ROCK

Quintana Dead Blues eXperience, « 4 Lost Songs » (EP - 2020)

  • Le 28/07/2021

Groupe : Quintana Dead Blues Experience
Album : « 4 Lost Songs » (EP - 23/07/2021)
Genre : One-Man Band
Origine : Bordeaux
On aime : le punch, le son cru

Par Ahasverus

Quintana Roo, Liga Quintana, Quintana...
Depuis 1991 Piero Quintana arpente les scènes européennes en variant les noms et les configurations.
En 2018, il opte pour un one-man-band sous le nom de Quintana Dead Blues Experience. Il explique :

«  — J'avais déjà joué seul auparavant, notamment en première partie de Christine & The Queen et Gaëtan Roussel, et sur quelques festivals, et l'idée, même si c'est flippant, me plaisait. »

La même année, il présente un premier album, « Older », qu'il va défendre seul sur scène.

Quintana 3QUINTANA DEAD BLUES EXPERIENCE, « Older » (2018)

Seul en scène, Piero, mais tourbillonnant, avec ses machines, son énergie, sa guitare, et capable de captiver et d'emporter un public à la manière du joueur de flûte de Hamelin.

«  —  Être seul, c'est vraiment être libre, estime-t-il, même si la musique est un échange et que la vie de groupe et de partage me manque parfois. »

Aujourd'hui, Quintana prépare un nouvel album.
Pour patienter, il nous propose un interlude. Son titre en souligne la singularité :

« 4 Lost Songs »

Cover4lostsongsQUINTANA DEAD BLUES EXPERIENCE, «  4 Lost Songs » (EP - 2021) - artwork : Jessica Calvo Photographe

« —  4 Lost Songs, c'est quatre chansons perdues, quatre titres écrits et enregistrés pendant le confinement dans mon local sur Bordeaux, dans leur plus simple appareil ; une guitare à fond, une grosse caisse et ma voix. C'est juste une parenthèse entre mon dernier album et le prochain, un besoin pendant ces longs moments suspendus, le besoin de quelque chose à chaque fois plus minimaliste, plus authentique et direct, comme une envie de me mettre à nu.
Enregistré avec les moyens du bord, trois vulgaires micros en tout et pour tout, puis mixé par le talentueux Steven Rozier, chez Knt à Grenoble.  4 Lost Songs c'est un Ep particulier, qui n'était pas prévu dans ma discographie mais qui au final compte énormément pour moi. »

Piero complète son propos :
« Habituellement je suis en one man band également mais avec des machines, un truc plutôt puissant et très rock, là c'est un Ep particulier (guitare fuzz à fond + voix + grosse caisse). »

Ce qui saisit, à l'écoute de « 4 Lost Songs », c'est le côté « THX » du son plus grand que nature, avec cette guitare qui envahit l'espace. 
« I Will Be Myself » ouvre l'EP de toute sa niaque.
Il est mis en clip par Jessica Calvo dans une belle esthétique noire et blanche qui souligne son côté épuré.

Vient ensuite « Is It Done » dont l'ouverture, allez savoir pourquoi, m'évoque la liberté de ton d'un The Clash.
« Loose Your Pride », troisième piste très rock, permet à la grosse caisse de prendre le contrôle. Un morceau parfait pour la scène, qui nous adresse des images subliminales du Quintana des concerts.
« Lost Song » et son riff obsédant clôturent l'EP de belle manière.

Quatres titres riffs et sueur qui vont à l'essentiel et dont un seul dépasse légèrement les trois minutes.
Un cas à part, le cas Quintana, qui n'en finit pas de nous convaincre.
A écouter, à suivre, et bien sûr à voir !

Les critiques en disent :

  • « Même ceux qui connaissent l’univers de Quintana Dead Blues eXperience vont être surpris du résultat, et surtout de sa voix qui sur ce projet nous offre une puissance qui ne laissera personne indiffèrent. »
    http://www.lemague.net

La tracklist :

  1. I will be myself
  2. Is it done
  3. Loose your pride
  4. Lost song

Les Liens :

Théo Charaf (folk rock), "Théo Charaf" (2021)

  • Le 18/07/2021

Groupe : Théo Charaf
Album : « Théo Charaf » (22/01/2021 - Wita Records)
Genre : Folk Rock / Blues
Origine : Lyon
On aime : la voix, le style dépouillé

Par Ahasverus

Artwork theo charafTHEO CHARAF, « Théo Charaf » (2021)

Sorti en janvier 2021, « Théo Charaf » est un dix pistes d'environ trente-cinq minutes.
Il s'agit du premier album solo de Théo Charaf, musicien issu de la scène punk.
C'est pourtant clairement par le folk que ce Lyonnais se fait remarquer par les médias, et c'est à l'illustrateur Jean-Luc Navette qu'il le doit, ainsi qu'il l'explique à Can You Hear :
« Nous avons eu un projet de groupe avec un membre du Peuple de l’Herbe et un autre de Beaten Brats mais il est tombé à l’eau, puis nous avons commencé à parler de musique folk et je lui ai montré ce que je faisais. Finalement il m’a encouragé à faire de la musique folk seul. C’est lui qui a tout lancé. Il m’a enregistré, il m’a donné confiance en moi. »
(retrouvez l'interview complète sur https://canyouhear.fr/rencontre-avec-theo-charaf/)
Jean-Luc Navette réalisera donc la pochette de cet opus, qui alterne reprises (Bob Dylan, Skip James, Townes Van Zandt) et compositions originales, celles-ci ne laissant pas leur part aux premières.
Folk, rock, blues (« Devil Got My Woman »? « Hard Time Killing Floor »), Théo Charaf nous emmène au fin fond des Etats-Unis avec un style très épuré - on pourrait entendre les éperons rouler - et une grâce certaine. Ce dépouillement met sa voix en évidence, à la manière d'un Johnny Cash, dont il peut être proche dans les basses.

Théo Charaf n'a que vingt-sept ans et incontestablement un talent qui nous renvoie aux meilleurs songwriters américains, Cash, Dylan ou Cohen. Un boulevard s'ouvre devant lui.
L'album est disponible chez Wita Records. Il existe en version vinyle.

Les Critiques :

  • « Théo Charaf, tel un vétéran du blues, incarne à merveille ce qui peut s’apparenter à une musique digne des grands maîtres du genre. »
    http://www.loreillealenvers.fr
  • «  Nostalgique, simple, triste et beau. »
    https://www.rollingstone.fr
  • « Une voix, du style, un univers et surtout beaucoup de talent… »
    https://canyouhear.fr
  • « La simplicité est de mise, captant ainsi l’auditeur dès les premières notes. »
    https://www.rockinshake.com
  • «  Théo Charaf ose à peine toucher les cordes de sa guitare : il les respecte, les frôle, les épouse dans des mouvements tendres et rassurants. »
    https://www.punktum.fr

TRACKLISTING 

Face A :
1 Vampire
2 Forward
3 Going Down
4 In Vain
5 Devil Got My Woman

Face B :
6 Oh Sister
7 Wander Boy
8 See the Man
9 Waiting Around To Die
10 Hard Time Killing Floor

Les Liens :

Chronique d'album : JEAN-LOU K (Rock), "Unfit" (2021)

  • Le 08/07/2021

Artiste : Jean Lou K
Album : « Unfit » (04/07/2021)
Genre : Rock
Origine : St-Nazaire

Par Ahasverus

Tiens, revoilou Jean-Lou ! Quelques mois seulement après la sortie de « A Brand New Day »...
Si vous suivez Jean-Lou Kalinowski, ce n'est pas pour vous surprendre : deux albums en six mois, c'est son rythme de croisière ; Jean-Lou rock comme il respire !
Le nouvel opus s'appelle « Unfit ». Il est sorti le 04/07/2021.

Jean lou k unfitJEAN-LOU K « Unfit » (2021)

Chanteur, songwriter et multi-instrumentiste, batteur de Shakin' Street de sa création à 2015, Jean-Lou Kalinowski enchaîne les albums depuis plusieurs années. Il les signe Jean-Lou K lorsqu'il tient, en plus de tous les instruments, le chant principal, ou sous le nom de AC22 (prononcer assez de deux) quand il s'associe à des invités parmi lesquels on a compté, pour n'en citer que quelques-uns, la discrète mais puissante Flora Roland, les tauliers Georges Bodossian (OCEAN) et Fred Guillemet, ou l'alien Vitha Sai (Lady Liberty).

Notre rocker ouvre donc l'été 2021 avec « Unfit », un douze pistes signé Jean-Lou K. Est-ce à dire qu'il revient seul, Jean-Lou ? Presque, puisque l'album s'ouvre par un « Red Red Lips » sur lequel sa voix discrète est agréablement contrebalancée par le chant de Maryl Owlycia sur les refrains. Mais pour le reste, Jean-Lou opère en solitaire, avec sa guitare, ses claviers, sa batterie, son studio, sa voix un peu monocorde, alternant en fond de cour les morceaux de rock qui balancent (« Love Is Blind ») et des titres plus graves et lents, s'étirant parfois au son d'un clavier martelant chaque note (« The End Of The World »).

A la manière d'un Cioran du rock, l'univers de Jean-Lou est désabusé et pessimiste. Il en émane de jolies nappes de clavier et de belles lignes de guitares qui semblent parfois remonter telles un chant de baleines depuis les  profondeurs mélancoliques de l'âme (« A Matter Of Time »).

Une reprise du « The Future's So Bright » de  Timbuk 3 (1986), dont la thématique fait écho au monde de Jean Lou K, durcit significativement le ton en cinquième piste.

« Unfit »  a été intégralement produit à Saint-Nazaire par Jean-Lou K entre mars et juillet 2021.

Son artwork est de Jean-Lou Kalinowski, la photographie est de Christina Benedict.

Jean-Lou K chante pour lui et, ce faisant, nous fait plaisir avec un nouvel opus intimiste, agréable, et qui balance bien. Il l'a posé là sans plus s'en préoccuper. Gageons que le songwriter est déjà reparti gratouiller sa guitare dans un coin pour extraire tout le rock qu'il entend en lui...

On vous invite à découvrir « Unfit » et plus généralement l'univers de Jean-Lou Kalinowski dont le best-of  « Monomaniac » est également une bonne porte d'entrée :

 

HOWARD rend hommage à JIM MORRISON

  • Le 07/07/2021

Howard reprend The Doors. La parallèle est évidente et nous avions déjà fait le rapprochement entre les deux groupes, puisque ces Parisiens jouent dans une configuration guitare/batterie/orgue.

HowardMais vous ne connaissez peut-être pas encore cette jeune et talentueuse formation... Permettez-nous ces quelques rappels :

Howard est un trio formé en 2017. Son nom est un hommage à HP Lovecraft.
A l'instar de The Doors, Howard n'a pas de basse, cette partie est assurée par le clavier.
En 2018 sort un EP éponyme de quatre titres, suivi en 2020 par un sept pistes,  « Obstacle ».
En sélection, nous vous proposons ce « Void », capturé live, dont la version studio se trouve sur « Obstacle ».

Très en verve, Howard présente en 2021 le single « I Hear A Sound ».


WAITING FOR THE SUN

Pour commémorer les cinquante ans de la disparition de Jim Morrison, Howard reprend donc en juillet 2021 le standard de The Doors «Waiting For The Sun ».
La cover est d'un calibre parfait pour Howard qui démontre une nouvelle fois son talent, son potentiel, et son identité sonore.

Découvrez la discographie du groupe par les liens in fine.

Line-Up :

  • JM Canoville Vocals/Guitars
  • Tom Karren : Drums/Glockenspiel
  • Raphaël Jeandenand : Organ/Bass Synth/Theremin

Les Liens :

LEONTAS (Rock, UK), "Against The Wall" (single)

  • Le 06/07/2021

LEONTAS est un duo de rock britannique né de la rencontre, à Londres en 2015 à l'occasion d'une audition, du chanteur/guitariste singer Alex Munteanu et du batteur Scott Collier.

Leontas 1Leur objectif, nous dit la bio, est de sonner plus fort, plus agressif, et d'exprimer leurs convictions sociales et personnelles à travers leurs paroles.
Le premier EP du duo, « In Love », paraît en 2016. Il sera suivi par quelques single.
Leontas présente en février 2021 un single autobiographique, « Little Boy », et s'attelle à la préparation de son nouvel EP.

C'est dans ce cadre qu'il présente, le 01/07/2021, un nouveau single :

« Against The Wall »

Cette fois-ci, le duo rock s'inspire du besoin de liberté et d'exploration des hommes, nous dit-on. Ce morceau, qui est le premier single du prochain EP, parle de soif d'aventure, de voyage et de découverte de soi, qui peut souvent être un concept très étranger, surtout lorsqu'on mène un style de vie moderne et urbain.
« Tout, de la politique au statut social et aux choix de vie, peut nous freiner, mais nous croyons fermement qu'il n'est jamais trop tard pour donner de la place à ce que votre cœur désire. » disent Alex et Scott.

Leontas against the wallLEONTAS, « Against The Wall » (single - 01/07/2021)

Outre le son qui lui est déjà associé, le duo explore cette fois-ci les aspects visuels de sa création. Les trois couleurs représentées sur la couverture de « Against The Wall » symbolisent le désert, le voyage et le coucher de soleil utopique dont nous rêvons tous.

Et c'est dans le sable que Leontas fiche son drapeau dans le clip associé...

Les Liens :

NEPHILA, (Psychedelic Rock - Suède), "Nephila" (2021)

  • Le 29/06/2021

Groupe : NEPHILA
Album : « Nephila » (04/06/2021 - The Sign Records)
Genre : Rock Psychédélique/Prog
Origine : Suède
On aime : le chant, le songwriting, l'interprétation.

Par Ahasverus

  • Nephila est une formation suédoise à sept têtes (line-up in fine).
  • Inspiré des scènes rock et folk des années 70, le groupe soigne son expression visuelle et veut faire de sa musique un voyage théâtral.
  • A l'exception de ses deux chanteuses, tous ses musiciens sont masqués.

Nephila erik hansen

NEPHILA - Photographie : Erik Hansen
« La force de Nephila réside définitivement dans notre performance, déclare Stina, l'une des chanteuses. La mystique est importante. Nous avons tous une forte personnalité et nos masques créent encore une autre dimension. »

  • En 2018 Nephila sort un premier single intitulé « Growing Down ».

  • En 2121, Nephila revient avec un album éponyme d'une durée de plus de trente-cinq minutes à l'artwork coloré d'inspiration 70's signé Revolver Art :

« Nephila »

NephilaNEPHILA, « Nephila » (2021)

  • « Nephila » est servi par une excellente production, de belles nappes de claviers et de belles lignes de guitares et de basse.
  • Les titres très variés, parfois très hard, (« Clavata ») peuvent s'échapper à tout moment en des envolées progressives et psychédéliques (« Guidance To Agony »).
  • Le chant est puissant, soigné, d'une grande maîtrise, et se permet des lignes d'une belle variation. Les harmonies à deux voix sont incontestablement l'un des points forts du septuor (« Who Are You »).
  • Visitant le folk, le rock, le prog', le psychédélique, le progressif et le hard, l'opus se termine par une pièce d'un peu moins de dix minutes (« Alla Galaxers Centrum ») qui commence très doucement pour s'intensifier progressivement.

Prolongeant l'esprit des 70's, Nephila rappelle les pionniers du genre tels que Jefferson Airplane. On pensera aussi fugitivement aux premiers Deep Purple.
Un très bon premier opus, et tout simplement un excellent album de revival servi par un son actuel et des musiciens inspirés.
Disponible depuis le 04/05/2021 « Nephila » existe en formats physiques (Vinyle, CD) et numérique via le label suédois The Sign Records.
« Nephila » mérite incontestablement votre détour par la Suède. On vous le recommande.

Les Critiques :

  • "Les jérémiades sur la brièveté mises à part, c'est à l'aise mon nouveau groupe préféré de l'année. Peut-être qu'ils sera aussi le vôtre."
    https://www.metalblast.net
  • "Si vous avez envie de quelque chose qui sort un peu de l'ordinaire, donnez de votre temps à ce groupe."
    http://www.metal-temple.com
  • "Vaut vraiment le détour."
    https://arrowlordsofmetal.nl
  • "Nephila est un soupir de soulagement pour votre vieux débris de serviteur qui est juste heureux de voir la jeune génération garder la meilleure musique en vie pour une toute  génération naissante."
    https://thegreatsouthernbrainfart.com

Le Line-up :

  • Stina Olsson - chant
  • Josephine Asker - chant
  • Johan Lööf - batterie
  • David Press - basse
  • Jacob Hellenrud - guitare
  • Anton Athley - guitare
  • Johan Larsson - clavier

La Tracklist :

1. White Bones
2. Who Are You
3. Mushroom Creatures
4. Belladonna
5. Guidance to Agony
6. Clavata
7. Alla Galaxers Centrum

Les Liens :

JBV (Rock), "Take The Wheel" (2021)

  • Le 21/06/2021

Groupe : JBV
Album : « Take The Wheel » (01/04/2021)
Genre : Rock
Origine : Paris
On aime : La variété, le son.

Par Ahasverus

Sorti dans une relative discrétion durant la journée nationale du poisson, mais disponible sur toutes les plateformes, « Take The Wheel » est un six titres d'environ vingt-trois minutes signé par le guitariste Jean-Baptiste Voillot, alias JBV entouré de quelques amis musiciens dont vous trouverez le line-up in fine.

Jbv

Cet EP s'ouvre sur « Sell My Soul », un titre au blues plutôt funky sur lequel on retrouve avec plaisir la voix de l'ex-Hālley Clara Chardon, avant que  Kevin Sohier ne durcisse le ton par un rock aux accents et aux riffs hard, serti de jolies nappes d'orgue.

On le retrouvera sur la piste « This Age We're In » partageant le chant avec le guitariste.
En quatrième piste, un dialogue country, ou façon big band, cuivres et guitare, curieusement intitulé « C'est Vrai », véritable digression de l'opus, au titre dans la langue de Molière mais au tracé instrumental.


L'album se termine par "Hero", un final en deux parties quasi-cinématographique. La seconde est transcendée par le chant de Clara Chardon, absolument impériale.
L'ensemble est servi par une production qui trouve tout son effet sur « Hero, Pt. 1 » dont l'ambiance lui laisse un espace suffisant.
Pour discret qu'il soit, nous vous conseillons néanmoins cet opus savoureux aux qualités avérées et omniprésentes, et dont la guitare ne s'éloigne jamais bien longtemps.

Les Critiques :

  • "Une incroyable prise de pouvoir, celle d’un artiste qui décide de s’exposer sans retenues."
    https://www.danstafaceb.com
  • "Une évasion musicale."
    https://www.danstafaceb.com

Le Line-up :

  • Jean-Baptiste Voillot : guitare, chant
  • Clara Chardon : chant
  • Kevin Sohier : chant
  • Anso Ambroisine : basse
  • Thibault Escure : claviers
  • Yann Pousset : Batterie
  • Axel Foucan : Trombone
  • Maceo Lefournis : Saxophone
  • Yannis Beugré ; Trompette

Les Liens :

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Chronique d'album : KVÅRK (Instrumental), "Here Comes Trouble" (EP - 2021)

  • Le 04/06/2021

Groupe : KVÅRK
Album : Here Comes Trouble (30/11/2020 - •• Tentacles Industries •• )
Genre : Rock Electro Instrumental Progressif
Origine : Marseille
On aime : L'énergie, la technique, l'inspiration

Par Dam'Aël

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                                           ... In memory of Franck Nguyen...

Le groupe :

Kvark

Formé en 2017 à Marseille mais véritablement actif depuis le 23/04/2020, le projet se forge sur une envie de s'amuser, de composer, uniquement dans le but de se faire plaisir. Ce délire est celui de deux amis qui se connaissent depuis l'âge de dix-sept ans ; ils ont fait partie, ensemble ou séparément, de plusieurs groupes, à savoir ensemble, on citera La Brokante et Not a Br(a)in (Grind), pour Eric, Sarcopt en 1990, Catacomb (basse), Ibogaïne, et pour Christophe,  Malthüs 1990 ,From beyond, Arthrosis
Alors tenez -vous bien, ces deux compères sont guitaristes mais ils déposent leur six cordes sur ces deux poufs ratatinés et s'attelent à maîtriser au mieux Cubase pour la composition des riffs de base. On vous glisse dans l'oreille que Eric et Christophe ont tout fait à l'envers, et vous allez comprendre pourquoi en lisant la suite. Après avoir joué pendant des heures, des jours et des mois sur le logiciel presque magique, un squelette instrumental prend forme et désormais, l'enregistrement devient une évidence, et surtout il leur faut savoir comment sont perçus ces instrumentaux. Rien de tel qu'un tour d'horizon auprès des proches et des musiciens de leur entourage. Et ça plaît ! Les retours sont plutôt positifs, alors ils s'attaquent aux patterns de batterie ; ce n'est pas une mince affaire car pourquoi faire simple quand on peut faire compliqué ! Vous l'aurez compris, ils aiment la musique très technique, alors elle le sera jusqu'au bout des baguettes aussi...

Oui mais, me direz-vous, il manque le chant. Et ! Et ! Piètre capacité vocale, alors ils décident d'exclure le chant et de rester sur de l'instrumental par charité pour nos esgourdes fines et exigentes. Le choix est bien vu car cet EP purement instrumental est de haute volée d'un point de vue technique et propose une musique mélodieuse et surtout très inspirée, moderne dans un genre Metal Progressif voire cinématographique, catchy, puissante, aux ambiances recherchées et très tavaillées.
L'EP cinq titres est prévu pour le 24 avril 2020, autoproduit par ces deux guys et Eric ira jusqu'à s'aventurer sur un autre logiciel afin de réaliser le premier vidéo-clip de cet ouvrage "Here Comes Trouble". On ne recule devant rien chez... et oui du coup ! chez qui ? Je vous l'avais bien précisé, ils font tout à l'envers. il faut trouver un nom ! Bon optons pour QUARK. Signal d'alarme, c'est pris. Oups, on revoit la copie... Et si on donnait une version plus suèdoise. Arrêtons de faire tourner le lait, il va finir par se transformer en fromage :  KVÅRK  est parfait ( et signifie en suédois : fromage blanc. La formation l'apprend bien après. Oui bah Meshuggah veut bien dire fou en yiddish).
Le clip "Here Comes Trouble", fait à la maison, aux images psychédéliques et virtuelles sort le 26 juin 2020 et les vues sur les plate-formes sont très encourageantes jusqu'à attirer l'attention, entre autres, d'un certain Virgil Palazzolo de •• Tentacles Industries ••.


Une seconde édition de l'EP est prévue pour décembre sur le nouveau label toulonnais. Eric se consacre à l'artwork en misant sur une approche très graphique, à l'inspiration TOOL et Mastodonte. Un visuel très cosmique et spatial très réussi.
Cinq cents exemplaires sont à se procurer sur le bandcamp du groupe, le site du label •• Tentacles Industries ••   et le site Season Of Mist.
le 28 février 2021, un second vidéo-clip "Red Giant Star" est mis en ligne avec toujours de nombreux retours positifs, ce qui déclenchent une envie soudaine et irrépressible de jouer en live. Il faut donc trouver un bassiste et un batteur. A l'envers, vous vous rappelez!


Bruno est le premier intégré au duo et viendra assez vite Fanny pour prendre place derrière les fûts et les cymbales. KVÅRK  n'a aucune intention malicieuse de la mettre en plus, à la faisselle ; ils l'ont juré...
Ces deux nouveaux membres reçoivent alors les pistes afin de travailler leur partition et leur rythmique, bien décidés à fouler les planches des scènes au plus vite, et de sortir tout le monde cette léthargie délétère.

Kvark cd


Notre avis sur l'EP: "Here Comes Trouble"


Une entrée sur la première piste qui fait mouche et qui nous embarque avec énergie dans le monde musical de KVÅRK. "Deafening Mind Process" s'annonce dans  une rythmique assez déstructurée qui signe une recherche de technique évidente et travaillée. Magnifiquement audible et loin  d'être assourdissant, quand bien même les watts grimpent sur certains passages, ce premier titre nous offre de magnifiques ambiances variées . On enchaîne avec "Here Comes Trouble", plus tranchant par ses guitares acérées qui déchirent tout sur leur passage et une batterie, en duo avec la basse, qui enfonce le clou. On note une excellente transition de la six cordes qui confirme ces ambiances variées. L'uniformité n'est pas de mise dans cet opus et l'énergie est bien au rendez-vous. Véritable machine de guerre, KVÅRK glisse, sur les dernières mesures, quelques  samples de Frank Zappa glanés ici et là, qui sont du meilleur effet. A star is born, possible! En tout cas je me laisse entraîner  pour la poursuite de ce voyage avec "Red Giant Star" . Et c'est avec des étoiles dans les yeux que je prends les watts dans les oreilles, les sens ouverts à 100 % sur ces compositions d'enfer et chics, qui attaque au son de cloche, ce 3ème morceau plus progressif et assez cinématographique ;   ça joue et bien, ça joue et fort. . Une sacrée bataille de notes dans cette guerre des étoiles. C'est avec une synergie décoiffante entre guitares, basse et batterie que s'annonce "Era (of non existence)", qui a toute sa place dans cet opus. KVÅRK déborde d'énergie et d'inspiration et sait nous la transmettre. On pourra se poser sur un passage d'arpèges, délicat, le temps de laisser resurgir la dynamique avec "180G41N3". Petit jeu, vous avez trente secondes, montre en main, pour deviner la signification qui se cache sous ce titre... Allez petit indice, il fait référence au passé d'un des musiciens.
Dong! Trop tard, je vous donne la réponse : vous remplacez le 1 par i, le 8 par b, le 4 par a et le 3 par e, et vous obtiendrez l'un des premiers groupes dans lequel le guitariste Eric a fait partie. Il s'agit de "Ibogaïne" qui propose une belle entrée en matière avec un duo basse/ guitare de formule 1. Cet opus est un concentré d'énergie, de technique qui n'oublie pas la mélodie.
La production est excellente laissant sa place à chacun des instruments au jeu osmotique très équilibré. Nul doute que ce petit opus est d'une grande cohérence, sans doute un peu court car on en  redemande, surtout les amateurs d'instrumentaux. Puissance, mélodie,recherche, ambiances, tout s'accorde à donner une richesse incontestable à cette galette.

Demande à être vécu en live évidemment.

 

On en parle :

" Le duo français se spécialise dans une interprétation musclée mais cinématographique du métal instrumental, rappelant Irata et Ministry, mais avec une tendance expansive du rock progressif".  https://joyofviolentmovement.com/new-audio-marseille-frances-kvark-releases-a-muscular-and-cinematic-new-single/
"Duo instrumental avantgardiste Marseillais, KVARK balance son album comme on jette un pavé de la taille d'un immeuble au beau milieu d'une flaque d'eau! C'est simple, ça déchire tout sur son passage, que ce soit par la puissance déployée ou encore par la recherche de mélodies particulières ou encore d'ambiances très travaillées et hétéroclites mais parfaitement en osmose avec le déroulé de l'opus tout entier. Imaginez que MESHUGGAH croise la route de GORGUTS ou encore DEATH, le tout sans vocaux pour ternir l'expérience qui se révèle d'une richesse incroyable écoute après écoutes. On serait même tenté de trouver par ci par là des influences TOOL qui montrent à quel point ces gars là sont érudits! Oui, c'est le terme. Magistral!"
Pour fans de MESHUGGAH, GORGUTS, TEXTURE, ION DISSONANCE. http://https://shop.season-of-mist.com/fr/kvark-here-comes-trouble-cd

Recorded @ Maurice's Sound Studio
Mixed by Loran Saulus @ Rec West / http://www.rec-west.com
Mastered by Loran Saulus @ Pure Mastering / http://www.pure-mastering.com
Facebook / https://www.facebook.com/kvark13
Instagram / https://www.instagram.com/kvark_band
Bancamp / https://kvark.bandcamp.com/
Spotify / https://open.spotify.com/artist/3fMjA...

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Chronique d'album : TR3NTE (Rock), "Aveugle et Sourd" (2021)

  • Le 27/05/2021

Groupe : Tr3nte
Album : « Aveugle et Sourd » (15/03/2021 -
https://badreputation.fr)
Genre : Rock
Origine : Essone

On aime : La musicalité, le songwriting, l'univers, le chant
Par Ahasverus

Le Groupe :

  • Tr3nte est un groupe de rock formé en 1999.
  • Il a partagé la scène avec Great White, Mike Tramp, ou encore Koritni.
  • Après deux albums (discographie in fine) dont le dernier date de 2006, les routes des musiciens de Tr3nte se séparent et ils rejoignent diverses formations (et non des moindres, puisque nous citerons Ocean et Still Square).
  • En 2018, ils décident de se retrouver (avec une nouveau bassiste) pour initier un nouvel album.
  • Cet opus sort en mars 2021. Il s'agit de :

« Aveugle et Sourd »

Tr3nte artwork

L'Album :

  • « Aveugle et Sourd » est un  douze titres d'environ quarante-huit minutes.

  • Son artwork est signé Fabrice Trovato, batteur de la formation.

  • Le processus d'écriture a démarré en 2018. Il se termine en mars 2020.

  • « Aveugle et Sourd » a été enregistré, mixé et masterisé au TYVY / Totem Studio.

  • « Une Toise et du Temps » et « Disparu des Radars » sont les premiers clips tournés pour représenter l'album. D'autres devraient suivre.

  • Danny Vaughn (Tyketto) partage le chant sur une version franco-anglaise du titre « Libre comme l'Air ».

Les Critiques :

  • "Le genre d'album que l'on remet sur la platine encore et encore."
    http://rockmeeting.com
  • "Aveugle & Sourd est une magnifique composition."
    http://www.metal-temple.com
  • "Ceux qui aiment le travail très bien fait, les belles mélodies, les textes intelligents et bien chantés, la musique bien jouée et qui sonne super bien, se retrouveront dans cet album de Tr3nte."
    https://www.paris-move.com
  • "Un concentré de rock puissant et mélodique à la fois."
    https://www.unitedrocknations.com
  • "C'est de la BONNE pop/rock, ce qui est, mine de rien, assez rare pour être souligné."
    http://ultrarock.free.fr
  • "Un voyage varié dans le rock Français."
    http://becker.cj.free.fr/myprogmusic

Notre Avis :

Jamais deux sans trois, dit l'adage... Mais il aura fallu quinze ans de réflexion aux musiciens de Tr3nte pour avoir envie de se retrouver et de donner naissance à leur troisième bébé.
Grand bien leur en a pris, car « Aveugle et Sourd » est une succession de très bons morceaux, une quinte à l'as dans laquelle le rock flirte avec la variété française (« Mon Odyssée », « Rêve Hors Norme »).
Variété française... Ah les vilains mots ! Il sont capables de plomber une chronique. Il n'y a pourtant rien de péjoratif à "variété" : cela signifie que Tr3nte a  un répertoire suffisamment vaste et qualitatif pour emporter un public large.
Ce qui vous rassurera, c'est que le rock de Tr3nte tient la route 66, que ses textes en français sont intéressants (« Une Toise et du Temps »), qu'il sait aussi tailler son sujet dans le riff (« Aveugle et Sourd »), et que ses musiciens sont de très bons mélodistes puisque pas une piste de l'opus n'est à jeter.
La voix de Steph Reb est belle et plutôt inhabituelle dans ce registre. Un chroniqueur la comparaît - assez justement me semble-t-il - à celle de Florent Pagny, qui n'est certainement pas manchot des cordes vocales.
A noter le feat. très réussi de Danny Vaughn sur la version franco-anglaise de « Libre comme l'air », même si le son de ce morceau est un peu plus faible que celui des autres titres - et c'est vraiment le seul reproche que nous adresserons à ce disque aux qualités évidentes.
« Aveugle et Sourd » est donc un pont entre deux rives particulièrement solide et plaisant. Empruntez-le en confiance.

Line Up :

  • Stef Reb (chant)
  • Thierry Velly (guitare)
  • William Fourmental (basse)
  • Fabrice Trovato (batterie)

Tracklisting :

1. Malfamé
2. Libre comme l'air
3. Mon Odyssée
4. Aveugle et Sourd
5. Disparu des radars
6. Autant
7. Combien de ponts
8. En Plein Désert
9. Tattoo Burger
10. Une Toise et du temps
11. Rêve hors norme
12. Libre comme l'Air (featuring Danny Vaughn)

Discographie :

  • Tr3nte (2003)
  • Vu du ciel (2006)
  • Aveugle Et Sourd (2021)

JE T'AIME (Paris) - Le tour d'horizon sur le trio

  • Le 24/05/2021

JE T'AIME (Paris) - Le tour d'horizon sur le trio

Genre: Post-Punk, Cold Wave

Origine: Paris (2018)

Par Dam'Aël

Je t aime trio

 JE T'AIME  fait ménage à trois. No comment please ! Chacun s'organise comme bon lui semble, ça ne nous regarde pas.
Bon vous l'avez compris cette formation parisienne est un trio qui fait appel parfois à deux chanteuses en complément sur quelques titres.
Après un premier single "The Sound" sorti en mars 2018, le groupe au genre hybride de post-punk et de cold wave décide de s'isoler sur les côtes bretonnes pour travailler sur son premier album éponyme.

Le onze titres sort le 13/05/2019 en quatre-vingt-quinze exemplaires sous la forme de CD Digipack et en cinquante exemplaires sous forme de vinyle. On note Dany Boy (à la programmation, au synthé, à la basse, à la guitare et au chant), Tall Bastard (à la basse et à la guitare), Crazy Z (à la guitare), Anaïs Novembre et Marion Parfait au chant. "Je t'Aime" est mixé par Dany BOY et Crazy Z, et masterisé au Zoé H Studio

Dès sa première année, le groupe a participé à des événements majeurs tels que W-Fest ou Owls 'n' Bats Winterfest, et s'est produit dans toute l'Europe.
La musique du trio, signée à la fois chez Icy Cold Records et Manic Depression Records, rappelle la grande époque de la Mancunian Factory.

https://jetaime-music.bandcamp.com/album/je-taime

Le 14/02/2020, la formation choisit de sortir un EP de remix réalisé avec des invités comme le Portugais  David Wolf, producteur de She Pleasures HerSelf, qui est sur le même label Manic Depression,  Ash Code, un trio italien qui produit un son dark wave, Ambassador21 groupe biélorusse de pure musique industrielle dans lequel Crazy Z. joue de la guitare, et Zus  guitariste de Chenille, dBOY. Au total cinq titres forment cet EP "En Négatif- Remixes".
S'en suivra un album live "Live At The Gibus" sorti le 15/03/2021, enregistré le  14/09/2019 au Gibus (Paris) par Cédric Guesdon, mixé et masterisé à nouveau au Zoé H. Studios. Line-up et ingénieurs : dBoy (vocals, synth & percussion), Tall Bastard (guitar & backing vocals), Crazy Z. (bass, synth & backing vocals), Cédric Guesdon (sound engineer) et  Julien Beauchet (light engineer).
https://jetaime-music.bandcamp.com/album/je-taime-live-at-gibus

Un excellent Live à Le Reacteur est à regarder sans faute, et c'est entre vos oreilles, ici :

Tout récemment, un deux titres pointe le bout de son nez : "Another Day In Hell", écrit, composé et produit par JE T'AIME, avec dBoy sur la programmation, les synthés, la basse et le chant, Tall Bastard à la guitare (Mixé et masterisé par Crazy Z. aux Zoé H. Studios), en prévision d'un futur album qui devrait sortir en octobre 2021 sur Icy Cold Records / Manic Depression Records. La vidéo de "Another Day In Hell" de cette prochaine galette est déjà disponible:


 

Et déjà, des concerts de JE T'AIME sont programmés :

 

  • Festival des Bruits De La Cave 2021, 26/06/2021, Chez Heinz - Liepmannstrasse 7b - 30453 Hanovre, Allemagne.
  • Ship Of Rebels 2021 , 23/07/2021, Oberländer Ufer - 50968 - Cologne, Germany.
  • Return To The Batcave Festival 2021, 07/10/2021 – Saturday 09/10/2021, CRK - Jagiellończyka 10c/d - Wrocław, Poland.
  • Black Spring Festival Liège 2022, 16/04/2021, Centre Culturel D'Engis, Engis, Belgium.

 

Les liens:

Je t aime le groupe

 

Chronique d'album : BIG BATCH (Rock), "We're Back" (2020)

  • Le 29/04/2021

Groupe : BIG BATCH
Album : We're Back (29/12/2020)
Genre : Rock / Pop Punk
Origine : Villefranche-Sur-Saône

Par Ahasverus

Le Groupe :

  • Big Batch se forme en 2019.
  • Il se présente de la manière suivante :
    "Big Batch est un Power Trio Rock n roll et sexy ... Après toutes ces années avec Almond's Drive, on s'est dit que de ne faire des albums que pour se marrer, c'était vachement bien ! C'est quand même sympa d'avoir dix-sept ans toute sa vie..." (source : Facebook)
  • Ce projet est donc constitué de musiciens du groupe de punk-rock Almond's Drive (2002-2015).
  • La musique de Big Batch est faite de rock, d'influences punk et de pop-punk.
  • Les ex-Almond's Drive expliquaient sur Radio Calade :
    "En discutant autour d'une fin de soirée, on s'est dit que ça nous manquait vraiment et que, ce qui serait sympa, c'était de reprendre, mais dans une version minimaliste, de faire quelque chose de simple, d'efficace, que du plaisir... Pas de prise de tête ! Le plaisir de faire du rock ensemble, et d'envoyer..."
  • Dans cette même interview, le groupe précise que son projet serait de "faire éternellement un premier album".
    (Ecouter l'interview : https://www.radio-calade.fr/2021/01/26/big-batch/)
  • Fin 2020, Big Batch présente donc son "premier premier" opus...

"WE'RE BACK"

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L'Album :

  • "We're Back" est un neuf pistes d'environ trente-et-une minutes.
  • Sa version digitale est en téléchargement libre sur www.bigbatch.fr. Il existe également en CD.
  • La composition de l'album est collective, tandis que Kevin, batteur et chanteur principal, écrit les textes.
  • "We're Back" est soutenu par la publication de plusieurs clips, dont le déjanté "Such A Good Day".

Notre Avis :

Des riffs acérés, des choeurs à tous les refrains, un son garage et des compos directes (on imagine ce que donnerait un titre comme "Such A Good Day" avec une grosse prod' !). Big Batch prend le pari de vous faire headbanguer, et s'il dit vouloir le faire sans prise de tête, c'est tout de même à coups des cervicales qui la supporte qu'il a sélectionné les neuf pistes de son album. Ses trois zicos ne menacent pas de déclencher la prochaine révolution, mais ils manifestent le droit de renverser quelques tables. Big Batch fout le brin, mais il le fait quand même avec toute la culture musicale de ses musiciens qui sont loin d'être des manchots. Le songwriting au fort accent pop punk de l'opus séduira les amateurs de SUM 41, The Offspring et autres BLINK 182. Il est efficace, blindé d'énergie, et il défouraille jusqu'à ce que son chargeur soit vide. En plus, il est en téléchargement libre. Vous n'hésiterez donc pas à l'ajouter à votre collection.

Les Liens :

 

Chronique d'album : LEWIS (Rock), "Inside" (2021)

  • Le 08/04/2021

Groupe : LEWIS
Album : Inside (19/03/2021)
Genre : Rock
Origine : Marseille

Par Ahasverus

Le Groupe :

  • Lewis est le projet solo de Lewis Feraud, auteur, compositeur, chanteur multi-instrumentiste, membre des groupes Tense of Fools et Bachir Al Acid.

Lewis photo promo 1

Lewis par Antoine Dalibard

  • Détenteur d'un diplôme en psychologie clinique et spécialisé en psychologie de la musique, nous dit sa biographie, il est particulièrement enclin à la création musicale sans limites de genres, ainsi qu’à l'exploration des textures musicales.
  • Lewis cite pour influences Steven Wilson, Rover, Pink Floyd, Kigayaku moyo, Queen of the Stone age, Radiohead et Jeff Buckley.
  • Sur ses débuts dans la musique, il raconte :
    "Pendant l’adolescence, j’ai commencé à faire des reprises de Guns N' Roses, de toto et de Dire Straits.  Je n’écoute plus du tout ces groupes par ailleurs mais c’était une manière de m’entrainer sur les instruments. Dès que j’ai découvert le Prog actuel, il y a eu un basculement en moi."
    (http://www.tvrocklive.com)
  • Sur son projet solo, il explique :
    "J'ai eu le sentiment de devoir exprimer quelque chose de plus personnel, de me détacher de toute esthétique et d'écrire librement, comme si je n'avais pas le choix, comme un ado dans sa chambre !"
    "Inside The Day", son premier single, est mis en ligne le 01/12/2020.

  • Le 19/03/2021, Lewis présente son premier album...

« I N S I D E »

L'Album :

  • « Inside » est un album de onze pistes pour environ quarante-six minutes.

Inside artwork webLEWIS, "Inside" (2021)

  • Il a été enregistré par Sebastien Caviggia (qui joue également sur l'album, voir la rubrique "line-up") au studio  « Le cri de la tarente » à La Ciotat. Le mastering est réalisé par Oliver Planchard.
  • Inside est une sortie KLONOSPHERE.
  • A propos des compositions, Lewis raconte :
    "Je suis toujours en train de me demander comment elles sont sorties, car c'est un album finalement très spontané, un peu à la manière de l’écriture automatique surréaliste. En fait j'ai une piste, je pense que le nom de l'album y répond, elles sortent de l'intérieur, le mien «Inside», je me questionne donc d'avantage sur la manière dont elles sont sorties que d’où elles viennent !"
  • Sur son processus créatif, il explique :
    "Je fonctionne beaucoup à l'improvisation et je discerne dans un second temps, je réécoute et j'essaye d'organiser ce qui me plaît le plus. Des fois, il m'est impossible de reproduire ce qu'il s'est passé pendant une impro ou un moment magique avec les copains."
  • Jean-Christophe, du webzine Neoprog, explique dans sa chronique consultable sur https://www.neoprog.eu/critique/lewis/inside_ .
    "Comme il [NDLR : Lewis] me l’a expliqué lors d’une interview, certaines expériences ne peuvent être partagées sur un album collectif, surtout lorsqu’elles sont très personnelles. Alors Lewis s’est lancé en solitaire pour son premier album Inside. Il y raconte un épisode fort et terrible de sa vie, lorsqu’il réalisa qu’il allait devenir père jusqu’au moment où cette promesse s’est brisée. L’album traite de la construction et de la déconstruction de cette paternité."
  • Lewis détaille chez TV Rock Live les thématiques abordées dans "Inside" : le rapport au temps, à l'argent, au monde extérieur et intérieur, à la mort... Il conclut :
    "Ce sont des paroles perturbantes, certes, difficiles. Mais c’était important de les mettre en musique car cela m’a permis de dissocier ce côté morose, qui était en moi, pour le transformer dans un processus musical et qui me permet de prendre du recul par rapport à ces expériences que j’ai pu vivre. La musique comme acte de guérison intérieure et comme acte de transformation des processus internes sous une forme artistique."
    Retrouvez l'intégralité de cette interview : http://www.tvrocklive.com/2021/03/03/lewis-feraud-interview-exclusive/

Les Critiques :

  • "Ne vous fiez pas à cette pochette sobre, superbe noir et blanc dévoilant une partie du profil du musicien, Inside, de Lewis, est plein de couleurs."
  • "Introspectif et intense, ce premier essai solo est une réussite qui laisse présager un avenir brillant à l’artiste, pour peu qu’il nous livre des productions de cette qualité."
    (https://amongtheliving.fr)

    (https://litzic.fr)
  • "Inside ne cesse de jouer sur les différences d’altitude émotionnelle et propose d’emmener l’auditeur le long de ses ascensions et ses descentes vertigineuses."
    (https://www.musicwaves.fr)
  • "Pour un premier voyage en solitaire, Lewis réussit une magnifique traversée qui devrait embarquer dans son sillage des passagers venus d’univers très différents."
    https://www.neoprog.eu
  • "Un album abouti, sensible, qui fusionne intelligemment de multiples genres musicaux et laisse la part belle à l’essentiel : l’émotion !"
    https://decibels-et-pixels.fr

Notre Avis :

"De l'audace, encore de l'audace, toujours de l'audace !" disait Danton...
De l'audace, Lewis n'en manque pas ! Elle frise même l'inconscience. Electron libre des planètes Prog', Rock et Folk, Lewis n'est évidemment pas un suiveur. Il présente onze compositions intimes et généreuses, souvent très belles, plutôt inclassables (on a pensé pêle-mêle et pour des raisons diverses à Sébastien Tellier, Julien Doré, les Beatles, Les Doors ou Pink Floyd), et surtout d'une extrême liberté. Car Lewis escalade sans mousqueton, il s'affranchit des règles en usage pour faire du wingsuit au dessus de paysages cahoteux. On redoute le crash  quand on le voit monter dans des aigus inaccessibles. Pourtant Lewis reste en apesanteur et reprend ses arabesques. Il est porté par des orchestrations soignées, un piano, un trombone, une flûte, des choeurs ou une guitare, la voix prenant encore de la hauteur au gré des courants musicaux. Et l'on se surprend à planer avec lui, dans une alternance de plaines calmes et belles, ou de sommets énergiques et torturés.
Délivrant un album de rock coloré, Lewis capte la lumière par surprise. Il  s'avère l'un des artistes émergents les plus captivants de l'année. Sa liberté de ton frise l'insolence, son charisme musical est en capacité de séduire un public large, pour ne pas dire le grand public. Il délivre un premier album particulièrement débridé et réjouissant. Alors si vous cherchez quelque chose de différent, plongez vous dans ce Lewis "Inside", vous serez exactement à la bonne place.

 


Le Line-Up :

  • Lewis Feraud (Guitare, chant, Basse, Claviers, Batterie)
  • Sebastien Caviggia (Basse, guitare, Batterie, Percussion, Chant Choeur, Claviers)
  • Alex Leboeuf (Basse)
  • Gabriel Mas (Claviers, Chant Choeur)

Invités :

  • Anais Clément Arribi (Chant sur Cruel World, Choeur sur TIME I et, Again et The End)
  • Julien Pignol (Trombone sur Entrance, King of the Falls et I just)
  • Romain Redon (Flûte traversière sur Entrance et Time Money and Fear part II)
  • Christopher Dudois (Choeur sur Time Money and Fear part II)
  • Alexis noël (Saxophone sur King of the Falls et Time Money and Fear part II)
  • Loic Aymerick (Violoncelle et Choeur sur Again)

Tracklist :

  1. Entrance
  2. Time Money and Fear Part 1
  3. Inside the day
  4. Fox
  5. Cruel Word
  6. I just
  7. Again
  8. Cry a man
  9. King of Falls
  10. Time Money and Fear part 2
  11. The End


Les Liens :

Retrouvez Lewis dans notre interview :
LEWIS L'INCLASSABLE (interview)

Chronique d'album : AC22 (Rock), "A Brand New Day" (2021)

  • Le 04/04/2021

Groupe : AC22
Album : "A Brand New Day" (12/03/2021)
Genre : Rock
Origine : Saint-Nazaire

Par Ahasverus

Le groupe :

  • AC22 est le projet du multi-instrumentiste Jean-Lou Kalinowski, batteur de Shakin'Street de 1975 à 2014.
  • A propos du nom et des origines du groupe, Jean-Lou explique :
    « AC22 se prononce "Assez de deux". Moi et Vitha ou Flora (NDLR : Vitha Sai et Flora Roland assurent le chant sur la plupart des albums de AC22) sommes assez de deux pour faire une chanson. Voila ! AC22 est né en 1999 et, a l'époque, je bossais avec des samplers de voix, entre autres. J'ai eu un mini-hit avec un morceau. J'ai fait un album qui n'est jamais sorti, et c'est tant mieux ! Il n’était pas très bon... »
  • AC22 sort son premier album en 2018. Il s'intitule "The Trianon Sessions" et a notamment pour intervenants, outre les deux chanteurs précités, le bassiste Fred Guillemet (Taxi, Johnny Hallyday) et le guitariste George Bodossian (Ocean).

"All Night Long", extrait de l'album "The Trianon Sessions", avec Vitha Sai au chant.

  • Albums et EP s'enchaînent alors sous le nom de AC22 ou de Jean-Lou K, sous la plume de ce compositeur particulièrement prolifique.
  • En 2021 AC22 sort un nouvel album :

"A BRAND NEW DAY"

L'Album :

"A Brand New Day" est un album de dix pistes.
Il a été enregistré par Jean-Lou Kalinowsi à Saint-Nazaire en février 2021.
Tous les instruments sont joués par Jean-Lou Kalinowski.
Le chant est tenu exclusivement par Flora Roland.
L'album contient quatre reprises :

  • Tomorrow Never Knows (Lennon/Mac Cartney)
  • Talkin' About a Revolution (Tracy Chapman)
  • Here Comes the Rain Again (Stewart/Lennox)
  • You've Lost That Loving Feeling (Phil Spector, Barry Mann, Cynthia Weil)

Ac22Artwork réalisé par Jean-Lou Kalinowski


Notre Avis :

Le compositeur multi-instrumentiste Jean-Lou Kalinowski revient avec un nouvel album composé de six originaux et de quatre reprises. Ayant toujours su s'entourer de vocalistes de talent (Clint Slate, Vitha Sai), il retrouve la fidèle Flora Roland, à qui il confie pour la première fois l'intégralité du chant d'un album.
Le son est soigné (plus que celui de nombre de productions qui ne sont pas DIY), l'univers est majoritairement rock et folk, avec une nouvelle incartade vers le reggae ("Don't Mess With My Baby"), Flora Roland saupoudrant tout ça de touches groove et soul. L'instrumentation est particulièrement riche, et l'on se demande s'il existe encore quelque chose dont on peut tirer de la musique et dont Jean-Lou Kalinowski ignorerait le principe. Quant à Flora Roland, sa voix se rapproche d'une Annie Lennox (étonnamment plus sur "You've Lost that lovin' feeling" que sur "Here comes the rain again"), si belle, si grande, si parfaite qu'elle méritait bien son album entier. On sent qu'elle en a encore un bon paquet sous le pied et on prend le pari qu'elle n'a pas fini de nous étonner. Alors, est-il possible d'être assez de deux pour réaliser un album de rock de qualité ? Oui, dans les conditions réunies par Jean-Lou Kalinowski, "A Brand New Day" en est la preuve incontestable !


Les Liens :

https://ac22.bandcamp.com/music

Gagnez un lien de téléchargement de l'album "A Brand New Day" en participant à notre concours :

CONCOURS AHASVERUS - GAGNEZ CINQ CD

The line mobius 1

 

Chronique d'album : Gaëlle Buswel (Rock), "Your Journey" (2021)

  • Le 03/04/2021

Groupe : Gaëlle Buswel
Album : "Your Journey" (26/03/2021)
Genre : Rock / Blues
Origine : Alfortville

Par Ahasverus

Le Groupe :

Gaëlle Buswel est une auteure-compositrice, guitariste et chanteuse originaire du Val-De-Marne.
Baignant dans la culture rock familiale (son père est batteur dans un groupe de hard) dès l'enfance, elle découvre rapidement le blues avec les albums de Bonnie Raitt et Jonny Lang.
Apprenant la guitare à l'age de treize ans, elle arpentera les scènes et fourbira ses armes dans un groupe de blues nommé Cam On.
En 2010, Gaëlle Buswel entame une carrière solo qui la verra porter sa musique partout, du métro londonien à des  centres de détention, de la prestigieuse scène de l'Olympia (deux fois !) à des hôpitaux pour enfants.
En 2012, elle sort « Yesterday's Shadow », son premier album, en collaboration avec le rocker américain Neal Black.
« Black to Blue », son deuxième album, paraît en novembre 2014. Il est suivi par « New Day’s Waiting » en 2017.

Buswel new dayCôté scène, Gaëlle Buswel a ouvert pour des artistes aussi variés que Mathieu Chedid,  ZZ Top, Tri Yann, Status Quo, UB 40, Louis Bertignac, Ringo Starr ou The Pretty Reckless.
La Francilienne était pressentie pour assurer une date avec Deep Purple, qui n'a pu être donnée en raison du contexte sanitaire.
Elle a reçu plusieurs récompenses tout au long de son parcours musical tel le premier prix 2018 du meilleur clip pour « Freedom Tonight » à l’Azalea Film Fest d’Alabama, (USA).

En 2021, Gaëlle Buswel présente son quatrième album :

« YOUR JOURNEY »

L'Album :

«Your Journey » est un onze titres d'environ quarante-six minutes dans sa version numérique. Il est agrémenté dans sa version physique de six titres bonus enregistrés à Londres aux  légendaires studios Abbey Road. Le CD est donc vendu sous la forme d'un double album.

La partie studio est mise en boîte aux Studios ICP de Bruxelles.

Gaëlle Buswel est entourée de Michaal Benjelloun à la guitare, Steve Belmonte à la batterie et JB Pietri à la basse.

Comme son prédécesseur, l'album a été réalisé en faisant appel au financement participatif.

La pochette de «Your Journey » est signée Guillaume Malheiro pour la photo, Guillaume Saix pour le graphisme. 

Gaelle buswell

L'album a été composé avant la pandémie. Le travail, parfois collectif (« Last Day ») se partageant essentiellement entre Gaëlle Buswel, Michaal Benjelloun, Steve Belmonte et la parolière américaine Angela Randall.

Gaëlle Buswel a enregistré tous les choeurs. Elle explique dans une très intéressante interview accordée à Rock N' Force :
"C’était un challenge pour moi, car c’était la première fois que j’enregistrais toutes les lignes de chœur. L’idée était d’apporter quelque chose de différent. Et ça a aussi été l’occasion d’aller chercher des choses dans ma voix, notamment au niveau des tessitures, ce que je n’avais jamais fait auparavant. J’ai pu exploiter la puissance des aigus notamment, car les chansons s’y sont prêtées. Je ne me suis pas limitée du tout. On a tous laissé parler nos instruments, notre cœur et notre âme…"
(Retrouvez cette interview dans son intégralité : https://rocknforce.com/gaelle-buswel-par-la-grande-porte-interview/)

L'album a été précédé par la mise en ligne du clip «Your Journey ».

Les Critiques :

  • "Ce nouveau Gaëlle Buswel est à acquérir toutes affaires cessantes car il fera à n’en point douter partie du Top 10 des albums de 2021."
    http://www.tvrocklive.com
  • "Si la couronne du rock français manque parfois de quelques diamants, elle vient ici de se doter d'un merveilleux joyau."
    https://www.musicwaves.fr
  • "Gaelle Buswel est une vraie artiste qui s'est hissée au rang des grands du rock et du blues, et qui avec Your Journey nous montre l'étendue de son talent. "
    https://shootingidols.blogspot.com
  • "Elle n’a jamais chanté aussi bien."
    https://www.paris-move.com
  • "Un album de rock’n’roll, comme on les aime."
    https://lejeunemusical.wordpress.com

Notre Avis :

Il y a des artistes heureux, Gaëlle Buswel en est l'incarnation. Elle est portée par un public fidèle, de plus en plus conséquent, qui lui permet d'avancer à la hauteur de son talent, de plus en plus loin, de plus en plus haut, vers ses rêves.
Vous avez aimé « New Day’s Waiting » ?  Le clip « Your Journey » vous promettait du bon ? « Your Journey », l'album vous conduira bien au-delà ! Dès la  piste 1, le son de cette galette made in Belgium est saisissant. Les choeurs graves, la batterie lourde... C'est tellement bon tout ça ! Et Buswel-le-groupe alterne irrésistiblement les  morceaux big rock (« Your Journey », « Last Day » « All You Gotta Do ») , hard ( « Louder »), et les passages bluesy (« What Might Have Been »), folk (« Just Like The Wind »), teintés de gospel ( « Razor's Edge »). La voix lead est délicieusement parée d'un voile léger, les guitares, torturées et rugueuses s'entrecroisent.  L'ensemble est plus testostéroné que ne l'était son très estimable prédecesseur et l'affaire se conclut par une très belle ballade (« Perfect Lullaby ») qui incite à reprendre ce magnifique voyage au début.
« Your Journey » est une réussite, une perle dans laquelle le très bon le dispute au parfait. Sans doute l'un des meilleurs albums de l'année. La fougue est là, la maîtrise aussi. On sait que Gaëlle Buswel et ses zicos sont prêts et ne demandent qu'à en découdre,  et on ne doute pas que ce grand album trouvera son public à l'international. Il est I N C O N T O U R N A B L E !

Les Liens :

111 - Le Chiffre du Malin

Ce week-end, en surfant sur Facebook, je remarque une page intitulée 111.
666 The Number of the Beast, d'accord, mais c'est quoi, ça, Un-Un-Un ? Le chiffre du Malin ?
Je vais dans la cuisine, je récupère mes lunettes en téflon qui protègent des radiations, puis j'ouvre la page https://www.facebook.com/111trio/ .
Là je tombe sur une photo. Il y a une fille brune. Elle me regarde de haut. Elle tient une pancarte à la main sur laquelle je lis "111 viendra ce lundi 5 février dès vingt heures dans l'émission Le Rock à Kiki (écoute, sinon je te pète ta gueule ! Oui !)"

C'est curieux, quand même, cette histoire ! Pourquoi elle me menace, la fille ? Je la connais même pas ! En plus le 5, je peux pas, l'infirmier vient me faire les soins à domicile.
Je ferais mieux de prévenir la police... Je décroche mon téléphone.

Une patrouille arrive quinze minutes plus tard. Je fais entrer les trois policiers, je leur montre la photo.
" - Ah j'aurais parié ! C'est encore Emma Cordenod ! fait l'un d'entre eux en lissant sa moustache.
- Vous la connaissez ? je demande.
- Si on la connaît ? Elle est chanteuse, contrebassiste et bassiste ! Et aussi l'auteure d'In Uterock, une monographie sur le rock au féminin qu'elle a écrit avec Aurélien Maillet. (https://www.facebook.com/inuterock/)
- Elle fait partie de 111, un power trio rock lyonnais créé en 2016, poursuit une policière, avec Denis Simon à la batterie et Rémi Selles a la guitare.

- Sans oublier Nicolas Robert, leur ingé son, qui fait partie du groupe a part entière et assiste à toutes les répétitions, souligne le policier moustachu.
- Et Fanny Revel, la régisseuse lumière ? C'est elle qui optimise leurs prestations scéniques, reprend la policière, et Denis Veillas ?
- Alors en somme, 111 c'est un trio à six ?"
Ils hochent la tête.
" - Mais pourquoi elle me menace ? je reprends.
- Mais parce que vous n'avez pas encore écouté Extented Play, leur album, mon pauvre monsieur ! me fait le troisième policier. Depuis ce matin, on en est à la douzième intervention pour le même motif ! 
- Mais je dois faire quoi ?"

Ils me regardent d'un air compatissant.
" - Faut l'écouter au moins une fois."

Puis voilà que le policier moustachu me demande s'il peut disposer de mon ordinateur. Il va sur Souncloud où le groupe a mis son EP 5 titres à disposition (mais si vous voulez soutenir 111, vous pouvez aussi l'acheter sur les sites marchands qu'il me dit), et l'écoute commence. Un bon rock, avec une grosse personnalité, à la fois épuré et puissant. Ca me rappelle White Stripes. Pas forcément pour le style, mais pour la puissance qu'ils affichent juste avec leurs tripes, une basse ou une contrebasse, une guitare et une batterie. Mince, c'est bon, ça, je dis. Et je vois les policiers qui commencent à s'agiter progressivement, dès Weaponless. Quand arrive Sweet Murderer, le troisième titre, le moustachu perd toute contenance, il jette sa casquette en l'air et se met carrément à gueuler "Your tongue is rough". Sur Mother, c'est encore pire, les trois reprennent en choeur "Hey ! Loveeeer". Et ils se mettent a faire des grands mouvements de balancier avec leur buste tout en hurlant.

C'est là qu'on sonne.

J'ouvre la porte, j'ai un nouvel équipage de police devant moi. Des CRS, je crois.
" - On vient pour le tapage, ils disent. 
- C'est vos collègues, je réponds. 
- On sait. On a des plaintes depuis ce matin, on les suit à la trace."
Pendant ce temps, les trois premiers policiers, de plus en plus excités, dansent sur "Closer", le dernier titre. Le troisième se roule même sur mon tapis.
"- Vous les interpellez pas ? je demande.
- On va attendre la fin du EP, me répond un des nouveaux arrivants. Là c'est trop dangereux. Tout à l'heure il y en a un qui a tenté de me mordre."
Tout ça c'est la faute à 111, ils m'expliquent, notamment à Emma. Elle écrit des textes qui portent sur la relation à l'autre et à la folie, alors forcément... Et ça risque de pas s'arranger de sitôt : le groupe cherche un label dans l'optique d'un album pour l'été 2018.
- Mais pourquoi vous les arrêtez pas ? je demande.
- Pas facile : ils bougent tout le temps à cause de la musique ! ils seront le 10 février à Saint-Julien de Civry, le 14 à Paris, le 17 à Grenay, le 2 mars à Vienne et à Lyon le 6 mars."

L'EP se termine. Les trois CRS empoignent leurs collègues. "Pas de résistance, on va s'expliquer au poste", ils disent. "Je suis de la maison" crie le moustachu. "Les amendes je les fais sauter" hurle la policière.
" - Vous devriez quand même écouter 111", me lance en sortant l'un des fonctionnaires. "Moi j'écoute que du Metal", je lui crie dans l'escalier. "Il y a une telle force dans 111 que ça peut vous plaire quand même !" il me gueule. Puis tout le monde sort du bâtiment en chantant "Mother" en canon.
Je retourne devant l'ordinateur. Emma Cordonod me regarde toujours, avec sa pancarte. Elle a pas l'air de déconner, Emma... Vaudrait peut-être mieux qu'on le commande, cet EP...

 

France emma

 

 

Chronique d'Album : Stefa (Blues/Folk), Lone Dog (2020)

  • Le 31/01/2021

Artiste           :   Stefa
EP                  :    “Lone dog”
Genre           :    Folk / Pop / Blues Rock
Influences    :   The Doors / Ben Harper / Jimi Hendrix / Tracy Chapman / Alanis Morissette
Origine         :    Bruxelles (2018)
Sortie           :    24/12/2020

Par Pépé St@kaTTo

A1118650905 10Il y a des artistes dont on tombe immédiatement sous le charme, c’est le cas de la chanteuse et musicienne Stephanie Newport, nom de scène « Stefa » ! Née à Nantes au milieu d’une famille de musiciens, elle apprend très jeune le piano, puis la guitare classique avant d’avoir un faible pour les belles électriques, les compositions blues, rock et folk … et la scène !
Elle se produit d’abord dans l’Hexagone sous le pseudo de « Fanny », puis sous celui de « Stéphanie » pour quelques années en Angleterre avant de poser en 2018 ses valises et ses flights cases guitares à Bruxelles, ville dont elle tombe amoureuse.
Stefa va ainsi jouer pendant deux ans chez nos amis belges en duo avec le guitariste Hervé Caparros (Cherry on Pop), ou au sein du quatuor Midnight Paradox. C’est durant ces deux années qu’un projet d’album solo prend petit à petit forme et c’est finalement le confinement qui fera accélérer le projet. Elle profitera alors de cet état d’isolement pour peaufiner ses compositions voire réarranger d’anciens titres.
C’est après trois singles parus en automne 2020, que Stefa sort, en collaboration avec le compositeur multi-instrumentiste Amine Doukali, son premier EP solo de huit titres le 24 décembre. Un très beau cadeau de noël que certains ont pu découvrir sous leur sapin virtuel.

Discographie :

  • No Fly Zone (single - 10/2020)
  • Lone Dog (single - 11/2020)
  • Marilyn (single - 11/2020)
  • Lone Dog (EP - 11/2020)

Line-up sur scène :

  • Stefa : chant, guitares, ukulélé
  • Amine Doukali - claviers
  • Hervé Caparros : guitare
  • Jean Vincent “Jivé Dé” : basse
  • Edouard Cogne : batterie

Ce premier album solo de huit titres est un subtil mélange de plusieurs styles, folk, pop, blues, funky qui se combinent parfaitement avec la voix rauque et chaude de Stéfa.

Track List :    

01-Lone dog
02-Marylin
03-Perfect day
04-Trinkets don’t fix it
05-Wait a little
06-Sixteen
07-Sick of you
08-No fly zone

Enregistré au studio ADK à Bruxelles
Paroles et musique: Stefa
Arrangements, mix/master: Amine Doukali
Photo de l’EP: Antonio Ceballos
Solo guitare par Hervé Caparros sur Sick of you (piste 7)
Direction artistique: Amine Doukali
Contact: stefaofficiel@gmail.com

  1. Dès le premier morceau qui donne son titre à l’album « Lone Dog », le riff d’intro (bluegrass/deep-south) à l’acoustique qui servira de fil conducteur à tout le morceau nous donne la couleur de l’album : il sera « roots », teinté de blues, rock et folk, et séduira les amoureux de belles parties guitares !
    Les chorus électriques ne sont pas en manque non plus et viennent appuyer la voix très douce et pourtant très rock de Stefa. [« Lone Dog » parle de la solitude et de la difficulté d'aimer les êtres solitaires.]* On retrouve dans ce morceau « chaloupé » le feeling de « Shock the monkey » de Peter Gabriel en beaucoup plus sensuel !
  2. « Marylin » débute sur un riff rock vite appuyé par un bon gros son de basse omniprésent, la batterie est également bien mise en avant. La mélodie est bien syncopée et bénéficie de plusieurs « double-stop »  pour relancer le morceau. Les passages électriques piqués de wah-wah sont sublimes. [Composée sur son balcon, cette chanson parle d'une fille qui chante pour oublier sa peine, et malgré sa fin tragique Stefa nous confie son plaisir à la jouer.]*
  3. «Perfect day » avec son intro en arpèges et son riff palm-muté est assurément le morceau le plus joyeux de l’album. La mélodie avec ses harmonies vocales est sublime, les passages guitare en légato un régal. Un amour de ballade romantique et une voix envoutante ! [Stefa a écrit cette chanson dans le train au retour d’un magnifique week-end en Normandie : un rayon de soleil, une personne, un geste … le bonheur tient à peu de chose.]*
  4. Le très bluesy-rock « Trinkets don’t fix it » avec ses riffs abrasifs et son pont clavier très ’70 vous fera assurément taper du pied ! [Stefa était passablement énervée quand elle l’a écrite et ça s’entend, les guitares feulent et sont prêtes à griffer l’auditeur. Une chanson de rupture totalement jouissive …]* L’amour ne se reconquit pas aussi facilement, même avec un beau bijou !
  5. C’est avec « Wait a little » morceau typé bossa et son refrain en créole que Stéfa renoue avec ses racines maternelles, elle y rend hommage à la Guadeloupe où elle a passé ses vacances d’été. A noter les rythmes « timbales » et l’apport important de la flûte dans le morceau qui en fait sa richesse. [Cette chanson est une réflexion sur notre société qui court en permanence mais ne va nulle part.]*
  6. Le sixième morceau « Sixteen » est une « ballade country » qui débute par une intro en picking et se poursuit par de sublimes arpèges très bluegrass appuyé par des passages en slides qui fait la part belle au bottelneck ! Cette chanson a été composée pendant le confinement alors que Stefa se promenait sur la promenade verte à Bruxelles, elle y a croisé toutes sortes de gens qui l’ont vraisemblablement inspiré. [J'avais l'impression de retomber en enfance, n'étant pas maître de mes mouvements. Je ne pouvais que continuer à gérer le quotidien en attendant (peut-être) la fin du monde.]* confie-t-elle.
  7. « Sick of you » et son lead au banjo nous plonge instantanément dans un vieux pub écossais enfumé qui sent le vieux cuir, le whisky hors d’âge et une folle ambiance de jam celtico/bluegrass ! (Inspiration d’ailleurs voulue par Stefa, et peut-être encore une référence aux origines bretonnes de son papa). Les parties guitares s’interpellent et se répondent, tantôt en son clair, tantôt en son saturé, les percussions assurent un groove de malade ! [Cette chanson parle de l'addiction que l'on peut ressentir au contact de personnes absolument pas faites pour vous ...]*
  8. L’album se termine sur « No fly zone » et sur ce qui est pour moi le meilleur morceau de l’EP ! Une sublissime intro au piano, une basse qui martèle son groove tout au long du morceau, des envolées de guitares malicieuses et une voix qui se veut mielleuse à souhait, portée par une mélodie entêtante avec son refrain très ragga-muffin. Que de sensibilité dans ce morceau ! [N'abandonnez jamais vos passions, tel est, en un mot, le thème de cette chanson écrite au printemps 2020. Et si certaines personnes s'en sentent délaissées ou incomprises, c'est qu'elles n'étaient pas destinées à vous accompagner.]*

[*] détails fournis par Stefa sur son Bandcamp.

No fly zone

« Lone Dog » est un album très personnel, riche en émotions, véritable carnet de voyage, chaque morceau est un billet pour s’évader, un panel d’histoires merveilleuses puisées dans du vécu. La voix de Stéfa met du baume au cœur, tantôt sensuelle, triste, mélancolique tantôt joyeuse et envoutante. En tant que guitariste c’est une musicienne hyper-bluffante, une compositrice de talent hors-pair qui sait mêler à la perfection les genres musicaux et qui mérite le respect de tout guitariste masculin !
Un premier album donc très réussi, que je vous encourage à découvrir de toute urgence, en ces temps troublés et reclus …

Matoscope :

  • Guitare : Squier Stratocaster Affinity / Fender hybride : manche de Stratocaster Classic 50s sur un corps de Squier Telecaster Thinline Classic Vibe / Ibanez MSC700 / Mini TAYLOR / Ibanez TCM50VBS Vintage Brown Sunburst High Gloss
  • Ukulele : Baton Rouge Tenor V2 T8
  • Amplis : Acus one for strings 5T et Fender Blues junior
  • Effets : pédale Overdrive Joyo British Sound et une mini Wah Cry Donner

Les Liens :

http://url.bio/stefa
https://www.facebook.com/Stefazic
https://stefaofficiel.bandcamp.com/album/lone-dog

 

Chronique d'Album : FUZZCRAFTER (Fuzz Rock), "C - D" (2020)

  • Le 15/12/2020

Le Groupe : FUZZCRAFTER
L'Album : "C - D" (2020)
Le Genre : Fuzz Rock
L'Origine : Lyon

Par Ahasverus


Préambule dispensable :

N'ayant d'autre culture que celle du plaisir de l'oreille, je ne me sens pas légitime pour présenter des albums instrumentaux. Lorsque celui de FuzzCrafter est arrivé dans la boîte du zine, je l'ai naturellement proposé à mes camarades chroniqueurs qui pratiquent d'un instrument.
"- Ouh la ! m'a fait Pépé St@kaTTo, que Dam'Aël  avait  sorti dans le parc pour qu'il s'aère, c'est beaucoup trop technique pour moi !
- Ah bon ? Ca va trop vite ? Pourtant  j'ai trouvé ça sympa et d'une grande fluidité.
-
Bougre de petit c** ! Est-ce que j'ai parlé de vitesse ? réplique-t-il en essayant d'attraper sa canne pour m'en filer un coup.
- Arrête de t'agiter Pépé !" se fâche Dam'Aël en crachant son mégot. Elle venait de passer cinq bonnes minutes à installer  le coussin sous la tête du vieux.
Pépé St@kaTTo se calme. Il a toujours craint Dam'Aël parce qu'elle le frappe quand il n'écoute pas.
" - C'est pas une histoire de vitesse, petit, reprend-il un ton en dessous, mais d'utilisation de gamme et de structure du morceau. Comme sur certains styles de jazz.
- Tu en parles bien, Pépé. Tu nous la fais,  cette chronique ?
- Pas question ! gueule Dam'Aël en poussant le fauteuil du vieux. Il doit d'abord venir avec moi chez le notaire pour signer les papiers de l'héritage.
- T'inquiètes pas fiston, m'assure Pépé en s'éloignant : t'as un coup de coeur, alors tu peux la faire cette chronique, faut pas hésiter !
- Mais Pépé... J'ai un coup de coeur, mais tu sais que je manque de bagage technique pour parler des instrumentaux !
- Ca ne t'a pas empêché d'aimer l'album ! crie-t-il en tournant dans le couloir. Tu sauras trouver les mots !"
Je suis retourné dans ma chambre, et j'ai posé le CD sur la platine...

Front back digi


Le Groupe :

FuzzCrafter est un trio instrumental monté sur une base guitare/basse/batterie mais qui utilise également d'autres sonorités qu'il tire d'un synthétiseur modulaire, du darbouka ou du bouzouki.

Il se forme à Lyon en 2015.
Ses influences proviennent du rock prog ou hard des 70's,  (Black Sabbath, King Crimson, Yes, Rush, Deep Purple…) et de la scène psychédélique moderne (Elder, Karma to burn, Atomic Bitchwax, Hypnos 69).
En 2016, FuzzCrafter sort un premier album, intitulé "A - B"  (Défense de spoiler le nom du troisième album ?). Au vu du nombre de clients Bandcamp qui l'affichent dans leur CDthèque, on suppose que "A - B"   a trouvé son public, remportant un beau succès à l'international.
En 2018, FUzzCrafter nous fait patienter avec un EP trois titres capturé sur une scène lyonnaise,  intitulé "Live at Le Farmer".
En 2020, FuzzCrafter revient avec un nouvel album...

"C - D"

L'Album :

"C - D" est un six pistes pour plus de quarante-et-une minutes.
"C - D" a été enregistré "live" courant octobre 2020, sans overdubs, le groupe privilégiant l'authenticité et la spontanéité.  Il a été mis en boite au Tubecult Mastering  de Villeurbanne selon les modalités suviantes : enregistré par Sacha Besson, mixé par Sacha Besson et Vincent Quilichini, masterisé par Sacha Besson.
Son artwork est signé Jo.Riou (si vous aimez les design psyché/vintage allez voir ce qu'il fait vous allez vous régaler ! : https://www.facebook.com/Jo.Riou.Graphics).

Fuzzcrafter cd 3000pix
L'album n'est qu'à six euros en format numérique (prix Bandcamp). Il fait aussi l'objet d'une édition vinyle et CD.

Les Critiques :

  • "Les Fuzzcrafter nous offrent sous une bonne couche grasse de fuzz des passages entre blues et jazz, où ils déroulent des gammes mine de rien et font passer le tout grâce à un tempo toujours très swing."
    https://desert-rock.com

Notre Avis :

Une fois n'est pas couturme, me voici  avec le casque sur les oreilles pour parler d'un album instrumental qui bizarrement réussit à m'accrocher, la spécialité n'étant  pas ma tasse de thé. Et pourtant...

  • L'album s'ouvre sur un "C1" qui  groove si bien qu'on s'attendrait presque à voir Renato Di Folco, le chanteur de Flayed,  débouler pour prendre part à la nouba. Le trio guitare/basse/batterie se concerte, puis part en cavalcade avant de revenir pour un épilogue groovy.
  • "C2", qui succède, montre ses racines 70's façon Sabbath. Les ambiances captivent avec une telle diversité qu'on voyage du hard vintage au desert rock mexicain en passant par le psychédélique sans réaliser qu'on reste dans la même pièce pendant treize minutes.
  • L'éthno-acoustique "C3"  aurait pu figurer sur un album de Led  Zeppelin. Les instruments tirent maintenant "C - D" vers un folk-rock pour qui le gimmick électrique de "D1" sonne le glas.
  • La basse habille superbement "D1", se détache de la guitare pour suivre ses propres chemins. Les échanges synthé/basse/guitare sont parfaits. La batterie connaît aussi son heure, avec ses petits instants solo. On retrouve le charme d'un vinyle de Sabbath période "Paranoid", quand chaque instrument était une  pièce maîtresse de l'album.
  • "D2" est un très joli morceau de desert rock, tout en feeling, avec des guitares qui charment. Puis les instruments se soudent pour devenir un stoner compact avant de se lancer du une chevauchée sabbathienne. Un pur délice ! A ce moment précis je comprends pourquoi j'aime cet album instrumental : j'y retrouve ce qui faisait la force des envolées du trio Butler/Iomi/Ward  des débuts. Puis le morceau repart vers un stoner-rock plus actuel, se permettant des incartades jazz-rock et un beau dialogue guitare/basse.
  • "C - D" se conclut par "D3", un  morceau de moins de deux minutes qui me fait penser au début du "Bron Y Aur Stomp" de Led Zep.

"C - D" est un opus extrêmement kiffant, truffé de moments savoureux qui ne sont pas sans rappeler le brio  des pionniers du genre métal du early 70's. Le son a trouvé la juste dose de vintage pour être dans le ton. "C - D" ravira donc même ceux qui, comme moi, ne sont pas habituellement preneurs de l'exercice instrumental, parce qu'il ne s'agit pas ici de l'album d'un virtuose soutenu par deux compères, mais bel et bien  d'un power trio dans lequel chaque instrument amène sa pierre pour construire l'édifice.
Technique, Fuzzcrafter ?  Aucun doute si Pépé St@kaTTo l'affirme. Mais il avait raison l'ami St@kaTTo  : peu importe la technique, c'est le plaisir qui prime. Cet opus en regorge, et quand on pense que tout ça a été capturé live, on imagine la surdose de bohneur de la petite souris du studio...

Line-Up :

  • Vincent Quilichini - Guitars
  • Sacha Besson  - Bass, Acoustic Guitar, Bouzouki
  • Guillaume Coplo (Orion Dust, Mama's Good Fellows) - Drums, Darbouka, Modular Synth

Tracklist :

  1. C1 (04:55)
  2. C2 (13:13)
  3. C3 (03:58)
  4. D1 (04:19)
  5. D2 (13:18)
  6. D3 (01:50)

Liens :

https://open.spotify.com/album/1qJCzDQsCvmZVjJqeya6Ez
https://fuzzcrafter.bandcamp.com/album/c-d
https://www.facebook.com/fuzzcrafter
https://www.youtube.com/channel/UCEIPX8UOLHHAp602JZMLZ8Q/featured



 

 

Chronique d'album : UNCUT (Hard/Blues), "Blue" (2020)

  • Le 12/12/2020

Chronique d'Album : UnCuT (Hard/Blues), Blue (2020)
Groupe : UnCuT
Album : Blue (2020)
Genre : Hard/Blues
Origine : Poitiers
Par Ahasverus et Dam'Aël pour Ahasherus

Le trio UncuT
Le Groupe :

Formé en 2016, UnCuT est un groupe qui puise son inspiration dans les musiques rock, hard-rock et blues.
Son line-up se compose de Alexy Sertillange (chant et guitare baryton), Enzo Alfano (guitare) et Pablo Fathi (batterie).
Sur son choix d'avoir une guitare baryton plutôt qu'une basse, le groupe expliquait dans une interview :
"Alex est guitariste, et non bassiste, donc la guitare baryton était le meilleur moyen pour nous de faire un mélange des deux. Un son avec un peu de basse et de guitare. Et c’est rare et original dans notre style de musique, qu’il y ait seulement deux guitares. Ça nous correspond bien et ça nous donne une identité et un son plus agressif."
(http://www.loudtv.net)
Alexy est encore plus catégorique :
"La guitare baryton, c’est une guitare accordée deux tons et demi plus grave, avec un diapason plus grand. Pourquoi utiliser cet instrument ? Tout simplement parce que je voulais faire de la gratte, je suis guitariste. Et surtout, parce que je n’avais clairement pas envie de me taper la basse."
(https://auxportesdumetal.com).
 Petit détail supplémentaire : la guitare baryton est couplée à un octaveur en sortie sur un ampli basse année 80.  
Le trio fait partie de l'écurie Klonosphere.
Il présente son premier EP sept titres (cinq originaux et deux revisités en acoustique) le 22 novembre 2019, conçu comme un teaser de l'album qui va suivre et  intitulé "From Blue".

Il récidive le 6 novembre 2020, avec cette fois l'album...

B L U E

L'Album :

"Blue" est un dix titres qui avoisine une durée de quarante-neuf minutes.
Il reprend quatre des cinq compositions figurant sur l'EP logiquement intitulé "From Blue".
Les compositions vont de 3'27 à 8'27, la plus courte ouvrant l'album, la plus longue le concluant.
Le jazzman Paul Brousseau joue du clavier sur les titres  "Family Blues" ,  "Bee Blues" et "The Trap".
Jean-Marie Canoville (du trio Howard, il faut découvrir leur excellent album "Obstacle") donne de la voix sur "Deandra".
Le saxophone baryton Pierre Renaud joue sur "Diplodocus".
"Blue" est enregistré, mixé et masterisé à Paris au Studio Sainte-Marthe (AQME, Bukowski)  par  Francis Caste. Le voice Recording est assuré par Guillaume Bernard.
L'Artwork est confié à Gilles Estines.
La photographie est diligentée par Cindy Canto.
Edité chez LES ARTS A VIFS.
UncuT

 
Les Critiques :


Notre Avis :

B L U E est bien loin de nous donner le blues à l'écoute des dix titres qui le composent, car l'énergie, le rythme, la diversité et les nuances couvrent avec panache chacun des sillons de cette galette. Un bel écrin de musique Rock blues qu'UnCuT a su sublimer en y intégrant quelques doses de Stoner, de Fuzz, certains diront de Grunge, tout en maintenant une énergie quelque peu agressive mais à tout instant mélodieuse. La musique du trio poitevin est diversifiée au point de vous tenir en haleine du début jusqu'à la fin, y compris sur le titre le plus long. Groove et énergie sont le mastic de cet album bâti sur un Rock Classique et Blues des années 70's, dans un style moderne et très contemporain. Le son bien gras, et surtout très chaleureux, est obtenu par une prod parfaite mais aussi par cette guitare baryton, qui semble une excellente idée, en plus de son originalité, sur riffs de Strat incisifs, explosifs, voire corrosifs, en plus d'une batterie qui excelle tant sur les toms que les cymbales, créant une alchimie parfaite, cohérente, dont le résultat est un blues Rock organique modernisant le vintage de ces années historiques.

Un album à ne surtout pas laisser prendre la poussière dans les bacs, mais à user sur la platine jusqu'à en faire rougir le contenant et rugir le contenu...

 

Pour tous les curieux qui veulent en savoir plus :
1. Family Blues :
"C'était le titre idéal pour débuter l'album. Avec sa tonalité majeure, il donne le smile." (Alexy)
Il s'agit d'un Classic Rock Bluesy sur lequel les somptueuses nappes de claviers de Paul Brousseau assure le fond princeps de cette rythmique blues évidente qui donne le ton de l'album. Les riffs sont travaillés sans prendre le dessus du reste de l'instrumental et la voix d'Alexy s'articule agilement avec ce timbre éraillé taillé sur mesure.
2. Highway to Cagnes :
LE titre forgé pour la route! ça déménage fort et tant pis pour les radars...Vélocité, rapidité, déferlante, à vous de voir... Guitares saturées, limite dissonantes qui pourraient rappeler le klaxon du bolide dans sa course folle. Les bad boys débarquent à folle allure sur l'autoroute qui mènent à Cagnes (Cagnes sur Mer, oui ces gaillards aimeraient y emménager). Un Rock US sur l'A8 (La Provençale) !!!  
3. Déandra :
Alexy, Jean-Marie, Alexy, et v'lan les deux dans un duo sur les refrains qui décoiffe sur un Hard Heavy qui envoie les watts. Double piste de chant donc, puisque Jean-Marie Canoville (Howard) vient poser sa voix sur ce titre hyper pêchu aux côtés d'Alexy. Excellent morceau qui va nous faire bouger et hurler bis, tout en tendant ses deux doigts en l'air à la mode  "Ronnie James Dio". Un morceau conçu sur une complémentarité batterie/guitare des plus efficaces et des plus énergiques. Un vrai coup de coeur.
4. Blue Eyes Lover :
Hey baby, Jimmy Hendrix n'est pas très loin. Tranquillou sur un jeu de charley très groovy, UnCuT nous distille un blues qui prend son envol au fur et à mesure des minutes qui défilent, laissant grimper une tension savoureuse et libérant toute son énergie crescendo.
5. Bee Blues :
Autre coup de coeur dans une autre énergie. Impossible de ne pas faire allusion à ce titre qui a fait l'objet de tant de reprises par des grands et qui a été intégré dans quelques films comme "The Full Monty" (1997 - Tom Jones) mais surtout le brûlant "Neuf semaines et demi" d'Adrian Lyne (1986)... "You Can Leave Your Hat On" écrit et interprété par Randy Newman dans son album Sail Away (1972) et repris par Joe Cocker pour son album "Cocker" (1986)...
Intimiste, érotique, charnel, tel l'était le célèbre strip-tease de Sharon Stone face à Mickey Rourke en transe. "Bee Blues", il faut l'avouer, est un morceau sexy au possible qui pourraît bien être à l'origine et le grand responsable d'un baby boom en 2021. Un "Bee Blues" sensuel, dont la composition est travaillée merveilleusement, chiadée au possible. Guitares, batterie, nappes de claviers et voix donnent à ce titre une finition minutieuse et scintillante qui relève de l'orfèvrerie française ou de l'horlogerie suisse. Enormément d'émotion, vous l'aviez compris.
6. Small Steps :
UnCuT fait retomber la pression et la température avec ce mid-tempo, envoûtant, presque hypnotique avec les deux guitares qui s'envolent sur une batterie très organique  et bien ciselée.
7. Snake Boogie :
Allez, rangez vos pantoufles et chaussez vos Dr M***, faîtes chauffer la gum de leurs semelles et bougez vos popotins pour déverrouiller vos articulations mises en cage ces derniers mois. Une rythmique qui déménage, initiée par ces gimmicks de guitare heavy qui ensorcellent et donnent une énergie de tsunami plus qu'énervé. Attention à vos perruques et vos moumoutes...Le solo est à mourir et Alexy assène un chant furieux, le tout plaquant nos faces sur les façades des ampli Marshall ou Orange devenu rouge écarlate. UnCuT, vous l'avez sacrément peaufiné votre EP "From Blue".
On note un changement de tempo tout au long de ce titre avec en introduction un décalage de la rythmique des guitares par rapport à la rythmique de base (batterie), créant cette légère dissonance de départ
8. Display :
Thank you les gars. On retrouve notre souffle sur ce morceau, et pour les amateurs du son guitare baryton, écoutez ces quatre notes isolées (7,8,9 sec) qui distillent cette vibration basse et chaleureuse exceptionnelle. Stoner et Psychédélique à la fois, la guitare saturée et distordue nous plonge dans un univers parallèle, torturé dont le mixage  sublime le côté psy... Et les percussions enfoncent bien le clou jusqu'à la garde.
9. Diplodocus :
Un jazz Fusion qui allie basse et saxo dans un duo élégant et efficace et des guitares au son strident, dont le solo saxo jazzy offre un son travaillé et sacrément fouillé, très dissonant sur certaines mesures.
10. The Trap :
Douce intro à la baryton et à la Strat, très épurée qui laisse entrer une voix sensuelle accompagnée d'une batterie jazzy tout aussi délicate et sensuelle... Jouant d'une approche progressive, le trio monte en puissance pour livrer une énergie plus rock blues sur laquelle la voix d'Alexy passe d'un timbre sensuel à celui beaucoup plus  éraillé et de circonstance. Et ce n'est pas terminé, UnCuT, après un passage de transition très doux, délivre un final à la Pink Floyd que le groupe aurait vraiment pu écrire dans leurs années d'activité intense, et quelle connotation !!!! Un comfortably Numb en puissance ou sous-jacent, une merveille.
 Bravo les Poivevins pour ce final magistral et pour cet album digne de groupes connus et reconnus.
"B L U E" marque une évolution du trio depuis son premier EP, et ce en très peu de temps, signant une grande maturité, une sensualité palpable. Un album qui dégage aussi de l'énergie, pouvant être catchy et effervescente, alternant délicatesse et brutalité. Un son chaleureux et caliente grâce à cette guitare baryton est la marque de fabrique de ces Poitevins qui ont réussi à nous bluffer en un temps éclair. Inutile de se poser la question du pourquoi de ce choix de leur avoir proposé la première partie de la tournée 2019 avec KLONE (du 12/10/2019 au 09/11/2019, avec une excellente prestation au Jas'Rod aux Pennes Mirabeau -13 - à laquelle j'ai eu la joie d'assister).
A noter qu'un concert est dores et déjà prévu le 24/04/2021 (si...) avec KLONE et The Horst à l'Usine à Istres (13).
UncuT
 
 

Chronique d'album : 7 WEEKS (Grunge/Rock), "What's Next? (The Sisyphus Sessions)" (EP - 27/11/2020)

  • Le 10/12/2020

Groupe : 7 WEEKS
Album : What's Next? (The Sisyphus Sessions) (EP - 27/11/2020)
Genre : Rock
Origine : Limoges

Par Ahasverus

Le Groupe :

7 Weeks est un quatuor originaire de Limoges. Il est formé en 2006 par Julien Bernard (chant, guitare, basse) et Jérémy Cantin-Gaucher (Batterie). Fred Mariolle (guitares) et PH Marin (claviers/guitares/backing vocals) complètent le line-up.
Sur l’origine du nom de la formation, Jérémy Cantin-Gaucher expliquait à https://amongtheliving.fr/interview/7weeks/ :
    “Nous avions sorti une démo en 2006 qui s’appelait 7weeks, tout bêtement parce qu’il y avait eu 7 semaines entre la toute première repet du groupe et l’enregistrement de cette démo. Du coup, vu que l’on cherchait un nom au groupe, il s’est imposé de lui-même.”
 Sur le style pratiqué par le groupe, il précisait :
    “C’est un mix entre Queens Of The Stone Age, Nine Inch Nails et David Bowie. Pour faire très vite… trois influences assez importantes et diversifiées.
(source : http://metal-eyes.com/interview-7weeks)
Le groupe sort son premier EP en 2007. Il s’intitule “B(l)ack Days”.
La même année, 7 Weeks donne un concert acoustique au quartier des femmes de la maison d’arrêt de Limoges.
En 2008, il est à l’affiche du Printemps de Bourges, en 2013 à celle du Hellfest.
En janvier 2020, il sort "Sisyphus", son cinquième album.
Il revient le 27/11/2020 avec un EP...


"What's Next? (The Sisyphus Sessions)"

7weeks next


L'Album :

"What's Next?" est un cinq titres d'environ vingt et une minutes.
Il comprend un inédit ("Intimate Hearts"), une cover de King Crimson ("Circus") et trois reprises acoustiques de titres figurant sur "Sisyphus" ("Gone", "Idols", "Sisyphus") capturés live au festival «Des Lendemains Qui Chantent» à Tulle le 16/07/230) 2020.

Son artwork est signé Gilles Estines. (https://www.facebook.com/mekaa33/)
Concernant la cover, "Circus", 7 WEEKS expliquait son choix :
“Nos influences de ‘surface’ sont connues et nous avons déjà repris sur scène de nombreux morceaux de Soundgarden, QOTSA, Motörhead, Metallica, Led Zeppelin ou autres.
Pour une première reprise sur disque, on voulait quelque chose de plus ‘sinueux’, de plus original, et King Crimson (comme Bowie ou Pink Floyd) fait partie de nos influences ‘souterraines’, celles qui n’apparaissent que par fulgurances dans notre musique. Nous sommes fiers de rendre cet humble hommage à la bande de Robert Fripp.”
Cette cover et l'inédit avaient été jugés l'une trop longue, l'autre trop sombre pour l'ambiance solaire de "Sisyphus".
"What's Next? (The Sisyphus Sessions)" existe en version vinyle avec un titre bonus inédit, "My Valhalla".


Les Critiques :

  • "Le superbe "Intimate Hearts", avec son thème à la guitare d'une gravité poignante, contraste avec la puissance lumineuse qui habitait l'album "Sisyphus".
    https://www.spirit-of-metal.com
  • "La reprise du « Cirkus » de KING CRIMSON est tout sauf un caprice de complaisance, et le long morceau retrouve même l’atmosphère un peu cotonneuse de Sisyphus, sonnant presque comme un original du groupe."
    http://www.metalnews.fr
  • "Trois titres acoustiques, trois reprises de leurs titres...et trois réussites !"
    https://www.coreandco.fr
  • "7 Weeks réussit le tour de force de transformer cette année 2020 de lose en grand cru avec un solide et éclectique Sisyphus frisant la perfection dont sa progéniture, What’s Next, hérite tout en mettant en lumière les côtés les moins évidents du groupe. "
    http://clairetobscur.fr
  • "Malgré cette construction « tripartite », il ressort de son écoute une pertinence et une cohérence remarquables, qui font de cet EP un opus loin d’être accessoire dans la discographie de 7 WEEKS."
    https://www.unitedrocknations.com

  • "Le groupe démontre plus aisément dans cette exercice que la place qu’il a choisi d’accorder aux claviers dans son écriture a sa réelle importance et pertinence."
    http://www.shootmeagain.com

Notre Avis :

Dans le prolongement de "Sisyphus", sorti fin janvier 2020, 7 WEEKS nous fait le coup du père François : il revient fin novembre pour la fameuse "tenaille à la française" avec un EP cinq titres -  six si affinités.
Disons-le tout net, ce prolongement de l'album est loin d'être superfétatoire : L'inédit "Intimate Hearts est un excellent titre aux couplets un peu sombres,  au refrain bien catchy ; la cover de King Crimson  rend justice à l'original avec sa profondeur, son crescendo et ses descentes de manche ; le brio de l'adaptation et de l'interprétation des titres acoustiques n'est  pas sans rappeler la qualité du "Unplugged" d'Alice In Chains, "Gone" et "Idols" semblent même avoir été écrits pour ce format tellement  l'affaire est entendue.
Tout ça a été magnifiquement ficelé par une série de clips, l'un illustré par les images de "Freaks" (1932), film culte et indémodable qui avait déjà inspiré les Ramones et leur "Gabba Gabba" ("Pinhead").


7 WEEKS est décidément un label de qualité, capable de faire frémir le fan de rock et headbanguer le métalleux, car la musique de ce groupe fiable convient aussi bien aux premiers qu'aux seconds.
"What's Next?" est un bijou qui complète subtilement la parure dont "Sisyphus" était la première pièce. A l'évidence, on recommande.


Track-listing :


01. Intimate Hearts (inédit des enregistrements de « Sisyphus »)
02. My Valhalla (inédit - LP uniquement)
03. Cirkus (inédit - KING CRIMSON cover)
04. Gone (acoustic version)
05. Idols (acoustic version)
06. Sisyphus (acoustic version)


Les Liens :

Suivez l'actualité de 7 Weeks :
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 "What's Next? (The Sisyphus Sessions)" est sur Spotify :
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7 WEEKS est sur toutes les plateformes :
https://7weekssisyphus.lnk.to/k4XEw

Chronique d'Album : NOTHING BUT REAL (Rock Fusion), "Nothing But Real (2020)

  • Le 06/12/2020

Groupe    :   Nothing But Real
Album        :   “Nothing But Real”
Genre        :    Rock Alternatif / Metal / Punk / Stoner / Fusion / Hip-hop
Influences    :    Skunk Anansie / S.O.A.D / Foo Fighters / Hans Zimmer / John Murphy
Origine    :    Région Parisienne (2018)
Sortie        :    10/07/2020

Par Pépé St@kaTTo

 

Line-up actuel :

  • Hanta        :   Chant
  • Eghan       :   Batterie
  • Victor        :   Basse (arrangements keyboards)
  • Tom          :   Guitare (arrangements keyboards/gong/cordes)
  • Sakar        :   Avatar / Mascotte (le cinquième membre)

Nothing but real groupe

Photographie : Nicolas Cachelin

Membres passés :

David        :   Basse

Le Groupe :

Nothing But Real n’est pas vraiment un groupe ordinaire tant ses influences sont nombreuses, musicales mais également culturelles (mangas, comics, films).

A l’origine, Tom, le guitariste, qui avait dans ses cartons quelques ébauches de morceaux (riffs, gimmicks, mélodies) de ses anciens projets «Black Reed» et «Twisted Oaks»,  et David, le bassiste qui l'avait rejoint sur ce dernier, décident de démarrer un nouveau groupe avec le souhait de mélanger du visuel avec un univers décalé.
Très vite, soit moins de deux mois après, la rencontre de personnalités fortes et d’artistes comme Hanta la chanteuse et Eghan le batteur, qui rejoignent la formation, confirme la ligne directrice que doit prendre le groupe ainsi que l’énergie imaginée.
Le quatuor est fin prêt à se lancer dans l’aventure… Nous sommes en juillet 2018.

Deux premiers titres, «Don't you Know»(1) et «Noisy mind», sont enregistrés et mixés au Abbey Rand Studio à Chatel Moron chez Augustin Pannard. Ils sortent au début de 2019 sur Youtube. On y découvre pour la première fois les musiciens (masqués comme les Crimson Glory des 80's) ainsi que Sakar, le cinquième membre, masque blanc, l’œil gauche barré d’un point d’interrogation, au départ pour définir l’identité du groupe, puis un jeu de blanc/noir pour la dualité des personnalités, pour enfin balancer cette phrase : «on n’est rien, mais on est là» ; ce qui a donné «We are nothing but real».

Cet avatar incarne l’âme du groupe, osmose parfaite entre chaque musicien, une énergie commune qui aura pour nom de baptême Nothing But Real (NBR). Tom a trouvé le nom du groupe après quelques répétitions de ces deux premiers titres.

Tels Eddie des Maiden ou Goz des Shaka Ponk, cette «mascotte» sera l’emblème du groupe, et le « ? » la clé qui vous permettra de pénétrer dans leur univers mystérieux.

(1) «Don't you Know» figure sur la quatrième compilation de La Légion Underground
https://lalegionunderground.bandcamp.com/album/we-are-legion-4?fbclid=IwAR0dG3-i5PhxxwtGDeK9Lyks79TGylTIvYUdjB8z9lnBaI4Zzt90azt3pmE

L’album :
 Nothing but real album

• Illustrations & Artworks : Chromatorium Music •

Track List :

01-My daemon • 02-Angels cry • 03-We are nothing but real • 04-Crisis • 05-Therapy toy •
06-Insanity • 07-Sundown

Ce premier opus d’un peu plus de trente minutes est composé de sept titres. Ce n’est pas à proprement parler  un concept album, mais il existe bien un fil conducteur qui met le doigt sur les démons qui nous hantent et qui passent vers plusieurs étapes de la vie, la remise en question, la folie, la rédemption, la mort.

[L’enregistrement batterie/basse et guitares a été fait chez Abbey Rand Studio et le chant au Studio le Poisson Barbu à Paris ; une super rencontre avec l’équipe, Léonard, Romain et Susie, précise Tom. Romain a fait le record des voix et Susie a fait le mixage à distance pendant le premier confinement. Chose pas facile pour échanger sur les exigences attendues. Mais au final, me dit-il, elle a assuré grave.]

 [«My Daemon» est l’illustration des violences, notamment conjugales, où le conjoint devient oppressant et violent et finit par se transformer en véritable démon enchaînant sa compagne qui finira par trouver la force de s’enfuir et de sortir de cet enfer.] Ce premier morceau débute sur des nappes de clavier bien lourdes qui viennent se superposer au fil de l’intro, comme pour la bande son d’une série de SF. Les parties guitares (tantôt en son clair, tantôt en saturé) précèdent le début du chant, la rythmique se met en place, rapidement épaulée par une basse bien appuyée, la voix d’Hanta se veut suave mais puissante, le refrain est simple et entêtant. Un excellent morceau qui se conclut par un chorus à la wah-wah, bien fusion.

[«Angel cry» dénonce les dérives des réseaux sociaux : influenceurs / followers / Instagrammeurs et la course à la célébrité.] Il démarre sur un gros riff furieux qui sera le fil conducteur de tout le morceau. La dualité des voix féminin/masculin fusionnent comme dans un cartoon ou un manga bien thrashy. Les parties batterie sont épaisses et puissantes. Et, toujours de bons petits plans guitares à la whammy et wah-wah !

Avec «We are nothing but real» et son intro très «Maidenienne», Hanta, la voix proche de Gwen Stefani et Deborah Dyer, nous dévoile toute l’étendue de sa palette vocale, à la fois pop, jazzy, voire très rock. La basse est massive et bien mise en avant. Un morceau énergique, riche en émotions, qui alterne successivement les passages lents, style ballade, et plus rapides, puissants, violents, et abrasifs. Le morceau se termine sur un ultime râle de guitare… un très beau larsen ! Ce titre est un cri de révolte qui à lui seul explique l’existence du groupe puisqu’il en résume les valeurs fonda-mentales. [«Nous ne sommes rien, mais nous existons.» Les évènements passés montrent que le monde est en plein bouleversement, les récentes manifestations dans notre pays le démontrent. Le peuple, se soulève contre une classe dirigeante, déconnectée, méprisante, hautaine et privilégiée par sa position.]

«Crisis» détaille les pulsions violentes et guerrières, ce brusque accès de folie maladive, ce trouble démentiel qui, dans une relation amoureuse, annonce la fin des sentiments, la séparation brutale où la haine prend le dessus sur l’amour. On va également retrouver cet univers mystérieux et cinématographique de «NBR» dans ce morceau très chaloupé, qui débute sur de sublimes nappes de violoncelles appuyées par une basse omniprésente. Le chant est ici aussi très «jazz/rock/groovy», la mélodie du chorus est sublime. Et que dire des parties guitares pêchues et finement ciselées ?  Un régal. Mon morceau préféré !

«Therapy Toy» dont le groupe vient de présenter le clip via Youtube, est le cinquième brûlot de l’album. [La crise passe par des pensées sombres, avec l’envie de la punition comme fil conducteur. L’arme à feu, «le jouet», devient une forme de prolongement de l’être… ou quand éliminer devient une «thérapie !»] C’est un morceau punchy dont l’écoute prolongée vous rendra assurément gaga, dans le bon sens du terme ! Les influences musicales vont ici de la pop-rock à la «No Doubt» au gros rock très «Therapy?» ; de subtils riffs au service de cette sublime mélodie qui vous trottera dans la tête un bon moment… et qui se termine sur un double larsen !

«Insanity»  va nous permettre d’apprécier pleinement le flow d’Hanta, sur une structure de morceau Hip-Hop et Stoner. La basse slapée apporte une légère touche de folie au morceau. [«Bienvenue dans la Grande Ville, mec !». Une espèce de Gotham City avec ses nuits d’insomnies, ses lumières inquiétantes, son ballet interminable d’habitants, ses psychoses… Te sens-tu enfin devenir aussi dérangé que le Joker ?]

L’album se termine sur «Sundown», comme une oraison funèbre, la mélodie est une ode à la fin et au renouveau, l’ombre et la lumière, éternel recommencement, encore une dualité que l’on retrouve dans tous les morceaux, des contraires qui s’attirent, le noir, le blanc, la haine, l’amour, le masculin, le féminin. [Le soleil se couche sur la vie telle une illustration du deuil, de la perte de l’être cher. Les tableaux se mêlent comme les étapes d’un processus nécessaire lorsque l’on regarde en arrière : déni, colère, négociation, douleur… et enfin l’acceptation.]

Cet album est comme un bon cocktail, subtil mélange de plusieurs ingrédients, une esthétique sonore et visuelle bien personnelle au groupe, un univers fait d’images, inspiré des mangas, comics et autres films de SF. Chaque morceau ne s’écoute pas seulement, mais se vit de l’intérieur, impossible de ne pas basculer dans leur monde tant leur créativité est communicative.

Si vous pensez qu’ils «ne sont rien», et bien moi je vous garantis qu’ils sont bien réels ! Alors, laissez-vous gagner par leur folie…

Le mot de la fin sera pour Tom : [L’arrivée de Victor confirme un souhait qu’on partage, Hanta, Eghan et moi, qui est d’aller vers quelque chose de toujours groovy, rock mais plus moderne et surprenant par moments.]

Matoscope :

  • Hanta        :   Micro Shure SM58 Beta           
  • Tom         :   Guitare électro-acoustique Luna Guitar Vista Eagle, Fender Strat American Series VG5 spéciale Roland COSM (guitare à modélisations comme la Variax de Line 6, gérant les accordages alternatifs à la volée et offrant 37sons différents), Fender Telecaster Deluxe (customisé avec des micros doubles splittables).
    Effets : Digitech Whammy, Electro Harmonix POG2 (Octavers / Harmonizers / Whammy), Wah Wah, Delay, Tremolo, Phaser, OD/Disto, Stomp Under Foot Alabaster Limited Run Ben McLeod Fuzz.
    Amplis : Fender Red Knob + Marshall JCM2000
  • Victor        :   Basse 4 cordes Ibanez / Marcus Miller P7 Swamp Ash 5 TS 2nd Gen.                      Ampli Ampeg.
    Effets : Big Muff / Filter / Octaver et Compresseur.
  • Eghan         :   Baguettes B5
  • David         :   Basse Music Man Stringray 5, Sandberg California 5 cordes, Fender Kingman             V2 Acoustic

« My daemon » version acoustique, live session.

Les Liens :


https://www.facebook.com/nothingbutrealtheband
https://nothingbutreal.bandcamp.com/album/nothing-but-real
https://welisten.to/nothingbutreal
https://chromatorium.com


Un grand merci aux «Nothing But Real» pour leur disponibilité et les échanges que nous avons eu via les réseaux sociaux et mails et pour les informations fournies sur les morceaux de l’album qui apparaissent  entre [*] dans ma chronique.