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1914 (Black Metal), Where Fear And Weapons Meet

  • Le 19/10/2021

Groupe : 1914
Album : « Where Fear And Weapons Meet » (22/10/21 - Napalm Records)
Genre : Black Metal
Origine : Ukraine
On aime : La composition, le développement du concept

Par Ahasverus

« Là, loin, loin de la mer/
Il y a mon village/
Il y a la Serbie. »

C'est par cet air traditionnel serbe (« Tamo Daleko »), très populaire durant la première guerre mondiale et qu'on jouera aux funérailles de l'inventeur Nikola Tesla, que nous accueille « Where Fear And Weapons Meet », le nouvel album des Ukrainiens de 1914.
Puis des coups de feu, des cris, le tumulte.

1914 artwork 1Nous voici plongés à Sarajevo. Le nationaliste Gavrilo Princip vient d'assassiner l'archiduc François-Ferdinand.
Chacun sait qu'alors le jeu des alliances entraînera un conflit généralisé, plongeant le monde - l'Europe surtout - dans ce qu'on appelera « la première guerre mondiale ».

« Welcome To Sarajevo » éructe 1914, formation ukrainienne née précisément cent ans plus tard et dont l'oeuvre se nourrit de ce qu'on a nommé  « la grande guerre ». Son black metal épique apporte toute la noirceur nécessaire au fléau.

Ce nouveau concept-album - le troisième du groupe - s'attache plus particulièrement à la vie des soldats et nous conduit sur divers théâtres d'opérations tels que la crête de Vimy, Messines, au coeur des mines (ces galeries creusées pour faire s'écrouler les tranchées). 1914 s'éloigne donc des sentiers battus du chemin des Dames (par exemple) en abordant le conflit par des épisodes marquants mais moins connus, tel celui des Harlem Hellfighters dans le morceau « Don't Tread On Me ».

1914 explique :

« Where Fear and Weapons Meet poursuit la thèmatique que nous avons commencé sur The Blind Leading the Blind - avec une différence majeure : ce sont des histoires d'espoir où la plupart de nos personnages restent en vie, deviennent des héros et retournent chez eux. Oui, il s'agit toujours de la peur, de la mort et de l'absurdité de la guerre, mais l'espoir est la seule chose à laquelle le soldat s'accroche. Et une bonne part de chance aussi. »

La patte historique de l'album est renforcée par des extraits d'archives sonores ou par la lecture de documents, telle cette lettre annonçant la mort du soldat AG Harrison le 20 mai 1918, mise en musique sur « And a Cross Now Marks His Place » en septième piste de l'opus.

1914 expliquait à propos de ce titre :
« Il s'agit d'une vraie lettre, écrite à la main par un officier britannique et adressée à la mère d'un soldat décédé au combat. Ce n'était pas un formulaire standard envoyé en masse, mais plutôt un message personnel. Il décrit la mort de son fils, ajoute des mots pour la consoler et souligne à quel point la Couronne est fière de lui, une autre victime du massacre entre les Empires. »

Et oui, vous l'aurez noté, c'est Nick Holmes, le chanteur de Paradise Lost qui prête sa voix à ce « And a Cross Now Marks His Place ».

Autre invité inattendu, le musicien  Sasha Boole (du groupe de dark folk Me And That Man) sur l'interlude aux sonorités celtiques « Coward », qui trouve sa place au centre de l'album.

« Nous ne chantons pas les chansons, nous racontons les histoires ! » nuançait 1914.
Le concept est fouillé, en recherche d'originalité. Mais c'est bien à un album de musique blackened death metal épique que nous avons affaire, avec un chant très bien placé qui reste compréhensible, ce qui est une plus-value dans une telle entreprise.
L'équilibre de l'album est assuré par une structure  solide : son intro, l'interlude et l'outro, ainsi que les diverses captations d'archives, installent l'ambiance et contribuent à faire de  « Where Fear And Weapons Meet » un concept-album orchestré et ficelé de main de maître. Ses qualités sont évidentes et il force le respect, imposant sa réussite de bout on bout, avec le petit quelque chose en plus ; « And a Cross Now Marks His Place » sort indéniablement du lot par son ambition, son audace, son travail, son traitement et sa singularité, et on ne peut que vous le recommander.

Notez que la tournée européenne de 1914 passera par Toulouse (Le Rex) le 22/03/2022, Lyon (Rock'N Eat) le 31/03/2022, Colmar (Grillen) le 18/04/2022 et Paris (Le Gibus) le 19/04/2022.


L'album sera disponible aux formats :

  • CD Digipack
  • Double Vinyle Noir incluant un livret 12"
  • Double Vinyle Vert sombre incluant un livret 12" - édition limitée à 400 exemplaires
  • Triple Vinyle marbré Rouge transparent et Noir (incluant le double-vinyle de l'album, un livret 12", un vinyle bonus, un poster et un patch) - édition limitée à 400 exemplaires
  • Album digital 

1914 1a photo credit may lee1914 par May Lee

Line-up :

  • 9. Westpreußisches Infanterie-Regiment Nr. 176, Hptm. Ditmar Kumarberg - chant
  • The 51st Highland Division, 1/9th Bn. 2Lt. Liam Fessen - guitare
  • 307th Infantry Regiment, Capt. Walter Wyhovsky - guitare
  • Le 151e regiment d'infanterie, Cne. Armin d'Harcourt - basse
  • K.K. Landwehr-Infanterieregiment Lemberg Nr.19, Obltn. Rostislaw Potoplacht - batterie

Tracklisting :

1. War In    
2. FN .380 ACP#19074    
3. Vimy Ridge (In Memory of Filip Konowal)    
4. Pillars of Fire (The Battle of Messines)    
5. Don't Tread on Me (Harlem Hellfighters)    
6. Coward (feat. Sasha Boole)
7. ...And a Cross Now Marks His Place (feat. Nick Holmes)
8. Corps d'autos-canons-mitrailleuses (A.C.M)    
9. Mit Gott für König und Vaterland    
10. The Green Fields of France    
11. War Out   

Discographie :

  • Eschatology of War (2015)
  • The Blind Leading the Blilnd (2018)
  • Where Fear And Weapons Meet (22/10/21)

Les Liens :

ILS - réédition en vinyle

  • Le 03/10/2021

Après une première édition épuisée lors de la précommande, Vicious Circle et Pogo Records rééditent une nouvelle série de vinyles de l'album  « Curse » du groupe américain ils.

Ils vinyleEt pour ceux qui le découvriraient sur cette page, ILS est un quatuor originaire de l'Oregon, composé de Tom Glose (Black Elk) au chant, Nate Abner (The Days, The Nights) à la guitare, Tim Steiner (Passerby) à la batterie et Adam Pike (White Orange) à la basse.

Sorti en juillet 2020, « Curse » est un solide opus de noise rock, dix titres très directs pour une durée de vingt-neuf minutes.
TRACKLIST : 1. Bad Parts / 2. Curse / 3. Don't Hurt Me / 4. No Luck / 5. Noose / 6. Whitemeat / 7. Northstar / 8. Casket Race / 9. It's Not Lard, But It's a Cyst / 10. For the Shame I Bring

Les liens pour commander :

 

ALTESIA : Tournée d'automne, clip et album

  • Le 02/10/2021

Le groupe de Metal progressif présentait en ce mois de septembre le single-clip « Mouth Of The Sky ».

Il annonce le second album de la formation bordelaise, prochainement accessible à la précommande, qui sortira le 16/10/2021 sous le nom de « Embryo ».

Altesia embryoL'artwork de ce futur opus est signé Ani artworks.

Pour promouvoir ce nouvel album, Altesia sera en tournée à travers la France durant tout le mois d'octobre. Des dates sont annoncées à Le Haillan, Toulouse, Saint-Jean de Vedas, Lyon, Barberaz, La Penne-Sur-Huveaune, Clermont-Ferrand et Bordeaux.

Altesia tour

Line-up :

  • Clément Darrieu – chant, guitare rythmique
  • Alexis "Idler" Casanova – guitare rythmique et lead, chant
  • Hugo Bernart – Basse
  • Yann Ménage – Batterie
  • Henri Bordillon – Clavier

Les Liens :

 

DUST IN MIND hors contrôle

  • Le 29/09/2021

« Take Me Away », le dernier clip de Dust In Mind, s'est envolé au dessus des 170 000 vues Youtube.

Il illustre « CTRL », le quatrième album de ces Strasbourgeois, qui sortira le 19/11/2021, un album sur le courage, l'abandon et le processus intime d'apprentissage de soi tout en faisant face à la pression écrasante et aux torrents de sentiments qui semblent incontrôlables et incompréhensibles, lit-on sur la page du groupe.

L'artwork nous a déjà été révélé, il s'agit d'une photographie de Sylvain Hélaine, alias FreakyHoody, « l'homme le plus tatoué de France », figure principale du clip « Take Me Away ».

Dust in mind artwork

Les précommandes  vous attendent ici :

Une déclinaison du merch est disponible sur le même lien.

Dust in mind merchDust In Mind dévoilera un nouveau clip le 01/10/2021.

PARLOR : Instacat Man

  • Le 24/09/2021

« Comments », le prochain EP du groupe de post chaotic hardcore PARLOR, sortira le 15/10/2021 chez Source Atone Records et en K7 chez Duality Records. 

Il s'agira d'un six titres produit par Francis Caste (Kickback, Comity, Regarde les Hommes Tomber, Hangman’s Chair, etc.), conçu comme une satire de notre rapport pernicieux et souvent maladif aux réseaux sociaux.

Pour annoncer l'événement, les Parisiens ont sorti le clip-single « Instacat »

Parlor explique :

«  Instacat dépeint le quotidien d’un chatfluenceur cocaïnomane obnubilé par sa petite personne, ses stories et ses views, indigne héritier et version dévoyée du classique Nyan Cat et ses pixels arc-en-ciel 8 bits. Conditionné par son habitus de star des réseaux sociaux, incapable de réaliser la futilité, l’insignifiance des posts et autres hashtags dont il inonde les smartphones de sa myriade de followers, l’Instacat représente la vanité susceptible d’habiter chacun d’entre nous, prisonniers asservis aux diktats d’idoles numériques cruelles et déshumanisantes. »

Parlor bandParlor, photographie © Alexandre Le Mouroux

Les précommandes sont ouvertes ici : https://sourceatonerecords.bigcartel.com/category/parlor

PILI COÏT : L'amour, toujours l'amour...

  • Le 24/09/2021

Le duo lyonnais Pili Coït a annoncé la sortie de son nouvel opus.

Produit par Dur et Doux et désormais disponible à la précommande, « Love Everywhere » nous sera livré le 12/11/2021 dans un artwork signé Judith Saurel.

Pili coit cover

Pili Coït, qui tient son nom de la déformation de « Billy Goat », un morceau de leur premier album prononcé ici « à l'Alsacienne », a sorti pour présenter l'événement le single « Endless make love everywhere ».
Ce morceau avait fait l'objet d'une capture live en ligne depuis 2019.

Précommandez « Love Everywhere » ICI.

DECAY SORT SON PREMIER ALBUM

  • Le 19/09/2021

Le label Loud Rage Music a présenté le 14/09/2021 « ThORnMENThORn », le premier album de DECAY, un vétéran du Metal extrême roumain.

Decay artwork

L'album contient une intro et huit titres, il est décrit comme mix de Thrash, de Death et de Black Metal avec des passages Doom et psychédéliques.

Un clip a été réalisé pour annoncer l'événement :

Découvrez « ThORnMENThORn » ici :
https://loudragemusic.bandcamp.com/album/decay-thornmenthorn

Tracklist :

1. Mork Skog (intro)
2. To survive the time
3. Evilution
4. For a seizable reality
5. Baalanar
6. Concentrated incarnation of brutal aggression
7. Vortex of thoughts
8. Decay
9. Eat your rights

Line-up :

  • Goat (Chant)
  • Franky (Basse)
  • Robi (Guitares) 
  • Anti (Guitares)
  • Zoli (Batterie, Guitares)

TARAH WHO? : Letter from L. A. (interview)

  • Le 15/09/2021

Le 24/09/2021 sortira « Supposedly A Man », le nouveau Tarah Who?.
Pour patienter en attendant la sortie de cet album de rock  qu'on vous recommande et dont notre chroniqueur Pépé
Stakatto vous fera l'article, nous avons pris des nouvelles de Coraline et Tarah, les deux expatriées - elles vivent aux USA - qui composent cette formation.

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Je n'ai pas de message précis quand j'écris, mon but est de me libérer de mes émotions et de faire du rock'n roll.


Bonjour Tarah Who? Pourquoi avoir choisi une formule duo ?
Coraline Herve (batterie) :
Bonjour ! Merci de nous recevoir. On n'a pas vraiment choisi la formule duo, c'est plutôt venu à nous (rires), mais ça fonctionne plutôt bien pour nous !
Tarah G. Carpenter (chant, guitare, basse) : Bonjour ! Oui effectivement. En fait notre dernier bassiste nous a planté une semaine avant une tournee Europeenne. On a dû trouver une solution très rapidement et il nous a semblé plus simple de partir en duo avec des tracks plutôt que d'essayer de trouver un(e) bassiste qui aurait dû apprendre vingt-cinq chansons en une semaine, etc. Au retour de notre tournée européenne, on avait une autre tournée de prévue et on se disait que, si on trouvait la solution pour ces deux tournées, on verrait après. La réaction du public était très encourangeante et on a trouvé plus simple finalement de n'avoir que nous deux a gérer, donc on est resté comme cela.

Tarah Who? ... Comment naît l'idée du prénom suivi de cette interrogation ?
Tarah G. Carpenter : Alors ça c'est une autre longue histoire ! (Rires)
Pour la faire courte, j'avais envoyé un email a mes musiciens de l'époque parce qu'on cherchait un nom de groupe. Donc ça, c'était au tout debut...  J'avais proposé plein de noms, mais ils n'ont finalement retenu que le sujet de mon email qui était « Tarah... WHO??? ». On s'était dit qu'on allait faire les dates déjà programmées avec ce nom puis qu'on allait réflechir, mais ... On ne l'a jamais fait !

Votre nouvel album sort le 24/09/2021. Il s'appellera « Supposedly A Man ». Quel message doit-on lire à travers ce titre ?
Tarah G. Carpenter : En fait l'album devait s'appeler « Exposed », parce que chaque chanson expose quelque chose de personnel ou une situation. La pochette de l'album a été pensée comme une fiche de police, d'où les photos mugshots. Au cours des semaines, j'écoutais un peu des nouveautés avec Alexa (NDLR : l'assistant intelligent d'Amazon) et je me suis rendue compte qu'à chaque fois que je lui demandais de jouer une chanson, elle jouait tout l'album de l'artiste. Dans cet album, il y avait effectivement la chanson que je cherchais, mais du coup je me tapais les autres titres de l'opus avant de tomber sur le single. Alors j'ai fait mes recherches et tout le monde a l'air de faire pareil ! Les Foo Fighters, Royal Blood etc. J'ai donc voulu tester : appelons l'album comme l'un des singles qui, pense-t'on, plaira le plus, comme ca ceux qui utilisent Alexa pourront découvrir également les autres chansons de l'album !

Tarahwho newcover2De quand datent les compositions du nouvel album ?
Tarah G. Carpenter :   Je les ai composees pendant le confinement. Je dirais que d'avril à septembre 2020 je composais. On a enreigstré le week-end des élections présidentielles aux US, avec nos masques !

« Supposedly A Man ». s'ouvre sur « Bad Time », un titre qui traite des violences faites aux femmes. Après « 64 Women » (votre dernier EP) à propos de l'immigration, Tarah Who? reste sur un sujet à caractère social...
Tarah G. Carpenter : Oui... Mais ce n'est pas voulu. J'écris ce que je ressens, ou ce que j'ai besoin d'exprimer. Je n'ai pas de message précis quand j'écris, mon but est de me libérer de mes émotions et de faire du rock'n roll.


Autre morceau, « La petite Boche ». C'est le surnom que donnaient péjorativement ses camarades de classe à la mère de Tarah, petite fille d'un soldat Allemand. Cette histoire sera moins lisible en Grande-Bretagne ou aux USA, pays qui n'ont jamais été occupés et dans lesquels vous trouvez principalement votre public. Mais j'imagine que l'important était de rendre hommage et justice à la maman de Tarah au travers de cette chanson, et que c'est la raison de son titre en français ?
Tarah G. Carpenter : Exactement ! J'ai écrit cette chanson pour ma mère, mais aussi pour toutes les mamans parce que, pour les enfants qui sont proches de leur parents, je pense que l'on peut reconnaître l'amour qu'on leur porte sans en avoir honte. On a eu de la chance avec mes frères, et je pense que Coralie sera d'accord avec moi, que nos parents étaient et restent présents pour nous. Ils font beaucoup pour nous, et je voulais dire a ma mère, que j'en etais consciente. En très gros... Effectivement, pour cette chanson, les Américains n'osent même pas prononcer le titre ! (Rire)  Ou bien je dois corriger, parce qu'ils veulent l'appeler « La Petite Bouche ». Ah nan, les mecs ! C'est pas le sujet... du tout !
L'autre raison pour laquelle je voulais l'appeler comme ca, c'était pour rappeler deux choses, toujours en restant dans l'optique de dénonciation lorsque l'album s'appelait  « Exposed ». Je voulais rappeler aux jeunes que donner des noms à ses camarades pouvait faire très mal, et je voulais aussi souligner cette période de l'histoire que les nouvelles générations n'ont pas connu.

C'est dans les gènes de Tarah Who? que de défendre ses valeurs au travers de sa discographie ?
Tarah G. Carpenter : Haha ! Je ne sais pas ! Je pense que c'est dans mes gènes, et le fait que je compose les chansons l'est aussi, certainement. Il me semble important de toutes facons de défendre ses valeurs. Maintenant, pour Tarah Who?, ce qui m'importe, plus encore que de faire partie d'un style musical en particulier, c'est d'écrire des chansons dont nous sommes fières et de les jouer avec sincérité et authenticité. Le style va varier de titre en titre, mais ce sera toujours du rock, parce que je ne connais que ça. J'ai grandi en écoutant du punk, du grunge, du garage, du metal, etc. Et je pense que toutes ces influences sont dans le son de Tarah Who?.


Je ne me considère pas du tout comme une chanteuse. Rien que de l'écrire cela me fait bizarre !


J'ai beaucoup aimé l'album « Supposedly A Man », sa maturité, son énergie. Des incartades punk et grunge, mais avant tout un album de rock direct, musicalement efficace et textuellement très percutant...
Coraline Herve : Merci beaucoup ! On a voulu faire un album un peu plus « simple » et efficace, qui est direct.
Tarah G. Carpenter : Merci, ça fait vraiment plaisir. Je suis contente de lire  « énergie », après, je ne sais pas si c'est en vibe ou en énergie dynamique, mais j'avais peur justement que cet album diffère un peu trop des anciens et qu'il plaise moins à certains de nos fans qui aiment  justement « 64 Women » (NDLR : le précédent EP de Tarah Who?) pour son côté très punk chaotique. Mais c'est une très bonne définition, « rock direct»,  c'est carrément l'esprit. On est un goupe de rock, plus ou moins énervé. En live, on a tendance a rester sur ce côté énervé et je pense que c'est ce qui fait qu'on nous appelle punk, par ici.

Img 6460Tarah, ton registre vocal assez bas me fait penser parfois à Crissie Hynde (The Pretenders), par exemple sur La Petite Boche ou Manners... Quel rapport entretiens-tu avec ta voix ?
Tarah G. Carpenter : Alors là... Euh... Honnêtement je ne sais pas du tout ce que je fais... Je ne me considère pas du tout comme une chanteuse. Rien que de l'écrire cela me fait bizarre ! Je chante parce qu'il s'agit de mes pensées, de mes émotions, de mon vécu, et maintenant ça me fait du bien parce que, en live, je crie tout ce que j'ai, donc il y a ce côté soulagement, défouloir. Mais je n'y connais rien du tout en voix... Je ne pourrais pas chanter toute seule, par exemple... Il faut que je joue !

Vous êtes toutes deux françaises expatriées aux USA. Reviendrez-vous tourner dans l'hexagone ?
Coraline Herve : Je reviens toujours de temps à autre pour voir la famille, et ça fait toujours du bien de revenir à la maison, en France. Pour l'instant je pense rester aux USA, mais on verra bien dans quelques années.
Tarah G. Carpenter : Oui pareil, la France c'est la maison, la famille, les amis, la bonne bouffe (punaise !), le bon vin (raahh lalala...). Mais pour la musique, et pour mon style de vie en général, je préfère être aux Etats-Unis. Depuis le temps, je connais plein de monde, et c'est ce qui m'a permis de continuer dans la musique. Je ne trouvais pas d'opportunités en France, et le jeu de scène, la facon dont les musiciens travaillent, sont complêtement differents. Je me trompe peut-être parce que je n'ai pas suffisamment d'expérience en France pour le coup, mais à l'époque où j'essayais de faire des choses, c'était un circuit tres fermé et restreint, avec décibelmètre à toutes les scènes musicales, les musiciens que j'ai rencontré ne prenaient pas le travail au serieux. A L.A., tout le monde est acteur ou musicien, et le niveau musical est impressionnant. Si ça ne marche pas avec l'un, tu prends l'autre. Ca va très vite ! Il n'y a QUE des opportunités !
Tourner en France ? Bien sûr ! Toujours ! On adore venir jouer en Europe et en France, à la maison.

Img 6470Que va faire Tarah Who? dans les prochains mois ?
Coraline Herve : Nous sommes en train de travailler sur le prochain EP ou album, on ne sait pas encore (Rires) et on espère pouvoir rejouer live assez vite.
Tarah G. Carpenter : Bah justement je travaillais là sur une demo ! Et je me suis souvenue de cette interview ! Oui, on est en train de préparer des nouvelles chansons que l'on va enregistrer en décembre, et on commence à booker des dates.

Où et sous quels formats pourra-t-on se procurer le nouvel album ?
Coraline Herve : L'album sera disponible en digital sur toutes les plateformes ainsi qu'en physique. Vous pourrez le retrouver sur notre site internet, www.tarahwho.com.
Tarah G. Carpenter : Yes, en physique il sera distribué dans quelques magasins je crois, mais sinon il sera dans nos merch avec les tee-shirts et tous les autres trucs qu'on emmène en tournée !

Merci Tarah Who? d'avoir pris le temps de me répondre.
Coraline Herve : Merci beaucoup de nous avoir reçues.
Tarah G. Carpenter : Oui, merci beaucoup.

 

 

SPLIT ALBUM : Tel​/​Age of the Wolf

  • Le 20/08/2021

Tel, basé aux États-Unis et Age Of The Wolf , originaire du Costa Rica se sont connus fin 2019, ayant tous deux sorti leurs premiers albums à quelques mois d'intervalle. Malgré les milliers de kilomètres qui les séparent, les deux groupes ont rapidement développé une relation solide, partageant un amour pour la musique heavy et sombre. En conséquence, les deux groupes ont eu l'envie de sortir un split ensemble. Cette entreprise allait devenir « Vigils ».

Tel

Le travail sur «Vigils» a commencé pendant la pandémie de COVID-19 alors que les deux groupes ont pris le temps de se mettre en quarantaine pour continuer à perfectionner leur art et pour écrire de nouveaux morceaux. Le résultat de ce travail a conduit à un split qui peut être décrit comme une version de doom metal diversifiée mais cohérente. Les œuvres froides et atmosphériques de Tel et l'approche bruyante et fuzz de Age of the Wolf sont les côtés opposés d'une même pièce; avec deux groupes jouant une musique lourde, agressive et intense, chacun à sa manière.

"Tel est ravi de sortir ce nouveau matériel avec nos amis d'Age of the Wolf, car nous pensons que ce matériel reflète parfaitement nos humeurs et la façon dont le chaos et la tension de l'année dernière nous ont affectés, nous et le reste du monde. Ce sera la première fois que nous montrons une approche légèrement plus propre et plus mélodique, tout en restant fidèles à nos racines doom sludge. C'est de loin notre meilleur matériel jusqu'à présent, et nous pensons que les gens remarqueront à quel point nous avons mûri en tant que musiciens. »

Tel promoshot2TEL

« La face du split d'Age of the Wolf plonge dans un concept de deux chansons traitant de la découverte de soi et du voyage. Le destin et les mauvaises interprétations jouent un rôle dans l'endroit où nous choisissons de plonger et où nous allons à partir de là. Le son du groupe est un mélange entre un nouveau sludge doom plus lourd et de gigantesques passages de stoner doom. »

Ageofthewolf promoshot2AGE OF THE WOLF

«Vigils» est disponible via Electric Talon Records depuis le 13 août 2021 :
https://bit.ly/3BqmP75

Tracklisting

1.  Priestess of Cledones (Age of the Wolf)
2.  Slaves to the Riff (Age of the Wolf)
3.  Punish (Tel)
4.  Downer (Tel)
5.  Salvation (Tel)

Les Liens :

TEL


Age of the Wolf

 

SAIL, "Flood" (single - 2021)

  • Le 16/08/2021

Sail , le quatuor de Taunton (UK), a présenté le 13/08/2021 un nouveau single intitulé « Flood ».

SailLe guitariste/chanteur Tim Kazer commente :

« Je pense qu'il est parfois important de se laisser emporter par l'instant. Être emporté par l'émotion et totalement perdu sous son emprise. Pas super important, mais sympa. Flood est rapide, agressif, dur et drôle. Que pourrait-on vouloir de plus ? »

En combinant du sludge metal à la Torche, Baroness et Mastodon, ainsi que des influences punk et hardcore, pop et post-rock, Sail a créé un son robuste chargé d'accroches mélodiques et d'énormes riffs.

« Flood » marque la poursuite de la croissance du groupe. C'est un excellent single, une écoute suffira à vous en convaincre.

Le Single :

Le Line-Up :

  • Charlie Dowzell : guitares, chant
  • Tim Kazer : guitares, chant
  • Kynan Scott : basse, chant
  • Tom Coles : batterie

Les Liens :

RUNESCARRED, The Distant Infinite - Expanded Edition

  • Le 13/08/2021

965588RUNESCARRED RESSORT SON DERNIER ALBUM AGREMENTE DE SIX BONUS

Le groupe de metal texan Runescarred réédite son album « The Distant Infinite » avec six nouveaux morceaux acoustiques, dont une cover d'Elton John !
Cette réédition avec du nouveau matériel  donne l'occasion de se replonger dans cet album de haute volée ou de le découvrir ; elle amène également un aperçu de l'évolution continue du groupe.



« Le côté acoustique est quelque chose que nous ignorions avoir en nous, mais nous sommes assurément heureux de l'avoir découvert ! »

363326Combinant des voix épiques, claires et gutturales, et une instrumentation puissante, Runescarred offre un son dynamique. Les compositions du quintette s'appuient sur des attributs métalliques bien ancrés qui doivent autant à Judas Priest qu'à Gamma Ray, dans lesquels s'incorpore les éléments d'un métal moderne. Qu'il s'agisse de livrer un morceau percutant ou de plonger dans une pièce acoustique plus douce, Runescarred verse dans sa narration un élément de théâtralité qui élève l'atmosphère.

Runescarred apporte sa pierre à l'édifice du métal, développant sa musique en permanence.

« The Distant Infinite - Expanded Edition » peut être commandé sur le site officiel du groupe.

Les Liens :

 

VISIONS OF DYSTOPIA : Nouveau Clip

  • Le 11/08/2021

Sorti en juillet 2021, « The Devil Inside » est le nouveau clip tiré de « A Nightmare on Dystopian Street » (2021), l'album de Visions Of Dystopia .

Ces deux compositeurs montpelliérains sont spécialisés dans les musiques à thématique cinématographique. Ils ont été primés au Screamfest 2020.
Résolument métallique, leur nouvel album s'inspire du répertoire des films d'horreur dont ils ont tiré des dialogues, totalement réenregistrés pour l'occasion. Ils nous expliquent :

« On voulait effectivement que les voix ne soient pas des rajouts mais des éléments musicaux à part entière au même titre que les claviers et les guitares. On pensait utiliser des extraits de dialogues issus des films originaux mais ça n’était pas envisageable pour des raisons de droits d’auteurs. A commencé alors la délicate recherche de voix... Heureusement pour nous, internet est riche de sites d’artistes proposant leurs services, notamment dans le doublage. Une fois les univers sonores définis et les extraits de films sélectionnés, on a donc cherché des acteurs dont les voix pouvaient se rapprocher des films, tout en leur laissant un certain degré de liberté. En définitive, certaines voix sont très proches des voix originales, comme par exemple sur « The Call », inspiré du film « When A Stranger Calls » (Terreur sur la ligne en France), et d’autres sont plus éloignées comme sur « From The Depth Of Hell », inspiré de l’excellent « The Fearless Vampire Killers » (Le bal des vampires). »

Prtscr capture 15« A Nightmare on Dystopian Street » est sorti le 16/04/2021 chez M&O Music .

http://visions-of-dystopia.com/

Les dossiers d'Ahasverus : Le PROG' (première partie)

  • Le 05/08/2021

Loin des Dream Theater, Marillion et autres Rush, nous vous invitons à découvrir ou à réécouter quelques groupes pour l'instant un peu moins notoires, mais tout aussi passionnants.
L'univers du Prog' est infini... En voici une partie.

Dossier prog


MOBIUS : L'INCONTOURNABLE

L'embryon de Mobius est né sur l'île de La Réunion, mais c'est en arrivant à Lyon que le quintette consolide son line-up et trouve sa formule idéale qui mélange prog' et musiques du monde.
Quatre musiciens très techniques et une chanteuse fort intéressante, adepte du crash-test, passionnée par son art, toujours à la recherche de nouveaux territoires.


Mobius, c'est la bande son d'un « Voyage en terre inconnue » : ces cinq-là peuvent vous emmener n'importe, suivez-les yeux fermés car la destination est belle.
En 2020 son « Kala » (traduisez « Temps ») nous entraînait en Inde, avec quelques textes en sanskrit, sur un artwork signé par Vincent Fouquet, (Above Chaos), l'un des maîtres français du genre. Nous sommes impatients de connaître notre prochaine destination.

Mobius kala


DEAD VENUS : LA SCINTILLANTE

En juin 2019, la Venus suisse Seraina Telli choisissait de quitter le confort du groupe de power metal Burning Witches pour fonder son propre band nommé Dead Venus. Cela nous semble significatif de son envie de jouer la musique qu'elle aime : un prog' ouvert et très métallique.


Le trio sortait dans la foulée l'excellent « Bird In Paradise », et pour un coup d'essai, c'était un coup de maître.

VenusDead Venus prépare son deuxième album. Le potentiel du groupe est énorme et devrait le placer parmi les incontournables. On y croit à fond !


GRORR : LE FASCINANT

Incroyable Grorr ! Concept-album après concept-album, ces Palois nous donnent leur version humaniste du monde, nous entraînant à chaque pas plus loin dans un imaginaire puissant. C'est extrêmement brillant. Les instruments ethniques sont à l'honneur. L'univers est attachant.

En 2021, le groupe revient avec un line-up chamboulé et un nouvel album, « Ddulden’s Last Flight ». C'est à nouveau une réussite.
Morin khuur (instrument à cordes mongol), sitar, tabla (petit tambour d'Inde), diverses percussions et guimbardes ainsi que chants diphoniques sont à l'honneur sur l'album.

1 grorrL'artwork est signé par la dessinatrice Emilie Tarascou.


NEPHILA : LA PSYCHEDELIQUE

Maniant joliment les harmonies vocales, ce septette Suédois s'inspire des scènes psychédéliques des années 70. Il soigne son expression visuelle et veut faire de sa musique un voyage théâtral - tous les musiciens, à l'exception des deux chanteuses, sont masqués.

Après « Growing Down » (2018), un premier single, NEPHILA , encore peu connu, revient en 2021 avec un premier album éponyme à l'artwork coloré.

NephilaIl nous a convaincu.


JPL : LA VALEUR SÛRE

Jean-Pierre Louveton, alias JPL, guitariste et chanteur du vétéran Nemo, continue d'enchaîner sous son nom propre des concepts-albums d'un rock prog' d'exception.

« Sapiens », sa dernière oeuvre, est une invitation au voyage depuis les origines de l'humanité. « Deus ex Machina » , dont la très belle pochette est signée Stan W Decker est le second volet de cette trilogie.

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ALTESIA : LE PRODIGE

Avec « Paragon Circus » (2019), un concept-album à propos de la face sombre de l’homme et d’un monde arrivé à son terme, Altesia, groupe bordelais, s'impose sur la scène prog' française en un album.
Six pistes pour une durée d’environ cinquante-six minutes !


Le très bel artwork est signé Nihil, (https://www.nihil.fr/).

Altesia paragon circusLe second opus est en route ; il pourrait faire très mal.


DID : LE PRESTIGIEUX

Sorti en 2017, DID traite du syndrome de l'identité dissociative.Le projet est initié par des routiers de la scène prog' française. Le chant est tenu par des cadors du Metal, tels que la redoutable Maggy Luyten ou le funambule Michaël Sadler (Saga).


Le casting est heureux, les guests se sont déchirés et le résultat est réjouissant.

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ANTHON NORWELL : LE PROLIFIQUE

Inépuisable Anthon Norwell ! Il enchaîne les projets et les albums, tantôt instrumentaux, tantôt concept, toujours progressifs, au rythme de trois à quatre par an, sous les noms de Anthon-Norwell Experiment, de , Synesthesia, et de quelques autres patronymes...
Anthon norwellEntouré d'une équipe de fidèles (Martial Prevel, Sam Guerrier, Jemina Robineau) Anthon continue à tisser son univers d'exploration perpetuelle. Son nouveau projet s'appelle C-Of-C.


NINE SKIES : L'EXQUIS

Formé en 2021, Nine Skies sort deux albums, en 2017 et 2019. il revient en 2021 avec « 5​.​20 », un album extrêmement léché dont l'enregistrement a nécessité pas moins de douze musiciens, parmi lesquels figurent Steve Hackett (Genesis), son frère John, et Damian Wilson (Treshold, Headspace).

« 5​.​20 » tire son titre d'une anecdote concernant le manque de ponctualité chronique du bassiste du groupe niçois.

Nine skies artworkLa pochette de l'album est une reproduction partielle de « Call The Doctor », un tableau que le  peintre de l'absurde Michael Cheval a réalisé en 2020.


PINIOL : L'AVANT-GARDE

PinioL est une hydre à sept têtes : deux batteurs, deux bassistes, deux guitaristes et un clavier, conjugaison de deux groupes bien déjantés : Poil et Ni.

Fréquentant les mêmes scènes de la région lyonnaise, les deux formations unissent leur noise avant-gardiste pour enregistrer « Bran Coucou », un album étonnant présenté dans un artwork signé Willy Ténia.Piniol Piniol est un poulain de l'écurie Dur et Doux, petit collectif très inventif spécialisé dans le rock in opposition.


La suite tout de suite :

Les N'importe-Quoi d'Ahasverus : METALLICA, Kill' Em All (1983)

  • Le 01/08/2021

Kill em allJe n'ai pas joué depuis des années mais quand j'étais jeune, avec mon pote Serge, on jouait dans un air-groupe. Serge tenait la air-basse, et moi le air-micro et la air-guitare. On connaissait un peu de air-succès ! On se produisait régulièrement dans sa chambre, devant un air-public.

C'était parfait chez Serge : d'abord parce qu'il avait une chambre pour lui tout seul ; ensuite parce qu'il détenait une super chaîne stéréo dont la platine pouvait aller aussi bien en avant qu'en arrière, comme une vraie platine de DJ !

Mon pote Serge, il avait le sens de la musique. Ces choses-là ne se savent qu'à posteriori. Dès 1978 il me faisait écouter Saga. En 1981 il avait « New Life », un quarante-cinq tours, second single de Depeche Mode. Et puis Devo, et puis les Ramones, et puis j'en oublie ! Musicalement, Serge était toujours au début du chemin. Comment faisait-il ? Je ne lui ai jamais posé la question. Parce qu'à l'époque, rien ne laissait supposer que Depeche Mode, les Ramones, Saga ou Devo atteindraient ce statut...

Depeche mode« New Life » (1981) est le premier gros succès du groupe DEPECHE MODE.

Avec notre air-groupe qui n'avait pas encore de air-nom Serge et moi on faisait surtout des air-covers. On renouvelait notre air-setlist régulièrement. Financièrement, Serge disposait de l'appui de ses parents. Ils avaient divorcé, et pour faire chier l'autre, chacun essayait d'attirer mon poto dans son camp en lui filant un max de biftons, que Serge investissait dans la musique. J'en profite d'ailleurs pour remercier publiquement aujourd'hui les parents de Serge : leur rivalité a construit mon éducation musicale.

Un jour de 1983, Serge se pointe avec deux nouveaux skeuds. Le premier s'avère totalement novateur. Le chanteur a une voix stupéfiante. La musique est hyper speed. La provoc' est ultime. Le 33 tours s'ouvre sur « Heidi, heido, heida ». Ca ne dira rien aux jeunes générations, « Heidi, heido, heida », mais nous, en 1980, on sait ! Nos parents nous ont dit la guerre... « Ein Heller und ein Batze » (c'est le titre de cette chanson) est un chant nazi. « Heidi, heido, heida », gravé dans la cire, suivi de la griffure caractéristique d'un disque rayé et du cri d'un porc qu'on égorge, c'est un énorme pied dans le plat ! En quelques secondes, « Fast As A Shark » vient de nous botter le cul jusqu'à l'os et les cicatrices sont à vie ! Mais on sait bien que tout ça c'est le grand cirque du rock'n roll : Accept n'est pas plus nazi que Black Sab' ne croit en Satan...

AcceptSorti en 1982, l'album « Fast As A Shark » s'ouvrait sur « Ein Heller und ein Batze », une chanson populaire allemande qui était l'un des chants de marche des troupes allemandes durant la seconde guerre mondiale. Elle valut à Accept quelques controverses, mais aussi de se faire remarquer...

Second disque. Sticker sur la pochette : « Plus vite que moi tu meurs ! ». En rouge et noir (trois ans avant Jeanne Mas, c'était avant-gardiste !) un marteau, du sang. Au verso, une photo d'ados encore boutonneux, catégorie têtes à claques, surtout celui de droite.

Metallica versoLe premier titre est brouillon inaudible. Désagréable. « Hit The LIght »... « The Four Horsemen », le second, est mieux écrit. Les huit autres pistes ne nous intéressent pas. C'est trop crade, trop fouillis. Ecoutez « Anesthesia - Pulling Teeth » et vous comprendrez. On se repasse « The Four Horsemen » plusieurs fois quand même pour sa structure rock plus digeste... Accept a clairement nos faveurs.

En 1983 Metallica jouait du « Speed Metal » sans savoir qu'il était l'avant-garde du Thrash, un genre qui allait révolutionner le Hard Rock. Il n'y a eu à mon sens que deux coups de pieds dans la fourmilière Metal : « Black Sabbath » et « Kill Em All ».

« Kill Em All » ramassera un disque d'or plusieurs années plus tard après sa sortie, quand mon pote Serge, moi et tous les autres aurons réussi à refaire notre retard.

On ne mesure plus forcément en 2021, mais qu'on les aime ou pas, sans Metallica, ma tête à couper, le Metal qu'on écoute aujourd'hui ne serait pas celui-là.

VERDUN/OLD IRON : En route vers le split

  • Le 31/07/2021

Deux ans après  « Astral Sabbath » Verdun prépare son retour discographique.

VerdunVERDUN - Photographie © Arbre Payday

Mélangeant doom et hardcore,  les Montpellierains partageront un split-LP avec le sludge psychédélique des américains de Old Iron. L’opportunité pour le quatuor d’incorporer de nouveaux éléments dans sa musique. 

C’est sur les routes que Jesse Roberts (guitare, chant - Old Iron) rencontre Florian Celdran (basse - Verdun) lors d'une tournée européenne avec Kid Congo Powers. Une amitié durable naît, ainsi que l'idée d'un split.

Old ironOLD IRON

Old Iron enregistrait sa face avec Nick Wilbur à Anacortes Unknown avant de faire, une fois de plus, appel aux compétences de mixage de Matt Bayles (Mastodon, Botch, etc.) pour tout magnifier. De son côté, Verdun faisait à nouveau confiance à Cyrille Gachet (Year Of No Light, Fange, Chaos Echoes, etc.) et au Chicken Coop Studio. 

Le disque sortira le 05/10/ 2021 avec l'aide de Saka Cost, Cold Dark Matter, Coups de Couteau, Araki Records, Gabu Records et Seaside Suicide Records pour L'Europe (Vinyl 12" / 200 exemplaires) et chez Satanik Royalty Records pour l'édition US (Vinyl 12" / 500 exemplaires).

Visuels, pressage US et tracklisting sont annoncés pour les prochaines semaines.

1000 BONE CYLINDER EXPLOSION, Bind (2021)

  • Le 29/07/2021

Groupe : 1000 Bone Cylinder Explosion
Album : « Bind » (01/10/2021)
Genre : Black/Thrash
Origine : USA

Ahasverus

« Je suis dans d'autres groupes - Lör, Top Hats and Effigies, Ashen Waves, Botis. Ce projet est l'endroit où j'ai mis tout le reste de ce que j'écris, qui ne correspond pas au genre de ces groupes. »

Ainsi Peter Hraur, guitariste de Lör, dépeint-il son tout nouveau projet, 1000 Bone Cylinder Explosion.

Un projet principalement solo, même si Peter Hraur a débauché son collègue batteur Greg Bogart pour l'accompagner.

1000 bone cylinder explosion groupe« C'est du thrash metal ? C'est du black metal ? Est-ce un oiseau? Est-ce un avion ? », s'amuse la bio qui nous présente l'album.

C'est tout ce que Hraur veut.
Stylistiquement à la fois chaotique et direct, 1000 Bone Cylinder Explosion est comme son nom l'indique une explosion de thrash metal, avec quelques éléments black et une touche de prog' qui ouvre les portes avec une atonalité chromatique étonnamment spacieuse.

Ce nouveau projet voit non seulement Peter Hraur élargir sa zone  de création, mais se veut aussi le pont-levis qui permettra aux fans de visiter sa folie intérieure.

Loin d'être un assemblage décousu de fonds de tiroirs mais un peu OVNI quand même, « Bind » sait ménager des plages progressives (« Dream Of Floating », « Aporia ») et peut tourbilloner en une fantasia black furieuse (« Continue », « Glitch »).
Vous secouant (« A Table In The Middle Of The Room ») jusqu'au bouquet final d'une dizaine de minutes, ce onze pistes réjouissant saura certainement vous interpeller. A découvrir dès aujourd'hui.

1000 bone cylinder explosion artwork

Les Liens :

Les bio d'Apo : IN HELL

  • Le 28/06/2021

Chaque semaine Apolline potasse ses bio.
Aujourd'hui elle nous présente un groupe de metal originaire de Lille. Il s'appelle In Hell et il prépare actuellement "Lex Divina Terrores", son deuxième album.

In hell 1C'est les bio d'Apo...


Alors il me faudrait une petite présentation du groupe...
Fab Darkhell :
Salut Apolline et merci pour cette intention… Alors In Hell est un groupe de black death metal créé en janvier 2014 par moi-même. Aujourd'hui les membres du groupe sont tous basés dans les hauts de France. Nous disposons d'un Ep "Hostis Ecclesiae", sorti une première fois en janvier 2015 et réédité une seconde fois en novembre 2017, d'un album " Satanica Mundi" sorti le 25/01/2019 chez Mystyk prod et distribué par Season of Mist.
La musique de In Hell est un mélange du black metal nordique aux ambiances plus lourdes et destructrices du death metal américain.

Satanica mundiIN HELL, "Satanica Mundi" (2019)

Qu'est-ce qui vous a donné envie de faire de la musique, et pourquoi ce style en particulier ?
Fab Darkhell : Je pense que tous les musiciens s'inspirent des groupes qu'ils écoutent et que l'envie de faire de la musique vient de là, en voulant s'identifier dans un premier temps aux musiciens qu'ils aiment. Pour ma part ce fut James Hetfield de Metallica, et je ne dois pas être le seul…(Rires). Après, les influences évoluent, et on se forge sa propre vision qui nous amène à vouloir évoluer dans un style bien précis. Le black et le death étaient une évidence pour moi, et par déduction pour In Hell.
James Spar : la brutalité de la musique me permet de libérer mon instinct primaire, Voilà pourquoi le metal extrême….

Vos influences  et ce qui vous inspire ?
James Spar :
La misère du monde, la faiblesse de l'homme, la force de la nature, Le spirituel. L'histoire du monde, la théologie, il y en a plein…
Fab Darkhell : Pour ma part, j'écoute énormément de metal tous styles, essentiellement du metal extrême. Il est vrai mais j'aime à peu près tous les styles, sauf Manowar. (Rires) Depuis un moment j'écoute beaucoup plus de ce qui vient de la scène metal locale et underground que des groupes très connus. J'aime aussi beaucoup le punk, la country rock, le hip hop et Lady Gaga... (Rires) Pour mes influences hors musique, je suis un grand fan des films de Tarantino, des séries Walking Dead, Sons Of Anarchy, qui me font donner peut-être ce côté violent dans mes compo…

Une chose que vous aimez dans le milieu du metal, et une chose qui vous déplaît...
Fab Darkhell : J'aime à peu près tout dans le metal, car la diversité est grande et cette communauté reste fidèle à cette musique et à son identification, ce que l'on ne retrouve pas beaucoup dans une autre musique. Ce que j'aime moins c'est Manowar (Rires).

Une chanson que vous auriez aimé écrire ?
Fab Darkhell : Hou la ! Une, ça va être très compliqué ! Mais si je me restreint au metal, ce qui va être aussi très compliqué, je dirais… "Christian to the lions", de Behemoth. Et pour le fun, "Beat The Bastards", de Exploited.

Si votre groupe était un animal, lequel serait-il et pourquoi ?
Fab Darkhell : Alors, le Ténia, pour sa capacité à s'introduire et grandir en nous en se nourrissant de notre merde, comme le font les religions. In Hell est le Ténia des religions… (Rires)

Votre parfum de pizza préféré ?
Fab Darkhell :
Hé hé… Je ne m'attendais pas à cette question, mais allons-y. Celle où il y plein de viande dessus, bœuf, lardons, chorizo, merguez, jambon… Ouais du cochon, plein de cochon, la pizza-cochon, tiens, c'est bien ça ! Avec de la crème fraîche, pas de sauce tomate, (trop Italien)… Avec plein de fromage, dont du maroilles, du bien lourd, du bien gras quoi...


Les Liens :

Et voilà pour cette semaine.

Je vous remets comme d'habitude le lien de la playlist :

https://open.spotify.com/playlist/0bTigPgUjUbhoUeCh2Cv77...

Bonne semaine à vous !

DEAD VENUS : LA POUPEE QUI FAIT NON

  • Le 24/10/2021

Les très actifs Dead Venus ont révélé le 22/10/2021 l'artwork de leur second album « Flowers & Pain ».

Il est signé Julian Bauer (http://julianbauer.com).

Dead venus coverLe même jour, les progueux suisses dévoilaient « Playting Doll », un nouveau single dans lequel Seraina Telli figure une marionnette qui se libère de son manipulateur.
Le single en deux parties se décline sous la forme de deux clips imaginés et réalisés par le groupe :

  • Plaything Doll part I :

  • Playting Doll part II :

La sortie de « Flowers & Pain » est annoncée pour le 11/02/2021. Il est d'ores et déjà disponible à la précommande (depuis la Suisse et l'Allemagne) aux formats CD et vinyle.

Dead venus playting doll

ENDURE THE AFFLICTION (USA), Evolve (2021)

  • Le 15/10/2021

Groupe : Endure The Affliction
Album : « Evolve » (EP - 15/10/2021)
Genre : Métal moderne et mélodique
Origine : Louisiane, USA
On aime : Le chant, l'énergie, , le sens du mélodique

Par Ahasverus

En août 2021, Endure The Affliction présentait « Identity », son premier clip.

Il annonçait « Evolve », le nouvel EP six titres de cette formation de Louisiane, disponible aujourd'hui 15/10/2021.

Endure the affliction evolveEndure The Affliction commente : « La condition humaine est une question d'expériences. Ce que vous traversez façonnera ce que vous êtes. C'est un fait incontesté. Presque tous les morceaux de cet EP visent, à partir d'un point précis, à déterminer comment on peut y répondre. Si vos expériences façonnent qui vous êtes, alors de la façon dont vous réagissez dépend la façon dont vous évoluez ; c'est en partie de la raison du titre de l'EP. Le titre se réfère aussi à notre propre évolution musicale ; cet EP est si radicalement différent du précédent, tout en restant fidèle à ce que nous sommes. Au fil du temps, nous, humains, grandissons et évoluons pour devenir quelque chose de plus grand qu'auparavant. Qu'est-ce que la vie sinon une suite d'évolutions ? »

Formé fin 2018, le groupe se compose de Tim Keith (Chant principal), Deion Lanthier (Co-Chant/Guitare), Brett Dronet (Guitare), Byron Vollmer (Chant/Basse) et Kyle Roberts (Batterie).

Endure the affliction band

Les six titres de « Evolve » proposent un métal nerveux, fait de rythmiques puissantes qui servent de support à de belles lignes de guitares lead qui se répondent dans une belle complémentarité. Il emprunte autant au mélodique qu'au hardcore et sait inclure dans sa recette des ingrédients atmosphériques. Une production soignée met en évidence ces aspects du groupe.
Le chant à quatre voix est en parfaite symbiose (deux claires/deux saturées), c'est sans conteste l'une des grandes forces de cet opus,
Endure The Affliction a incontestablement quelque chose à proposer et cette proposition est si dense que vous en oublierez avoir eu affaire à un EP !
C'est sans hésitation une sortie à découvrir.

La Tracklist :

1.- Anodyne (5:11)
2.- Devil In The Sky (5:46)
3.- Identity (5:01)
4.- The Fall (5:06)
5.- The Reckoning (4:40)
6.- 2-0-2-0 (4:10)

Les Liens :

IGORRR Live

  • Le 14/10/2021

Le groupe de metal baroque et inclassabe Igorrr a sorti en 2020 son quatrième album « Spirituality And Distortion ». Il présente maintenant, alors qu'il s'apprête à lancer une tournée européenne avec HORSKH, un titre live extrait de cet opus : « Camel Dancefloor ».

Gautier Serre explique :

« Nous avons attendu plus d’un an et demi avant de pouvoir jouer ce titre en live, c’était un moment très important pour nous. Nous découvrions comment celui-ci sonnait sur scène, notamment avec les deux nouveaux vocalistes et notre incroyable guitariste Martyn Clément. J'ai été énormément surpris de voir l’effet que “Camel Dancefloor” avait sur le public présent. J’ai vraiment l’impression que nous venons d’atteindre un nouveau niveau de puissance avec Igorrr sur scène, c’est tout simplement brutal. »

Igorrr band© Svarta Photography

Les dates des soixante-quatorze shows programmés sont ici :

Igorrr.com