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JOSE AND THE WASTEMEN (rock), Monkey On My Back (22/09/2022)
Le 27/09/2023

Quatorze minutes seulement, mais les amateurs d'un rock alternatif bien fichu y trouveront leur compte.
Par Ahasverus
Disponible depuis le 22/09/2023, « Monkey On My Back » est un EP quatre titres de Jose And The Wastemen, un trio composé de José (The Firecrackers, Bleu Tonnerre) au chant et à la guitare, de Quentin (Gwizdek, Arabella, Fav) à la batterie, et de Mathias (Hyde Park Corner, Hot Chibers, Stone Shelter) à la basse.

José And The Wastemen par Daniel Gwizdek
Enregistré live, ce nouvel opus succède à une suite de singles et d'EP ainsi qu'au double album « Twice Upon A Time ».
Ce petit quart d'heure suffit à Jose And The Wastemen pour imposer son rock cru et alternatif, certifié bio, avec quatre pistes qui vous accrochent immédiatement en commençant par le single qui donne son titre à l'album.
La suite ne démentira pas et saura séduire les amateurs de rock alternatif avec des morceaux bruts, efficaces même lorsque le trio grenoblois décide de bifurquer vers une ambiance plus bluesy.
La proposition d'ensemble, pour courte qu'elle soit, donne un aperçu de la maturité du groupe. Elle est particulièrement séduisante et vaut d'être découverte.
Les Grenoblois retrouveront Jose And The Wastemen en interview sur Radio Campus Grenoble (https://campusgrenoble.org/) ce soir à 18 heures (rediffusion jeudi 28/09/2023 à 8 heures) et le 29/09/2023 pour la release party à la Belle Electrique, 12 esplanade Andry Farcy.
SERENITY : les détails du futur album
Le 27/09/2023
« Nemesis AD », le nouvel album de Serenity, sortira début novembre chez Napalm Records.

Le groupe de métal symphonique plaçait son dernier album studio, « The Last Knight » (2020) à la vingt-cinquième place du classement officiel des albums en Allemagne, et la sortie de « Memoria », avec des guests tels que Sascha Paeth, Niklas Müller ou Clementine Delauney, transposaient en live ses plus gros succès, comme « Wings Of Madness » et « The Chevalier », qui totalisent à eux seuls plus de trois millions de vues sur YouTube.
Serenity est connu pour ses albums thématiques autour de personnages historiques. Pour « Nemesis AD », le groupe autrichien s'est inspiiré du peintre Albrecht Dürer, qui a vécu à l’époque de la renaissance allemande. Le groupe explique :
« Nous nous focalisons toujours sur des thèmes historiques. Notre dernier album, The Last Knight, exposait l’ère de Maximilien Ier. Son récit va plus loin grâce à la structure de notre nouvel album qui raconte l’histoire de son contemporain, Albrecht Dürer. Nous considérons qu'il est l’un des artistes révolutionnaires les plus remarquables de tous les temps, en plus d'incarner l'évolution cruciale entre les époques du Moyen-Âge et de la Renaissance, entre le style gothique et l’ère moderne. »
Pour nous donner une idée de ce qui nous attend sur ce nouvel album, Serenity en a dévoilé plusieurs extraits. le premier est une lyric video du morceau « The Fall Of Man », deuxième piste de l'album.
Il voit la collaboration de Roy Khan (Conception et ex-Kamelot). Georg Neuhauser (chant) explique : « Accueillir et collaborer avec Roy Khan sur le premier single de notre prochain album est un grand honneur. Serenity et Kamelot sont liés par une forte connexion et une amitié de longue date. Pour moi, c’est un rêve devenu réalité que de collaborer avec ce chanteur excellent et remarquable, et de voir à quel point nos voix se complètent l’une et l’autre. »
Le second extrait présenté figure en troisième piste de l'album. Il s'agit de « Ritter Tod und Teufel (Knightfall) », qui voit le groupe écrire pour la première fois en Allemand. Serenity précise à son propos :
« Nous sommes ravis d'être enfin de retour avec notre nouveau single, qui est une démonstration tonitruante de notre existence. Ce n’est qu’un début, offrant un aperçu de ce sur quoi nous travaillons actuellement. Nous avons consacré notre énergie créative à la création d’un voyage musical immersif qui vous transporte dans une autre époque et dans une autre dimension menant à un peintre renommé de la fin du Moyen Âge. Nous attendons de partager avec vous cette nouvelle ère de Sérénité. Préparez-vous pour une expérience captivante remplie d'émotions, de mélodies épiques et de sons explosifs ! »
« Reflections (of AD) », un troisième extrait, mettait en avant la cinquième piste du futur album.Ce titre est écrit par Georg Neuhauser / Marco Pastorino / Sascha Paeth (musique) et Chris Hermsdörfer / Georg Neuhauser (paroles).
Georg Neuhauser (chant) dit à son propos :
« Cette chanson est, sans aucun doute, le morceau le plus explosif que nous ayons jamais sorti ! Nous y avons mis toute notre passion et nos compétences musicales pour créer cet opus magnum de plus de huit minutes. Pour la sortie du single, nous avons dû créer une version abrégée, mais nous encourageons tous nos auditeurs à consulter la version de l'album afin de découvrir cette magnifique œuvre d'art dans son entière beauté. »
Enfin, à quelques jours de la sortie de l'album, Serenity dévoile « The End Of Babylon », l'un des titres les plus sombres de « Nemesis AD ».
Le groupe explique :
« Avec The End of Babylon, nous avons créé une chanson plus sombre au sujet de l'éphémère et de la fin d'une époque - inspirée par la célèbre œuvre The whore of Babylon (La prostituée de Babylone) d'Albrecht Dürer. Elle est tirée de la série Apocalypse et pourrait malheureusement correspondre à la situation actuelle au Moyen-Orient. Il semble que nous ne tirions pas les leçons de l'histoire. »
« Nemesis AD » sortira le 03/11/2023. Il sera proposé aux formats suivants :
- Coffret en bois : CD digipack, cachet de cire pour enveloppes, livret de photos, carte dédicacée
- 1 vinyle marbré
- 1 vinyle noir
- Lot : CD digipack + t-shirt de l’artwork de l’album
- 1 CD digipack
- Format digital
Il est disponible à la précommande ICI.

NOVA DOLL (grunge, stoner), Denaturing (29/09/2023)
Le 27/09/2023
Nova Doll est une jeune formation canadienne, formée en 2022 à Barrie, sur les bords du lac Simcoe, dans l'Ontario. Influencé par Kyuss, Queen Of The Stone Age ou High On Fire, ce projet est un brassage de différents genres musicaux tels que le stoner, le punk, le grunge, le sludge et le doom.

Nova Doll a livré son premier album le 29/09/2023. Il s'appelle « Denaturing ».

Cette offre se veut une expérience, passant d'une saison à l'autre avec des morceaux accompagnés de sons de la nature. Chaque chanson parle de la mort sous un aspect différent : la mort d'une personne, la mort de l'innocence, la mort des relations ou la mort des saisons.
Ainsi le titre « Dénaturation » explore la dégradation biologique et chimique du corps humain après la mort tandis que « Dead Before I Knew It » traite de l'expérience de perdre une partie de soi à cause des actions de quelqu'un d'autre et que « California Sunshine » explore un trip acide qui conduit à la tragédie .
Particulièrement garage, nu, punk et stoner, le son crasseux et saturé de Nova Doll renvoie aux balbutiements du Grunge et pourra vous rappeler les premiers efforts des Babes In Toyland et de L7 (« Waydown », « Denaturation », « Mabon »). Il conviendra à ceux qui cherchent un rock qui fait vibrer les murs.
BERZEKER LEGION : deuxième album en octobre
Le 27/09/2023
Berzerker Legion a été fondé en 2016 par les guitaristes Tomas Elofsson (Hypocrisy) et Alwin Zuur (Asphyx) avec la vision de créer un death metal de la qualité la plus belliqueuse. Ils ont recruté un line-up de musiciens solides et bien connus composé de James Stewart (Vader ) à la batterie, Jonny Pettersson (Wombbath) au chant et Fredrik Isaksson (Dark Funeral) à la basse.

Alwin Zuur (guitare/auteur-compositeur) commente : « Ces dernières années, Tomas et moi nous sommes rencontrés régulièrement lors de spectacles et de festivals. Une grande partie de nos conversations portaient sur la musique et les styles. Au cours de ces rencontres, nous avons découvert que nous avions vraiment beaucoup d'intérêts musicaux communs. »
La formation internationale (Pays-Bas, U. K., Suède) sortait en 2020 l'album « Obliterate the Week ». Elle revient le 27/10/2023 via Listenable Records. avec un nouvel opus au titre prometteur : « Chaos Will Reign ».
Alwin Zuur explique : « Côté musique, notre premier album Obliterate the Weak affiche l’équilibre parfait entre brutalité, mélodie et harmonie. Étant un fan du style suédois de Göteborg du début des années 90, avec des groupes comme At The Gates, Eucharist, A Canorous Quintet, ainsi qu'un fan inconditionnel du style brutal old school death metal avec des groupes comme Bolt Thrower, Obituary, j'ai toujours voulu écrire des chansons montrant un mélange de genres death metal différents. »

Il poursuit : « Avec notre nouvel album Chaos Will Reign, nous nous sommes développés davantage dans notre mélange musical typique de mélodie et de brutalité. Chaos Will Reign semble plus professionnel, complet, massif et puissant grâce à la production de Jonas Kjellgren. Il est devenu le successeur logique, un énorme pas en avant par rapport à notre premier album Obliterate the Weak. »
Le nouvel opus sera livré dans un artwork sitné à nouveau par Adi Dechristianize (Dechristianize Art).

Si l'album ne sortira que fin octobre, Berzeker Legion en a déjà dévoilé un premier extrait par le biais d'une lyric video de la seconde piste de l'album, « Choirs Of Anguish ».
SLEAZYZ (horror metal), Glitter Ghoulz From Hell (08/09/2023)
Le 25/09/2023
« Glitter Ghoulz From Hell », c'est quasiment une setlist que Sleazyz pourrait dérouler dans son intégralité lors de ses concerts, c'est vous dire si ça envoie...
Par Ahasverus
Sleazyz a livré ce mois-ci le successeur de « March Of The Dead ». On avait beaucoup aimé cet album de 2021. Son clip éponyme remarquable qui portait haut les couleurs de l'Horror Metal reste aujourd'hui encore parmi nos chouchous du genre.
Il était temps que les Troyens reviennent sur le devant de la scène ; c'est chose faite avec « Glitter Ghoulz From Hell », leur nouvel opus. Il est présenté dans un artwork sympa qui annonce bien la couleur de cet album inspiré par le cinéma horrifique vintage.

Remonté comme un coucou suisse, Sleazyz retrouve ses marques dès l'amorce de sa galette. Ses lignes vocales, aussitôt efficaces, semblent d'abord taillées pour chatouiller la fosse (« Monster A Go Go », « Down », « Life Will Never Be The Same »). En prise directe, « Necromancer » et « Voodoo Dance » mettent la gomme sur le côté punk du répertoire des Troyens. Ici, l'univers de Sleazyz, bien identifiable, semble devoir tout autant à Alice Cooper qu'à Nashville Pussy. Les riffs sont efficaces et gras, le chant de Fred est solide et plein de gouaille, bien soutenu par des backing vocals en phase et dosés intelligemment. La guitare lead s'entortille (« Satan's School For Lust ») ou nous fait le coup de la Mère Talkbox (« Hellhouse »). L'ensemble déroule son câble sans en faire des tonnes, usant parfois d'un son cru fort à propos (« Voodoo Dance »). Sleazyz envoie maintenant ses chansons comme des confettis sur un pit. Il vise l'effet immédiat, sans se cacher (« Party Is Not Dead ») capable qu'il est d'écrire des morceaux de bon vieux rock N' roll en toute simplicité (« Bag Of Bones », « Life Will Never Be The Same »). Et ça marche ! C'est efficace comme une allumette et réjouissant, et « Glitter Ghoulz From Hell » présente quasiment en dix pistes une tracklist que Sleazyz pourrait dérouler dans son intégralité lors de ses concerts... C'est vous dire, tout de même, si ça envoie !
Une réussite, incontestablement.
RONNIE ROMERO (hard/heavy mélodique), Too Many Lies, Too Many Masters (15/09/2023)
Le 25/09/2023
Les compositions laissent s'installer partout le groove de ce grand chanteur.
Par Ahasverus
Rainbow, Core Leoni, Vandenberg, Michael Schenker Group... On ne compte plus les formations qui ont fait appel au talent de Ronnie Romero, chanteur de Lords Of Black !
Le Chilien (installé en Roumanie) avait enregistré récemment deux albums : « Raised On Radio » (2022), avec des reprises de Queen, Foreigner, Bad Company ou encore Led Zep ; « Raised On Heavy Radio » (2023) plus volontiers tourné vers Maiden, Judas Priest, Accept ou Metallica. Un exercice qui pouvait trouver son public par un choix de groupes mainstream. Mais il était temps de voir Ronnie faire la preuve de son inspiration par un album solo de compositions. C'est chose faite avec « Too Many Lies, Too Many Masters », co-écrit avec José Rubio (guitare) et Andy C. (batterie).

« Too Many Lies, Too Many Masters » est une suite de mélodies de belle qualité (« Mountain Of Light ») dans un esprit assez hard/heavy pas très éloigné des MSG ou Rainbow avec lesquels Ronnie a collaboré. Il sait aussi se rapprocher du hard bluesy d'un Whitesnake (« Crossroad ») ou du répertoire propre à Dio (« Not Just A Nightmare », « Chased By Shadows »).
Parfois légèrement linéaire malgré tout le talent déployé, l'ensemble évite tout de même l'écueil et le déjà-vu grâce à certaines mélodies qui tirent leur épingle du jeu (« Not Just A Nightmare », « A Distant Shore », « Vengeance »). Quant à l'interprétation, elle ne connaît bien sûr aucune faille, et les compositions laissent s'installer partout le groove de ce grand chanteur.
Ne faisons pas la fine bouche : « Too Many Lies, Too Many Masters » est tout de même d'un niveau remarquable. Il ne nous a pas subjugué, mais il possède suffisamment de qualités pour retenir l'attention.
A écouter.
Très actif, Ronnie Romero était également dans les bacs en mai 2023 avec le premier album d'Elegant Weapons, un projet qui l'unit à des membres de Judas Priest et de Pantera. On sait qu'il enregistrait les voix du prochain album de Lords Of Black à Bucharest en juillet 2023.
ECLIPSE (hard mélodique), Megalomanium (01/09/2023)
Le 25/09/2023
Cette propension indécente à composer des hymnes force l'admiration et à ce titre « Megalomanium » rappelle des albums tels que « Slippery When Wet » et « New Jersey ».
Par Ahasverus
Eclipse est un quatuor suédois formé autour du chanteur Erik Mårtensson et du guitariste Magnus Henriksson.

Il sort « The Truth And A Little More », son premier album, en 2001. Le chant d'Erik Mårtensson se rapproche légèrement de celui de Joey Tempest (« The Truth », « The Only One») et certains morceaux pourraient figurer sur des albums d'Europe (« Songs Of Yesterday ») auquel le groupe se verra longtemps comparé. Ce premier opus pose les fondations d'un hard-rock mélodique à dominante FM (« Message Of Love ») qui pioche dans le blues et l'énergie (« Too Far », « A Little More»), agrémenté par de belles guitares lead qui constituent un véritable atout (« A Little More », « How Many Times »). Il reste aujourd'hui encore très respectable.
Le deuxième album, « Second To None » (2004) voit Eclipse s'associer durablement avec le label italien Frontiers Records (Ronnie Atkins, Ronnie Romero, Winger). Les nouveaux morceaux confirment le crédo du groupe et l'album est assez bien accueilli en France, même si Hard Rock 80 « trouve que la voix d’Erik Martensson est vraiment quelconque et manque singulièrement de puissance » et que Music Waves estime qu'à la longue « une certaine lassitude s'installe ». Soto, Europe et Eric Martin sont les comparaisons qu'on peut relever dans les chroniques.
Quatre années séparent « Second To None » de son successeur, « Are You Ready To Rock ». Bien que mélodique, il se fait plus offensif avec des titres tels que « Wylde One », « Hometown Calling », « Hard Time Loving You » ou « Call Of The Wild ». L'ensemble est particulièrement dynamique et la guitare d'Erik Märtensson n'est pas pour rien dans la réussite de ce troisième long format. Son jeu est comparé à celui de Van Halen par Music Waves. Joey Tempest est à nouveau cité comme référence pour le chant mais c'est Bon Jovi qui nous paraît pointer le bout de son nez côté songwriting (« Unbreakable »). Particulièrement remarqué, « Are You Ready To Rock » permet à Eclipse d'ouvrir pour Deep Purple.
Il faudra quatre nouvelles années pour voir arriver « Bleed And Scream », quatrième galette d'Eclipse. Nous sommes en 2012. Désormais incontesté, le chant d'Erik Mårtensson, « en état de grâce » (Music Waves), « parfait » pour Les Eternels qui estiment que « l'air de déjà vu peut cependant s'avérer dérangeant ». Ce n'est pas l'opinion de Music Waves qui parle de « foire aux hits ». Mr Big, Pink Cream 69, H.E.A.T. et Europe sont des références récurrentes pour cet album de hard qui semble avoir trouvé le compromis entre le mélodique des deux premiers opus et la dynamique du troisième. Pour Rock Meeting, il « éclipse notablement la concurrence ». Le groupe s'essaie à la ballade (« About To Break ») mais des titres tels que « Falling Down » lui confèrent une énergie notable, tandis qu'une influence power metal se fait sentir sur le morceau « Battlegrounds », repris au format acoustique en conclusion de l'album. Emballé, Pavillon 666 place Eclipse « au sommet de son art ». Il est au moins « un groupe à suivre » pour Hard-Rock 80 qui concède que « l’excellence de ses talentueux musiciens n’est jamais prise en défaut ». C'est enfin l'occasion pour le groupe de sortir son premier clip officiel.
« Armageddonize » (2015), le cinquième album d'Eclipse, nous accueille avec les grosses guitares de « I Don't Wanna Say I'M Sorry », mélange de riffs heavy et de belles lignes mélodiques. L'album existe en version Deluxe forte de vingt-huit pistes, qui comprend des inédits, des titres live et des versions acoustiques et qu'il convient de privilégier. La recette ne change pas pour le sixième album « Monumentum » (2017), servi par un son très lourd. Erik Mårtensson rend son chant plus agressif et s'éloigne de la comparaison avec Joey Tempest. Metal Obs yvoit « une volonté de durcir ». Materson, pour Music Waves, « est l'un des meilleurs chanteurs de sa génération ». De son côté, Aux Portes du Metal voit dans « Monumentum » « un vrai bon album de Hard Rock mélodique, le plus abouti à ce jour pour les Suédois ». Totalement emballé, Nightfall In Metal Heart estime qu'Eclipse « vient de nous livrer l'Everest du Hard Mélodique », ce que confirme en d'autres termes United Rock Nation en affirmant qu'on « peut dire sans trop se tromper qu'il va devenir un monument du Hard Mélodique ». Coverdale fait partie des références citées. Nous y voyons toujours du Bon Jovi (« Killing Me », « Hurt », « The Downfall Of Eden») avec une orchestration moderne. Aujourd'hui encore ce « Monumentum » sonne remarquablement, aussi heavy que mélodique.
Septième album studio, « Paradigm » (2019) marque les vingt ans de carrière d'un groupe toujours plein de jus qui confirme ses dons de hitmaker (« Viva La Victoria », « United ») avec toujours cette recette de gros riffs, de belles leads, de refrains fédérateurs, sans pour autant négliger les lyrics comme en atteste un texte sur la suffragette Mary Leigh. La sortie de ce nouvel album est l'occasion pour la presse spécialisée de souligner la qualité de la discographie des Suédois qui commencent « à empiler un nombre conséquent d'opus irréprochables » (Music Waves). Aux Portes du Metal estime fort à propos que celui « qui n'a jamais goûté à leur univers ne sait pas ce qu'il perd. »
Il est temps pour le groupe de sortir un album Live. C'est chose faite en 2020 avec « Viva la VicTOURia », un double album agrémenté d'un DVD qui comprend un show, un « Live From the Quarantine » (on est en pleine pandémie) et un documentaire.
2021. Retour en studio avec l'album « Wired ». C'est encore « une leçon de Hard Rock » (Nightfall in Metal Heart) qui « continue à proposer de formidables chansons » (Music In Belgium). Même s'il n'y a « rien de nouveau à l’horizon », « on se retrouve toujours aussi vite embarqué » (United Rock Nations ). Pour Les Seigneurs du Metal, Eclipse « malgré son manque d’évolution arrive à tirer son épingle du jeu ». On est toujours sur un songwriting rassembleur et mainstream à la Bon Jovi (« Saturday Night », « Run For Cover », « We Didn't Come To Lose », « Things We Love »). Le chant d'Erik Mårtensson se rapproche désormais de celui de Jon plus que de celui de Joey Tempest, mais la filiation ne s'arrête pas là : les refrains mémorisables et leurs choeurs, la place de la guitare lead, l'efficacité du songwriting, la complémentarité des musiciens, et surtout cette succession d'albums réussis, placent Eclipse dans les pas du groupe de New Jersey. Une recette maîtrisée avec suffisamment d'inventivité pour relancer régulièrement l'attention de l'auditeur sur la machine.
Enfin en 2023 le groupe de Stockholm revient avec « Megalomanium », son neuvième album studio. Dès les premières secondes de la première piste il est évident que l'inspiration est toujours présente (« The Hardest Part Is Losing You »).
Metal Integral acte « une fois encore avec émerveillement qu’Eclipse ne perd en rien de son énergie et de son inspiration ». Il continue à gravir « son escalier le menant vers les sommets » (Music Waves). La qualité d'ensemble du songwriting est bluffante et la comparaison avec Bon Jovi reste d'actualité (« Got It! »).
Eclipse a-t-il vendu son âme aux dieux du Metal ? La formation suédoise semble avoir trouvé la recette du hit perpétuel et il la renouvelle allègrement presque à chaque coup (« The Hardest Part Is Losing You », « Got It! », « Anthem », « Hearts Collide », « I Don't Get It », « The Broken », « One Step Closer To You »). Cette propension indécente à composer des hymnes force l'admiration, et à ce titre « Megalomanium » rappelle des albums tels que « Slippery When Wet » et « New Jersey ». On imagine avec quels yeux de Chimène Frontiers Records regarde son poulain devenir un étalon. C'est que le songwriting d'Eclipse le place parmi les grands du hard mélodique. Un don aussi enviable qu'incroyable qui permet aux Suédois de prendre la pole position à chaque nouvelle sortie. Ils continuent, en 2023, à faire la course en tête.
RASPY JUNKER (metal), Bad Queen (22/09/2023)
Le 22/09/2023
La formule fonctionne avec un très fort potentiel, et cette frontwoman n'est évidemment pas étrangère à cette alchimie capable de transcender certains morceaux.
Par Ahasverus

Raspy Junker, groupe de heavy métal français créé en 2012. Récompensé par le prix du meilleur show Emergenza en 2013, il enregistre en 2015 un EP cinq titres intitulé « Board the Junker ».
En 2017 c’est « World of Violence » qui voit le jour sur le label français M&O Music. Ce premier album assez musclé est incontestablement influencé par Metallica (peut-être même par le chant d'Hetfield ?), utilisant arpèges et riffs lourd. Un soupçon d'influence grunge est également perceptible.
Fort de ces deux opus, Raspy Junker part en tournée française, participant notamment au Chti Rock Festival et au Raismes Fest en 2018.
Puis patatras ! Le groupe perd son chanteur. Il lui faut six ans pour faire son retour discographique, avec Nathalie au micro, pour un format long de dix pistes, livré via M&O Music le 22/09/2023. L'album s'appelle « Bad Queen ».

« Bad Queen » se distingue de son prédécesseur dès les premières minutes, avec un chant féminin bien placé, énergique et subtil, très légèrement voilé, porté par un petit vibrato, capable de développer de la puissance. Les guitares, nerveuses, se multiplient. Le propos d'ensemble est moderne, mais les racines 90's ne sont pas oubliées (« Hypnotized »). L'ambiance est heavy, mais le chant féminin s'autorise à donner un peu d'air aux compositions. Les morceaux s'enchaînent rapidement, avec beaucoup de variété, et malgré une durée moyenne supérieure à cinq minutes l'écoute de chaque morceau se fait rapidement et reste intéressante.
Il nous semble que Raspy Junker a réussi un album moins figé que son prédécesseur. Des titres comme « Hypnotized », avec son ambiance à la Hole et sa lead un poil saturée qui fait de l'escalade, fonctionnent à fond et font partie des morceaux vers lesquels on se retourne ! L'influence de Metallica reste présente (« Battle Cry », « Bad Queen») et la référence grunge aussi (« Alive ») mais le chant très investi de Nathalie permet de ne pas focaliser sur cette comparaison purement instrumentale. Certains morceaux passent largement au dessus de la barre (« Poison », « Hypnotized ») et permettent à Raspy Junker Mark II de gagner des points. Malheureusement cette réussite prend des allures de chant du cygne pour cette configuration qui ne pourra plus être développée : Nathalie a signifié début juin 2023 sa décision de quitter le groupe. Dommage, car la formule fonctionne avec un très fort potentiel, et cette frontwoman n'est évidemment pas étrangère à cette alchimie. Néanmoins rien de cassé : Raspy Junker sait fonctionner instrumentalement ; il a déjà profité d'un mouvement de line-up pour aller vers le haut. Il a encore dans sa (son !) manche des soli monstrueux pour escalader ses rythmiques en béton (« Deserter », « Poison »). Il lui reste a trouver un(e) vocaliste à la hauteur de son potentiel, et surtout à le/la fidéliser...
En attendant Raspy Junker a réalisé une belle performance, et « Bad Queen » est un album à découvrir.