POWER METAL MELODIQUE

EDGUY : Le classement des albums

Le 23/05/2024

Voici le classement des albums studio d'EDGUY par les abonnés d'Ahasverus-Le-Groupe.
En commençant par le meilleur...

  • N°1 :  Mandrake (2001) - 9 voix
    Edguy

  • N° 2 : Theater of Salvation (1999) - 8 voix
  • N° 3 : Vain Glory Opera (1998) - 6 voix
  • N° 4 : Savage Poetry (1995) - 4 voix
  • N° 5 : Hellfire Club (2004) - 3 voix
  • N° 6 : Kingdom of Madness (1997) / Space Police - Defenders of the Crown (2014) - 2 voix
  • N° 8 : Rocket Ride (2006) / Age of the Joker (2011) - 1 voix

SCANNER (power metal), The Cosmic Race (12/01/2024)

Le 13/01/2024

Les amateurs de Judas Priest, de KKs Priest et d'Accept pourront se laisser tenter par ce nouveau Scanner qui réserve quelques bons moments.
Par Ahasverus
Avec sept albums répartis sur quatre décennies, on ne peut pas reprocher à Scanner d'être bavard. Voici son dernier né, « The Cosmic Race », sorti le 12/01/2024.
Scanner artworkFondé en 1986, le groupe allemand a un faible pour la science-fiction et son nouvel opus en est une manifestation supplémentaire.
Il s'agit d'un concept-album : tandis que la Terre est proche du chaos, touchée par les guerres, une chaleur de plus en plus insupportable, le péril nucléaire et les catastrophes naturelles, le Scanner emmène des hommes coloniser Terrion, une lointaine planète. 
Musicalement, Scanner est orienté power mélodique (« The Earth Song ») avec une amorce parfois symphonique (« Scanner's Law », « Space Battalion »), ne dédaignant pas le power metal (« Warriors Of The Light ») et le heavy à la Judas Priest (« Face the Fight »).
Mais malgré les riffs heavy et les choeurs d'un « Farewell to the Sun », malgré la fresque de « Space Battalion » ou le refrain en béton de « The Last And First In Line », « The Cosmic Race », manque de liant et  ne parvient pas totalement à rompre la glace de ce mois de janvier. 

Les ingrédients sont pourtant à disposition, et Scanner ne démérite pas, mais l'album manque peut être de singles significatifs.
Les amateurs de Judas Priest, de KKs Priest et d'Accept pourront tout de même se laisser tenter par une écoute qui conserve quelques bons moments.

 

BLOODORN signe chez Reaper Entertainment

Le 27/11/2023

Des membres de Sirenia, Freedom Call, et Silent Winter réunis dans un projet de power metal mélodique.


Le label allemand Reaper Entertainment a annoncé la signature de Bloodorn, un groupe composé de Niels Courbaron et Michael Brush de Sirenia, de Franco Saverio Ferraro de Freedom Call, et de Mike Livas, chanteur de Silent Winter.
BloodornInfluencé par des groupes tels que Gamma Ray, Angra et Beast in Black, Bloodorn puise également dans certains éléments de la scène metal extrême, avec une musique très rapide et technique, parfois même brutale, mais également très mélodique et entraînante. L'annonce nous apprend également que le nom de Bloodorn est un jeu de mot tiré du mot anglais blood et de Blôdörn, une mise à mort norroise qui consistait à ouvrir le dos d'une personne pour en sortir les poumons et les déposer sur les épaules comme des ailes (on traduit Blôdörn par Aigle de sang).
Sur la genèse du groupe, le guitariste Nils Courbaron commente : « Pendant la première vague de la pandémie, j'ai senti que c'était le bon moment pour moi de créer mon propre groupe. Je voulais faire quelque chose de mélodique, rapide, accrocheur et aussi brutal ! Bloodorn est né et est devenu ma priorité. Je cherchais le bon label pour sortir notre premier album et je suis ravi de travailler avec Reaper. Je suis très heureux de travailler avec une si bonne équipe et je suis sûr que nous créerons quelque chose de formidable en travaillant ensemble ! » De son côté, Flori, de Reaper Entertainment, ajoute : Quand Nils m'a fait jouer l'album, j'ai tout de suite été enthousiasmé. Du power metal à grande vitesse, entrecoupé de parties modernes et brutales. Je n'avais jamais rien entendu de tel auparavant et j'ai tout de suite su que nous devions le sortir via Reaper.  »
On attend la suite avec impatience...

EUNOMIA (metal opera), The Chronicles Of Eunomia, Pt. 2 (15/09/2023)

Le 20/09/2023

S'il ne figure pas parmi les précurseurs du genre, « The Chronicles Of Eunomia, Pt. 2 » parvient à se placer dans leur foulée.
Par Ahasverus
Eunomia
« The Chronicles Of Eunomia, Pt. 2 » est le second volet d'une trilogie, Eunomia étant un projet monté par le chanteur et le claviériste danois Peter Danielsen.
Peter fait ses premières armes avec l'EP « Crystal Sword » en 2013 avant de s'attaquer à la trilogie dont le premier volet sort en 2018.
Il reprend grosso modo les mêmes ingrédients que les « Avantasia » de Tobias Sammet : un opéra rock inspiré de l'heroic fantasy dans lequel le power metal est largement servi par des invités prestigieux — évidemment moins renommés que ceux de Sammet, mais très capables tout de même...
Pour cette deuxième partie, Peter a fait appel à son frère son frère, le chanteur/musicien/producteur Marius Danielsen. Les deux hommes avaient déjà collaboré sur une autre trilogie metallique : « Marius Danielsen’s Legend of Valley Doom ».
Alexander Ormseth (basse), Magnar Winther Skorgenes (guitare) et Alessandro Kelvin (batterie) forment l'ossature de ce second volet d'Eunomia. Les invités sont nombreux. Nous citerons  Alessandro Conti (Twilight Force), Arnaud Ménard (Alkemyst), Jimmy Hedlund (Falconer), Matt Krais (ShadowStrike), Ty Christian (Lords of The Trident), Mikael Dahl (Crystal Eyes), Olaf Hayer (Luca Turilli’s band, Dionysus), ou encore Anders Sköld (Veonity).

Le power metal dynamique proposé par Eunomia se permet de taper fort et vite (« The Search »), voire très fort et très vite (« Battle Of The Overlook », « Another Dimension », « The Story Goes On »).  Les vocalistes rivalisent de talent pour aller décrocher des notes inaccessibles au commun. La production signée par le frérot est également au rendez-vous. S'il ne figure pas parmi les précurseurs du genre, « The Chronicles Of Eunomia, Pt. 2 » parvient à se placer dans leur foulée. Malgré la grande complexité de l'exercice, il trouve rapidement son rythme. Et puisque la première partie n'était pas mal non plus, « Eunomia » est un opéra metal qu'on recommande au moins quant à ces deux premiers volets. 

EDU FALASCHI (métal mélodique), Eldorado (23/08/2023)

Le 31/08/2023

Une pure régalade !
Edu falaschi eldoradoPar Ahasverus
Deuxième volet de la trilogie initiée par Edu Falaschi avec l'album « Vera Cruz », que l'on peut considérer comme le début de sa véritable carrière solo, ce qui ne l'empêche pas d'être accompagné par une brochette de musiciens au talent monstrueux. Une belle revanche pour ce Brésilien qui avait dû quitter Angra pour raisons de santé et qui est à nouveau capable de performer vocalement.
« Eldorado » est donc la seconde partie d'une trilogie aztèque qui permet à Falaschi d'explorer, à travers le prisme du métal mélodique, différents aspects de la musique latine, précoloniale ou moderne, avec des guitares espagnoles en veux-tu en voila mais également par des chants en Espagnol et dans des langues autochtones. Ainsi la songwriter guatémaltèque Sara Curruchich apporte-t-elle sa sensibilité à l'interlude « Q'equ'm », venant renforcer l'impression de richesse culturelle et artistique qui naît à l'écoute de l'album.
En digne successeur de « Vera Cruz », ce second album démarre en mode cinématographique, certains passages pouvant même vous rappeler la manière d'Enio Morricone (« Señores Del Mar »). « El Dorado » entre ensuite dans le vif du sujet avec un très bon développement mélodique qui lorgne vers le grand Helloween. Cette belle pièce de metal entrecoupée de cordes claires rassure tout de suite : « Eldorado » sera à  la hauteur de « Vera Cruz » et des titres comme « Land Ahoy », « Face Of The Storm » ou « Mirror Of Delusion » trouveront leurs dignes successeurs. D'ailleurs, dès qu'arrive « Sacrifice », deuxième morceau du nouvel album, vous sentez tout ce que cette écoute pourra avoir de sympathique.
Après une ballade en quatrième piste, le power mélodique reprend ses droits en nous entraîne vers « Tenochtitlán » (le Mexico précolombien), avec un découpage passionnant et une exécution virtuose qui en fait l'une des pièces-phare de l'album. 

« Eldorado », qui donne son titre à l'album, est la piste la plus longue de l'opus avec ses dix minutes. Encore une fois la technique retient l'attention et la structure du morceau lui donne beaucoup de mouvement.  Les ambiances vont ainsi en une perpétuelle alternance tandis que l'album repart en mode mélodique (« Reign Of Bones »). Une power ballade amène un peu de sérénité (« Suddenly ») puis  « Wings Of Life », deuxième pavé de l'album, remet les gaz jusqu'à ce que la grâce d'un « In Sorrow » nous fasse regretter que ce soit déjà fini.
Disons-le clairement : « Eldorado » est d'un sacré niveau, créatif dans sa conception, magistral dans son exécution. Cependant si le son de l'album est très bon les choeurs semblent légèrement en retrait. Quel dommage ! Un autre traitement, à l'instar de ce qu'a fait l'Italien Winterage sur son album « Nekyia », aurait projeté l'ensemble dans une dimension parfaite. Malgré quoi « Eldorado » se positionne dans la lignée des très grands opus du métal mélodique, peut-être même des classiques, et je pense avant tout aux « Keeper » de Helloween aux côtés desquels il peut aller s'installer le front haut. En conclusion, malgré notre petit caprice à propos des choeurs, on vous affirme que cet album est une pure régalade qui passera haut la main l'épreuve du temps. Décidément ce Edu Falaschi est un grand monsieur !

Munroe's Thunder « The Black Watch » (sortie le 11/11/2022)

Le 10/11/2022

"The Black Watch" a cette qualité à reprendre des influences majeures et à livrer avec passion de grandes tendances Rock Metal en y faisant éclore le style Munroe.

Groupe : Munroe's Thunder
Origine : USA
Album : The Black Watch (11/11/2022) - Chronique d'album
Genre : Power Metal Mélodique
Label : RFL Records
Par Dam'Aël

 

Munroes thunder

LE GROUPE :

Cinq membres constituent ce groupe de Power Metal Mélodique mais Munroe's Thunder, formé en 2015, est d'abord et avant tout un projet solo de l'Américain Ronny Munroe  connu pour avoir été le frontman et vocaliste de Metal Church avec sa participation sur quatre de leurs neuf albums : "The Weight Of The World" (2004), "A Light In The Dark" (2006), "This Present Wasteland" (2008) et "Generation Nothing" (2013). Ronnie intègre aussi le groupe de Rock Progressif du guitariste Kurdt Wanderhoof, Presto Ballet qui lui permet de mettre encore plus en avant ses talents vocaux ( album "Invisible Places" et un EP "Like What You've Done With The Place"). Il rejoint par ailleurs Trans-Siberian Orchestra en octobre 2011 et avait au préalable officié dans Zero Discipline, Madhouse, Moxi, Seattle Palatin (1986-1988), Farcry (1990). Enfin, depuis juillet 2022 il est annoncé comme le nouveau chanteur d'un autre combo de Power Metal Vicious Rumors. Vous l'avez compris, Ronnie Munroe en a sous ses semelles et sur ses cordes vocales, nul doute à avancer.  A rappeler dans la foulée, la discographie solo de l'artiste : Internal Quest (EP 2007), He Fire Within (2009), Lords of the Edge (2011) et Electric Wake (2014).

Ronnie Munroe joue aux côtés d'artistes tels que Motorhead, Black Sabbath, Dio, Iron Maiden, Judas Priest, Queensryche, System of a Down, Fear Factory, Blind Guardian, et réalise de nombreuses performances aux USA mais aussi en Europe , y compris sur des festivals comme le Wacken Open Air, Rock Hard Fest, Sweden Rock,  Graspop, Bang Your Head, BW & BK, Rocklahoma sans oublier des salles prestigieuses telles que la House of Blues (Chicago, Cleveland, LA), BB King's (NY) et le Roberto Clemente Coliseum (San Juan, Porto Rico). Difficile de tout nommer et ce n'est pas l'objet princeps de ce papier. 

Je vous signalais en préambule la présence de cinq membres au total ; en effet Munroe s'est octroyé le support de David Mark Pearce à la guitare lead et à la basse, Oliver Wakeman aux claviers, Justin Zych à la guitare et BJ Zampa  à la batterie.  A préciser que David Mark Pearce revêt un autre rôle important, celui de directeur musical assurant également le mixage et la production  de la galette The Black Watch

Line-up de MUNROE'S THUNDER :
Ronny Munroe - Vocals
David Mark Pearce - Guitars, bass
BJ Zampa - Drums 
Justin Zych - Guitar 
Oliver Wakeman-Keyboards

 

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L'ALBUM : THE BLACK WATCH

Un petit historique sur cet album ne s'impose pas mais donne quelques informations supplémentaires pour les fans jusqu'au-boutistes. The Black Watch devait sortir l'été 2016 mais la vie sait arrêter  diaboliquement les heures douces et légères quand elle le décide. Un cancer est diagnostiqué chez la femme de Ronnie, Joy Von Hughes qui de surcroît contracte une pneumonie. L'album devra attendre. La période du Covid y rajoutera une couche supplémentaire pour différer nombre de projets et notamment celui de Munroe's Thunder. Après le décès de Joy en juin 2019, il était primordial de terminer cet opus qui devient un véritable hommage envers Joy et son courage.

Le titre relève d'une intrigue assez extraordinaire et inattendue. Ronnie nous explique : " The Black Watch, est vaguement basé sur mon héritage familial, car certains de mes ancêtres étaient en fait dans The Black Watch qui gardait Mary, Queen Of Scots. Découvrir cela m'a suffisamment intrigué pour faire un album conceptuel à propos de mon héritage familial." 

Rappel historique : " Mary Queen of Scots, nom d'origine Mary Stuart ou Mary Stewart, (08/12/1542 en Écosse - 08/02/1587 en Angleterre), reine d'Écosse (1542-1567) et reine consort de France (1559-1560). Ses actions conjugales et politiques imprudentes ont provoqué une rébellion parmi les nobles écossais, la forçant à fuir en Angleterre, où elle a finalement été décapitée en tant que menace catholique romaine pour le trône anglais. L'histoire est l'un des contes les plus reconnus de l'histoire " et tenez-vous bien Munroe découvrant qu'il a des liens avec cette histoire légendaire décide d'en faire un album concept.  

Le 16 sept. 2022 Munroe's Thunder  déclenche les précommandes de l'album via RLF Records avec un bonus pour les 100 premières commandes : une affiche en édition limitée.

Ce sont 11 titres au total que nous pourrons découvrir le 11 novembre prochain, dont une très brève intro instrumentale de 21 secondes " Battle Cry"et un interlude de 1'46 "Falkirk".

"Battle Cry" (Pearce) s'introduit au son des cornemuses irlandaises et laissent très rapidement la place au premier véritable morceau, le titre éponyme,

"The Black Watch" ( Zych, Munroe, Pearce) qui nous mène sans ménagement dans le vif du sujet et en immersion totale dans le thème historique de la galette. Un Bruce Dickinson n'aurait sans doute pas fait beaucoup mieux sur ce titre tant la ligne de chant de Ronnie délivre des mélodies incisives dont certaines envolées claquent de plein fouet notre système auditif, ravi des sons qu'il a à traiter. Les riffs de guitare puissants se posent sur une rythmique solide, et proposent des plages sonores bien choisies et inspirées. Bien, les hostilités sont lancées et le feu est mis en moins de 8 mn depuis la déclaration de guerre.

"Awaken The Fire(Pearce, Munroe) n'éteindra pas l'incendie décidé par Munroe's Thunder avec cette structure instrumentale combative, ses riffs monstrueux et dévastateurs que les claviers essaient de rendre plus joyeux. Cette troisième piste offre deux solo, le premier proposé par Pearce et le second en collaboration avec Zych. Le trig de la batterie peut même rappeler les crépitements des flammes qui viennent lécher les mains ensanglantées du texte.

"Gray Hall (Pearce, Munroe) laisse la place à la colère, au chant cinglant, agressif et belliqueux que chaque instrument mène tambour-battant ; une véritable invective sonore que les plages de claviers alimentent avec détermination. Une alliance Maiden/Deep Purple sur contrat émis par Munroe's Thunder! En d'autre termes, des influences évidentes qui s'ouvrent sur du Munroe's Thunder en barre. Portez une attention toute particulière au passage qui débute aux 2'04 et qui s'étire aux 2'50, qui est pour moi, un passage épique et magistral.

"Baddington Mary(Pearce, Munroe) s'ouvre sur une plage acoustique et la voix de Ronnie, basse, même très basse. Les couplets sont proposés ainsi, en opposition aux refrains plus dynamiques et sur envolées vocales qui crient douleur et déchirement. On rappelle ici, que lors de la composition de l'album, Joy souffrait énormément... cette souffrance s'exprime magistralement dans l'interprétation de Ronnie sur ce titre qui aborde la trahison d'un certain  Anthony Babington (on note l'absence d'un double b, par rapport au titre) condamné pour avoir comploté l'assassinat d'Élisabeth Iʳᵉ d'Angleterre et pour avoir conspiré avec la reine Mary, emprisonnée, qui avait su communiqué par l'intermédiaire d'un cryptage de ces lettres... La prestation au chant de Munroe démontre, s'il fallait encore le démontrer, une grande capacité à changer de tonalité et de tessiture.

"Brace For The Night" (Pearce, Munroe) Batterie, claviers et ... le reste! Ce 6ème titre est tout en puissance sur des claviers qui n'ont rien à envier à ceux de grands groupes auxquels nous pensons tous. Situé Oliver Wakeman dans la veine d'un Don Airey ou d'un Jon Lord est loin d'être exagéré. On salue la puissance du duo basse / batterie. Ca ronfle et ça martèle! Et nous pouvons tirer notre chapeau pour le gigantesque travail que David Mark Pearce exécute sur chacun des titres. Aucune redondance dans des soli tout aussi magiques qu'efficaces.

"Dead Man's War" (Pearce, Munroe) s'annonce comme une ouverture de film à la Golden Meyer. Encore un titre qui tue sur riffs qui décapitent (Mary Stuart apprécierait sans doute assez peu l'expression) en duo avec une basse plus qu'endiablée. Ces deux monstres nous proposent deux soli, celui de Zych puis celui de David durant ces 5'54.

"Falkirk( Zych, Munroe) offre une pause douce et tendre sur guitare acoustique et claviers délicats, mélodieux presque soyeux. Un peu de tendresse dans cette histoire de brutes (en référence à la bataille de Falkirk). Ronnie Munroe délivre une prestation tout aussi délicate. La photo de J Von Hughes Munroe figure sur la page de ce titre Falkirk, dans le livret de l'album (est-ce une référence au texte : "We lost a legend...)

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"Thirty Years War" (Pearce, Munroe) : Une des forces de Munroe's Thunder est de savoir nous délivrer des instrumentaux colorés et puissants donnant une place importante aux claviers qui voguent sur mer calme et océans agités, donnant le crescendo au titre en habile complicité avec les riffs de guitare et la solidité de la section rythmique; le chant doublé de choeurs texture ce titre qui flirte ouvertement avec un progressif évident.

"Echoes Of The Dead (Pearce, Munroe) : 5'11 de Power Metal carrément trashy qui envoie les watts sans retenue avec pas moins de trois soli en cadeau : le premier livré par David Mark Pearce et les deux suivants par Justin Zych. Les claviers restent efficaces et opportuns et BJ Zampa ne lésine pas sur les toms qui assure une structure béton du début jusqu'à la fin. 

Ce titre est supporté par une vidéo officielle accompagnée des paroles sortie le 23 septembre dernier, qui intègre en introduction Battle Cry, le court instrumental de début d'album.

"The Executioner(Pearce, Munroe) : The executioner est un condensé de puissance, d'efficacité, de riffs cinglants, fracassants et étourdissants appuyés sauvagement par des claviers stupéfiants. La ligne vocale est incisive et redoutable, confirmant sans contestation possible le talent de Ronnie Munroe dans sa capacité de lâcher envolées et robustesse.

Track List:
1. Battle Cry
2. The Black Watch
3. Awaken The Fire
4. Gray Hall
5. Babbington Mary
6. Brace For The Night
7. Dead Man's War
8. Falkirk
9. Thirty Years War
10. Echoes Of The Dead
11. The Executioner

Pour vous donner un bel aperçu en 2'14, un petit clic pour une grande claque :

Notre avis :

The Black Watch est un album qui ne peut que rassembler un grand nombre d'aficionados de Maiden, Deep Purple, de Dio, de Metal Church, de Rainbow... car il a cette qualité à reprendre des influences majeures et à livrer avec passion de grandes tendances Rock Metal, en y faisant éclore le style Munroe. La richesse des compositions, le panel vocal, la technique de chacun des membres en fait un album, texturé, varié, puissant. Son côté à la fois conceptuel et très personnel rajoute encore plus d'émotion à cet opus. La dynamique des onze titres sait allier puissance, douceur, énergie, émotion. The Black Watch bénéficie d'une production high level, assurée par David, qui magnifie le talent de chacun des membres du quintet et en fait un album de grande qualité, très inspiré ; il ne faut surtout pas passer à côté. Vous pourrez vous le procurer auprès de son label RFL Records.

On va plus loin chez Ahasverus :

L'album étant prévu à l'origine pour 2016, nous avons retrouvé le teaser d'origine proposé le 30 déc. 2015 avec un line-up légèrement différent. La basse devait être assurée par RC Ciejek ( Ancien bassiste de Joey Belladonna et d'Anthrax), la batterie, elle, par Rick Ward (Midnight Circus & Azrael's Bane).

 

Les liens :

https://www.facebook.com/munroesthunder

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RFL Records

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