HEAVY METAL

COBRA SPELL (heavy metal), 666 (01/12/2023)

Le 30/11/2023

Avec un talent grand comme les cheveux de Roxy Herrera, Cobra Spell impose un album de heavy efficace jusque dans son moindre détail.
Par Ahasverus

C'est avec le groupe Kiss que Sonia Anubis découvre le Metal à l'âge de quatorze ans. Sonia commence alors son parcours de musicienne autodidacte. Inspirée par Gene Simmons, elle jette son dévolu sur la basse et elle oeuvre au sein de diverses formations métalliques. Elle tient son premier poste de guitariste en 2017 au sein de Jackal, puis (on vous la fait courte) rejoint les Suissesses de Burning Witches de 2018 à 2020, ainsi que le groupe de death metal brésilien Crypta de 2019 à 2022. Si elle sait aussi jouer du synthétiseur, c'est à la guitare lead qu'elle établit sa réputation.
Parallèlement, en 2019, notre jeune Hollandaise (elle n'a que vingt-et-un ans) fonde son propre groupe. Il s'appelle Cobra Spell. Officiant dans un registre heavy 80's (on parle aussi de sleaze rock), Cobra Spell enregistre deux EP très respectables. « Love Venom » est réalisé en 2020, avec Sonia Anubis et Sebastian Silva aux guitares, Alexx Panza au chant, Angelina Vehera à la basse et Mike Verhof à la batterie. « Anthems Of The Night » suit en 2022. Sonia est à la guitare lead, Esmée van Sinderen à la guitare rythmique, Alexx Panza encore au chant, Angelina Vehera toujours à la basse, et le Français Léonard Cakolli (Adam Bomb) à la batterie. Sonia signe la musique et les arrangements, ainsi qu'une partie des textes et de la production de cet EP.
Cobra spell epL'année 2022 est le théâtre de changement radicaux : Sonia quitte Crypta (elle restera en bons termes avec ses partenaires brésiliennes qu'elle n'hésite pas à applaudir lors de leurs concerts européens) pour se concentrer sur Cobra Spell qui connaît de gros remaniements de line-up. Fin 2022 sort le single « Flaming Heart ». Il voit l'arrivée de l'Espagnole Kristina Vega (Born In Exile)  au chant et de la Brésilienne Noelle dos Anjos (Nungara) à la guitare rythmique, tandis que la batterie est créditée au nom mystérieux de Jess et qu'Angelina Vehera  a conservé son poste de bassiste.
Le line-up enfin stabilisé est dévoilé courant 2023. Il est désormais 100% féminin avec, autour de Sonia à la guitare lead, Noelle dos Anjos à la guitare rythmique, Kristine Vega au chant, l'Espagnole Hale Naphtha (Tales Of Arken) à la batterie et la Vénézuélienne Roxy Herrera à la basse. (Photographie : Raquel Garcia)
Cobra spelle par raquel garciaA part Sonia Anubis, il ne reste dans Cobra Spell aucun des membres ayant participé à l'enregistrement des deux EP. C'est donc un tout nouveau line-up qui présente « 666 », le premier long format de la carrière de Cobra Spell, dans un artwork signé Isabella Stabile. 
Enregistré aux  Comeback Studios (en Espagne, pays dans lequel Sonia a passé la plus grande partie de son enfance), « 666 » a été mixé par Jens Bogren et masterisé par Tony Lindgren aux Fascination Street Studios (Arch Enemy, Kreator, Dimmu Borgir).
La sortie de l'album a été précédée de trois single-clips, avec en premier choix le titre « S.E.X.», première chanson de l'album. Noelle dos Anjos (guitare) expliquait la genèse de ce clip : 
« Ce tournage vidéo a été le plus complexe et le plus long de tous car il comportait plusieurs scènes à filmer dans plusieurs endroits. Pour chaque membre du groupe, nous avions prévu des scènes représentant différents aspects du sexe et de la sensualité. L'idée initiale était que Kris se réveille entourée de filles puis traverse un couloir, regardant à l'intérieur de différentes pièces où elle nous verrait. Chacune dentre nous a eu l'occasion d'apporter sa propre pierre à l'édifice. Pour ma scène, je me suis inspirée du polémique Like a Virgin de Madonna. Ce morceau a notoirement provoqué beaucoup de buzz à l'époque. Une femme qui chante suggestivement à propos du sexe avant le mariage n'était rien de moins qu'une hérésie. J'ai choisi de jouer sur ma belle Fury, une Schecter Hellraiser rouge qui m'a été offerte par l'un de nos amis. Les détails de l'ormeau et la couleur rouge s'adaptent parfaitement à l'esthétique vidéo ! C'était le clip vidéo le plus excitant auquel j'ai eu le plaisir de participer jusqu'à présent. De la planification à l'exécution, je me suis bien amusée ! »

Ce premier clip  était suivi par le très heavy « The Devil Inside Of Me », avec ses guitares rythmiques qui tricotent. Sonia Anubis confiait à propos des lyrics : « The Devil Inside of Me raconte comment une fille laisse de côté sa vie opprimée par son éducation religieuse. Elle décide de suivre son propre chemin en faisant ce qui la rend vraiment heureuse, ce qui se traduit par des tensions peu communes dans les milieux religieux. Sa famille la considère comme troublée et perdue – alors qu’en réalité, elle vit simplement sa vie librement, comme elle est censée le faire. Sa vie lui appartient. Sa famille s'éloigne d'elle en raison de ses choix. Vivre libre a parfois un coût extrêmement élevé. »

Enfin, juste avant le coup de gong, Cobra Spell revenait avec « Warrior From Hell » et son mid-tempo martelé. Un morceau à propos duquel le groupe commentait : 
« Cette chanson est un véritable banger rock’n’roll ! Elle convient aux âmes les plus sauvages, aux esprits indomptés. C'est une manifestation de l'individualité et de la rébellion. Entrez en contact avec votre alter ego maléfique et libérez ce guerrier de l'enfer ! »
Cobra Spell complétait dans une newsletter postée au lendemain de la sortie du clip :
« Un morceau fougueux et heavy, inspiré à l'origine du modèle de guitare préféré de Sonia, la Jackson Warrior. Cette chanson parle d’autonomisation des femmes avec une touche diabolique qu’on adore ! Nous espérons que cela enflammera la passion et vous inspirera également. »

De ce premier long format, Cobra Spell expliquait qu'il le concevait comme « un album qui définit les conventions et se rebelle contre les limites qui nous sont imposées à nous, les femmes. C'est un voyage sonore qui embrasse le chiffre du diable comme symbole d'autonomie personnelle et de liberté. 666 n'est pas seulement de la musique ; c'est un acte de rébellion contre l'inégalité des sexes, un cri pour la liberté d'expression et un combat pour déstigmatiser l'expression sexuelle des femmes. Rejoignez-nous dans cette quête sans concession de l'égalité et de l'autonomisation. »
Surfant musicalement sur un large registre heavy 80's, Cobra Spell assemble dans un opus homogène dix morceaux qui ne se ressemblent pas. De l'intime « Fly Away » au heavy « Love Crime », du groovy « Bad Girl Crew » au  nerveux « High On Love », usant parfois d'un riff qui nous rappelle que Sonia Anubis a biberonné en écoutant Gene Simmons (« Satan Is A Woman »), sortant des claviers et un saxophone qui nous évoquent le bon temps d'un Foreigner « 4 » (« Love=Love »), ou s'imposant en version girls gang des Twisted Sister (« You're a Cheater »), tout est fait avec le plus grand talent. 
Par ses choix judicieux, la production permet d'apprécier au mieux le magnifique travail des orchestrations, des backing vocals purement savoureux (« Love Crime », « Satan Is A Woman », « Love=Love »), sachant parfaitement souligner le claquement de la basse ou le toucher de cymbales.
Enfin, on goûte ces guitares lead pleines de mélodie et de richesse, évoluant souvent en twins, tandis que l'épaisseur vocale de Kris Vega, particulièrement éclatante sur cet album, trouve dans les compositions un écrin à sa mesure.
Avec un talent long comme les cheveux de Roxy Herrera, Cobra Spell impose donc un album efficace jusque dans son moindre détail et passe avec aisance la barre du long format.
Habituée aux paris risqués (elle a quand même quitté coup sur coup deux formations en plein essor !) Sonia Anubis a fait les bons choix une fois de plus, marquant l'année 2023 d'un album de heavy particulièrement abouti. Ce disque est à écouter impérativement.

« 666 » sera disponible dans les formats suivants via Napalm Records :
> CD digisleeve
> Lot : CD digisleeve + t-shirt
> Vinyle rouge
> Vinyle noir
> Format digital
Cobra spell coffret

Sortilège, Avaland, Tentation, Star Rider (Jas'Rod 18/11/23) - Le live-report

Le 24/11/2023

Par Dam'Aël

Sortilege jas rod

 

Préambule :

Oh combien nous courons dans le Sud et plus particulièrement dans le Sud-Est après les concerts proposés dans les salles locales et espérons un plus grand nombre de festivals dans notre région. J'en profite pour faire un petit clin d'œil au Tribal Roch Association pour son Tribal Festival (Peymeinade-06), et dans un périmètre plus élargi au Pyrenean Warriors Open Air (Torreilles - 66), au Festival de Nîmes (34), au Orange Metalic Festival (84) - liste non exhaustive - qui nous ont ravis cette année.

Sortilège, Avaland, Tentation, Star Rider @ MARSEILLE  - 18 novembre 2023

 La passion gère la vie de tous et c'est aussi le moteur princeps de vie de Sébastien Bailly, aux commandes de French Heavy Metal Connection et du South Troopers Festival (http://fhmc.fr/ - https://www.southtroopersfestival.fr/), le South Troopers Festival qu'on espère vivement revoir sur pieds bientôt.

En attendant Sébastien avait mis toute son âme et tous ses efforts dans cet évènement exceptionnel du 18 novembre au sein de la salle du Jas'Rod, réunissant en tête d'affiche Sortilège (Paris), soutenu par Avaland (Grenoble), Tentation (Perpignan-Torreilles) et Star Rider  (Grenoble). Quatre groupes très représentatifs de la scène hexagonale (les mathématiciens vont y perdre leur formule) de part la qualité de leurs prestations et leur capacité à nous surprendre : come-back explosif, découverte magistrale, compositions détonnantes, prestations enflammées et autres...

D'ailleurs le public ne s'y est pas trompé et savait pertinnement dès la présentation de l'affiche que cette soirée ne devait pas être ratée. Bingo! La salle du Jas'Rod est comble et la magie s'est opérée dès les entrées avec les rencontres de têtes connues, de têtes pas vues depuis longtemps, et de rencontres inopinées guidées par la passion et cet amour indéfectible de la musique. En somme une rencontre plus que conviviale et oh combien réussie!

La ponctualité est l'apanage des rois et surtout dans un timing très serré ; aussi 19h30 retentissant dans les airs, le premier groupe se tient prêt, excité comme une puce rien qu'à l'idée d'ouvrir pour sa majesté Sortilège.

STAR RIDER :

Star rider

Pas d'erreur !!! C'est Star Rider : le mitrailleur, le bombeur, le dépoussiéreur, l'embraseur. Bon, je ne vais pas vous citer tous les termes finissant par eur pour faire la rime (phonétique) et nommer les adjectifs qui qualifient ce quintet grenoblois, mais pétard (synonyme de p***in) quelle vandale dans la tête! Quartiers Nord n'aurait pas hésité à vociférer :"Bonne mère, ils nous ont envoyé l'aïoli dans la tronche"

Les gaillards dans les starting-blocks ont embrasé la scène dès l'amorce du set, dans une démonstration incontestable d'un savoir faire en live. Indéniablement ces "musicadou*" savent tenir une scène et mettre le feu sans attiser une longue attente dans le pit. Non, ça envoie direct. Le duel des deux guitares, l'une plus aigue que l'autre, arguant quelques shreds par-ci, par-là, confère une excellente complémentarité des 6 cordes supplées par une basse agressive et la rage du chanteur, tous bien décidés à défendre haut et fort la musique des Isérois.

Sacrée surprise! Star Rider a bluffé les 400 personnes présentes dans la salle, dépoussiérant jusqu'à l'usure les planches du Jas'Rod. 

Line-up :

    Kim Saxx - Vocals (ancien mbr de SWINE DIAMON et  EROTIC DISTRIXX dans un style sleeaze, glam rock.)
    Chainsaw Charly - Guitars
    Läther Deth - Guitars lead
    Alex Renegade - Bass
    Lizzy Kicks remplacé lors de ce concert, car blessé, par Gabe Thunderforge (batteur de Takedown)

La preuve en vidéo :

0. Présentation du runner du concert

1. Shoot to Kill
2. Give Me Speed (Or Give Me Death)
3. Burning Star
4. Rock Brigade (Def Leppard cover) 
5. Out of the Cave

6. Rock Muscle :

 

7. To Fast To Die :

Si vous avez besoin de démonteur de scène, vous avez le lien de STAR RIDER.

 

TENTATION :

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Elle était grande la Tentation quand on a su que les Perpignanais seraient de la partie. D'autant quand on est une festivalière régulière du Pyrenean Warriors Open Air... A l'instar du premier groupe, le quartet n'est pas venu pour enfiler des perles mais bien décidé à envoyer la pâtée et des envolées de fureur catalane. Force est de constater que les fans du groupe était bien présents, reprenant en un karaoké magistral les paroles des compositions de Tentation et préparant en quelque sorte les cordes vocales de chacun en prévision de la version Monumentale réservée à Sortilège. Un coup de chapeau à Laurent qui derrière ses fûts s'est déchaîné en bête enragée.

Line-up :

    Patrice 'Darquos' Rôhée Chant 
    Guillaume Dousse Guitare
    Guillaume 'Guix' Pastor Basse
    Laurent 'Lole' Metivier Batterie

La Tentation en vidéo :

Dans la setlist, 7 titres extraits de l'album Le Berceau des Dieux sorti le 24 septembre 2021, 2 titres tirés du dernier album Prémices dans les bacs depuis le 21 avril 2023 et un inédit

1. L'Enfant du Ghostal

2. Le Couvent

3. L'Exode

4. La Chute des Titans

5. L'Epreuve du Sang

6. Le Taureau d'Airin

7. Interlude 

8. Illusion

9. l'Enfant et le Dragon         Inédit

10. Heavy Metal 

Pour tout débroussaillage de scène, pensez à TENTATION.

 

AVALAND :

Avaland 1

Deuxième surprise de la soirée, la première étant STAR RIDER, Avaland est lui aussi originaire de Grenoble. Quel terreau cette région iséroise! Pour les personnes qui ne connaissent pas Avaland , la formation se résume ainsi : "AVALAND est un Opéra Métal Épique et Symphonique, écrit et composé par Adrien G. Gzagg , né en 1998 à Grenoble, inspiré par la fantasy, l'alchimie, les légendes et l'Histoire ". Gzagg a créé un album d'histoires épiques avec 8 personnages qui racontent l'histoire d'un jeune sorcier, Adam Wilstorm qui pourrait être le salut pour ramener la lumière au royaume d'Avaland et au cours de son voyage, il doit apprendre à contrôler ses pouvoirs liés à la tempête. Le projet se veut du pur Metal Opera et Power Metal.

Et pour cause la prestation scénique se veut très théâtrale avec la présence de deux chanteurs qui se donnent l'échange. On note aussi les costumes particuliers  en chemise à jabot que chacun des membres porte, signant une mise en scène parfaite. Les compositions sont évidemment très inspirées et pour ma part, je n'ai eu de cesse d'alterner mon regard et déplacer mes esgourdes entre la  formation complète et le bassiste à la 6 cordes (placé devant moi) dont le jeu m'a époustouflée. Au sein d'un même titre, Camille Souffron alterne son jeu avec ou sans médiator, ponctué d'accentuations efficaces qui donnent du corps à l'instrumental associées à différentes technique (slap...) de jeu qui lève le voile sur le talent évident de ce musicien. Quant aux guitares, une 8 cordes!!! Des blast beats du côté percussions! Les mecs ont l'apanage du Tech Death... hum hum, les bougres... La pépite à suivre absolument!

Indéniablement une très belle découverte où la synergie de groupe est une merveille d'alchimie artistique.

Line-up :

2016-     Adrien G. Gzagg - chant, claviers, Compositeur, Ecrivain, et Orchestrations (Eyezery, ex-Amon Sethis)
2018-     Camille Souffron - basse et contrebasse   - qui ce soir-là sortait d'une hospitalisation
2018-     Leo Mouchonnay - drums (ex-Nightmare (live)   - qui ce soir-là était malade
2018-     Lucas Martinez - guitars
2021-     Jeff Kanji - vocals (Seasons of Silence)

Du son et des images :

1. Theater Of Sorcery

2. Storyteller

3. To Be The King

4. Betrayers

5. Kingslayer

6. Holy Kingdom Of Fools

7. Madness Of The Wise

8. You'll Be The Legend

9. Crimson Tyranny

A la recherche d'un spectacle épique et talentueux," pourta avertànço*" aux Grenoblois et allez sonner à la porte d'AVALAND.

 

SORTILEGE :

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Je ne sais pas s'il existe des détracteurs de Sortilège qu'on imagine scander "Oh Blasphème, oh Sacrilège" reprochant le nouveau line-up de la formation parisienne...

Baissez vos armes Métalleux en colère car le quintet Sortilège 2.0 n'est pas un reliquat dégoulinant de la formation d'origine. Oh que nenni. Leur prestation au Hellfest 2022 avait déjà envoyé la couleur sur la seconde vie de la formation parisienne mais cette prestation au Jas'Rod a belle et bien confirmé la légitimité du groupe dorénavant composé par :

Christian Zouille Augustin chant compositions

Olivier Spitzer guitare rythmique chœurs compositions production

Bruno Ramos lead guitar compositions

Sébastien Bonnet basse chœurs

Clément Rouxel batterie

Tout était en place, complicité entre musiciens, syntonie, échange avec le public, joie visible d'être sur scène, envie de donner le meilleur aux 400 tatoués ou non présents dans la salle, énergie, reconnaissance de la part de Zouille franchement exprimée au micro. Je craignais une certaine déception, vite évincée par la claque que Zouille et ses acolytes nous ont mis dans la tronche! Les 90 minutes de show n'ont montré aucune défaillance : "parfèt*" s'égosillerait Pagnol s'il était encore là! Les quelques défauts présents à Clisson sur la Mainstage ont de toute évidence été revus et corrigés, laissant place à un véritable moment d'anthologie, un monumental karaoké suivi par une horde de fans à la mémoire intacte, un tsunami bénéfique à force d'acharnement mais aussi de talent. La voix de Zouille est bien présente et quand bien même il lui a fallu descendre d'un demi-ton, les notes sont envoyées avec une puissance qui décolle l'élastique de ton string (heu pas les strings des guitares! tu me suis? Hein?). Justesse, tenue et puissance sont bien l'apanage de Sire Christian AUGUSTIN. Bruno RAMOS n'a pas baissé d'un iota son jeu scénique, aux côtés des tout aussi excellents Olivier Spitzer,  Sébastien Bonnet et Clément Rouxel.  Quelle magie! Des étoiles dans les yeux, des notes salvatrices dans les oreilles, des micro-sillons dans les mains, le retour à la réalité de la vie en est moins difficile.

0. Intro
1. Amazone                                                                                          Sortilege 1983

2. Phoenix                                                                                            Phoenix 2021


3. Le Sacre du Sorcier                                                                         Apocalypso 2023
4. Chasse le Dragon                                                                             Larmes de héros 1986


5. Poséidon                                                                                          Apocalypso 2023


6. Marchand d'Hommes                                                                      Larmes de héros 1986
7. D'Ailleurs                                                                                        Métamorphose 1984
8. Quand un Aveugle Rêve                                                                 Larmes de héros 1986
9. Trahison                                                                                          Apocalypso 2023
Présentation de Kévin CODFER de MYRATH pour le titre :
10. Derrière les Portes de Babylone                                                  Apocalypso 2023


11. Vampire                                                                                       Apocalypso 2023
12. Toujours Plus Haut                                                                      Phoenix 2021
13. Civilisations Perdues                                                                   Phoenix 2021
14. Attila                                                                                            Apocalypso 2023
15.  La Parade des Centaures                                                            Apocalypso 2023
16. Messager                                                                                     Larmes de héros 1986
17. Sortilège                                                                                      Sortilege 1983

Et en cadeau, ce titre "Sortilège" capturé par French Heavy Metal Connection.

Pour tous les organisateurs de concerts qui ont les "ue d'espalancoun*" et savent "quiha leis auriho*", SORTILEGE est une valeur sûre.

Un grand merci et surtout un gigantesque bravo au maître de cérémonie Sébastien Bailly que nous encourageons dans la récidive de tels évènements, en parallèle de... ses talents de pâtissier. Que de telles passions créatives et emplies d'initiatives puissent durer et perdurer longtemps avec le soutien des fans et du public en général. Des concerts d'une telle couleur sont une source insoupçonnée d'endorphines, véritable trame d'une bonne santé, sans aucune ordonnance. Quant aux effets secondaires on les prend à bras la corps!

 

Les liens :

https://www.facebook.com/FHMC13

https://www.facebook.com/profile.php?id=100057636302207

http://https://www.starrider.fr/

https://www.facebook.com/tentationfrance

https://www.facebook.com/avaland.metal.opera

https://www.facebook.com/SortilegeWithZouille

 

Lexique provençal* :

musicadou : musiciens

pourta avertànço : porter attention

parfèt : parfait

ue d'espalancoun : yeux écarquillés

quiha leis auriho : dresser les oreilles

Chrysis - L'interview borderline

Le 17/11/2023

« On fait du heavy bien sûr. Mais pour le reste, je suis incapable de te citer un groupe auquel on ressemblerait. »

Chrysis 5Patrick Gestede (CHRYSIS) par Shooting Metalhead
Interview réalisée par téléphone le 30/10/2023.


Après une première partie de carrière initiée en 1976 et interrompue en 1985, Chrysis revenait en 2009 et sortait en 2018 le bien nommé « Never Say Never », son premier long format. En 2023, la formation champenoise est à  nouveau présente avec « Borderline », un album très différent de son prédécesseur et qui a fait naître en nous une foule de questions. Nous sommes allés les poser à son chanteur, Patrick Gestede. On y parle des deux albums de Chrysis, mais également de Motörhead, de Kiss, de Def Leppard, d'Angus Young, d'un masque à oxygène, de Battle Beast, et même d'Yves Mourousi !
Quoi de mieux que quelques digressions pour réaliser une interview borderline ?


Ahasverus : Bonjour Patrick. Le titre du nouvel album de Chrysis, « Borderline », mérite une explication.
Patrick Gestede : C'est assez simple : on a trouvé que les titres de l'album étaient très changeants. Même si Chrysis a l'habitude de faire des morceaux qui ne se ressemblent jamais, c'était particulièrement flagrant sur cet album, avec des titres assez lumineux et d'autres beaucoup plus sombres et complexes. Ca nous a semblé coller avec l'idée d'une personnalité borderline, capable de passer du rire aux larmes en un claquement de doigt. C'est la raison de cette intro, où tu entends quelqu'un rire, pleurer, puis exploser. On s'est donc dit que « Borderline » c'était un titre qui représenterait bien ce qui vous attendait sur l'album.

Chrysis artwok phil krier« BORDERLINE » - Artwork Phil Krier

Ahasverus : Vous avez remis le couvert assez rapidement après l'album « Never Say Never ».
Patrick Gestede : Rapidement ? Tu trouves ? Il y a tout de même quatre ans qui séparent les deux albums !

Ahasverus : Quatre ans ce n'est pas grand chose au regard de la longue carrière de Chrysis...
Patrick Gestede : D'accord. Mais il y a eu une trêve extrêmement longue dans la carrière de Chrysis, on a pris un break de plus de vingt-cinq ans ! En fait, voila comment on s'est retrouvés : quand Youtube est arrivé, on s'était perdus de vue depuis longtemps au sein de Chrysis, sauf Dom le guitariste que je croisais de temps en temps. Un jour je me suis dit que ce serait dommage qu'il ne reste rien du Chrysis des années 80, et j'ai fait remasteriser une vieille cassette que j'ai balancée sur Youtube. Alors je me suis dit que ce serait bête que les musiciens, mes potes, ne soient pas au courant, et j'ai réussi à les joindre, tous, en les contactant parfois sur leur lieu de travail et en croisant les doigts pour qu'il soit toujours le même. Coup de bol, j'ai retrouvé tout le monde ! Et on s'est dit que ce serait bête de ne pas se revoir, puis que ce serait bête de pas faire une répétition, pour s'amuser... Et voila, c'est reparti comme ça depuis quatorze ans... Mais après un break extrêmement long !

« Dans les années 80, tu pouvais citer vingt ou trente groupes que tu  connaissais. Maintenant, rien qu'en Finlande, tu as cinq mille groupes de Metal ! »

Ahasverus : Tu parlais d'un break extrêmement long, mais vous avez néanmoins un parcours dans les années 80. Est-ce que la période te paraît plus favorable pour sortir des albums aujourd'hui ou est-ce que c'était plus facile avant ?
Patrick Gestede : Pour faire des albums, à l'évidence, c'est plus facile maintenant. Tout le monde peut faire des albums ! D'abord parce qu'on peut bosser chez soi, ce qui était impensable à l'époque. On peut enregistrer à distance, et tu peux faire un disque avec un mec qui habite au bout du monde parce que chacun peut enregistrer ses parties chez soi. Les albums sont désormais plus faciles à faire, et ils coûtent aussi nettement moins cher. On n'a plus besoin d'une maison de disques, plus besoin de label... . Alors tout le monde y va du sien. C'est bien, mais il y a aussi des contrecoups : on ne vend plus. Il y a trop d'albums qui sortent. C'est physiquement impossible à écouter. Dans les années 80, tu pouvais citer vingt ou trente groupes que tu connaissais, et encore. Maintenant, rien qu'en Finlande, tu as cinq mille groupes de Metal ! Et la Finlande, c'est seulement cinq millions d'habitants ! Alors on est perdus dans le magma de ce qui nous arrive aux oreilles, qu'on n'a même plus le temps d'écouter. C'est le jour et la nuit par rapport à ce qu'on connaissait dans les années 80.
Chrysis3Patrick Gestede (CHRYSIS) par Shooting Metalhead

Ahasverus : C'est vrai qu'avant quand tu achetais un vinyle de Kiss ou de Scorpions tu ponçais ses sillons jusqu'à l'usure...
Patrick Gestede : Et puis tu l'attendais, cet album ! Tu parles de Kiss. Moi Kiss quand l'album arrivait, j'étais là pour l'attendre ! J'allais à Reims chez un gars qui faisait des imports, et je grattais tout ce que je pouvais comme informations. Maintenant, sur Google, tu trouves tout sur le prochain album bien avant sa sortie... Avant c'était difficile d'avoir les infos. Il fallait acheter Best ou Rock N' Folk. On attendait avec effervescence, et quand on ramenait le vinyle à la maison c'était un moment magique. Il se passait un truc. Comme quand tu découvrais un groupe sur scène : tu ne savais pas comment il bougeait. Tu ne savais pas comment ils se fringuaient, les mecs. Maintenant, si tu veux savoir ce que porte Steven Tyler et la manière dont il bouge sur scène, tu demandes à Google, et puis voila... Ce qu'on a perdu, c'est beaucoup de magie... Il y a des bonnes choses, parce que tout le monde peut faire de la musique, chacun peut s'exprimer et espérer se faire entendre. Mais à côté de ça on n'a plus le frisson de la découverte. Quand tu voyais Judas Priest ou AC/DC pour la première fois, tu ne savais pas qu'Angus Young bougeait comme ça. Maintenant tu vas au concert, tu sais déjà tout. De nos jours le poil qui se dresse sur les bras, on n'a plus, ou différemment, mais c’est incomparable.. Il n'y a plus non plus d'énormes différences entre les groupes, c'est un peu comme si on avait fait le tour du truc. Avant, entre AC/DC et Iron Maiden, il y avait un gouffre, chaque groupe était une découverte à part entière avec un univers très différent, maintenant avec la multiplicité des styles et des groupes, on ne retrouve plus ce fossé qui rendait les formations très indentifiables les unes des autres.

« Il y a des niveaux hallucinants, la question n'est pas là. C'est nous qui sommes blasés. »

Ahasverus : Je me souviens d'avoir eu un choc lors de la découverte d'albums comme le second « Keeper » d'Helloween ou le « Slave To The Grind » de Skid Row, mais effectivement je ne me souviens pas d'avoir eu des émotions semblables plus récemment...
Patrick Gestede : Je pense exactement la même chose. Le dernier truc qui m'a un peu déboîté ne date pas d'hier, c'était Kamelot. Quand j'ai découvert ce groupe je me suis dit « Putain, là il y a quelque chose ! » Ca remonte à quinze ans...

Ahasverus : Et c'est certainement pas parce que les groupes sont moins bons...
Patrick Gestede : Bien au contraire ! C'est pas une question de qualité : les mecs sont de mieux en mieux techniquement. C'est du costaud maintenant, notamment chez les Nordiques (mais pas que...). Il y a des niveaux hallucinants, la question n'est donc pas là. C'est nous qui sommes peut-être blasés par l’amoncellement de l’offre. Ce qui fait l’intérêt d’un truc c’est aussi sa rareté, et aujourd’hui trouver un truc qui sort carrément du lot c’est justement extrêmement rare. Mais encore une fois ce n’est pas parce que la musique est moins bonne, c’est uniquement parce qu’on a peut-être fait un peu le tour de la question et que la surprise ne peut plus être au rendez-vous.

« On est complètement instinctifs, on n'a pas de cahier des charges, pas de plan de carrière. »

 Ahasverus : Au vu de tout ça comment avez-vous abordé  « Borderline », votre nouvel album ? Vous aviez un cahier des charges ? 
Patrick Gestede : On ne fonctionne pas comme ça du tout. On est complètement instinctifs, on n'a pas de cahier des charges, pas de plan de carrière. On est un groupe très simple, et même simple à l'extrême : on rentre en répétition, on improvise, on compose. Ca ne va pas chercher plus loin. On enregistre tout ce qu'on compose. Il n'y a jamais un titre composé qui ne soit pas enregistré. Et on se dit qu'on va sur un album dès lors qu'on a les dix titres. Il n'y en a pas onze, hein, c'est pas un best of ! On n'a pas cinquante titres dans un tiroir dont on extrait les dix meilleurs pour l'album. On compose dix chansons, et c'est les dix qui sont sur l'album.

Ahasverus : Comment avez-vous procédé pour composer ces dix morceaux ?
Patrick Gestede : Avant on partait plutôt d'un riff de guitare ou d'une idée de chant. Désormais, de plus en plus, et cet album-là n'a été composé pratiquement que comme ça, on part d'une improvisation. Avec Dom (guitare), on joue ensemble depuis qu'on a quinze ans. Tout a commencé dans une chambre. Trois accords, moi et ma voix d'adolescent, et pour la basse on tendait une corde sur un manche à balai, tu vois le genre ! (Rire) On était des gosses avec des rêves de gosses, on voulait devenir Saxon ou AC/DC. Alors on se connaît tellement maintenant qu'on sait tout de suite ce que l'autre va faire. D'un coup d'oeil on sait où on va bifurquer. Alors même en impro, ça peut aller très vite. Et comme la section basse/batterie tire maintenant dans le même sens que nous, ça marche vraiment bien. Par exemple on part d'un rythme de batterie, le guitariste se cale dessus comme il peut, j'arrive avec le chant, la basse suit, et au bout d'un moment on déboule sur une idée. Souvent, c'est quand on se chauffe dans les répétitions qu'il arrive un moment où il y a des idées qui se rejoignent. Alors on se regarde et on se dit « Oh ! Là il y a un truc ! » Alors on enregistre et on conserve. Dix fois ça ne donnera rien, c'était juste de l'échauffement, mais de temps en temps il y a ce truc particulier qui te fait penser qu'il faut creuser l'idée. C'est comme ça maintenant, on se connecte avec une impro, personne n'a rien préparé avant, personne n'amène rien. On roule, c'est tout. Le seul truc, si nous avions un cahier des charges, ce serait de chercher à composer un morceau rapide si on trouve qu'on a trop de mid-tempo en stock à ce moment là.


Ahasverus : J'ai trouvé « Borderline » très différent de son prédécesseur « Never Say Never », et pour tout dire je n'ai pas eu l'impression d'avoir affaire au même groupe...
Patrick Gestede : D'abord on ne fait jamais le même titre. Ensuite je suis d'accord sur le fait qu'il sont différents, même si, de l'intérieur, on ne le ressent pas trop. Dans le groupe, on se voit régulièrement, on ne perçoit pas l'évolution, elle ne se fait pas de manière brutale. Alors y a-t-il des différences entre ces deux albums ? Certainement, mais finalement pas tant que ça pour nous. Par contre ce qui a changé, c'est qu'on n'a pas composé les titres avec la même section rythmique que sur « Never Say Never ».  La section rythmique actuelle est arrivée pour l’enregistrement du premier LP mais avec des titres composés pour l’essentiel avec le précédent duo rythmique. Sur les compos de « Never Say Never », le bassiste était aussi rock que metal, et le batteur était plus métal prog', tandis que maintenant nous tirons tous dans le même sens. Les compositions s'en trouvent renouvelées, on se permet de faire les titres dont on avait envie sans les aspirations (légitimes) d'un ou de musiciens qui nous tiraient, même inconsciemment, vers ce qu'ils préfèrent. Le deuxième album a gagné en cohésion rythmique avec Nico (Nicolas Sotiriou, basse) et Run (René Gabriel-Guérard, batterie). C’est sans doute en partie de cela que te vient la sensation d’avoir affaire à un autre groupe, l’importance de la basse-batterie dans le metal c’est pas rien !

Ahasverus : C'est fort possible. En fait je trouvais le premier album d'un hard/heavy assez classique, et le second me semble encore plus heavy. Il me fait penser aux premiers Accept (je songe notamment au morceau « In Your Name »), voire aux premiers Judas Priest.
Patrick Gestede : Je ne l'entends pas comme ça, mais il est toujours intéressant d'avoir un point de vue extérieur. Pour ma part, je n'arrive pas à trouver de références, même si « Cadillac », est à l'évidence un clin d'oeil à Motörhead, c'est pourquoi tu m'entends dire « Stay clean » et « No class » sur ce morceau, ce sont mes deux titres préférés du groupe. On fait du heavy bien sûr. Mais pour le reste, je suis incapable de te citer un groupe auquel on ressemblerait. En fait on a la tête dans le sac, et quand tu es trop dans le truc, tu n'as plus assez de jugement objectif sur ce que tu fais.

Ahasverus : C'est aussi le son qui me fait penser à ça : je trouve que vous avez un son — et ça n'a rien de péjoratif — très années 80, sur cet album plus encore que sur le précédent. 
Patrick Gestede : Je suis d'accord. « Never Say Never » avait été enregistré un peu bizarrement. Un vrai chemin de croix ! Il a été enregistré quasiment en live. On entend d'ailleurs parfois des fluctuations dans le rythme, elles tiennent au fait qu'on joue live. Bien sûr on a réenregistré quelques parties de guitares et des bricoles, mais la base est purement live. Le son est un peu plus lourd, il y a un peu plus de fréquence basse, il est un peu plus power-sound toute proportion gardée. C'est logiquement moins propre que sur « Borderline », sur lequel on entend plus distinctement les instruments, qui sonnent un peu plus clair et plus metal 80 peut-être, sans qu’il en ait eu la volonté. La spontanéité et le coté sans fioriture, brut de décoffrage du premier a aussi son charme et ses adeptes ceci-dit, c’est une question de goût.

« Borderline » est plus chiadé, plus travaillé que « Never Say Never ».

Ahasverus : Où avez-vous enregistré « Borderline » ? 
Patrick Gestede : Le premier album était enregistré en studio, mais « Borderline », c'est du fait maison. La batterie est en studio, mais tout le reste est fait chez nous. Ca change beaucoup de choses : on a plus de temps pour fignoler, on n'est pressés ni par le temps ni par l'argent, et quand tu sais le prix d'une journée de studio... Il faut savoir que sur le premier album, j'ai enregistré toutes les voix en une journée ! Neuf titres en une seule journée, c'est à dire en huit heures, en assurant les choeurs, les backing vocals. J'ai terminé la gorge en feu (Rire) ! Et sur certains morceaux, on n'a même pas eu le temps de doubler les voix. Sur « Borderline », j'étais chez moi. J'ai pris mon temps. Je pouvais reprendre le lendemain, je n'avais pas à payer deux ou trois cents balles de studio en plus. Ce n'est pas pour te dire que tel album est meilleur que l'autre, mais pour t'expliquer la différence. « Borderline » est plus chiadé, plus travaillé que « Never Say Never »...

Ahasverus : Ca explique qu'on t'entend aller chercher, sur « Borderline », des notes très hautes...
Patrick Gestede : Mais oui ! J'étais chez moi, j'avais le temps. Alors qu'en studio, au prix où ça coûte, tu vas à l'essentiel. Quand tu as encore cinq titres à mettre en boîte et qu'il te reste trois heures, tu ne vas pas chercher le fignolage.

Ahasverus : Est-ce que ça explique aussi que la guitare lead est plus présente sur cet album ?
Patrick Gestede : Oui, évidemment, Dom eu le temps aussi. Quand tu passes de trente minutes à trois jours pour poser un solo, la petite note qui ne te plaît pas tu peux la refaire. Encore une fois, je ne dis pas que c'est mieux. Les petites imperfections ça peut aussi donner du cachet. Je n'aime pas le rock N' roll parfait, j'aime bien quand il déraille. Enfin voila, la différence entre les deux albums repose sur ça : dans le premier on n'a pas le temps, dans le deuxième on l'a ! Le premier album a été enregistré en cinq jours. Le second s'est échelonné sur plusieurs mois, et même sur un an en y allant à notre rythme.
Chrysis 6CHRYSIS par Shooting Metalhead

Ahasverus : Ca me rappelle les premiers Black Sabbath, enregistrés en quelques jours seulement.
Patrick Gestede : Ouais, c'est court. Tout le monde joue en live, et on ne reprend que ce qui est vraiment mauvais. C'est short, mais des fois ça sort bien.

Ahasverus : Je trouve cependant que ça ne s'entend pas du tout, « Never Say Never » reste un très bon album qui tient la route.
Patrick Gestede : Merci ! Ouais mais bon... moi je ne vois que les défauts. Que sans doute les gens n'entendent même pas. Je suis un peu casse-bonbons, je ne suis jamais satisfait. C'est pour ça que je ne nous ré-écoute pratiquement jamais : je ne vois que les fautes ! Je déteste m'écouter, et encore plus me réécouter. Mais je fais de plus en plus d'efforts pour m'accorder (nous accorder) une certaine indulgence... Je suis en voie de guérison ! (Rire)

Ahasverus : Les paroles, c'est toi qui t'en occupe ? 
Patrick Gestede : Oui, de A à Z sans que personne n'y regarde. Ils me font confiance. Une fois fini je soumets le texte à l’approbation générale et pour l’instant je n’ai jamais reçu de retour à l’envoyeur.  (Rire)

Ahasverus : Alors que signifie le titre « 666 or 45 » ?
Patrick Gestede : Ca fait quatre ou cinq fois qu'on me pose cette question. Il interpelle les gens, ce titre ! En fait certains y verront du complotisme, mais ce n'est qu'une réflexion. 666 c'est la Bête, le mal absolu. Il contrôle tout, il est derrière tout. C'est de ça que je parle : les gens derrière le voile d'ombre et qui manipulent tout. Ceux qu'on porte à la présidence ne sont que les pantins de ceux qui tirent les ficelles, non ? Même en 1945, est-ce que ce n'était pas la Bête qui tirait les ficelles ? Et si oui, dans quel but et au profit de qui ? Bien sûr j'ai aussi joué sur la sonorité des chiffres, j'aurai pu utiliser un autre évènement, mais ça sonnait bien à l'oreille, il ne faut pas aller chercher plus loin. Ce titre parle de ces gens qui tirent les ficelles dans l'ombre, de la facilité qu'ils ont à le faire en jouant avec notre crédulité. Jusqu'à quel point est-on manipulés ?

« Voila nos projets : une vidéo, trois à quatre dates en 2024, et quatre titres bouclés pour le prochain album. »

Ahasverus : Où peut-on trouver vos albums ?
Patrick Gestede : « Never Say Never » est disponible sur toutes les plateformes. « Borderline », le nouvel album, sera sur les plateformes ultérieurement. Les albums sont difficiles à vendre de nos jours, et si on les diffuse trop vite sur les plateformes d'écoute, avec lesquelles on ne gagne rien ou pas grand chose, on va vendre encore moins d'albums. On a donc décidé de prendre un peu de temps, de commencer par vendre l'album en physique, et de ne le proposer en digital qu'un peu plus tard.

Ahasverus : Pour l'achat en physique on vous contacte sur la page Facebook ?
Patrick Gestede : Oui, on a épinglé un lien en haut de la page. (NDLR : CHRYSIS)

Ahasverus : Quelle sera votre actualité lors des prochains mois ?
Patrick Gestede : D'abord la composition. On a déjà trois ou quatre nouveaux titres, « One Gun Shot », « Watch Out » et « Dressed In Black », qu'on a testés en concert, et on travaille sur un quatrième morceau. On a aussi des dates qui arrivent, mais je ne peux pas griller la politesse aux organisateurs en les annonçant. Sache juste que deux d'entre elles seront en Champagne-Ardennes, et la troisième sera à l'extérieur. Et on en revient à notre conversation initiale : il y a tellement de groupes qu'il devient aussi difficile de décrocher des places dans des endroits aux conditions suffisantes. On est donc fixés sur deux ou trois dates pour l'instant. Elles seront annoncées en temps voulu. On aimerait également faire une vidéo, on est en train d'en discuter. Là encore, c'est une question de moyens. Soit tu fais juste une répétition filmée avec les mecs qui jouent, pourquoi pas ; soit tu chiades un truc, et ça coûte de l'argent. C'est le nerf de la guerre ! Tu veux une vidéo ? File-moi cinq mille et je t'en fais une belle ! Voila nos projets : une vidéo, trois à quatre dates en 2024, et quatre titres bouclés en attente d'autres pour le prochain album.
Chrysis 4Patrick Gestede (CHRYSIS) par Shooting Metalhead
Ahasverus : Merci Patrick d'avoir répondu à mes questions.
Patrick Gestede : C'est moi qui te remercie. Je n'arrête pas de le dire sur scène : sans vous on n'est rien. Sur scène,  je n'arrive pas à dissocier le public du groupe. Pour moi les gens qui sont dans la salle font partie du concert au même titre que le groupe, ils font partie du groupe. On n'est rien les uns sans les autres, on se nourrit de nos passions. Le public fait partie intégrante du spectacle. D'ailleurs, des fois, le public n'est  pas bon, alors que le groupe est très bon. Des fois c'est toi qui es dans un jour sans, mais parfois c'est le public. Je le prends comme un élément qui fait partie du spectacle. Alors je remercie souvent les gens pour l'intérêt qu'ils portent à la musique. Ce n'est pas de la démagogie, je le ressens vraiment. Les gens qui font des photos et qui te laissent les utiliser gratos, les gens qui font des kilomètres pour faire des papiers sur ton groupe sans rien te demander... Merci les mecs, j'adore ! C'est un vrai clan, et ça fonctionne bien.

« Aujourd'hui tu as le Wacken, et plein de festivals monstrueux, et il n'y en a pas un qui s'est dit il y a un public, il faut qu'on fasse une chaîne. »

Ahasverus : On termine sur une note positive, après avoir commencé en mode « c'était mieux avant »...
Patrick Gestede : Oui. Mais ce n'était pas très négatif ce que je disais en guise d'introduction. Je trouve juste que les temps ont changé et qu'on a perdu le petit frisson de la découverte, ce poil qui se dresse sur le bras, parce qu'on est plus émoustillés comme avant à force de tout découvrir trop vite. On n'a plus les yeux écarquillés des gamins. On nous a mâché l'imagination et le plaisir de la découverte. Je me souviens encore de la première fois que j'ai vu ce putain de petit guitariste d'AC/DC bouger comme ça... J'étais placé avec vue sur les coulisses, et je voyais le roadie arriver tous les trois ou quatre morceaux avec une bouteille d'oxygène. Je ne savais pas ce que c'était, il posait un masque sur le visage d'Angus pendant quinze secondes, puis Angus repartait sur scène. Je me disais « C'est quoi ce bordel ? » C'était hallucinant ! Je me souviens aussi de Bon Scott qui portait Angus à travers le public. C'était incroyable, je ne savais pas qu'ils faisaient ça. Maintenant on connaît tout à l'avance, on n'est plus surpris et même, on l'attend. Ca me manque, vraiment. C’est comme entrer dans un palais des glaces avec des flèches qui t’indiquerait le chemin à suivre vers la sortie. Ça perdrait un peu de son piment tu crois pas ?! Tu te souviens de l'émission Juke-Box (NDLR : une émission diffusée sur Antenne 2 entre 1975 à 1978) avec Freddy Hausser ? C'était une émission d'une heure à une heure trente qui passait une fois tous les trois mois le samedi soir. Tu y trouvais les groupes incroyables qui sont devenus les dinosaures d’aujourd’hui ! C'était la seule manière de découvrir visuellement les groupes. Maintenant tu cliques sur Youtube et tu sais que Till (Rammstein) va cracher du feu, sur quel titre, à la quarante-cinquième minute du concert.

Ahasverus : Je me souviens aussi des  Enfants du Rock et de Chorus.
Patrick Gestede : Oui. Antoine de Caunes était un peu plus punk et rock anglais. Il passait des trucs très intéressants. En fait, plus il y a de chaînes, moins il y a de rock. Dans les années 80, tu voyais Motörhead chez Mourousi. Tu imagines un groupe comme ça au JT de TF1 maintenant ?
Image 2023 10 31 203244028Motörhead et Yves Mourousi au journal télévisé en 1987
Ahasverus :  Le punk et le hard ne se fréquentaient cependant pas trop à la fin des années 70...
Patrick Gestede : Je ne peux parler que de mon expérience. A Reims on avait une boite qui s'appelait Le Tigre. C'était un lieu mythique qui ne passait que du rock, du metal, et des trucs qu'on n'entendait pas ailleurs. Le public de cette boite, c'était beaucoup de métalleux, mais aussi des punks, et on s'est toujours très bien entendus. Alors de manière plus sociologique, qu'il y ait eu du tirage entre punks et métalleux, c'est possible, mais moi je ne l'ai pas vécu. Les punks écoutaient sans déplaisir « Whole Lotta Rosie » d'AC/DC, et les métalleux écoutaient les Pistols de la même manière. C'était aussi une époque qui voyait débarquer Joe Jackson, Police, ou U2 qui fédéraient un peu tout le monde. Dans cet endroit précis en tous cas.

« Il n'est pas seulement difficile de vendre, il est difficile d'être écouté ! »

Ahasverus : Tu te souviens de Tonton Zeguth ?
Patrick Gestede : Bien sûr ! Et de Patrice Blanc-Francard, sur France Inter. Je crois avoir découvert dans une de ses émission le morceau « Hello America » de Def Leppard. J'entends ce truc, avec ses choeurs incroyables, je note le nom en phonétique, et je cherche comme un fou jusqu'à trouver cet album, « On Through The Night ». Quelle claque ! J'ai décroché de Def Lep par la suite. Mais à l'époque, on chopait tout ce qui passait. Comme Georges Lang sur RTL. Je passais des nuits à écouter Les Nocturnes. Et évidemment Francis Zeguth, qui a fait énormément pour le Metal. Il avait la volonté de faire marcher le truc. Aujourd'hui télés et radios freinent des quatre fers. Arte fait des efforts, je regarde souvent ses replays. Aujourd'hui tu as le Hellfest, Wacken, et plein de festivals monstrueux, et il n'y en a pas un qui s'est dit « il y a un public, il faut qu'on fasse une chaîne », alors qu'on trouve des canaux spécialisés pour des trucs très confidentiels... Tu as des opérateurs qui te proposent neuf cents chaînes, mais dans le bouquet tu n'as pas une chaîne Metal ! Bon, après, je n'écoute pas que du Metal. D'ailleurs le titre « No, No, No », sur l'album « Borderline », est un titre qui se réfère à Amy Winehouse et au titre « Rehab ». Je trouvais cette chanteuse émouvante. J'adorais sa voix, elle me donne des frissons. Sinon côté Metal, ce que j'écoute le plus en ce moment, c'est Battle Beast. La voix de Noora Louhimo, j'ai plus de mots... C'est énormissime ! Mais on passe à côté de tellement de trucs monstrueux qui se retrouvent noyés dans la masse. Désormais il n'est pas seulement difficile de vendre, pour un musicien, mais il est difficile d'être juste écouté ! Rien que dans mes contacts, il y a trois ou quatre groupes par jour qui sortent un album. Comment veux-tu écouter tout ça ? La part du gâteau, c'est des miettes pour tout le monde excepté pour les quelques dinosaures ! Et même Battle Beast, avec sa chanteuse qui est peut-être la plus grande vocaliste du circuit, il y a encore des gens qui ne connaissent pas. C'est dire...

Ahasverus : Merci Patrick de m'avoir consacré du temps.
Patrick Gestede : C'est moi qui te remercie pour ton intérêt.

Les photographies de Chrysis sont de Shooting Metalhead. Nous le remercions pour son aimable autorisation.

SILVERTRAIN : Le silence est d'or

Le 07/11/2023

« Une personnalité et une marque de fabrique c'est ce qu'il faut avoir. Silvertrain a tout cela, la nouvelle équipe va le prouver. »

Silvertrain esther w pink

Photographies d'Esther W. Pink - Interview réalisée par Ahasverus

Phil York, c'est un peu le parrain de notre webzine. Parce que c'est son énergie et sa profession de foi résolument « Rock Or Burn », ainsi que sa grande générosité artistique qui nous ont donné l'envie de créer Ahasverus - Métaux en tous genres après avoir vu Silvertrain en concert au Monster's Art de Fréjus à l'occasion de la sortie de l'album « Waves Of Insanity » (2016).
C'est un parrain dont Ahasverus n'est pas peu fier, parce qu'il a tourné avec Motörhead et avec Rose Tattoo, pardonnez du peu, et qu'il est ainsi le gardien d'une partie de l'histoire du Metal. (voir notre interview SILVERTRAIN de Phil en Phil - Part. I)
Il était donc naturel que nous allions solliciter notre parrain Phil York à l'approche de la sortie de « Bring Back The Silence », le sixième album de Silvertrain. Cette interview trouvera pour l'occasion sa conclusion dans un proverbe : si la parole est d'argent, le silence est d'or...


SILVERTRAIN, « Rock Or Burn », extrait de l'album « Walls Of Insanity » (2016)


« Nous avons remis en avant l'Âme de Silvertrain. »

Ahasverus : Bonjour Phil. Où en es-tu avec le nouvel album ?
Phil : « Bring Back the Silence », réalisé au Dôme Studio chez David Potvin, sort fin novembre en physique et sur toutes les plateformes. Avant sa sortie trois singles seront disponibles en streaming. 
« Bring Back the Silence », c'est huit chansons. Chacune d'entre elle nous emmène dans un univers teinté de souvenirs, de situations présentes, d'espoirs, de rêves, une galerie de tableaux qui créeront un show époustouflant lors de nos concerts. Ce nouvel opus se différencie de la Trilogie «Walls of insanity / No Illusion /Steel Against Steel ». Micky Ramirez, guitariste, a influé énormément sur cet album. Il s'est accaparé des textes et s'est projeté dans chaque histoire, des histoires qui sont d'actualité, des histoires qui sont des cris, des espoirs, des rêves. Nous avons remis en avant l'Âme de Silvertrain. Toute l'équipe à hyper bossé dans ce sens. Nous sommes vraiment fiers du résultat.
Ahasverus : Des concerts en vue ?
Phil : Oui. Nous avons choisi la filière des Fests et de quelques villes ciblées, Les programmations sont en cours, nous communiquerons le calendrier, fin janvier. 
Ahasverus : On me dit parfois dans des interviews qu'il devient difficile de tourner aujourd'hui. Les plateformes de streaming ont-elles tué le business ?
Phil : Non, c'est juste le monde qui évolue. Il faut s'adapter très vite. Quand j'entends dire que le passé était mieux, pour moi c'est faux, c'était très difficile aussi de se payer un instrument, répéter, faire des concerts, être signé par une Maison de Disques où simplement s'auto-produire. Que se soit dans la zique où autre, c'était très difficile et à toute époque. Les peintres, les sculpteurs, etc, et même pour tous les artistes des XVI, XVII, XVIII, XIXème ou XXème siècles, un nombre incalculable est resté dans l'anonymat. De nos jours il en est de même. La musique est omniprésente sur les réseaux, nous dévorons des dizaines de chansons de tous styles chaque jour et chaque style a ses propres niches. Alors se faire une place aujourd'hui est compliqué tout comme aux différentes époques.  Une personnalité et une marque de fabrique c'est ce qu'il faut avoir. Silvertrain a tout cela, la nouvelle équipe va le prouver.
Ahasverus : Un artiste peut il vivre de son art aujourd'hui ?
Phil :Vivre de son art a toujours été très difficile. Il y a énormément de talents, mais comme la société de consommation est passée par là, il y a une élimination de fait, donc très peu de places.

« Silvertrain est une griffe, une marque. Je la revendique avec ses bonnes et mauvaises périodes. Nous sommes dans une bonne période. »

Ahasverus : Mais toi tu es toujours là.
Phil : La passion ne s'explique pas, elle est en moi depuis l'âge de seize ans. Silvertrain est une griffe, une marque. Je la revendique avec ses bonnes et mauvaises périodes. Nous sommes dans une bonne période.
Ahasverus : Peux tu me parler des autres musiciens ? 
Phil : L'intégration n'est jamais chose facile, tant techniquement que moralement. Intégrer un groupe c'est s'identifier à lui. Michael Levant, notre bassiste, l'a tout de suite compris. Ses partitions apportent énormément de volume et de profondeur, son émotion est omniprésente et les compositions s'en ressentent. Il s'est beaucoup investi dans les chansons. Concernant Emmanuel Drillin, notre second guitariste, au fil de l'enregistrement il a estimé qu'à la sortie il prendrait une toute autre voie. Nous nous sommes séparés à la fin de l'album. Fabrice, son remplaçant, est une histoire qui commence, donc rendez-vous sur scène. 
Pour ce qui est de la batterie, Sébastien a eu un grave problème d'acouphènes. Après quelques séances d'enregistrement nous avons décidé de mettre Enzo aux commandes, contrat qu'il a rempli magistralement en peu de temps. Aujourd'hui l'équipe est prête.  Silvertrain depuis ses débuts est taillé pour la scène. Nous travaillons un show incroyable : le plaisir d'entendre, mais le plaisir de voir aussi !
Ahasverus : Pour les pochettes précédentes (« Walls of insanity », « Steel Against Steel ») tu faisais appel à Stan W Decker. Qu'en est-il pour « Bring Back The Silence » ?
Phil : Quand j'aime, je suis fidèle, mais hormis cela Stan à tout de suite compris le sens de « Bring back the silence ». Radios, chaînes de télévision, réseaux sociaux, etc, c'est un Blabla constant. L'idée du fœtus est géniale : ces êtres vivants en ont marre d'entendre en boucle toujours les mêmes choses, marre que tout le monde donne son avis sur tout, marre de ce narcissisme ambiant. Ils ont le droit de dire, « Fermez vos gueules et ramenons le silence ! »
Silvertrain esther w pink 2
Photographie d'Esther W. Pink

 

JELUSICK (heavy metal), Follow The Blind Man (29/09/2023)

Le 18/10/2023

Dino Jelusick n'a à l'évidence rien à envier à ses prestigieux aînés, David Coverdale et  Jorn Lande.

Par Ahasverus.
Jelusick band2Dino Jelusick est un enfant de la balle. Né en 1992, il passe ses premières auditions dès l'âge de cinq ans. 
Il remporte à onze ans, avec « Ti si moja prva ljubav », une chanson de sa composition qu'il joue pour partie au piano, le concours junior de l'Eurovision à Copenhague en 2003. Il sort son premier album la même année et entame une série de concerts qui le conduiront de l'Europe aux Etats-Unis, et jusqu'en Australie.
2004. Dino a douze ans. Il  est le plus jeune nominé au prix de musique croate Porin. Il se produit avec des géants tels que UB40 et Ronan Keating.
En 2005, il sort l'album conceptuel « Prošao sam sve ». Mais ses goûts le poussent peu à peu vers le rock metal, avec une prédilection pour les groupes des 80's.
En 2012, il fonde Animal Drive, groupe avec lequel il enregistre un album (« Bite! » - 2018) et un EP (« Back To The Roots » - 2019), avant que n'intervienne la séparation en 2020.

Dino ne tarde pas à être repéré par le gratin du métal international : le Transiberian Orchestra s'intéresse à lui dès 2016, George Lynch l'intègre à son groupe Dirty Shirley en 2018, et il rejoint Whitesnake au chant, clavier et guitare, en 2021. 
En 2023, Dino revient en formation de combat sous le nom de Jelusick avec un album intitulé « Follow The Blind Man ». 
Jelusick follow the blind manIl s'agit d'un onze titres d'environ cinquante-trois minutes.

Autour de Dino, trois compatriotes croates :
A la guitare, Ivan Keller, qui a notamment joué dans « Fireball », avec lequel il ouvre pour Guns'n'Roses en Croatie en 2012. A la batterie, Marc Lepoglavec. Lui et Ivan ont notamment joué avec Marco Mendoza. Le bassiste Luka Brodaric complète la formation.  

Jelusick met les choses au clair d'entrée de jeu avec un titre heavy, dynamique et moderne, « Reign Of The Vultures », qui n'est pas sans rappeler l'univers de Soto.

La voix est évidemment le point fort de l'album. Son talent est encore plus évident sur les ballades (« The Great Divide », « Follow The Blind Man », « The Bitter End »). Dino Jelusick n'a rien à envier à ses prestigieux aînés, David Coverdale et  Jorn Lande. Avec des vocalistes tels que lui et Mehdi Khema (Carthagods), c'est une génération qui se tient prête pour assurer la relève.

Une production idéale met en évidence le jeu des instruments. La guitare et le clavier (Hammond) se passent le relais dans une parfaite complicité (« What I Want »), c'est le second point fort de cet album. Une légère touche orientale peut imprimer  la mélodie (« Died »).
Les titres sont techniques, avec des orchestrations bien pleines et des interprétations très carrées. Ils oscillent entre une tradition à la Coverdale (« Died »), Coverdale/Page ( « The Healer »), et une modernité à la Soto/Carthagods (« Reign Of The Vultures », « Chaos Master ») qui se risque même à esquisser un growl (« Acid Rain »).

Un sentiment de déjà-vu peut poindre à la première écoute. Insistez ! La technicité des musiciens se charge de vous  rappeler qu'on a affaire à un Monsieur au moins aussi capable que ses illustres prédécesseurs, et lorsque le songwriting déploie ses ailes, ce disque peut devenir formidable et se montrer capable de squatter la mémoire de manière pérenne (« Follow The Blind Man », « What I Want »).
L'album se referme en douceur avec « The Bitter End » en outro. Cette ballade épurée permet à Dino Jelusick de déployer tout son talent de chanteur.
C'est donc sans hésiter que vous suivrez cet aveugle (« Follow The Blind Man ») qui dispose de tous les ingrédients pour apporter du bonheur au fan de heavy qui bouillonne en vous : un son massif, une grande voix, un songwriting qui sait toucher à l'excellence, et des musiciens aguerris (guitare/basse/clavier/batterie) qui ne manquent pas de développer leurs idées.

Pour conclure, sachez que c'est également à l'aveugle, au moins le temps des fameuses auditions, que Dino Jelusick se retrouvera sur les plateaux de télévision, puisqu'il intègre le jury de la nouvelle  saison de The Voice Of Croatia.

LIVE-REPORT DU "TRIBAL FESTIVAL 2023" (Peymeinade-06)

Le 17/10/2023

Par Dam'Aël

Tribal fest 2023

Dans un cadre idyllique en pleine pinède Daudet sur Peymeinade (06), espace naturel mais aménagé pour l'occasion, la Tribal Roch Association, qui vient d'ailleurs de fêter ses 22 ans d'existence, nous a proposé le 26 août dernier la 18ème édition du TRIBAL FESTIVAL.

Encore une fois, et plus particulièrement cette année, Marco Le Rolle a su tenir de mains de maître le projet 2023 avec un line-up varié et d'une qualité qui vous donne des frissons. A vous d'en juger!

Alcatrazz Official

OVERDRIVERS

Brutti di Fosco

Underground Therapy

Balls Out

En parallèle des cinq concerts qui décoiffent sans mistral, un stand de merchandising où il est conseillé de se procurer albums, t-shirts et autres en direct auprès des groupes, la restauration rapide pour ne pas flancher au vu de l'énergie libérée lors des heures de headbanging, de hurlements, à gigoter dans tous les sens, un stand de disques et même de bijoux artisanaux. Rien n'est laissé au hasard.

 

Balls Out

La lourde tâche d'ouvrir le festival revient à la formation niçoise qui est loin de s'en émouvoir de stress, tant son expérience des scènes commence à compter depuis 2016, date de sa formation. Les quatre membres mais aussi amis :

Pat Gioan: Chant / Basse
Pierre Pizana: Batterie
Sonny Micucci: Guitares
Yann Vautrin: Guitares

écument  les scènes locales et nationales, Rock N' Eat, Elysée Montmartre, Hellfest et bien d'autres. Ce soir ils piétinent d'impatience pour nous livrer leur set de 8 titres, et je peux vous garantir que si les quatre garnements avaient pu arrêter le temps pour faire durer ce moment, ils ne seraient certainement pas gênés tant leur envie d'en découdre en première partie des Américains d'ALCATRAZZ, était perceptible. Pour ceux qui ont déjà vu cette formation, nul est de rappeler qu'elle sait sortir les crocs et piétiner les planches, une manière bien rockeuse de se faire plaisir et d'offrir au public un moment d'échange et de magie.

1. Back to Real                                                          Volume 1 : Get Dirty  EP 2


2. Wet and Late                                                         Too Big To Handle EP1
3. Moaning Hard                                                       Let Me In (I Know Someone Inside) album
4. Get Dirty (Wild And Nasty)                                  Volume 1 : Get Dirty  EP 2


5. Hot Mom                                                               Volume 2 : Hot Mom


6. Let Me In (I Know Someone Inside)                    Let Me In (I Know Someone Inside) album
7. Hurricane                                                              Let Me In (I Know Someone Inside) album
8. Balls Out                                                              Too Big To Handle EP1

Le leader Pat GIOAN, chant et basse, a bien voulu répondre à quelques questions lors de cet évènement. Dam'Aël vous en livre le contenu dans cette vidéo :

 

Underground Therapy

Mené par Sarah et ses cris de rage revendicateurs, Underground Therapy prescrit son néo-rock en guise d'anxiolytique. N'oubliez donc pas votre ordonnance. On retrouve chez Underground Therapy des fondations 70's psychédéliques sur lesquelles le temps a laissé ses strates successives, et passant du quintet au quartet. 
Le gros changement c'est le départ de 2 membres, nouveau bassiste avec Anthony qui change d'instrument, et l'arrivée de Corentin, derrière la batterie... 

"On a tout réadapté en essayant de garder l'essentiel et le plus efficace des morceaux pour que ça marche à une seule guitare. La basse a pris plus de place en récupérant des mélodies de l'ancienne guitare, la guitare actuelle a gonflé son son et en même temps ça a permis à Tom d'avoir plus de place." : Anthony. 

La formation a signé chez un booker, Pongo Booking, après avoir participé à un tremplin “Los Bambasitos” en novembre 2021 et y avoir rencontré José Garcia, le président de l'association. 

Le quartet a délivré un set énergique, brutal mais rempli d'émotions,  aux chansons vraiment cathartiques. La voix de Sarah voyageant avec aisance de la violence et l'explosion à la douceur et l'envoutement.

1. Imsomnia                                     Neurosis (EP 20/12/20)
2. Dust                
3. Abyss                                           Fire Back (EP)
4. Deep Water            
5. Shell                                             Inédit du futur album


6. Donnie Darko                              Neurosis (EP 20/12/20)


7. Stupid Man                                  Fire Back (EP)
8. Shadow & Light                          Fire Back (EP)
9. Same Old Story                           Inédit du futur album


10. Lighter                                       Fire Back (EP)

Après les avoir découverts sur scène, Underground Therapy a bien voulu se prêter au jeu de l'interview qui a pris fin sous les watts du groupe Overdrivers qui prenaient place , l'interview des Toulousains ayant été réalisée après la prestation de Brutti di Fosco au changement de plateau :

 

Brutti di Fosco

Les Brutti di Fosco (originaire des Marches, né à Cingoli en 2016) jouent du  Rock , contaminé par  le Funk ,  le Folk et le Metal, car chaque membre vient d'un parcours musical distinct et a sa propre histoire à raconter. Une musique donc très colorée et rendue épique par la présence d'un instrument traditionnel, la  Cornemuse. Il est dit que Fosco (qui manie aussi guitare, basse et piano), le leader du groupe, est l'un des meilleurs cornemuseurs italiens. Au fil des années, le son a évolué d'un son « celtique traditionnel » à une musique plus libre d'étiquettes, où l'esprit ludique du groupe émerge en impliquant le public dans son spectacle. 


Fosco  (Lorenzo Carducci)                                  Cornemuse, sifflet, chant 
Johnny Visciola (Giulio Fabrizi)                         Basse 
Il Tropicale (Edoardo Leoni)                               Batterie 
Don Vito De La Sierra (Lorenzo Marcelloni)      Guitare lead 
Frederick O'Giustu (Federico Stocchi)                Guitare rythmique

A noter dans leur cursus musical, leur participation à la huitième édition de l' émission de talents Italia's Got Talent  diffusée le 16 mars 2022 avec une jolie place en demi-finale. 

1. Sette Quarti                                    Estote Deformis (EP 2018) 

   
2. Je Jacobites By Name                    Ye Jacobites by Name est une chanson traditionnelle écossaise 


3. Liberi!e                                           single 21/01/22
4. Drunken Sailor

 
5. Can You Hear The Blackbird         Estote Deformis (EP 2018)
6. Luce                                                single 28 mars 2023 
7. Frutti di Bosco                               Estote Deformis (EP 2018)                     - L'anagramme de Brutti di Fosco -
 Introducing the Band Members
8. Let’s Go Pecoraio                          Estote Deformis (EP 2018)
9. Atholl Highlanders

Il est indéniable que les Italiens savent faire le show tant dans la façon de faire évoluer leur set tout au long de leur prestation que sur l'énergie qu'ils déploient en livrant leurs titres sans temps morts, complétés par des échanges récurrents avec le public. Public qui, s'il a été plutôt très surpris sur les premiers instants, a très vite adhéré au genre présenté et à l'énergie dégagée. En d'autres termes, un excellent moment lors de ce Tribal Festival 23. La formation n'hésite pas pour terminer sa prestation à descendre auprès du public pour délivrer au plus près cette énergie électrisante et plus que jpuissive.

Fosco nous livre quelques informations :

 

OVERDRIVERS

Si  un mur de décibels s'est abattu dès 2015 sur les Terres du Nord, nos quatre rockers débarqués en région Paca ont mis à sac la scène du Tribal Fest de Marco et explosés les esgourdes du public et de ses environs. Après avoir découvert en live Airbourne au Orange Metalic Festival cette année, c'est au tour de cette formation surnommée  The Frenchiest of Australian Rock Band qui, vous l'avez compris, nous sert des compositions à la AC/DC like. Inutile de vous écrire que ça bouge dans tous les sens, ça envoie les décibels par flots effrénés et Adrien nous chante haut et très fort quelques titres au sujet parfois déroutants comme She's On Her Period. Le quartet composé de :
Adrien Desquirez – Chant, Guitare
Anthony Clay – Guitare
Benjamin Ollivier – Basse
Florian Morgano – Batterie

fait exploser les watts hors des Marshalls sans s'apercevoir que la pluie commence à s'inviter sur la scène non couverte... Qu'est-ce qui va sauter en premier? Fort heureusement la demoiselle n'ayant pas son billet d'entrée a fait demi tour illico presto laissant la voie ouverte à la déferlante des Nordistes dont le show survolté n'a laissé place à aucun temps mort. Pour finir un bon bain de foule pour finir dans une euphorie totale qui ravit tout le monde musiciens, festivaliers et organisation. Si les Américains d'Alcatrazz nous proposait "Hiroshima Mon Amour" dans leur setlist, Overdrivers fût une véritable bombe atomique sur Peymeinade!

1.You cheated on me                                                         Rock Out (EP 3 titres - 2021)

2. She hides a big packet                                                   Rockin' Hell  ( album - 2016)

3. Factory                                                                           Rock Out (EP 3 titres - 2021)

4. She’s on her period                                                        She's On Her Period (album - 2018)

5. High Mountains                                                             She's On Her Period (album - 2018)  

                                              

6. Dirty Girls Island                                                           Rockin' Hell  ( album - 2016)

7. Show your boobies                                                        She's On Her Period (album - 2018)  

8. Rockin’ Hell                                                                   Rockin' Hell  ( album - 2016)

9. Limbs of rock’n’roll                                                       Rockin' Hell  ( album - 2016)

 

Quelques petites informations obtenues au bout du micro :

 

Alcatrazz Official


Depuis 1983, la vie de la formation ALCATRAZZ est loin d’être un long fleuve tranquille au vu des multiples évolutions du line-up ; une véritable saga en quelle que sorte, avec de multiples épisodes. Seuls membres fondateurs  Gary Shea à la basse et de Jimmy Waldo aux claviers, restent les véritables piliers du début de l'aventure. A noter malgré tout que la basse est tenue lors des concerts par Adam Sheppard (choeurs). Si Yngwie Malmsteen  et Steve Vaï ont laisser quelques empreintes marquantes respectivement de 1983 à 1984 et de 1984 à 1985 dans la vie de Alcatrazz (sans compter Jason Becker), c'est à ce jour le shredlord Joe Stump qui tient la 6 cordes depuis 2019, largement influencé Yngwie et réplique partielle de ce monstre. Sur ce Tribal Festival Joe fait  le show dans des positions épiques souvent caché derrière sa tignasse, arborant une jolie guitare ESP jaune discret, beaucoupplus discret que notre guitariste. En tout cas ça envoie du lourd avec des nappes de clavier, des basses et une rythmique servie par Larry Paterson en superforme et malgré le tout petit espace prévu pour la batterie. Larry qui prend le relai depuis le second semestre 2021 de Mark Benquechea lui, présent depuis 2019. Evidemment nous savions que nous n'aurions pas Graham Bonnett derrière le micro, évincé depuis fin 2020 et remplacé par  Doogie White ( Rainbow, Yngwie Malmsteen, Michael Schenker...). La setlist fait quelques aller-retours entre la discographie d'Alcatrazz et celle de Rainbow en passant  par Michael Schenker’s Temple of Rock,donnant ainsi  un léger aperçu du cursus de Doogie.

Evidemment pour les fans de la première heure, l'absence de Graham  peut générer une certaine frustration ; cependant il est incontestable que la présence d'une telle pointure au Tribal Festival rend le public fier et le ravit au plus au point. Bravo à Marcus pour pour cette initiative et cette performance.

Little Viper

Too Young to Die, Too Drunk to Live

Wolf to the Moon (Rainbow)

Turn of the Wheel

Ariel (Rainbow)

Jet to Jet

Sword of Deliverance

Battlelines

Too Late for Tears (Rainbow)

Don't Get Mad…Get Even

Hiroshima Mon Amour

Bring on the Rawk

Vigilante Man (Michael Schenker’s Temple of Rock)

The Temple of the King (Rainbow)

Quelques messages recueillis sur place :

1. Jimmy WALDO

 

2. Joe STUMP 

 

3. Larry PATTERSON

A noter que Larry Patterson Larry a été pendant un certain temps l'assistant officiel de Cozy Powell et de son technicien de batterie Eddie Naughton lors de l'écriture et de l'enregistrement de l'album « Forbidden » de Black Sabbath.
Il a aussi travaillé pour Blaze Bayley avec qu'il a fait deux des albums studio, un double album live et un DVD suivant de nombreuses tournées dans le monde  entre 2007 et 2010.
En dehors de la musique, il écrit beaucoup. Dans le monde de la musique, un livre sur l'histoire du groupe Blaze Bayley intitulé « At The End Of The Day », a été initialement publié en 2009. 
Depuis 2022, 21 livres sont à son actif, sur des thème totalement différents : des histoires non-fictionnelles sur la Seconde Guerre mondiale – principalement liées à la Wehrmacht – inspirées en grande partie par un intérêt de toute une vie pour la Seconde Guerre mondiale et par son travail comme instructeur de plongée sous-marine, ce qui comprenait quelques années de plongée sur les épaves de guerre au large de la France.

Ravie d'avoir pu  voir en live cette formation ainsi que les quatre autres groupes proposés dans ce festival, un des rares festivals à s'êtr 'enraciner sur nos terres provençales. Que l'organisation continue avec passion à générer des éditions d'année en année depuis 2006 et qu'elle puisse ravir autant de public et de passionnés encore pour les décennies à venir.


 

WIG WAM (glam metal), Out Of The Dark (10/02/2023)

Le 10/10/2023

Wig Wam vient rappeler sa grande facilité d'écriture. Il livre quelques brûlots dans une galette pleine de friandises. Ce n'est pas son meilleur album, mais tout de même...
Par Ahasverus

Wig wam out of the dark 1Formé en 2001, Wig Wam sort son premier album en 2004. Si certains titres ne font pas très sérieux (« The Best Song In The World », « Erection »), si la pochette du CD est plutôt médiocre, et enfin si les arrangements restent à travailler (« Crazy Things », « Tell Me Where To Go »), la mélodie est bien présente, la voix est presque prête, la guitare totalement (« Erection »), et ce « 667... The Neighbour Of The Beast », qui comprend une cover du titre de Mel C « I Turn To You » constitue une carte de visite très honorable. Son hard est parfois proche du glam 70's (« Mine All Mine », « Bless The Night »), s'accaparant le son 80's d'un Bon Jovi (« Hard To Be Rock N' Roller ») qui jammerait avec Mötley Crüe (« Car-Lyle »), se permettant quelques vraies ballades (« Tell Me Where To Go », « A Long Way ») et un clin d'oeil aux Kiss Alive (« Erection ») parmi des choses modernes teintées de pop (« I Turn To You »). Hard et mélodique, Wig Wam entend néanmoins dès son premier album explorer les contours de sa cible plutôt que de se résoudre à la frapper dans son centre. 
Ce premier album est peu distribué en Europe et n'arrive pas jusqu'à la France. La plupart des titres  (« The Best Song In The World », « Erection », « Mine All Mine », « Bless The Night », « Tell Me Where To Go », « Car-Lyle ») sont donc repris dans l'album suivant, « Hard To Be A Rock N' Roller » (2005). Parallèlement, Wig Wam tente à deux reprises de participer à l'Eurovision. Il y parvient la seconde fois et permet a la Norvège de se placer à la neuvième place avec la chanson « In My Dreams ». Une version studio sera intégrée dans une réédition de l'album « Hard To Be A Rock N' Roller ».

C'est la seconde fois que le chanteur Glam (Åge Sten Nilsen) participe à l'Eurovision. En 1998, il se classait troisième sous le pseudonyme G'sten.
« Wig Wamania » sort en 2006. Classique mais bien travaillé, il contient de bonnes chansons et affirme les talents de mélodiste de la formation norvégienne. Globalement orienté FM, ne lésinant pas sur les ballades et sur les morceaux taillés pour la radio (« Slave To You Love »,« Bygone Zone », « At The End Of The Day»), il a toujours de quoi séduire les amateurs de glam à la Bon Jovi (« Gonna Get You Someday »), voire de The Darkness (« Kill My Rock N' Roll ») même dans ses morceaux les plus heavy (« Dare Davil Heat », « Can't Get Her (Out Of My Bed) », « Breaking All The Rules »). C'est un album de qualité qui mérite d'être découvert aujourd'hui encore.
En 2007, Wig Wam se retourne sur son parcours le temps d'un « Live In Tokyo » fort de dix-neuf titres.
« Non Stop Rock N' Roll » (2010), le quatrième album studio de la formation,  s'ouvre sur le très frais « Do Ya Wanna Taste It ». Il délaisse un peu l'ambiance 80's pour mettre un peu de pop dans son heavy (« Walls Come Down »). Sans avoir de vues révolutionnaires, il est plus moderne  (« Still I’m Burning », « All You Wanted », « Non Stop Rock N’ Roll »)  et ses accroches fonctionnent bien (« Chasing Rainbow », « Do You Wanna Taste It ») jusque dans ses ballades (« Man In The Moon », « From Here »).

« Wall Street » (2012) prend la suite, et confirme l’impression de maturité dégagée par son prédécesseur (« Omg ! », « The Bigger The better », « One Million Enemies », « Natural High »). Une grande maîtrise de la voix rapproche parfois le chant de Glam d’un Coverdale (« Try My Body On »). Malgré cela et un album très correct avec des titres accrocheurs (« Wrong Can feel So Right », « Wall Street », The Bigger The Better ») le groupe se sépare en 2014.
C’est pour mieux se retrouver autour de « Never Say Die » qui sort en 2017 ! L’approche moderne se confirme sur un opus qui sait se montrer offensif (« Hypnotized », « Where Does It Hurt »). La voix a encore pris de l'épaisseur. Le groupe n’a pas perdu sa capacité à écrire des refrains mémorisables et des ballades (« My Kaleidoscope Ark »), avec des morceaux inattendus (« Silver Lining ») et d'autres qui peuvent faire penser  à  Kissin Dynamite (« Kilimanjaro »).

Le nouvel album, « Out Of The Dark », sort le 10/02/2023. Il va directement dans le vif du sujet avec un excellent morceau éponyme, remarquablement accrocheur.

C'est l'un des points forts de l'album, avec le titre « High N’ Dry », et peut-être plus que encore avec « Forevermore » : on imagine ce que ce mid-tempo percutant va donner sur scène !
Parfois évocateur de Van Halen (« Bad Luck Chuck »), parfois entre Bon Jovi et Whitesnake, (« The American Dream »), Wig Wam vient rappeler sa grande facilité d'écriture. Il livre quelques brûlots dans une galette pleine de friandises, sans toutefois placer là son meilleur opus, mais tout de même : c'est largement suffisant pour en faire un bon album, nous vous invitons à le découvrir, si ce n'est déjà fait.

NIKKI STRINGFIELD (hard/heavy), Apocrypha (29/09/2023)

Le 08/10/2023

Nikki Stringfield est connue plus pour son jeu de guitare que pour son chant lead. Son premier album solo pose des fondations solides qu'on vous invite à découvrir.
Par Ahasverus 
Nikki Stringfield est l'une des guitaristes de The Iron Maidens.
Nikki springfieldCe tribute band américain qui rencontre un succès notable a notamment compté dans ses rangs Nita Strauss ou encore Courtney Cox, récemment partie gonfler les rangs de Burning Witches.

Nikki joue également dans le groupe Heaven Below aux côtés de son époux, le guitariste Patrick Kennison.

Elle est donc connue plus pour son jeu de guitare que pour son chant lead. C'est que, manquant de confiance en sa voix, elle commence le chant tardivement et ne se livre pleinement à l'exercice qu'à partir de 2017, signant son premier EP solo deux ans plus tard. Il s'agit de « Harmonies For The Haunted » (2019), un cinq titres sur lequel elle tient, en plus du micro, la guitare et la basse tandis que Jesse Billson prend en compte la batterie.
Pour son premier long format, Nikki a souhaité constituer un vrai groupe, qui est aussi intervenu dans la structure des morceaux. On retrouve autour d'elle Patrick Kennison (guitare), Jesse Davidson (basse) et Shad Wilhelm (batterie).
L'album s'appelle « Apocrypha ».
Nikki stringfield apocryphaNe voyez dans ce titre aucune parenté religieuse : il est choisi pour le côté surnaturel qu'il dégage, et parce que sa sonorité claque à l'oreille, un peu comme le « Cryptic Writings » de Megadeth, expliquait la guitariste américaine au magazine BraveWords.
Longue d'environ cinquante-cinq minutes, cette galette contient douze morceaux dont le plus ancien (« As Chaos Consumes ») date de 2017. Des titres bien écrits, parfois dans la suite rythmique d'une Lee Aaron, tel « Where The Demons Lie »). Inspiré par les films d'horreur, mais pouvant cependant se référer à une personne toxique ou à une dépendance, ce titre a fait l'objet d'un clip tourné en une journée dans un entrepôt abandonné.


Vocalement, Nikki se défend. Elle est capable d'honorer plusieurs registres, du riff endiablé à la ballade (« Sweet Insanity ») avec la même réussite. Les morceaux sont particulièrement bien balancés quand la guitare se met en avant et réveille le heavy jamais loin chez la jeune Texane (« Flesh And Bones », « Wasting Away »).
Nikki Sringfield se frotte aussi au répertoire de Seal au travers d'une cover de son morceau « Kiss From A Rose », une chanson à laquelle elle se dit particulièrement attachée et qu'elle souhaitait reprendre au plus près de l'originale.
Pour son premier album, l'Américaine signe douze compositions variées qui font le job, unies pour un résultat plus qu'honorable et très homogène qui constitue au final un album de hard/heavy aussi agréable que convaincant. C'est un excellent début, et des fondations solides qu'on vous invite à découvrir.
« Apocrypha » est disponible depuis le 29/09/2023. 

THE GEMS annonce son album pour janvier 2024

Le 03/10/2023

Guernica Mancini, Emlee Johansson et Mona Lindgren : THE GEMS

Par Ahasverus
The gems credit photo mikael hulten2
THE GEMS par Mikael Hulten

En février 2022, dans notre article THUNDERMOTHER : La scission, nous vous annoncions un séisme chez Thundermother qui perdait les trois quarts de ses effectifs. Disons les choses : la fondatrice et guitariste Filippa Nässil virait Guernica Mancini (chant) et le reste du groupe, solidaire de Guernica, choisissait de quitter le drakkar.
Question de la rédaction : comment peut-on sérieusement envisager de virer une vocaliste du calibre de Guernica Mancini, sorte de chaînon manquant entre Janis Joplin et Sebastian Bach ?
Guernica Mancini (chant), Emlee Johansson (batterie) et Mona Demona Lindgren (guitare/basse) sont désormais réunies sous le nom de The Gems. Nos lecteurs les plus perspicaces ou les plus assidus avaient noté que G. E. M. sont les initiales de Guernica, Emlee, Mona, prénoms de nos héroïnes, et que le S marque le pluriel. Ils noteront tout aussi judicieusement que le premier single du trio suédois ne s'appellait pas par hasard « Like A Phoenix ».
The gems par gustaf sandholm anderssonTHE GEMS par Gustaf Sandholm Andersson
The Gems livrait en juin 2023 son clip avec une explication qui sonnait comme une revanche et un message personnel (suivez mon regard) : 
« Cette chanson parle du fait de se relever après avoir été rabaissé, de ne pas laisser la négativité de notre entourage nous définir. De renaître de ses cendres, tel un phenix - le message principal est de nous dynamiser et nous donner la motivation de ne jamais baisser les bras. La vidéo présente notre renaissance en tant que groupe et comment, à travers les épreuves, nous sommes devenues plus fortes et déterminées. Like A Phoenix était notre premier choix de single, parfait pour démarrer le voyage The Gems, et nous adorons cette chanson ! »

C'est donc tout naturellement que le premier album de The Gems prenait pour nom « Phoenix ». Sa pochette a été créée par Giorgia Carteri (Soilwork), ex-guitariste de ThunderMother.
The gems phoenix artwork
Les Suédoises s'expliquent : 
« Phoenix marque le début, l'ascension de The Gems. Cet album vous emmène dans un voyage à travers l'une de nos périodes les plus difficiles. A travers ce processus créatif, nous avons été capables de creuser profondément et de nous débarrasser d'un gros bagage émotionnel, et de trouver à nouveau le bonheur dans la musique. La liberté retrouvée de notre groupe transparaît sur cet album. Nous ne pourrions pas être plus fières de ce que nous avons accompli, et de la véritable communauté rock’n’roll que nous avons construite au cours de ces quelques mois d'existence. Phoenix est l'album parfait pour tous ceux qui traversent une période difficile, qui se font couper l'herbe sous le pied et qui trouvent la force de se reconstruire. Vous y trouverez toute la gamme des émotions, produite d'une main de maître par notre cher ami Johan Randén, avec qui nous avons également écrit certaines chansons. Nous espérons que les gens aimeront Phoenix et qu'ils apprécieront la chevauchée épique dans laquelle cet album les emmènera. »
Début octobre 2023, le trio de Stockholm présentait un nouveau single-clip, arrêtant son choix sur le morceau « Send Me To The Wolves», troisième piste de l'album, qui plongeait ses racines dans le blues. The Gems commentait : 
« La chanson Send Me To The Wolves parle de surmonter les épreuves et de se battre, de ne pas laisser les tyrans contrôler l'histoire. Ce titre encourageant est le mélange parfait entre les vibrations groovy du rock des années 70 et notre son moderne. C'est aussi la première chanson que nous avons écrite ensemble pour The Gems, et nous l'aimons tellement ! »

En novembre 2023, The Gems revenait avec un nouveau single-clip plein d'auto-dérision : « P. S. Y. C. H. O. ».
le groupe expliquait : « P.S.Y.C.H.O. est un morceau amusant, au rythme rapide, et pour faire la fête, avec un refrain qui vous rendra fou de la plus belle des manières. Nous sommes tous amenés à rencontrer des vampires énergiques, alors pourquoi ne pas porter un toast en leur honneur ? Et qui commence une chanson avec des drum fills déments imbibés de flanger ? NOUS ! Peut-être que nous sommes nous-mêmes des psychopathes ! Regardez le clip pour avoir quelques indices…»

« Phoenix » a été masterisé par Plec Johannsons (Soilwork, Firewind). Il sera disponible le 26/01/2024 via Napalm Records dans les formats suivants :
> 1 CD digisleeve
> 1 vinyle noir
> 1 vinyle violet
> 1 vinyle bleu
> Coffret deluxe : 1 vinyle orange et rouge marbré, un disque de feutrine, un livret de 16 pages, un tote bag (38x42 cm)
> Format digital
The gems coffret

KK's PRIEST (heavy metal), The Sinner Rides Again (29/09/2023)

Le 03/10/2023

« The Sinner Rides Again » est massivement loud & heavy et sent le Priest à plein nez. Même s'il ne fait pas d'ombre à l'original, vous ne serez pas trompé sur la qualité de la marchandise ; chaque seconde est heavy, et on reste sur de la haute couture.
Par Ahasverus
Kk priest mind art visual

Photographie Mind Art Visual


KKsPriest compte dans ses rangs deux ex-Judas Priest :

  • Le guitariste K.K. Downing. Co-fondateur du groupe, il l'initie avec le bassiste Ian Hill en 1969. K. K. est l'un des principaux compositeurs de Judas Priest. En 2011 lui et les initiateurs du British Steel  (style ?) se séparent en raison de divergences profondes quant à la gestion du groupe et à l'investissement de ses membres dans le tronc commun. 
  • Le chanteur Tim Ripper Owens. Tim remplace Rob Halford lorsqu'il quitte la formation britannique après l'album « Painkiller » (1990). Il enregistre deux albums en studio avec le groupe, « Jugulator » puis « Demolition » ainsi que les albums live « '98 Live Meltdown » et « Live In London ». Puis il doit quitter Judas pour céder la place à Rob Halford qui réintègre la maison-mère en 2005. Tim rejoint alors Iced Earth. Le film « Rock Star » (avec Mark Wahlberg et Jennifer Aniston, mais aussi Zakk Wylde, Jason Bonham, Myles Kennedy, Michael Starr, etc) serait librement inspiré de son parcours.

Pour KKs Priest, Downing et Owens font appel à un troisième ex-Judas : Les Binks. C'est le marteleur de fûts sur « Stained Class » (1978) et « Killing Machine » (1978) ainsi que sur le live « Unleashed In The East » (1979). Mais Les Binks se blesse durant les sessions et c'est ainsi que Sean Elg (Cage) intervient pour le remplacer.  Tony Newton (Voodoo Six) à la basse et A.J. Mills (Hostile) à la guitare complètent la formation.
L'intention est affichée par le recrutement : KK's Priest revendique le même héritage et surtout la même parcelle que Judas Priest. C'est clairement sur ce terrain que se place l'album « Sermons Of The Sinner » qui sort en 2021.
Aprs deux ans de silence discographique, KKs Priest amorce son retour. Un come-back qu'il veut encore plus sauvage !
Enregistré avec le même line-up, le nouvel opus a été mixé et masterisé par Jacob Hansen (Primal Fear, U.D.O., Epica). 
L'album prend pour nom « The Sinner Rides Again ». 
L'artwork a été confié à Andy Pilkington (Tygers Of Pan Tang, Flotsam And Jetsam).
Kk downing artwork
Il n'y aura pas tromperie sur la marchandise :  « The Sinner Rides Again » est dans la continuité de son prédécesseur.

La plupart de ses morceaux auraient pu figurer dans une tracklist de Judas Priest, avec une pointe épique ici ou là (« Keeper Of The Graves »).
K. K. Downing dit à propos de son nouvel opus :
« Pour perpétuer l’héritage de la musique Rock et Metal, dont j’ai été chanceux de faire partie ces cinquante dernières années, nous avons composé The Sinner Rides Again qui transporte l’auditeur dans un voyage entre personnages réels et fictifs, quoique parfois ambigus. Les chansons permettent à l’imagination des fans de ce merveilleux genre musical de s’échapper de la réalité, et de nous rejoindre pour poursuivre l’expérience Heavy Metal dans le futur. »
Pour « The Sinner Rides Again », KK's Priest a signé chez le géant autrichien Napalm Records. K. K. Downing explique :
« Notre nouvel album était prêt et avait besoin d’un placement au sein d'un grand label. Nous avons donc échangé quelques noms qui nous plaisaient, et Napalm Records était l’un d’eux. On peut dire que Napalm est un leader du genre Heavy Metal depuis longtemps. Il possède un fantastique roster d’artistes émergents et bien établis, ce qui est une force redoutable. Parmi son catalogue, on compte des artistes éminents et au top qui seront grands dans quelques temps. Je suis ravi d’entrer en partenariat avec Napalm Records, et nous avons hâte de travailler ensemble. »
Musicalement,  les deux ex-Judas Priest livrent ce qu'ils connaissent le mieux. « The Sinner Rides Again » est une suite de rythmiques heavy et de leads extrêmement percutantes dans une galette qui cherche l'impact à chaque titre. La voix n'est pas le moindre des atouts de l'album. Tim Ripper Owens évolue en plein coeur de sa zone de confort, une zone pourtant inaccessible à la plupart des chanteurs. C'est qu'il compte parmi les meilleurs vocalistes de la scène metal, et il appose une signature forte sur chacun des neuf morceaux. Assurément, « The Sinner Rides Again » est massivement loud & heavy et sent le Priest à plein nez (La tournure est heureuse, imaginez qu'il sente le KK !). Même s'il ne fait pas d'ombre à l'original, vous ne serez pas trompé sur la qualité de la marchandise ; chaque seconde est heavy, et on reste sur de la haute couture.

« The Sinner Rides Again » est disponible via Napalm Records depuis le 29 septembre 2023 aux formats suivants :
- Format digital
- 1 CD digipack
- 1 vinyle noir
- Coffret en bois : CD digipack, drapeau, bracelet cuir avec logo du groupe, print, patch) - exclusivité Napalm Records (500 exemplaires)
- 1 vinyle orange et noir marbré - exclusivité shop Napalm Records (sauf USA) - (300 exemplaires)
- 1 vinyle orange transparent - exclusivité shop Napalm Records USA - (300 exemplaires)
- 1 vinyle orange, bleu et noir effets tâches d’encre - exclusivité shop Napalm Records - (500 exemplaires)
- 1 cassette rouge et imprimé blanc - exclusivité shop Napalm Records - (200 exemplaires)
Kk downing coffret
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ESPRIT D'AIR, TIM OWENS et BEN CHRISTO coverisent The Trooper

Le 02/10/2023

Le groupe anglo-japonais Esprit d'Air s'est associé à Tim Ripper Owens (KK's Priest) et à Ben Christo (The Sisters Of Mercy) afin de fêter comme il se doit les quarante ans du morceau d'Iron Maiden « The Trooper ».
Esprit d air
La reprise de Kai, frontman d'Esprit d'Air, de « The Trooper » sur TikTok avait attiré l'attention du compte officiel d'Iron Maiden qui commentait « Great Cover », ce qui l'a inspiré à en faire une sortie officielle sous licence avec Esprit D'Air. La sortie est accompagnée d'un clip filmé et monté par Charlie Smith de MindArtVisual, qui a produit tous les clips de KK's Priest, le groupe de K. K. Downing et de  Tim Owens (qui vient juste de sortir son deuxième album).

Kai raconte : « Comme beaucoup de métalleux, j’ai découvert le heavy metal avec Iron Maiden. C’est l’une des principales raisons pour lesquelles je fais de la musique. Comme pour beaucoup de métalleux, « The Trooper » a été l’une des premières chansons de heavy metal dans laquelle je me suis lancé. Je suis honoré de faire équipe avec Ripper et Ben pour commémorer son quarantième anniversaire avec notre propre version ! Nous voulions respecter la version originale mais aussi nous l’approprier, c'est pourquoi Ben et moi y avons inscrit nos propres solos de guitare. »
Une belle version, avec des lead guitares originales et un Tim Owens en grande forme. Le résultat n'a rien à envier à l'originale !
Esprit D'Air sortait son dernier album,« Oceans », en 2022. Il entrait dans six charts officiels, obtenant une huitième place dans le classement des albums rock et métal et  une cinquième place pour les téléchargements d'albums. En 2023, Il réalisait une tournée sold-out de sept jours au Royaume-Uni et entrait dans les charts officiels des singles britanniques avec le morceau « Shizuku » (feat. Misstiq).

FURIES a dévoilé le nom de sa chanteuse

Le 18/09/2023

Son nom ne vous est pas inconnu ? C'est normal ! Cheyenne Janas disputait la saison 9 de « The Voice » en 2020. Dans l'équipe de Lara Fabian, elle atteignait la demi-finale de la compétition.
C'est donc cette jeune femme qui rejoint le groupe de heavy parisien Furies au poste de chanteuse.
Furies cheyenne janas
Originaire de Fameck, en Moselle, Cheyenne n'a bien sûr pas attendu The Voice pour s'intéresser à la musique ; elle commence le chant dès l'âge de quatre ans et monte sur scène avant sa dixième année. Elle a quatorze ans lorsqu'elle participe à l'émission « La France A Un Incroyable Talent » où elle va jusqu'en... demi-finale ! A cette occasion, Hélène Segara lui prédit « une longue carrière ».
A quinze ans Cheyenne est remarquée par le Luxembourgeois Steven Pitman, un sosie vocal d'Elvis Presley, qui propose de la « prendre sous son aile » et devient son manager. En 2016, Cheyenne sort un album de reprises acoustiques,  de Nirvana à Presley. Intitulé « Me myself and I ». Il voit la jeune fille jouer du piano et de la guitare et se conclut par une chanson signée par son père, musicien de country doté d'un joli brin de voix, qui lui a inoculé le virus de la musique.
Depuis 2018, Cheyenne est la chanteuse du groupe chambérien Chey 'N' Shiners.
Si les choix de Lucie Sue (basse, chant) et de Fred Bend (guitare) sont assez confortables, celui de Cheyenne Janas, plus connue pour son registre rock/country/blues/gospel, est une option que l'on n'attendait pas de la part du noyau dur de Furies. Un beau challenge en tous cas, qui ouvre certainement des perspectives excitantes pour les songwriters de la formation parisienne, et qui manifeste un choix de coeur de la part de leur nouvelle frontwoman. 
Furies est désormais prêt à en découdre. Prochaine étape le 28/10/2023 au Rock N' Eat de Lyon pour un concert. La soirée sera complétée par la formation heavy lyonnaise ANIMALIZE.

LUCIE SUE rejoint FURIES

Le 16/09/2023

Lucie Sue vient de rejoindre le groupe parisien Furies dans lequel elle assurera désormais la basse et les choeurs !
Par Ahasverus
Lucie sue

Rappelons que Lucie, outre sa carrière solo qui la voyait sortir l'album « To Sing In French » début 2023, faisait partie des candidatures envisagées au poste de bassiste par la formation américaine Steel Panther en remplacement de Lexxi Foxx !
Beaucoup de mouvements dans le line-up du groupe Furies après la sortie de l'album « Fortune's Gate » (2020) et le départ de sa chanteuse et bassiste, la très estimable Lynda Basstarde. Le nouveau line-up est donc composé comme suit :

  • Batterie : Elisabeth Lavarenne
  • Guitares : Guillaume Jockey et Fred Bend
  • Basse : Lucie Sue

Il semble que le featuring avec Alessia "Melany" Scolletti en reste au stade de la collaboration (au demeurant avec un excellent morceau !).

Le nom du frontman ou de la frontwoman qui permettra à la formation parisienne de se remettre en ordre de marche n'a toujours pas été dévoilé. On devrait l'apprendre très prochainement car Furies se produira au Rock N'Eat de Lyon avec Animalize, un très bon groupe issu de la scène lyonnaise, le 28/10/2023.

Une soirée hautement heavy en perspective !

U. D. O. (heavy metal), Touchdown (25/08/2023)

Le 27/08/2023

Même s'il ne fait plus souffler ce petit vent rebelle qui vous occasionnait cette chair de poule lorsque vous découvriez ses albums dans les années 80, vous vous abreuverez encore avec plaisir à ces rythmiques en béton et à cette voix d'écorché.
Par Ahasverus

« Touchdown » est le nouvel album studio d'U. D. O., l'une des grosses sorties de ce mois d'août 2023.
Udo Dirkschneider... Grand monsieur du Metal ! Chanteur originel d'Accept, avec qui il sortait trois albums monstrueux entre 1982 et 1985 : « Restless And Wild », « Balls To The Wall » et « Metal Heart ». 
Accept trois albums
Classiques entre les classiques ! 
Tiens, à propos de « Restless And Wild , ouvrons la parenthèse : Accept suscitait la controverse en démarrant cet album par un extrait d'un disque rayé de « In Heller Und Ein Batzen » suivi d'un cri suraigu de Dirkschneider. L'effet était saisissant. « C'est juste une vieille chanson folklorique » se défendait Wolf Hoffmann, le guitariste du groupe allemand. Arrête le schnaps, Wolf ! Si l'impact du fameux « Heidi, heido, heida » s'est dilué en 2023, n'importe quel ado qui vivait en France voici quarante ans, et probablement plus encore en Allemagne, était capable d'identifier ce chant de marche des armées nazies pendant la seconde guerre mondiale ! Cette provoc' a permis de braquer l'attention sur Accept à ses débuts, et on imagine bien que le groupe savait qu'il allait donner un petit coup de pouce au destin en créant le buzz autour de ce morceau. Il ne faut rien y voir d'autre qu'une stratégie commerciale, mais tout de même : appelons un chat un chat !
Fermons la parenthèse et partons directement en 1987. Accept veut prendre un virage plus commercial pour conquérir le marché américain, Udo n'a pas le profil pour ce style de musique. Il décide (on l'a peut-être un peu poussé) de partir fonder son propre groupe. Un accord amiable est passé avec ses camarades qui lui fournissent clé en main l'album « Animal House », entièrement composé de chansons qu'Accept a enregistrées en démo mais juge trop agressives pour le successeur de « Russian Roulette ». C'est sur ce cadeau de départ que Dirkschneider fonde U. D. O. tandis qu'Accept se vautre avec « Eat The Heat », un long format que pas un fan d'Accept n'a écouté jusqu'au bout... Dix-huit albums studio plus tard, et malgré quelques allers/retours dans sa formation d'origine, U. D. O. est toujours là, avec la même musique.
Alors je vous vois venir : « On a beaucoup parlé d'Accept dans ce papier sur U. D. O. ! » C'est vrai. Mais c'est qu'U. D. O. et Accept sont indissociables car Dirkschneider fait du Dirkschneider, qu'il soit dans ceci ou dans cela. Par ailleurs, on trouve désormais plus de membres historiques d'Accept  dans U. D. O. que chez la formation-mère, où Wolf Hoffmann reste seul pour tenir la barre. C'est que le bassiste Peter Baltes, qui jouait avec Hoffmann depuis le premier album et jusqu'en 2018, a désormais rejoint Dirkschneider ! Enfin, pour le mastering de son nouvel opus, Udo a fait appel à... Stefan Kaufmann, batteur d'Accept durant les grandes années !
Tout cela a des allures d'affaire de famille, jusqu'à Sven Dirkschneider, le fils d'Udo, qui a commencé à jouer de la batterie à l'âge de quatre ans, et qui martèle les fûts aux côtés de son paternel depuis près de huit ans.
Udo band martin hausler
U. D. O. par Martin Hausler


Voila pour le contexte général. On parle un peu de l'album ?

« Touchdown »

Udo cover
« Touchdown » désigne un essai au football américain.
Udo explique au magazine Defenders Of The Faith
« Nous cherchions un titre pour cet album depuis longtemps. Nous étions en Amérique du Sud, assis dans un bar sportif à l’aéroport. Il y avait un match de football et nous n'arrêtions pas d'entendre le mot "Touchdown ! Touchdown !" J'ai dit : "Hé les gars, je suppose que c'est le titre de l'album !"  »
Ainsi, estimant que l'idée colle parfaitement à son propos et à sa musique, le groupe a axé le packaging de son nouvel opus sur cette thématique.
C'est à Martin Häusler qu'il a confié l'artwork. Martin a collaboré avec Helloween, Pink Cream 69, Krokus. Depuis 2004 il a travaillé à plusieurs reprises avec U. D. O. 
Pour l'écriture des paroles et les mélodies vocales, Udo a bossé avec son fils. Il considère que cet album est plus direct et plus agressif que son prédécesseur et l'explique par le fait que plusieurs drames ont frappé directement les membres du groupe pendant la conception de « Touchdown » : le COVID bien sûr, mais plus personnellement une inondation qui ravageait la maison de Sven Dirkscheider, et enfin la guerre en Ukraine, où résidait Andrey Smirnov. Andrey ne réussirait à rejoindre l'Allemagne qu'avec les difficultés que vous imaginez.
Musicalement, U. D.O. nous propose ce qu'il sait faire de mieux : un heavy à l'Allemande ! Très efficace, agressif (« Isolation man », « Touchdown »), une machine aux rythmiques bien carrées (« The Flood », « Heroes Of Freedom », « The Battle Understood»), aux choeurs virils, avec une batterie qui cogne et d'excellentes guitares lead. La voix d'Udo est toujours aussi caractéristique, rocailleuse, si typiquement heavy ! Capitalisant sur son savoir faire, U. D. O. use de grosses ficelles et sert de grandes rasades de Marche Turque (Mozart) dans son « Fight For The Right », comme Accept postait jadis la Lettre à Elise de Beethoven à l'intérieur de son « Metal Heart ».

Parmi les titres bankable, on relève « Forever Free », chanson la plus typique de l'album, mise en avant par le label et sortie comme premier single, à propos de laquelle le batteur Sven Dirkscheider expliquait  : 
« Forever Free est censée inciter les gens à ne pas se contenter de croire ce qu’ils entendent ou ce que leur montrent les médias, par exemple, mais à réfléchir individuellement. Bien sûr, nous ne voulons pas dire qu’il faut tout remettre en question. La chanson exprime simplement qu’il vaut mieux se forger sa propre opinion sur les conflits et les autres sujets que l’on défend, même si elle est parfois erronée, plutôt que de suivre la masse aveuglément. C’est un hommage musical au privilège que nous avons de vivre dans un monde libre, comme c’est heureusement le cas. »

Voila, vous savez où vous mettez les pieds avec« Touchdown ». On notera enfin que le violoniste Stefan Pintev intervient sur le morceau qui donne son titre à l'album. C'est très efficace..

En conclusion, pour paraphraser Anvil, « Dirkschneider is Dirkschneider » et, si vous appréciez le bonhomme, même s'il ne fait plus souffler ce petit vent rebelle qui vous occasionnait cette chair de poule lorsque vous découvriez ses albums dans les années 80, vous vous abreuverez encore avec plaisir à ses rythmiques en béton et à sa voix d'écorché. La proposition 2023 d' U. D. O. est un cru qui fonctionne bien et le groupe fait ici encore une excellente impression.

ENFORCER (heavy metal), Nostalgia (05/05/2023)

Le 24/08/2023

Comme les spaghetti à la bolognaise, ce registre qu'on appelle désormais la nouvelle vague du heavy metal traditionnel (NWOTHM) est toujours meilleur réchauffé !

Par Ahasverus
Enforcer nostalgia

Dix-huit ans de carrière déjà pour le groupe Enforcer, qui commence son activité par une démo en 2005 !
En 2008, « Into The Night » est un album 80's plus vrai que nature. Il rappelle ces vieux Tokyo Blade, mais aussi Iron Maiden période Killers (« City Lights »), puis encore Helloween, ou le groupe français High Power. Nous avons affaire à un speed metal très vif emmené par un chant capable d'aller chercher des notes suraigües.
Un second album reprend les mêmes recettes. Un troisième en mode proto-thrash évoque le premier Metallica jusqu'à devenir le jumeau d'un « Phantom Lord » (« Satan »), tout en faisant la part belle aux cavalcades basse/guitare à la Maiden (« Take Me Out Of This Nightmare », « Crystal Suite »).
Le quatrième long format, « From Beyond », amorce un virage heavy/power, édulcorant les chevauchées speed metal (« One With Fire »). Il recueille cependant de bonnes critiques, qualifié d'album de la maturité par Horns Up. Si le speed n'apparaît qu'à de rares occasions (« Hell Will Follow »), les cavalcades des cordes sont toujours bien représentées (« Mask Of Red Death »).
Un instrumental composé dans une grande tradition maidenienne est systématiquement placé en sixième position des quatre premiers albums (« City Lights », « Diamonds », « Crystal Suite », « Hungry They Will Come »). Ce gimmick est abandonné par la suite.
« Zenith » (2019) marque d'ailleurs une rupture dans le catalogue du groupe d'Arvika. Bien produit, avec des orchestrations riches, c'est un mid-tempo qui peine à utiliser ses starting blocks. Il ne justifie pas son titre.
Le 05/05/2023 Enforcer revient avec un sixième album studio : 

« Nostalgia »

Possiblement échaudé par l'accueil de « Zenith », Enforcer retourne aux fondamentaux et appuie sur l'accélérateur pour retrouver une vitesse plus conforme à sa nature. 

La recette sent parfois le réchauffé. Justement : comme les spaghetti à la bolognaise, ce registre qu'on appelle désormais la nouvelle vague du heavy metal traditionnel (NWOTHM) est toujours meilleur réchauffé ! En mode « Plus vite que moi tu meurs », moins proto-thrash cependant, « Nostalgia » retrouve le grain de folie qui va bien, ose la ballade avec une certaine réussite (elle donne son titre à l'album), et se hasarde à un titre en Espagnol pour éviter la connotation politique du mot supremacy en anglais.

Dans un format où le speed metal est majoritaire sans être la règle absolue, Enforcer trouve un son second souffle avec un opus studio plus convaincant que ses deux prédécesseurs.
Conçus durant la pandémie, les titres retenus ont été enregistrés entre octobre 2020 et février 2022 par Jonas Wikstrand, qui a également réalisé le mixage et le mastering. Le groupe confiait à Metalorgie avoir recherché, pour cet album, le son de Foreigner 4, particulièrement pour la caisse claire. (Retrouvez cette interview dans son intégralité ICI)
L'artwork est signé Adam Burke.
En France, « Nostalgia » fait l'objet d'un large consensus critique (nous n'avons relevé que deux bémols). Si Among The Living estime que cet album est « loin d'être le meilleur de ce groupe », et si Les Eternels, plus radicaux, pensent que « le collectif peine désormais à se renouveler », pour d'autres, Enforcer « transcende le genre heavy metal avec une efficacité redoutable » (United Rock Nations), constituant « un beau divertissement musical »  (Album Rock)  qui « ravira les nostalgiques des années 80 » (Hard Rock 80). C'est en somme « une réussite complète » (Rolling Stones) où « tout est bigrement accrocheur » (Aux Portes Du Metal).
Retrouvez ces chroniques dans leur intégralité en cliquant sur le nom du magazine correspondant.

En tournée européenne, Enforcer sera à Nantes  (Warehouse)  avec Razor et Crisix le 22/10/2023.

BURNING WITCHES en live

Le 20/08/2023

Les Suissesses de Burning Witches ont mis en ligne une excellente version live du titre « Unleash The Beast », extrait de leur dernier album, « The Dark Tower ».

Cette nouvelle vidéo a été filmée lors d’un concert à Oberhausen au printemps dernier. Le groupe explique :
« Cette vidéo montre le pouvoir absolu du live et la magie des Witches sur scène ! Filmé à Oberhausen en Allemagne juste après que Courtney nous ait rejointes - son talent apporte un tout autre niveau d’enthousiasme et de musicalité au sein du groupe ! Nos nouvelles chansons ont été écrites pour être jouées sur toutes les scènes du monde, nous espérons venir très bientôt près de chez VOUS ! »
Burning Witches a profité de cette exposition pour confirmer que Courtney Cox (The Iron Maidens), remplaçante de la guitariste Larissa Ernst durant son congé maternité, devient membre permanent du groupe.
Celle-ci réagissait :
« Je suis très heureuse de rejoindre mes soeurs de Burning Witches en tant que membre à temps plein. J’ai hâte de découvrir ce que l’avenir nous réserve sur ce voyage Metal et de jouer avec cette assemblée de sorcières dans le monde entier ! ». 
Le lien ne semble cependant pas rompu avec Larissa Ernst, toujours créditée au line-up des Sorcières, désormais présenté ainsi : 

  • Laura Guldemond - chant
  • Romana Kalkuhl - guitare
  • Courtney Cox – guitare
  • Larissa Ernst - guitare
  • Jeanine Grob - basse
  • Lala Frischknecht – batterie
    Burning witches martin rahn
    BURNING WITCHES par Martin Rahn

IMMERSION DAY BY DAY IN HELLFEST 2023 : JEUDI 15 JUIN

Le 12/07/2023

Hellfest jeudi 15 juin 2023

Par Dam'Aël

Avant les grosses journées de concerts, le festivalier commence  par une mise en jambe au Hell City Square (http://www.ahasverus.fr/blog/hellfest-2023-vue-sur-la-hellcity-ce-14-juin.html); il vérifie si la bière de l'année est encore meilleure que celle de l'année précédente, s'évertue à faire changer au Merch. la couleur de sa carte bancaire passant du bleu au rouge, et ré-initie ses oreilles aux watts et décibels si tant est qu'elles s'étaient mises au repos. Des "coucou" par-ci, des saluts par-là, des "oh p***, ça fait longtemps" pour d'autres, l'ambiance est posée. La magie s'installe. La fée HELLFEST envoie ses plus belles étoiles dans les yeux de ses fidèles Métalleux, au cœur si tendre. Oui car tendresse rime avec Metal! Allez faites un effort, ça rime! et Ultra Vomit  le confirme haut et fort :

"La tendresse, bordel",  fait aussi partie du bordel du vrai Métalleux!

CODE ORANGE   (MS2 - 16h30-17h10)


Code Orange est un groupe de punk hardcore américain, originaire de Pittsburgh, formé en 2008, en Pennsylvanie. Il navigue autour de divers genres. Le dernier album du groupe, Underneath, est sorti en 2020 via Roadrunner Records. Depuis, la formation a publié un single, intitulé Out For Blood, ainsi qu’un album de remixes.
Eric Balderose – guitare, claviers, chant 
Reba Meyers – chant , guitare 
Jami Morgan – batterie, chant 
Joe Goldman – basse 
Dominic Landolina - guitare
Difficile d'ouvrir le premier concert, a fortiori sur une mainstage. CODE ORANGE a tenu le pari et a assuré avec brio, mettant le pit illico presto dans une ambiance qu'on connaît bien au Hellfest. Energie, échange avec le public, envolée musicale et tremblement de terre vocal, nul doute l'immersion est totale, et c'est sans compter la succession de circle pit, crowd surfing, wall of death... Un véritable travail d'orfèvrerie où le nu metal côtoie les sonorités post-rock, électro sur fond de crust, le tout générant une atmosphère de fou dans un chaos délirant mais bienveillant. 


⦁    Grooming My Replacement (Live debut)
⦁    Swallowing the Rabbit Whole


⦁    In Fear
⦁    Drowning In It (Live debut)
⦁    Bleeding in the Blur
⦁    The New Reality
⦁    Spy
⦁    dream2 / Dreams in Inertia (Live debut in front of an audience)
⦁    Out for Blood
⦁    Forever

 

BLACKBRAID   (Temple - 16h30-17h10)
 

Du Black Metal Amerindien natif des Adirondacks, une chaîne de montagnes que se partagent une partie du Canada et le nord-est de l'état de New York aux hivers très froids. Le projet est l'effort solo de son créateur, Jon Krieger. Krieger est amérindien et est également connu sous son pseudonyme Sgah'gahsowáh, un nom Mohawk signifiant "le faucon sorcière". Toute jeune formation (2022), atypique, même si le genre ne m'attire pas vraiment, je me suis posée le temps d'un titre pour me faire une idée et surtout découvrir. Un set qui aurait proposé un panel de riffs envoûtants surplombé d'un growl assez impressionnant où mélodie n'était pas bannie. Déjà deux œuvres à son actif : 

Blackbraid I (2022)

Blackbraid II (2023)

 

KAMIZOL-K   (Warzone - 17h15-17h55)

 

Kamizol-K est un groupe de Metal Hardcore formé en 2015 à Lyon par Marie, Kevin, Lionel, Gaëtan, Nico et Antho, citant comme influences Get The Shot et Upon a burning body. Ils participent au Hellfest Cult 2018 et jouent au Sylak la même année, tout en sortant en parallèle 2 EP Awakening (2017) et Rising (2019). Leur premier album Exile sort en septembre 2022. 2023 est une consécration puisqu'il remporte le tremplin The Voice Of Hell et a donc su tirer son épingle du jeu avec 254 groupes inscrits au départ et 99 groupes concurrents en lice. Hargne, rage, puissance et volonté d'en découdre, Kamikaze-K a enflammé la Warzone avec son mélange explosif de Nu Metal, de Death Metal, de Metalcore et de Hardcore. La frontwoman et le frontman ont dépoussiéré, au cm2 près, toute la superficie de cette scène endormie depuis un an.

⦁    Insanity
⦁    soseiji

⦁    sinner
⦁    get away
⦁    devil pt
⦁    hatred
⦁    69 forces
⦁    stand up
⦁    undo
⦁    sashimi alive
⦁    Horny time

GENERATION SEX    (MS1 - 18h45-19h35)

Coupler des membres de Sex Pistols avec ceux de Generation X n'est pas une chimère, bien au contraire et donne plutôt une formation Generation Sex qui ravit les fans de punk des 70's. Du côté de Generation X, on y trouve  Billy Idol au chant et le bassiste Tony James, tous deux fondateurs du groupe en 1976. Issu de la scène punk londonienne, Billy Idol a ensuite conquis les Etats-Unis durant sa carrière solo, investissant dès les premières heures la programmation de la chaîne MTV. Du côté des Pistols, on retrouve le batteur Paul Cook et le guitariste Steve Jones. A noter que Steve Jones a également collaboré avec Iggy Pop. Bon, personnellement, plus que déçue principalement sur la prestation désolante de Billy Idol, malgré tous les efforts fournis par l'ensemble des musiciens. Le frontman a mis plus de la moitié du set pour rentrer sur la pointe des pieds dans le show, limite karaoké (Oui je suis dure mais c'est mon avis). Rien à voir avec Billy Idol aux côtés de Steve Steven à Montreux en 2018 où nous avions même eu droit à un défilé de mode de la part du frontman. Ici, on ne retiendra sur lui que le T-Shirt qu'il portait... mémorable, il n'y a que lui qui a su faire sensation. Billy fatigué ou blasé?

Billy Idol chant

STEVE JONES

TONY JAMES 

PAUL COOK

⦁    Ready Steady Go (Generation X cover)
⦁    Wild Youth (Generation X cover)
⦁    Pretty Vacant (Sex Pistols cover)


⦁    Problems (Sex Pistols cover)
⦁    Black Leather (Sex Pistols cover)


⦁    Kiss Me Deadly (Generation X cover)
⦁    Dancing With Myself (Generation X cover)
⦁    Silly Thing (Sex Pistols cover)
⦁    King Rocker (Generation X cover)
⦁    God Save The Queen (Sex Pistols cover)
⦁    Your Generation (Generation X cover)
⦁    My Way (Claude François cover)

IN FLAMES   (MS2 - 19h40-20h30)         

In Flames , le groupe suédois de metal alternatif, originaire de Göteborg, formé en 1990, 14 albums solo à son actif, nous a balancé une sacrée claque au point de tendre l'autre joue. A l'origine, j'avais prévu de déambuler jusqu'à la Valley déplacée au côté de la Warzone pour découvrir DVNE (post-metal, rock progressif, doom écossais), mais j'allais perdre ma place pour The Hollywood Vampires et la suite... Donc ce sera In Flames! Et c'est une grosse machine de guerre que je découvre qui échange énormément avec son public. le groupe propose un set  de mélodeath de grande qualité, au son fort et lourd et une setlist s'appuyant principalement sur ses premiers albums.  

Anders Fridén – chant 
Björn Gelotte – guitare solo
Chris Broderick – guitare rythmique
Liam Wilson – basse
Tanner Wayne – batterie 

⦁    The Great Deceiver 
⦁    Everything's Gone
⦁    Darker Times (First live performance since 2017)
⦁    Behind Space
⦁    Cloud Connected
⦁    Only for the Weak
⦁    Foregone Pt. 1


⦁    State of Slow Decay
⦁    The Mirror's Truth
⦁    I Am Above 
⦁    Take This Life

HOLLYWOOD VAMPIRES   (MS1 - 20h35-21h45)

Inutile de présenter Alice Cooper (chant) et son comparse tommyhenriksen (guitare), le taulier d’Aerosmith Joe Perry  (guitare, chant) et le comédien américain Johnny Depp (guitare, chant), arborant une atèle au pied gauche ; le quartet est accompagné de Glen Sobel (batterie), de Chris Wyse (basse, backing vocals) et de Buck Johnson (claviers) Peu de surprises, surtout des reprises populaires. Alice Cooper interprète ainsi ses classiques « I’m Eighteen » et « School’s Out », mais n’hésite pas à passer le micro à Johnny Depp sur « Heroes » ou à Joe Perry sur « The Train Kept A-Rollin’ », presque 50 ans après l’avoir enregistrée avec Aerosmith. Gentillet, sympathique, aucun surprise, mais envie de les revoir. Je pense que pour moi cela suffira.
Petit trouble fête, le matériel  des stars est resté en Serbie , c'est KISS qui leur prêtera le matériel nécessaire pour leur prestation.

⦁    I Want My Now


⦁    Raise the Dead
⦁    I'm Eighteen (Alice Cooper cover)
⦁    People Who Died (The Jim Carroll Band cover)
⦁    Baba O'Riley (The Who cover)


⦁    The Boogieman Surprise
⦁    "Heroes" (David Bowie cover) avec Johnny Depp au chant
⦁    Kick Out The Jams
⦁    The Death and Resurrection Show (Killing Joke cover)
⦁    Walk This Way (Aerosmith cover) 
⦁    The Train Kept A-Rollin' (Tiny Bradshaw cover) avec  Joe Perry au micro


⦁    School's Out

Alice Cooper (chant)

tommyhenriksen (guitare)

Joe Perry  (guitare, chant)

Johnny Depp (guitare, chant)

Glen Sobel – drums 

Chris Wyse – bass, backing vocals 

Buck Johnson – keyboards, rhythm and lead guitar, backing vocals 

 

KISS      (MS1 - 22h55-00h55)


2019 devait être les derniers bisous de Kiss à son public et plus particulièrement aux Metalleux de Clisson. Mais tendresse oblige, on a du rab!!! KISS repropose un programme déjà connu à la scénographie pétillante et pétaradante. Tommy Thayer y participe volontiers en lançant des fusées avec sa guitare au cours de son solo. Coté théâtre, Gene Simmons crache du feu après « War Machine » et du sang avant « God of Thunder », alors que Eric Singer délaisse sa batterie pour un magnifique piano à queue sur « Beth » lors du rappel. Pas de tyrolienne de la part de Paul Stanley au dessus du pit qu'il proposait sur « Love Gun ». Ces nombreux effets n’empêchent cependant pas KISS d'essayer de gagner du temps en parlant beaucoup, beaucoup même un peu trop. Cependant en tout début de set, les papis du Hard ont très vite embarqué la foule l'invitant à chanter l'hymne national. Moment étonnant et magistral.
Belle et bonne retraite méritée Messieurs ; 50 ans de bon et loyaux services au royaume de la musique.

NB : Pas convaincue qu'il n'y ait pas eu quelques bandes son...

Paul Stanley – guitare rythmiquechant 

Gene Simmons – basse, chant 

Eric Singer – batteriepercussions , chœurs, chant 

Tommy Thayer – guitare solo , chœurs, chant 

 

⦁    Detroit Rock City
⦁    Shout It Out Loud
⦁    Deuce


⦁    War Machine (Gene breathes fire)
⦁    Heaven's on Fire
⦁    I Love It Loud
⦁    Say Yeah
⦁    Cold Gin
⦁    Guitar Solo (Tommy Thayer)
⦁    Lick It Up (with "Won't Get Fooled Again"… more )
⦁    Makin' Love
⦁    Calling Dr. Love (with extended jam by Paul and Tommy)
⦁    Psycho Circus
⦁    Drum Solo
⦁    100,000 Years (Partial)
⦁    Bass Solo
⦁    God of Thunder (With spitting blood by Gene)
⦁    Love Gun
⦁    Black Diamond
⦁    Encore:
⦁    Beth (Eric Singer on Piano)


⦁    I Was Made for Lovin' You
⦁    Rock and Roll All Nite 

NB: cette dernière vidéo est partielle sur le titre Rock and Roll All Nite car après avoir pu éviter nombre de slameurs au dessus de notre tête, une masse de 80kg a eu raison du combat... Dommage mais il s'agit d'une immersion pour vous aussi avec ses avantages et ses inconvénients.

 

PARKWAY DRIVE     (MS2 - 01h00-02h10)      


On est loin des rencontres sur le sable chaud australien de Byron Bay, grattant la 6 cordes acoustique tout en dégustant du citron caviar pour se rafraîchir. Il a fait chaud sur scène et tout aussi chaud dans le crowd avec le meneur survolté Winston McCall de  Parkway Drive . Une heure du matin, des kilomètres dans les pattes et pourtant j'avais vraiment envie de découvrir ce groupe venu d'Australie. L'entrée en scène s'est faite dans une pénombre intrigante avec une dizaine de silhouettes vêtues d'une cape noire et tenant chacune une torche, une ambiance mystérieuse qui s'éclipse rapidement avec l'arrivée du frontman, embrasant d'un seul tour de manivelle la foule restée nombreuse malgré l'heure tardive; Parkway Drive était attendu et indéniablement très attendu. Un parterre de Mainstage 2 insuffisant pour rassembler les fans de la formation. Découverte, surprise et surtout envoûtement ont été pour moi les maîtres-mots de ce moment exceptionnel. En résumé, un show de Metalcore travaillé et recherché, nuancé sur certaines plages (musicales) plus calmes faisant intervenir avec subtilité et pertinence des violons et la guitare acoustique, et n'hésitant pas à descendre au milieu de la foule pendant « Idols and Anchors », avant de revenir sur scène, pantalon légèrement déchiré, en se faisant porter pour enchainer sur  Shadow Boxing   en compagnie de deux violons et d'une contre-basse. Petite transition avec Darker Still   accompagné à la guitare acoustique et les torches des téléphones allumés. Malgré l’heure tardive, Parkway Drive a su plus embraser le Hellfest avec un set puissant et savamment orchestré, un véritable rouleau compresseur. Si Wilson nous a répété des "Merci beaucoup Hellfest", on lui crie "Merci beaucoup Winston pour cette extraordinaire prestation". 

INCONTESTABLEMENT MON GROS COUP DE COEUR!!!

NB : la musique est une histoire de famille chez les McCall, le frère cadet est le chanteur du groupe de Punk Hardcore 50 Lions.

Winston McCall au chant

Jeff Ling aux choeurs et guitare solo

Luke « Pig » Kilpatrick aux choeurs et guitare rythmique

Ben « Gaz » Gordon batterie

Jia « Pie » O'Connor choeurs et basse

⦁    Glitch Winston McCall embarque son public dès les premières secondes, public qui n'attendait qu'un petit geste pour adhérer à cette féerie de Metalcore Mélodique. Une tuerie musicale)


⦁    Prey    lance flamme
⦁    The Void


⦁    Soul Bleach
⦁    Vice Grip


⦁    Dedicated titre sur lequel Winston Mc Call remplacé les paroles originelles "twelve years I've fought for this" par Twenty years..." extrait de l'album IRE de 2015 qui avait propulsé la formation au sommet d'une notoriété certaine.
⦁    Idols and Anchors
⦁    Shadow Boxing (Violin intro)
⦁    Darker Still   guitare acoustic
⦁    Bottom Feeder avec un final batterie qui décoiffe sa m***
⦁    Encore:
⦁    Crushed (Violin Solo before the song started)
⦁    Wild Eyes

 

Annexe :

Un grand merci : au Hellfest Open Air Festival pour l'accréditation Media

                             à Olivier Garnier 

                             à  Replica Promotion

                             à Elo Sawicz 

                             à Agence Singularités 

                             à Romain Richez

                             à NRV Promotion

                             et à toutes les autres rencontres.

                             

 

ROMERO ET JUILLET

Le 09/07/2023

Après « Raised On Radio » qui reprenait des standards de la musique blues-rock, Ronnie Romero (qui joue dans une liste de groupes plus longue que mon bras) revenait fin janvier 2023 avec « Raised On Heavy », un grand écart de onze pistes allant du « Fast As A Shark » d'Accept au « The Four Horsemen » de Metallica, au milieu de morceaux de Maiden, Judas Priest ou Ozzy Osbourne.
Cela aurait pu suffire à vous occuper jusqu'à la sortie de « Too Many Lies, Too Many Masters », un album solo de compositions originales qui sera livré mi-septembre 2023 et dont « Castaway On The Moon », révélé ce mois-ci, est le premier single-clip.

Mais c'est pas tout !
Le chanteur de Lords Of Black s'est acoquiné courant 2022 avec le guitariste Richie Faulkner (Judas Priest) sur son projet Elegant Weapons.
Ronnie romero elegant weapons
Accompagnés du bassiste Rex Brown (Pantera) et du batteur Scott Travis (Judas Priest), ils sont dans les bacs depuis le 26/05/2023 avec un album intitulé « Horns For A Halo ». Un opus pas renversant mais d'une grande dextérité, produit par Andy Sneap (Cradle Of Filth, Accept), très heavy sur les premiers morceaux, plus posé ensuite. Parfois empreint du blues d'un Whitesnake (« Ghost Of You », « Bitter Pill »), il se voit agrémenté en sixième piste du « Lights Out » de UFO.  Judas Priest, Black Sabbath ou Black Label Society sont les noms qui reviennent le plus régulièrement dans les chroniques de ce supergroupe, tandis qu'un second album est déjà en cours de composition. 

Enfin, le futur album de Lords Of Black est lui aussi en préparation et Ronnie Romero enregistrait ces jours-ci ses voix à Bucharest.

BLAZE BAILEY part en Live.

Le 09/07/2023

Blaze Bailey a présenté le 07/07/2023 un nouvel album intitulé « Damaged Strange Different and Live ».
Blaze bailey
Habitué des albums live, Blaze s'est axé principalement sur son dernier opus studio, « War Within Me », sorti en 2021. Il a choisi pas moins de cinq titres pour le représenter : « War Within Me », « Warrior », « The Power Of Nikola Tesla », « 18 Flights » et « Pull Yourself Up » (c'est à dire la moitié de l'album « War Within Me » qui est un dix pistes).

Le reste de ce Live reprend des titres d'Iron Maiden évidemment extraits des albums « The X Factor » et « Virtual XI » auxquels a participé le Britannique tandis que Bruce Dickinson se concentrait sur sa carrière solo. Les titres sélectionnés par Blaze sont « Lord Of The Flies », « Judgement Of Heaven », « Fortunes Of War » et « Como Estais Amigos ».
Une setlist de très bonne tenue qui court sur quarante-trois minutes, prouvant la tonicité de  « War Within Me » et la solidité d'Iron Maiden y compris durant sa période Blaze Bailey, même si leurs productions discographiques communes n'ont marché que moyennement.
Un album live sans surprise, ni dans la tracklist ni dans la manière d'interpréter des morceaux proches de la matrice, mais Blaze, qu'on espère tout à fait remis de ses problèmes de santé (une crise cardiaque en mars 2023 l'a conduit à l'hôpital et à revoir ses plans de tournée),  reste fidèle à lui-même et délivre un Live très honnête qui fera passer du bon temps aux amateurs de heavy metal authentique et bien fichu.
Le son très correct permettra également aux néophytes de découvrir l'univers du Britannique.
Blaze Bailey reprendra la route dès octobre 2023.

ALL FOR METAL (heavy metal), Legends (07/07/2023)

Le 09/07/2023

All For Metal est un projet de Tim « Tetzel » Schmidt et Antonio Calanna. Sous ce nom est sorti l'album « Legends », trente-sept minutes de heavy metal épique  qui ne craignent pas la surenchère.

Dans la lignée d'un Manowar, « Goddess Of War », « Born In Valhalla », « Raise Your Hammer », laissent peu de place au doute quant aux intentions d'All For Metal. « Tetzel et moi partageons une vision commune et dès le processus de création des chansons, il m’a semblé évident que nous avions là quelque chose de très spécial » explique Antonio Calanna.
All For Metal ne cherchera pas à vous surprendre mais à vous donner ce que vous attendez. Sa devise ? « All for Metal, and Metal for All » !

Un groupe de heavy à deux voix, très éloigné des bases death metal que l'impressionnant Tim Schmidt cultive habituellement avec son groupe Asenblut.
« Legends » est disponible depuis le 07/07/2023 via AFM Records.
All for metal