Le logis de la musique du 358 Rue Rudolf Diesel est loin de manquer de carburant tant sa passion est un puits sans fond. Le 18 mars dernier le Monster'S Art voit encore les planches de sa petite salle s'embraser. Rassurez-vous pas de Blackblocs mais plutôt du Black Metal ou autres, pas de pompiers pour éteindre l'incendie mais plutôt une lance de son et de lumières qui fusent en tout coin, pas de pavés, ni lacrymogènes mais plutôt des mains levées qui applaudissent tous azimuts dans une ambiance bon enfant. Les fumigènes auraient pu être de la partie mais pas ce samedi soir.
Le son? ok!
Les lumières? ok!
Les retours? Nickel! Les 7, c'est sûr? Yes, absolutely!
Ce soir, ce sera Heavy Metal et Metal Symphonique au menu avec, pour débuter les festivités, SPIRIT WAR et pour enchaîner et terminer, Night Dream (Tribute Nightwish).
Les entrées se font timides depuis l'ouverture des portes. Ah oui, mais c'est bien sûr! Le 49.3 est difficile à digérer... pour beaucoup sans doute. Pas le cœur ni l'esprit à sortir la voiture pour dépoussiérer ses esgourdes. On peut comprendre, mais c'est dommage!
SPIRIT WAR :
Les Lyonnais n'ont pas hésité à affronter les carrefours occupés, à défier les risques de blocage et à faire défiler plus de 500 kms sous leur matos chargé dans le véhicule. Ils sont boostés à mort, remonter jusqu'à la pointe de leurs cheveux, bien décidés à s'éclater lors de cette soirée fréjusienne. Leurs mots d'ordre passion, action, son, chanson.
**** nouvel album en cours (officieusement : Between Dusk And Dawn mais non arrêté encore. L'info. début avril)
Un show énergique, passionné, authentique où partage ne rime pas avec mirage, et surtout une prestation érigée sur un talent incontestable. Markus manie une basse 6 cordes avec une dextérité qui fait rager et vous plaque au sol, Nicolas nous livre des soli de qualité savamment recherchés, travaillés et exécutés, et Valentin nous met une véritable déflagration dans la tronche avec son jeu de batterie, une bastos grosse caisse et caisse claire d'envergure atomique. Un séisme à eux trois où l'échelle de Richter devient obsolète.
NIGHT DREAM
Le second groupe est un tribute de la formation finlandaise NIGHTWISH, originaire de Nice qui a été relancé par le guitariste Eddy Mesicaux alentours des années 2018. Eddy fait aussi partie d'un autre tribute Efica, tribute d'Epica. La quator s'exerce avec une certaine réussite à reproduire sur scène une partie de la discographie de Nightwish, et Christelle Perdoux armée d'un magnifique vibrato, fait un travail vocal dantesque pour assurer des morceaux chantés par Tarja Turunen, Anette Olzon et Floor Jansen, un panel de vocalistes talentueuses difficilement égalable. A la batterie Nemo, très concentré, qui lâche quelques sourires rarissimes tant il est dans sa bulle de meneur de tempo. Enfin à la basse Peter Virtanen qui assure, en plus des chœurs, le second chant du quartet, de façon parfaitement honorable, revêtant l'espace de ce concert l'habit de Marco Tepani Hietala (Basse/Chant) dans le groupe originel. Peter fait aussi partie d'un autre groupe Split Personality (et quelques autres si mon petit doigt s'est bien connecté).
Setlist :
1. Shudder Before The Beautiful *****
2. Wish I Had An Angel **
Captation réalisée par Steph AngelRock (n'hésitez pas à consulter sa chaîne You Tube).
3. Dark Chest **
4. Seven days ***
5. Amaranth ***
6. Nemo **
7. Walking In The Air *
8. Storytime ****
9. Song Of Myself ****
10. Gethsemane *
11. Sleeping Sun *
12. Ghost River ****
13. Tribal ******
14. Ghost Love Score **
15. Last Ride Of The Day ****
Rappel
* Deuxième album OCEANBORN (1998)
** Cinquième album ONCE (2004)
*** Sixième album DARK PASSION PLAY (2007)
**** Septième album IMAGINAERUM (2011)
***** Huitième album ENDLESS FORMS MOST BEAUTIFUL (2015)
****** Neuvième album HUMAN : NATURE (2020)
Une prestation de près d'une heure et demie qui a ravi les aficionados du genre, les copains, les amis venus applaudir la formation fidèle à la petite salle du Var (et celle des Alpes-Maritimes, l'Altherax).
Nul n'est à préciser que la qualité des groupes, du son, des lumières, et la gentillesse couplée à la passion de tous ont fait de cette soirée, un évènement festif à la mode Casetti & Staff.
« Here Be Dragons », le dixième long format du Metal Opera de Tobias Sammet, s'imposera-t-il parmi les meilleurs albums d'Avantasia ? On pourra toujours pinailler, le trouver plus ceci / moins cela... Il n'en reste pas moins que « Creepshow », où Sammet opère seul, « Here Be Dragons », « The Moorlands At Twilight » ou « Everybody’s Here Until The End », sont de grands moments de power mélodique qui permettent au génie créatif d'exploser.
2.- DRAGONKNIGHT, Legions
L'originalité n'est pas ce qu'on viendra chercher chez Dragonknight, mais le savoir-faire est avéré et l'inspiration bien présente. Loin du pétard mouillé, cet album de Power Mélodique enchaîne les hymnes. Son niveau est remarquable si l'on tient compte qu'il s'agit du premier opus de cette formation finlandaise.
3.- NACHTBLUT, Todschick Cradle Of Filth et Rammstein ont un fils, il s'appelle Nachtblut. C'est tout le portrait de son papa disent les uns ; les autres trouvent qu'il a le nez de sa maman.
4.- SORTILEGE, Le Poids de l'Âme Après « Apocalypso » (2023), Sortilege confirme son retour en forme et continue de porter en leader les couleurs du Heavy Power français.
5.- LARKIN POE, Bloom Plus ouvert que ses prédécesseurs, « Bloom » déborde parfois vers une rock radio-compatible, vers un blues rock intense ou un hard-rock à la ThunderMother. Frappant sa cible à chaque envoi, il se hisse à la hauteur des récentes productions des soeurs Lowelll, c'est à dire au plus haut niveau.
6.- MAJESTICA, Power Train Pour ce troisième album, Majestica a resserré son propos. Le songwriting est immédiatement accessible et reste, entre deux accès de génie, plaisant sur la durée. Le chant de Tommy Johansson, quand il visite les cîmes, rappelle celui de Michael Kiske. L'une des meilleures propositions de l'année 2025, en tous cas dans la catégorie Power Metal.
7.- LETHAL X, 90 Tons Of Thunder Difficile de dire ce qui rend addictif cet album de facture classique, peut-être ses lignes vocales qui font du hors-piste, ses riffs heavy ou ses ses leads inspirés, en mode twin guitars ou pas. En tous cas « 90 Tons Of Thunder » compte parmi les albums que nous aurons le plus poncé en 2025.
8.- TREMONTI, The End Will Show Us How
Tremonti s'est éloigné de ses influences premières pour atteindre une maturité maximale. Ce sixième album témoigne d'un savoir-faire et d'une musicalité avérés qui et « The End Will Show Us How » mérite sa place parmi les albums de l'année, même si un manque de relief peut installer une routine dans l'écoute.
9.- DREAM THEATER, Parasomnia Dans la lignée d'un « Train of Thought », le seizième album des tauliers du prog séduira ceux qui goûtent sa face la plus heavy.
10.- TWAT UNION, Don't Look It In The Eye Petit Poucet deviendra grand.
Dio et Rainbow (« Tell Me », « Rock The Melody ») et Deep Purple (« Out of Focus ») sont les premières références qui viennent à l'esprit à l'écoute de « Pushed To The Edge », le nouvel album solo de Don Airey. Clavier de Deep Purple depuis plus de vingt ans, cet artiste âgé aujourd'hui de 76 ans a participé à l'enregistrement de quelques monuments du hard-rock, dont « Difficult to Cure », « Bark at the Moon », ou encore « Painkiller », même si sa contribution à ce dernier reste confidentielle tant Judas Priest n'a pas misé sur les claviers dans son mixage final.
N'hésitant pas à plonger dans des eaux progressives (« Moon Rising », « Godz of War »), « Pushed To The Edge » reprend des respirations avec l'honnête ballade « Flame in the Water » ou l'instrumental « Girl From Highland Park ».
Jamais envahissant, le clavier de Don Airey fait saillie, prompt à provoquer en duels la guitare ou la batterie pour quelques moments savoureux.
Entouré de musiciens talentueux dans un line-up qui aligne deux chanteurs (Mitchell Emms, l'un des participants de The Voice UK, et Carl Sentance, qui officie dans Nazareth depuis 2015), il développe un songwriting hard-rock 70's aux arrangements soignés. Si l'ensemble ne marquera pas autant l'histoire que certains opus auxquels le vétéran a participé, le résultat est honnête et reste une agréable parenthèse.