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Chronique d'album : THE RADIOACTIVE (Metal alternatif), "Last Generation" (2021)

Le 25/05/2021

Groupe : The Radioactive
Album : "Last Generation" (21/03/2021)
Genre : Metal alternatif
Origine : Paris

Par Ahasverus

Le Groupe :

  • The Radioactive prend naissance à Paris en 2011.
  • Il s'agit initialement d'un groupe de punk-rock et c'est dans cette catégorie que le groupe classe ses premiers opus, "Self Control" en 2014 et "A Matter Of Time" en 2019.
  • Leur rock se teinte désormais d'éléments issus du blues, de la musique classique et du swing.
  • En 2021 The Radioactive revient avec un second album :

"LAST GENERATION"

The radioactive artwork 1THE RADIOACTIVE, "Last Generation", (2021)

L'Album :

  • "Last Generation" est un dix pistes d'une durée d'environ trente-cinq minutes.
  • A propos de l'artwork, Oscar (chant/guitare) explique :
    "Nous nous sommes inspirés de Banksy qui en plus d'être un artiste novateur se veut militant. J’ai eu l'occasion de visiter différentes expositions et elles m’ont toutes coupé le souffle ! Un parfait mélange entre actualité, messages chocs, mélancolie et espoir. Ce qui colle parfaitement à l’univers de notre album. Une jeunesse insouciante, pouvant être frustrée de ne pas être libre de ses mouvements et un univers futuriste, apocalyptique, semblant submergé par la radioactivité ambiante. Les fleurs colorées au premier plan, elles, rappellent que la beauté peut toujours émerger où que ce soit."
  • Augustin Post, pianiste, et Marie Phenglamphanh, chanteuse lyrique, sont invités sur l'album.
  • Réalisé par des membres du groupe "Release Your Rage" est le premier clip réalisé pour défendre le nouvel opus.

Les Critiques :

  • "The Radioactive, avec cet album Last Generation, vont faire parler d’eux, c’est plus qu’acquis !"
    https://www.sensationrock.net
  • "Last generation est un souffle de vie, un cri de révolte contre la morosité ambiante."
    https://litzic.fr

Notre Avis :

Nougaro popularisait un duel entre le jazz et la java ; The Radioactive ouvre les hostilités entre le swing et le métal. Un swing délicieusement porté par le touché de piano d'Augustin Post et la section rythmique, et qui singularise une musique qu'on peut très justement qualifier d'alternative.
Ces jeunes musiciens grandissants ont du chien, ils mettent de l'imagination dans leur rock. L'énergie du punk n'est pas écartée, on la retrouve dans des morceaux comme "Radioactive Lands" et "Get Stoned", un brûlot, sur lequel Oscar livre toute sa verve, et qui doit envoyer sévère  sur scène.
Diversité, inventivité, talent, invités judicieusement disposés, font de ce "Last Generation" un  album séduisant, une danse conduite avec brio, parfaitement servis par une production équilibrée. C'est ingénieux et d'une grande variété, aussi conviendra-t-il d'écouter l'album dans son entièreté et de ne pas essayer de se faire une idée sur la base d'un morceau. On applaudit et on suivra avec intérêt.

Les Liens :

JE T'AIME (Paris) - Le tour d'horizon sur le trio

Le 24/05/2021

JE T'AIME (Paris) - Le tour d'horizon sur le trio

Genre: Post-Punk, Cold Wave

Origine: Paris (2018)

Par Dam'Aël

Je t aime trio

 JE T'AIME  fait ménage à trois. No comment please ! Chacun s'organise comme bon lui semble, ça ne nous regarde pas.
Bon vous l'avez compris cette formation parisienne est un trio qui fait appel parfois à deux chanteuses en complément sur quelques titres.
Après un premier single "The Sound" sorti en mars 2018, le groupe au genre hybride de post-punk et de cold wave décide de s'isoler sur les côtes bretonnes pour travailler sur son premier album éponyme.

Le onze titres sort le 13/05/2019 en quatre-vingt-quinze exemplaires sous la forme de CD Digipack et en cinquante exemplaires sous forme de vinyle. On note Dany Boy (à la programmation, au synthé, à la basse, à la guitare et au chant), Tall Bastard (à la basse et à la guitare), Crazy Z (à la guitare), Anaïs Novembre et Marion Parfait au chant. "Je t'Aime" est mixé par Dany BOY et Crazy Z, et masterisé au Zoé H Studio

Dès sa première année, le groupe a participé à des événements majeurs tels que W-Fest ou Owls 'n' Bats Winterfest, et s'est produit dans toute l'Europe.
La musique du trio, signée à la fois chez Icy Cold Records et Manic Depression Records, rappelle la grande époque de la Mancunian Factory.

https://jetaime-music.bandcamp.com/album/je-taime

Le 14/02/2020, la formation choisit de sortir un EP de remix réalisé avec des invités comme le Portugais  David Wolf, producteur de She Pleasures HerSelf, qui est sur le même label Manic Depression,  Ash Code, un trio italien qui produit un son dark wave, Ambassador21 groupe biélorusse de pure musique industrielle dans lequel Crazy Z. joue de la guitare, et Zus  guitariste de Chenille, dBOY. Au total cinq titres forment cet EP "En Négatif- Remixes".
S'en suivra un album live "Live At The Gibus" sorti le 15/03/2021, enregistré le  14/09/2019 au Gibus (Paris) par Cédric Guesdon, mixé et masterisé à nouveau au Zoé H. Studios. Line-up et ingénieurs : dBoy (vocals, synth & percussion), Tall Bastard (guitar & backing vocals), Crazy Z. (bass, synth & backing vocals), Cédric Guesdon (sound engineer) et  Julien Beauchet (light engineer).
https://jetaime-music.bandcamp.com/album/je-taime-live-at-gibus

Un excellent Live à Le Reacteur est à regarder sans faute, et c'est entre vos oreilles, ici :

Tout récemment, un deux titres pointe le bout de son nez : "Another Day In Hell", écrit, composé et produit par JE T'AIME, avec dBoy sur la programmation, les synthés, la basse et le chant, Tall Bastard à la guitare (Mixé et masterisé par Crazy Z. aux Zoé H. Studios), en prévision d'un futur album qui devrait sortir en octobre 2021 sur Icy Cold Records / Manic Depression Records. La vidéo de "Another Day In Hell" de cette prochaine galette est déjà disponible:


 

Et déjà, des concerts de JE T'AIME sont programmés :

 

  • Festival des Bruits De La Cave 2021, 26/06/2021, Chez Heinz - Liepmannstrasse 7b - 30453 Hanovre, Allemagne.
  • Ship Of Rebels 2021 , 23/07/2021, Oberländer Ufer - 50968 - Cologne, Germany.
  • Return To The Batcave Festival 2021, 07/10/2021 – Saturday 09/10/2021, CRK - Jagiellończyka 10c/d - Wrocław, Poland.
  • Black Spring Festival Liège 2022, 16/04/2021, Centre Culturel D'Engis, Engis, Belgium.

 

Les liens:

Je t aime le groupe

 

Les bio d'Apo : VIRGIL

Le 24/05/2021

Chaque semaine Apolline nous présente une formation française.
Aujourd'hui c'est un groupe de black metal originaire du Nord. Il s'appelle Virgil.
C'est une nouvelle bio d'Apo.

Virgil groupe


On est une formation de Modern Black Death  issue du Nord de la France. Le groupe a été crée en 2016. On a sorti notre premier album, « Divina Infernum », en octobre 2019. On a eu l’occasion de partager les planches avec des groupes comme Atlantis Chronicles, Psykup, Agressor, Mass Hysteria...

Virgil infernumVIRGIL, "Divina Infernum" (2019)

Qu'est-ce qui vous a donné envie de faire de la musique, et pourquoi ce style en particulier ?
On joue tous d'un instrument depuis des années, et on avait envie, en créant Virgil, de mélanger nos différentes influences en allant du black metal au death metal avec des sonorités deathcore, un son moderne mais avec beaucoup de grain. On cherche a créer une atmosphère sombre, mais avec beaucoup d’agressivité et de colère. On voit l’univers de Virgil comme un tout (scéno, esthétiques, son…) et on essaie de composer nos morceaux comme un ensemble pour former un objet musical a part entière. 

Vos influences et ce qui vous inspire ?
En tout premier « La divine comédie »  de Dante. C’est notre principale source d’inspiration pour les textes et l’esthétique du groupe. Niveau musique, les classiques pour nous sont Behemoth, The Black Dahlia Murder, The Great Old Ones, Lorna Shore.

Une chose que vous aimez dans le milieu du metal, et une chose qui vous déplaît ?
Ce qu’on aime c’est la musique, l’ambiance, le fait que ce style évolue continuellement. Ce que nous aimons moins c’est que c’est un style qui a beaucoup de mal à percer en France. On a de supers groupes mais très peu arrivent à passer à l’étape supérieure.

Une chanson que vous auriez aimé écrire ?
Alors là on a du mal à être d’accord Voici quelques titres :

  • Thomas : "Slaughter of the soul" de At the gates.
  • David et Thomas dans un style complètement différent : "Eleanor Rigby" des Beatles.
  • Charles : "Mare infinitum" de the Great old ones
  • Julien : "Blow your trumpets Gabriel" de Behemoth

Si votre groupe était un animal, lequel serait-il et pourquoi ?
Un ours ! Ça fait des câlins et ça peut te démonter la gueule.

Votre parfum de pizza préféré ?
Quatre Fromages (avec du gorgonzola).


Les Liens :
wiseband.com/yo/shop.php?boutique=6700

Retrouvez la playlist d'Apolline :
https://open.spotify.com/playlist/0bTigPgUjUbhoUeCh2Cv77...

 

SEEKING SIRENS (USA) - Surface (Single - 2021)

Le 23/05/2021

Groupe : Seeking Sirens
Single : Surface (21/05/21)
Genre : Metal
Origine : USA
On aime : Le son, le groove, la voix, la musicalité

Par Ahasverus

« Surface » signe l'acte de naissance discographique du quatuor américain Seeking Sirens.

Seeking sirens surfaceBasé en Caroline du Nord, Seeking Sirens s'est formé sous l'impulstion du guitariste / ingénieur du son Kevin Wilson et du chanteur Joseph Izayea. En duo, ils ont enregistré tout au long de la pandémie un grand nombre de singles dont la sortie est prévue tout au long de l'année. Le batteur Andy Jolliffe et le bassiste Ryan Lambert complètent cette formation. 

Seeking sirens photoA propos de « Surface », le groupe explique :
« Le single parle du sentiment de perte que nous ressentons tous quand nous naviguons dans nos vies, luttant pour ne pas laisser entrer les mauvaises personnes alors que nous endurons chacun la solitude de notre existence. Cela va croissant dans l’affirmation que nous devons tous aller de l’avant et essayer de trouver notre chemin de vie sans nous perdre en route. »


Ce premier single est un titre groovy, qui allie énergie et subtilité, porté par une voix puissante et des guitares massives. Il est disponible depuis le 21/05/2021 sur toutes les plateformes. 

Chronique d'album : D-O-G (Heavy Metal), "In My World" (2021)

Le 22/05/2021

Groupe : D-O-G
Album : "In My World" (26/03/2021 - M&O Music)
Genre : Heavy Metal
Origine : Alpes-Maritimes
On aime : Du bon riff, le chant.

Par Ahasverus

D o g coverD-O-G, "In My World" (2021)

René-Marc Le Rolle et Eric Beau, respectivement oncle et neveu,  écument ensemble les scènes du Sud-Est depuis peu ou prou 1988 au sein de diverses formations dont ils tiennent la basse et la guitare (Grand Nord / Dixit / Chaos). Leur projet D-O-G (en d'autres termes Dream Of Glory) courait dans les tuyaux depuis plusieurs années mais n'avait jamais pu être finalisé.
Forts d'une dizaine de compositions bien heavy dont les premières datent d'environ huit ans, ils trouvent une certaine stabilité en 2016 avec l'arrivée du batteur Alex Ferlain.
Ils sollicitent alors Jo Amore (KingCrown, Joe Stump's Tower Of Babel) pour y poser sa voix.
C'est ainsi que sort en mars 2021 un album de dix titres baptisé "In My World".
Dix titres, pour environ quarante-huit minutes de heavy garanti.
Dernier arrivé sur le projet, Jo Amore lui imprime évidemment sa marque, et c'est pour le meilleur, puisque des morceaux tels que "Modern Hero", que voici en clip, le font parfaitement !


Ce n'est pas le seul titre qui entreprendra de vous bastonner, et "The End Of Time" ou "Dream Of Glory" comptent parmi les morceaux qui tapent fort, faisant de ce "In My World" un album de heavy addictif, dont les escarmouches régulières font parfaitement le job.
La power-ballade de rigueur arrive en neuvième piste ("Icarus Dream").
Pour l'anecdote, vous retiendrez que les paroles du morceau "B.Ö.C." sont un assemblage de titres de chansons du combo américain... Si ça c'est pas l'amour !
En conclusion, "In My World" est un premier essai concluant et bien fichu. Le chant  de Jo Amore illumine l'album de toute la hauteur de son talent. Cette raison suffirait à elle seule  pour vous recommander l'écoute de cet opus qui possède cependant d'autres atouts capables d'accrocher toute oreille biberonnée au heavy-métal. A écouter et à suivre.


Line up :

  • Jo Amore (chant)
  • Eric Beau (guitares, backing vocals)
  • Alex Ferlain (batterie, clavier)
  • René-Marc Le Rolle (basse, backings vocals)

Les Liens :
https://backl.ink/144204219

DIRTY BLACK SUMMER : Seattle-Les-Pins

Le 21/05/2021

« La pandémie nous a finalement permis de nous dire c'est maintenant ou jamais ! »

Nouveau venu sur la scène azuréenne, Dirty Black Summer sort aujourd'hui "Great Deception", son premier EP, un retour aux sources du grunge donnant à la Baie des Anges des allures d'un Seattle du early 90's.
C'est si bien fait qu'on a eu envie d'en savoir plus.
Voici leur interview.

Actualite dirty black summerPhotographie © Mkp (Machine Kult)


Bonjour Dirty Black Summer. Je crois que vous arrivez tous d'univers musicaux différents et qu'on qualifiera d'abrasifs. Comment votre groupe s'est-il formé et qu'est-ce qui vous a donné envie d'élargir votre périmètre ?
Cyril (Guitare) :
Bonjour ! Effectivement, nous venons tous de formations issues de la sphère "Métal" pour parler au sens large, mais nos goûts musicaux sont finalement très variés. Quand JB m'a contacté - il y a déjà quelques années - avec quelques morceaux sous le bras, l'idée m'a tout de suite emballé ! Nous avons commencé à travailler sur le projet, rapidement rejoints par Michael, mais nos emplois du temps respectifs ne nous permettaient pas de le concrétiser pour de bon... En réalité, tout s'est accéléré il y a exactement un an, à la sortie du premier confinement. La pandémie nous a finalement permis de nous dire "c'est maintenant ou jamais !" Trois mois plus tard, nous avions notre line-up définitif et rentrions en studio.
Michael (chant) : Salut ! Pour ma part c’était en tournée, Cyril me faisait écouter des démos d’un projet qu’il avait avec JB. Ça m’avait foutu une bonne claque dans la gueule. C’était encore en phase d’audition chant, et de mon côté j’avais vraiment envie d’essayer de poser ma voix dessus. Pour moi c’était comme un retour aux sources. Ça me semblait aussi être le projet parfait pour dire ce que j’avais à dire de la manière la plus sincère possible.

Je confirme l'appellation "retour aux sources" mentionné par Michael : j'ai pu écouter "Great Deception", votre EP, qui sort aujourd'hui 21/05/21, et je vous avoue qu'il y a longtemps que je n'avais pas pris de plein fouet comme ça un projet grunge aussi percutant, aussi fidèle, aussi moderne...
Cyril :
Merci beaucoup ! Je pense que nous avons tenté d'insuffler à ce premier effort tout l'amour que nous avons pour la Musique, en faisant transparaître des émotions qu'il était parfois difficile d'exploiter pleinement dans nos autres projets mais qui nous tenaient à coeur... Si ça se ressent, c'est que nous n'avons pas dû taper trop loin de notre objectif ! (Rires)
Michael : Merci ! On y a mis du cœur et des tripes. On est super contents que ça sorte enfin et que le projet soit disponible pour tous. Ça fait plus d’un an qu’on a la tête dedans et qu’on bosse dessus sans trop penser a la réception du projet. Ça fait du bien !

Dans cette configuration, la voix de Michael Khettabi rappelle étonnamment celle de Eddie Vedder…
Cyril :
Ne le dites pas trop fort, il va finir par se la péter ! (Rires)
Michael : Merci beaucoup ! je le prends comme un énorme compliment ! Au risque de passer pour un inculte je ne connais pas trop Pearl Jam a part le titre "Daughter", et celui aussi dans Guitar Hero 3.  (NDLR : il s'agit de "Even Flow", de l'album "Ten")

Pouvez-vous m'expliquer le clin d'oeil à Danzig de votre patronyme ?
Cyril :
Le côté sombre et sulfureux qui émane de sa musique typée Rock/Hard Rock s'est imposé naturellement lorsque nous avons défini la direction artistique du groupe. Donc quand JB a débarqué en répète en proposant "Dirty Black Summer" (NDLR : titre d'une chanson du groupe américain Danzig), ça coulait de source ! D'autant qu'elle collait particulièrement bien à l'envers du décor de notre chère "Baie des Anges"... Derrière les strass et les paillettes, il y a un univers nocturne, terne et poisseux... Un monde perdu entre ombre et lumière qui nous définit finalement assez bien.
Michael : Cyril a tout dit. Le côté terne et poisseux qui a son charme... A une certaine heure, ici, tout le monde est fou, il n’y a plus de statut social, que des âmes perdues. Et tout se répète d’été en été. C’est ça pour moi Dirty Black Summer.

La pochette de votre EP est d'Alex Eckman-Lawn. Qu'est-ce qui vous a intéressé chez cet artiste spécialisé dans les collages et que souhaitiez-vous véhiculer avec son artwork ?
Cyril :
J'aime laisser à chacun le loisir de se faire sa propre interprétation d'une œuvre, mais elle représente pour moi la difficulté qu'on rencontre à trouver sa place dans la société moderne. Une quête d'identité qui passe souvent par un retour aux sources et aux icones qui ont su s'imposer à travers le temps afin de mieux construire son avenir. En somme, une référence à notre univers encré dans le Seattle désenchanté des débuts 90's, encore éclairé par les néons de la décennie précédente.
Michael : On avait quelques artistes en tête et on pointait globalement vers la même vision. Les collages d’Alex Eckman Lawn nous permettaient d’avoir ce côté peinture, organique et aussi ce côté sincère qu’apporte une photo. Avec le talent d’Alex, on était sûrs de ne pas tomber dans un truc trop “kitch” ou trop “artistique”. Au final, une femme qui regarde un homme en chute libre c’est beau, et ça synthétise bien les textes de l’EP.

Dirty black summerDIRTY BLACK SUMMER, "Great Deception" (EP - 2021)

A ce propos, quelles sont les thématiques abordées dans vos chansons pour les auditeurs non anglophones ?
Michael :
Les thématiques tournent autour de la déception, la désillusion et la dépression. Mais aussi de l’addiction, que ce soit à la drogue ou à l'amour.  
Cyril : Celle qui me touche le plus personnellement est "Forget My Name", qui traite du sujet parfois épineux des relations "Père/Fils"…

Et d'où sortent les cinq compositions originales, puis comment ont-elle été mises en boîte ?
Cyril :
Elles sont le fruit d'un effort commun, chacun a posé sa pierre à l'édifice. Certaines, comme "The Descent" ou "Forget My Name", étaient en gestation depuis déjà un moment, tandis que "You and I" ou "Know Better" sont plus récentes. Mais elles ont toutes été finalisées durant cette période post-confinement, enregistrées et mixées au Snapcut Studio par Rémi Mayot et Jimbo, puis masterisées par Thibault Chaumon au Deviant Lab Studio.
Michael : Je recevais des tracks sur lesquelles je pouvais poser mes voix de mon côté, on a tous trouvé notre rythme de travail assez naturellement et instinctivement. Certains morceaux ont été bouclés en quelques heures et d’autres ont été modifiés jusqu’au dernier moment.

112859Photographie © Mkp (Machine Kult)
Qui parmi vous est le fan de Britney Spears qui a proposé de mettre sur cet EP l'un de ses tubes à la sauce Seattle, et ce choix a-t-il fait l'objet de discussions ?
Cyril :
C'est JB qui a apporté l'idée et j'ai tout de suite signé ! (Rires).
Michael : Cette idée de JB m’a directement parlé. Britney, c’est une icône qui a marqué notre génération, au final le public l’a consommée comme une drogue. L’idée aussi d’interpréter "Womanizer" par cinq mecs, c’était quelque chose. C’était aussi intéressant de reprendre le titre le plus connu de Britney avec le moins de covers en ligne...

C'est pour conjurer le sort que vous avez choisi d'appeler cet EP "Great Deception" ?
Michael :
“Your Great Deception” était l'un des premiers titres qu’on a bouclé, et c'est aussi le morceau qui ouvre l'EP. On avait donc la réponse sous les yeux depuis le début, ce qui nous a évité de chercher trop longtemps.

Sous quels formats et comment "Great Deception" sera-t-il distribué ?
Cyril :
Il sera distribué au format physique (CD) et évidemment digital… On planche sur une version Vinyle également...

Quels sont vos projets avec Dirty Black Summer ?
Michael :
Enregistrer de nouveaux titres et faire de nouveaux clips, en espérant les amener sur scène dès que possible !

Merci Dirty Black Summer de m'avoir consacré du temps, et à bientôt sur la route.
Cyril :
Merci à vous ! Croisons les doigts !
Michael : Merci à vous !


Les Liens :

http://dirtyblacksummer.bandcamp.com/

 

Chronique d'album : OPPROBE (Post-Metal), "Fragments de Destinées" (2021)

Le 20/05/2021

Groupe : Opprobre
Album : "Fragments de Destinées" (14/05/2021 - KLONOSPHERE)
Genre : Post-Black-Metal
Origine : Montpellier
On aime : La personnalité, le son, les arrangements

Par Ahasverus

Le Groupe :

  • Formé en 2015, Opprobre est un sextette de post-metal progressif. (line-up in fine)

Opprobre full band photos

  • Alcest, Fen, God is an Astronaut, Harakiri for the Sky, Lantlos, Numenorean, Opeth, Toundra font partie des influences confessées par le groupe.
  • Le guitariste Olivier Dufresnoy se souvient :
    "Quand on a monté Opprobre en 2014/2015 avec Vincent (Lièvre), on a voulu proposer une vision plus introspective et narrative nourrie de toutes ces influences différentes que nous avions en commun : Une base black metal pour sa rage et sa tonitruance, des éléments de post-rock pour ce côté contemplatif et immersif et enfin une touche progressif pour donner un rendu torturé, imprévisible et évolutif."
    (https://www.webzinelescribedurock.com)
  • En 2017 le groupe son premier opus,  « Le Naufrage ».
  • En 2021, Opprobe revient avec un nouvel album :

« Fragments de Destinées »

L'Album :

  • « Fragments de Destinées » propose neuf pistes pour une durée d'une heure dix.
  • Le mixage a été assuré par des membres du groupe : Clément Roig (Onyx Studios), Olivier Dufresnoy (Dreamweaver) et Baptiste Belot.
  • Pour le mastering, Opprobe a fait confiance (ils peuvent, il a travaillé avec Devin Townsend et Cynic !) à Brett Caldas-Lima (towerstudio.net).
  • L’artwork a été réalisé par l'illustrateur autrichien Irrwisch (Hexvessel, Botanist, Anomalie).

1 opprobeOPPROBE, "Fragments de Destinées" (2021)

  • « Fragments de Destinées » trouve son terreau dans des citations de philosophes et d'écrivains (Victor Hugo, Marguerite Duras, Friedrich Nietzsche).  A propos du concept de l'album, le groupe explique :
    "Les textes dépeignent une vision désabusée du monde contemporain au travers les  yeux de deux personnages. A travers leur évolution au cours de différentes situations,  l’album questionne ainsi sur leurs doutes, errances, blessures etc, mais aussi leurs espoirs et  leurs rêves. Symboliquement, toutes ces expériences, aussi diverses soient-elles, peuvent être ainsi vues  comme des sortes de fragments de vies qui, une fois unie, représentent toute la complexité de  nos propres histoires et également l’histoire de notre monde."
    https://actainfernalis.com
  • La sortie de l'album a été précédée par la mise en ligne du clip-single "Reddition".

Les Critiques :

  • "Fragments de Destinée a su me surprendre sur bien des points."
    Metallian
  • "Un album destiné aux fans de post ayant le goût des mélodies mélancoliques et pour qui le texte joue un aspect central."
    https://mad-breizh.com
  • "Chacune des neuf compositions possède sa propre identité, gravitant autour d'un noyau de mélancolie glaciale."
    https://actainfernalis.com

Notre Avis :

Easy-listeners s'abstenir ! Voici un opus sur lequel, à part l'intro, aucune composition ne descend sous la barre des six minutes. « Fragments de Destinées » est un album dense qui demande du temps et une certaine disponibilité pour l'écouter et s'y installer. Ce postulat posé, Opprobe vous surprendra par sa capacité à garder votre intérêt sur l'ensemble de sa proposition.
Edifiée sur une solide base black, la formule sextette laisse beaucoup de place aux instrumentations. L'apport des piano/violon sur "Steppes" ou "Cendres" est d'un bel effet. L'ensemble est solidement agencé, et on s'étonne de ce que la longueur des compositions ne soit nullement rébarbative, bien au contraire : il semble qu'Opprobe trouve son rythme et sa saveur sur ses plus longs achalandages.  Les amateurs de black/post-metal exigeants trouveront donc une satisfaction particulière dans cet opus confectionné pour eux sur mesure. Quant au son, il est signé Brett Caldas-Lima, autant vous dire qu'il est d'une précision suisse.

Line-up :

  • Olivier Dufresnoy : Guitare, basse, chant scream et clair.
  • Vincent Lievre : Chant scream.
  • Baptiste Belot : Piano et Claviers.
  • Clément Roig : Guitare.
  • François Arbogast : Basse (live).
  • Vincent Causse : Batterie.

Tracklist :

1/ Vertige, Pt.1 (01:16)
2/ Vertige, Pt.2 (07:02)
3/ Renouveau (07:55)
4/ Reddition  (07:31)
5/ Absence (06:38)
6/ Steppes (06:03)
7/ L’Epreuve (08:43)
8/ Indifférence (12:43)
9/ Cendres (12:31)

Les Liens :

Chronique d'album : REDEMPTION (Metal), "Three Of A Kind" (2021)

Le 19/05/2021

Croupe : Redemption
Album : "Three Of A Kind" (23/04/2021)
Genre : Metal
Origine : Nancy

Par Crysall

Redemtion gropueRedemption par Bastien Kolodriejerak

C’est avec un grand intérêt que je me suis penché sur ce trio familial de Nancy.
Visiblement les dieux du Rock sont passés au-dessus de la maison des Khun et s’y sont arrêtés un p‘tit moment pour causer musique.
Quelque chose me dit qu’ils ont bien fait, à l’écoute de ce premier opus plein de bonnes choses pour nos oreilles !
Redemption tape juste et fort et rien qu’à regarder le clip du premier extrait (Play It Louder), on sait qu’on n’a pas affaire à des enfants de chœurs.

Après deux EPs - Live & Loud (2018) et Angel (2019) - les Nancéens se lancent dans le grand bain avec ce magnifique album rempli de surprises à donner envie de se propulser dans le temps et d’oublier cette pandémie pour voir la famille sur scène pour défendre « Three of A Kind ».
Après un passage remarqué lors du Voice of Hell sur la scène du Hellfest en 2018, ça donne la pêche.

Redemption artworkREDEMPTION, "Three Of A Kind" (EP - 2021) - Artwork Alexandre Soles.

Une intro tout en douceur pour nous souhaiter bienvenue à l’état sauvage (« Welcome to the Wild »), avec ses riffs endiablés pour nous demander ensuite si on est prêts à y aller (« Are You Ready ? »), mais bien sûr qu’on est prêts… Prêts pour la suite ! Et ça va continuer à envoyer sévèrement avec le titre de l’album qui nous dit qu’ils sont les trois mêmes (« Three Of The Kind »), qu’ils sont Redemption, et qu’ils jouent du Rock pour nous ce soir…
On avance dans l’album et tout est toujours carré, je prends un énorme plaisir à écouter. Nos amis nous disent de faire du Rock ou de mourir (« Rock or Die »)...

Allez hop, on va faire à leur façon (« Do It My Way »), du côté sombre (« Dark Side »). On n’a pas le temps de respirer et Mat nous invite à le suivre (« Follow Me »), avec son intro digne d’un titre de Metallica, pour continuer et nous dire qu’il ne l’a jamais su (« I Never Knew »). Su quoi ? Qu’il jouait plus fort (« Play It Louder ») ! La règle (« The Rule ») ? Une seule règle : écouter , et écouter encore et encore, aller les voir sur scène dès que l’on pourra y aller, et profiter au maximum de ce qu’ils nous envoient pour aimer la musique…
Ils nous le disent…Ils sont Redemption et ils jouent du Rock ‘n’Roll pour nous ce soir !

Line-up :

Mat Kuhn (Chant & Guitare)
JS Kuhn (Basse & Chœurs)
Rod Kuhn (Batterie)

Tracklisting :

01. Sound of Rock’n’roll
02. Welcome to the Wild
03. Are You Ready
04. Three of a Kind
05. Rock or Die
06. Do it My Way
07. Dark Side
08. Follow Me
09. I Never Knew
10. Play it Louder
11. The Rule