BLACK METAL

Chronique d'album : DRAKENBORG (Black Metal), "Darkness Of Light" (2021)

  • Le 01/05/2021

Groupe : Drakenborg
Album : Darkness Of Light (25/04/2021)
Genre : Black Metal
Origine : Aurillac

Par Ahasverus

Le Groupe :

  • Drakenborg est un duo composé de Vvarden: (tous instruments) et de Darkage (chant).
  • Il décrit son univers comme un mix sauvage de black et de death metal influencé par la scène scandinave,le pagan et le folk.
  • Son premier album, "Opus In Tormentis", sort en 2019.
  • En 2021, Drakenborg revient avec...

"DARKNESS OF LIGHT"

L'Album :

  • "Darkness Of Light" est un neuf pistes d'environ quarante-cinq minutes.
  • Son artwork est signé Elfenn.

1 drakengorg 1DRAKENBORG, "Darkness Of Light" (2021)

  • Frédéric "Wallace" Montil joue du piano sur "Morbid Sin".
  • Clément Gonod est crédité pour la guitare acoustique et la guitare lead. 

Notre Avis :

Bien qu'on soit très à la bourre dans nos chroniques (pardon ! pardon ! pardon !) on n'a pas pu s'empêcher de vous dire un petit mot sur "Darkness Of Light", nouvel album, découvert au hasard de Facebook, qui nous a accroché instantanément.
Drakenborg réussit un opus de black très mélodique qui ne nous lâche pas de la première à la dernière piste grâce à un songwriting particulièrement efficace. Le court intermède au piano est totalement bienvenu ("Morbid Sin"), l'artwork est très beau, le black'N'roll pointe son nez ("Purity Of Lust") . Rien ne vient entacher cet opus très bien ficelé, prompt à rompre son lot de cervicales, capable de séduire un public au-delà du black/death par sa musicalité.
A mettre entre toutes les mains métalliques, sans modération.

La Tracklist :

1.Philosophy of Darkness
2.Deviance
3 Religious Rage
4.Rotten Earth
5.Decerebration
6.Morbid Sin
7.Spread of Hate
8.Hidden truths
9.Purity or Lust

Les Liens :

https://drakenborg.bandcamp.com/

Chronique d'album : Æthĕrĭa Conscĭentĭa (Black Prog'), Corrupted Pillars of Vanity (2021)

  • Le 17/04/2021

Groupe : Æthĕrĭa Conscĭentĭa
Album : Corrupted Pillars of Vanity (09/04/2021)
Genre : Black Metal Progressif
Origine : Nantes

Par Ahasverus

Le Groupe :

  • Formé en 2016, Ætheria Conscientia est un quartet de black métal progressif.
  • Il regroupe des ex-membres de Edikara et Cosmic Storm.
  • Le groupe  joue du black metal,auquel il dit vouloir incorporer des éléments de rock progressif, de doom metal, de jazz et d'ambient. 
  • En 2018 sort son premier album, "Tales From Hydhradh".
    TalesÆtheria Conscientia, "Tales From Hydhradh" (2018)
  • Il plonge l'auditeur dans un univers de science-fiction tissé autour de la planète imaginaire  Hydhradh, sur laquelle l'humanité tente de survivre.
  • A propos de son nom, Ætheria Conscientia confiait à https://occultblackmetalzine qu'il est la traduction latine de «Conscience éthérée», "divinité adorée par les habitants d'Hydhradh et qui peut être interprétée sous de nombreuses formes différentes. La religion et la spiritualité sont donc assez centrales dans les thèmes évoqués dans nos histoires."
  • En 2021, Ætheria Conscientia revient avec un deuxième album :

"Corrupted Pillars of Vanity"

Artwork th r a consc ent a

Ætheria Conscientia, "Corrupted Pillars of Vanity" (2021)

L'Album :

  • Avec plusieurs pistes dépassant les dix minutes, "Corrupted Pillars of Vanity"  court sur une durée d'environ cinquante-six minutes en seulement cinq titres.
  • Il est mixé et enregistré par Frederic Gervais au Studio Henosis (Mysanthrope, ACYL).
  • Le récit développé initialement sur "Tales From Hydhradh" trouve sa suite avec "Corrupted Pillars of Vanity".
  • Comme pour "Tales From Hydhradh", l'artwork est signé par l'illustrateur Amaury Pottier.
    "Il se rapporte le plus aux chansons finales de l'album, formant le diptyque «Absurd Crusade», dépeignant l'arrivée des croisés dans les profondeurs d'Hydhradh, à la recherche de ce qu'ils croient être la réponse à toutes leurs questions, pour affronter les Kholoss, les gardiens aînés consacrés à l'Ætheria." (interview réalisée par https://occultblackmetalzine)
  • Chaque titre de l'album est ainsi illustré par un visuel.

Artwork aetheria 2

  • Deux membres du groupe ukrainien de black jazz metal White Ward sont invités sur les pistes 1 et 4.
  • "Corrupted Pillars of Vanity" existe en double LP coloré et en CD. Sa version numérique est à prix libre sur Bandcamp.

Lp colore

  • Si l'on en juge par le nombre de commentaires et de collections dans lesquels il figure sur Bandcamp, "Corrupted Pillars of Vanity" retient l'attention d'un public international.

Les Critiques :

  • "Une œuvre complexe et déroutante mais totalement hypnotique."
    https://www.eklektik-rock.com
  • "Une autre grande sortie de France, agressive et mélodique à parts égales. C’est atmosphérique et intrigant."
    https://theprogspace.com
  • "Un album très diversifié et très riche, qui propose une suite à ce fantastique récit créé de toutes pièces par un groupe en pleine ascension."
    https://actainfernalis.com

Notre Avis :

Et de deux pour Ætheria Conscientia qui, après une très belle intro de trois minutes, violente nos papilles auditives à coups de black, tempéré il est vrai par des passages de saxo jazz ou ambients ("The Corrupted Sacrament"). L'ensemble donne un opus très intéressant sur lequel le prog' prend le pas. Parvenant à garder ses morceaux à rallonge parfaitement digestes, jouant parfois de la dissonnance ("Asporhos’ Altering Odyssey"), "Corrupted Pillars of Vanity" est servi par un son exempt de reproches, alignant de belles phases de guitares et de percussions. "Corrupted Pillars of Vanity" est donc un bel ouvrage, dont la qualité et l'orientation méritent d'être saluées. Il est capable d'emporter un public prog' exigeant. On souligne que sa version numérique est à prix libre sur Bandcamp, alors lâchez-vous !

Le Line-Up :

  • Alexis Pascal : Basse
  • Paul Breheret : Batterie, percussions, chant 
  • P.A. Cantat : Guitare
  • Tristan Brachi : Guitare, chant

Invités :

  • Simon Chatteleyn : Saxophone, chant, percussions
  • Andrii Pechatkin (White Ward) : chant sur "Asporhos’ Altering Odyssey"
  • Dima Dudko (White Ward) : Alto Saxophone sur "Elevation in Arrogance"

La Tracklist :

01. Asporhos’ Altering Odyssey
02. The Corrupted Sacrament
03. Liturgy For The Ekzunreh
04. Absurd Crusade Part I : Elevation In Arrogance
05. Absurd Crusade Part II : Collapse In Penance

Les Liens :

Chronique d'album : Bliss Of Flesh (Black Metal), Tyrant (2020)

  • Le 17/11/2020

Groupe : Bliss Of Flesh
Album : Tyrant (30/10/2020)
Genre : Black/Death Metal
Origine : Calais

Par Ahasverus

Le Groupe :

Bliss Of Flesh est un groupe de Black/Death Metal qui s'est formé en 1999 à Calais.

Son line-up se compose de Necurat (Chant), Sikkardinal et Pandemic (Guitares), J. Poizon (Basse) et Fleshstigma (Batterie).

Après deux démos (en 2001 et 2005), un EP (en 2006), un split-CD avec Bloodhammer (2007) et une trilogie (2009/2013/2017) tournant autour de la Divine Comédie de Dante, le groupe revient avec un nouvel album en 2020...

"TYRANT"

Bliss of flesh

L'Album :

"Tyrant" est un neuf pistes d'environ quarante cinq minutes.
Sa musique a été composée en quinze jours par Sikkardinal, guitariste du groupe.
Pour mieux s'imprégner de l'ambiance des compositions, Fleshstigma a enregistré certaines parties de batterie dans le noir.
L'album a pour thématique le "discours de la servitude volontaire" écrit par Etienne de la Boétie aux alentours de 1575, qui veut que seule la servitude de l'homme permet au tyran de rester au pouvoir.
"Tyrant" a été enregistré aux Vamacara Studio (Dagoba, Loudblast) de Clisson par HK Krauss.
L'artwork est signé par le tatoueur/illustrateur hongrois Balázs Jacsó.
L'opus est distribué par Listenable Records. Il existe en édition vinyle limitée, noir ou or. Il n'en reste, sous ce format, que quelques exemplaires.

Bliss of flesh vinyle

Les Critiques :

  • " Il se dégage de cet opus un univers auditif ambitieux dans le bon sens du terme."
    https://www.metalfrance.net
  • "Encore une fois Bliss of flesh nous offre un album majestueux de death metal avec des accents de black tout à fait énorme !"
    https://www.artnroll.net.
  • "Une ode à la tyrannie qu’il ne faut surtout pas rater."
    http://www.soilchronicles.fr.
  • "Un album de black/death metal exceptionnel qui ne manquera pas dans les années à venir par se faire une place au Panthéon des albums français du genre."
    https://hardforce.com.
  • "Chaque titre à quelque chose à proposer aussi bien sur le plan musical que sur le plan du concept et de l’ambiance."
    https://www.metalmadtv.com.

Notre Avis :

"Tyrant" est le fruit d'un travail remarquable.
Généralement impressionnant comme un bulldozer sans freins laché dans une descente, il sait se parer  d'une belle finesse pour nous laisser respirer quelques instants au milieu de paysages martyrisés  par le pilonnage  basse/batterie et par les salves des guitares qui parachevent l'ouvrage par des dissonances bien senties.
Comme les dorures de Balázs Jacsó donnent du relief à son artwork, des choeurs féminins viennent aérer les compositions, tandis que Necurat use de son chant pour multiplier  brillamment les personnages et les ambiances.
L'ensemble nous est servi efficacement par le Vamacara Studio avec du gros son. Et puis il y a cet assemblage bien pensé, neuf morceaux qui s'enchaînent comme si chacun se voulait la suite de l'autre. 
Tout cela  fait de "Tyrant" une réussite, et surtout une oeuvre plutôt qu'une suite de chansons.
Black, beau et puissant, cet album peut rivaliser avec n'importe quelle sommité du Black international. Il est à même de susciter des vocations, des conversions pour le style. Il est donc à écouter sans tarder.

Les Liens :

Bliss Of Flesh sur Facebook :
https://www.facebook.com/BLISSOFFLESH

Bliss Of Flesh sur Spotify :
https://open.spotify.com/artist/0Ek9oxwwOmxeZkkiICquQe

Bliss Of Flesh sur Bandcamp :
https://listenable-records.bandcamp.com/album/tyrant
https://blissofflesh.bandcamp.com

POP REDEMPTION - Martin Le Gall (2013)

  • Le 26/03/2018
  • Dans Films

POP REDEMPTION 
Martin Le Gall (2013)
Cast. : Julien Doré, Audrey Fleurot, Alexandre Astier
En route pour jouer au Hellfest, les Dead MaKabés, un groupe de black metal dont trois membres sur quatre veulent arrêter la musique,   se retrouve traqué par la gendarmerie  à la suite d'un accident ayant dégénéré en homicide involontaire avec délit de fuite.   Pour s'échapper, Alex et ses potes doivent se faire passer pour All You Need Is Love,  un groupe de flower pop, au festival de la fraise de Peperac, à 400 kilomètres du Hellfest.
Sorti en 2013, ce film de Martin Le Gall a été tourné partiellement au Hellfest où les comédiens ont dû jouer en live à juste après un concert d'Axl Rose, imaginez un peu la pression...
Martin Le Gall a choisi des acteurs étrangers à la scène métal tout en évitant le déguisement et la caricature. S'adjoignant les conseils de Steeve Petit (Zuul Fx), il a entraîné Yacine Belhousse, Grégory Gadebois et Jonathan Cohen aux instruments dont leurs personnages ont la charge. Le trio est complété au chant par Julien Doré. Ce quatuor fonctionne à merveille, dans une performance drôle et respectueuse des codes. Vous retrouverez notamment une pseudo méga-vedette américaine dont le vrai nom serait Jean-Pierre Furnier. Furnier... Ca devrait vous rappeler un certain Alice, et malheur à celui d'entre vous qui demandera "Alice ? Who's the fuck is Alice ?"
En film culte qui se respecte, Pop Redemption a peiné à trouver ses financements et a été retiré de l'affiche après trois semaines d'insuccès. Il comprend bien évidemment son lot de répliques savoureuses dont je vous livre quelques exemplaires  :
"Le solo, c'est la virtuosité, et la virtuosité c'est méprisable."
"Mort à la passion / Mort au quotidien / Mort à la mièvrerie / Mort au petit matin."
"Tu savais que le mufle, en fait, c'est pas un animal ?"
"Je suis un guitar héro, j'ai pas fait un solo en 15 ans ! C'est pas normal !"
"Moi je suis un artiste libre ! Totalement, absolument, viscéralement libre ! Du coup, je fais plutôt les courses le mardi, parce qu'il y a moins de monde..."
Bref, vous l'aurez compris, Pop Rédemption est un film culte hautement recommandable  et franchement drôle pour celui qui a les codes. Soyons-en reconnaissant à Martin Le Gall et démontrons-lui toute l'estime que nous lui portons pour cette comédie métallique hautement jubilatoire et que seul un hardos et Mick Jagger peuvent comprendre.Pop redemption