GRUNGE

LAST TEMPTATION "FUEL FOR MY SOUL" (2022)

Le 22/05/2022

Groupe : Last Temptation
Origine: Strasbourg/Paris (FR)
Album: FUEL FOR MY SOUL (20/05/2022) - Chronique d'album
Genre: Hard Rock, Heavy, Grungy teinté de stoner.
Label :  http://http://www.goldenrobotrecords.com/
Par Dam'Aël

 

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LAST TEMPTATION : LE GROUPE

 

Evidemment, j'ai cette grande tentation de vouloir vous raconter la genèse et l'histoire de ce groupe dont la création remonte dans les années... ouais, tout dépend à quelle référence on fait allusionner. Bon, partons sur 2010. Donc Last Temptation (LT) voit le jour grâce au Strasbourgeois Peter Scheithauer  qui  a déjà bien roulé sa bosse : sideman pour des groupes aussi divers que Kiss, Megadeth, Testament, Slayer , Belladona et bien d’autres, il est également le fondateur de Stream, Killing Machine et Temple Of Brutality ... Cette formation se forge sur un line-up initial des plus impressionnants puisqu'il invite Bob Daisley (Garry Moore, Ozzy Osbourne),Winnie Appice (Black Sabbath, Dio) et Don Airey (Deep Purple, Rainbow). Malheureusement ou... comble de bonheur selon où nous orientons notre lorgnette, le projet a longtemps traîné, d’abord en raison des plannings hyper chargés de chacun et, d'autre part, Bob Daisley tient absolument à intégrer un chanteur avec des critères très précis; Il le veut inattendu, jeune et frais... mais sans acné! Reste à Peter de relever le défi lancé par Daisley. On peut l'imaginer courir jambes à son cou de métalleux vers le Festival Musica, le Festival des Artefacts, La laiterie ou le Molodoï pour trouver la perle rare. C'est par un pur hasard que le guitariste "tombe" sur des videos de HELLECTROKUTERS, un groupe parisien de hard rock qui, avec deux albums à son actif, envoie du bois qui sait réchauffer les salles les plus glaciales. Et le frontman  Butcho Vukovic dégage une vitalité rassurante et propose un chant plus que convaincant. Le tout sur une expérience de ouf puisqu'il est, entre autres, l'ancien frontman de feu Watcha, le premier groupe de Néo Metal français des années 90 bien pesées (1994-2008). Peter contacte téléphoniquement l'élu pour le job qui, croyant à une blague, se paie le luxe d'envoyer gentiment ballader le 6cordistes en mode "Va te faire pendre avec tes cordes plutôt que de me raconter des carabistouilles". Sauf que Peter ne lâche pas l'affaire et sait convaincre. Après divers échanges d’enregistrements comme démonstration de la qualité vocale de ce jeune français auprès de Bob, la réaction ne s’est pas faite attendre. Bob Daisley dit à Peter : « Voilà, c’est Ozzy qui chante juste ! », « C’est Ozzy, avec un timbre juste. ». L’affaire est pliée! Et Ozzy se lance dans la confiture de rhubarbe. Bon j'déc***.    Un premier album Last Temptation voit alors le jour le 19 septembre 2019 via earMusic.

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 Mais comment gérer les scènes avec un océan qui sépare les Américains des Français en période de pandémie. Il faut donc revoir le projet et faire appel dans l'hexagone, à un nouveau bassiste et un nouveau batteur respectivement Julien Rimaire  (Los Disidentes Del Sucio Motel ) et Vince Brisach (Mitch Ryder) . Peter expliquant: " la nouvelle composition facilite grandement les répétitions, les concerts au pied levé et la préparation des productions d'album".

Ce nouveau line-up ne va pas jouer les touristes en shorts de bain masqués jusqu'aux oreilles; ils vont travailler dur et à l'instar de la foudroyante multiplication virale que nous avons tous subie, le quartet va lui aussi multiplier les titres, jusqu'à une bonne quarantaine pour n'en choisir au final que 11 qui viennent plaquer de Hard Rock Old School les sillons de FUEL FOR MY SOUL, leur second opus. Cependant un nouveau changement intervient au sein de la formation, Farid Medjane (TRUST) reprennant les baguettes de Vincent, c'est donc lui que nous pourrons voir sur scène dans les prochains concerts et pour la suite de l'aventure.        

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Au cours de ce périple, le combo réussit un coup de maître en signant sur Golden Robot Records/Crusader Records complété par un contrat de management avec Doug Goldstein, lequel a assuré la gestion du groupe Guns N' Roses pendant 17 années de leur longue carrière. Privés comme tout le monde du spectacle et de la culture, ils n'auront pas pu livrer en live leur premier album mais ont malgré tout eu l'opportunité d'assurer la première partie de Dream Theater  et de présenter  en avant première LAST TEMPTATION sur la mainstage 1 du Hellfest en juin 2019, accompagnés de Steve Unger (Metal Church) et de Stet Howland qui a fait partie des groupes USA de Peter, et a été le batteur de WASP, Lita Ford ou encore Metal Church.                                    

 

LAST TEMPTATION : FUEL FOR MY SOUL

 

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En cette nouvelle période de tension internationale et de risque de pénurie énergétique, la solution est toute trouvée; carburer au FUEL FOR MY SOUL à l'indice d'octane LT 2022 qui assure une réaction exothermique d'oxydoréduction capable de réchauffer n'importe quel frileux du genre et les acolytes qui l'accompagnent. Last Temptation, les fans le savent, a pour influence  Black Sabbath, Black Label Society, Ozzy, mais aussi bien d'autres. Il s'inscrit dans un registre Old School des années 80's avec pour priorité le côté organique de la musique et de ses enregistrements; et pas question de faire de compromis sur cet aspect technique et artistique. FUEL FOR MY SOUL est une galette qui ne nous limitera pas aux 80 km/h autorisés dans un tout autre domaine; ces 11 titres savent donner la vitesse d'une écoute en chute libre jusqu'aux dernières secondes. Le quartet a généré une quarantaine de titres avant d'en sélectionner avec précision 11, jetant  les perdants au rebus. Le travail en amont est tel que l'enregistrement de ces 11 compositions a été réalisé en une seule semaine au Downtown Studio de Strasbourg; un enregistrement voulu en live et en prises intégrales de tous les instruments ainsi que la voix afin de respecter les critères rapportés plus haut. Le mixage est délégué à E.BISCAN et la masterisation est assurée par Peter lui-même. L'artwork est de nouveau réalisé par Headbang Design  (album « Throes of Joy in the jaws of defeatism » de Napalm Death, travaux pour des festivals de Stoner...) avec Antoine Defarges derrière le pinceau qui lui donne un style très graphique, une esthétique très colorée et cette dimension intemporelle. Je vous propose dès maintenant d'aller faire le plein à la pompe de Last Temptation pour un voyage chaud comme la braise.

 

EN PISTE :

1. Ashes and Fire :

Le sujet abordé dans « Ashes and Fire » est celui des personnes égocentriques et égotiques qui se prennent pour les rois du monde en utilisant le pouvoir et la violence. Explosif d'entrée de jeu, Heavy au possible, Last Temptation fait rougir les cordes de toutes origines confondues. Butcho Vukovic, le timbre écorché vif, se veut puissant dans un registre qu'il connaît très bien. Quelle est cette petite étincelle nouvelle qu'on perçoit en tendant l'oreille? La basse? La basse!!! Yes, cette basse a une sonorité toute particulière, elle est un poil plus stoner et ça m'plaît! Côté solo, nul doute qu'il s'agisse de Peter; reconnu Pit, sors de derrière les flammes STP. Cependant on remarque une variante importante: il s'y colle un côté mélodique plutôt rare chez le guitariste. A suivre... Concernant la batterie, on note une double pédale efficace sans démonstration ulcérante. Cette première piste est aussi le premier single supporté par une lyrics-vidéo diffusée en septembre dernier.

 

 

 

2. I Believe :

 Mid-tempo qui sonne et résonne, et qui rappelle l'intérêt qu'a le groupe pour le gigantesque Black Sabbath; I Believe confirme le son plus stoner de la basse qui s'associe à la guitare pour donner une atmosphère plus lourde. Le chant et le solo se tiennent un peu plus dans le registre du premier album (ceci n'engage que moi)

 

3. Stronger than fate :

Véritable déferlante de riffs, de notes et une ligne de chant qui défile à vive allure, ce titre est une machine à démonter tête et cou, à éroder tous les cartilages y compris ceux des plus jeunes métalleux; un big one en mode belliqueux, un titre version speed machine infernale dont le final appuyé par la double pédale est un mitraillage de grande envergure. Les nappes de guitare sont magistrales et pourraient faire rougir la horde de United Guitars de Ludovic Egraz. Une tuerie! Ce titre est une véritable tuerie; l'effet Kiss Hot du combo LT!

 

4. I Don't Wanna Be Your God :

Langue pendante, casquette sous le pied écorché vif, débraillé comme un pitre déluré, c'est dans cet état qu'on risque d'appréhender en sortie de Stronger Than Fate, le titre suivant "I don’t wanna be your god". Aux portes du Doom bien sale, gonflé à bloc en saturation, chargé comme un mulet en riffs bien lourds et syncopés, le sujet abordé est à prendre avec un second degré évident et une douce ironie. Mais la réflexion n'est pas bannie de toute interrogation. « ''I Don't Wanna Be Your God'', c'est Dieu qui s'adresse à l'humanité pour expliquer qu'il ne se sent plus responsable d'eux en raison de la façon alarmante dont ils se traitent les uns les autres. Il dit : « Désolé, mais j'abandonne ! » commente le guitariste Peter Scheitauer. Butcho Vukovic réussi ce tour de passe passe en rendant  moins pesant l'instrumental par des lignes de chant savamment recherchées et très mélodiques.

 

 

5. Fuel For My Soul :

Ce titre est un excellent combustible pour notre organisme et notre âme. Fortement influencé par les 70's et plus particulièrement par les britanniques Led Zeppelin dont les gimmicks et les plages de guitare ne sont pas s'en rappeler le fabuleux Whole Lola Love (Page non tournée, toujours au 1er Plan-t-); Butcho sait la jouer au plus près de l'effet voulu dans ce morceau, tant sa capacité d'interprétation est incontestable et incontestée. La basse s'est adoucie et en devient particulièrement mélodique et doucereuse. Fuel For My Soul est un des points forts de cet album qui se veut déjà d'un excellent niveau. On apprécie aussi la section rythmique solide et l'excellent travail fourni par le batteur. Le clip de cette piste est sortie le jour même de la release de l'album organisée au Hellfest Corner par Olivier Garnier de Replica Promotion le 20 mai dernier.

 

 

6. Carousel of hell :

Cette sixième piste fait aussi partie de mes préférées; très groovy, très rythmée, aux plages de guitare qui sauraient plaire à Yann Armellino et à grand nombre de 6cordistes.  Ce morceau est puissant, efficace tant par ses structures, son jeu, son inspiration et le choix des rimes du texte. La batterie sait appuyer la puissance des riffs, la mélodie du chant, par des patterns calmes ou beaucoup plus énervés en soutien inébranlable.

 

7. Free, Strong and Loud :

Pas de doute, ce morceau vous met la patate. Après une introduction très calme sur un duo guitare/basse ou basse reliée à un octaver, j'ai à peine eu le temps de me poser sur mon interrogation que les rockers décident d'allumer le feu en mode combustion Speed Metal. Groovy au possible, plus qu'efficace, très bien foutu et fédérateur au max (les politiques pourraient revoir leur copie...), Free, Strong And Loud est un concentré de Rock multi-fonction qui vaut toutes les recettes du monde, véritable exutoire qui ferait dégringoler le cours boursier de toute la pharmacopée allopathique. Encore une de mes sélections.

 

8. In The Mirror :

C'est sur cette 8ème piste que Last Temptation délivre la ballade de l'album, à la fois mélodique et mélancolique, on confirme le talent du frontman et plus particulièrement la fin vocale qu'il donne à ce titre. L'instrumental est chargé, syncopé, lourd et bruyant, frôlant les limites du noisy sur certains passages. La section est réellement massive, enfonçant le clou de la puissance du texte. 

 

9. Main Attraction :

Pour les fans de Suzy Quatro, ne vous attendez pas ici à trouver un cover de son 8ème album. Rien à voir. Mais écoutez plutôt. Les paroles de ce titre aborde le fait qu'il nous arrive à tous de penser bien agir, d'apporter une plus-value au monde qui nous entoure, mais malheureusement les conséquences peuvent être désastreuses et trop tard pour retropédaler. Le mal est fait. Et Last Temptation sait introduire le sujet et transcrire nos pleurs de notre noir constat, avec cette intro des plus sinistres sur guitares saturées et dissonantes pleurnichardes, à l'effet  très réussi. Bravo les gars. Le ton est donné et bien donné : lourdeur, rythme pesant à l'allure d'un compte à rebours, grungy, au son bien sale aussi sale que nos actions. Le solo tranchant, fusille à tout va y compris nos illusions. Une lyrics video appuie la sortie de ce troisième single depuis début mai dernier.

 

 

10. The Answer :

Où trouver la réponse à cette question princeps : "pourquoi sommes-nous sur terre ? ". Nous pouvons toujours parcourir en long, en large et en travers le dernier Gala du kiosque, tirer les cartes d'un jeu de tarot qu'Antoine Defarges aurait peut-être pu illustrer ou encore demander à la concierge de l'immeuble qui glâne allègrement toutes sortes d'information; le conseil que tente de nous donner le combo est sans nul doute bien meilleur, celui d'avoir cette approche introspective profonde et plus sérieuse. L'instrumental de The Answer est sombre, lourd à l'image de la difficulté à répondre à la question soulevée. Last Temptation rappelle ici ces influences musicales.

 

11. Going Crazy:

Stoner, Doom, Grungy filent la texture musicale de cette étoffe rugueuse tramée par toutes nos peurs. Et ça gratte! Si les guitares stridentes sont les premières à enfiler l'aiguille de ce canevas très Black Sabbath, la basse tisse une très belle partie de cet ouvrage, ourdant un son lourd et vrombissant pesant et alarmant, cependant bien rond. le chant doublé version écho, crée une résonnance telle, qu'elle pourrait se faire le juge de notre conscience. Le pattern de batterie règle à la perfection ce métier à tisser qui délivre cet habit crazy de notre folie humaine. Très bon final pour enfoncer le clou des messages passés dans les 11 pistes de cette galette.

 

NOTRE AVIS :

FUEL FOR MY SOUL marque une réelle évolution  du combo LAST TEMPTATION. Qu'il s'agisse des compositions ou de leur production. Qu'il s'agisse de l'évolution des soli de guitares qui prennent part à la mélodie des titres tout en gardant ce côté agressif et très technique signant la patte très identitaire de Peter. Que cela concerne le nouveau son de la basse qui, apportant un son plus stoner, amène une couleur différente et bien trouvée à cet ensemble instrumental. Qu'il s'agisse du chant de Butcho toujours aussi excellent et qui a su introduire des lignes de chant plus nuancées et peut-être plus caractéristiques du genre donné dans cet opus. Enfin que cela porte sur le travail de la batterie qui met en évidence une recherche toute particulière sur la construction des patterns et de ses nuances. On notera un jeu de double pédale qui ajoute une plus-value très notoire sur l'ensemble des compositions. FUEL FOR MY SOUL est un excellent album qui délivre des compositions puissantes, mélodiques, variées où l'énergie dégagée peut prendre des allures explosives, foudroyantes ou plus pesantes à l'instar des sujets abordés dans les textes. Nul doute à émettre concernant le talent de cette nouvelle configuration du groupe et de sa capacité à envoyer la charge et les watts avec une inspiration et un savoir-faire sans réserve. Last Temptation carbure à l'indice d'octane élevé. Son aisance, son inspiration, sa passion tissent avec brio l'étoffe d'une formation à mettre sur le devant de la scène sans demi-mesure et sans modération. Rendez-vous notamment au Hellfest le 18 juin prochain, en compagnie de The Darkness, Steel Panther, Deep Purple , Airbourne, Dead Daisies. Ouai, les mecs, ils savent aussi la jouer dans la grande cour !

 

DISCOGRAPHIE :

 

19  septembre 2019 : Last Temptation

Last Temptation, 1er album éponyme sorti le 27/09/2019

 

 

Track List :

1 Ashes and fire
2 I believe
3 Stronger than fate
4 I don’t wanna be your god
5 Fuel for my soul
6 Carousel of hell
7 Free, strong and loud
8 In the mirror
9 Main attraction
10 The answer
11 Going crazy

Line up :

Butcho Vukovic (vocals)
Peter Scheithauer (guitar)
Julien ‘Baloo’ (bass)
Farid Medjane (drums) qui remplace Vincent Brisacq

 

Les liens :

https://www.facebook.com/LastTemptationOfficial

http://www.goldenrobotrecords.com/


 

 

 

 

 

 

 

BAD SKIN, The Heartbreak Tour (EP - 2022)

Le 28/04/2022

Bad Skin est de retour !
Le quatuor se formait en 2015 sous l'impulsion de la guitariste/chanteuse Dope Mushroomera par voie d'annonces placardées dans le métro de Montreal. Dope citait pour influences L7, Nirvana, Bikini Kill, Babes in toyland, Hole, NofX et la scène des 90's.
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BAD SKIN dans son line-up initial, avec de gauche à droite Dope (chant, guitare), Léa (basse), Caro (batterie) et Chloée (guitare).


Après un EP six titres de très bonne facture en 2016, les Riot Girls sortaient en 2017 l'album « Pussy Power », leur manifeste punk-rock au son cru, illustré par le marquant « All The Drugs ».

Les années qui suivirent voyaient Bad Skin bousculer son line-up. Chloée (guitare) et Léa (basse) quittaient l'aventure. Dope conservait son poste de chanteuse/guitariste tandis que Caro sortait sa guitare, laissant ses baguettes aux bons soins de Christine. Aurely attrapait la basse.
Le nouveau line-up se faisait les dents en 2020 en jetant une cover du standard du groupe de pop Aqua, « Barbie Girl ».

Il confirmera l'essai avec l'EP « Live Fast Die Punk » en 2021.
C'est donc une formation qui a pris le temps de s'aguerrir qui nous revient le 20/04/2022 avec un EP quatre titres d'environ treize minutes intitulé...

« The Heartbreak Tour »

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L'artwork présente Bad Skin dans sa nouvelle configuration. Le fluo est à l'honneur. Caro a cédé sa place sur la batterie. Le A cerclé, symbole de l'anarchie, présent dans le logo du groupe sur « Pussy Power » est inséré ici dans le titre de l'opus.
« The Heartbreak Tour » s'ouvre sur « Completely Insane », morceau le plus pop de la galette, qui déplore un amour déçu. On voit dans le clip Dope et Caro se relayer au chant dans une bonne complémentarité.

« Addiction » cultive la dissonance et fait penser, Hole en tête, L7 pas loin derrière, à la scène des 90's.
Le vénérable Vincent Peake (GrimSkunk) vient prêter main-forte aux Montréalaises sur le punk aux accents rock californiens de « J'aurais Pu T'Aimer » dont la détonante accélération illumine le dernier quart.

L'EP se termine sur « Sit Tight », une composition aux tonalités graves, servie par des choeurs bien placés.
Le son de l'ensemble s'éloigne un peu de l'immédiateté punk de « Live Fast Die Punk » pour s'orienter vers un registre grunge-rock.
Servies par une production efficace, épaulées par le solide Vincent Peake sur le morceau le plus punk de l'opus, les Montréalaises proposent un EP légèrement acidulé à l'entame, plus grunge/punk ensuite, comme un hommage à leurs aînées et témoignage de leur vitalité et de leur ambition. En bonnes Québecoises, les filles passent avec aisance du Français à l'Anglais dans le chant pour proposer un opus rassurant et équilibré qui donne envie de voir les Canadiennes sur scène - ne serait-ce que pour vérifier ce que donnera en live ce « J'aurais Pu T'Aimer ». Bad Skin n'a jamais écarté l'idée d'une tournée en France. Mais il faudra patienter encore un peu...
Bad skin par blvckgoldmtl
BAD SKIN par BLVCKGOLD - de gauche à droite Aurely (basse), Caro (guitare/chant), Dope (chant/guitare) et Christine (batterie).


Line-Up :

  • Dope : chant/guitare
  • Caro : guitare/chant
  • Aurely : basse
  • Christine : batterie

Anciennes membres :

  • Chloée : guitare/chant
  • Léa : Basse

Le Lien :

 

Chronique d'album : DIRTY BLACK SUMMER (Grunge), "Great Deception" (EP - 2021)

Le 20/07/2021

Groupe : Dirty Black Summer
Album : « Great Deception » (EP - 21/05/2021 - Nova Lux Production)
Genre : Grunge
Origine : Nice
On aime : Le son, le songwriting, le chant.

Par Ahasverus

Le Groupe :

  • Dirty Black Summer est un quintette (line-up in fine) formé en 2020 par des musiciens de la scène métal azuréenne (Svart Crown, ex-In Other Climes, Wormsand).
  • L'idée de cette formation germe en 2017 dans la tête de JB Le Bail, guitariste et chanteur du groupe de métal extrême SVART CROWN, qui prend des contacts pour développer un groupe de rock. Le confinement donnera aux musiciens l'occasion de concrétiser leur projet.

112859DIRTY BLACK SUMMER par Mkp (Machine Kult)

  • Dirty Black Summer cite pour influences Alice In Chains, Craft, Kvelertak, Danzig et Soundgarden.
  • « Dirty Black Summer » est également le titre d'une chanson du groupe américain Danzig.
  • En 2021 le groupe sort son premier EP :

« Great Deception »

Dirty black summerDIRTY BLACK SUMMER, « Great Deception »

L'Album :

  • « Great Deception » est un six titres d'environ vingt-sept minutes.
  • Sur son artwork, signé  Alex Eckman-lawn Illustration, Michael Khettabi (chant) explique :
    « On avait quelques artistes en tête et on pointait globalement vers la même vision. Les collages d’Alex Eckman Lawn nous permettaient d’avoir ce côté peinture, organique et aussi ce côté sincère qu’apporte une photo. Avec le talent d’Alex, on était sûrs de ne pas tomber dans un truc trop “kitch” ou trop “artistique”. Au final, une femme qui regarde un homme en chute libre c’est beau, et ça synthétise bien les textes de l’EP. »
  • Concernant le titre de l'EP, il précise :
    « “Your Great Deception” était l'un des premiers titres qu’on a bouclé, et c'est aussi le morceau qui ouvre l'EP. On avait donc la réponse sous les yeux depuis le début, ce qui nous a évité de chercher trop longtemps.»
  • Les textes de l'album s'intéressent à la déception, la désillusion, la dépression ou les addictions, que ce soit à la drogue ou à l'amour.
  • « Great Deception » est enregistré et mixé au Snapcut Studio par Rémi Mayot et Jimbo, et masterisé au Deviant Lab / Thibault Chaumont
  • L'EP est défendu par le clip « Your Great Deception ».

  • On trouve en cinquième piste une reprise du titre « Womanizer », de Britney Spears. Michael Khettabi explique :
    « Britney, c’est une icône qui a marqué notre génération, au final le public l’a consommée comme une drogue. L’idée aussi d’interpréter "Womanizer" par cinq mecs, c’était quelque chose. C’était aussi intéressant de reprendre le titre le plus connu de Britney avec le moins de covers en ligne... »
  • Interrogé par Radio Metal, JB Le Bail faisait ce retour sur l'opus et confessait que le groupe travaillait déjà sur une suite :
    « Nous avons beaucoup travaillé sur l’EP et nous sommes forcément très contents des retours positifs, tout en étant conscients du fait que ça reste un premier EP composé rapidement. Nous avons un regard très critique dessus : nous savons ce qui va, ce qui ne va pas et nous avons trouvé notre fil rouge. Nous avons pris énormément de recul, nous l’avons digéré et nous en sommes extrêmement fiers. Nous savons où nous voulons aller, tant et si bien que le prochain projet, EP ou album, sera d’un niveau nettement supérieur et nous sommes très contents que ça ait marché.  »
    (retrouvez  l'interview en intégralité sur http://www.radiometal.com/article/dirty-black-summer-plus-quun-amour-dete,397468)

Les Critiques :

  • « Bel hommage que celui des gus de Dirty Black Summer à une scène emblématique des 90’s, celle de Seattle, à laquelle ils rendent grâce. »
    https://amongtheliving.fr
  • « Des brulots rock grunge stoner explosifs ! » 
    https://www.unitedrocknations.com
  • « Vous passerez vraiment un bon moment en écoutant Great Deception qui bénéficie d’un super son. »
    https://www.auxportesdumetal.com
  • « De quoi étancher votre soif de musique sincère et jouée avec les tripes. »
    http://www.metalnews.fr

Notre Avis :

Nouveau venu sur la scène rock du sud-est, Dirty Black Summer bénéficie de toute l'expérience accumulée par ses membres dans leurs autres formations. Aussi son premier EP frappe-t-il par son côté pro : un  un bel artwork coloré, un songwriting hyper carré, une exécution irréprochable et un son remarquable.
Musicalement, « Great Deception » renvoie de plein fouet à la déferlante Seattle du début 90's. La voix de Michael Khettabi, qui se rapproche de celle d'Eddie Vedder, n'y est pas pour rien. Dirty Black Summer arrive cependant à éviter l'impression de « déjà-vu » et l'écueil du copier-coller en alignant une suite de compositions efficaces et même sa reprise gonflée et métamorphosée du standard de Britney Spears passe comme une lettre à la Poste, Dirty Black Summer ayant totalement réinvesti ce standard de l'électropop.
Plus qu'une carte de visite, « Great Deception » est donc un premier EP de rock de haut vol qui révèle une formation à fort potentiel et tient déjà parfaitement les airs sur ce format. Tous les indicateurs sont au vert pour Dirty Black Summer, on salive d'avance à l'idée d'une suite. A découvrir impérativement.

Line-Up :

  • Michael Khettabi (chant)
  • JB Le Bail (guitare)
  • Cyril Zaborski (guitare)
  • Jimbo Goncalves (basse)
  • Tom Valstar (Batterie)

Tracklist :

01. Your Great Deception
02. Know Better
03. The Descent
04. You And I
05. Womanizer
06. Forget My Name

Les Liens :

Chronique d'album : SEEDS OF MARY (Rock/Grunge) - Serendipity (2020)

Le 28/10/2020

Groupe : Seeds Of Mary
Album : Serendipity (2020)
Genre : Rock / Grunge
Origine : Bordeaux

Par Ahasverus


Le Groupe :

SEEDS OF MARY est un quintette bordelais formé en 2011.
Il mélange des influences issues des musiques rock, grunge et métal.
Son line-up actuel se compose de Jérémy, (chant), Julien (guitare), Raph (guitare, chant), Eliott (basse) et Aaron (batterie).
Son premier album éponyme paraît en 2013.

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SEEDS OF MARY, "Seeds Of Mary" (2013)
 
“Seeds of Mary” est suivi par ‘Choose Your Lie” (2015), illustré par le clip du même nom.

 

Le groupe s’affirme en 2017 avec la sortie de l’album “The BlackBird And The Diyng Sun”, qui réunit l’esthétisme musical et visuel qui caractérisent son univers.
En 2020, Seeds Of Mary revient avec son quatrième album. Il s’agit de...


“SERENDIPITY”

 

L'Album :

“Serendipity” est un dix titres d'un peu plus de quarante-sept minutes.
Julien (guitare) signe à nouveau l’artwork de l’opus. Interrogé sur son choix, il nous explique :
“Le caméléon c'était pour plusieurs raisons... A l'origine la pochette devait être celle du livret. Mais finalement j'ai proposé celle avec le caméléon en reprenant les couleurs du livret, comme si celui-ci passait devant cette pochette et en prenait la teinte. Un caméléon albinos apportait à ce côté “sérendipité”, et esthétiquement ça représente assez bien notre évolution en tant que groupe. Et puis l'idée m'est venue à partir du morceau “Chameleonic” (NDLR : en piste 6) qui est un morceau pivot dans l'album. Tout ça réuni a laissé peu de doutes sur le fait que ça allait être la pochette.”
Seeds 1

SEEDS OF MARY, "Serendipity" (2020)

Une citation de Marcel Proust dans le livret succède à celle de Friederich Nietszche choisie pour “Choose Your Lie” et à celle de Henry David Thoreau illustrant “The BlackBird And The Dying Sun”. Explications de Julien :
“Dans chaque album j'ai inclus une citation qui permet au disque de dépasser le cadre purement musical. Cela fait de l'album une réelle expérience esthétique. En tout cas c'est l'effet recherché pour ma part. Ça montre que la musique est avant tout composée avec l'émotion et que nos influences en la matière se trouvent dans diverses formes artistiques. Cette phrase de Proust met l'accent sur le jeu du regard et des perspectives qui est un thème central dans les visuels mais qui a grandement influencé les paroles également.”

 

“The Atheist” est le premier single choisi pour illustrer l'album.
Il est suivi par le clip “Rewind Me” :

Les Critiques :

  • “Un Seeds Of Mary au meilleur de sa forme. Bravo.”
    https://amongtheliving.fr
  • “Ce groupe va ravir les fans et les amoureux de ce style qui porte en lui une classe certaine et une empreinte assez personnelle. Du beau boulot !”
    https://www.metalfrance.net
  • “Une musique ambitieuse très inspirée.”
    https://hardrock80fr.wordpress.com
  • “Les Seeds Of Mary nous ont habitués à du haut de gamme et une nouvelle fois nous ne sommes pas déçus !”
    https://bratsindiemusic.wixsite.com
  • “Une véritable réussite qui saura plaire à un public très large.”
    https://chairyoursound.com
  • “Un album de qualité. Il serait dommage de le rater.”
    https://www.pavillon666.fr

Notre Avis :

Seeds Of Mary n'est pas bordelais pour rien : il cultive les grands crus et ne propose que des “produits” qui conjuguent classe et qualité.
Depuis “The BlackBird...”, les Seeds ont un son. Un son unique. Pourtant, dès l'entame de ce “Serendipity”, ils surprennent par la violence inaccoutumée du chant comme pour remettre des pendules à l’heure.
Alors oui, les Seeds ont un son, une identité. Et ils arrivent à en faire une singularité sans en faire un carcan. Au top de leur forme, ils poursuivent l’extension du territoire : les secondes voix de Raph prennent un peu plus de place ; Jérem part dans les basses (Sanity Is Statistical) et s’arrache dans l’agressivité (The Atheist). Leur complémentarité est idéale.
La musique est toujours aussi sombre et esthétique, mais plus sensible que jamais (Reinventing You), plus vindicative que jamais (The Atheist) ; chaque composition est ciselée avec un détail et une finition peu communes qui nourrissent l'écoute d'une richesse délectable.
Que les fans se réjouissent : le “Blackbird...” était un grand album ; “Serendipity” est au moins à son niveau, et probablement encore un cran au dessus.
En résumé, ce qui était l’une des sorties les plus prometteuses de l’année se mue en l’un des albums les plus réussis de l’année, confirmant qu’on a affaire à l’un des groupes les plus intéressants de sa génération.
Vous l’avez compris : “Serendipity” est unique, abouti, c’est une beauté dark d’une grande sensibilité, un must. Achetez-le.

On surligne en post-scriptum le magnifique travail de Julien sur les visuels, puisqu’un album de Seeds Of Mary c'est d'abord un bel objet. Vous choisirez donc une version physique, CD ou LP, elle vaut nettement les quelques euros de différence.


Les Liens :

Serendipity sur Spotify :
https://open.spotify.com/album/1SaMW5P3LHaQMjnubMRAJv
Serendipity sur Bandcamp :
https://seedsofmary.bandcamp.com/album/serendipity
Seeds Of Mary sur Facebook :
https://www.facebook.com/SeedsOfMary

Sortie d'Album : WRØNG (Grunge), Die Alone (EP - 2020)

Le 16/10/2020

Sorti le mercredi 14/10/2020, "Die Alone" est le premier EP du quatuor grunge français (francilien ?) WRØNG.
Wrong
La voix du chanteur n'est pas sans rappeler celle de Kurt Cobain, et c'est donc vers Seattle que cet EP devrait vous embarquer.
WRØNG n'est pas pour autant une copie 100% conforme de Nirvana, et "Die Alone" sait aussi aérer ses racines.
Son chanteur peut mettre un fond de vibrato dans la voix ("Poison") et l'ensemble sait aller vers d'autres ports que celui d'Aberdeen. Mais attention, WRØNG ne fait pas de navigation au long cours, plutôt du cabotage : de grunge en rock alternatif, il ne vous proposera pas de danser la polka sur l'entrepont...Mais si vous aimez le rock abrasif, celui qui s'enflamme dès que l'allumette touche le grattoir, n'hésitez pas à poser votre oreille sur cet EP assez efficace dans le genre inflammable.
En ces temps difficiles, la crise ne vous fera pas rendre gorge, puisqu'il ne vous en coûtera que 2€50 si vous choisissez de télécharger les quatre titres en toute légalité.
Alors écoute gratuite en ligne vs achat de l'EP ? That is the question.
La réponse sur est https://www.wrongweare.com/.

Chronique d’Album : 7 WEEKS (Grunge) Sisyphus (2020)

Le 08/03/2020

Groupe : 7 WEEKS
Album : Sisyphus (2020)
Genre : Stoner/Grunge
Origine : Limoges

 

Le Groupe :
  • 7 Weeks est un groupe originaire de Limoges. Il est formé en 2006 par Julien Bernard (chant, guitare, basse) et Jérémy Cantin-Gaucher (Batterie). Fred Mariolle (guitares) et PH Marin (claviers/guitares/backing vocals) complètent le line-up.
  • Sur l’origine du nom de la formation, Jérémy Cantin-Gaucher expliquait à https://amongtheliving.fr/interview/7weeks/ :
    Nous avions sorti une démo en 2006 qui s’appelait 7weeks, tout bêtement parce qu’il y avait eu 7 semaines entre la toute première repet du groupe et l’enregistrement de cette démo. Du coup, vu que l’on cherchait un nom au groupe, il s’est imposé de lui-même.
  • Sur le style pratiqué par le groupe, il précisait :
    “C’est un mix entre Queens Of The Stone Age, Nine Inch Nails et David Bowie. Pour faire très vite… trois influences assez importantes et diversifiées.
    (source : http://metal-eyes.com/interview-7weeks)
  • Le groupe sort son premier EP en 2007. Il s’intitule “B(l)ack Days”. La même année, 7 Weeks donne un concert acoustique au quartier des femmes de la maison d’arrêt de Limoges.
  • En 2008, il est à l’affiche du Printemps de Bourges.
  • En 2009  paraît “All Channels off”, premier album des Limougeauds.
  • En 2011, ils se livrent à l’exercice du ciné-concert sur le film Dead of Night (Bob Clark - 1974). Il en sera tiré l’album “7 Weeks Plays Dead of Night” (2011).

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7 WEEKS, Dead of Night (2011).
  • 2013 nous livre l’album “Carnivora” qui coïncide avec la présence de 7 Weeks au Hellfest.
  • En 2014 paraît “Bends” (EP), suivi par “A Farewell to Dawn” en 2016.
  • 2020 marque la sortie du cinquième album de 7 Weeks...

 

“SISYPHUS”

L’Album :
  • “Sisyphus” affiche neuf titres pour une durée de trente-six minutes.
  • Il est enregistré au Improve Tone Studios, à Lezoux (63). Contrairement à ses prédécesseurs, l’album a été capturé en “Live”, les quatre musiciens jouant dans le même studio.
  • Son artwork est signé Gilles Estines, auquel on doit également la pochette du nouveau Trepalium.

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7 WEEKS, Sisyphus (2020).
  • A propos du titre de l’album, le groupe expliquait sur http://www.heretik-magazine.fr/2020/01/15/itw-7weeks/ : “Un album demande du temps, des mois de travail avant qu’il nous permette de donner des concerts. Une fois les concerts et la tournée arrivés à leur terme, il faut tout reprendre depuis le début, un peu comme Sisyphe et son rocher qu’il ne cesse de faire rouler sans discontinuer.
  • Le titre “Sisyphus” fait l’objet d’un clip éponyme.
Ces données objectives énoncées, voyons maintenant...

 

Les Critiques :

 

Notre Avis :
Sisyphe n’aura pas poussé son rocher en vain : d'un geste assuré, il plante sur son chemin neuf titres de Rock original et puissant. Alors oui, il faut cent fois sur le métier remettre son ouvrage ; mais quand il s’agit d'essaimer des graines de cet acabit, on invite vivement le grimpeur à recommencer l’ascension, elle en vaut la peine !
Un son rugueux qui sait vous percuter où il faut et qui met bien en valeur chaque instrument (backing-vocaux compris), des accélérations significatives (Solar Ride, 667-Off), des ambiances qui rappellent le meilleur du Grunge des 90’s (Idols, Sisyphus, Insomniac), 7 Weeks s’attache à l’essentiel avec un nouvel opus qui manie un songwriting de haut niveau délivré dans une interprétation qui sent bon l’expérience.

Un excellent album pour un groupe qui ne manque pas de jus et qu’on pourra voir aux Francofolies de La Rochelle cet été 2020.

 

Les Infos Utiles :
7 Weeks est en concert :
7 weeks tour
Suivez l'actualité de 7 Weeks :
https://7weeks.fr/
Vous pouvez liker 7 Weeks est sur Facebook :

https://www.facebook.com/7weeksmusic
Vous pouvez écouter 7 Weeks sur Spotify :
https://open.spotify.com/artist/3va5uyDVlsWxIq7oxb3ofw

Les mondes de Karoline Rose

Le 26/12/2019

Télévision, théâtre contemporain, comédies musicales, festivals... Karoline Rose garde le vent en poupe depuis plusieurs années.
En 2017 l’infatigable artiste franco-allemande  revient à ses premières amours (elle qui montait son premier groupe de Death à quinze ans) avec
SUN, projet Metal avec lequel elle présente en 2019 l’un des EP les plus réussis de l’année, "Brutal Pop".
Nous avons eu le plaisir de lui soumettre quelques questions.
En route vers les mondes de Karoline Rose...
            
Karoline Rose Bonjour. Je vous propose d'abord un petit retour en arrière : Premier album acheté ?
Bonjour Ahasverus ! Off The Wall - Michael Jackson.

 
Premier concert ?
Michael Jackson - History Tour en Allemagne (Hockenheimring) 1997.
Michael jackson history tour live in munich 0 230 0 345 cropJ'ai lu que votre mère était une chanteuse renommée en Allemagne. C'est elle qui vous a insufflée le goût de la musique ?
Françoise Colson, ma maman, a été chanteuse de variétés en Allemagne dans les années quatre-vingt. Je l’ai vue se préparer dans ses loges, mettre du Coca-Cola sous ses talons pour ne pas glisser sur scène, j’assistais anxieusement aux concerts, j’avais peur qu’elle oublie ses paroles ! A huit mois je chantais “Volare” (alors que je ne savais pas encore vraiment parler). Je l’imitais. Elle m’a définitivement donné envie de m’y mettre aussi !

Karoline Rose avec un “K”, c'est la Caroline Rose de la maturité ?

C’est le “K” de mes origines et c’est aussi le “K” de Google ! (Rires)
J’ai fait tout mon début de carrière sous “Caroline Rose”. Il y a une tonne d’homonymes et j’ai fait autant “The Voice”ou “1789, les amants de la bastille” que des EP’s Pop Rock en solo sous ce nom. Puis Babx m’a découverte dans “Mimi, scènes de la vie de bohême”, une pièce de théâtre contemporaine mise en scène par Guillaume Vincent. On a commencé a faire de la musique Lofi expérimentale et on voulait rompre avec le passé, avoir une recherche Google plus “neutre”.
Il y avait beaucoup d’informations différentes à mon sujet. A l’époque on pensait que c’était un problème, alors je suis revenue au “K”. Aujourd’hui je trouve ce début de parcours hyper cool, rempli d’aventures improbables, mais je reste heureuse du K...

Karoline maxence

Photo © Maxence & Jonas
On dit de vous dans ​http://www.iogazette.fr​ : « Passer du chant clair à la voix criée » tout comme « passer du théâtre à la musique ». S’ouvrir donc, à tout prix : l’artiste franco-allemande décloisonne deux mondes qui s’entre-découvrent par-delà leurs scènes respectives.
"Artiste qui décloisonne deux mondes", c'est une définition qui vous convient ?

Ça me va. Je crois que c’est même la substance de mon travail et de qui je suis : Franco-Allemande (rien que ça !), Metal/Pop, Chanteuse/Screameuse, Musicienne/Comédienne, Palais des Sports/Bouffes du nord, TF1/France Culture, comédie musicale/death metal...
Je ne cherche pas spécialement à être dans ces situations là, je m’y retrouve naturellement et j’y suis bien. L’image que j’ai en tête est celle d’une personne qui met la création d’art et de musique au service des émotions, des histoires racontées, des effets que ça procure.

Dans le même esprit, j’imagine que si je vous propose de n'emporter que deux opus sur une île déserte où il vous faudrait séjourner plusieurs mois, vous choisissez ABBA et Morbid Angel ?
Ça me parait pas mal, je prendrais “Gateways to Annihilation” et “Abba Gold”. Ça couvre pas mal de terrain déjà ! Peut être ajouter un petit Hole, “Live through this”, pour la touche Indie Rock, et je serais bien pour une éternité sur l’île déserte...

Karoline gateway

MORBID ANGEL - Gateways to Annihilation (2000)
“Brutal Pop”, le concept germait en vous depuis longtemps ?
Lorsque j’avais treize ans je notais ce mot partout dans mes petit carnets de lyrics : “Brutal Pop, I wanna make Brutal Pop”.
J’aimais l’idée qu’on pourrait écrire une superbe Popsong avec de belles harmonies, une rythmique catchy (comme par exemple “Don’t stop til you get enough” ou “Can you feel it” des Jacksons) et la brutaliser. Ajouter des stayrations, des syncopes guitare/kick, du scream ou du growl quand l’émotion du texte nous submerge... J’ai toujours vu ça comme UNE matière et non pas la coexistence de deux genres.
 

Si on en avait discuté en amont avec nos partenaires, tout le monde nous aurait déconseillé de faire ça !


La rencontre avec Dan Levy ( The Dø ) à un concert de Jeanne Added a cependant été déterminante dans l'impulsion et la conduite du projet, y compris dans le nom de votre groupe, SUN...

En effet, Dan m’a vue sur scène en première partie de Jeanne à la Cigale. A l’époque j’étais un peu perdue artistiquement. Il est venu me voir après le concert et a proposé qu’on bosse ensemble. J’ai mis du temps à revenir vers lui, car j’avais encore des engagements. Puis, un mois avant Rock en Seine, on s’est lancés. A ce moment, en Allemagne, la tombe de mon père avait été enlevée sans que je sois au courant. J’aurais aimé récupérer la gravure de tournesol que j’avais choisie pour sa pierre lorsque j’étais petite. Mais la pierre a été détruite... Comment est-ce qu’on rend hommage à une personne qu’on aime lorsqu’il n’y a plus aucune trace physique ? J’en ai parlé à Dan. Je lui racontais comme mon père n’emmenait sur l’autoroute dans sa Mercedes et qu’il allait a plus de deux-cents à l’heure (c’est illimité en Allemagne !). Clope au bec, musique “à donf”, j’avais le droit de sauter partout. Ça m’a marqué pour toujours ! Je cherchais alors par rapport au Tournesol (Sunflower), puis au Soleil tout court, To The Sun/SunSurfer/SunRider, puis Dan me dit : “Pourquoi pas juste SUN ?” Et nous voila...

En 2017 vous débarquez à "Rock En Seine" avec votre nouveau projet batterie /guitare-chant et des compos survitaminées alors que rien de cela n'était au programme de votre attaché de presse un mois plus tôt. C'était gonflé !
C’est vrai que c’était gonflé... Si on en avait discuté en amont avec nos partenaires, tout le monde nous aurait déconseillé de faire ça ! On est frileux, la moindre prise de risques fait peur. Pour le coup mon attaché de presse m’avait plutôt encouragée a y aller comme j’avais envie, et puis finalement ça s’est tellement bien passé (Pogo de fou !) que tout le monde a commencé à comprendre que j’avais trouvé ma voi(x)e...

Vous aimez décidément les challenges puisque vous avez réussi à insérer un titre de SUN à l'affiche de “Nous, l'Europe, banquet des peuples”, la pièce de Roland Auzet, d'après le livre de Laurent Gaudé. Comment ce passage musical est-il accueilli par le public venu voir la pièce ?

Il y en a même deux ! “I killed my man” et “Higher Fire” figurent dans “Nous l’Europe, banquet des peuples”. Je venais de faire une autre pièce (“Hedda Gabler”) avec le metteur en scène Roland Auzet, dans laquelle je jouais Théa. Roland, comme tous les metteurs en scène avec lesquels j’ai bossé, m’utilisait en tant que comédienne et musicienne. On a réfléchi ensemble et il a mis “I killed my man” réarrangé avec les filles de L.E.J (elles aussi dans la pièce) pour “Hedda Gabler”. Ensuite j’ai eu ce rôle beaucoup plus conséquent sur “Nous l’Europe”, avec ce monologue très fort qui mène à l’explosion de “Higher Fire”. Le public de la cour du lycée St Joseph applaudissait chaque soir après le morceau. En théâtre (et surtout au In d’Avignon) on applaudit qu’à la toute fin du spectacle. Je suis heureuse de provoquer ces réactions spontanées chez les gens.


Vous êtes une songwriter. Vous souvenez-vous de votre première composition ?

Oui, je m’en souviens ! J’avais onze ou douze ans et j’avais écrit une chanson qui s’appelait “Strawberries”. C’était vraiment nul et j’essayais de recruter des gens de ma classe pour m’accompagner dessus mais ils ne comprenaient pas l’harmonie que j’avais choisie ! (Rires)

Qu'est-ce qui inspire votre écriture ?
La Vie m’inspire ! Je fais partie des gens qui ont connu beaucoup de choses difficiles et horribles très tôt dans leur vie. Je m’appuie beaucoup sur mon vécu, sur les profondeurs que j’ai dû traverser et la force que j’ai trouvé en moi pour survivre et me battre chaque jour. Je m’inspire aussi beaucoup de l’amour ! C’est la force la plus puissante de l’univers.

Quel est le morceau d'un autre que vous auriez adoré écrire ?

J’aurais aimé écrire “Violet” de Hole ou “Dancing Queen” de Abba...

Sur la naissance de SUN, j'ai lu ceci dans ​https://litzic.fr/​ :
"Et puis, elle fait la rencontre de Dan Levy (producteur de The Dø entre autres). Celui-ci lui demande de lui faire écouter ce qu’elle a en stock. Après une écoute, il insiste (il a du flair le bonhomme) : tu n’as rien d’autre ? Et Karoline Rose de répondre que « si, mais tu vas te marrer. »"
Ce "tu vas te marrer", c'était la pudeur, ou vous n'étiez-pas encore convaincue de la force de ces compositions ?

Quand Dan m’a proposé un rendez-vous pour écouter ma musique je m’étais conditionnée à lui faire écouter des choses dont je pensais qu’elles lui plairaient... Pour moi un producteur de Pop et d’électro-pop, n’allait pas être sensible au rock/metal et encore moins à ma brutal pop. A cette époque j’étais fragile, j’avais trop écouté d’avis sur ma musique et je n’avais plus aucune certitude. J’aimais toujours ma brutal pop mais je ne pensais pas que ça le toucherait et qu’il prendrait ça au sérieux. Souvent, dès qu’une femme crie on s’arrête la-dessus et on fait deux remarques genre “Ah ben elle est en colère celle-la !”, puis on passe totalement à côté des chansons... Je suis sortie de ce rendez-vous sidérée ! LE producteur de pop en France avait capté ma musique !

Pochette ep 22brutal pop22 de sun

SUN - Brutal Pop (EP - 2019)
Avez-vous déjà une idée de ce à quoi ressemblera le prochain opus de SUN ?
Il est déjà dans la boite. (sourire)
Ce sera un deuxième EP, il est dans la suite logique de “Brutal Pop”, puis le premier album suivra (avec d’autres titres encore !).

On a vu SUN sur une vidéo jouer avec une violoncelliste et deux choristes (Il s'agit du trio LEJ, cité plus haut). Êtes-vous particulièrement attachée à la formule duo parce qu'elle vous laisse beaucoup d'espace, ou SUN est-il un concept à géométrie variable ?

J’aime que la base soit un Duo. Ça laisse de l’espace à l’imaginaire, on peut projeter tellement de choses sur ce couple. Ça peut évoquer mon histoire personnelle, illustrer les histoires que je raconte dans les chansons, créer un équilibre visuel et scénique... Cependant je ne suis pas fermée à faire évoluer la formule, comme on l’a fait avec les filles des LEJ par exemple... Je ferai toujours ce qui sera le mieux pour la musique et le show, s’il faut ajouter du monde, on le fera !

Où pourra-t-on vous applaudir dans les prochains mois ?
La tournée de “Nous L’Europe” continue durant tout le premier trimestre 2020. Nous allons sillonner l’Europe pour défendre la pièce. Au milieu de tout ça nous avons une jolie date avec BETRAYING THE MARTYRS au Réacteur ( Espace Icare Issy les Moulineaux) le samedi 25 Janvier. Puis je tourne dans mon premier grand film en février... et je vous laisse imaginer ce que j’y amène en plus de ma performance de comédienne ! (sourire)
Des dates pour SUN seront annoncées sur notre Page Facebook...

 
Merci Karoline Rose d'avoir accepté de répondre à mes questions.
Merci pour cette interview ! A très vite !

 

SUN sera en concert le 25/01/2019 à Issy-Les-Moulineaux (Espace Icare)

 

 

Sortie d'album : SUN (Grunge) - Brutal Pop (EP - 2019)

Le 17/12/2019

Groupe : SUN
Album : Brutal Pop (EP - 2019)
Genre : Grunge
Origine : Île de France

 

Le Groupe :
Ne soyez pas étonné si son visage vous est familier : c’est qu’en 2014 que la franco-allemande Karoline Rose représente l’Allemagne à l’Eurovision. En 2016, elle est l’une des candidates de l’émission The Voice. Elle participe également à plusieurs comédies musicales (“1789, les amants de la Bastille”) et partage l’affiche avec Nina Hagen.
En 2017, celle qui montait son premier groupe de Death Metal à quinze ans retrouve ses passions premières en lançant avec Vincent Kreyder (Rosa†Crvx, The Vision Bleak, Sun of the Sleepless) une formule métallique batterie / guitare-chant : SUN.
 
 
SUN était en ce mois de décembre 2019 sur la scène des Transmusicales de Rennes.
Il a également lancé cette année son premier EP :

“BRUTAL POP”

SUN - Brutal Pop (2019)
Quelques données sur...

 

L’Album :
“Brutal Pop” est un quatre titres pour 14 minutes 53.
Il est produit par Dan Levy ( The Dø ), que Karoline Rose rencontre en 2015 alors qu’elle joue en première partie de JEANNE ADDED.
“Brutal Pop” est illustré par plusieurs vidéo-clips, SUN ayant tenu à marquer l’accent sur chacun des morceaux.

 

“Brutal Pop” est aussi le terme par lequel Karoline Rose entend caractériser sa musique et une recette à laquelle elle songe depuis l’âge de treize ans.

 

Les Critiques :
. Tout est dit dans le titre de ce premier EP de SUN, et sa Brutal Pop où se mélangent élégance et brutalité crue.
https://amongtheliving.fr/chronique-album/sun-brutal-pop-ep/

. “Le talent à l'état pur !
https://www.unitedrocknations.com/chronique-sun-brutal-pop-3174

 

. Vocalement, Karoline convainc, avec sa puissance indéniable, son charme vénéneux et ses inflexions brutales.
http://www.metalnews.fr/chroniques/brutal-pop

 

. SUN n'est pas seulement une autre paire de noise makers en quête de gloire grâce à une combinaison d'adrénaline et de volume car, sous la posture, il y a un degré notable d'intensité émotionnelle qui transforme ces chansons en performances captivantes.
https://www.bluesbunny.com/Reviews/ReviewID/2932/xmps/11123

 

. “Si vous êtes un fan de Metal imprégné de Pop, SUN est définitivement un groupe pour vous.”
http://www.thevinyldistrict.com/uk/2019/12/uk-artist-of-the-week-sun/?fbclid=IwAR0iBkT4srrQKSF4sBh7IuZmzqyBLclk4O9X4kHxEg0Dr1y1KUQxI07_p9g

 

Notre Avis :
Il vous suffira de trente secondes de Brutal Pop pour mesurer le talent de Sun. Le reste ne fera que vous confirmer la première impression : c’est l’un des EP les plus accrocheurs de l’année 2019, dans la lignée des Courtney Love et autres Babies In Toyland.
Rien à dire de plus, juste à espérer que la très sollicitée Karoline Rose trouvera le temps de poursuivre la voie tracée par cette petite bombe de quatre titres.
A suivre impérativement.

 

Infos Utiles :