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ALTA ROSSA " VOID OF AN ERA" (Album 2022)

Le 19/05/2022

Groupe : ALTA ROSSA
Origine: Besançon (FR)
Album: VOID OF AN ERA (18/02/2022) - Chronique d'album
Genre: Post-Metal, Sludge, Noise
Label :   Source  Atone Records(Fr)
Par Dam'Aël

 

Alta rossa

 

ALTA ROSSA: LE GROUPE

 

Jeune groupe originaire du Doubt formé en 2020, ces cinq potes n'en sont pas à leur premier exercice. Tous issus de formations précédentes comme HORSKH (Metal, Transe, Electro), ou ASIDEFROMADAY  (Harcore, Noise), mais aussi The Erkonauts ou Slaughters, Prison Life, Flesh et Khynn, ils mettent un point d'honneur à allier leur amitié à leur passion. Si leurs influences sont un peu différentes, elles se retrouvent dans une parfaite osmose de créativité, réglée non pas comme du papier à musique mais plutôt à l'instar du mécanisme d'horlogerie bien connu de cette ville de Franche-Comté qu'est Besançon. Et pas question pour ALTA ROSSA de rester dans sa coquille ou d'avancer à l'allure  d'un escargot de Bourgogne malgré cette pandémie. Jordan Daverio et Thomas Dubois aux guitares, Mathieu Martinazzo à la batterie, David "Dess" Demesmay à la basse et Antoine Lauzel qui tient le micro, entendent bien délivrer leur Post-Metal qu'ils allient au rageux Punk-Hardcore, au ténébreux Sludge s'appuyant sans concession sur de grosses sonorités Noise et Black Metal. Et leur objectif n'est pas uniquement d'investir les scènes de cette première ville verte de France mais bien d'aller clamer haut et fort, et de toute urgence, la ligne rouge que l'humanité est en train d'atteindre, au son des watts poussés dans le rouge vif. Vous aurez dès lors compris la raison de leur patronyme. « C’est dans les moments d’urgence et de violence que le groupe exprime le mieux son talent », et il faut reconnaître que les Bisontins ont de la matière première en excédent au regard de la déroute générale qui s'est mise en place depuis quelques décennies... 

Je vous signifiais un peu plus haut, l'importance de l'amitié dans la vie du combo ; et bien il confirme l'essai en signant sur le label français Source Atone Records lequel devient une référence dans le domaine du Post-Metal, en accordant leur confiance à Christophe Denhez et Arnaud Gillard qui ont "la passion commune pour les aspérités les plus sombres de la musique Metal" ; pour rappel Christophe est le chanteur du groupe français Demande à la poussière  (vous trouverez une chronique de leur album en cliquant sur ce lien: http:// http://www.ahasverus.fr/blog/chronique-d-album-demande-a-la-poussiere-blackened-post-hardcore-quietude-hostile-26-03-2021.html ). Et si le quintet connait déjà une belle visibilité sur la scène locale, cette signature devrait pouvoir hisser le groupe à des niveaux de fréquentation scénique encore plus opportune. Alta Rossa a été amené à donner de beaux concerts notamment au Festival Détonation à Besançon même, à la Rodia, et en première partie de Hangman's Chair au Moloco à Audincourt.  Je vous signifiais aussi le parallèle avec la passion. Et force est de constater que les cinq membres Bisontins sont "jusqu'au boutistes" en faisant appel à d'autres personnes fortement passionnées, Elodie Salicz et Romain Richez de l'agence Singularités ( http://https://agencesingularites.fr/ ).   

 

 

Alta rossa artwork 1

 

ALTA ROSSA: L'ALBUM  "VOID OF AN ERA"

 

Evidemment on connait tous la conjoncture générale dont on nous a fait cadeau à grands coups de virus, de piquouses, de bourrage de crâne et de masques... de quoi énerver le plus grand nombre d'entre nous générant une colère sismique qui a tout intérêt à fuser hors de nos cellules. Alta Rossa fait forcément partie du lot et il y a une véritable urgence à plaquer sur les sillons tout le venin accumulé. Mais ne vous méprisez pas, il ne s'agit pas que d'un exutoire, bien au contraire. Cela reste en priorité une démarche artistique réelle où la sensibilité reste reine, même si celle du groupe se colore de teintes sombres voire très sombres. Et ce seront plus particulièrement les textes qui vont prendre chers écrits pendant cette période, a contrario des compositions musicales déjà largement avancées.  Le groupe s'exprime: « La terre est condamnée à être détruite si aucune action des plus riches et des plus puissants n’est entreprise dans un principe collectif. À contre courant des libéraux type colibris qui prônent des actions individuelles et remettent la responsabilité sur chacun alors que les plus riches polluent le plus ou de ceux qui, au lieu de s’occuper de la terre et des êtres humains, ont comme unique préoccupation d’aller faire du tourisme dans l’espace en toute impunité comme Jeff Bezos ou Elon Musk. »

VOID OF AN ERA est un opus qui livre depuis le 18 février dernier 31 minutes de colère, d'interrogations, de puissance sombre et violente assises sur un socle metal qui se veut noir. Et quand Alta Rossa voit rouge, noir c'est noir et certainement pas dans le registre des 50 nuances de gris. Vous l'avez compris, ça chauffe, ça rugit, ça rougit, ça détonne et ça charbone. Pas de demi-mesure chez ces burineurs car ces metallos de Besac poussent le potard du défi jusqu'à faire appel pour le artwork de la galette, à un artiste au travail surprenant de sinistrose: du Gore en barre que le Bitcoin aurait du mal à détrôner. Alors j'vous l'dis de suite, le travail est stupéfiant de talent et d'une certaine beauté. Sombre, angoissant, voire et même...glauque, l'univers de cet artiste russe Kirill Semenov est torturé mais expressif au possible dans son domaine de noirceur; il tire non pas un trait sur l'aspect sordide de l'humanité mais quantité de lignes superposées pour imager et sublimer l'expression d'une sensibilité à fleur de peau. Alta rossa rentre justement dans ce registre et l'affaire leur sied à merveille. Je vous conseille d'aller jeter un oeil sur le site de cet artiste ( http://Kirill Semenov Art ). Quant au niveau du son! Oh! Oh! Poto est arrivé-é-é! Je le rappelle l'amitié s'allie à la passion mais aussi... à la proximité. En effet, si les voix sont enregistrées chez Jordan dans son studio, toutes les prises sont capturées et travaillées chez un ami de la région Steph Lawansch au Divar studio (Blockheads, Whoresnation, Abyssal ascendant...). En piste!!! 

 

 

ALTA ROSSA : piste par piste

 

 

1. Binary Cell:

introduit les 7 pistes dans un mid-tempo de guitares dissonnantes, oppressantes et inquiétantes, qui donnent un premier aperçu dosé bien gentiment. La suite aura une couleur beaucoup plus ténébreuse et violente. Le chant hurlé reste à un niveau rageux saisissant mais pas encore fracassant. Alta Rossa nous met en condition ; considérez Binary Cell comme un simple échauffement.

2. The Stardrainer:

Les 4 premières mesures de la batterie annonce une toute autre couleur; ça va dépoter sévère. La dynamique monte en puissance au même titre que cette dissonance qui mitraille l'ambiance : la fureur s'installe et le chant devient plus agressif. Fusion de hardcore, de noise sur section ryhtmique bien solide, et des guitares qui proposent un son qui saisit et prend aux tripes. La virulence de Alta Rossa installe une profondeur sonore abyssale, pesante et intense. Ce morceau fait l'objet d'un clip présenté en février dernier, qui met en scène de façon très furtive le personnage symbolique et générique présenté sur le artwork de l'album.

3. Cycle:

On aime les batos de la batterie pour ouvrir les morceaux chez les Bisontins, et personnellemnt j'adore. Les guitares se veulent encore plus dissonantes et saturées, folles et furieuses mais surtout de plus en plus pesantes et angoissantes. Cet univers fait flipper et nous éloigne de plus en plus d'une éventuelle sortie de secours en nous amènant avec lourdeur et fracas vers une sortie de route. En tout cas, ce n'est pas celle du combo qui proposent des compositions travaillées, cohérentes, évoluant jusqu'à présent dans leur logique post-métal bien verrouillée.

4. Dawn With Never rise:

Signant un accord diabolique avec dame la noirceur profonde, il convient de bien comprendre qu'il est nulle question de voir ne serait qu'une once de pénombre et encore moins d'éclaircie; Aube, jour, aude ou nuit, Black is Black et pas question de revenir la-dessus. Les guitares continuent leur trip sauvage, rageur et troublant et la batterie est une véritable merveille de "je te démonte tout, dégage de là, je mouline et tabasse à tom-larigot ( je sais! tire-larigot, mais c'est beaucoup moins drums-style). Si le jour a peu de chance de se lever, l'humanité elle, a encore moins de chance de se relever si nous ne bougeons pas nos popotins au plus vite. Alta Rossa (AR) vous le crie haut et fort et il est loin d'être le seul à vociférer cette urgence. Nos esgourdes saignent tant les gueulantes jouent un rôle de peeling et d'épilateur en mode rouleau compresseur. Continuons à jouer les sourds dingues, qui d'ailleurs ont bien des chances de recouvrir l'audition tant ces cinq loulous font bouillonner les vibrations ( Respect à tous les mal-entendants, il s'agit d'un 3ème degré au minimum).

5. Orbiting:

P*** de B*** qu'elle est bonne cette intro de batterie et ça suit en mode avalanche par la basse, les guitares et la colère hystérique du chant. Les mecs de AR sont loin de l'AOR et ils évitent toutes carabistouilles en mode yoyo: leur véhémence et leur nervosité sont des étalons Or mis sur orbite et pas question de freiner des 2 fers! Noise, Sludge, Black, Hardcore et autres, tout se retrouve sur ce titre que je trouve démentiel. Bravo les gars!

6. The Fall:

Près de 20 minutes de musique portée avec rage et cataclysme mais toujours en vie. Qui parle de vie introduit inévitablement la notion corrélative de mort. Certes on peut s'enfouir la tête dans le sable chaud de l'été ou encore plus approprié dans notre propos, dans l'eau saumâtre et boueuse des riffs et percussions des Bisontins,  la descente vers cette échéance est incontournable. Le quintet aborde le sujet “Humain, oublie tes putains de rêves, la chute est inévitable.” Les guitares savent produire cette résonnance folle et furieuse qui ébranle nos consciences et ce n'est pas le chant d'Antoine qui a la moindre chance de nous rassurer tant l'ulcération est palpante. Un duo basse/batterie toujours au taquet et dans l'excellence.

7. Void Of An Era:

Etrangeté, sonorités inquiétantes, opressantes, sombres, lourdes, voix torturée, basse et batterie qui sonnent le glât, toujours aussi solides, voici le tableau de ce dernier titre qui donne le coup de grâce final et nous engloutit dans les ténèbres de la musique Metal de ces 5 garçons qui ont su faire évoluer leur galette du début jusqu'à la fin dans une cohérence incontestable et une identité bien propre sur sonorités bien sales. 

 

Notre avis:

Je ne connaissais pas ALTA ROSSA; il est fort à parier que désormais, à l'écoute de quelques lignes musicales à l'aveugle, je serais capable d'affirmer l'origine de ces plages sonores tant l'identité du groupe est évidente. Notamment au vu de la nature du son lourd, sombre et particulier des guitares maintenues très organiques par une production qui leur est restée fidèle. Addicte à la batterie et adepte des duo basse/batterie efficaces et très bien construits, je salue Alta rossa qui sait véritablement miser sur des sections rythmiques magistrales, recherchées, travaillées et variées. L'énergie dégagée dans son cet opus, bien que sombre, lourde et rageuse, sur saturation et dissonance à gogo, aboutit à un album dont les 31 minutes s'aborbent d'un coup, d'un seul, y compris quand, et c'est mon cas, on n'est pas forcément fan du genre. C'est révéler l'ingéniosité de ce quintet qui devrait inévitablement faire parler de lui dans ce milieu à part, dit de niche moins suivi par la majorité. Challenge énorme et réussite totale sur Void Of an Era qui place Alta Rossa dans la lignée des groupes à suivre d'assez près.

 

On va plus loin chez Ahasverus.fr:

Revenons sur le label https://sourceatonerecords.bigcartel.com/# qui n'a pas encore fêter ses 2 ans d'existence et qui s'affaire à développer des genres obscurs que sont le post-Rock, le Sludge, le Black Metal et autres assimilés. Ils ont pour devise la fougue de vrais passionnés et l'efficacité de vrais professionnels. Il en résulte déjà de belles signatures avec :

 http://Nature Morte

http://Néfastes

http://JUNON

http://Demande à la poussière

http://PARLOR,

 http://SaaR

http://Korsakov.

 http://PARLOR

http://SaaR,

 http://SunStare,

Membrane, Tassi, Sauvage...

 

 

ANGRY SILENCE, « Strange Times Call for Strange Measures » (2022)

Le 18/05/2022

Angry Silence est un groupe breton basé dans les Côtes d'Armor. Il définit sa musique comme un indie rock nostalgique teinté de punk. Il cite pour influences Guided by Voices, Stereolab, Pavement, Sebadoh, Breeders, Pixies, Sonic Youth, Les Thugs, Cleaners from Venus, Sleater Kinney et Television Personalities. C'est le titre d'un morceau de ce dernier groupe qu'il a choisi pour nom.
Après une démo sortie en 2021, Angry Silence présente l'album « Strange Times Call for Strange Measures ».
« Strange Times Call for Strange Measures » est un douze pistes. Il est sorti le 01/04/2022.
La pochette de l'album a été réalisée par Bonjour Grisaille. Dans la suite de celle de la démo, qui présentait une photographie du grand-père de Manu (chant) durant son service militaire, celle-ci rend hommage à son père, disparu quelques semaines seulement avant l'enregistrement de l'album, tandis qu'il acheminait un container de fauteuils roulants à destination des déshérités du Pérou.
Angry silence cover
L'album a été enregistré en mai 2021, dans une grange, en une semaine (une journée par musicien) afin de mettre en avant une certaine spontanéité.
Avec douze plages de (punk-)rock direct, héritières d'une certaine scène française (Les Thugs, Les Dogs), Angry Silence oscille entre la liberté d'un The Clash (« The Battle Still Rages », « Time To Get Real ») et le son chaud et organique d'un Frank Black (« Pissing Rain »). Le social-punk qu'il propose claque efficacement, rock dans l'esprit, rock dans la chair. Parfois presque grunge (« My Mate Jeffrey »), saturant ses guitares (« Day in Day Out »), Angry Silence étonne par ses choix lorsqu'il sert un interlude instrumental ou lorsqu'il reprend un titre oublié de la soul de l'année 1967. Incontestablement, « Strange Times Call for Strange Measures » sonne juste, prenant résolument le parti des laissés-pour-compte et faisant le choix  de l'underground et d'une certaine marginalité pour distribuer sa musique. Authenticité est donc le maître mot de cet album comme de ce groupe de rock, et si l'intention vous séduit nous vous encourageons à les découvrir.
« Strange Times Call for Strange Measures » est disponible en formats CD, vinyle et cassette.
Découvrez l'album ICI.

Les Critiques :

  • On ne peut que saluer ce premier album du groupe, à la fois accessible, viscéral et sans concession, ce qui reste un équilibre pas toujours simple à trouver.
    ExitMusik
  • Strange Times Call For Strange Measures sonne vrai.
    MUZZART
  • On n’est pas là pour remplir les stades, juste exprimer certaines vérités crues et sans filtres apparents.
    Bretagne Actuelle
  • La musique d’Angry Silence dévoile un punk, qui, s’il continue de filer droit, n’a plus peur de lâcher la pression, de se faire plus doux, et d’intégrer une dimension pop.
    Positive Rage

Tracklist :

  1. The Battle Still Rages
  2. Another Sunday Night
  3. Our Place Called Future
  4. My Mate Jeffrey
  5. Day in Day Out
  6. Dark End of the Street
  7. Party's Over
  8. Brother
  9. Pissing Rain
  10. All Beauty Eludes Us
  11. The Best Place in the Sun
  12. Time to Get Real


 

 

 

 

AUTHOR & PUNISHER à Montpellier

Le 03/04/2022

Author & Punisher sera en concert au Nu-Bahia - FreakShow de Montpellier le mardi 05/04/2022 à 20 heures.

Author punisher

Author & Punisher est le projet de Tristan Shone, ingénieur en mécanique basé aux USA qui conçoit et construit ses instruments à partir de machines en tous genres, et de pièces mécaniques faites sur mesure, appelées drones et dub machines.
Parmi  ses instruments on notera la drum machine et un micro surréaliste qui amplifie les sons de sa trachée, la chair se gorgeant d’extensions électroniques monstrueuses, Tristan Shone fusionne alors littéralement avec l’acier et les câbles.

Auteur de neuf albums, dont le dernier en date, « Krüller » (avec des membres de Tool en guest), est disponible depuis le 11/02/2022, Author & Punisher se produit sur scène en duo avec le guitariste Phil Sgrosso (As I Lay Dying).

La soirée montpelliéraine sera complétée par le groupe d'électro-indus américain MVTANT...

Tandis que HAG sera le régional de l'étape.

Cette soirée est organisée par nos amis de l'association What The Fest, spécialisés dans l'événementiel, qui se sont notamment distingués en organisant le festival Ex Tenebris Lux (avec en plus des groupes de métal des artistes de rue ou MERE DRAGON) ou le concert sur orgue d'église d'Anna von Hausswolff. Une fois de plus WTF est au coeur de l'événement puisque Author & Punisher n'honorera que trois dates dans l'hexagone (Montpellier, Toulouse et Poitiers) pour sa tournée européenne.

Liens :

 

 

 

Les bio d'Apo : IN HELL

Le 28/06/2021

Chaque semaine Apolline potasse ses bio.
Aujourd'hui elle nous présente un groupe de metal originaire de Lille. Il s'appelle In Hell et il prépare actuellement "Lex Divina Terrores", son deuxième album.

In hell 1C'est les bio d'Apo...


Alors il me faudrait une petite présentation du groupe...
Fab Darkhell :
Salut Apolline et merci pour cette intention… Alors In Hell est un groupe de black death metal créé en janvier 2014 par moi-même. Aujourd'hui les membres du groupe sont tous basés dans les hauts de France. Nous disposons d'un Ep "Hostis Ecclesiae", sorti une première fois en janvier 2015 et réédité une seconde fois en novembre 2017, d'un album " Satanica Mundi" sorti le 25/01/2019 chez Mystyk prod et distribué par Season of Mist.
La musique de In Hell est un mélange du black metal nordique aux ambiances plus lourdes et destructrices du death metal américain.

Satanica mundiIN HELL, "Satanica Mundi" (2019)

Qu'est-ce qui vous a donné envie de faire de la musique, et pourquoi ce style en particulier ?
Fab Darkhell : Je pense que tous les musiciens s'inspirent des groupes qu'ils écoutent et que l'envie de faire de la musique vient de là, en voulant s'identifier dans un premier temps aux musiciens qu'ils aiment. Pour ma part ce fut James Hetfield de Metallica, et je ne dois pas être le seul…(Rires). Après, les influences évoluent, et on se forge sa propre vision qui nous amène à vouloir évoluer dans un style bien précis. Le black et le death étaient une évidence pour moi, et par déduction pour In Hell.
James Spar : la brutalité de la musique me permet de libérer mon instinct primaire, Voilà pourquoi le metal extrême….

Vos influences  et ce qui vous inspire ?
James Spar :
La misère du monde, la faiblesse de l'homme, la force de la nature, Le spirituel. L'histoire du monde, la théologie, il y en a plein…
Fab Darkhell : Pour ma part, j'écoute énormément de metal tous styles, essentiellement du metal extrême. Il est vrai mais j'aime à peu près tous les styles, sauf Manowar. (Rires) Depuis un moment j'écoute beaucoup plus de ce qui vient de la scène metal locale et underground que des groupes très connus. J'aime aussi beaucoup le punk, la country rock, le hip hop et Lady Gaga... (Rires) Pour mes influences hors musique, je suis un grand fan des films de Tarantino, des séries Walking Dead, Sons Of Anarchy, qui me font donner peut-être ce côté violent dans mes compo…

Une chose que vous aimez dans le milieu du metal, et une chose qui vous déplaît...
Fab Darkhell : J'aime à peu près tout dans le metal, car la diversité est grande et cette communauté reste fidèle à cette musique et à son identification, ce que l'on ne retrouve pas beaucoup dans une autre musique. Ce que j'aime moins c'est Manowar (Rires).

Une chanson que vous auriez aimé écrire ?
Fab Darkhell : Hou la ! Une, ça va être très compliqué ! Mais si je me restreint au metal, ce qui va être aussi très compliqué, je dirais… "Christian to the lions", de Behemoth. Et pour le fun, "Beat The Bastards", de Exploited.

Si votre groupe était un animal, lequel serait-il et pourquoi ?
Fab Darkhell : Alors, le Ténia, pour sa capacité à s'introduire et grandir en nous en se nourrissant de notre merde, comme le font les religions. In Hell est le Ténia des religions… (Rires)

Votre parfum de pizza préféré ?
Fab Darkhell :
Hé hé… Je ne m'attendais pas à cette question, mais allons-y. Celle où il y plein de viande dessus, bœuf, lardons, chorizo, merguez, jambon… Ouais du cochon, plein de cochon, la pizza-cochon, tiens, c'est bien ça ! Avec de la crème fraîche, pas de sauce tomate, (trop Italien)… Avec plein de fromage, dont du maroilles, du bien lourd, du bien gras quoi...


Les Liens :

Et voilà pour cette semaine.

Je vous remets comme d'habitude le lien de la playlist :

https://open.spotify.com/playlist/0bTigPgUjUbhoUeCh2Cv77...

Bonne semaine à vous !

Chronique d’Album : LAURA COX (Southern Hard Blues), Burning Bright (2019)

Le 14/02/2020

Groupe : Laura Cox
Album : Burning Bright (08/11/2019)
Genre : Southern Hard Blues
Origine : Paris
Laura cox firmin de montegut photos
Laura Cox par Firmin de Montégut Photos
Le Groupe :
Fondé en 2013 Laura Cox (initialement Laura Cox Band) est un quatuor de Southern Hard Blues parisien formé autour de la guitariste/chanteuse Laura Cox (c’est son vrai nom) et du guitariste Mathieu Albiac.
Laura se prend de passion pour la guitare vers l’âge de quatorze ans, influencée par la CDthèque de son père et par la comédie américaine de Mark Waters Fricky Friday (2003) dans lequel l’adolescente s’identifie à la jeune héroïne du film, Anna (Lindsay Lohan), qui joue dans un groupe.
Laura poste ses premières vidéos et se fait remarquer grâce à des cover sur Youtube à partir de 2008.
 
 
En 2013, son ami Mathieu Albiac la convainc de monter son premier groupe. Il choisissent pour nom “Laura Cox Band” afin de distinguer la formation de ses activités de Youtubeuse.
Le line-up Laura/Mathieu, est complété par François C. Delacoudre (c’est LE bassiste choisi pour accompagner de sa basse les vingt-quatre virtoses du projet United Guitars, ça vous donne une idée du niveau) et Antoine Guerin (batterie).
Le groupe sort “Hard Blues Shot”, son premier album, en 2017, annoncé notamment par le clip éponyme :
 
Craignant d’égarer ses fans, Le Laura Cox Band décide de changer son nom en Laura Cox. La chanteuse s’en explique dans une interview :
“Les groupes dont le nom finit par "Band" jouent généralement du blues, or ce n'est pas exactement ce que nous faisons. Cela créait une confusion, car nous étions parfois programmés sur des affiches où les gens pensaient que nous étions un groupe de blues. Si on ajoute à cela que le premier album s'appelle "Hard Blues Shot" (2017) et que nous avons un single sur le nouvel album qui s'intitule "Bad Luck Blues", la connotation blues commençait à être trop présente, même si c'est une des influences de notre musique, mais nous sommes un groupe de rock avant tout.”
(source : https://www.guitariste.com/interviews/laura-cox,5684,1.html)
La structure des compositions du groupe est signée Laura Cox/Mathieu Albiac. Laura revendique l’influence de Mark Knopfler, Slash et Joe Bonamassa. Les compositions de Mathieu sur le premier album s’inscrivent dans la lignée d’un Hard-Rock à la AC/DC.
En seulement deux albums, Hard Blues Shot (2017) et Burning Bright (2019) Laura Cox compte plus de 210 000 followers sur Facebook.
Voyons maintenant...

 

L’album :
“Burning Bright” est un dix pistes pour quarante-deux minutes.
Laura cox1
LAURA COX, Burning Bright (2019)

 

Banjo, dobro et lap steel font partie des instruments utilisés par Laura Cox sur cet album.

Freaking Out Loud et Bad Luck Blues comptent parmi les clips choisis pour illustrer l’album.

 

Enregistré à Bruxelles, aux ICP Studios, Burning Bright est masterisé par Howie Weinberg (Oasis, Aérosmith, The White Stripes).
Ces données objectives énoncées, voyons un peu...
Les Critiques :

 

Notre Avis :
Après un premier album très bon mais bicéphale, le duo Cox/Albiac harmonise ses influences et délivre un songwriting d’une parfaite homogénéité et d’une qualité inaltérée de titre en titre.
Si la virtuosité des guitares n’était plus à vanter, le chant de Laura Cox est lui aussi très agréable, laissant poindre sur certains morceaux un léger vibrato qui colle au Southern comme un gant.
S’il est prématuré à ce stade de clamer haut et fort que Laura Cox est le taulier du Rock français, il est néanmoins certain que ce groupe talentueux s’est fait faire un double des clés.
Burning Bright est le classique de Rock qui manquait à votre CDthèque et Laura Cox, qui s’exporte bien, est l’un des fers de lance de la nouvelle scène - puisse-t-il en devenir la locomotive !
Il me reste à vous donner...
Les Infos Utiles :
Laura Cox est sur Facebook :
https://www.facebook.com/lauracoxofficial/
Laura Cox est sur Spotify :
https://open.spotify.com/album/7lOutDr84PlBG1OAAylOAW
Laura Cox est en tournée en Espagne, en Allemagne mais aussi à Ris Orangis, Castres, Narbonne, Samoens... Toutes les dates sur :
https://www.lauracoxband.com/
 

AOR, L.A. Suspicion (2022)

Le 15/05/2022

On ne compte plus les albums que l'intarissable Frédéric Slama égrène sous le nom de AOR depuis plus de vingt ans. Le petit dernier, sorti le 08/04/2022 via Perris Records, a pour nom « L. A. Suspicion ».
Frederic slama s aor
Tommy Denander (Alice Cooper, Steve Walsh) accompagne à nouveau notre expatrié pour la partie instrumentale tandis que le casting habituel de chanteurs prestigieux se relaie au micro : Steve Overland (FM, The Ladder), Paul Sabu (Only Child, John Waite), Robbie LaBlanc (Blanc Faces, Find Me), Bill Kelly (Dakota), Steph Honde (Hollywood Monsters, Scream Taker), Markus Nordenberg (Coastland Ride, Pearls & Flames) et Michael Stosic.

Au sortir du très bon « The Ghost Of L. A. », l'excellent mélodiste Frédéric Slama parvient à trouver à nouveau la phrase musicale efficace, la ligne de guitare qui retient l'attention, entouré de chanteurs qui donnent du cachet aux compositions et dont les tessitures différentes évitent la monotonie.
Très proche d'un Toto ou d'un Journey, « L. A. Suspicion » revient précisément où on l'attendait, et c'est évidemment ce qu'il avait à faire de mieux. Les fidèles de Slama et les fans d'AOR en général seront ravis de cette nouvelle production de Frédéric Slama dont les livraisons quasi-métronomiques sont devenues avec le temps des rendez-vous incontournables du genre.

Les Critiques :

  • L.A. Suspicion prouve une fois de plus les vertigineuses et talentueuses aptitudes de Frédéric Slama pour sublimer encore et encore ce style de façon merveilleuse.
    Tvrocklive

Tracklist :

1. A Smile In My Heart 4:34
2. The Girl You Won't Leave Behind 5:11
3. Cold Logic 4:44
4. Stronger Than Desire 4:34
5. Arrow Thru' My Heart 5:08
6. Scene Of The Crime 4:21
7. Street Of Illusions 4:52
8. Hold Back Tomorrow 4:15
9. Lost In Cold Heaven 5:07
10. A Broken Heart In Tokyo 4:25
durée totale : env. 47mn

Line-Up :

  • Frédéric Slama : Guitares, claviers
  • Tommy Denander : tous les instruments
  • Chant : Steve Overland, Paul Sabu, Robbie LaBlanc, Bill Kelly, Steph Honde, Markus Nordenberg, Michael Stosic

Discographie :

  • LA Concession (2000)
  • Next Stop LA  (2001)
  • LA Reflection   (2002)
  • Dreaming Of LA (2003)
  • Nothing But The Best (compilation - 2004)
  • LA Attraction (2006)
  • Journey To LA (2009)The Colors Of LA (2009)
  • LA Ambition - The Best Of AOR (compilation - 2010)
  • LA Temptation (2012)
  • The Secrets Of LA (2013)
  • LA Connection (2014)
  • Return To LA (2015)
  • LA Darkness (2016)
  • The Heart Of LA (compilation - 2017)
  • Rare Tracks & Demos (2017)
  • More Demos From L.A. (2018)
  • Heavenly Demos (2019)
  • The Best Of The Westcoast Spirit (compilation - 2020)
  • The Ghost Of LA (2021)
  • LA Suspicion (2022)

Le Lien :


 

COMA HOLE, Coma Hole (EP - 2022)

Le 12/05/2022

Coma Hole est un duo drum & bass originaire du Rhode Island.
Eryka Fir opère au chant et à la basse tandis que Steve Anderson tient la batterie.
Coma hole band
Il présente son premier EP éponyme le 22/04/2022.
« Coma Hole » est un quatre titres. Il contient deux pièces de plus de onze minutes, une autre de près de huit, arrivant à un total d'une durée supérieure à trente-cinq minutes.
Les quatre morceaux qui prennent le temps de s'installer proposent des ambiances différentes, pouvant tirer épisodiquement sur le doom mais aussi capables de se faire très dynamiques (« Old Climb ») au sein un opus stoner survolé en permanence par un esprit psychédélique.
Un clavier amène ponctuellement quelques nappes en soutien.

La prise de son, réalisée au Red Water Recording Studio de Philadelphia courant juillet 2021, est adaptée, le son du groupe met en évidence une identité sonore déjà bien établie.
Ce premier EP de Coma Hole dénote enfin une expérience avérée des musiciens et une efficacité dans un songwriting bien mené. Il séduira un public amateur de psychédélique ou de desert rock.
L'artwork révèle un talent évident dans l'illustration. Il est signé par la chanteuse Eryka Fir.
Coma hole cover
Le Lien :

HOT HELL ROOM, Kingdom Genesis (2022)

Le 10/05/2022

« Bouillant comme la braise dans la Chambre Chaude de l’Enfer »
(Je dédie cette chronique à mon ami Jean-Luc Wallendorf, disparu en 2020 et qui était fan d’HHR).

Groupe : Hot Hell RooM
Album : « Kingdom Genesis »
Genre : Heavy Metal/Hard Rock/Rock Mélodique/Rock Progressif/Gothique

Influences : Queensrÿche/Type O Negative/Dio/Dokken/Winger/Rush
Origine : Paris (2003)
Sortie : 08/04/2022

Par Pépé St@kaTTo
Hot hell room band
Line-up actuel :

  • Loïc Malassagne : chant, guitare, claviers  (ex-Anthemon)
  • Alan Raoul : basse (ex-Coldown, ex-Evolvent, ex-7th Nemesis, ex-Invading Chapel)
  • Shazy Bob : guitare (ex-David Slame)
  • Ludovic Rouix : batterie (ex-Evolvent, ex-Anthemon)

Anciens membres :

  • Sébastien Luccioni : guitare (ex-Onirik Illusion)
  • Loïc Stone : batterie
  • Alexis Bersot : batterie (ex-Hatred Dusk)

Discographie :

  • Lie Box (EP Demo 2005)
  • Hot Hell Room (Demo 2009)
  • Kali Yuga Bonfire # (2013)
  • # Morrison (Arranged Version EP 2015)
  • Architect Of Chaos (2016)
  • Stasis (2020) sur le Label Allemand STF Records
  • Kingdom Genesis (2022) sur le Label Français M&O

C’est seulement deux ans après l’excellentissime « Stasis » que les Franciliens d’Hot Hell RooM ont sorti chez M&O Music en ce début avril 2022 « Kingdom Genesis », autant vous dire que pour la Te@m « d’Ahasverus Métaux En Tous Genres » l’attente de ce quatrième opus fut quand même très longue (le Boss a même fini par creuser une tranchée dans la moquette de son bureau à force de faire des allées-venues pour rayer les jours sur le calendrier). C’est que les HHR font partie du Top Ten de nos groupes préférés à « la rédaction ».
Pour ceux qui auraient somnolé au fond de la classe entre le radiateur et la fenêtre ou tout simplement hiberné dans une grotte ces dernières années et qui auraient raté quelques épisodes, une petite révision s’impose.
C’est par la collaboration active de trois copains, l’ex-Béarnais Loïc Malassagne (auteur, compositeur, multi-instrumentiste et surtout chanteur à la voix bien particulière, de baryton-basse à contre-ténor), du bondissant bassiste Alan Raoul et de Loïc Stone le batteur, qu’Hot Hell RooM  voit le jour dans le Val de Marne en 2003.
Les répétitions et le travail créatif de nos trois compères aboutiront à deux maquettes de grandes qualités « Lies Box » et « Hot Hell Room », cette dernière étant masterisée par le producteur Beau Hill (Alice Cooper/Twisted Sister/Winger/Kix/Europe/Ratt, excusez du peu).
En 2010, Ludovic Rouix remplace Loïc Stone qui a quitté le groupe. Avec lui, ils préparent activement « Kali Yuga Bonfire » leur premier album autoproduit qui sera début 2012 enregistré, mixé et masterisé par le « magicien ingé-son » Andrew.G du Hybreed Studios  de Fontenay-sous-Bois, les parties batteries étant quant à elles enregistrées par Pierre Houllier au Roots Notes Studio  à Massy.  
Fin 2012 HHR devient donc officiellement un quatuor avec l’arrivée de Shazy Bob à la « guitare assassine » (et en kilt écossais). S’en suivront quelques concerts en première partie de groupes prestigieux (Toledo Steel, Dizzy Mizz Mizzy, Caousel Vertigo), mais surtout la sortie de leurs trois albums « Kali Yuga Bonfire » en 2013, « Architect Of Chaos » en 2016, et « Stasis » en 2020 (ces deux derniers avec le brillantissime guitariste Seb’ Luccioni).
C’est pratiquement dix ans après la sortie de leur premier album que « Kingdom Genesis », avec ses onze titres atterrit dans les bacs. Il est également produit par Andrew. G au Hybreed Studios,  sauf le mastering qui sera lui réalisé à Los Angeles par Maor Appelbaum (Yes/Meatloaf/Faith No More/Rob Halford/Angra/Sepultura/Yngwie Malmsteen/Dokken).
La pochette dans une déclinaison de couleur ocre jaune est très sobre, elle est tirée du tableau « La Bataille de Tolbiac » peint en 1937 par le Franco-Hollandais Ary Scheffer (l’œuvre originale est visible dans la galerie des Batailles, au château de Versailles). Cette immense toile représente la victoire de Clovis le Roi des Francs et de son armée sur les Alamans à Tolbiac (en latinus  « Tolbiacum », une ville de l'ancienne Germanie située près de Cologne). C’est après cette bataille que Clovis se convertira au christianisme et officialisera plus tard la naissance du Royaume de France. Loïc et Alan tous deux férus d’histoire ont ainsi voulu ce titre de « Genèse du Royaume » pour cet album. Cependant on ne peut pas vraiment parler de concept album même si plusieurs titres font référence à l’histoire de France.
Hot hell room kingdom genesis
Tracklist :
01.Royal Introduction – 02.Remembrance – 03.Twilight – 04.Isolated – 05.Preach – 06.Savior  – 07.Royal Interlude – 08.Watcher – 09.Nightmare – 10.1307 – 11.Clear Sighted

  1. C’est au son d’un orgue d’église que « Royal Introduction » débute religieusement l’album. Avec sa tessiture naturelle de baryton-basse, Loïc entame la grande messe de « Kingdom Genesis ».
  2. Le deuxième morceau « Remembrance » démarre sur les chapeaux de roues par un riff puissant concocté à distance et « envoyé par catapulte » par l’ancien guitariste Seb’ Lucionni. Ce titre énergique porté par la voix exceptionnelle de Loïc nous replonge dans cette ambiance si particulière que nous avons l’habitude de trouver chez Hot Hell RooM et qui fait toute sa richesse, à savoir une alternance de passages Heavy supra-rapides sur les couplets et ceux beaucoup plus calmes dans le style Gothique sur les chorus.
    « C'est l'un des tout premiers titres écrit pendant le confinement […] ce morceau fait référence à une figure emblématique ancienne de notre pays, d'un héros ou héroïne sur qui le peuple peut se rattacher et s'unir, sans la nommer pour laisser libre cours à l'imagination. C'est aussi un message d'appartenance charnelle à une terre et son histoire, un message combatif dans le bon sens du terme et positif en ces temps obscurs ! »
  3. « Twilight » avec son bon gros riff lourd à la Metallica ou Lordi (chacun choisira sa référence) et sa rythmique bien hypnotique entraîne l’auditeur dans une dimension où le jour n’est pas encore mort et la nuit pas encore ressuscitée, ce moment où l'on vit le plus intensément. La mélodie de ce morceau est sublime, et pour certains elle continue même de trottiner en boucle dans la tête après la fin du morceau.
    « Ce titre parle de la génération née avec internet mais aussi du monde moderne et de son rapport à la technologie avec ses dérives et perversions et de son rapport à l’autre… »
  4. Avec « Isolated » l’enchainement est parfait, le morceau débute sur une courte intro avec de superbes nappes de clavier et une batterie métronomique ultra-carrée, le chant démarre en même temps que la rythmique guitare, c’est une avalanche d’énergie tout au long du morceau. La voix culmine à des sommets que peu de chanteurs sont capables d’atteindre avec de sacrées variations que ce soit sur les couplets, ponts ou chorus. La basse n’est pas en reste et pilonne de concert avec la batterie durant quatre minutes. Un sublissime solo bien débridé joué en deux temps de Fabrice Poisson en guest, (ami d’enfance d’Alan), avec un final où se rejoint ce riff bien percutant que l’on retrouve tout au long du morceau, vient clôturer cette piste. Une véritable pépite que personnellement je ne me lasse pas d’écouter.
  5.  « Preach » entame cette cinquième piste par un nouveau riff musclé et bien décapant, le chant est toujours aussi harmonique, puissant et légèrement teinté de gothique. Ce morceau particulièrement intéressant intègre des passages qui nous font par moment basculer d’un Hard Rock classique à un plan plutôt Goth’ sur le premier pont avec l’utilisation d’arpèges en son clair (sur un tempo lent), à plus Progressif sur le dernier pont, avec de magnifiques riffs de basse et une mélodie de piano, à la Rush. Le solo de fin particulièrement bien ficelé par l’ami Shazy Bob venant achever le tout.
  6. Sur « Savior » ce sont les roulements tribaux de la batterie de Ludo qui lancent ce sixième titre. La voix de Loïc alterne sur ce morceau les questions/réponses et met en évidence l’énorme travail technique qu’il a encore réalisé pour gagner en hauteur par rapport à sa tessiture habituelle. Les variations sont énormes et enrichissent considérablement le chant, un sacré exploit ! Au final, un son énorme de basse/guitares, avec encore un magnifique solo pour une pièce superbement mélodieuse…
  7. « Royal interlude » avec ses quarante-et-une secondes et son thème médiéval, judicieusement interprété par le troubadour Loïc, va nous plonger au moyen-âge à la cour du Roi, pour un interlude de guitare acoustique percussive ; juste le temps de refaire le plein de kérosène et de redécoller.
  8. Et c’est donc reparti pour un huitième brûlot ! « Watcher », le titre poids-lourd de l’album est un monument de Heavy Metal. D’entrée, on assiste à un déferlement de décibels, un mur énorme et compact de guitares (tant pour la rythmique que pour les riffs surpuissants), une basse atomique, une batterie déchainée comme un mustang, le pont basse/batterie/guitare est énorme ! La partie chant restant toujours aussi brillante et hypnotique.  
  9. « Watcher est très métaphorique dans l’approche du texte, c’est aussi un constat de notre monde mais comme s’il était décrit par un dieu observant du ciel nos faits et actes ».
  10. « Nightmare » oscille entre Hard Rock et Rock Progressif avec une alternance de tempi tout le long du morceau. On retrouve également ces variations de tonalités dans le chant, la basse et dans les nombreux breaks de batterie. Les solos de guitares abondants et de grandes qualités, sont bien plus présents que sur les morceaux des albums précédents.
  11. Avec « 1307 » Hot Hell Room nous replonge une nouvelle fois dans l’histoire de France avec ce funeste vendredi 13 octobre 1307 qui amorcera le déclin et la destruction de l’Ordre du Temple. La basse lancinante et lourde, les nappes embrumées des claviers, les riffs ciselés comme des lames de Tolède renforcent ce côté médiéval et sombre. La voix de Loïc remplie de « sérénitude » et d’apaisement traduit bien ce qu’ont ressenti les Templiers à leur arrestation : « Non nobis, Domine, non nobis, sed nomini tu da gloriam » (Non pour nous, Seigneur, non pour nous, mais pour la gloire de ton Nom). Beaucoup d’émotion donc dans ce morceau.
  12. « Clear-Sighted » vient clôturer de façon magistrale ce quatrième opus. Le gimmick d’intro que l’on retrouvera tout le long du morceau est obsédant comme une aura imprégnée de mysticisme, une âme en peine tourmentée. Les riffs sont massifs et entêtants, et même si la voix de Loïc se veut plus suave sur ce titre pour coller à cette Power-Prog’-Ballade, l’énergie et les sentiments qu’elle dégage sont toujours aussi présents et saisissants.

* Les commentaires en italique et entre guillemets sont de Loïc Malassagne.


« Kingdom Genesis » est vraiment un album riche en mélodies et terriblement bluffant, les guitares sont bien plus nettes et tranchantes, la double-pédale grosse caisse beaucoup plus audible, la voix envoutante et puissante bien mise en avant, du très-très bon Hard & Heavy.
Laissez-vous donc séduire par les nombreux brûlots de cet album, (d’autant plus que plusieurs titres sont destinés à devenir de véritables pépites), vous ne le regretterez pas !
C’est à force de persévérance qu’Hot Hell RooM arrive aujourd’hui à se hisser au niveau des plus grands groupes de Heavy Metal de l’Hexagone, M&O Music ne s’y est pas trompé en les récupérant dans son écurie, (encore moins la bande à Ahasverus en les suivant assidûment). L’accent de Loïc Malassagne qui se rapproche plus d’un chanteur américain qu’anglais, ainsi qu’une empreinte sonore et un univers vraiment unique, devraient rapidement leur ouvrir des opportunités à l’international.
Le groupe n’a malheureusement pas pu défendre en concert « Stasis » pour cause de pandémie récurrente, gageons que les prochains gigs soient plus nombreux ! Une date semble confirmée pour avril 2023 au « Petit Bain » (75), une seconde serait également prévue juste un peu avant en mars 2023 sur Alfortville (94), au CREA Jean-Macé (à la « Pyramide ») avec Onirik Illusion.

Les liens :

Matoscope :

  • Loic : guitare Ibanez RG Black + distortion Revv G3. Micro chant Shure SM58 + Réverb TC Helicon R1.
  • Alan : basses Spector & Warwick Thimb Bass. Tête ampli Peavey Session Basse + Cabs Genz Benz 4x10.
  • Shazy Bob : guitare Lag Roxane. Ampli Laboga Caïman + cabs Laney 2x12. Effets : TC Electronic Tube Pilot / LunaStone Wise Guy True Overdrive / TC Electronic Nova System + pédalier midi.
  • Ludo : batterie Richmo Drums + cymbales Sabian.