ROCK

Chronique d'album : BIG BATCH (Rock), "We're Back" (2020)

  • Le 29/04/2021

Groupe : BIG BATCH
Album : We're Back (29/12/2020)
Genre : Rock / Pop Punk
Origine : Villefranche-Sur-Saône

Par Ahasverus

Le Groupe :

  • Big Batch se forme en 2019.
  • Il se présente de la manière suivante :
    "Big Batch est un Power Trio Rock n roll et sexy ... Après toutes ces années avec Almond's Drive, on s'est dit que de ne faire des albums que pour se marrer, c'était vachement bien ! C'est quand même sympa d'avoir dix-sept ans toute sa vie..." (source : Facebook)
  • Ce projet est donc constitué de musiciens du groupe de punk-rock Almond's Drive (2002-2015).
  • La musique de Big Batch est faite de rock, d'influences punk et de pop-punk.
  • Les ex-Almond's Drive expliquaient sur Radio Calade :
    "En discutant autour d'une fin de soirée, on s'est dit que ça nous manquait vraiment et que, ce qui serait sympa, c'était de reprendre, mais dans une version minimaliste, de faire quelque chose de simple, d'efficace, que du plaisir... Pas de prise de tête ! Le plaisir de faire du rock ensemble, et d'envoyer..."
  • Dans cette même interview, le groupe précise que son projet serait de "faire éternellement un premier album".
    (Ecouter l'interview : https://www.radio-calade.fr/2021/01/26/big-batch/)
  • Fin 2020, Big Batch présente donc son "premier premier" opus...

"WE'RE BACK"

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L'Album :

  • "We're Back" est un neuf pistes d'environ trente-et-une minutes.
  • Sa version digitale est en téléchargement libre sur www.bigbatch.fr. Il existe également en CD.
  • La composition de l'album est collective, tandis que Kevin, batteur et chanteur principal, écrit les textes.
  • "We're Back" est soutenu par la publication de plusieurs clips, dont le déjanté "Such A Good Day".

Notre Avis :

Des riffs acérés, des choeurs à tous les refrains, un son garage et des compos directes (on imagine ce que donnerait un titre comme "Such A Good Day" avec une grosse prod' !). Big Batch prend le pari de vous faire headbanguer, et s'il dit vouloir le faire sans prise de tête, c'est tout de même à coups des cervicales qui la supporte qu'il a sélectionné les neuf pistes de son album. Ses trois zicos ne menacent pas de déclencher la prochaine révolution, mais ils manifestent le droit de renverser quelques tables. Big Batch fout le brin, mais il le fait quand même avec toute la culture musicale de ses musiciens qui sont loin d'être des manchots. Le songwriting au fort accent pop punk de l'opus séduira les amateurs de SUM 41, The Offspring et autres BLINK 182. Il est efficace, blindé d'énergie, et il défouraille jusqu'à ce que son chargeur soit vide. En plus, il est en téléchargement libre. Vous n'hésiterez donc pas à l'ajouter à votre collection.

Les Liens :

 

Chronique d'album : LEWIS (Rock), "Inside" (2021)

  • Le 08/04/2021

Groupe : LEWIS
Album : Inside (19/03/2021)
Genre : Rock
Origine : Marseille

Par Ahasverus

Le Groupe :

  • Lewis est le projet solo de Lewis Feraud, auteur, compositeur, chanteur multi-instrumentiste, membre des groupes Tense of Fools et Bachir Al Acid.

Lewis photo promo 1

Lewis par Antoine Dalibard

  • Détenteur d'un diplôme en psychologie clinique et spécialisé en psychologie de la musique, nous dit sa biographie, il est particulièrement enclin à la création musicale sans limites de genres, ainsi qu’à l'exploration des textures musicales.
  • Lewis cite pour influences Steven Wilson, Rover, Pink Floyd, Kigayaku moyo, Queen of the Stone age, Radiohead et Jeff Buckley.
  • Sur ses débuts dans la musique, il raconte :
    "Pendant l’adolescence, j’ai commencé à faire des reprises de Guns N' Roses, de toto et de Dire Straits.  Je n’écoute plus du tout ces groupes par ailleurs mais c’était une manière de m’entrainer sur les instruments. Dès que j’ai découvert le Prog actuel, il y a eu un basculement en moi."
    (http://www.tvrocklive.com)
  • Sur son projet solo, il explique :
    "J'ai eu le sentiment de devoir exprimer quelque chose de plus personnel, de me détacher de toute esthétique et d'écrire librement, comme si je n'avais pas le choix, comme un ado dans sa chambre !"
    "Inside The Day", son premier single, est mis en ligne le 01/12/2020.

  • Le 19/03/2021, Lewis présente son premier album...

« I N S I D E »

L'Album :

  • « Inside » est un album de onze pistes pour environ quarante-six minutes.

Inside artwork webLEWIS, "Inside" (2021)

  • Il a été enregistré par Sebastien Caviggia (qui joue également sur l'album, voir la rubrique "line-up") au studio  « Le cri de la tarente » à La Ciotat. Le mastering est réalisé par Oliver Planchard.
  • Inside est une sortie KLONOSPHERE.
  • A propos des compositions, Lewis raconte :
    "Je suis toujours en train de me demander comment elles sont sorties, car c'est un album finalement très spontané, un peu à la manière de l’écriture automatique surréaliste. En fait j'ai une piste, je pense que le nom de l'album y répond, elles sortent de l'intérieur, le mien «Inside», je me questionne donc d'avantage sur la manière dont elles sont sorties que d’où elles viennent !"
  • Sur son processus créatif, il explique :
    "Je fonctionne beaucoup à l'improvisation et je discerne dans un second temps, je réécoute et j'essaye d'organiser ce qui me plaît le plus. Des fois, il m'est impossible de reproduire ce qu'il s'est passé pendant une impro ou un moment magique avec les copains."
  • Jean-Christophe, du webzine Neoprog, explique dans sa chronique consultable sur https://www.neoprog.eu/critique/lewis/inside_ .
    "Comme il [NDLR : Lewis] me l’a expliqué lors d’une interview, certaines expériences ne peuvent être partagées sur un album collectif, surtout lorsqu’elles sont très personnelles. Alors Lewis s’est lancé en solitaire pour son premier album Inside. Il y raconte un épisode fort et terrible de sa vie, lorsqu’il réalisa qu’il allait devenir père jusqu’au moment où cette promesse s’est brisée. L’album traite de la construction et de la déconstruction de cette paternité."
  • Lewis détaille chez TV Rock Live les thématiques abordées dans "Inside" : le rapport au temps, à l'argent, au monde extérieur et intérieur, à la mort... Il conclut :
    "Ce sont des paroles perturbantes, certes, difficiles. Mais c’était important de les mettre en musique car cela m’a permis de dissocier ce côté morose, qui était en moi, pour le transformer dans un processus musical et qui me permet de prendre du recul par rapport à ces expériences que j’ai pu vivre. La musique comme acte de guérison intérieure et comme acte de transformation des processus internes sous une forme artistique."
    Retrouvez l'intégralité de cette interview : http://www.tvrocklive.com/2021/03/03/lewis-feraud-interview-exclusive/

Les Critiques :

  • "Ne vous fiez pas à cette pochette sobre, superbe noir et blanc dévoilant une partie du profil du musicien, Inside, de Lewis, est plein de couleurs."
  • "Introspectif et intense, ce premier essai solo est une réussite qui laisse présager un avenir brillant à l’artiste, pour peu qu’il nous livre des productions de cette qualité."
    (https://amongtheliving.fr)

    (https://litzic.fr)
  • "Inside ne cesse de jouer sur les différences d’altitude émotionnelle et propose d’emmener l’auditeur le long de ses ascensions et ses descentes vertigineuses."
    (https://www.musicwaves.fr)
  • "Pour un premier voyage en solitaire, Lewis réussit une magnifique traversée qui devrait embarquer dans son sillage des passagers venus d’univers très différents."
    https://www.neoprog.eu
  • "Un album abouti, sensible, qui fusionne intelligemment de multiples genres musicaux et laisse la part belle à l’essentiel : l’émotion !"
    https://decibels-et-pixels.fr

Notre Avis :

"De l'audace, encore de l'audace, toujours de l'audace !" disait Danton...
De l'audace, Lewis n'en manque pas ! Elle frise même l'inconscience. Electron libre des planètes Prog', Rock et Folk, Lewis n'est évidemment pas un suiveur. Il présente onze compositions intimes et généreuses, souvent très belles, plutôt inclassables (on a pensé pêle-mêle et pour des raisons diverses à Sébastien Tellier, Julien Doré, les Beatles, Les Doors ou Pink Floyd), et surtout d'une extrême liberté. Car Lewis escalade sans mousqueton, il s'affranchit des règles en usage pour faire du wingsuit au dessus de paysages cahoteux. On redoute le crash  quand on le voit monter dans des aigus inaccessibles. Pourtant Lewis reste en apesanteur et reprend ses arabesques. Il est porté par des orchestrations soignées, un piano, un trombone, une flûte, des choeurs ou une guitare, la voix prenant encore de la hauteur au gré des courants musicaux. Et l'on se surprend à planer avec lui, dans une alternance de plaines calmes et belles, ou de sommets énergiques et torturés.
Délivrant un album de rock coloré, Lewis capte la lumière par surprise. Il  s'avère l'un des artistes émergents les plus captivants de l'année. Sa liberté de ton frise l'insolence, son charisme musical est en capacité de séduire un public large, pour ne pas dire le grand public. Il délivre un premier album particulièrement débridé et réjouissant. Alors si vous cherchez quelque chose de différent, plongez vous dans ce Lewis "Inside", vous serez exactement à la bonne place.

 


Le Line-Up :

  • Lewis Feraud (Guitare, chant, Basse, Claviers, Batterie)
  • Sebastien Caviggia (Basse, guitare, Batterie, Percussion, Chant Choeur, Claviers)
  • Alex Leboeuf (Basse)
  • Gabriel Mas (Claviers, Chant Choeur)

Invités :

  • Anais Clément Arribi (Chant sur Cruel World, Choeur sur TIME I et, Again et The End)
  • Julien Pignol (Trombone sur Entrance, King of the Falls et I just)
  • Romain Redon (Flûte traversière sur Entrance et Time Money and Fear part II)
  • Christopher Dudois (Choeur sur Time Money and Fear part II)
  • Alexis noël (Saxophone sur King of the Falls et Time Money and Fear part II)
  • Loic Aymerick (Violoncelle et Choeur sur Again)

Tracklist :

  1. Entrance
  2. Time Money and Fear Part 1
  3. Inside the day
  4. Fox
  5. Cruel Word
  6. I just
  7. Again
  8. Cry a man
  9. King of Falls
  10. Time Money and Fear part 2
  11. The End


Les Liens :

Retrouvez Lewis dans notre interview :
LEWIS L'INCLASSABLE (interview)

Chronique d'album : AC22 (Rock), "A Brand New Day" (2021)

  • Le 04/04/2021

Groupe : AC22
Album : "A Brand New Day" (12/03/2021)
Genre : Rock
Origine : Saint-Nazaire

Par Ahasverus

Le groupe :

  • AC22 est le projet du multi-instrumentiste Jean-Lou Kalinowski, batteur de Shakin'Street de 1975 à 2014.
  • A propos du nom et des origines du groupe, Jean-Lou explique :
    « AC22 se prononce "Assez de deux". Moi et Vitha ou Flora (NDLR : Vitha Sai et Flora Roland assurent le chant sur la plupart des albums de AC22) sommes assez de deux pour faire une chanson. Voila ! AC22 est né en 1999 et, a l'époque, je bossais avec des samplers de voix, entre autres. J'ai eu un mini-hit avec un morceau. J'ai fait un album qui n'est jamais sorti, et c'est tant mieux ! Il n’était pas très bon... »
  • AC22 sort son premier album en 2018. Il s'intitule "The Trianon Sessions" et a notamment pour intervenants, outre les deux chanteurs précités, le bassiste Fred Guillemet (Taxi, Johnny Hallyday) et le guitariste George Bodossian (Ocean).

"All Night Long", extrait de l'album "The Trianon Sessions", avec Vitha Sai au chant.

  • Albums et EP s'enchaînent alors sous le nom de AC22 ou de Jean-Lou K, sous la plume de ce compositeur particulièrement prolifique.
  • En 2021 AC22 sort un nouvel album :

"A BRAND NEW DAY"

L'Album :

"A Brand New Day" est un album de dix pistes.
Il a été enregistré par Jean-Lou Kalinowsi à Saint-Nazaire en février 2021.
Tous les instruments sont joués par Jean-Lou Kalinowski.
Le chant est tenu exclusivement par Flora Roland.
L'album contient quatre reprises :

  • Tomorrow Never Knows (Lennon/Mac Cartney)
  • Talkin' About a Revolution (Tracy Chapman)
  • Here Comes the Rain Again (Stewart/Lennox)
  • You've Lost That Loving Feeling (Phil Spector, Barry Mann, Cynthia Weil)

Ac22Artwork réalisé par Jean-Lou Kalinowski


Notre Avis :

Le compositeur multi-instrumentiste Jean-Lou Kalinowski revient avec un nouvel album composé de six originaux et de quatre reprises. Ayant toujours su s'entourer de vocalistes de talent (Clint Slate, Vitha Sai), il retrouve la fidèle Flora Roland, à qui il confie pour la première fois l'intégralité du chant d'un album.
Le son est soigné (plus que celui de nombre de productions qui ne sont pas DIY), l'univers est majoritairement rock et folk, avec une nouvelle incartade vers le reggae ("Don't Mess With My Baby"), Flora Roland saupoudrant tout ça de touches groove et soul. L'instrumentation est particulièrement riche, et l'on se demande s'il existe encore quelque chose dont on peut tirer de la musique et dont Jean-Lou Kalinowski ignorerait le principe. Quant à Flora Roland, sa voix se rapproche d'une Annie Lennox (étonnamment plus sur "You've Lost that lovin' feeling" que sur "Here comes the rain again"), si belle, si grande, si parfaite qu'elle méritait bien son album entier. On sent qu'elle en a encore un bon paquet sous le pied et on prend le pari qu'elle n'a pas fini de nous étonner. Alors, est-il possible d'être assez de deux pour réaliser un album de rock de qualité ? Oui, dans les conditions réunies par Jean-Lou Kalinowski, "A Brand New Day" en est la preuve incontestable !


Les Liens :

https://ac22.bandcamp.com/music

Gagnez un lien de téléchargement de l'album "A Brand New Day" en participant à notre concours :

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The line mobius 1

 

Chronique d'album : Gaëlle Buswel (Rock), "Your Journey" (2021)

  • Le 03/04/2021

Groupe : Gaëlle Buswel
Album : "Your Journey" (26/03/2021)
Genre : Rock / Blues
Origine : Alfortville

Par Ahasverus

Le Groupe :

Gaëlle Buswel est une auteure-compositrice, guitariste et chanteuse originaire du Val-De-Marne.
Baignant dans la culture rock familiale (son père est batteur dans un groupe de hard) dès l'enfance, elle découvre rapidement le blues avec les albums de Bonnie Raitt et Jonny Lang.
Apprenant la guitare à l'age de treize ans, elle arpentera les scènes et fourbira ses armes dans un groupe de blues nommé Cam On.
En 2010, Gaëlle Buswel entame une carrière solo qui la verra porter sa musique partout, du métro londonien à des  centres de détention, de la prestigieuse scène de l'Olympia (deux fois !) à des hôpitaux pour enfants.
En 2012, elle sort « Yesterday's Shadow », son premier album, en collaboration avec le rocker américain Neal Black.
« Black to Blue », son deuxième album, paraît en novembre 2014. Il est suivi par « New Day’s Waiting » en 2017.

Buswel new dayCôté scène, Gaëlle Buswel a ouvert pour des artistes aussi variés que Mathieu Chedid,  ZZ Top, Tri Yann, Status Quo, UB 40, Louis Bertignac, Ringo Starr ou The Pretty Reckless.
La Francilienne était pressentie pour assurer une date avec Deep Purple, qui n'a pu être donnée en raison du contexte sanitaire.
Elle a reçu plusieurs récompenses tout au long de son parcours musical tel le premier prix 2018 du meilleur clip pour « Freedom Tonight » à l’Azalea Film Fest d’Alabama, (USA).

En 2021, Gaëlle Buswel présente son quatrième album :

« YOUR JOURNEY »

L'Album :

«Your Journey » est un onze titres d'environ quarante-six minutes dans sa version numérique. Il est agrémenté dans sa version physique de six titres bonus enregistrés à Londres aux  légendaires studios Abbey Road. Le CD est donc vendu sous la forme d'un double album.

La partie studio est mise en boîte aux Studios ICP de Bruxelles.

Gaëlle Buswel est entourée de Michaal Benjelloun à la guitare, Steve Belmonte à la batterie et JB Pietri à la basse.

Comme son prédécesseur, l'album a été réalisé en faisant appel au financement participatif.

La pochette de «Your Journey » est signée Guillaume Malheiro pour la photo, Guillaume Saix pour le graphisme. 

Gaelle buswell

L'album a été composé avant la pandémie. Le travail, parfois collectif (« Last Day ») se partageant essentiellement entre Gaëlle Buswel, Michaal Benjelloun, Steve Belmonte et la parolière américaine Angela Randall.

Gaëlle Buswel a enregistré tous les choeurs. Elle explique dans une très intéressante interview accordée à Rock N' Force :
"C’était un challenge pour moi, car c’était la première fois que j’enregistrais toutes les lignes de chœur. L’idée était d’apporter quelque chose de différent. Et ça a aussi été l’occasion d’aller chercher des choses dans ma voix, notamment au niveau des tessitures, ce que je n’avais jamais fait auparavant. J’ai pu exploiter la puissance des aigus notamment, car les chansons s’y sont prêtées. Je ne me suis pas limitée du tout. On a tous laissé parler nos instruments, notre cœur et notre âme…"
(Retrouvez cette interview dans son intégralité : https://rocknforce.com/gaelle-buswel-par-la-grande-porte-interview/)

L'album a été précédé par la mise en ligne du clip «Your Journey ».

Les Critiques :

  • "Ce nouveau Gaëlle Buswel est à acquérir toutes affaires cessantes car il fera à n’en point douter partie du Top 10 des albums de 2021."
    http://www.tvrocklive.com
  • "Si la couronne du rock français manque parfois de quelques diamants, elle vient ici de se doter d'un merveilleux joyau."
    https://www.musicwaves.fr
  • "Gaelle Buswel est une vraie artiste qui s'est hissée au rang des grands du rock et du blues, et qui avec Your Journey nous montre l'étendue de son talent. "
    https://shootingidols.blogspot.com
  • "Elle n’a jamais chanté aussi bien."
    https://www.paris-move.com
  • "Un album de rock’n’roll, comme on les aime."
    https://lejeunemusical.wordpress.com

Notre Avis :

Il y a des artistes heureux, Gaëlle Buswel en est l'incarnation. Elle est portée par un public fidèle, de plus en plus conséquent, qui lui permet d'avancer à la hauteur de son talent, de plus en plus loin, de plus en plus haut, vers ses rêves.
Vous avez aimé « New Day’s Waiting » ?  Le clip « Your Journey » vous promettait du bon ? « Your Journey », l'album vous conduira bien au-delà ! Dès la  piste 1, le son de cette galette made in Belgium est saisissant. Les choeurs graves, la batterie lourde... C'est tellement bon tout ça ! Et Buswel-le-groupe alterne irrésistiblement les  morceaux big rock (« Your Journey », « Last Day » « All You Gotta Do ») , hard ( « Louder »), et les passages bluesy (« What Might Have Been »), folk (« Just Like The Wind »), teintés de gospel ( « Razor's Edge »). La voix lead est délicieusement parée d'un voile léger, les guitares, torturées et rugueuses s'entrecroisent.  L'ensemble est plus testostéroné que ne l'était son très estimable prédecesseur et l'affaire se conclut par une très belle ballade (« Perfect Lullaby ») qui incite à reprendre ce magnifique voyage au début.
« Your Journey » est une réussite, une perle dans laquelle le très bon le dispute au parfait. Sans doute l'un des meilleurs albums de l'année. La fougue est là, la maîtrise aussi. On sait que Gaëlle Buswel et ses zicos sont prêts et ne demandent qu'à en découdre,  et on ne doute pas que ce grand album trouvera son public à l'international. Il est I N C O N T O U R N A B L E !

Les Liens :

111 - Le Chiffre du Malin

Ce week-end, en surfant sur Facebook, je remarque une page intitulée 111.
666 The Number of the Beast, d'accord, mais c'est quoi, ça, Un-Un-Un ? Le chiffre du Malin ?
Je vais dans la cuisine, je récupère mes lunettes en téflon qui protègent des radiations, puis j'ouvre la page https://www.facebook.com/111trio/ .
Là je tombe sur une photo. Il y a une fille brune. Elle me regarde de haut. Elle tient une pancarte à la main sur laquelle je lis "111 viendra ce lundi 5 février dès vingt heures dans l'émission Le Rock à Kiki (écoute, sinon je te pète ta gueule ! Oui !)"

C'est curieux, quand même, cette histoire ! Pourquoi elle me menace, la fille ? Je la connais même pas ! En plus le 5, je peux pas, l'infirmier vient me faire les soins à domicile.
Je ferais mieux de prévenir la police... Je décroche mon téléphone.

Une patrouille arrive quinze minutes plus tard. Je fais entrer les trois policiers, je leur montre la photo.
" - Ah j'aurais parié ! C'est encore Emma Cordenod ! fait l'un d'entre eux en lissant sa moustache.
- Vous la connaissez ? je demande.
- Si on la connaît ? Elle est chanteuse, contrebassiste et bassiste ! Et aussi l'auteure d'In Uterock, une monographie sur le rock au féminin qu'elle a écrit avec Aurélien Maillet. (https://www.facebook.com/inuterock/)
- Elle fait partie de 111, un power trio rock lyonnais créé en 2016, poursuit une policière, avec Denis Simon à la batterie et Rémi Selles a la guitare.

- Sans oublier Nicolas Robert, leur ingé son, qui fait partie du groupe a part entière et assiste à toutes les répétitions, souligne le policier moustachu.
- Et Fanny Revel, la régisseuse lumière ? C'est elle qui optimise leurs prestations scéniques, reprend la policière, et Denis Veillas ?
- Alors en somme, 111 c'est un trio à six ?"
Ils hochent la tête.
" - Mais pourquoi elle me menace ? je reprends.
- Mais parce que vous n'avez pas encore écouté Extented Play, leur album, mon pauvre monsieur ! me fait le troisième policier. Depuis ce matin, on en est à la douzième intervention pour le même motif ! 
- Mais je dois faire quoi ?"

Ils me regardent d'un air compatissant.
" - Faut l'écouter au moins une fois."

Puis voilà que le policier moustachu me demande s'il peut disposer de mon ordinateur. Il va sur Souncloud où le groupe a mis son EP 5 titres à disposition (mais si vous voulez soutenir 111, vous pouvez aussi l'acheter sur les sites marchands qu'il me dit), et l'écoute commence. Un bon rock, avec une grosse personnalité, à la fois épuré et puissant. Ca me rappelle White Stripes. Pas forcément pour le style, mais pour la puissance qu'ils affichent juste avec leurs tripes, une basse ou une contrebasse, une guitare et une batterie. Mince, c'est bon, ça, je dis. Et je vois les policiers qui commencent à s'agiter progressivement, dès Weaponless. Quand arrive Sweet Murderer, le troisième titre, le moustachu perd toute contenance, il jette sa casquette en l'air et se met carrément à gueuler "Your tongue is rough". Sur Mother, c'est encore pire, les trois reprennent en choeur "Hey ! Loveeeer". Et ils se mettent a faire des grands mouvements de balancier avec leur buste tout en hurlant.

C'est là qu'on sonne.

J'ouvre la porte, j'ai un nouvel équipage de police devant moi. Des CRS, je crois.
" - On vient pour le tapage, ils disent. 
- C'est vos collègues, je réponds. 
- On sait. On a des plaintes depuis ce matin, on les suit à la trace."
Pendant ce temps, les trois premiers policiers, de plus en plus excités, dansent sur "Closer", le dernier titre. Le troisième se roule même sur mon tapis.
"- Vous les interpellez pas ? je demande.
- On va attendre la fin du EP, me répond un des nouveaux arrivants. Là c'est trop dangereux. Tout à l'heure il y en a un qui a tenté de me mordre."
Tout ça c'est la faute à 111, ils m'expliquent, notamment à Emma. Elle écrit des textes qui portent sur la relation à l'autre et à la folie, alors forcément... Et ça risque de pas s'arranger de sitôt : le groupe cherche un label dans l'optique d'un album pour l'été 2018.
- Mais pourquoi vous les arrêtez pas ? je demande.
- Pas facile : ils bougent tout le temps à cause de la musique ! ils seront le 10 février à Saint-Julien de Civry, le 14 à Paris, le 17 à Grenay, le 2 mars à Vienne et à Lyon le 6 mars."

L'EP se termine. Les trois CRS empoignent leurs collègues. "Pas de résistance, on va s'expliquer au poste", ils disent. "Je suis de la maison" crie le moustachu. "Les amendes je les fais sauter" hurle la policière.
" - Vous devriez quand même écouter 111", me lance en sortant l'un des fonctionnaires. "Moi j'écoute que du Metal", je lui crie dans l'escalier. "Il y a une telle force dans 111 que ça peut vous plaire quand même !" il me gueule. Puis tout le monde sort du bâtiment en chantant "Mother" en canon.
Je retourne devant l'ordinateur. Emma Cordonod me regarde toujours, avec sa pancarte. Elle a pas l'air de déconner, Emma... Vaudrait peut-être mieux qu'on le commande, cet EP...

 

France emma

 

 

Chronique d'Album : Stefa (Blues/Folk), Lone Dog (2020)

  • Le 31/01/2021

Artiste           :   Stefa
EP                  :    “Lone dog”
Genre           :    Folk / Pop / Blues Rock
Influences    :   The Doors / Ben Harper / Jimi Hendrix / Tracy Chapman / Alanis Morissette
Origine         :    Bruxelles (2018)
Sortie           :    24/12/2020

Par Pépé St@kaTTo

A1118650905 10Il y a des artistes dont on tombe immédiatement sous le charme, c’est le cas de la chanteuse et musicienne Stephanie Newport, nom de scène « Stefa » ! Née à Nantes au milieu d’une famille de musiciens, elle apprend très jeune le piano, puis la guitare classique avant d’avoir un faible pour les belles électriques, les compositions blues, rock et folk … et la scène !
Elle se produit d’abord dans l’Hexagone sous le pseudo de « Fanny », puis sous celui de « Stéphanie » pour quelques années en Angleterre avant de poser en 2018 ses valises et ses flights cases guitares à Bruxelles, ville dont elle tombe amoureuse.
Stefa va ainsi jouer pendant deux ans chez nos amis belges en duo avec le guitariste Hervé Caparros (Cherry on Pop), ou au sein du quatuor Midnight Paradox. C’est durant ces deux années qu’un projet d’album solo prend petit à petit forme et c’est finalement le confinement qui fera accélérer le projet. Elle profitera alors de cet état d’isolement pour peaufiner ses compositions voire réarranger d’anciens titres.
C’est après trois singles parus en automne 2020, que Stefa sort, en collaboration avec le compositeur multi-instrumentiste Amine Doukali, son premier EP solo de huit titres le 24 décembre. Un très beau cadeau de noël que certains ont pu découvrir sous leur sapin virtuel.

Discographie :

  • No Fly Zone (single - 10/2020)
  • Lone Dog (single - 11/2020)
  • Marilyn (single - 11/2020)
  • Lone Dog (EP - 11/2020)

Line-up sur scène :

  • Stefa : chant, guitares, ukulélé
  • Amine Doukali - claviers
  • Hervé Caparros : guitare
  • Jean Vincent “Jivé Dé” : basse
  • Edouard Cogne : batterie

Ce premier album solo de huit titres est un subtil mélange de plusieurs styles, folk, pop, blues, funky qui se combinent parfaitement avec la voix rauque et chaude de Stéfa.

Track List :    

01-Lone dog
02-Marylin
03-Perfect day
04-Trinkets don’t fix it
05-Wait a little
06-Sixteen
07-Sick of you
08-No fly zone

Enregistré au studio ADK à Bruxelles
Paroles et musique: Stefa
Arrangements, mix/master: Amine Doukali
Photo de l’EP: Antonio Ceballos
Solo guitare par Hervé Caparros sur Sick of you (piste 7)
Direction artistique: Amine Doukali
Contact: stefaofficiel@gmail.com

  1. Dès le premier morceau qui donne son titre à l’album « Lone Dog », le riff d’intro (bluegrass/deep-south) à l’acoustique qui servira de fil conducteur à tout le morceau nous donne la couleur de l’album : il sera « roots », teinté de blues, rock et folk, et séduira les amoureux de belles parties guitares !
    Les chorus électriques ne sont pas en manque non plus et viennent appuyer la voix très douce et pourtant très rock de Stefa. [« Lone Dog » parle de la solitude et de la difficulté d'aimer les êtres solitaires.]* On retrouve dans ce morceau « chaloupé » le feeling de « Shock the monkey » de Peter Gabriel en beaucoup plus sensuel !
  2. « Marylin » débute sur un riff rock vite appuyé par un bon gros son de basse omniprésent, la batterie est également bien mise en avant. La mélodie est bien syncopée et bénéficie de plusieurs « double-stop »  pour relancer le morceau. Les passages électriques piqués de wah-wah sont sublimes. [Composée sur son balcon, cette chanson parle d'une fille qui chante pour oublier sa peine, et malgré sa fin tragique Stefa nous confie son plaisir à la jouer.]*
  3. «Perfect day » avec son intro en arpèges et son riff palm-muté est assurément le morceau le plus joyeux de l’album. La mélodie avec ses harmonies vocales est sublime, les passages guitare en légato un régal. Un amour de ballade romantique et une voix envoutante ! [Stefa a écrit cette chanson dans le train au retour d’un magnifique week-end en Normandie : un rayon de soleil, une personne, un geste … le bonheur tient à peu de chose.]*
  4. Le très bluesy-rock « Trinkets don’t fix it » avec ses riffs abrasifs et son pont clavier très ’70 vous fera assurément taper du pied ! [Stefa était passablement énervée quand elle l’a écrite et ça s’entend, les guitares feulent et sont prêtes à griffer l’auditeur. Une chanson de rupture totalement jouissive …]* L’amour ne se reconquit pas aussi facilement, même avec un beau bijou !
  5. C’est avec « Wait a little » morceau typé bossa et son refrain en créole que Stéfa renoue avec ses racines maternelles, elle y rend hommage à la Guadeloupe où elle a passé ses vacances d’été. A noter les rythmes « timbales » et l’apport important de la flûte dans le morceau qui en fait sa richesse. [Cette chanson est une réflexion sur notre société qui court en permanence mais ne va nulle part.]*
  6. Le sixième morceau « Sixteen » est une « ballade country » qui débute par une intro en picking et se poursuit par de sublimes arpèges très bluegrass appuyé par des passages en slides qui fait la part belle au bottelneck ! Cette chanson a été composée pendant le confinement alors que Stefa se promenait sur la promenade verte à Bruxelles, elle y a croisé toutes sortes de gens qui l’ont vraisemblablement inspiré. [J'avais l'impression de retomber en enfance, n'étant pas maître de mes mouvements. Je ne pouvais que continuer à gérer le quotidien en attendant (peut-être) la fin du monde.]* confie-t-elle.
  7. « Sick of you » et son lead au banjo nous plonge instantanément dans un vieux pub écossais enfumé qui sent le vieux cuir, le whisky hors d’âge et une folle ambiance de jam celtico/bluegrass ! (Inspiration d’ailleurs voulue par Stefa, et peut-être encore une référence aux origines bretonnes de son papa). Les parties guitares s’interpellent et se répondent, tantôt en son clair, tantôt en son saturé, les percussions assurent un groove de malade ! [Cette chanson parle de l'addiction que l'on peut ressentir au contact de personnes absolument pas faites pour vous ...]*
  8. L’album se termine sur « No fly zone » et sur ce qui est pour moi le meilleur morceau de l’EP ! Une sublissime intro au piano, une basse qui martèle son groove tout au long du morceau, des envolées de guitares malicieuses et une voix qui se veut mielleuse à souhait, portée par une mélodie entêtante avec son refrain très ragga-muffin. Que de sensibilité dans ce morceau ! [N'abandonnez jamais vos passions, tel est, en un mot, le thème de cette chanson écrite au printemps 2020. Et si certaines personnes s'en sentent délaissées ou incomprises, c'est qu'elles n'étaient pas destinées à vous accompagner.]*

[*] détails fournis par Stefa sur son Bandcamp.

No fly zone

« Lone Dog » est un album très personnel, riche en émotions, véritable carnet de voyage, chaque morceau est un billet pour s’évader, un panel d’histoires merveilleuses puisées dans du vécu. La voix de Stéfa met du baume au cœur, tantôt sensuelle, triste, mélancolique tantôt joyeuse et envoutante. En tant que guitariste c’est une musicienne hyper-bluffante, une compositrice de talent hors-pair qui sait mêler à la perfection les genres musicaux et qui mérite le respect de tout guitariste masculin !
Un premier album donc très réussi, que je vous encourage à découvrir de toute urgence, en ces temps troublés et reclus …

Matoscope :

  • Guitare : Squier Stratocaster Affinity / Fender hybride : manche de Stratocaster Classic 50s sur un corps de Squier Telecaster Thinline Classic Vibe / Ibanez MSC700 / Mini TAYLOR / Ibanez TCM50VBS Vintage Brown Sunburst High Gloss
  • Ukulele : Baton Rouge Tenor V2 T8
  • Amplis : Acus one for strings 5T et Fender Blues junior
  • Effets : pédale Overdrive Joyo British Sound et une mini Wah Cry Donner

Les Liens :

http://url.bio/stefa
https://www.facebook.com/Stefazic
https://stefaofficiel.bandcamp.com/album/lone-dog

 

Chronique d'Album : FUZZCRAFTER (Fuzz Rock), "C - D" (2020)

  • Le 15/12/2020

Le Groupe : FUZZCRAFTER
L'Album : "C - D" (2020)
Le Genre : Fuzz Rock
L'Origine : Lyon

Par Ahasverus


Préambule dispensable :

N'ayant d'autre culture que celle du plaisir de l'oreille, je ne me sens pas légitime pour présenter des albums instrumentaux. Lorsque celui de FuzzCrafter est arrivé dans la boîte du zine, je l'ai naturellement proposé à mes camarades chroniqueurs qui pratiquent d'un instrument.
"- Ouh la ! m'a fait Pépé St@kaTTo, que Dam'Aël  avait  sorti dans le parc pour qu'il s'aère, c'est beaucoup trop technique pour moi !
- Ah bon ? Ca va trop vite ? Pourtant  j'ai trouvé ça sympa et d'une grande fluidité.
-
Bougre de petit c** ! Est-ce que j'ai parlé de vitesse ? réplique-t-il en essayant d'attraper sa canne pour m'en filer un coup.
- Arrête de t'agiter Pépé !" se fâche Dam'Aël en crachant son mégot. Elle venait de passer cinq bonnes minutes à installer  le coussin sous la tête du vieux.
Pépé St@kaTTo se calme. Il a toujours craint Dam'Aël parce qu'elle le frappe quand il n'écoute pas.
" - C'est pas une histoire de vitesse, petit, reprend-il un ton en dessous, mais d'utilisation de gamme et de structure du morceau. Comme sur certains styles de jazz.
- Tu en parles bien, Pépé. Tu nous la fais,  cette chronique ?
- Pas question ! gueule Dam'Aël en poussant le fauteuil du vieux. Il doit d'abord venir avec moi chez le notaire pour signer les papiers de l'héritage.
- T'inquiètes pas fiston, m'assure Pépé en s'éloignant : t'as un coup de coeur, alors tu peux la faire cette chronique, faut pas hésiter !
- Mais Pépé... J'ai un coup de coeur, mais tu sais que je manque de bagage technique pour parler des instrumentaux !
- Ca ne t'a pas empêché d'aimer l'album ! crie-t-il en tournant dans le couloir. Tu sauras trouver les mots !"
Je suis retourné dans ma chambre, et j'ai posé le CD sur la platine...

Front back digi


Le Groupe :

FuzzCrafter est un trio instrumental monté sur une base guitare/basse/batterie mais qui utilise également d'autres sonorités qu'il tire d'un synthétiseur modulaire, du darbouka ou du bouzouki.

Il se forme à Lyon en 2015.
Ses influences proviennent du rock prog ou hard des 70's,  (Black Sabbath, King Crimson, Yes, Rush, Deep Purple…) et de la scène psychédélique moderne (Elder, Karma to burn, Atomic Bitchwax, Hypnos 69).
En 2016, FuzzCrafter sort un premier album, intitulé "A - B"  (Défense de spoiler le nom du troisième album ?). Au vu du nombre de clients Bandcamp qui l'affichent dans leur CDthèque, on suppose que "A - B"   a trouvé son public, remportant un beau succès à l'international.
En 2018, FUzzCrafter nous fait patienter avec un EP trois titres capturé sur une scène lyonnaise,  intitulé "Live at Le Farmer".
En 2020, FuzzCrafter revient avec un nouvel album...

"C - D"

L'Album :

"C - D" est un six pistes pour plus de quarante-et-une minutes.
"C - D" a été enregistré "live" courant octobre 2020, sans overdubs, le groupe privilégiant l'authenticité et la spontanéité.  Il a été mis en boite au Tubecult Mastering  de Villeurbanne selon les modalités suviantes : enregistré par Sacha Besson, mixé par Sacha Besson et Vincent Quilichini, masterisé par Sacha Besson.
Son artwork est signé Jo.Riou (si vous aimez les design psyché/vintage allez voir ce qu'il fait vous allez vous régaler ! : https://www.facebook.com/Jo.Riou.Graphics).

Fuzzcrafter cd 3000pix
L'album n'est qu'à six euros en format numérique (prix Bandcamp). Il fait aussi l'objet d'une édition vinyle et CD.

Les Critiques :

  • "Les Fuzzcrafter nous offrent sous une bonne couche grasse de fuzz des passages entre blues et jazz, où ils déroulent des gammes mine de rien et font passer le tout grâce à un tempo toujours très swing."
    https://desert-rock.com

Notre Avis :

Une fois n'est pas couturme, me voici  avec le casque sur les oreilles pour parler d'un album instrumental qui bizarrement réussit à m'accrocher, la spécialité n'étant  pas ma tasse de thé. Et pourtant...

  • L'album s'ouvre sur un "C1" qui  groove si bien qu'on s'attendrait presque à voir Renato Di Folco, le chanteur de Flayed,  débouler pour prendre part à la nouba. Le trio guitare/basse/batterie se concerte, puis part en cavalcade avant de revenir pour un épilogue groovy.
  • "C2", qui succède, montre ses racines 70's façon Sabbath. Les ambiances captivent avec une telle diversité qu'on voyage du hard vintage au desert rock mexicain en passant par le psychédélique sans réaliser qu'on reste dans la même pièce pendant treize minutes.
  • L'éthno-acoustique "C3"  aurait pu figurer sur un album de Led  Zeppelin. Les instruments tirent maintenant "C - D" vers un folk-rock pour qui le gimmick électrique de "D1" sonne le glas.
  • La basse habille superbement "D1", se détache de la guitare pour suivre ses propres chemins. Les échanges synthé/basse/guitare sont parfaits. La batterie connaît aussi son heure, avec ses petits instants solo. On retrouve le charme d'un vinyle de Sabbath période "Paranoid", quand chaque instrument était une  pièce maîtresse de l'album.
  • "D2" est un très joli morceau de desert rock, tout en feeling, avec des guitares qui charment. Puis les instruments se soudent pour devenir un stoner compact avant de se lancer du une chevauchée sabbathienne. Un pur délice ! A ce moment précis je comprends pourquoi j'aime cet album instrumental : j'y retrouve ce qui faisait la force des envolées du trio Butler/Iomi/Ward  des débuts. Puis le morceau repart vers un stoner-rock plus actuel, se permettant des incartades jazz-rock et un beau dialogue guitare/basse.
  • "C - D" se conclut par "D3", un  morceau de moins de deux minutes qui me fait penser au début du "Bron Y Aur Stomp" de Led Zep.

"C - D" est un opus extrêmement kiffant, truffé de moments savoureux qui ne sont pas sans rappeler le brio  des pionniers du genre métal du early 70's. Le son a trouvé la juste dose de vintage pour être dans le ton. "C - D" ravira donc même ceux qui, comme moi, ne sont pas habituellement preneurs de l'exercice instrumental, parce qu'il ne s'agit pas ici de l'album d'un virtuose soutenu par deux compères, mais bel et bien  d'un power trio dans lequel chaque instrument amène sa pierre pour construire l'édifice.
Technique, Fuzzcrafter ?  Aucun doute si Pépé St@kaTTo l'affirme. Mais il avait raison l'ami St@kaTTo  : peu importe la technique, c'est le plaisir qui prime. Cet opus en regorge, et quand on pense que tout ça a été capturé live, on imagine la surdose de bohneur de la petite souris du studio...

Line-Up :

  • Vincent Quilichini - Guitars
  • Sacha Besson  - Bass, Acoustic Guitar, Bouzouki
  • Guillaume Coplo (Orion Dust, Mama's Good Fellows) - Drums, Darbouka, Modular Synth

Tracklist :

  1. C1 (04:55)
  2. C2 (13:13)
  3. C3 (03:58)
  4. D1 (04:19)
  5. D2 (13:18)
  6. D3 (01:50)

Liens :

https://open.spotify.com/album/1qJCzDQsCvmZVjJqeya6Ez
https://fuzzcrafter.bandcamp.com/album/c-d
https://www.facebook.com/fuzzcrafter
https://www.youtube.com/channel/UCEIPX8UOLHHAp602JZMLZ8Q/featured



 

 

Chronique d'album : UNCUT (Hard/Blues), "Blue" (2020)

  • Le 12/12/2020

Chronique d'Album : UnCuT (Hard/Blues), Blue (2020)
Groupe : UnCuT
Album : Blue (2020)
Genre : Hard/Blues
Origine : Poitiers
Par Ahasverus et Dam'Aël pour Ahasherus

Le trio UncuT
Le Groupe :

Formé en 2016, UnCuT est un groupe qui puise son inspiration dans les musiques rock, hard-rock et blues.
Son line-up se compose de Alexy Sertillange (chant et guitare baryton), Enzo Alfano (guitare) et Pablo Fathi (batterie).
Sur son choix d'avoir une guitare baryton plutôt qu'une basse, le groupe expliquait dans une interview :
"Alex est guitariste, et non bassiste, donc la guitare baryton était le meilleur moyen pour nous de faire un mélange des deux. Un son avec un peu de basse et de guitare. Et c’est rare et original dans notre style de musique, qu’il y ait seulement deux guitares. Ça nous correspond bien et ça nous donne une identité et un son plus agressif."
(http://www.loudtv.net)
Alexy est encore plus catégorique :
"La guitare baryton, c’est une guitare accordée deux tons et demi plus grave, avec un diapason plus grand. Pourquoi utiliser cet instrument ? Tout simplement parce que je voulais faire de la gratte, je suis guitariste. Et surtout, parce que je n’avais clairement pas envie de me taper la basse."
(https://auxportesdumetal.com).
 Petit détail supplémentaire : la guitare baryton est couplée à un octaveur en sortie sur un ampli basse année 80.  
Le trio fait partie de l'écurie Klonosphere.
Il présente son premier EP sept titres (cinq originaux et deux revisités en acoustique) le 22 novembre 2019, conçu comme un teaser de l'album qui va suivre et  intitulé "From Blue".

Il récidive le 6 novembre 2020, avec cette fois l'album...

B L U E

L'Album :

"Blue" est un dix titres qui avoisine une durée de quarante-neuf minutes.
Il reprend quatre des cinq compositions figurant sur l'EP logiquement intitulé "From Blue".
Les compositions vont de 3'27 à 8'27, la plus courte ouvrant l'album, la plus longue le concluant.
Le jazzman Paul Brousseau joue du clavier sur les titres  "Family Blues" ,  "Bee Blues" et "The Trap".
Jean-Marie Canoville (du trio Howard, il faut découvrir leur excellent album "Obstacle") donne de la voix sur "Deandra".
Le saxophone baryton Pierre Renaud joue sur "Diplodocus".
"Blue" est enregistré, mixé et masterisé à Paris au Studio Sainte-Marthe (AQME, Bukowski)  par  Francis Caste. Le voice Recording est assuré par Guillaume Bernard.
L'Artwork est confié à Gilles Estines.
La photographie est diligentée par Cindy Canto.
Edité chez LES ARTS A VIFS.
UncuT

 
Les Critiques :


Notre Avis :

B L U E est bien loin de nous donner le blues à l'écoute des dix titres qui le composent, car l'énergie, le rythme, la diversité et les nuances couvrent avec panache chacun des sillons de cette galette. Un bel écrin de musique Rock blues qu'UnCuT a su sublimer en y intégrant quelques doses de Stoner, de Fuzz, certains diront de Grunge, tout en maintenant une énergie quelque peu agressive mais à tout instant mélodieuse. La musique du trio poitevin est diversifiée au point de vous tenir en haleine du début jusqu'à la fin, y compris sur le titre le plus long. Groove et énergie sont le mastic de cet album bâti sur un Rock Classique et Blues des années 70's, dans un style moderne et très contemporain. Le son bien gras, et surtout très chaleureux, est obtenu par une prod parfaite mais aussi par cette guitare baryton, qui semble une excellente idée, en plus de son originalité, sur riffs de Strat incisifs, explosifs, voire corrosifs, en plus d'une batterie qui excelle tant sur les toms que les cymbales, créant une alchimie parfaite, cohérente, dont le résultat est un blues Rock organique modernisant le vintage de ces années historiques.

Un album à ne surtout pas laisser prendre la poussière dans les bacs, mais à user sur la platine jusqu'à en faire rougir le contenant et rugir le contenu...

 

Pour tous les curieux qui veulent en savoir plus :
1. Family Blues :
"C'était le titre idéal pour débuter l'album. Avec sa tonalité majeure, il donne le smile." (Alexy)
Il s'agit d'un Classic Rock Bluesy sur lequel les somptueuses nappes de claviers de Paul Brousseau assure le fond princeps de cette rythmique blues évidente qui donne le ton de l'album. Les riffs sont travaillés sans prendre le dessus du reste de l'instrumental et la voix d'Alexy s'articule agilement avec ce timbre éraillé taillé sur mesure.
2. Highway to Cagnes :
LE titre forgé pour la route! ça déménage fort et tant pis pour les radars...Vélocité, rapidité, déferlante, à vous de voir... Guitares saturées, limite dissonantes qui pourraient rappeler le klaxon du bolide dans sa course folle. Les bad boys débarquent à folle allure sur l'autoroute qui mènent à Cagnes (Cagnes sur Mer, oui ces gaillards aimeraient y emménager). Un Rock US sur l'A8 (La Provençale) !!!  
3. Déandra :
Alexy, Jean-Marie, Alexy, et v'lan les deux dans un duo sur les refrains qui décoiffe sur un Hard Heavy qui envoie les watts. Double piste de chant donc, puisque Jean-Marie Canoville (Howard) vient poser sa voix sur ce titre hyper pêchu aux côtés d'Alexy. Excellent morceau qui va nous faire bouger et hurler bis, tout en tendant ses deux doigts en l'air à la mode  "Ronnie James Dio". Un morceau conçu sur une complémentarité batterie/guitare des plus efficaces et des plus énergiques. Un vrai coup de coeur.
4. Blue Eyes Lover :
Hey baby, Jimmy Hendrix n'est pas très loin. Tranquillou sur un jeu de charley très groovy, UnCuT nous distille un blues qui prend son envol au fur et à mesure des minutes qui défilent, laissant grimper une tension savoureuse et libérant toute son énergie crescendo.
5. Bee Blues :
Autre coup de coeur dans une autre énergie. Impossible de ne pas faire allusion à ce titre qui a fait l'objet de tant de reprises par des grands et qui a été intégré dans quelques films comme "The Full Monty" (1997 - Tom Jones) mais surtout le brûlant "Neuf semaines et demi" d'Adrian Lyne (1986)... "You Can Leave Your Hat On" écrit et interprété par Randy Newman dans son album Sail Away (1972) et repris par Joe Cocker pour son album "Cocker" (1986)...
Intimiste, érotique, charnel, tel l'était le célèbre strip-tease de Sharon Stone face à Mickey Rourke en transe. "Bee Blues", il faut l'avouer, est un morceau sexy au possible qui pourraît bien être à l'origine et le grand responsable d'un baby boom en 2021. Un "Bee Blues" sensuel, dont la composition est travaillée merveilleusement, chiadée au possible. Guitares, batterie, nappes de claviers et voix donnent à ce titre une finition minutieuse et scintillante qui relève de l'orfèvrerie française ou de l'horlogerie suisse. Enormément d'émotion, vous l'aviez compris.
6. Small Steps :
UnCuT fait retomber la pression et la température avec ce mid-tempo, envoûtant, presque hypnotique avec les deux guitares qui s'envolent sur une batterie très organique  et bien ciselée.
7. Snake Boogie :
Allez, rangez vos pantoufles et chaussez vos Dr M***, faîtes chauffer la gum de leurs semelles et bougez vos popotins pour déverrouiller vos articulations mises en cage ces derniers mois. Une rythmique qui déménage, initiée par ces gimmicks de guitare heavy qui ensorcellent et donnent une énergie de tsunami plus qu'énervé. Attention à vos perruques et vos moumoutes...Le solo est à mourir et Alexy assène un chant furieux, le tout plaquant nos faces sur les façades des ampli Marshall ou Orange devenu rouge écarlate. UnCuT, vous l'avez sacrément peaufiné votre EP "From Blue".
On note un changement de tempo tout au long de ce titre avec en introduction un décalage de la rythmique des guitares par rapport à la rythmique de base (batterie), créant cette légère dissonance de départ
8. Display :
Thank you les gars. On retrouve notre souffle sur ce morceau, et pour les amateurs du son guitare baryton, écoutez ces quatre notes isolées (7,8,9 sec) qui distillent cette vibration basse et chaleureuse exceptionnelle. Stoner et Psychédélique à la fois, la guitare saturée et distordue nous plonge dans un univers parallèle, torturé dont le mixage  sublime le côté psy... Et les percussions enfoncent bien le clou jusqu'à la garde.
9. Diplodocus :
Un jazz Fusion qui allie basse et saxo dans un duo élégant et efficace et des guitares au son strident, dont le solo saxo jazzy offre un son travaillé et sacrément fouillé, très dissonant sur certaines mesures.
10. The Trap :
Douce intro à la baryton et à la Strat, très épurée qui laisse entrer une voix sensuelle accompagnée d'une batterie jazzy tout aussi délicate et sensuelle... Jouant d'une approche progressive, le trio monte en puissance pour livrer une énergie plus rock blues sur laquelle la voix d'Alexy passe d'un timbre sensuel à celui beaucoup plus  éraillé et de circonstance. Et ce n'est pas terminé, UnCuT, après un passage de transition très doux, délivre un final à la Pink Floyd que le groupe aurait vraiment pu écrire dans leurs années d'activité intense, et quelle connotation !!!! Un comfortably Numb en puissance ou sous-jacent, une merveille.
 Bravo les Poivevins pour ce final magistral et pour cet album digne de groupes connus et reconnus.
"B L U E" marque une évolution du trio depuis son premier EP, et ce en très peu de temps, signant une grande maturité, une sensualité palpable. Un album qui dégage aussi de l'énergie, pouvant être catchy et effervescente, alternant délicatesse et brutalité. Un son chaleureux et caliente grâce à cette guitare baryton est la marque de fabrique de ces Poitevins qui ont réussi à nous bluffer en un temps éclair. Inutile de se poser la question du pourquoi de ce choix de leur avoir proposé la première partie de la tournée 2019 avec KLONE (du 12/10/2019 au 09/11/2019, avec une excellente prestation au Jas'Rod aux Pennes Mirabeau -13 - à laquelle j'ai eu la joie d'assister).
A noter qu'un concert est dores et déjà prévu le 24/04/2021 (si...) avec KLONE et The Horst à l'Usine à Istres (13).
UncuT
 
 

Chronique d'album : 7 WEEKS (Grunge/Rock), "What's Next? (The Sisyphus Sessions)" (EP - 27/11/2020)

  • Le 10/12/2020

Groupe : 7 WEEKS
Album : What's Next? (The Sisyphus Sessions) (EP - 27/11/2020)
Genre : Rock
Origine : Limoges

Par Ahasverus

Le Groupe :

7 Weeks est un quatuor originaire de Limoges. Il est formé en 2006 par Julien Bernard (chant, guitare, basse) et Jérémy Cantin-Gaucher (Batterie). Fred Mariolle (guitares) et PH Marin (claviers/guitares/backing vocals) complètent le line-up.
Sur l’origine du nom de la formation, Jérémy Cantin-Gaucher expliquait à https://amongtheliving.fr/interview/7weeks/ :
    “Nous avions sorti une démo en 2006 qui s’appelait 7weeks, tout bêtement parce qu’il y avait eu 7 semaines entre la toute première repet du groupe et l’enregistrement de cette démo. Du coup, vu que l’on cherchait un nom au groupe, il s’est imposé de lui-même.”
 Sur le style pratiqué par le groupe, il précisait :
    “C’est un mix entre Queens Of The Stone Age, Nine Inch Nails et David Bowie. Pour faire très vite… trois influences assez importantes et diversifiées.
(source : http://metal-eyes.com/interview-7weeks)
Le groupe sort son premier EP en 2007. Il s’intitule “B(l)ack Days”.
La même année, 7 Weeks donne un concert acoustique au quartier des femmes de la maison d’arrêt de Limoges.
En 2008, il est à l’affiche du Printemps de Bourges, en 2013 à celle du Hellfest.
En janvier 2020, il sort "Sisyphus", son cinquième album.
Il revient le 27/11/2020 avec un EP...


"What's Next? (The Sisyphus Sessions)"

7weeks next


L'Album :

"What's Next?" est un cinq titres d'environ vingt et une minutes.
Il comprend un inédit ("Intimate Hearts"), une cover de King Crimson ("Circus") et trois reprises acoustiques de titres figurant sur "Sisyphus" ("Gone", "Idols", "Sisyphus") capturés live au festival «Des Lendemains Qui Chantent» à Tulle le 16/07/230) 2020.

Son artwork est signé Gilles Estines. (https://www.facebook.com/mekaa33/)
Concernant la cover, "Circus", 7 WEEKS expliquait son choix :
“Nos influences de ‘surface’ sont connues et nous avons déjà repris sur scène de nombreux morceaux de Soundgarden, QOTSA, Motörhead, Metallica, Led Zeppelin ou autres.
Pour une première reprise sur disque, on voulait quelque chose de plus ‘sinueux’, de plus original, et King Crimson (comme Bowie ou Pink Floyd) fait partie de nos influences ‘souterraines’, celles qui n’apparaissent que par fulgurances dans notre musique. Nous sommes fiers de rendre cet humble hommage à la bande de Robert Fripp.”
Cette cover et l'inédit avaient été jugés l'une trop longue, l'autre trop sombre pour l'ambiance solaire de "Sisyphus".
"What's Next? (The Sisyphus Sessions)" existe en version vinyle avec un titre bonus inédit, "My Valhalla".


Les Critiques :

  • "Le superbe "Intimate Hearts", avec son thème à la guitare d'une gravité poignante, contraste avec la puissance lumineuse qui habitait l'album "Sisyphus".
    https://www.spirit-of-metal.com
  • "La reprise du « Cirkus » de KING CRIMSON est tout sauf un caprice de complaisance, et le long morceau retrouve même l’atmosphère un peu cotonneuse de Sisyphus, sonnant presque comme un original du groupe."
    http://www.metalnews.fr
  • "Trois titres acoustiques, trois reprises de leurs titres...et trois réussites !"
    https://www.coreandco.fr
  • "7 Weeks réussit le tour de force de transformer cette année 2020 de lose en grand cru avec un solide et éclectique Sisyphus frisant la perfection dont sa progéniture, What’s Next, hérite tout en mettant en lumière les côtés les moins évidents du groupe. "
    http://clairetobscur.fr
  • "Malgré cette construction « tripartite », il ressort de son écoute une pertinence et une cohérence remarquables, qui font de cet EP un opus loin d’être accessoire dans la discographie de 7 WEEKS."
    https://www.unitedrocknations.com

  • "Le groupe démontre plus aisément dans cette exercice que la place qu’il a choisi d’accorder aux claviers dans son écriture a sa réelle importance et pertinence."
    http://www.shootmeagain.com

Notre Avis :

Dans le prolongement de "Sisyphus", sorti fin janvier 2020, 7 WEEKS nous fait le coup du père François : il revient fin novembre pour la fameuse "tenaille à la française" avec un EP cinq titres -  six si affinités.
Disons-le tout net, ce prolongement de l'album est loin d'être superfétatoire : L'inédit "Intimate Hearts est un excellent titre aux couplets un peu sombres,  au refrain bien catchy ; la cover de King Crimson  rend justice à l'original avec sa profondeur, son crescendo et ses descentes de manche ; le brio de l'adaptation et de l'interprétation des titres acoustiques n'est  pas sans rappeler la qualité du "Unplugged" d'Alice In Chains, "Gone" et "Idols" semblent même avoir été écrits pour ce format tellement  l'affaire est entendue.
Tout ça a été magnifiquement ficelé par une série de clips, l'un illustré par les images de "Freaks" (1932), film culte et indémodable qui avait déjà inspiré les Ramones et leur "Gabba Gabba" ("Pinhead").


7 WEEKS est décidément un label de qualité, capable de faire frémir le fan de rock et headbanguer le métalleux, car la musique de ce groupe fiable convient aussi bien aux premiers qu'aux seconds.
"What's Next?" est un bijou qui complète subtilement la parure dont "Sisyphus" était la première pièce. A l'évidence, on recommande.


Track-listing :


01. Intimate Hearts (inédit des enregistrements de « Sisyphus »)
02. My Valhalla (inédit - LP uniquement)
03. Cirkus (inédit - KING CRIMSON cover)
04. Gone (acoustic version)
05. Idols (acoustic version)
06. Sisyphus (acoustic version)


Les Liens :

Suivez l'actualité de 7 Weeks :
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https://www.facebook.com/7weeksmusic
 "What's Next? (The Sisyphus Sessions)" est sur Spotify :
https://open.spotify.com/album/58eB5ydp54tXRTObdxyxga
7 WEEKS est sur toutes les plateformes :
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Chronique d'Album : NOTHING BUT REAL (Rock Fusion), "Nothing But Real (2020)

  • Le 06/12/2020

Groupe    :   Nothing But Real
Album        :   “Nothing But Real”
Genre        :    Rock Alternatif / Metal / Punk / Stoner / Fusion / Hip-hop
Influences    :    Skunk Anansie / S.O.A.D / Foo Fighters / Hans Zimmer / John Murphy
Origine    :    Région Parisienne (2018)
Sortie        :    10/07/2020

Par Pépé St@kaTTo

 

Line-up actuel :

  • Hanta        :   Chant
  • Eghan       :   Batterie
  • Victor        :   Basse (arrangements keyboards)
  • Tom          :   Guitare (arrangements keyboards/gong/cordes)
  • Sakar        :   Avatar / Mascotte (le cinquième membre)

Nothing but real groupe

Photographie : Nicolas Cachelin

Membres passés :

David        :   Basse

Le Groupe :

Nothing But Real n’est pas vraiment un groupe ordinaire tant ses influences sont nombreuses, musicales mais également culturelles (mangas, comics, films).

A l’origine, Tom, le guitariste, qui avait dans ses cartons quelques ébauches de morceaux (riffs, gimmicks, mélodies) de ses anciens projets «Black Reed» et «Twisted Oaks»,  et David, le bassiste qui l'avait rejoint sur ce dernier, décident de démarrer un nouveau groupe avec le souhait de mélanger du visuel avec un univers décalé.
Très vite, soit moins de deux mois après, la rencontre de personnalités fortes et d’artistes comme Hanta la chanteuse et Eghan le batteur, qui rejoignent la formation, confirme la ligne directrice que doit prendre le groupe ainsi que l’énergie imaginée.
Le quatuor est fin prêt à se lancer dans l’aventure… Nous sommes en juillet 2018.

Deux premiers titres, «Don't you Know»(1) et «Noisy mind», sont enregistrés et mixés au Abbey Rand Studio à Chatel Moron chez Augustin Pannard. Ils sortent au début de 2019 sur Youtube. On y découvre pour la première fois les musiciens (masqués comme les Crimson Glory des 80's) ainsi que Sakar, le cinquième membre, masque blanc, l’œil gauche barré d’un point d’interrogation, au départ pour définir l’identité du groupe, puis un jeu de blanc/noir pour la dualité des personnalités, pour enfin balancer cette phrase : «on n’est rien, mais on est là» ; ce qui a donné «We are nothing but real».

Cet avatar incarne l’âme du groupe, osmose parfaite entre chaque musicien, une énergie commune qui aura pour nom de baptême Nothing But Real (NBR). Tom a trouvé le nom du groupe après quelques répétitions de ces deux premiers titres.

Tels Eddie des Maiden ou Goz des Shaka Ponk, cette «mascotte» sera l’emblème du groupe, et le « ? » la clé qui vous permettra de pénétrer dans leur univers mystérieux.

(1) «Don't you Know» figure sur la quatrième compilation de La Légion Underground
https://lalegionunderground.bandcamp.com/album/we-are-legion-4?fbclid=IwAR0dG3-i5PhxxwtGDeK9Lyks79TGylTIvYUdjB8z9lnBaI4Zzt90azt3pmE

L’album :
 Nothing but real album

• Illustrations & Artworks : Chromatorium Music •

Track List :

01-My daemon • 02-Angels cry • 03-We are nothing but real • 04-Crisis • 05-Therapy toy •
06-Insanity • 07-Sundown

Ce premier opus d’un peu plus de trente minutes est composé de sept titres. Ce n’est pas à proprement parler  un concept album, mais il existe bien un fil conducteur qui met le doigt sur les démons qui nous hantent et qui passent vers plusieurs étapes de la vie, la remise en question, la folie, la rédemption, la mort.

[L’enregistrement batterie/basse et guitares a été fait chez Abbey Rand Studio et le chant au Studio le Poisson Barbu à Paris ; une super rencontre avec l’équipe, Léonard, Romain et Susie, précise Tom. Romain a fait le record des voix et Susie a fait le mixage à distance pendant le premier confinement. Chose pas facile pour échanger sur les exigences attendues. Mais au final, me dit-il, elle a assuré grave.]

 [«My Daemon» est l’illustration des violences, notamment conjugales, où le conjoint devient oppressant et violent et finit par se transformer en véritable démon enchaînant sa compagne qui finira par trouver la force de s’enfuir et de sortir de cet enfer.] Ce premier morceau débute sur des nappes de clavier bien lourdes qui viennent se superposer au fil de l’intro, comme pour la bande son d’une série de SF. Les parties guitares (tantôt en son clair, tantôt en saturé) précèdent le début du chant, la rythmique se met en place, rapidement épaulée par une basse bien appuyée, la voix d’Hanta se veut suave mais puissante, le refrain est simple et entêtant. Un excellent morceau qui se conclut par un chorus à la wah-wah, bien fusion.

[«Angel cry» dénonce les dérives des réseaux sociaux : influenceurs / followers / Instagrammeurs et la course à la célébrité.] Il démarre sur un gros riff furieux qui sera le fil conducteur de tout le morceau. La dualité des voix féminin/masculin fusionnent comme dans un cartoon ou un manga bien thrashy. Les parties batterie sont épaisses et puissantes. Et, toujours de bons petits plans guitares à la whammy et wah-wah !

Avec «We are nothing but real» et son intro très «Maidenienne», Hanta, la voix proche de Gwen Stefani et Deborah Dyer, nous dévoile toute l’étendue de sa palette vocale, à la fois pop, jazzy, voire très rock. La basse est massive et bien mise en avant. Un morceau énergique, riche en émotions, qui alterne successivement les passages lents, style ballade, et plus rapides, puissants, violents, et abrasifs. Le morceau se termine sur un ultime râle de guitare… un très beau larsen ! Ce titre est un cri de révolte qui à lui seul explique l’existence du groupe puisqu’il en résume les valeurs fonda-mentales. [«Nous ne sommes rien, mais nous existons.» Les évènements passés montrent que le monde est en plein bouleversement, les récentes manifestations dans notre pays le démontrent. Le peuple, se soulève contre une classe dirigeante, déconnectée, méprisante, hautaine et privilégiée par sa position.]

«Crisis» détaille les pulsions violentes et guerrières, ce brusque accès de folie maladive, ce trouble démentiel qui, dans une relation amoureuse, annonce la fin des sentiments, la séparation brutale où la haine prend le dessus sur l’amour. On va également retrouver cet univers mystérieux et cinématographique de «NBR» dans ce morceau très chaloupé, qui débute sur de sublimes nappes de violoncelles appuyées par une basse omniprésente. Le chant est ici aussi très «jazz/rock/groovy», la mélodie du chorus est sublime. Et que dire des parties guitares pêchues et finement ciselées ?  Un régal. Mon morceau préféré !

«Therapy Toy» dont le groupe vient de présenter le clip via Youtube, est le cinquième brûlot de l’album. [La crise passe par des pensées sombres, avec l’envie de la punition comme fil conducteur. L’arme à feu, «le jouet», devient une forme de prolongement de l’être… ou quand éliminer devient une «thérapie !»] C’est un morceau punchy dont l’écoute prolongée vous rendra assurément gaga, dans le bon sens du terme ! Les influences musicales vont ici de la pop-rock à la «No Doubt» au gros rock très «Therapy?» ; de subtils riffs au service de cette sublime mélodie qui vous trottera dans la tête un bon moment… et qui se termine sur un double larsen !

«Insanity»  va nous permettre d’apprécier pleinement le flow d’Hanta, sur une structure de morceau Hip-Hop et Stoner. La basse slapée apporte une légère touche de folie au morceau. [«Bienvenue dans la Grande Ville, mec !». Une espèce de Gotham City avec ses nuits d’insomnies, ses lumières inquiétantes, son ballet interminable d’habitants, ses psychoses… Te sens-tu enfin devenir aussi dérangé que le Joker ?]

L’album se termine sur «Sundown», comme une oraison funèbre, la mélodie est une ode à la fin et au renouveau, l’ombre et la lumière, éternel recommencement, encore une dualité que l’on retrouve dans tous les morceaux, des contraires qui s’attirent, le noir, le blanc, la haine, l’amour, le masculin, le féminin. [Le soleil se couche sur la vie telle une illustration du deuil, de la perte de l’être cher. Les tableaux se mêlent comme les étapes d’un processus nécessaire lorsque l’on regarde en arrière : déni, colère, négociation, douleur… et enfin l’acceptation.]

Cet album est comme un bon cocktail, subtil mélange de plusieurs ingrédients, une esthétique sonore et visuelle bien personnelle au groupe, un univers fait d’images, inspiré des mangas, comics et autres films de SF. Chaque morceau ne s’écoute pas seulement, mais se vit de l’intérieur, impossible de ne pas basculer dans leur monde tant leur créativité est communicative.

Si vous pensez qu’ils «ne sont rien», et bien moi je vous garantis qu’ils sont bien réels ! Alors, laissez-vous gagner par leur folie…

Le mot de la fin sera pour Tom : [L’arrivée de Victor confirme un souhait qu’on partage, Hanta, Eghan et moi, qui est d’aller vers quelque chose de toujours groovy, rock mais plus moderne et surprenant par moments.]

Matoscope :

  • Hanta        :   Micro Shure SM58 Beta           
  • Tom         :   Guitare électro-acoustique Luna Guitar Vista Eagle, Fender Strat American Series VG5 spéciale Roland COSM (guitare à modélisations comme la Variax de Line 6, gérant les accordages alternatifs à la volée et offrant 37sons différents), Fender Telecaster Deluxe (customisé avec des micros doubles splittables).
    Effets : Digitech Whammy, Electro Harmonix POG2 (Octavers / Harmonizers / Whammy), Wah Wah, Delay, Tremolo, Phaser, OD/Disto, Stomp Under Foot Alabaster Limited Run Ben McLeod Fuzz.
    Amplis : Fender Red Knob + Marshall JCM2000
  • Victor        :   Basse 4 cordes Ibanez / Marcus Miller P7 Swamp Ash 5 TS 2nd Gen.                      Ampli Ampeg.
    Effets : Big Muff / Filter / Octaver et Compresseur.
  • Eghan         :   Baguettes B5
  • David         :   Basse Music Man Stringray 5, Sandberg California 5 cordes, Fender Kingman             V2 Acoustic

« My daemon » version acoustique, live session.

Les Liens :


https://www.facebook.com/nothingbutrealtheband
https://nothingbutreal.bandcamp.com/album/nothing-but-real
https://welisten.to/nothingbutreal
https://chromatorium.com


Un grand merci aux «Nothing But Real» pour leur disponibilité et les échanges que nous avons eu via les réseaux sociaux et mails et pour les informations fournies sur les morceaux de l’album qui apparaissent  entre [*] dans ma chronique.

Chronique d'album : RENAUD HANTSON (Rock), Tatoués A Jamais (2020)

  • Le 05/12/2020

Le Groupe : Renaud Hantson
L'Album : Tatoués à Jamais (2020)
Genre : Rock
Origine : Paris

Par Ahasverus


Le Groupe :


Renaud Hantson est un batteur, chanteur, auteur, compositeur et interprète français.
Il fréquente le Conservatoire et ses talents pour la batterie lui valent le Prix d'Excellence. ("Ca ne sert pas forcément à grand chose mais ça fait toujours très chic à dire en interview !" ironise-t-il.)
En 1983, il est l'un des fondateurs de Satan Jokers, groupe   remarqué par la critique et le public dès son premier album, «Les Fils Du Métal», dans lequel il tient la batterie et partage le chant. Toujours actif, Satan Jokers a signé ces dernières années quelques uns des plus grands albums (et concept-albums) du métal français.  «Symphönïk Kömmandöh» est et devrait rester son ultime opus.
Fils du metal
En 1986, Renaud Hantson rencontre Michel Berger, avec lequel il développe une relation privilégiée. Il raconte à son propos :
"Il avait beaucoup plus de violence en lui que ce que l’on peut imaginer, qu’il ne pouvait pas forcément exprimer avec sa voix. C’est pour ça qu’il adorait Hallyday, Balavoine ou moi."  (https://www.francetvinfo.fr)
Hantson et Berger vont collaborer sur deux comédies musicales du tandem Berger / Plamondon : Starmania (Hantson interprètera les personnages de Ziggy puis de  Johnny Rockfort) et   La Légende de Jimmy  (dans le rôle de James Dean).
Michel Berger, qui qualifie Hantson de "meilleur chanteur de sa génération", programme  de lui écrire un album pour 1993. Il décède brutalement en 1992, avant d'avoir pu initier le projet.
Renaud Hantson participera à d'autres comédies musicales (Notre Dame de Paris, notamment).
Il est aussi le fondateur du groupe Furioso, né dans les années quatre-vingt dix.

Il a collaboré avec les plus grands noms de la chanson française, de William Sheller  à  Jean-Jacques Goldman.
Il est l'auteur d'une autobiographie en deux volumes, et du roman "Rock Star: 48 heures d'une vie rêvée" (Manitoba / Les Belles Lettres - 2015). Il en tirera un opéra-rock du même nom.
En 2012, avec Christian "Zouille" Augustin, chanteur de cette autre légende du hard-rock français qu'est Sortilège, il sort l'album "Zouille & Hantson".
Il s'associe au luthier/guitariste Patrice Vigier pour sortir l'album "First" (2018) sous le nom de Summer Storm.

En solo, Renaud Hantson enregistre son premier album dès 1987.

Il présente en 2020 son seizième album :

«TATOUES A JAMAIS»

«Tatoués à Jamais» est un seize titres d'une durée d'une heure.
Sur la naissance de l'album, Renaud Hantson explique :
«Il est né par une envie et grâce au public. Ça faisait plus de sept  ans que je n’avais pas sorti un album sous mon propre nom, depuis "Tout recommencer". Et il n’était pas complètement en phase avec ce que je suis devenu. Il ne montrait pas la synthèse entre la culture pop et la culture rock.»
(https://www.ouest-france.fr)
Le CD est accompagné d'un livret très complet qui comporte des photographies, les paroles des chansons et le détail des musiciens titre par titre.
Renaud Hantson signe seul les paroles et la musique de neufs des seize compositions de l'album.
Il co-réalise cet album avec Frantz Fagot, également compositeur de certains titres, et qui joue de la guitare, du piano et programme les claviers de l'album.
«Tatoués à Jamais» a été enregistré en plusieurs endroits, notamment au studio Pacific Rock et au studio Planet Live. Il est mixé par Anthony Arconte, qui a collaboré aussi bien avec Michel Fugain qu'avec Trust.
Son artwork est signé par la tatoueuse (cohérent avec un tel titre d'album !) Isabelle Klancar.

Renaud tatoues a jamais
La structure basse/guitare/batterie est assurée par le trio Mulot/Zurita/Hantson.
FloRy Ann (madame Hantson à la ville) assure les choeurs.

Au niveau des featuring, on remarque :

  • Axel Bauer est  à la guitare sur "Tout Roule" et "Beaucoup De Bruit Pour Rien".
    Hantson lui rend hommage  dans le livret : "Axel Bauer qui m'a tant inspiré en me montrant qu'on pouvait faire de la pop music de qualité en ayant une culture rock."

  • Sarah Jad partage le chant dans "Avance".
  • Jean-Félix Lalanne est à la guitare solo dans "Chanter La Vie".

Toujours très disert, Renaud Hantson expliquait certains morceaux de l'album sur sa Fanpage https://www.facebook.com/renaudhantsonfans :

  • "12 étapes" : "Un titre qui me tient à coeur car il aborde la méthode des Narcotiques Anonymes  et des Alcooliques Anonymes, c'est la chanson la plus Rock Pop de ce nouvel album."

  • "Avance" : "Ce n’est pas un clip engagé, mais les paroles prémonitoires par rapport à la situation que nous vivons tous actuellement, si elles n’évoquent pas clairement la pandémie, ont pour message que ce qui ne nous tue pas nous rend plus fort."
  • "S.E.X." : "Ceux qui ont lu mes trois livres, "Poudre aux yeux", "Homme à failles" et "Rock Star (48 heures d'une vie rêvée)", savent déjà que ce qui touche à la sexualité occupe une grande partie de mes pensées, ma collection de films XXX dépasse l'entendement humain et assurément celle du grand acteur Michel Simon (La beauté du Diable, La poison, Le vieil homme et l'enfant...) disparu en 1975, qui était un amateur assumé de pornographie possédant plus de cent mille objets en rapport avec le sexe ! Rien d'étonnant donc à ce que "Tatoués à jamais", mon nouvel album solo, contienne un  titre intitulé "S.E.X."


Notre Avis :

Renaud Hantson tient une place à part dans le paysage métallique français. Il est peut-être le plus grand  chanteur que la scène métal hexagonale ait porté, et le frontman de l'un des meilleurs groupes  de l'histoire du hard-rock, Satan Jokers. Il a su moderniser cette formation des 80's en s'entourant de  musiciens virtuoses (le bassiste Pascal Mulot, le guitariste Michaël Zurita et le batteur Aurel Ouzoulias) et en mettant au point  dans sa "période Karila" des concept-albums d'une grande intelligence et d'un niveau rarement atteint.  
Il cristallise parfois les passions parce que, n'exerçant pas le politiquement correct, il ne laisse pas sa part aux chiens quand s'engage une joute verbale.
Il est comme ça, Mister Hantson, le Metal God à la française...
Mister Hantson... Et puis il y a Docteur Renaud, capable de vous lancer le "SOS d'un terrien en détresse", ce qui n'est pas, admettez-le, à la portée du premier chansonnier venu.


Artiste multifacettes aux multiples projets, Renaud Hantson nous revient donc en cette drôle d'année 2020 pour un bilan, celui de la cinquantaine  épanouie, plus fort et plus sûr qu'il n'a jamais été,  avec seize titres qu'il assure "tatoués à jamais",  illustrés fort à propos...  par une tatoueuse !
Petit tour d'horizon des webzines musicaux...
Ô (mauvaise) surprise ! Pour Hantson, je m'attendais à la blinde.... Seul un article de http://rockmeeting.com est découvert par mon moteur de recherche ! Soit Renaud a négligé totalement les canaux traditionnels de la promo, misant tout sur sa seule page, soit mon moteur de recherche est pourri, soit cela donne le ton de la considération dans laquelle les médias français tiennent le rock hexagonal... et du soutien qu'ils lui apportent...
Facile pourtant, de défendre un album dans lequel tout roule !
Hantson est groove et précision. Il est l'un des rares à faire sonner le français comme ça. Habitué à la haute voltige, il est sur «Tatoués à Jamais»
dans sa zone de confort, même s'il lui arrive de montrer les dents quand le métalleux qui dort - jamais profondément - en lui se réveille pour une vocalise.
Les compositions sont pour partie pop et légères (L'évidence, Tout Et Rien, Inaltérable), parfois sombres ("Sans Voir Les Nuages", "Un Enfant M'Attend"). Celles-ci pourraient  s'inscrire ou presque au répertoire d'un Emmanuel Moire ou d'un Pascal Obispo. Des morceaux bien rock (Tatoués A Jamais, Tout Roule, Beaucoup de Bruit Pour Rien, Oeil Pour Oeil)  aux thématiques qui rappellent  Satan Jokers (S.E.X.) viennent équilibrer le tout et réchauffer nos coeurs de rockers.
Tout roule. Tout est cool. Mais encore :
Choeurs : impeccables.
Zicos : L'expertise est notoire ; les monstrueux Zurita et Mulot, Jean-Félix Lalanne, et Axel Bauer, qui n'a pas attéri sur "United Guitars Vol. I" par hasard !
Tout est cool ! Renaud Hantson mélange les genres, et son grain sûr lui permet de rouler sur tous les terrains sans déraper, sans prendre les ornières.
Ouvert, avec un fort  potentiel commercial ("Avance" sur lequel Sarah Jad délivre une prestation du plus haut niveau) «Tatoués à Jamais»  prend sa place parmi les sommets de la discographie du chanteur.


Un album-bilan, blindé jusqu'à  la gueule, mené par des maîtres, de main de maîtres, chacun à son niveau, qui propose un  rock mainstream taillé sur mesure pour Hantson. Un sans faute, surtout  pas mou du genou, qui saura parler aux fans et en conquerra, on l'espère vivement parce que l'artiste comme l'album le méritent,  de nouveaux.


Les Liens :

  • iTunes : https://music.apple.com/fr/album/tatoués-à-jamais/1522710872
  • Deezer : http://www.deezer.com/album/159519642
    Spotify : https://open.spotify.com/album/2GndMgvR97cR6iYc5zCPoY 
  • Brennus : http://www.brennus-music.com/.../-renaud-hantson-tatoues...
  • Fnac : https://www.fnac.com/.../Renaud-Hantson-Tatoues-a-Jamais...
  • Amazon : https://www.amazon.fr/Tatoues-Jamais-Renaud.../dp/B086PLY968

 

Chronique d'album : TRANK (Rock), "The Ropes" (2020)

  • Le 04/12/2020

Chronique d'album de Dam'Aël pour Ahasverus

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Michel, Julien, Johann et Max décident de former un groupe dans une country délimitée par Genève et la Haute Savoie, entre les chocolats suisses et la fondue savoyarde... entre le Rivella et le vin chaud... Et en 2016, la basse décide de changer de main, s'attribuant une place douillette entre les mains de David.

 Quartet à l'origine, quartet toujours en cette année divine !,!,!, 2020... pendant laquelle Michel André Jouveaux, natif de la Camargue (chant, claviers, samples), Julien Boucq (guitares, originaire de Grenoble), Johann Evanno (batterie, de Bourgogne) et David Spatola (basse, venant du sud-est) ne lâchent rien et décident de mettre les bouchées quadruples en s'attellant à la réalisation d'un album. Et comme les cordes ne manquent pas à chacun de leur arc, s'en suit un très bel ouvrage "The Ropes", mis sur la toile le 15 septembre dernier,  tissé de douze titres travaillés, fouillés, énergiques, où le contraste est au rendez-vous, où l'émotion est bien présente, ornant la galette de couleurs variées où l harmonie s'articule avec le punchy, le plus calme et modéré, le heavy bien envoyé ou la Cold Wave bien glacée, le tout bien assis et bien placé. Douze titres qui font un sacré pied de nez à un éventuel ennui qui aurait voulu pointer son pif.
Les influences de chacun sont très variées, très contrastées, voire même presque opposées, ce qui donnent ce riche panel de nuances dans "The Ropes" : Depêche Mode, The Cure, Soundgarden, Audioslave, Pearl Jam, Deftones, Muse, Royal Blood, Placebo... car cette diversité s'articule parfaitement dans une complémentarité créative et cohérente créant cette symbiose finale.

Sa musique :
C'est un Rock alternatif inflencé par les années 90's, mélangé à de la Cold Wave, le tout soupoudré d'électro. De 2016 à 2019, Trank  sort un premier EP "Midlife Noises" (6 titres de plus de 24 minutes), enregistré au Studio des Forces Motrices avec Yvan Baronne et David Weber (Lolofora, Sexypop),  et les singles "Take the Money and Run" (2016), "In Troubled Times" (2018), "Bend or Break" (2018) et "Undress to Kill" (2018).

https://open.spotify.com/album/503Hd21MePEcCND0pK7REj

Midlife noises
 Et leur musique plaît et plaît si bien que, malgré l'absence de label, et armés d'un culot magistral, les quatre  gaillards font appel à des tourneurs de taille et se proposent de faire la première partie de grande salle. Jackpot puisqu'ils sont remarqués par les managers de DEEP PURPLE et d'ANTHRAX... et finiront par faire l'ouverture de ces deux monstres, ainsi que celle de PAPA ROACH et de Disturbed.

L'album

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"The Ropes" est un douze titres à la frontière des genres avec une identité musicale incontestable ; le son TRANK a évolué depuis le premier EP, y ajoutant un peu plus d'arrangements et des nappes de clavier savamment distillées et le résultat est une évidence. Les sujets abordés dans les textes jettent un regard sur les perversions de notre existence, et notamment sur les phénomènes de domination, quelle qu'en soit la forme :  relations dominant, dominé, des relations inconscientes, des relations de frustrations, de soumissions.. Le chant est interprété dans un anglais parfait dont la voix glisse du légèrement rauque à des passages plus doux.
 "The Ropes" explore le thème des liens qui nous lient les uns aux autres, conscients ou non - et pose un univers sonore à la croisée d'un rock alternatif incendiaire et d'un post-punk atmosphérique, pour un résultat à la fois intense et accrocheur." (TRANK)

1. Shining
Un heavy Rock au refrain catchy, entraînant, aux riffs efficaces où chaque instrument prend et garde sa place sans investir celle de son voisin. La basse complète parfaitement cette rythmique et forme un excellent duo avec les claviers pour accueillir une transition à la dépêche Mode. L'électronique apporte texture et relief au titre comme sur l'ensemble de l'album d'ailleurs.
Les quatre titres qui suivent débutent par des arpèges en son clair qui font retomber l'énergie de chaque morceau, mais ce, pour quelques secondes car les watts sont très très vite relancées pour repartir de plus belle. La sieste, vous pouvez l'oublier....


2. Illustrated Girl
Est un titre presque épique qui propose une mélodie superbe, où la basse vrombissante s'articule autour d'une batterie qui martèle à tout va avec qualité et efficacité pour laisser place à une voix qui lâche les watts dans un dosage parfait.


3. The Ropes
Le titre éponyme envoie un rock rempli d'émotion dont l'instrumental s'accorde à promouvoir une belle place au chant, enfonçant le clou.  Le clip est réalisé par le directeur visuel du groupe, Alban Verneret, qui emploie les talents incroyables de trois artistes shibari (l'art du bondage japonais) qui est une façon de se faire attacher pour générer des pressions qui doivent donner des émotions précises.


https://youtu.be/ZDs8DK6khws


4. Undress the Kill
Ce morceau est un mélange puissant de rock alternatif, de métal et d'électronique, voire post-punk, les nappes de claviers ne sont pas sans rappeler un certain groupe Deep Purple. Une basse bien lourde, des accords répétitifs presque hypnotiques continuent à nous enflammer.


https://youtu.be/IHNyDOru4w4


5. Forever and a Day
Les guitares invitent à s'engager dans cette ballade à la mélodie douce et délicate et dont les violons magnifiques font une belle incursion dans un tel morceau. La voix de Michel est magnifiquement douce et bien tenue, rappelant  U2 mais gardant la signature TRANK.


6. In Troubled Times
Songwriting toujours aussi excellent dans une rythmique qui tourbillonne. Michel alterne chant parfaitement interprêté avec quelques passages parlés.
https://youtu.be/ZdCngYe-aOM


7. Again
Un côté plus électro indus, ou  cold wave / électro, est à la fois très dansant  et sinistre, avec  un gros riff qui conserve son ancrage dans le territoire sonore de TRANK et une batterie qui martèle, proposant une descente de toms qui ravira tous les batteurs et une double pédale qui mitraille, enfonçant le clou tout au long de cet album. Yohann a eu cette idée lumineuse de jouer le Charley à contre temps, pour lui donner un coté un petit peu plus intrigant. Et David a joué la basse en alternant rondeurs et jeu plus agressif afin d'insister sur le versant menaçant. Michel nous fournit un peu plus d'explications un peu plus loin...


8. Chrome
Un bon heavy bien burné en intro qui break pour laisser place au chant vite rattrapé par cette rythmique heavy Nickel Chrome. Impossible de ne pas bouger sa tête sur ce titre qui a tout pour générer un headbanging général que nos amis bikers ne seraient pas les derniers à initier. Chrome est du pur David, avec ce riff imitant un gros moteur de Harley qui tantôt tourne au ralenti, tantôt tourne à plein régime. Les arrangements ont permis d'accentuer l'effet gros son industriel des moteurs de ces cylindrées prêtes à parcourir la route 66, dont les nappes de clavier expriment parfaitement la route qui défile.


https://youtu.be/rTVUDL2Mf9A


9. The Road
Ce 12 titres est très varié tout en restant cohérent. "The Road" en est la preuve, s'engageant dans un esprit plus tranquille à la mode Simple Mind, U2 ou autres, où douceur remplit les mesures du titre sans nous égarer. Juste un petit moment plus doucereux.


10. Take the Money and Run
Pas question de zapper ce morceau qui renforce l'idée que cet album est très travaillé, recherché et varié. Pas d'ennui possible, et toujours un équilibre parfait entre l'instrumental et le chant, et une énergie savamment canalisée.


11. Bend or Break
Non, on ne tourne pas en rond avec TRANK. On ne peut que se plier volontiers à l'unisson de leur musique, toujours aussi énergique, entraînante et même surprenante.
https://youtu.be/HoJrmEtZJGs


12. Refugee
Le dernier titre est un instrumental qui invite à un voyage très aérien, planant voire mélancolique. Pas de chant pour Michel qui s'est donc consacré au sampling du morceau : Les samples de radio utilisés sont, sur le canal gauche , des reportages sur les Boat People des années 70 et sur le canal droit, ceux  de réfugiés en méditerranée en 2015 ou 2016.

Trank grpe

L'album "The Ropes" est riche, classieux, harmonieux aux couleurs variées et au travail bien achevé. Le son TRANK est un gros son (grosson comme ils se plaisent à dire) à l'identité bien définie qui deviendra une madeleine de Proust dans les années à venir, on l'espère pour eux. Accrocheur à bras ouverts par des rythmes étoffés par l'électronique qui magnifie la texture sonore sur laquelle la voix assène un chant expressif capable de s'adapter à l'ambiance de chaque morceau en toute aisance, le tout s'en jamais lasser l'auditeur.
Les compositions, indéniablement de qualité, sont souvent initiées par Julien (guitare) ou David (basse), puis l'instrumental est finalisé par l'ensemble du groupe et laisse la place à Michel qui couche le texte sur chacun des morceaux. A contrario du titre "Again" :
Michel : "La plupart des morceaux partent d’un riff et d’une suite d’accords créés par Julien (la moitié des chansons), David (un peu plus du quart) ou moi (le reste). Je prends ça avec Johann et on crée une structure et une dynamique ensemble. On polit en salle de répétition, puis une fois basse / guitare / batterie /structure finalisées je rajoute les machines, on polit encore un coup, je laisse dormir et je rajoute le texte et la voix plus tard, pour avoir assez de recul".
Michel : " Again a été composée par moi avec le son des autres en tête. L’idée était de créer un morceau très marqué post punk / darkwave, quelque part entre Killing Joke, The Cure et Depeche Mode, donc sombre et répétitif mais accrocheur et entraînant - mais avec le son de TRANK. Contrairement aux autres morceaux, elle est donc née comme une démo assez aboutie programmée chez moi - puis on a remplacé les guitares et basses virtuelles de la démo par des vraies (Avec des aménagements et raffinements apportés par Julien et David), gardé et étoffé les lignes de synthés - et voilà. En revanche Johann a créé la partie de batterie de A jusqu'à Z - il n’y avait qu’un métronome dans la démo. L’idée de créer une rythmique tour à tour limite dance et tribale est venue entièrement de lui."
Vous serez peut-être étonnés de remarquer un pad sur la guitare de Julien ; jouant sur une Manson (même marque qu'utilise Matt Bellamy de MUSE) équipée d'un écran tactile midi, Julien peut gérer les effets ou d'éventuels synthés externes, ce qui rajoute une couleur sonore supplémentaire. Et Julien adooore et s'amuse beaucoup.
"En fonction de comment tu le touches, ça module un son auquel tu es branché (dans mon cas un K-oscillator de chez Korg). Ca me permet en plein solo d’envoyer des sons en plus et de les moduler, je m’éclate avec ça ! Sur "In Troubled Times" je fais une sorte de scratching , et en le branchant à une pédale wahmy, j’arrive à varier le pitch de mon son de manière beaucoup plus précise qu’au pied,  en plus de ça, tu peux utiliser des effets intégrés comme un phaser ou un sustainer qui fait vibrer la guitare et te permet de faire tenir la note indéfiniment, c’est rigolo. "
 "Julien et David ont des pédaliers qui font penser au tableau de bord de la navette spatiale et les maîtrisent à mort". Mais ils ne sont pas les seuls fanatiques du genre pour obtenir le fameux son TRANK, Michel "collectionne" les synthés et il s'est même offert le luxe de racheter à Martin Gore de Dépêche Mode, un des siens (a vintage Oberheim Matrix 6R from 1986) ! Nous aurons la joie de l'entendre sur le prochain album de ces 4 gaillards qui ne cessent de peaufiner encore et encore leur son. Sachez que vous perdriez votre temps  à compter le nombre de cymbales et de caisses claires que possèdent Johann...
Et la toute dernière touche est la suivante :"Le texte et la voix sont au service de la musique. Chaque morceau est construit autour d’une idée musicale centrale qui inspire l’idée et le feeling du texte.
Le mixage a été réalisé outre-atlantique, à New-York, par Brian Robbins ainsi que le mixage,  confié lui à Andy Van Dette, le tout après un excellent travail d'ingé-son cuisiné aux petits oignons (via des enregistrements analogiques) par Yvan Baronne (Suisse). Yvan est aussi le producteur -et néanmoins ami- du groupe.      
 Le Artwork, très épuré, s'inspire fortement du Shibari dans un blanc immaculé rappelant une certaine spiritualité en opposition à cet art de bondage japonnais, effet réhaussé par le violet des cordes utilisées pour les visuels et clips de l'album dont la réalisation a été confiée à Alban Verneret.
La release prévue à l'origine ce mois-ci, en compagnie de Perséide et Stéréotypical Working Class, est reportée au 15 mai 2021 (en espérant que...) à :
OCC de Villeurbanne
39 rue Georges Courteline

La presse en parle :

  • "Si nous avions commencé au 21ème siècle, notre musique sonnerait sans doute comme celle de TRANK."
    (Deep Purple, après avoir choisi TRANK comme première partie)
  • "On adore leur musique - pas exactement du métal, mais les fans de métal adoreront comme nous."
    (Le management d'Anthrax, après avoir choisi TRANK comme première partie)
  • "La musique de TRANK est absolument fantastique"
    (musique-alliance.fr)
  • "Rock énervé et émotionnel [qui] se distingue par son écriture et son interprétation, tour à tour atmosphérique, rentre-dedans, mélancolique [...] Excellente formation made in France !"
    (Batteur Magazine)

Liens :


https://www.facebook.com/trankmusic
http://www.trankmusic.com/

Trank band

Chronique d'album : HOWARD (Fuzz Rock), "Obstacle" (EP - 2020)

  • Le 03/12/2020

Groupe : HOWARD
Album : Obstacle (EP - 13/03/2020)
Genre : Fuzz Rock
Origine : Paris

Par Ahasverus

Le Groupe :

Howard est un trio formé en 2017.
Son nom est un hommage à HP Lovecraft.
Son line-up se compose de JM Canoville (chant, guitare), Raphaël Jeandenand (orgue) et Tom Karren (batterie).
A l'instar de The Doors, Howard n'a pas de basse, cette partie est assurée par le clavier.
Howard fait partie de l’écurie Klonosphere (Seeds Of Mary, Trepalium, Nebulizar)
En 2018 Howard sort un EP quatre titres.

Howard1
HOWARD, "Howard" (2018)
En 2020 Howard revient avec un opus intitulé...


« OBSTACLE »

L'Album :

«Obstacle» est un sept titres d'un peu plus de trente-six minutes.
L'artwork est signé Jean Le Breton et JM Canoville (le chanteur de la formation).

Howard2
En février 2020, Howard brise la glace avec le clip « Quicklime ».

 

Les Critiques :

  • «Des riffs de guitare à couper le souffle qu’accompagne un orgue omniprésent et qui ne donne pas sa part au chien.»
    https://www.sensationrock.net
  • «Un sans faute musical.»
    https://www.unitedrocknations.com
  • «Chez Howard, quand le clavier s’exprime, ce sont les autres qui écoutent.»
    https://desert-rock.com
  • «Ce rouleau compresseur tout en électricité rétame la concurrence.»
    https://litzic.fr


Notre Avis :

Deux totems planent sur «Obstacle» : Led Zeppelin, lorsque JM Canoville attaque ses lignes de chant «à la hussarde», façon Robert Plant, et The Doors, puisque rarement un claviériste aura été aussi bien servi par sa formation. Et si Howard invoque l’esprit des Doors, ce n’est pas seulement pour attirer l’attention : le trio parisien parvient à revisiter la formule orgue/guitare/batterie et réveille l'esprit des 70's tout en lui insufflant une actualité rarement atteinte et pourtant si souvent revendiquée.
Mais résumer Howard à un groupe avec un orgue (un clavier Nord Stage, une marque de synthétiseur Suédois qui prend de plus en plus d'ampleur, me souffle Pépé St@kaTTo)
serait injustement réducteur tant l'ensemble est au diapason, tant chaque instrument a son moment ;  même les effets sur la voix de JM Canoville sont opportuns.
Et on se prend à regretter d'avoir affaire à un EP (mais rien ne vous empêche de rajouter à votre CDthèque l'opus de 2018, très bon également !), tellement cette grosse demi-heure d'écoute passe vite. Elle suffit à garantir tout le talent d'Howard, qui se place en tête de peloton - «Obstacle» ou non, on voit mal ce qui pourrait priver ces Parisiens du podium - et tant mieux, tant il se dégage de l'écoute de cette galette  quelque chose de profondément réjouissant, le fabuleux "The Void" en troisième piste n'étant pas étranger à l'affaire.
Alors si vous aimez les 70's de Led Zep, de The Doors, mais que vous en avez assez du réchauffé, «Obstacle» devrait ravir vos esgourdes.
Il est certain qu'Howard est un groupe éminemment prometteur. «Obstacle», son nouvel EP, fait du bien. Achetez-le !

A Noter :

JM Canoville chante en guest sur un titre de «Blue», le nouvel opus d’Uncut sorti le 06/11/2020.  


Les Liens :

Spotify :
https://open.spotify.com/album/7e94WnlPTcX85liEG8FcYM
Bandcamp :
https://howardtheband.bandcamp.com
Facebook :
https://www.facebook.com/howardofficial

NUMA [7534] (interview)

  • Le 29/11/2020

 Il y a des groupes qui forcent le respect  dès le premier opus. C'est le cas de NUMA [7534], qui sortait en septembre 2020 "Mothership Down", un album autoproduit hautement recommandable, à classer au rayon "bonnes choses", quelque part entre vos Led Zep et vos Soundgarden.
On a voulu en savoir plus sur ces jeunes gens. On a interrogé Riccardo, chanteur, et Mickaël, guitariste de la formation parisienne.

Numa1 guevel gildas

NUMA [7534] par  Guevel Gildas
Bonj
our NUMA. Votre nom complet est NUMA [7534] ? Quelle est sa signification ?

Riccardo (chant) : «Bonjour Ahasverus, merci de nous proposer cette interview ; on est très contents de répondre à toutes tes questions. Alors pour tout te dire “NUMA” c'est le nom du deuxième roi de Rome, très proche de son peuple, qui a assuré un royaume de quarante années de paix. Le sigle 7534, c’est la substitution des ses lettres, il provient d’un concept lié à la numérologie et à la mythologie ; il représente l’unité. Mais surtout, c’est le nom de mon chien ! »

Votre page Facebook existe depuis 2019. J'ai lu que le groupe a été formé il y a seulement un an ? Riccardo : «Le groupe a un peu plus de deux ans depuis sa première formation. On s'est rencontrés lors de nos études de musique à Paris, puis on a jammé ensemble et le courant est passé direct ! Cependant, on a eu des changements en cours de route. Nous avons Flavio à la batterie depuis un peu plus d’un an et c’est avec lui que nous avons réalisé l'album "Mothership Down".

 

Quel est votre parcours musical ?
Riccardo : 
«On vient tous d’endroits différents. Par exemple, j’ai appris la musique en Italie en chantant dans des chorales, en écoutant obsessionnellement plein d'artistes. A la base, je faisais beaucoup de théâtre. Micka il a toujours été fan des grands guitaristes, et des musiques qui font voyager, du jazz, de la fusion... Guillaume est un mordu du son, fan des basses à "quinze cordes” et de boxe.  C'est un peu notre guerrier. Enfin, Flavio est un grand bosseur, très inspiré par le prog et le djent. Notre point commun, c’est qu'on a tous commencé comme autodidactes, donc très libres, et on a tous quitté une réalité qui nous a mis mal à l’aise. Comme je l’ai dit, on a fait des études musicales intensives un peu plus tard dans notre parcours de musiciens.»
Numa 2 guevel gildas
NUMA [7534] par  Guevel GildasNUMA [7534] par  Guevel Gildas
Quelles sont vos influences ? 
Riccardo :
«C’est toujours difficile de décrire nos influences, car on aime plein de style et on essaie d'explorer différents horizons musicaux en mélangeant les esthétiques. De ce qui en ressort, c'est surtout des sonorités rock 90’s (normal, on a grandi avec !), des riffs assez blues rock et des ambiance psyché, jazz-rock ou metal prog, car ce sont des musiques très ouvertes esthétiquement parlant. On aime également imbriquer des éléments des “musiques mères” (les musiques ethniques), comme si c'était un moyen de se ressourcer.»  

 

Le niveau de votre  album "Mothership Down"  est impressionnant pour un si jeune groupe . D'où sortent ces huit compositions ?
Mickaël
(guitare) :
«Merci pour le compliment. A vrai dire on n'a pas vraiment de méthode  de composition, ça dépend un peu du "mood" de chacun. En général Riccardo (NDLR : guitare acoustique, chant) propose des démos guitare/voix , puis on bosse  tous ensemble en répète pour trouver l'énergie en fonction de ce qu'on veut défendre, illustrer. On  improvise des choses, on fait des essais sur différentes idées ;  tout le monde est force de proposition. Au fil du temps on peaufine et on trouve nos parties. Mais des fois ça part aussi sur une idée improvisée sur le moment. L'essentiel c'est de s'amuser et de toujours être au  service de la musique.»


J'ai lu dans une chronique que "Mothership Down" était un hymne anticapitaliste. Une réaction ? (c'est sur 
https://www.tourtoisiemusic.com/post/numa-7534-s-affranchir-du-genre)  
Mickaël : «Ce qui est sûr c'est que nous n'avons pas la prétention de donner des leçons de vie ou de morale aux auditeurs. On expose tout simplement  des thèmes qui nous inspirent, qui nous tiennent à cœur, des faits de société ou des thématiques un peu plus vastes. On n'a aucune ambition  d'être des moralisateurs.  On fait de la musique et pas de la politique. ( haha !)» 

On cite beaucoup Led Zep et Soundgarden dans les critiques à votre propos. C'est une paternité qui vous convient ?

Mickaël : «Nous comparer à des noms  qui ont marqué des générations entières est très flatteur ; forcément quand on entend un riff de guitare ou une voix puissante on pense à eux, ce sont des groupes légendaires... Mais nous, on ne cherche pas à ressembler à telle ou telle formation. On est forcément influencés par des milliards de groupes ou de chansons qu'on a écoutés un jour,  par un artiste qu' on aime. Vous savez, il y a eu tellement de créations jusqu' à aujourd'hui qu'il est difficile de ne pas dire "tiens cette chanson me fait penser à ça..." Franchement, on ne se pose pas la question , c'est plutôt "les gars j'ai une idée" / "ouais c'est cool et ça sonne", et voilà . Mais merci de citer des noms comme ça pour parler de Numa ! C'est ouf !»

Votre album est sur toutes les plateformes d'écoute. Mais où peut-on l'acheter, et a-t-il fait l'objet d'une sortie physique ?

Mickaël : «Exactement, notre premier album est dispo sur Apple Music, Spotify... en format digital. Mais vous savez que presser un vrai CD physique, c'est quand même un truc hyper excitant ! Obligé pour un premier album ! Et on l'a fait ! Il est disponible en pré-commande en nous envoyant un message sur notre page Facebook ou Instagram. Il sera prêt pour la commande une fois que l'on aura fini notre shop on line.
On a quand même envoyé des albums à nos proches, évidemment, et aux personnes qui nous ont soutenu en participant  à la campagne de crowdfunding qui a permis de financer notre clip "Life out of the box"
»

Merci pour votre accueil, NUMA [7534].
Merci à toi pour l'interview, et à bientôt.

Les Liens et les infos utiles  :


NUMA [7534] sur Facebook :
https://www.facebook.com/numa7534
NUMA [7534] sur les plateformes :
https://fanlink.to/Mothership-Down
NUMA [7534] sur Instagram :
https://www.instagram.com/numa7534/
 

Le line-up : 
Batterie : Flavio Hayer
Basse : Guillaume Varache
Guitare électrique : Mickael Serra
Chant et guitare acoustique : Riccardo Morgante

 
 

Chronique d'album : SPEED ROCK MACHINE (Hard Rock), "Speed Rock Machine" (EP - 2020)

  • Le 11/11/2020

Groupe        :   Speed Rock Machine
Album          :    “Speed Rock Machine”
Genre          :    Hard-Rock / Rock’n’Roll vitaminé
Influences    :    AC/DC / Motörhead / Rose Tatoo
Origine         :    Vence (2005)
Sortie           :    23/10/2020

Par Pépé St@kaTTo

A la mémoire de mon ami Jean-Luc Wallendorf, j'aurais aimé que l'on puisse les voir ensemble en Live !
Keep Rockin' in Heaven poto...

 

Srm

Crédit photos @laurem

Line-up actuel :  J.-PA Makarian : chant / guitare / harmonica)-  Phil The Riff (lead guitare)-  Kriss (basse)-  Floo Ryhan (batterie)
Anciens membres : Rodo Rockblaster (Batterie) - Boris Saruman (Basse) - Solcarelus (basse - Guitariste à Porno Graphic Messiah)

Un peu d’histoire :

Y a des groupes qui se sont taillés leur réputation à coups de hache, et d’autres qui ne font pas dans la demi-mesure et qui choisissent la tronçonneuse ! C’est le cas de Speed Rock Machine…
Composé au départ de J.-PA Makarian (chant/guitare/harmonica), Phil The Riff (guitare), Danny Cash (Basse) et Thierry (Batterie), le groupe a commencé très vite à se faire connaitre dès 2005 dans la région niçoise, pour rapidement atteindre une renommée dans les départements limitrophes, voire plus loin.

Toutes les occasions sont bonnes pour jouer leur rock’n’roll survitaminé : bars, pubs, rassemblements biker’s, festivals divers et même la Maison d’Arrêt de Nice ! Cette année 2005 sera également l’occasion pour Speed Rock Machine d’enregistrer, en seulement deux jours, une démo de quatre titres pour présenter le groupe.L’année suivante, Marc Varez (ex-batteur de Vulcain) les convie chez lui pour une séance d’enregistrement, mais également pour leur offrir la chance de jouer avec plusieurs autres groupes sur Les Andelys (27). Un «concert d’anthologie» partagé avec Marc lors de la reprise de  «Ace of Spades» de Motörhead !
Après avoir longuement tourné en 2007 et rodé de nouveaux morceaux, SRM entrera en 2008 au Studio Marilyn de Cagnes-Sur-Mer pour enregistrer leur premier album «Rebelle et fier» ils y rencontreront Mamad Rafati, leur nouvel ingé-son. Ce premier album de treize titres fait la part belle au Rock’n’Roll mais aussi au Hard Rock de la belle époque.
A partir de 2009 le groupe enchainera les concerts et jouera inlassablement partout où il est possible de faire rugir les amplis !  Il s’est dernièrement distingué, en 2019, lors du «Hell’s Week» de Roquebrune-sur-Argens.
Quinze ans après sa formation, et douze ans après son premier album autoproduit, Speed Rock Machine sort enfin son deuxième album, un EP de cinq titres sur le Label M&O Music, enregistrement et mixage au JDS Live Studio de Saint Laurent du Var. Management : Azur Digital Conseils.

Speed rock machine

Fait d’armes :
Premières parties de Soldat Louis, Vulcain, Calvin Russell, American Dogs et Satan Joker.

Discographie :
- 2005 démo 4 titres :
01. Mon cœur a quelque chose planté dedans 02. Rebelle et fier 03. J’en veux encore 04. Black

- 2008 1er album «Rebelle et fier»  Autoprod. :
01. Rock 'n' Roll Man 02. Cette fois c'est la bonne 03. Tu me donnes envie 04. Le vieux loup 05. Illégal 06. Jusqu'en enfer 07. Au black 08. Retiens tes chaines 09. J'ai pas de quoi payer 10. Ange de l'Enfer 11. J'en veux encore 12. Rebelle et fier 13. Bye bye

- 2020 2ème album « Speed Rock Machine » - M&O Music :

01. Dans mes veines 02. Playing Rock’n'Roll 03. Cette fille 04. Suicide girl 05. Désir 
(https://speedrockmachine.bandcamp.com/releases)

Dès les premiers riffs Acédéciens le ton est donné, ce skeud sera bien rock’n’roll comme nous l’a toujours prouvé Speed Rock Machine.


«Dans mes veines» est puissant et hargneux, la section basse/batterie martelant tout le long du morceau son rythme implacable ne pourra que vous faire taper du pied à son écoute. Le son des guitares est énorme, un véritable déluge sonore, une tempête assurément heavy ! Mais pourrait-il être autrement avec le matos de folie utilisé !?
Le second morceau «Désir» va faire monter la température d’un cran tant les paroles de l’ami Jean-Pa se veulent sensuelles. Une structure de morceau encore bien rock’n’roll, voire teintée de blues-rock avec son intermède d’harmonica.
Le superbe «Suicide Girl» avec son double riff d’intro poursuit son orgie de décibels. La basse est bien lourde, la batterie toujours aussi percutante. Les chœurs chantés sur un refrain typé très «anglo-saxon» apportent une belle énergie au morceau. Le chant conclut sur un hurlement final de toute beauté qui n’est pas sans rappeler un certain Bon Scott.
«Playin rock’n’roll» avec sa rythmique carrée et métronomique digne des frangins Young  enclenche le morceau suivant. De gros riffs bien puissants, une grosse caisse seule en intermède, un pont de basse profond et sourd vont balancer, tel un missile, le solo de fin pour un retentissant hymne au rock’n’roll !
Dernier brûlot de l’album «Cette fille» débute et termine sur un solo d’harmonica, véritable déclaration d’amour, ce morceau au tempo tantôt rock, tantôt speed, tantôt bluesy conclura magistralement cet EP.

Voilà, le barillet est vide, SRM vient de balancer ces cinq bastos ! Que dire, la messe est dite… Du pur Rock’n’Roll superbement chanté dans la langue de Molière. Des compositions que l’on ne peut qu’apprécier, appuyées par un son surpuissant.

En quinze ans le groupe aura su rester fidèle à lui-même, jusqu’à la pochette de l’EP qui demeure épurée et simpliste, ne reprenant que le logo rouge du groupe sur fond noir. Bref, l’essentiel. Mais, comme aurait dit Alfred, «Qu'importe le flacon, pourvu qu'on ait l'ivresse !». Surtout si c’est du «Jack’s» serai-je tenté de rajouter…
Un groupe taillé pour la scène, à voir d’urgence (dès qu’on le pourra), tant son énergie Live est immense et communicative… Car les Speed Rock Machine sont de vrais rockeurs qui ne trichent pas ! Ils vivent par leur musique et pour leur musique.

Matoscope :

Phil The Riff :
Gibson Les Paul Custom Black Beauty (1982)
Gibson SG juniorLoïc Le Pape L.Steel G
Ampli Marshall JCM 800 (1986)
Cordes Ernie Ball 10-52

Kriss :

Basse Gibson Thunderbird
Ampli Gallien Krueger
Cordes DR Strings Hi Beams
Effets Compresseur Empress

Floo Ryhan :

Batterie Tama Silverstar
Caisse claire Pearl
Set et Cymbal Zildjian K et Sabian AAX
Pédale grosse caisse Tama Iron Cobra

Jean PA :
Gretsch G6131 Malcom Young I Signature
Epiphone SG Standard
Ampli Marshall JCM 800
Harmonica Hohner... et tronçonneuse Macculloch !



Composition et Paroles :

J.-PA MAKARIAN

Contacts :

M & O Music (Label)
+33/(0)663378449
info.music@m-o-music.com
www.m-o-music.com
facebook.com/momusiclabel

M & O Office (Promotion)
+33/(0)663378449
contact@m-o-office.com
www.m-o-office.com
facebook.com/mooffice

Management :

AZUR DIGITAL CONSEILS
(contact@azurdigitalconseils.com)

Chronique d'album : SEEDS OF MARY (Rock/Grunge) - Serendipity (2020)

  • Le 28/10/2020
Groupe : Seeds Of Mary
Album : Serendipity (2020)
Genre : Rock / Grunge
Origine : Bordeaux

Par Ahasverus


Le Groupe :

SEEDS OF MARY est un quintette bordelais formé en 2011.
Il mélange des influences issues des musiques rock, grunge et métal.
Son line-up actuel se compose de Jérémy, (chant), Julien (guitare), Raph (guitare, chant), Eliott (basse) et Aaron (batterie).
Son premier album éponyme paraît en 2013.

Seeds1 

 
SEEDS OF MARY, "Seeds Of Mary" (2013)
 
“Seeds of Mary” est suivi par ‘Choose Your Lie” (2015), illustré par le clip du même nom.

 

Le groupe s’affirme en 2017 avec la sortie de l’album “The BlackBird And The Diyng Sun”, qui réunit l’esthétisme musical et visuel qui caractérisent son univers.
En 2020, Seeds Of Mary revient avec son quatrième album. Il s’agit de...


“SERENDIPITY”

 

L'Album :

“Serendipity” est un dix titres d'un peu plus de quarante-sept minutes.
Julien (guitare) signe à nouveau l’artwork de l’opus. Interrogé sur son choix, il nous explique :
“Le caméléon c'était pour plusieurs raisons... A l'origine la pochette devait être celle du livret. Mais finalement j'ai proposé celle avec le caméléon en reprenant les couleurs du livret, comme si celui-ci passait devant cette pochette et en prenait la teinte. Un caméléon albinos apportait à ce côté “sérendipité”, et esthétiquement ça représente assez bien notre évolution en tant que groupe. Et puis l'idée m'est venue à partir du morceau “Chameleonic” (NDLR : en piste 6) qui est un morceau pivot dans l'album. Tout ça réuni a laissé peu de doutes sur le fait que ça allait être la pochette.”
Seeds 1

SEEDS OF MARY, "Serendipity" (2020)

Une citation de Marcel Proust dans le livret succède à celle de Friederich Nietszche choisie pour “Choose Your Lie” et à celle de Henry David Thoreau illustrant “The BlackBird And The Dying Sun”. Explications de Julien :
“Dans chaque album j'ai inclus une citation qui permet au disque de dépasser le cadre purement musical. Cela fait de l'album une réelle expérience esthétique. En tout cas c'est l'effet recherché pour ma part. Ça montre que la musique est avant tout composée avec l'émotion et que nos influences en la matière se trouvent dans diverses formes artistiques. Cette phrase de Proust met l'accent sur le jeu du regard et des perspectives qui est un thème central dans les visuels mais qui a grandement influencé les paroles également.”

 

“The Atheist” est le premier single choisi pour illustrer l'album.
Il est suivi par le clip “Rewind Me” :

Les Critiques :

  • “Un Seeds Of Mary au meilleur de sa forme. Bravo.”
    https://amongtheliving.fr
  • “Ce groupe va ravir les fans et les amoureux de ce style qui porte en lui une classe certaine et une empreinte assez personnelle. Du beau boulot !”
    https://www.metalfrance.net
  • “Une musique ambitieuse très inspirée.”
    https://hardrock80fr.wordpress.com
  • “Les Seeds Of Mary nous ont habitués à du haut de gamme et une nouvelle fois nous ne sommes pas déçus !”
    https://bratsindiemusic.wixsite.com
  • “Une véritable réussite qui saura plaire à un public très large.”
    https://chairyoursound.com
  • “Un album de qualité. Il serait dommage de le rater.”
    https://www.pavillon666.fr

Notre Avis :

Seeds Of Mary n'est pas bordelais pour rien : il cultive les grands crus et ne propose que des “produits” qui conjuguent classe et qualité.
Depuis “The BlackBird...”, les Seeds ont un son. Un son unique. Pourtant, dès l'entame de ce “Serendipity”, ils surprennent par la violence inaccoutumée du chant comme pour remettre des pendules à l’heure.
Alors oui, les Seeds ont un son, une identité. Et ils arrivent à en faire une singularité sans en faire un carcan. Au top de leur forme, ils poursuivent l’extension du territoire : les secondes voix de Raph prennent un peu plus de place ; Jérem part dans les basses (Sanity Is Statistical) et s’arrache dans l’agressivité (The Atheist). Leur complémentarité est idéale.
La musique est toujours aussi sombre et esthétique, mais plus sensible que jamais (Reinventing You), plus vindicative que jamais (The Atheist) ; chaque composition est ciselée avec un détail et une finition peu communes qui nourrissent l'écoute d'une richesse délectable.
Que les fans se réjouissent : le “Blackbird...” était un grand album ; “Serendipity” est au moins à son niveau, et probablement encore un cran au dessus.
En résumé, ce qui était l’une des sorties les plus prometteuses de l’année se mue en l’un des albums les plus réussis de l’année, confirmant qu’on a affaire à l’un des groupes les plus intéressants de sa génération.
Vous l’avez compris : “Serendipity” est unique, abouti, c’est une beauté dark d’une grande sensibilité, un must. Achetez-le.

On surligne en post-scriptum le magnifique travail de Julien sur les visuels, puisqu’un album de Seeds Of Mary c'est d'abord un bel objet. Vous choisirez donc une version physique, CD ou LP, elle vaut nettement les quelques euros de différence.


Les Liens :

Serendipity sur Spotify :
https://open.spotify.com/album/1SaMW5P3LHaQMjnubMRAJv
Serendipity sur Bandcamp :
https://seedsofmary.bandcamp.com/album/serendipity
Seeds Of Mary sur Facebook :
https://www.facebook.com/SeedsOfMary

Chronique d’Album : THE TOGS (Folk Rock Blues), “Thirteen” (2020)

  • Le 10/09/2020
Groupe : THE TOGS
Album : Thirteen (2020)
Genre : Folk Blues Rock
Origine : Lyon

Par Ahasverus
 
            

Le Groupe :

L’idée de The Togs germe en 2015 dans l’esprit de Peter Callate. Rangé des guitares (il a joué dans plusieurs formations vingt ans auparavant), il dispose d’un catalogue de vingt-trois chansons qui le démangent malgré qu'il ne souhaite plus s’engager dans une formule “groupe”. Il s’acoquine alors avec Fred Shortfoot et enregistre un premier album de dix titres intitulé “Originals” (2019).
THE TOGS, "Originals" (2019)
Restent treize morceaux. Peter Callate (chant, guitare électro-acoustique) se lie cette fois à Stag Augagneur ( Doctor hell, notamment). Augagneur prend en compte les choeurs, la guitare électro-acoustique, la guitare électrique, le bottleneck et la mandoline. Un second album est initié, il s'intitule...

“T H I R T E E N”

THE TOGS, "Thirteen" (2020)

L’Album :

"Thirteen" est un treize titres disponible au format physique.
Il comporte un livret avec les paroles des chansons (textes en Anglais).
L'ensemble des compositions est signé Peter Callate.

Les Critiques :

  • "L’énergie et la hargne qui n'ont rien à envier aux formations avec amplis et batterie..."
    http://www.franceblues.com
  • "Le second album de The Togs s'impose par l'authenticité burinée de son blues rock anglophone."
    Rock & Folk
  • "L'ensemble est redoutable, musicalement au point."
    Blues Magazine

Notre Avis :

The Togs l'affirment sur leur site officiel : "Notre musique ne s'apparente à rien d'autre qu'à... notre musique". Ils nous entraînent néanmoins de l'univers d'un Johnny Cash ("It's All Right") à celui d'un Bob Dylan ("What To Do"), des 70's Rolling Stoniennes (Voodoo Girl) aux soubresauts rocailleux d'un Motörhead (électrisez donc "Roaring Like A Lion", pour voir ! La voix de Peter peut d'ailleurs parfois rappeler celle de notre regretté Tonton Lemmy).
Voici donc que les exercices à deux guitares, qui auraient pu n'être un bavardage répétitif et lassant, deviennent un voyage au pays du Rock, une excursion en treize étapes avec vue sur la route 66.
A écouter tandis qu'un rocking chair se balance paresseusement sous un vent chaud.
 
     

Les Infos Utiles :

 
The Togs sur Facebook :
https://www.facebook.com/TheTogs
The Togs est en concert le 18/09/2020 au Roanne Blues festival (Le Grand Logis 3, place Rabourdin 42 Villerest). Il dévoilera à cette occasion sept titres de son troisième album, prévu à l’horizon 2021.

 

Chronique d’Album : BONBON NOIR (Rock) And So Be It Anita (EP-2020)

  • Le 25/08/2020
Groupe : Bonbon Noir
Album : And So Be It Anita (EP-2020)
Genre : Bande Originale
Origine : Paris

Par Ahasverus

 

Le Groupe :
“Je suis Anita Black, fille de Colette et Richard Black. J’avais jusqu’à ce soir une vie délicieuse, magique.”
  • Bonbon Noir est un ambitieux projet pluridisciplinaire lancé en 2016 par Laurent Querné alias Lord Erwan Kern, alias Sat (Flying Pooh).
  • Il initie ce projet par l'écriture du roman, "Bonbon Noir", narrant les aventures d'Anita Black, orpheline dans le New-York des années 30 suite au décès de ses parents dans un incendie.
  • Bonbon Noir, c'est également de nombreux artworks menés par une multitude d'illustrateurs.
  • D'autres dérivés du roman (court-métrage, audio-book) sont à l'étude.
  • Simultanément sort un premier EP, la bande originale du livre, objet de notre publication...

“And So Be It Anita”

L’Album :
  • “And So Be It Anita” comporte six pistes pour environ vingt-huit minutes.
  • Sur l’origine de son projet, Laurent Querné explique :
    “En 2015, à peine notre tournée (NDLR : Flying Pooh) arrivée à son terme, notre clavier nous annonce son départ. Quelques semaines après, c’était au tour de notre bassiste – qui était là depuis le début – de partir. On se retrouve alors à quatre, alors que le groupe avait déjà compté douze membres par le passé ! Alors, il a fallu se remettre en question et je ne voulais pas refaire encore et encore la même chose avec Flying Pooh… Et entretemps, j’avais commencé à écrire un petit scénario – une petite nouvelle – mettant en scène le personnage féminin d’Anita Black, et je voulais en créer la bande originale et sortir du schéma « refrain/couplet/refrain »”
    http://www.heretik-magazine.fr
  • Le line-up de Bonbon Noir est composé de quatre membres de Flying Pooh : Sat (chant), Dave (bass), Rek (Guitars, claviers), Matt (batterie, percussions).
© Bonbon Noir
  • Premier extrait dévoilé au public, “An Absolute Beginner” a été mis en ligne en avril 2020.

 
Ces données objectives énoncées, voyons maintenant...

 

Les Critiques :
Notre Avis :
“And So Be It Anita”, dès son “Grand Opening”, dès sa partie sifflée, entraîne l’auditeur dans un décor qui évoquera d’abord le regretté Ennio Morricone, lequel nous quittait quelques jours seulement après la sortie de cet opus.
Le maestro n’est pas la seule référence de l’EP, puisque les compositions soignées invitent au vagabondage à travers un univers cinématographique particulièrement prégnant dans la musique.
Le Rock parvient néanmoins à se rappeler à votre bon souvenir, d’abord délicatement par le très beau triptyque “An Aboslute Beginner”, puis d’une manière plus affirmée avec la bien nommée “Bullrock Island (feat. Lady Damiot)”.
Le tout est joliment ficelé. Il s’en échappe des notes qui soufflent en tourbillon, s’enroulant autour du bec de gaz qui a pris forme dans votre salon.
“And So Be It Anita” s’écoute les yeux mi-clos, tel un Bonbon qui se laisse fondre sous la langue. Quand il est fini, on se dit qu’on a passé un bien agréable moment, et on en reprend.
On salue l'originalité, la qualité et l’ambition de l’oeuvre.

 

Les Liens :

Chronique d’Album : DUST LOVERS (Rock), Fangs (2020)

  • Le 11/07/2020
Groupe : Dust Lovers
Album : Fang (2020)
Genre : Rock
Origine : Paris/Nantes

Par Ahasverus

 

Le Groupe :
  • The Texas Chainsaw Dust Lovers (rebaptisé désormais Dust Lovers) existe depuis 2011.
  • Sur ce nom, le groupe expliquait dans une interview :
    On aime aussi les riffs bien poussiéreux, le Stoner bien sûr mais aussi les trucs plus vieux. D’où la référence à Massacre à la Tronçonneuse (Texas Chainsaw Massacre) et la poussière, le désert, Dust quoi ! Enfin Lovers, c’est pour ta maman !https://www.coreandco.fr
  • Dust Lovers qualifie sa musique de “Rock crooner”. Il revendique l’influence d’Elvis Presley, de The Cramps, d’Ennio Morricone, des Desert Sessions et de Mr. Bungle.
  • Son registre puise aussi bien aux sources du Rock, du Blues, du Punk que de la Pop.
  • Dust Lovers était à l’affiche du Hellfest 2018 (Valley scène).
  • Le groupe se compose de Clément Collot (chant, guitare, claviers), Etienne Collot (basse), Nagui Mehany (guitare, chant) et de Christophe Hogommat (batterie, chant).
  • Dust Lovers compte deux EP ("Born bad", 2012 et "The wolf is rising", 2014 ) et deux albums ("Me and the Devil", 2016, et "Film noir", 2018).
  • Deux titres de Dust Lovers ("Car Crash" et "Goldie") sont crédités sur la bande originale du film de Pat Laféline et Daria Panchenko, Équilibre.
 
  • En 2020 Dust Lovers revient avec un nouvel opus :

“F A N G S”

L’Album :
  • “Fangs” est un onze titres d’une durée d’environ quarante minutes.
  • L’artwork a été réalisé par Clément Collot (chanteur du groupe) et Elodie Besse-Photography .
  • Lisa Melissa (Lisa Melissa & the Mess) pose sa voix sur le titre “Fangs”.
  • Les compositions sont signés par Dust Lovers, les textes sont de Clément Collot.
  • Mis en ligne en septembre 2019, “Born To Lose” est le premier clip réalisé pour défendre le nouvel album. Il est suivi par “Goldie”, partiellement tourné au pub Black Shelter de Carquefou. Elodie Besse (qui a cosigné l’artwork de “Fangs”) interprète le rôle du vampire.
  • Le vampire est d’ailleurs un fil rouge de l’album. Ses “crocs” (“fangs” en anglais) sont présents sur l’artwork, et la dernière pièce (instrumentale) s’intitule “After a thousand years the vampire finally dies alone”.
  • “Fangs” a été enregistré et mixé par Christophe Hogommat et masterisé par Sylvain Biguet.
  • Etienne Collot est crédité sur certaines chroniques mais son nom n’est pas sur le line-up de l’album, Nagui Mehany et Christophe Hogommat ayant ici pris la basse à leur compte.
Les Critiques :
  • “L'art de la compo associé au sens du rythme permettent de surprendre sans cesse et de ne jamais ennuyer.”
    https://www.coreandco.fr
  • “Les gus n’ont pas leur pareil pour jongler avec les genres, variant à l’infini leurs compos ayant pour résultat un Fangs qui pourra surprendre par sa diversité mais en aucun cas vous laisser indifférent.”
    https://amongtheliving.fr
  • “Un rock lourd, sombre, sauvage et inspiré.”
    https://www.rockmadeinfrance.com
  • “Un album fort intéressant que les fans de musique et de cinéma devraient apprécier.”
    https://www.pavillon666.fr
Notre Avis :
Tour à tour caressant (Negativity), syncopé (Born To Lose), punk rock (Fangs), “Fangs” est capable de vous faire croire à des horizons Stoner/Punk puis d’invoquer la New Wave de Dépêche Mode (Night Cruising) ou le Rock de Nick Cave (Night Fight / Goldie), tout en grafittant le nom des Dust Lovers sur les murs.
L’affaire n’est pas sans évoquer le talent d’un Faith No More, capable de se diversifier sans s’éparpiller tout au long d’un opus d’une musicalité qui devrait rassasier les plus exigeants d’entre vous.
Tout est bon, de la prise de son aux lignes de chant du chanteur-crooner et des choeurs (Higher Desire), des claviers aux guitares. Si vous n’accrochiez pas à la première écoute on ne peut que vous recommander de recommencer, car cet album est comme un grand vin qui se bonifierait avec le temps. Il mérite incontestablement sa place dans votre CDthèque de rocker mélomane.

 

Les Liens Utiles :

 

Chronique d’Album : GOODBYE GONI (Rock) Cosmogony (2020)

  • Le 11/07/2020
Groupe : Goodbye Goni
Album : Cosmogony (2020)
Genre : Rock indé
Origine : Paris

Par Ahasverus

 

Le Groupe :
  • Goodbye Goni est un trio guitare/basse/batterie basé à Paris.
  • Il se compose de Marc Chaillet (Guitare/Chant), Enzo Derlon (Basse/Claviers/Choeurs) et Félix Bourgeois (Batterie/Choeurs), trois amis d’enfance.
  • Ce trio, initialement connu sous le nom de Mr. Hanky, publiait en 2015 un EP intitulé “Hoodooed”. Celui-ci est notamment disponible sur la page Bandcamp de Goodbye Goni.
  • “Hoodooed” était notamment représenté par le très beau “Things Are Behind The Wall”.
  • Sur le nouveau nom du groupe, https://indiemusiccenter.com explique qu’on le doit « à Goni, un collègue de travail de Marc, dont le prénom signifie "Génèse". Les compères ont alors créé un personnage mystique de toute pièce autour de Goni, "comme si Goni était un Dieu et que lui-même l'ignorait" nous raconte Enzo. Puis Goni est retourné au pays et l'idée de "Goodbye Goni" est d'abord née sur la base d'une chanson, et le groupe s'est rapidement approprié le nom pour en faire son nouveau blason. »
  • En novembre 2019 est mis en ligne le clip “Mama Blues”.
  • En 2020, Goodbye Goni sort son premier album...

“C O S M O G O N Y”

L’Album :
  • “Cosmogony” est un huit pistes d’environ quarante-huit minutes.
  • L’artwork est signé Enzo Derlon, bassiste du groupe.

Goodbye goniGOODBYE GONI - Cosmogony (2020)

  • “Cosmogony” existe dans une version vinyle 3D - disponible sur Bandcamp - qui a conditionné la conception de l’album, ainsi que l’expliquait le groupe sur https://avectalentmagazine.com :
    « C’était notre volonté de le sortir en vinyle, d’où le choix des morceaux pour que cela rentre sur un support de quarante minutes. La pochette d’un vinyle permet de se lâcher visuellement grâce à une grande surface d’expression. Cette illustration a été faite par Enzo notre bassiste sur de la carte à gratter inspirée des gravures de Gustave Doré. Elle nous représente, voguant sur les flots de la mer celtique. Pour l’anecdote, c’est la deuxième version de l’illustration que l’on voit sur le vinyle. La première à peine terminée a été volée un soir alcoolisé non loin de la place de la Bastille à Paris. Malgré les quelques cinquante heures nécessaire à sa réalisation il a fallu repartir de zéro. Félix a proposé d’y ajouter de la 3D et cela a séduit Alexandre Centazzo notre graphiste qui a su relever le défi que cela impliquait. Notre album est livré avec une paire de lunette 3D. »
  • “Cosmogony” est représenté par le remarquable clip “Stonebreaker”.
  • A son propos, Goodbye Goni détaillait sur http://www.longueurdondes.com :
    « Nous avons cherché un lieu pour tourner ce clip. Cela s’est passé à la Maison Rouge à Bastille (Fondation Antoine de Galbert), grande galerie d’art contemporain qui fermait alors, laissant la place nécessaire vu que tout était vide. Ce qui nous a intéressé sur ce projet, c’était de créer des passerelles entre notre musique et d’autres moyens d’expressions : un projet “plastique” avec le body-painting, la peinture, la calligraphie mais également la danse contemporaine avec la rencontre d’Alexane Albert (la danseuse qui a travaillé avec nous). D’un point de vu de l’image, c’était aussi un bon défi technique de travailler avec la lumière noire. »
  • L’enregistrement de Cosmogony s’est partagé entre Paris et Saint-Jean de Luz.
Notre Avis :
Torturé et hypnotique, “Cosmogony” vous met dans le velours dès l’entame, sachant distiller l’émotion jusque dans ses phases instrumentales. Goodbye Goni, son géniteur, vise l’intime, oscillant entre le très bon et l’excellent. Particulièrement recommandable aux fans de Radiohead et de Muse, il est néanmoins animé d’une puissance autonome, capable de charmer tout un chacun à la première écoute pour le conduire vers une addiction dont il serait dommage de se priver. Un bel album, de la musique jusqu’au visuel.

 

Les Liens Utiles :