ROCK

CECILYA & The CANDY KINGS, Back in 1955 (03/02/2023)

Le 04/02/2023

Retrouver l'esprit et le son 50's à un tel niveau tient de la performance.

Certains de nos lecteurs auront usé leurs fonds de culotte et forgé leur oreille au son de l'électrophone de leurs parents. C'est d'abord à eux que nous nous adressons ici.
Cet album de Cecilya & the Candy Kings très éloigné de nos habitudes métalliques a su retenir notre attention. Profondément Rythm'N'Blues, « Back In 1955 » annonce la couleur : elle est pastel, un peu passée peut être, rétro assurément, et son titre éponyme avoue son intention :

« Back in 1955 »

Cecilia
Remettons cette madeleine de Proust en perspective. 1955, c'est l'année de « Rock Around the Clock », un tube planétaire de Bill Halley And the Comets, qui signe possiblement l'acte de naissance du Rock'N'Roll. Les téléspectateurs de la série « Happy Days », ce Wayne's World du early rock, n'auront pas oublié qu'il ouvrait la saison 1.
1955, c'est aussi la première apparition télévisée du King Elvis, tandis que Chuck Berry (qui faisait la duckwalk bien avant Angus Young) enregistre son premier album et que Little Richard permet à son « Tutti Frutti » de devenir un hit en édulcorant sérieusement ses paroles sodomites. Pardonnez du peu : nous n'en serions pas là sans eux.
Elle sait certainement tout ça, Cecilya, bien qu'elle ne soit pas née en 1955. Pas originaire du Michigan non plus, l'Espagnole, ni même du Tenessee...
C'est qu'elle voit le jour en 1992 à Vilafranca del Penedès, pas très loin de Barcelone.
Attirée par les sunlights dès l'adolescence, elle apprend le chant, le théâtre, la danse. Elle sera donc artiste, quoiqu'il en coûte, poursuivant sa formation à la Royal Academy of Music de Londres, pour atterrir à Majorque où elle joue ses premières notes dans la rue.
Elle deviendra l'une des concurrentes de la version espagnole de The Voice (La Voz) en 2017.
Cette expérience lui donne la visibilité qu'il fallait pour dépasser les Baléares. Elle part en tournée en Argentine aux côtés du bluesman Nacho Ladisa. Tournant significatif dans sa carrière.
C'est poutant à Paris qu'elle choisit de poser ses valises en 2019. Puisqu'elle s'y plait, elle y ouvre, fin 2021, son propre chemin musical avec un album solo, « Cherry Blossom ». L'influence américaine est palpable. On parle d'americana, de country, mais aussi de folk irlandais et de pop, dans un rendu assez glamour. 
Cecilya cherry blossom
Entre temps, vous l'avez peut-être applaudie au Jazz en Nord, au Blues in Mars, aux Nuits Blues de Marnaz, au Disney Rock'n'Roll Festival ou au Béthune Rétro Festival...
2023... La voici donc à nouveau avec « Back in 1955 », son deuxième album. Elle prolonge sa proposition américaine, l'intensifie, suggère un bout de chemin vers les racines.
Cécilya est au volant. Cadillac Eldorado décapotée. Le rouge s'impose. Bananes et choucroute de rigueur. Pause pin-up de circonstance.
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Elle a du relief dans la voix  — et il en faut car la technique d'alors ne rattrapait rien.
Ne fait pas The Voice qui veut !
Une délicieuse réverb' sur la guitare. Le guitariste, c'est Rodolphe Dumont ( ex-Bloosers, Big Dez ). Passager avant de notre Cadillac-à-remonter-le-temps. Il signe les musiques de Cecilya qui s'occupe des paroles. Le voyage compte huit étapes, huit morceaux pour une virée de vingt-huit minutes influencée par les grands artistes afro-américains du blues, du rhythm’n’blues et du rock’n’roll de la fin des années 40 au début des années 60 : Etta James, Big Maybelle, Ruth Brown, Wynonie Harris, Sam Cooke, Little Richard, Otis Rush, Johnny Guitar Watson, Freddie King, T Bone Walker. Mais où va-t-elle chercher tout ça ?
Cecilya mestres the candy kings sesion portada 51
Sans se crisper sur l'aspect rétro, la production met à l'honneur ce son 50's caractéristique. La guitare se nappe de cette délicieuse réverbération qu'on entendait sur les disques de Vince Taylor ou de Gene Vincent. Bien avant l'invention du guitar hero, le piano frappe à notes égales. Le saxophone parfait tout ça en finesse sur une batterie métronomique qui n'ose pas les soli. C'est comme qui dirait l'orchestre, mais un orchestre de pointures.
C'est que la Cadillac emporte quelques passagers pas manchots que Cecilya appelle les Candy Kings : Paul San Martín au clavier, Jorge Otero ( Velma Powell, Blues Train ) à la contrebasse, Adrián Carrera ( Quique Gómez, Álex Caporuscio ) à la batterie. Pour le saxophone, c'est Sax Gordon Beadle (Ben E. King, The Fabulous Thunderbirds, etc, etc) qui fait savoureusement pleurer ses notes.
Swing, jazz, blues, mambo, Cecilya ne choisit pas. Elle invoque les pionniers du rock. Nous voyons Peggy Lee et Amy Winehouse, artistes absolues auxquelles son talent palpable nous fait penser. A travers lui toutes les années 50. Cette toute jeune artiste réussit à donner de l'authenticité à son « Back in 1955 », à s'approprier des morceaux de T. Bone Walker (« Evening ») et de Freddie King (« What About Love ») sans sourciller d'un poil. C'est simplement bluffant ! A un tel niveau, restituer les 50's tient de la performance, mais aussi d'un choix de production judicieux qui autorise Cecilya & The Candy Kings à reconstituer l'atmosphère enfumée du mid 50's, alors même qu'une génération insolente se préparait à révolutionner la musique et à marquer durablement les décennies suivantes en posant les fondations du Rock'N'Roll.

« Back in 1955 » est disponible depuis le 03/02/2023 via le label espagnol de blues Meseta Records.
La release-party aura lieu le 25/02/2023 à Paris au Sunset Sunside. Les amateurs de jazz, de rock, de blues, des 50's et de belles voix ne manqueront pas d'aller applaudir Cecilya.
Long Live Rock'N'Roll, à quelque période que ce soit !

ARCHI DEEP, What's Your Name (03/02/2023)

Le 04/02/2023

Archi Deep a le groove au ceinturon, il le dégaine aussi facilement  qu'il martèle ses notes sur ses cordes funky.

Archi deep band
Arthur Di Piazza (guitare/chant/songwriting) et Richard Bertin (batterie/percussions) constituent 100% du line-up d'Archi Deep, qui sort en ce début février l'EP 2023 « What's Our Name ? ».
Archi deep
Sept titres pour vingt minutes d'une musique garage rock empreinte d'une certaine parenté britannique.
Archi Deep est né sur une île (Oléron), et nous n'exclurons pas que son insularité joue sur sa spécificité.
Il fait preuve d'expérience depuis sa formation et son premier opus en 2018, affirmant ses ambitions dans un quadruple EP, le « Lightning Concept » (2020),  tournant beaucoup, foulant les planches de Bercy et de quelques Zénith avec Hubert-Félix Thiéfaine, avant de nous retrouver en ce début 2023 avec un opus flambant neuf qu'il veut tranchant et incisif.
Pari tenu à l'ouverture avec un « Do It Anyway » tonitruant mais si subtil entre deux riffs massifs.
Archi Deep a le groove au ceinturon, il le dégaine aussi facilement  qu'il martèle ses notes sur ses cordes funky (« You're So Wild »).

Puissant et subtil, le power duo nous fait oublier notamment par la richesse de ses arrangements qu'il est deux. Le son est rugueux mais riche, parfois délicat. Le propos est varié. La guitare remplit l'espace à coup de notes graves tandis que la batterie nous imprime sa cadence toujours plus loin.
The White Stripes et Skip The Use sont les noms qui nous sont venus à l'esprit à l'écoute de cet EP à découvrir et lancé à coups de riffs finement réalisés.

LUCIE SUE, To Sing in French (01/02/2023)

Le 04/02/2023

Il est rare de voir un opus aussi abouti au premier galop d'essai.

« To Sing In French » or not « To Sing In French » ? That is the question... Lucie Sue a tranché !
Lucie sue par taki bibelas
Lucie Sue par Taki Bibelas


La Française mettait les points sur les I quand nous lui posions la question :
« Ce titre est tiré de la chanson éponyme, sortie en même temps que l’album. Il fait référence à la loi Toubon, qui impose encore aujourd’hui des quotas aux radios, aux chaines de télévision, et qui m’a déjà mis plein de bâtons dans les roues. Je n’ai pas pu postuler à des émissions, je ne peux pas passer à la radio, car c’est priorité aux artistes francophones… Moi je suis française, je paye mes impôts en France, je soutiens l'art et les artistes français, je pense avoir de belles valeurs… mais non, on m’empêche d’être diffusée parce que j’utilise des mots différents… C’est ridicule. Beaucoup de personnes ont tenté de me convaincre de chanter en français, mais c’est tout simplement impossible, je ne peux pas. Toutes mes idoles, depuis ma naissance, ont chanté en anglais. J’aurais l’impression de faire du Kyo ou du Saez. Le titre de l’album et de la chanson est une réponse à qui veut l’entendre. Mais surtout à Monsieur Toubon :  Elle finit tout simplement en disant "well, I don’t sing in french, because j’ai pas envie." »

Qu'elle soit de Molière ou de Shakespeare, sa langue, Lucie ne la tient pas dans sa poche. Sa guitare non plus ! Elle l'illustre sur une galette sortie le 01/02/2023 dans un artwork façon point de croix réalisé par  Andoni Maillard, que Lucie apprécie particulièrement :
« Le gars est un tueur et ses oeuvres sont géniales, elles me parlent vraiment. Il mélange le point de croix de mamies, avec des thèmes super éclectiques. Du foot, du rock, du porno, etc. »
Lucie sue artwork
Inspirée par les groupes british des 90’s autant que par L7, Metallica ou PJ Harvey, Lucie Sue vient sans filtre. « J'ai juste pris ma guitare et laissé sortir ce qui devait sortir » explique-t-elle. Aussi les neuf pistes amènent-elles des propositions différentes, un spectre musical varié mêlant le violoncelle aux instruments amplifiés dans un album plutôt ramassé puisqu'il ne court que sur vingt-neuf minutes, mais qui donne  pourtant des sensations de grands espaces.
Multi-instrumentiste, Lucie tient les guitares, les basses, le violoncelle, et bien sûr le chant.

Conjuguant un concentré de talents, d'inspiration et de détermination, elle cabote entre les différents ports du rock avec la même maîtrise. Tour à tour pop, shoegaze, lancinante, suave, grungy ou romantique, elle variante sans s'occuper des genres, libre et imprévisible, capable de dessiner un patchwork d'une grande qualité qui marque le début d'un parcours prometteur.
On vous conseillera donc ce  « To Sing In French » avec d'autant plus de conviction qu'il est rare de voir un opus aussi abouti au premier galop d'essai.

A LIGHT WITHIN : Nouveau single

Le 03/02/2023

A Light Within revient avec un nouveau single intitulé « Meteoric Fires ».

Les rockers de Kansas City, commentent :
« Meteoric Fires est une chanson qui s'est essentiellement écrite. Je sais que cela peut sembler cliché, mais c'était l'une des premières chansons que nous avons écrites lorsque Josh est passé de la guitare à la basse et que nous sommes passés dde cinq à quatre. Nous avions la structure de base et on peaufinait les parties, puis le monde a été mis en pause, et le morceau est resté inachevé. Une fois que les choses ont commencé à s'ouvrir, Kyle a mis en place une démo en direct, ajouté des paroles et quelques synthés supplémentaires , puis on a finalisé le morceau. C'est définitivement une évolution dans notre son, plus concentré, plus puissant, tout en restant fidèle à ce que nous sommes. »
A Light Within a lancé son premier EP, « Preface », en 2013, puis a sorti « Body Matter » en 2015 et « Epilogue » en 2018.
A light within

FLASH FORWARD, Endings = Beginnings (09/12/2022)

Le 21/12/2022

Si votre plume métallique sait se tremper de temps à autre à l'encre de la pop, vous ne manquerez pas de trouver un petit goût de reviens-y à cet opus bien talentueux.

Disponible depuis le 09/12/2022, « Endings = Beginnings » est le sixième album  album du groupe FLASH FORWARD, et le second qu'il diffuse via le label Uncle M.
Flash forward
En lice depuis 2010, les Allemands proposent un rock alternatif, initialement inspiré par des formations telles que Jimmy Eat World, Biffy Clyro et Fall Out Boy.
Disons-le tout net : l'intro façon boys band sera rédhibitoire pour  la plupart de nos lecteurs. Ils auront tort : « Young Blood »  redresse très vite la barre avec ses couplets groovy et son refrain pop punk qui trouvent le renfort du groupe australien Between You And Me.

« Bloodshot Eyes », l'une des pistes les plus réjouissantes de l'opus, confirme la bonne tenue de la musique de Flash Forward, avec un morceau qui nous rappelle les tauliers de la pop rock britannique (Coldplay, Muse ou Depeche Mode), avant que la voix de Stefan Weigel ne vienne nous évoquer celle d'un Morten Harket ( « Criminals » sur certains passages, tandis que c'est carrément flagrant au début de « Out of Love » !).
Usant d'interludes  (« Endings », « Beginnings »)  malgré une durée de seulement trente-six minutes, Flash Forward ne laisse pas la monotonie s'installer, recourant aux gros riffs, au scream (« Drowning Underwater ») ainsi qu'à quelques guests (la chanteuse de As December Falls  sur le titre « Over You »).

Nappant ses sillons d'influences new wave (« Criminals », « No Use » « Out Of Love »), de sonorités à la Nick Cave (« Saviour ») ou d'effets electro  (« Over You »), Flash Forward brouille les pistes et délivre un album composite parsemé de morceaux particulièrement réussis (« Cotton Candy Club ») mais dont la face pop assumée et la prise de voix parfois un poil trop travaillée (« Over You ») peuvent décourager les plus métalleux d'entre vous. Pourtant malgré sa courte intro et certains bidouillages, « Endings = Beginnings » s'avère très largement intéressant, ouvert, gorgé de belles mélodies servies par une interprétation au cordeau. Il est finalement aussi savoureux que transgenre, et si votre plume métallique ne craint pas de se tremper de temps à autre à l'encre de la pop, vous ne manquerez pas de trouver un petit goût de reviens-y à cet opus bien talentueux.

UNDERGROUND THERAPY, Fire Back (23/09/12022 - EP)

Le 11/12/2022

Le son sauvage, cru, débridé, doit autant au rock psychédélique qu'à la scène des 90's.
Underground therapy band 1
UNDERGROUND THERAPY par Max Martins


Depuis 2020 et son premier EP « Neurosis », Underground Therapy fait sa tambouille sans se soucier des modes et des courants. Il dit délivrer un  « Néo-Rock thérapeutique », une thérapie musicale dont il tire son nom.  Quant à « Néo »/« Rock », l'association est heureuse : on retrouve chez Underground Therapy des fondations 70's psychédéliques sur lesquelles le temps a laissé ses strates successives.
Mais n'allons pas trop vite...
Underground Therapy revient avec un line-up bousculé, ramassé, devenu plus compact. Ce recroquevillement tranché dans le vif a permis d'affiner la direction à prendre, de libérer plus d'énergie avec un EP sorti le 23/09/2022 :

 « Fire Back »

Underground therapy fire back recto
Sobriété du format. Cinq titres, dix-huit minutes.
Nudité de l'artwork. Sarah (chant) l'a réalisé. Elle explique à Rockfanch :
« On avait envie d'un truc simple, efficace et qui te pète à la gueule quand tu le vois. Sans fioritures. On n’est pas des grands fans des pochettes où le groupe pose en mode rock stars (on n’a rien contre ceux qui font ça hein !). On voulait quelque chose de sobre qui retranscrive l'idée de rage, de riposte et de revanche. »
Il va de pair avec l'efficacité de la musique, « un orage qui gronde doucement puis qui fissure le ciel sans concession » selon Sarah.
Orage dès le premier morceau, « Lighter ».

Le timbre de voix, un peu rauque, inflammable, s'embrase. Le caractère du groupe s'affirme. Le son sauvage et cru doit autant au rock psychédélique des pères fondateurs qu'à la scène fédératrice des 90's (Babies In Toyland, L7). Les phases aériennes cèdent à la furie punk-rock.

« Fire Back » marque une évolution dans la musique du groupe. Si Underground Therapy vient toujours nous parler à l'oreille, il percute, comme s'il avait désormais des pointes à ses semelles pour mieux accrocher la piste. Le meilleur chemin, c'est toujours la ligne droite et Underground Therapy travaille à l'azimut. Il conserve sa liberté de ton tout en se montrant plus direct avec des morceaux de caractère mis en valeur par production solide.
Les dix-huit minutes passent crème. Sur scène, elles sauront souffler l'auditoire par leurs déflagrations.
A découvrir et à suivre.

GAËLLE BUSWEL : 20 ANS DE CARRIERE EN QUELQUES LIGNES

Le 06/12/2022

L'authenticité, l'énergie et l'émotion en mode Rock Blues sincère et sourire ravageur.

Par Dam'Aël pour Ahasverus.fr

Pour les plus pressés, petit résumé :

Baignée dans la musique dans le ventre de sa maman, dans son berceau et pendant toute son enfance, elle s’initie à la guitare à l’âge de dix ans et parcourt dès l’âge de treize ans les lieux où il est possible de jouer de la musique. Le premier groupe avec lequel Gaëlle Buswel fait ses armes en France, en Belgique et en Angleterre, est CAM ON.

La popularité de Gaëlle Buswel s’est amorcée après la diffusion d’une vidéo sur You Tube dont un petit aperçu lors d’une session du 17/02/2011 peut-être vu ici :

S’en suivront quatre albums :

  • 15 janvier 2012 : Yesterday’s Shadow en collaboration avec Neal Back
  • 31 octobre 2014 : Black To Blue sur Continental Records Services (CRS)
  • 31 mars 2017 : New Day’s Waiting
  • 26 mars 2021 : Your Journey 

Tout récemment, elle participe à un concert caritatif  (26 novembre dernier), à la Seyne sur Mer  et nous accorde une petite interview téléphonique quarante-huit heures avant l’évènement :

Plus de détails :

Un ras bol total l’amène à rejoindre une amie sur Londres où elle vit plusieurs années et fait chanter les gens notamment dans le métro londonien où l’échange est particulièrement fort. De retour en France, elle continue ce périple et met son altruisme au profit du caritatif en faisant des prestations dans des prisons et hôpitaux pour enfants. Authentique et sans artifice, elle compose et écrit la majorité de ses chansons ce qui l’amène à son premier album, acoustique, de Blues Folk en collaboration avec Neal Back  "Yesterday’s Shadow" enregistré au Phantom Studios, Baudonvilliers (France) le 15 janvier 2012.
Les revues de presse sont plus que positives. 

Forte de cette expérience, elle récidive avec un second album Black To Blue (31 octobre 2014) qui la conduit tout droit vers son premier live sur la radio WFDU FM à New York et une tournée monumentale de plus de deux ans et demi.

 Son expérience se remplit d’évènements musicaux authentiques et sincères et Gaëlle décide de s’accorder un voyage au fil des rencontres, côté USA. La vie, le hasard, la chance, la surprise... l'amènent à croiser un artiste de rue au Texas David Quick qui lui permet de s’approprier une chanson qu’il chante depuis vingt ans "No One Else". Ce titre fait partie des onze titres du troisième album de la française "New Day’s Waiting" sorti le 31 mars 2017, chanté en duo avec David, et proposé dans nombre de concerts de Gaëlle depuis. Il est important de noter que l’enregistrement de ce titre remonte à 2015 et qu’il a été conservé tel quel sur l’album. La magie d’un moment précieux ne doit revêtir aucun autre costume! (Dam'Aël)

Les différentes  tournées et l’ensemble des concerts ne sont pas cités ici, vous laissant le choix de les découvrir dans la biographie de Gaëlle Buswel. Par contre il est des rencontres majeures que je citerai, celle du 14 mai 2018 au Palais des Congrès de Paris, où l’artiste ouvre en première partie de Beth Hart et celle du 6 juin de la même année à l’Olympia,  aux côtés de Ringo Starr

Anecdote :

Une semaine pour préparer cette prestation de dernière minute et cinq minutes, le jour même, pour prendre conscience que leur demande de jouer leur version « Help » des Beatles est acceptée. Gaëlle : « Je me souviens que Matthieu Drouot m’avait dit que c’était sacrément couillu d’avoir joué ‘Help’ à ce moment-là, à cet endroit-là ! ». Sept minutes de balance parce que l’équipe de Ringo Starr avait pris du retard,  moment pendant lequel « quelqu’un vient me taper sur l’épaule en me disant : "Hey, je m’appelle Ringo, je suis super content que tu sois là pour faire « notre première partie !" » (retrouvez l'interview intégrale de Gaëlle Buswel sur Music Waves ICI.

Après le Japon et une tournée avec ZZ Top en 2019, cette blonde au sourire ravageur revient avec son quatrième album Your Journey, dans les bacs le 26 mars 2021 et se voit accompagner la tournée de Deep Purple en juillet de cette même année.

Pour finir :

Gaëlle Buswel, c'est un univers musical rock 70’s teinté par des influences Américaines de folk, de blues rock, bien moderne. Les textes y sont sincères et touchants, visant en plein coeur la sensibilité de son public. Les mélodies animent d'une mouvance haute en sincérité la profondeur de tout un vécu exprimé en musique. Un savoir-faire qui donne avec beaucoup de générosité au public, sa propre vision du monde, guidée par de l'authenticité pure et dure, jouée avec énormément d'énergie et de tendresse.

On va plus loin chez Ahasverus :

Quand talent rime avec partage et complicité ! Gaëlle se dit plus chanteuse que guitariste à la base, a contrario de Laura Cox qui se dit plus guitariste que chanteuse. Quant à Chloé "Rockloé" Rebeiro, je n'ai pas le renseignement mais, par contre je peux dors-et-déjà vous signaler qu'elle passe le relai à Jesse-Lee Houllier en tant que guitariste au féminin sur le Vol 4.  de United Guitars (Chloé avait été choisie pour l'édition précédente  : Vol.3 / Une femme par édition...)

Quelques unes de ses récompenses :

  • Finaliste à l’European blues union au Danemark en avril 2017
  • Révélation française à Cognac Blues Passions, et prix national France Blues en 2016
  • elle a reçu en 2015 le Prix coup de cœur de Cahors Blues Festival et le prix All That Jazz en 2015.
  • Son dernier clip Freedom Tonight a reçu le 1er prix du meilleur clip à l’Azalea Film Fest d’ Alabama aux Etats-Unis en avril 2018.

 

Les liens :

ARCHI DEEP, So Wild (single - 2022)

Le 02/12/2022

Le duo oléronais Archi Deep vient de sortir un nouveau single-clip intitulé « You’re So Wild ».
Il est présenté dans un artwork de Dan Abbott.
Archi deep single
« Ce titre évoque La vie d’une personne qui n’a pas de filtres, qui explose et fait des étincelles ! Dur d’éteindre la mèche quand elle a pris ! Le feu d’artifice de sa vie se propage sur celle des autres malgré le fait qu’il soit au courant que la vie est une impasse. Au niveau musical, You 're So Wild nous surprend avec son riff acéré et ses breaks renversants, avec toujours comme ligne de mire un rock garage efficace et percutant ! » nous explique Arthur Di Piazza (guitare, chant).

Après « Lightning Concept », sorti le 14/01/2022, le duo complété par Richard Bertin (batterie, percussions) annonce un nouvel album à l’horizon 2023.

QUELQUES MOTS D'AMOUR... ET DES DONS. ROCK ATTITUDE !

Le 02/12/2022

Quelques mots d'Amour... Quantité de dons ! Rocker's Attitude au concert caritatif des Rockeurs Ont Du Coeur.

Les rockeurs ont du coeur

Un peu d'histoire...

Les Rockeurs Ont Du Cœur (Les Rockeurs Ont Du Coeur - Var) sont nés en 1988 en Loire Atlantique, à Nantes plus précisément, sur une vertueuse idée de la maman du guitariste Manou du groupe ELMER FOOD BEAT. Et c’est en 2016 que Martial Feniou, Président de l’association Les Rockeurs ont du Cœur Var, sollicite les copains pour aider à la création de Les Rockeurs ont du Cœur du Var avec toujours le même ADN : "La collecte de jouets pour les enfants défavorisés de la région, ‘’dont le père Noël a égaré l’adresse’’.
Le principe est simple et efficace : une salle prêtée, des artistes altruistes, et un public qui l'est tout autant pour une œuvre caritative qui concerne le Noël des enfants défavorisés de la région. Et en pratique, voici le modus operandi : la salle de spectacle du Casino JOA est offerte par la mairie de La Seyne-Sur-Mer, les groupes de Rock viennent se produire gracieusement, sans cachet, et le droit d’entrée au concert n’est pas payant comme à l’habitude, il suffit de venir avec un jouet  neuf d’une valeur minimum de 10€ (âge 0 à 12 ans). Lors de l'édition 2021, 1 200 jouets avaient ainsi été récoltés pour des enfants entre un et quatorze ans, pour la moitié durant le concert et pour l'autre moitié sur des points de collecte organisés dans le département du Var.

Edition 2022, la 7ème... une merveille de plus!

La promotion 2022, 7ème édition depuis sa formation, a permis de collecter plus de 1400 jouets pour que Noël soit une fête pour tous les enfants, et su réunir plus de 550 personnes au JOA Casino ce 26 novembre dernier. La totalité de ces jouets sera redistribuée à une dizaine d’associations d’aide à l’enfance et de soutien aux familles, ainsi qu’aux services Pédiatrie des hôpitaux varois. Mais Les Rockeurs Ont Du Cœur ne font pas les choses à moitié, 1050 € ont par ailleurs été récoltés grâce à la vente de tee-shirts et à la tombola, et seront remis à l’association Bébés et famille.

A l’affiche de ce concert caritatif, Mireil m'a tuer, Gaëlle Buswel et Will Barber. Trois prestations remplies de générosité, de talent et d'énergie collaborent afin d'y générer  une ambiance festive où ondes positives jouent le duo avec les sons et lumière de la régie.

Part 1 :  Mireil m'a tuer

BIO DE MIREIL :
« Mireil, de son vrai nom Cathy Alanus est née le 27 octobre 1969 au 51 Rue du bon goût, en Avignon. Sa mère, Mélanie Alanus, née Zetofrai est une enseignante très absorbée par son métier. Son père, Ilamal, est un tailleur de pierres à fendre l’âme… Mireil, alors l’aînée d’une fratrie de quatorze enfants, éprouve les plus grandes difficultés à allier ses études et les missions de gardes de ses frères et sœurs que lui confie sa mère. Elle parvient quand même à obtenir une Licence IV, ainsi qu’un Master of Puppets. C’est durant ces années d’insouciance étudiante qu’elle rencontre ses deux amis Rock et Roll, avec lesquels elle fait les quatre cents coups...elle participe à un télé crochet "Mais qui a Tuer la Nouvelle Star ?" qu’elle remporte haut la main, tant ses différents voyages, aux multiples destinations, lui ont forgé une technicité et un éclectisme inégalés à ce jour. S’en est suivi un album vendu à plus cinq cent millions d’exemplaires. Mais tout ceci n’est que pure invention marketing et ne suffit pas à masquer la plus difficile période de sa vie, lorsqu’elle fut injustement accusée de l’assassinat de son ami Roll. Elle ne s’en est , à ce jour, toujours pas remise… » (Je vous laisse découvrir la totalité de la bio... épique : https://www.mireilmatuer.com/ )

Part 2 : Gaëlle Buswel

En amont du concert Les Rockeurs Ont Du coeur, j'ai pu obtenir une interview téléphonique le 24 novembre auprès de Gaëlle (grace à la diligence de Martial Feniou) que vous pouvez retrouver ici :

Pour une immersion au sein de l'évènement :

Gaëlle, en attente d'une petite choriste... n'a pas ménagé sa monture en offrant un live des plus énergiques en compagnie de ses quatre musiciens :

  • Léa Worms : claviers et choeurs
  • Michaal Benjelloun : Guitares et choeurs
  • Jb Petri : basse et choeurs
  • Steve Belmonte : batterie (en attente de la petite choriste citée plus haut) et choeurs

L'équipe était accompagnée de l'ingénieur son Aurélien Chambres et du photographe Guillaume Eymard. Aux commandes du merchandising, la maman de Gaëlle.

Part 3 : Will Barber

Will est né à Narbonne, trouve son équilibre dans le football et la musique et avec le soutien de son père, il apprend la guitare. A dix-sept ans, il forme son premier groupe, reprenant du « punk californien » puis un second orienté vers le métal et finalement a préféré épurer sa musique. C’est seul, avec sa guitare, qu’il se produit sur scène et fabrique en parallèle ses instruments originaux mêlant ainsi sa passion de la musique et du bois. Inspiré par Led Zep , BB King et la Motown il veut traverser les continents et décide de participer à The Voice 6 afin de se confronter à l’avis de professionnels : Il rejoindra la team Zazie.
Atypique avec sa force tranquille sur scène et sa timidité, authentique et disponible, Will Barber partage la scène avec les plus grands ; il a d'ailleurs ouvert en 1ère partie de Gaëlle Buswel il y a quelques années et s'est croisé à plusieurs reprises sur des concerts communs. Will propose un 1er album « Alone » en partie épuisé.

Pour conclure :

On ne peut que saluer cette initiative vertueuse qui permet d'apporter du soleil et de la joie dans cette période souvent trop sombre pour des enfants.
On félicite l'Association Les Rockeurs Ont Du Coeur pour son travail de générosité qui sait allier le ludique, la musique, le goût du partage et de l'effort, mais aussi les artistes engagés dans cette belle aventure ainsi que tous les bénévoles, et j'ai pu constater qu'ils étaient nombreux.
Un jouet = une entrée = un concert aux artistes dévoués et solidaires = un enfant heureux dont les yeux brillent l'espace d'un instant.

Dam'Aël pour ahasverus.fr

 

PATRICK COUTIN VA BIEN

Le 01/12/2022

Patrick Coutin...

Un petit air de Keith Richards avec sa gratte et son bandeau dans les cheveux...
Patrick coutin olivier lebrat
PATRICK COUTIN par Olivier Lebrat
Sacré parcours, le rocker !
Seize ans en 68  — il laissera pas sa part aux chiens.
Première guitare. Pour impressionner sa voisine, confesse-t-il. En 69, faut dire... Année érotique.
La Sorbonne. Philosophie. Les Arts plastiques.
Voyages. Les Balkans, l'Italie, la Hollande, les USA. Puis le Mexique, en douce. Puis le Canada, clandestino, clandestino... Il s'initie à la musique,violon, oud, percussions orientales.
1977, l'année de « Never Mind The Bollocks », de « Rocket To Russia », de « News Of The World », de « Exodus », de « The Clash », de « Rumours ». Il a dû se régaler, Coutin : il est chroniqueur dans Rock & Folk. Entre autres !
1981. On le trouve en tête des hits-parades avec un titre de son premier album : « J'aime Regarder les Filles ».

Kolossal succès de l'année 1981, de quoi péter un cable ! Si vous étiez de ce monde, vous connaissez le titre...
Il est enregistré au Château d'Hérouville. Comme le « Long Live Rock 'n'Roll » de Rainbow ! Dans ce haut-lieu de la musique sont passés Bowie, Pink Floyd ou encore les Bee Gees...
83. Il sature, Coutin. Il songe à abandonner la musique. Il poursuit pourtant comme « Un étranger dans la ville ». Au Château d’Hérouville toujours. Avec des musiciens de Jacques Higelin et avec Dan Ar Braz, un habitué des lieux. On le retrouve, Dan Ar Braz, en cette année 2022 sur « Chateau-Chimères » de Malemort  dont le concept est justement... le château d'Hérouville !
85, « L'Heure Bleue », nouvel album studio. Puis un Live cinq ans plus tard, avec des festivals, Bourges, les Francofolies...
1994, « Aimez vous les uns les autres », propose-t-il..
2000, « Industrial Blues ».
Patrick coutin lainlain45
PATRICK COUTIN par LainLain45
Dans le même temps, Coutin produit et réalise. Les Wampas (« Trop Précieux »), Dick Rivers (« Plein Soleil », « Vivre Comme Ca »).
2010 « Le Bleu », 2011 «  Babylon Panic ».
2020, il frappe fort Coutin ! Un triptyque ambitieux et magnifique ! Un album en français (« Paradis électrique »), un album en anglais (« Welcome in Paradise »), un mix des deux (« Obsolète Paradise »). Les pochettes par trois artistes graphiques qu'il affectionne...

Un livre aussi : « Jim Morrison et les Doors », Hoëbeke / Gallimard, collection Les Indociles.
2022. Coutin prépare déjà son retour discographique. Le nouvel album sortira l'année prochaine. Il nous régale en attendant avec un premier single, « La ballade de Jesus Cat », un clip enregistré « comme un road trip à la Jack Kerouac, entre Austin, Sans Antonio, Corpus Christi et Houston ».

En septembre 2022, il confirme : « A part ça tout va bien » ! Second single.
« Les rivières s’assèchent, la vie s’en va elle ne reviendra pas / Ils fuient la famine, le désert qui avance pour mourir sur nos plages / A part ça tout va bien. »
Le constat rock indigné d'une planète à la santé bousculée et d'une humanité victime et bourreau qui creuse sa propre tombe...

Coutin, heureusement, se porte plutôt bien. Plus présent et plus fort que jamais il confie à propos de son futur album : .
« C’est une longue gestation et ça fait du bien de voir le truc avancer. Cela s’appelle L‘homme Invisible, deux chansons (La ballade de Jésus Cat et À part ça tout va bien) sont sorties sur toutes les bonnes et les moins bonnes plateformes. Et nous jouons déjà quelques titres sur scène. Cela sortira sur Baco Distribution, et nous jouerons l’intégralité de l’album le 21 Mars à La Bellevilloise… »
Etape obligatoire le 03/03/2023, avec la sortie de cet album enregistré aux USA, et la présence sur ses sillons de David Grissom (Guitares) Jarrod Johnson (Batterie) et Eric Holden (Basse).

ONE RUSTY BAND, One More Dance (21/10/2022 - chronique)

Le 17/11/2022

One Rusty Band retrousse ses manches et frotte ses cordes pour nous orienter sur les chemins caillouteux du blues/rock américain.

Nouvel opus pour One Rusty Band,  né d'une rencontre genevoise de Léa et Rusty Greg voici bientôt quinze ans.
Le groupe construit son répertoire à partir de racines américaines et teste sa formule à l'école de la rue.
Un album éponyme sort fin 2016, suivi quatre ans plus tard par « Voodoo Queen », au titre en clin d'oeil à la Nouvelle Orléans.
Enfin c'est le 21 octobre 2022 qu'un nouveau long format vous invite à douze nouvelles danses.

« One More Dance »

One rusty band
L'accroche est rugueuse. La guitare électrique le dispute aux percussions claquantes (« Electric Church »).

La voix n'est pas sans aspérités et le blues de One Rusty Band retrousse ses manches et frotte ses cordes pour nous orienter sur des chemins caillouteux (« Lose Control »).
Il nous accroche par un big rock redoutable d'efficacité (« Why Movin On »), poursuit avec un bon vieux format 70's tel qu'aurait pu le pratiquer un J Geils Band survolté (« Screen Generation »).
Le temps d'une pause (« Evolution ») et l'on repart pour quelques tours de claquettes, d'harmonica (« Too Hot », « One More Dance ») et de choix instrumentaux qui singularisent l'atmosphère toute électrisée ( « Elsewhere ») et amènent beaucoup de fraîcheur.
L'originalité sonore de la galette est aussi bienvenue qu'avérée.
L'ombre de Johnny Winter n'est cependant pas loin, celle de Status Quo non plus (« Boogie Brothers ).
Mais le blues rock très roots de « One More Dance » reste résolument Américain et One Rusty Band l'affirmera dans une conclusion en mode bayou (« Raccoon Rock »).
Le résultat est bluffant. Bien malin qui aura senti qu'ils n'étaient que deux pour orchestrer tout ça depuis l'un des côtés de l'hexagone.

LEDA, Tu Mi Bruci : L'explication de texte

Le 29/10/2022

TU MI BRUCI : RETOUR DE FLAMME

Avec Marocco Speed, son nouvel opus sorti le 22/04/2022, LEDA compte incontestablement parmi nos chouchous (notre chronique LEDA, Marocco Speed) de l'année 2022 dans la catégorie rock.
Leda
Surfant sur l'album, les Italiens se sont fendus d'une explication de texte relative à leur dernier single-clip, Tu Mi Bruci (traduisez : Tu me brûles). On partage, bien sûr !
Une chambre, un lit, une maison, les paroles de Tu mi bruci font référence à une relation qui n'est plus forte, avec le choix d'un langage plus poétique que descriptif.
Leda tu mi bruci
Musicalement, la chanson joue avec des vides et des pleins rythmiques, des riffs de guitare électrique entrelacés avec des parties de synthé. Le nouveau single du groupe italien fait également appel à la voix et aux guitares slide de Paolo Benvegnù.
« Tu mi bruci est né au piano, déclare le groupe, mais seulement dans la salle de répétition, il a revêtu une apparence complète, liée à notre écoute partagée (comme Balthazar, Sleaford Mods). Par rapport aux territoires crépusculaires sur lesquels nous nous déplaçons musicalement, la texture sonore est lumineuse et dynamique, contrastant avec les paroles qui parlent d'une distance et d'une incapacité à communiquer. »

Dans le clip vidéo - tourné par le réalisateur Andrea Giancarli et photographié par Daniele Castelli - la pierre poreuse, fendue et taillée, est vivante et, baignée par la lumière de la flamme vacillante, elle met en scène un conflit comme il y en a beaucoup. Les puissants murs en travertin de la "Cave Cavam" de Rosara (Italie) semblent contextualiser les deux protagonistes dans un environnement familier, une énorme maison qui les avale dans une danse qui devient dangereuse. Les masques de Giulia et Giacomo de la Compagnia dei Folli cachent deux visages de chair muets et cachés, mais qui doivent être révélés. La vidéo devient l'expression visuelle d'un projet qui étudie les éléments matériels et symboliques du territoire : le travertin, qui ne se dresse que dans des zones géologiques particulières riches en cours d'eau et le feu, encore au centre d'importantes célébrations et de rites de passage dans le monde rural. Le projet a été réalisé grâce à la Fondazione Cassa di Risparmio di Ascoli Piceno.

SERAINA TELLI, Simple Talk (21/10/2022 - chronique)

Le 27/10/2022

Seraina Telli, l'intarissable, propose un nouveau sans faute sur son parcours musical déjà bien rempli.

Seraina telli portrait
Pas le temps de s'assoupir avec Seraina Telli !
Cofondatrice et frontwoman de Burning Witches, la Suissesse aux cheveux bleus, chanteuse, songwriter, multi-instrumentiste, quitte ce combo en 2019 pour fonder son groupe de métal progressif Dead Venus. Elle sort alors deux albums, « Bird Of Paradise » en 2019 et « Flowers & Pain » en 2022. Ils sont accompagnés de quelques clips mémorables, dont cet ingénieux « Lily Of The Valley », tourné en une seule prise : 

Car Seraina Telli ce n'est pas seulement une voix, c'est aussi un oeil sûr. Elle est d'ailleurs son propre designer, et son look est indéniablement pour partie dans sa notoriété.
Son second opus de Dead Venus à peine refroidi, Seraina Telli entame une tournée européenne (qui ne passe pas par la France) avec les Italiens de CoreLeoni. Elle abreuve à nouveau nos sillons le 21/10/2022 avec un premier album solo :

« SIMPLE TALK »

Seraina telli simple talk
Au programme de la galette, douze compositions, pour une durée d'environ quarante-et-une minutes, avec pour ouverture « Modern Warrior », un titre autobiographique, du sur-mesure à l'accroche chorale indéniablement taillée pour  cette voix puissante et rugissante qui sait si bien souligner ses lyrics percutants.

Affirmant « I'm Not Sorry », Seraina s'affirme sur le même mode, entourée de discrètes nappes de clavier servies sur des gros riffs. La voix est surpuissante, les rythmiques font taper du pied.

« Take Care » s'encadre de guitares claires. La batterie cogne.  La voix ne s'économise pas, soutenue par les choeurs dans un morceau savamment structuré.
« I Dare To » consolide la charge Big Rock en insistant sur ce chant particulièrement généreux.
« Remedy » permet aux lignes vocales de suivre des montagnes russes très puissantes
« Soldier Of Fortune » est la première des deux ballades proposées par cet album.
« G. E. B. » marque le temps fortement et propose des guitares saturées qui reviennent sur « Dreamer ».
«Not One Of Your Kind  » se permet des claviers et une cadence plus pop. Les lyrics sonnent particulièrement bien.
« Fever » est une reprise du standard popularisé par Peggy Lee et Elvis Presley qui avance masquée avant de se dévoiler.
« Remember You » est une version épique de la ballade que Seraina dévoilait en 2020 dans ce clip :

« Medusa » prend le contrepied pour conclure l'album sur une accélération nerveuse bienvenue.
Seraina Telli, l'intarissable, propose ainsi un nouveau sans faute sur son parcours musical déjà bien rempli.
Sa performance vocale est féline et généreuse. Elle se conjugue à des lyrics qui sonnent particulièrement bien à l'oreille.  Devant tout autant à l'univers du métal qu'à celui du big rock tel que le pratiquent des groupes comme Roxette ou Bryan Adams, « Simple Talk » démontre, s'il en est encore besoin, la richesse de l'univers de la Suissesse. On suit et on applaudit avec une admiration toujours grandissante, admiration pour ce parcours, pour cette créativité galopante comme pour cette nouvelle interprétation rugissante brillamment habitée. Il y a de l'or en Suisse, ce n'est une surprise pour personne. Seraina Telli vous le confirmera.

HOWARD, Event Horizon (sortie le 21/10/2022 - chronique)

Le 21/10/2022

Un groupe dont le talent singulier a déjà éclaté. Il confirme avec brio qu'il sait exploiter son identité sonore.

Retour du groupe parisien Howard dont nous vantions avec enthousiasme en 2020 l'album  « Obstacle ».
Howard est un trio de rock qui utilise comme The Doors une formule guitare/orgue Hammond/batterie qui lui donne un son caractéristique rehaussé par l'usage du thérémine
Après un EP et un album Howard est de retour le 21/10/2022 via KLONOSPHERE (Seeds Of Mary, Trepalium, Nebulizar) avec un album flambant neuf :

« EVENT HORIZON »

Howard 2
JM Canoville a signé le visuel de ce nouvel opus, enchevêtrement de cables à la fois moderne, coloré, psychédélique, totalement à l'image de cet album qui s'ouvre sur le titre « Bankable Sermon ».

Premier constat : la production donne un bel espace au grain du chanteur, et souligne la profondeur de l'orgue Hammond. Les instruments swinguent d'entrée tandis que le thérémine amène un grain de folie.
« Seeds Of Love » tente de proposer quelques notes sages qui s'étranglent tandis que des riffs puissants assènent le tempo.

« Need Want Get » surprend par ses sonorités et son chant parlé. Le trio prend toute sa place, les riffs martelés sont à peine emballés par l'orgue.
Une longue préparation introduit « Telescope » et, configuration oblige, l'ombre de The Doors surgit. Les riffs font exploser un morceau qui retrouve une ambiance de cathédrale du meilleur effet.
« I Hear A Sound » assume sa part psychédélique teintée d'une frénésie qui fait naître des images issues des 70's.  La production donne aux respirations un beau relief.

« The Way » cherche des sonorités profondes et fait surgir les notes de belle manière. L'esprit des Doors, encore, et de belles plages servies sur son aux petits oignons.
« Heedless » explose. Effets sur la voix. Le thérémine prend un aspect saturé qui part en foufelle.
« Event Horizon » s'assagit. Avec ses sept minutes et demie cette dernière piste est la plus longue de l'album. Howard est parfaitement à l'aise sur ces formats. Il l'avait démontré avec « The Void » sur l'album précédent. Ils lui permettent de dérouler sa créativité.
Ici, une guitare lead épurée se voit embarquée dans diverses ambiances, et c'est un peu comme si  Pink Floyd rencontrait The Doors. Howard réussit parfaitement son développement. Les instruments se mêlent agréablement, s'apaisent pour revenir furieux avant de s'éteindre tout à fait.
Ainsi s'achève un album au son rock, dans la lignée d' « Obstacle », pour un groupe dont le talent singulier a déjà éclaté. Il confirme avec brio qu'il sait exploiter son identité sonore avec un très bon album électrifié, actuel et déterminé. On n'en attendait pas moins de ces Parisiens, porteurs d'un précieux héritage qu'ils investissent judicieusement dans une musique psychédélique moderne.
La release-party de « Event Horizon »  aura lieu à Paris, au Bactstage BTM, le 03/12/2022.
Billetterie ouverte !

Line-Up :

  • JM Canoville : chant, guitares
  • Raphaël Jeandenand : orgue Hammond, synthétiseur, basse, thérémine
  • Tom Karren : batterie, samples, glockenspiel, flûte

Tracklist :
1.- Bankable Sermon
2.- Seeds Of Love
3.- Need Want Get
4.- Telescope
5.- I Hear A sound
6.- The Way
7.- Heedkess
8.- Event Horizon
Durée totale : 38mn env.

 

SELENIC - L'interview

Le 12/10/2022

Selenic sortira son premier album le 25/11/2022. Ce quatuor définit sa musique ainsi :
« Notre musique explore les sonorités variées de la musique rock néo-progressive et alternative et place la transmission d’émotions au centre de sa composition parfois lunaire, parfois tranchante. »
Un premier single-clip, mis en ligne en septembre 2022 et doté déjà d'une signature particulière nous a donné envie d'en savoir plus sur la formation de Mulhouse.
Interview.

Selenic clement lamblaSELENIC par Clément Lambla


Bonjour Selenic. Un mot sur le nom du groupe et sa formation ?
Clément (chant) :
« Selenic » était un mot que j'employais dans une de nos chansons, un synonyme poétique de « lunaire ». Ce nom nous est apparu d'emblée pertinent pour définir notre identité musicale qui veut emprunter aussi bien la douceur et la quiétude de la lumière nocturne, mais aussi la frayeur et la violence qu'inspire le vide sidéral. Cela nous procure ainsi une liberté de composer et de pouvoir osciller entre des morceaux planants, plus légers et des morceaux ayant une transcendance plus métallique.
Nous sommes un guitariste Gautier Lambla, un bassiste Lucas Tollis, un batteur Daniel Vaxelaire et un chanteur Clément Rittié et le groupe s’est formé en 2018 à Mulhouse (Alsace).

Vers quoi vouliez vous tendre en fondant Selenic ?
Clément :
Il s'agissait à l'époque de reprendre la musique pour « se faire du bien », nos projets respectifs ayant été arrêtés au même moment. Les compositions qui ont vu le jour nous ont tous convaincus que nous devions essayer de mener ce projet à un niveau que nous n'avions jamais atteint auparavant malgré l'expérience de chacun.
Gautier (guitare) : J’ajouterai que nous avons eu de longues discussions tous les quatre pour cadrer notre projet, se mettre d’accord sur un certain nombre de sujets dont le style musical que nous voulions jouer. Mais pour moi, la chose fondamentale sur laquelle nous nous étions mis d’accord était de toujours laisser une chance à une idée même si elle paraît farfelue de prime abord.

Un premier single-clip est déjà disponible. Il s'agit de « Lone ». Pourquoi avoir choisi ce morceau pour présenter le groupe ?
Clément :
Cette chanson parle de retrouvailles avec soi-même, de renouveau. Elle prend une dimension étonnamment gospel dans le sens où elle véhicule un message d'espoir de manière enjouée. Nous étions curieux de voir si elle procurerait les mêmes émotions aux gens. Après avoir vécu ces deux dernières années dans le contexte que l’on connaît tou(te)s, cela semblait une évidence de propager sur la place publique à notre échelle quelque chose de sincère, hors du temps et de la grisaille ambiante.
Il s'agit également du morceau qui nous aura véritablement soudés lors de la composition de l’album

Vous avez à l'évidence déjà tous un parcours musical...
Clément :
Effectivement, à travers des projets très variés. Le bassiste Lucas et moi-même jouions dans un groupe de rock à tendance stoner, Gautier vient du metal progressif, notre batteur Daniel quant à lui le plus expérimenté d'entre nous et joue aussi bien du rock que du metal. Nous avions partagé plusieurs fois la même scène avec nos groupes respectifs, c'est là qu'est née notre amitié.

« Resilience », votre premier album, est annoncé pour le 25 novembre 2022. A quoi faut-il s'attendre ?
Clément :
Nous avons mis notre coeur et nos tripes dans cet album qui nous aura en un sens servi d’exutoire pour exprimer les émotions ressenties depuis trois ans. Il y a ainsi un cheminement, un début qui va exprimer davantage de la colère, de l’incompréhension pour progresser vers de plus vers horizons. Un voyage introspectif menant justement à ce sentiment de résilience.
Gautier : Effectivement, le projet de faire un album était présent depuis le début mais nous voulions avoir un album réfléchi avec une évolution cohérente au fil des chansons.
Selenic album resilience 1
Votre actualité dans les six prochains mois ?
Gautier :
L’actualité de ces prochains mois va clairement tourner autour de la sortie de notre album. Lone a été le premier clip à sortir, un deuxième viendra mi octobre. Il montrera une autre palette de couleurs dont nous sommes capables. La sortie de l’album est donc prévue fin septembre. S’en suivront encore deux autres clips pour maintenir la hype autour de la sortie. Nous espérons également trouver des concerts entre deux vagues de COVID pour partager en live cet album et aller à la rencontre de notre public.

Merci Selenic d'avoir répondu à mes questions.
Gautier :
Merci infiniment à toi pour le travail que tu fournis pour mettre en avant des projets comme le nôtre. C’est un véritable plaisir de pouvoir (enfin) échanger sur ce projet qui nous tient tant à cœur. Merci !

UMBILICUS "PATH OF 1000 SUNS" (2022)

Le 29/09/2022

Groupe : Umbilicus
Origine: Tampa, Floride (USA)
Album: PATH OF 1000 SUNS (30/09/2022) - Chronique d'album
Genre: Hard Rock, Late 60s 70s Hard Rock
Label :  Listenable Insanity Records.
Par Dam'Aël

LE GROUPE :

On aime les retours en arrière chez Umbilicus ; tant d'un point de vue musical qu'organisationnel. Je vous propose de dérégler votre montre et de lui faire faire un certain nombre de tours dans le sens inverse de leur déplacement habituel. Dam'Aël aurait-elle perdu le Nord ? Que nenni, je vous explique. Tout commence dans les années 2000 alors que Paul Mazurkiewicz  (batteur) et Jack Owen (guitariste) font partie intégrante de la formation Cannibal Corpse. Ayant terminé l'album Bloodthirst en 1999 et bien avant Gore Obsessed de 2002, Paul et Jack décident de monter un projet parallèle bien loin de leur Death Metal habituel. Métalleux, ils le sont ! Et passionnés avant tout, surtout amoureux de la musique au sens large. Et... ils adorent le Hard Rock des années 60, 70 et du début des années 80. Et... ça les titille au point de se lancer dans la composition d'une quinzaine de titres, de faire le montage de bandes de démo et de les jouer lors de deux concerts sous le patronyme  Path Of Man à Tampa dans un petit bar local, accompagné d'un troisième acolyte Vernon Blake . Sauf que tout s'écroule en moins d'une année et que les bandes ne seront pas même exploitées pour un méfait physique qui aurait pu signer cette aventure.

Umbilicus band

Reprenons notre montre et remettons les pendules à l'heure.
2020, le temps s'arrête sous pression virale au sens propre comme au sens figuré mais certains remontent le fil de leurs envies inabouties. Violence Inimaginable est dans la boîte pour Cannibal Corpse (mais ne sortira qu'en 2021) et donne l'impulsion suffisante à Paul pour reprendre le projet avorté. Vernon (basse) répond présent a contrario de Jack qui doit refuser le projet pour des raisons de géographie (il ne réside plus en Floride). C'est ainsi que Taylor Nordberg s'octroie le poste de guitariste avant d'accueillir au micro Brian Stephenson. Le line-up final est donc constitué et peut être résumé ainsi :

  • Brian Stephenson (Fore, Old James)  - chant/paroles
  • Paul Mazurkiewicz (Cannibal Corpse)- batterie
  • Taylor Nordberg (Inhuman Condition, The Absence, Fore)- guitare
  • Vernon Blake (Anarchus, Napalm Death live) -basse

 

L'ALBUM : PATH OF 1000 SUNS

Umbilicus

Je vous signalais plus haut qu'une quinzaine de titres avaient vu le jour lors de la formation Path of Man ; or l'absence de Jack Owen dans cette reprise de projet version 2020 a nécessité pour le quartet de repartir à zéro avec toujours pour objectif de rester sur le Rock Old school de ces années divines à savoir les sixties et seventies, chacun des membres y instillant ses propres influences : Grand Funk Railroad, Steppenwolf, Bad Company ou encore Sir Lord Baltimore et Lucifer's friend pour Paul Mazurkiewicz, Led Zeppelin, Deep Purple, Black Sabbath mais aussi 10cc ou Ten Years After et Trapeze, Cactus pour Taylor Nordberg...
Pour faire court, un spectre suffisamment étendu pour donner à cette galette toutes les couleurs d'un Woodstock bien illuminé et des vibrations flirtant très étroitement avec le psychédélique, le groove bien pêchu et des mélodies accrocheuses et fédératrices. Du vintage rehaussé de modernité sur fond de talent avéré et de passion délivrée avec énergie.
Le quartet nous délivre sur cette galette  Path Of 1000 Suns dix titres d'une durée d'écoute de plus de quarante minutes que je vous laisse découvrir :

 1. Hello Future
 2. Umbilicus
 3. Gates Of Neptune
 4. I, Human
 5. Stump Sponge
 6. My Own Tide
 7. Life On The Sun
 8. The Call
 9. Traveler
10. Gathering At The Kuiper Belt

Hello Future  :

C'est un gros bras bien musclé qui nous pousse avec une ardeur de jeune ado et sans ménagement dans l'univers de Umbilicus. Une immersion frontale et directe dans les années folles de sexe, drogue et alcool. Ne rêvez pas! Ces trois bonus ne sont pas à découvrir dans la packaging de Path Of 1000 Suns. Pour toute réclamation, veuillez vous adresser à l'agent directement... Ce premier titre est un arbre de passion bien enraciné dans ce rock typé  des années 60 au sens large. Les paroles abordent une thématique sensible, celle de la frontière entre l'argent et la morale bienséante : “In this land/sweat and backs are broken/And calloused is the hand…/No amount of gold could by my soul/Or cloud my happiness.” L'introduction n'est pas sans rappeler celle que proposait Jimi Hendrix sur Voodoo Child (Electric Ladyland de 1968) avec sa pédale wah-wah. Umbilicus envoie la sauce avec panache.
Hello Future est le premier single proposé aux médias le 27 mai dernier sous forme d'une vidéo animée et réalisée par Jeramie Kling.

Umbilicus :

L'éponyme et quatrième single sorti le 15 septembre, s'accorde un tempo plus tranquille mais aussi plus sombre et une entrée en matière sur un trio basse/batterie/guitare en syntonie bien lourde (à la porte du doom) qui rappelle de beaux spectacles de lévitation sous molécules "magiques" dans les fosses. Brian Stephenson nous livre de belles envolées qui me connectent à un certain Lenny Kravitz et n'est pas sans nous annoncer une étendue vocale qui va sans doute nous faire grandement plaisir. Ce titre est un condensé de bonnes vibrations que la basse de Vernon appuie avec talent.

Gates Of Neptune :

Allongée sur mon canapé, portable éteint et casque sur la tête, c'est Téléphone qui envahit l'espace de 32 secondes les ondes et mes oreilles. Jusqu'à ce que le chant prenne le relai et me rappelle que je suis toujours avec Umbilicus. J'ouvre une porte à une proposition épique... Qu'aurait proposé jean-Louis Aubert comme ligne vocale sur cet instrumental ? Mais revenons à Path Of 1000 Suns, car les harmonies vocales posées par Brian sont excellentes et confirment la qualité du chant dont il est capable : chant langoureux avec un tout discret vibrato sur des plages très courtes, des envolées plus dynamiques et une puissance dans les aigües notamment sur le final que clôturera l'électro-acoustique de Taylor. A noter les patterns magistraux de Paul Mazurkiewicz. Taylor Nordberg a déclaré concernant cette chanson : "Gates est définitivement l'une de mes chansons préférées sur l'album. c'est une chanson assez simple, mais elle en dit long et elle est incroyablement dynamique. Elle vous emmène vraiment en voyage. La voix de Brian est également absolument magnifique sur ce morceau, et l'a  vraiment fait passer d'une chanson soignée à une chanson épique !". Le voyage vers la huitième planète du système solaire la plus éloignée du roi soleil.
Gates Of Neptune est supporté par un clip sorti le 5 août dernier, en noir et blanc.

I, Human : 

Second single dont le clip psychédélique, sorti le 6 juillet,  propose un jeu visuel qui swingue autant que le morceau lui-même. I, Human est une machine de guerre de groove qui ne triche pas; le jeu du bassiste Vernon Blake est parfait et assure le groove pré-cité presque à lui tout seul. Une efficacité redoutable et indéniablement sur-vitaminée complétée par les riffs de la  Fender Stratocaster dont le potard de tonalité a du voir  son niveau flirter avec le plancher. La ligne de chant est voluptueuse, ensorceleuse et surtout accrocheuse. Excellent!

Stump Sponge :

Mantra vocal de chœurs en extase pour introduction. Ah quelles sont bonnes ces années d'Acid Rock! Stump Sponge propose une ligne vocale très accrocheuse, doublée sur certains passages, aux variations bien trouvées, variations qui confirment le panel que Brian est capable de fournir au niveau du chant. La rythmique toujours groovy et colorée par le soleil du sud américain est solide avec des guitares bien grasses et une ligne de basse vrombissante qui enfonce le clou y apportant une touche stoner-like. Mention spéciale pour Paul Mazurkiewicz qui à la batterie propose des patterns chiadés et des descentes de tom excellentes et recherchées. On en profite pour préciser que Paul est autodidacte et que lorsque Cannibal Corpse a été fondé, il ne jouait de la batterie que depuis trois ans. Osé, non! Habitué du blast beat, son jeu sur ses deux grosses caisses contribue à générer toute la puissance de cet album et met en exergue toute la technique qui structure les dix titres de cet l'opus.

My Own Tide :

Mid-tempo aux guitares bien sales qui embarquent l'auditoire dans un tableau varié voire presque malmené comme le ferait une vague indisciplinée. Des sonorités en échos, de l'électro-acoustique, une basse aux vibrations stoner ou encore des notes d'harmonica-like font de My Own Tide un morceau véritablement racé.

Life On The Sun :

Nous continuons,  entraînés par cette vague Rock "umbilicusienne" avec un morceau très rythmé et syncopé qui joue sur des riffs accrocheurs et une batterie qui cavale sans s'essouffler le moins du monde. Life On The Sun est entraînant à l'image de cet album dynamique, diversifié, multicolore et cohérent. Il se termine sur des aboiements satisfaits ou non, je n'ai pu demandé au chien qui clôture les lyrics du titre. Umbilicus aime à offrir des fins uniques sur chacun de ces titres.

The Call :

The Call serait pour moi le titre le plus épique de cet album Path Of 1000 Suns de par ses lignes vocales parfois surprenantes,  et qui  met en évidence une batterie particulièrement complexe et technique, Une atmosphère étrange qui lance un appel, à la résonance un peu poisseuse.

Traveler : 

Embarquement pour une rythmique accélérée sur chœurs, qui ravivent quelque peu certains souvenirs  de cette époque pour les plus âgés d'entre nous, époque remise en avant par la formation américaine ; si Brian a pu nous rappeler certaines prestations vocales comme celles d'Ozzy, de Kravitz, voir Phil Naro, Umbilicus sait s'imprégner d'un Black sabbath de la première heure dans les guitares de Taylor Nordberg.

Gathering At The Kuiper Belt :

La boucle est bouclée avec Gathering At The Kuiper Belt qui clôture à la fois cet album et complète le schéma de Neptune déjà abordé avec le morceau Gates Of  Neptune.  L'introduction s'ouvre sur une mesure de basse répétitive qui peint une toile sombre en toute complicité avec la batterie, mais remplie d'espoir avec un passage éclair vers le Gospel avec notamment son  "freedom" chanté en chœurs. Les changements de débits et de tempi donnent ses variations au titre. Un morceau un peu en marge de l'album mais loin d'être incohérent, plutôt étonnant.


L'album Path Of 1000 Suns  sort le 30 septembre 2022 sur Insanity Records. Il a été enregistré, mixé et masterisé par Taylor Nordberg au Smoke & Mirrors Productions,  à Spring Hill, en Floride que Taylor possède avec Jeramie Kling. C'est Taylor qui est aussi à l'origine du artwork de l'opus dont la photographie a été laissé à Deidra Kling.
Les thèmes abordés vont de récits purement fictifs à des sujets qui explorent dans les moindres détails la condition humaine et ses dérives.
« Path of 1000 Suns n’est pas un album concept » dit le chanteur Brian Stephenson « Cependant, le groupe est plus un concept en soi. Le concept d’être dans le moment présent et d’embrasser la liberté créative totale. »
Il poursuit : « Sur ce disque, nous nous sommes vraiment concentrés sur l’élaboration de la musique rock n roll la plus accrocheuse, la plus dure et la plus dure que nous ayons pu. Nous rendons hommage à nos héros du rock’n’roll du passé tout en regardant vers l’avenir. "Le parcours de 100 soleils" est le parcours de quatre personnes qui se réunissent pour créer un rock n roll sauvage et libre. »
Décliné en plusieurs versions, souvent en quantité limitée, pour les aficionados des collections, vous allez pouvoir vous faire plaisir.

Un petit résumé :

  • CD et album numérique
  • Traver Box Set - CD  (limité à 50 exemplaires avec une photo signée à la main, 2 médiators, 1 magnet, un autocollant, un sous-verre, un écusson) 
  • Traveler Box Set - Vinyle limité à 300 exemplaires
  • Vinyle signé limité à 30 exemplaires ou non signé (300 ex)
  • Cassette limitée à 100 déclinée en 50 Sun Orange et 50 Neptune Clear Blue

NOTRE AVIS

Cet album révèle une véritable passion pour le Hard Rock Old School des années 70s revu avec toute la modernité de notre temps. Il pourrait paraitre interpelant en effet de surprendre des métalleux de genre beaucoup plus agressif, à se livrer à l'exercice d'un autre style. Mais vous conviendrez avec moi que l'amour de la musique conçoit tout à fait de passer de l'un à l'un autre sans pour autant se fourvoyer. Et c'est ce que démontre le quartet américain dans Path Of 1000 Suns et ce avec énormément de talent, de dynamisme, de cohérence et de diversités permettant une écoute complète sans aucun ennui. L'envie de relancer la platine en est un signe manifeste. Umbilicus a su résumer les différents modèles de ces années typiques en instillant du bon Rock sudiste, de l'Heavy, du Doom et du Stoner par pointes éparses, du Psychédélique, du Hard... Ils se sont faits plaisir, ils nous font plaisir. La production de cet album est parfaite avec un rendu très organique, lo-fi, loin des lignes aseptisées de quantité de masterings. Certes pas de grand renouveau mais un dix titres qui mérite sa place dans notre CDthèque quand on aime le genre. La voix de Brian a su donner une magnifique couleur à chacun des titres, le talent de chacun des musiciens structurant évidemment avec classe un niveau de composition incontestable. Nous validons !

Les liens :


 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

QUINTANA DEAD BLUES EXPERIENCE, One Of Us (sortie le 16/09/2022 - chronique)

Le 28/09/2022

Plus soigné, mieux produit, « One Of Us » est l'album idéal pour faire découvrir Quintana aux néophytes, tandis que les fans de la première heure continueront à grimper plus haut sur leur rideau.

Le revoici l'ami Piero. Non, pas celui au clair de la lune, celui du Quintana Dead Blues Experience, une formule solo qu'il a fini par adopter quand il s'est retrouvé tout seul  — « Tout seul comme un con », me disait-il  — avec sa basse, après avoir expérimenté des quatuors, des trios, des duos... On n'est jamais si bien servis que par soi-même, a-t-il pensé. Et par sa guitare, qu'il a dû apprendre apprivoiser.
C'est qu'il en a de l'expérience, le père Quintana ! Il a usé son cuir et gratté ses cordes un peu partout depuis 1991 ! En Espagne, en France, en première partie de Johnny Hallyday... Mais il a du jus, Piero, toujours ! Et la classe ! C'est important l'image, dans le rock. Et ce ce côté là, il est plutôt bien servi par Jessica Calvo qui le suit, album après album, concert après concert, de photo en photo.
Quintana jessica calvo
Depuis 2018, avec son Quintana Dead Blues Experience (un clin d'oeil aux noms de groupes à rallonge qu'il affectionne, comme le Jon Spencer Blues Explosion), il nous a habitué à un son cru, qui colle au plus près du live ; la scène c'est son but ultime.
Cette fois, Piero a choisi de prendre son temps, de fignoler le détail, d'ajouter une trompette ici, une batterie là... Pour faire le meilleur disque possible... C'est « One Of Us ».
Quintana
La différence saute aux oreilles, je l'ai sentie dès l'entame, avant même d'éplucher les interviews de Piero pour me documenter un peu ; les familiers du Quint la sentiront aussi, cette différence.
Et ce soin particulier qu'il met à nous rendre l'écoute la plus plaisante possible n'enlève rien au côté rentre-dedans du rock qu'il pratique. Au contraire, Piero nous percute dès « Jesus (My Queen) », le premier morceau un peu dissonant. Les arrangements du second sont parfaits, très finement indus/électro, et ça reste toujours extrêmement punchy.
Le son est léché, maintenant que Piero se permet (« So Hard To Say »). « On a privilégié le côté production pour que ça sonne bien, pour que les morceaux soient au top. Après, sur scène, je me débrouille ! » m'explique-t-il.
Côté visuel aussi il nous gâte. Le troisième morceau de l'album, « Crazy », avec son riff à la Hendrix, a été dévoilé dans un clip animé très bien fichu.

Le quatrième titre (« I Wish That You’D Never Been There ») se pose le temps d'un riff de blues très pur, avant de prendre de l'ampleur sur fond de sonorités inattendues pour s'épurer encore dans un très beau rendu.
Après cette jolie pause, nouveau coup d'épaule. « I'm Here », affirme Piero. On avait remarqué !
Ainsi Piero alterne-t-il des titres très dynamiques  avec des accalmies somptueuses (« Now I Choose ») comme un coucher de soleil sur un ciel d'orage. Avec ce son plus soigné qu'à son habitude et ses effets qui améliorent le plaisir de l'écoute, Quintana ose et surprend. Il n'est plus retenu par l'idée de coller à la scène. Ce faisant, il défonce tout, débridé dans l'énergie, dans l'émotion.
Agrandissant son terrain de jeu, Quintana va vers l'inattendu, servi par une belle voix en pleine maturité qui se permet d'aller chahuter les aigus (« Now I Choose »). Il fait de « One Of Us » un album saisissant, peut-être le meilleur de cette période QDBE, en tous cas l'album idéal pour faire découvrir l'artiste aux néophytes, tandis que les fans de la première heure continueront à grimper plus haut sur leur rideau.

  • Le Quintana nouveau est disponible sur toutes vos plateformes en streaming et en version digitale : https://kuronekomedia.lnk.to/OneOfUs
    Pour la version physique, elle est accessible à la fin des concerts ou par correspondance en écrivant a pieroquintana@hotmail.fr.

Quintana Dead Blues Experience sera en concert :

  • le 17/11/2022 à Grenoble (Ampérage)
  • le 14/01/2023 à Paris (Olympic Café)

SOAN, Négligé Chic (sortie le 14/10/2022 - chronique)

Le 28/09/2022

Dans la tradition des grands chanteurs Belges (Brel/Arno/Stromae), ce rocker Savoyard est un chanteur à textes, un chanteur à plume au regard désembué, acéré, sans fard et sans concession, qui épingle nos travers pour en faire naître des images.

C'est un nom qui vous parle peut-être, rockers et métalleux que vous êtes : Soan fait partie de ces artistes qui ont émergé à l'occasion d'émissions qu'on appelait jadis des télécrochets et qui ont pris pour appellation The Voice, Star Academy ou La Nouvelle Star.
Soan
C'est dans cette dernière que Soan brillera jusqu'à en sortir vainqueur lors de la session 2009.
Il a vingt-sept ans, Soan, et déjà bien bourlingué. Il sort « Tant Pis », son premier album, l'année d'après. D'autres suivent, des émissions de télévision aussi. En 2016, il confie ses addictions à Laurent Ruquier sur le plateau de « On N'Est Pas Couché ». C'est donc avec une certaine logique qu'on retrouve une présentation de la sorte dans le crowdfunding qu'engage Revolu'Prod (une société de production et d'accompagnement d'artistes) pour son nouvel album « Négligé Chic », en 2022 :
« Pour être honnête, chez Revolu'Prod, quand  Soan nous a appelé pour dire : "demain j'arrête de boire et j'vais faire un disque power pop chez mon pote qui fait du rockab", le tout sans avoir écrit de chansons et au milieu d'une tournée acoustique, on a acquiescé car on est de gauche mais polis... Trois jours plus tard nous nous recevions quatre titres écrits sur place et huit heures de vidéo... Soan était sobre et loin des clichés... Il avait composé enregistré chaque instrument lui-même, sauf la batterie... »
Soan neglige chic
Les addictions, Soan y trempe sa plume (« Les Trous Noirs », « Romanivresquement », « Hôtel Déboire ») dans ce nouvel album. Avec ironie et en une gymnastique des mots savoureuse, ses textes qui nous égratignent regorgent de trouvailles à tiroirs (« Les trous noirs c'est troublant / La vie est cirrhose des foies  » - Les Trous Noirs).
Dans la tradition des grands chanteurs Belges (Brel/Arno/Stromae), ce rocker Savoyard est un chanteur à textes, un chanteur à plume au regard désembué, acéré, sans fard et sans concession. Il épingle nos travers (« Le plus militant de mon département me semble moins Charlie que Charlot » - Qui Prouvera), les siens surtout, pour en faire naître des images tandis qu'on hésite sur l'orthographe : « Ce vers je te le dois »  ou « Ce verre je te le dois » ? (« Romanivresquement »)
Musicalement, son univers fera parfois penser à Louise Attaque (« Les Clous », « Formol ») ; il sait aussi se faire plus blues, plus rock (« Nothing Around », son texte en Anglais, son harmonica et ses riffs). Il prend sa place et assure son créneau dans la scène française, aux côtés des Wampas, des BB Brunes, des Têtes Raides, avec sa voix qui traîne, qui a beaucoup traîné. Où il ne fallait pas, dans des bouges, sur des trottoirs blafards, c'est sûr...
L'album a été mixé à Los Angeles par Baz The Frenchman, dans les studios de NOFX nous dit-on (Soan avait rencontré le chanteur du groupe Fat Mike en 2019). Il est masterisé par Marc Latour d’Aum Productions.
« Négligé Chic » sera disponible le 14/10/2022 chez M&O Music.
Vous pouvez aussi retrouver Soan dans votre ville, c'est sa tournée... Les dates sont sous la vidéo.

MIND AFFECT : nouvel album fin novembre

Le 16/09/2022

Mind Affect sortira son nouvel album le 25/11/2022.
Mind affect par maud peron
MIND AFFECT - photographie Maud Péron.
Inspirés par des formations telles que Muse ou Royal Blood, les Parisiens sortaient leur premier album en 2020.
En cette année 2022, Mind Affect prépare son retour discographique avec la sortie de « Deep Marks », . La présence d'instruments électroniques permet au combo d'aller chercher désormais des sonorités empruntant d'avantage aux univers de Twenty One Pilots ou Coldplay.
Le 30/09/2022 Mind Affect a mis en ligne « Building Clouds », permier extrait du nouvel opus.
Ce titre pousse l’auditeur à réfléchir sur notre dépendance aux nouvelles technologies et la surexploitation des données.

Le clip, réalisé par Ninkili et écrit par Mind Affect, vise à représenter, grâce à une danse très téléguidée mais virevoltante, le fait que nous sommes de plus en plus submergés par les données.
La structure progressive du morceau symbolise cette sensation d’enclos et de surexposition aux nouvelles technologies.

 

LUCIE SUE, Promises (single - 2022)

Le 16/09/2022

Vous connaissez peut-être déjà Lucie Sue ? Elle est la seule femme à avoir postulé pour reprendre la basse de  Lexxi Foxxx dans Steel Panther et figure parmi les dix finalistes retenus par ce groupe.
Lucie sue par taki bibelasPhotographie © Taki Bibelas
Son premier album solo est en préparation
et la Française a déjà présenté trois singles : « Lick Your Teeth », un titre rock alternatif aux faux airs de darkwave.

Le musclé « At The Race », un rien saturé, avec son clip épileptique.

Lucie Sue balaie donc un spectre musical varié, mêlant violoncelle aux instruments amplifiés.
Celle qui fut bercée par les groupes Anglais des 90’s affiche aussi une préférence pour L7, Metallica ou PJ Harvey.
Lucie Sue revient en ce mois de septembre 2022 avec un nouveau single-clip réalisé par Raphaele Germser, filmé par Stef Candé et dont le montage était confié à Sylvain Reygaerts. C'est une ballade intitulée « Promises ».
Lucie sue promises
« Sur les 365 jours de l’année, il a fallu que la sortie de Promises, qui évoque mon divorce, soit programmée précisément le jour de mon mariage. C’était le hasard total » commente l'artiste.
Côté son, « Promises » a été enregistré par Baptiste Germser (Stephan Eicher), mixé par Mako et masterisé par Blanka (Chinese Man, Savages). 
A l’exception de la batterie, confiée à Franck Armand (Clara Luciani, Rita Mitsouko), Lucie joue tous les instruments.

« L’émotion et la nostalgie qui se dégagent de ce morceau font écho à la tristesse et la colère de s’être infligé un véritable calvaire afin de respecter des engagements obsolètes. Le mariage. Tant de souffrances et de temps perdu pour faire bonne figure vis-à-vis des autres et de soi-même. Mais Promises, c’est aussi l’acceptation d’une défaite. Une déclaration d’amour-propre. La promesse de ne plus jamais s’oublier. Une ballade qui parlera à beaucoup d’entre nous » conclut Lucie Sue.
L'album est attendu pour 2023.


ANNONCE :
Lucie Sue cherche son nouveau batteur - projet rock sérieux, tournée, très bon niveau, savoir chanter est un plus, contacter Michel au bureau de l'Atabal Biarritz. (annonce ici).