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TRIGGER KING

Le 23/09/2022

Nouveau venu sur la scène hexagonale Trigger King présente, avant d'investir La Maroquinerie, son premier single-clip intitulé « Take Me By Surprise ».

C'est une chanson qui traite de la détermination. Savoir où l'on va, et ne pas dévier. « I've got my hands on the wheel, and my eyes on the prize »... Une des premières chansons écrite par le tandem Georges/Hugo.
Le clip a été tourné en plein mois de février à Mulhouse, dans différents endroits emblématiques de la ville (Motoco, le Noumatrouff, les toits). On retrouve à la réalisation Julien Peultier (guitariste de Last Train).
Le titre a été enregistré au Studio White Bat Recorders par Rémi Gettliffe, avec qui Georges travaille en étroite collaboration depuis plus de dix ans. Rémi Gettliffe a aussi collaboré aux enregistrements de gloires locales telles que Last Train, Dirty Deep ou encore Knuckle Head.
Malgré sa récente formation, Trigger King, originaire de Mulhouse, a déjà fait quelques belles dates notamment avec des groupes comme Nashville Pussy, Robert Jon & The Wreck et Knuckle Head. Il sera avec Last Train à La Maroquinerie le 28/09/2022.
Trigger king band

XENTRIX, Seven Words (sortie le 04/11/2022 - chronique)

Le 19/09/2022

S'il excelle dans la vitesse d'exécution, le quatuor britannique ne la recherche pas systématiquement.

Xentrix, est un groupe de thrash metal anglais fondé en 1985 (sous le nom de Sweet Vengeance) par  le guitariste Chris Astley. Il est cité comme l'un des Big Four du thrash anglais avec Acid Reign, Onslaught et Sabbat.
Il présente le 04/11/2022 chez Listenable records son septième album :

« Seven Words ».

Xentrix coverDan Goldsworthy (Alestorm, Accept) en a réalisé l'artwork.
Le guitariste Kristian Havard commente :
« Ce LP est l'aboutissement des deux dernières années où nous avons expérimenté et essayé de nouvelles idées. Cela ressemble à un grand pas en avant pour le groupe, mais sans s'éloigner de notre passé Thrash Metal et j'ai hâte que les gens l'entendent. »
« Seven Words »  a été enregistré au Royaume-Uni dans les studios Backstage du Derbyshire et Viscon dans le Lancashire, l'album a été mixé et masterisé par Andy Sneap (Judas Priest, Exodus, Megadeth).
S'il excelle dans la vitesse d'exécution, le quatuor britannique ne la recherche pas systématiquement et en tous cas il ne s'y emploie jamais au détriment de la mélodie. Il sait d'ailleurs parfaitement développer sa puissance en introduisant des riffs carrés dans le mid-tempo (« Everybody Loves You When You’re Dead »). Il réalise ce faisant un album bien conduit, totalement Bay Area thrash metal compatible, c'est à dire un bon opus de thrash exécuté dans les règles de l'art.
Un peu de dissonnance (« My War »), d'arpèges (« Everybody Loves You When You’re Dead », « Anything But The Truth »), un timbre ce voix dans la veine d'un James Hetfield, des guitares volontiers jouées à la tierce, une section rythmique décidée, et surtout de belles passes instrumentales telles que le thrash sait en produire, voici en substance ce qui vous attend dans ce septième album de Xentrix, qui plaira au fans de Metallica et de Testament.

HYPNAGONE, Qu'Il Passe (sortie le 14/10/2022 - chronique)

Le 14/09/2022

On gardera un oeil attentif sur Hypnagone, quatuor aussi capable qu'exigeant qui pourrait bien se tailler la part du lion sur la scène du métal progressif de demain.

Hypnagone photo 1
HYPNAGONE est un quatuor de métal progressif originaire de l'Est de la France.
Il nait en 2017, sous l'impulsion d'Antoine Duffour (basse).
Cult Of Luna, Periphery, Cynic, Tool, Fear Factory, The Contortionist, Loathe et Gojira font partie des références citées par ce groupe qui n'hésite pas à intégrer à sa musique d'autres composantes très éloignées du monde du métal.
De 2017 à 2021, Hypnagone s'attelle à l'écriture de son premier album. Il s'agira d'un onze pistes, livré le 14/10/2022 chez KLONOSPHERE. Son titre :

« Qu'Il Passe »

Hypnagone qu il passe artwork
« Qu'il Passe » a été mixé par George Lever (Sleep Token, Loathe, Monuments), et masterisé par Mike Kalajian (Machine Head, The Dear Hunter, Against The Current) au Rogue Planet Mastering.
Les thématiques de l'album abordent des sujets intimes : la solitude, le manque de repères, l'acceptation de soi...
Après une plage instrumentale introductive, « Qu’il Passe »  entre dans le vif de son sujet avec « Shibboleth ». Le Metal s'installe  — il sera la dominante de l'album  — autour de l'égarement, dans une longue pièce qui se joue des structures et qu'un chant saturé vient durcir en fin de partie. 

« Spannungsbogen » bouscule encore l'édifice en introduisant des éléments jazz et avant-gardistes aux aspérités extrêmes. Puis Hypnagone laisse miroiter une trêve   sur « The Step Inward », dernier titre conçu pour l'album et le plus long à finaliser. Partiellement écrit en studio, « Moss », en cinquième position, est une composition conventionnelle qui permet de reprendre un peu de souffle avant de repartir doucement  (« L'Arbre ») en mode post-métallique. Un saxophone aura tenté d'adoucir un morceau abrupt (« White Field »). Extrême, il sera suivi d'une respiration bienvenue portée par les considérations de l'écrivain Céline (« Elegy »). La suite vrille dans nos têtes, emprunte au grunge, tandis qu'un clavier s'affole et que les vocaux éructent (« Dross »). Le reste est plus étrange encore, avec de belles pincées de cordes et un univers qui se démultiplie en agressivité (« The Mind Derailed »). Mais c'est « Light Bulb » qui offrira enfin l'accalmie qui nous conduira en sortie d'album.
Sans cesse en mouvement,  sûr de son fait, « Qu’Il Passe » s'affirme au fur et à mesure de son écoute. Fusionnant des influences post-metal au jazz sur une trame progressive à forte dominante métallique, il bouscule, provoque, frise l'avant-garde, peut aller à l'extrême dans un mélange corrosif des genres sans jamais se faire chaotique.
Plus réfléchi que complexe, il s'écoute et se comprend, prend le temps de s'installer, en pavé prog' bien ciselé, avec des structures aussi enchevêtrées que celles de sa pochette. « Qu’Il Passe » s'adresse donc d'abord à un public progueux qui pense que le meilleur chemin pour aller du point A au point B n'est certainement pas la ligne droite. Impressionnant de maîtrise, il n'a rien du coup d'essai. Il il détient les qualités pour interpeller et séduire, l'inspiration, la technique, et bien sûr ce son qui met en valeur toute sa foisonnance. « Qu’Il Passe » n'est donc pas un opus pas ordinaire, d'autant moins à ce stade du premier album, et l'on gardera un oeil attentif sur Hypnagone, quatuor aussi capable qu'exigeant qui pourrait bien se tailler la part du lion sur la scène du métal progressif de demain.
« Qu’Il Passe » sortira le 14 Octobre 2022 chez Klonosphere/Season Of Mist/ The Orchard (Sony). Il est ouvert à la précommande :

 

DEVINEZ QUI VIENT VOUS VOIR ? Les concerts dans vos régions

Le 29/08/2022

Ils tournent en septembre près de chez vous.
Des concerts qu'on recommande !

Photo d'illustration : Balls Out par Ahasverus
Carte de france balls out

CRADLE OF FILTH part en tournée européenne le 1er octobre

Le 26/09/2022

TROIS DATES EN FRANCE ET HALLOWEEN A LONDRES

Cradle of Filth sera de retour sur les scènes européennes cet automne. Le groupe anglais fera vingt-deux escales dans douze pays différents, dont la France, accompagné par les Français d'Alcest et de Naraka.
Paris sera la première des villes visitées avec un passage le 01/10/2022 à l'Elysée Montmartre. Pour la France, les villes de Rennes et Toulouse sont également programmées.
Cradle of filth tour
Cette tournée atteindra son apogée le samedi 29/10/2022 à Londres (O2 Indigo) où Cradle Of Filth célèbrera Halloween lors d'une soirée très spéciale sous la bannière de The Monstrous Sabbat
Dani Filth déclare :
« Après cette horrible pandémie, nous sommes vraiment ravis de repartir en tournée pour présenter notre dernier album, avec un tout nouveau spectacle explosif. Ces concerts promettent d'être extrêmement visuels et viscéraux, avec le support de deux très bons groupes, Alcest et Naraka, pour délivrer une véritable extravagance nocturne.
Rejoignez-nous dans un rituel musical sombre ce mois d'octobre, pour ramper jusqu'à la veille d'Halloween et notre Monstrous Sabbat annuel, qui noircira les cieux au-dessus de l'O2 Indigo de Londres.
Au plaisir de vous voir sur la route, goules vulgaires. »
Cradle of filth dani filth
DANI FILTH par  James Sharrock
Les packages VIP du Monstrous Sabbat sont également disponibles. Le pack comprend :  un accès prioritaire au concert, un meet & greet avec le groupe, une séance de photos, un pass laminate avec une lanière, une entrée à l'after party (jusqu'à  6h du matin). L'événement est suivi d'une after-party organisée par Voodoo London : une soirée Rock/Metal unique avec les performances d'Alice Bizarre, Sophie Storm, Aima Indigo, Sarah Blackmilk et Miss Fotune. 
 https://www.facebook.com/VOODOOLONDON
Les billets pour chaque concert sont disponibles ICI.
 

HARTMANN, Get Over It (sortie le 16/09/2022)

Le 25/09/2022

En fine gâchette du chant et de la guitare, Hartmann balance une nouvelle galette incontestablement réussie qui saura faire craquer les amateurs d'AOR

Le chanteur/guitariste Hartmann est de retour avec un neuvième album, un onze pistes d'environ quarante-huit minutes disponible depuis le 16/09/2022, intitulé :

« Get Over It »

Hartmann
L'ex-frontman d'At Vance, sociétaire du Avantasia de Tobias Sammet, possède un timbre de voix situé selon notre oreille entre David Coverdale (Whitesnake) et Eric Martin (Mr Big). Il avait d'ailleurs invité ce dernier sur un titre de son album « Hands On The Wheel ». On vous repasse ce morceau de 2018 pour le plaisir...

Ce nouvel album de Hartmann saura vous aguicher dès son entrée en matière avec un « Remedy » particulièrement accrocheur.
« Get Over It » mettra l'accent sur les belles mélodies, sur la voix d'Oliver Hartmann, sur des soli de guitares lisibles et mélodiques et sur des choeurs extrêmement professionnels (« In Another Life ») soulignés par une production qui sonne agréablement et qui sait aussi mettre les basses en avant.
Les compositions massivement AOR sauront vous transporter vers un hard-rock musclé, borné par Whitesnake (« What You Give Is What You Get ») ou par le Bon Jovi de la période « Destination Anywhere » (« In Another Life » et la ballade « Can't Keep Away From You »).

Des morceaux tels que « The Gun », avec sa très légère pointe blues/jazz, apporteront une diversité bienvenue dans votre écoute.

C'est soigné, c'est calibré pour glisser, et ça glisse, ça glisse même très bien, incontestablement.
Ainsi en fine gâchette du chant et de la guitare, Hartmann balance-t-il une nouvelle galette réussie et diverse qui saura faire craquer les amateurs d'AOR.

BAD KINGZ (classic hard-rock) - Interview de Chris Savourey

Le 22/09/2022

Nouvellement créé, Bad Kingz sortira son premier album le 21/10/2022 chez M&O Music.
Une galette qui plaira assurément aux amateurs de hard 70's tel que le concevaient Led Zeppelin ou Bad Company.
Prise de contact avec le groupe. C'est Chris Savourey (un nom qui parlera aux amateurs de guitare) qui nous répond.

Badkingz photoBonjour Chris Savourey. Bad Kingz se constitue en 2021, mais à en croire mes oreilles vous aviez déjà tous un solide parcours musical. Pourrais-tu présenter le groupe ?
Chris (guitare) :
Bonjour, oui nous avons tous joué dans différent groupes avant. Alex joue la basse et a enregistré et mixé l'album, Tomas est le chanteur et a enregistré ses parties de chant et je joue la guitare . Pour la batterie on s'est faits aider par plusieurs personnes et Alex aussi a travaillé dessus.
A l'écoute de la première piste de votre album « Take me into your Kingdom », j'ai pensé que vous étiez influencés par des groupes de hard comme Led Zeppelin. En poursuivant l'écoute j'ai eu l'impression que vous partagiez même avec Led Zep ou Bad Company des influences plus lointaines...
Chris :
Oui nous avions envie de faire un album classic Hard Rock car nous écoutons ce style depuis notre adolescence et nous aimons aussi le blues. J'adore en effet Free, Thin Lizzy, Led Zep... Des groupes fin 60's et 70's.
Qu'est-ce qui a amené la naissance de Bad Kingz ?
Chris :
On avait envie avec Alex de faire un album de Rock, vu qu'on ne pouvait pas jouer pendant la période Covid, on a travaillé sur des idées et voici comment le projet a vu le jour. Donc on a enregistré deux titres qu'on a proposés à Tomas. La ballade « Friend » et le titre « Hear me now ». Tomas a fait les paroles et la mélodie, et c'était parti.

Comment sont nées les dix compositions qui figurent sur « Take me into your Kingdom » ?
Chris :
Petit à petit sur plusieurs mois. Comme je le disais d'abord deux titres pour voir comment ça sonnait et après on les enregistrait un par un et on envoyait à Tomas .
Badkingz cover
Les envolées de Tomas dans les aigus rappellent Robert Plant et donnent beaucoup de nerfs aux morceaux. C'est vraiment le chanteur parfait pour mettre en valeur ce type de compositions...
Chris :
Oui on est dans le même trip ! C'est cool, il a vraiment une super voix. Les Anglais sont forts pour le Rock n Roll !
Côté production, comment s'est fait votre choix ?
Chris :
Nous ne sommes pas riches donc on a bossé par nous-mêmes, Alex a passé des heures et des heures sur cet album ! Pour le mastering Alex avait déja bossé avec le studio du Flon à Lausanne et ils ont fait un super taf .
Quand l'album sortira-t-il et sous quelles formes pourra-t-on se le procurer ?
Chris :
En CD et sur toutes les plateformes. Nous aimerions le faire en vinyle donc nous lançons une campagne de crowdfunding, vous pouvez regarder sur notre facebook si vous voulez en commander un (NDLR : le lien direct ICI). Si nous avons assez de commandes on pourra le faire , ça serait top !
Votre actualité dans les prochains mois ?
Chris :
Nous allons attendre de voir comment cet album est reçu par la presse et le public et s'il y a de la demande pour des concerts, nous allons voir comment nous organiser avec Tomas car il habite en Angleterre.
Merci Chris Savourey d'avoir pris le temps de me répondre.
Chris :
Merci à vous pour cet interwiew ! Long live Rock n Roll !

RAKEL TRAXX, 19 Nights To Nowhere (sortie le 09/09/2022 - chronique)

Le 21/09/2022

En vingt-cinq minutes seulement, cet EP nous délivre l’essentiel, à savoir six pastilles de Glam/Rock sur-vitaminées

Groupe        :  RAKEL TRAXX
Album        :  « 19 Nights To Nowhere »
Genre        :  Sleaze / Glam Rock / Hard Rock
Influences    :  Mötley Crüe / Ratt / Pretty Boy Floyd / Poison / Guns N’ Roses
Origine        :  Marseille
Sortie        :  09/09/2022

Par Pépé St@kaTTo
Rakkel traxx hard rock sleaze
Line-up 2022 :

  • Shanon Dollz (Lead Vocal)
  • Squall  (Guitar/Backing vocals)
  • Zantolo (Guitar/Backing Vocals)
  • Leste (Drums/Backing Vocals)
  • Swylde (Bass/Backing Vocals

Anciens membres :

  • Hakan Panda (Bass)
  • Nikki (Bass)
  • Tricksters (Bass)

Discographie :

  •  EP Demo (Juin 2008 - Autoprod)
    01.S.E.X - 02.Together - 03.Try Again - 04.Give Me Your Love
  • Bitches Palace (2011 - Labels Shotgun Generation Records / Demon Doll Record)
    01.Yeah - 02.Give Me Your Love - 03.Together - 04.Fuck You - 05.Let Me Take Your Gun - 06.Girlz - 07.Quicksand - 08.Prostitute's Night - 09.Try Again - 10.S.E.X - 11.Blue Eyed Creature - 12.Everybody Dreams 13.Bang Bang
  • Dirty Dollz (Septembre 2016 -Labels Shotgun Generation Records / Demon Doll Record - Artwork de Cécile Lagarrigue de Savanas Art)
    01.Can't You See - 02.I Need Your Love Tonight - 03.You'll Never Stop a Game - 04.Red N' Hot - 05.Lady Got a Gun - 06.Love Me Pretty Baby - 07.Cry N' Die - 08.Hey !!! Hey !!! - 09.I Need You Honey - 10.Drugs to Kill Your Mind 
  • EP 19 Nights To Nowhere (Septembre 2022 - Rock City Music Label)
    01. Sexy Town - 02. 19 Nights To Nowhere - 03. Wild Girl - 04.Mexico - 05.Angel - 06. I Had A Dream

RAKEL TRAXX, un nom de groupe qui fleure bon les ’80, la côte Californienne, les clubs de Sunset trip à L.A, mais qui est pourtant bien un combo de chez nous, et plus exactement de Marseille, « ‘tain tu le crois ?!? ».
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Ces « jeunes de la Cannebière » sont pourtant bien actifs depuis 2006 et ont déjà à leur crédit, une démo quatre titres de 2008, deux albums de 2011 et 2016 et un EP six titres qui sort en ce mois de septembre 2022 chez leur nouveau Label Rock City Music Label. Leurs influences sont variées et vont ainsi du Glam/Rock, au Sleaze, en passant par le Punk & Heavy.
Ils ont également effectué plusieurs tournées dans l’Hexagone et en Europe (Belgique, Italie, Allemagne) avec des formations aussi prestigieuses qu’Adam Bomb, Pretty Boy Floyd, Dagoba, Reckless Love, ou nos Glammeux Savoyards de BlackRain. Il me faut également préciser que nos Marseillais sont les heureux gagnant du « Voice of Hell », au Hellfest Cult 2017.
Sur leur premier album « Bitches Palace » on retrouve donc les titres présents sur la démo de 2008, agrémentés de nouvelles compositions toutes aussi explosives les unes que les autres. C’est un skeud puissant et hargneux qui pose les fondations de ce que sera le groupe dans les prochaines années, à savoir le digne héritier des Mötley Crüe, Poison, Ratt et autres groupes Glam de la belle époque (et en 2022 c’est effectivement avéré). Treize brûlots qui s’enchainent sans jamais lasser, des mélodies qui font taper du pied et headbanger jusqu’au comptoir (« Chef, une ‘tite mousse ! »), il suffit d’écouter en boucle « Let me take your gun », « Together » et le sublissime « Try again » pour s’en convaincre.

On retrouve ainsi dans les textes et la musique de « nos lascars » tous les ingrédients qui font la renommée du Sleaze Rock : « Drugs, Sex, and Rock’n’Roll », grosses guitares saturées aux riffs bien pêchus, amplis chauffés à blanc, voix souvent haut perchée aux refrains entêtants, bref, de la distribution auditive à tous les étages.
Rakel Traxx va enfoncer le clou avec son second opus le très attendu « Dirty Dollz », neuf bastos Sleaze/Glam voire même Hard Rock et une sublissime ballade en fin de galette. La voix de Shanon est toujours aussi puissante et maintenant facilement identifiable, les mélodies toujours aussi groovy, appuyées par une section basse/batterie bien lourde, la paire de gratteux Squall et Zantolo nous gratifiant de solis toujours aussi décoiffants. Les chœurs sont beaucoup plus présents, quelques screams font également leur apparition. Mention spéciale à « Need you Honey », « Love me pretty baby », et leur single « Red n’ Hot » qui résume à lui seul dans leur clip l’univers « déjanté » du groupe. Du très lourd donc pour cette seconde galette. 

Passons maintenant à « 19 Nights To Nowhere » cet EP de six titres qui démarre sur les chapeaux de roues avec le très remuant « Sexy Town ». Le riff d’intro lance le chant de Shanon et donne le ton du morceau, c’est Glammy et Rock à souhait. Le refrain véritable gimmick vous fera reprendre les paroles en chœur et c’est sur son époustouflant solo de fin ciselé à la Wahwah que se conclut magistralement ce premier morceau.

On poursuit avec « 19 Nights To Nowhere », titre qui donne son nom à l’EP. La batterie lance le morceau avec une grosse rythmique de bucheron, les chœurs martèlent leurs « Ohohoh ! » et sont appuyés par des riffs bien léchés. Ce « 19 nights » fait passer les « 3 nuits par semaine » des Indo pour un chant de veillée de scouts pré-pubères, et c’est très bien ainsi, « Fatche, on est pas là que pour faire les kékétos ! ».

Même si « Wild Girl » est beaucoup moins Glam que les autres titres, l’énergie et la puissance dégagées ainsi que sa structure bien Rock en font un morceau particulièrement intéressant. Alternant les passages rythmiques mid-tempo et rapides, les guitares se taillent la part belle et magnifient le chant de Shanon ; les chœurs toujours aussi omniprésents donnant plus de consistance à ce qui pour moi constitue le plat de résistance de cet EP. Notons au passage le solo de fin à la Wah, « phéroménal » ! (ne cherchez pas dans le dico 2022, ça ne sortira que l’année prochaine. C’est l’association de « phénoménal » et « phéromone » et ça qualifie l’état proche de l’extase à l’écoute d’un solo particulièrement chiadé). 
De L.A à Mexico il n’y a qu’un jet de médiators … Après sa superbe intro savamment riffée, ce titre sonne comme un hymne à la fiesta entre potes, une invite aux virées en grosses choppers sur les routes surchauffées du Mexique. Encore de superbes envolées de grattes sur un chant toujours aussi envoutant et puissant. Un refrain méchamment appuyé par les chœurs des autres zikos, c’est beau et terriblement efficace, un morceau qui non seulement devrait vous faire sautiller en concert comme des petits pois mexicains, mais également vous encourager à partager vos shots de Téquila ou de Mezcal (attention, l’abus d’alcool, bla-bla-bla /glou-glou-glou…).
C’est après une longue entame ou chacune des Gibson LP équipées des nouveaux micros « SP Custom » déchainent toute leur puissance, que le chant démarre  enfin sa sarabande. Ici, point trop de chœurs dans « Angel », les phrasés sont courts, nets, précis et terriblement rageurs. C’est le morceau « dynamite » de cet EP et l’on sent bien que nos duettistes de gratteux avaient besoin de libérer toute l’énergie « bestiale » qui sommeillait en eux. Les Anges n’ont qu’à bien se tenir !
Enfin, « I had a dream » avec son intro et ses riffs à la Metallica vient énergiquement conclure ce trop court album de six titres. Ce mélange de style lorgnant sur le bon gros Rock ainsi que le Heavy, le Trash et qui ose même la « ritournelle enfantine » sur la reprise des chœurs du refrain, montre à quel point les Rakel Traxx ne se prennent pas la tête dans leurs compositions. Ils sont dans la vie comme sur scène, des mecs cools qui font du Rock’n’roll énervé et qui ne s’imposent aucun code, qu’il soit vestimentaire, ou musical. On a souvent collé cette fausse étiquette de « grands guignols » aux Glammeux sans vraiment en reconnaître le talent pourtant si évident, fort dommage...
En vingt-cinq minutes seulement, cet EP nous délivre l’essentiel, à savoir six pastilles de Glam/Rock sur-vitaminées, des refrains qui mettent le feu aux rideaux de mémé, des solis de grattes « en veux-tu en voilà » qui décoiffent même les permanentes les mieux laquées, avec des rythmes basses/batterie qui vous remontent les leggings sous les sourcils, et vous font dégouliner n’importe quel make-up ! Que de l’excellence donc dans cet album que je ne peux que vous conseiller, Stay Sleazy & Be Happy !
Rakel traxx cover
Liens :

­Matoscope :

  • Shanon : Shure SM58 ou Sennheiser.
  • Swylde : Basse Spector Euro 4LX / Tête Gallien Krueger 700RB II + baffle Gallien Krueger RBH410 / accordeur en rack Korg pitch-black / Morley « Cliff Burton » Tribute Series Power Fuzz Wah / médiator Dunlop Tortex 1,14 / Cordes Ernie Ball 105/50 / micros EMG actifs avec préamp et tone pump (origine Spector) / TC HELICON Critical Mass pour les chœurs.
  • Squall : Gibson Les Paul (micro SP Custom)  / Ampli Marshall 2555X Silver Jubilee / Cabs Marshall 4x12 (paires de Celestion V30 & Greenback) / effets Line 6 Helix / cordes Savarez / médiator Dunlop Tortex.
  • Zantollo : Gibson Les Paul Standard (équipée en micro SP Custom) / Washburn Signature « Paul Stanley » / Ampli tête EVH 51/50 / Cabs EVH 2x12 / Wahwah et accordeur BOSS /cordes Savarez (accordage en D#), médiator Dunlop Tortex 1,14.
  • Leste : Batterie SW Original 24/12/16/18 & Cymbales Sabian / Charley Meinl / Pédales Sonor / baguettes Vic First Rock Extrême 5b ou 5c. Accessoire indispensable à son jeu : Boxers taille L de marque Celio, H&M, Zara ou Lévis…
  • Endorsement « SP Custom » pour Zantollo et Squall ! (Bravo, c’est du super matos !).
  • En cours d’endorsement (après cette chronique) chez Célio / H&M / Zara et Lévis pour Leste …