BLACK METAL

1914 (Black Metal), Where Fear And Weapons Meet

  • Le 19/10/2021

Groupe : 1914
Album : « Where Fear And Weapons Meet » (22/10/21 - Napalm Records)
Genre : Black Metal
Origine : Ukraine
On aime : La composition, le développement du concept

Par Ahasverus

« Là, loin, loin de la mer/
Il y a mon village/
Il y a la Serbie. »

C'est par cet air traditionnel serbe (« Tamo Daleko »), très populaire durant la première guerre mondiale et qu'on jouera aux funérailles de l'inventeur Nikola Tesla, que nous accueille « Where Fear And Weapons Meet », le nouvel album des Ukrainiens de 1914.
Puis des coups de feu, des cris, le tumulte.

1914 artwork 1Nous voici plongés à Sarajevo. Le nationaliste Gavrilo Princip vient d'assassiner l'archiduc François-Ferdinand.
Chacun sait qu'alors le jeu des alliances entraînera un conflit généralisé, plongeant le monde - l'Europe surtout - dans ce qu'on appelera « la première guerre mondiale ».

« Welcome To Sarajevo » éructe 1914, formation ukrainienne née précisément cent ans plus tard et dont l'oeuvre se nourrit de ce qu'on a nommé  « la grande guerre ». Son black metal épique apporte toute la noirceur nécessaire au fléau.

Ce nouveau concept-album - le troisième du groupe - s'attache plus particulièrement à la vie des soldats et nous conduit sur divers théâtres d'opérations tels que la crête de Vimy, Messines, au coeur des mines (ces galeries creusées pour faire s'écrouler les tranchées). 1914 s'éloigne donc des sentiers battus du chemin des Dames (par exemple) en abordant le conflit par des épisodes marquants mais moins connus, tel celui des Harlem Hellfighters dans le morceau « Don't Tread On Me ».

1914 explique :

« Where Fear and Weapons Meet poursuit la thèmatique que nous avons commencé sur The Blind Leading the Blind - avec une différence majeure : ce sont des histoires d'espoir où la plupart de nos personnages restent en vie, deviennent des héros et retournent chez eux. Oui, il s'agit toujours de la peur, de la mort et de l'absurdité de la guerre, mais l'espoir est la seule chose à laquelle le soldat s'accroche. Et une bonne part de chance aussi. »

La patte historique de l'album est renforcée par des extraits d'archives sonores ou par la lecture de documents, telle cette lettre annonçant la mort du soldat AG Harrison le 20 mai 1918, mise en musique sur « And a Cross Now Marks His Place » en septième piste de l'opus.

1914 expliquait à propos de ce titre :
« Il s'agit d'une vraie lettre, écrite à la main par un officier britannique et adressée à la mère d'un soldat décédé au combat. Ce n'était pas un formulaire standard envoyé en masse, mais plutôt un message personnel. Il décrit la mort de son fils, ajoute des mots pour la consoler et souligne à quel point la Couronne est fière de lui, une autre victime du massacre entre les Empires. »

Et oui, vous l'aurez noté, c'est Nick Holmes, le chanteur de Paradise Lost qui prête sa voix à ce « And a Cross Now Marks His Place ».

Autre invité inattendu, le musicien  Sasha Boole (du groupe de dark folk Me And That Man) sur l'interlude aux sonorités celtiques « Coward », qui trouve sa place au centre de l'album.

« Nous ne chantons pas les chansons, nous racontons les histoires ! » nuançait 1914.
Le concept est fouillé, en recherche d'originalité. Mais c'est bien à un album de musique blackened death metal épique que nous avons affaire, avec un chant très bien placé qui reste compréhensible, ce qui est une plus-value dans une telle entreprise.
L'équilibre de l'album est assuré par une structure  solide : son intro, l'interlude et l'outro, ainsi que les diverses captations d'archives, installent l'ambiance et contribuent à faire de  « Where Fear And Weapons Meet » un concept-album orchestré et ficelé de main de maître. Ses qualités sont évidentes et il force le respect, imposant sa réussite de bout on bout, avec le petit quelque chose en plus ; « And a Cross Now Marks His Place » sort indéniablement du lot par son ambition, son audace, son travail, son traitement et sa singularité, et on ne peut que vous le recommander.

Notez que la tournée européenne de 1914 passera par Toulouse (Le Rex) le 22/03/2022, Lyon (Rock'N Eat) le 31/03/2022, Colmar (Grillen) le 18/04/2022 et Paris (Le Gibus) le 19/04/2022.


L'album sera disponible aux formats :

  • CD Digipack
  • Double Vinyle Noir incluant un livret 12"
  • Double Vinyle Vert sombre incluant un livret 12" - édition limitée à 400 exemplaires
  • Triple Vinyle marbré Rouge transparent et Noir (incluant le double-vinyle de l'album, un livret 12", un vinyle bonus, un poster et un patch) - édition limitée à 400 exemplaires
  • Album digital 

1914 1a photo credit may lee1914 par May Lee

Line-up :

  • 9. Westpreußisches Infanterie-Regiment Nr. 176, Hptm. Ditmar Kumarberg - chant
  • The 51st Highland Division, 1/9th Bn. 2Lt. Liam Fessen - guitare
  • 307th Infantry Regiment, Capt. Walter Wyhovsky - guitare
  • Le 151e regiment d'infanterie, Cne. Armin d'Harcourt - basse
  • K.K. Landwehr-Infanterieregiment Lemberg Nr.19, Obltn. Rostislaw Potoplacht - batterie

Tracklisting :

1. War In    
2. FN .380 ACP#19074    
3. Vimy Ridge (In Memory of Filip Konowal)    
4. Pillars of Fire (The Battle of Messines)    
5. Don't Tread on Me (Harlem Hellfighters)    
6. Coward (feat. Sasha Boole)
7. ...And a Cross Now Marks His Place (feat. Nick Holmes)
8. Corps d'autos-canons-mitrailleuses (A.C.M)    
9. Mit Gott für König und Vaterland    
10. The Green Fields of France    
11. War Out   

Discographie :

  • Eschatology of War (2015)
  • The Blind Leading the Blilnd (2018)
  • Where Fear And Weapons Meet (22/10/21)

Les Liens :

1914 : second single

  • Le 02/10/2021

Après « ...And a Cross Now Marks His Place », premier single de « Where Fear and Weapons Meet », le futur album de 1914 dont nous vous parlions récemment et qui voyait la participation du chanteur de Paradise Lost Nick Holmes, le groupe de Blackened Death/Doom Metal revient avec un second morceau intitulé « Pillars of Fire (The Battle of Messines) ».

Ce nouveau single dépeint la Bataille de Messines qui s'est déroulée en 1917.
Le Capitaine Ditmar Kumarberg, frontman des Ukrainiens, explique

«  Ce morceau décrit les terribles événements de la Bataille de la crête de Messines qui s'est déroulée du 7 au 14 juin 1917 en Belgique, l'un des épisodes les plus insensés de la Grande Guerre.
Les sujets de la couronne britannique et de l'ANZAC (NDLR : acronyme d'Australian and New Zealand Army Corps qui désigne les troupes originaires d'Océanie - Australiens et Néo-Zélandais - ayant combattu durant la première guerre mondiale) ont creusé d'énormes tunnels sous les positions allemandes, les ont remplis de centaines de tonnes d'explosifs et les ont fait exploser (NDLR : on connaît cette pratique de creusement de galeries souterraines pour faire s'effondrer les positions ennemies à l'aide d'explosifs sous le nom de "guerre des mines"). En une seconde, en un instant, environ dix mille personnes sont mortes. Elles ont été tout simplement mises en pièces. Le cerveau humain est toujours soumis à des approches non triviales lorsqu'il s'agit de s'entretuer. Le titre du morceau est une référence directe au merveilleux livre de Jan Passingham - "Pillars of Fire : The Battle of the Messines Ridge", ainsi qu'au film "Beneath Hill 60" (NDLR : Commandos de l'Ombre) et aux souvenirs des participants à cette bataille. Certains témoins oculaires ont décrit la scène comme des "piliers de feu", bien que beaucoup aient également reconnu que cela était indescriptible. »

« Where Fear and Weapons Meet » sortira le 22/10/2021. Il est disponible  ici en précommande.

1914 artwork
 

OTARGOS ANNONCE SON SEPTIEME ALBUM

  • Le 25/09/2021

Livré dans un artwork signé Emmanuel Pliszke, « Fleshborer Soulflayer », Le septième album d'Otargos, sortira le 10/12/2021 chez XENOKORP, l'excellent label de Metal extrême dont on vous recommande de surveiller les sorties.

Otargos coverIl s'agira de la première entrée en studio du groupe avec son nouveau batteur Michael Martin (ex-Exocrine, ex-Fleshdoll).
Cet opus marque aussi le retour d'Astaroth (guitare) qui officiait déjà sur les enregistrements de 2007 à 2011, Otargos existant depuis 2001.
Produit à nouveau au Vamacara Studio (Mercyless, Savage Annihilation), l'album sera décliné sous différents formats, CD, vinyle, cassette et versions numériques (détails in fine).

Un premier single clip, « Incursion of Chaos », a été dévoilé. Sa version audio est disponible en précommande sur xenokorp.com depuis le 15/09/2021.

LIine-up Otargos :

- Dagoth: guitares, chant
- Astaroth: guitares
- M. Pliszke: basse
- Michael Martin: batterie

Otargos band

Tracklist « Fleshborer Soulflayer » :

1, Rise of the Abomination
2, Incursion of Chaos
3, Xenos
4, Blessed by Pestilence
5, Fleshborer Soulflayer
6, Navigator [all CD versions bonus track]
7, Larva Venom
8, Daemonfire
9, Cyclones of Steel
10, Sentinel
11, Warp
12, Miasmic Armageddon Fog [DigiPak CD exclusive track]
12, Ocularis Terribus [Vinyl & cassette exclusive track]

Versions disponibles :

- 500 copies édition limitée deluxe DigiPak CD first print
- Crystal / Jewel Box CD
- 100 copies edition limitée cassette tape
- 100 copies collector edition jaune et noire splatter vinyle
- 200 copies edition limitée vinyle noir.
- 50 copies édition limitée boxset (inclus DigiPak CD, vinyle colorée, cassette, et plus) dont vingt-cinq encore plus exclusifs avec une copie vinyle test press dédicacée de l'album !

CADAVERA : CADAVRE A L'ITALIENNE

  • Le 23/09/2021

UN CADAVERIA ENCORE FRAIS

La formation de black/gothic metal italienne CADAVERIA présentait début septembre son nouveau clip, « The Woman Who Fell to Earth ».

Ce titre était sorti en juin sur les plateformes en tant que single. Le clip a été tourné dans un vieux village du Piémont, au Nord de l'Italie. Les images évoquent l'existence de dimensions parallèles et d'une présence féminine multiforme, parfois mystérieuse, qui visite notre planète malade pour lui donner une nouvelle énergie. La vidéo montre également un aperçu de certains bijoux faits à la main, un collier et un pendentif portés par la frontwoman Cadaveria elle-même, qui sont désormais disponibles à la commande sur ce lien http://bit.ly/shopcadaveria !

CadaveriaLe single « The Woman Who Fell to Earth » peut être écouté et téléchargé ici : http://bit.ly/twwfte

1914 : 1er single du futur album

  • Le 21/09/2021

« Nous ne chantons pas les chansons, nous racontons les histoires ! »

Le groupe ukrainien 1914 sortira « Where Fear and Weapons Meet », son nouvel album, le 22 octobre 2021 chez Napalm Records.

Comme  « Eschatology of War » (2015) et « The Blind Leading the Blind »  (2018), le nouvel album du groupe de black death nous immerge dans les noirceurs de la première guerre mondiale, le destin de ses soldats, leurs peurs, leurs exploits, leur mort.

1914 band1914 par May Lee

« Where Fear and Weapons Meet poursuit la thèmatique que nous avons commencé sur The Blind Leading the Blind, explique le groupe - avec une différence majeure : ce sont les histoires d'espoir où la plupart de nos personnages restent en vie, deviennent des héros et retournent chez eux. Oui, il s'agit toujours de la peur, de la mort et de l'absurdité de la guerre, mais l'espoir est la seule chose à laquelle le soldat s'accroche. Et une bonne part de chance aussi. Même la pochette de l'album le reflète - l'homme est blessé, saignant dans la tranchée, tendant la main à la mort en suppliant de le soulager, et la mort refuse de le prendre. Il mérite de vivre.
L'album commence par l'assassinat de Sarajevo, vous emmène à travers les moments les plus sanglants de la Grande Guerre et se termine par le monologue sur la tombe d'un jeune homme tué lors de sa première bataille. Cette fois, nous avons été creuser encore plus loin dans le contexte historique en créant les morceaux. Nous ne chantons pas les chansons, nous racontons les histoires ! »

L'album est superbement devancé et représenté par « ...And a Cross Now Marks His Place », un premier single-clip de plus de huit minutes sur lequel est invité le chanteur de Paradise Lost, Nick Holmes.

A propos de ce premier morceau, le frontman de 1914 confie :

« L'histoire derrière “...And A Cross Now Marks His Place” m'a totalement captivée : il s'agit d'une vraie lettre, écrite à la main par un officier britannique et adressée à la mère d'un soldat décédé au combat. Ce n'était pas un formulaire standard envoyé en masse, mais plutôt un message personnel. Il décrit la mort de son fils, ajoute des mots pour la consoler et souligne à quel point la Couronne est fière de lui, une autre victime du massacre entre les Empires. »

« Where Fear and Weapons Meet » est disponible à la précommande dès maintenant sur ce lien.

1914 artworkTracklist :

1. War In    
2. FN .380 ACP#19074    
3. Vimy Ridge (In Memory of Filip Konowal)    
4. Pillars of Fire (The Battle of Messines)    
5. Don't Tread on Me (Harlem Hellfighters)    
6. Coward (feat. Sasha Boole)
7. ...And a Cross Now Marks His Place (feat. Nick Holmes)
8. Corps d'autos-canons-mitrailleuses (A.C.M)    
9. Mit Gott für König und Vaterland    
10. The Green Fields of France    
11. War Out   
 
L'album sera disponible aux formats :

  • CD Digipack
  • Double Vinyle Noir incluant un livret 12"
  • Double Vinyle Vert sombre incluant un livret 12" - édition limitée à 400 exemplaires
  • Triple Vinyle marbré Rouge transparent et Noir (incluant le double-vinyle de l'album, un livret 12", un vinyle bonus, un poster et un patch) - édition limitée à 400 exemplaires
  • Album digital 

Notez que la tournée européenne de 1914 passera par Toulouse (Le Rex) le 22/03/2022, Lyon (Rock'N Eat) le 31/03/2022, Colmar (Grillen) le 18/04/2022 et Paris (Le Gibus) le 19/04/2022.

 

 

DECAY SORT SON PREMIER ALBUM

  • Le 19/09/2021

Le label Loud Rage Music a présenté le 14/09/2021 « ThORnMENThORn », le premier album de DECAY, un vétéran du Metal extrême roumain.

Decay artwork

L'album contient une intro et huit titres, il est décrit comme mix de Thrash, de Death et de Black Metal avec des passages Doom et psychédéliques.

Un clip a été réalisé pour annoncer l'événement :

Découvrez « ThORnMENThORn » ici :
https://loudragemusic.bandcamp.com/album/decay-thornmenthorn

Tracklist :

1. Mork Skog (intro)
2. To survive the time
3. Evilution
4. For a seizable reality
5. Baalanar
6. Concentrated incarnation of brutal aggression
7. Vortex of thoughts
8. Decay
9. Eat your rights

Line-up :

  • Goat (Chant)
  • Franky (Basse)
  • Robi (Guitares) 
  • Anti (Guitares)
  • Zoli (Batterie, Guitares)

BORNHOLM, "I Am War God" (clip-single - 2021)

  • Le 16/09/2021

Le groupe de Pagan Black Metal Bornholm sortira « Apotheosis », son nouvel album, le 05/11/2021 chez Napalm Records.

Bornholm coverIl s'agira du cinquième album de la formation hongroise qui totalise plus de vingt ans d'existence.

Il est précédé du clip-single « I Am War God », morceau alléchant porté par un véritable mini-métrage à l'ambiance guerrière, dévoilé par le groupe le 10/09/2021.

« Ce morceau parle de l'ancien instinct de guerre et de destruction de l'espèce humaine, tel un ciseau dans la main du sculpteur formant le monde alors que le temps défile de siècle en siècle. Nous vivons des temps difficiles et historiques et ce sera plus compliqué que nous ne pourrions jamais l'imaginer. Les roues tournent grâce à des pouvoirs puissants et anciens et c'est de cela que traitent les paroles. La volonté est la seule chose qui crée vraiment, qui fait avancer les événements… la volonté contre la volonté. »

Sahsnot, guitariste/chanteur de Bornholm, précise les conditions de réalisation du clip :
« La vidéo a été tournée en deux parties parmi les bois majestueux et les ruines centenaires de la Suède. En premier lieu, les scènes avec les membres du groupe, et quelques jours plus tard, celles comportant les acteurs et le scénario. C'est notre première vidéo a avoir été faite par un réalisateur professionnel, Johan Bååth, qui a par exemple déjà travaillé avec Watain. »

Poursuivant plus généralement sur l'album, Bornholm ajoute :
« Le jour est venu, le nouvel album arrive ! Son titre est Apotheosis, qui est un mot d'origine grecque signifiant déification, divinisation et glorification d'un humain à un niveau divin. Il contient onze pistes et plonge plus profondément que jamais dans notre monde musical et notre âme.
Nous avons dû faire face à beaucoup de difficultés à la fois en studio et dans notre vie privée pendant la création de l'album, mais on pourrait dire que quelque chose  préservait continuellement la naissance du disque. Rien ne s'est arrêté, pas même un seul instant, peu importe ce qu'il s'est passé. Ce fut une expérience formidable de traverser ce soulèvement alors que le monde prend une autre direction. Nous n'avons manqué de rien ; le destin était avec nous - la naissance de l'album a donc été une sorte d'expérience magique. Pas à pas, tout était en place dans les temps et, sans tolérer le monde extérieur, nous en avons construit un autre pour nous-mêmes. »

BornhomBORNHOLM par Krisztina Máté

L'enregistrement et le mix de « Apotheosis » se sont déroulés au studio SuperSize en Hongrie avec la contribution de Viktor Scheer et un mastering finalisé par Maor Appelbaum, qui a précédemment travaillé avec des groupes tels que Dream Theater, Annihilator, Mayhem ou Abbath. L'album de onze pistes sera disponible au format digital, en vinyle noir, ou en CD Digipack. Il peut d'ores et déjà être précommandé ici :
https://smarturl.it/Apotheosis

DARKWOODS MY BETROTHED (Finlande) : Black is back !

  • Le 05/09/2021

Après vingt-trois années de silence, le groupe culte de Black Metal finlandais Darkwoods My Betrothed remet le couvert avec un nouvel album qu'on n'attendait plus. « Angel of Carnage Unleashed » nous sera dévoilé le 12 novembre 2021 via Napalm Records. 

Darkwoods coverL'album, nous promet-on, libèrera un mélange unique de Black Metal brutal et rapide avec des hymnes épiques. Des cris étranges fusionnent avec des voix claires héroïques, des chœurs monumentaux et des claviers majestueux, relatant des histoires sanglantes de famine, de guerre et de peste, dans la brutalité inéluctable de la nature finlandaise à l'époque de la Grande Guerre du Nord (1700-1721). 

Il situe ainsi son histoire voici trois cents ans, précisément le 30 août 1721, tandis que le traité d'Uusikaupunki met un terme à la Grande Guerre du Nord et impose à l'Ange du Carnage un peu de repos. Trois cents ans plus tard, cet Ange s'apprête à être déchaîné de nouveau par Darkwoods My Betrothed  qui retrouve pour l'occasion son line-up de 1993 et qui a débauché pour arriver à ses fins rien de moins que le clavier et le batteur de Nightwish !

Le premier single de la formation s'intitule « In Evil, Sickness and in Grief »

Voyons ce que dit le groupe à propos de ce premier single :

« In Evil, Sickness And In Grief  est notre première sortie depuis 1998. Pour ce retour après vingt-trois ans de silence, nous avons choisi un morceau qui met en valeur tout ce qu'est le groupe : des blastbeats meurtriers, des riffs accrocheurs épicés de mélodies envoûtantes, des cris vicieux contrastés par des voix claires, des claviers majestueux et des nappes de voix féminines envoutantes. Ces ingrédients fournissent la toile musicale d'un morceau qui met en scène le dialogue entre un paysan enrôlé de force dans l'armée suédoise et le Saint Ange du Carnage, qui exige du soldat des actes si horribles qu'il se retrouve avec une âme déchiquetée. »

Teemu Kautonen (basse) ajoute :

« Les paroles sont basées sur le travail du célèbre historien finlandais Teemu Keskisarja. Ses recherches nous ont inspiré pour intégrer soigneusement les paroles dans le contexte historique approprié et faire ressortir la dimension humaine en se concentrant sur les histoires de personnes individuelles et sur la façon dont elles ont vécu cette période qui est peut-être la plus sombre de l'histoire finlandaise. »

La suite le 12/11/2021...

Darkwoods photo antti ilvonen 1Crédit photo : Antti Ilvonen

Line-Up :

  • Pasi Kankkunen - chant, guitare
  • Jouni Mikkonen - guitare
  • Teemu Kautonen - basse, choeurs
  • Tuomas Holopainen - claviers
  • Kai Hahto - batterie (session)

Précommander l'album :

 

 

Chronique d'album : DEVOLUTION (black death), "Consumer" (2021)

  • Le 03/08/2021

Groupe : Devolution
Album : « Consumer » (02/07/2021)
Genre Black Metal/Death Metal

Origine : Toulouse
Par Ahasverus

Le Groupe :

  • Devolution est un projet fondé par Clément Roig (Antropofago).

Photo livret gaucheClément Roig par Laura Kaczmarek - Graphisme/Photo/Web

  • Il cite pour influences Death, Windir, Dissection, Amon Amarth, Dark Funeral, Deicide et Behemoth.
  • Le groupe  définit son univers ainsi : Devolution combine la violence et l'intensité du death metal avec les envolées grandioses du black metal mélodique afin de dépeindre les failles et les perspectives de l'humanité.
  • En 2021 Devolution présente son premier album :

« Consumer »

L'Album :

  • « Consumer » est un album de huit pistes d'une durée d'environ quarante-deux minutes.
  • Le chant et tous les instruments sont assurés par Clément Roig.
  • « Consumer », explique Clément Roig, « dépeint les difficultés qu’a l’humanité avec son environnement (écologie, civilisation, effondrement) mais également avec elle-même, en tant que société ( jugement des autres, conformisme, anxiété sociale) ».
  • L'album est enregistré, mixé et masterisé au Onyx Studio de Toulouse.
  • Son artwork est signé DOC'.

Artwork final consumer carreDEVOLUTION, « Consumer » (2021)

  • « Déliquescence » est le premier single tiré de « Consumer ».
    Il traite de l’effondrement actuel (et à venir) de notre société et de la manière dont les rapports de pouvoir changent dans cette situation.

  • Le second single présenté par Devolution est « Aux Portes du Vide ».
    Il parle de la difficulté à se laisser aller, à méditer dans un espace vide quand on est habitué à constamment réagir à des informations nous arrivant de toutes parts.

Notre Avis :

« Consumer », c'est quarante-deux minutes d'un black/death agressif et dense  sur lequel les lignes de guitares retiennent l'attention et amènent un  relief bienvenu. La production est à la hauteur et d'ailleurs rien n'a été négligé sur cet opus monté quasiment seul (il n'a délégué que l'aspect visuel) par Clément Roig dont il faut saluer le travail.  Le résultat tient la route (des enfers), de l'artwork à la prod'. Il a de quoi nourrir la curiosité des fans de black/death, auxquels « Consumer » est clairement destiné. A découvrir.

Tracklist :

01 - Aux Portes du Vide
02 - Le Poids du Jugement
03 - De l’Étincelle à la Conflagration
04 - Au Crépuscule de l’Humanité
05 - Déliquescence
06 - Vestiges
07 - Écimer l’Âme
08 - Chaos Cérébral

Line-up sur scène :

  • Clément - Vocals & Guitar
  • Antoine - Guitar
  • MAD - Drums
  • Lunel - Bass

Les Liens :

Crédits photographiques :

1000 BONE CYLINDER EXPLOSION, Bind (2021)

  • Le 29/07/2021

Groupe : 1000 Bone Cylinder Explosion
Album : « Bind » (01/10/2021)
Genre : Black/Thrash
Origine : USA

Ahasverus

« Je suis dans d'autres groupes - Lör, Top Hats and Effigies, Ashen Waves, Botis. Ce projet est l'endroit où j'ai mis tout le reste de ce que j'écris, qui ne correspond pas au genre de ces groupes. »

Ainsi Peter Hraur, guitariste de Lör, dépeint-il son tout nouveau projet, 1000 Bone Cylinder Explosion.

Un projet principalement solo, même si Peter Hraur a débauché son collègue batteur Greg Bogart pour l'accompagner.

1000 bone cylinder explosion groupe« C'est du thrash metal ? C'est du black metal ? Est-ce un oiseau? Est-ce un avion ? », s'amuse la bio qui nous présente l'album.

C'est tout ce que Hraur veut.
Stylistiquement à la fois chaotique et direct, 1000 Bone Cylinder Explosion est comme son nom l'indique une explosion de thrash metal, avec quelques éléments black et une touche de prog' qui ouvre les portes avec une atonalité chromatique étonnamment spacieuse.

Ce nouveau projet voit non seulement Peter Hraur élargir sa zone  de création, mais se veut aussi le pont-levis qui permettra aux fans de visiter sa folie intérieure.

Loin d'être un assemblage décousu de fonds de tiroirs mais un peu OVNI quand même, « Bind » sait ménager des plages progressives (« Dream Of Floating », « Aporia ») et peut tourbilloner en une fantasia black furieuse (« Continue », « Glitch »).
Vous secouant (« A Table In The Middle Of The Room ») jusqu'au bouquet final d'une dizaine de minutes, ce onze pistes réjouissant saura certainement vous interpeller. A découvrir dès aujourd'hui.

1000 bone cylinder explosion artwork

Les Liens :

Ghost Horizon (Black Metal - USA), "The Punishment of Life" (2021)

  • Le 09/07/2021

Groupe  : Ghost Horizon
Album : « The Punishment of Life » (EP - 09/07/2021)
Genre : Black Metal atmosphérique
Origine : Phoenix, USA
On aime : Le songrwriting, l'interprétation

Par Ahasverus

Ghost Horizon est un groupe de black metal  formé en 2015 par le chanteur multi-instrumentiste  Dan Stollings.

En 2016 cette formation basée en Arizona sort « Astral Possession », son premier EP.
« The Erotics of Disgust », un opus du même format, suit en 2017.

Aujourd'hui Ghost Horizon revient avec un six pistes :

«The Punishment of Life»

Ghost horizon 2Comme pour l'opus précédent, tous les instruments sont joués par Dan Stollings, à l'exception de la batterie tenue par Frog Magus.
A ce propos, le groupe annonçait qu'il bousculerait prochainement son line-up  et il s'agit probablement de son dernier disque enregistré dans cette configuration.

L'album s’ouvre sur « Sunrise and Sorrow (Morning Air) », qui installe l’atmosphère pour l’album. Le son émerge de l'obscurité avec une aura séduisante, et des voix stridentes et démoniaques qui transpercent l'instrumentation. Une mélodie revient en ritournelle.
« Oozaru », un black metal classique, poursuit la cadence, tandis que  « The Punishment of Life », qui donne son titre à l'album, arrive à petites notes acoustiques pour se prolonger dans des sons plus lourds et un chant agressif.
« Unholy Conjuration », en quatrième position, est le morceau le plus malsain et le plus "black" de cette galette, tandis que « Finality in Brilliance », qui lui succède, calme le jeu. 
« Wretched Fiend (The Haunting) », introduit par une longue plage acoustique, ferme cette marche d'une trentaine de minutes au total.

« The Punishment of Life » a un son de bonne qualité, obtenu avec une technique non conventionnelle pour le groupe puisqu'il est son seul matériel à être entièrement enregistré avec un véritable ampli et un vrai micro dans des conditions « live ». Les voix ont toutes été capturées en une seule prise et conservées telles quelles avec toutes leurs imperfections. Le résultat est une expérience éthérée tout à fait obsédante.

« The Punishment of Life » est disponible dès maintenant. Vous trouverez les liens utiles in fine.

Ghost horizonPhotographies : Gabe Rivera et Cari Frederick

La Tracklist :

  1. Sunrise Sorrow (Morning Air) - 4:16
  2. Oozaru - 5:20
  3. The Punishment of Life - 3:58
  4. Unholy Conjuration - 4:04
  5. Finality in Brilliance - 4:50
  6. Wretched Fiend (The Haunting) - 6:20

Les Liens :

 

Chronique d'album : NEFASTES (Black Metal), "Scumanity" (2021)

  • Le 06/07/2021

Groupe : Néfastes
Album : « Scumanity » (11/06/2021 - Source Atone Records)
Genre : Black Metal
Origine : Saint-Etienne
On aime : L'agressivité, le son.

Par Ahasverus

Le Groupe :

  • Néfastes est un projet studio black metal dans lequel Julian Truchan (chant) retrouve deux de ses anciens compères de Benighted : Liem N'Guyen (guitare, programmation batterie) et Olivier Gabriel (basse).

Nefastes

  • Le projet prend naissance durant l'année 2020. Dans une France frappée par le COVID, Liem N'Guyen, qui a composé quelques titres de black metal, propose à Julian Truchan, désoeuvré suite à l'annulation des concerts de Benighted pour raison sanitaire, de les interpréter. Ils sont logiquement rejoints par Olivier Gabriel.
  • C'est le succès du premier single « Progénitures Décadentes », qui décide le groupe à enregistrer un album.

  • Sorti le 11/06/2021, ce premier album prend pour titre :

« Scumanity »

Scumanity

L'Album :

  • « Scumanity » est un huit pistes d'environ trente minutes.
  • Il est enregistré et mixé par Liem N'Guyen puis masterisé par Thibault Bernard (Convulsound Productions).
  • « Scumanity » est un jeu de mot entre « Scum » (crasse, racaille) et « Humanity » (humanité).
  • Ses musiques sont signées Liem N'Guyen.
  • Les textes sont l'oeuvre de Julien Truchan.
  • A propos du chant qu'il emploie spécifiquement pour Nefastes, Julian Truchan confiait au webzine Acta Infernalis :
    « La voix plus crade que j’utilise beaucoup plus dans Néfastes je l’utilise avec parcimonie dans Benighted, et ça m’a permis de me concentrer sur ce type de voix et de pousser un peu différemment, pour que quand on écoute Néfastes on se dise pas “Oh tiens c’est le chanteur de Benighted !”.  »
    (Retrouvez l'interview complète sur https://actainfernalis.com/2021/06/06/interview-nefastes/)

Les Critiques :

  • "Une musique dont l’essence même est d’amener l’agressivité à son climax et d’enfoncer l’auditeur dans une délicieuse anoxie."
    https://www.coreandco.fr
  • "C’est au moyen d’un black metal très cru, d’une violence inouïe et particulièrement dérangeant que Néfastes nous déglutit sa haine en faciale."
    https://www.soilchronicles.fr
  • "La déferlante est sans appel, on en a plein la tronche et on en redemande."
    https://www.pavillon666.fr
  • "Avec « Scumanity », Nefastes réussit avec brio à redonner au Black Metal français cette touche violente dérangeante et surtout intense qui me manquait tant."
    https://www.bgpmusiclive.com
  • "Un futur classique."
    https://www.french-metal.com
  • [Julian Truchan] "prouve, encore une fois, qu’il est un des plus grands, si ce n’est le plus grand chanteur extrême de la scène française."
    https://www.auxportesdumetal.com

Notre Avis :

Attention au volume de votre lecteur en appuyant sur "play" : « Scumanity » déboule les crampons en avant, fracassant tout sur son passage.
« Scumanity », c'est une déflagration, une suite d'assauts qui ne s'arrêtent que le temps de remettre un peu de carbu. Puis ça repart. Pas de pause. Pas de pose. Zéro branlage de manche. Percussion. Façon Blitzkrieg.
La colonne est solide, bien alignée, sans fioriture. Elle dégage un maximum d'efficacité. Comme elle avance, elle lamine...
Néfastes harcèle sans répit.
Truchan est méchant.
C'est exactement ce qu'on attend d'eux.
Vous avez noté la référence à Marduk et à sa Panzer Division, tout ça... Et bien voilà, un opus de black agressif et dévastateur. Chaussez les casques ! Trente minutes dans ta gueule. Il n'en faut pas plus. C'est foutrement efficace. Et ça marche à tous les coups.
C'est imparable.
Evidemment on recommande. Mais gaffe au volume à l'entame et aux risques de paralysie faciale.

Les Liens :

GORGON, « Traditio Satanae » (2021)

  • Le 29/06/2021

Groupe : Gorgon
Album : « Traditio Satanae » (11/06/2021 - Osmose Productions)
Genre : Black Metal
Origine : Antibes
On aime : Le songwriting, le son.

Par Ahasverus

Disponible depuis le 11/06/2021, « Traditio Satanae » est le sixième album du groupe Gorgon, originaire d'Antibes.
Vétéran du black metal français, Gorgon prend naissance en 1991.
Il sort l'année suivante sa première démo, « Call From Unknown Dephts ».
Gorgon callDe 1995 à 2000, Gorgon publie quatre albums, puis cesse son activité en 2000.
On le retrouve en 2011 partageant un split CD avec Ordo Templi Aeternae Lucis, mais c'est en 2019 qu'il refait vraiment surface avec un long format, « The Veil Of Darkness ».
Il revient en 2021 pour un sixième album :

« Traditio Satanae »

Gorgon 1GORGON, « Traditio Satanae » (2021)

C'est « Blood Of Sorcer » qui ouvre les hostilités, écrasant tout sur son passage, façon rouleau compresseur lancé à fond dans une descente. Ne comptez pas sur le titre suivant pour vous laisser du répit. Rien de linéaire cependant sur les quarante minutes d'un tracé musical qui sait se diversifier : « Entrancing Cemetery », « My Filth Is Worth Your Purity » ou « Scorched Earth Operation » ralentissent le tempo pour mieux vous laisser le temps de monter à bord. « Traditio Satanae » enchaîne ainsi onze titres, tantôt accrocheurs, tantôt dévastateurs, l'un n'empêchant finalement pas l'autre, en fonction du degré de masochisme qui vous habite...
Côté son, aucune inquiétude non plus : « Traditio Satanae » a été enregistré et mixé par Sébastien Camhi (Studio Artmusic) et mixé par Kai Stahlenberg (Kohlekeller Studio). Sébastien Camhi commentait :
« Je ressens toujours la même fierté (malgré la centaine d’albums que j’ai pu produire) de voir mon nom apparaître dans les crédits. Mais celui-ci a une saveur particulière, car comme je l’ai déjà dit, Gorgon a été LE groupe qui m’a introduit au black metal il y a vingt-cinq ans de cela environ. »
Un album au songwriting efficace, pour ne pas dire... diabolique ! L'une de nos galettes black préférée en cette année 2021 ! Hellelujah !

Les Liens :

Chronique d'album : DRAKENBORG (Black Metal), "Darkness Of Light" (2021)

  • Le 01/05/2021

Groupe : Drakenborg
Album : Darkness Of Light (25/04/2021)
Genre : Black Metal
Origine : Aurillac
On aime : La musicalité, le songwriting, l'artwork.

Par Ahasverus

Le Groupe :

  • Drakenborg est un duo composé de Vvarden: (tous instruments) et de Darkage (chant).
  • Il décrit son univers comme un mix sauvage de black et de death metal influencé par la scène scandinave,le pagan et le folk.
  • Son premier album, "Opus In Tormentis", sort en 2019.
  • En 2021, Drakenborg revient avec...

"DARKNESS OF LIGHT"

L'Album :

  • "Darkness Of Light" est un neuf pistes d'environ quarante-cinq minutes.
  • Son artwork est signé Elfenn.

1 drakengorg 1DRAKENBORG, "Darkness Of Light" (2021)

  • Frédéric "Wallace" Montil joue du piano sur "Morbid Sin".
  • Clément Gonod est crédité pour la guitare acoustique et la guitare lead. 

Notre Avis :

Bien qu'on soit très à la bourre dans nos chroniques (pardon ! pardon ! pardon !) on n'a pas pu s'empêcher de vous dire un petit mot sur "Darkness Of Light", nouvel album, découvert au hasard de Facebook, qui nous a accroché instantanément.
Drakenborg réussit un opus de black très mélodique qui ne nous lâche pas de la première à la dernière piste grâce à un songwriting particulièrement efficace. Le court intermède au piano est totalement bienvenu ("Morbid Sin"), l'artwork est très beau, le black'N'roll pointe son nez ("Purity Of Lust") . Rien ne vient entacher cet opus très bien ficelé, prompt à rompre son lot de cervicales, capable de séduire un public au-delà du black/death par sa musicalité.
Un excellent album à mettre entre toutes les mains métalliques, sans modération.

La Tracklist :

1.Philosophy of Darkness
2.Deviance
3 Religious Rage
4.Rotten Earth
5.Decerebration
6.Morbid Sin
7.Spread of Hate
8.Hidden truths
9.Purity or Lust

Les Liens :

https://drakenborg.bandcamp.com/

Chronique d'album : Æthĕrĭa Conscĭentĭa (Black Prog'), Corrupted Pillars of Vanity (2021)

  • Le 17/04/2021

Groupe : Æthĕrĭa Conscĭentĭa
Album : Corrupted Pillars of Vanity (09/04/2021)
Genre : Black Metal Progressif
Origine : Nantes

Par Ahasverus

Le Groupe :

  • Formé en 2016, Ætheria Conscientia est un quartet de black métal progressif.
  • Il regroupe des ex-membres de Edikara et Cosmic Storm.
  • Le groupe  joue du black metal,auquel il dit vouloir incorporer des éléments de rock progressif, de doom metal, de jazz et d'ambient. 
  • En 2018 sort son premier album, "Tales From Hydhradh".
    TalesÆtheria Conscientia, "Tales From Hydhradh" (2018)
  • Il plonge l'auditeur dans un univers de science-fiction tissé autour de la planète imaginaire  Hydhradh, sur laquelle l'humanité tente de survivre.
  • A propos de son nom, Ætheria Conscientia confiait à https://occultblackmetalzine qu'il est la traduction latine de «Conscience éthérée», "divinité adorée par les habitants d'Hydhradh et qui peut être interprétée sous de nombreuses formes différentes. La religion et la spiritualité sont donc assez centrales dans les thèmes évoqués dans nos histoires."
  • En 2021, Ætheria Conscientia revient avec un deuxième album :

"Corrupted Pillars of Vanity"

Artwork th r a consc ent a

Ætheria Conscientia, "Corrupted Pillars of Vanity" (2021)

L'Album :

  • Avec plusieurs pistes dépassant les dix minutes, "Corrupted Pillars of Vanity"  court sur une durée d'environ cinquante-six minutes en seulement cinq titres.
  • Il est mixé et enregistré par Frederic Gervais au Studio Henosis (Mysanthrope, ACYL).
  • Le récit développé initialement sur "Tales From Hydhradh" trouve sa suite avec "Corrupted Pillars of Vanity".
  • Comme pour "Tales From Hydhradh", l'artwork est signé par l'illustrateur Amaury Pottier.
    "Il se rapporte le plus aux chansons finales de l'album, formant le diptyque «Absurd Crusade», dépeignant l'arrivée des croisés dans les profondeurs d'Hydhradh, à la recherche de ce qu'ils croient être la réponse à toutes leurs questions, pour affronter les Kholoss, les gardiens aînés consacrés à l'Ætheria." (interview réalisée par https://occultblackmetalzine)
  • Chaque titre de l'album est ainsi illustré par un visuel.

Artwork aetheria 2

  • Deux membres du groupe ukrainien de black jazz metal White Ward sont invités sur les pistes 1 et 4.
  • "Corrupted Pillars of Vanity" existe en double LP coloré et en CD. Sa version numérique est à prix libre sur Bandcamp.

Lp colore

  • Si l'on en juge par le nombre de commentaires et de collections dans lesquels il figure sur Bandcamp, "Corrupted Pillars of Vanity" retient l'attention d'un public international.

Les Critiques :

  • "Une œuvre complexe et déroutante mais totalement hypnotique."
    https://www.eklektik-rock.com
  • "Une autre grande sortie de France, agressive et mélodique à parts égales. C’est atmosphérique et intrigant."
    https://theprogspace.com
  • "Un album très diversifié et très riche, qui propose une suite à ce fantastique récit créé de toutes pièces par un groupe en pleine ascension."
    https://actainfernalis.com

Notre Avis :

Et de deux pour Ætheria Conscientia qui, après une très belle intro de trois minutes, violente nos papilles auditives à coups de black, tempéré il est vrai par des passages de saxo jazz ou ambients ("The Corrupted Sacrament"). L'ensemble donne un opus très intéressant sur lequel le prog' prend le pas. Parvenant à garder ses morceaux à rallonge parfaitement digestes, jouant parfois de la dissonnance ("Asporhos’ Altering Odyssey"), "Corrupted Pillars of Vanity" est servi par un son exempt de reproches, alignant de belles phases de guitares et de percussions. "Corrupted Pillars of Vanity" est donc un bel ouvrage, dont la qualité et l'orientation méritent d'être saluées. Il est capable d'emporter un public prog' exigeant. On souligne que sa version numérique est à prix libre sur Bandcamp, alors lâchez-vous !

Le Line-Up :

  • Alexis Pascal : Basse
  • Paul Breheret : Batterie, percussions, chant 
  • P.A. Cantat : Guitare
  • Tristan Brachi : Guitare, chant

Invités :

  • Simon Chatteleyn : Saxophone, chant, percussions
  • Andrii Pechatkin (White Ward) : chant sur "Asporhos’ Altering Odyssey"
  • Dima Dudko (White Ward) : Alto Saxophone sur "Elevation in Arrogance"

La Tracklist :

01. Asporhos’ Altering Odyssey
02. The Corrupted Sacrament
03. Liturgy For The Ekzunreh
04. Absurd Crusade Part I : Elevation In Arrogance
05. Absurd Crusade Part II : Collapse In Penance

Les Liens :

Chronique d'album : Bliss Of Flesh (Black Metal), Tyrant (2020)

  • Le 17/11/2020

Groupe : Bliss Of Flesh
Album : Tyrant (30/10/2020)
Genre : Black/Death Metal
Origine : Calais

Par Ahasverus

Le Groupe :

Bliss Of Flesh est un groupe de Black/Death Metal qui s'est formé en 1999 à Calais.

Son line-up se compose de Necurat (Chant), Sikkardinal et Pandemic (Guitares), J. Poizon (Basse) et Fleshstigma (Batterie).

Après deux démos (en 2001 et 2005), un EP (en 2006), un split-CD avec Bloodhammer (2007) et une trilogie (2009/2013/2017) tournant autour de la Divine Comédie de Dante, le groupe revient avec un nouvel album en 2020...

"TYRANT"

Bliss of flesh

L'Album :

"Tyrant" est un neuf pistes d'environ quarante cinq minutes.
Sa musique a été composée en quinze jours par Sikkardinal, guitariste du groupe.
Pour mieux s'imprégner de l'ambiance des compositions, Fleshstigma a enregistré certaines parties de batterie dans le noir.
L'album a pour thématique le "discours de la servitude volontaire" écrit par Etienne de la Boétie aux alentours de 1575, qui veut que seule la servitude de l'homme permet au tyran de rester au pouvoir.
"Tyrant" a été enregistré aux Vamacara Studio (Dagoba, Loudblast) de Clisson par HK Krauss.
L'artwork est signé par le tatoueur/illustrateur hongrois Balázs Jacsó.
L'opus est distribué par Listenable Records. Il existe en édition vinyle limitée, noir ou or. Il n'en reste, sous ce format, que quelques exemplaires.

Bliss of flesh vinyle

Les Critiques :

  • " Il se dégage de cet opus un univers auditif ambitieux dans le bon sens du terme."
    https://www.metalfrance.net
  • "Encore une fois Bliss of flesh nous offre un album majestueux de death metal avec des accents de black tout à fait énorme !"
    https://www.artnroll.net.
  • "Une ode à la tyrannie qu’il ne faut surtout pas rater."
    http://www.soilchronicles.fr.
  • "Un album de black/death metal exceptionnel qui ne manquera pas dans les années à venir par se faire une place au Panthéon des albums français du genre."
    https://hardforce.com.
  • "Chaque titre à quelque chose à proposer aussi bien sur le plan musical que sur le plan du concept et de l’ambiance."
    https://www.metalmadtv.com.

Notre Avis :

"Tyrant" est le fruit d'un travail remarquable.
Généralement impressionnant comme un bulldozer sans freins laché dans une descente, il sait se parer  d'une belle finesse pour nous laisser respirer quelques instants au milieu de paysages martyrisés  par le pilonnage  basse/batterie et par les salves des guitares qui parachevent l'ouvrage par des dissonances bien senties.
Comme les dorures de Balázs Jacsó donnent du relief à son artwork, des choeurs féminins viennent aérer les compositions, tandis que Necurat use de son chant pour multiplier  brillamment les personnages et les ambiances.
L'ensemble nous est servi efficacement par le Vamacara Studio avec du gros son. Et puis il y a cet assemblage bien pensé, neuf morceaux qui s'enchaînent comme si chacun se voulait la suite de l'autre. 
Tout cela  fait de "Tyrant" une réussite, et surtout une oeuvre plutôt qu'une suite de chansons.
Black, beau et puissant, cet album peut rivaliser avec n'importe quelle sommité du Black international. Il est à même de susciter des vocations, des conversions pour le style. Il est donc à écouter sans tarder.

Les Liens :

Bliss Of Flesh sur Facebook :
https://www.facebook.com/BLISSOFFLESH

Bliss Of Flesh sur Spotify :
https://open.spotify.com/artist/0Ek9oxwwOmxeZkkiICquQe

Bliss Of Flesh sur Bandcamp :
https://listenable-records.bandcamp.com/album/tyrant
https://blissofflesh.bandcamp.com

POP REDEMPTION - Martin Le Gall (2013)

  • Le 26/03/2018
  • Dans Films

POP REDEMPTION 
Martin Le Gall (2013)
Cast. : Julien Doré, Audrey Fleurot, Alexandre Astier
En route pour jouer au Hellfest, les Dead MaKabés, un groupe de black metal dont trois membres sur quatre veulent arrêter la musique,   se retrouve traqué par la gendarmerie  à la suite d'un accident ayant dégénéré en homicide involontaire avec délit de fuite.   Pour s'échapper, Alex et ses potes doivent se faire passer pour All You Need Is Love,  un groupe de flower pop, au festival de la fraise de Peperac, à 400 kilomètres du Hellfest.
Sorti en 2013, ce film de Martin Le Gall a été tourné partiellement au Hellfest où les comédiens ont dû jouer en live à juste après un concert d'Axl Rose, imaginez un peu la pression...
Martin Le Gall a choisi des acteurs étrangers à la scène métal tout en évitant le déguisement et la caricature. S'adjoignant les conseils de Steeve Petit (Zuul Fx), il a entraîné Yacine Belhousse, Grégory Gadebois et Jonathan Cohen aux instruments dont leurs personnages ont la charge. Le trio est complété au chant par Julien Doré. Ce quatuor fonctionne à merveille, dans une performance drôle et respectueuse des codes. Vous retrouverez notamment une pseudo méga-vedette américaine dont le vrai nom serait Jean-Pierre Furnier. Furnier... Ca devrait vous rappeler un certain Alice, et malheur à celui d'entre vous qui demandera "Alice ? Who's the fuck is Alice ?"
En film culte qui se respecte, Pop Redemption a peiné à trouver ses financements et a été retiré de l'affiche après trois semaines d'insuccès. Il comprend bien évidemment son lot de répliques savoureuses dont je vous livre quelques exemplaires  :
"Le solo, c'est la virtuosité, et la virtuosité c'est méprisable."
"Mort à la passion / Mort au quotidien / Mort à la mièvrerie / Mort au petit matin."
"Tu savais que le mufle, en fait, c'est pas un animal ?"
"Je suis un guitar héro, j'ai pas fait un solo en 15 ans ! C'est pas normal !"
"Moi je suis un artiste libre ! Totalement, absolument, viscéralement libre ! Du coup, je fais plutôt les courses le mardi, parce qu'il y a moins de monde..."
Bref, vous l'aurez compris, Pop Rédemption est un film culte hautement recommandable  et franchement drôle pour celui qui a les codes. Soyons-en reconnaissant à Martin Le Gall et démontrons-lui toute l'estime que nous lui portons pour cette comédie métallique hautement jubilatoire et que seul un hardos et Mick Jagger peuvent comprendre.Pop redemption