HEAVY METAL

HUNTER (heavy metal), Rebel Angels Rise (02/09/2023)

Le 31/12/2023

Frappant au coeur du heavy, Hunter maîtrise son sujet et délivre un opus authentique qui ravira les puristes.

Par Ahasverus

Hunter est formé en 2016 par cinq musiciens qui ont arpenté les scènes de Belgique au sein de différentes formations (Crusader, Monster Joe, Megasonic).  Judas Priest, Iron Maiden, Manilla Road, Metal Church, Omen et Cirith Ungol font partie de leurs références.
« Death Shall Have Dominion », une demo, voit le jour en 2017. Un album éponyme suit en 2019, reprenant les trois titres de la démo et complétant la galette par quatre nouveaux morceaux. Il est suffisamment solide pour que Steel Panther se laisse aller à vanter ses qualités sur Twitter  (« These guys are out of Belgium and, holy f*ck, are they good... ») ! 
En 2023, Hunter revient avec un nouvel album : « Rebel Angels Rise ».
HunterSon artwork est signé par le portugais Pedro Lordigan Sena, qui a notamment illustré des albums de Kreator et d'Amon Amarth.
« Rebel Angels Rise » a été enregistré aux Soon One Studios (Essen, Belgique) puis mixé par Wim Zwarts au DiverZe de Bonheiden (Belgique). Greg Chandler, des Priory Recording Studios (Birmingham, UK), a pris en charge le mastering.
L'entame de l'opus est incisive, son agressivité n'est pas sans rappeler Judas Priest (« Wicked »).

Les pièces se succèdent avec intérêt, les guitares rythmiques ne lâchent rien (« The Forge ») et la lead part dans des développements sympathiques (« Rebel Angels Rise »). La voix de David Walgrave est typique, toujours impeccablement attachée au style.

La formation belge ne manque pas de ressources et tire son épingle du jeu dans le heavy traditionnel. Quelques arpèges lui permettent de montrer une nouvelle facette de sa musique (« Requiem »). 
Un tour rapide des webzines vous permettra de constater que l'accueil de « Rebel Angels Rise » est mitigé. Si Hard Rock 80 concède « que le duo de guitaristes frise l’excellence technique », il tempère en estimant que « la musique de de Hunter manque toujours autant d’originalité ». Pour Music In Belgium, les compositions sont « tantôt directes et dévastatrices,  tantôt puissantes et épiques » et le chant de David Walgrave « allie la puissance d’un Rob Halford à l’agressivité d’un Udo Dirkschneider ». Mais la revue belge déplore une production « qui  ne rend pas toujours justice à la qualité des compositions et au jeu des musiciens ». Cette lacune est également soulignée par Metal Forces qui la juge « plutôt mécanique ».
Ceci ne doit pas nous faire oublier que « Rebel Angels Rise » reste musicalement plus  intéressant que nombre d'albums sortis cette année par de grandes formations internationales. Frappant au coeur du heavy, Hunter maîtrise son sujet et délivre un opus authentique qui ravira les puristes. A la croisée des chemins entre Judas Priest, Iron Maiden (« Morior Invictus ») et Accept, avec une touche de  Trance (le groupe de Lothar Antoni) côté guitares, « Rebel Angels Rise » a les arguments pour séduire un large public heavy et si son départ médiatique n'est pas explosif, il pourrait tout de même s'inscrire sur la durée et devenir un album culte.

COBRA SPELL : interview de Noelle dos Anjos

Le 23/02/2024

« Nous apprenons chaque jour avec nos points communs et nos différences. »

Interview réalisée par mail par Ahasverus courant février 2024.

Fin 2023, Cobra Spell, dans un line-up remanié et entièrement féminin, sortait son premier long format. Un album si chaleureusement accueilli qu'il voyait la jeune formation propulsée en couverture de l'édition espagnole de Metal Hammer.  Et si « 666 »  était un chiffre porte-bonheur ? Noelle dos Anjos (guitare) a bien voulu nous dire quelques mots à propos de ce jeune opus.
Cobra spell 1Ahasverus : Bonjour Noelle dos Anjos. Comment vous sentez-vous après la sortie de « 666 », le premier album de Cobra Spell ?
Noelle dos Anjos : Bonjour ! Wow, nous sommes tellement excitées de pouvoir enfin libérer notre petite bête dans le monde. C’est tellement encourageant de recevoir autant de critiques incroyables, de commentaires positifs et de critiques constructives à propos de notre disque. Cela semble toujours surréaliste de figurer dans autant de magazines et même d’apparaître en couverture ! Nous sommes très reconnaissantes du soutien insensé des fans et des médias internationaux.
Ahasverus : « 666 » c'était un nouveau line-up pour Cobra Spell. Dans quel état d’esprit avez-vous construit cet album ?
Noelle dos Anjos : Oui ! Nous nous sentons tellement en confiance avec ce nouveau line-up. Nous avons un grand sens du travail d’équipe, nous nous soucions profondément les unes des autres et de tout ce que nous créons ensemble. Je crois que la connexion que nous partageons et le même état d’esprit nous ont vraiment aidés lors de la création de « 666 ». Ce fut une belle opportunité pour nous de mieux nous connaître et de nous plonger dans le processus créatif.
Cobra spell raquel garciaCOBRA SPELL avec, de gauche à droite Noelle dos Anjos (guitare), Hale Naphtha (batterie), Kristine Vega (chant), Sonia Anubis (guitare) et Roxy Herrera (basse).  Photographie : Raquel Garcia
Ahasverus : A part Sonia Anubis qui est hollandaise, le reste du groupe est plutôt latin (Espagne, Brésil, Venezuela). Ce mélange de cultures et de nationalités a-t-il un impact sur l'univers de Cobra Spell ?
Noelle dos Anjos : Cela a un impact très positif ! Nous apprenons chaque jour avec nos points communs et nos différences. Malgré nos horizons si différents, notre passion pour la musique heavy nous unit et nous fait avancer. Nous avons vécu beaucoup de choses dans nos propres vies et sur la scène heavy metal. En tant que femmes, nous pouvons comprendre énormément de choses dans les luttes passées et présentes de chacune. Le fait d'être originaires de pays différents nous aide simplement à garder notre esprit et notre cœur ouverts pour apprendre les unes avec les autres et évoluer en tant que groupe.
Ahasverus : L’amour et le désir sont presque un fil conducteur pour l’album « 666 ». Certaines chansons sont légères, d’autres, comme « Love=Love » et « The Devil Inside Of Me », semblent plus engagées…
Noelle dos Anjos : Oui, avoir un bon mix de différents thèmes dans l'album a non seulement apporté plus de saveur à l'opus dans son ensemble, mais nous a également aidé à explorer différents aspects de notre propre créativité. Dans « 666 », il y a des chansons où l'on parle d'expériences personnelles, d'amour, de relations plus ou moins sérieuses, comme « The Devil Inside of Me », qui s'intéresse à un mouton noir dans un environnement religieux familier.

Ahasverus : On entend un saxophone sur « Love=Love ». Cela m'a rappelé la chanson « Urgent » de Foreigner. Comment est née cette idée d’utiliser un saxophone ?
Noelle dos Anjos : C’est une idée très spontanée qu’a eue Sonia en studio. Elle envisageait en fait d'improviser un solo de guitare dans cette section, mais elle a ensuite pensé qu'un solo de saxophone correspondrait très bien à ce morceau d'AOR. Heureusement, notre producteur Alejandro Gabasa a des contacts fantastiques et connaît des musiciens à Madrid, nous avons donc fait appel à un saxophoniste qui a fait un travail incroyable sur la chanson.
Ahasverus : Comment Sonia et vous vous êtes-vous réparties le travail des guitares sur cet album ?
Noelle dos Anjos : La plupart des guitares rythmiques de cet album ont été écrites par Sonia, à l'exception de « Love Crime », qui a été écrite par Sonia et moi. Côté enregistrement, Sonia a enregistré toutes les guitares rythmiques dans « 666 », ainsi que ses leads et solos de guitare. J'ai rejoint le studio de Madrid pour enregistrer mes propres solos. C'était vraiment excitant de voir les différents styles de solo que chaque guitariste apportait à cet album. Nous aimons la façon dont ils contrastent et se complètent !
Ahasverus : Qu'allez-vous faire durant les six prochains mois ?
Noelle dos Anjos : Nous travaillons actuellement sur la production de nos prochains shows pour promouvoir « 666 ». Nous aurons un spectacle complètement différent en 2024, avec une nouvelle setlist, une scénographie et bien plus encore ! Nous sommes ravies des shows que nous vous réservons et nous avons hâte d’offrir une expérience inoubliable à tous ceux qui nous verront en live ! Pour l'instant, nous avons une tournée en Espagne prévue pour avril et quelques dates en Allemagne (NDLR : et une date en France, au South Troopers Festival de Marseille). Gardez un œil sur la suite !
Ahasverus : Merci Noëlle dos Anjos d'avoir pris le temps de répondre à mes questions.
Noelle dos Anjos : Merci de nous accueillir et de nous donner un espace pour promouvoir notre album. Ce fut un plaisir !
Cobra spelle par raquel garciaPhotographie : Raquel Garcia

COBRAKILL (heavy metal), Serpent's Kiss (19/01/2024)

Le 10/02/2024

Inutile de sortir votre flûte les gars, ce cobra là ne danse pas et c’est assurément lui qui va vous charmer.
Par Pépé Stakatto

Le groupe allemand Cobrakill s’est formé en 2020 sous l’impulsion de son guitariste Randy White et de son chanteur Logan Lexi, afin de faire revivre ce bon Heavy Glam des ’80. Un premier EP éponyme de trois titres (CobraKill) voit le jour cette même année avec l’ajout de musiciens additionnels : Tommy Gun à la guitare et aux choeurs, Struja à la basse et John Teller derrières les futs. Pas de doute, ces lascars ont bien biberonné aux Twisted Sister, Mötley Crüe, Judas Priest, et autres Wasp ou Ratt de l’époque bénie des années ’80 ! 
Le son est très typé californien, les compositions de qualité, mention spéciale au « Amber Eyes », titre qui sort du lot sur cette première galette. Le premier album du groupe Cobratör (huit titres), sort en 2022 sur le label Polonais Iron Oxide Records.
Cobrakill cobratorAprès un changement de line-up, on retrouve Randy White et Tommy Gun toujours aux guitares, Crippler Ramirez à la basse, Toby Ventura à la batterie et un petit nouveau au chant, Nick Adams dont le timbre de voix rappelle immédiatement Sebastian Bach (Skid Row), Vince Neil (Mötley Crüe) et même Lenny Wolf (Kingdom Come). La recette quant à elle n’a pas changé d’un iota. On retrouve pêle-mêle du Heavy, du Hard FM, du Sleaze et du Glam Rock dans ses influences. A signaler les deux pépites de l’album, le tonitruant « Lavender Haze Gipsy » et la sublissime ballade « We’ve Just Begun ».

Fort de ce succès, c’est donc tout naturellement que le groupe se voit proposer un contrat avec le label Italien Frontiers Records pour leur deuxième album Serpent's Kiss, sorti en ce début d’année 2024 ! Enregistré au Studio Monkey Moon de Dortmund, c’est le batteur Toby Ventura qui en assurera l’enregistrement, le mixage et la production, l’artwork étant l’oeuvre de Noackart. Comme nous allons le voir, cet album présente une maturité et une diversité incroyable.
Cobrakill coverL’entame se fait avec « Above the law » et son refrain mordant comme une morsure de serpent ! Le son est énorme, le pont entêtant avec ses choeurs et ses riffs bien abrasifs, un premier titre déjà accrocheur. Le très rockien « Bazooka » maintient la pression avec son refrain glam. 
« Concrete jungle » tend plutôt vers un hard FM, certes aseptisé mais imparable par sa mélodie et l’apport de claviers finement placés.
On poursuit notre voyage avec le très Sleaze et gentillet « Razor Blade », c’est propre et direct sans en faire des caisses. [Hey, on croirait presque entendre chanter Swan Hellion des BlackRain sur ce titre  !].

« Monstrous » avec sa basse sautillante et en boucle, ses choeurs dilués, lorgne quant à lui vers un Heavy très eighties ; et c’est avec « Same Ol' Nasty Rock N' Roll » que Serpent Kiss trouve enfin son rythme de croisière, un titre qui n’aurait pas dépareillé sur un bon vieil album de Mötley Crüe, tant la comparaison est évidente !

Avec « Torture me », mon titre fétiche de l’album, nous touchons ici au sublime. Le riff d’intro est hyper-catchy, le venin se répand enfin et nous fait doucement délirer, la mélodie rappelant Poison (tiens tiens !) voire un Ratt de la grande époque. En live ce titre va désosser sa mémé… Bon, après une énième réécoute, je vais quand même passer au morceau suivant !

« Hungry heart » reste dans cet Hair Metal glamour qui est un peu la marque de fabrique de CobraKill, puissant et terriblement Rock’n’Roll ! Refrains hachés et répétitifs, basse omniprésente et bien mise en avant… Avec « Seventeen » et son intro à la Dokken, cette Heavy Ballade va permettre à nos pistoleros de distiller leurs soli à foison. A noter également la forte influence « Bon Jovienne » (Roulette ?) que l’on retrouve dans ce morceau que ce soit par sa structure de pont, ou ses parties chants. 
Sur « Silent running », on se rend compte de l’important travail de CobraKill pour sur-vitaminer cette superbe reprise de la bande à Mike Rutherford (Mike & The Mechanics). Une rythmique lourde, des riffs ciselés « aux p’tits z’oignons », une ligne de basse divinement appuyée, ainsi que la voix envoutante de Nick Adams apportent à ce morceau ce manque « de patate » flagrant sur l’original, mais en y préservant toute sa magie. Un titre ma foi, bien jubilatoire… 
Le très Heavy « Ride my rocket » ressemble à ces fabuleux cocktails que l’on pouvait siroter sur la plage de Venice Beach à la fin des années 80 : un fond de Mötley Crüe, deux doigts de Crazy Lixx, une pincée de Kix et un « shake it, shake it baby » de Cinderella !
« Velvet snakeskin » le titre le plus énervé de l’album vient clôturer de façon magistrale sur les chapeaux de roues et dans un poussiéreux tête-à-queue ce deuxième opus de CobraKill. C’est puissant, nerveux et mortel, comme une ultime morsure !
Alors inutile de sortir votre « flûte » les gars, ce cobra là ne danse pas et c’est assurément lui qui va vous charmer avec cet excellent « Baiser du serpent » !
« Serpent kiss » est certes moins agressif et énergique que le précédent « Cobratör » mais il gagne en maturité et en originalité et il confirme bien l’ADN qui coule dans ses veines avec tous ces groupes qui ont fait leur renommé passée…

SAXON - Hell, Fire And Damnation -Nouvel album (19/01/2024)

Le 28/01/2024

Un véritable travail de recherche dans les textes sur fond de Heavy traditionnel.
Par Dam'Aël Logo de saxon

Si la formation est passée par divers patronymes au cours de ses premières années d'existence notamment Son of a Bitch, celle qui a donné et gardé son nom depuis 46 ans n'a pas dérogé à son Hard/Heavy identifiable dès les premières touches musicales. Et si leur nom aurait pu faire penser aux novices de l'époque qu'il s'agissait d'un groupe d'origine allemande, il n'en était rien.


Un peu d'histoire en un raccourci très réduit : Les Saxons étaient un ancien peuple germanique qui vivait au nord-ouest de l'Allemagne actuelle. Vers 450, certains d'entre eux envahirent l'Angleterre du sud-est (Essex), du sud (Sussex) et de l'ouest (Wessex). Non rien avoir avoir avec un quelconque programme jouissif (je vous ai vus venir). Dès lors,  c'est la raison pour laquelle  les habitants de l'Angleterre ont été appelés les Anglo-Saxons. 


Le groupe est alors devenu l'un des groupes de Metal  considéré comme l'un des piliers de la NEW WAVE OF BRITISH HEAVY METAL (NWOBHM), au côté de légendes telles que IRON MAIDEN, DEF LEPPARD, WHITESNAKE, TYGERS OF THE PAN TANG (qui sera présent au South Troopers le 16 novembre prochain  - Les-Pennes-Mirabeau - Jas Rod - France), VENOM, GIRLSCHOOL,  pour ne citer qu'eux et surtout sans oublier DIAMOND HEAD puisque BRIAN TADLER (fondateur de Diamond Head) remplace dorénavant PAUL QUINN (co-fondateur de SAXON en 1975) épuisé par de longues  années de tournées incessantes à travers le monde entier.


Après avoir longuement réfléchi, notre grand ami et compagnon de bataille Paul Quinn a décidé de se retirer des tournées avec Saxon. Après de nombreuses années sur la route, avec le stress et la fatigue qui accompagnent les longues tournées, Paul ne veut pas que ses performances en pâtissent et qu’il déçoive ses compagnons de groupe et ses fans. Paul continuera d'enregistrer avec le groupe et il est possible qu'il participe à certains shows spéciaux à l'avenir.” (Biff Byford)

Saxon le groupe

La formation se constitue dorénavant de l'indétrônable Biff BYFORD au chant devenant le seul membre d'origine et fondateur de SAXON, Nigel Glockler  à la batterie, Doug Scarratt  et Brian Tatler  aux guitares ainsi que de Nibbs Carter  à la basse. Le choix de Brian revient à Biff qui avait en tête et en toute première intention fait ce choix respectant sa volonté d'intégrer un bipède talentueux ayant foulé les années et ses scènes 80 de ses propres pieds. Bryan répondait à ses critères. Je tiens cette information d'une interview donnée par Biff et Brian eux-mêmes. J'ai par contre, pu lire par ailleurs que Biff " avait aussi pensé à Phil Campbell, ex-Motörhead, pour jouer de la six-cordes"...

Line-up :
Peter "Biff" Byford – chant  
Nigel Glockler – batterie
Doug Scarratt – guitare
Brian Tatler – guitare
Nibbs Carter – basse

(Paul Quinn   ex-membre mais toujours considéré plus ou moins comme faisant partie de la formation)

Saxon les membres 2024

Membres précédents :

Paul Quinn - Guitare 

Jörg Michael - Batterie et percussions 
Fritz Randow - Batterie et percussions 
Graham Oliver - Guitare 
Paul Johnson Basse 
Steve Dawson - Basse 
Nigel Durham - Batterie 
Pete Gill - Batterie

On rappelle que Biff Byford adore l'Histoire et s'en nourrit principalement par de nombreuses lectures. Il y puise l'inspiration et la nature de ses textes, à l'instar de Maiden,  sur nombre de titres. Les paroles y sont sérieuses et respectueuses, rendant justice à cette Histoire, en tentant au maximum d'y intégrer les rimes pour flirter avec une certaine poésie.


« J’ai passé le plus clair de ma vie à lire à propos de l’histoire. Elle est partout. Même si tu ne réalises pas que quelque chose fait partie de l’histoire, c’est le cas. » (Biff)

 

Les fans de Heavy et plus particulièrement ceux de SAXON connaissent la longue et prolifique discographie des Anglais et leur capacité à rester fidèle à une certaine marque de fabrique : assez peu de crossover, d'aventures dans l'expérimentation ou d'explorations dans la folie  créative déjantée et rocambolesque ; non une patte assez habituelle d'un Heavy traditionnel qui ravit les incompressibles et indétrônables amateurs du genre 80's Old School juste supportant une certaine modération temporelle avec des productions qui savent évoluer tendrement avec son temps. Quand vous aimez la madeleine, peu de chance de vouloir la voir revisiter en mode 3.0. 
Et le temps ils peuvent en parler!  Près d'une demi-décennie à façonner leur musique. 


Le temps, le temps
Le temps et rien d'autre
Le tien, le mien
Celui qu'on veut nôtre.

 Près d'une demi-décennie à façonner leur musique, en effet avec des heures de gloires et des classements enviés. En bref :

Saxon avait huit albums dans le Top 40 britannique dans les années 1980, dont quatre albums dans le Top 10 britannique et deux albums dans le Top 5 :
"Wheels of Steel"- 1980 - s'est classé n°5 au Royaume-Uni pendant six mois
"Denim and Leather" - 1981 - dont la chanson titre est considérée comme un hymne métal, que "Princess of the Night", "Never Surrender" et "And the Bands Played On", prennent place dans le Top 20 britannique.
l'album live "The Eagle Has Landed" de 1982 se classe n°5 au Royaume-Uni, avec une prestation au festival Monsters Of Rock en 1982, devenant ainsi le premier groupe à y apparaître deux fois.
"Power & the Glory" de 1983 est devenu l'album le plus vendu du groupe dans le monde à ce jour avec la pochette de l'album du réalisateur hollywoodien Ridley Scott.
Et c'est sans compter les nombreux singles dans le UK Singles Chart et un succès manifeste dans toute l'Europe  ainsi qu'aux États-Unis et même au Japon. Saxon et a vendu plus de treize millions d'albums dans le monde pendant ces années glorieuses 80's.

Ils l'ont exploité le temps mais le temps ne les pas exploités au point de les plaquer au sol et de les terrasser. Non SAXON n'est pas mort!!! . Et cette nouvelle galette en est la preuve vivante.  Dix titres sont proposés sur Hell, Fire And Damnation sorti le 10 janvier dernier sur Silver Lining Music pour environ 45 minutes d'écoute

L'ALBUM

Hell fire and damnation saxon

Liste des titres :
1. The Prophecy
2. Hell, Fire And Damnation
3. Madame Guillotine
4. Fire And Steel
5. There’s Something In Roswell
6. Kubla Khan And The Merchant Of Venice
7. Pirates Of The Airwaves
8. 1066
9. Witches Of Salem
10. Super Charger   

The Prophecy attaque direct en mode très cinématographique sur une voix sépulcrale terrifiante, grave et caverneuse, grognée par l'acteur Brian Blessed ouvrant sur le titre éponyme de l'album  Hell, Fire And Damnation qui dès lors prend toute sa dimension et annonce la couleur de l'album ; une véritable palette Heavy fringante, puissante, légitime et certainement pas décevante.

Heavy tu dis, Heavy on vit ! J'avance sans trop prendre de risques que le refrain de ce titre éponyme sera repris haut et fort bras tendu vers le ciel et reconnaissance tournée vers le quintet de ce moment magnifié en live ! Et on ne rate pas cette magnifique envolée finale qui signe l'empreinte de ces années maîtresses. A savoir que la chanson est née d'un riff de Brian largement inclus dans la conception de ce nouvel album et sublimée de surcroît par le travail de production de  l’ingénieur du son ANDY SNEAP, avec cet écho adroitement placé sur HELL, HELL. Ce titre fait référence à une injure "Hell, fire, and damnation, what’s tha’ been doing now?!" que proclamait le père de Biff "quand petit,  je faisais n’importe quoi ou que j’écrivais des trucs sur la table de la cuisine". Un titre à la fois speed et aux variations bien sélectionnées.

Madame Guillotine reprend  l'histoire de l'exécution de Marie-Antoinette pendant la Révolution française sur un instrumental à la fois accrocheur et mélodique. L'introduction s'ouvre sur des lignes de basse bien saisies et des guitares aigues et intenses, une formule qui fait un bien fou à nos oreilles. En mode plus mid-tempo, la voix de Biff se veut légèrement rauque et mélodieuse tout en poussant une puissance parfaitement maîtrisée. Très rythmé, ce titre est fédérateur et s'ouvre à chanter tous en chœur.


"Fire and Steel" bien plus brutal et très rapide à l'effet ravageur mettra le feu dans le pit. Le solo produit légèrement en écho et discrètement en retrait pour lui donner de la profondeur est particulièrement excellent. Brian  a avoué à la presse, avoir dû travailler certains passages très rapides pour lui. Travail accompli! Il s'agit de l'un de mes titres coup de cœur de cet album.

Evocateur d'un tableau électrique qui grille, c'est sur des notes électro que s'invite sur la piste 5 "There’s Something In Roswell"  dont le songwriting est toujours aussi mélodique malgré la voix rageuse de Biff qui tient parfaitement ses notes les plus hautes. Non Mr Byford n'a pas perdu de sa superbe et garde le coffre  nécessaire pour donner l'explosion suffisante à des titres rapides, puissant voire violents (avec modération). Personnellement, je me vois hurler au volant de ma voiture le "Roswell" entêtant et surtout addictif de ses paroles .

A l'instar de "Fire and Steel", "Kubla Khan And The Merchant Of Venice" rejoint la horde du Speeding Metal, sur la voie de la rapidité et de l'énergie bien loin d'évoquer le côté soyeux de  l'Histoire notamment celle de la  Silk Road, loin d'être tendre et très calme... Ce mur de guitares puissantes et gigantesques érige l'édifice des deux six-cordistes et traduit l'alchimie qui s'est opérée entre eux depuis ces quelques mois à travailler ensemble. Episode plus moderne qui ravive quelques bons et excitants souvenirs de l'adolescence de beaucoup, c'est celui des radios pirates non soumises à la juridiction anglaise et qui ont fait naître pléthore de passions et générer une salve conséquente de futurs musiciens.

"Pirates Of The Airwaves" s'introduit sur les ondes avec des paroles brouillées et le hurlement de Brian Blessed "Saxon's Alive" (à 5 secondes) et presque inaudibles  que  les riffs de guitare viennent supplanter avec élégance. Et oui, vous allez danser devant votre transistor d'époque! Et sans devoir vous cacher sous la couette afin d'éviter l'interdit parental.

Ça pète et ça claque fort sur "1066", avec des riffs de guitare qui dégomme en rafales la piste 8 traitant de la Bataille d'Hastings, événement décisif de la conquête de l'Angleterre par Guillaume, duc de Normandie, contre les forces armées d'Harold Godwinson, le dernier roi anglo-saxon.  

Duo ou duel guitaristique, à vous de voir cependant Biff, lui, ne baisse pas la garde et s'attaque avec puissance sur "Witches Of Salem"  au sujet dramatique du procès et de l'exécution d'un certain nombre de personnes en Amérique du Nord fin du XVII ème siècle, des femmes principalement (mais aussi quelques hommes) accusées de sorcellerie.

L'album se clôture avec une pile électrique "Super Charger" qui envoie watts, énergie, vocaux costauds qui casseraient toute torpeur et headbanging ravageurs qui vont fracturer quelques vertèbres et mettre à mal nombre de cervicales. Encore un coup de cœur parmi les 10 pistes de cet excellent album fidèle à l'empreinte de Saxon et à sa vision du Heavy traditionnel. 

 

Notre avis :

 

Hell Fire And Damnation met en avant un SAXON possédé ! Possédé d'énergie, toujours aussi investi par son art qu'il valide encore royalement à près de cinquante ans de compositions, à coup d'une cinquantaine de productions studio, Live et compilations confondues. Saxon's alive! Evidemment ! Le changement de guitariste n'est pas venu affecter l'équilibre des Anglais, bien au contraire ; le duo Doug/Tatler fonctionne à merveille dans une alchimie qui pourrait en faire rougir plus d'un. Rempli d'inspiration, de puissance, avec étonnamment de la poésie en rimes, des sujets historiques plus ou moins connus par nombre d'entre nous, cette galette n'est absolument pas la énième production qu'il faille sortir pour de mauvaises raisons  ou d'aspect égotique. Elle révèle un véritable travail de recherche dans les textes sur fond de Heavy traditionnel façonné depuis toujours par les Anglais qui s'enorgueillit de déposer leur marque de fabrique sans vraiment déroger à leur cahier des charges depuis 1975.

La production, le mixage et le mastering sont réalisés par Andy SNEAP (Judas Priest, Exodus, Accept and Priest guitarist) avec un parfait équilibre pour saisir chaque instrument, chaque note vocale avec clarté et une certaine modernité, sans désintégrer l'approche old school de l'instrumental. Une galette comme je les aime, sans compression dévastatrice. 

L'artwork a été réalisé par Peter SALLAI et un certain nombre de versions sont à notre disposition pour satisfaire toutes les envies y compris celles des collectionneurs invétérés à savoir CD, Vinyles, Cassettes et en Digitale.

 

LES LIENS :

 http://www.facebook.com/SaxonOfficial/

http://www.instagram.com/saxon.official

http://www.twitter.com/SaxonOfficial

http://www.youtube.com/PlanetSaxon

 http://www.saxon747.com   

Silver Lining Music 

Replica Promotion              

RAVENSTINE (hard heavy), 2024 (12/01/2024)

Le 27/01/2024

Ravenstine s'oriente vers un heavy à la Maiden tout en parvenant à garder la longe.
Par Ahasverus

Ravenstine est né pendant la pandémie et son premier album, un dix pistes, sort en mars 2023.
Ce premier long format est assez hard australien dans ses rythmiques (« Ravenstine », « Lady Luck ») et le chanteur a un timbre proche de Bruce Dickinson (« Freedom Day »). En bonne logique, l'opus oscille donc entre AC/DC et Iron Maiden. Il laisse cependant percer sa personnalité avec des lignes mélodiques inattendues (l'incongru « Still Alive ») et des pointes FM (« Raise Your Head »).
D'un intérêt inégal, il constitue néanmoins une carte de visite qui se remarque.
Deux des dix pistes sont des reprises (« I Don't Know » d'Ozzy Osbourne et « Run Like Hell » de Pink Floyd) très bien exécutées mais sans grand attrait, si ce n'est qu'elles prolongent la durée d'une galette qui s'essoufle. 
Ravenstine montre pourtant des qualités techniques et un potentiel qui ne demandent qu'à s'exprimer dans un songwriting plus constant.
C'est heureusement chose faite avec « 2024 », le deuxième album de la  formation germano-irlando-croate.

Ravenstine

Le ton est donné avec une ligne de basse qui fait penser à un jingle publicitaire (« Black Is The Brightest Color »), sur laquelle vient se placer un chant très proche de celui de Bruce Dickinson. Cette impression perdure sur « Easy Come Easy Go », un morceau proche du répertoire du chanteur de Maiden en solo, dont l'influence plane sur cet album sans lui faire de l'ombre. Une tendance confirmée par des morceaux tels que « Killing Spree » et « A Long Way Home ».

En suivant, les arpèges de « Fly Eagle Fly » maintiennent la prestation à un bon niveau avec un morceau de rock mélodique caressant. La ballade « When I'm Dead And Gone » propose de belles lignes de guitare lead tandis que « In the Light » s'oriente vers la FM avec un pont à la Maiden. Autre  ballade, « Signs by the Roadside » s'aventure vers un chant un peu plus haut. Mais cette fois Ravenstine a pris ses marques et ne fait plus de faux pas.
En bonus une reprise du titre « Freedom Day », troisième piste du premier album de Ravenstine, affirme son potentiel live. Elle aurait pu figurer sur le « Senjutsu » de la bande à Steve Harris.

Au résultat il semble que Ravenstine se soit orienté  vers un heavy à la Maiden tout en parvenant à garder de la longe. Le songwriting tient remarquablement la distance et l'interprétation vocale relève souvent de la performance. L'album regorge de qualités, multiplie les pistes sans nous perdre, dispensant du hard, du heavy et du rock mélodique avec bien plus d'assurance que sur l'album éponyme. « 2024 » est une avancée pour la jeune formation qui trouve le bon équilibre dans ce deuxième essai. Nous n'hésiterons pas à recommander cet album qui saura s'imposer sur vos lecteurs et peut-être même y tourner en boucle.

THE GEMS (heavy metal), Phoenix (26/01/2024)

Le 17/01/2024

Viva Guernica ! The Gems propose un album de hard/heavy d'une grande générosité, et pour tout dire lumineux, rythmé, groovy. 
Par Ahasverus

Mona Lindgren, Guernica Mancini et Emlee Johansson sont The Gems, un nom de groupe monté avec les initiales de leurs prénoms.
The gems mikael hulten magic dragon productions(de gauche à droite Mona Lindgren, Guernica Mancini et Emlee Johansson - Photographie Mikael Hulten - Magic Dragon Productions)


The Gems naît en février 2022, lorsque Filippa Nässil, fondatrice et guitariste de ThunderMother, décide de se passer des services de Guernica Mancini.
Mal lui en prend ! La Suédoise perd alors 75% de ses effectifs, Mona (basse) et Emlee (batterie) faisant bloc autour de la chanteuse.
Le trio ne tarde pas à rebondir et annonce rapidement la création de The Gems et la mise en chantier d'un long format.
Il sera fort justement intitulé « Phoenix » et il est annoncé pour le 29/01/2024.
Sa pochette a été réalisée par Giorgia Carteri (Soilwork), une ex-guitariste de ThunderMother !
The gems phoenix artworkYhe Gems présentait son album ainsi : 
« Phoenix marque le début, l'ascension de The Gems. Cet album vous emmène dans un voyage à travers l'une de nos périodes les plus difficiles. A travers ce processus créatif, nous avons été capables de creuser profondément et de nous débarrasser d'un gros bagage émotionnel, et de trouver à nouveau le bonheur dans la musique. La liberté retrouvée de notre groupe transparaît sur cet album. Nous ne pourrions pas être plus fières de ce que nous avons accompli, et de la véritable communauté rock’n’roll que nous avons construite au cours de ces quelques mois d'existence. Phoenix est l'album parfait pour tous ceux qui traversent une période difficile, qui se font couper l'herbe sous le pied et qui trouvent la force de se reconstruire. Vous y trouverez toute la gamme des émotions, produite d'une main de maître par notre cher ami Johan Randén, avec qui nous avons également écrit certaines chansons. Nous espérons que les gens aimeront Phoenix et qu'ils apprécieront la chevauchée épique dans laquelle cet album les emmènera. »
Une intro acoustique inhabituelle et sympa nous accueille (« Aurora »), le temps pour nos Suédoises de brancher les guitares et de mettre le feu aux poudres avec « Queens ».
The Gems balance un hard/heavy dont les racines plongent jusqu'au blues, lorgnant jusqu'au psychédélique avec des titres comme « Send Me To The Wolves ». 

« La chanson Send Me To The Wolves parle de surmonter les épreuves et de se battre, expliquait The Gems, de ne pas laisser les tyrans contrôler l'histoire. Ce titre encourageant est le mélange parfait entre les vibrations groovy du rock des années 70 et notre son moderne. C'est aussi la première chanson que nous avons écrite ensemble pour The Gems, et nous l'aimons tellement ! »
Le jeu  de Mona « Demona » Lindgren, qui cumule les postes de guitariste et de bassiste, est savoureux, plein de feeling (« Domino », « Force Of Nature »). Emlee Johansson n'est pas en reste avec un rendu très groovy sur le titre « Running ».
Le groove  reste de mise même quand le trio met le pied au plancher (« Force Of  Nature »), avec toujours du soin dans le son et les voix ( « Ease Your Pain »), et Guernica Mancini se montre à la hauteur de sa réputation, brillant de ious ses feux sur les couplets de « Undiscovered Paths ».

« Ce titre se distingue des autres chansons de notre album, assurait The Gems. Il est plus vulnérable, très mélancolique, mais plein d’espoir. Un sentiment profond, l’impression que tout va bien se passer lorsque vous vous sentez à la croisée des chemins et que tout n'est pas clair. Il nous rappelle qu'il y a toujours une lumière au bout du tunnel. C'est de loin le morceau le plus moderne de notre album et nous l'adorons ! »
Côté heavy, un morceau comme « P.S.Y.C.H.O » mettra tout le monde d'accord. Le groupe avait mis cette chanson en avant dans un clip déjanté.
« P.S.Y.C.H.O. est un morceau amusant, au rythme rapide, et pour faire la fête, disait The Gems, avec un refrain qui vous rendra fou de la plus belle des manières. Nous sommes tous amenés à rencontrer des vampires énergiques, alors pourquoi ne pas porter un toast en leur honneur ? » 

L'excellence d'un morceau tel que « Fruits Of My Labor » fait penser à la complémentarité d'un duo tel que Slash/Axl Rose. 
L'album se termine par une version acoustique magnifiquement épurée du morceau « Like A Phoenix » sur lequel la voix puissante de Guernica est accompagnée par la guitare acoustique du producteur de l'album, Johan Randén.
A noter également que la ballade « Ease Your Pain » est introduite par  le violon de Maria Jern sur l'intermède « Maria's Song ».
Si vous aimez le hard/heavy vous êtes à la bonne porte. « Phoenix » est bien balancé, il ne lui manque rien. On savait ce qu'on pouvait attendre de ces Suédoises ; Viva Guernica ! The Gems ne déçoit pas, proposant un album d'une grande générosité, et pour tout dire lumineux, rythmé et groovy. 
« Phoenix » a été masterisé par Plec Johannsons (Soilwork, Firewind). Il sera disponible le 26/01/2024 via Napalm Records dans les formats suivants :
> 1 CD digisleeve
> 1 vinyle noir
> 1 vinyle violet
> 1 vinyle bleu
> Coffret deluxe : 1 vinyle orange et rouge marbré, un disque de feutrine, un livret de 16 pages, un tote bag (38x42 cm)
> Format digital

RUTHLESS (heavy metal), The Fallen (12/01/2024)

Le 13/01/2024

Ce heavy efficace et couillu peut largement avoir droit de cité sur votre lecteur.
Par Ahasverus
Ruthless est une formation américaine formée à Los Angeles en 1982. Le groupe sort un EP et un album puis interrompt son activité en 1988 pour reprendre les hostilités vingt ans plus tard avec deux nouveaux albums. En 2024, le gang de heavy power revient avec « The Fallen ».
RuthlessL'artwork, réalisé à l'acrylique, est l'oeuvre du Guatemaltèque Mario Lopez (Mercyful Fate, Surpuissance).
Le style est old school, dynamique (« Dark Passenger », « Soldiers Of Steel », « Order of the Dragon »), et même extrêmement nerveux (« Betrayal »). Il sait utiliser les choeurs (« Soldiers Of Steel »).

« The Fallen » revêt parfois des intonations maideniennes (« End Times »). Il sait se faire efficace dans la cavalcade (« Dead Fall ») et capte l'attention même dans des tempos modérés (« No Mercy », « Thulsa Doom »). Le tamis des rythmiques qui ne lâchent rien n'est pas étranger à l'intérêt de ce nouvel album particulièrement honnête. Percutant sur la durée, il saura vous retenir de piste en piste car Ruthless utilise parfaitement ses atouts. Son heavy efficace et couillu peut largement avoir droit de cité sur votre lecteur.

THE GRANDMASTER (heavy mélodique), Black Sun (12/01/2024)

Le 12/01/2024

C'est fini, The Grandmaster n'est plus lambda, il n'a plus le cul entre deux chaises, et il n'a même pas besoin d'enfoncer le pied au plancher pour impressionner.
Par Ahasverus
Il semble qu'on doive The Grandmaster à Serafino Perugino, tête pensante du label Frontiers Records, qui a eu l'idée d'unir le guitariste allemand Jens Ludwig (co-fondateur d’Edguy) à deux membres de Chalice Of Sin, le batteur Mirkko DeMaio et le bassiste/keyboardiste/compositeur Alessandro Del Vecchio.
En 2021, accompagnés du chanteur Nando Fernandes (Brother Against Brother, Sinistra), le groupe sort l'album « Skywards », une carte de visite faite d'un métal mélodique classique mais honorable.
The grandmaster 1Le chant du Brésilien, souvent comparé à Ronnie James Dio, nous rappelle notre Jo Amore national sur certains titres (« Skywards - Earthwards », « Turn The Page »), ne manquant ni de puissance ni de panache. Malgré cela il manque la petite étincelle de magie et l'album ne reçoit qu'un accueil tiède et respectueux. Il se voit qualifié d' « assez monotone » par Hard Rock 80, une première impression confirmée par Music In Belgium qui finit malgré tout « par découvrir toutes les subtilités de cet album, qui doit beaucoup à son chanteur. ». Enfin, pour Metalnews, le formalisme de l'affaire « finit par ternir la noblesse de l’album en la souillant d’une patine de redondance, mais les individualités, et la performance collective sauvent le projet du marasme en évitant au dernier moment l’écueil de l’ennui. »
Après cet essai en demi-teinte, The Grandmaster fait son retour sur Frontiers Records le 12/01/2024 avec l'album « Black Sun ».
The grandmasterTirant les leçons du passé Nando Fernandes, pourtant plébiscité dans les chroniques, se voit remplacé par Per Johansson (Fate). Le Danois dispose d'une tracklist qui semble plus agressive que celle du premier album, et son chant maléfique et heavy (« Heaven's Calling ») ôte d'emblée cet aspect lisse qu'on reprochait à « Skywards ». 
Des morceaux comme « Black Sun » ou « While The Sun Goes Down » ont exactement ce qui manquait à The Grandmaster, cette dynamique puissante qui vous pique dès la première écoute. Il y a désormais un potentiel de hit, des arrangements chiadés (« Learn To Forgive »), un solide travail sur les choeurs et les secondes voix, et du gros son. The Grandmaster a mis les bouchées doubles et Per Johansson bouscule l'auditeur à chaque intervention.

Ce deuxième essai est si nettement transformé que même la guitare de Jens Ludwig semble galvanisée. A l'évidence, la nouvelle formation a su trouver l'alchimie qui faisait défaut au précédent line-up. Elle se permet de complexifier sa structure musicale (« Something More ») et d'oser la ballade (« Fly, Icarus Fly ») sans ramollir le propos. C'est fini, The Grandmaster n'est plus lambda, il n'a plus le cul entre deux chaises, et il n'a même pas besoin d'enfoncer le pied au plancher pour impressionner (« Learn To Forgive »). Le respect est de mise ; le plaisir aussi. The Grandmaster a mis le paquet et il réussit à surprendre jusqu'à la dernière piste. Il conviendra désormais de compter avec lui car ce « Black Sun » s'impose comme l'une des réussites de ce début d'année 2024.

EVE'S BITE passe la vitesse supérieure

Le 11/01/2024

EVE'S BITE n'est pas à proprement parler un nouveau venu sur la planète Metal, puisque cette formation stéphanoise fondée en 2014 compte déjà deux EP.
Cependant Eve's Bite est une nouvelle recrue de l'écurie M&O Music et c'est sur ce label qu'il s'apprête à sortir son premier album, « Blessed In Hell ». 

Eves bite

Dokken, Def Leppard, Motley Crue et les vieux Skid Row sont les références avancées pour décrire la musique de Eve's Bite, et c'est effectivement au gang de Toms River que nous avons pensé en découvrant le chant sur le premier single mis en ligne par le groupe. « Waiting For The Night » est un morceau plein de jus qui n'aurait pas dépareillé aux côtés d'un « Sweet Little Sister » et d'un « Youth Gone Wild ».

L'album « Blessed In Hell », un douze pistes, a été illustré par Franck Perrot, qui avait déjà dessiné les artworks des EP d'Eve's Bite.
Décidé à aller de l'avant, le groupe a annoncé récemment un remaniement de son line-up, recrutant Meghann Chavot (XXL, Trauma, Fire Wizzard) à la batterie fin 2023 tandis que Laurent Joé Descours, initialement batteur, prenait la basse. 
Rendez-vous le 26/01/2024 pour découvrir « Blessed In Hell » dans son intégralité.

BLACK ABSINTHE - deuxième album en mars

Le 11/01/2024

« On Earth Or In Hell », le nouvel album de BLACK ABSINTHE, sortira le 27/03/2024.
Black absinthe artwork

Citant Slayer, Testament et Anthrax, mais aussi Gojira, Mastodon et Motörhead, Black Absinthe est issu de la scène torontoise qu'il a commencé à arpenter en 2011. 
Présentant un mélange de mosh pits thrashing et de  riffs heavy, les Canadiens unifient la grandeur du métal classique, les sections rythmiques speed-demon, les envolées de guitares et la technique moderne.
Au fil de trois EP et d'un LP, (« Early Signs of Denial » en 2016), Black Absinthe a continué à évoluer et à expérimenter ses influences NWOBHM tout en conservant l'intensité du genre heavy metal contemporain.
Plusieurs singles disponibles vous donneront une idée de ce qui vous attend sur le futur album, un opus bourré de haute énergie.

COBRAKILL : Sortie d'album en janvier 2024.

Le 10/01/2024

« Serpent's Kiss », le deuxième album de CobraKill, sortira le 19 janvier 2024.

Cobrakill cover

Le groupe dépeint avec enthousiasme son prochain album :
« Serpent's Kiss est un témoignage de notre évolution musicale. Enregistré en studio, il présente une diversité remarquable, donnant naissance à des vers d'oreille infectieux dès les premières séances. L'album témoigne de notre croissance depuis nos débuts, rayonnant de créativité et affichant une nouvelle maturité. Avec le batteur Toby Ventura prenant les rênes de la production, du mixage et de l’enregistrement, nous avions une liberté sans précédent pour sculpter notre son. Serpent's Kiss marque sans aucun doute pour nous un grand pas en avant ».
Formé en 2020, CobraKill est l'héritier sonore et visuel de formations telles que Mötley Crüe, Judas Priest, W.A.S.P., Lizzy Borden et Ratt. Leur objectif ambitieux est de «  raviver les flammes des jours de gloire du heavy metal des années 80 et de conquérir le monde avec leur musique ».
Le premier album du groupe, « Cobratör », est sorti en 2022. 2024 marque le retour des Allemands qui ont déjà présenté quelques extraits du futur opus, avec des titres comme « Razor Blade » et « Same Ol’ Nasty Rock N’ Roll ».

Disponible chez Frontiers Records, « Serpent's Kiss » peut être commandé ici : https://orcd.co/serpentskiss.

SEBASTIAN BACH "What Do I Got To Lose?" Nouveau Single (07/12/23)

Le 10/12/2023

Par Dam'Aël

Entre Ennio Morricone et Bach, un choix assis sur un véritable dilemme? Propositions contraires ou contradictoires...Sébastian BACH s'en accorde avec brio avec "What Do I Got To Lose?". Et on a tout à gagner à l'écouter!

Sebastian bach

Retour après 9 ans d'absence de Sebastian Bach, avec "What Do I Got To Lose?" extrait du futur album de l'artiste canadien qui sortira courant 2024 ne nous dévoilant pas plus de précisions. Cette nouvelle galette sortira sur le label Reigning Phoenix Music.
Un clip, réalisé par Jim Louvau et Tony Aguilera vient tout jouste de sortir sur la toile. Il est à découvrir sur les plate-formes d'écoute habituelles depuis  ce 7 décembre dernier.

Sebastian  co-signe ce nouveau morceau avec Myles Kennedy (Alter Bridge, Slash) et Elvis Baskette (Mammoth WVH, Slash). Ce dernier est également producteur du titre. On y retrouve Devin Bronson (Avril Lavigne, David Cook) à la guitare, Todd Kerns (Slash) à la basse et Jeremy Colson (Steve Vai) à la batterie.  



Sebastian Bach, de son véritable nom Sebastian Philip Bierk est  connu pour avoir fait partie du groupe américain Skid Row de 1988 à 1996.  Renvoyé de la formation, il a fondé quelques groupes sans grand succès hormis  Damnocracy dans lequel il tenait la vedette aux côtés de Jason Bonham, le fils du célèbre batteur John Bonham. Très ami avec  Axl Rose,  Sebastian Bach apparaît dans quelques-uns des spectacles de Guns N' Roses,  sur notamment  la tournée « Chinese Democracy North American Tour »  rejoignant la formation pour la  chanson, My Michelle.  Il participa au Hellfest 2012 à Clisson, aux côtés de groupes  tels que Motley Crue, Crashdïet... 

 Le dernier passage du chanteur en France remontant à 2014 (Forum de Vauréal), tous les fans espèrent sa venue pour une tournée européenne et notamment française que l'on imagine peut-être prendre forme après celle organisée aux USA de février à mai 2024.

 
A noter par ailleurs comme informations que Sébastian BACH a tourné comme invité dans la série Gilmore Girls durant les saisons 4, 5 et 6 dans le rôle du guitariste Gill, ainsi que dans la série Canadienne Trailer Park Boys lors de la saison 7, jouant son propre rôle.

 

" What Do I Got To Lose? "

Une introduction au goût de madeleine tant les quelques notes prestigieuses qui introduisent le titre, rappellent quelques bons et légendaires films et musiques qui ont marqué notre enfance. Très vite, le ton est donné avec un mid-tempo Rock qui donne envie de prendre La Route 66 aux Etats-Unis,  La Ruta 40 en Argentine, La route de la soie en Asie, La Great Ocean Road en Australie, La Transcanadienne au Canada, La Carretera Austral au Chili, La route Nationale 7 à Madagascar, La route D707 en Namibie, ou même l'A7 en France! Vous l'avez compris, quel que soit l'endroit où vous vivez, What Do I Got To Lose? en fond sonore, potard dans le rouge, est une cure de jouvence pour une escapade routière et musicale. Evidemment ce titre met en exergue les capacités vocales de l'artiste qui envoie des lignes vocales puissantes et accrocheuses. On attend avec impatience la suite de la galette.

“To me, ‘What Do I Got To Lose?’ is the perfect sentiment for me right now,”  précise S. Bach dans une interview.

what do you have to lose by listening to this new single???

 

Liens :

 

COBRA SPELL (heavy metal), 666 (01/12/2023)

Le 30/11/2023

Avec un talent grand comme les cheveux de Roxy Herrera, Cobra Spell impose un album de heavy efficace jusque dans son moindre détail.
Par Ahasverus

Cobra spell 1C'est avec le groupe Kiss que Sonia Anubis découvre le Metal à l'âge de quatorze ans. Sonia commence alors son parcours de musicienne autodidacte. Inspirée par Gene Simmons, elle jette son dévolu sur la basse et elle oeuvre au sein de diverses formations métalliques. Elle tient son premier poste de guitariste en 2017 au sein de Jackal, puis (on vous la fait courte) rejoint les Suissesses de Burning Witches de 2018 à 2020, ainsi que le groupe de death metal brésilien Crypta de 2019 à 2022. Si elle sait aussi jouer du synthétiseur, c'est à la guitare lead qu'elle établit sa réputation.
Parallèlement, en 2019, notre jeune Hollandaise (elle n'a que vingt-et-un ans) fonde son propre groupe. Il s'appelle Cobra Spell. Officiant dans un registre heavy 80's (on parle aussi de sleaze rock), Cobra Spell enregistre deux EP très respectables. « Love Venom » est réalisé en 2020, avec Sonia Anubis et Sebastian Silva aux guitares, Alexx Panza au chant, Angelina Vehera à la basse et Mike Verhof à la batterie. « Anthems Of The Night » suit en 2022. Sonia est à la guitare lead, Esmée van Sinderen à la guitare rythmique, Alexx Panza encore au chant, Angelina Vehera toujours à la basse, et le Français Léonard Cakolli (Adam Bomb) à la batterie. Sonia signe la musique et les arrangements, ainsi qu'une partie des textes et de la production de cet EP.
Cobra spell epL'année 2022 est le théâtre de changement radicaux : Sonia quitte Crypta (elle restera en bons termes avec ses partenaires brésiliennes qu'elle n'hésite pas à applaudir lors de leurs concerts européens) pour se concentrer sur Cobra Spell qui connaît de gros remaniements de line-up. Fin 2022 sort le single « Flaming Heart ». Il voit l'arrivée de l'Espagnole Kristina Vega (Born In Exile)  au chant et de la Brésilienne Noelle dos Anjos (Nungara) à la guitare rythmique, tandis que la batterie est créditée au nom mystérieux de Jess et qu'Angelina Vehera  a conservé son poste de bassiste.
Le line-up enfin stabilisé est dévoilé courant 2023. Il est désormais 100% féminin avec, autour de Sonia à la guitare lead, Noelle dos Anjos à la guitare rythmique, Kristine Vega au chant, l'Espagnole Hale Naphtha (Tales Of Arken) à la batterie et la Vénézuélienne Roxy Herrera à la basse. (Photographie : Raquel Garcia)
Cobra spelle par raquel garciaA part Sonia Anubis, il ne reste dans Cobra Spell aucun des membres ayant participé à l'enregistrement des deux EP. C'est donc un tout nouveau line-up qui présente « 666 », le premier long format de la carrière de Cobra Spell, dans un artwork signé Isabella Stabile. 
Enregistré aux  Comeback Studios (en Espagne, pays dans lequel Sonia a passé la plus grande partie de son enfance), « 666 » a été mixé par Jens Bogren et masterisé par Tony Lindgren aux Fascination Street Studios (Arch Enemy, Kreator, Dimmu Borgir).
La sortie de l'album a été précédée de trois single-clips, avec en premier choix le titre « S.E.X.», première chanson de l'album. Noelle dos Anjos (guitare) expliquait la genèse de ce clip : 
« Ce tournage vidéo a été le plus complexe et le plus long de tous car il comportait plusieurs scènes à filmer dans plusieurs endroits. Pour chaque membre du groupe, nous avions prévu des scènes représentant différents aspects du sexe et de la sensualité. L'idée initiale était que Kris se réveille entourée de filles puis traverse un couloir, regardant à l'intérieur de différentes pièces où elle nous verrait. Chacune dentre nous a eu l'occasion d'apporter sa propre pierre à l'édifice. Pour ma scène, je me suis inspirée du polémique Like a Virgin de Madonna. Ce morceau a notoirement provoqué beaucoup de buzz à l'époque. Une femme qui chante suggestivement à propos du sexe avant le mariage n'était rien de moins qu'une hérésie. J'ai choisi de jouer sur ma belle Fury, une Schecter Hellraiser rouge qui m'a été offerte par l'un de nos amis. Les détails de l'ormeau et la couleur rouge s'adaptent parfaitement à l'esthétique vidéo ! C'était le clip vidéo le plus excitant auquel j'ai eu le plaisir de participer jusqu'à présent. De la planification à l'exécution, je me suis bien amusée ! »

Ce premier clip  était suivi par le très heavy « The Devil Inside Of Me », avec ses guitares rythmiques qui tricotent. Sonia Anubis confiait à propos des lyrics : « The Devil Inside of Me raconte comment une fille laisse de côté sa vie opprimée par son éducation religieuse. Elle décide de suivre son propre chemin en faisant ce qui la rend vraiment heureuse, ce qui se traduit par des tensions peu communes dans les milieux religieux. Sa famille la considère comme troublée et perdue – alors qu’en réalité, elle vit simplement sa vie librement, comme elle est censée le faire. Sa vie lui appartient. Sa famille s'éloigne d'elle en raison de ses choix. Vivre libre a parfois un coût extrêmement élevé. »

Enfin, juste avant le coup de gong, Cobra Spell revenait avec « Warrior From Hell » et son mid-tempo martelé. Un morceau à propos duquel le groupe commentait : 
« Cette chanson est un véritable banger rock’n’roll ! Elle convient aux âmes les plus sauvages, aux esprits indomptés. C'est une manifestation de l'individualité et de la rébellion. Entrez en contact avec votre alter ego maléfique et libérez ce guerrier de l'enfer ! »
Cobra Spell complétait dans une newsletter postée au lendemain de la sortie du clip :
« Un morceau fougueux et heavy, inspiré à l'origine du modèle de guitare préféré de Sonia, la Jackson Warrior. Cette chanson parle d’autonomisation des femmes avec une touche diabolique qu’on adore ! Nous espérons que cela enflammera la passion et vous inspirera également. »

De ce premier long format, Cobra Spell expliquait qu'il le concevait comme « un album qui définit les conventions et se rebelle contre les limites qui nous sont imposées à nous, les femmes. C'est un voyage sonore qui embrasse le chiffre du diable comme symbole d'autonomie personnelle et de liberté. 666 n'est pas seulement de la musique ; c'est un acte de rébellion contre l'inégalité des sexes, un cri pour la liberté d'expression et un combat pour déstigmatiser l'expression sexuelle des femmes. Rejoignez-nous dans cette quête sans concession de l'égalité et de l'autonomisation. »
Surfant musicalement sur un large registre heavy 80's, Cobra Spell assemble dans un opus homogène dix morceaux qui ne se ressemblent pas. De l'intime « Fly Away » au heavy « Love Crime », du groovy « Bad Girl Crew » au  nerveux « High On Love », usant parfois d'un riff qui nous rappelle que Sonia Anubis a biberonné en écoutant Gene Simmons (« Satan Is A Woman »), sortant des claviers et un saxophone qui nous évoquent le bon temps d'un Foreigner « 4 » (« Love=Love »), ou s'imposant en version girls gang des Twisted Sister (« You're a Cheater »), tout est fait avec le plus grand talent. 
Par ses choix judicieux, la production permet d'apprécier au mieux le magnifique travail des orchestrations, des backing vocals purement savoureux (« Love Crime », « Satan Is A Woman », « Love=Love »), sachant parfaitement souligner le claquement de la basse ou le toucher de cymbales.
Enfin, on goûte ces guitares lead pleines de mélodie et de richesse, évoluant souvent en twins, tandis que l'épaisseur vocale de Kris Vega, particulièrement éclatante sur cet album, trouve dans les compositions un écrin à sa mesure.
Avec un talent long comme les cheveux de Roxy Herrera, Cobra Spell impose donc un album efficace jusque dans son moindre détail et passe avec aisance la barre du long format.
Habituée aux paris risqués (elle a quand même quitté coup sur coup deux formations en plein essor !) Sonia Anubis a fait les bons choix une fois de plus, marquant l'année 2023 d'un album de heavy particulièrement abouti. Ce disque est à écouter impérativement.

« 666 » sera disponible dans les formats suivants via Napalm Records :
> CD digisleeve
> Lot : CD digisleeve + t-shirt
> Vinyle rouge
> Vinyle noir
> Format digital
Cobra spell coffret

Sortilège, Avaland, Tentation, Star Rider (Jas'Rod 18/11/23) - Le live-report

Le 24/11/2023

Par Dam'Aël

Sortilege jas rod

 

Préambule :

Oh combien nous courons dans le Sud et plus particulièrement dans le Sud-Est après les concerts proposés dans les salles locales et espérons un plus grand nombre de festivals dans notre région. J'en profite pour faire un petit clin d'œil au Tribal Roch Association pour son Tribal Festival (Peymeinade-06), et dans un périmètre plus élargi au Pyrenean Warriors Open Air (Torreilles - 66), au Festival de Nîmes (34), au Orange Metalic Festival (84) - liste non exhaustive - qui nous ont ravis cette année.

Sortilège, Avaland, Tentation, Star Rider @ MARSEILLE  - 18 novembre 2023

 La passion gère la vie de tous et c'est aussi le moteur princeps de vie de Sébastien Bailly, aux commandes de French Heavy Metal Connection et du South Troopers Festival (http://fhmc.fr/ - https://www.southtroopersfestival.fr/), le South Troopers Festival qu'on espère vivement revoir sur pieds bientôt.

En attendant Sébastien avait mis toute son âme et tous ses efforts dans cet évènement exceptionnel du 18 novembre au sein de la salle du Jas'Rod, réunissant en tête d'affiche Sortilège (Paris), soutenu par Avaland (Grenoble), Tentation (Perpignan-Torreilles) et Star Rider  (Grenoble). Quatre groupes très représentatifs de la scène hexagonale (les mathématiciens vont y perdre leur formule) de part la qualité de leurs prestations et leur capacité à nous surprendre : come-back explosif, découverte magistrale, compositions détonnantes, prestations enflammées et autres...

D'ailleurs le public ne s'y est pas trompé et savait pertinnement dès la présentation de l'affiche que cette soirée ne devait pas être ratée. Bingo! La salle du Jas'Rod est comble et la magie s'est opérée dès les entrées avec les rencontres de têtes connues, de têtes pas vues depuis longtemps, et de rencontres inopinées guidées par la passion et cet amour indéfectible de la musique. En somme une rencontre plus que conviviale et oh combien réussie!

La ponctualité est l'apanage des rois et surtout dans un timing très serré ; aussi 19h30 retentissant dans les airs, le premier groupe se tient prêt, excité comme une puce rien qu'à l'idée d'ouvrir pour sa majesté Sortilège.

STAR RIDER :

Star rider

Pas d'erreur !!! C'est Star Rider : le mitrailleur, le bombeur, le dépoussiéreur, l'embraseur. Bon, je ne vais pas vous citer tous les termes finissant par eur pour faire la rime (phonétique) et nommer les adjectifs qui qualifient ce quintet grenoblois, mais pétard (synonyme de p***in) quelle vandale dans la tête! Quartiers Nord n'aurait pas hésité à vociférer :"Bonne mère, ils nous ont envoyé l'aïoli dans la tronche"

Les gaillards dans les starting-blocks ont embrasé la scène dès l'amorce du set, dans une démonstration incontestable d'un savoir faire en live. Indéniablement ces "musicadou*" savent tenir une scène et mettre le feu sans attiser une longue attente dans le pit. Non, ça envoie direct. Le duel des deux guitares, l'une plus aigue que l'autre, arguant quelques shreds par-ci, par-là, confère une excellente complémentarité des 6 cordes supplées par une basse agressive et la rage du chanteur, tous bien décidés à défendre haut et fort la musique des Isérois.

Sacrée surprise! Star Rider a bluffé les 400 personnes présentes dans la salle, dépoussiérant jusqu'à l'usure les planches du Jas'Rod. 

Line-up :

    Kim Saxx - Vocals (ancien mbr de SWINE DIAMON et  EROTIC DISTRIXX dans un style sleeaze, glam rock.)
    Chainsaw Charly - Guitars
    Läther Deth - Guitars lead
    Alex Renegade - Bass
    Lizzy Kicks remplacé lors de ce concert, car blessé, par Gabe Thunderforge (batteur de Takedown)

La preuve en vidéo :

0. Présentation du runner du concert

1. Shoot to Kill
2. Give Me Speed (Or Give Me Death)
3. Burning Star
4. Rock Brigade (Def Leppard cover) 
5. Out of the Cave

6. Rock Muscle :

 

7. To Fast To Die :

Si vous avez besoin de démonteur de scène, vous avez le lien de STAR RIDER.

 

TENTATION :

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Elle était grande la Tentation quand on a su que les Perpignanais seraient de la partie. D'autant quand on est une festivalière régulière du Pyrenean Warriors Open Air... A l'instar du premier groupe, le quartet n'est pas venu pour enfiler des perles mais bien décidé à envoyer la pâtée et des envolées de fureur catalane. Force est de constater que les fans du groupe était bien présents, reprenant en un karaoké magistral les paroles des compositions de Tentation et préparant en quelque sorte les cordes vocales de chacun en prévision de la version Monumentale réservée à Sortilège. Un coup de chapeau à Laurent qui derrière ses fûts s'est déchaîné en bête enragée.

Line-up :

    Patrice 'Darquos' Rôhée Chant 
    Guillaume Dousse Guitare
    Guillaume 'Guix' Pastor Basse
    Laurent 'Lole' Metivier Batterie

La Tentation en vidéo :

Dans la setlist, 7 titres extraits de l'album Le Berceau des Dieux sorti le 24 septembre 2021, 2 titres tirés du dernier album Prémices dans les bacs depuis le 21 avril 2023 et un inédit

1. L'Enfant du Ghostal

2. Le Couvent

3. L'Exode

4. La Chute des Titans

5. L'Epreuve du Sang

6. Le Taureau d'Airin

7. Interlude 

8. Illusion

9. l'Enfant et le Dragon         Inédit

10. Heavy Metal 

Pour tout débroussaillage de scène, pensez à TENTATION.

 

AVALAND :

Avaland 1

Deuxième surprise de la soirée, la première étant STAR RIDER, Avaland est lui aussi originaire de Grenoble. Quel terreau cette région iséroise! Pour les personnes qui ne connaissent pas Avaland , la formation se résume ainsi : "AVALAND est un Opéra Métal Épique et Symphonique, écrit et composé par Adrien G. Gzagg , né en 1998 à Grenoble, inspiré par la fantasy, l'alchimie, les légendes et l'Histoire ". Gzagg a créé un album d'histoires épiques avec 8 personnages qui racontent l'histoire d'un jeune sorcier, Adam Wilstorm qui pourrait être le salut pour ramener la lumière au royaume d'Avaland et au cours de son voyage, il doit apprendre à contrôler ses pouvoirs liés à la tempête. Le projet se veut du pur Metal Opera et Power Metal.

Et pour cause la prestation scénique se veut très théâtrale avec la présence de deux chanteurs qui se donnent l'échange. On note aussi les costumes particuliers  en chemise à jabot que chacun des membres porte, signant une mise en scène parfaite. Les compositions sont évidemment très inspirées et pour ma part, je n'ai eu de cesse d'alterner mon regard et déplacer mes esgourdes entre la  formation complète et le bassiste à la 6 cordes (placé devant moi) dont le jeu m'a époustouflée. Au sein d'un même titre, Camille Souffron alterne son jeu avec ou sans médiator, ponctué d'accentuations efficaces qui donnent du corps à l'instrumental associées à différentes technique (slap...) de jeu qui lève le voile sur le talent évident de ce musicien. Quant aux guitares, une 8 cordes!!! Des blast beats du côté percussions! Les mecs ont l'apanage du Tech Death... hum hum, les bougres... La pépite à suivre absolument!

Indéniablement une très belle découverte où la synergie de groupe est une merveille d'alchimie artistique.

Line-up :

2016-     Adrien G. Gzagg - chant, claviers, Compositeur, Ecrivain, et Orchestrations (Eyezery, ex-Amon Sethis)
2018-     Camille Souffron - basse et contrebasse   - qui ce soir-là sortait d'une hospitalisation
2018-     Leo Mouchonnay - drums (ex-Nightmare (live)   - qui ce soir-là était malade
2018-     Lucas Martinez - guitars
2021-     Jeff Kanji - vocals (Seasons of Silence)

Du son et des images :

1. Theater Of Sorcery

2. Storyteller

3. To Be The King

4. Betrayers

5. Kingslayer

6. Holy Kingdom Of Fools

7. Madness Of The Wise

8. You'll Be The Legend

9. Crimson Tyranny

A la recherche d'un spectacle épique et talentueux," pourta avertànço*" aux Grenoblois et allez sonner à la porte d'AVALAND.

 

SORTILEGE :

Screenshot 20231113 093909 google

Je ne sais pas s'il existe des détracteurs de Sortilège qu'on imagine scander "Oh Blasphème, oh Sacrilège" reprochant le nouveau line-up de la formation parisienne...

Baissez vos armes Métalleux en colère car le quintet Sortilège 2.0 n'est pas un reliquat dégoulinant de la formation d'origine. Oh que nenni. Leur prestation au Hellfest 2022 avait déjà envoyé la couleur sur la seconde vie de la formation parisienne mais cette prestation au Jas'Rod a belle et bien confirmé la légitimité du groupe dorénavant composé par :

Christian Zouille Augustin chant compositions

Olivier Spitzer guitare rythmique chœurs compositions production

Bruno Ramos lead guitar compositions

Sébastien Bonnet basse chœurs

Clément Rouxel batterie

Tout était en place, complicité entre musiciens, syntonie, échange avec le public, joie visible d'être sur scène, envie de donner le meilleur aux 400 tatoués ou non présents dans la salle, énergie, reconnaissance de la part de Zouille franchement exprimée au micro. Je craignais une certaine déception, vite évincée par la claque que Zouille et ses acolytes nous ont mis dans la tronche! Les 90 minutes de show n'ont montré aucune défaillance : "parfèt*" s'égosillerait Pagnol s'il était encore là! Les quelques défauts présents à Clisson sur la Mainstage ont de toute évidence été revus et corrigés, laissant place à un véritable moment d'anthologie, un monumental karaoké suivi par une horde de fans à la mémoire intacte, un tsunami bénéfique à force d'acharnement mais aussi de talent. La voix de Zouille est bien présente et quand bien même il lui a fallu descendre d'un demi-ton, les notes sont envoyées avec une puissance qui décolle l'élastique de ton string (heu pas les strings des guitares! tu me suis? Hein?). Justesse, tenue et puissance sont bien l'apanage de Sire Christian AUGUSTIN. Bruno RAMOS n'a pas baissé d'un iota son jeu scénique, aux côtés des tout aussi excellents Olivier Spitzer,  Sébastien Bonnet et Clément Rouxel.  Quelle magie! Des étoiles dans les yeux, des notes salvatrices dans les oreilles, des micro-sillons dans les mains, le retour à la réalité de la vie en est moins difficile.

0. Intro
1. Amazone                                                                                          Sortilege 1983

2. Phoenix                                                                                            Phoenix 2021


3. Le Sacre du Sorcier                                                                         Apocalypso 2023
4. Chasse le Dragon                                                                             Larmes de héros 1986


5. Poséidon                                                                                          Apocalypso 2023


6. Marchand d'Hommes                                                                      Larmes de héros 1986
7. D'Ailleurs                                                                                        Métamorphose 1984
8. Quand un Aveugle Rêve                                                                 Larmes de héros 1986
9. Trahison                                                                                          Apocalypso 2023
Présentation de Kévin CODFER de MYRATH pour le titre :
10. Derrière les Portes de Babylone                                                  Apocalypso 2023


11. Vampire                                                                                       Apocalypso 2023
12. Toujours Plus Haut                                                                      Phoenix 2021
13. Civilisations Perdues                                                                   Phoenix 2021
14. Attila                                                                                            Apocalypso 2023
15.  La Parade des Centaures                                                            Apocalypso 2023
16. Messager                                                                                     Larmes de héros 1986
17. Sortilège                                                                                      Sortilege 1983

Et en cadeau, ce titre "Sortilège" capturé par French Heavy Metal Connection.

Pour tous les organisateurs de concerts qui ont les "ue d'espalancoun*" et savent "quiha leis auriho*", SORTILEGE est une valeur sûre.

Un grand merci et surtout un gigantesque bravo au maître de cérémonie Sébastien Bailly que nous encourageons dans la récidive de tels évènements, en parallèle de... ses talents de pâtissier. Que de telles passions créatives et emplies d'initiatives puissent durer et perdurer longtemps avec le soutien des fans et du public en général. Des concerts d'une telle couleur sont une source insoupçonnée d'endorphines, véritable trame d'une bonne santé, sans aucune ordonnance. Quant aux effets secondaires on les prend à bras la corps!

 

Les liens :

https://www.facebook.com/FHMC13

https://www.facebook.com/profile.php?id=100057636302207

http://https://www.starrider.fr/

https://www.facebook.com/tentationfrance

https://www.facebook.com/avaland.metal.opera

https://www.facebook.com/SortilegeWithZouille

 

Lexique provençal* :

musicadou : musiciens

pourta avertànço : porter attention

parfèt : parfait

ue d'espalancoun : yeux écarquillés

quiha leis auriho : dresser les oreilles

Chrysis - L'interview borderline

Le 17/11/2023

« On fait du heavy bien sûr. Mais pour le reste, je suis incapable de te citer un groupe auquel on ressemblerait. »

Chrysis 5Patrick Gestede (CHRYSIS) par Shooting Metalhead
Interview réalisée par téléphone le 30/10/2023.


Après une première partie de carrière initiée en 1976 et interrompue en 1985, Chrysis revenait en 2009 et sortait en 2018 le bien nommé « Never Say Never », son premier long format. En 2023, la formation champenoise est à  nouveau présente avec « Borderline », un album très différent de son prédécesseur et qui a fait naître en nous une foule de questions. Nous sommes allés les poser à son chanteur, Patrick Gestede. On y parle des deux albums de Chrysis, mais également de Motörhead, de Kiss, de Def Leppard, d'Angus Young, d'un masque à oxygène, de Battle Beast, et même d'Yves Mourousi !
Quoi de mieux que quelques digressions pour réaliser une interview borderline ?


Ahasverus : Bonjour Patrick. Le titre du nouvel album de Chrysis, « Borderline », mérite une explication.
Patrick Gestede : C'est assez simple : on a trouvé que les titres de l'album étaient très changeants. Même si Chrysis a l'habitude de faire des morceaux qui ne se ressemblent jamais, c'était particulièrement flagrant sur cet album, avec des titres assez lumineux et d'autres beaucoup plus sombres et complexes. Ca nous a semblé coller avec l'idée d'une personnalité borderline, capable de passer du rire aux larmes en un claquement de doigt. C'est la raison de cette intro, où tu entends quelqu'un rire, pleurer, puis exploser. On s'est donc dit que « Borderline » c'était un titre qui représenterait bien ce qui vous attendait sur l'album.

Chrysis artwok phil krier« BORDERLINE » - Artwork Phil Krier

Ahasverus : Vous avez remis le couvert assez rapidement après l'album « Never Say Never ».
Patrick Gestede : Rapidement ? Tu trouves ? Il y a tout de même quatre ans qui séparent les deux albums !

Ahasverus : Quatre ans ce n'est pas grand chose au regard de la longue carrière de Chrysis...
Patrick Gestede : D'accord. Mais il y a eu une trêve extrêmement longue dans la carrière de Chrysis, on a pris un break de plus de vingt-cinq ans ! En fait, voila comment on s'est retrouvés : quand Youtube est arrivé, on s'était perdus de vue depuis longtemps au sein de Chrysis, sauf Dom le guitariste que je croisais de temps en temps. Un jour je me suis dit que ce serait dommage qu'il ne reste rien du Chrysis des années 80, et j'ai fait remasteriser une vieille cassette que j'ai balancée sur Youtube. Alors je me suis dit que ce serait bête que les musiciens, mes potes, ne soient pas au courant, et j'ai réussi à les joindre, tous, en les contactant parfois sur leur lieu de travail et en croisant les doigts pour qu'il soit toujours le même. Coup de bol, j'ai retrouvé tout le monde ! Et on s'est dit que ce serait bête de ne pas se revoir, puis que ce serait bête de pas faire une répétition, pour s'amuser... Et voila, c'est reparti comme ça depuis quatorze ans... Mais après un break extrêmement long !

« Dans les années 80, tu pouvais citer vingt ou trente groupes que tu  connaissais. Maintenant, rien qu'en Finlande, tu as cinq mille groupes de Metal ! »

Ahasverus : Tu parlais d'un break extrêmement long, mais vous avez néanmoins un parcours dans les années 80. Est-ce que la période te paraît plus favorable pour sortir des albums aujourd'hui ou est-ce que c'était plus facile avant ?
Patrick Gestede : Pour faire des albums, à l'évidence, c'est plus facile maintenant. Tout le monde peut faire des albums ! D'abord parce qu'on peut bosser chez soi, ce qui était impensable à l'époque. On peut enregistrer à distance, et tu peux faire un disque avec un mec qui habite au bout du monde parce que chacun peut enregistrer ses parties chez soi. Les albums sont désormais plus faciles à faire, et ils coûtent aussi nettement moins cher. On n'a plus besoin d'une maison de disques, plus besoin de label... . Alors tout le monde y va du sien. C'est bien, mais il y a aussi des contrecoups : on ne vend plus. Il y a trop d'albums qui sortent. C'est physiquement impossible à écouter. Dans les années 80, tu pouvais citer vingt ou trente groupes que tu connaissais, et encore. Maintenant, rien qu'en Finlande, tu as cinq mille groupes de Metal ! Et la Finlande, c'est seulement cinq millions d'habitants ! Alors on est perdus dans le magma de ce qui nous arrive aux oreilles, qu'on n'a même plus le temps d'écouter. C'est le jour et la nuit par rapport à ce qu'on connaissait dans les années 80.
Chrysis3Patrick Gestede (CHRYSIS) par Shooting Metalhead

Ahasverus : C'est vrai qu'avant quand tu achetais un vinyle de Kiss ou de Scorpions tu ponçais ses sillons jusqu'à l'usure...
Patrick Gestede : Et puis tu l'attendais, cet album ! Tu parles de Kiss. Moi Kiss quand l'album arrivait, j'étais là pour l'attendre ! J'allais à Reims chez un gars qui faisait des imports, et je grattais tout ce que je pouvais comme informations. Maintenant, sur Google, tu trouves tout sur le prochain album bien avant sa sortie... Avant c'était difficile d'avoir les infos. Il fallait acheter Best ou Rock N' Folk. On attendait avec effervescence, et quand on ramenait le vinyle à la maison c'était un moment magique. Il se passait un truc. Comme quand tu découvrais un groupe sur scène : tu ne savais pas comment il bougeait. Tu ne savais pas comment ils se fringuaient, les mecs. Maintenant, si tu veux savoir ce que porte Steven Tyler et la manière dont il bouge sur scène, tu demandes à Google, et puis voila... Ce qu'on a perdu, c'est beaucoup de magie... Il y a des bonnes choses, parce que tout le monde peut faire de la musique, chacun peut s'exprimer et espérer se faire entendre. Mais à côté de ça on n'a plus le frisson de la découverte. Quand tu voyais Judas Priest ou AC/DC pour la première fois, tu ne savais pas qu'Angus Young bougeait comme ça. Maintenant tu vas au concert, tu sais déjà tout. De nos jours le poil qui se dresse sur les bras, on n'a plus, ou différemment, mais c’est incomparable.. Il n'y a plus non plus d'énormes différences entre les groupes, c'est un peu comme si on avait fait le tour du truc. Avant, entre AC/DC et Iron Maiden, il y avait un gouffre, chaque groupe était une découverte à part entière avec un univers très différent, maintenant avec la multiplicité des styles et des groupes, on ne retrouve plus ce fossé qui rendait les formations très indentifiables les unes des autres.

« Il y a des niveaux hallucinants, la question n'est pas là. C'est nous qui sommes blasés. »

Ahasverus : Je me souviens d'avoir eu un choc lors de la découverte d'albums comme le second « Keeper » d'Helloween ou le « Slave To The Grind » de Skid Row, mais effectivement je ne me souviens pas d'avoir eu des émotions semblables plus récemment...
Patrick Gestede : Je pense exactement la même chose. Le dernier truc qui m'a un peu déboîté ne date pas d'hier, c'était Kamelot. Quand j'ai découvert ce groupe je me suis dit « Putain, là il y a quelque chose ! » Ca remonte à quinze ans...

Ahasverus : Et c'est certainement pas parce que les groupes sont moins bons...
Patrick Gestede : Bien au contraire ! C'est pas une question de qualité : les mecs sont de mieux en mieux techniquement. C'est du costaud maintenant, notamment chez les Nordiques (mais pas que...). Il y a des niveaux hallucinants, la question n'est donc pas là. C'est nous qui sommes peut-être blasés par l’amoncellement de l’offre. Ce qui fait l’intérêt d’un truc c’est aussi sa rareté, et aujourd’hui trouver un truc qui sort carrément du lot c’est justement extrêmement rare. Mais encore une fois ce n’est pas parce que la musique est moins bonne, c’est uniquement parce qu’on a peut-être fait un peu le tour de la question et que la surprise ne peut plus être au rendez-vous.

« On est complètement instinctifs, on n'a pas de cahier des charges, pas de plan de carrière. »

 Ahasverus : Au vu de tout ça comment avez-vous abordé  « Borderline », votre nouvel album ? Vous aviez un cahier des charges ? 
Patrick Gestede : On ne fonctionne pas comme ça du tout. On est complètement instinctifs, on n'a pas de cahier des charges, pas de plan de carrière. On est un groupe très simple, et même simple à l'extrême : on rentre en répétition, on improvise, on compose. Ca ne va pas chercher plus loin. On enregistre tout ce qu'on compose. Il n'y a jamais un titre composé qui ne soit pas enregistré. Et on se dit qu'on va sur un album dès lors qu'on a les dix titres. Il n'y en a pas onze, hein, c'est pas un best of ! On n'a pas cinquante titres dans un tiroir dont on extrait les dix meilleurs pour l'album. On compose dix chansons, et c'est les dix qui sont sur l'album.

Ahasverus : Comment avez-vous procédé pour composer ces dix morceaux ?
Patrick Gestede : Avant on partait plutôt d'un riff de guitare ou d'une idée de chant. Désormais, de plus en plus, et cet album-là n'a été composé pratiquement que comme ça, on part d'une improvisation. Avec Dom (guitare), on joue ensemble depuis qu'on a quinze ans. Tout a commencé dans une chambre. Trois accords, moi et ma voix d'adolescent, et pour la basse on tendait une corde sur un manche à balai, tu vois le genre ! (Rire) On était des gosses avec des rêves de gosses, on voulait devenir Saxon ou AC/DC. Alors on se connaît tellement maintenant qu'on sait tout de suite ce que l'autre va faire. D'un coup d'oeil on sait où on va bifurquer. Alors même en impro, ça peut aller très vite. Et comme la section basse/batterie tire maintenant dans le même sens que nous, ça marche vraiment bien. Par exemple on part d'un rythme de batterie, le guitariste se cale dessus comme il peut, j'arrive avec le chant, la basse suit, et au bout d'un moment on déboule sur une idée. Souvent, c'est quand on se chauffe dans les répétitions qu'il arrive un moment où il y a des idées qui se rejoignent. Alors on se regarde et on se dit « Oh ! Là il y a un truc ! » Alors on enregistre et on conserve. Dix fois ça ne donnera rien, c'était juste de l'échauffement, mais de temps en temps il y a ce truc particulier qui te fait penser qu'il faut creuser l'idée. C'est comme ça maintenant, on se connecte avec une impro, personne n'a rien préparé avant, personne n'amène rien. On roule, c'est tout. Le seul truc, si nous avions un cahier des charges, ce serait de chercher à composer un morceau rapide si on trouve qu'on a trop de mid-tempo en stock à ce moment là.


Ahasverus : J'ai trouvé « Borderline » très différent de son prédécesseur « Never Say Never », et pour tout dire je n'ai pas eu l'impression d'avoir affaire au même groupe...
Patrick Gestede : D'abord on ne fait jamais le même titre. Ensuite je suis d'accord sur le fait qu'il sont différents, même si, de l'intérieur, on ne le ressent pas trop. Dans le groupe, on se voit régulièrement, on ne perçoit pas l'évolution, elle ne se fait pas de manière brutale. Alors y a-t-il des différences entre ces deux albums ? Certainement, mais finalement pas tant que ça pour nous. Par contre ce qui a changé, c'est qu'on n'a pas composé les titres avec la même section rythmique que sur « Never Say Never ».  La section rythmique actuelle est arrivée pour l’enregistrement du premier LP mais avec des titres composés pour l’essentiel avec le précédent duo rythmique. Sur les compos de « Never Say Never », le bassiste était aussi rock que metal, et le batteur était plus métal prog', tandis que maintenant nous tirons tous dans le même sens. Les compositions s'en trouvent renouvelées, on se permet de faire les titres dont on avait envie sans les aspirations (légitimes) d'un ou de musiciens qui nous tiraient, même inconsciemment, vers ce qu'ils préfèrent. Le deuxième album a gagné en cohésion rythmique avec Nico (Nicolas Sotiriou, basse) et Run (René Gabriel-Guérard, batterie). C’est sans doute en partie de cela que te vient la sensation d’avoir affaire à un autre groupe, l’importance de la basse-batterie dans le metal c’est pas rien !

Ahasverus : C'est fort possible. En fait je trouvais le premier album d'un hard/heavy assez classique, et le second me semble encore plus heavy. Il me fait penser aux premiers Accept (je songe notamment au morceau « In Your Name »), voire aux premiers Judas Priest.
Patrick Gestede : Je ne l'entends pas comme ça, mais il est toujours intéressant d'avoir un point de vue extérieur. Pour ma part, je n'arrive pas à trouver de références, même si « Cadillac », est à l'évidence un clin d'oeil à Motörhead, c'est pourquoi tu m'entends dire « Stay clean » et « No class » sur ce morceau, ce sont mes deux titres préférés du groupe. On fait du heavy bien sûr. Mais pour le reste, je suis incapable de te citer un groupe auquel on ressemblerait. En fait on a la tête dans le sac, et quand tu es trop dans le truc, tu n'as plus assez de jugement objectif sur ce que tu fais.

Ahasverus : C'est aussi le son qui me fait penser à ça : je trouve que vous avez un son — et ça n'a rien de péjoratif — très années 80, sur cet album plus encore que sur le précédent. 
Patrick Gestede : Je suis d'accord. « Never Say Never » avait été enregistré un peu bizarrement. Un vrai chemin de croix ! Il a été enregistré quasiment en live. On entend d'ailleurs parfois des fluctuations dans le rythme, elles tiennent au fait qu'on joue live. Bien sûr on a réenregistré quelques parties de guitares et des bricoles, mais la base est purement live. Le son est un peu plus lourd, il y a un peu plus de fréquence basse, il est un peu plus power-sound toute proportion gardée. C'est logiquement moins propre que sur « Borderline », sur lequel on entend plus distinctement les instruments, qui sonnent un peu plus clair et plus metal 80 peut-être, sans qu’il en ait eu la volonté. La spontanéité et le coté sans fioriture, brut de décoffrage du premier a aussi son charme et ses adeptes ceci-dit, c’est une question de goût.

« Borderline » est plus chiadé, plus travaillé que « Never Say Never ».

Ahasverus : Où avez-vous enregistré « Borderline » ? 
Patrick Gestede : Le premier album était enregistré en studio, mais « Borderline », c'est du fait maison. La batterie est en studio, mais tout le reste est fait chez nous. Ca change beaucoup de choses : on a plus de temps pour fignoler, on n'est pressés ni par le temps ni par l'argent, et quand tu sais le prix d'une journée de studio... Il faut savoir que sur le premier album, j'ai enregistré toutes les voix en une journée ! Neuf titres en une seule journée, c'est à dire en huit heures, en assurant les choeurs, les backing vocals. J'ai terminé la gorge en feu (Rire) ! Et sur certains morceaux, on n'a même pas eu le temps de doubler les voix. Sur « Borderline », j'étais chez moi. J'ai pris mon temps. Je pouvais reprendre le lendemain, je n'avais pas à payer deux ou trois cents balles de studio en plus. Ce n'est pas pour te dire que tel album est meilleur que l'autre, mais pour t'expliquer la différence. « Borderline » est plus chiadé, plus travaillé que « Never Say Never »...

Ahasverus : Ca explique qu'on t'entend aller chercher, sur « Borderline », des notes très hautes...
Patrick Gestede : Mais oui ! J'étais chez moi, j'avais le temps. Alors qu'en studio, au prix où ça coûte, tu vas à l'essentiel. Quand tu as encore cinq titres à mettre en boîte et qu'il te reste trois heures, tu ne vas pas chercher le fignolage.

Ahasverus : Est-ce que ça explique aussi que la guitare lead est plus présente sur cet album ?
Patrick Gestede : Oui, évidemment, Dom eu le temps aussi. Quand tu passes de trente minutes à trois jours pour poser un solo, la petite note qui ne te plaît pas tu peux la refaire. Encore une fois, je ne dis pas que c'est mieux. Les petites imperfections ça peut aussi donner du cachet. Je n'aime pas le rock N' roll parfait, j'aime bien quand il déraille. Enfin voila, la différence entre les deux albums repose sur ça : dans le premier on n'a pas le temps, dans le deuxième on l'a ! Le premier album a été enregistré en cinq jours. Le second s'est échelonné sur plusieurs mois, et même sur un an en y allant à notre rythme.
Chrysis 6CHRYSIS par Shooting Metalhead

Ahasverus : Ca me rappelle les premiers Black Sabbath, enregistrés en quelques jours seulement.
Patrick Gestede : Ouais, c'est court. Tout le monde joue en live, et on ne reprend que ce qui est vraiment mauvais. C'est short, mais des fois ça sort bien.

Ahasverus : Je trouve cependant que ça ne s'entend pas du tout, « Never Say Never » reste un très bon album qui tient la route.
Patrick Gestede : Merci ! Ouais mais bon... moi je ne vois que les défauts. Que sans doute les gens n'entendent même pas. Je suis un peu casse-bonbons, je ne suis jamais satisfait. C'est pour ça que je ne nous ré-écoute pratiquement jamais : je ne vois que les fautes ! Je déteste m'écouter, et encore plus me réécouter. Mais je fais de plus en plus d'efforts pour m'accorder (nous accorder) une certaine indulgence... Je suis en voie de guérison ! (Rire)

Ahasverus : Les paroles, c'est toi qui t'en occupe ? 
Patrick Gestede : Oui, de A à Z sans que personne n'y regarde. Ils me font confiance. Une fois fini je soumets le texte à l’approbation générale et pour l’instant je n’ai jamais reçu de retour à l’envoyeur.  (Rire)

Ahasverus : Alors que signifie le titre « 666 or 45 » ?
Patrick Gestede : Ca fait quatre ou cinq fois qu'on me pose cette question. Il interpelle les gens, ce titre ! En fait certains y verront du complotisme, mais ce n'est qu'une réflexion. 666 c'est la Bête, le mal absolu. Il contrôle tout, il est derrière tout. C'est de ça que je parle : les gens derrière le voile d'ombre et qui manipulent tout. Ceux qu'on porte à la présidence ne sont que les pantins de ceux qui tirent les ficelles, non ? Même en 1945, est-ce que ce n'était pas la Bête qui tirait les ficelles ? Et si oui, dans quel but et au profit de qui ? Bien sûr j'ai aussi joué sur la sonorité des chiffres, j'aurai pu utiliser un autre évènement, mais ça sonnait bien à l'oreille, il ne faut pas aller chercher plus loin. Ce titre parle de ces gens qui tirent les ficelles dans l'ombre, de la facilité qu'ils ont à le faire en jouant avec notre crédulité. Jusqu'à quel point est-on manipulés ?

« Voila nos projets : une vidéo, trois à quatre dates en 2024, et quatre titres bouclés pour le prochain album. »

Ahasverus : Où peut-on trouver vos albums ?
Patrick Gestede : « Never Say Never » est disponible sur toutes les plateformes. « Borderline », le nouvel album, sera sur les plateformes ultérieurement. Les albums sont difficiles à vendre de nos jours, et si on les diffuse trop vite sur les plateformes d'écoute, avec lesquelles on ne gagne rien ou pas grand chose, on va vendre encore moins d'albums. On a donc décidé de prendre un peu de temps, de commencer par vendre l'album en physique, et de ne le proposer en digital qu'un peu plus tard.

Ahasverus : Pour l'achat en physique on vous contacte sur la page Facebook ?
Patrick Gestede : Oui, on a épinglé un lien en haut de la page. (NDLR : CHRYSIS)

Ahasverus : Quelle sera votre actualité lors des prochains mois ?
Patrick Gestede : D'abord la composition. On a déjà trois ou quatre nouveaux titres, « One Gun Shot », « Watch Out » et « Dressed In Black », qu'on a testés en concert, et on travaille sur un quatrième morceau. On a aussi des dates qui arrivent, mais je ne peux pas griller la politesse aux organisateurs en les annonçant. Sache juste que deux d'entre elles seront en Champagne-Ardennes, et la troisième sera à l'extérieur. Et on en revient à notre conversation initiale : il y a tellement de groupes qu'il devient aussi difficile de décrocher des places dans des endroits aux conditions suffisantes. On est donc fixés sur deux ou trois dates pour l'instant. Elles seront annoncées en temps voulu. On aimerait également faire une vidéo, on est en train d'en discuter. Là encore, c'est une question de moyens. Soit tu fais juste une répétition filmée avec les mecs qui jouent, pourquoi pas ; soit tu chiades un truc, et ça coûte de l'argent. C'est le nerf de la guerre ! Tu veux une vidéo ? File-moi cinq mille et je t'en fais une belle ! Voila nos projets : une vidéo, trois à quatre dates en 2024, et quatre titres bouclés en attente d'autres pour le prochain album.
Chrysis 4Patrick Gestede (CHRYSIS) par Shooting Metalhead
Ahasverus : Merci Patrick d'avoir répondu à mes questions.
Patrick Gestede : C'est moi qui te remercie. Je n'arrête pas de le dire sur scène : sans vous on n'est rien. Sur scène,  je n'arrive pas à dissocier le public du groupe. Pour moi les gens qui sont dans la salle font partie du concert au même titre que le groupe, ils font partie du groupe. On n'est rien les uns sans les autres, on se nourrit de nos passions. Le public fait partie intégrante du spectacle. D'ailleurs, des fois, le public n'est  pas bon, alors que le groupe est très bon. Des fois c'est toi qui es dans un jour sans, mais parfois c'est le public. Je le prends comme un élément qui fait partie du spectacle. Alors je remercie souvent les gens pour l'intérêt qu'ils portent à la musique. Ce n'est pas de la démagogie, je le ressens vraiment. Les gens qui font des photos et qui te laissent les utiliser gratos, les gens qui font des kilomètres pour faire des papiers sur ton groupe sans rien te demander... Merci les mecs, j'adore ! C'est un vrai clan, et ça fonctionne bien.

« Aujourd'hui tu as le Wacken, et plein de festivals monstrueux, et il n'y en a pas un qui s'est dit il y a un public, il faut qu'on fasse une chaîne. »

Ahasverus : On termine sur une note positive, après avoir commencé en mode « c'était mieux avant »...
Patrick Gestede : Oui. Mais ce n'était pas très négatif ce que je disais en guise d'introduction. Je trouve juste que les temps ont changé et qu'on a perdu le petit frisson de la découverte, ce poil qui se dresse sur le bras, parce qu'on est plus émoustillés comme avant à force de tout découvrir trop vite. On n'a plus les yeux écarquillés des gamins. On nous a mâché l'imagination et le plaisir de la découverte. Je me souviens encore de la première fois que j'ai vu ce putain de petit guitariste d'AC/DC bouger comme ça... J'étais placé avec vue sur les coulisses, et je voyais le roadie arriver tous les trois ou quatre morceaux avec une bouteille d'oxygène. Je ne savais pas ce que c'était, il posait un masque sur le visage d'Angus pendant quinze secondes, puis Angus repartait sur scène. Je me disais « C'est quoi ce bordel ? » C'était hallucinant ! Je me souviens aussi de Bon Scott qui portait Angus à travers le public. C'était incroyable, je ne savais pas qu'ils faisaient ça. Maintenant on connaît tout à l'avance, on n'est plus surpris et même, on l'attend. Ca me manque, vraiment. C’est comme entrer dans un palais des glaces avec des flèches qui t’indiquerait le chemin à suivre vers la sortie. Ça perdrait un peu de son piment tu crois pas ?! Tu te souviens de l'émission Juke-Box (NDLR : une émission diffusée sur Antenne 2 entre 1975 à 1978) avec Freddy Hausser ? C'était une émission d'une heure à une heure trente qui passait une fois tous les trois mois le samedi soir. Tu y trouvais les groupes incroyables qui sont devenus les dinosaures d’aujourd’hui ! C'était la seule manière de découvrir visuellement les groupes. Maintenant tu cliques sur Youtube et tu sais que Till (Rammstein) va cracher du feu, sur quel titre, à la quarante-cinquième minute du concert.

Ahasverus : Je me souviens aussi des  Enfants du Rock et de Chorus.
Patrick Gestede : Oui. Antoine de Caunes était un peu plus punk et rock anglais. Il passait des trucs très intéressants. En fait, plus il y a de chaînes, moins il y a de rock. Dans les années 80, tu voyais Motörhead chez Mourousi. Tu imagines un groupe comme ça au JT de TF1 maintenant ?
Image 2023 10 31 203244028Motörhead et Yves Mourousi au journal télévisé en 1987
Ahasverus :  Le punk et le hard ne se fréquentaient cependant pas trop à la fin des années 70...
Patrick Gestede : Je ne peux parler que de mon expérience. A Reims on avait une boite qui s'appelait Le Tigre. C'était un lieu mythique qui ne passait que du rock, du metal, et des trucs qu'on n'entendait pas ailleurs. Le public de cette boite, c'était beaucoup de métalleux, mais aussi des punks, et on s'est toujours très bien entendus. Alors de manière plus sociologique, qu'il y ait eu du tirage entre punks et métalleux, c'est possible, mais moi je ne l'ai pas vécu. Les punks écoutaient sans déplaisir « Whole Lotta Rosie » d'AC/DC, et les métalleux écoutaient les Pistols de la même manière. C'était aussi une époque qui voyait débarquer Joe Jackson, Police, ou U2 qui fédéraient un peu tout le monde. Dans cet endroit précis en tous cas.

« Il n'est pas seulement difficile de vendre, il est difficile d'être écouté ! »

Ahasverus : Tu te souviens de Tonton Zeguth ?
Patrick Gestede : Bien sûr ! Et de Patrice Blanc-Francard, sur France Inter. Je crois avoir découvert dans une de ses émission le morceau « Hello America » de Def Leppard. J'entends ce truc, avec ses choeurs incroyables, je note le nom en phonétique, et je cherche comme un fou jusqu'à trouver cet album, « On Through The Night ». Quelle claque ! J'ai décroché de Def Lep par la suite. Mais à l'époque, on chopait tout ce qui passait. Comme Georges Lang sur RTL. Je passais des nuits à écouter Les Nocturnes. Et évidemment Francis Zeguth, qui a fait énormément pour le Metal. Il avait la volonté de faire marcher le truc. Aujourd'hui télés et radios freinent des quatre fers. Arte fait des efforts, je regarde souvent ses replays. Aujourd'hui tu as le Hellfest, Wacken, et plein de festivals monstrueux, et il n'y en a pas un qui s'est dit « il y a un public, il faut qu'on fasse une chaîne », alors qu'on trouve des canaux spécialisés pour des trucs très confidentiels... Tu as des opérateurs qui te proposent neuf cents chaînes, mais dans le bouquet tu n'as pas une chaîne Metal ! Bon, après, je n'écoute pas que du Metal. D'ailleurs le titre « No, No, No », sur l'album « Borderline », est un titre qui se réfère à Amy Winehouse et au titre « Rehab ». Je trouvais cette chanteuse émouvante. J'adorais sa voix, elle me donne des frissons. Sinon côté Metal, ce que j'écoute le plus en ce moment, c'est Battle Beast. La voix de Noora Louhimo, j'ai plus de mots... C'est énormissime ! Mais on passe à côté de tellement de trucs monstrueux qui se retrouvent noyés dans la masse. Désormais il n'est pas seulement difficile de vendre, pour un musicien, mais il est difficile d'être juste écouté ! Rien que dans mes contacts, il y a trois ou quatre groupes par jour qui sortent un album. Comment veux-tu écouter tout ça ? La part du gâteau, c'est des miettes pour tout le monde excepté pour les quelques dinosaures ! Et même Battle Beast, avec sa chanteuse qui est peut-être la plus grande vocaliste du circuit, il y a encore des gens qui ne connaissent pas. C'est dire...

Ahasverus : Merci Patrick de m'avoir consacré du temps.
Patrick Gestede : C'est moi qui te remercie pour ton intérêt.

Les photographies de Chrysis sont de Shooting Metalhead. Nous le remercions pour son aimable autorisation.

SILVERTRAIN : Le silence est d'or

Le 07/11/2023

« Une personnalité et une marque de fabrique c'est ce qu'il faut avoir. Silvertrain a tout cela, la nouvelle équipe va le prouver. »

Silvertrain esther w pink

Photographies d'Esther W. Pink - Interview réalisée par Ahasverus

Phil York, c'est un peu le parrain de notre webzine. Parce que c'est son énergie et sa profession de foi résolument « Rock Or Burn », ainsi que sa grande générosité artistique qui nous ont donné l'envie de créer Ahasverus - Métaux en tous genres après avoir vu Silvertrain en concert au Monster's Art de Fréjus à l'occasion de la sortie de l'album « Waves Of Insanity » (2016).
C'est un parrain dont Ahasverus n'est pas peu fier, parce qu'il a tourné avec Motörhead et avec Rose Tattoo, pardonnez du peu, et qu'il est ainsi le gardien d'une partie de l'histoire du Metal. (voir notre interview SILVERTRAIN de Phil en Phil - Part. I)
Il était donc naturel que nous allions solliciter notre parrain Phil York à l'approche de la sortie de « Bring Back The Silence », le sixième album de Silvertrain. Cette interview trouvera pour l'occasion sa conclusion dans un proverbe : si la parole est d'argent, le silence est d'or...


SILVERTRAIN, « Rock Or Burn », extrait de l'album « Walls Of Insanity » (2016)


« Nous avons remis en avant l'Âme de Silvertrain. »

Ahasverus : Bonjour Phil. Où en es-tu avec le nouvel album ?
Phil : « Bring Back the Silence », réalisé au Dôme Studio chez David Potvin, sort fin novembre en physique et sur toutes les plateformes. Avant sa sortie trois singles seront disponibles en streaming. 
« Bring Back the Silence », c'est huit chansons. Chacune d'entre elle nous emmène dans un univers teinté de souvenirs, de situations présentes, d'espoirs, de rêves, une galerie de tableaux qui créeront un show époustouflant lors de nos concerts. Ce nouvel opus se différencie de la Trilogie «Walls of insanity / No Illusion /Steel Against Steel ». Micky Ramirez, guitariste, a influé énormément sur cet album. Il s'est accaparé des textes et s'est projeté dans chaque histoire, des histoires qui sont d'actualité, des histoires qui sont des cris, des espoirs, des rêves. Nous avons remis en avant l'Âme de Silvertrain. Toute l'équipe à hyper bossé dans ce sens. Nous sommes vraiment fiers du résultat.
Ahasverus : Des concerts en vue ?
Phil : Oui. Nous avons choisi la filière des Fests et de quelques villes ciblées, Les programmations sont en cours, nous communiquerons le calendrier, fin janvier. 
Ahasverus : On me dit parfois dans des interviews qu'il devient difficile de tourner aujourd'hui. Les plateformes de streaming ont-elles tué le business ?
Phil : Non, c'est juste le monde qui évolue. Il faut s'adapter très vite. Quand j'entends dire que le passé était mieux, pour moi c'est faux, c'était très difficile aussi de se payer un instrument, répéter, faire des concerts, être signé par une Maison de Disques où simplement s'auto-produire. Que se soit dans la zique où autre, c'était très difficile et à toute époque. Les peintres, les sculpteurs, etc, et même pour tous les artistes des XVI, XVII, XVIII, XIXème ou XXème siècles, un nombre incalculable est resté dans l'anonymat. De nos jours il en est de même. La musique est omniprésente sur les réseaux, nous dévorons des dizaines de chansons de tous styles chaque jour et chaque style a ses propres niches. Alors se faire une place aujourd'hui est compliqué tout comme aux différentes époques.  Une personnalité et une marque de fabrique c'est ce qu'il faut avoir. Silvertrain a tout cela, la nouvelle équipe va le prouver.
Ahasverus : Un artiste peut il vivre de son art aujourd'hui ?
Phil :Vivre de son art a toujours été très difficile. Il y a énormément de talents, mais comme la société de consommation est passée par là, il y a une élimination de fait, donc très peu de places.

« Silvertrain est une griffe, une marque. Je la revendique avec ses bonnes et mauvaises périodes. Nous sommes dans une bonne période. »

Ahasverus : Mais toi tu es toujours là.
Phil : La passion ne s'explique pas, elle est en moi depuis l'âge de seize ans. Silvertrain est une griffe, une marque. Je la revendique avec ses bonnes et mauvaises périodes. Nous sommes dans une bonne période.
Ahasverus : Peux tu me parler des autres musiciens ? 
Phil : L'intégration n'est jamais chose facile, tant techniquement que moralement. Intégrer un groupe c'est s'identifier à lui. Michael Levant, notre bassiste, l'a tout de suite compris. Ses partitions apportent énormément de volume et de profondeur, son émotion est omniprésente et les compositions s'en ressentent. Il s'est beaucoup investi dans les chansons. Concernant Emmanuel Drillin, notre second guitariste, au fil de l'enregistrement il a estimé qu'à la sortie il prendrait une toute autre voie. Nous nous sommes séparés à la fin de l'album. Fabrice, son remplaçant, est une histoire qui commence, donc rendez-vous sur scène. 
Pour ce qui est de la batterie, Sébastien a eu un grave problème d'acouphènes. Après quelques séances d'enregistrement nous avons décidé de mettre Enzo aux commandes, contrat qu'il a rempli magistralement en peu de temps. Aujourd'hui l'équipe est prête.  Silvertrain depuis ses débuts est taillé pour la scène. Nous travaillons un show incroyable : le plaisir d'entendre, mais le plaisir de voir aussi !
Ahasverus : Pour les pochettes précédentes (« Walls of insanity », « Steel Against Steel ») tu faisais appel à Stan W Decker. Qu'en est-il pour « Bring Back The Silence » ?
Phil : Quand j'aime, je suis fidèle, mais hormis cela Stan à tout de suite compris le sens de « Bring back the silence ». Radios, chaînes de télévision, réseaux sociaux, etc, c'est un Blabla constant. L'idée du fœtus est géniale : ces êtres vivants en ont marre d'entendre en boucle toujours les mêmes choses, marre que tout le monde donne son avis sur tout, marre de ce narcissisme ambiant. Ils ont le droit de dire, « Fermez vos gueules et ramenons le silence ! »
Silvertrain esther w pink 2
Photographie d'Esther W. Pink

 

JELUSICK (heavy metal), Follow The Blind Man (29/09/2023)

Le 18/10/2023

Dino Jelusick n'a à l'évidence rien à envier à ses prestigieux aînés, David Coverdale et  Jorn Lande.

Par Ahasverus.
Jelusick band2Dino Jelusick est un enfant de la balle. Né en 1992, il passe ses premières auditions dès l'âge de cinq ans. 
Il remporte à onze ans, avec « Ti si moja prva ljubav », une chanson de sa composition qu'il joue pour partie au piano, le concours junior de l'Eurovision à Copenhague en 2003. Il sort son premier album la même année et entame une série de concerts qui le conduiront de l'Europe aux Etats-Unis, et jusqu'en Australie.
2004. Dino a douze ans. Il  est le plus jeune nominé au prix de musique croate Porin. Il se produit avec des géants tels que UB40 et Ronan Keating.
En 2005, il sort l'album conceptuel « Prošao sam sve ». Mais ses goûts le poussent peu à peu vers le rock metal, avec une prédilection pour les groupes des 80's.
En 2012, il fonde Animal Drive, groupe avec lequel il enregistre un album (« Bite! » - 2018) et un EP (« Back To The Roots » - 2019), avant que n'intervienne la séparation en 2020.

Dino ne tarde pas à être repéré par le gratin du métal international : le Transiberian Orchestra s'intéresse à lui dès 2016, George Lynch l'intègre à son groupe Dirty Shirley en 2018, et il rejoint Whitesnake au chant, clavier et guitare, en 2021. 
En 2023, Dino revient en formation de combat sous le nom de Jelusick avec un album intitulé « Follow The Blind Man ». 
Jelusick follow the blind manIl s'agit d'un onze titres d'environ cinquante-trois minutes.

Autour de Dino, trois compatriotes croates :
A la guitare, Ivan Keller, qui a notamment joué dans « Fireball », avec lequel il ouvre pour Guns'n'Roses en Croatie en 2012. A la batterie, Marc Lepoglavec. Lui et Ivan ont notamment joué avec Marco Mendoza. Le bassiste Luka Brodaric complète la formation.  

Jelusick met les choses au clair d'entrée de jeu avec un titre heavy, dynamique et moderne, « Reign Of The Vultures », qui n'est pas sans rappeler l'univers de Soto.

La voix est évidemment le point fort de l'album. Son talent est encore plus évident sur les ballades (« The Great Divide », « Follow The Blind Man », « The Bitter End »). Dino Jelusick n'a rien à envier à ses prestigieux aînés, David Coverdale et  Jorn Lande. Avec des vocalistes tels que lui et Mehdi Khema (Carthagods), c'est une génération qui se tient prête pour assurer la relève.

Une production idéale met en évidence le jeu des instruments. La guitare et le clavier (Hammond) se passent le relais dans une parfaite complicité (« What I Want »), c'est le second point fort de cet album. Une légère touche orientale peut imprimer  la mélodie (« Died »).
Les titres sont techniques, avec des orchestrations bien pleines et des interprétations très carrées. Ils oscillent entre une tradition à la Coverdale (« Died »), Coverdale/Page ( « The Healer »), et une modernité à la Soto/Carthagods (« Reign Of The Vultures », « Chaos Master ») qui se risque même à esquisser un growl (« Acid Rain »).

Un sentiment de déjà-vu peut poindre à la première écoute. Insistez ! La technicité des musiciens se charge de vous  rappeler qu'on a affaire à un Monsieur au moins aussi capable que ses illustres prédécesseurs, et lorsque le songwriting déploie ses ailes, ce disque peut devenir formidable et se montrer capable de squatter la mémoire de manière pérenne (« Follow The Blind Man », « What I Want »).
L'album se referme en douceur avec « The Bitter End » en outro. Cette ballade épurée permet à Dino Jelusick de déployer tout son talent de chanteur.
C'est donc sans hésiter que vous suivrez cet aveugle (« Follow The Blind Man ») qui dispose de tous les ingrédients pour apporter du bonheur au fan de heavy qui bouillonne en vous : un son massif, une grande voix, un songwriting qui sait toucher à l'excellence, et des musiciens aguerris (guitare/basse/clavier/batterie) qui ne manquent pas de développer leurs idées.

Pour conclure, sachez que c'est également à l'aveugle, au moins le temps des fameuses auditions, que Dino Jelusick se retrouvera sur les plateaux de télévision, puisqu'il intègre le jury de la nouvelle  saison de The Voice Of Croatia.

LIVE-REPORT DU "TRIBAL FESTIVAL 2023" (Peymeinade-06)

Le 17/10/2023

Par Dam'Aël

Tribal fest 2023

Dans un cadre idyllique en pleine pinède Daudet sur Peymeinade (06), espace naturel mais aménagé pour l'occasion, la Tribal Roch Association, qui vient d'ailleurs de fêter ses 22 ans d'existence, nous a proposé le 26 août dernier la 18ème édition du TRIBAL FESTIVAL.

Encore une fois, et plus particulièrement cette année, Marco Le Rolle a su tenir de mains de maître le projet 2023 avec un line-up varié et d'une qualité qui vous donne des frissons. A vous d'en juger!

Alcatrazz Official

OVERDRIVERS

Brutti di Fosco

Underground Therapy

Balls Out

En parallèle des cinq concerts qui décoiffent sans mistral, un stand de merchandising où il est conseillé de se procurer albums, t-shirts et autres en direct auprès des groupes, la restauration rapide pour ne pas flancher au vu de l'énergie libérée lors des heures de headbanging, de hurlements, à gigoter dans tous les sens, un stand de disques et même de bijoux artisanaux. Rien n'est laissé au hasard.

 

Balls Out

La lourde tâche d'ouvrir le festival revient à la formation niçoise qui est loin de s'en émouvoir de stress, tant son expérience des scènes commence à compter depuis 2016, date de sa formation. Les quatre membres mais aussi amis :

Pat Gioan: Chant / Basse
Pierre Pizana: Batterie
Sonny Micucci: Guitares
Yann Vautrin: Guitares

écument  les scènes locales et nationales, Rock N' Eat, Elysée Montmartre, Hellfest et bien d'autres. Ce soir ils piétinent d'impatience pour nous livrer leur set de 8 titres, et je peux vous garantir que si les quatre garnements avaient pu arrêter le temps pour faire durer ce moment, ils ne seraient certainement pas gênés tant leur envie d'en découdre en première partie des Américains d'ALCATRAZZ, était perceptible. Pour ceux qui ont déjà vu cette formation, nul est de rappeler qu'elle sait sortir les crocs et piétiner les planches, une manière bien rockeuse de se faire plaisir et d'offrir au public un moment d'échange et de magie.

1. Back to Real                                                          Volume 1 : Get Dirty  EP 2


2. Wet and Late                                                         Too Big To Handle EP1
3. Moaning Hard                                                       Let Me In (I Know Someone Inside) album
4. Get Dirty (Wild And Nasty)                                  Volume 1 : Get Dirty  EP 2


5. Hot Mom                                                               Volume 2 : Hot Mom


6. Let Me In (I Know Someone Inside)                    Let Me In (I Know Someone Inside) album
7. Hurricane                                                              Let Me In (I Know Someone Inside) album
8. Balls Out                                                              Too Big To Handle EP1

Le leader Pat GIOAN, chant et basse, a bien voulu répondre à quelques questions lors de cet évènement. Dam'Aël vous en livre le contenu dans cette vidéo :

 

Underground Therapy

Mené par Sarah et ses cris de rage revendicateurs, Underground Therapy prescrit son néo-rock en guise d'anxiolytique. N'oubliez donc pas votre ordonnance. On retrouve chez Underground Therapy des fondations 70's psychédéliques sur lesquelles le temps a laissé ses strates successives, et passant du quintet au quartet. 
Le gros changement c'est le départ de 2 membres, nouveau bassiste avec Anthony qui change d'instrument, et l'arrivée de Corentin, derrière la batterie... 

"On a tout réadapté en essayant de garder l'essentiel et le plus efficace des morceaux pour que ça marche à une seule guitare. La basse a pris plus de place en récupérant des mélodies de l'ancienne guitare, la guitare actuelle a gonflé son son et en même temps ça a permis à Tom d'avoir plus de place." : Anthony. 

La formation a signé chez un booker, Pongo Booking, après avoir participé à un tremplin “Los Bambasitos” en novembre 2021 et y avoir rencontré José Garcia, le président de l'association. 

Le quartet a délivré un set énergique, brutal mais rempli d'émotions,  aux chansons vraiment cathartiques. La voix de Sarah voyageant avec aisance de la violence et l'explosion à la douceur et l'envoutement.

1. Imsomnia                                     Neurosis (EP 20/12/20)
2. Dust                
3. Abyss                                           Fire Back (EP)
4. Deep Water            
5. Shell                                             Inédit du futur album


6. Donnie Darko                              Neurosis (EP 20/12/20)


7. Stupid Man                                  Fire Back (EP)
8. Shadow & Light                          Fire Back (EP)
9. Same Old Story                           Inédit du futur album


10. Lighter                                       Fire Back (EP)

Après les avoir découverts sur scène, Underground Therapy a bien voulu se prêter au jeu de l'interview qui a pris fin sous les watts du groupe Overdrivers qui prenaient place , l'interview des Toulousains ayant été réalisée après la prestation de Brutti di Fosco au changement de plateau :

 

Brutti di Fosco

Les Brutti di Fosco (originaire des Marches, né à Cingoli en 2016) jouent du  Rock , contaminé par  le Funk ,  le Folk et le Metal, car chaque membre vient d'un parcours musical distinct et a sa propre histoire à raconter. Une musique donc très colorée et rendue épique par la présence d'un instrument traditionnel, la  Cornemuse. Il est dit que Fosco (qui manie aussi guitare, basse et piano), le leader du groupe, est l'un des meilleurs cornemuseurs italiens. Au fil des années, le son a évolué d'un son « celtique traditionnel » à une musique plus libre d'étiquettes, où l'esprit ludique du groupe émerge en impliquant le public dans son spectacle. 


Fosco  (Lorenzo Carducci)                                  Cornemuse, sifflet, chant 
Johnny Visciola (Giulio Fabrizi)                         Basse 
Il Tropicale (Edoardo Leoni)                               Batterie 
Don Vito De La Sierra (Lorenzo Marcelloni)      Guitare lead 
Frederick O'Giustu (Federico Stocchi)                Guitare rythmique

A noter dans leur cursus musical, leur participation à la huitième édition de l' émission de talents Italia's Got Talent  diffusée le 16 mars 2022 avec une jolie place en demi-finale. 

1. Sette Quarti                                    Estote Deformis (EP 2018) 

   
2. Je Jacobites By Name                    Ye Jacobites by Name est une chanson traditionnelle écossaise 


3. Liberi!e                                           single 21/01/22
4. Drunken Sailor

 
5. Can You Hear The Blackbird         Estote Deformis (EP 2018)
6. Luce                                                single 28 mars 2023 
7. Frutti di Bosco                               Estote Deformis (EP 2018)                     - L'anagramme de Brutti di Fosco -
 Introducing the Band Members
8. Let’s Go Pecoraio                          Estote Deformis (EP 2018)
9. Atholl Highlanders

Il est indéniable que les Italiens savent faire le show tant dans la façon de faire évoluer leur set tout au long de leur prestation que sur l'énergie qu'ils déploient en livrant leurs titres sans temps morts, complétés par des échanges récurrents avec le public. Public qui, s'il a été plutôt très surpris sur les premiers instants, a très vite adhéré au genre présenté et à l'énergie dégagée. En d'autres termes, un excellent moment lors de ce Tribal Festival 23. La formation n'hésite pas pour terminer sa prestation à descendre auprès du public pour délivrer au plus près cette énergie électrisante et plus que jpuissive.

Fosco nous livre quelques informations :

 

OVERDRIVERS

Si  un mur de décibels s'est abattu dès 2015 sur les Terres du Nord, nos quatre rockers débarqués en région Paca ont mis à sac la scène du Tribal Fest de Marco et explosés les esgourdes du public et de ses environs. Après avoir découvert en live Airbourne au Orange Metalic Festival cette année, c'est au tour de cette formation surnommée  The Frenchiest of Australian Rock Band qui, vous l'avez compris, nous sert des compositions à la AC/DC like. Inutile de vous écrire que ça bouge dans tous les sens, ça envoie les décibels par flots effrénés et Adrien nous chante haut et très fort quelques titres au sujet parfois déroutants comme She's On Her Period. Le quartet composé de :
Adrien Desquirez – Chant, Guitare
Anthony Clay – Guitare
Benjamin Ollivier – Basse
Florian Morgano – Batterie

fait exploser les watts hors des Marshalls sans s'apercevoir que la pluie commence à s'inviter sur la scène non couverte... Qu'est-ce qui va sauter en premier? Fort heureusement la demoiselle n'ayant pas son billet d'entrée a fait demi tour illico presto laissant la voie ouverte à la déferlante des Nordistes dont le show survolté n'a laissé place à aucun temps mort. Pour finir un bon bain de foule pour finir dans une euphorie totale qui ravit tout le monde musiciens, festivaliers et organisation. Si les Américains d'Alcatrazz nous proposait "Hiroshima Mon Amour" dans leur setlist, Overdrivers fût une véritable bombe atomique sur Peymeinade!

1.You cheated on me                                                         Rock Out (EP 3 titres - 2021)

2. She hides a big packet                                                   Rockin' Hell  ( album - 2016)

3. Factory                                                                           Rock Out (EP 3 titres - 2021)

4. She’s on her period                                                        She's On Her Period (album - 2018)

5. High Mountains                                                             She's On Her Period (album - 2018)  

                                              

6. Dirty Girls Island                                                           Rockin' Hell  ( album - 2016)

7. Show your boobies                                                        She's On Her Period (album - 2018)  

8. Rockin’ Hell                                                                   Rockin' Hell  ( album - 2016)

9. Limbs of rock’n’roll                                                       Rockin' Hell  ( album - 2016)

 

Quelques petites informations obtenues au bout du micro :

 

Alcatrazz Official


Depuis 1983, la vie de la formation ALCATRAZZ est loin d’être un long fleuve tranquille au vu des multiples évolutions du line-up ; une véritable saga en quelle que sorte, avec de multiples épisodes. Seuls membres fondateurs  Gary Shea à la basse et de Jimmy Waldo aux claviers, restent les véritables piliers du début de l'aventure. A noter malgré tout que la basse est tenue lors des concerts par Adam Sheppard (choeurs). Si Yngwie Malmsteen  et Steve Vaï ont laisser quelques empreintes marquantes respectivement de 1983 à 1984 et de 1984 à 1985 dans la vie de Alcatrazz (sans compter Jason Becker), c'est à ce jour le shredlord Joe Stump qui tient la 6 cordes depuis 2019, largement influencé Yngwie et réplique partielle de ce monstre. Sur ce Tribal Festival Joe fait  le show dans des positions épiques souvent caché derrière sa tignasse, arborant une jolie guitare ESP jaune discret, beaucoupplus discret que notre guitariste. En tout cas ça envoie du lourd avec des nappes de clavier, des basses et une rythmique servie par Larry Paterson en superforme et malgré le tout petit espace prévu pour la batterie. Larry qui prend le relai depuis le second semestre 2021 de Mark Benquechea lui, présent depuis 2019. Evidemment nous savions que nous n'aurions pas Graham Bonnett derrière le micro, évincé depuis fin 2020 et remplacé par  Doogie White ( Rainbow, Yngwie Malmsteen, Michael Schenker...). La setlist fait quelques aller-retours entre la discographie d'Alcatrazz et celle de Rainbow en passant  par Michael Schenker’s Temple of Rock,donnant ainsi  un léger aperçu du cursus de Doogie.

Evidemment pour les fans de la première heure, l'absence de Graham  peut générer une certaine frustration ; cependant il est incontestable que la présence d'une telle pointure au Tribal Festival rend le public fier et le ravit au plus au point. Bravo à Marcus pour pour cette initiative et cette performance.

Little Viper

Too Young to Die, Too Drunk to Live

Wolf to the Moon (Rainbow)

Turn of the Wheel

Ariel (Rainbow)

Jet to Jet

Sword of Deliverance

Battlelines

Too Late for Tears (Rainbow)

Don't Get Mad…Get Even

Hiroshima Mon Amour

Bring on the Rawk

Vigilante Man (Michael Schenker’s Temple of Rock)

The Temple of the King (Rainbow)

Quelques messages recueillis sur place :

1. Jimmy WALDO

 

2. Joe STUMP 

 

3. Larry PATTERSON

A noter que Larry Patterson Larry a été pendant un certain temps l'assistant officiel de Cozy Powell et de son technicien de batterie Eddie Naughton lors de l'écriture et de l'enregistrement de l'album « Forbidden » de Black Sabbath.
Il a aussi travaillé pour Blaze Bayley avec qu'il a fait deux des albums studio, un double album live et un DVD suivant de nombreuses tournées dans le monde  entre 2007 et 2010.
En dehors de la musique, il écrit beaucoup. Dans le monde de la musique, un livre sur l'histoire du groupe Blaze Bayley intitulé « At The End Of The Day », a été initialement publié en 2009. 
Depuis 2022, 21 livres sont à son actif, sur des thème totalement différents : des histoires non-fictionnelles sur la Seconde Guerre mondiale – principalement liées à la Wehrmacht – inspirées en grande partie par un intérêt de toute une vie pour la Seconde Guerre mondiale et par son travail comme instructeur de plongée sous-marine, ce qui comprenait quelques années de plongée sur les épaves de guerre au large de la France.

Ravie d'avoir pu  voir en live cette formation ainsi que les quatre autres groupes proposés dans ce festival, un des rares festivals à s'êtr 'enraciner sur nos terres provençales. Que l'organisation continue avec passion à générer des éditions d'année en année depuis 2006 et qu'elle puisse ravir autant de public et de passionnés encore pour les décennies à venir.


 

WIG WAM (glam metal), Out Of The Dark (10/02/2023)

Le 10/10/2023

Wig Wam vient rappeler sa grande facilité d'écriture. Il livre quelques brûlots dans une galette pleine de friandises. Ce n'est pas son meilleur album, mais tout de même...
Par Ahasverus

Wig wam out of the dark 1Formé en 2001, Wig Wam sort son premier album en 2004. Si certains titres ne font pas très sérieux (« The Best Song In The World », « Erection »), si la pochette du CD est plutôt médiocre, et enfin si les arrangements restent à travailler (« Crazy Things », « Tell Me Where To Go »), la mélodie est bien présente, la voix est presque prête, la guitare totalement (« Erection »), et ce « 667... The Neighbour Of The Beast », qui comprend une cover du titre de Mel C « I Turn To You » constitue une carte de visite très honorable. Son hard est parfois proche du glam 70's (« Mine All Mine », « Bless The Night »), s'accaparant le son 80's d'un Bon Jovi (« Hard To Be Rock N' Roller ») qui jammerait avec Mötley Crüe (« Car-Lyle »), se permettant quelques vraies ballades (« Tell Me Where To Go », « A Long Way ») et un clin d'oeil aux Kiss Alive (« Erection ») parmi des choses modernes teintées de pop (« I Turn To You »). Hard et mélodique, Wig Wam entend néanmoins dès son premier album explorer les contours de sa cible plutôt que de se résoudre à la frapper dans son centre. 
Ce premier album est peu distribué en Europe et n'arrive pas jusqu'à la France. La plupart des titres  (« The Best Song In The World », « Erection », « Mine All Mine », « Bless The Night », « Tell Me Where To Go », « Car-Lyle ») sont donc repris dans l'album suivant, « Hard To Be A Rock N' Roller » (2005). Parallèlement, Wig Wam tente à deux reprises de participer à l'Eurovision. Il y parvient la seconde fois et permet a la Norvège de se placer à la neuvième place avec la chanson « In My Dreams ». Une version studio sera intégrée dans une réédition de l'album « Hard To Be A Rock N' Roller ».

C'est la seconde fois que le chanteur Glam (Åge Sten Nilsen) participe à l'Eurovision. En 1998, il se classait troisième sous le pseudonyme G'sten.
« Wig Wamania » sort en 2006. Classique mais bien travaillé, il contient de bonnes chansons et affirme les talents de mélodiste de la formation norvégienne. Globalement orienté FM, ne lésinant pas sur les ballades et sur les morceaux taillés pour la radio (« Slave To You Love »,« Bygone Zone », « At The End Of The Day»), il a toujours de quoi séduire les amateurs de glam à la Bon Jovi (« Gonna Get You Someday »), voire de The Darkness (« Kill My Rock N' Roll ») même dans ses morceaux les plus heavy (« Dare Davil Heat », « Can't Get Her (Out Of My Bed) », « Breaking All The Rules »). C'est un album de qualité qui mérite d'être découvert aujourd'hui encore.
En 2007, Wig Wam se retourne sur son parcours le temps d'un « Live In Tokyo » fort de dix-neuf titres.
« Non Stop Rock N' Roll » (2010), le quatrième album studio de la formation,  s'ouvre sur le très frais « Do Ya Wanna Taste It ». Il délaisse un peu l'ambiance 80's pour mettre un peu de pop dans son heavy (« Walls Come Down »). Sans avoir de vues révolutionnaires, il est plus moderne  (« Still I’m Burning », « All You Wanted », « Non Stop Rock N’ Roll »)  et ses accroches fonctionnent bien (« Chasing Rainbow », « Do You Wanna Taste It ») jusque dans ses ballades (« Man In The Moon », « From Here »).

« Wall Street » (2012) prend la suite, et confirme l’impression de maturité dégagée par son prédécesseur (« Omg ! », « The Bigger The better », « One Million Enemies », « Natural High »). Une grande maîtrise de la voix rapproche parfois le chant de Glam d’un Coverdale (« Try My Body On »). Malgré cela et un album très correct avec des titres accrocheurs (« Wrong Can feel So Right », « Wall Street », The Bigger The Better ») le groupe se sépare en 2014.
C’est pour mieux se retrouver autour de « Never Say Die » qui sort en 2017 ! L’approche moderne se confirme sur un opus qui sait se montrer offensif (« Hypnotized », « Where Does It Hurt »). La voix a encore pris de l'épaisseur. Le groupe n’a pas perdu sa capacité à écrire des refrains mémorisables et des ballades (« My Kaleidoscope Ark »), avec des morceaux inattendus (« Silver Lining ») et d'autres qui peuvent faire penser  à  Kissin Dynamite (« Kilimanjaro »).

Le nouvel album, « Out Of The Dark », sort le 10/02/2023. Il va directement dans le vif du sujet avec un excellent morceau éponyme, remarquablement accrocheur.

C'est l'un des points forts de l'album, avec le titre « High N’ Dry », et peut-être plus que encore avec « Forevermore » : on imagine ce que ce mid-tempo percutant va donner sur scène !
Parfois évocateur de Van Halen (« Bad Luck Chuck »), parfois entre Bon Jovi et Whitesnake, (« The American Dream »), Wig Wam vient rappeler sa grande facilité d'écriture. Il livre quelques brûlots dans une galette pleine de friandises, sans toutefois placer là son meilleur opus, mais tout de même : c'est largement suffisant pour en faire un bon album, nous vous invitons à le découvrir, si ce n'est déjà fait.

NIKKI STRINGFIELD (hard/heavy), Apocrypha (29/09/2023)

Le 08/10/2023

Nikki Stringfield est connue plus pour son jeu de guitare que pour son chant lead. Son premier album solo pose des fondations solides qu'on vous invite à découvrir.
Par Ahasverus 
Nikki Stringfield est l'une des guitaristes de The Iron Maidens.
Nikki springfieldCe tribute band américain qui rencontre un succès notable a notamment compté dans ses rangs Nita Strauss ou encore Courtney Cox, récemment partie gonfler les rangs de Burning Witches.

Nikki joue également dans le groupe Heaven Below aux côtés de son époux, le guitariste Patrick Kennison.

Elle est donc connue plus pour son jeu de guitare que pour son chant lead. C'est que, manquant de confiance en sa voix, elle commence le chant tardivement et ne se livre pleinement à l'exercice qu'à partir de 2017, signant son premier EP solo deux ans plus tard. Il s'agit de « Harmonies For The Haunted » (2019), un cinq titres sur lequel elle tient, en plus du micro, la guitare et la basse tandis que Jesse Billson prend en compte la batterie.
Pour son premier long format, Nikki a souhaité constituer un vrai groupe, qui est aussi intervenu dans la structure des morceaux. On retrouve autour d'elle Patrick Kennison (guitare), Jesse Davidson (basse) et Shad Wilhelm (batterie).
L'album s'appelle « Apocrypha ».
Nikki stringfield apocryphaNe voyez dans ce titre aucune parenté religieuse : il est choisi pour le côté surnaturel qu'il dégage, et parce que sa sonorité claque à l'oreille, un peu comme le « Cryptic Writings » de Megadeth, expliquait la guitariste américaine au magazine BraveWords.
Longue d'environ cinquante-cinq minutes, cette galette contient douze morceaux dont le plus ancien (« As Chaos Consumes ») date de 2017. Des titres bien écrits, parfois dans la suite rythmique d'une Lee Aaron, tel « Where The Demons Lie »). Inspiré par les films d'horreur, mais pouvant cependant se référer à une personne toxique ou à une dépendance, ce titre a fait l'objet d'un clip tourné en une journée dans un entrepôt abandonné.


Vocalement, Nikki se défend. Elle est capable d'honorer plusieurs registres, du riff endiablé à la ballade (« Sweet Insanity ») avec la même réussite. Les morceaux sont particulièrement bien balancés quand la guitare se met en avant et réveille le heavy jamais loin chez la jeune Texane (« Flesh And Bones », « Wasting Away »).
Nikki Sringfield se frotte aussi au répertoire de Seal au travers d'une cover de son morceau « Kiss From A Rose », une chanson à laquelle elle se dit particulièrement attachée et qu'elle souhaitait reprendre au plus près de l'originale.
Pour son premier album, l'Américaine signe douze compositions variées qui font le job, unies pour un résultat plus qu'honorable et très homogène qui constitue au final un album de hard/heavy aussi agréable que convaincant. C'est un excellent début, et des fondations solides qu'on vous invite à découvrir.
« Apocrypha » est disponible depuis le 29/09/2023.