ROCK

Chronique d'Album : Stefa (Blues/Folk), Lone Dog (2020)

  • Le 31/01/2021

Artiste           :   Stefa
EP                  :    “Lone dog”
Genre           :    Folk / Pop / Blues Rock
Influences    :   The Doors / Ben Harper / Jimi Hendrix / Tracy Chapman / Alanis Morissette
Origine         :    Bruxelles (2018)
Sortie           :    24/12/2020

Par Pépé St@kaTTo

A1118650905 10Il y a des artistes dont on tombe immédiatement sous le charme, c’est le cas de la chanteuse et musicienne Stephanie Newport, nom de scène « Stefa » ! Née à Nantes au milieu d’une famille de musiciens, elle apprend très jeune le piano, puis la guitare classique avant d’avoir un faible pour les belles électriques, les compositions blues, rock et folk … et la scène !
Elle se produit d’abord dans l’Hexagone sous le pseudo de « Fanny », puis sous celui de « Stéphanie » pour quelques années en Angleterre avant de poser en 2018 ses valises et ses flights cases guitares à Bruxelles, ville dont elle tombe amoureuse.
Stefa va ainsi jouer pendant deux ans chez nos amis belges en duo avec le guitariste Hervé Caparros (Cherry on Pop), ou au sein du quatuor Midnight Paradox. C’est durant ces deux années qu’un projet d’album solo prend petit à petit forme et c’est finalement le confinement qui fera accélérer le projet. Elle profitera alors de cet état d’isolement pour peaufiner ses compositions voire réarranger d’anciens titres.
C’est après trois singles parus en automne 2020, que Stefa sort, en collaboration avec le compositeur multi-instrumentiste Amine Doukali, son premier EP solo de huit titres le 24 décembre. Un très beau cadeau de noël que certains ont pu découvrir sous leur sapin virtuel.

Discographie :

  • No Fly Zone (single - 10/2020)
  • Lone Dog (single - 11/2020)
  • Marilyn (single - 11/2020)
  • Lone Dog (EP - 11/2020)

Line-up sur scène :

  • Stefa : chant, guitares, ukulélé
  • Amine Doukali - claviers
  • Hervé Caparros : guitare
  • Jean Vincent “Jivé Dé” : basse
  • Edouard Cogne : batterie

Ce premier album solo de huit titres est un subtil mélange de plusieurs styles, folk, pop, blues, funky qui se combinent parfaitement avec la voix rauque et chaude de Stéfa.

Track List :    

01-Lone dog
02-Marylin
03-Perfect day
04-Trinkets don’t fix it
05-Wait a little
06-Sixteen
07-Sick of you
08-No fly zone

Enregistré au studio ADK à Bruxelles
Paroles et musique: Stefa
Arrangements, mix/master: Amine Doukali
Photo de l’EP: Antonio Ceballos
Solo guitare par Hervé Caparros sur Sick of you (piste 7)
Direction artistique: Amine Doukali
Contact: stefaofficiel@gmail.com

  1. Dès le premier morceau qui donne son titre à l’album « Lone Dog », le riff d’intro (bluegrass/deep-south) à l’acoustique qui servira de fil conducteur à tout le morceau nous donne la couleur de l’album : il sera « roots », teinté de blues, rock et folk, et séduira les amoureux de belles parties guitares !
    Les chorus électriques ne sont pas en manque non plus et viennent appuyer la voix très douce et pourtant très rock de Stefa. [« Lone Dog » parle de la solitude et de la difficulté d'aimer les êtres solitaires.]* On retrouve dans ce morceau « chaloupé » le feeling de « Shock the monkey » de Peter Gabriel en beaucoup plus sensuel !
  2. « Marylin » débute sur un riff rock vite appuyé par un bon gros son de basse omniprésent, la batterie est également bien mise en avant. La mélodie est bien syncopée et bénéficie de plusieurs « double-stop »  pour relancer le morceau. Les passages électriques piqués de wah-wah sont sublimes. [Composée sur son balcon, cette chanson parle d'une fille qui chante pour oublier sa peine, et malgré sa fin tragique Stefa nous confie son plaisir à la jouer.]*
  3. «Perfect day » avec son intro en arpèges et son riff palm-muté est assurément le morceau le plus joyeux de l’album. La mélodie avec ses harmonies vocales est sublime, les passages guitare en légato un régal. Un amour de ballade romantique et une voix envoutante ! [Stefa a écrit cette chanson dans le train au retour d’un magnifique week-end en Normandie : un rayon de soleil, une personne, un geste … le bonheur tient à peu de chose.]*
  4. Le très bluesy-rock « Trinkets don’t fix it » avec ses riffs abrasifs et son pont clavier très ’70 vous fera assurément taper du pied ! [Stefa était passablement énervée quand elle l’a écrite et ça s’entend, les guitares feulent et sont prêtes à griffer l’auditeur. Une chanson de rupture totalement jouissive …]* L’amour ne se reconquit pas aussi facilement, même avec un beau bijou !
  5. C’est avec « Wait a little » morceau typé bossa et son refrain en créole que Stéfa renoue avec ses racines maternelles, elle y rend hommage à la Guadeloupe où elle a passé ses vacances d’été. A noter les rythmes « timbales » et l’apport important de la flûte dans le morceau qui en fait sa richesse. [Cette chanson est une réflexion sur notre société qui court en permanence mais ne va nulle part.]*
  6. Le sixième morceau « Sixteen » est une « ballade country » qui débute par une intro en picking et se poursuit par de sublimes arpèges très bluegrass appuyé par des passages en slides qui fait la part belle au bottelneck ! Cette chanson a été composée pendant le confinement alors que Stefa se promenait sur la promenade verte à Bruxelles, elle y a croisé toutes sortes de gens qui l’ont vraisemblablement inspiré. [J'avais l'impression de retomber en enfance, n'étant pas maître de mes mouvements. Je ne pouvais que continuer à gérer le quotidien en attendant (peut-être) la fin du monde.]* confie-t-elle.
  7. « Sick of you » et son lead au banjo nous plonge instantanément dans un vieux pub écossais enfumé qui sent le vieux cuir, le whisky hors d’âge et une folle ambiance de jam celtico/bluegrass ! (Inspiration d’ailleurs voulue par Stefa, et peut-être encore une référence aux origines bretonnes de son papa). Les parties guitares s’interpellent et se répondent, tantôt en son clair, tantôt en son saturé, les percussions assurent un groove de malade ! [Cette chanson parle de l'addiction que l'on peut ressentir au contact de personnes absolument pas faites pour vous ...]*
  8. L’album se termine sur « No fly zone » et sur ce qui est pour moi le meilleur morceau de l’EP ! Une sublissime intro au piano, une basse qui martèle son groove tout au long du morceau, des envolées de guitares malicieuses et une voix qui se veut mielleuse à souhait, portée par une mélodie entêtante avec son refrain très ragga-muffin. Que de sensibilité dans ce morceau ! [N'abandonnez jamais vos passions, tel est, en un mot, le thème de cette chanson écrite au printemps 2020. Et si certaines personnes s'en sentent délaissées ou incomprises, c'est qu'elles n'étaient pas destinées à vous accompagner.]*

[*] détails fournis par Stefa sur son Bandcamp.

No fly zone

« Lone Dog » est un album très personnel, riche en émotions, véritable carnet de voyage, chaque morceau est un billet pour s’évader, un panel d’histoires merveilleuses puisées dans du vécu. La voix de Stéfa met du baume au cœur, tantôt sensuelle, triste, mélancolique tantôt joyeuse et envoutante. En tant que guitariste c’est une musicienne hyper-bluffante, une compositrice de talent hors-pair qui sait mêler à la perfection les genres musicaux et qui mérite le respect de tout guitariste masculin !
Un premier album donc très réussi, que je vous encourage à découvrir de toute urgence, en ces temps troublés et reclus …

Matoscope :

  • Guitare : Squier Stratocaster Affinity / Fender hybride : manche de Stratocaster Classic 50s sur un corps de Squier Telecaster Thinline Classic Vibe / Ibanez MSC700 / Mini TAYLOR / Ibanez TCM50VBS Vintage Brown Sunburst High Gloss
  • Ukulele : Baton Rouge Tenor V2 T8
  • Amplis : Acus one for strings 5T et Fender Blues junior
  • Effets : pédale Overdrive Joyo British Sound et une mini Wah Cry Donner

Les Liens :

http://url.bio/stefa
https://www.facebook.com/Stefazic
https://stefaofficiel.bandcamp.com/album/lone-dog

 

Chronique d'Album : FUZZCRAFTER (Fuzz Rock), "C - D" (2020)

  • Le 15/12/2020

Le Groupe : FUZZCRAFTER
L'Album : "C - D" (2020)
Le Genre : Fuzz Rock
L'Origine : Lyon

Par Ahasverus


Préambule dispensable :

N'ayant d'autre culture que celle du plaisir de l'oreille, je ne me sens pas légitime pour présenter des albums instrumentaux. Lorsque celui de FuzzCrafter est arrivé dans la boîte du zine, je l'ai naturellement proposé à mes camarades chroniqueurs qui pratiquent d'un instrument.
"- Ouh la ! m'a fait Pépé St@kaTTo, que Dam'Aël  avait  sorti dans le parc pour qu'il s'aère, c'est beaucoup trop technique pour moi !
- Ah bon ? Ca va trop vite ? Pourtant  j'ai trouvé ça sympa et d'une grande fluidité.
-
Bougre de petit c** ! Est-ce que j'ai parlé de vitesse ? réplique-t-il en essayant d'attraper sa canne pour m'en filer un coup.
- Arrête de t'agiter Pépé !" se fâche Dam'Aël en crachant son mégot. Elle venait de passer cinq bonnes minutes à installer  le coussin sous la tête du vieux.
Pépé St@kaTTo se calme. Il a toujours craint Dam'Aël parce qu'elle le frappe quand il n'écoute pas.
" - C'est pas une histoire de vitesse, petit, reprend-il un ton en dessous, mais d'utilisation de gamme et de structure du morceau. Comme sur certains styles de jazz.
- Tu en parles bien, Pépé. Tu nous la fais,  cette chronique ?
- Pas question ! gueule Dam'Aël en poussant le fauteuil du vieux. Il doit d'abord venir avec moi chez le notaire pour signer les papiers de l'héritage.
- T'inquiètes pas fiston, m'assure Pépé en s'éloignant : t'as un coup de coeur, alors tu peux la faire cette chronique, faut pas hésiter !
- Mais Pépé... J'ai un coup de coeur, mais tu sais que je manque de bagage technique pour parler des instrumentaux !
- Ca ne t'a pas empêché d'aimer l'album ! crie-t-il en tournant dans le couloir. Tu sauras trouver les mots !"
Je suis retourné dans ma chambre, et j'ai posé le CD sur la platine...

Front back digi


Le Groupe :

FuzzCrafter est un trio instrumental monté sur une base guitare/basse/batterie mais qui utilise également d'autres sonorités qu'il tire d'un synthétiseur modulaire, du darbouka ou du bouzouki.

Il se forme à Lyon en 2015.
Ses influences proviennent du rock prog ou hard des 70's,  (Black Sabbath, King Crimson, Yes, Rush, Deep Purple…) et de la scène psychédélique moderne (Elder, Karma to burn, Atomic Bitchwax, Hypnos 69).
En 2016, FuzzCrafter sort un premier album, intitulé "A - B"  (Défense de spoiler le nom du troisième album ?). Au vu du nombre de clients Bandcamp qui l'affichent dans leur CDthèque, on suppose que "A - B"   a trouvé son public, remportant un beau succès à l'international.
En 2018, FUzzCrafter nous fait patienter avec un EP trois titres capturé sur une scène lyonnaise,  intitulé "Live at Le Farmer".
En 2020, FuzzCrafter revient avec un nouvel album...

"C - D"

L'Album :

"C - D" est un six pistes pour plus de quarante-et-une minutes.
"C - D" a été enregistré "live" courant octobre 2020, sans overdubs, le groupe privilégiant l'authenticité et la spontanéité.  Il a été mis en boite au Tubecult Mastering  de Villeurbanne selon les modalités suviantes : enregistré par Sacha Besson, mixé par Sacha Besson et Vincent Quilichini, masterisé par Sacha Besson.
Son artwork est signé Jo.Riou (si vous aimez les design psyché/vintage allez voir ce qu'il fait vous allez vous régaler ! : https://www.facebook.com/Jo.Riou.Graphics).

Fuzzcrafter cd 3000pix
L'album n'est qu'à six euros en format numérique (prix Bandcamp). Il fait aussi l'objet d'une édition vinyle et CD.

Les Critiques :

  • "Les Fuzzcrafter nous offrent sous une bonne couche grasse de fuzz des passages entre blues et jazz, où ils déroulent des gammes mine de rien et font passer le tout grâce à un tempo toujours très swing."
    https://desert-rock.com

Notre Avis :

Une fois n'est pas couturme, me voici  avec le casque sur les oreilles pour parler d'un album instrumental qui bizarrement réussit à m'accrocher, la spécialité n'étant  pas ma tasse de thé. Et pourtant...

  • L'album s'ouvre sur un "C1" qui  groove si bien qu'on s'attendrait presque à voir Renato Di Folco, le chanteur de Flayed,  débouler pour prendre part à la nouba. Le trio guitare/basse/batterie se concerte, puis part en cavalcade avant de revenir pour un épilogue groovy.
  • "C2", qui succède, montre ses racines 70's façon Sabbath. Les ambiances captivent avec une telle diversité qu'on voyage du hard vintage au desert rock mexicain en passant par le psychédélique sans réaliser qu'on reste dans la même pièce pendant treize minutes.
  • L'éthno-acoustique "C3"  aurait pu figurer sur un album de Led  Zeppelin. Les instruments tirent maintenant "C - D" vers un folk-rock pour qui le gimmick électrique de "D1" sonne le glas.
  • La basse habille superbement "D1", se détache de la guitare pour suivre ses propres chemins. Les échanges synthé/basse/guitare sont parfaits. La batterie connaît aussi son heure, avec ses petits instants solo. On retrouve le charme d'un vinyle de Sabbath période "Paranoid", quand chaque instrument était une  pièce maîtresse de l'album.
  • "D2" est un très joli morceau de desert rock, tout en feeling, avec des guitares qui charment. Puis les instruments se soudent pour devenir un stoner compact avant de se lancer du une chevauchée sabbathienne. Un pur délice ! A ce moment précis je comprends pourquoi j'aime cet album instrumental : j'y retrouve ce qui faisait la force des envolées du trio Butler/Iomi/Ward  des débuts. Puis le morceau repart vers un stoner-rock plus actuel, se permettant des incartades jazz-rock et un beau dialogue guitare/basse.
  • "C - D" se conclut par "D3", un  morceau de moins de deux minutes qui me fait penser au début du "Bron Y Aur Stomp" de Led Zep.

"C - D" est un opus extrêmement kiffant, truffé de moments savoureux qui ne sont pas sans rappeler le brio  des pionniers du genre métal du early 70's. Le son a trouvé la juste dose de vintage pour être dans le ton. "C - D" ravira donc même ceux qui, comme moi, ne sont pas habituellement preneurs de l'exercice instrumental, parce qu'il ne s'agit pas ici de l'album d'un virtuose soutenu par deux compères, mais bel et bien  d'un power trio dans lequel chaque instrument amène sa pierre pour construire l'édifice.
Technique, Fuzzcrafter ?  Aucun doute si Pépé St@kaTTo l'affirme. Mais il avait raison l'ami St@kaTTo  : peu importe la technique, c'est le plaisir qui prime. Cet opus en regorge, et quand on pense que tout ça a été capturé live, on imagine la surdose de bohneur de la petite souris du studio...

Line-Up :

  • Vincent Quilichini - Guitars
  • Sacha Besson  - Bass, Acoustic Guitar, Bouzouki
  • Guillaume Coplo (Orion Dust, Mama's Good Fellows) - Drums, Darbouka, Modular Synth

Tracklist :

  1. C1 (04:55)
  2. C2 (13:13)
  3. C3 (03:58)
  4. D1 (04:19)
  5. D2 (13:18)
  6. D3 (01:50)

Liens :

https://open.spotify.com/album/1qJCzDQsCvmZVjJqeya6Ez
https://fuzzcrafter.bandcamp.com/album/c-d
https://www.facebook.com/fuzzcrafter
https://www.youtube.com/channel/UCEIPX8UOLHHAp602JZMLZ8Q/featured



 

 

Chronique d'album : UNCUT (Hard/Blues), "Blue" (2020)

  • Le 12/12/2020

Chronique d'Album : UnCuT (Hard/Blues), Blue (2020)
Groupe : UnCuT
Album : Blue (2020)
Genre : Hard/Blues
Origine : Poitiers
Par Ahasverus et Dam'Aël pour Ahasherus

Le trio UncuT
Le Groupe :

Formé en 2016, UnCuT est un groupe qui puise son inspiration dans les musiques rock, hard-rock et blues.
Son line-up se compose de Alexy Sertillange (chant et guitare baryton), Enzo Alfano (guitare) et Pablo Fathi (batterie).
Sur son choix d'avoir une guitare baryton plutôt qu'une basse, le groupe expliquait dans une interview :
"Alex est guitariste, et non bassiste, donc la guitare baryton était le meilleur moyen pour nous de faire un mélange des deux. Un son avec un peu de basse et de guitare. Et c’est rare et original dans notre style de musique, qu’il y ait seulement deux guitares. Ça nous correspond bien et ça nous donne une identité et un son plus agressif."
(http://www.loudtv.net)
Alexy est encore plus catégorique :
"La guitare baryton, c’est une guitare accordée deux tons et demi plus grave, avec un diapason plus grand. Pourquoi utiliser cet instrument ? Tout simplement parce que je voulais faire de la gratte, je suis guitariste. Et surtout, parce que je n’avais clairement pas envie de me taper la basse."
(https://auxportesdumetal.com).
 Petit détail supplémentaire : la guitare baryton est couplée à un octaveur en sortie sur un ampli basse année 80.  
Le trio fait partie de l'écurie Klonosphere.
Il présente son premier EP sept titres (cinq originaux et deux revisités en acoustique) le 22 novembre 2019, conçu comme un teaser de l'album qui va suivre et  intitulé "From Blue".

Il récidive le 6 novembre 2020, avec cette fois l'album...

B L U E

L'Album :

"Blue" est un dix titres qui avoisine une durée de quarante-neuf minutes.
Il reprend quatre des cinq compositions figurant sur l'EP logiquement intitulé "From Blue".
Les compositions vont de 3'27 à 8'27, la plus courte ouvrant l'album, la plus longue le concluant.
Le jazzman Paul Brousseau joue du clavier sur les titres  "Family Blues" ,  "Bee Blues" et "The Trap".
Jean-Marie Canoville (du trio Howard, il faut découvrir leur excellent album "Obstacle") donne de la voix sur "Deandra".
Le saxophone baryton Pierre Renaud joue sur "Diplodocus".
"Blue" est enregistré, mixé et masterisé à Paris au Studio Sainte-Marthe (AQME, Bukowski)  par  Francis Caste. Le voice Recording est assuré par Guillaume Bernard.
L'Artwork est confié à Gilles Estines.
La photographie est diligentée par Cindy Canto.
Edité chez LES ARTS A VIFS.
UncuT

 
Les Critiques :


Notre Avis :

B L U E est bien loin de nous donner le blues à l'écoute des dix titres qui le composent, car l'énergie, le rythme, la diversité et les nuances couvrent avec panache chacun des sillons de cette galette. Un bel écrin de musique Rock blues qu'UnCuT a su sublimer en y intégrant quelques doses de Stoner, de Fuzz, certains diront de Grunge, tout en maintenant une énergie quelque peu agressive mais à tout instant mélodieuse. La musique du trio poitevin est diversifiée au point de vous tenir en haleine du début jusqu'à la fin, y compris sur le titre le plus long. Groove et énergie sont le mastic de cet album bâti sur un Rock Classique et Blues des années 70's, dans un style moderne et très contemporain. Le son bien gras, et surtout très chaleureux, est obtenu par une prod parfaite mais aussi par cette guitare baryton, qui semble une excellente idée, en plus de son originalité, sur riffs de Strat incisifs, explosifs, voire corrosifs, en plus d'une batterie qui excelle tant sur les toms que les cymbales, créant une alchimie parfaite, cohérente, dont le résultat est un blues Rock organique modernisant le vintage de ces années historiques.

Un album à ne surtout pas laisser prendre la poussière dans les bacs, mais à user sur la platine jusqu'à en faire rougir le contenant et rugir le contenu...

 

Pour tous les curieux qui veulent en savoir plus :
1. Family Blues :
"C'était le titre idéal pour débuter l'album. Avec sa tonalité majeure, il donne le smile." (Alexy)
Il s'agit d'un Classic Rock Bluesy sur lequel les somptueuses nappes de claviers de Paul Brousseau assure le fond princeps de cette rythmique blues évidente qui donne le ton de l'album. Les riffs sont travaillés sans prendre le dessus du reste de l'instrumental et la voix d'Alexy s'articule agilement avec ce timbre éraillé taillé sur mesure.
2. Highway to Cagnes :
LE titre forgé pour la route! ça déménage fort et tant pis pour les radars...Vélocité, rapidité, déferlante, à vous de voir... Guitares saturées, limite dissonantes qui pourraient rappeler le klaxon du bolide dans sa course folle. Les bad boys débarquent à folle allure sur l'autoroute qui mènent à Cagnes (Cagnes sur Mer, oui ces gaillards aimeraient y emménager). Un Rock US sur l'A8 (La Provençale) !!!  
3. Déandra :
Alexy, Jean-Marie, Alexy, et v'lan les deux dans un duo sur les refrains qui décoiffe sur un Hard Heavy qui envoie les watts. Double piste de chant donc, puisque Jean-Marie Canoville (Howard) vient poser sa voix sur ce titre hyper pêchu aux côtés d'Alexy. Excellent morceau qui va nous faire bouger et hurler bis, tout en tendant ses deux doigts en l'air à la mode  "Ronnie James Dio". Un morceau conçu sur une complémentarité batterie/guitare des plus efficaces et des plus énergiques. Un vrai coup de coeur.
4. Blue Eyes Lover :
Hey baby, Jimmy Hendrix n'est pas très loin. Tranquillou sur un jeu de charley très groovy, UnCuT nous distille un blues qui prend son envol au fur et à mesure des minutes qui défilent, laissant grimper une tension savoureuse et libérant toute son énergie crescendo.
5. Bee Blues :
Autre coup de coeur dans une autre énergie. Impossible de ne pas faire allusion à ce titre qui a fait l'objet de tant de reprises par des grands et qui a été intégré dans quelques films comme "The Full Monty" (1997 - Tom Jones) mais surtout le brûlant "Neuf semaines et demi" d'Adrian Lyne (1986)... "You Can Leave Your Hat On" écrit et interprété par Randy Newman dans son album Sail Away (1972) et repris par Joe Cocker pour son album "Cocker" (1986)...
Intimiste, érotique, charnel, tel l'était le célèbre strip-tease de Sharon Stone face à Mickey Rourke en transe. "Bee Blues", il faut l'avouer, est un morceau sexy au possible qui pourraît bien être à l'origine et le grand responsable d'un baby boom en 2021. Un "Bee Blues" sensuel, dont la composition est travaillée merveilleusement, chiadée au possible. Guitares, batterie, nappes de claviers et voix donnent à ce titre une finition minutieuse et scintillante qui relève de l'orfèvrerie française ou de l'horlogerie suisse. Enormément d'émotion, vous l'aviez compris.
6. Small Steps :
UnCuT fait retomber la pression et la température avec ce mid-tempo, envoûtant, presque hypnotique avec les deux guitares qui s'envolent sur une batterie très organique  et bien ciselée.
7. Snake Boogie :
Allez, rangez vos pantoufles et chaussez vos Dr M***, faîtes chauffer la gum de leurs semelles et bougez vos popotins pour déverrouiller vos articulations mises en cage ces derniers mois. Une rythmique qui déménage, initiée par ces gimmicks de guitare heavy qui ensorcellent et donnent une énergie de tsunami plus qu'énervé. Attention à vos perruques et vos moumoutes...Le solo est à mourir et Alexy assène un chant furieux, le tout plaquant nos faces sur les façades des ampli Marshall ou Orange devenu rouge écarlate. UnCuT, vous l'avez sacrément peaufiné votre EP "From Blue".
On note un changement de tempo tout au long de ce titre avec en introduction un décalage de la rythmique des guitares par rapport à la rythmique de base (batterie), créant cette légère dissonance de départ
8. Display :
Thank you les gars. On retrouve notre souffle sur ce morceau, et pour les amateurs du son guitare baryton, écoutez ces quatre notes isolées (7,8,9 sec) qui distillent cette vibration basse et chaleureuse exceptionnelle. Stoner et Psychédélique à la fois, la guitare saturée et distordue nous plonge dans un univers parallèle, torturé dont le mixage  sublime le côté psy... Et les percussions enfoncent bien le clou jusqu'à la garde.
9. Diplodocus :
Un jazz Fusion qui allie basse et saxo dans un duo élégant et efficace et des guitares au son strident, dont le solo saxo jazzy offre un son travaillé et sacrément fouillé, très dissonant sur certaines mesures.
10. The Trap :
Douce intro à la baryton et à la Strat, très épurée qui laisse entrer une voix sensuelle accompagnée d'une batterie jazzy tout aussi délicate et sensuelle... Jouant d'une approche progressive, le trio monte en puissance pour livrer une énergie plus rock blues sur laquelle la voix d'Alexy passe d'un timbre sensuel à celui beaucoup plus  éraillé et de circonstance. Et ce n'est pas terminé, UnCuT, après un passage de transition très doux, délivre un final à la Pink Floyd que le groupe aurait vraiment pu écrire dans leurs années d'activité intense, et quelle connotation !!!! Un comfortably Numb en puissance ou sous-jacent, une merveille.
 Bravo les Poivevins pour ce final magistral et pour cet album digne de groupes connus et reconnus.
"B L U E" marque une évolution du trio depuis son premier EP, et ce en très peu de temps, signant une grande maturité, une sensualité palpable. Un album qui dégage aussi de l'énergie, pouvant être catchy et effervescente, alternant délicatesse et brutalité. Un son chaleureux et caliente grâce à cette guitare baryton est la marque de fabrique de ces Poitevins qui ont réussi à nous bluffer en un temps éclair. Inutile de se poser la question du pourquoi de ce choix de leur avoir proposé la première partie de la tournée 2019 avec KLONE (du 12/10/2019 au 09/11/2019, avec une excellente prestation au Jas'Rod aux Pennes Mirabeau -13 - à laquelle j'ai eu la joie d'assister).
A noter qu'un concert est dores et déjà prévu le 24/04/2021 (si...) avec KLONE et The Horst à l'Usine à Istres (13).
UncuT
 
 

Chronique d'album : 7 WEEKS (Grunge/Rock), "What's Next? (The Sisyphus Sessions)" (EP - 27/11/2020)

  • Le 10/12/2020

Groupe : 7 WEEKS
Album : What's Next? (The Sisyphus Sessions) (EP - 27/11/2020)
Genre : Rock
Origine : Limoges

Par Ahasverus

Le Groupe :

7 Weeks est un quatuor originaire de Limoges. Il est formé en 2006 par Julien Bernard (chant, guitare, basse) et Jérémy Cantin-Gaucher (Batterie). Fred Mariolle (guitares) et PH Marin (claviers/guitares/backing vocals) complètent le line-up.
Sur l’origine du nom de la formation, Jérémy Cantin-Gaucher expliquait à https://amongtheliving.fr/interview/7weeks/ :
    “Nous avions sorti une démo en 2006 qui s’appelait 7weeks, tout bêtement parce qu’il y avait eu 7 semaines entre la toute première repet du groupe et l’enregistrement de cette démo. Du coup, vu que l’on cherchait un nom au groupe, il s’est imposé de lui-même.”
 Sur le style pratiqué par le groupe, il précisait :
    “C’est un mix entre Queens Of The Stone Age, Nine Inch Nails et David Bowie. Pour faire très vite… trois influences assez importantes et diversifiées.
(source : http://metal-eyes.com/interview-7weeks)
Le groupe sort son premier EP en 2007. Il s’intitule “B(l)ack Days”.
La même année, 7 Weeks donne un concert acoustique au quartier des femmes de la maison d’arrêt de Limoges.
En 2008, il est à l’affiche du Printemps de Bourges, en 2013 à celle du Hellfest.
En janvier 2020, il sort "Sisyphus", son cinquième album.
Il revient le 27/11/2020 avec un EP...


"What's Next? (The Sisyphus Sessions)"

7weeks next


L'Album :

"What's Next?" est un cinq titres d'environ vingt et une minutes.
Il comprend un inédit ("Intimate Hearts"), une cover de King Crimson ("Circus") et trois reprises acoustiques de titres figurant sur "Sisyphus" ("Gone", "Idols", "Sisyphus") capturés live au festival «Des Lendemains Qui Chantent» à Tulle le 16/07/230) 2020.

Son artwork est signé Gilles Estines. (https://www.facebook.com/mekaa33/)
Concernant la cover, "Circus", 7 WEEKS expliquait son choix :
“Nos influences de ‘surface’ sont connues et nous avons déjà repris sur scène de nombreux morceaux de Soundgarden, QOTSA, Motörhead, Metallica, Led Zeppelin ou autres.
Pour une première reprise sur disque, on voulait quelque chose de plus ‘sinueux’, de plus original, et King Crimson (comme Bowie ou Pink Floyd) fait partie de nos influences ‘souterraines’, celles qui n’apparaissent que par fulgurances dans notre musique. Nous sommes fiers de rendre cet humble hommage à la bande de Robert Fripp.”
Cette cover et l'inédit avaient été jugés l'une trop longue, l'autre trop sombre pour l'ambiance solaire de "Sisyphus".
"What's Next? (The Sisyphus Sessions)" existe en version vinyle avec un titre bonus inédit, "My Valhalla".


Les Critiques :

  • "Le superbe "Intimate Hearts", avec son thème à la guitare d'une gravité poignante, contraste avec la puissance lumineuse qui habitait l'album "Sisyphus".
    https://www.spirit-of-metal.com
  • "La reprise du « Cirkus » de KING CRIMSON est tout sauf un caprice de complaisance, et le long morceau retrouve même l’atmosphère un peu cotonneuse de Sisyphus, sonnant presque comme un original du groupe."
    http://www.metalnews.fr
  • "Trois titres acoustiques, trois reprises de leurs titres...et trois réussites !"
    https://www.coreandco.fr
  • "7 Weeks réussit le tour de force de transformer cette année 2020 de lose en grand cru avec un solide et éclectique Sisyphus frisant la perfection dont sa progéniture, What’s Next, hérite tout en mettant en lumière les côtés les moins évidents du groupe. "
    http://clairetobscur.fr
  • "Malgré cette construction « tripartite », il ressort de son écoute une pertinence et une cohérence remarquables, qui font de cet EP un opus loin d’être accessoire dans la discographie de 7 WEEKS."
    https://www.unitedrocknations.com

  • "Le groupe démontre plus aisément dans cette exercice que la place qu’il a choisi d’accorder aux claviers dans son écriture a sa réelle importance et pertinence."
    http://www.shootmeagain.com

Notre Avis :

Dans le prolongement de "Sisyphus", sorti fin janvier 2020, 7 WEEKS nous fait le coup du père François : il revient fin novembre pour la fameuse "tenaille à la française" avec un EP cinq titres -  six si affinités.
Disons-le tout net, ce prolongement de l'album est loin d'être superfétatoire : L'inédit "Intimate Hearts est un excellent titre aux couplets un peu sombres,  au refrain bien catchy ; la cover de King Crimson  rend justice à l'original avec sa profondeur, son crescendo et ses descentes de manche ; le brio de l'adaptation et de l'interprétation des titres acoustiques n'est  pas sans rappeler la qualité du "Unplugged" d'Alice In Chains, "Gone" et "Idols" semblent même avoir été écrits pour ce format tellement  l'affaire est entendue.
Tout ça a été magnifiquement ficelé par une série de clips, l'un illustré par les images de "Freaks" (1932), film culte et indémodable qui avait déjà inspiré les Ramones et leur "Gabba Gabba" ("Pinhead").


7 WEEKS est décidément un label de qualité, capable de faire frémir le fan de rock et headbanguer le métalleux, car la musique de ce groupe fiable convient aussi bien aux premiers qu'aux seconds.
"What's Next?" est un bijou qui complète subtilement la parure dont "Sisyphus" était la première pièce. A l'évidence, on recommande.


Track-listing :


01. Intimate Hearts (inédit des enregistrements de « Sisyphus »)
02. My Valhalla (inédit - LP uniquement)
03. Cirkus (inédit - KING CRIMSON cover)
04. Gone (acoustic version)
05. Idols (acoustic version)
06. Sisyphus (acoustic version)


Les Liens :

Suivez l'actualité de 7 Weeks :
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 "What's Next? (The Sisyphus Sessions)" est sur Spotify :
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7 WEEKS est sur toutes les plateformes :
https://7weekssisyphus.lnk.to/k4XEw

Chronique d'Album : NOTHING BUT REAL (Rock Fusion), "Nothing But Real (2020)

  • Le 06/12/2020

Groupe    :   Nothing But Real
Album        :   “Nothing But Real”
Genre        :    Rock Alternatif / Metal / Punk / Stoner / Fusion / Hip-hop
Influences    :    Skunk Anansie / S.O.A.D / Foo Fighters / Hans Zimmer / John Murphy
Origine    :    Région Parisienne (2018)
Sortie        :    10/07/2020

Par Pépé St@kaTTo

 

Line-up actuel :

  • Hanta        :   Chant
  • Eghan       :   Batterie
  • Victor        :   Basse (arrangements keyboards)
  • Tom          :   Guitare (arrangements keyboards/gong/cordes)
  • Sakar        :   Avatar / Mascotte (le cinquième membre)

Nothing but real groupe

Photographie : Nicolas Cachelin

Membres passés :

David        :   Basse

Le Groupe :

Nothing But Real n’est pas vraiment un groupe ordinaire tant ses influences sont nombreuses, musicales mais également culturelles (mangas, comics, films).

A l’origine, Tom, le guitariste, qui avait dans ses cartons quelques ébauches de morceaux (riffs, gimmicks, mélodies) de ses anciens projets «Black Reed» et «Twisted Oaks»,  et David, le bassiste qui l'avait rejoint sur ce dernier, décident de démarrer un nouveau groupe avec le souhait de mélanger du visuel avec un univers décalé.
Très vite, soit moins de deux mois après, la rencontre de personnalités fortes et d’artistes comme Hanta la chanteuse et Eghan le batteur, qui rejoignent la formation, confirme la ligne directrice que doit prendre le groupe ainsi que l’énergie imaginée.
Le quatuor est fin prêt à se lancer dans l’aventure… Nous sommes en juillet 2018.

Deux premiers titres, «Don't you Know»(1) et «Noisy mind», sont enregistrés et mixés au Abbey Rand Studio à Chatel Moron chez Augustin Pannard. Ils sortent au début de 2019 sur Youtube. On y découvre pour la première fois les musiciens (masqués comme les Crimson Glory des 80's) ainsi que Sakar, le cinquième membre, masque blanc, l’œil gauche barré d’un point d’interrogation, au départ pour définir l’identité du groupe, puis un jeu de blanc/noir pour la dualité des personnalités, pour enfin balancer cette phrase : «on n’est rien, mais on est là» ; ce qui a donné «We are nothing but real».

Cet avatar incarne l’âme du groupe, osmose parfaite entre chaque musicien, une énergie commune qui aura pour nom de baptême Nothing But Real (NBR). Tom a trouvé le nom du groupe après quelques répétitions de ces deux premiers titres.

Tels Eddie des Maiden ou Goz des Shaka Ponk, cette «mascotte» sera l’emblème du groupe, et le « ? » la clé qui vous permettra de pénétrer dans leur univers mystérieux.

(1) «Don't you Know» figure sur la quatrième compilation de La Légion Underground
https://lalegionunderground.bandcamp.com/album/we-are-legion-4?fbclid=IwAR0dG3-i5PhxxwtGDeK9Lyks79TGylTIvYUdjB8z9lnBaI4Zzt90azt3pmE

L’album :
 Nothing but real album

• Illustrations & Artworks : Chromatorium Music •

Track List :

01-My daemon • 02-Angels cry • 03-We are nothing but real • 04-Crisis • 05-Therapy toy •
06-Insanity • 07-Sundown

Ce premier opus d’un peu plus de trente minutes est composé de sept titres. Ce n’est pas à proprement parler  un concept album, mais il existe bien un fil conducteur qui met le doigt sur les démons qui nous hantent et qui passent vers plusieurs étapes de la vie, la remise en question, la folie, la rédemption, la mort.

[L’enregistrement batterie/basse et guitares a été fait chez Abbey Rand Studio et le chant au Studio le Poisson Barbu à Paris ; une super rencontre avec l’équipe, Léonard, Romain et Susie, précise Tom. Romain a fait le record des voix et Susie a fait le mixage à distance pendant le premier confinement. Chose pas facile pour échanger sur les exigences attendues. Mais au final, me dit-il, elle a assuré grave.]

 [«My Daemon» est l’illustration des violences, notamment conjugales, où le conjoint devient oppressant et violent et finit par se transformer en véritable démon enchaînant sa compagne qui finira par trouver la force de s’enfuir et de sortir de cet enfer.] Ce premier morceau débute sur des nappes de clavier bien lourdes qui viennent se superposer au fil de l’intro, comme pour la bande son d’une série de SF. Les parties guitares (tantôt en son clair, tantôt en saturé) précèdent le début du chant, la rythmique se met en place, rapidement épaulée par une basse bien appuyée, la voix d’Hanta se veut suave mais puissante, le refrain est simple et entêtant. Un excellent morceau qui se conclut par un chorus à la wah-wah, bien fusion.

[«Angel cry» dénonce les dérives des réseaux sociaux : influenceurs / followers / Instagrammeurs et la course à la célébrité.] Il démarre sur un gros riff furieux qui sera le fil conducteur de tout le morceau. La dualité des voix féminin/masculin fusionnent comme dans un cartoon ou un manga bien thrashy. Les parties batterie sont épaisses et puissantes. Et, toujours de bons petits plans guitares à la whammy et wah-wah !

Avec «We are nothing but real» et son intro très «Maidenienne», Hanta, la voix proche de Gwen Stefani et Deborah Dyer, nous dévoile toute l’étendue de sa palette vocale, à la fois pop, jazzy, voire très rock. La basse est massive et bien mise en avant. Un morceau énergique, riche en émotions, qui alterne successivement les passages lents, style ballade, et plus rapides, puissants, violents, et abrasifs. Le morceau se termine sur un ultime râle de guitare… un très beau larsen ! Ce titre est un cri de révolte qui à lui seul explique l’existence du groupe puisqu’il en résume les valeurs fonda-mentales. [«Nous ne sommes rien, mais nous existons.» Les évènements passés montrent que le monde est en plein bouleversement, les récentes manifestations dans notre pays le démontrent. Le peuple, se soulève contre une classe dirigeante, déconnectée, méprisante, hautaine et privilégiée par sa position.]

«Crisis» détaille les pulsions violentes et guerrières, ce brusque accès de folie maladive, ce trouble démentiel qui, dans une relation amoureuse, annonce la fin des sentiments, la séparation brutale où la haine prend le dessus sur l’amour. On va également retrouver cet univers mystérieux et cinématographique de «NBR» dans ce morceau très chaloupé, qui débute sur de sublimes nappes de violoncelles appuyées par une basse omniprésente. Le chant est ici aussi très «jazz/rock/groovy», la mélodie du chorus est sublime. Et que dire des parties guitares pêchues et finement ciselées ?  Un régal. Mon morceau préféré !

«Therapy Toy» dont le groupe vient de présenter le clip via Youtube, est le cinquième brûlot de l’album. [La crise passe par des pensées sombres, avec l’envie de la punition comme fil conducteur. L’arme à feu, «le jouet», devient une forme de prolongement de l’être… ou quand éliminer devient une «thérapie !»] C’est un morceau punchy dont l’écoute prolongée vous rendra assurément gaga, dans le bon sens du terme ! Les influences musicales vont ici de la pop-rock à la «No Doubt» au gros rock très «Therapy?» ; de subtils riffs au service de cette sublime mélodie qui vous trottera dans la tête un bon moment… et qui se termine sur un double larsen !

«Insanity»  va nous permettre d’apprécier pleinement le flow d’Hanta, sur une structure de morceau Hip-Hop et Stoner. La basse slapée apporte une légère touche de folie au morceau. [«Bienvenue dans la Grande Ville, mec !». Une espèce de Gotham City avec ses nuits d’insomnies, ses lumières inquiétantes, son ballet interminable d’habitants, ses psychoses… Te sens-tu enfin devenir aussi dérangé que le Joker ?]

L’album se termine sur «Sundown», comme une oraison funèbre, la mélodie est une ode à la fin et au renouveau, l’ombre et la lumière, éternel recommencement, encore une dualité que l’on retrouve dans tous les morceaux, des contraires qui s’attirent, le noir, le blanc, la haine, l’amour, le masculin, le féminin. [Le soleil se couche sur la vie telle une illustration du deuil, de la perte de l’être cher. Les tableaux se mêlent comme les étapes d’un processus nécessaire lorsque l’on regarde en arrière : déni, colère, négociation, douleur… et enfin l’acceptation.]

Cet album est comme un bon cocktail, subtil mélange de plusieurs ingrédients, une esthétique sonore et visuelle bien personnelle au groupe, un univers fait d’images, inspiré des mangas, comics et autres films de SF. Chaque morceau ne s’écoute pas seulement, mais se vit de l’intérieur, impossible de ne pas basculer dans leur monde tant leur créativité est communicative.

Si vous pensez qu’ils «ne sont rien», et bien moi je vous garantis qu’ils sont bien réels ! Alors, laissez-vous gagner par leur folie…

Le mot de la fin sera pour Tom : [L’arrivée de Victor confirme un souhait qu’on partage, Hanta, Eghan et moi, qui est d’aller vers quelque chose de toujours groovy, rock mais plus moderne et surprenant par moments.]

Matoscope :

  • Hanta        :   Micro Shure SM58 Beta           
  • Tom         :   Guitare électro-acoustique Luna Guitar Vista Eagle, Fender Strat American Series VG5 spéciale Roland COSM (guitare à modélisations comme la Variax de Line 6, gérant les accordages alternatifs à la volée et offrant 37sons différents), Fender Telecaster Deluxe (customisé avec des micros doubles splittables).
    Effets : Digitech Whammy, Electro Harmonix POG2 (Octavers / Harmonizers / Whammy), Wah Wah, Delay, Tremolo, Phaser, OD/Disto, Stomp Under Foot Alabaster Limited Run Ben McLeod Fuzz.
    Amplis : Fender Red Knob + Marshall JCM2000
  • Victor        :   Basse 4 cordes Ibanez / Marcus Miller P7 Swamp Ash 5 TS 2nd Gen.                      Ampli Ampeg.
    Effets : Big Muff / Filter / Octaver et Compresseur.
  • Eghan         :   Baguettes B5
  • David         :   Basse Music Man Stringray 5, Sandberg California 5 cordes, Fender Kingman             V2 Acoustic

« My daemon » version acoustique, live session.

Les Liens :


https://www.facebook.com/nothingbutrealtheband
https://nothingbutreal.bandcamp.com/album/nothing-but-real
https://welisten.to/nothingbutreal
https://chromatorium.com


Un grand merci aux «Nothing But Real» pour leur disponibilité et les échanges que nous avons eu via les réseaux sociaux et mails et pour les informations fournies sur les morceaux de l’album qui apparaissent  entre [*] dans ma chronique.

Chronique d'album : RENAUD HANTSON (Rock), Tatoués A Jamais (2020)

  • Le 05/12/2020

Le Groupe : Renaud Hantson
L'Album : Tatoués à Jamais (2020)
Genre : Rock
Origine : Paris

Par Ahasverus


Le Groupe :


Renaud Hantson est un batteur, chanteur, auteur, compositeur et interprète français.
Il fréquente le Conservatoire et ses talents pour la batterie lui valent le Prix d'Excellence. ("Ca ne sert pas forcément à grand chose mais ça fait toujours très chic à dire en interview !" ironise-t-il.)
En 1983, il est l'un des fondateurs de Satan Jokers, groupe   remarqué par la critique et le public dès son premier album, «Les Fils Du Métal», dans lequel il tient la batterie et partage le chant. Toujours actif, Satan Jokers a signé ces dernières années quelques uns des plus grands albums (et concept-albums) du métal français.  «Symphönïk Kömmandöh» est et devrait rester son ultime opus.
Fils du metal
En 1986, Renaud Hantson rencontre Michel Berger, avec lequel il développe une relation privilégiée. Il raconte à son propos :
"Il avait beaucoup plus de violence en lui que ce que l’on peut imaginer, qu’il ne pouvait pas forcément exprimer avec sa voix. C’est pour ça qu’il adorait Hallyday, Balavoine ou moi."  (https://www.francetvinfo.fr)
Hantson et Berger vont collaborer sur deux comédies musicales du tandem Berger / Plamondon : Starmania (Hantson interprètera les personnages de Ziggy puis de  Johnny Rockfort) et   La Légende de Jimmy  (dans le rôle de James Dean).
Michel Berger, qui qualifie Hantson de "meilleur chanteur de sa génération", programme  de lui écrire un album pour 1993. Il décède brutalement en 1992, avant d'avoir pu initier le projet.
Renaud Hantson participera à d'autres comédies musicales (Notre Dame de Paris, notamment).
Il est aussi le fondateur du groupe Furioso, né dans les années quatre-vingt dix.

Il a collaboré avec les plus grands noms de la chanson française, de William Sheller  à  Jean-Jacques Goldman.
Il est l'auteur d'une autobiographie en deux volumes, et du roman "Rock Star: 48 heures d'une vie rêvée" (Manitoba / Les Belles Lettres - 2015). Il en tirera un opéra-rock du même nom.
En 2012, avec Christian "Zouille" Augustin, chanteur de cette autre légende du hard-rock français qu'est Sortilège, il sort l'album "Zouille & Hantson".
Il s'associe au luthier/guitariste Patrice Vigier pour sortir l'album "First" (2018) sous le nom de Summer Storm.

En solo, Renaud Hantson enregistre son premier album dès 1987.

Il présente en 2020 son seizième album :

«TATOUES A JAMAIS»

«Tatoués à Jamais» est un seize titres d'une durée d'une heure.
Sur la naissance de l'album, Renaud Hantson explique :
«Il est né par une envie et grâce au public. Ça faisait plus de sept  ans que je n’avais pas sorti un album sous mon propre nom, depuis "Tout recommencer". Et il n’était pas complètement en phase avec ce que je suis devenu. Il ne montrait pas la synthèse entre la culture pop et la culture rock.»
(https://www.ouest-france.fr)
Le CD est accompagné d'un livret très complet qui comporte des photographies, les paroles des chansons et le détail des musiciens titre par titre.
Renaud Hantson signe seul les paroles et la musique de neufs des seize compositions de l'album.
Il co-réalise cet album avec Frantz Fagot, également compositeur de certains titres, et qui joue de la guitare, du piano et programme les claviers de l'album.
«Tatoués à Jamais» a été enregistré en plusieurs endroits, notamment au studio Pacific Rock et au studio Planet Live. Il est mixé par Anthony Arconte, qui a collaboré aussi bien avec Michel Fugain qu'avec Trust.
Son artwork est signé par la tatoueuse (cohérent avec un tel titre d'album !) Isabelle Klancar.

Renaud tatoues a jamais
La structure basse/guitare/batterie est assurée par le trio Mulot/Zurita/Hantson.
FloRy Ann (madame Hantson à la ville) assure les choeurs.

Au niveau des featuring, on remarque :

  • Axel Bauer est  à la guitare sur "Tout Roule" et "Beaucoup De Bruit Pour Rien".
    Hantson lui rend hommage  dans le livret : "Axel Bauer qui m'a tant inspiré en me montrant qu'on pouvait faire de la pop music de qualité en ayant une culture rock."

  • Sarah Jad partage le chant dans "Avance".
  • Jean-Félix Lalanne est à la guitare solo dans "Chanter La Vie".

Toujours très disert, Renaud Hantson expliquait certains morceaux de l'album sur sa Fanpage https://www.facebook.com/renaudhantsonfans :

  • "12 étapes" : "Un titre qui me tient à coeur car il aborde la méthode des Narcotiques Anonymes  et des Alcooliques Anonymes, c'est la chanson la plus Rock Pop de ce nouvel album."

  • "Avance" : "Ce n’est pas un clip engagé, mais les paroles prémonitoires par rapport à la situation que nous vivons tous actuellement, si elles n’évoquent pas clairement la pandémie, ont pour message que ce qui ne nous tue pas nous rend plus fort."
  • "S.E.X." : "Ceux qui ont lu mes trois livres, "Poudre aux yeux", "Homme à failles" et "Rock Star (48 heures d'une vie rêvée)", savent déjà que ce qui touche à la sexualité occupe une grande partie de mes pensées, ma collection de films XXX dépasse l'entendement humain et assurément celle du grand acteur Michel Simon (La beauté du Diable, La poison, Le vieil homme et l'enfant...) disparu en 1975, qui était un amateur assumé de pornographie possédant plus de cent mille objets en rapport avec le sexe ! Rien d'étonnant donc à ce que "Tatoués à jamais", mon nouvel album solo, contienne un  titre intitulé "S.E.X."


Notre Avis :

Renaud Hantson tient une place à part dans le paysage métallique français. Il est peut-être le plus grand  chanteur que la scène métal hexagonale ait porté, et le frontman de l'un des meilleurs groupes  de l'histoire du hard-rock, Satan Jokers. Il a su moderniser cette formation des 80's en s'entourant de  musiciens virtuoses (le bassiste Pascal Mulot, le guitariste Michaël Zurita et le batteur Aurel Ouzoulias) et en mettant au point  dans sa "période Karila" des concept-albums d'une grande intelligence et d'un niveau rarement atteint.  
Il cristallise parfois les passions parce que, n'exerçant pas le politiquement correct, il ne laisse pas sa part aux chiens quand s'engage une joute verbale.
Il est comme ça, Mister Hantson, le Metal God à la française...
Mister Hantson... Et puis il y a Docteur Renaud, capable de vous lancer le "SOS d'un terrien en détresse", ce qui n'est pas, admettez-le, à la portée du premier chansonnier venu.


Artiste multifacettes aux multiples projets, Renaud Hantson nous revient donc en cette drôle d'année 2020 pour un bilan, celui de la cinquantaine  épanouie, plus fort et plus sûr qu'il n'a jamais été,  avec seize titres qu'il assure "tatoués à jamais",  illustrés fort à propos...  par une tatoueuse !
Petit tour d'horizon des webzines musicaux...
Ô (mauvaise) surprise ! Pour Hantson, je m'attendais à la blinde.... Seul un article de http://rockmeeting.com est découvert par mon moteur de recherche ! Soit Renaud a négligé totalement les canaux traditionnels de la promo, misant tout sur sa seule page, soit mon moteur de recherche est pourri, soit cela donne le ton de la considération dans laquelle les médias français tiennent le rock hexagonal... et du soutien qu'ils lui apportent...
Facile pourtant, de défendre un album dans lequel tout roule !
Hantson est groove et précision. Il est l'un des rares à faire sonner le français comme ça. Habitué à la haute voltige, il est sur «Tatoués à Jamais»
dans sa zone de confort, même s'il lui arrive de montrer les dents quand le métalleux qui dort - jamais profondément - en lui se réveille pour une vocalise.
Les compositions sont pour partie pop et légères (L'évidence, Tout Et Rien, Inaltérable), parfois sombres ("Sans Voir Les Nuages", "Un Enfant M'Attend"). Celles-ci pourraient  s'inscrire ou presque au répertoire d'un Emmanuel Moire ou d'un Pascal Obispo. Des morceaux bien rock (Tatoués A Jamais, Tout Roule, Beaucoup de Bruit Pour Rien, Oeil Pour Oeil)  aux thématiques qui rappellent  Satan Jokers (S.E.X.) viennent équilibrer le tout et réchauffer nos coeurs de rockers.
Tout roule. Tout est cool. Mais encore :
Choeurs : impeccables.
Zicos : L'expertise est notoire ; les monstrueux Zurita et Mulot, Jean-Félix Lalanne, et Axel Bauer, qui n'a pas attéri sur "United Guitars Vol. I" par hasard !
Tout est cool ! Renaud Hantson mélange les genres, et son grain sûr lui permet de rouler sur tous les terrains sans déraper, sans prendre les ornières.
Ouvert, avec un fort  potentiel commercial ("Avance" sur lequel Sarah Jad délivre une prestation du plus haut niveau) «Tatoués à Jamais»  prend sa place parmi les sommets de la discographie du chanteur.


Un album-bilan, blindé jusqu'à  la gueule, mené par des maîtres, de main de maîtres, chacun à son niveau, qui propose un  rock mainstream taillé sur mesure pour Hantson. Un sans faute, surtout  pas mou du genou, qui saura parler aux fans et en conquerra, on l'espère vivement parce que l'artiste comme l'album le méritent,  de nouveaux.


Les Liens :

  • iTunes : https://music.apple.com/fr/album/tatoués-à-jamais/1522710872
  • Deezer : http://www.deezer.com/album/159519642
    Spotify : https://open.spotify.com/album/2GndMgvR97cR6iYc5zCPoY 
  • Brennus : http://www.brennus-music.com/.../-renaud-hantson-tatoues...
  • Fnac : https://www.fnac.com/.../Renaud-Hantson-Tatoues-a-Jamais...
  • Amazon : https://www.amazon.fr/Tatoues-Jamais-Renaud.../dp/B086PLY968

 

Chronique d'album : TRANK (Rock), "The Ropes" (2020)

  • Le 04/12/2020

Chronique d'album de Dam'Aël pour Ahasverus

20201128 164519

Michel, Julien, Johann et Max décident de former un groupe dans une country délimitée par Genève et la Haute Savoie, entre les chocolats suisses et la fondue savoyarde... entre le Rivella et le vin chaud... Et en 2016, la basse décide de changer de main, s'attribuant une place douillette entre les mains de David.

 Quartet à l'origine, quartet toujours en cette année divine !,!,!, 2020... pendant laquelle Michel André Jouveaux, natif de la Camargue (chant, claviers, samples), Julien Boucq (guitares, originaire de Grenoble), Johann Evanno (batterie, de Bourgogne) et David Spatola (basse, venant du sud-est) ne lâchent rien et décident de mettre les bouchées quadruples en s'attellant à la réalisation d'un album. Et comme les cordes ne manquent pas à chacun de leur arc, s'en suit un très bel ouvrage "The Ropes", mis sur la toile le 15 septembre dernier,  tissé de douze titres travaillés, fouillés, énergiques, où le contraste est au rendez-vous, où l'émotion est bien présente, ornant la galette de couleurs variées où l harmonie s'articule avec le punchy, le plus calme et modéré, le heavy bien envoyé ou la Cold Wave bien glacée, le tout bien assis et bien placé. Douze titres qui font un sacré pied de nez à un éventuel ennui qui aurait voulu pointer son pif.
Les influences de chacun sont très variées, très contrastées, voire même presque opposées, ce qui donnent ce riche panel de nuances dans "The Ropes" : Depêche Mode, The Cure, Soundgarden, Audioslave, Pearl Jam, Deftones, Muse, Royal Blood, Placebo... car cette diversité s'articule parfaitement dans une complémentarité créative et cohérente créant cette symbiose finale.

Sa musique :
C'est un Rock alternatif inflencé par les années 90's, mélangé à de la Cold Wave, le tout soupoudré d'électro. De 2016 à 2019, Trank  sort un premier EP "Midlife Noises" (6 titres de plus de 24 minutes), enregistré au Studio des Forces Motrices avec Yvan Baronne et David Weber (Lolofora, Sexypop),  et les singles "Take the Money and Run" (2016), "In Troubled Times" (2018), "Bend or Break" (2018) et "Undress to Kill" (2018).

https://open.spotify.com/album/503Hd21MePEcCND0pK7REj

Midlife noises
 Et leur musique plaît et plaît si bien que, malgré l'absence de label, et armés d'un culot magistral, les quatre  gaillards font appel à des tourneurs de taille et se proposent de faire la première partie de grande salle. Jackpot puisqu'ils sont remarqués par les managers de DEEP PURPLE et d'ANTHRAX... et finiront par faire l'ouverture de ces deux monstres, ainsi que celle de PAPA ROACH et de Disturbed.

L'album

20201128 164623
"The Ropes" est un douze titres à la frontière des genres avec une identité musicale incontestable ; le son TRANK a évolué depuis le premier EP, y ajoutant un peu plus d'arrangements et des nappes de clavier savamment distillées et le résultat est une évidence. Les sujets abordés dans les textes jettent un regard sur les perversions de notre existence, et notamment sur les phénomènes de domination, quelle qu'en soit la forme :  relations dominant, dominé, des relations inconscientes, des relations de frustrations, de soumissions.. Le chant est interprété dans un anglais parfait dont la voix glisse du légèrement rauque à des passages plus doux.
 "The Ropes" explore le thème des liens qui nous lient les uns aux autres, conscients ou non - et pose un univers sonore à la croisée d'un rock alternatif incendiaire et d'un post-punk atmosphérique, pour un résultat à la fois intense et accrocheur." (TRANK)

1. Shining
Un heavy Rock au refrain catchy, entraînant, aux riffs efficaces où chaque instrument prend et garde sa place sans investir celle de son voisin. La basse complète parfaitement cette rythmique et forme un excellent duo avec les claviers pour accueillir une transition à la dépêche Mode. L'électronique apporte texture et relief au titre comme sur l'ensemble de l'album d'ailleurs.
Les quatre titres qui suivent débutent par des arpèges en son clair qui font retomber l'énergie de chaque morceau, mais ce, pour quelques secondes car les watts sont très très vite relancées pour repartir de plus belle. La sieste, vous pouvez l'oublier....


2. Illustrated Girl
Est un titre presque épique qui propose une mélodie superbe, où la basse vrombissante s'articule autour d'une batterie qui martèle à tout va avec qualité et efficacité pour laisser place à une voix qui lâche les watts dans un dosage parfait.


3. The Ropes
Le titre éponyme envoie un rock rempli d'émotion dont l'instrumental s'accorde à promouvoir une belle place au chant, enfonçant le clou.  Le clip est réalisé par le directeur visuel du groupe, Alban Verneret, qui emploie les talents incroyables de trois artistes shibari (l'art du bondage japonais) qui est une façon de se faire attacher pour générer des pressions qui doivent donner des émotions précises.


https://youtu.be/ZDs8DK6khws


4. Undress the Kill
Ce morceau est un mélange puissant de rock alternatif, de métal et d'électronique, voire post-punk, les nappes de claviers ne sont pas sans rappeler un certain groupe Deep Purple. Une basse bien lourde, des accords répétitifs presque hypnotiques continuent à nous enflammer.


https://youtu.be/IHNyDOru4w4


5. Forever and a Day
Les guitares invitent à s'engager dans cette ballade à la mélodie douce et délicate et dont les violons magnifiques font une belle incursion dans un tel morceau. La voix de Michel est magnifiquement douce et bien tenue, rappelant  U2 mais gardant la signature TRANK.


6. In Troubled Times
Songwriting toujours aussi excellent dans une rythmique qui tourbillonne. Michel alterne chant parfaitement interprêté avec quelques passages parlés.
https://youtu.be/ZdCngYe-aOM


7. Again
Un côté plus électro indus, ou  cold wave / électro, est à la fois très dansant  et sinistre, avec  un gros riff qui conserve son ancrage dans le territoire sonore de TRANK et une batterie qui martèle, proposant une descente de toms qui ravira tous les batteurs et une double pédale qui mitraille, enfonçant le clou tout au long de cet album. Yohann a eu cette idée lumineuse de jouer le Charley à contre temps, pour lui donner un coté un petit peu plus intrigant. Et David a joué la basse en alternant rondeurs et jeu plus agressif afin d'insister sur le versant menaçant. Michel nous fournit un peu plus d'explications un peu plus loin...


8. Chrome
Un bon heavy bien burné en intro qui break pour laisser place au chant vite rattrapé par cette rythmique heavy Nickel Chrome. Impossible de ne pas bouger sa tête sur ce titre qui a tout pour générer un headbanging général que nos amis bikers ne seraient pas les derniers à initier. Chrome est du pur David, avec ce riff imitant un gros moteur de Harley qui tantôt tourne au ralenti, tantôt tourne à plein régime. Les arrangements ont permis d'accentuer l'effet gros son industriel des moteurs de ces cylindrées prêtes à parcourir la route 66, dont les nappes de clavier expriment parfaitement la route qui défile.


https://youtu.be/rTVUDL2Mf9A


9. The Road
Ce 12 titres est très varié tout en restant cohérent. "The Road" en est la preuve, s'engageant dans un esprit plus tranquille à la mode Simple Mind, U2 ou autres, où douceur remplit les mesures du titre sans nous égarer. Juste un petit moment plus doucereux.


10. Take the Money and Run
Pas question de zapper ce morceau qui renforce l'idée que cet album est très travaillé, recherché et varié. Pas d'ennui possible, et toujours un équilibre parfait entre l'instrumental et le chant, et une énergie savamment canalisée.


11. Bend or Break
Non, on ne tourne pas en rond avec TRANK. On ne peut que se plier volontiers à l'unisson de leur musique, toujours aussi énergique, entraînante et même surprenante.
https://youtu.be/HoJrmEtZJGs


12. Refugee
Le dernier titre est un instrumental qui invite à un voyage très aérien, planant voire mélancolique. Pas de chant pour Michel qui s'est donc consacré au sampling du morceau : Les samples de radio utilisés sont, sur le canal gauche , des reportages sur les Boat People des années 70 et sur le canal droit, ceux  de réfugiés en méditerranée en 2015 ou 2016.

Trank grpe

L'album "The Ropes" est riche, classieux, harmonieux aux couleurs variées et au travail bien achevé. Le son TRANK est un gros son (grosson comme ils se plaisent à dire) à l'identité bien définie qui deviendra une madeleine de Proust dans les années à venir, on l'espère pour eux. Accrocheur à bras ouverts par des rythmes étoffés par l'électronique qui magnifie la texture sonore sur laquelle la voix assène un chant expressif capable de s'adapter à l'ambiance de chaque morceau en toute aisance, le tout s'en jamais lasser l'auditeur.
Les compositions, indéniablement de qualité, sont souvent initiées par Julien (guitare) ou David (basse), puis l'instrumental est finalisé par l'ensemble du groupe et laisse la place à Michel qui couche le texte sur chacun des morceaux. A contrario du titre "Again" :
Michel : "La plupart des morceaux partent d’un riff et d’une suite d’accords créés par Julien (la moitié des chansons), David (un peu plus du quart) ou moi (le reste). Je prends ça avec Johann et on crée une structure et une dynamique ensemble. On polit en salle de répétition, puis une fois basse / guitare / batterie /structure finalisées je rajoute les machines, on polit encore un coup, je laisse dormir et je rajoute le texte et la voix plus tard, pour avoir assez de recul".
Michel : " Again a été composée par moi avec le son des autres en tête. L’idée était de créer un morceau très marqué post punk / darkwave, quelque part entre Killing Joke, The Cure et Depeche Mode, donc sombre et répétitif mais accrocheur et entraînant - mais avec le son de TRANK. Contrairement aux autres morceaux, elle est donc née comme une démo assez aboutie programmée chez moi - puis on a remplacé les guitares et basses virtuelles de la démo par des vraies (Avec des aménagements et raffinements apportés par Julien et David), gardé et étoffé les lignes de synthés - et voilà. En revanche Johann a créé la partie de batterie de A jusqu'à Z - il n’y avait qu’un métronome dans la démo. L’idée de créer une rythmique tour à tour limite dance et tribale est venue entièrement de lui."
Vous serez peut-être étonnés de remarquer un pad sur la guitare de Julien ; jouant sur une Manson (même marque qu'utilise Matt Bellamy de MUSE) équipée d'un écran tactile midi, Julien peut gérer les effets ou d'éventuels synthés externes, ce qui rajoute une couleur sonore supplémentaire. Et Julien adooore et s'amuse beaucoup.
"En fonction de comment tu le touches, ça module un son auquel tu es branché (dans mon cas un K-oscillator de chez Korg). Ca me permet en plein solo d’envoyer des sons en plus et de les moduler, je m’éclate avec ça ! Sur "In Troubled Times" je fais une sorte de scratching , et en le branchant à une pédale wahmy, j’arrive à varier le pitch de mon son de manière beaucoup plus précise qu’au pied,  en plus de ça, tu peux utiliser des effets intégrés comme un phaser ou un sustainer qui fait vibrer la guitare et te permet de faire tenir la note indéfiniment, c’est rigolo. "
 "Julien et David ont des pédaliers qui font penser au tableau de bord de la navette spatiale et les maîtrisent à mort". Mais ils ne sont pas les seuls fanatiques du genre pour obtenir le fameux son TRANK, Michel "collectionne" les synthés et il s'est même offert le luxe de racheter à Martin Gore de Dépêche Mode, un des siens (a vintage Oberheim Matrix 6R from 1986) ! Nous aurons la joie de l'entendre sur le prochain album de ces 4 gaillards qui ne cessent de peaufiner encore et encore leur son. Sachez que vous perdriez votre temps  à compter le nombre de cymbales et de caisses claires que possèdent Johann...
Et la toute dernière touche est la suivante :"Le texte et la voix sont au service de la musique. Chaque morceau est construit autour d’une idée musicale centrale qui inspire l’idée et le feeling du texte.
Le mixage a été réalisé outre-atlantique, à New-York, par Brian Robbins ainsi que le mixage,  confié lui à Andy Van Dette, le tout après un excellent travail d'ingé-son cuisiné aux petits oignons (via des enregistrements analogiques) par Yvan Baronne (Suisse). Yvan est aussi le producteur -et néanmoins ami- du groupe.      
 Le Artwork, très épuré, s'inspire fortement du Shibari dans un blanc immaculé rappelant une certaine spiritualité en opposition à cet art de bondage japonnais, effet réhaussé par le violet des cordes utilisées pour les visuels et clips de l'album dont la réalisation a été confiée à Alban Verneret.
La release prévue à l'origine ce mois-ci, en compagnie de Perséide et Stéréotypical Working Class, est reportée au 15 mai 2021 (en espérant que...) à :
OCC de Villeurbanne
39 rue Georges Courteline

La presse en parle :

  • "Si nous avions commencé au 21ème siècle, notre musique sonnerait sans doute comme celle de TRANK."
    (Deep Purple, après avoir choisi TRANK comme première partie)
  • "On adore leur musique - pas exactement du métal, mais les fans de métal adoreront comme nous."
    (Le management d'Anthrax, après avoir choisi TRANK comme première partie)
  • "La musique de TRANK est absolument fantastique"
    (musique-alliance.fr)
  • "Rock énervé et émotionnel [qui] se distingue par son écriture et son interprétation, tour à tour atmosphérique, rentre-dedans, mélancolique [...] Excellente formation made in France !"
    (Batteur Magazine)

Liens :


https://www.facebook.com/trankmusic
http://www.trankmusic.com/

Trank band

Chronique d'album : HOWARD (Fuzz Rock), "Obstacle" (EP - 2020)

  • Le 03/12/2020

Groupe : HOWARD
Album : Obstacle (EP - 13/03/2020)
Genre : Fuzz Rock
Origine : Paris

Par Ahasverus

Le Groupe :

Howard est un trio formé en 2017.
Son nom est un hommage à HP Lovecraft.
Son line-up se compose de JM Canoville (chant, guitare), Raphaël Jeandenand (orgue) et Tom Karren (batterie).
A l'instar de The Doors, Howard n'a pas de basse, cette partie est assurée par le clavier.
Howard fait partie de l’écurie Klonosphere (Seeds Of Mary, Trepalium, Nebulizar)
En 2018 Howard sort un EP quatre titres.

Howard1
HOWARD, "Howard" (2018)
En 2020 Howard revient avec un opus intitulé...


« OBSTACLE »

L'Album :

«Obstacle» est un sept titres d'un peu plus de trente-six minutes.
L'artwork est signé Jean Le Breton et JM Canoville (le chanteur de la formation).

Howard2
En février 2020, Howard brise la glace avec le clip « Quicklime ».

 

Les Critiques :

  • «Des riffs de guitare à couper le souffle qu’accompagne un orgue omniprésent et qui ne donne pas sa part au chien.»
    https://www.sensationrock.net
  • «Un sans faute musical.»
    https://www.unitedrocknations.com
  • «Chez Howard, quand le clavier s’exprime, ce sont les autres qui écoutent.»
    https://desert-rock.com
  • «Ce rouleau compresseur tout en électricité rétame la concurrence.»
    https://litzic.fr


Notre Avis :

Deux totems planent sur «Obstacle» : Led Zeppelin, lorsque JM Canoville attaque ses lignes de chant «à la hussarde», façon Robert Plant, et The Doors, puisque rarement un claviériste aura été aussi bien servi par sa formation. Et si Howard invoque l’esprit des Doors, ce n’est pas seulement pour attirer l’attention : le trio parisien parvient à revisiter la formule orgue/guitare/batterie et réveille l'esprit des 70's tout en lui insufflant une actualité rarement atteinte et pourtant si souvent revendiquée.
Mais résumer Howard à un groupe avec un orgue (un clavier Nord Stage, une marque de synthétiseur Suédois qui prend de plus en plus d'ampleur, me souffle Pépé St@kaTTo)
serait injustement réducteur tant l'ensemble est au diapason, tant chaque instrument a son moment ;  même les effets sur la voix de JM Canoville sont opportuns.
Et on se prend à regretter d'avoir affaire à un EP (mais rien ne vous empêche de rajouter à votre CDthèque l'opus de 2018, très bon également !), tellement cette grosse demi-heure d'écoute passe vite. Elle suffit à garantir tout le talent d'Howard, qui se place en tête de peloton - «Obstacle» ou non, on voit mal ce qui pourrait priver ces Parisiens du podium - et tant mieux, tant il se dégage de l'écoute de cette galette  quelque chose de profondément réjouissant, le fabuleux "The Void" en troisième piste n'étant pas étranger à l'affaire.
Alors si vous aimez les 70's de Led Zep, de The Doors, mais que vous en avez assez du réchauffé, «Obstacle» devrait ravir vos esgourdes.
Il est certain qu'Howard est un groupe éminemment prometteur. «Obstacle», son nouvel EP, fait du bien. Achetez-le !

A Noter :

JM Canoville chante en guest sur un titre de «Blue», le nouvel opus d’Uncut sorti le 06/11/2020.  


Les Liens :

Spotify :
https://open.spotify.com/album/7e94WnlPTcX85liEG8FcYM
Bandcamp :
https://howardtheband.bandcamp.com
Facebook :
https://www.facebook.com/howardofficial

NUMA [7534] (interview)

  • Le 29/11/2020

 Il y a des groupes qui forcent le respect  dès le premier opus. C'est le cas de NUMA [7534], qui sortait en septembre 2020 "Mothership Down", un album autoproduit hautement recommandable, à classer au rayon "bonnes choses", quelque part entre vos Led Zep et vos Soundgarden.
On a voulu en savoir plus sur ces jeunes gens. On a interrogé Riccardo, chanteur, et Mickaël, guitariste de la formation parisienne.

Numa1 guevel gildas

NUMA [7534] par  Guevel Gildas
Bonj
our NUMA. Votre nom complet est NUMA [7534] ? Quelle est sa signification ?

Riccardo (chant) : «Bonjour Ahasverus, merci de nous proposer cette interview ; on est très contents de répondre à toutes tes questions. Alors pour tout te dire “NUMA” c'est le nom du deuxième roi de Rome, très proche de son peuple, qui a assuré un royaume de quarante années de paix. Le sigle 7534, c’est la substitution des ses lettres, il provient d’un concept lié à la numérologie et à la mythologie ; il représente l’unité. Mais surtout, c’est le nom de mon chien ! »

Votre page Facebook existe depuis 2019. J'ai lu que le groupe a été formé il y a seulement un an ? Riccardo : «Le groupe a un peu plus de deux ans depuis sa première formation. On s'est rencontrés lors de nos études de musique à Paris, puis on a jammé ensemble et le courant est passé direct ! Cependant, on a eu des changements en cours de route. Nous avons Flavio à la batterie depuis un peu plus d’un an et c’est avec lui que nous avons réalisé l'album "Mothership Down".

 

Quel est votre parcours musical ?
Riccardo : 
«On vient tous d’endroits différents. Par exemple, j’ai appris la musique en Italie en chantant dans des chorales, en écoutant obsessionnellement plein d'artistes. A la base, je faisais beaucoup de théâtre. Micka il a toujours été fan des grands guitaristes, et des musiques qui font voyager, du jazz, de la fusion... Guillaume est un mordu du son, fan des basses à "quinze cordes” et de boxe.  C'est un peu notre guerrier. Enfin, Flavio est un grand bosseur, très inspiré par le prog et le djent. Notre point commun, c’est qu'on a tous commencé comme autodidactes, donc très libres, et on a tous quitté une réalité qui nous a mis mal à l’aise. Comme je l’ai dit, on a fait des études musicales intensives un peu plus tard dans notre parcours de musiciens.»
Numa 2 guevel gildas
NUMA [7534] par  Guevel GildasNUMA [7534] par  Guevel Gildas
Quelles sont vos influences ? 
Riccardo :
«C’est toujours difficile de décrire nos influences, car on aime plein de style et on essaie d'explorer différents horizons musicaux en mélangeant les esthétiques. De ce qui en ressort, c'est surtout des sonorités rock 90’s (normal, on a grandi avec !), des riffs assez blues rock et des ambiance psyché, jazz-rock ou metal prog, car ce sont des musiques très ouvertes esthétiquement parlant. On aime également imbriquer des éléments des “musiques mères” (les musiques ethniques), comme si c'était un moyen de se ressourcer.»  

 

Le niveau de votre  album "Mothership Down"  est impressionnant pour un si jeune groupe . D'où sortent ces huit compositions ?
Mickaël
(guitare) :
«Merci pour le compliment. A vrai dire on n'a pas vraiment de méthode  de composition, ça dépend un peu du "mood" de chacun. En général Riccardo (NDLR : guitare acoustique, chant) propose des démos guitare/voix , puis on bosse  tous ensemble en répète pour trouver l'énergie en fonction de ce qu'on veut défendre, illustrer. On  improvise des choses, on fait des essais sur différentes idées ;  tout le monde est force de proposition. Au fil du temps on peaufine et on trouve nos parties. Mais des fois ça part aussi sur une idée improvisée sur le moment. L'essentiel c'est de s'amuser et de toujours être au  service de la musique.»


J'ai lu dans une chronique que "Mothership Down" était un hymne anticapitaliste. Une réaction ? (c'est sur 
https://www.tourtoisiemusic.com/post/numa-7534-s-affranchir-du-genre)  
Mickaël : «Ce qui est sûr c'est que nous n'avons pas la prétention de donner des leçons de vie ou de morale aux auditeurs. On expose tout simplement  des thèmes qui nous inspirent, qui nous tiennent à cœur, des faits de société ou des thématiques un peu plus vastes. On n'a aucune ambition  d'être des moralisateurs.  On fait de la musique et pas de la politique. ( haha !)» 

On cite beaucoup Led Zep et Soundgarden dans les critiques à votre propos. C'est une paternité qui vous convient ?

Mickaël : «Nous comparer à des noms  qui ont marqué des générations entières est très flatteur ; forcément quand on entend un riff de guitare ou une voix puissante on pense à eux, ce sont des groupes légendaires... Mais nous, on ne cherche pas à ressembler à telle ou telle formation. On est forcément influencés par des milliards de groupes ou de chansons qu'on a écoutés un jour,  par un artiste qu' on aime. Vous savez, il y a eu tellement de créations jusqu' à aujourd'hui qu'il est difficile de ne pas dire "tiens cette chanson me fait penser à ça..." Franchement, on ne se pose pas la question , c'est plutôt "les gars j'ai une idée" / "ouais c'est cool et ça sonne", et voilà . Mais merci de citer des noms comme ça pour parler de Numa ! C'est ouf !»

Votre album est sur toutes les plateformes d'écoute. Mais où peut-on l'acheter, et a-t-il fait l'objet d'une sortie physique ?

Mickaël : «Exactement, notre premier album est dispo sur Apple Music, Spotify... en format digital. Mais vous savez que presser un vrai CD physique, c'est quand même un truc hyper excitant ! Obligé pour un premier album ! Et on l'a fait ! Il est disponible en pré-commande en nous envoyant un message sur notre page Facebook ou Instagram. Il sera prêt pour la commande une fois que l'on aura fini notre shop on line.
On a quand même envoyé des albums à nos proches, évidemment, et aux personnes qui nous ont soutenu en participant  à la campagne de crowdfunding qui a permis de financer notre clip "Life out of the box"
»

Merci pour votre accueil, NUMA [7534].
Merci à toi pour l'interview, et à bientôt.

Les Liens et les infos utiles  :


NUMA [7534] sur Facebook :
https://www.facebook.com/numa7534
NUMA [7534] sur les plateformes :
https://fanlink.to/Mothership-Down
NUMA [7534] sur Instagram :
https://www.instagram.com/numa7534/
 

Le line-up : 
Batterie : Flavio Hayer
Basse : Guillaume Varache
Guitare électrique : Mickael Serra
Chant et guitare acoustique : Riccardo Morgante

 
 

Chronique d'album : SPEED ROCK MACHINE (Hard Rock), "Speed Rock Machine" (EP - 2020)

  • Le 11/11/2020

Groupe        :   Speed Rock Machine
Album          :    “Speed Rock Machine”
Genre          :    Hard-Rock / Rock’n’Roll vitaminé
Influences    :    AC/DC / Motörhead / Rose Tatoo
Origine         :    Vence (2005)
Sortie           :    23/10/2020

Par Pépé St@kaTTo

A la mémoire de mon ami Jean-Luc Wallendorf, j'aurais aimé que l'on puisse les voir ensemble en Live !
Keep Rockin' in Heaven poto...

 

Srm

Crédit photos @laurem

Line-up actuel :  J.-PA Makarian : chant / guitare / harmonica)-  Phil The Riff (lead guitare)-  Kriss (basse)-  Floo Ryhan (batterie)
Anciens membres : Rodo Rockblaster (Batterie) - Boris Saruman (Basse) - Solcarelus (basse - Guitariste à Porno Graphic Messiah)

Un peu d’histoire :

Y a des groupes qui se sont taillés leur réputation à coups de hache, et d’autres qui ne font pas dans la demi-mesure et qui choisissent la tronçonneuse ! C’est le cas de Speed Rock Machine…
Composé au départ de J.-PA Makarian (chant/guitare/harmonica), Phil The Riff (guitare), Danny Cash (Basse) et Thierry (Batterie), le groupe a commencé très vite à se faire connaitre dès 2005 dans la région niçoise, pour rapidement atteindre une renommée dans les départements limitrophes, voire plus loin.

Toutes les occasions sont bonnes pour jouer leur rock’n’roll survitaminé : bars, pubs, rassemblements biker’s, festivals divers et même la Maison d’Arrêt de Nice ! Cette année 2005 sera également l’occasion pour Speed Rock Machine d’enregistrer, en seulement deux jours, une démo de quatre titres pour présenter le groupe.L’année suivante, Marc Varez (ex-batteur de Vulcain) les convie chez lui pour une séance d’enregistrement, mais également pour leur offrir la chance de jouer avec plusieurs autres groupes sur Les Andelys (27). Un «concert d’anthologie» partagé avec Marc lors de la reprise de  «Ace of Spades» de Motörhead !
Après avoir longuement tourné en 2007 et rodé de nouveaux morceaux, SRM entrera en 2008 au Studio Marilyn de Cagnes-Sur-Mer pour enregistrer leur premier album «Rebelle et fier» ils y rencontreront Mamad Rafati, leur nouvel ingé-son. Ce premier album de treize titres fait la part belle au Rock’n’Roll mais aussi au Hard Rock de la belle époque.
A partir de 2009 le groupe enchainera les concerts et jouera inlassablement partout où il est possible de faire rugir les amplis !  Il s’est dernièrement distingué, en 2019, lors du «Hell’s Week» de Roquebrune-sur-Argens.
Quinze ans après sa formation, et douze ans après son premier album autoproduit, Speed Rock Machine sort enfin son deuxième album, un EP de cinq titres sur le Label M&O Music, enregistrement et mixage au JDS Live Studio de Saint Laurent du Var. Management : Azur Digital Conseils.

Speed rock machine

Fait d’armes :
Premières parties de Soldat Louis, Vulcain, Calvin Russell, American Dogs et Satan Joker.

Discographie :
- 2005 démo 4 titres :
01. Mon cœur a quelque chose planté dedans 02. Rebelle et fier 03. J’en veux encore 04. Black

- 2008 1er album «Rebelle et fier»  Autoprod. :
01. Rock 'n' Roll Man 02. Cette fois c'est la bonne 03. Tu me donnes envie 04. Le vieux loup 05. Illégal 06. Jusqu'en enfer 07. Au black 08. Retiens tes chaines 09. J'ai pas de quoi payer 10. Ange de l'Enfer 11. J'en veux encore 12. Rebelle et fier 13. Bye bye

- 2020 2ème album « Speed Rock Machine » - M&O Music :

01. Dans mes veines 02. Playing Rock’n'Roll 03. Cette fille 04. Suicide girl 05. Désir 
(https://speedrockmachine.bandcamp.com/releases)

Dès les premiers riffs Acédéciens le ton est donné, ce skeud sera bien rock’n’roll comme nous l’a toujours prouvé Speed Rock Machine.


«Dans mes veines» est puissant et hargneux, la section basse/batterie martelant tout le long du morceau son rythme implacable ne pourra que vous faire taper du pied à son écoute. Le son des guitares est énorme, un véritable déluge sonore, une tempête assurément heavy ! Mais pourrait-il être autrement avec le matos de folie utilisé !?
Le second morceau «Désir» va faire monter la température d’un cran tant les paroles de l’ami Jean-Pa se veulent sensuelles. Une structure de morceau encore bien rock’n’roll, voire teintée de blues-rock avec son intermède d’harmonica.
Le superbe «Suicide Girl» avec son double riff d’intro poursuit son orgie de décibels. La basse est bien lourde, la batterie toujours aussi percutante. Les chœurs chantés sur un refrain typé très «anglo-saxon» apportent une belle énergie au morceau. Le chant conclut sur un hurlement final de toute beauté qui n’est pas sans rappeler un certain Bon Scott.
«Playin rock’n’roll» avec sa rythmique carrée et métronomique digne des frangins Young  enclenche le morceau suivant. De gros riffs bien puissants, une grosse caisse seule en intermède, un pont de basse profond et sourd vont balancer, tel un missile, le solo de fin pour un retentissant hymne au rock’n’roll !
Dernier brûlot de l’album «Cette fille» débute et termine sur un solo d’harmonica, véritable déclaration d’amour, ce morceau au tempo tantôt rock, tantôt speed, tantôt bluesy conclura magistralement cet EP.

Voilà, le barillet est vide, SRM vient de balancer ces cinq bastos ! Que dire, la messe est dite… Du pur Rock’n’Roll superbement chanté dans la langue de Molière. Des compositions que l’on ne peut qu’apprécier, appuyées par un son surpuissant.

En quinze ans le groupe aura su rester fidèle à lui-même, jusqu’à la pochette de l’EP qui demeure épurée et simpliste, ne reprenant que le logo rouge du groupe sur fond noir. Bref, l’essentiel. Mais, comme aurait dit Alfred, «Qu'importe le flacon, pourvu qu'on ait l'ivresse !». Surtout si c’est du «Jack’s» serai-je tenté de rajouter…
Un groupe taillé pour la scène, à voir d’urgence (dès qu’on le pourra), tant son énergie Live est immense et communicative… Car les Speed Rock Machine sont de vrais rockeurs qui ne trichent pas ! Ils vivent par leur musique et pour leur musique.

Matoscope :

Phil The Riff :
Gibson Les Paul Custom Black Beauty (1982)
Gibson SG juniorLoïc Le Pape L.Steel G
Ampli Marshall JCM 800 (1986)
Cordes Ernie Ball 10-52

Kriss :

Basse Gibson Thunderbird
Ampli Gallien Krueger
Cordes DR Strings Hi Beams
Effets Compresseur Empress

Floo Ryhan :

Batterie Tama Silverstar
Caisse claire Pearl
Set et Cymbal Zildjian K et Sabian AAX
Pédale grosse caisse Tama Iron Cobra

Jean PA :
Gretsch G6131 Malcom Young I Signature
Epiphone SG Standard
Ampli Marshall JCM 800
Harmonica Hohner... et tronçonneuse Macculloch !



Composition et Paroles :

J.-PA MAKARIAN

Contacts :

M & O Music (Label)
+33/(0)663378449
info.music@m-o-music.com
www.m-o-music.com
facebook.com/momusiclabel

M & O Office (Promotion)
+33/(0)663378449
contact@m-o-office.com
www.m-o-office.com
facebook.com/mooffice

Management :

AZUR DIGITAL CONSEILS
(contact@azurdigitalconseils.com)

Chronique d'album : SEEDS OF MARY (Rock/Grunge) - Serendipity (2020)

  • Le 28/10/2020
Groupe : Seeds Of Mary
Album : Serendipity (2020)
Genre : Rock / Grunge
Origine : Bordeaux

Par Ahasverus


Le Groupe :

SEEDS OF MARY est un quintette bordelais formé en 2011.
Il mélange des influences issues des musiques rock, grunge et métal.
Son line-up actuel se compose de Jérémy, (chant), Julien (guitare), Raph (guitare, chant), Eliott (basse) et Aaron (batterie).
Son premier album éponyme paraît en 2013.

Seeds1 

 
SEEDS OF MARY, "Seeds Of Mary" (2013)
 
“Seeds of Mary” est suivi par ‘Choose Your Lie” (2015), illustré par le clip du même nom.

 

Le groupe s’affirme en 2017 avec la sortie de l’album “The BlackBird And The Diyng Sun”, qui réunit l’esthétisme musical et visuel qui caractérisent son univers.
En 2020, Seeds Of Mary revient avec son quatrième album. Il s’agit de...


“SERENDIPITY”

 

L'Album :

“Serendipity” est un dix titres d'un peu plus de quarante-sept minutes.
Julien (guitare) signe à nouveau l’artwork de l’opus. Interrogé sur son choix, il nous explique :
“Le caméléon c'était pour plusieurs raisons... A l'origine la pochette devait être celle du livret. Mais finalement j'ai proposé celle avec le caméléon en reprenant les couleurs du livret, comme si celui-ci passait devant cette pochette et en prenait la teinte. Un caméléon albinos apportait à ce côté “sérendipité”, et esthétiquement ça représente assez bien notre évolution en tant que groupe. Et puis l'idée m'est venue à partir du morceau “Chameleonic” (NDLR : en piste 6) qui est un morceau pivot dans l'album. Tout ça réuni a laissé peu de doutes sur le fait que ça allait être la pochette.”
Seeds 1

SEEDS OF MARY, "Serendipity" (2020)

Une citation de Marcel Proust dans le livret succède à celle de Friederich Nietszche choisie pour “Choose Your Lie” et à celle de Henry David Thoreau illustrant “The BlackBird And The Dying Sun”. Explications de Julien :
“Dans chaque album j'ai inclus une citation qui permet au disque de dépasser le cadre purement musical. Cela fait de l'album une réelle expérience esthétique. En tout cas c'est l'effet recherché pour ma part. Ça montre que la musique est avant tout composée avec l'émotion et que nos influences en la matière se trouvent dans diverses formes artistiques. Cette phrase de Proust met l'accent sur le jeu du regard et des perspectives qui est un thème central dans les visuels mais qui a grandement influencé les paroles également.”

 

“The Atheist” est le premier single choisi pour illustrer l'album.
Il est suivi par le clip “Rewind Me” :

Les Critiques :

  • “Un Seeds Of Mary au meilleur de sa forme. Bravo.”
    https://amongtheliving.fr
  • “Ce groupe va ravir les fans et les amoureux de ce style qui porte en lui une classe certaine et une empreinte assez personnelle. Du beau boulot !”
    https://www.metalfrance.net
  • “Une musique ambitieuse très inspirée.”
    https://hardrock80fr.wordpress.com
  • “Les Seeds Of Mary nous ont habitués à du haut de gamme et une nouvelle fois nous ne sommes pas déçus !”
    https://bratsindiemusic.wixsite.com
  • “Une véritable réussite qui saura plaire à un public très large.”
    https://chairyoursound.com
  • “Un album de qualité. Il serait dommage de le rater.”
    https://www.pavillon666.fr

Notre Avis :

Seeds Of Mary n'est pas bordelais pour rien : il cultive les grands crus et ne propose que des “produits” qui conjuguent classe et qualité.
Depuis “The BlackBird...”, les Seeds ont un son. Un son unique. Pourtant, dès l'entame de ce “Serendipity”, ils surprennent par la violence inaccoutumée du chant comme pour remettre des pendules à l’heure.
Alors oui, les Seeds ont un son, une identité. Et ils arrivent à en faire une singularité sans en faire un carcan. Au top de leur forme, ils poursuivent l’extension du territoire : les secondes voix de Raph prennent un peu plus de place ; Jérem part dans les basses (Sanity Is Statistical) et s’arrache dans l’agressivité (The Atheist). Leur complémentarité est idéale.
La musique est toujours aussi sombre et esthétique, mais plus sensible que jamais (Reinventing You), plus vindicative que jamais (The Atheist) ; chaque composition est ciselée avec un détail et une finition peu communes qui nourrissent l'écoute d'une richesse délectable.
Que les fans se réjouissent : le “Blackbird...” était un grand album ; “Serendipity” est au moins à son niveau, et probablement encore un cran au dessus.
En résumé, ce qui était l’une des sorties les plus prometteuses de l’année se mue en l’un des albums les plus réussis de l’année, confirmant qu’on a affaire à l’un des groupes les plus intéressants de sa génération.
Vous l’avez compris : “Serendipity” est unique, abouti, c’est une beauté dark d’une grande sensibilité, un must. Achetez-le.

On surligne en post-scriptum le magnifique travail de Julien sur les visuels, puisqu’un album de Seeds Of Mary c'est d'abord un bel objet. Vous choisirez donc une version physique, CD ou LP, elle vaut nettement les quelques euros de différence.


Les Liens :

Serendipity sur Spotify :
https://open.spotify.com/album/1SaMW5P3LHaQMjnubMRAJv
Serendipity sur Bandcamp :
https://seedsofmary.bandcamp.com/album/serendipity
Seeds Of Mary sur Facebook :
https://www.facebook.com/SeedsOfMary

Chronique d’Album : THE TOGS (Folk Rock Blues), “Thirteen” (2020)

  • Le 10/09/2020
Groupe : THE TOGS
Album : Thirteen (2020)
Genre : Folk Blues Rock
Origine : Lyon

Par Ahasverus
 
            

Le Groupe :

L’idée de The Togs germe en 2015 dans l’esprit de Peter Callate. Rangé des guitares (il a joué dans plusieurs formations vingt ans auparavant), il dispose d’un catalogue de vingt-trois chansons qui le démangent malgré qu'il ne souhaite plus s’engager dans une formule “groupe”. Il s’acoquine alors avec Fred Shortfoot et enregistre un premier album de dix titres intitulé “Originals” (2019).
THE TOGS, "Originals" (2019)
Restent treize morceaux. Peter Callate (chant, guitare électro-acoustique) se lie cette fois à Stag Augagneur ( Doctor hell, notamment). Augagneur prend en compte les choeurs, la guitare électro-acoustique, la guitare électrique, le bottleneck et la mandoline. Un second album est initié, il s'intitule...

“T H I R T E E N”

THE TOGS, "Thirteen" (2020)

L’Album :

"Thirteen" est un treize titres disponible au format physique.
Il comporte un livret avec les paroles des chansons (textes en Anglais).
L'ensemble des compositions est signé Peter Callate.

Les Critiques :

  • "L’énergie et la hargne qui n'ont rien à envier aux formations avec amplis et batterie..."
    http://www.franceblues.com
  • "Le second album de The Togs s'impose par l'authenticité burinée de son blues rock anglophone."
    Rock & Folk
  • "L'ensemble est redoutable, musicalement au point."
    Blues Magazine

Notre Avis :

The Togs l'affirment sur leur site officiel : "Notre musique ne s'apparente à rien d'autre qu'à... notre musique". Ils nous entraînent néanmoins de l'univers d'un Johnny Cash ("It's All Right") à celui d'un Bob Dylan ("What To Do"), des 70's Rolling Stoniennes (Voodoo Girl) aux soubresauts rocailleux d'un Motörhead (électrisez donc "Roaring Like A Lion", pour voir ! La voix de Peter peut d'ailleurs parfois rappeler celle de notre regretté Tonton Lemmy).
Voici donc que les exercices à deux guitares, qui auraient pu n'être un bavardage répétitif et lassant, deviennent un voyage au pays du Rock, une excursion en treize étapes avec vue sur la route 66.
A écouter tandis qu'un rocking chair se balance paresseusement sous un vent chaud.
 
     

Les Infos Utiles :

 
The Togs sur Facebook :
https://www.facebook.com/TheTogs
The Togs est en concert le 18/09/2020 au Roanne Blues festival (Le Grand Logis 3, place Rabourdin 42 Villerest). Il dévoilera à cette occasion sept titres de son troisième album, prévu à l’horizon 2021.

 

Chronique d’Album : BONBON NOIR (Rock) And So Be It Anita (EP-2020)

  • Le 25/08/2020
Groupe : Bonbon Noir
Album : And So Be It Anita (EP-2020)
Genre : Bande Originale
Origine : Paris

Par Ahasverus

 

Le Groupe :
“Je suis Anita Black, fille de Colette et Richard Black. J’avais jusqu’à ce soir une vie délicieuse, magique.”
  • Bonbon Noir est un ambitieux projet pluridisciplinaire lancé en 2016 par Laurent Querné alias Lord Erwan Kern, alias Sat (Flying Pooh).
  • Il initie ce projet par l'écriture du roman, "Bonbon Noir", narrant les aventures d'Anita Black, orpheline dans le New-York des années 30 suite au décès de ses parents dans un incendie.
  • Bonbon Noir, c'est également de nombreux artworks menés par une multitude d'illustrateurs.
  • D'autres dérivés du roman (court-métrage, audio-book) sont à l'étude.
  • Simultanément sort un premier EP, la bande originale du livre, objet de notre publication...

“And So Be It Anita”

L’Album :
  • “And So Be It Anita” comporte six pistes pour environ vingt-huit minutes.
  • Sur l’origine de son projet, Laurent Querné explique :
    “En 2015, à peine notre tournée (NDLR : Flying Pooh) arrivée à son terme, notre clavier nous annonce son départ. Quelques semaines après, c’était au tour de notre bassiste – qui était là depuis le début – de partir. On se retrouve alors à quatre, alors que le groupe avait déjà compté douze membres par le passé ! Alors, il a fallu se remettre en question et je ne voulais pas refaire encore et encore la même chose avec Flying Pooh… Et entretemps, j’avais commencé à écrire un petit scénario – une petite nouvelle – mettant en scène le personnage féminin d’Anita Black, et je voulais en créer la bande originale et sortir du schéma « refrain/couplet/refrain »”
    http://www.heretik-magazine.fr
  • Le line-up de Bonbon Noir est composé de quatre membres de Flying Pooh : Sat (chant), Dave (bass), Rek (Guitars, claviers), Matt (batterie, percussions).
© Bonbon Noir
  • Premier extrait dévoilé au public, “An Absolute Beginner” a été mis en ligne en avril 2020.

 
Ces données objectives énoncées, voyons maintenant...

 

Les Critiques :
Notre Avis :
“And So Be It Anita”, dès son “Grand Opening”, dès sa partie sifflée, entraîne l’auditeur dans un décor qui évoquera d’abord le regretté Ennio Morricone, lequel nous quittait quelques jours seulement après la sortie de cet opus.
Le maestro n’est pas la seule référence de l’EP, puisque les compositions soignées invitent au vagabondage à travers un univers cinématographique particulièrement prégnant dans la musique.
Le Rock parvient néanmoins à se rappeler à votre bon souvenir, d’abord délicatement par le très beau triptyque “An Aboslute Beginner”, puis d’une manière plus affirmée avec la bien nommée “Bullrock Island (feat. Lady Damiot)”.
Le tout est joliment ficelé. Il s’en échappe des notes qui soufflent en tourbillon, s’enroulant autour du bec de gaz qui a pris forme dans votre salon.
“And So Be It Anita” s’écoute les yeux mi-clos, tel un Bonbon qui se laisse fondre sous la langue. Quand il est fini, on se dit qu’on a passé un bien agréable moment, et on en reprend.
On salue l'originalité, la qualité et l’ambition de l’oeuvre.

 

Les Liens :

Chronique d’Album : DUST LOVERS (Rock), Fangs (2020)

  • Le 11/07/2020
Groupe : Dust Lovers
Album : Fang (2020)
Genre : Rock
Origine : Paris/Nantes

Par Ahasverus

 

Le Groupe :
  • The Texas Chainsaw Dust Lovers (rebaptisé désormais Dust Lovers) existe depuis 2011.
  • Sur ce nom, le groupe expliquait dans une interview :
    On aime aussi les riffs bien poussiéreux, le Stoner bien sûr mais aussi les trucs plus vieux. D’où la référence à Massacre à la Tronçonneuse (Texas Chainsaw Massacre) et la poussière, le désert, Dust quoi ! Enfin Lovers, c’est pour ta maman !https://www.coreandco.fr
  • Dust Lovers qualifie sa musique de “Rock crooner”. Il revendique l’influence d’Elvis Presley, de The Cramps, d’Ennio Morricone, des Desert Sessions et de Mr. Bungle.
  • Son registre puise aussi bien aux sources du Rock, du Blues, du Punk que de la Pop.
  • Dust Lovers était à l’affiche du Hellfest 2018 (Valley scène).
  • Le groupe se compose de Clément Collot (chant, guitare, claviers), Etienne Collot (basse), Nagui Mehany (guitare, chant) et de Christophe Hogommat (batterie, chant).
  • Dust Lovers compte deux EP ("Born bad", 2012 et "The wolf is rising", 2014 ) et deux albums ("Me and the Devil", 2016, et "Film noir", 2018).
  • Deux titres de Dust Lovers ("Car Crash" et "Goldie") sont crédités sur la bande originale du film de Pat Laféline et Daria Panchenko, Équilibre.
 
  • En 2020 Dust Lovers revient avec un nouvel opus :

“F A N G S”

L’Album :
  • “Fangs” est un onze titres d’une durée d’environ quarante minutes.
  • L’artwork a été réalisé par Clément Collot (chanteur du groupe) et Elodie Besse-Photography .
  • Lisa Melissa (Lisa Melissa & the Mess) pose sa voix sur le titre “Fangs”.
  • Les compositions sont signés par Dust Lovers, les textes sont de Clément Collot.
  • Mis en ligne en septembre 2019, “Born To Lose” est le premier clip réalisé pour défendre le nouvel album. Il est suivi par “Goldie”, partiellement tourné au pub Black Shelter de Carquefou. Elodie Besse (qui a cosigné l’artwork de “Fangs”) interprète le rôle du vampire.
  • Le vampire est d’ailleurs un fil rouge de l’album. Ses “crocs” (“fangs” en anglais) sont présents sur l’artwork, et la dernière pièce (instrumentale) s’intitule “After a thousand years the vampire finally dies alone”.
  • “Fangs” a été enregistré et mixé par Christophe Hogommat et masterisé par Sylvain Biguet.
  • Etienne Collot est crédité sur certaines chroniques mais son nom n’est pas sur le line-up de l’album, Nagui Mehany et Christophe Hogommat ayant ici pris la basse à leur compte.
Les Critiques :
  • “L'art de la compo associé au sens du rythme permettent de surprendre sans cesse et de ne jamais ennuyer.”
    https://www.coreandco.fr
  • “Les gus n’ont pas leur pareil pour jongler avec les genres, variant à l’infini leurs compos ayant pour résultat un Fangs qui pourra surprendre par sa diversité mais en aucun cas vous laisser indifférent.”
    https://amongtheliving.fr
  • “Un rock lourd, sombre, sauvage et inspiré.”
    https://www.rockmadeinfrance.com
  • “Un album fort intéressant que les fans de musique et de cinéma devraient apprécier.”
    https://www.pavillon666.fr
Notre Avis :
Tour à tour caressant (Negativity), syncopé (Born To Lose), punk rock (Fangs), “Fangs” est capable de vous faire croire à des horizons Stoner/Punk puis d’invoquer la New Wave de Dépêche Mode (Night Cruising) ou le Rock de Nick Cave (Night Fight / Goldie), tout en grafittant le nom des Dust Lovers sur les murs.
L’affaire n’est pas sans évoquer le talent d’un Faith No More, capable de se diversifier sans s’éparpiller tout au long d’un opus d’une musicalité qui devrait rassasier les plus exigeants d’entre vous.
Tout est bon, de la prise de son aux lignes de chant du chanteur-crooner et des choeurs (Higher Desire), des claviers aux guitares. Si vous n’accrochiez pas à la première écoute on ne peut que vous recommander de recommencer, car cet album est comme un grand vin qui se bonifierait avec le temps. Il mérite incontestablement sa place dans votre CDthèque de rocker mélomane.

 

Les Liens Utiles :

 

Chronique d’Album : GOODBYE GONI (Rock) Cosmogony (2020)

  • Le 11/07/2020
Groupe : Goodbye Goni
Album : Cosmogony (2020)
Genre : Rock indé
Origine : Paris

Par Ahasverus

 

Le Groupe :
  • Goodbye Goni est un trio guitare/basse/batterie basé à Paris.
  • Il se compose de Marc Chaillet (Guitare/Chant), Enzo Derlon (Basse/Claviers/Choeurs) et Félix Bourgeois (Batterie/Choeurs), trois amis d’enfance.
  • Ce trio, initialement connu sous le nom de Mr. Hanky, publiait en 2015 un EP intitulé “Hoodooed”. Celui-ci est notamment disponible sur la page Bandcamp de Goodbye Goni.
  • “Hoodooed” était notamment représenté par le très beau “Things Are Behind The Wall”.
  • Sur le nouveau nom du groupe, https://indiemusiccenter.com explique qu’on le doit « à Goni, un collègue de travail de Marc, dont le prénom signifie "Génèse". Les compères ont alors créé un personnage mystique de toute pièce autour de Goni, "comme si Goni était un Dieu et que lui-même l'ignorait" nous raconte Enzo. Puis Goni est retourné au pays et l'idée de "Goodbye Goni" est d'abord née sur la base d'une chanson, et le groupe s'est rapidement approprié le nom pour en faire son nouveau blason. »
  • En novembre 2019 est mis en ligne le clip “Mama Blues”.
  • En 2020, Goodbye Goni sort son premier album...

“C O S M O G O N Y”

L’Album :
  • “Cosmogony” est un huit pistes d’environ quarante-huit minutes.
  • L’artwork est signé Enzo Derlon, bassiste du groupe.

Goodbye goniGOODBYE GONI - Cosmogony (2020)

  • “Cosmogony” existe dans une version vinyle 3D - disponible sur Bandcamp - qui a conditionné la conception de l’album, ainsi que l’expliquait le groupe sur https://avectalentmagazine.com :
    « C’était notre volonté de le sortir en vinyle, d’où le choix des morceaux pour que cela rentre sur un support de quarante minutes. La pochette d’un vinyle permet de se lâcher visuellement grâce à une grande surface d’expression. Cette illustration a été faite par Enzo notre bassiste sur de la carte à gratter inspirée des gravures de Gustave Doré. Elle nous représente, voguant sur les flots de la mer celtique. Pour l’anecdote, c’est la deuxième version de l’illustration que l’on voit sur le vinyle. La première à peine terminée a été volée un soir alcoolisé non loin de la place de la Bastille à Paris. Malgré les quelques cinquante heures nécessaire à sa réalisation il a fallu repartir de zéro. Félix a proposé d’y ajouter de la 3D et cela a séduit Alexandre Centazzo notre graphiste qui a su relever le défi que cela impliquait. Notre album est livré avec une paire de lunette 3D. »
  • “Cosmogony” est représenté par le remarquable clip “Stonebreaker”.
  • A son propos, Goodbye Goni détaillait sur http://www.longueurdondes.com :
    « Nous avons cherché un lieu pour tourner ce clip. Cela s’est passé à la Maison Rouge à Bastille (Fondation Antoine de Galbert), grande galerie d’art contemporain qui fermait alors, laissant la place nécessaire vu que tout était vide. Ce qui nous a intéressé sur ce projet, c’était de créer des passerelles entre notre musique et d’autres moyens d’expressions : un projet “plastique” avec le body-painting, la peinture, la calligraphie mais également la danse contemporaine avec la rencontre d’Alexane Albert (la danseuse qui a travaillé avec nous). D’un point de vu de l’image, c’était aussi un bon défi technique de travailler avec la lumière noire. »
  • L’enregistrement de Cosmogony s’est partagé entre Paris et Saint-Jean de Luz.
Notre Avis :
Torturé et hypnotique, “Cosmogony” vous met dans le velours dès l’entame, sachant distiller l’émotion jusque dans ses phases instrumentales. Goodbye Goni, son géniteur, vise l’intime, oscillant entre le très bon et l’excellent. Particulièrement recommandable aux fans de Radiohead et de Muse, il est néanmoins animé d’une puissance autonome, capable de charmer tout un chacun à la première écoute pour le conduire vers une addiction dont il serait dommage de se priver. Un bel album, de la musique jusqu’au visuel.

 

Les Liens Utiles :

Chronique d'album : LE SKELETON BAND (Rock) Aux Cavaliers Seules (2020)

  • Le 30/06/2020
Groupe : Le Skeleton Band
Album : Aux Cavaliers Seules (2020)
Genre : Blues Rock
Origine : Montpellier

Par Ahasverus

 

Le Groupe :
  • Le Skeleton Band est une formation montpelliéraine initiée par les frères Alex et Bruno Jacob et par Clément Salles.
  • Le groupe sort quatre albums entre 2012 et 2019. Il signe notamment la bande originale du film de Sarah Hirtt, “Escapada” (2019).
  • Après avoir évolué quelques années en quatuor, Le Skeleton Band est aujourd’hui un trio qui se compose d’Alex Jacob (chant, guitare, banjo, concertina), Bruno Jacob (contrebasse, choeurs) et Clément Salles (batterie, melodica, vibraphone).
  • Sa musique mélange des influences rock, folk, blues et de musique latine.
  • En 2020, Le Skeleton Band sort son cinquième album :

“AUX CAVALIERS SEULES”

 
L’Album :
  • "Aux Cavaliers Seules" présente neuf pistes pour une durée d’environ quarante minutes.
  • La photographie est signée Léo Lefèvre (http://www.leolefevre.com/)
Album skeleton 1
  • Sur la genèse de l'opus le groupe expliquait dans une récente interview :
    On a travaillé sur cet album ces deux dernières années, et nous l’avons enregistré il y a quelques mois… On s’est penchés dessus quand Le Skeleton Band est redevenu un trio. Durant quatre années consécutives, la formule était différente, nous avions intégré un quatrième membre, un deuxième guitariste, mais celui-ci s’en est allé. Cela dit, cette formule nous avait permis de renouveler notre approche de la musique et d’évoluer dans un style adapté à plusieurs types de salle : des clubs, des MJC, des pièces plus basses.http://www.heretik-magazine.fr/2020/05/31/itw-le-skeleton-band/
  • On apprend dans la même publication que Clément Salles aurait modifié son set de batterie en remplaçant son tom-bass par une grosse caisse et en y ajoutant des casseroles et des poêles !
  • "Aux Cavaliers Seules" a été mixé et enregistré par Matteo Bordin. Le mastering est l’oeuvre de Bruno Varea.

 

Les Critiques :
  • “Le Skeleton Band, comme son nom l’indique, est dépouillé jusqu’à l’os. Mais cette mise à nu est fascinante.”
    https://litzic.fr/
  • “Aux Cavaliers Seules qui synthétise force et faiblesse, violence et douceur, interpelle ainsi par sa maturité musicale.”
    http://decibels-et-pixels.fr/
  • “Une découverte intrigante et délectable.”
    http://metal-academy.fr/
  • “Pour les amateurs de "name dropping", disons qu'il mérite largement d'apparaître dans un arbre généalogique où figurent Tom Waits, Jeffrey Lee Pierce, Howe Gelb, Nick Cave, Vinicio Capossela et pour "les" Français, Alain Bashung.”
    https://www.midilibre.fr/
  • “Une énergie sombre, des ondes à fleur de peau.”
    https://france3-regions.francetvinfo.fr/
Notre Avis :
Dépouillé pour qu’il ne lui reste que l’essentiel, froid et inquiétant comme un matin sous la gelée, Le Skeleton Band fait son trou à la chignole, lentement et sans un effet superflu.
Son Blues claque comme un coup de trique (La chair et les os) à la manière d’un Tom Waits, même si d’autres noms (Bashung pour A Peine Souffle Repris) peuvent surgir ici ou là. Le Skeleton Band est toutefois capable de délaisser ses pères pour varier son jus (Holistic Howling) et nous achève en voix de tête et en rengaine (Perdu le rivage).
Même s’il peut sembler discret au paddock, “Aux Cavaliers Seules”, sobre et élégant, s'avère fortement magnétique. Susceptible d’être à l’arrivée, il rassure quant à la bonne santé du rock français.
On soulignera le rendu parfait du son et on conseillera l’écoute au casque.

Les Liens Utiles :

 

Chronique d’Album : DRUIDS OF THE GUE CHARETTE (Stoner Rock), Talking To The Moon (2020)

  • Le 30/06/2020
Groupe : Druids of the Gué Charette
Album : Talking To The Moon (2020)
Genre : Stoner Rock
Origine : Rennes

Par Ahasverus

 

Le Groupe :
  • Sur les sentiers du Rock depuis 2015, Druids Of The Gué Charette est un quintette composé de Reverend Drope (chant, thérémine), Grumpy K. Fuzzman (basse, choeurs), Vincenzo De La Rocha (claviers, percussions, chœurs), Little B. (guitare) et Rey “Animal” Revolt (batterie).
  • Le nom du groupe se réfère à un étang de la région rennaise. Révérend Drope expliquait dans une interview :
    C’est le genre d’endroits un peu secret, connu des seuls initiés, a tel point que ce point d’eau n’avait même pas d’existence légale jusqu’à l’an dernier. Cette dimension bucolique et sauvage, mystérieuse et ultra-localisée, collait parfaitement a ce que nous souhaitions faire, dans un esprit à la fois sincère et décalé.
    https://www.riskthedeath.fr/index.php/2020/06/18/interview-reverend-drope-de-druids-of-the-gue-charette/
  • Musicalement, les Druids précisent dans leur biographie qu’ils “se veulent les représentants d’un authentique je-m'en-foutisme rock'n'roll, dont même le nom est réfractaire a toute velléité marketing.”
  • En 2015, Druids Of The Gué Charette signe un premier EP (paru sous la forme d’une cassette audio) : “Deeps In The Woods”.
  • En 2017 ils partagent un split-album avec Electric Nettles : “Electric Duidism”.
Le split-album "Electric Druidism".
  • Le premier album des Druids Of The Gué Charette sort sous la forme d’un vinyle 33 tours en 2018. Il s’agit de “All The Darkness Looks Alive”.
  • En 2020, Druids Of The Gué Charette revient avec un nouvel opus...

“TALK TO THE MOON”

 

L’Album :
  • “The Curse” et “Talking To The Moon” font partie des titres choisis pour défendre l’album.
  • L'enregistrement et le mixage ont été réalisés à L'Abri 101 par Arthur Paichereau.  Loki Lockwood a assuré le mastering.

 

Les Critiques :
  • On ne décroche pas de ce disque. C’est plus fort que nous. Il nous faut notre dose, coûte que coûte.”
    https://litzic.fr/
  • “Un son massif et rugueux, une captation de l’auditeur à chacune des compos, et un groove druidique empreint d’humus auquel il est difficile de résister.”
    https://amongtheliving.fr/
  • “Une soupe miraculeuse dont on se délecte avec grand plaisir.”
    https://mad-breizh.com/
  • “A chaque piste le groupe parvient à se réinventer et à nous proposer un son de qualité.”
    https://www.emaginarock.fr/
  • “On aime donc se perdre dans les dédales soniques d’un album qui ne parle pas uniquement à la lune.”
    https://www.rockmadeinfrance.com
  • “Une recette riche en émotions, amenant vers des esprits cultes.”
    http://metal-academy.fr/

 

Notre Avis :
Une prod’ sèche, un son abrupt et épuré, des rythmes enlevés, un album taillé dans le vif.
Souvent énergique (Talking To The Moon / Bury Your Dead), parfois hypnotique (It’s Allright To Fail Sometimes / Fading Away) ou vindicatif (Parasite), “Talking To The Moon” emprunte au Stoner, au Punk, au Shoegaze, ou au Psyché leurs meilleurs ingrédients et vous invite à jouer les derviches tourneurs près de la falaise pour réveiller le Rocker qui sommeille en vous dans un ennui mou depuis les années 80.
Un très bon album de Rock, direct, bien foutu, qui sent bon la scène et la sueur.

 

Les Liens Utiles:

Chronique d'album : CERNUNNOS (Rock), "EP Project" (2020)

  • Le 26/05/2020
 
Groupe : Cernunnos
Album : EP Project (EP - 05/2020)
Genre : Rock / Metal
Origine : Marseille

 

Le Groupe :
Cernunnos est le nouveau groupe de l’ex Bad Tripes Kami (guitare/chant) et de l’ancien Pryde ou Stonecast Sylvain (chant/guitare). Ils sont accompagnés à la batterie par Emi (Hustle Bustle) et à la basse par Romain, pensionnaire du Centre de Formation Professionnelle de la Musique de Marseille, contributeur de divers projets musicaux régionaux.

Cernunos1

CERNUNNOS. De gauche à droite Romain, Emi, Sylvain et Kami.
Formé en 2018, Cernunnos pratique un Rock musclé tirant sur le Metal, comme on peut l’imaginer en voyant le cursus de ses musiciens.
Le quatuor a sorti début mai 2020, en pleine période de confinement, un six titres dématérialisé intitulé “EP Project”. Il s’agit de sa toute première production.
C’est de cet EP dont nous allons vous parler...

 

L’EP :
  • “EP Project” compte six morceaux pour environ trente minutes.
  • Cernunnos le décrit ainsi sur sa page Bandcamp :
    “Un EP fait maison et à la maison en période de confinement ! Avec des moyens certes très limités, mais beaucoup d'envie !”
  • Il se veut un avant-goût du futur album (qui s’inscrira vraisemblablement à l’horizon 2021) plutôt qu’un véritable EP.
CERNUNNOS, EP Project (2020)
  • Le morceau le plus court ne descend sous la barre des quatre minutes que pour quelques secondes (3:57)
  • A l’exception du titre “HIM”, initié par Kami, les compositions sont essentiellement signées par Sylvain, compositeur de la structure des morceaux qui sont finalisés par le groupe.
  • Les soli de guitare réalisés par Kami sur les pistes “Breaking” et “Now I Know” sont des improvisations réalisées en une prise.
Notre Avis :
Nous étions curieux de savoir vers quels territoires Kami allait diriger ses activités musicales après son départ de Bad Tripes. C’est donc à la guitare qu’elle nous rassure de belle manière dans un projet rock assez ouvert : Cernunnos.
Parfois rugueux comme un vieux Frank Black (Sweet Crazy, Cockroach), parfois teinté de Soul (HIM, Cockroach) ou épique (le très beau Breaking), Cernunnos envoie ce “pré-album” comme une carte de visite “in your face” pour montrer les belles choses dont il est capable.
Si le son de l’opus, enregistré avec les moyens du bord pendant le confinement, mérite d’être revisité, les qualités de composition sont là. “EP Project” est donc la clé de voute d’un nouveau venu sur la scène Rock hexagonale, qui se positionne dans les starting-blocks avec l’impatience d’en découdre. A suivre avec intérêt.
Les Liens :
Cernunnos sur Facebook :
https://www.facebook.com/cernunnosband/
Cernunnos sur Bandcamp :
https://cernunnos13.bandcamp.com/
 

Chronique d’album : THE VILLAINZ (Rock / Punk Rock) - Sexy & Arrogant (2020)

  • Le 10/04/2020
Groupe : The VillainZ
Album : Sexy & Arrogant (04/2020)
Genre : Rock/Punk Rock
Origine : Marseille

 

Le Groupe :
The VillainZ est un groupe de Rock formé en 2016 autour de Jess (chant) et Nick (guitare).
Ils sont, à la ville, madame et monsieur K.
Le groupe véhicule volontiers une imagerie Sex, Alcohol & Rock’N Roll pour un style musical qu’ils veulent “simple et efficace”.
En 2017 il sort son premier EP, un quatre titres sobrement - hem... - intitulé “The VillainZ
Vilainz1
THE VILLAINZ, The VillainZ (EP - 2017)
Ce premier opus est illustré par une vidéo particulièrement réussie : “Fuck you, we are the VillainZ !” Ce clip est réalisé par Hibou Production, derrière lequel se cache Seth, le guitariste des Bad Tripes, formation avec laquelle The VillainZ ont partagé la scène pour quelques concerts mémorables.
Côté show, The VillainZ cultivent l’originalité :
En 2020 The VillainZ reviennent avec un nouvel album...

“Sexy & Arrogant”

 

L’album :
Sexy & Arrogant propose dix titres en quarante-et-une minutes.
Tom Abrigan Tiberi, guitariste et chanteur de Sunbeam Overdrive, s’est chargé du son.
L’artwork est signé Pedro Delort.
The villainz sexy
Sexy & Arrogant” n’est distribué à ce jour qu’au format digital. On le trouve actuellement sur Bandcamp mais il sera disponible sur la plupart des plateformes numériques dès le 13/04/2020.
Ces données énoncées, voyons maintenant...

 

Notre Avis :
Bonne nouvelle, The VillainZ sont de retour ! Si vous pensiez avoir déjà cerné leur style, c’est que vous n’aviez pas compté sur la créativité de ces Marseillais. Auteurs d’un premier EP très bien emballé, ils franchissent sans difficulté avec ce nouvel opus un palier du songwriting. Si l’énergie brute à la Plasmatics est toujours présente (I’m Such A Bitch) “Sexy & Arrogant” se nuance de swing (Bloody Milk), de cabaret-rock (No Apologies), de touches jazzy (She), le tout terminé en beauté par le tubesque Me & Him Against The World. Le son tire vers les basses, le chant féminin est rauque et rugueux, mais cette panthère de Jess sait aussi onduler des notes serpentines. Des vocaux masculins bien Rock’N Roll lui répondent parfois et on pense à l’univers de Tarantino : The VillainZ ont fourbi leurs armes, ils arrivent en ville et il faut dès à présent compter avec eux car ils sont prompts à botter des culs. Attention : il se dit que c’est vous qu’ils cherchent.

 

Les Liens :

Le plat du jour : RED BEANS & PEPPER SAUCE (Interview de Jessyka Aké)

  • Le 24/02/2020
Valeur sûre du Rock français, RED BEANS AND PEPPER SAUCE enchaîne les bons albums, avec un Mechanic Marmalade (2019) qui se pose en brillant successeur de Red (2017).
En attendant la tournée de printemps et au sortir d’un concert parisien, après l’interview de son camarade Laurent Galichon (guitare) réalisée en octobre 2019, Jessyka Aké (chant) a accepté de répondre à nos questions. Les Red Beans seront donc au menu chez Ahasverus...

 
          
Bonjour Jessyka Aké. Vous vous souvenez du tout premier album que vous avez acheté ?
Jessyka Aké : Off The Wall”, de de Michael Jackson.

Et du premier concert auquel vous avez assisté ?
C'était sur le tard, et c'était Madonna : “Confessions On The Dance Floor” à Bercy en août 2006.

Premier souvenir d'enfance qui vous rattache à une musique ?
Chopin nocturne No.9, Op 2 ! De quatre ans jusqu'à mes quinze ans environ toute ma jeunesse tournait autour de la danse classique que j'ai beaucoup pratiquée.

 
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Jessyka Aké par Denis Charmot

Qui vous a inoculé le virus de la musique ?
Peut-être mon père, certainement par ses gènes . Mais les meilleurs souvenirs sont avec ma mère, à nous balader dans une Coccinelle rouge et à écouter plein de musique sur son autoradio. C'était génial ! On chantait à tue-tête sur du Tina Turner, du James Brown... On comprenait rien mais on rigolait beaucoup ! Et aussi du classique : Beethoven , Chopin... Bref, de chouettes souvenirs ! (Rires)

 

Le chant, c'est quoi pour vous ? Un métier, une passion, un terrain de jeux, votre oxygène ?
C'est un peu tout ça ! Mon oxygène, mon sang ,mon cœur, ma vie ce qui me fait vibrer ! Une passion qui m'anime depuis mon enfance, un terrain de jeux que l'on arrive à transformer en métier. Que du bonheur !
 
Le chant  représente combien de temps dans une journée de Jessyka Aké ?
J'ai la chance d'avoir une super oreille, ce qui facilite beaucoup de choses pour la justesse. Mais à côté de ça, ce qui est intéressant, c’est de travailler la technique vocale. Le chant représente environ quatre heures par semaine. Je travaille avec Fanny Llado (Lady Fanny), qui est clairement l'une des meilleurs profs de technique vocale sur Paris et qui a le don d'aller puiser dans des ressources insoupçonnables et de te faire sortir des notes avec une puissance d'un autre monde sans te faire mal . Puis après il y a le travail perso, environ trente minutes d'échauffements par jour, sans compter la tonne de musiques diverses et variées que j'écoute et sur laquelle je ne m'empêche pas de chanter et de décortiquer. (Rires)
 
Etta James c’est qui pour vous ?
C'est La très grande dame du Rock et Rythm N’ Blues, Soul, Jazz, qui a inspiré et influencé bon nombre d'entre nous, et je rajouterais aussi Tina Turner qui est également pour moi une grande dame, pour qui j'ai le plus grand respect tant pour sa carrière que pour sa voix, son énergie de lionne sur scène, son vécu... Ce sont des femmes qui me donnent beaucoup d'énergie quand je les écoute.
 
ETTA JAMES, At Last (1960).

Vous arrivez dans les Red Beans & Pepper Sauce en 2011/2012, je crois...
J'ai rencontré Laurent il y a huit ans. Après une brève audition j'ai intégré le groupe en reprenant les premières compos dans les débuts, puis par la suite c'est devenu une collaboration musicale me laissant créer les Line-up sur les derniers albums et pour certains titres. Parallèlement, j'étais dans différents groupes de musique amateurs de la région et je travaillais dans le milieu de l'enfance avec diverses écoles. Quand les choses se sont professionnalisées avec Red Beans, j'ai décidé de m'investir totalement dans le projet. Depuis, cinq albums sont nés, et en aucun cas je ne regrette ce choix, même si des fois ce n'est pas évident...

La musique des Red Beans, initialement Bluesy, se teinte de plus en plus de Rock...

Je pense que c'est ce parce que nous avons en chacun de nous, ancré au plus profond, ce côté Rock, même si nous sommes issus de différentes écoles. Nous avons tous cette rage, cette colère, l'envie de partager, de donner, de nous rencontrer à travers les différents groupes qui nous insufflent cette énergie aussi. Mais en France il faut toujours être dans l’actualité et ne rien lâcher .

 

 


Les critiques sont unanimes pour vanter les qualités de Mechanic Marmalade, votre nouvel album... 2020 serait-elle l'année du Haricot ?
I hope !

 

L'album RED BEANS AND PEPPER SAUCE, Mechanic Marmalade (2019)
Parallèlement il semble assez difficile pour les groupes indépendants d'atteindre le public et de percer en France. Laurent Galichon disait quelque part qu'il fallait, en somme, aller chercher les auditeurs un par un, notamment à l'occasion des concerts...
Effectivement, il faut aller au cœur des gens, leur présenter notre projet, les embarquer avec nous dans notre énergie, de village en ville, de département en région et, en Europe, de cafés-concerts en festivals ou en clubs. C’est pour ça que j'aime le Live : tout prend son sens sur scène et dans les yeux du public !

D'ordinaire le chanteur porte la parole du groupe, cependant on vous voit assez peu en interview... La “volcanique” Jessyka Aké est-elle en fait l'archétype de la frontwoman discrète ?
Je suis plutôt d'une nature discrète, surtout en évoluant dans un milieu très masculin, ce qui des fois n'est pas évident. Mais, pour le coup, tout mon pouvoir prend plutôt effet en live ! Puis, ne vivant plus dans le Sud, il est compliqué de pouvoir être toujours disponible pour les interviews... Mais j'aime beaucoup cet exercice, et pour le prochain album je serai plus présente si on me le demande !

Le titre du répertoire des Red Beans que vous préférez ?
Sur le dernier album c’est difficile à dire : je les aime tous ! Mais si je devais en choisir un, ça serait “Holy Guest”.

 
Un souvenir de tournée particulièrement vivace ?
Je n'ai pas particulièrement de souvenir vivace... plutôt de belles rencontres et des découvertes musicales que j'ai pu faire au fil des tournées. Je pense à Manu Lanvin, Fred Chapelier, Ben Poole, Johnny Gallagher, Laura Cox , Dumbstaphunk , Earth Wind And Fire , Sarah Fish, Roy Hargrove, Martha High, etc. Chaque lieu, chaque découverte, chaque première sont une expérience unique qui m'apporte un shoot de bonheur et d'énergie.

 

 
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RED BEANS AND PEPPER SAUCE par Denis Charmot

La chanson inavouable que vous écoutez quand vous êtes certaine qu'on vous verra pas ?
“When the rain begins to fall”, de Germaine Jackson et Pia Zadora ! (Rries)

Quel regard portez-vous sur le chemin parcouru par les Red Beans ?
Un beau parcours avec de belles rencontres, de chouettes moments de partage, de jolis articles, du soutien, de l'amour, de la bienveillance, des rigolades, des kilomètres de bitume, peu d'heures de sommeil, des tonnes de sandwiches triangle (beurk !), des expériences, des leçons, des sourires, des encouragements... et que cela continue le plus longtemps possible !

 
Votre actualité dans les prochains mois ?
On se prépare pour les tournées de printemps et d'été.

Vos bonnes résolutions pour 2020 ?

Continuer à donner de la good énergie, continuer à kiffer et prendre de bonnes vibes. Bref : positive attitude !
 
   
Nous remercions Denis Charmot pour ses photographies et son aimable autorisation.
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