ELECTRO

Chronique d'album : KVÅRK (Instrumental), "Here Comes Trouble" (EP - 2021)

  • Le 04/06/2021

Groupe : KVÅRK
Album : Here Comes Trouble (30/11/2020 - •• Tentacles Industries •• )
Genre : Rock Electro Instrumental Progressif
Origine : Marseille
On aime : L'énergie, la technique, l'inspiration

Par Dam'Aël

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                                           ... In memory of Franck Nguyen...

Le groupe :

Kvark

Formé en 2017 à Marseille mais véritablement actif depuis le 23/04/2020, le projet se forge sur une envie de s'amuser, de composer, uniquement dans le but de se faire plaisir. Ce délire est celui de deux amis qui se connaissent depuis l'âge de dix-sept ans ; ils ont fait partie, ensemble ou séparément, de plusieurs groupes, à savoir ensemble, on citera La Brokante et Not a Br(a)in (Grind), pour Eric, Sarcopt en 1990, Catacomb (basse), Ibogaïne, et pour Christophe,  Malthüs 1990 ,From beyond, Arthrosis
Alors tenez -vous bien, ces deux compères sont guitaristes mais ils déposent leur six cordes sur ces deux poufs ratatinés et s'attelent à maîtriser au mieux Cubase pour la composition des riffs de base. On vous glisse dans l'oreille que Eric et Christophe ont tout fait à l'envers, et vous allez comprendre pourquoi en lisant la suite. Après avoir joué pendant des heures, des jours et des mois sur le logiciel presque magique, un squelette instrumental prend forme et désormais, l'enregistrement devient une évidence, et surtout il leur faut savoir comment sont perçus ces instrumentaux. Rien de tel qu'un tour d'horizon auprès des proches et des musiciens de leur entourage. Et ça plaît ! Les retours sont plutôt positifs, alors ils s'attaquent aux patterns de batterie ; ce n'est pas une mince affaire car pourquoi faire simple quand on peut faire compliqué ! Vous l'aurez compris, ils aiment la musique très technique, alors elle le sera jusqu'au bout des baguettes aussi...

Oui mais, me direz-vous, il manque le chant. Et ! Et ! Piètre capacité vocale, alors ils décident d'exclure le chant et de rester sur de l'instrumental par charité pour nos esgourdes fines et exigentes. Le choix est bien vu car cet EP purement instrumental est de haute volée d'un point de vue technique et propose une musique mélodieuse et surtout très inspirée, moderne dans un genre Metal Progressif voire cinématographique, catchy, puissante, aux ambiances recherchées et très tavaillées.
L'EP cinq titres est prévu pour le 24 avril 2020, autoproduit par ces deux guys et Eric ira jusqu'à s'aventurer sur un autre logiciel afin de réaliser le premier vidéo-clip de cet ouvrage "Here Comes Trouble". On ne recule devant rien chez... et oui du coup ! chez qui ? Je vous l'avais bien précisé, ils font tout à l'envers. il faut trouver un nom ! Bon optons pour QUARK. Signal d'alarme, c'est pris. Oups, on revoit la copie... Et si on donnait une version plus suèdoise. Arrêtons de faire tourner le lait, il va finir par se transformer en fromage :  KVÅRK  est parfait ( et signifie en suédois : fromage blanc. La formation l'apprend bien après. Oui bah Meshuggah veut bien dire fou en yiddish).
Le clip "Here Comes Trouble", fait à la maison, aux images psychédéliques et virtuelles sort le 26 juin 2020 et les vues sur les plate-formes sont très encourageantes jusqu'à attirer l'attention, entre autres, d'un certain Virgil Palazzolo de •• Tentacles Industries ••.


Une seconde édition de l'EP est prévue pour décembre sur le nouveau label toulonnais. Eric se consacre à l'artwork en misant sur une approche très graphique, à l'inspiration TOOL et Mastodonte. Un visuel très cosmique et spatial très réussi.
Cinq cents exemplaires sont à se procurer sur le bandcamp du groupe, le site du label •• Tentacles Industries ••   et le site Season Of Mist.
le 28 février 2021, un second vidéo-clip "Red Giant Star" est mis en ligne avec toujours de nombreux retours positifs, ce qui déclenchent une envie soudaine et irrépressible de jouer en live. Il faut donc trouver un bassiste et un batteur. A l'envers, vous vous rappelez!


Bruno est le premier intégré au duo et viendra assez vite Fanny pour prendre place derrière les fûts et les cymbales. KVÅRK  n'a aucune intention malicieuse de la mettre en plus, à la faisselle ; ils l'ont juré...
Ces deux nouveaux membres reçoivent alors les pistes afin de travailler leur partition et leur rythmique, bien décidés à fouler les planches des scènes au plus vite, et de sortir tout le monde cette léthargie délétère.

Kvark cd


Notre avis sur l'EP: "Here Comes Trouble"


Une entrée sur la première piste qui fait mouche et qui nous embarque avec énergie dans le monde musical de KVÅRK. "Deafening Mind Process" s'annonce dans  une rythmique assez déstructurée qui signe une recherche de technique évidente et travaillée. Magnifiquement audible et loin  d'être assourdissant, quand bien même les watts grimpent sur certains passages, ce premier titre nous offre de magnifiques ambiances variées . On enchaîne avec "Here Comes Trouble", plus tranchant par ses guitares acérées qui déchirent tout sur leur passage et une batterie, en duo avec la basse, qui enfonce le clou. On note une excellente transition de la six cordes qui confirme ces ambiances variées. L'uniformité n'est pas de mise dans cet opus et l'énergie est bien au rendez-vous. Véritable machine de guerre, KVÅRK glisse, sur les dernières mesures, quelques  samples de Frank Zappa glanés ici et là, qui sont du meilleur effet. A star is born, possible! En tout cas je me laisse entraîner  pour la poursuite de ce voyage avec "Red Giant Star" . Et c'est avec des étoiles dans les yeux que je prends les watts dans les oreilles, les sens ouverts à 100 % sur ces compositions d'enfer et chics, qui attaque au son de cloche, ce 3ème morceau plus progressif et assez cinématographique ;   ça joue et bien, ça joue et fort. . Une sacrée bataille de notes dans cette guerre des étoiles. C'est avec une synergie décoiffante entre guitares, basse et batterie que s'annonce "Era (of non existence)", qui a toute sa place dans cet opus. KVÅRK déborde d'énergie et d'inspiration et sait nous la transmettre. On pourra se poser sur un passage d'arpèges, délicat, le temps de laisser resurgir la dynamique avec "180G41N3". Petit jeu, vous avez trente secondes, montre en main, pour deviner la signification qui se cache sous ce titre... Allez petit indice, il fait référence au passé d'un des musiciens.
Dong! Trop tard, je vous donne la réponse : vous remplacez le 1 par i, le 8 par b, le 4 par a et le 3 par e, et vous obtiendrez l'un des premiers groupes dans lequel le guitariste Eric a fait partie. Il s'agit de "Ibogaïne" qui propose une belle entrée en matière avec un duo basse/ guitare de formule 1. Cet opus est un concentré d'énergie, de technique qui n'oublie pas la mélodie.
La production est excellente laissant sa place à chacun des instruments au jeu osmotique très équilibré. Nul doute que ce petit opus est d'une grande cohérence, sans doute un peu court car on en  redemande, surtout les amateurs d'instrumentaux. Puissance, mélodie,recherche, ambiances, tout s'accorde à donner une richesse incontestable à cette galette.

Demande à être vécu en live évidemment.

 

On en parle :

" Le duo français se spécialise dans une interprétation musclée mais cinématographique du métal instrumental, rappelant Irata et Ministry, mais avec une tendance expansive du rock progressif".  https://joyofviolentmovement.com/new-audio-marseille-frances-kvark-releases-a-muscular-and-cinematic-new-single/
"Duo instrumental avantgardiste Marseillais, KVARK balance son album comme on jette un pavé de la taille d'un immeuble au beau milieu d'une flaque d'eau! C'est simple, ça déchire tout sur son passage, que ce soit par la puissance déployée ou encore par la recherche de mélodies particulières ou encore d'ambiances très travaillées et hétéroclites mais parfaitement en osmose avec le déroulé de l'opus tout entier. Imaginez que MESHUGGAH croise la route de GORGUTS ou encore DEATH, le tout sans vocaux pour ternir l'expérience qui se révèle d'une richesse incroyable écoute après écoutes. On serait même tenté de trouver par ci par là des influences TOOL qui montrent à quel point ces gars là sont érudits! Oui, c'est le terme. Magistral!"
Pour fans de MESHUGGAH, GORGUTS, TEXTURE, ION DISSONANCE. http://https://shop.season-of-mist.com/fr/kvark-here-comes-trouble-cd

Recorded @ Maurice's Sound Studio
Mixed by Loran Saulus @ Rec West / http://www.rec-west.com
Mastered by Loran Saulus @ Pure Mastering / http://www.pure-mastering.com
Facebook / https://www.facebook.com/kvark13
Instagram / https://www.instagram.com/kvark_band
Bancamp / https://kvark.bandcamp.com/
Spotify / https://open.spotify.com/artist/3fMjA...

Logo kvark

JE T'AIME (Paris) - Le tour d'horizon sur le trio

  • Le 24/05/2021

JE T'AIME (Paris) - Le tour d'horizon sur le trio

Genre: Post-Punk, Cold Wave

Origine: Paris (2018)

Par Dam'Aël

Je t aime trio

 JE T'AIME  fait ménage à trois. No comment please ! Chacun s'organise comme bon lui semble, ça ne nous regarde pas.
Bon vous l'avez compris cette formation parisienne est un trio qui fait appel parfois à deux chanteuses en complément sur quelques titres.
Après un premier single "The Sound" sorti en mars 2018, le groupe au genre hybride de post-punk et de cold wave décide de s'isoler sur les côtes bretonnes pour travailler sur son premier album éponyme.

Le onze titres sort le 13/05/2019 en quatre-vingt-quinze exemplaires sous la forme de CD Digipack et en cinquante exemplaires sous forme de vinyle. On note Dany Boy (à la programmation, au synthé, à la basse, à la guitare et au chant), Tall Bastard (à la basse et à la guitare), Crazy Z (à la guitare), Anaïs Novembre et Marion Parfait au chant. "Je t'Aime" est mixé par Dany BOY et Crazy Z, et masterisé au Zoé H Studio

Dès sa première année, le groupe a participé à des événements majeurs tels que W-Fest ou Owls 'n' Bats Winterfest, et s'est produit dans toute l'Europe.
La musique du trio, signée à la fois chez Icy Cold Records et Manic Depression Records, rappelle la grande époque de la Mancunian Factory.

https://jetaime-music.bandcamp.com/album/je-taime

Le 14/02/2020, la formation choisit de sortir un EP de remix réalisé avec des invités comme le Portugais  David Wolf, producteur de She Pleasures HerSelf, qui est sur le même label Manic Depression,  Ash Code, un trio italien qui produit un son dark wave, Ambassador21 groupe biélorusse de pure musique industrielle dans lequel Crazy Z. joue de la guitare, et Zus  guitariste de Chenille, dBOY. Au total cinq titres forment cet EP "En Négatif- Remixes".
S'en suivra un album live "Live At The Gibus" sorti le 15/03/2021, enregistré le  14/09/2019 au Gibus (Paris) par Cédric Guesdon, mixé et masterisé à nouveau au Zoé H. Studios. Line-up et ingénieurs : dBoy (vocals, synth & percussion), Tall Bastard (guitar & backing vocals), Crazy Z. (bass, synth & backing vocals), Cédric Guesdon (sound engineer) et  Julien Beauchet (light engineer).
https://jetaime-music.bandcamp.com/album/je-taime-live-at-gibus

Un excellent Live à Le Reacteur est à regarder sans faute, et c'est entre vos oreilles, ici :

Tout récemment, un deux titres pointe le bout de son nez : "Another Day In Hell", écrit, composé et produit par JE T'AIME, avec dBoy sur la programmation, les synthés, la basse et le chant, Tall Bastard à la guitare (Mixé et masterisé par Crazy Z. aux Zoé H. Studios), en prévision d'un futur album qui devrait sortir en octobre 2021 sur Icy Cold Records / Manic Depression Records. La vidéo de "Another Day In Hell" de cette prochaine galette est déjà disponible:


 

Et déjà, des concerts de JE T'AIME sont programmés :

 

  • Festival des Bruits De La Cave 2021, 26/06/2021, Chez Heinz - Liepmannstrasse 7b - 30453 Hanovre, Allemagne.
  • Ship Of Rebels 2021 , 23/07/2021, Oberländer Ufer - 50968 - Cologne, Germany.
  • Return To The Batcave Festival 2021, 07/10/2021 – Saturday 09/10/2021, CRK - Jagiellończyka 10c/d - Wrocław, Poland.
  • Black Spring Festival Liège 2022, 16/04/2021, Centre Culturel D'Engis, Engis, Belgium.

 

Les liens:

Je t aime le groupe

 

Chronique d'album : TRANK (Rock), "The Ropes" (2020)

  • Le 04/12/2020

Chronique d'album de Dam'Aël pour Ahasverus

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Michel, Julien, Johann et Max décident de former un groupe dans une country délimitée par Genève et la Haute Savoie, entre les chocolats suisses et la fondue savoyarde... entre le Rivella et le vin chaud... Et en 2016, la basse décide de changer de main, s'attribuant une place douillette entre les mains de David.

 Quartet à l'origine, quartet toujours en cette année divine !,!,!, 2020... pendant laquelle Michel André Jouveaux, natif de la Camargue (chant, claviers, samples), Julien Boucq (guitares, originaire de Grenoble), Johann Evanno (batterie, de Bourgogne) et David Spatola (basse, venant du sud-est) ne lâchent rien et décident de mettre les bouchées quadruples en s'attellant à la réalisation d'un album. Et comme les cordes ne manquent pas à chacun de leur arc, s'en suit un très bel ouvrage "The Ropes", mis sur la toile le 15 septembre dernier,  tissé de douze titres travaillés, fouillés, énergiques, où le contraste est au rendez-vous, où l'émotion est bien présente, ornant la galette de couleurs variées où l harmonie s'articule avec le punchy, le plus calme et modéré, le heavy bien envoyé ou la Cold Wave bien glacée, le tout bien assis et bien placé. Douze titres qui font un sacré pied de nez à un éventuel ennui qui aurait voulu pointer son pif.
Les influences de chacun sont très variées, très contrastées, voire même presque opposées, ce qui donnent ce riche panel de nuances dans "The Ropes" : Depêche Mode, The Cure, Soundgarden, Audioslave, Pearl Jam, Deftones, Muse, Royal Blood, Placebo... car cette diversité s'articule parfaitement dans une complémentarité créative et cohérente créant cette symbiose finale.

Sa musique :
C'est un Rock alternatif inflencé par les années 90's, mélangé à de la Cold Wave, le tout soupoudré d'électro. De 2016 à 2019, Trank  sort un premier EP "Midlife Noises" (6 titres de plus de 24 minutes), enregistré au Studio des Forces Motrices avec Yvan Baronne et David Weber (Lolofora, Sexypop),  et les singles "Take the Money and Run" (2016), "In Troubled Times" (2018), "Bend or Break" (2018) et "Undress to Kill" (2018).

https://open.spotify.com/album/503Hd21MePEcCND0pK7REj

Midlife noises
 Et leur musique plaît et plaît si bien que, malgré l'absence de label, et armés d'un culot magistral, les quatre  gaillards font appel à des tourneurs de taille et se proposent de faire la première partie de grande salle. Jackpot puisqu'ils sont remarqués par les managers de DEEP PURPLE et d'ANTHRAX... et finiront par faire l'ouverture de ces deux monstres, ainsi que celle de PAPA ROACH et de Disturbed.

L'album

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"The Ropes" est un douze titres à la frontière des genres avec une identité musicale incontestable ; le son TRANK a évolué depuis le premier EP, y ajoutant un peu plus d'arrangements et des nappes de clavier savamment distillées et le résultat est une évidence. Les sujets abordés dans les textes jettent un regard sur les perversions de notre existence, et notamment sur les phénomènes de domination, quelle qu'en soit la forme :  relations dominant, dominé, des relations inconscientes, des relations de frustrations, de soumissions.. Le chant est interprété dans un anglais parfait dont la voix glisse du légèrement rauque à des passages plus doux.
 "The Ropes" explore le thème des liens qui nous lient les uns aux autres, conscients ou non - et pose un univers sonore à la croisée d'un rock alternatif incendiaire et d'un post-punk atmosphérique, pour un résultat à la fois intense et accrocheur." (TRANK)

1. Shining
Un heavy Rock au refrain catchy, entraînant, aux riffs efficaces où chaque instrument prend et garde sa place sans investir celle de son voisin. La basse complète parfaitement cette rythmique et forme un excellent duo avec les claviers pour accueillir une transition à la dépêche Mode. L'électronique apporte texture et relief au titre comme sur l'ensemble de l'album d'ailleurs.
Les quatre titres qui suivent débutent par des arpèges en son clair qui font retomber l'énergie de chaque morceau, mais ce, pour quelques secondes car les watts sont très très vite relancées pour repartir de plus belle. La sieste, vous pouvez l'oublier....


2. Illustrated Girl
Est un titre presque épique qui propose une mélodie superbe, où la basse vrombissante s'articule autour d'une batterie qui martèle à tout va avec qualité et efficacité pour laisser place à une voix qui lâche les watts dans un dosage parfait.


3. The Ropes
Le titre éponyme envoie un rock rempli d'émotion dont l'instrumental s'accorde à promouvoir une belle place au chant, enfonçant le clou.  Le clip est réalisé par le directeur visuel du groupe, Alban Verneret, qui emploie les talents incroyables de trois artistes shibari (l'art du bondage japonais) qui est une façon de se faire attacher pour générer des pressions qui doivent donner des émotions précises.


https://youtu.be/ZDs8DK6khws


4. Undress the Kill
Ce morceau est un mélange puissant de rock alternatif, de métal et d'électronique, voire post-punk, les nappes de claviers ne sont pas sans rappeler un certain groupe Deep Purple. Une basse bien lourde, des accords répétitifs presque hypnotiques continuent à nous enflammer.


https://youtu.be/IHNyDOru4w4


5. Forever and a Day
Les guitares invitent à s'engager dans cette ballade à la mélodie douce et délicate et dont les violons magnifiques font une belle incursion dans un tel morceau. La voix de Michel est magnifiquement douce et bien tenue, rappelant  U2 mais gardant la signature TRANK.


6. In Troubled Times
Songwriting toujours aussi excellent dans une rythmique qui tourbillonne. Michel alterne chant parfaitement interprêté avec quelques passages parlés.
https://youtu.be/ZdCngYe-aOM


7. Again
Un côté plus électro indus, ou  cold wave / électro, est à la fois très dansant  et sinistre, avec  un gros riff qui conserve son ancrage dans le territoire sonore de TRANK et une batterie qui martèle, proposant une descente de toms qui ravira tous les batteurs et une double pédale qui mitraille, enfonçant le clou tout au long de cet album. Yohann a eu cette idée lumineuse de jouer le Charley à contre temps, pour lui donner un coté un petit peu plus intrigant. Et David a joué la basse en alternant rondeurs et jeu plus agressif afin d'insister sur le versant menaçant. Michel nous fournit un peu plus d'explications un peu plus loin...


8. Chrome
Un bon heavy bien burné en intro qui break pour laisser place au chant vite rattrapé par cette rythmique heavy Nickel Chrome. Impossible de ne pas bouger sa tête sur ce titre qui a tout pour générer un headbanging général que nos amis bikers ne seraient pas les derniers à initier. Chrome est du pur David, avec ce riff imitant un gros moteur de Harley qui tantôt tourne au ralenti, tantôt tourne à plein régime. Les arrangements ont permis d'accentuer l'effet gros son industriel des moteurs de ces cylindrées prêtes à parcourir la route 66, dont les nappes de clavier expriment parfaitement la route qui défile.


https://youtu.be/rTVUDL2Mf9A


9. The Road
Ce 12 titres est très varié tout en restant cohérent. "The Road" en est la preuve, s'engageant dans un esprit plus tranquille à la mode Simple Mind, U2 ou autres, où douceur remplit les mesures du titre sans nous égarer. Juste un petit moment plus doucereux.


10. Take the Money and Run
Pas question de zapper ce morceau qui renforce l'idée que cet album est très travaillé, recherché et varié. Pas d'ennui possible, et toujours un équilibre parfait entre l'instrumental et le chant, et une énergie savamment canalisée.


11. Bend or Break
Non, on ne tourne pas en rond avec TRANK. On ne peut que se plier volontiers à l'unisson de leur musique, toujours aussi énergique, entraînante et même surprenante.
https://youtu.be/HoJrmEtZJGs


12. Refugee
Le dernier titre est un instrumental qui invite à un voyage très aérien, planant voire mélancolique. Pas de chant pour Michel qui s'est donc consacré au sampling du morceau : Les samples de radio utilisés sont, sur le canal gauche , des reportages sur les Boat People des années 70 et sur le canal droit, ceux  de réfugiés en méditerranée en 2015 ou 2016.

Trank grpe

L'album "The Ropes" est riche, classieux, harmonieux aux couleurs variées et au travail bien achevé. Le son TRANK est un gros son (grosson comme ils se plaisent à dire) à l'identité bien définie qui deviendra une madeleine de Proust dans les années à venir, on l'espère pour eux. Accrocheur à bras ouverts par des rythmes étoffés par l'électronique qui magnifie la texture sonore sur laquelle la voix assène un chant expressif capable de s'adapter à l'ambiance de chaque morceau en toute aisance, le tout s'en jamais lasser l'auditeur.
Les compositions, indéniablement de qualité, sont souvent initiées par Julien (guitare) ou David (basse), puis l'instrumental est finalisé par l'ensemble du groupe et laisse la place à Michel qui couche le texte sur chacun des morceaux. A contrario du titre "Again" :
Michel : "La plupart des morceaux partent d’un riff et d’une suite d’accords créés par Julien (la moitié des chansons), David (un peu plus du quart) ou moi (le reste). Je prends ça avec Johann et on crée une structure et une dynamique ensemble. On polit en salle de répétition, puis une fois basse / guitare / batterie /structure finalisées je rajoute les machines, on polit encore un coup, je laisse dormir et je rajoute le texte et la voix plus tard, pour avoir assez de recul".
Michel : " Again a été composée par moi avec le son des autres en tête. L’idée était de créer un morceau très marqué post punk / darkwave, quelque part entre Killing Joke, The Cure et Depeche Mode, donc sombre et répétitif mais accrocheur et entraînant - mais avec le son de TRANK. Contrairement aux autres morceaux, elle est donc née comme une démo assez aboutie programmée chez moi - puis on a remplacé les guitares et basses virtuelles de la démo par des vraies (Avec des aménagements et raffinements apportés par Julien et David), gardé et étoffé les lignes de synthés - et voilà. En revanche Johann a créé la partie de batterie de A jusqu'à Z - il n’y avait qu’un métronome dans la démo. L’idée de créer une rythmique tour à tour limite dance et tribale est venue entièrement de lui."
Vous serez peut-être étonnés de remarquer un pad sur la guitare de Julien ; jouant sur une Manson (même marque qu'utilise Matt Bellamy de MUSE) équipée d'un écran tactile midi, Julien peut gérer les effets ou d'éventuels synthés externes, ce qui rajoute une couleur sonore supplémentaire. Et Julien adooore et s'amuse beaucoup.
"En fonction de comment tu le touches, ça module un son auquel tu es branché (dans mon cas un K-oscillator de chez Korg). Ca me permet en plein solo d’envoyer des sons en plus et de les moduler, je m’éclate avec ça ! Sur "In Troubled Times" je fais une sorte de scratching , et en le branchant à une pédale wahmy, j’arrive à varier le pitch de mon son de manière beaucoup plus précise qu’au pied,  en plus de ça, tu peux utiliser des effets intégrés comme un phaser ou un sustainer qui fait vibrer la guitare et te permet de faire tenir la note indéfiniment, c’est rigolo. "
 "Julien et David ont des pédaliers qui font penser au tableau de bord de la navette spatiale et les maîtrisent à mort". Mais ils ne sont pas les seuls fanatiques du genre pour obtenir le fameux son TRANK, Michel "collectionne" les synthés et il s'est même offert le luxe de racheter à Martin Gore de Dépêche Mode, un des siens (a vintage Oberheim Matrix 6R from 1986) ! Nous aurons la joie de l'entendre sur le prochain album de ces 4 gaillards qui ne cessent de peaufiner encore et encore leur son. Sachez que vous perdriez votre temps  à compter le nombre de cymbales et de caisses claires que possèdent Johann...
Et la toute dernière touche est la suivante :"Le texte et la voix sont au service de la musique. Chaque morceau est construit autour d’une idée musicale centrale qui inspire l’idée et le feeling du texte.
Le mixage a été réalisé outre-atlantique, à New-York, par Brian Robbins ainsi que le mixage,  confié lui à Andy Van Dette, le tout après un excellent travail d'ingé-son cuisiné aux petits oignons (via des enregistrements analogiques) par Yvan Baronne (Suisse). Yvan est aussi le producteur -et néanmoins ami- du groupe.      
 Le Artwork, très épuré, s'inspire fortement du Shibari dans un blanc immaculé rappelant une certaine spiritualité en opposition à cet art de bondage japonnais, effet réhaussé par le violet des cordes utilisées pour les visuels et clips de l'album dont la réalisation a été confiée à Alban Verneret.
La release prévue à l'origine ce mois-ci, en compagnie de Perséide et Stéréotypical Working Class, est reportée au 15 mai 2021 (en espérant que...) à :
OCC de Villeurbanne
39 rue Georges Courteline

La presse en parle :

  • "Si nous avions commencé au 21ème siècle, notre musique sonnerait sans doute comme celle de TRANK."
    (Deep Purple, après avoir choisi TRANK comme première partie)
  • "On adore leur musique - pas exactement du métal, mais les fans de métal adoreront comme nous."
    (Le management d'Anthrax, après avoir choisi TRANK comme première partie)
  • "La musique de TRANK est absolument fantastique"
    (musique-alliance.fr)
  • "Rock énervé et émotionnel [qui] se distingue par son écriture et son interprétation, tour à tour atmosphérique, rentre-dedans, mélancolique [...] Excellente formation made in France !"
    (Batteur Magazine)

Liens :


https://www.facebook.com/trankmusic
http://www.trankmusic.com/

Trank band

NeR & ZoR : Embarquement pour la planète Electro Rap.

  • Le 14/02/2019
Réalisé le 14/02/2019 pour La Vérité Sur Ahasverus
Fondé voici un peu moins d’un an, NeR & ZoR est un duo francilien d’Electro Rap.
Malgré sa toute jeune existence, il sortira ce mois-ci son premier concept-album.
L’occasion de vous proposer une visite à bord de la navette “Pacifique Justice” que vous retrouverez sur l’opus. Préparez vos cartes d’embarquement, attachez vos ceintures, on décolle !

le duo francilien d'Electro Rap NeR & ZoR.
        

“Notre inspiration n'a aucune frontière.”




Bonjour NeR & ZoR. Pourriez-vous présenter votre duo aux lecteurs qui ne vous connaitraient pas ?

Bonjour Ahasverus, tout d'abord merci de nous accorder cette première interview. Pour nous présenter en deux mots, NeR & ZoR est le duo Electro/Rap composé de GrooverNeR et FunkyZoR, (respectivement T.Brocard et K.Bonthoux).

Quel est votre parcours artistique ?

Nos parcours artistiques sont depuis longtemps étroitement liés, puisqu'au delà d'être NeR & ZoR, nous sommes avant tout deux amis. Nous nous sommes rencontrés il y a maintenant plus de dix ans au lycée Sonia Delaunay à Villepreux. A l'époque, nous avions une petite formation Pop/Rock avec nos amis Nicolas Klein et Johann Verschaeve. Elle s'appelait Sexy Koumou et ses Conquêtes.

 

Comment les tâches se répartissent-elles au sein du duo ?
Pour ce qui est de la "répartition des rôles", c'est NeR qui s'occupe principalement de la musique et ZoR principalement des textes et des voix, même si cette répartition n'est pas aussi stricte que ça car tout le bonheur de travailler ensemble est d'échanger sur la globalité du projet.

Quelles ont été les étapes importantes de la vie de NeR & ZoR depuis sa création ?

Tout s'est accéléré il y a un peu moins d'un an, quand nous avons commencé à réunir des textes et des instrumentaux qu'on avait écrits il y a quelques années de ça. Il s'est alors tout naturellement dessiné l'ombre d'un projet plus complet que l'on voulait proposer via un concept-album couvrant les toutes premières aventures dans l'espace de NeR, ZoR et les Pacifiques Justiciers ! (C'est le nom des passagers qui embarquent à bord de la navette Pacifique Justice et qui sont à nos côtés).

 

 

Ce projet contient treize titres aux mélanges divers et variés, du Reggae au Rap en passant par du Classique-Metal.

Où puisez-vous votre inspiration sur un plan musical ?

Sur le plan musical, notre inspiration n'a aucune frontière ! Mais si on doit citer les genres qui ont influencé notre empreinte musicale, et que l'on retrouve principalement dans ce premier opus, il s'agirait très certainement de la Funk (Maze, Michael Jackson....), de la French Touch (AiR, Daft Punk...), du Rap (américain autant que français) et du Rock (The Beatles, Muse...).

Et pour les textes, qu’est-ce qui vous inspire ?
Dans ce premier album, nos textes racontent les aventures de NeR & ZoR et des Pacifiques Justiciers dans l'espace à la recherche de la vérité qu'ils espèrent trouver sur la Planète R2R. Néanmoins, ces diverses aventures sont l'occasion d'aborder des sujets qui concernent tout un chacun.

Vous préparez donc votre premier album. Pourriez-vous nous en dire plus ?

La sortie de notre premier album, qui s'intitule "Le Launch", est prévue courant février 2019. Un teaser "home-made" est d'ailleurs disponible sur YouTube. Ce projet contient treize titres aux mélanges divers et variés, du Reggae au Rap en passant par du Classique-Metal. Il a été entièrement produit dans une cave de la banlieue parisienne avec des moyens limités mais cohérents, avec la philosophie de toujours savoir se contenter de ce que l'on dispose (logiciel Logic sous iOS, guitare, clavier-maitre, micro SM58 principalement). Nous pensons effectivement mettre en ligne cet album sur plusieurs sites dont YouTube car c'est dans le but d’être partagée que notre musique a été écrite et composée.

 

 


Quelle sera votre actualité dans les mois à venir ?

Concernant la suite, nous prévoyons de couvrir plusieurs évènements, mais bien sûr tout dépendra également de la réception publique de ce premier projet.

Quel album tourne actuellement en boucle sur votre lecteur MP3 ?

Il y en a tellement ! Le dernier de l'éternel David Bowie en fait partie, comme toute sa discographie d'ailleurs.

Merci NeR & ZoR d’avoir bien voulu répondre à mes questions.

C'est nous qui vous remercions, Ashasverus, pour nous avoir donné cette première occasion de nous exprimer via cette interview.

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