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Death Ingloria, "Death Ingloria II: Death By Admin" (2021)

  • Le 28/07/2021

Death Ingloria Death Ingloria II: Death By Admin Self-Released Release: 10 August 2021

Beginning as a solo project by Galina Rin in 2017, Death Ingloria grew with the addition of Luc Pomfret and Dr Mobius at the end of 2020. Each album by Death Ingloria delivers Sci-Fi stories accompanied by an animated comic. As well as being a regular on the UK and Ireland's Comic Con scene, Death Ingloria have performed at London’s historic 100 Club, The Edinburgh Fringe and most notably in a 360, 15 metre projection dome at Boomtown Fair festival in 2019.

Bringing the narrative alive through distorted guitars, dynamic vocals and haunting piano melodies, ‘Death Ingloria II: Death By Admin’ is an emotional journey. ‘I Accept This State’ delivers a poignant and deeply touching listening experience with powerful lyrics and beautiful instrumentation. From the energetic rhythms of ‘Battle Stations’ through to the progressive and experimental ‘Nuke The Site From Orbit’, this Mini Album will leave you wanting more.

Death Ingloria explore a dark and intense narrative through an impressive array of musical styles. Traditional rock elements fused with creativity produce an epic combination of music, comic art and animated storytelling. Take a seat and prepare for a sensational tale that leads to the end of the world.
 
“Death Ingloria albums are more than just the music. More than the comic book story. More than the animations that connect them. They are true life experiences bound together and magnified upwards through a lens of Science Fiction. Why would anyone care about the lowly life of an office worker? You are already living that reality. Have you ever daydreamed the world away just to save yourself one more day of drudgery in a job you hate? In this new album we explore that very feeling to its inglorious conclusion. We bring you Death Ingloria II: Death By Admin.  Let us imagine the worst, so you don't have to.”

Events: Friday 30th July –Live Listening Party (IRL and Livestreamed) at the iconic Electrowerkz in London. Fans will hear the new album played in full and be able to buy the album before general release.

Event ticket link https://www.tickettailor.com/events/galinarin/532185

Watch the band's video for "We Use It As A Weapon":  https://youtu.be/VpgDRXZ0Oeo
 
Line-up: Galina Rin - Vox & Guitar
Luc Pomfret - Drums
Dr Mobius - Bass  

Tracks :

  01 Battlestations 3:29

  02 We Use It As A Weapon 4:12

  03 I Accept This State 4:52

  04 The Ritual of Ridicule 2:53

  05 Nuke The Site From Orbit 6:20



Socials: https://www.deathingloria.com/  
https://deathingloria.bandcamp.com/releases
https://www.facebook.com/deathingloria/
https://www.youtube.com/c/deathingloria

Les N'importe-Quoi d'Ahasverus : BLONDIE, Parralel Lines (1978)

  • Le 27/07/2021

Blondie1978. Ma mère, fan d'Edith Piaf et de Tino Rossi, est occupée à m'inoculer le virus de la musique et des grandes voix. Elle m'entraîne régulièrement rue Bayard, à Paris, au numéro 22. C'est là que sont installés les studios RTL.

C'est un périple pour rejoindre tout ça ! Il faut prendre l'autobus 190, le B de préférence car il est semi-direct. Mais il ne circule qu'aux heures de pointe... A Mairie d'Issy (Teeeeerminus !) on emprunte le métro. On change à Montparnasse, puis on descend à Franklin Roosevelt, on passe devant le Grand Palais, on fait la queue entre les barrières... On est à deux pas des Champs-Elysées, de la Concorde, du Louvre...

On va souvent à RTL avec ma mère, pour voir Les Grosses Têtes, Fabrice et sa valise, André Torrent. Henri Salvador, Dave, Gérard Lenormand... Je ne les compte plus, les artistes à qui ma mère a arraché un autographe. Bernard Sauvat, Jairo... On a vu à peu près tout ce que la chanson française compte de connu... et d'oublié.

Et puis 1978. Certainement chez André Torrent... Ce groupe qui fait son entrée sur la petite scène, à deux doigts de nous, passe beaucoup en radio. Il vient faire sa promo en France, interprétant son tube, « Heart Of Glass ».

Je suis ado, ou pré-ado, j'ai treize ans et peu ou prou les goûts de ma mère. Je suis frappé par la désinvolture de la chanteuse. Une blonde. Elle s'appelle Debbie Harry. Elle sourit vaguement, la moue en coin, l'air ailleurs. On dirait qu'elle s'en fiche. Elle est la désinvolture personnifiée. A table, elle prendrait une gifle si elle se tenait comme ça. Mais en même temps, elle est tellement là, Debbie... C'est le contrepied total - le pied de nez, peut -être - aux Thierry Le Luron, aux Bécaud de l'époque. Je suis captivé. Je viens d'assister à ma première leçon de rock. Et pas par n'importe quelle prof, quand j'y pense ! Un peu comme le grognard de la campagne d'Egypte, je pourrai dire avec ferté que j'y étais. Blondie, qui a commencé avec les Ramones à New-York. Le bon endroit au bon moment.

« Parallel Lines » est le troisième album du groupe Blondie, et son plus grand succès. Pas mal de tubes sur la tracklist, et surtout ce « Heart Of Glass »,  lui amenaient la reconnaissance planétaire.

Au fait, ils ont déménagé à Neuilly, les studios RTL...
Et pourquoi pas l'Arc de Triomphe à Nanterre, tant que tu y es ?

Once I had a love and it was a gas
Soon turned out had a heart of glass
Seemed like the real thing, only to find
Mucho mistrust, love's gone behind

Tout fout le camp ma pauv' dame !

Les N'importe-Quoi d'Ahasverus : RAMONES, Rocket To Russia (1977)

  • Le 27/07/2021

RamonesC'est pas que j'ai une mémoire extraordinaire, mais je suis sûr de pouvoir vous dire ce que je faisais le dimanche 24/02/1980 à 11 heures 15 ! J'étais devant le poste de télévision ! C'était un poste en noir et blanc, un gros poste de l'époque, avec un écran bombé comme on n'en fait plus, et un fond d'une cinquantaine de centimètres pour recevoir ses composants, son tube cathodique, et patin couffin...

J'ai un souvenir précis du programme. On était encore vieille France, pas sortis du giron de "Papa", et la messe de midi prenait fin.
A part ma mère, gaulliste convaincue, on s'en foutait un peu à la maison, du Général. Mon frère devait être barré chez ma future belle-soeur ou parti retrouver ses potes. Ma sœur m'emmerdait. Mon beauf allait débarquer pour l'après-midi. Bref, chacun vaquait à ses occupations habituelles au milieu un dimanche ordinaire.

Moi c'est pas la messe que j'attendais tous les dimanches, c'est Chorus ! Antoine Decaunes aux manettes ; Jacky qui faisait le con à côté. Il rejoindrait plus tard Dorothée pour faire rigoler toute une génération de pisseux.

1980, baignait dans le rock. Trust avait sorti L'Elite l'année précédente, et Téléphone avait craché son venin :
« Je suis parti de chez mes parents / J'en avais marre de faire attention / Je suis resté un vagabond / On ne me mettra pas en prison ».
Nous les mômes, on écrivait les noms stylisés des groupes au marqueur sur nos musettes militaires très en vogue au collège. Moi j'avais subtilisé la trousse de la sublime Fabienne Ledoux, la plus jolie fille du monde, pour lui écrire de mon encre le plus indélébile cette phrase des Beatles qui ne seraient hélas jamais prophétique nous concernant :
« Got To Get You Into My Life »
Elle avait moyennement apprécié, Fabienne, et salement gueulé partout qu'un crétin avait salopé ses affaires.
Elle sortirait avec ce frimeur de Dominique Montolope l'année suivante...

TelephoneEn 1979 le rock français a le vent en poupe : « Crache Ton Venin », le second album du phénomène Téléphone, ainsi que le premier album éponyme du groupe Trust (aussi appelé L'Élite) envahissent les grandes ondes des radios françaises.

Moi aussi comme Jean-Louis j'en avais marre de faire attention ! Mais j'étais quand même toujours chez ma mère... Et j'allais y rester encore trois ans, jusqu'au service militaire.

Je comptais déjà quelques concerts. Queen dans les gradins, sur la tournée Live Killers, par exemple... Deux coups de pieds sur les estrades, un coup dans les mains.

QueenLe double album « Queen Live Killers » (1979), enregistré durant la tournée européenne du groupe après « Jazz ». Certains morceaux étaient capturés en France.

Le concert de Chorus du  24 février présente un groupe new-yorkais, les Ramones. Le jeu est minimaliste. Ils ont tous la même coupe, les mêmes jeans pourris, les mêmes perfectos. Joey bouge comme un grand roseau sous le vent. Ses pieds sont très écartés, cloués au sol. De chaque côté, Dee Dee et Johnny sautent en diables, sans jamais se regarder, sans jamais se rapprocher. Derrière les fûts, Marky joue très vite, pourtant il semble frapper au ralenti. Tout ça est extrêmement cool. Pas de pause entre les chansons. On compte 1-2-3-4, et c'est reparti.

C'est peu après que mon pote Serge achète son 33 tours de "Rocket To Russia", l'un des deux meilleurs opus du combo new-yorkais. Pochette on ne peut plus simple, mais trop bonne. Les Ramones portent le jean troué avec deux décennies d'avance...

Musique basique, rock de surfer un peu speedé - survitaminé en live. Les paroles sont à l'avenant, même si elles véhiculeront parfois, plus tard, des messages, comme « Bonzo Goes To Bitburg » à propos du déplacement de Reagan dans un cimetière de soldats de la Waffen-SS.  (Bonzo étant le nom d'un chimpanzé qui avait partagé l'affiche avec l'acteur-président...)

En 1980, il ne me viendrait pas à l'idée que les ramones font partie de la mouvance punk. Le Punk, c'est les Pistols, c'est No Future, et ça craint.

Pistols« Never Mind The Bollocks, Here's the Sex Pistols » (1977) des Sex Pistols, manifeste punk par excellence.

Ramones, c'est du rock. C'est même le coeur du rock. Et « Rocket To Russia », c'est quatorze morceaux sans aucune question, ni sur le futur, ni sur quoi que ce soit d'autre. On branche, 1/2/3/4, on envoie. C'est simple, c'est efficace.

Faux frères de sang, vrais frères de rue, Johnny et Joey se détestaient au point que le premier n'ira pas à l'enterrement du second. Outre leurs différents politiques (à ma droite Johnny, à ma gauche Joey), Johnny avait piqué la copine à Joey pour en faire sa femme. Joey avait répondu par la chanson « The KKK Took My Baby Away » mais n'a jamais cherché à se venger : « on ne touche pas à un Ramone ! » aurait-il commenté.

Johnny, Dee Dee, Joey, Tommy... Fondateurs des Ramones, tous morts aujourd'hui.

Vous les entendez qui rigolent ? Ils doivent boire un coup avec Lemmy et Ronnie James Dio au Bar du Paradis, il est ouvert à cette heure-ci... Ou à la Taverne de l'Enfer, peut-être, tout à côté ? En tous cas, ça doit faire un beau bordel, là-bas.

Aujourd'hui, je peux écouter le prog' le plus inventif, la guitare la plus virtuose, la voix la plus gracieuse... Il y a toujours un moment où je repasse par la case Ramones.
Parce que le rock, c'est ça, c'est tout.

« Gabba gabba we accept you / We accept you one of us ! »

Les N'importe-Quoi d'Ahasverus : METALLICA, Kill' Em All (1983)

  • Le 27/07/2021

Kill em allJe n'ai pas joué depuis des années mais quand j'étais jeune, avec mon pote Serge, on jouait dans un air-groupe. Serge tenait la air-basse, et moi le air-micro et la air-guitare. On connaissait un peu de air-succès ! On se produisait régulièrement dans sa chambre, devant un air-public.

C'était parfait chez Serge : d'abord parce qu'il avait une chambre pour lui tout seul ; ensuite parce qu'il détenait une super chaîne stéréo dont la platine pouvait aller aussi bien en avant qu'en arrière, comme une vraie platine de DJ !

Mon pote Serge, il avait le sens de la musique. Ces choses-là ne se savent qu'à posteriori. Dès 1978 il me faisait écouter Saga. En 1981 il avait « New Life », un quarante-cinq tours, second single de Depeche Mode. Et puis Devo, et puis les Ramones, et puis j'en oublie ! Musicalement, Serge était toujours au début du chemin. Comment faisait-il ? Je ne lui ai jamais posé la question. Parce qu'à l'époque, rien ne laissait supposer que Depeche Mode, les Ramones, Saga ou Devo atteindraient ce statut...

Depeche mode« New Life » (1981) est le premier gros succès du groupe DEPECHE MODE.

Avec notre air-groupe qui n'avait pas encore de air-nom Serge et moi on faisait surtout des air-covers. On renouvelait notre air-setlist régulièrement. Financièrement, Serge disposait de l'appui de ses parents. Ils avaient divorcé, et pour faire chier l'autre, chacun essayait d'attirer mon poto dans son camp en lui filant un max de biftons, que Serge investissait dans la musique. J'en profite d'ailleurs pour remercier publiquement aujourd'hui les parents de Serge : leur rivalité a construit mon éducation musicale.

Un jour de 1983, Serge se pointe avec deux nouveaux skeuds. Le premier s'avère totalement novateur. Le chanteur a une voix stupéfiante. La musique est hyper speed. La provoc' est ultime. Le 33 tours s'ouvre sur « Heidi, heido, heida ». Ca ne dira rien aux jeunes générations, « Heidi, heido, heida », mais nous, en 1980, on sait ! Nos parents nous ont dit la guerre... « Ein Heller und ein Batze » (c'est le titre de cette chanson) est un chant nazi. « Heidi, heido, heida », gravé dans la cire, suivi de la griffure caractéristique d'un disque rayé et du cri d'un porc qu'on égorge, c'est un énorme pied dans le plat ! En quelques secondes, « Fast As A Shark » vient de nous botter le cul jusqu'à l'os et les cicatrices sont à vie ! Mais on sait bien que tout ça c'est le grand cirque du rock'n roll : Accept n'est pas plus nazi que Black Sab' ne croit en Satan...

AcceptSorti en 1982, l'album « Fast As A Shark » s'ouvrait sur « Ein Heller und ein Batze », une chanson populaire allemande qui était l'un des chants de marche des troupes allemandes durant la seconde guerre mondiale. Elle valut à Accept quelques controverses, mais aussi de se faire remarquer...

Second disque. Sticker sur la pochette : « Plus vite que moi tu meurs ! ». En rouge et noir (trois ans avant Jeanne Mas, bravo !) un marteau, du sang. Au verso, une photo d'ados encore boutonneux, catégorie têtes à claques.

Metallica versoLe premier titre est brouillon inaudible. Désagréable. « Hit The LIght »... « The Four Horsemen », le second, est mieux écrit. Les huit autres pistes ne nous intéressent pas. C'est trop crade, trop fouillis. Ecoutez « Anesthesia - Pulling Teeth » et vous comprendrez. On se repasse « The Four Horsemen » plusieurs fois quand même pour sa structure rock plus digeste... Accept a clairement nos faveurs.

En 1983 Metallica jouait du « Speed Metal » sans savoir qu'il était l'avant-garde du Thrash, un genre qui allait révolutionner le Hard Rock. Il n'y a eu à mon sens que deux coups de pieds dans la fourmilière Metal : « Black Sabbath » et « Kill Em All ».

« Kill Em All » ramasse un disque d'or plusieurs années plus tard, quand mon pote Serge et moi aurons réussi à refaire notre retard.

On ne mesure plus forcément en 2021, mais qu'on les aime ou pas, sans Metallica, ma tête à couper, le Metal qu'on écoute aujourd'hui ne serait pas celui-là.

Les N'importe-Quoi d'Ahasverus : HARMONIUM, Harmonium (1974)

  • Le 27/07/2021

HarmoniumUn jour de printemps, dans le 190B qui me ramenait chez ma mère, j'ai vu la queue de la comète. Il s'appelait Daniel. Il portait un tee shirt sans manches et une paire de petites lunettes rondes. C'était le plus perché des potes à Mimile, mon frère, et ça faisait des années qu'il était sorti des radars. Je savais qu'il était parti à Katmandou lors de la grande migration des Babas Cool. Il avait dû rentrer par la dernière navette, parce qu'on arrivait bientôt à 1990. Pour moi qui avais décroché un job, pour ne pas dire une carrière, voir Daniel scotché comme ça à la décennie précédente, c'était un peu comme aller au zoo pour regarder des espèces menacées. Ça nous ramenait quelques années en arrière, à la fin des 70's , quand le monde était encore plein de Babas Cool.

Le Baba Cool ça leur dit plus grand chose, aux jeunes. Le nom fait même un peu couillon, maintenant. Il fleurissait pourtant sur le globe des années 70 aux années 80. Aujourd'hui, le Baba Cool est à l'homme de la fin du XXème siècle un peu ce que Néandartal était à Sapiens. Il a mystérieusement disparu, sans qu'on sache bien où il est parti ni comment ils s'est éteint. On retrouve encore des éléments de sa musique chez les progueux, et un peu de son look chez les Rastas, mais pour le reste, du balai...

Le Baba Cool - ou Baba - parlait très doucement, d'une voix atone. Il ponctuait chaque phrase par « tu vois ? ». Le point d'interrogation, dans « tu vois ? », n'était pas très appuyé. C'était une question fermée qui appelait en principe une réponse affirmative.

Exemples :

  • « - Genesis, sans Peter Gabriel, c'est plus Genesis, tu vois ? »
  • « Crosby, Still, Nash & Young, sans Young, c'est plus Crosby, Still, Nash & Young, tu vois ? »
  • « Barclay James Harvest, s'ils étaient produits par Barclay, ça ferait Barclay-Barclay James Harvest, c'est too much, tu vois ? ».

BjhBARCLAY JAMES HARVEST et l'album live « Berlin » (1978)

Claude et Jackie (aucun lien avec Michel) étaient mes amis de l'époque. C'étaient des Babas.

Ils écoutaient Genesis avec Peter Gabriel, Neil Young tout seul et BJH au complet, tandis que mon cœur balançait déjà pour Scorpions, dont certaines compositions planantes parvenaient à trouver grâce auprès de leurs oreilles.

Scorpions fly« Fly To The Rainbow » (1974), second album du groupe allemand Scorpions.

Quand ses parents n'étaient pas là, Claude nous invitait pour la soirée. Chacun amenait ses trente-trois tours, que nous écoutions en voyageant dans les volutes enfumées.

Dans la discothèque de Claude se trouvait le disque d'un groupe de Montreal au chant français : « Harmonium ». Ce groupe est resté fameux dans l'univers du prog'.

Harmonium a fait ses premières armes en Anglais, et c'est leur manager qui a la bonne idée de suggérer au groupe d'écrire en Français. Ainsi naît cet album, refusé en 1973 par plusieurs majors en raison de la longueur de ses morceaux.

C'est finalement Quality Records, un label plutôt positionné dans le disco, qui signe et qui permet à Harmonium de trouver son public.

« Harmonium » l'album est mis en boîte en moins d'une semaine. La légende raconte que le dernier jour les musiciens sortirent recruter une dizaine de passants parmi la foule du samedi sur la rue St-Catherine (la plus grande rue commerçante de Montreal) afin de tenir les chœurs sur « Un musicien parmi tant d'autres », la dernière piste.

Les harmonies vocales d'Harmonium sont d'une douceur hypnotique. La pochette est une reproduction de l'Habit De Musicien, extrait des « Costumes grotesques » du graveur Nicolas de Larmessin (1632-1694). Elle sera régulièrement utilisée par le groupe.

« Harmonium » a fait l'objet de deux rééditions, l'une en 1992 - avec un titre bonus - l'autre en 2019. C'est cette seconde version, totalement révisée à partir des bandes originales, rebaptisée « Harmonium XLV », que je vous recommande.

Harmonium wSorti à l'occasion du quarante-cinquième anniversaire de l'album « Harmonium », « Harmonium XLV» revisite le son à partir des bandes originales.

Aujourd'hui mon ami Claude vit au Québec. Il doit écouter Harmonium plus que jamais. Je ne sais pas ce qu'est devenue Jackie. Non, n'y revenez pas, elle n'a pas fait carrière dans la vidéo. Quand à Daniel, vous le reconnaîtrez facilement, tabarnak ! Il est encore accroché à la barre d'un bus dont il n'a jamais pu descendre.

MOBIUS EN STUDIO

  • Le 27/07/2021

Le groupe de métal progressif Mobius s'enfermait ce week-end à quelques kilomètres de Saint-Etienne, au studio La Forme Du Son , pour y enregistrer trois titres live.

Mobius logoPhoto design : Above Chaos


C'était la première fois que la formation au complet se réunissait dans un même studio et au même moment pour y enregistrer.

Ce "Live in studio" contiendra trois titres, qu'ils soient de Mobius ou traités à la sauce Mobius.

L'enregistrement des trois morceaux est signé Franck Defour (créateur du studio), qui mixera deux des trois chansons. Raphaël James, qui collabore avec le groupe depuis sa première démo, se chargera du mixage du troisième titre.

On attend les images de Jolyon Perret (https://www.j-prod.fr) qui a filmé la prestation.

Mobius band 2 compressee scaled


Discographie Mobius :

  • Demo (2013)
  • The Line (2016)
  • Kala (2020)

« Abinivesha », extrait de l'album « Kala » (2020)


Les Liens :

NOUVEAU CLIP POUR DEAD VENUS

  • Le 26/07/2021

LES SUISSES POURSUIVENT L'ANNONCE DE LEUR DEUXIEME ALBUM AVEC UN SECOND CLIP TOURNE SANS COUPURE ET PARTICULIEREMENT REUSSI.

Dead venus clip photo

Dead Venus a présenté le 23/07/2021 un single-clip réalisé en une seule prise (n'est-ce pas ce qu'on appelle la précision suisse ?), très astucieux dans sa mise en images. Ce nouveau titre, écrit par Seraina Telli (chant) s'intitule « Lily of the Valley ».

Ce morceau s'inscrit dans une série de quatre single que Seraina et ses camarades ont mis en place pour faire patienter leurs fans en attendant la sortie de leur second album, Ces titres font l'objet de quatre EP dont chacun contient des inédits, des live, ou des reprises. Cette série était initiée le 02/04/2021 par le clip « Flowers And Pain ».

Ce lot de CD collectors est proposé par correspondance par l'intermédiaire de la page Facebook du groupe. Chaque envoi est agrémenté de goodies. Un patch Dead Venus, puis une photographie dédicacée du groupe avec une petite clochette de muguet accompagnaient les deux premières expéditions.

RAT KING, (Doom - USA), "Omen" (2021)

  • Le 06/07/2021

Groupe : Rat King
Album : « Omen » (09/07/2021)
Genre : Doom
Origine : Evansville (USA)
On aime : le côté roots

Par Ahasverus

Le groupe de doom metal américain Rat King présente en ce début d'été  « Omen »; son nouvel album.
Cet effort discographique explore les recoins sombres et pâles de l'esprit humain et sa nature faillible.
Rat King retrouve les sensations et le côté énigmatique et légèrement hypnotique du doom, nous explique-t-on.

Rat king groupe

Formé en 2016 à Evansville (Indiana, USA) , les membres de Rat King ont appris et grandi ensemble dans leur apprentissage de la musique.
S'inspirant de leurs aînés, Black Sabbath, Windhand, Conan, Electric Wizard, Sleep et Kyuss, le quatuor a exploré des thèmes plus lourds et plus sombres tout au long de son parcours.

C'est le 09/07/2021 que Rat King présente « Omen » - titre de son nouveau neuf pistes.
Côté pochette, on n'est pas vraiment dans les codes du stoner... Elle serait plutôt art moderne, la pochette, quand on se retrouve au musée face à une pièce oblongue, rouge et blanche, dont on se demande le sens profond avant de comprendre qu'il s'agit d'un extincteur.
Je vous laisse à vos réflexions, on se retrouve juste en dessous.

Rat kingRat King - « Omen » (09/07/2021)

Musicalement, le doom est roi. Les riffs hypnotiques abondent ( « Supernova ») lancinants, dissonnants ( « Capsier »). Des images de sabbat sylvestre font écho en nous.
« Omen » se veut une œuvre largement plus lourde et plus orchestrée que les précédentes productions de Rat King. La voix est obsédante et céleste, une denrée de plus en plus rare dans une scène métal qui s'oriente désormais vers des styles de chant plus rugueux.
Ca n'empêche pas Rat King de se faire inquiétant ( « Druid Crusher »), et résumer « Omen » à son côté hypnotique serait réducteur. « Vagrant », malgré plus de neuf minutes au compteur, démontre que le groupe sait manier du songwriting catchy !
L'accord bas et les rythmiques de chaque piste attirent l'auditeur dans l'ombre et le retiennent jusqu'à la toute dernière note.
L'album est saupoudré d'instrumentaux et acoustiques ( « Queen Anne's Revenge », « Shackleton »).
Dans la lignée, « Matryoshka » cloture l'album dans une ambiance pub.

Convainquant, « Omen »... Il touche à l'essence du doom et marque un retour aux sources dans lesquelles les fans du genre pourront se rafraîchir en confiance. C'est tout du moins ce qu'on leur propose.

Line-up :

  • Andrei Stirbu (guitare lead)
  • Kyle Wilcher (batterie/chant)
  • Jason Wilcher (guitare rythmique/chant)
  • Nick Graman (basse)

Tracklisting :

01. Nepeta Divinorum
02. Supernova
03. Capsizer
04. Queen Anne’s Revenge
05. Druid Crusher
06. Vagrant
07. Shackleton
08. Glacier
09. Matryoshka

Les Liens :

KNOX, "Senses" (EP - 2020)

  • Le 06/07/2021

Groupe : Knox
Album : « Senses » (EP - 12/12/2020)
Genre : Groove Metal
Origine : Pau
On aime : L'efficacité, l'évolution.

Par Ahasverus

« Senses » est un opus sorti en 2020. Petit retour arrière :
Knox naît à Pau en 2010. C'est un quatuor. Pour décrire son territoire musical, il parle de groove et de puissance, cite Machine Head et Sepultura.
Sa première démo paraît en 2012.
En 2015, Knox sort « Ignition », son premier album.
Il partage des scènes avec Grorr, Psykup, Black Bomb A ou encore Smash Hit Combo.
Fin 2020, Knox présente un nouvel EP six titres d'une durée d'environ vingt-six minutes :

« Senses »

Knox

Efficace et dynamique, « Senses » poursuit pièce par pièce l'assemblage de l'édifice Knox sur un opus dont la tracklist montre qu'il veut aller à l'essentiel : un mot = un titre.
La batterie, le rempart des rythmiques, saisissent sur les premiers titres - la qualité du son n'y est pas pour rien. L'énergie se pose là ! On se dit, à l'écoute des quatre premiers titres, qu'ils doivent transformer la scène en une véritable laminoir à métalleux. C'est en place, c'est sombre et c'est infranchissable.
Mais ce qui fait l'intérêt de l'opus, c'est qu'il prend de l'épaisseur, de la couleur, à mesure qu'il avance.
Quelque chose qui vient des tonalités basses, des profondeurs, des abysses, peut-être. Y compris dans le chant.
« Senses » se bonifie et se singularise piste après piste, par petites touches étranges, presque ethniques.
La quatrième piste  (« Touch ») introduit un univers plus lent, plus lourd,  au moyen d'une longue pièce instrumentale qui sert  d'introduction à « Sixth », le dernier morceau. Et là encore, des lignes vocales vous surprendront.
Et on avoue que c'est là qu'on les aime, Knox : quand ils se démarquent sur ces deux dernières pièces par l'originalité du songwriting. Quand ils ajoutent de l'inattendu à l'efficacité déjà démontrée.
Il y a une place à prendre, et on dirait que Knox l'a repérée...
A écouter et à suivre !

Knox bis

Discographie :

Tracklist :

  1. Smell (04:49)
  2. Sight (03:55)
  3. Hearing (03:58)
  4. Taste (04:00)
  5. Touch (04:39)
  6. Sixth (04:51)

Les Liens :

https://knoxmetal.bandcamp.com/

Les bio d'APo : Maps And Foils

  • Le 29/06/2021

Chaque semaine Apolline potasse ses bio.
Aujourd'hui elle nous présente un groupe de post-hardcore/metal originaire de Paris. Il s'appelle Maps and Foils et son prochain album sortira à la rentrée.
Bonne lecture avec les bio d'Apo !


Alors il me faudrait une petite présentation du groupe...
Tristan (chant, guitares) :
Le projet Maps And Foils a été monté fin 2016 avec Thomas (guitares, choeurs). Après avoir sorti notre premier album (#1) l’année suivante sous forme de duo, on a recruté Ewen à la basse et Lucas à la batterie pour composer de nouveaux titres et faire des concerts. Avec ce nouveau line up, on a sorti un single (Fin Du Monde) en novembre 2019 et un mini Ep (Les Anathèmes) en mai 2020. Notre son a beaucoup évolué depuis les premières démos enregistrées à deux. Le premier album était très orienté metalcore moderne/metal alternatif, à la croisée des chemins entre Alcest, Deftones et Norma Jean. Le deuxième album qui est en chantier est beaucoup plus sombre et nerveux. On a poussé le curseur à fond sur les éléments post-hardcore en assumant pleinement le côté dans ta face tout en gardant les ambiances shoegaze et les passages mélodiques qui rendent les chansons plus dynamiques.



Qu'est-ce qui vous a donné envie de faire de la musique, et pourquoi ce style en particulier ?
Quand j’ai rencontré Thomas, on s’est rendu compte qu’on écoutait à peu près les mêmes trucs, donc quand mon ancien groupe s’est arrêté, je lui ai tout de suite proposé d’écrire ensemble. Il y a un côté très cathartique à jouer ce genre de musique mais c’est surtout qu’on se marre bien tous les quatre. On aime bien boire des bières et raconter des conneries donc si en plus on peut faire du bruit et transformer ça en chansons, c’est tout bon.

Vos influences et ce qui vous inspire ?
On écoute tous les quatre énormément de musique, et surtout beaucoup de trucs différents. Lucas est un énorme fan de System Of A Down et de toute la scène néo/alternative de l’époque (Tool, Deftones etc..) et Ewen aime bien le stoner et le sludge à la Melvins ou Mastodon. Thomas est autant fan de Steven Wilson que de The Dillinger Escape Plan et je passe mon temps à crier sur tous les toits que Aqme ça défonce et que Cave In est le meilleur groupe du monde. Du coup, tout le monde apporte une énergie et des idées différentes en période d’écriture et ça, c’est terrible. J’écoute aussi beaucoup de post-hardcore et de screamo, des groupes comme Envy ou Orchid, et je pense que ça joue beaucoup sur les textes et le chant. Le côté émotionnel, au bord de la rupture en permanence, ça donne une tension aux chansons qui est très grisant, surtout en concert.

Une chose que vous aimez dans le milieu du metal, et une chose qui vous déplaît ?
Il y a beaucoup de bienveillance en général. Que ce soit au Hellfest, à l’Olympia ou à l’Espace B, je fais toujours de super rencontres en concert. Idem pour les groupes de discussion où ça se bouge pour échanger, pour partager, découvrir de nouveaux trucs. Le spectre des musiques extrêmes est tellement large et il y a tellement de groupes à découvrir, c’est sans fin. Du coup, les discussions animées, autour d’une bière, à décortiquer le dernier album de machin ou geeker sur le matos d’untel sont sans fin aussi, c’est génial. A l’inverse, pour chaque mec hyper ouvert et curieux, il y aura toujours un mec un peu bas du front qui crachera sur tout ce qui sort de sa zone de confort. J'écoute autant Metallica et Dir En Grey que Coilguns et Tegan And Sara, par exemple, et ma street cred se porte (à peu près) bien. Ça renforce le cliché qu’on peut avoir du métalleux sectaire mais heureusement, on est pas tous des frat-boys qui veulent juste aller au mosh pit !

Une chanson que vous auriez aimé écrire ?
Je vais tricher et en choisir quatre car elles représentent bien ce qu'on voudrait achever dans Maps And Foils :

  • Cave In - Moral Eclipse
  • Deftones - Minerva
  • Mastodon - Crack The Skye
  • System Of A Down - Chop Suey

Si votre groupe était un animal, lequel serait-il et pourquoi ?
Sans surprise, on va citer le sphinx tête de mort (Acherontia atropos), le fameux papillon du film Le Silence Des Agneaux qui a inspiré le visuel de notre chanson Fin Du Monde. Le papillon est à la fois un symbole de métamorphose, de transformation et de concrétisation. Ça représente bien notre conception de la musique car on cherche continuellement à se renouveler et faire évoluer notre musique.

Votre parfum de pizza préféré ?
Il va y avoir une scission entre la team viande et la team végé donc on va dire trois fromages pour éviter le carnage ! Classique, ultra efficace, va avec tout, appelle à en manger une deuxième, la base !

Maps and foils 19Photographie : Monsieur G pour Warm TV


Les Liens :


Et voilà pour cette semaine.
Je vous remets comme d'habitude le lien de la playlist :
https://open.spotify.com/playlist/0bTigPgUjUbhoUeCh2Cv77...

Bonne semaine à vous !

Les bio d'Apo : IN HELL

  • Le 28/06/2021

Chaque semaine Apolline potasse ses bio.
Aujourd'hui elle nous présente un groupe de metal originaire de Lille. Il s'appelle In Hell et il prépare actuellement "Lex Divina Terrores", son deuxième album.

In hell 1C'est les bio d'Apo...


Alors il me faudrait une petite présentation du groupe...
Fab Darkhell :
Salut Apolline et merci pour cette intention… Alors In Hell est un groupe de black death metal créé en janvier 2014 par moi-même. Aujourd'hui les membres du groupe sont tous basés dans les hauts de France. Nous disposons d'un Ep "Hostis Ecclesiae", sorti une première fois en janvier 2015 et réédité une seconde fois en novembre 2017, d'un album " Satanica Mundi" sorti le 25/01/2019 chez Mystyk prod et distribué par Season of Mist.
La musique de In Hell est un mélange du black metal nordique aux ambiances plus lourdes et destructrices du death metal américain.

Satanica mundiIN HELL, "Satanica Mundi" (2019)

Qu'est-ce qui vous a donné envie de faire de la musique, et pourquoi ce style en particulier ?
Fab Darkhell : Je pense que tous les musiciens s'inspirent des groupes qu'ils écoutent et que l'envie de faire de la musique vient de là, en voulant s'identifier dans un premier temps aux musiciens qu'ils aiment. Pour ma part ce fut James Hetfield de Metallica, et je ne dois pas être le seul…(Rires). Après, les influences évoluent, et on se forge sa propre vision qui nous amène à vouloir évoluer dans un style bien précis. Le black et le death étaient une évidence pour moi, et par déduction pour In Hell.
James Spar : la brutalité de la musique me permet de libérer mon instinct primaire, Voilà pourquoi le metal extrême….

Vos influences  et ce qui vous inspire ?
James Spar :
La misère du monde, la faiblesse de l'homme, la force de la nature, Le spirituel. L'histoire du monde, la théologie, il y en a plein…
Fab Darkhell : Pour ma part, j'écoute énormément de metal tous styles, essentiellement du metal extrême. Il est vrai mais j'aime à peu près tous les styles, sauf Manowar. (Rires) Depuis un moment j'écoute beaucoup plus de ce qui vient de la scène metal locale et underground que des groupes très connus. J'aime aussi beaucoup le punk, la country rock, le hip hop et Lady Gaga... (Rires) Pour mes influences hors musique, je suis un grand fan des films de Tarantino, des séries Walking Dead, Sons Of Anarchy, qui me font donner peut-être ce côté violent dans mes compo…

Une chose que vous aimez dans le milieu du metal, et une chose qui vous déplaît...
Fab Darkhell : J'aime à peu près tout dans le metal, car la diversité est grande et cette communauté reste fidèle à cette musique et à son identification, ce que l'on ne retrouve pas beaucoup dans une autre musique. Ce que j'aime moins c'est Manowar (Rires).

Une chanson que vous auriez aimé écrire ?
Fab Darkhell : Hou la ! Une, ça va être très compliqué ! Mais si je me restreint au metal, ce qui va être aussi très compliqué, je dirais… "Christian to the lions", de Behemoth. Et pour le fun, "Beat The Bastards", de Exploited.

Si votre groupe était un animal, lequel serait-il et pourquoi ?
Fab Darkhell : Alors, le Ténia, pour sa capacité à s'introduire et grandir en nous en se nourrissant de notre merde, comme le font les religions. In Hell est le Ténia des religions… (Rires)

Votre parfum de pizza préféré ?
Fab Darkhell :
Hé hé… Je ne m'attendais pas à cette question, mais allons-y. Celle où il y plein de viande dessus, bœuf, lardons, chorizo, merguez, jambon… Ouais du cochon, plein de cochon, la pizza-cochon, tiens, c'est bien ça ! Avec de la crème fraîche, pas de sauce tomate, (trop Italien)… Avec plein de fromage, dont du maroilles, du bien lourd, du bien gras quoi...


Les Liens :

Et voilà pour cette semaine.

Je vous remets comme d'habitude le lien de la playlist :

https://open.spotify.com/playlist/0bTigPgUjUbhoUeCh2Cv77...

Bonne semaine à vous !

Full Moon Little House (Indie Rock), "June - Phase 1" (2021)

  • Le 24/06/2021

Full Moon Little House est un projet de Kevin Navizet, qui s'est lancé le défi de réaliser un titre par mois pendant un an.

Dès mars 2021, il sortait l'EP « June (Phase 1) », un cinq titres de vingt-quatres minutes.

Full moon little houseFUN MOON LITTLE HOUSE, « June (Phase 1) » (2021)

Le chanteur multi-instrumentiste posait les bases d'un son multiple, sachant saturer les guitares (« Waiting For The Sun »), rappelant souvent la majesté d'un Radiohead (« Black Mirror », « Off ») mais pouvant se saupoudrer de la fantaisie d'un funk électro (« Eyes »).

Un opus d'Indie Rock d'une belle qualité qui saura assurément séduire les amateurs du genre.

La phase 2 du projet devrait voir le Lannionnais rejoint par d'autres musiciens car, précise-t-il, « L’apport de plusieurs cerveaux est important ».

 

Les Liens :

James Gelber, "The Runaway" (single - 2021)

  • Le 24/06/2021

James Gelber est un chanteur et guitariste américain. Il a notamment joué au sein de Hemlock durant six ans et a ouvert pour des groupes tels que Korn, Slipknot et Slayer. Ingénieur du son, il a travaillé dans un studio de Lubbock au Texas.

James gelber

Bien que ses racines soient faites de métal, James apprécie tous les genres de musique. Il a ainsi repris dans une version vitaminée le titre de Richard Marx « Right Here Waiting ».

En 2021, James Gelber revient avec un nouveau single : « The Runaway ».
« La chanson parle de ce que les gens ressentent lorsqu'ils veulent s'enfuir. Échapper à la réalité parce qu'ils se sentent inexistants ou invisibles au monde qui les entoure. Je veux faire savoir à ces gens qu'ils ne sont jamais seuls et qu'il y a toujours quelqu'un pour veiller sur vous et vous aimer quoi qu'il arrive. »


Puissant, « The Runaway » pose les bases du son de James Gelber, qui travaille déjà sur sa prochaine réalisation.

Les Liens :

L'actualité de la semaine 25/21

  • Le 24/06/2021

METAL ET BANDE DESSINEE

Spirit Bomb mélange rock et bande dessinée. « Tight », son premier album, sortira le 24/09/2021.

Actu spirit bombActif depuis 2015, le groupe explique :
« A l’origine, on était un guitariste et un dessinateur, très frustrés de ne pas pouvoir travailler ensemble. Pour palier à ça, on s’est lancé le défi de trouver le moyen de croiser nos effluves ; chacun avec nos outils, on a cherché à quoi pourrait ressembler un projet qui serait autant musical que graphique. On a écrit des textes, composé des morceaux, créé des personnages, et petit à petit un véritable univers à commencé a se dégager de ça. Au fil de ces explorations, on s’est rendu compte qu’il y avait un endroit où on pouvait vraiment allier les deux domaines : la scène. Alors on a appris à faire de la vidéoprojection, on a monté une équipe de choc et on s’y est mis ! »

Spirit Bomb pratique un rock teinté d’influences multiples telles que le hip-hop, le métal ou encore le blues.
A la recherche d'un éditeur, Spirit Bomb travaille également sur une bande dessinée intitulée « Dans le Mur ».
« Tight » est disponible en précommande sur Music-Records :


EXISTANCE DEVOILE UN PREMIER SINGLE

Après avoir mis en ligne une belle série de cover durant le confinement, Existance a annoncé la sortie de "Wolf Attack", son troisième album. Ce nouvel opus a été enregistré, mixé et produit par Francois Merle (Manigance) au Rock Stone Studio. Le mastering a été réalisé au Danemark par Jacob Hansen (U.D.O, Primal Fear, Pretty Maids, Volbeat...). La pochette est signée par le Guatémaltèque Mario Lopez.

Existance"Wolf Attack" sera disponible le 29 octobre 2021 et contiendra onze pistes.

Le groupe a révélé un premier single-clip intitulé "Power of the Gods" le 25/06/2021. Il est disponible sur toutes les plateformes de streaming ainsi que sur leur chaîne YouTube.

Les pré-commandes de "Wolf Attack" sont disponibles dès à présent sur leur tout nouveau site : https://merch.existanceband.com

 


MOUVEMENT DE LINE-UP

L'ex-Yuzu Victor Martin a rejoint récemment les rangs de TERRARIUM, groupe expérimental et instrumental qui mixe rock, jazz, dub, ambient, et shoegaze. Le line-up compte de Terrarium est désormais le suivant :

  • Guitare : Gaëtan Zampa
  • Basse : Benoît Zellal
  • Batterie : Victor Martin

Terrarium sortait en avril 2021 l'EP six titres « Foot Outta Space », disponible sur Bandcamp :
https://terrarium-music.bandcamp.com/album/foot-outta-space

 


OSCAR NIP : FILM-CONCERT AVEC CINQ INEDITS

Le presque trentenaire (vingt-huit ans d'existence !) OscarNip a mis en ligne récemment « Electrochoc et fantaisies électriques », un film-concert qui nous projette en mars 2025.
« Après cinq ans de confinement, les humains se sont adaptés. Quelques artistes non essentiels couvent des jours sombres au cœur d'un obscur centre psychiatrique, tenu de main de fer par un personnel zélé. Visiblement, personne ne va bien... »

Proposant huit titres dont cinq inédits qui figureront sur le huitième album du trio punk-rock parisien, cette vidéo a été filmée et enregistrée live le 13/04/2021 à l'Espace Lumière à Epinay-sur-Seine.


OVERDRIVERS - LE CLIP AVANT L'EP

« Factory » est le nouveau single d' OVERDRIVERS , annonciateur de « Rock Out », futur opus du groupe de Béthune.

« Rock Out » sortira le 09/07/2021 via ROAR - rock of angels records . Une édition vinyle limitée à trois cents copies complètera cette sortie à partir du 10/09/2021.

« Rock Out » peut être commandé ici :
https://bit.ly/overdrivers_rock_out


LA CHIMIE AMUSANTE

Ca bouge chez Highway ! Les Montpelliérains ont signé chez ROCK CITY MUSIC LABEL et sorti peu après un excellent clip animé, "Chemical Trip", titre extrait de leur album "IV" qui date déjà de 2017 - mais un nouvel opus est en préparation.

Ce nouveau clip, qui met en scène les membres de Highway dans une version cartoon, est signé Christian De Vita , qui a notamment réalisé le film d'animation « Gus, petit oiseau, grand voyage ».

Gus

Chronique d'album : VIOLENCE (Metal Indus), "Opus I" (2021)

  • Le 22/06/2021

Groupe : Violence
Album : «
Opus I » (30/04/2021 - Raw Audio Distortion)
Genre : Metal Indus/Bass Music
Origine : France
On aime : Le son

Par Ahasverus

Violence guest

Le Groupe :

  • Violence est un projet Metal, Indus et Bass-music initié par Niveau Zero.
  • Il est décrit comme une "chronique de la brutalité d’une époque" et "une ode à l’insurrection qui gronde".
  • Sur l'origine du projet, Niveau Zéro explique :
    "Le déclic a eu lieu lors du concert de Gojira et Code Orange à l’Olympia, il y a deux ans. J’ai pris une telle claque, que je me suis rappelé instantanément pourquoi j’aimais tant ce style et la puissance que dégage un groupe sur scène. Je me suis dit qu’il fallait que j’arrive à fusionner encore plus les univers Metal, Industriel et Bass Music que j’aime tant."
    (interview complète : https://dubstepmag.com/.../violence-un-nouveau-groupe.../...)
  • Il ajoutait sur Loud TV :
    "Le pari, c'était un peu que des fans de métal puissent écouter ça sans se dire que c'est de l'électro, et que des fans d'électro qui aiment bien les choses un peu énervées ne se disent pas c'est que du métal."
    (interview complète : https://www.facebook.com/loudtv.net/videos/300141601492507/)
  • L'album sort le 30/04/2021. Il s'appelle :

« OPUS  I »

Violence artwork 1VIOLENCE, "Opus I" (2021)

L'Album :

  • « Opus I » est un onze pistes pour environ trente-quatre minutes.
  • Il a été composé  en collaboration avec Fabio Meschini (Guitare / L’Esprit du Clan) et Morgan Sansous (Batterie / Henker).
  • Ont participé à l'album Billy Graziadei (Biohazard, Powerflo), Julien Lebon (Atlantis Chronicles), Bastien Hennaut (Horskh) et Code: Pandorum.

  • Sur les thématiques abordées, Niveau Zéro expliquait à Pavillon 666 :
    « Les textes gravitent globalement autour de la même notion de violence et du droit qu'ont les peuples de s'en extraire par la désobéissance et l'insurrection. »
    (https://www.pavillon666.fr)

  • « Opus I » est produit par Niveau Zéro. Il est masterisé par Mastered by Adrien Sauvaget X-PAND SOUND MASTERING.

  • « Opus I » a été soutenu par plusieurs clips, dont « Wolves »,  construit avec des images capturées ces deux dernières années un peu partout dans le monde.

Les Critiques :

  • "« Opus 1 », en plus d’être une pépite au potentiel commercial énorme, est avant tout une ode à la révolte."
    https://themetalart.eu

  • "Un Métal/électro hardcore massif et ultra violent qui colle parfaitement aux sujets développés sur cet album à savoir les violences sociétales."
    https://amongtheliving.fr

  • "C'est lourd, puissant et explosif."
    https://www.pavillon666.fr

  • "Un album qui s’adresse à un public bien ciblé qui devrait l’apprécier."
    https://odymetal.blogspot.com

Notre Avis :

« Opus I » marque cette époque à la culotte. Trente-quatre minutes de mandales et d'uppercuts bien sonores entrecoupés d'interludes qui apportent des respirations très esthétiques, voici ce qui vous attend. Tribal et homogène, très dense malgré son format court, il parvient à concrétiser les ambitions de ses parents : la violence est servie sur un plateau avec une puissance proprement assourdissante. Outre les guest très efficaces, il est évident que l'invité d'honneur de cet album, c'est le son. Une déflagration sonore omniprésente servie par une prod' expérimentée qui sait faire honneur à son mix d'influences qu'elle maîtrise sur le bout des doigts. Si vous aimez le métal indus,  la bass music, et plus généralement écouter la musique très fort, cet album extrêmement pro et infernal saura vous botter le train jusqu'à le faire rougir de plaisir. « Opus I » est chaud comme un cocktail molotov, et puisque vous creviez d'envie que ça vous pète à la gueule, on vous le recommande.

Violence niveauzero presspic

Les Liens :

Quintana Dead Blues eXperience, « 4 Lost Songs » (EP - 2020)

  • Le 28/07/2021

Groupe : Quintana Dead Blues Experience
Album : « 4 Lost Songs » (EP - 23/07/2021)
Genre : One-Man Band
Origine : Bordeaux
On aime : le punch, le son cru

Par Ahasverus

Quintana Roo, Liga Quintana, Quintana...
Depuis 1991 Piero Quintana arpente les scènes européennes en variant les noms et les configurations.
En 2018, il opte pour un one-man-band sous le nom de Quintana Dead Blues Experience. Il explique :

«  — J'avais déjà joué seul auparavant, notamment en première partie de Christine & The Queen et Gaëtan Roussel, et sur quelques festivals, et l'idée, même si c'est flippant, me plaisait. »

La même année, il présente un premier album, « Older », qu'il va défendre seul sur scène.

Quintana 3QUINTANA DEAD BLUES EXPERIENCE, « Older » (2018)

Seul en scène, Piero, mais tourbillonnant, avec ses machines, son énergie, sa guitare, et capable de captiver et d'emporter un public à la manière du joueur de flûte de Hamelin.

«  —  Être seul, c'est vraiment être libre, estime-t-il, même si la musique est un échange et que la vie de groupe et de partage me manque parfois. »

Aujourd'hui, Quintana prépare un nouvel album.
Pour patienter, il nous propose un interlude. Son titre en souligne la singularité :

« 4 Lost Songs »

Cover4lostsongsQUINTANA DEAD BLUES EXPERIENCE, «  4 Lost Songs » (EP - 2021) - artwork : Jessica Calvo Photographe

« —  4 Lost Songs, c'est quatre chansons perdues, quatre titres écrits et enregistrés pendant le confinement dans mon local sur Bordeaux, dans leur plus simple appareil ; une guitare à fond, une grosse caisse et ma voix. C'est juste une parenthèse entre mon dernier album et le prochain, un besoin pendant ces longs moments suspendus, le besoin de quelque chose à chaque fois plus minimaliste, plus authentique et direct, comme une envie de me mettre à nu.
Enregistré avec les moyens du bord, trois vulgaires micros en tout et pour tout, puis mixé par le talentueux Steven Rozier, chez Knt à Grenoble.  4 Lost Songs c'est un Ep particulier, qui n'était pas prévu dans ma discographie mais qui au final compte énormément pour moi. »

Piero complète son propos :
« Habituellement je suis en one man band également mais avec des machines, un truc plutôt puissant et très rock, là c'est un Ep particulier (guitare fuzz à fond + voix + grosse caisse). »

Ce qui saisit, à l'écoute de « 4 Lost Songs », c'est le côté « THX » du son plus grand que nature, avec cette guitare qui envahit l'espace. 
« I Will Be Myself » ouvre l'EP de toute sa niaque.
Il est mis en clip par Jessica Calvo dans une belle esthétique noire et blanche qui souligne son côté épuré.

Vient ensuite « Is It Done » dont l'ouverture, allez savoir pourquoi, m'évoque la liberté de ton d'un The Clash.
« Loose Your Pride », troisième piste très rock, permet à la grosse caisse de prendre le contrôle. Un morceau parfait pour la scène, qui nous adresse des images subliminales du Quintana des concerts.
« Lost Song » et son riff obsédant clôturent l'EP de belle manière.

Quatres titres riffs et sueur qui vont à l'essentiel et dont un seul dépasse légèrement les trois minutes.
Un cas à part, le cas Quintana, qui n'en finit pas de nous convaincre.
A écouter, à suivre, et bien sûr à voir !

Les critiques en disent :

  • « Même ceux qui connaissent l’univers de Quintana Dead Blues eXperience vont être surpris du résultat, et surtout de sa voix qui sur ce projet nous offre une puissance qui ne laissera personne indiffèrent. »
    http://www.lemague.net

La tracklist :

  1. I will be myself
  2. Is it done
  3. Loose your pride
  4. Lost song

Les Liens :

Les N'importe-Quoi d'Ahasverus : KISS, Unmasked (1980)

  • Le 27/07/2021

UnmaskedKISS, Unmasked (1980)

Aucun fan de Kiss n'osera le reconnaître, mais Paul Stanley, sans maquillage, c'est le sosie américain d'Enrico Macias.

Enrico a connu ses premiers succès dès 1963, tandis que Kiss démarrait ses premiers concerts dix ans plus tard.

Cette ressemblance en a d'ailleurs valu une sévère à nos Américains ! C'était au tout début 73, et le groupe donnait un concert sans maquillage au CBGB de Caroll Gardens, le quartier français de New-York. Après quelques morceaux, le public, majoritairement composé d'expat' français, confondant Paul et Enrico, se mit à lui réclamer le tube de l'été 64 en chantant à l'unisson « Porompompon ! Porom poron, pero, pero, pero, pero ! » . Le groupe dût s’exécuter, pour éviter l'émeute. C'est pour cette raison, et sur les conseils de la petite amie de Paul Stanley, que Kiss opta ensuite pour ce maquillage légendaire. Et c'est aussi pour ça que le groupe, marqué par l'épreuve, s'est toujours refusé à coveriser du Enrico Macias.

Comment ? Si c'est vrai ? Bien sûr que c'est vrai ! C'est Stéphane Grainbourg lui-même qui me l'a dit.
Stéphane Grainbourg ? C'est lui qui m'a fait découvrir Kiss. Et aussi Foghat, et Boston, alors c'est vous dire...

C'était un die-hard fan de Kiss, Stéphane. Il me faisait écouter « Alive II » en boucle - les trois premières faces, parce que la derniere, disait-il, elle sert à rien.

Kiss alive ii frontalKISS ALIVE II (1977), sorti à l'époque du vinyle, comprend trois faces capturées live, la quatrième étant consituée de titres enregistrés en studio.

Grainbourg avait deux qualités majeures : il courait le 100 mètres plus vite que tout le monde (mais c'est sans utilité dans notre histoire) et il avait un sacré coup de crayon.

Quand je l'ai connu, il dessinait quatre magnifiques portraits au crayon graphite, adaptés des albums solo de Gene, Paul, Peter et Ace. Ces tableaux 50x75 , en noir et blanc, étaient encore plus saisissants que les pochettes originales.

PaulEn 1978 les quatre membres de Kiss sortent simultanément leur premier album solo. Ici celui de Paul Stanley.

Kiss, c'est aussi l'un des premiers groupes dont j'ai acheté un disque - le Double-Platinum - avec mon argent de poche. De leur premier album à « Revenge », j'ai dû acheter tous leurs opus sous une forme ou sous une autre (cassette, vinyle, CD, selon les époques), même « The Elder », qui est à Kiss ce que « Hamlet » est à Johnny Hallyday (la comparaison n'est pas innocente : le phénomène Kiss est à l'Amérique ce qu'Hallyday fut à la France).

Kiss platinumDouble Platinum (1978). Double album et premier best-of Kiss.

En 1980, la tournée « Unmasked » passait par l’Hippodrome de Pantin. J'étais dans la fosse, aux premiers rangs. En première partie, il y avait un groupe pas très connu, qui avait fait un album éponyme. Des Anglais. Le chanteur avait les cheveux courts, ce qui était plutôt la marque des punk-rockers à cette époque. Ce groupe était annoncé par un mec avec un masque sur la tête. « You know Iron Maiden ? » gueulait-il en brandissant un couteau de boucher. Puis le groupe envoyait « Prowler », son premier morceau. Franchement pas mal, ces petits British.

Iron maidenLe 27/09/1980, Iron Maiden, qui avait sorti son premier album quelques mois plus tôt, ouvrait pour Kiss à l'Hippodrome de Pantin - Paris.

Kiss sur scène, c'est le show le plus spectaculaire que j'ai vu ! Paul Stanley était un sacré entertainer. A part Freddy Mercury, pas un frontman ne lui arrivait à la cheville. Le set était brillant, le groupe à son sommet. Enfin, disons qu'il l'avait quitté de peu. Paul haranguait la foule, Ace chantait « New York Groove », Gene s'essuyait le front avec une serviette éponge qu'il jetait dans le public. Cent-dix mains - dont la mienne - se levaient pour saisir la serviette au vol. Ça tirait ici, ça poussait là. Ne rien lâcher, m'aurait dit ma mère la Louise, à l'instar de René Ben Chemoul qui reculait jamais devant Zarak, le catcheur masqué.. Un type a sorti un couteau et a fendu le tissu en son milieu. J'ai réussi à arracher un bout d'étoffe. J'ai ramené précieusement la relique chez moi, avec ce qu'il restait de sueur de Gene dessus. J'ai placé ma relique précautionneusement dans ma boîte-à-reliques. Je sais plus où elle est, cette boite de Nesquik chocolat. Perdue dans un déménagement avec tous les précieux qu'elle contenait, sans doute. Mais des gris-gris, je continue à en amasser ! A l'heure qu'il est, moi qui vous parle, j'ai encore dans mon porte-monnaie un médiator cassé d'Adam Bomb...

Adam bombADAM BOMB, « Get Animal II » (2003). Le chanteur/guitariste américain avait auditionné pour Kiss en 1982. On dit qu'il loupa l'affaire de peu.
« Unmasked », je n'irais pas jusqu'à dire que c'est le meilleur album de Kiss. Mais historiquement il est important. C'est le dernier disque sur lequel Peter Criss est crédité. Et puis quelle tournée, derrière ! Ils chantaient
« You drive us wild, we'll drive you crazy ! »
C'était pas des bobards !

Nouveau single pour Ludovico Technique

  • Le 26/07/2021

Le 02/07/2021 la formation gothique/indus d'Orlando Ludovico Technique a présenté « Poisoned », un nouveau titre extrait de son prochain album « Haunted People ».


« Une chanson pour tous ceux qui ont lentement été empoisonnés par ce que l'existence est devenue au cours de l'année écoulée », précise le chanteur Ben V.

« Poisoned » offre un son accrocheur avec une pincée d'étrange et de sombre. L'instrumentation crée une toile de fond sur laquelle viennent se fixer des paroles envoûtantes. 
«  Everyday I'm poisoned by the lies I tell myself »
Suivant la ligne mélodique comme une ombre inquiétante, le chant de ben V se fait légèrement atone et hypnotique.
480132Formé en 2005, Ludovico Technique est un groupe de métal industriel cultivant une esthétique musicale et visuelle d'inspiration gothique. « Poisoned » est le cinquième single extrait de « Haunted People », prochain album du quatuor américain.

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Les Liens :

SOMELSE (Folk), Flowers For My Return (EP - 2021)

  • Le 25/07/2021

Groupe : SomElse
Album : « Flowers For My Return » (EP - 15/07/2021)
Genre : Folk-rock, pop
Origine : Bordeaux

On aime : le songwriting, la diversité.
Par Ahasverus

SomElse (pour « being someone else ») est un projet initié par Frédéric Nathan, chanteur, guitariste, compositeur et arrangeur.
Il est entouré du violoncelliste Matthieu Flores, du guitariste et co-auteur William Urbain et du batteur Florent Da Ros.
Le 15/07/2021 SomElse présente son premier EP,

« Flowers For My Return »

Somelse pochette ep lilieyes 830x745SomElse, « Flowers For My Return » (EP - 2021)

« Flowers For My Return » est un cinq pistes d'environ vingt minutes.
Certains de ses titres (« Long Way Home » qui ouvre l'album, et « Waiting II » qui lui succède) auraient pu figurer au répertoire du groupe de synthpop norvégien A-Ha. La voix de Frédéric Nathan n'est peut-être pas étrangère à l'affaire car son chant dans les hauts n'est pas sans rappeler celui de Morten Harket. Jugez-en :

Le nom de Paul Simon peut également surgir à l'écoute de certains passages de « Final Test », en troisième piste de l'EP, avec ses choeurs très efficaces en soutien.

En dernière référence, je citerai The Beatles, pour « A Love That Never Ends », une ballade folk judicieusement guidée par le violoncelle.
SomElse réussit parfaitement le mélange des genres jusqu'à en faire quelque chose de personnel, un très agréable bouquet aux couleurs folk/indie-pop.
Cette sortie nous fait découvrir un jeune groupe incontestablement doué et déjà prêt, l'une des belles révélations folk de l'année dont l'EP mérite de rejoindre les Fish and Scale et  autres Théo Charaf que l'amateur de folk éclairé vous êtes n'a pas manqué de remarquer ces derniers temps.

Les Liens :

 

Torn Between Two Worlds (Métal Symphonique) : double EP

  • Le 21/07/2021

Quinze ans après  « God Has a Plan for Us All », Sarah Jezebel Deva (Cradle Of Filth) retrouve Christian Rehn pour un double single d'une belle qualité.


En 2006 la chanteuse britannique  Sarah Jezebel Deva et le guitariste de black métal suédois Christian Rehn unissaient leurs talents  sous le nom d'Angtoria et sur le label français Listenable records pour présenter l'album « God Has a Plan For Us All ».

Puis Sarah continuait son travail avec Cradle of Filth et Therion ; Chris entreprenait de construire le Boxroom studio. Malgré l'amitié qui les unissait et le désir de continuer à écrire, une nouvelle collaboration se faisait attendre.
Cependant, deux pistes nées à l'époque d'Angtoria restaient inédites jusqu'à présent...
Ces deux morceaux, « The Beauty of Deception » et « All Eyes On Me », sont devenus la base de Torn Between Two Worlds,  nouveau projet des deux musiciens. Ces titres sont déjà disponibles, respectivement depuis janvier et mai 2021.

Torn 1D'une maîtrise évidente, la voix de Sarah  est magnifiquement complétée par des claviers opulents et des orchestrations majestueuses. S'appuyant sur leurs décennies d'expérience combinées, Chris tisse un son moderne  révélateur de son expertise.
À travers Torn Between Two Worlds, Sarah et Chris ont planté leur drapeau sur les plus hauts sommets, et on s'étonne que deux titres d'un tel calibre soient restés si longtemps dans les tiroirs.

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