HEAVY METAL

THE FOXY LADIES : Le vent en poupe

Le 11/06/2022

Près de six ans après « Backbone », The Foxy Ladies a amorcé un retour spectaculaire.
Foxy ladies elyezer ducros pro
THE FOXY LADIES par Elyezer Ducros - Pro


Le quatuor lyonnais complétait l'affiche du Gros 4 (Ultra Vomit, Mass Hysteria, Tagada Jones) le 28/05/2022. Il ouvrira également pour Kiss au Printemps de Pérouges.
Printemps de perouges 2022
Dans l'intervale, The Foxy Ladies a lancé le crowdfunding de son deuxième album qui s'intitulera « Not Sorry » et qui devrait nous entraîner dans un univers post-apocalyptique.


Ce financement participatif contient de nombreuses contreparties et des tirages au sort. C'est aussi le meilleur moyen de précommander l'album qui verra le jour en automne 2022.
Le lien :

SPIRIT WAR, « Soundhouse Tracks Vol.1 » (2022)

Le 02/06/2022

Groupe : SPIRIT WAR
Album : « Soundhouse Tracks Vol.1 » - EP Autoprod’
Genre : Hard Rock US / Heavy Metal / Rock’n’Roll énervé !
Influences : Dokken / Saxon / Helloween / Accept
Origine : 2021 (Région du Bugey)
Sortie : Fin 2021

Par Pépé St@kaTTo

Line-up actuel :

  • Markus Fortunato :  basse et chant
  • André « Deiz Kergo » Kergonna » : guitare
  • Nicolas Lebrat : guitare et choeurs
  • Valentin Leroy : batterie et choeurs

 

Spirit war

SPIRIT WAR par Fred Versailles


Discographie :

  • « Soundhouse Tracks Vol.1 » (EP - 2021)
    Tracklist : 01. Death Idols – 02. Turn on the light – 03. Fight to survive
    EP 3 titres en commande sur le site du groupe.

Spirit War est le nouveau groupe de Markus Fortunato, bassiste, chanteur, compositeur prolifique, en activité depuis la fin des années 80 et que certains ont connu avec ses groupes MZ, et Fortunato, trois albums et toujours en activité !
Pour la chronique du dernier Fortunato, c’est par ici : Chronique d'album : FORTUNATO (Néo Classique), "Insurgency" (2021) 
Après l’aventure Kingcrown (ex Öblivïon), Markus a lancé ce side-projet mi-2021, accompagné de son ami guitariste André « Deiz » Kergonna (aka « Deiz Kergo », Emposium et Crack In Time, qui avait participé au chant sur « Liberty » le premier album de Fortunato), avec pour principal objectif de former un nouveau groupe orienté Hard Rock US/Heavy Metal. Deux jeunes talentueux musiciens viendront également compléter la formation : le batteur Valentin Leroy (Les Marmottes, Flying Sharks) et le second guitariste Nicolas Lebrat (ex-Dyslesia). L’osmose parfaite entre ces « anciens » musiciens chevronnés et les « p’tits nouveaux », va aboutir à ces trois brûlots que je vous propose de découvrir maintenant !


01. C’est sur une rythmique bien hachée à la Accept et appuyé par un riff « oriental » décapant que « Death Idol » entame ce mini-EP. La ligne de basse fusionne d’entrée avec la batterie, et on sent déjà que la mayonnaise prend bien dans la section rythmique ! La voix de Markus est toujours aussi rauque et énergique, ce qui prouve qu’en plus d’être un de nos meilleurs bassistes métalleux français, il est également un remarquable chanteur. Les solos sont puissants et rappellent la période « Perfect Strangers » de Deep Purple ! Alchimie donc parfaite sur ce premier morceau Heavy Rock.

02. On poursuit avec « Turn on the light » et son intro toujours aussi punchy, à noter le changement brutal de tonalité sur le début du chant de Markus qui surprend un peu au départ, mais qui est bougrement efficace pour accrocher l’auditeur ! Le son des guitares est vraiment phénoménal, pour exemple le superbe pont en milieu de morceau, juste avant les solos en twin-guitares dopés aux « effetamines ». Une mélodie superbement composée. 
03. « Flight to survive » débute sur une guitare folk avec ses arpèges magiques appuyés par un sublissime solo de basse de Markus. La rythmique galopante qui suit, entraine le morceau dans un Heavy plus traditionnel. La mélodie est martiale et colle parfaitement au thème des paroles, la voix de Markus véhicule toujours autant d’émotions. Le pré-chorus avec ses riffs hypnotiques ainsi que les nombreux solos incisifs font de ce dernier titre un pur morceau dans la tradition Maidénienne. Un vrai petit bijou !


Ce premier EP qui devrait être suivi dans les prochains jours d’un second est hautement explosif de puissance sonore ! Carton plein donc pour ces trois compos entre Hard & Heavy, certes classiques mais terriblement mélodiques et efficaces.
« Soundhouse Tracks Vol.1 » fait une excellentissime entrée en matière, nous attendons maintenant le plat de résistance avec un appétit plutôt vorace !


Matoscope :

  • Markus Fortunato : Mark Bass Big Band black Edition ; Standard Cabinet 108; Ninja 102 Combo, Skull Strings Wound Exposed Core 6 Strings Bass
  • André Kergonna : Charvel Pro Mod So-Cal Style 1 Vibtage, Cort CR250-SP Amber (+ Seymour Duncan), Schecter , Mooer GE 200 & GE250 Amp Modeling, Skull Strings 10-46 STD Stainless Steel
  • Nicolas Lebrat : guitare LTD EC-1000 Amber Sunburst, ESP Horizon FR II Black Aqua, Zoom G11, DV Mark Power Cab 112/60
  • Valentin Leroy : Ludwig Drums Epic Series, cymbales Zildjian Avedis, caisse claire Grescht

Les Liens :

 

 

CRYSTAL VIPER : Petit mais costaud

Le 19/04/2022

Le 25/03/2022, Crystal Viper sortait « The Last Axeman ».
Crystal viper thelastaxeman
Bien que ce nouvel opus des Polonais soit catalogué comme un mini-LP, il comprend en fait plus de matériel que de nombreux albums (la durée totale pour les huit titres est d'environ trente-six minutes).
La face A commence par une nouvelle version du premier hit de Crystal Viper, « The Last Axeman », qui donne son titre à l'ensemble. 

Il est suivi d'une toute nouvelle chanson intitulée « In The Haunted Chapel », dont les paroles s'inspirent d'une histoire de H.P. Lovecraft.
Vient ensuite « Ulitsa Roz », une cover du Iron Maiden russe Aria. Ces trois morceaux sont disponibles uniquement sur ce mini LP, agrémentés d'un bonus supplémentaire : une reprise du « It's Electric » de Diamond Head !
La face B du mini LP comprend quatre chansons extraites de l'album « The Cult », mais enregistrées en direct en studio, dans le cadre de la série #RockOutSessions. Ces nouvelles versions dépouillées et rugueuses de « The Cult », « Asenath Waite », « Whispers From Beyond » et « Flaring Madness » ont également été publiées sous la forme d'une vidéo live de vingt minutes que nous vous présentons ici :

Tracklist :
Face A:
1. The Last Axeman (2022)
2. In The Haunted Chapel (new song)
3. Ulitsa Roz (ARIA cover)
4. It’s Electric (DIAMOND HEAD cover)
Face B:
5. The Cult (live in studio)
6. Asenath Waite (live in studio)
7. Whispers From Beyond (live in studio)
8. Flaring Madness (live in studio)

Line-Up :

  • Marta Gabriel - chant, guitare
  • Andy Wave - guitare
  • Eric Juris - guitare
  • Blaze Grygiel - basse
  • Cederick Forsberg - batterie

Crystal viper par tim tronckoe
Crystal Viper par Tim Tronckoe


Discographie :

  • The Curse of Crystal Viper (Album - 2007)
  • Metal Nation ( Album - 2009)
  • Legends ( Album - 2010)
  • Crimen Excepta ( Album - 2012)
  • Possession ( Album - 2013)
  • Queen of the Witches ( Album - 2017)
  • Tales of Fire and Ice ( Album - 2019)
  • The Cult ( LISTENABLE Album – 2021)
  • The Last Axeman (LISTENABLE Album- 2022)

Les Liens :

ANIMALIZE prépare son retour

Le 07/04/2022

ANIMALIZE, le groupe de heavy metal qui nous avait régalé avec un premier EP, « Tales From The Crypt » (2020), jouant délicieusement des clichés du heavy metal, a amorcé son retour par un clip.
Animalize band
Animalize par Mickaël Dorvidal


Il annonce son nouvel album qui sortira le 30/06/2022 .
« Meat We're Made Of » (c'est son nom) sera un neuf pistes dont voici la tracklist :

  • Face A :
    1. Samouraï de l'Univers / 2. Back From The Sematary / 3. ...If However You Can Last... / 4. Eternal Second / 5. Pigs From Outer Space
  • Face B :
    1. Escorte Funèbre / 2. Saturday Night Witchcraft / 3. The Witch You Are / 4. Esprit de l'Asile

Animalize cover
Livré dans un artwork sur une photographie de Louise Durel,  « Meat We're Made Of » a été enregistré, mixé et masterisé par Alex Thiong-Sion au Noise Maker Studio.
Peu enclin à faire les choses à moitié et imposant déjà sa marque de fabrique, Animalize a présenté un premier single-clip réjouissant, sous-titré en Italien, en Allemand et en Japonais !

Il est réalisé par Niels Bang, alias Coyote, bassiste/chanteur du quatuor lyonnais, qui signe aussi le songwriting de l'opus.
« Meat We're Made Of » est ouvert dès maintenant à la précommande en version numérique, vinyle, vinyle coloré et CD.
Les Liens :

KINGCROWN, Wake Up Call (2022)

Le 07/04/2022

Kingcrown est un groupe de heavy power metal fondé par les frères Jo (chant) et David (batterie) Amore après leur départ de NIGHTMARE en 2015.
Officiant initialement sous le nom d'Öblivïon, il sort en 2018 l'album « Resilience » illustré par un premier clip : « In The Arms Of The Queen ».

Confronté à des problèmes de droits, le groupe préfère éviter la bataille juridique en changeant son patronyme en KingCrown. C'est donc sous ce nom que parait en 2019 son second album, « A Perfect World ». On y trouve notamment la ballade « Over The Moon », transcendée par la voix de Jo Amore, chanson enregistrée en deux versions : l'une électrique, l'autre acoustique.

En 2021, changement de line-up : les frères Amore sont rejoints par deux membres de Galderia ainsi que par Ced Legger (voir rubrique line-up in fine).
Sous cette configuration, KingCrown revient le 25/03/2022 chez ROAR - rock of angels records avec un troisème album :

« WAKE UP CALL»

Kingcrown cover
« Wake Up Call » est un opus qui touche au thème de l'éveil de la conscience humaine, lisait-on sur la page du groupe. « C'est le voyage d'un monde ancien et inquiétant vers un monde nouveau, centré sur l'équilibre, la clarté d'esprit et l'unité des âmes. L'album raconte les défis auxquels nous allons devoir faire face pour changer notre  mode d'existence et transformer nos vies pour le mieux. »
Il s'agit d'un onze pistes d'environ quarante-trois minutes.
Cette fois-ci, KingCrown a fait confiance à l'illustrateur colombien Felipe Machado Franco (Iron Savior, Lords Of Black, Blind Guardian) pour son artwork.
Pour le mixage et le mastering, KingCrown a choisi l'ex-Helloween Roland Grapow.

Notre avis :
Après deux albums d'un excellent tonneau, KingCrown revient avec ce qui nous semble son opus le plus heavy.
La batterie, très carrée, est une charpente omniprésente, tandis que la basse la marque à la culotte en ronronnant. La guitare virevolte et intervient judicieusement et sans démonstration. Quant à Jo Amore, son chant est toujours aussi performant, puissant, varié, et unique. Il ne se ménage pas, loin s'en faut, ses attaques se font agressives, ses envolées épiques. Il est soutenu par des choeurs à l'Allemande (« The End Of The World ») auxquels la formation ne nous avait pas habitués.
Le songwriting est plus dynamique et moins mid-tempo que sur les deux précédents albums. Il reste très  accrocheur (« One With Earth », « To The Sky And Back » ) et voit défiler très vite ses quarante-trois minutes.

La production de Roland Grapow sonne agréablement à l'oreille et nous parait faire les bons choix.
Il y avait un risque sévère à renouveler les deux-tiers du line-up de KingCrown, surtout avec des musiciens d'un tel calibre (ils travaillent d'ailleurs déjà  tous sur différents projets). Les frères Amore ont semble-t-il mis les bouchées doubles, choisissant de laisser peu de répit à l'auditeur. Ils ont ce faisant évité les écueils,  proposant avec « Wake Up Call » un digne successeur – globalement plus agressif – aux deux très bons albums qui précèdent. C'est donc à nouveau une réussite pour un groupe qui a trouvé son crédo et qui sait se renouveler sans se dédire. « Wake Up Call » est un album de power metal (« Fire Burns Again »), de heavy metal, voire de speed metal (« A New Dawn ») qui ne dépareillera pas entre vos Accept, vos Maiden, vos Manowar et vos Helloween. On recommande donc sans aucun bémol à tous les amateurs du genre.

Les Critiques :

  • Il y a un indéniable savoir-faire, de la part des membres fondateurs et des p'tits nouveaux.
    RockMeeting
  • Jo Amore nous prouve à quel point il fait partie de ce qui se fait de mieux en matière de chant, et pas uniquement à l’intérieur de nos frontières.
    Soil Chronicles
  • Ne passez pas à côté de ce brulôt de power mélodique.
    Hard Rock 80
  • Une des très belles surprises de ce début d’année à vous procurer de toute urgence.
    Heavymetalreviews
  • Un second opus rempli de talent, prompt à casser des gueules sans ménagement.
    Power Metal France

Tracklist :

1. Wake Up Call
2. The End of the World
3. Story of Mankind
4. Lost Foreigner
5. One with Earth
6. To the Sky and Back
7. The Awakening
8. A New Dawn
9. Gone So Long
10. City Light
11. Fire Burns Again
Durée totale : env. 43mn

Line-Up :

  • Jo Amore : chant
  • David Amore : batterie
  • Bob Saliba : guitare, choeurs
  • Ced Legger : guitare, choeurs
  • Sebastien Chabot : basse, choeurs

Kingcrown band
Anciens membres :

  • Florian Lagoutte : guitare
  • Stef Rabilloud : guitare
  • Markus Fortunato : basse

Discographie :

  • Resilience (2018)
  • A Perfect World (2019)
  • Wake Up Call (2022)

Le Lien :

Le coin des fans :

  • Retrouvez Jo Amore avec cette interview réalisée par Jacky sur IDF1 et découvrez KingCrown en acoustique sur un titre.

EVIL INVADERS : Album en avril

Le 27/02/2022

Cinq ans après son premier opus, le groupe de heavy Evil Invaders revient avec « Shattering Reflection », son troisième album, qui sortira chez Napalm Records le 01/04/2022.
Evil invaders cover
En guise de premier aperçu, le groupe belge dévoilait  récemment « In Deepest Black », un mid-tempo accompagné d'un clip  à propos duquel Joe (chant, guitare) expliquait :
« In Deepest Black est certainement l'un des meilleurs morceaux que nous ayons écrits jusqu'à présent. Malgré le fait que ce soit quelque chose de complètement différent de ce que nous avons fait par le passé, c'est très naturel de jouer ce titre. J'ai toujours voulu sortir une sorte de "ballade lourde d'Evil Invaders" et je pense que nous avons finalement réussi avec ce morceau-là ! »

Le 22/02/2022, Evil Invaders revenait avec un second single intitulé « Sledgehammer Justice », le titre le plus extrême du futur opus, mêlange de heavy et de thrash digne de la scène speed metal des 80's.
Le groupe complète : « Sledgehammer Justice est le morceau le plus direct de notre prochain album Shattering Reflection. Il a le clip vidéo le plus cool que nous ayons sorti jusqu'à présent ! Cette bombe d'adrénaline fracassante va vous rendre fou. »

Revenant sur le futur album, Joe affirme :
« Je suis très satisfait de ce que nous avons réalisé sur Shattering Reflection. Nous avons créé un album très polyvalent et surprenant. Parce que cela faisait si longtemps que nous n'avions rien sorti de nouveau, nous avions beaucoup de matériel démo dans lequel puiser et je pense que c'est ce qui a rendu ce disque si intéressant. Nous avons eu le temps d'expérimenter l'écriture, les arrangements et les lignes vocales. De plus, la collaboration avec Francesco Paoli en tant que producteur était vraiment cool. Nous avons réussi à procurer une ambiance unique aux morceaux. C'est comme si nous commencions un nouveau chapitre pour le groupe et j'ai hâte de découvrir les réactions des auditeurs ! C'était un processus long et dense mais ça en valait vraiment la peine ! »
Evil invader par tim tronckoe
Tracklist :
1. Hissing In Crescendo
2. Die For Me
3. In Deepest Black
4. Sledgehammer Justice
5. Forgotten Memories
6. Realm of Shadows
7. Eternal Darkness
8. My World
9. Aeon
10. The Circle

« Shattering Reflection » sera disponible dans les formats suivants :

  • CD boitier crystal
  • Bundle CD + Tee-shirt
  • Vinyle noir
  • Vinyle marbré noir et bleu - édition limitée à 300 exemplaires
  • Album numérique

Les précommandes sont ouvertes ICI.

SILVERTRAIN de Phil en Phil - L'interview Part. I

Le 26/02/2022

Silvertrain prépare son nouvel album, le sixième d'un groupe qui a commencé à jouer à l'âge d'or du hard-rock, en 1976. Brûlant de retrouver la scène, Phil Yborra a bien voulu répondre à nos questions dans cette interview articulée en deux parties : la première évoque le temps où la formation s'est vue proposer d'ouvrir pour la tournée européenne du Bomber Tour de Motörhead. La seconde parlera de l'actualité du groupe et de ses projets.
Voici donc la première partie de cette interview... de Phil en Phil !

Photo silvertrain line upSILVERTRAIN - Line-Up 2022


Ahasverus : Bonjour Phil Yborra. Tu as tourné avec Rose Tattoo sur une quinzaine de dates et tu as ouvert pour le Bomber Tour de Motörhead. Quels souvenirs en gardes-tu ?
Phil : Bonjour Ahasverus. Quand tu fais ça au moins une fois dans ta vie, à moins d'arriver à être l'égal de ces gens-là, tu es sur un nuage. Quand tu as la possibilité à notre âge - on avait à l'époque deux ans d'expérience et un album en poche - de faire des dates avec Motörhead et  Rose Tattoo, et les deux dans la foulée en plus, tu n'en crois pas tes yeux. Tu es propulsé dans un autre monde car passer d'un public de cent à cent-cinquante personnes, ce qu'on avait dans nos propres tournées au démarrage, à sept à douze mille personnes chaque soir, ce qu'avait Motörhead, ou encore quatre à sept mille, ce que connaissait Rose Tattoo... ça nous a rendus très fiers d'être sur cette grosse tournée, avec ce p*** d'avion, le bombardier, mais surtout, et j'en suis heureux encore aujourd'hui, on a rencontré Fast Eddie Clarke, Phil Animal Taylor et Lemmy Kilmister, les trois zicos des débuts de Motörhead. Et là tu te dis : « j'ai joué avec les vrais ! » Jouer avec des gens comme ça t'amène dans une dimension que tu ne connais pas. Mais le plus con, dans l'histoire,c'est quand même moi ! A l'époque, quand on prenait des photos, c'était avec des Kodak. Et à ton avis qui était le préposé à la photo ? C'était toujours moi ! Alors je n'étais jamais dessus ! Enfin si, une fois j'ai été dessus... Mais de dos ! (Rires) Par contre on a des photos avec Phil Animal Taylor  et Eddie, avec Badger et Martin ou Chris, et ça, ça fait super plaisir...
Silvertrain chris badger motorhead 3
Chris Badger (Silvertrain) avec "Fast" Eddie Clarke et Phil "Philty Animal" Taylor.


Ahasverus : J'ai vu Rose Tattoo lors de leurs premiers concerts en France et j'avais été très impressionné par la folie d'Angry Anderson : il s'étranglait avec le fil du micro, se frappait le front jusqu'au sang, crachait sur le public, s'évanouissait...
Phil :
Il était blindé de chez blindé ! Autant Lemmy en coulisses était quelqu'un de sage, de raisonnable, tout au moins à l'époque où je l'ai connu, autant Angry Anderson c'était autre chose. Sur la vingtaine de jours passée avec Rose Tattoo, j'ai dû le voir plus à poil qu'habillé... Et c'était du 24h/24 ! Ce qui m'a toujours étonné, chez Anderson, c'est qu'il a une voix assez claire, et malgré tout ce qu'il s'envoyait, sa voix n'a jamais cassé. Il tenait le rythme ; quelque soit son état c'était juste ! Ca m'a vraiment épaté, moi qui faisais attention pour entretenir ma voix, pour pas être enroué !
Ahasverus : Elle est arrivée comment, cette participation au Bomber Tour ?
Phil :
C'est une longue histoire. Dans les années 1979/1980, on tourne par nos propres moyens. On est dans notre gare, et on fait deux ou trois tournées par an, en remaniant le show à chaque fois. Chaque tournée, c'est trente ou quarante dates. On a le camion, la voiture et notre équipe : Robert au son, Jean-Lucaux lights, et Haidesse, un fan de Silvertrain, s'occupe de toute la partie road, des effet techniques.
Un jour je reçois un appel de Patrice Boutin, le patron du magazine Best. Il m'explique qu'il a un poulain dans son écurie, un groupe, qu'il veut  faire tourner pour qu'ils essuient les plâtres et qu'ils apprennent le métier. Si on accepte de tourner avec eux, il s'engage à prendre en charge tous nos frais, il propose même en sus une page de pub par mois pour Silvertrain dans le magazine, et ça pendant une année.
Phil et martin 5
SILVERTRAIN - Phil et Martin


Ahasverus : Une page par mois pendant une année dans Best, c'était énorme. Parce qu'il n'y avait pas beaucoup de choix à l'époque en magazines musicaux pour les rockers, il y avait Best et Rock & Folk... Enfer Magazine n'arriverait qu'en 1983.
Phil :
C'est vrai. Il y avait GIG qui pointait un peu son nez, et c'est tout. Ainsi on a eu notre page pendant un an. C'était à chaque fois le même motif : une page en noir et blanc avec, en grand, SILVERTRAIN ON TOUR, plus la photo de l'album, et parfois quelques autres photos, puis toutes nos dates de concerts... Patrice Boutin tient donc ses engagements. En fin de tournée, il me conseille de contacter Michel Kilhoffer de Music For Ever. Rendez-vous est pris et d'emblée, Michel me fait une proposition : une tournée européenne avec un groupe connu. Les conditions : décharger les camions (quatre semi-remorques !), monter le matos, nous débrouiller pour dormir, faire la route, etc.... Je questionne « —Tu ne peux pas me donner le nom du groupe, qu'on sache au moins avec qui on tourne ? » Il refuse. J'essaie de glaner des indices : « —C'est un groupe de grandeur européenne ? » Il confirme. C'est même un peu plus... Je prends la responsabilité sur moi, pas besoin d'en parler à mes potes : on fait les dates ! On accepte les conditions ! Je lui demande juste de nous prévenir suffisamment avant, pour qu'on puisse s'organiser. Nous, à l'époque, on était autonomes, on pouvait dormir sur la scène d'une MJC comme dans notre camion. On avait nos sacs, on avait tout, ça faisait partie de notre vie de tournée. Je me lève pour partir, et en attrapant la poignée de porte je tente un dernier coup :
« —P***, tu peux vraiment pas me dire le nom de ce groupe ? 
—Allez bon, t'es gentil... Je vais te le dire quand même : c'est Motörhead ! »
Et là, tu es sur le cul. Tu ne sais pas si on t'a shooté, si tu es au paradis ou en enfer, si tu es mort, si tu es vivant... Tu es sur une autre planète !
Ahasverus : La première date avec Motörhead, tu dois sentir un peu les jambes qui flageollent...
Phil :
Pas que les jambes ! (Rires) La première date à Angoulème a été annulée, parce que la scène en bois ne permettait pas de supporter les quatre vérins qui actionnaient le bombardier. La véritable première date, c'était Bordeaux. Et là, à Mérignac, Lemmy est venu nous voir dans les loges. Je dis dans les loges... Nous on n'avait pas de loges ! C'était le couloir ! Donc Lemmy vient nous voir et nous dit « — Les gars, on compte sur vous pour foutre le feu. Si vous vous tenez bien je vous proposerai quelque chose. » On a joué une demi-heure. Le public était en transe. On a même eu, sur ce premier show, un rappel ! Lemmy nous annonce dès la fin de notre set que dorénavant Silvertrain ne montera ni ne démontera plus le matos. On a beaucoup apprécié. A la fin de la tournée, en mode rigolade, on s'est même mis à genoux devant Lemmy pour le remercier de son geste. Je n'aime pas dire ça parce qu'on peut penser que j'en rajoute, mais Lemmy était un type génial . Il tenait sur scène, et il tenait bien !
Ensuite tout s'enchaîne : à la fin de la tournée, le tourneur de Rose Tattoo pour l'Allemagne, qui avait assisté au show du Bataclan et à celui de Selestat, contacte Michel Kilhoffer pour nous faire passer en première partie des Australiens.
Silvertrain rose tattoo
SILVERTRAIN et ROSE TATTOO


Ahasverus : Rose Tattoo n'avait pas à l'époque la même notoriété que Motörhead mais j'imagine que vous les connaissiez ?
Phil :
On les connaissait un peu. Et c'était une deuxième cartouche. Ensuite nous devions ouvrir pour Foreigner, mais la tournée fut annulée. A cette époque on surfait sur la vague, on était sur un nuage. Toutes les portes des associations et des MJC de France et de Navarre nous étaient ouvertes ! On n'avait aucun mal à empiler les dates.
Silvertrain motorhead 7
SILVERTRAIN sur le Bomber Tour


Ahasverus : Tout à l'heure tu parlais d'une gare. Elle est à l'origine du nom de Silvertrain. Vous répétiez dans une gare ?
Phil :
A seize ans, avec Chris Lane, le guitariste on a commencé à travailler sur le concept qu'on voulait faire, des shows à l'Américaine, avec de la pyrotechnie et des gros moyens techniques. Sur le papier, tout était prêt, mais il nous manquait le local adapté pour travailler de manière professionnelle.
A l'époque, ma tante travaille à la SNCF, au fret. Elle me dit « — Philipou (elle m'appelait Philipou !) dès que j'ai quelque chose, je te le dis. »
Un dimanche, elle m'informe qu'elle a trouvé un truc, et elle m'emmène à quinze bornes de Strasbourg, où j'habitais, dans un patelin qui s'appelle Marmoutier. Il y a une scierie, le canal de la Marne au Rhin, et une grande gare désaffectée.
« —C'est là, m'indique-t-elle.
—Là ? Où ?
—C'est la gare. »
Je m'inquiète du prix, tout ça doit coûter horriblement cher !
« —Deux-cent cinquante francs, précise-t-elle.
—Par mois ?
—Par an ! »
Voila pour la gare. Nous l'avons agencée pour qu'on puisse y vivre tous ensemble. Quant au Silver de Silvertrain, c'était pour le côté argent/monnaie. On voulait devenir des stars, avoir de belles petites bagnoles rouges garées devant la porte.
Silvertrain band1 1
On n'avait pas le melon, c'était juste des rêves de gosses de seize ans... On a travaillé. Notre manager avait dix-neuf ans. C'était un Anglais avec qui on est restés pendant plus d'un an, jusqu'à ce qu'il commence à déconner. Alors c'est moi qui ai pris le management. On avait tout dans cette gare, même un studio qu'on avait confectionné avec du polystyrène. Nous devons  à notre ami et sponsor Music Boech de Colmar nos premières affiches. Elles faisaient 120X90, en quadrichromie. Tu imagines, à l'époque ? On avait un immense hangar, un truc d'une bonne dizaine de mètres, ce qui fait que nous avions tout l'espace qu'on voulait pour être prêts...
Gare marmoutier
La suite de l'interview de Phil Yborra ici :  SILVERTRAIN de Phil en Phil - L'interview Part. II

RUBICON (Heavy/Power Metal, Russie), Demonstar (2021)

Le 10/08/2021

Groupe : Rubicon
Album : « Demonstar » (16/07/2021 - Rock City Music Label)
Genre : Heavy / Power Metal
Origine : Krasnoïarsk (Russie)
On aime : Le chant, les arrangements, la guitare lead

Par Ahasverus

Sorti en France mi-juillet 2021 sur le jeune label français Rock City Music Label, Rubicon, comme son nom italien ne l'indique pas, est un groupe de power/heavy français à 25%, puisque Bob Saliba (Stonecast) se charge des guitares. Le reste du quatuor est russe.

Formé dans les années 2000, le groupe connaîtra des changements de line-up et seul Ian Bulankov, le chanteur, est issu de la fomation d'origine.
Rubicon prend réellement son envol en 2015 et il commet son premier long format en 2018 (discographie in fine).

En 2021 Rubicon revient avec un deuxième album :

« Demonstar »

Artwork album demonstar« Demonstar » propose onze titres de power/heavy metal servis sur un artwork très raccord signé Oleg Sherbakov. Pour les amateurs de belles illustrations, on vous invite à visiter sa galerie, elle vaut le clic : www.voodoo-darkart.com.
Dès le premier titre, on a affaire à un songwriting construit solidement et très bien huilé, qui va faire ronronner votre lecteur comme une machinerie allemande. D'ailleurs rien, avec ce chant en anglais, ne laisse supposer l'origine géographique du groupe, et l'on pourra penser à Accept, mais aussi à Judas Priest. Le quatuor évolue parfaitement à son aise en plein territoire heavy, .
La guitare lead fait de belles propositions et se pose parmi les points forts de l'album. Le chant tient la note et a du coffre, il ouvre de vastes possibilités, dans une veine qui peut rappeler Bruce Dickinson.
Les arrangements sont bien pensés, les parties acoustiques agréables, et la production confère à l'opus de l'efficacité. 
Si l'album est 100% heavy, tout cela reste suffisamment personnel pour que Rubicon évite l'écueil de nous servir une copie des références citées.
La durée de l'album est d'environ une heure

Vous l'aurez compris, « Demonstar » est un candidat sérieux et il est armé pour secouer votre été en mode heavy. Jugez-en par vous-mêmes avec cette lyric-video qui vous donnera le ton pour la suite :

Les Critiques :

  • « Voilà un album très susceptible de ravir les amateurs de heavy / power metal ! »
    http://rockmeeting.com
  • « Une découverte fantastique. »
    https://www.unitedrocknations.com

Tracklisting :

1. Demonstar
2. Neon Gladiators
3. Last Floor Of Hell
4. Down The Darkness
5. Speed Of Night
6. Snake King
7. If It Bleeds
8. The Darkness Machine
9. Robot God
10. I, Immortal
11. Line Of Dreams

Line Up :

  • Ivan "Ian" Bulankov - chant
  • Dmitry "Belf" Safronov - basse, arrangements
  • Katerina Pobedinskaya - claviers
  • Bob Saliba - lead guitare et guitare acoustique

Rubicon line upMusiciens de session et invités :

  • Dmitry "KIV" Korolev - guitares rythmiques, solo sur "Line Of Dreams"
  • Richard Fisher - guitare solo principale sur Demonstar.
  • Vladislava Sahanevich - chant additionnel sur "Snake King"
  • Xenia Vaulina - épigraphe sur "If It Bleeds"
  • Humanoid Lambothrondth - batterie

Technique :

  • Paroles : Ivan Bulankov, Vsevolod Razumov et Leonid Novikov.
  • Musique : Dmitry "Belf" Safronov, Ivan Bulankov et Bob Saliba, sauf 4,10 (Ivan "Ian" Bulankov, Pavel Sedykh) et 11 (Dmitry "Belf" Safronov).
  • Enregistrement, mixage : "KIV Records" studio (www.kivrecords.com).
  • Produit par Dmitry "KIV" Korolev et Dmitry "Belf" Safronov à KIV Records.
  • Enregistrement et production voix : Michail "Virus" Serebrennikov (Pepel's bay sound) - Sayar Sadykov ("Heartpiercer Studio") (https://vk.com/heartpiercerstudio)

Discographie :

  • 2002 - Trail (demo)
  • 2010 - T-800 (EP)
  • 2018 - Welcome To The Wasteland
  • 2021 - Demonstar

Les Liens :

 

 

Command the Machyne (Heavy - Allemagne), "Command the Machyne" (2020)

Le 20/06/2021

Groupe :Command The Machyne
Album : « Command the Machyne » (06/04/2020 - Pest Records)
Genre : Power Heavy Metal
Origine : Allemagne
On aime : Le son, le chant, le songwriting

Par Ahasverus

Ctm cover artCOMMAND THE MACHYNE, "Command The Machyne" (2020)

Mieux vaut tard que jamais, et bien qu'il soit sorti depuis plus d'un an voici une présentation d'un premier album de heavy classique plus qu'estimable signé Command The Machyne.
Command The Machyne est un groupe allemand formé en 2017 autour de Florian Reimann (Goblins Blade), ex-frontman de feu Destillery, formation germanique qui connut son heure de gloire entre 1997 et 2002.
Entouré de Sasch Machyne et de Michael "Reaper" Ulrich (tous deux guitaristes de Highway Killer) ainsi que du batteur/basiste américain Vince Icopro, la formation présente chez le label roumain Pest Records un album de onze titres  soutenu par le clip « Sarah's Heart ».

Musicalement, Command The Machyne pratique un heavy power metal parfois à la limite du speed, porté par un chant dans une tonalité classique pour le genre, mais néanmoins extrêmement brillant et polyvalent. Le niveau des musiciens et du songwriting transpire l'expérience, et les rouages de cette "machynerie" sont impeccablement huilés pour vous pondre un hymne heavy quasiment à chaque piste.  Inspiration, maîtrise des instruments, production plus qu'irréprochable, tout contribue à faire de cet opus un excellent album qui pourrait vous accompagner longtemps. Si vous jurez habituellement par Judas Priest, Accept, Gamma Ray et autres Helloween, jetez deux oreilles sur ce « Command the Machyne » : sa version numérique  n'est actuellement qu'à cinq euros sur le Bandcamp  de Pest Records et, à ce prix-là, il serait dommage de vous en dispenser !

Line-up :

  • Florian Reimann (chant)
  • Sasch Machyne (guitare)
  • Reaper Ulrich (guitare)
  • Vince Icopro (basse, batterie)

Ctm 2020

Tracklist :

1. Burn 'em
2. Sarah's Heart
3. Emerge
4. Drenched in Pain
5. Prisoners Of Time
6. Stones
7. Reaper
8. Kingdoms Prayer
9. River Of Life
10. The King
11. Shadows

Les Liens :

Chronique d'album : HERZEL (Heavy Metal), Le Dernier Rempart (2021)

Le 24/04/2021

Groupe : Herzel
Album : "Le Dernier Rempart" (19/03/2021)
Genre : Heavy Metal
Origine : Quimper

Par Ahasverus

Le Groupe :

  • Herzel est un quintette de heavy metal au chant français originaire de Quimper.
  • Il prend naissance en 2013 dans l'environnement du groupe Peryton, dans lequel exercent alors deux des musiciens.
  • Herzel se compose de Thomas Guillesser (chant), Gurvan Lardeux et Kévin Le Vern (guitares), Mordiern Le Dissez (basse) et Ion Philippon (Batterie).
  • A propos du nom du groupe, Thomas Guillesser explique à http://metalbrothers.es :
    "J'ai choisi le terme Herzel au tout début car je voulais un mot breton comme nom de groupe. J'ai ouvert le dictionnaire breton-français et c'est le premier mot que j'ai vu. J'ai lu la traduction qui disait en effet «résister, braver, affronter, affronter» et j'ai pensé qu'elle correspondrait parfaitement à la philosophie et au concept de la musique que je voulais faire. J'ai demandé à plusieurs bretons autour de moi quel était le sens du mot pour avoir un point de vue différent et ils ont eu du mal à trouver une traduction directe mais ils étaient tous d'accord sur le fait que la puissance contenue dans ce mot était très forte. J'ai adoré ça."
  • Interrogé sur ses influences, le groupe explique au webzine grec https://www.filthydogsofmetal.com :
    "Nous sommes influencés par les groupes et les artistes avec lesquels nous avons grandi et que nous écoutons toujours. Au sein du Heavy Metal, des groupes comme Warlord, Manilla Road, Cirith Ungol, Judas Priest, Queensryche sont ceux que je peux citer pour principales influences. Mais nous écoutons beaucoup des groupes progressifs, tels que Yes, Marillion, Pink Floyd ainsi que de la musique bretonne traditionnelle ou non, la musique celtique de notre région. Des artistes comme Yaouank et Dan Ar Braz seraient les principaux, il y en a évidemment d'autres ..."
  • A propos du chant en français, Herzel confiait à https://www.invisibleoranges.com :
    "Le Heavy Metal français des années 80 a toujours une très grande influence sur la scène actuelle. Des groupes comme Sortilège ou ADX ont une aura très forte partout dans le monde pour les maniaques du Heavy Metal. Mais quoi qu'il en soit, nous ne voulons pas chanter en anglais et ne le ferons jamais. Quand Thomas écrit les paroles et imagine les mélodies vocales, il le fait toujours en français, depuis le début du groupe."
  • En 2015 Herzel sort la démo  "Unis Dans La Gloire".

Artwork herzel 1HERZEL, "Unis Dans La Gloire" (2015)

  • En 2020, Herzel s'engage avec le label italien spécialisé dans le métal 80's Gatesofhellrecords.
  • En 2021 Herzel sort son premier EP :

"LE DERNIER REMPART"

 

L'Album :

  • "Le Dernier Rempart" est un six titres d'une durée d'environ trente-six minutes.
  • L'artwork est signé Flog Diver | Illustration & Design , qui a également créé celui de la démo "Unis Dans La Gloire".

1herzelHERZEL, "Le Dernier Rempart"  (2021)

  • Les six titres de l'opus ont été composés entre 2015 et début 2020. Leur enregistrement a été retardé par la crise sanitaire.
  • Les parties de batterie ont été enregistrées au studio Le Novomax, à Quimper, début 2020, juste avant le premier confinement. Le reste des instruments a été mis en boîte dans le «home studio» de Gurvan Lardeux à l'issue du premier confinement.

  • Tony Riou qui a été guitariste live du groupe, pose un solo sur "La Flamme", deuxième piste de l'EP.
  • Ronan Le Dissez, frère du bassiste du groupe, joue de la bombarde sur les titres  "Le Dernier Rempart" et "L'Ultime Combat". (NDLR : il nous a également semblé l'entendre sur  "Berceau de Cendre" , mais ce titre n'est pas cité par le groupe)
  • Concernant les thématiques de l'album, le groupe explique à https://heavymusichq.com :
    "La première moitié de l'album raconte des épisodes liés à l'histoire de la Bretagne (de différentes périodes). La seconde moitié est une trilogie autour de la naissance, la vie et la mort d'un héros appelé Herzel. Les deux parties sont réunies par un intermède, «Le dernier rempart», qui met en scène le frère de notre bassiste sur des instruments traditionnels bretons. Concernant la trilogie, l'auditeur pourra lire plusieurs nouvelles liées au contexte des chansons, celles-ci figureront dans l'encart de l'album."

Les Critiques :

  • "Un groupe définitivement à part, avec pour lui une identité particulièrement marquée qui fait bien évidemment toute la différence."
    https://www.thrashocore.com
  • "Un album fantastique, qui transpire la passion et qui nous rappelle que la scène underground française, que ce soit pour le Heavy ou encore le Black se porte à merveille."
    https://www.unitedrocknations.com
  • "Bien que les années 80 soient révolues et que toute cette variété de heavy metal soit pour la plupart partie avec elles, je suis heureux que des groupes comme Herzel maintiennent la flamme vivante et qu’ils le fassent si bien."
    https://www.invisibleoranges.com
  • "Si la qualité est au moins équivalente pour leurs prochaines sorties, ce Dernier Rempart n'est certainement pas l'Ultime Combat, mais bien la première pierre d'un formidable bastion du heavy francophone."
    http://ultrarock.free.fr

Notre Avis :

Après une démo remarquée en son temps et toujours disponible sur Bandcamp (liens in fine), Herzel durcit le ton et prouve qu'il n'a pas vendu du rêve en présentant six nouveaux titres en droite ligne de l'âge d'or du heavy metal.
Si sa musique évoque parfois, selon les chroniqueurs, le groupe américain Manilla Road, "Le Dernier Rempart" m'a plutôt ramené, par ses changements de structures et par la grande richesse de ses parties de guitares - une régalade ! -  aux pièces les plus progressives de Maiden période Paul Di'Anno,
L'ajout de la bombarde, qui fait parfois les yeux doux aux guitares, est particulièrement judicieux et d'autant plus indispensable qu'Herzel n'en fait pas des caisses et la met au service de ses compos plutôt que d'en revendiquer les armoiries. 
La voix haute de Thomas Guillesser- qui quitte rarement les altitudes -
peut d'abord surprendre. Elle donne pourtant rapidement à l'ensemble une signature originale adaptée au style.
On souligne donc la grande qualité de ce jeune groupe qui se distingue naturellement dans  un genre pourtant arpenté de long en large depuis quarante ans. Herzel sait composer,  ne joue pas des clichés, et trouve naturellement sa place dans ce style musical où il développe de belles qualités. Il a d'ailleurs heureusement réussi à retenir l'attention de plusieurs webzines internationaux.
Le "Dernier Rempart" est donc, pour faire simple, un  skeud affriolant qui emportera sans difficulté tout fan de early heavy.

Tracklist :

  1.  Maîtres de l’Océan (08:35)
  2. La Flamme (05:16)
  3. Le Dernier Rempart (01:41)
  4.  Berceau de Cendres (07:19)
  5.  L’Epée des Dieux (05:22)
  6.  L’Ultime Combat (07:48)

Les Liens :

Chronique d'Album : FURIES (Heavy Metal), "Fortune's Gate" (2020)

Le 16/10/2020

Groupe : Furies
Album : Fortune’s Gate (16/10/2020)
Genre : Heavy Metal
Origine : Paris

Par Dam'Aël

Furies 1 

FURIES - Line-up 2020

Le groupe

Furies, c'est à l'origine un quintet féminin créé par la batteuse, Roxy Velour (aka Zaza Bathory) sur Paris en 2013. Et plus on est de folles, plus on s'amuse... Meteor s'associe à cette folie en piquant le micro, Levana sort de ses Santiags pour s'emparer au plus vite du manche de sa guitare lead fauchant au passage Kim Hell White en lui tendant le manche de la guitare rythmique, Alice Atkins, lacets de ses Doc Martens à peine noués, se fait sonner d'un coup de cymbale bien envoyé, pour s'activer à la basse. Inutile de vous dire, qu'avec un tel recrutement, les filles s'immergent d'un bond, d'un seul, au studio Luna Rossa, dans le 13ème arrondissement de Paris, dans l'énergie folle et furieuse du combo nommé Furies.

Furies 2

Crédit photo Soniablade
Leurs références sont des groupes tels qu’Iron Maiden, Kiss, Mötley Crue, Judas Priest ou Black Sabbath…. Fortement aguerries par leurs démonstrations en live sur les scènes locales, elles enfoncent les piliers de leur fondations de métalleuses petit à petit et très solidement. Le groupe sort un EP 4 titres, dont une reprise de Phantom Blue, en 2015. Lynda Bastarde (Hemoragy) remplace Alice à la basse, puis, très rapidement à la vitesse d'une météorite, prend en charge le chant abandonné par Meteor ( oui elle était facile...je reconnais). A préciser que Linda a participé à la relance de Sortilège (avec Zouille). Le line up devient mixte ensuite avec les arrivées de Billy Laser et Sam Flash aux guitares (les daltons de la guitare divisé en deux). Furies a laissé d'impressionnantes cartes de visite au Hellfest, au Rising Fest et au Taunus Metal Meeting et autres, et revendiquant l’efficacité du hard rock, de la puissance du heavy metal et de l’esprit du thrash, la formule magique de ces 2 XX et 2 XY a abouti à cette grosse machine scénique méchamment huilée, qui foule les mêmes planches que des formations telles que Cauldron, Raven, Diamond Head, Evil Invaders, Blasphème, No Return ou encore ADX.

Furies, du haut de leur 1m70 en moyenne, est capable de vous déboulonner les 2 500 000 rivets, de désosser les 18 038 pièces métalliques et de vous faire voler en éclat les 7 300 tonnes de fer de notre magnifique Tour Eiffel, de leur énergie plus que tonitruante ! Après avoir défier les 1710 marches et dévaler ses 3 étages en un aller retour en quelques minutes dans un tempo de formule 1.

La discographie

EP " Furies" avril 2015 (15')
En 2015, le quintet originel sort son premier EP "Furies", un 4 titres, dont une reprise d'un autre groupe féminin, Phantom Blue, sur la demande express de Roxy. L'opus sort uniquement en téléchargement.. Et leur release se fait au Black Dog, un café parisien. Déjà, à l'époque, il était admis que ces filles là n'avaient rien à envier aux britaniques Girlschool ou aux suèdoises Crucified Barbara, ni même aux Etatsuniennes Phantom Blue.
Trackisting: Feel, Bury (1er single), Tragedy, Walking Away (Phantom Blue cover)

 

FURIES - "Unleash the furies" démo 2 titres
le 19 mai 2017, Furies devenu le quartet actuel - Lynda Basstarde (Linda Siewicz), Zaza Bathory (Roxy Velour), Billy Laser et Sam Flash - sort une démo auto-produite de 2 titres de 10 minutes sur K7 délivrées en 5 couleurs différentes (noir, rose, vert, bleu et jaune). Les titres proposés sont le furieux "Unleash The Furies" et le rapide et racé "Prince Of The Middle East "! D'un hard rock peu pêchu, FURIES change de style avec un heavy speed mélodique et un son qui envoie les watts autant dans les enceintes que dans chaque esgourdes qui circulent aux alentours.
C'est à cette époque qu'elles s'engagent dans une parité parfaite en intégrant les deux guitaristes lead, bien rangés de part et d'autre de ces deux nanas qui décoiffent, manche de guitare bien orientée vers l'extérieur (on évite les accidents), car l'un est gaucher, l'autre est droitier ! On fait dans la précision chez FURIES.

Furies 4 

"Deux titres qui ne se ressemblent point, le premier « Unleash the Furies » est plus speed, commence en trombe, pas un riff qui ne puisse que captiver les amateurs de bonnes guitares, un refrain qui donne envie de chanter aussi, un chant puissant très captivant… « Prince of the Middle-East » est, lui, plus sombre, avec une introduction où la batterie est mise à l’honneur, un rythme plus marqué, moins de vitesse mais plus carré, avec de nombreuses cassures de tempo qui viennent renforcer l’accroche, bref passée la première minute, on n’a pas du tout envie d’être interrompu dans l’écoute."
(https://www.soilchronicles.fr/chroniques/furies-unleashthefuries)

 

L’album

"Fortune's Gate" 16/10/2020 heavy 80's Old School (47'38)

Evidemment cet album était très attendu par les fans en première intention mais aussi par la presse spécialisée qui désirait voir si ce potentiel bien mis en valeur sur les scènes et les deux productions passées, était confirmé. Et bien le défi est très largement relevé car cet album de 10 titres de plus de 47 minutes d'un Heavy 80's, Old School, bien Speed flirtant avec son voisin le Trash en mode délicat et léger, est un elixir de de rythmique implaccable, de riffs incisifs, de basse bien placée et bien mise en avant et d'une batterie dont la grosse caisse, volontairement écrasée donne le fond d'écran de cette ambiance bien lourde, ronde et tonitruante où la caisse claire prend le devant de la scène. Et si on s'écoutait cela...
"You And I” (4'28)
Morceau hyper rapide qui tranche dans le vif du sujet avec une rythmique dynamique où basse, batterie et guitares se tiennent la main. Wouahhh, la claque, cette voix très haut perchée, bien au-dessus de la tonalité de cette rythmique de base. Une voix claire et cristalline qui tient les cordes vocales en éventail, avec une aisance déconcertante. Net, précis et bien placé, on fait face à un niveau technique de haute volée.

 

"The Fortune's Gate" (4'35)
Autant le premier titre est plus à la mode US, celui-ci sonne plus à la mode scandinave, avec cette voix plus symphonique. Le Metal Symphonique de Furies n'est pas loin et ouvre une nouvelle porte de leur possibilité créative. Magnifique fin de titre avec cette voix pleine, très douce qui est une veritable opposition à cette force furieuse vocale que Linda nous offre sur le reste de l'album. L'instrumental ne déroge pas à cette qualité et ce niveau déjà entrevus sur le précédent titre.

 

"Voodoo Chains" (4'52)
Rare est la basse mise en avant dans les morceaux de Metal, mais là c'est un régal de prendre les riffs de basse dans les esgourdes, laquelle se permet même d'introduire le chant de Linda. Energie, riffs de guitare plus aigus et bien incisifs. La mise en avant de cette basse donne une couleur particulière à ce "Voodoo Chains" bien délirant et fou, à la manière de Furies. Alors réveillez-vous pour aller bouger sur les "wake-up" de ce morceau presque légèrement déjanté. Ce titre a fait l'objet d'une vidéo officielle sortie le 19 juin 2020 (5'00)

 

"Antidote" (5'42)
L'intrus de cet album dont le texte est interprété dans la langue de Molière et, franchement, ça lui va bien et même très bien. Le phrasé de Linda fait glisser les sonorités de notre langue avec panache et s'en est un véritable régal. Le tempo y reprend un peu son souffle et les guitares bien syncopées se couplent avec le même rythme syncopé de la basse. C'est bien lourd, typé heavy mid tempo, la voix redescend d'un étage et la grosse caisse fait un boulot de dingue, donnant ce groove -pilier, l'air de rien. Chapeau bas à la batteuse qui ne désarme pas d'une croche. Superbe tenue vocale finale.
"Delusions of Daylight" (4'36)
Les ambiances se font variées dans ce titre dont le tempo est pris de tremblements parkinsonniens tant ça bouge chez ces fous furieux et les débits se font changeants. Nous pourrions peut-être leur demander le type de vitamines qu'ils avalent au lever du jour. Titre puissant, efficace, fédérateur avec des passages sur chaque instrument, variés et bien placés, et notamment cette caisse claire montante en seconde partie. Les spécialistes de la 6 cordes vous parleront aussi du riff en "Palm Mute" sur ce titre.
"Never Day Die" (4'37)
Marque de fabrique de Furies, on retrouve ces intro fracassantes qui décoiffent tout sur leur passage, à dépecer notre Monument, symbole de notre capitale et de notre pays France ou à lui faire subir un peeling de rafraîchissement. L'ambiance de ce morceau ravira sans aucun doute les nerds de jeu vidéo.
"Superstition" (4’44)
Pause bières et retour sur la platine avec une reprise plus tranquille mais qui s'énerve petit à petit avec cette grosse caisse double pédale qui galope à un rythme effrené, les guitares qui voient les cordes subir des aller retours à en faire péter leurs cordes, cette basse ronronnante et cette voix qui ne lâche rien, toujours aussi bien placée et bien tenue. Les choeurs ne se font pas priés non plus pour partager cette énergie, au tempo variable pour gagner en nuance et en ambiance. Eh! Linda, trop sensuel le fin-mot de l'histoire!
"Prince Middle of East" (5'04)
Quel plaisir Zaza c'est entrée en matière avec une intro à la batterie, sunlights centrés sur toms et cymbales... vite rejointe par les guitares qui ne lâchent pas cette cordée musicale solide et solidaire. Un Speed Metal aux riffs aiguisés au couteau suisse et une voix tranchante qui lacère cette belle harmonie de son efficacité vocale dans une ambiance légèrement orientale au niveau des 3 minutes d'écoute. A noter que la basse fait un très bon travail d'accompagnement de cette rythmique de grosse caisse.
"Fire in Sky" (4'27)
"Fire in Sky" est un véritable feu d'artifice, explosif et fulminant d'énergie. On va jusqu'à entendre les crépitements... Brulôt, vous avez dit brulôt .... En effet c'est un brulôt estampillé Furies !

 

"Unleash the Furies"(4'43)
Les deux guitaristes solistes permettent ce bon duel de 6 cordes, au côté néo-classique à la Malmsteen sur ce titre, excellement aidé par cette batterie qui détonne et fracasse avec précision, et la basse toujours en support harmonieux, vrombissante à merveille. On y retrouve un tempo hyper rapide qui fait tout tourbillonner dans un nuage de bon heavy speed décapant et ultra puissant ( Monsieur Propre vous pouvez dégager...).
Version live à l’Empreinte.

Furies cover 

Conclusions

"Fortune's Gate" est une performance instrumentale irréprochable (beaux solos des deux guitaristes Billy Lazer et Sam Flash ainsi que percussions puissantes de Zaza Bathory et basse ronronnante et vrombissante) avec une vocaliste à la voix haut perchée, juste, tenue et toujours bien placée. Furies nous offre une véritable maîtrise technique, un son lourd mixé à souhait, une rythmique de haut vol et des soli variés qui ravissent
" Ce que l'on aime dans NOTRE musique, ce côté épique dû aux suites d'accords venues tout droit du classique, cette puissance positive qui, même lorsqu'elle flirte avec la noirceur, reste toujours pêchue et motivante."
"Monsieur Lennon, où que vous soyez, il est temps de reconnaître que « French Rock is not like english wine anymore ! »" (http://www.parisianwalkways.com/2015/03/rock-is-like-english-wine-cette-phrase.html)
A noter une version heavy metal du standard de Dalida “Mourir Sur Scène” qui avait amené Furies chez France Inter
 
Discographie: (INDEPENDANT / AGENCE SINGULARITES)
Furies (2015 - EP)
Unleash The Furies (2017 - Deux titres)
Mourir sur Scène (2017 - Single)
Voodoo Chains (2020 - Single)
Fortune’s Gate (2020 - A venir le 16/10)
FURIES - Line-up 2020

Chronique d’Album : FERVENT (Heavy Metal), “Rebirth” (2020)

Le 04/10/2020

Groupe : FERVENT
Album : Rebirth (2020)
Genre : Heavy Metal
Origine : Ajaccio

Par Ahasverus

Le Groupe :

Fervent est un groupe de Heavy Metal formé en Corse en 2014.
Fervent logo
Il se compose d'Ange-Marie Bacci (chant, piano, synthétiseur), de Nicolas Husson-Raison, Guillaume Dellac et David Luzi (guitares), de Marco Bartoli (basse) et de Joel Brozzu (batterie).
En 2020 le groupe sort son premier album,..

“REBIRTH”

L'Album :

“Rebirth” est un onze titres pour une heure et treize minutes.
Sa dernière piste court sur plus de vingt minutes. A son propos, notre consœur Dam'Aël racontait sur Hard French Metal :
“Avec une humilité désarmante, il (Ange-Marie Bacci) me signifie presque entre les lignes, et avec un certain amusement, que cette piste onze qui crée la surprise en fin d'album, est en fait Sa ( je suis moins discrète que lui!...) toute première composition, avant même que ce le groupe ne soit formé dans son line-up définitif.”
L'Artwork est signé par l'illustrateur corse Jean René Derosas. (https://www.jrderosas.com/)
FERVENT, Rebirth (2020)

 

“Rebirth” est une auto-production mixée par le batteur du groupe, Joel Brozzu. Le mastering est l'oeuvre de Jens Bögren (Opeth, Sepultura, Arch Enemy).
L'album est défendu par le clip "You Sought You Found ".

 

Les Critiques :

  • “Je ne peux qu'écrire "respect" pour ce travail d’excellente qualité à tous les niveaux, et prier pour que le groupe ne s’endorme pas sur ses lauriers, mais continue encore et encore à se perfectionner et à faire vivre aussi talentueusement sa musique.”
    http://www.metal-integral.com
  • “Ce groupe français semble détenir tous les ingrédients d'une vraie réussite dans un style largement sous représenté dans l'Hexagone.”
    https://www.lagrosseradio.com

Notre Avis :

Un chanteur qui piétine les platebandes de Bruce Dickinson, un mastering confié à un type qui a bossé avec Sepultura et Dimmu Borgir, une composition de clôture qui dépasse les vingt minutes... Fervent ne doute de rien et ose tout dès son premier album !
La formation corse ne renverse pas les tables, elle n’appelle pas à la révolution ; les territoires qu'elle parcourt sont bien cartographiés. Mais comme le soulignait https://www.lagrosseradio.com, ces routes sont peu encombrées dans l'hexagone, et Fervent les arpente avec brio.
Alors si vous aimez le Heavy Metal façon Iron Maiden, ne vous posez aucune question : si Ange-Marie Bacci n'a pas toujours l'extrême précision d'un Dickinson - d'ailleurs qui soutiendrait la comparaison avec le Metal God ? - il assure grave, et cet album est parfaitement exécuté en plus d’être bougrement inspiré. “Rebirth” saura vous séduire et faire sa petite place sur les mêmes rayons que les albums de la bande à Steve Harris, on en prend le pari. En tous cas ce nouveau-né fait partie de ces opus qui tournent désormais régulièrement sur notre platine. On aime beaucoup, on recommande, on leur crie “Long Live !”

Les Liens :

Chronique d’Album : NOW OR NEVER (Heavy Metal), “III” (2020)

Le 28/09/2020

Groupe : Now Or Never (NoN)
Album : III (2020)
Genre : Heavy Metal
Origine : International

Par Ahasverus
              

Le Groupe :

Now Or Never est un groupe international fondé en par Ricky Marx et Ranzo.
Ranzo expliquait dans une interview à Laurent Karilla :
"Ricky et moi, nous nous sommes connus à la maternelle et avons pour ainsi dire grandi ensemble, tant physiologiquement que musicalement. Ayant joué de nombreuses années avec lui pour des projets divers tels que Sultan, entre autres, il était logique qu’il me contacte pour créer Now Or Never lorsqu’il est revenu à Genève où je réside."
https://hardforce.com
Le line-up initial du groupe se compose alors de Jo Amore (ex-Nightmare, Kingcrown) et de Kenn Jackson (ex-Pretty Maids).
Now Or Never sort son premier album en 2013. Si le groupe est satisfait de l'accueil critique, il est en revanche déçu par la distribution qui ne permet pas à l'album d'atteindre son public.
Now or never1
Now Or Never, le premier album.
Un second album, "Now Or Never II"? sort en 2015.
Trois ans plus tard, Jo Amore quitte la formation pour se concentrer sur d'autres projets (KingCrown).
Now Or Never se compose désormais du guitariste danois Ricky Marx, du batteur français Ranzo, du bassiste suisse Claudio Nasuti et du chanteur français ​Steph Honde (Hollywood Monsters).
Le nouveau Now or Never sort le 18 Septembre 2020 sur Crusader Records. En toute logique, il se nomme...

"III"

L'Album :

"III" est un treize titres d'une heure et trois minutes.
L'artwork est signé Stan W Decker . Il explique :
"L'idée était une forme de continuité dans la thématique abordée sur l'album précédent et plus particulièrement de réutiliser l'esprit du modèle de T-shirt que j'avais également réalisé il y a 3 ans." (extrait de sa page Facebook)
Now or never artwork 1
NOW OR NEVER III (2020)
L'album est soutenu par le clip "Ordinary World".
Parfois présenté comme le cinquième membre du groupe, le producteur/compositeur/arrangeur Pat Liotard (Nightmare, Archange, mais aussi les Gipsy Kings) est à nouveau impliqué sur "III".

Les Critiques :

Notre Avis :

Remplacer le vocaliste d’une formation n’est pas une sinécure : il porte généralement la signature du groupe, il en est la partie la plus identifiable.
L’exercice devient particulièrement périlleux quand ce chanteur s’appelle Amore, puisque la voix du grand Jo a la faculté d’apposer un sceau sur tout ce qu’elle touche.
Pour passer l’obstacle, Now Or Never a misé sur Steph Honde. Pas un manchot non plus ! Le chanteur parisien est le fondateur du supergroupe international Hollywood Monsters.
Maintenant, une oreille sur la galette...
Cessez le tir ! Aux résultats ! NoN III : treize impacts en cœur de cible. Le pari est donc parfaitement réussi pour la bande à Ricky Marx, l’ex-Pretty Maids.
Sans rien retirer à la prestation de Jo Amore et à la qualité des deux premiers albums de NoN (qu’on conseille également), Steph Honde enfile aisément un costume qu’on jurerait taillé sur mesure. Pas de changement de cap, il prend sa place dans la cordée et poursuit l’ascension initiée avec brio. Le niveau est extrêmement élevé et le nouveau partenaire a toute sa part dans le succès de l’entreprise.
Côté compos, le groupe sait d’où il vient : «Eyes Of A Child» sent bon les années Whitesnake, et les refrains addictifs se succèdent, («Until We Say Goodbye», «Ordinary World», «Winds Of Freedom»). Mais Now Or Never sait aussi surprendre, (la batterie judicieusement mise en avant sur «Another Chance»), et s’ancrer dans son époque («Woman In The Dark», «Point Of No Return»).
On sait la maestria et le métier de ces musiciens ; on soulignera la qualité de la production qui creuse encore la différence avec bon nombre de galettes.
« III » est à ranger sur le rayon de vos Whitesnake, du dernier Soto et de la discographie de Myles Kennedy (Slash, Alterbridge). C’est un grand, un très grand album de Heavy. L’illustration de ce qu’il advient quand un groupe réunit virtuosité, inspiration et moyens.
Plus simplement, « III » est indispensable. Achetez-le !

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Chronique d'Album : EVIL MINDED (Heavy Metal) Weighing Of The Heart (Démo, 2020)

Le 08/08/2020

Groupe : EVIL MINDED
Album : Weighing Of The Heart (Démo, 2020)
Genre : Heavy Metal
Origine : Toulouse

Par Dam'Aël

Evil minded 2

Le groupe :

On aurait pu les surnommer les Dupont/Dupont du Rock Toulousain, Jonathan Sendrané et Jonathan Jourdan se passionnent pour le Rock des années 70’s /80’s et c’est dans cette contrée gauloise qu’ils font la connaissance, en 2010, de Romain (!!!), Romain Bourgeois, et qu’ils s’aventurent tous trois dans leur histoire musicale personnelle. Le trio se partage les tâches, Jonathan Sendrané et Romain prennent les guitares, formant les Dupont/Dupont de la guitare - je rigole - et Jonathan Jourdan s’octroie les baguettes magiques de la batterie. Il faudra attendre 2013 pour compter sur Anaïs Abbadi pour assurer le chant et Yann Lehue la basse. C’est alors que le nom du groupe est décidé : Evil-Minded (Evil-MindedOfficial) et que leur musique prend l’étendard du Hard Rock. 2015 est une année importante puisqu’ils enregistrent leur première démo “Rock’N’Roll Road” suite à la rencontre d’un ingénieur du son qui n’est pas dans la catégorie “poids-plume” puisque Plume a déjà travaillé avec Sidilarsen : pas moins que çà! En ressortent 10 titres aux sonorités 70’s revues et corrigées, dont les textes sont parfois engagés.
 

Premier EP "Rock'N'Roll Road" de Evil-Minded - 2015
 
Quel groupe n’a pas connu de divergences musicales ; Evil Minded n’y échappe pas. Perte du bassiste Yann et de la chanteuse Anaïs, ce qui amène Jonathan Sendrané à pousser les vocalises, campé derrière sa guitare (double fonction. L’histoire ne dit pas s’il a double cachet.... Pardon...) et y compostant un timbre plus Heavy. Et vlan! çà c’est fait. Le problème du bassiste se résout dans une foulée de métalleux énergique et voici que Damien Oliveira arrive au grand galop chaloupé d’une machine de guerre, arrache la basse laissée orpheline et, nouvelle apogée oblige, le 17 mai 2019, le premier album de Evil-MindedOfficial éclot à la rosée du matin (normal, Toulouse, la ville r..., oui je sais, je vais finir par me faire virer). "Into The Jaws Of Death" est un album au titre sérieux puisqu'il rend hommage à la photographie du même nom, prise le 6 juin 1944 par Robert F. Sargent lors du débarquement de Normandie.
La presse en a parlé :
https://www.themetalmag.com/evil-minded-into-the-jaws-of-death-cd-digital-17th-may-2019-self-produced/
https://www.auxportesdumetal.com/reviews/EvilMinded/evilminded-intothejawsofdeath.html
http://france.metal.museum.free.fr/chros/e/evil_minded_02.htm

Photo de Robert F. Sargent - 6 juin 1944 - L'album "Into The Jaws Of The Death"
Les compositions sont non moins sérieuses puisqu'elles traitent des conflits belliqueux mondiaux et rendent "hommage aux soldats ayant donné leur vie pour défendre les couleurs de leur patrie, au travers de textes évoquant les plus grands conflits de notre monde, tels que les guerres mondiales, la guerre froide, l'extrémisme religieux”. Après avoir parcouru la France et lustré leur semelles sur les planches d'un certain nombre de scènes pour défendre leur premier album, Damien lève le pavillon blanc et laisse sa place à Guillaume Lefebvre, fondateur et compositeur de Nemedian Chronicles.
La seconde démo "Weighing Of The Heart" sort dans les bacs le 4 juillet 2020.

La démo :

"Weighing Of The Heart" est un trois titres de moins de 20 mn de Heavy Metal bien ciselé, efficace, carré et implacable où les compositions sont parfaitement élaborées.
  1. 1789 (6’14) . En chargeant ma platine, bien décidée à découvrir la nouvelle démo de Evil-Minded tout en préparant un bon café, j’ai cru qu’un petit diablotin me l’avait remplacée par un BlackRain de dernière mixture ; Swan sort de cette platine!!! Ce n’est pas toi que je veux écouter ce matin... Telle a été ma première surprise dès les premières vocalises de Jonathan. La base rythmique bien heavy est dans un accord parfait avec la thématique du morceau : Evil-MindedOfficial est parti pour faire sa petite révolution dans ce monde, bien décidé à défendre ses couleurs sur fond de bleu/blanc/rouge bien sûr. Le solo qui s’annonce avec un changement très net de tempo est sobre, efficace, non démonstratif et laisse place à chaque guerrier du titre, que ce soit la basse ou la batterie, avec une basse qui accompagne avec une fidélité exemplaire les choeurs de fin de titre. A noter ce côté un peu celtique de la guitare en introduction et cette rythmique de marche citoyenne décidée à vaincre et gagner ses droits, sans oublier de noter par ailleurs, le travail de martèlement de la grosse caisse qui appuie avec une efficacité implacable cette dynamique de combat.
  2. Unmerciful Life ( 3’56). La musique est bien engagée comme le combat et se traduit par un véritable Heavy d’attaque où les riffs sifflent et atteignent leurs cibles, dans une musicalité acérée dans laquelle le vrombissement de la basse, incisif déchire tout sur son chemin. Les Toulousains aiment à s’accorder des changements de tempo pour renforcer les paroles de leurs textes engagés et forts. Sujet grave, Jonathan accorde sa voix dans des timbres plus graves qui lui vont bien. A noter les cinq dernières notes de la basse mises en exergue, effet de surprise garanti. Là encore tout est bien ficelé.
  3. Weighing For The Heart (7’08). Démarrage au quart de tour, super duo basse/guitare qui crée un groove d’attaque plus qu’efficace qui est vite complété par une batterie survoltée qui, lorsqu’elle l’est moins, est suppléée par une grosse caisse tambourinante où la double pédale est très judicieuse, donnant le ton au sujet évoqué ; ça martèle et on aime...beaucoup! A s’essouffler par un headbanging qui va mettre à dure épreuve vos cervicales. On vous aura prévenus! J’adore le côté sombre de la basse et la répétition des riffs bien lourds qui font un heavy bien catchy à la Evil-Minded.
Evil minded 0
 
Le magnifique artwork a été réalisé par un artiste guatémaltèque Mario Lopez. A noter le petit détail de la plume dans l'un des plateaux qui n'est pas sans rappeler le dernier membre arrivé dans la formation et qui peut, de surcroît amener à y trouver une connotation symbolique où un tout petit rien peut faire basculer notre monde dans de terribles situations.

 

La guerre! NON !
Evil-Minded ! OUI ! et sans modération...

 

 

Chronique d’album : BAD WHISPERS (Heavy Metal), Burn Out (2020)

Le 29/06/2020

Groupe : Bad Whispers
Album : Burn Out (2020)
Genre : Heavy Metal
Origine : Vichy / Clermont-Ferrand

Par Ahasverus

 

Le Groupe :
  • Bad Whispers fait ses premiers balbutiements en 2012/2013 sous l’impulsion de Jonathan Courtinat (guitare) et de Loïc Pean (batterie). C’est toutefois en 2016 qu’il trouve sa forme actuelle, complétée par Ben Red Trigger (chant), Christophe Paput (guitare) et Guillaume Néel (basse).
  • Indiquant pratiquer un “Rock US”, Bad Whispers cite pour influences Alter Bridge, Creed, Iron Maiden, Metallica et Guns N' Roses.
  • Le logo “Bad Whispers” est signé Stan W Decker (Primal Fear, Jorn, Ross The Boss, ADX, etc, etc).
  • En 2017, le quintette sort un premier EP quatre titres, sobrement intitulé “Bad Whispers”. Il est défendu par le remarquable “Your Ride”.
  • En 2020, les Auvergnats reviennent avec un nouvel album : “Burn Out”.

 

L’Album :
  • “Burn Out” est un treize pistes pour une durée légèrement supérieure à une heure.
  • Les titres “Your Ride”, “Goodbye”, “Now And Here” et “Go Home Tonight” figuraient déjà sur l’EP “Bad Whispers”. Ils ont été, pour l’occasion, totalement réenregistrés.
  • L’album est représenté par le clip “Burn Out”.
  • Christophe Paput, (guitare) a pris en charge l’artwork. Le modèle est Amandine Victoria (instagram : @dinevictoria_model), tandis que les photographies sont d’Angie Mathé.
  • Jonathan Courtinat (Guitare) s’est occupé du mixage et du mastering.
  • Les cinq musiciens ont pris en compte la composition. Les textes sont de Ben Red Trigger et de Christophe Paput.
  • Les choeurs sont assurés par l’ensemble du groupe.

 

Notre Avis :
On l’avait noté dès l’EP : la première des forces de Bad Whispers, c’est le timbre et la puissance de Ben Red Trigger, dont la voix est exactement calibrée pour l’exercice du Heavy Metal.
Mais qu’est-ce qu’un bon chanteur quand il n’est pas servi par de bonnes compositions ? Heureusement le quintette auvergnat sait écrire. S’il l’avait prouvé dès le single “Your Ride”, réenregistré sur cet opus, il le confirme à maintes reprises sur ce nouvel album très Heavy (le triptyque Burn Out/Go Home Tonight/Burning Wings), démontrant un sens de la mélodie atteignant parfois le prix d’excellence (
Lost In Your Eyes).
Ces ingrédients font de “Burn Out” un premier album riche et crédible, aux envolées remarquables, d’une facture classique mais avec suffisamment d’originalité et de modernité pour n’être pas la copie de tel ou tel vénérable aïeul. Enfin, et c’est un bien meilleur argument que mes quelques lignes, je vous invite si ce n’est fait à écouter les deux clips regroupés dans cette publication : ils suffiront à vous convaincre que ce “
Burn Out” a toute sa place dans votre CDthèque  et que le Heavy a encore de beaux jours devant lui.

 

Les Liens Utiles :