Par Pépé Stakatto Après une année bien chargée, que ce soit sa tournée mondiale de cinq mois sur les quatre continents et la sortie de sa mini-galette de reprises (« Phantomine »), Ghost dévoile sa surprise de fin d’année à savoir un sublissime Best Of sobrement baptisé par son Eminence Tobias Forge, « 13 Commandments ».
Cerise sur le sapin, cette compilation comprend, outre les onze perles incontournables de sa discographie, la reprise d’Iron Maiden « Phantom of the Opera », mais surtout le bonussissime « Zenith » qui n’était jusqu’alors disponible que sur la version scandinave de l’album culte « Meliora » !
Si cependant « 13 Commandments » est disponible en digital sur toutes les plateformes numériques, il n’y a pour l’instant aucune date quant à une sortie en physique… Tracklist :
01.Square hammer
02.Year zero
03.Mary on a cross
04.Call me little sunshine
05.Darkness at the heart of my love
06.Danse macabre
07.Rats
08.Spillways
09.Cirice
10.If you have ghosts
11.He is
12.Zenith
13.Phantom of the opera.
« Here Be Dragons », le dixième long format du Metal Opera de Tobias Sammet, s'imposera-t-il parmi les meilleurs albums d'Avantasia ? On pourra toujours pinailler, le trouver plus ceci / moins cela... Il n'en reste pas moins que « Creepshow », où Sammet opère seul, « Here Be Dragons », « The Moorlands At Twilight » ou « Everybody’s Here Until The End », sont de grands moments de power mélodique qui permettent au génie créatif d'exploser.
2.- DRAGONKNIGHT, Legions
L'originalité n'est pas ce qu'on viendra chercher chez Dragonknight, mais le savoir-faire est avéré et l'inspiration bien présente. Loin du pétard mouillé, cet album de Power Mélodique enchaîne les hymnes. Son niveau est remarquable si l'on tient compte qu'il s'agit du premier opus de cette formation finlandaise.
3.- NACHTBLUT, Todschick Cradle Of Filth et Rammstein ont un fils, il s'appelle Nachtblut. C'est tout le portrait de son papa disent les uns ; les autres trouvent qu'il a le nez de sa maman.
4.- SORTILEGE, Le Poids de l'Âme Après « Apocalypso » (2023), Sortilege confirme son retour en forme et continue de porter en leader les couleurs du Heavy Power français.
5.- LARKIN POE, Bloom Plus ouvert que ses prédécesseurs, « Bloom » déborde parfois vers une rock radio-compatible, vers un blues rock intense ou un hard-rock à la ThunderMother. Frappant sa cible à chaque envoi, il se hisse à la hauteur des récentes productions des soeurs Lowelll, c'est à dire au plus haut niveau.
6.- MAJESTICA, Power Train Pour ce troisième album, Majestica a resserré son propos. Le songwriting est immédiatement accessible et reste, entre deux accès de génie, plaisant sur la durée. Le chant de Tommy Johansson, quand il visite les cîmes, rappelle celui de Michael Kiske. L'une des meilleures propositions de l'année 2025, en tous cas dans la catégorie Power Metal.
7.- LETHAL X, 90 Tons Of Thunder Difficile de dire ce qui rend addictif cet album de facture classique, peut-être ses lignes vocales qui font du hors-piste, ses riffs heavy ou ses ses leads inspirés, en mode twin guitars ou pas. En tous cas « 90 Tons Of Thunder » compte parmi les albums que nous aurons le plus poncé en 2025.
8.- TREMONTI, The End Will Show Us How
Tremonti s'est éloigné de ses influences premières pour atteindre une maturité maximale. Ce sixième album témoigne d'un savoir-faire et d'une musicalité avérés qui et « The End Will Show Us How » mérite sa place parmi les albums de l'année, même si un manque de relief peut installer une routine dans l'écoute.
9.- DREAM THEATER, Parasomnia Dans la lignée d'un « Train of Thought », le seizième album des tauliers du prog séduira ceux qui goûtent sa face la plus heavy.
10.- TWAT UNION, Don't Look It In The Eye Petit Poucet deviendra grand.
Parce qu'on ne peut pas être et avoir été DUST IN MIND fait son retour dans une formule totalement différente. Par Ahasverus
DUST IN MIND EST DE RETOUR !
Il revient avec une formule totalement nouvelle, lui qui marquait les esprits avec l'énörme « CTRL », son quatrième album.
C'était en 2021, les Strasbourgeois opéraient en quintette.
A la guitare Philippe Miralles, à la basse Xavier Guiot et à la batterie Thomas Marasi. Au chant, la charismatique Jennifer Gervais, qui portait l'image de Dust In Mind. Au chant encore, la tête pensante et cheville ouvrière de la formation, Damien Dausch, guitariste et chanteur, mais aussi principal compositeur, responsable du son et du visuel. Jennifer et Damien étaient deux des fondateurs du groupe.
Avec « CTRL », Dust In Mind frappait remarquablement fort. Non seulement par la qualité et l'originalité de ses compositions (le pont Piaf de « Synapse ») mais aussi par une pochette à la hauteur des grands albums, pour laquelle posait Freaky Hoody, l'homme le plus tatoué de France...
Si Dust In Mind ne pouvait défendre« CTRL » sur scène pour cause de pandémie, il le vendait magnifiquement par une série de clips digne des meilleures formations internationales, tel ce « Synapse », tourné en une heure seulement, qui lui permettait de devenir le premier groupe de l'histoire du Metal à avoir tourné un clip sur la Tour Eiffel !
Autre moment fort qui contribuait à inscrire « CTRL » dans nos mémoires, « Speak For the Voiceless ».
Ce clip voyait le groupe utiliser la langue des signes dans un effet des plus saisissants.
La pandémie eut-elle un effet pervers sur le fonctionnement du groupe ? En août 2023 les routes de Jennifer Gervais et de Dust In Mind se séparaient « après beaucoup de réflexion et d'introspection ». « Pour des raisons personnelles, je tire ma révérence de ce groupe que j'ai fondé il y a dix ans et dans lequel j'ai mis mes tripes, mon temps et tout mon cœur », disait la Strasbourgeoise. Dust In Mind, quant à lui, s'engageait « à aborder ce nouveau chapitre avec un cœur et un esprit ouverts », sollicitant votre compréhension et « votre compassion pendant cette période de transition alors que nous naviguons à travers ces changements ».
Tourmente, tourmente... Pour la suite de l'aventure, Dust In Mind sollicitait Maellie-Jenny Dewailly, qui remplaçait avec courage Jennifer au débotté dans une série de concerts.
Puis Dust In Mind quittait l'écran de nos radars... pour y réapparaître le 11/04/2025 avec un nouveau titre : « My Way » !
Loin de capitaliser sur son passé, Dust In Mind revient sous la forme d'un trio désormais composé de Damien Dausch (chant, guitare), Xavier Guiot (basse) et Thomas Marasi (batterie). L'absence de contrepoint féminin donne aux Strasbourgeois un visage radicalement changé. Ils expliquent :
« My Way marque la renaissance de Dust In Mind. Brut, honnête et indestructible. Plus de compromis. Plus de retenue. Voilà qui nous sommes désormais. Nous avons tout donné pour ce premier pas. Douleur, liberté, vérité : cette chanson parle de choisir sa propre voie, même quand ça fait mal. Il s'agit de lâcher prise, de se relever des décombres et de dire enfin : Je crois qu'il est temps ! »
Côté public, à en juger par les commentaires postés sur Youtube, les réactions sont globalement favorables, tout en rendant hommage à l'ancienne formule. En tous les cas, qu'on aime ou pas Dust In Mind dans sa version trio, il est clair que le groupe ne ment pas : il pratique la musique qu'il aime avec une intégrité maximale.