ROCK

DARK ROCK : Nouveau clip pour Suzie Stapleton

  • Le 08/10/2021

« Angel Speak » est le nouveau clip de l'Australienne (mais résidente britannique) Suzie Stapleton, il est issu de son album « We Are The Plague ».

1 suzie stapletonSuzie explique :

« Angel Speak est peut-être mon morceau préféré de l'album - ou du moins c'est le plus personnel. C'était l'une de ces rares chansons à sortir complètement formées, canalisées directement depuis un le plus profond de moi, à l'intérieur. C'est un adieu à quelqu'un que j'ai perdu il y a plusieurs années et qui était très proche de moi.
Le jour où je l'ai écrit, j'ai appuyé sur record sur mon téléphone presque aussitôt que l'idée m'est venue. J'ai continué à répéter les accords et les mots ont commencé à jaillir. Je n'avais pas l'intention d'écrire sur quoi que ce soit en particulier, mais la chanson qui a émergé était comme si j'avais été transportée dans le temps au centre de ce chagrin. La douleur, le déni, le marchandage, l'acceptation et l'espoir - tout est là. Vers quatre minutes et demie après le début de l'enregistrement, j'ai commencé à pleurer - je l'ai toujours sur mon téléphone. Nous portons en nous des mondes cachés.


J'avais envie de monter ce clip depuis un certain temps. J'avais une vision globale du style et je l'ai filmé au fil des saisons au cours de la dernière année et demie à Brighton et dans ses environs. Une année où la grande beauté a brillé de petites choses souvent considérées comme allant de soi et passées au fil de la vie.
Il y a des abeilles dans le clip, qui ont été un merveilleux accident. J'avais récemment découvert les roses trémières - une fleur tout droit sortie d'un livre d'images de fées - qui sont devenus un incontournable. Je savais qu'elles étaient nombreuses aux abords de Queen's Park et je me suis arrêtée pour les filmer un après-midi. Pendant que je les filmais, les abeilles ont commencé à voler dans le plan et sont rapidement devenues le point de mire. Quand je suis rentrée à la maison et que j'ai agrandi les images, j'étais tellement ravie de ce que j'ai trouvé...
Puissent-elles guérir vos cœurs lourds. »

Suzie stapleton angel speak official video youtube mozilla firefox 3« Oh angel speak
Teach me your language
Cause I believe everything
Everything they tell me
Oh, but I will start again
And I will work backwards
And I will know better, I will try harder
And I will make you so proud of me… »

Les liens :

Chronique d'album : BlackBeard (Résolument Rock aux multiples influences), "New Horizon" (08/10/2021)

  • Le 06/10/2021

Groupe : BlackBeard
Album : New Horizon (08/10/2021 - M&O Music)
Genre : Rock / Stoner / Alternatif / Groove / Metal / Progressif / Punk / Electro
Origine : Alpes françaises ( Annemasse, 74)
par Dam'Aël

 

Attention, le retour de Barbe Noire s'annonce en grande pompe, chaussé de ses bottes de sept lieues sur un nouvel horizon ! Après avoir ouvert pour Jinjer en décembre 2019 à Annemasse, il continue son périple et n'hésite pas à gravir les montagnes françaises du Metal très diversifié. On aime les changements de paysage chez ce quartette : la voie du Stoner, le chemin du Progressif, la route du Metal, la piste de l'Electro, l'itinéraire du Groove, le sentier du Punk, toute randonnée sonore est explorée pour créer le paysage du Metal alternatif blackbeardien.

Groupe blackbeard

 

LE GROUPE ET SON ANTERIORITE:

BlackBeard est actif depuis le 26 mai 2018 et se forme grâce à l'association des 3 J et du A. Non il ne s'agit pas d'une devinette, encore que. Voici pourquoi : Jérémie Vailloud à la guitare et au chant (Zval), Julien Doucin à la guitare et au chant (Ex-Deer Blood / Ex-Red Mourning), Jeremy "Ziggy" Bochart  à la basse (Ex Krawl) et Antoine Marmoux derrière la batterie (Ex-Victori4). Imaginez si Antoine s'était appelé Jason ( non pas Bittner...), on aurait eu le groupe des 4 J, genre la semaine des 4 jeudis. Difficile d'avancer à grands pas dans ces conditions. Bon sortons de ce n'importe quoi, je vous l'accorde. Tout a commencé sur l'initiative des deux guitaristes vocalistes et amis. Bien évidemment le duo ne se suffit pas et c'est Ziggy qui les rejoint suivi d' Antoine. Si la formation est récente, il n'en découle pas moins une certaine expérience pour chacun d'entre eux ; et je vous garantis que nous allons pouvoir le confirmer en écoutant leurs compositions. Je suppose que le nom du groupe n'est pas lié à l'histoire de ce pirate anglais Edward Teach alias Blackbeard né en 1680 et mort le 22 novembre 1718, qui a opéré dans les Antilles et sur la côte Est des colonnies britaniques en Amérique, mais plus sans doute au fait de la présence de leurs deux frontmen barbus et étonnamment très ressemblants, genre Dupont et Dupond.

Sept mois après, la formation décide de se faire entendre avec une première vidéo officielle "Silence, Please", dont une animation vidéo sera relayée le 2 septembre 2020. Ouvrons donc nos oreilles et surtout évitons de trop la ramener ! S'en suivront une vidéo live "Unknown" enregistrée lors de leur premier concert à La Microbrasserie (AMANCY) le 30/08/18, postée le 07 septembre suivant, puis "The Rope" en mai 2019". C'est le 1er septembre 2019 que la formation dévoile son tout premier EP 6 titres de 25'47 pour être précise, EP #1,  disponible en Vinyle, Cd et sur les plateformes de téléchargement, en rouge et noir.

Il faut dire que Julien et Jérémie avaient déjà, avant la version définitive de leur line-up, suffisamment de matériel pour coucher sur sillons et autres supports quelques compositions, impatientes de pouvoir prendre l'air au grand jour.

La musique de BlackBeard est fortement inspirée des années 90's, de celle de la côte ouest américaine, du Grunge de Seattle, du Postcore, du post Hardcore, du Proto Metal Indus... et sait donner un côté déshumanisé inquiétant, très sombre voire malsain. Une noirceur aux 101 "Touch" de noir obscur annemassien, largement relayée par les voix sombres, rageuses des deux frontmen. D'ailleurs, en live, nous découvrons deux schizophrènes surprenants qui se considèrent chacun comme le leader du power-trio. Un bicéphale Dupondt émergent sur la scène Metal savoyarde, ça promet!

Une nouvelle version, officielle, de "The Unknown" paraît en octobre 2019 sur les plateformes de téléchargement et une très belle première partie est proposée aux Alpins, celle de Jinjer au Château Rouge le 07 septembre de la même année à Annemasse. Un tremplin de taille, évidemment, pour ce groupe BlackBeard qui décide de continuer à dévaler les pistes de Savoie comme des fondus (elle est facile...) et essayer de s'attirer l'intérêt de quelqu'uns dont celui du label M&O Music. Jolie grimpette dans l'escalade de la formation qui s'adresse à ses fans en ces termes : "Nous sommes fiers de vous annoncer notre signature avec le label M&O Music et l'agence de promotion M&O Office qui s’occupent à présent de la promotion du groupe ainsi que la distribution en partenariat avec Season of Mist !" (https://www.facebook.com/BlackBeardMusic/)

 

L'ALBUM: NEW HORIZON

Pochette new horizon blackbeard 1

"NEW HORIZON" s'ouvre à nous tous, le 8 octobre prochain sur toutes les plateformes et dans les bacs. Il s'agit d'un huit pistes de 35'50 comprenant "Vultures", "Helpless", "Beautiful", "The Unknoun Part 2", "Addicted To", "Another Face", "Sorry" et le titre éponyme de fin de tracklist "New Horizon". Un véritable condensé de différentes influences qui joue la mélodie, la rage, l'énergie, la mélancolie et bien d'autres émotions. Si leur premier EP se voulait quelque peu "bordélique" (dixit le groupe lui-même), BlackBeard se veut plus structuré et canalise leur nouvelle galette vers un Progressif plus évident. Non pas dans la durée de ses titres car seule la piste 4 "The unknown Part II" dépasse les cinq minutes, mais plus dans la structure des morceaux. Mais attention, ne nous attendons pas à une prévisibilité : le quatuor retient les codes mais adore les renverser, et si l'alternance couplet/refrain est une référence musicale, BlackBeard l'accommode à la sauce savoyarde maison, avec nonobstant une véritable culture du refrain.

Ce qui est certain c'est que la rage s'exprime à temps plein dans cette galette parfaitement sonorisée par les voix - l'une éraillée, l'autre claire - de ses interprètes capables de chanter la variation sur une même tonalité. Duo ou duel, difficile à déterminer, en tous les cas les mélodies sont agréables à écouter, sans succomber à un certain lâcher-prise durant ces quelques trente-six minutes de Rock énervé, et même très énervé qui scande la fin du monde en musique. 

A la version un peu plus canalisée mais au son dur et brut de décoffrage, la bande de rockeurs s'attelle à un autre processus de composition : si la musique suggérait les paroles sur la précédente production, c'est l'émotion de l'instant qui construit l'instrumental sur lequel viendront se lover des paroles pas toujours très langoureuses. On veut de l'émotion au pays de la neige, de la gnôle et du vin chaud. Et cela marche très bien car ces grands gaillards de BlackBeard baignent dans une telle fluidité instinctive musicale que tout s'enchaîne de façon évidente, même si une partie du travail est au préalable initiée par Julien, le dictateur en culotte courte de la formation. La machine de guerre qu'est Antoine vient se greffer pour une rythmique et un groove des plus catchy et la basse se livre au ronronnement jouissif en symphonie râleuse. SVP, reprenons nos esprits ! Ces bourlingueurs de son aime envoyer du bois et adorent causer des dégâts sonores à faire sauter les planches des scènes hexagonales. Oui, prévoyez les clous pour réparation. L'harmonique proviendra donc des voix justes parfaites, inspirées du Nu-Metal et de la New Wave parfois : duo ou duel, toujours pas la réponse mais c'est vachem*** bien foutu.

Tout comme les vautours, BlackBeard s'accorde, pour se mettre en place, un petit tour d'horizon relativement calme et serein, puis accélère sa course à en devenir beaucoup plus agressif, avec cette attaque soudaine des guitares, sauvages, lourdes et rageuses tout autant que le duo hurleur complice de ce "Vultures". La rythmique rugissante est suffisamment énervée pour nous attirer dans un groove fédérateur qui nous embarque sans réticence vers un headbanging instinctif et irrésistible... sans espoir d'y échapper.

"Helpless" s'introduit sur de l'électro teinté d'un alternatif qui s'aventure sur quelques ambiances orientales discrètes. L'excellente ligne de basse ronde et chaude s'oppose à la richesse des guitares plus agressives de part leurs aigus caustiques. Beauté, malgré tout ce râle colérique que nous assène le quatuor de la vallée verte. 

 

"Beautiful" s'annonce en douceur sur cette troisième piste, aux notes de guitares acoustiques et une voix claire douce et chaude, sur des images reposantes tournées à Saint-Cast-le-Guildo pour illustrer le clip de ce titre diffusé le 25 décembre 2020.  Mais très vite, les vocaux jouent l'alternance screams et chant clair qui s'articulent avec aisance sur le flow des paroles exprimées et sur les ambiances du morceau très alternatif où stoner, sludge et autre se mélangent allègrement. Une dualité vocale qui se pacse à merveille dans ce New Horizon, où l'inconnu reste encore d'actualité sur le devenir du monde vu par nos musiciens si dépités. "The Unknown Part II" est sans doute une suite à "The Unknown" plaqué sur le premier EP. Cette suite plonge l'auditeur dans une atmosphère presque planante, reposante mais vite troublée par une session guitares / basse acérée et agressive, faisant grimper les watts et les tensions associées jusqu'à l'épisode salvateur d'une guitare acoustique simple, tremplin d'une séquence hypnotique que Julien et Jérémie subliment par un chant mené en choeur sur une tonalité identique et dans une unicité vocale très bien interprétée. Addicts pourrions-nous devenir à cette musique multi-facette et à ces vocaux à géométrie variable, vocaux qui sur "Addicted to" pourraient craindre une fracture des cordes vocales tant la puissance prend place dans les starting-blocks d'une course effrénée de rage, de colère, de furie et surtout de souffrance et d'exaspération, le tout sur un instrumental qui se tient les coudes, dans une syntonie exemplaire. La sixième piste nous offre un "Another Face" au faciès rouge vif très énervé, tableau dressé par de grosses guitares qui envoient les scuds explosifs, une rafale de toms furibonde, une grosse caisse qui mitraille non stop. On note une très belle démonstration de batterie qui martèle avec précision et talent."Another Face" fait péter les watts du début jusqu'à la fin, dans une dynamique qui n'épuise aucunement mais qui serait, bien au contraire, très salvatrice pour notre corps et notre âme. C'est sur des sonorités plus doom que "Sorry" s'exprime. L'électro s'y invite, tranchant de façon incisive avec le reste de l'instrumental, lui offrant ainsi une sauvagerie maximale.  La version video officielle est sortie le 11 septembre dernier. BlackBeard Music finit sa galette sur le titre éponyme "New Horizon" aux guitares plus colorées et mélodiques, une approche un peu plus pop sur lesquelles les voix claires, l'une en voix pleine et l'autre en voix de tête, traduisent l'espérance et l'ouverture sur un nouvel horizon. On entend même une basse chanter les choeurs derrière ce duo vocal magnifique.

 

"New Horizon est  enregistré par Jérémie Vailloud et Julien Doucin à  122 Productions, par Jérôme Acquier et Clément Champigny  au Studio 123. Le mastering est réalisé par Jérémie Vailloud.

NOTRE AVIS :

Cet album "New Horizon" est une excellente sortie en ce début d'automne. Difficile de lui coller une étiquette tant la fusion des genres est évidente ; le groupe se targue d'ailleurs de cette singularité. Chacun y taguera la couleur musicale qu'il sentira à l'écoute de ce huit pistes. Une chose est certaine est que nous avons affaire à une formation qui s'applique à composer avec originalité et précision. Leur musique est recherchée, travaillée, inspirée. Les voix sont, dans chacun de leur registre, en opposition ou en harmonie mais offrent tout au long de cet album des mélodies cohérentes et agréables à écouter malgré la rage et la colère exprimées. Un très bon compromis d'émotions, émotions  qui oscillent sur le rhéostat de l'ire à intensité variable. Personnellement, j'ai pris énormément de plaisir à écouter et ré-écouter plusieurs fois cet album, avec parfois a contrario quelques difficultés à coucher les mots pour raconter leur musique. Nonobstant, il s'agit bien d'un Rock alternatif aux influences stoner tentaculaire, genre octopus à la barbe noire, au bon gros son à décoiffer les permanentes et à faire vire-volter les perruques et casquettes des auditeurs. Du groove, du peps, un véritable cocktail détonnant. 

 

NOUS ALLONS PLUS LOIN CHEZ AHASVERUS :

 BlackBeard Music faite partie du Label & Le Mouton qui est une association du genre collectif, regroupant trois groupes dans des styles différents, où l'idée est de mutualiser les compétences afin de créer différents projets. Le sens de cette initiative est de partager scènes, technique, clips, et autres... dans un but d'entraide ( les barbecues font aussi partie de ces objectifs!!!). 

 

PETITE INDISCRETION :

il ne serait pas exclu que BlackBeard Music invite un guest sur une prochaine galette. Si on vous pose la question, vous pouvez suggérer : Lazareffmusic 

 

les liens :

https://www.facebook.com/BlackBeardMusic/

http://71https://www.youtube.com/channel/UCwfsVTvQAhbqzf7t-Kn1ylw

http://spotify:album:0LH9dMkOENIp7Rua36rb4P

http://www.m-o-music.com

https://www.facebook.com/LabelEtLeMouton/

https://www.digitalnativeassociated.fr/2019/03/09/decouvrez-blackbeard-en-10-questions-interview/

https://rockenfolie.com/artist/blackbeard/

 

BlackBeard Music

Logo blackbeart

 

 

 

 

ILS - réédition en vinyle

  • Le 03/10/2021

Après une première édition épuisée lors de la précommande, Vicious Circle et Pogo Records rééditent une nouvelle série de vinyles de l'album  « Curse » du groupe américain ils.

Ils vinyleEt pour ceux qui le découvriraient sur cette page, ILS est un quatuor originaire de l'Oregon, composé de Tom Glose (Black Elk) au chant, Nate Abner (The Days, The Nights) à la guitare, Tim Steiner (Passerby) à la batterie et Adam Pike (White Orange) à la basse.

Sorti en juillet 2020, « Curse » est un solide opus de noise rock, dix titres très directs pour une durée de vingt-neuf minutes.
TRACKLIST : 1. Bad Parts / 2. Curse / 3. Don't Hurt Me / 4. No Luck / 5. Noose / 6. Whitemeat / 7. Northstar / 8. Casket Race / 9. It's Not Lard, But It's a Cyst / 10. For the Shame I Bring

Les liens pour commander :

 

Chronique d'album : TARAH WHO? Supposedly a man (2021)

  • Le 28/09/2021

« Pour commencer cette nouvelle année scolaire 2021-2022, nous allons étudier le cas Tarah Who? et son nouvel album ‘‘Supposedly a man’’, qui sait qui est Tarah Who? ??? Non Môôôssieur PiTT Sk@Lp@, c’est très drôle, mais ce n’est pas la nouvelle copine du Docteur WHO !!! Prenez vos affaires et filez chez le Proviseur Ahasverus pour y faire le clown, et profitez-en pour récupérer vos deux heures de colle pour samedi prochain ! ‘tain, y a encore du lourd cette année ! … Reprenons … »

4ca435fa 6c8c 4598 87bf c5fdd0943e1a 1Photo Credit : Denis Lecocq

Line-up actuel :

  • Chant/Guitare : Tarah G. Carpenter (ex : Was The Sun/Fraulein/Jane Gray Black Orphan)
  • Batterie/Chœurs : Coralie Hervé

Membre passé :

  • Matt Peltcher ex Basse /chant

Discographie :

  • Little Out There (11 titres 2014)
  • Federal Circle of Shame (5 titres 2016)
  • Half Middle Child Syndrome (5 titres 2017)
  • 64 Women (5 titres 2020)
  • Supposedly A Man (8 titres 24/09/2021) Label M&O Music

Af69d120 8fcf 40fd 934f 8dbf581d4367Originaire de Paris, Tarah G. Carpenter a très tôt été accro au rock (dès l’âge de quatorze ans), d’abord en s’initiant en autodidacte à la batterie (car étant une fille, aucun prof ne voulait lui donner de cours !), puis à la basse (elle a d’ailleurs fait ses premières armes dans plusieurs formations Parisiennes comme batteuse et bassiste) et à la guitare (petite anecdote, elle a commencé à apprendre ses accords en utilisant un recueil de chansons d'Alanis Morissette), écrivant elle-même ses paroles elle se retrouve ainsi au chant, puis à la production.

Tarah ayant baigné toute son enfance dans la culture américaine, c’est donc tout naturellement qu’en 2006, avec pour tout bagage une guitare à l'épaule et pas beaucoup de monnaie en poche, elle déménage du Kentucky pour s’installer à Los Angeles et y former Tarah Who? ; rejointe quelque temps après par ses compatriotes français Coralie Hervé à la batterie et Matt Peltcher à la basse.

C’est sous la forme de ce trio (guitare/basse/batterie) que le groupe distille dans L.A, la Cité des Anges, son mélange de Punk/Grunge (Cowpunk), avant de se réduire en 2020 à un duo guitare/batterie, soit l’essentiel du groupe condensé en un noyau d’énergie brute !

« J’espère que tout le monde suit !?! J’en vois au fond de la classe qui dorment … Leur réveil va être brutal, j’vous le dis, moi ! Dès que j’aurai balancé la première piste de l’album, j’en connais au moins deux qui vont tomber de leur chaise ! ».

Tarahwho newcover2Artwork by Angie Joseph


Tracklist :

1. Bad Time - 2. Swallow That Pill - 3. Supposedly a Man - 4. La Petite Boche : un amour de guerre -5. Manners - 6. Illusion of Freedom - 7. Pantomath - 8. Little Pieces
 


C’est donc après avoir conquis de nombreux fans ainsi que les critiques avec leurs précédents EP et leur dernier album sorti en 2020, « 64 Women » nommé ainsi en hommage au 64 femmes détenues en 2014 dans un centre de détention pour immigrants du centre-ville de Los Angeles (dont Tarah elle-même a fait les frais), que Tarah Who? revient en force et exprime de nouveau sa rage sur les injustices sociales et personnelles dans un tout nouvel album résolument Punk-Rock intitulé « Supposedly A Man ».

Il débute par « Bad time », un titre qui démarre comme un 45 tours passé en 78, légèrement voilé : « Je me souviens, j’ai gardé la bouche fermée, mais maintenant, je me souviens de tout cela … ». Le riff d’intro est implacable, la rythmique hachée, la batterie impose sa puissance par sa vitesse, le chant est viscéral et grave, comme le sujet des paroles qui traite des violences faites aux jeunes filles. Entre grunge et punk ce premier brûlot va donner toute sa couleur à l’album.

« Swallow That Pill » cet entêtant second morceau qui a de fortes chances de tourner en boucle dans vos têtes comme un démoniaque mantra, contient de puissants riffs en staccato très abrasifs ! Le tempo rapide comme le temps qui file et que l’on se borne à vouloir rattraper est appuyé par le chant scandé et hurlé par Tarah. Le pont est chanté en français (comme un clin d’œil à leurs racines) et résume assez bien la maxime « boulot/métro/dodo ». 2’’35 seulement pour dénoncer les conditions de travail qui nous sont imposées, la routine qui s’installe, l’esclavage qui nous tue lentement … Nous seuls pouvons choisir de continuer ou d’arrêter ce mode de vie ! Libérons notre esprit …

« Monsieur Régis, vous avez les z’oreilles qui saignent ? C’est normal, faut bien que la musique se fraye un passage pour arriver jusqu’à votre cerveau … »

« Je viens de voir un homme qui a boudé parce qu’il n’a pas obtenu ce qu’il voulait, je viens de voir un homme qui a utilisé ses privilèges pour obtenir ce qu’il voulait » chante Tarah sur le titre « Supposedly a Man » qui donne son nom à l’album. « Un véritable instantané de la vie réelle d’hommes qui exigent le respect, mais ne font rien pour le mériter ». Ce titre pourtant très Punk/Rock dans sa structure balance un son relativement propre par rapports aux autres morceaux avec ses riffs clairs sur le pont et ses arpèges aérés de transition. Cependant, sa partie chant se veut toxique et corrosive comme le sujet qu’il aborde. Le duo réaffirme ici son soutien au mouvement #MeToo et sa participation active à la lutte féministe en dénonçant tous les abus de pouvoir des hommes.

« La Petite Boche : un amour de guerre » la quatrième piste est mon morceau préféré car c’est par lui que j’ai découvert Tarah Who ?. Un titre à la Pretenders, une voix suave à la Chrissie Hynde, nous retrouvons ici aussi une rythmique beaucoup plus Rock que Punk dans sa structure, avec l’utilisation d’arpèges en sons clairs, légèrement chorusés ; la guitare drivant tout le morceau à une vitesse effrénée appuyée par la batterie ultra-carrée de Coralie, efficace et superbement bien mixée !

Ce titre, véritable hommage à sa maman (fruit d’un amour interdit entre un soldat allemand et une française), vient du surnom que les écoliers utilisaient pour se moquer d’elle et l’humilier (d’où le titre en français). Il remercie également toutes les mamans pour l’amour qu’elles donnent à leurs enfants. Une véritable commémoration à travers la musique !

« Non mademoiselle Pat’, je sais que l’on est à la moitié du skeud, mais il n’y aura pas de récrée aujourd’hui, inutile de pogoter devant mon bureau ! »

« Manners » démarre sur un riff d’intro grungy bien typé années ’90, les breaks de batterie sont énormes, le rythme très soutenu entraine dans sa sarabande les paroles martelées par Tarah : « Laisse-moi être ton mentor, plutôt que d’écouter les soi-disant bonnes manières qui te sont enseignées par les prédicateurs et les familles religieuses ».

« Illusion of Freedom » est un morceau particulièrement intéressant car il s’articule sur plusieurs parties avec des passages à l’atmosphère étrange. Riffs répétitifs, chœurs et rythme de batterie tribaux sur le chant « It’s an illusion of freedom », pont sur une basse puissante bien mise en avant, soli hispanique et berbère pour clôturer ce titre. « Illusion of Freedom est une réflexion sur la situation des réfugiés, avec toutes ces frontières invisibles qui nous divisent en tant qu’humains et cultures. »

La piste n° 7 « Pantomath » est quant à elle un hymne typiquement Punk, de par sa vitesse d’exécution : la batterie bourrine à fond, la guitare feule comme une tigresse affamée, le son est sale et brutal, le chant rugueux et hargneux. C’est agressif et beau à la fois ! « Ce morceau se veut la réponse à tous ceux qui pensent tout savoir sur tout, qui ont toujours raison, et qui ont finalement la critique facile ! »

« Qui a dit : ‘‘bin comme le prof !’’ ? ‘tention j’vous ai à l’œil mes gaillards ! »

La petite ballade speedée « Little Pieces » que l’on retrouvait déjà sur l’EP « Half Middle Child Syndrome » va clôturer cet album en douceur. Un sublime morceau très mélodique, qu’aurait certainement pu chanter son idole Alanis Morissette, tant la voix de Tarah y est envoutante, suave et intense. Les parties de guitares en son clair sont fichtrement bien façonnées, et même si la batterie parait très métronomique elle reste cependant bien appuyée et énergique. Mon deuxième gros coup de cœur dans cet album !

Pour conclure, je dirai que « Supposedly A Man » est un album très travaillé, explosif, puissant, toujours aussi engagé et qui secoue les tripes.
Avec une identité sonore qui lui est propre, ses riffs abrasifs et sa batterie qui décape, Tarah Who? à travers ses textes autobiographiques, ses expériences, ses pensées, ses émotions, ses vibrations ressenties, nous délivre des messages sur l'acceptation de soi, l'amour mutuel malgré les différences physiques et idéologiques et les affaires qui affectent la société dans son ensemble.

Un duo qui envoie comme un quartet et qui nous fait vivre ses doutes, ses passions, et son combat perpétuel pour être accepté en tant que musiciennes dans un univers musical en majorité profondément macho, et rien que pour ça les filles vous méritez tout notre respect !

Img 6460

« Bé voilà, c’est la fin du cours, n’oubliez pas d’acheter le CD ou sa version numérique ! Relisez bien vos notes, il y aura interro prochainement … »

L’interview de Tarah Who? par Ahasverus c’est ici :


Les liens :


MATOSCOPE

Img 6470

  • Tarah :
    Guitares : Fender Vintera 60s Jaguar Modified HH PF Surf Green / Fender Strat.Lead III / G&L Tribute ASAT Classic-Black (Telecaster) / Epiphone Riviera / Custom Red Sunburst Chris Lai (Luthier Paris) / Gibson J45
    Amplis : Blackstar HT CLUB 40 MKII / VOX AC30 / Marshall 73' Super Lead
    Effets : Archer Icon / Friedsman / TC Electronic Hall Of Fame 2, Echoplex, Xotic EP Boster, Whammy / Fulltone Secret Freg
    Micro chant : Electro Voice 664
  • Coralie :
    Pearl Vintage / PDP by DW Concept Maple / GC 22, 12,14 / caisse claire ARDrums / TRX cymbals 20 ride ,16,18,13 HH, 15HH / Los Cabos Drumsticks, en gauchère.

DUST LOVERS : Clip et tournée

  • Le 27/09/2021

Les rockers parisiens et nantais de Dust Lovers ont présenté en ce début d'automne « Higher Desire », un nouveau clip extrait de leur album « Fangs ». Ce clip a été réalisé par les étudiants de CinéCréatis - Ecole du cinéma et des métiers de l'audiovisuel.

Formé en 2011, Dust Lovers qualifie sa musique de « Rock crooner » . Il était sur la Valley Scene du Hellfest 2018.

Dust lovers bandDUST LOVERS © Elodie Besse

A propos de son nouveau clip, le groupe explique :

« Cela faisait déjà plusieurs années que nous avions en tête de rendre hommage aux anciens génériques de films, et à des artistes comme Saul Bass ou Maurice Binder (qui est le créateur de l'esthétique graphique des vieux James Bond). Les étudiants de Cinécréatis (Nantes) nous ont proposé de nous faire un clip et nous avons sauté sur l'occasion. Nous nous sommes beaucoup amusés avec les codes pour pousser le kitsch à fond et créer une ambiance bizarre, psychée et décalée qui collait parfaitement au morceau. »

Paris, Lyon, Nantes, seront notamment au programme de la tournée de rentrée de Dust Lovers.

Dust lovers tour

SCATTERED HAMLET (USA) : premier clip-single

  • Le 24/09/2021

« Nous avons été vraiment inspirés par Rudy Ray Moore et son parcours en tant que Dolemite. »

Scattered hamlet bandSCATTERED HAMLET

Sorti il y a tout juste deux heures, voici « Stereo Overthrow », le nouveau clip du groupe de hard southern Américain Scattered Hamlet . Il ouvrira leur savoureux (on l'a déjà écouté !) album du même nom disponible via Buck Moon Productions le 12/11/2021.

A propos de ce morceau, le chanteur/guitariste Adam Joad explique :

« Nous avons été vraiment inspirés par Rudy Ray Moore et son parcours en tant que "Dolemite". Voici un gars dont tous les distributeurs de films se sont moqués, mais il connaissait son public et avait confiance en son produit. C'est une légende. Quand nous avons commencé à traiter aux maisons de disques, ils nous parlaient parce que ce que nous faisions fonctionnait, mais ensuite ils ont voulu tout changer parce qu'ils ne comprenaient pas ce que nous faisions, ou ils ne comprenaient pas notre public. Cela m'a fait penser à Rudy et à "Dolemite", alors nous avons fait une vidéo qui était un clin d'œil à s'en tenir à ses armes et à faire les choses à sa manière quand tout le monde veut que vous soyez autre chose. »

Dolemite movie posterLe film « Dolemite Is My Name », qui popularisa l'humoriste et comédien Rudy Ray Moore.

L'album « Stereo Overthrow » comportera dix titres.

Les Liens :

Scattered Hamlet - Stereo Overthrow [Official Video]

PILI COÏT : L'amour, toujours l'amour...

  • Le 24/09/2021

Le duo lyonnais Pili Coït a annoncé la sortie de son nouvel opus.

Produit par Dur et Doux et désormais disponible à la précommande, « Love Everywhere » nous sera livré le 12/11/2021 dans un artwork signé Judith Saurel.

Pili coit cover

Pili Coït, qui tient son nom de la déformation de « Billy Goat », un morceau de leur premier album prononcé ici « à l'Alsacienne », a sorti pour présenter l'événement le single « Endless make love everywhere ».
Ce morceau avait fait l'objet d'une capture live en ligne depuis 2019.

Précommandez « Love Everywhere » ICI.

BILE, le vent du Noise Rock

  • Le 23/09/2021

Le 15/09/2021, le groupe de noise rock Bile sortait son deuxième EP, « Fœhn », du nom d'un vent fort, sec et chaud qui rendrait les gens fous. Nous vous disions tout le bien que nous en pensions dans notre publication BILE (Noise Rock), "Fœhn" (2021).
Aujourd'hui nous vous proposons de faire plus ample connaissance avec ces Parisiens. Voici leur interview.

Bile groupePhotographie Victor Koeppel

Bonjour Bile. Le nom du groupe, c'est une référence à ce liquide amer qui sert à digérer ?
Ange (guitare) :
La bile, c’est l’humeur de la colère.
Victor (basse) : Ça peut aussi être le nom du chien.

Quel est votre projet lorsque vous lancez Bile ?
Victor :
A la base il y avait surtout l’envie de faire de la musique entre potes, et vu qu’on est des musiciens depuis qu’on est gosses, il y avait quelque chose d’assez naturel à vouloir jouer ensemble.
Aline (chant) : C’est le premier projet sérieux de groupe pour chacun d’entre nous. L’idée c’était d’abord – et c’est toujours – de pouvoir partir en tournée quelques jours une à deux fois par mois, de découvrir des endroits, de rencontrer d’autres groupes, et de pouvoir partager du temps et cette expérience là ensemble.
Slimane (batterie) : Depuis, avec les deux EP et le 45t qu’on a sortis, on a appris à bosser en détail et à passer du temps en studio.


A une époque on disait pour rigoler que chacun d’entre nous pensait être dans un groupe différent.


Votre parcours commun débute en 2017. Pourquoi ça matche ?
Victor :
On se connaît depuis plus longtemps que ça, alors quand on a commencé à faire de la musique ensemble, ça s’est passé assez naturellement. Pourtant, on a des goûts musicaux assez différents, mais on a réussi à chacun apporter notre touche et notre sensibilité aux morceaux qu’on écrit. A une époque on disait pour rigoler que chacun d’entre nous pensait être dans un groupe différent. Aujourd’hui, et particulièrement dans cet EP, on a réussi à articuler ces différentes influences pour trouver le son qui nous plaît à tous.
Ange : Et puis il y a aussi le fait qu’on gère tout nous-même, on a envie de maîtriser tout le processus ensemble, de l’écriture des morceaux à l’enregistrement, en passant par le booking, les visuels… ça demande pas mal de boulot mais c’est très chouette à toutes les étapes.
Aline : C’est pas une mauvaise chose d’être laborieux !
Slimane : En gros c’est plus dans l’investissement qu’on voulait mettre dans le groupe que ça a bien fonctionné tous les quatre.

Même si vous n'en faites pas partie, la scène punk est néanmoins la première à vous ouvrir les bras... Qu'est-ce qui vous relie ?
Ange :
C’est justement le côté « do it youself » dans lequel on se reconnaît, et qui est un gros héritage de la musique punk.
Victor : L’esprit punk à la base, c’est que n’importe qui peut choper un instrument et monter un groupe. Être entouré de gens qui sont dans cet esprit, c’est encourageant, et ça aide à se sentir capable de faire plein de choses.
Aline : Et puis aussi c’est qu’on a beaucoup d’amis dans la scène punk, qu’on croise aux concerts et avec qui on passe du temps

Un EP, un 45 tours en 2020, puis vous revenez en 2021 avec « Fœhn ». Quatre titres, c'est un format qui vous convient ?
Slimane :
Comme on cherche à maîtriser tout le processus, ça prend pas mal de temps !
Ange : On préfère sortir quatre titres dont on est vraiment fiers qu’un album 10 titres un peu bâclé.
Victor : Et puis quand on se met à enregistrer ça soulève plein de questions. On est toujours en train de s’interroger sur le son qu’on a envie d’avoir, la musique qu’on a envie de faire… C’est passionnant et on a envie de faire les choses bien.

Les quatre textes de « Fœhn » sont en Français. De quoi parlent-ils ?
Aline :
La machine, ça parle d’une ville dans la Nièvre qu’on avait visitée avec Ange ; la ville s’appelle comme ça parce que c’était un des premiers endroits où ils ont installé des machines à vapeur pour excaver le charbon des mines. C’était la canicule, on se baladait dans une ville vide, avec différentes générations de logements ouvriers. Une vie moins, c’est un personnage qui prend des médocs ; ça parle de dépendance, et de la difficulté d’avoir envie de continuer à vivre quand on est face à une maladie ou un handicap. Les proies, ça évoque la manière dont on peut raconter les choses quand une relation se termine. Le cirque, se moque gentiment du besoin de se réaliser, et de l’absurdité de certaines quêtes dans lesquelles on se lance.

Qu'est-ce qui a conduit l'écriture sur ces thématiques ?
Aline :
Depuis un petit moment, la musique est là avant les paroles – ce qui n'a pas toujours été le cas. J’écris beaucoup de petites choses tout le temps que je mets dans un coin, et en entendant la musique ça me parle et je fais des liens avec les notes que j’ai prises. Les thématiques, ça peut venir de n’importe quoi, de ma vie perso ou de celles de mes proches, des infos, d’un truc que je vois dans la rue… ça c’est comme pour tout le monde. J’aime bien fonctionner par associations d’idées et pas chercher forcément à cloisonner les choses à l’intérieur d’un texte.


A partir du moment où on écrit quelque chose pour le faire écouter à d’autres gens, c’est forcément une posture qui est politique.


On lit dans votre bio «  Pas de discours, pas de leçon : une voix pour faire les comptes  » . C'est la politique du « zéro message  »,  chez Bile ?
Aline :
Je pars du principe qu’à partir du moment où on écrit quelque chose pour le faire écouter à d’autres gens, c’est forcément une posture qui est politique. Après, je déteste le prosélytisme, et plus encore que les gens qui ont un avis différent du mien, je déteste les gens qui font des leçons même si je pourrais être d’accord avec eux à la base. Evidemment qu’il y a des messages dans les textes, mais la plupart du temps je préfère que les gens interprètent les images qui sont dans les chansons et fassent leur sauce avec, et je déteste l’idée qu’on puisse penser que j’ai un message à faire passer. Ça me dégoûte.
Ange : Moi j’aime bien l’idée qu’il y a une unité organique entre le texte et la musique ; il n'y a pas un message et une illustration, il y a une poésie commune.

L'artwork est signé par Slimane, votre batteur. Que vouliez vous symboliser ?
Slimane :
Je voulais présenter quelque chose d’assez abstrait et libre d’interprétation. Du coup j’ai commencé à faire des photogrammes. C’est un procédé très intéressant qui permet de rendre n’importe quel objet du quotidien assez mystérieux. J’aime bien me dire que les gens vont s’arrêter sur la figure centrale de cette pochette et passer quelques secondes à se demander « qu’est-ce que c’est ? », alors qu’il s’agit en réalité d’un objet vraiment anodin…

Le chant de Bile dégage beaucoup d'énergie. Aline, comment le vis-tu de l'intérieur et dans quel état d'esprit tu finis les concerts ?
Aline :
Ca dépend lesquels (rires) ! Je pense pas être celle qui sue le plus sur scène. Même si les textes ont des thématiques dures, enfin souvent difficiles, le fait d’être sur scène, je vois ça surtout comme un moment à partager avec mes copains et avec les gens qui sont venus, donc c’est assez joyeux. Donc je dirais ça, quand je sors de scène je suis assez joyeuse.


Guitare, basse et batterie ont été enregistrées ensemble, en cherchant à être au plus proche possible des conditions de live.


Un mot sur la production et les conditions d'enregistrement de « Fœhn » ?
Victor :
On a la chance depuis le début d’être accompagnés par un ami ingénieur du son – qui s’appelle aussi Victor – qui fait un travail extraordinaire avec nous. C’est un peu le cinquième membre du groupe. Il nous accompagne aussi en tournée, et avec lui ont peut échanger tout le temps sur le son, la compo, et cette recherche on la fait avec lui aussi. C’est une chance incroyable de pouvoir bosser comme ça. Plus concrètement pour cet EP, on a enregistré à Caen dans le studio où travaille Isaac, le père de Slimane.
Slimane : On y a passé cinq jours. Contrairement aux sorties précédentes, guitare, basse et batterie ont été enregistrées ensemble, en cherchant à être au plus proche possible des conditions de live. Ce coup-ci on a beaucoup travaillé sur le mixage et le mastering, pour essayer de se rapprocher de ce qu’on cherche, avec un son plus organique, plus proche du live.
Ange : On a encore appris plein de truc sur cette étape-là aussi !

Comment et sous quelle forme  « Fœhn »  est-il distribué ?
Slimane :
contrairement à notre précédente sortie – dont le vinyle est toujours disponible ! – Foehn est une sortie exclusivement digitale. Vous le trouverez sur toutes les plate-formes d’écoute et de téléchargement, ainsi que sur bandcamp !
Aline : Victor a fait un site franchement bien fichu, bilerock.com (lien in fine), où vous trouverez tous les liens utiles.

Que va faire Bile dans les prochains mois ?
Victor :
On reprend enfin les tournées ! On jouera à Tournai et à Liège, Rouen, Le Havre et Paris d’ici décembre ! On a une tournée en Angleterre, qui devait se faire l’année dernière, et qui va se faire en avril prochain. Pour nous faire jouer ou pour consulter les dates de tournée vous pouvez voir sur notre page facebook !

Merci Bile de m'avoir répondu.
Tous :
Merci à toi !

Les liens :

 

TARAH WHO? PRESENTE UN NOUVEAU SINGLE-CLIP

  • Le 16/09/2021

Le label M&O Music présente le nouveau single-clip de Tarah Who?, « Supposedly A Man ».

Img 6478

Il est magnifiquement mis en images sur une chorégraphie d'Ayaka Hinokida.

Il n'en fallait pas moins pour ce morceau qui donne son titre au nouvel opus de Tarah Who?, un album de rock d'une belle qualité, qui sortira le 24 septembre dans les bacs et en digital et dont plusieurs titres ont déjà fait le bonheur de nos pages.

Tarahwho newcover2Tarah Who? nous parlait de ce nouvel opus voici quelques jours. Retrouvez cette interview ici :
TARAH WHO? : Letter from L. A. (interview)
« Supposedly A Man », le single, est disponible dès maintenant en version digitale :
https://backl.ink/148252129

BILE (Noise Rock), "Fœhn" (2021)

  • Le 16/09/2021

Groupe : Bile
Album : « Fœhn » (15/09/2021)
Genre : Noise Rock
Origine : Paris
On aime : Un rock sans fioritures

Par Ahasverus

Bile bandBILE par Jérémy Meysen

Disponible depuis le 15/09/2021, « Fœhn » est le nouvel EP quatre pistes du groupe de noise rock parisien Bile.
A propos du titre de l'album, Bile explique :
« Foehn, c'est le nom d'un vent qu'on trouve dans les Alpages. Il réchauffe l'air mais on dit aussi qu'il cause migraines et psychoses. Ça nous parle ! »

Bile artwork

BILE, « Fœhn » - Artwork : Slimane Azoulay-Coudre

L'histoire de Bile démarre en 2017. Ce groupe de « rock sous tension » , qui cite pour repères Shellac, Motörhead, Warsaw ou encore Sonic Youth, traine ses instruments sur les scènes de France, mais aussi d'Allemagne, de Belgique et du Royaume-Uni.
En 2020 le quatuor enregistre un premier EP, « Home ». Il récidive la même année avec « Bile - 7'' », mélangeant parfois un chant féminin anglais et français.

Bile revient cette fois dans un opus 98% français  - il doit rester un ou deux « Come inside » quelque part - avec un rock à fleur de peau. Un rock qui « parle des prisons, des petits boulots merdiques, des mensonges que l'on subit et de ceux que l'on s'impose » mais qui refuse de se poser en donneur de leçons. Ca sent l'urgence, et ça rappelle la délicieuse spontanéité de la scène française lorsqu'elle cultivait le côté Louise Michel du punk anar du early  80's.


« Fœhn » est disponible sur le Bandcamp du groupe au tarif de quatre euros. Il est authentique, il fait mouche. On vous le conseille.
https://bilerock.bandcamp.com/

Line-Up :

  • Aline (chant)
  • Ange (guitare)
  • Victor (basse)
  • Slimane (batterie)

Tracklist :

  • La Machine
  • Une Vie Moins
  • Les Proies
  • Le Cirque

Trouver l'EP :

Les Liens :

TARAH WHO? : Letter from L. A. (interview)

  • Le 15/09/2021

Le 24/09/2021 sortira « Supposedly A Man », le nouveau Tarah Who?.
Pour patienter en attendant la sortie de cet album de rock  qu'on vous recommande et dont notre chroniqueur Pépé
Stakatto vous fera l'article, nous avons pris des nouvelles de Coraline et Tarah, les deux expatriées - elles vivent aux USA - qui composent cette formation.

4ca435fa 6c8c 4598 87bf c5fdd0943e1a

Je n'ai pas de message précis quand j'écris, mon but est de me libérer de mes émotions et de faire du rock'n roll.


Bonjour Tarah Who? Pourquoi avoir choisi une formule duo ?
Coraline Herve (batterie) :
Bonjour ! Merci de nous recevoir. On n'a pas vraiment choisi la formule duo, c'est plutôt venu à nous (rires), mais ça fonctionne plutôt bien pour nous !
Tarah G. Carpenter (chant, guitare, basse) : Bonjour ! Oui effectivement. En fait notre dernier bassiste nous a planté une semaine avant une tournee Europeenne. On a dû trouver une solution très rapidement et il nous a semblé plus simple de partir en duo avec des tracks plutôt que d'essayer de trouver un(e) bassiste qui aurait dû apprendre vingt-cinq chansons en une semaine, etc. Au retour de notre tournée européenne, on avait une autre tournée de prévue et on se disait que, si on trouvait la solution pour ces deux tournées, on verrait après. La réaction du public était très encourangeante et on a trouvé plus simple finalement de n'avoir que nous deux a gérer, donc on est resté comme cela.

Tarah Who? ... Comment naît l'idée du prénom suivi de cette interrogation ?
Tarah G. Carpenter : Alors ça c'est une autre longue histoire ! (Rires)
Pour la faire courte, j'avais envoyé un email a mes musiciens de l'époque parce qu'on cherchait un nom de groupe. Donc ça, c'était au tout debut...  J'avais proposé plein de noms, mais ils n'ont finalement retenu que le sujet de mon email qui était « Tarah... WHO??? ». On s'était dit qu'on allait faire les dates déjà programmées avec ce nom puis qu'on allait réflechir, mais ... On ne l'a jamais fait !

Votre nouvel album sort le 24/09/2021. Il s'appellera « Supposedly A Man ». Quel message doit-on lire à travers ce titre ?
Tarah G. Carpenter : En fait l'album devait s'appeler « Exposed », parce que chaque chanson expose quelque chose de personnel ou une situation. La pochette de l'album a été pensée comme une fiche de police, d'où les photos mugshots. Au cours des semaines, j'écoutais un peu des nouveautés avec Alexa (NDLR : l'assistant intelligent d'Amazon) et je me suis rendue compte qu'à chaque fois que je lui demandais de jouer une chanson, elle jouait tout l'album de l'artiste. Dans cet album, il y avait effectivement la chanson que je cherchais, mais du coup je me tapais les autres titres de l'opus avant de tomber sur le single. Alors j'ai fait mes recherches et tout le monde a l'air de faire pareil ! Les Foo Fighters, Royal Blood etc. J'ai donc voulu tester : appelons l'album comme l'un des singles qui, pense-t'on, plaira le plus, comme ca ceux qui utilisent Alexa pourront découvrir également les autres chansons de l'album !

Tarahwho newcover2De quand datent les compositions du nouvel album ?
Tarah G. Carpenter :   Je les ai composees pendant le confinement. Je dirais que d'avril à septembre 2020 je composais. On a enreigstré le week-end des élections présidentielles aux US, avec nos masques !

« Supposedly A Man ». s'ouvre sur « Bad Time », un titre qui traite des violences faites aux femmes. Après « 64 Women » (votre dernier EP) à propos de l'immigration, Tarah Who? reste sur un sujet à caractère social...
Tarah G. Carpenter : Oui... Mais ce n'est pas voulu. J'écris ce que je ressens, ou ce que j'ai besoin d'exprimer. Je n'ai pas de message précis quand j'écris, mon but est de me libérer de mes émotions et de faire du rock'n roll.


Autre morceau, « La petite Boche ». C'est le surnom que donnaient péjorativement ses camarades de classe à la mère de Tarah, petite fille d'un soldat Allemand. Cette histoire sera moins lisible en Grande-Bretagne ou aux USA, pays qui n'ont jamais été occupés et dans lesquels vous trouvez principalement votre public. Mais j'imagine que l'important était de rendre hommage et justice à la maman de Tarah au travers de cette chanson, et que c'est la raison de son titre en français ?
Tarah G. Carpenter : Exactement ! J'ai écrit cette chanson pour ma mère, mais aussi pour toutes les mamans parce que, pour les enfants qui sont proches de leur parents, je pense que l'on peut reconnaître l'amour qu'on leur porte sans en avoir honte. On a eu de la chance avec mes frères, et je pense que Coralie sera d'accord avec moi, que nos parents étaient et restent présents pour nous. Ils font beaucoup pour nous, et je voulais dire a ma mère, que j'en etais consciente. En très gros... Effectivement, pour cette chanson, les Américains n'osent même pas prononcer le titre ! (Rire)  Ou bien je dois corriger, parce qu'ils veulent l'appeler « La Petite Bouche ». Ah nan, les mecs ! C'est pas le sujet... du tout !
L'autre raison pour laquelle je voulais l'appeler comme ca, c'était pour rappeler deux choses, toujours en restant dans l'optique de dénonciation lorsque l'album s'appelait  « Exposed ». Je voulais rappeler aux jeunes que donner des noms à ses camarades pouvait faire très mal, et je voulais aussi souligner cette période de l'histoire que les nouvelles générations n'ont pas connu.

C'est dans les gènes de Tarah Who? que de défendre ses valeurs au travers de sa discographie ?
Tarah G. Carpenter : Haha ! Je ne sais pas ! Je pense que c'est dans mes gènes, et le fait que je compose les chansons l'est aussi, certainement. Il me semble important de toutes facons de défendre ses valeurs. Maintenant, pour Tarah Who?, ce qui m'importe, plus encore que de faire partie d'un style musical en particulier, c'est d'écrire des chansons dont nous sommes fières et de les jouer avec sincérité et authenticité. Le style va varier de titre en titre, mais ce sera toujours du rock, parce que je ne connais que ça. J'ai grandi en écoutant du punk, du grunge, du garage, du metal, etc. Et je pense que toutes ces influences sont dans le son de Tarah Who?.


Je ne me considère pas du tout comme une chanteuse. Rien que de l'écrire cela me fait bizarre !


J'ai beaucoup aimé l'album « Supposedly A Man », sa maturité, son énergie. Des incartades punk et grunge, mais avant tout un album de rock direct, musicalement efficace et textuellement très percutant...
Coraline Herve : Merci beaucoup ! On a voulu faire un album un peu plus « simple » et efficace, qui est direct.
Tarah G. Carpenter : Merci, ça fait vraiment plaisir. Je suis contente de lire  « énergie », après, je ne sais pas si c'est en vibe ou en énergie dynamique, mais j'avais peur justement que cet album diffère un peu trop des anciens et qu'il plaise moins à certains de nos fans qui aiment  justement « 64 Women » (NDLR : le précédent EP de Tarah Who?) pour son côté très punk chaotique. Mais c'est une très bonne définition, « rock direct»,  c'est carrément l'esprit. On est un goupe de rock, plus ou moins énervé. En live, on a tendance a rester sur ce côté énervé et je pense que c'est ce qui fait qu'on nous appelle punk, par ici.

Img 6460Tarah, ton registre vocal assez bas me fait penser parfois à Crissie Hynde (The Pretenders), par exemple sur La Petite Boche ou Manners... Quel rapport entretiens-tu avec ta voix ?
Tarah G. Carpenter : Alors là... Euh... Honnêtement je ne sais pas du tout ce que je fais... Je ne me considère pas du tout comme une chanteuse. Rien que de l'écrire cela me fait bizarre ! Je chante parce qu'il s'agit de mes pensées, de mes émotions, de mon vécu, et maintenant ça me fait du bien parce que, en live, je crie tout ce que j'ai, donc il y a ce côté soulagement, défouloir. Mais je n'y connais rien du tout en voix... Je ne pourrais pas chanter toute seule, par exemple... Il faut que je joue !

Vous êtes toutes deux françaises expatriées aux USA. Reviendrez-vous tourner dans l'hexagone ?
Coraline Herve : Je reviens toujours de temps à autre pour voir la famille, et ça fait toujours du bien de revenir à la maison, en France. Pour l'instant je pense rester aux USA, mais on verra bien dans quelques années.
Tarah G. Carpenter : Oui pareil, la France c'est la maison, la famille, les amis, la bonne bouffe (punaise !), le bon vin (raahh lalala...). Mais pour la musique, et pour mon style de vie en général, je préfère être aux Etats-Unis. Depuis le temps, je connais plein de monde, et c'est ce qui m'a permis de continuer dans la musique. Je ne trouvais pas d'opportunités en France, et le jeu de scène, la facon dont les musiciens travaillent, sont complêtement differents. Je me trompe peut-être parce que je n'ai pas suffisamment d'expérience en France pour le coup, mais à l'époque où j'essayais de faire des choses, c'était un circuit tres fermé et restreint, avec décibelmètre à toutes les scènes musicales, les musiciens que j'ai rencontré ne prenaient pas le travail au serieux. A L.A., tout le monde est acteur ou musicien, et le niveau musical est impressionnant. Si ça ne marche pas avec l'un, tu prends l'autre. Ca va très vite ! Il n'y a QUE des opportunités !
Tourner en France ? Bien sûr ! Toujours ! On adore venir jouer en Europe et en France, à la maison.

Img 6470Que va faire Tarah Who? dans les prochains mois ?
Coraline Herve : Nous sommes en train de travailler sur le prochain EP ou album, on ne sait pas encore (Rires) et on espère pouvoir rejouer live assez vite.
Tarah G. Carpenter : Bah justement je travaillais là sur une demo ! Et je me suis souvenue de cette interview ! Oui, on est en train de préparer des nouvelles chansons que l'on va enregistrer en décembre, et on commence à booker des dates.

Où et sous quels formats pourra-t-on se procurer le nouvel album ?
Coraline Herve : L'album sera disponible en digital sur toutes les plateformes ainsi qu'en physique. Vous pourrez le retrouver sur notre site internet, www.tarahwho.com.
Tarah G. Carpenter : Yes, en physique il sera distribué dans quelques magasins je crois, mais sinon il sera dans nos merch avec les tee-shirts et tous les autres trucs qu'on emmène en tournée !

Merci Tarah Who? d'avoir pris le temps de me répondre.
Coraline Herve : Merci beaucoup de nous avoir reçues.
Tarah G. Carpenter : Oui, merci beaucoup.

 

 

SPLINTER (Rock, Pays-Bas), « Filthy Pleasures » (2021)

  • Le 03/09/2021

Groupe : Splinter
Album : « Filthy Pleasures » (03/09/2021 - Robotor Records)
Genre : Rock
Origine : Pays-Bas
On aime : L'originalité, la diversité

Par Ahasverus

Voici un album inclassable et réjouissant, et un groupe qu'on ajoutera, à la suite de LEWIS, de SomElse et de quelques autres, parmi les révélations de 2021 qui se distinguent grâce à un signature singulière.

Achats copie copie copieMais l'enthousiasme généré par ces belles découvertes de l'année ne doit pas nous égarer. Revenons à nos moutons et commençons par le début...
Splinter est un groupe hollandais basé à Amsterdam et La Haye. Son line-up se compose de Sander Bus à la guitare, Barry van Esbroek à la batterie, Gertjan Gutman à l'orgue Hammond, et Douwe Truijens au chant.

Dsc05444Au commencement, leurs formations respectives se croisent sur les scènes bataves. Ils décident de monter Splinter lorsque celles-ci splittent. L'intention ? « Ramener l'énergie pure, le punch punk et des chansons courtes, entraînantes et dansantes », raconte Douwe.

Splinter se fait alors remarquer par la mise en scène de deux clips très élaborés signés Jeroen de Vriese.

« Tourner ces clips avec Jeroen était juste une excellente idée. Nous le connaissions depuis des tournées précédentes, et Barry savait qu'il faisait aussi des vidéos sympas. Eh bien, c'était le jackpot ! »

Le 17/06/2021, Splinter dévoile ainsi « Brand New Future ».
« Pour "Brand New Future", j'ai eu cette idée très claire et détaillée d'une conférence de presse, nous dit Douwe. Vous savez, jouer avec les images auxquelles le monde entier est confronté depuis plus d'un an et demi, et aussi en quelque sorte se moquer des "bonnes intentions" des politiciens lors de ces meetings. Cela correspond vraiment au thème de la chanson "Brand New Future", qui est fondamentalement notre réponse au No Future des Sex Pistols : nous sommes un demi-siècle plus loin, et ce  futur flambant neuf signifie-t-il vraiment que nous avons un avenir ? Je ne pense pas. »

Ce clip est suivi par « Plastic Rose » en août.
« Plastic Rose, c'est bien plus une chanson d'amour... Nous avions donc donné carte blanche à Jeroen pour la vidéo. Il a proposé un script, et nous avons dit "c'est cool, mais peut-être qu'il y a besoin de zombies ici et là". Et le reste appartient à l'histoire, haha… »

Le groupe entre en studio dans l'idée d'enregistrer un double single.

« Tout s'est si bien passé que nous avons presque accidentellement enregistré huit pistes en un week-end ! Plus tard, nous avons ajouté deux chansons pour vraiment en faire un album, et voilà, notre premier album est là. J'aime vraiment la façon dont cela s'est produit d'une manière si nonchalante et presque accidentelle... »

Ainsi naît « Filthy Pleasures ».

Splinter coverLe cadrage de la pochette rappelle le « Sticky Fingers » des Stones. Est-ce un hasard ? Comme les Britanniques, Splinter ouvre sa carrière sur un vaste champ des possibles. La formule guitare/batterie/orgue Hammond/choeurs lui donne une belle marge de manoeuvre, encore étendue par la voix de Douwe, capable de saupoudrer les mélodies rock d'un groove pop sous acide. Le punk, le rock, le psychédélique, la pop, cet album n'est fait qu'avec de bonnes choses. Vous sentirez le goût de la sauce dès l'énergique « Robothell », en piste 1. Inutile d'en dire plus : les trois clips présents dans cette publication vous donneront un excellent aperçu du fond et de la forme.  « Filthy Pleasures » est incontestablement l'un de de nos coups de coeurs de 2021, révélateur d'une formation qui est à maturité dès son premier album. Pour nous, c'est carton plein : pas une faille dans cette histoire, ni dans l'image, ni dans le choix des clips, ni dans cet opus jouissif qu'on vous recommande.

« Filthy Pleasures » est disponible en version digitale, CD et vinyle sur le site du groupe. Le lien est in fine.

Tracklist (édition vinyle) :

1. Robothell
2. Bitter Sounds
3. Hold My Leash
4. Splintermission
5. Plastic Rose

1. Read My Mind
2. Something Else
3. Take No More
4. Hurt
5. Brand New Future

Les Liens :

SPLINTER : La génération éclatée (interview)

  • Le 01/09/2021

En deux clips  ironiques et rock'n roll dans l'esprit, ce jeune groupe hollandais s'impose parmi nos coups de coeur de l'année, avant même la sortie de son premier album qui interviendra début septembre 2021.
On n'a pas résisté au plaisir d'une interview. C'est Douwe, leur chanteur, qui s'y est collé...

Dsc05444Bonjour Douwe. Peux-tu nous dire d'où vient Splinter et nous présenter votre line-up ?
Douwe (chant) :
Hey mec ! Nous sommes un groupe basé à Amsterdam et La Haye, aux Pays-Bas. Notre line-up se compose du grand Sander Bus à la guitare, Barry van Esbroek à la batterie, Gertjan Gutman fournissant le son emblématique de l'orgue Hammond, et moi-même au chant.
Je connais Sander depuis qu'il a rejoint mon ancien groupe, Death Alley, en tant que bassiste. Notre entente personnelle et musicale était très bonne dès le début, alors quand Death Alley a splitté, il était clair pour nous deux que nous voulions continuer à faire de la musique ensemble. Barry (qui a déjà joué dans le groupe de hard rock Vanderbuyst) est le meilleur ami de Sander depuis plus d'une décennie - il a aussi été son voisin pendant des années - et c'est aussi lui qui m'a présenté Sander voici longtemps, il était donc logique de le solliciter pour la batterie. Lorsque nous avons fait notre tournée d'adieu avec Death Alley, nous avons fait une tournée combinée avec Birth Of Joy, qui touchait également à sa fin - c'est ainsi que nous avons rencontré Gertjan. Le line-up de Splinter a donc émergé assez organiquement, et logiquement, et il s'avère maintenant qu'il fonctionne très bien !

Vers quoi vouliez-vous tendre en formant Splinter ?
Comme je l'expliquais, nous venions tous de voir la fin d'autres groupes lorsque nous avons commencé Splinter. Pour moi, la chose la plus importante était de ramener l'énergie pure, le punch punk et des chansons courtes, entraînantes et dansantes. J'ai dit à Sander que je voulais revenir à l'ancienne ambiance punk - pas pour copier exactement ce son, mais pour m'inspirer de l'attitude, de l'énergie. De plus, les paroles étaient censées être quelque peu « directes » et clairement compréhensibles. Dans l'ensemble, nous voulions juste faire de la musique qui soit très facile à comprendre et qui se traduise par l'enthousiasme et l'énergie du public.


Les leaders politiques, l'Église, vos parents, tous avaient peur du rock'n'roll, du punk-rock, voire du grunge. Aujourd'hui tout est très éclaté, et les petites différences entre les sous-genres sont mises à l'index, tant qu'on en oublie de chercher les intérêts communs à notre génération.


Que trouve-t-on dans un morceau de Splinter ?
Je suppose que vous pouvez trouver exactement cela. Je pense vraiment que même si toutes nos chansons sont assez différentes les unes des autres, la cohérence entre elles est qu'elles sont fraîches, excitantes, et donnent envie de se lever, d'aller en ville et de danser. Je pense que vous pouvez parfois percevoir que nous écoutons de vieux trucs punk, mais vous pouvez aussi entendre que nous n'avons en fait aucun dogme au niveau du son : nous écoutons également de vieux groupes de beat, du rock 'n' roll des années 70 et des groupes des années 80, ou encore plus modernes des années 90. Pour notre son, en gros, tout est permis, tant que nous pensons qu'il sonne bien et que nous pouvons bien le jouer à nous quatre avec nos instruments.

J'ai entendu parler de « Splinter generation ». De quoi s'agit-il ?
Ce qui est triste avec notre génération, notre culture de la jeunesse, c'est qu'il n'y a pas de mouvement de masse créant quelque chose pour lui-même. Cela ne semble pas être aussi dangereux pour l'establishment que l'étaient les contre-cultures des générations précédentes. À l'époque, les leaders politiques, l'Église, vos parents, tous avaient peur du rock'n'roll, du punk-rock, voire du grunge. Aujourd'hui tout est très éclaté, et les petites différences entre les sous-genres sont mises à l'index, tant qu'on en oublie de chercher les intérêts communs à notre génération (et les ennemis communs !). Je trouve bien ironique que la chose qui nous relie le plus en tant que génération, soit exactement cette fragmentation - c'est paradoxal. C'est pourquoi je l'ai appelée la génération Splinter.


Tout s'est si bien passé que nous avons presque accidentellement enregistré huit pistes en un week-end !


Côté discographie, vous avez sorti un double-single, et vous préparez un album qui sera livré en septembre, c'est bien ça ?
C'est bien ça ! Le 3 septembre 2021, nous sortirons notre premier album « Filthy Pleasures ». Il sera publié par Robotor Records, qui est le nouveau label initié et dirigé par les gars de Kadavar. Nous connaissons très bien ces gars depuis certaines tournées que nous avons faites,  ils ont été immédiatement enthousiastes quand ils ont entendu les premières démos de Splinter et ils ont dit qu'ils voulaient le sortir. Pour nous, c'est bien sûr un ajustement parfait, nous sommes donc très heureux que la sortie arrive enfin là !

Peut-on en savoir plus à propos des compositions qui seront sur l'album ?
Les chansons qui figurent sur « Filthy Pleasures » ont été écrites à un rythme très élevé, en très peu de temps. Sander et moi avons commencé à écrire (enfin, Sander compose et je fais des lignes vocales et des paroles – parfois nous le faisons ensemble) alors que nous étions encore en tournée avec Death Alley. Nous avions un tas de chansons prêtes quand nous avons commencé à répéter avec Barry et Gertjan. Ensuite, nous avons voulu entrer en studio après environ trois mois de répétition, juste pour enregistrer un 7", avec deux chansons. Mais tout s'est si bien passé que nous avons presque accidentellement enregistré huit pistes en un week-end ! Plus tard, nous avons ajouté deux chansons pour vraiment en faire un album, et voilà, notre premier album est là. J'aime vraiment la façon dont cela s'est produit d'une manière si nonchalante et presque accidentelle...

Mg 1777 1De quoi ces chansons parlent-elles ?
Eh bien, vous savez, ce que je viens de dire sur la contre-culture, c'est quelque chose qui m'occupe l'esprit. Pas seulement la « Splinter Generation », mais plus généralement la lutte qui reste à mener contre le pouvoir en place, contre notre ennemi commun. Certaines chansons parlent de ça. Mais en attendant, nous ne sommes aussi qu'un groupe de gars avec des besoins biologiques et hormonaux, (Haha !), donc nous avons aussi des chansons sur l'amour et le sexe – qui sont après tout des forces motrices si fortes pour presque tout dans la vie...

D'autres remarques sur le futur opus ?
Je trouve très cool qu'il y ait vraiment cette sorte de DIY. Je pense que l'idée de le faire soi-même, et de ne pas dépendre des grosses entreprises et de l'argent est l'un des principaux charmes de la scène punk-rock de l'époque. J'embrasse cet esprit autant que possible. C'est pourquoi c'est si génial que Robotor Records fasse la sortie, car ils sont également dans cet état d'esprit - à la fois avec Kadavar et avec le label. C'est donc très cool à mon avis que toute la conception de la pochette ait été réalisée par Lupus Lindemann (de Kadavar / Robotor Records) car cela maintient petit le cercle de personnes impliquées. J'aime ça !


Nous avons assez de matériel pour un deuxième album.


Jeroen de Vriese a réalisé pour vous deux clips très élaborés,  pour les titres «  Brand New Future » et « Plastic Rose ». De quoi ces chansons traitent-elles et quel souvenir gardes-tu du tournage ?
Tourner ces clips avec Jeroen était juste une excellente idée. Nous le connaissions depuis des tournées précédentes, et Barry savait qu'il faisait aussi des vidéos sympas. Eh bien, c'était le jackpot. Pour « Brand New Future », j'ai eu cette idée très claire et détaillée d'une conférence de presse. Vous savez, jouer avec les images auxquelles le monde entier est confronté depuis plus d'un an et demi, et aussi en quelque sorte se moquer des "bonnes intentions" des politiciens lors de ces meetings. Cela correspond vraiment au thème de la chanson « Brand New Future », parce que la chanson est fondamentalement notre réponse au No Future des Sex Pistols : nous sommes un demi-siècle plus loin, et ce  futur flambant neuf signifie-t-il vraiment que nous avons un avenir ? Je ne pense pas. Et « Plastic Rose », eh bien, c'est beaucoup plus une chanson d'amour... Nous avions donc donné carte blanche à Jeroen pour la vidéo. Il a proposé un script, et nous avons dit "c'est cool, mais peut-être qu'il y a besoin de zombies ici et là". Et le reste appartient à l'histoire, haha…

Que va faire Splinter dans les prochains mois ?
Nous ferons avant toute chose la promotion de notre premier album. Nous avons un tas de spectacles programmés, et nous espérons qu'ils pourront avoir lieu. En plus d'un concert à Berlin, nous avons une tournée avec le nouveau groupe belgo-néerlandais-britannique Sloper, avec Cesar Zuiderwijk (batteur de Golden Earring) et Mario Goossens (batteur de Triggerfinger). Cela va certainement être très amusant ! Et en attendant, nous avons également assez de matériel pour un deuxième album, nous voulons donc entrer en studio d'ici la fin de l'année pour faire un nouveau LP.

Merci Douwe d'avoir répondu à mes questions.
Merci beaucoup ! On espère vous rencontrer, toi et les lecteurs d'Ahasverus, très bientôt sur la route, quelque part en France, ou où que ce soit d'autre...

Les Liens :

splinter-music.com

 

 

 

Chronique d'album : ELEFANT TALK (Stoner Rock), "Elefant Talk" (2021)

  • Le 27/08/2021

Groupe : Elefant Talk
Album : Elefant Talk (19/03/2021 -
M&O Music)
Genre : Rock / Stoner
Origine : Chambéry

par Dam'Aël

LE GROUPE:

Duo créé il y a à peine 2 ans, le défi était : un batteur (Sébastien Necca), un bassiste/chanteur ( GABY Vegh) et RIEN d'autre. Au vu du succès rencontré en live, les deux protagonistes ont relevé ce défi durablement, ce qui leur a même valu de signer sur le label M & O Music. Ce projet était latent dans la tête de Gaby depuis un certain temps et c'est lors d'un concert sur Genève avec un autre groupe de reprises que, observant l'ingénieur-son faire la balance de Royal Blood , branle-le-bas de combat neuro-cérébral, le déclic magistral pour le bassiste se fait, désormais convaincu qu'un tel duo à la française pouvait très bien fonctionner.

Duo elefant talk

Et si on cherchait à connaître encore plus ces deux protagonistes ?
Sébastien Necca  est batteur, compositeur, interprète, arrangeur, producteur, musicien professionnel depuis 2009 qui a joué dans de nombreuses formations dans différents styles, a écrit et réalisé deux albums jazz à son nom avec des musiciens réputés, a participé sur les albums de Romain BARET, ou encore de GROUNDED.
Gaby Vegh est un bassiste, chanteur, auteur, compositeur, interprète, arrangeur, producteur, musicien professionnel depuis 1995 qui a monté avec Christophe Godin et Peter Puke,  son groupe de rock GNÔ avec lequel il joue et enregistre des albums depuis 2001. Le groupe a sorti son cinquième album "Stereofish" (enregistré aux Real World Studios de Peter Gabriel au Royaume Uni.). Tous deux ont été professeurs de musique à Chambery. 

Et pourquoi le nom du groupe :
Gaby révèle sur http://metal-integral.com/chronique.do?chronique_ID=7807 le vrai sens d’ELEFANT TALK :
« C'est un clin d'œil au fameux morceau de KING CRIMSON mais nous c'est Elefant avec un "f". La signification vient des textes qui sont toujours basés sur d'hypothétiques paroles d'animaux, qui s'adressent aux hommes ou qui parlent de leur condition. L'éléphant symbolise pour nous la puissance de la section rythmique basse/batterie que nous sommes. »

LE SON, LE MATOS ET LE GENIE... 

Mais comment peut-on obtenir autant de son avec simplement deux instrumentistes ? Avec une idée, genre "an hell-idea", générée par la rencontre d'un matériel bien particulier : la M6 et le Helix (Pedalboard Line 6 Helix). Ma quèsaco ? Non le Helix n'est pas du tout le dernier hélicoptère qui aurait pu envoyer nos deux gais-lurons sur la côte ouest d'un autre continent, nooon ! Il s'agit en fait d'un pédalier qui permet d'envoyer plusieurs sources différentes avec plusieurs sons différents (Euh... genre dernière fanfare électronique... Dam'Aël reprend un cachet ou fais toi une nouvelle injection antiCov666, pour retrouver tes esprits !). Enfin, le dernier élément qui a permis un tel résultat, c'est la rencontre avec le luthier Huchard Luthier, qui fabique à Gaby une basse huit cordes sur mesure . Mais c'est un peu plus sophistiqué que cela ne peut paraître. Il s'agit d'une basse quatre cordes doublées de quatre autres cordes, guitare celles-ci, collées chacune entre elles. Bien évidemment, les doubles cordes se jouent en twin car impossible de les jouer individuellement. L'intérêt d'un tel montage est au final l'obtention de plus d'harmoniques car les deux cordes qui résonnent ensemble sont à l'octave (pour les musiciens techniciens cordes de basse normales hexagonales de chez Savarez qui apportent les basses. les cordes de guitare sont plus longues car il s'agit d'un diapason de basse, par contre les tirants sont des tirants de guitare faits sur mesure, en 45/105, accordées un ton plus bas en ré sol do fa). Evidemment pas de soli dans de telles conditions mais des arrangements, par contre, qui relèvent de l'orfèvrerie suisse pour remplir l'espace avec efficacité tout en gardant un esprit brut de décoffrage.
(https://www.youtube.com/watch?v=CuJ0iNKc804)

L'artwork : l'infographie revient à Pier Bernard. La jacquette reprend les deux symboles que sont l'éléphant disproportionné et le corbeau en nuée imposante à la Hitchcock, dans un environnement urbain dévasté.

L'ALBUM:

Elefant talk cd

Leur premier album est un éponyme de onze  titres qui est sorti le 19/03/2021, financé par une campagne de crowdfunding largement réussie. Cet opus est disponible en écoute et achat sur les plateformes digitales ainsi qu'en série limitée compact disc (300) et vinyle (100). Les paroles sont  en anglais  et les textes laissent la libre expression aux animaux pour traiter de l'Homme, de son complexe de supériorité, de son âme tordue... textes d'une qualité particulièrement exceptionnelle.

1. The First Day Of The Rest Of Your Life : instrumental

Histoire sans paroles afin de nous poser sur la question princeps de cet album: et si c'était le dernier jour de votre vie ? Hypnotique, acculé au mur de l'interrogation, Elefant Talk nous aspire dans son monde. Vous prenez vore passeport ?

2. Save Yourself :

Sauve qui peut !  Le duo vous propose le Zeppelin pour ce voyage musclé. Un rock très fédérateur flirtant avec le hard dont les influences, vous l'aurez compris, rappelle un quartette dont les Physical Graffiti sont encore encrés dans les murs du Rock Old School. 

3. Pachydermik :

Sauver le monde et soi-même relève d'une action ferme, assurée par un pas décidé mais précis dont le résultat exige beaucoup de patience et de lenteur, tel un pachyderme devant s'aventurer dans le palais des glaces... Un morceau qui s'articule dans une atmosphère de stoner et de fuzz, rythmé et cadencé éléfantesquement avec pesanteur  sur une basse aussi grave que le sujet. Profitons des quelques secondes de break pour faire un point dans notre réflexion... Ce morceau assez représentatif de cet opus s'est doté d'une vidéo sortie le 28/09/2020, sous la direction de Pascal Lemoine


 "Pachydermik" official video sortie le 28/09/ 2020. A noter que les masques utilisés lors du clip font référence aux animaux totem dont l'éléphant pour Gaby et le corbeau pour Sébastien.

4. Crocodile :

La voix de Gaby se fait à géométrie variable selon les émotions mises en avant, complétée par des effets tout aussi variés. Quelques fois incisif, Crocodile est énergique et nous surprend par ses touches aériennes éparses. Inutile de vous préciser que Rage Against The Machine fait partie de leurs influences, mais pas seulement. Notons une ryhmique basse dynamique qui reste bien en tête.

5.Leave Me Alone:

Une pesanteur émotionnelle à la fois Old School et moderne qui ne s'isole absolument pas du reste de cette galette variée, inventive. Petite surprise, laissés par les quelques "lalalala", presque infantiles.

6.I'm a Hound Dog:

La magie basse/guitare s'opère de façon très nette sur ce titre, largement sublimée par une batterie travaillée et recherchée (Mention spéciale). Une énergie pop rock fédératrice qui nous embarque dans une course  à la Royal Blood. Que le duo britannique se tienne bien, Gaby et Sébastien ne sont pas loin ! Un mini film a été réalisé , toujours sous la direction de Pascal Lemoine, mettant en scène nos deux protagonistes parfois cachés sous leurs masques symboles.

ELEFANT TALK - I'm a Hound Dog - A short movie - 20 août 2020

7. Chitter Chatter :

Rythmiques hypnotiques, psychédéliques,répétitives, syncopées, fédératrices qui nous laissent une bonne empreinte forgée en tête. 

8. Carnivor  :

Un groove assez fuzz dans son genre, cadencé par des plages variées aux ambiances rythmées sur une  batterie inspirée.

9. Mass Murder :

Grosse identité musicale du duo avec ce stoner très bluezy à la technique évidente, doté d'une voix quelle que peu travaillée par la production.

"Mass Murder" Live 19/03/2019 

10. The hunting :  

Ron “Bumblefoot” Thal (Guns'n Roses, Bumblefoot, Sons of Apollon, Asia) est ami avec Gaby depuis plus de vingt-deux ans et s'est fait le plaisir de venir  poser sa patte via un petit solo guitare, rajoutant encore un peu plus de peps sur ce titre. On rappelle les influences de Elefant Talk, c'est Rage Against The Machine, Royal Blood, Queen of The Stone Age, Led Zeppelin. Vous voyez...

11. Time to go :

 "Time To Go" est un mid-tempo envoûtant, particulièrement marqué d'une pesanteur émotionnelle, mélancolique, sorte de complainte à la recherche du temps perdu où la tristesse s'immisce sans carton d'invitation, nous laissant perdus dans ses choeurs désolants, nous laissant en suspension dans cette atmosphère navrante.

 

LA PRESSE EN PARLE:

"Loin du  minimalisme sonore... les morceaux sont riches et variés. Mélodies, refrains accrocheurs et changements d’ambiances s’enchaînent ... le jeu de Sébastien est incroyable... Idem pour la basse qui passe par tellement de couleurs, depuis des sons très ronds, jusqu’à des effets Fuzz... Quant à la voix de Gaby c’est le troisième instrument à géométrie variable qui s’adapte selon les besoins." 
http://metal-integral.com/chronique.do?chronique_ID=7807

"Un son massif dopé de gros riffs énergiques avec une mélodie catchy. 10 visions de la vie à travers le regard d’un animal. L’animal totem étant l’éléphant pour Gaby et le corbeau pour Sébastien. La synergie des deux instruments est d’une extrême efficacité . Le chant vient rajouter peps, sensibilité et mordant à cet ensemble de riffs ultra lourds. ambiance à la fois trépidante, chaleureuse et dense, sans fioritures inutiles." 
https://zwei.rockmetalmag.fr/chronique-elefant-talk-1er-album-eponyme/

"Musicalement très inspiré Elefant Talk pourraient bien être comme une sorte de petits cousins français de Royal Blood.  belle réussite. Nul doute que les chambériens ont un bien bel avenir devant eux."  
https://www.seigneursdumetal.fr/index.php?page=chronique&id_chro=3718

"distillant un rock rugueux et lourd à la fois minimaliste et dense. Leur occupation de l’espace sonore est juste brillante.
https://amongtheliving.fr/chronique-album/elefant-talk-1st-lp/

"rock bonifié"  
https://www.rockmadeinfrance.com/actu/elefant-talk-elefant-talk/37854/

"Doté d’une production au poil et d’un gros travail de composition, Elefant Talk et son album éponyme offre un premier ouvrage bourré de talent et de promesses."
http://www.soilchronicles.fr/chroniques/elefanttalk-elefanttalk

" Rock musclé, mélodique et inventif. La complicité et la complémentarité des français sont évidentes et vont puiser dans des registres allant du Stoner au Psych, tout en gardant ce côté Power Rock direct et accrocheur "  
https://rocknforce.com/elefant-talk-power-rock-ravageur/

"Puissant, mélodieux et totalement brut. Les deux compères envoient un rock totalement débridé ! C’est bon, fort et en plus français. Quelque chose nous dit que l’on n’a pas fini d’en entendre parler. un déferlement d’énergie sans détours vous attend... "  
https://www.lagrosseradio.com/rock/webzine-rock/video-rock/p28449-elefant-talk-i-m-a-hound-dog.html


NOTRE AVIS:

La formation minimaliste composée par le duo Gaby Vegh et Sébastien Necca est loin de nous délivrer un album minimaliste, bien au contraire. A eux d'eux, ils réalisent l'exploit de remplir un espace instrumental étonnant d'un rock musclé, efficace, énergique, emprûntant  Stoner, Fuzz, Power et autres jusqu'au psychédélique, complété par une voix à géométrie variable délivrée par Gaby. La batterie alterne des rythmiques binaires de pure structure avec d'autres beaucoup plus recherchées et travaillées qui complètent harmonieusement le tableau sonore. La guitare en twin et les notes d'une basse ronronnante ou saturée s'attèlent à offrir tout au long de cette galette des ambiances variées, où refrains accrocheurs et mélodies catchy nous tiennent en haleine au fil de ces onze titres sacrément ficelés. « Premier album ? Vous plaisantez ! » aurions-nous tendance à vociférer, tant la surprise est de taille. Ce duo laisse présager encore du bon mais surtout du meilleur à l'avenir quant on explore ce premier jet. Une très belle complicité qui témoigne d'une tout aussi belle complémentarité et érige "Elefant Talk" sur la stèle d' ambiances lourdes ou déjantées, sans jamais perdre en cours de route cette émotion indispensable et captivante dans un album. Nous voulons en prendre plein nos oreilles ! Je vous garantis quec'est le cas !

Ah au fait, Gaby a fait tester l'intensité sonore de l'album de ELEFANT TALK à son animal totem ; la réverbération sonore renvoyée par ses oreilles ont fracassé toute la porcelaine de Chambéry. Limoges a eu chaud !

D'autre part, le travail de production est magistral et donne une couleur scintillante à cet opus.

 

NOUS ALLONS PLUS LOIN CHEZ AHASVERUS:

"Pascal Lemoine - Pascal Lemoine Projet - un portraitiste qui donne la vie à ses œuvres, un artiste qui allie à la perfection à la fois l'art du peintre, du photographe et du poète et l'art de l'image en mouvement. Ce film est un subtil mélange d'images et de musique qui nous plonge dans le rêve le plus profond. Bravo, félicitations et merci de nous faire partager ces moments fantastiques."  Magazine Video.com
"Lorsque vous vous servez d’un appareil photo, non pas comme d’une machine, mais comme le prolongement de votre coeur, vous ne faites plus qu’un avec votre sujet." Pascal Lemoine Projet
"Je suis animé par l'authenticité, la sincérité, le devoir de mémoire et les moments simples de la Vie. Je travaille avec passion et cherche à capturer les instants rares." Pascal Lemoine Projet
"J'aime soigner l'étalonnage et ainsi donner une identité propre à chaque univers visuel. j'attache une grande importance au fait que la musique, le Sound Design et les images ne fassent qu'un." Pascal Lemoine Projet

LES LIENS:

http://https://www.facebook.com/elefant.talk.music/

http://www.elefant-talk-music.com/

https://elefanttalk.bandcamp.com/album/elefant-talk-compact-disc-limited-edition

http://www.youtube.com/channel/UCbg_XXFAWbEoKSKSrYI3x5A?

https://www.pascallemoineprojet.com/

https://www.facebook.com/momusiclabel

Logo elefant talk

SUZIE STAPLETON (Dark Rock), We Are The Plague (2020)

  • Le 12/08/2021

Dans la série « Il n'est jamais trop tard pour bien faire », voici une séance de rattrapage pour un album inratable sorti le 31/07/2020 : « We Are The Plague », de l'Australienne (installée en Grande Bretagne), Suzie Stapleton.

Suzie stapletonIl s'agit d'un premier album de onze pistes, d'environ quarante-neuf minutes. Premier album, mais la carrière de Suzie Stapleton est déjà bien amorcée : elle a sorti deux EP (en 2009 et 2012) et partagé la scène avec Mark Lannegan ou Jim Jones And The Rigtheous Mind.

A propos de son artwork, Suzie Stapleton expliquait :
« En raison du premier confinement, le tournage initialement prévu a été annulé et nous avons dû faire preuve de créativité à la maison. J'ai acheté un projecteur bon marché pour que nous puissions faire le clip et faire la cover dans le salon. J'ai organisé les images à l'aide d'une application sur mon téléphone, elles ont ensuite été projetées sur moi. »

Musicalement, nous écoutons religieusement un dark/blues/rock/folk très personnel, intimiste et sombre, dépouillé au possible, monté à coups de guitare, batterie, violoncelle et contrebasse, mais se permettant de se présenter a capella (The River Song) pour un effet saisissant. Suzie Stapleton peut néanmoins se faire, comme pour la chanson-titre, énergique, et développer une grande puissance (In The Darkness).

Les thématiques abordées par les lyrics sont au diapason de l'univers musical : changement climatique, effondrement de la société... Si elle parle de fleurs, ce sera sûrement pour votre enterrement. Il faudra s'y habituer, parce qu'on va la revoir, Suzie Stapleton ! Son premier album révèle une personnalité avec laquelle l'avenir devra compter.

Le timbre est grave, légèrement rauque et totalement remarquable. On pense à Patti Smith, voire à Spike, le chanteur de The Quireboys (You Were There). Cette voix, servie par ce songwriting de haute-couture, fait de cet album une plante carnivore captivante et vénéneuse qui vous retiendra dès lors que vous aurez posé vos pattes sur la première piste.

« We Are The Plague » est un voyage fascinant et révèle une chanteuse remarquable. Faites comme moi, ne le ratez plus !

Les Liens :

 

 

THE ROOST, "Alice" (2020)

  • Le 10/08/2021

Groupe :The Roost
Album : « Alice » (25/03/2020)
Genre : Rock alternatif
Origine : Bruxelles
On aime : Le songwriting, le chant et les choeurs, le potentiel.

Par Ahasverus

Theroost alice coverSorti en 2020, mais rappelé à notre bon souvenir cet été par M&O Music, The Roost est un groupe belge fondé en 2015. 
En 2018, ces Bruxellois sortent « The Roots Live Demo », un EP cinq titres.
En 2020 c'est avec un album qu'ils reviennent :

« Alice »

« Alice » propose dix pistes, mais c'est avec une autre, nommée « Leila », qu'on ouvrira le bal.
La preuve par le clip, avec une chorégraphie de Tiny Djinn Mano Danseuse orientale.

Ce premier titre est un rock plutôt radiophonique. Ce choix ne nous semble pas particulièrement représentatif d'un album qui durcit le ton très vite pour tendre vers un son 90's façon Nirvana (« Impossible »).
Façon Nirvana, calmos les fans de grunge: la sauce reste une fabrication The Roost. D'abord parce que ses influences sont larges et que d'autres noms vont venir à l'esprit (les guitares de Black Sabbath pour « Enemy ») ; surtout parce que la personnalité de The Roost arrive à passer à traver le tamis.
Personnalité, le mot est lâché ! The Roost nous fait penser à ces formations inclassables telles que Seeds Of Mary, September Again ou Vicious Grace, qui réussissent à s'extraire des stéréotypes pour proposer quelque chose de différent, et mieux encore de singulier, c'est ce qu'on appelle le rock alternatif.
Ajoutons à cela de très belles voix, un sens du songwriting, et vous comprendrez que The Roost a un bel avenir devant lui s'il parvient à trouver les bons chemins pour atteindre un public qui ne peut que l'accueillir. A commencer par vous : « Alice » mérite toute votre attention, elle vous attend, courez la rejoindre.
« Ain’t it the way it goes when you find what you’re looking for ? »

Les Critiques :

  • The Roost a fait un album qui peut se résumer en un seul mot : « parfait ».
    http://lautremonde.radio.free.fr

Line-Up :

Theroost photo 1

  • Matthieu Meunier (chant)
  • Jérémy De Bels (guitare)
  • Laurent Cenatiempo (guitare, chant) 
  • Jeff Pessi ( basse, chant)
  • Pierre-Yves Darquenne (batterie)

Tracklisting :

1. Leïla / 2. Impossible / 3. Monsters / 4. So Strong / 5. Consequences / 6. Enemy / 7. Alice / 8. The Crimson End Of Time / 9. Date And Quit / 10. Kings Of The Haze

Les Liens :

Republic Of Rock'N Roll, "Baudelaire Le Revenant" (2021)

  • Le 05/08/2021

Groupe : Republic of Rock'n Roll
Album : « Baudelaire Le Revenant » (25/06/2021 - M&O Music)
Genre : Rock
Origine : Paris

On aime : une transposition pleine de fraîcheur
Par Ahasverus

Ror2021 coverREPUBLIC OF ROCK'N ROLL « Baudelaire Le Revenant » (25/06/2021 - M&O Music)

«  Baudelaire était un punk défoncé du matin au soir ! » affirmait en 2020 le romancier Jean Teulé à l'hebdomadaire Le Point.
(retrouvez l'interview intégrale ici : https://www.lepoint.fr/livres/jean-teule-baudelaire-etait-un-punk-defonce-du-matin-au-soir-24-10-2020-2397800_37.php)

Charles Baudelaire  n'a pas volé cette réputation, lui qui s'opposait aux valeurs bourgeoises de sa famille, qui goûtait aux paradis artificiels, participait à la révolution de 1848, menait une vie dissolue et décédait de la syphilis.

Il se verrait condamné pour la hardiesse de ses poésies. Publiées en 1857, « Les Fleurs du Mal » vaudront à leur auteur et à leurs éditeurs une forte amende pour outrage à la morale publique et aux bonnes mœurs. « L’odieux y coudoie l’ignoble ; le repoussant s’y allie à l’infect », critiquera Gustave Bourdin dans Le Figaro du 05/07/1857.  On était à l'époque où Flaubert dut répondre devant le même tribunal de la Seine de la conduite indigne d'Emma Bovary. Flaubert sera acquitté. Baudelaire point. L’ouvrage sera censuré et amputé de six poèmes : À celle qui est trop gaie, Les Bijoux, Le Léthé, Femmes damnées, Lesbos, et Les métamorphoses du Vampire quitteront la nouvelle édition.
A la demande de la Société des Gens de Lettres, la condamnation sera tout de même révisée en 1949, et la Cour de Cassation réhabilitera le poète et ses éditeurs.

RepublicREPUBLIC OF ROCK'N ROLL

C'est en cette année 2021 au tour du groupe Republic Of Rock'N Roll de rendre hommage à Baudelaire, dont on fête le bicentenaire.
Au travers d'un album d'une durée de trente et une minutes, qui prend pour titre « Baudelaire Le Revenant », les Parisiens on choisi d'adapter dix poèmes, et c'est l'une des pièces licencieuses (« A celle qui est trop gaie ») qui ouvre l'album.

Alternant les mélodies douces et les hymnes rock, Republic Of Rock'N Roll ne prend avec l'auteur que les libertés nécessaire à la musicalité, proposant un album à la fois esthétique, énergique et actuel. Le groupe trouve l'équilibre et le tempo pour s'approprier une oeuvre qui reste moderne et régurgite la langue du poète en un rock très frais qui lui donne, autant que de besoin, un léger bain de jouvence.

Quatrième album de Republic Of Rock'N Roll, « Baudelaire Le Revenant » est illustré par le clip « J'ai plus de souvenirs que si j'avais mille ans»

Baudelaire est enterré au cimetière du Montparnasse.
Déjà mis en musique par Léo Ferré ou Bernard Lavilliers, il trouve vie à nouveau à travers « Baudelaire Le Revenant ».
L'album est disponible sur vos plateformes depuis le 25/06/2021. (liens in fine)

Les Liens :

Quintana Dead Blues eXperience, « 4 Lost Songs » (EP - 2020)

  • Le 28/07/2021

Groupe : Quintana Dead Blues Experience
Album : « 4 Lost Songs » (EP - 23/07/2021)
Genre : One-Man Band
Origine : Bordeaux
On aime : le punch, le son cru

Par Ahasverus

Quintana Roo, Liga Quintana, Quintana...
Depuis 1991 Piero Quintana arpente les scènes européennes en variant les noms et les configurations.
En 2018, il opte pour un one-man-band sous le nom de Quintana Dead Blues Experience. Il explique :

«  — J'avais déjà joué seul auparavant, notamment en première partie de Christine & The Queen et Gaëtan Roussel, et sur quelques festivals, et l'idée, même si c'est flippant, me plaisait. »

La même année, il présente un premier album, « Older », qu'il va défendre seul sur scène.

Quintana 3QUINTANA DEAD BLUES EXPERIENCE, « Older » (2018)

Seul en scène, Piero, mais tourbillonnant, avec ses machines, son énergie, sa guitare, et capable de captiver et d'emporter un public à la manière du joueur de flûte de Hamelin.

«  —  Être seul, c'est vraiment être libre, estime-t-il, même si la musique est un échange et que la vie de groupe et de partage me manque parfois. »

Aujourd'hui, Quintana prépare un nouvel album.
Pour patienter, il nous propose un interlude. Son titre en souligne la singularité :

« 4 Lost Songs »

Cover4lostsongsQUINTANA DEAD BLUES EXPERIENCE, «  4 Lost Songs » (EP - 2021) - artwork : Jessica Calvo Photographe

« —  4 Lost Songs, c'est quatre chansons perdues, quatre titres écrits et enregistrés pendant le confinement dans mon local sur Bordeaux, dans leur plus simple appareil ; une guitare à fond, une grosse caisse et ma voix. C'est juste une parenthèse entre mon dernier album et le prochain, un besoin pendant ces longs moments suspendus, le besoin de quelque chose à chaque fois plus minimaliste, plus authentique et direct, comme une envie de me mettre à nu.
Enregistré avec les moyens du bord, trois vulgaires micros en tout et pour tout, puis mixé par le talentueux Steven Rozier, chez Knt à Grenoble.  4 Lost Songs c'est un Ep particulier, qui n'était pas prévu dans ma discographie mais qui au final compte énormément pour moi. »

Piero complète son propos :
« Habituellement je suis en one man band également mais avec des machines, un truc plutôt puissant et très rock, là c'est un Ep particulier (guitare fuzz à fond + voix + grosse caisse). »

Ce qui saisit, à l'écoute de « 4 Lost Songs », c'est le côté « THX » du son plus grand que nature, avec cette guitare qui envahit l'espace. 
« I Will Be Myself » ouvre l'EP de toute sa niaque.
Il est mis en clip par Jessica Calvo dans une belle esthétique noire et blanche qui souligne son côté épuré.

Vient ensuite « Is It Done » dont l'ouverture, allez savoir pourquoi, m'évoque la liberté de ton d'un The Clash.
« Loose Your Pride », troisième piste très rock, permet à la grosse caisse de prendre le contrôle. Un morceau parfait pour la scène, qui nous adresse des images subliminales du Quintana des concerts.
« Lost Song » et son riff obsédant clôturent l'EP de belle manière.

Quatres titres riffs et sueur qui vont à l'essentiel et dont un seul dépasse légèrement les trois minutes.
Un cas à part, le cas Quintana, qui n'en finit pas de nous convaincre.
A écouter, à suivre, et bien sûr à voir !

Les critiques en disent :

  • « Même ceux qui connaissent l’univers de Quintana Dead Blues eXperience vont être surpris du résultat, et surtout de sa voix qui sur ce projet nous offre une puissance qui ne laissera personne indiffèrent. »
    http://www.lemague.net

La tracklist :

  1. I will be myself
  2. Is it done
  3. Loose your pride
  4. Lost song

Les Liens :

Théo Charaf (folk rock), "Théo Charaf" (2021)

  • Le 18/07/2021

Groupe : Théo Charaf
Album : « Théo Charaf » (22/01/2021 - Wita Records)
Genre : Folk Rock / Blues
Origine : Lyon
On aime : la voix, le style dépouillé

Par Ahasverus

Artwork theo charafTHEO CHARAF, « Théo Charaf » (2021)

Sorti en janvier 2021, « Théo Charaf » est un dix pistes d'environ trente-cinq minutes.
Il s'agit du premier album solo de Théo Charaf, musicien issu de la scène punk.
C'est pourtant clairement par le folk que ce Lyonnais se fait remarquer par les médias, et c'est à l'illustrateur Jean-Luc Navette qu'il le doit, ainsi qu'il l'explique à Can You Hear :
« Nous avons eu un projet de groupe avec un membre du Peuple de l’Herbe et un autre de Beaten Brats mais il est tombé à l’eau, puis nous avons commencé à parler de musique folk et je lui ai montré ce que je faisais. Finalement il m’a encouragé à faire de la musique folk seul. C’est lui qui a tout lancé. Il m’a enregistré, il m’a donné confiance en moi. »
(retrouvez l'interview complète sur https://canyouhear.fr/rencontre-avec-theo-charaf/)
Jean-Luc Navette réalisera donc la pochette de cet opus, qui alterne reprises (Bob Dylan, Skip James, Townes Van Zandt) et compositions originales, celles-ci ne laissant pas leur part aux premières.
Folk, rock, blues (« Devil Got My Woman »? « Hard Time Killing Floor »), Théo Charaf nous emmène au fin fond des Etats-Unis avec un style très épuré - on pourrait entendre les éperons rouler - et une grâce certaine. Ce dépouillement met sa voix en évidence, à la manière d'un Johnny Cash, dont il peut être proche dans les basses.

Théo Charaf n'a que vingt-sept ans et incontestablement un talent qui nous renvoie aux meilleurs songwriters américains, Cash, Dylan ou Cohen. Un boulevard s'ouvre devant lui.
L'album est disponible chez Wita Records. Il existe en version vinyle.

Les Critiques :

  • « Théo Charaf, tel un vétéran du blues, incarne à merveille ce qui peut s’apparenter à une musique digne des grands maîtres du genre. »
    http://www.loreillealenvers.fr
  • «  Nostalgique, simple, triste et beau. »
    https://www.rollingstone.fr
  • « Une voix, du style, un univers et surtout beaucoup de talent… »
    https://canyouhear.fr
  • « La simplicité est de mise, captant ainsi l’auditeur dès les premières notes. »
    https://www.rockinshake.com
  • «  Théo Charaf ose à peine toucher les cordes de sa guitare : il les respecte, les frôle, les épouse dans des mouvements tendres et rassurants. »
    https://www.punktum.fr

TRACKLISTING 

Face A :
1 Vampire
2 Forward
3 Going Down
4 In Vain
5 Devil Got My Woman

Face B :
6 Oh Sister
7 Wander Boy
8 See the Man
9 Waiting Around To Die
10 Hard Time Killing Floor

Les Liens :

Chronique d'album : JEAN-LOU K (Rock), "Unfit" (2021)

  • Le 08/07/2021

Artiste : Jean Lou K
Album : « Unfit » (04/07/2021)
Genre : Rock
Origine : St-Nazaire

Par Ahasverus

Tiens, revoilou Jean-Lou ! Quelques mois seulement après la sortie de « A Brand New Day »...
Si vous suivez Jean-Lou Kalinowski, ce n'est pas pour vous surprendre : deux albums en six mois, c'est son rythme de croisière ; Jean-Lou rock comme il respire !
Le nouvel opus s'appelle « Unfit ». Il est sorti le 04/07/2021.

Jean lou k unfitJEAN-LOU K « Unfit » (2021)

Chanteur, songwriter et multi-instrumentiste, batteur de Shakin' Street de sa création à 2015, Jean-Lou Kalinowski enchaîne les albums depuis plusieurs années. Il les signe Jean-Lou K lorsqu'il tient, en plus de tous les instruments, le chant principal, ou sous le nom de AC22 (prononcer assez de deux) quand il s'associe à des invités parmi lesquels on a compté, pour n'en citer que quelques-uns, la discrète mais puissante Flora Roland, les tauliers Georges Bodossian (OCEAN) et Fred Guillemet, ou l'alien Vitha Sai (Lady Liberty).

Notre rocker ouvre donc l'été 2021 avec « Unfit », un douze pistes signé Jean-Lou K. Est-ce à dire qu'il revient seul, Jean-Lou ? Presque, puisque l'album s'ouvre par un « Red Red Lips » sur lequel sa voix discrète est agréablement contrebalancée par le chant de Maryl Owlycia sur les refrains. Mais pour le reste, Jean-Lou opère en solitaire, avec sa guitare, ses claviers, sa batterie, son studio, sa voix un peu monocorde, alternant en fond de cour les morceaux de rock qui balancent (« Love Is Blind ») et des titres plus graves et lents, s'étirant parfois au son d'un clavier martelant chaque note (« The End Of The World »).

A la manière d'un Cioran du rock, l'univers de Jean-Lou est désabusé et pessimiste. Il en émane de jolies nappes de clavier et de belles lignes de guitares qui semblent parfois remonter telles un chant de baleines depuis les  profondeurs mélancoliques de l'âme (« A Matter Of Time »).

Une reprise du « The Future's So Bright » de  Timbuk 3 (1986), dont la thématique fait écho au monde de Jean Lou K, durcit significativement le ton en cinquième piste.

« Unfit »  a été intégralement produit à Saint-Nazaire par Jean-Lou K entre mars et juillet 2021.

Son artwork est de Jean-Lou Kalinowski, la photographie est de Christina Benedict.

Jean-Lou K chante pour lui et, ce faisant, nous fait plaisir avec un nouvel opus intimiste, agréable, et qui balance bien. Il l'a posé là sans plus s'en préoccuper. Gageons que le songwriter est déjà reparti gratouiller sa guitare dans un coin pour extraire tout le rock qu'il entend en lui...

On vous invite à découvrir « Unfit » et plus généralement l'univers de Jean-Lou Kalinowski dont le best-of  « Monomaniac » est également une bonne porte d'entrée :