50
15.T.B.W.B. (The Brutal Woods Boy) 03:33

Les liens :

http://facebook.com/sonaltesse.furax

https://selfexploitedwhore.bandcamp.com/album/pornagog

http://Linktree S.E.W. https://linktr.ee/selfexploitedwhore

http://https://france-black-death-grind.sumupstore.com/
 

 Mots clés : death metal metal blastbeats deathgrind grind grindcore growl guttural pig squeal France

 

 

HORSKH - "Body Building" - Nouveau single - 13 octobre 2023

Le 20/10/2023

Par Dam'Aël

HORSKH semble au sommet de sa forme! Le trio qui allie electro, indus et metal, taillé pour le live ne manquera pas d'enflammer de grandes salles pour promouvoir son nouvel album BODY prévu pour le 19  janvier 2024. 

 Bastien Hennaut : programmation, claviers, chant, guitares (membre de PØGØ )
 Briou : batterie
 Jordan Daverio: guitares, claviers

Horskh le groupe

HORSKH nous proposait son tout premier extrait le 06 avril dernier "Interface", extrait de son futur album BODY , véritable collision entre la violence du metal et le pouvoir accrocheur de l'electro, le tout sur fond de questionnements sur les IA et la dépendance de l'être humain aux technologies numériques.   
"Ce titre évoque notre rapport aux interfaces numériques. Smartphones, réseaux sociaux, applications multiples pour chaque action du quotidien, le narrateur/chanteur se met ici à la place d’une intelligence artificielle qui parle à l’humain. Cette I.A tente de l’apprivoiser avec des notifications en le déculpabilisant etc. Comme généralement dans les lyrics d'HORSKH, le sens est ouvert. L'aspect futuriste est accentué par l'univers très dark du clip et l'utilisation d'éléments 3D." (HORSKH)

Directed by Brice Hincker and Bass Tien Horskh

Filmed and edited by Brice Hincker and Amélie Diane

3D Fx by Rouxcoucou

Wardrobe stylist: Lou-Anne Boehm and Bass tien Horskh

Fashion designer: Dinah Monney

Make up: Cindy Pasqualin

Track mixed and mastered by Deviant Lab / Thibault Chaumont

Cyber technician: Etienne Bianchi Shaârghot and Sarah-Lane Roberts

Courant mai, le 24 pour être plus précise, la formation diffusait un second extrait  "Tension" confirmant toujours cette collision entre la violence du metal au pouvoir accrocheur de l'electro sur de solides textures sonores. Un titre court et énergique dont le clip n'est pas sans rappeler Twin Peaks et l'univers de David Lynch. 

"Tension" évoque une recherche d'équilibre entre différentes forces, différents états parfois opposés. Musicalement, c'est une version sous amphétamine d'un Nirvana passé à la sauce industrielle. Le morceau est marqué par une alternance entre des refrains très violents et des couplets mélodiques avec des textures électroniques et planantes. Il y a aussi cette idée de chercher à avancer face à un monde et des éléments en perpétuel changement, fait d’embuches et de contradictions. Il parle donc de sensations, de ressentis sans être linéaire ou même binaire dans l'approche de l'écriture. On pourrait comparer les paroles à l'univers de David Lynch, avec des images qui se suivent et qui semblent parfois absurdes, ou tout droit sorties d'un rêve." (HORSKH)

 

"Body Building" est le troisième single que HORSKH  offre à nos esgourdes ce 13 octobre, précisant qu'il s'agit d'un titre plus électro que ses deux prédécesseurs avec une énergie explosive et une mélodie entêtante. Le tout sur fonds de mutations des matières et des corps. 

"Ce morceau évoque un corps en construction qui tente des choses, qui essaie de se surpasser. Il renvoie aux étapes pour se construire soit même mentalement et physiquement, modifier son apparence, ses habitudes, ses envies et certaines fois contre les idées reçues, la société, sa famille etc. 
Bien sûr, il est question du muscle et de l'apparence, qui est au cœur de notre époque, notamment dû à l'importance des réseaux sociaux et à l'image qu'on y renvoie. Mais il y a aussi l'idée de transition entre différents états. "Body Building" évoque donc la vie, son maintien et ses mutations
." (HORSKH)

Très proche au niveau du son d'un Carpenter Brut dont il a fait la première partie, HORSKH délivre des ambiances très personnelles affirmant son identité et son talent à la fois sur sillons et sur planches, en d'autres termes à la fois en studio et en live.

Les trois singles de BODY : 
Tension
Interface
Body Building

BODY a été mixé et masterisé par Thibault Chaumont au Deviant Lab Studio (Carpenter Brut, Igorrr, Mass Hysteria, etc.).

DISCOGRAPHIE :

2014 : EP DAWN

2015 : DAWN (extended version - EP)

2017 : GATE

2021 : WIRE (HORSK devenu trio avec l'arrivée du guitariste/claviériste)

2024 : BODY prévu le 19 janvier

 

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7 WEEKS (rock), Fade Into Blurred Lines (13/10/2023)

Le 19/10/2023

« Fade Into Blurred Lines » conduira vos émotions aussi sûrement que le cuivre conduit l'électricité. 
Par Ahasverus

7 weeks album du mois

Voici la nouvelle livraison de 7 Weeks. Elle s'appelle « Fade Into Blurred Lines ».
Nous l'abordions avec une pointe de doute : nous avions adoré « Sisyphus », l'un des meilleurs albums de rock de l'année 2020,  et voici que 7 Weeks entendait rebattre les cartes dans une formule trio avec un album « enregistré live, sans artifice » que le dossier de presse estimait « moins solaire, plus terrien ».
Ne laissons pas s'installer le suspense plus longtemps : nous avons trouvé l'opus excellent au point d'en faire notre album du mois dans notre newsletter n°11.
Nous voila rassuré  : dès le premier morceau, « Gorgo », on retrouvait l'ADN inaltéré du groupe, cette voix caractéristique, ces rythmiques vrombissantes, cette guitare indépendante, toujours en mouvement, enfin cette élégance permanente dans le placement.
7 Weeks lachait « Gorgo » en premier single, disant à son sujet : « Gorgo parle de fuite en avant, du rapport intime au monstrueux, des jours sombres qui pétrifient quand on ose les regarder en face. Texte symbolique, Gorgo illustre la crise de sens que nous traversons et les lignes de fuite que nous créons pour y échapper : repli sur soi, confort viral et illusoire, certitudes figées. On avait cet arpège crimsonien en stock ainsi que cette image d’un personnage qui se retrouve figé face à ces certitudes. On a  donc combiné les deux idées avec l’image de la Gorgone mythologique. »  

Certes, d'autres morceaux sont possiblement plus radicaux, et le son préparé par Pascal Mondaz est peut-être légèrement plus brut, plus crissant. Mais l'identité de 7 Weeks est affirmée et sa signature reste heureusement omniprésente.
Entre explosivité (« Blackhole Your Heart ») et émotion (« Mute »), le trio ne tranche pas.

Il alimente son fourneau avec la même classe, et bien que ses ingrédients soient différents de cette formation, nous sommes tenté de le comparer à Screaming Trees pour sa marginalité dans le grunge rock et pour la beauté évidente qui habille certains morceaux.
Finalement la parenté de « Sisyphus » à « Fade Into Blurred Lines » s'impose, non par une gémellité mais bien par un air de famille. « Fade Into Blurred Lines » suit son propre chemin mais n'aura rien à envier au remarquable « Sisyphus ». Comme lui, il fait mouche, qu'il serpente paresseusement (« Shimmering Blue », « Castaway »), qu'il parte à bride abattue, effréné et strident (« Wax Doll »), ou qu'il évoque des images western (« Windmills »).
« Fade Into Blurred Lines » se referme en finesse avec l'intime « Travellers ».
On apprécie que 7 Weeks n'ait rien lâché après  « Sisyphus » : il a posé sa patine sur chaque note de « Fade Into Blurred Lines ». Le résultat est infiniment séduisant et conduira vos émotions aussi sûrement que le cuivre conduit l'électricité. 
« Fade Into Blurred Lines » est notre Album du Mois. Il saura illuminer votre octobre 2023.

Le cas Quintana

Le 18/10/2023

« Je suis prêt a tenter tout ce dont j'ai envie tout en gardant ma personnalité. »
quintanaPiero QUINTANA par Jessica Calvo Photographe
« Être seul c'est être libre », nous dit Piero Quintana à propos de son nouveau projet. C'est qu'il est en scène avec une guitare et une machine, pour le « Quintana Dead Blues eXperience ».
Des configurations, il en a testé plus d'une, en plus de vingt ans de discographie. « Chaque période de ma vie à eu son univers », poursuit-il en se tournant sur son passé, Quintana Roo, Liga Quitana... Puis il nous parle du présent, de l'album « Older »...
Pour le futur, on verra : il est temps de faire un point sur le cas Quintana...

Interview réalisée en février 2019 - actualisée en octobre 2023.


Ahasverus : Bonjour Piero Quintana. Tout d'abord vous souvenez-vous de votre premier émoi musical et du premier album acheté ?
Piero Quintana : Comme beaucoup de personnes de ma génération, je pense, mon premier disque et premier choc musical a été le fameux « Thriller » de Mickael Jackson en 1982, j'avais alors treize ans. Bien avant, mon enfance à baigné dans du Serge Reggiani, Paco Ibañez, Georges Moustaki et même Claude François et Joe Dassin ! 

Ahasverus : Comment est née cette vocation de musicien, comment avez-vous découvert votre première guitare et quel est votre parcours artistique ?
Piero Quintana : Ma grand mère, qui fût premier violon à l'orchestre de Chambéry, m'a « mis » au conservatoire dés l'âge de sept ans, pour étudier le solfège et la flûte traversière. Puis vers l'âge de dix-huit ans, un peu dégoûté par le côté rigide du classique, et plus intéressé par la musique du moment, comme Duran Duran, INXS et pas mal de groupes de rock espagnol, je me suis mis à la basse, pensant (à tort) que c’était l'instrument le plus facile pour faire du rock et avoir un groupe rapidement. Je ne me suis mis à la guitare, en autodidacte que bien plus tard, à l'âge de trente-deux ans. Au départ, cet instrument ne me servait qu'à m'accompagner, puis le temps est passé, et avec les progrès, j'ai commencé à lui donner une plus grande place, comme dans Quintana Dead Blues eXperience. Dans plusieurs de mes projets, j'ai mis aussi un peu de flûte traversière et de l'harmonica, mais mon instrument principal reste le chant.

Ahasverus : Dans une interview à Virgin Radio en 2014, vous disiez faire « le grand écart entre Dépêche Mode et Nirvana ». Aujourd'hui comment définiriez vous votre univers ?
Piero Quintana : Ce n'est pas original ce que je vais dire, mais c'est toujours difficile de définir son univers et d'y mettre une étiquette. C'est pour ça que j'aime dire que je fais le « grand écart » entre Dépêche Mode et Nirvana. Je suis fan de Dave Gahan et de tout ces rythmes electro mélangés à ces riffs de blues comme dans « Personal Jesus » ou «  I Feel You », et j'ai aussi toujours aimé cette folie dans Nirvana, ce côté crade, sauvage et imprévisible. S'il faut donner d'autres noms d'artistes,  je suis très certainement influencé par ce que j'écoute ; Black Rebel Motorcycle Club, Iggy Pop, The Rolling Stones, The Kills, Triggerfinger...

quintanaPiero QUINTANA par Jessica Calvo Photographe

Ahasverus : Où trouvez-vous votre inspiration musicale, et quelles thématiques aimez-vous aborder ?
Piero Quintana : Dernièrement, j'essaye d'écouter plus de Blues, des choses plus près des racines, plutôt que des musiques déjà digérées et transformées, afin de m’imprégner de l'essence et d'y mettre ma propre personnalité. Depuis l'album « Older » de Quintana Dead Blues eXperience, je travaille des titres avec Rémi Guirao (Arabella) qui me permet d'avoir un autre angle de vue sur ma musique ; il me propose des morceaux « sur mesure » que l'on travaille ensemble. Je cherche quelque chose de plus direct et de moins produit, pour cela j'épure le plus possible les morceaux et j'y mets l'essentiel, pour que ça soit plus lisible et émotionnel. Au niveau des textes, les thèmes abordés sont souvent des ressentis personnels sur mon histoire, des états d'âmes que j'essaye de retranscrire le plus sincèrement possible.

Ahasverus : Les textes de vos derniers opus  sont en Anglais. Cette langue correspond-elle mieux à la musique que vous créez désormais, ou vous n'excluez pas de revenir aux textes en Français ou en Espagnol dans des productions postérieures ?
Piero Quintana : J'écris en Anglais, car effectivement j'ai la sensation que ça se prête mieux à cette période musicale. Auparavant, j'ai toujours chanté en Espagnol et j'ai défendu cette langue, car le rock « en » espagnol a le droit à sa place. Beaucoup s'imaginent que le « rock espagnol » c'est forcement avec de la guitare flamenca ou des mélodies andalouses, que c’est soit du Ska-P, soit style Gypsy Kings (qui sont français soit dit en passant !). En France, c’était à la fois pas facile d'être un groupe de rock espagnol dans ce milieu fermé, et en même temps une force et une originalité ; on jouait de partout, on était différents et on laissait une trace. En 2014, je me suis mis à chanter en Anglais après avoir fait une première tentative en Français avec un nouveau titre qui n'aboutissait vraiment pas. Après plusieurs jours de recherche, j'ai tenté le même morceau avec un bout de texte en Anglais et j'ai eu une révélation ! C’était « These Mornings » (De Novo 2014), et j'avais l'impression d'être Dave Gahan ! haha ! Mais aujourd'hui je ne me pose plus de question, si je dois revenir à l'Espagnol, sur certains titres, ça se fera, naturellement, et peut être même un jour en Français, je n'ai plus aucune règle.

« Je me suis retrouvé seul comme un con avec ma basse. »

Ahasverus : Depuis Quintana Roo , voici treize albums au compteur de votre discographie. Quatuor, duo, vous avez aussi exploré plusieurs types de formations. Pourriez-vous nous brosser l'histoire et les caractéristiques de vos divers projets ?
Piero Quintana :  J'ai commencé la musique en groupe sérieusement avec Quintana Roo (nom d'un état du Mexique), en 1991, après plusieurs autres formations éphémères. C'était du Rock espagnol, fortement influencé par les groupes espagnols de la « movida », des années 80/90. On était quatre, deux guitaristes (Greg et Chris) et un batteur (jean H), et j'étais à la basse et au chant. C'est là qu'on a fait nos armes, c'est là qu'on a su qu'on serait musiciens avant tout. Pendant sept ans, on a joué dans toute la France et même quelques dates en Espagne. Puis, le groupe s'est arrêté en 1998 après trois disques. C'est là que je me suis retrouvé seul comme un con avec ma basse et que j'ai dû me mettre à la guitare pour m'accompagner, puis remonter un projet quelques années plus tard, en 2001, avec Liga Quintana. Le nom Liga à été choisi pour sa signification (Ligue), car après la séparation douloureuse de Quintana Roo, je voulais un groupe modulable, avec des musiciens qui entrent dans le projet, puis partent quand ils le veulent sans que le groupe ne meure, ce n'était plus « à la vie-à la mort » : c'était Liga Quintana, un collectif Quintana...
... Même si finalement l'histoire s'est répétée, nous avons vécu des moments énormes et sommes devenus comme des frères. Liga Quintana c'est des centaines de dates entre la France et l'Espagne, c'est quatre disques dont deux enregistrés en Espagne, c'est aussi « StarDiscount », un film. C'est quatre mecs (Les frères Tarricone, Benjamin et Simon, David Litavicki et moi) sans concessions qui font une sorte de rock electro-grunge, chanté en espagnol, sauvage et classe à la fois. L'histoire s'est arrêtée elle aussi, dix ans après, en 2011. Faire de la musique, tourner, c'est un peu maladif chez moi et j'ai toujours la flamme donc je décide immédiatement de continuer, mais seul cette fois-ci, avec différents projets, sous le nom de Quintana et sous forme de duos. Je compose l'album « El Mayor Enemigo » avec Tom Lopez en 2012. Un truc très perso et acoustique, basé sur les textes et des mélodies assez noires ; ma voix, une grosse caisse au pied, une guitare acoustique, une petite boite à rythme minimaliste, et Tom avec son vieux clavier Farfisa et une guitare électrique. Puis j'ai eu à nouveau envie de pression acoustique, d'un truc lourd, electro-rock, puissant et dansant, tout en restant en formule légère. j'ai donc réintroduit une groove box, comme on le faisait dans Liga, et j'ai composé « De Novo » (2014) et « 69 » (2016), avec ma guitare électrique et accompagné par Spike à la basse. Ces projets on été joués aussi de partout entre la France et l'Espagne, c'est là que j'ai vu que je pouvais pousser le délire plus loin et être plus radical ; « être seul sur scène avec une guitare a fond et une vieille groove box Roland MC909 ».

Quintana 3« Je sais aussi qu'un jour je remonterai un groupe, mais je ne me pose pas de question. »

Ahasverus : Vous vous produisez aujourd'hui, sous le nom de Quintana Dead Blues eXperience,  un « One Man Rock'N Roll Electro Heavy Blues ».   Est-ce à proprement parler une « expérience », ou  se produire seul sur disque comme sur scène est-il  choix durable du futur Quintana ?
Piero Quintana :  En 2017, j'ai fait mes premières dates tout seul sous le nom de Quintana Dead Blues eXperience, pour différencier ce projet du précédent. j'ai choisi un nom à rallonge, pour noyer le poisson ! « Vu que je suis seul, je vais trouver un nom super long ! » J'avais déjà joué seul, auparavant, notamment en première partie de Christine & The Queen et de Gaëtan Roussel et sur quelques festivals, et l'idée, même si c'est flippant, me plaisait. C'est effectivement une expérience artistique et de vie, car je suis ouvert à tout, je suis prêt a tenter tout ce dont j'ai envie tout en gardant ma personnalité. Être seul c'est vraiment être libre, même si la musique est un échange et que la vie de groupe et de partage me manque parfois. Mais en réalité je ne suis vraiment pas seul, je suis très entouré, il y a Chris Martin (KNT Publishing) mon éditeur qui m'accompagne dans le développement du projet, ma compagne Jessica Calvo photographe qui apporte énormément à mon image à l'heure où le visuel est primordial, et beaucoup d'autres personnes. Je partage bien évidemment avec le public et les gens que l'on rencontre lors des tournées. Je sais aussi qu'un jour je remonterai un groupe, mais encore une fois, je ne me pose pas de question, quand, où, pourquoi...

« Ces opus sont ne sont que des prétextes. »

Ahasverus : Où peut-on écouter et se procurer vos albums ? 
Piero Quintana : Les albums sont sur internet (Spotify, Deezer, etc), mais aussi en VPC, on peu les commander sur www.pieroquintana.com. Sinon, il y a pas mal de vidéos de tous ces groupes sur Youtube.

Ahasverus : Outre « Older », votre nouvel album sous le nom de Quintana Dead Blues eXperience, quel opus rrecommanderiez-vous à un lecteur qui voudrait découvrir votre univers ?
Piero Quintana : « Older » se rapproche le plus de ce que je recherche, des chansons avec une énergie Rock, un son un peu Stoner, un côté intense et sauvage,  avec juste une voix, une guitare et une machine. Chaque période de ma vie à eu son univers, tout en gardant une identité forte. Mais je recommande aux gens de venir aux concerts, c'est là que ça se passe, je fais des nouveaux morceaux et des nouveaux disques juste pour pouvoir tourner et monter sur scène, ces « opus » ne sont que des prétextes en fait ! Ou au pire trouvez des vidéos live sur Youtube !

Ahasverus : Après l'Espagne, vous êtes actuellement sur les scènes françaises. Un mot sur la tournée du Quintana Dead Blues eXperience ?
Piero Quintana : J'ai fait près de soixante-dix dates en 2018, j’espère en faire autant cette année. J'essaye de jouer dans de meilleures conditions d'années en années, je joue partout, du petit bar à la grosse scène de festival. Venez aux concerts, je passe peut être près de chez vous cette année, surveillez les dates sur Facebook ou sur le site officiel !

Ahaasverus : Merci Piero Quintana de nous avoir accordé cette interview.
Piero Quintana : Merci à vous et à très vite sur un concert ! 

 

THERION - Troisième volet de la trilogie Leviathan en décembre 2023.

Le 18/10/2023

Nous vous l'annoncions récemment, « Leviathan III », le dernier volet du triptyque initié par les Suédois en 2021, est annoncé chez Napalm Records pour mi-décembre 2023.

Therion artwork

En septembre 2023, Therion présentait « Twilight Of The Gods », un premier extrait du nouvel opus. 

En octobre 2023, Therion revenait avec la lyric video, « Ruler of Tamag »,second single extrait du futur album.
Christofer Johnsson (guitares, claviers) expliquait : 
« La chanson a été écrite par Thomas Vikström et moi-même, elle contient beaucoup d'influences moyen-orientales dans sa musique. Les paroles traitent du Dieu des Enfers dans la mythologie turque, Erlik. Certaines sont d’ailleurs chantées dans cette langue. J'ai collaboré avec Soner Canözer de l’ancien groupe de Metal symphonique turc ALMORA pour la traduction et la réécriture des paroles. La lyric video a été réalisée par Carlos Toro d'Abysmo Films qui a également tourné nos clips au cours de ces treize dernières années. »

En novembre 2023, les Suédois reviennent avec un troisième single-clip, une pièce de plus de huit minutes intitulée « Ayahuasca », nom d'une préparation hallucinogène d'Amérique du Sud utilisée par certaines communautés amazoniennes pour provoquer des transes.
« Le clip a été filmé en Amazonie, avec pour acteur un vrai chaman qui travaille avec l'ayahuasca. La chanson est la première que nous avons écrite dans le cadre des sessions d'écriture de la trilogie Leviathan » explique Christofer Johnsson.

« Leviathan lll » sera disponible le 15/12/2023 aux formats suivants :
> CD digipack 6 volets
> 2 vinyles noirs
> 2 vinyles de couleur argent - 500 exemplaires
> Die Hard Deluxe édition : 2 vinyles de couleur or / marbré + disque de feutrine imprimé avec l’artwork de l’album + 2 art prints (artwork de l’album et un artwork alternatif) - 300 exemplaires
> Lot : CD digipack + pendentif + tote bag + patch
> Lot : CD digipack + t-shirt
> Format digital

Therion leviathan 3 coffretCe nouveau Therion est accessible à la précommande ICI.

JELUSICK (heavy metal), Follow The Blind Man (29/09/2023)

Le 18/10/2023

Dino Jelusick n'a à l'évidence rien à envier à ses prestigieux aînés, David Coverdale et  Jorn Lande.

Par Ahasverus.
Jelusick band2Dino Jelusick est un enfant de la balle. Né en 1992, il passe ses premières auditions dès l'âge de cinq ans. 
Il remporte à onze ans, avec « Ti si moja prva ljubav », une chanson de sa composition qu'il joue pour partie au piano, le concours junior de l'Eurovision à Copenhague en 2003. Il sort son premier album la même année et entame une série de concerts qui le conduiront de l'Europe aux Etats-Unis, et jusqu'en Australie.
2004. Dino a douze ans. Il  est le plus jeune nominé au prix de musique croate Porin. Il se produit avec des géants tels que UB40 et Ronan Keating.
En 2005, il sort l'album conceptuel « Prošao sam sve ». Mais ses goûts le poussent peu à peu vers le rock metal, avec une prédilection pour les groupes des 80's.
En 2012, il fonde Animal Drive, groupe avec lequel il enregistre un album (« Bite! » - 2018) et un EP (« Back To The Roots » - 2019), avant que n'intervienne la séparation en 2020.

Dino ne tarde pas à être repéré par le gratin du métal international : le Transiberian Orchestra s'intéresse à lui dès 2016, George Lynch l'intègre à son groupe Dirty Shirley en 2018, et il rejoint Whitesnake au chant, clavier et guitare, en 2021. 
En 2023, Dino revient en formation de combat sous le nom de Jelusick avec un album intitulé « Follow The Blind Man ». 
Jelusick follow the blind manIl s'agit d'un onze titres d'environ cinquante-trois minutes.

Autour de Dino, trois compatriotes croates :
A la guitare, Ivan Keller, qui a notamment joué dans « Fireball », avec lequel il ouvre pour Guns'n'Roses en Croatie en 2012. A la batterie, Marc Lepoglavec. Lui et Ivan ont notamment joué avec Marco Mendoza. Le bassiste Luka Brodaric complète la formation.  

Jelusick met les choses au clair d'entrée de jeu avec un titre heavy, dynamique et moderne, « Reign Of The Vultures », qui n'est pas sans rappeler l'univers de Soto.

La voix est évidemment le point fort de l'album. Son talent est encore plus évident sur les ballades (« The Great Divide », « Follow The Blind Man », « The Bitter End »). Dino Jelusick n'a rien à envier à ses prestigieux aînés, David Coverdale et  Jorn Lande. Avec des vocalistes tels que lui et Mehdi Khema (Carthagods), c'est une génération qui se tient prête pour assurer la relève.

Une production idéale met en évidence le jeu des instruments. La guitare et le clavier (Hammond) se passent le relais dans une parfaite complicité (« What I Want »), c'est le second point fort de cet album. Une légère touche orientale peut imprimer  la mélodie (« Died »).
Les titres sont techniques, avec des orchestrations bien pleines et des interprétations très carrées. Ils oscillent entre une tradition à la Coverdale (« Died »), Coverdale/Page ( « The Healer »), et une modernité à la Soto/Carthagods (« Reign Of The Vultures », « Chaos Master ») qui se risque même à esquisser un growl (« Acid Rain »).

Un sentiment de déjà-vu peut poindre à la première écoute. Insistez ! La technicité des musiciens se charge de vous  rappeler qu'on a affaire à un Monsieur au moins aussi capable que ses illustres prédécesseurs, et lorsque le songwriting déploie ses ailes, ce disque peut devenir formidable et se montrer capable de squatter la mémoire de manière pérenne (« Follow The Blind Man », « What I Want »).
L'album se referme en douceur avec « The Bitter End » en outro. Cette ballade épurée permet à Dino Jelusick de déployer tout son talent de chanteur.
C'est donc sans hésiter que vous suivrez cet aveugle (« Follow The Blind Man ») qui dispose de tous les ingrédients pour apporter du bonheur au fan de heavy qui bouillonne en vous : un son massif, une grande voix, un songwriting qui sait toucher à l'excellence, et des musiciens aguerris (guitare/basse/clavier/batterie) qui ne manquent pas de développer leurs idées.

Pour conclure, sachez que c'est également à l'aveugle, au moins le temps des fameuses auditions, que Dino Jelusick se retrouvera sur les plateaux de télévision, puisqu'il intègre le jury de la nouvelle  saison de The Voice Of Croatia.

NATURE MORTE (post rock), Oddity (29/09/2023)

Le 17/10/2023

Il y a toujours chez Nature Morte quelque chose qui retient d'emblée l'attention.
Pour « Messe Basse » (2021), c'était cette vieille photo des années 70 dont le groupe faisait sa pochette d'album.

Nature morte messe basse

Pour « Oddity  », son nouvel album, c'est cette confrontation immédiate entre l'univers sourd et feutré du shoegaze et la violence du metal extrême.
Les couleurs vives de la pochette nous avertissent très probablement que la musique est vénéneuse. C'est qu'il se forme, chez Nature Morte, une agglomération d'éléments à priori incompatibles entre lesquels le trio parisien ne choisit pas, un magma qui veut se déverser d'un bloc, telle la lave d'un volcan. 
Nature morte 1Comme le torrent de lave, « Oddity  » est fascinant et sulfureux. Il s'avance en arythmie, parfois furieux, toujours menaçant.
Jamais dénué de beauté, l'album est exigeant et son post-metal ne s'appréhende qu'avec l'attention qu'on doit au diable lorsqu'il arrive au bal. L'ambiance magnétique alors vous gagne. « Oddity » vous inonde d'un climat fascinant.
Nature Morte porte le contraste en bandoulière tout au long d'un album beau et inquiétant, complexe comme un visage défiguré. 
Ca et là percent des éclaircies, tels l'intervention de Cindy Sanchez (Lisieux †) sur « Here Comes The Rain », et l'inattendu « Banquet Overflow for the Mind House » avec son passage new-wave très The Cure.

Une reprise de Deftones clôture l'opus sans le dénaturer.
Nature Morte puise dans son passé, recycle les bases, mais affirme plus fortement sa singularité, démontrant sa capacité  à porter plus loin sa croix. Réussissant l'alliance contre-nature de la ouate et du vitriol, il livre avec « Oddity » une oeuvre singulière. Sa force ne vous échappera pas.
Enregistré au Lower Tones Place Studio à Magency puis mixé et masterisé par Edgar Chevallier (6:33, Demande à la Poussière), l'album est disponible depuis le 29/09/2023.
C'est une sortie Frozen Records.