HARD ROCK

SAXON - Hell, Fire And Damnation -Nouvel album (19/01/2024)

Le 28/01/2024

Un véritable travail de recherche dans les textes sur fond de Heavy traditionnel.
Par Dam'Aël Logo de saxon

Si la formation est passée par divers patronymes au cours de ses premières années d'existence notamment Son of a Bitch, celle qui a donné et gardé son nom depuis 46 ans n'a pas dérogé à son Hard/Heavy identifiable dès les premières touches musicales. Et si leur nom aurait pu faire penser aux novices de l'époque qu'il s'agissait d'un groupe d'origine allemande, il n'en était rien.


Un peu d'histoire en un raccourci très réduit : Les Saxons étaient un ancien peuple germanique qui vivait au nord-ouest de l'Allemagne actuelle. Vers 450, certains d'entre eux envahirent l'Angleterre du sud-est (Essex), du sud (Sussex) et de l'ouest (Wessex). Non rien avoir avoir avec un quelconque programme jouissif (je vous ai vus venir). Dès lors,  c'est la raison pour laquelle  les habitants de l'Angleterre ont été appelés les Anglo-Saxons. 


Le groupe est alors devenu l'un des groupes de Metal  considéré comme l'un des piliers de la NEW WAVE OF BRITISH HEAVY METAL (NWOBHM), au côté de légendes telles que IRON MAIDEN, DEF LEPPARD, WHITESNAKE, TYGERS OF THE PAN TANG (qui sera présent au South Troopers le 16 novembre prochain  - Les-Pennes-Mirabeau - Jas Rod - France), VENOM, GIRLSCHOOL,  pour ne citer qu'eux et surtout sans oublier DIAMOND HEAD puisque BRIAN TADLER (fondateur de Diamond Head) remplace dorénavant PAUL QUINN (co-fondateur de SAXON en 1975) épuisé par de longues  années de tournées incessantes à travers le monde entier.


Après avoir longuement réfléchi, notre grand ami et compagnon de bataille Paul Quinn a décidé de se retirer des tournées avec Saxon. Après de nombreuses années sur la route, avec le stress et la fatigue qui accompagnent les longues tournées, Paul ne veut pas que ses performances en pâtissent et qu’il déçoive ses compagnons de groupe et ses fans. Paul continuera d'enregistrer avec le groupe et il est possible qu'il participe à certains shows spéciaux à l'avenir.” (Biff Byford)

Saxon le groupe

La formation se constitue dorénavant de l'indétrônable Biff BYFORD au chant devenant le seul membre d'origine et fondateur de SAXON, Nigel Glockler  à la batterie, Doug Scarratt  et Brian Tatler  aux guitares ainsi que de Nibbs Carter  à la basse. Le choix de Brian revient à Biff qui avait en tête et en toute première intention fait ce choix respectant sa volonté d'intégrer un bipède talentueux ayant foulé les années et ses scènes 80 de ses propres pieds. Bryan répondait à ses critères. Je tiens cette information d'une interview donnée par Biff et Brian eux-mêmes. J'ai par contre, pu lire par ailleurs que Biff " avait aussi pensé à Phil Campbell, ex-Motörhead, pour jouer de la six-cordes"...

Line-up :
Peter "Biff" Byford – chant  
Nigel Glockler – batterie
Doug Scarratt – guitare
Brian Tatler – guitare
Nibbs Carter – basse

(Paul Quinn   ex-membre mais toujours considéré plus ou moins comme faisant partie de la formation)

Saxon les membres 2024

Membres précédents :

Paul Quinn - Guitare 

Jörg Michael - Batterie et percussions 
Fritz Randow - Batterie et percussions 
Graham Oliver - Guitare 
Paul Johnson Basse 
Steve Dawson - Basse 
Nigel Durham - Batterie 
Pete Gill - Batterie

On rappelle que Biff Byford adore l'Histoire et s'en nourrit principalement par de nombreuses lectures. Il y puise l'inspiration et la nature de ses textes, à l'instar de Maiden,  sur nombre de titres. Les paroles y sont sérieuses et respectueuses, rendant justice à cette Histoire, en tentant au maximum d'y intégrer les rimes pour flirter avec une certaine poésie.


« J’ai passé le plus clair de ma vie à lire à propos de l’histoire. Elle est partout. Même si tu ne réalises pas que quelque chose fait partie de l’histoire, c’est le cas. » (Biff)

 

Les fans de Heavy et plus particulièrement ceux de SAXON connaissent la longue et prolifique discographie des Anglais et leur capacité à rester fidèle à une certaine marque de fabrique : assez peu de crossover, d'aventures dans l'expérimentation ou d'explorations dans la folie  créative déjantée et rocambolesque ; non une patte assez habituelle d'un Heavy traditionnel qui ravit les incompressibles et indétrônables amateurs du genre 80's Old School juste supportant une certaine modération temporelle avec des productions qui savent évoluer tendrement avec son temps. Quand vous aimez la madeleine, peu de chance de vouloir la voir revisiter en mode 3.0. 
Et le temps ils peuvent en parler!  Près d'une demi-décennie à façonner leur musique. 


Le temps, le temps
Le temps et rien d'autre
Le tien, le mien
Celui qu'on veut nôtre.

 Près d'une demi-décennie à façonner leur musique, en effet avec des heures de gloires et des classements enviés. En bref :

Saxon avait huit albums dans le Top 40 britannique dans les années 1980, dont quatre albums dans le Top 10 britannique et deux albums dans le Top 5 :
"Wheels of Steel"- 1980 - s'est classé n°5 au Royaume-Uni pendant six mois
"Denim and Leather" - 1981 - dont la chanson titre est considérée comme un hymne métal, que "Princess of the Night", "Never Surrender" et "And the Bands Played On", prennent place dans le Top 20 britannique.
l'album live "The Eagle Has Landed" de 1982 se classe n°5 au Royaume-Uni, avec une prestation au festival Monsters Of Rock en 1982, devenant ainsi le premier groupe à y apparaître deux fois.
"Power & the Glory" de 1983 est devenu l'album le plus vendu du groupe dans le monde à ce jour avec la pochette de l'album du réalisateur hollywoodien Ridley Scott.
Et c'est sans compter les nombreux singles dans le UK Singles Chart et un succès manifeste dans toute l'Europe  ainsi qu'aux États-Unis et même au Japon. Saxon et a vendu plus de treize millions d'albums dans le monde pendant ces années glorieuses 80's.

Ils l'ont exploité le temps mais le temps ne les pas exploités au point de les plaquer au sol et de les terrasser. Non SAXON n'est pas mort!!! . Et cette nouvelle galette en est la preuve vivante.  Dix titres sont proposés sur Hell, Fire And Damnation sorti le 10 janvier dernier sur Silver Lining Music pour environ 45 minutes d'écoute

L'ALBUM

Hell fire and damnation saxon

Liste des titres :
1. The Prophecy
2. Hell, Fire And Damnation
3. Madame Guillotine
4. Fire And Steel
5. There’s Something In Roswell
6. Kubla Khan And The Merchant Of Venice
7. Pirates Of The Airwaves
8. 1066
9. Witches Of Salem
10. Super Charger   

The Prophecy attaque direct en mode très cinématographique sur une voix sépulcrale terrifiante, grave et caverneuse, grognée par l'acteur Brian Blessed ouvrant sur le titre éponyme de l'album  Hell, Fire And Damnation qui dès lors prend toute sa dimension et annonce la couleur de l'album ; une véritable palette Heavy fringante, puissante, légitime et certainement pas décevante.

Heavy tu dis, Heavy on vit ! J'avance sans trop prendre de risques que le refrain de ce titre éponyme sera repris haut et fort bras tendu vers le ciel et reconnaissance tournée vers le quintet de ce moment magnifié en live ! Et on ne rate pas cette magnifique envolée finale qui signe l'empreinte de ces années maîtresses. A savoir que la chanson est née d'un riff de Brian largement inclus dans la conception de ce nouvel album et sublimée de surcroît par le travail de production de  l’ingénieur du son ANDY SNEAP, avec cet écho adroitement placé sur HELL, HELL. Ce titre fait référence à une injure "Hell, fire, and damnation, what’s tha’ been doing now?!" que proclamait le père de Biff "quand petit,  je faisais n’importe quoi ou que j’écrivais des trucs sur la table de la cuisine". Un titre à la fois speed et aux variations bien sélectionnées.

Madame Guillotine reprend  l'histoire de l'exécution de Marie-Antoinette pendant la Révolution française sur un instrumental à la fois accrocheur et mélodique. L'introduction s'ouvre sur des lignes de basse bien saisies et des guitares aigues et intenses, une formule qui fait un bien fou à nos oreilles. En mode plus mid-tempo, la voix de Biff se veut légèrement rauque et mélodieuse tout en poussant une puissance parfaitement maîtrisée. Très rythmé, ce titre est fédérateur et s'ouvre à chanter tous en chœur.


"Fire and Steel" bien plus brutal et très rapide à l'effet ravageur mettra le feu dans le pit. Le solo produit légèrement en écho et discrètement en retrait pour lui donner de la profondeur est particulièrement excellent. Brian  a avoué à la presse, avoir dû travailler certains passages très rapides pour lui. Travail accompli! Il s'agit de l'un de mes titres coup de cœur de cet album.

Evocateur d'un tableau électrique qui grille, c'est sur des notes électro que s'invite sur la piste 5 "There’s Something In Roswell"  dont le songwriting est toujours aussi mélodique malgré la voix rageuse de Biff qui tient parfaitement ses notes les plus hautes. Non Mr Byford n'a pas perdu de sa superbe et garde le coffre  nécessaire pour donner l'explosion suffisante à des titres rapides, puissant voire violents (avec modération). Personnellement, je me vois hurler au volant de ma voiture le "Roswell" entêtant et surtout addictif de ses paroles .

A l'instar de "Fire and Steel", "Kubla Khan And The Merchant Of Venice" rejoint la horde du Speeding Metal, sur la voie de la rapidité et de l'énergie bien loin d'évoquer le côté soyeux de  l'Histoire notamment celle de la  Silk Road, loin d'être tendre et très calme... Ce mur de guitares puissantes et gigantesques érige l'édifice des deux six-cordistes et traduit l'alchimie qui s'est opérée entre eux depuis ces quelques mois à travailler ensemble. Episode plus moderne qui ravive quelques bons et excitants souvenirs de l'adolescence de beaucoup, c'est celui des radios pirates non soumises à la juridiction anglaise et qui ont fait naître pléthore de passions et générer une salve conséquente de futurs musiciens.

"Pirates Of The Airwaves" s'introduit sur les ondes avec des paroles brouillées et le hurlement de Brian Blessed "Saxon's Alive" (à 5 secondes) et presque inaudibles  que  les riffs de guitare viennent supplanter avec élégance. Et oui, vous allez danser devant votre transistor d'époque! Et sans devoir vous cacher sous la couette afin d'éviter l'interdit parental.

Ça pète et ça claque fort sur "1066", avec des riffs de guitare qui dégomme en rafales la piste 8 traitant de la Bataille d'Hastings, événement décisif de la conquête de l'Angleterre par Guillaume, duc de Normandie, contre les forces armées d'Harold Godwinson, le dernier roi anglo-saxon.  

Duo ou duel guitaristique, à vous de voir cependant Biff, lui, ne baisse pas la garde et s'attaque avec puissance sur "Witches Of Salem"  au sujet dramatique du procès et de l'exécution d'un certain nombre de personnes en Amérique du Nord fin du XVII ème siècle, des femmes principalement (mais aussi quelques hommes) accusées de sorcellerie.

L'album se clôture avec une pile électrique "Super Charger" qui envoie watts, énergie, vocaux costauds qui casseraient toute torpeur et headbanging ravageurs qui vont fracturer quelques vertèbres et mettre à mal nombre de cervicales. Encore un coup de cœur parmi les 10 pistes de cet excellent album fidèle à l'empreinte de Saxon et à sa vision du Heavy traditionnel. 

 

Notre avis :

 

Hell Fire And Damnation met en avant un SAXON possédé ! Possédé d'énergie, toujours aussi investi par son art qu'il valide encore royalement à près de cinquante ans de compositions, à coup d'une cinquantaine de productions studio, Live et compilations confondues. Saxon's alive! Evidemment ! Le changement de guitariste n'est pas venu affecter l'équilibre des Anglais, bien au contraire ; le duo Doug/Tatler fonctionne à merveille dans une alchimie qui pourrait en faire rougir plus d'un. Rempli d'inspiration, de puissance, avec étonnamment de la poésie en rimes, des sujets historiques plus ou moins connus par nombre d'entre nous, cette galette n'est absolument pas la énième production qu'il faille sortir pour de mauvaises raisons  ou d'aspect égotique. Elle révèle un véritable travail de recherche dans les textes sur fond de Heavy traditionnel façonné depuis toujours par les Anglais qui s'enorgueillit de déposer leur marque de fabrique sans vraiment déroger à leur cahier des charges depuis 1975.

La production, le mixage et le mastering sont réalisés par Andy SNEAP (Judas Priest, Exodus, Accept and Priest guitarist) avec un parfait équilibre pour saisir chaque instrument, chaque note vocale avec clarté et une certaine modernité, sans désintégrer l'approche old school de l'instrumental. Une galette comme je les aime, sans compression dévastatrice. 

L'artwork a été réalisé par Peter SALLAI et un certain nombre de versions sont à notre disposition pour satisfaire toutes les envies y compris celles des collectionneurs invétérés à savoir CD, Vinyles, Cassettes et en Digitale.

 

LES LIENS :

 http://www.facebook.com/SaxonOfficial/

http://www.instagram.com/saxon.official

http://www.twitter.com/SaxonOfficial

http://www.youtube.com/PlanetSaxon

 http://www.saxon747.com   

Silver Lining Music 

Replica Promotion              

RUSSEL/GUNS (rock hard), Medusa (12/01/2024)

Le 13/01/2024

Ni pâle copie de Great White, ni LA Guns réchauffé, « Medusa » est un album efficace et plaisant, servi par des musiciens chevronnés.
Par Ahasverus
Voici l'une des sorties attendues de ce début d'année : l'association de Jack Russel, le chanteur de Great White, avec Tracii Guns, guitariste de LA Guns. Gageons que Serafino Perugino, tête pensante du label Frontiers, n'est pas étranger à la réunion de ses deux poulains, et l'idée d'assembler ces vétérans de l'histoire du rock n'a rien de saugrenue.
L'association prend simplement pour nom RUSSEL/GUNS, et l'album s'appelle, allez savoir pourquoi, « Medusa ». Il sort le 12/01/2024.

Russel guns

Tracii Guns et Jack Russel se sont entourés de deux membres de LA GUNS, Shane Fitzgibbon et Johnny Martin, respectivement batteur et bassiste. Le talentueux Alessandro Del Vecchio les assiste au clavier. Il saura s'imposer même quand le groupe envoie du steack (« Tell Me Why »).

La tonalité de l'album est rapidement donnée : « Next In Line » et « Tell Me Why » représentent les deux pôles de Russel/Guns, l'un hard et groovy, l'autre endiablé et heavy.
Dans tous les cas le duo est gagnant, ces gars savent envoyer. Loin d'être un Great White de pacotille ou un LA GUNS réchauffé, l'album peut même faire penser à un UFO (« For You »), et ses notes de piano à la Quireboys sont bienvenues.
Russel et Guns n'ont évidemment pas volé leurs places de leaders, Jack Russel fait une interprétation sensible et la guitare de Tracii Guns sait trouver des chemins lumineux. « Medusa » est solide et ne connaît aucune approximation. Son répertoire pue le talent et ne tape jamais à côté de la plaque. En amont, le travail de composition a été bien fait (« Living A Lie »), chacun faisant le job. Le résultat est là, jamais cabotin, toujours au service de compositions dont le morceau « Give Me The Night », à la fois puissant et groovy, pourrait être une synthèse. Bougrement rock N' roll (« Give Me The Night »), l'album prend quelque chose de savoureux écoute après écoute.
Loin de vous pétrifier, cette Méduse vous fera taper du pied (« Back Into Your Arms Again »). Elle ne sera pas peut être pas la galette de l'année (quoi que...) mais c'est un album efficace et plaisant, servi par des musiciens chevronnés. Un bon vieux rock N' roll que vous aurez plaisir à écouter.

SEBASTIAN BACH "What Do I Got To Lose?" Nouveau Single (07/12/23)

Le 10/12/2023

Par Dam'Aël

Entre Ennio Morricone et Bach, un choix assis sur un véritable dilemme? Propositions contraires ou contradictoires...Sébastian BACH s'en accorde avec brio avec "What Do I Got To Lose?". Et on a tout à gagner à l'écouter!

Sebastian bach

Retour après 9 ans d'absence de Sebastian Bach, avec "What Do I Got To Lose?" extrait du futur album de l'artiste canadien qui sortira courant 2024 ne nous dévoilant pas plus de précisions. Cette nouvelle galette sortira sur le label Reigning Phoenix Music.
Un clip, réalisé par Jim Louvau et Tony Aguilera vient tout jouste de sortir sur la toile. Il est à découvrir sur les plate-formes d'écoute habituelles depuis  ce 7 décembre dernier.

Sebastian  co-signe ce nouveau morceau avec Myles Kennedy (Alter Bridge, Slash) et Elvis Baskette (Mammoth WVH, Slash). Ce dernier est également producteur du titre. On y retrouve Devin Bronson (Avril Lavigne, David Cook) à la guitare, Todd Kerns (Slash) à la basse et Jeremy Colson (Steve Vai) à la batterie.  



Sebastian Bach, de son véritable nom Sebastian Philip Bierk est  connu pour avoir fait partie du groupe américain Skid Row de 1988 à 1996.  Renvoyé de la formation, il a fondé quelques groupes sans grand succès hormis  Damnocracy dans lequel il tenait la vedette aux côtés de Jason Bonham, le fils du célèbre batteur John Bonham. Très ami avec  Axl Rose,  Sebastian Bach apparaît dans quelques-uns des spectacles de Guns N' Roses,  sur notamment  la tournée « Chinese Democracy North American Tour »  rejoignant la formation pour la  chanson, My Michelle.  Il participa au Hellfest 2012 à Clisson, aux côtés de groupes  tels que Motley Crue, Crashdïet... 

 Le dernier passage du chanteur en France remontant à 2014 (Forum de Vauréal), tous les fans espèrent sa venue pour une tournée européenne et notamment française que l'on imagine peut-être prendre forme après celle organisée aux USA de février à mai 2024.

 
A noter par ailleurs comme informations que Sébastian BACH a tourné comme invité dans la série Gilmore Girls durant les saisons 4, 5 et 6 dans le rôle du guitariste Gill, ainsi que dans la série Canadienne Trailer Park Boys lors de la saison 7, jouant son propre rôle.

 

" What Do I Got To Lose? "

Une introduction au goût de madeleine tant les quelques notes prestigieuses qui introduisent le titre, rappellent quelques bons et légendaires films et musiques qui ont marqué notre enfance. Très vite, le ton est donné avec un mid-tempo Rock qui donne envie de prendre La Route 66 aux Etats-Unis,  La Ruta 40 en Argentine, La route de la soie en Asie, La Great Ocean Road en Australie, La Transcanadienne au Canada, La Carretera Austral au Chili, La route Nationale 7 à Madagascar, La route D707 en Namibie, ou même l'A7 en France! Vous l'avez compris, quel que soit l'endroit où vous vivez, What Do I Got To Lose? en fond sonore, potard dans le rouge, est une cure de jouvence pour une escapade routière et musicale. Evidemment ce titre met en exergue les capacités vocales de l'artiste qui envoie des lignes vocales puissantes et accrocheuses. On attend avec impatience la suite de la galette.

“To me, ‘What Do I Got To Lose?’ is the perfect sentiment for me right now,”  précise S. Bach dans une interview.

what do you have to lose by listening to this new single???

 

Liens :

 

Sortilège, Avaland, Tentation, Star Rider (Jas'Rod 18/11/23) - Le live-report

Le 24/11/2023

Par Dam'Aël

Sortilege jas rod

 

Préambule :

Oh combien nous courons dans le Sud et plus particulièrement dans le Sud-Est après les concerts proposés dans les salles locales et espérons un plus grand nombre de festivals dans notre région. J'en profite pour faire un petit clin d'œil au Tribal Roch Association pour son Tribal Festival (Peymeinade-06), et dans un périmètre plus élargi au Pyrenean Warriors Open Air (Torreilles - 66), au Festival de Nîmes (34), au Orange Metalic Festival (84) - liste non exhaustive - qui nous ont ravis cette année.

Sortilège, Avaland, Tentation, Star Rider @ MARSEILLE  - 18 novembre 2023

 La passion gère la vie de tous et c'est aussi le moteur princeps de vie de Sébastien Bailly, aux commandes de French Heavy Metal Connection et du South Troopers Festival (http://fhmc.fr/ - https://www.southtroopersfestival.fr/), le South Troopers Festival qu'on espère vivement revoir sur pieds bientôt.

En attendant Sébastien avait mis toute son âme et tous ses efforts dans cet évènement exceptionnel du 18 novembre au sein de la salle du Jas'Rod, réunissant en tête d'affiche Sortilège (Paris), soutenu par Avaland (Grenoble), Tentation (Perpignan-Torreilles) et Star Rider  (Grenoble). Quatre groupes très représentatifs de la scène hexagonale (les mathématiciens vont y perdre leur formule) de part la qualité de leurs prestations et leur capacité à nous surprendre : come-back explosif, découverte magistrale, compositions détonnantes, prestations enflammées et autres...

D'ailleurs le public ne s'y est pas trompé et savait pertinnement dès la présentation de l'affiche que cette soirée ne devait pas être ratée. Bingo! La salle du Jas'Rod est comble et la magie s'est opérée dès les entrées avec les rencontres de têtes connues, de têtes pas vues depuis longtemps, et de rencontres inopinées guidées par la passion et cet amour indéfectible de la musique. En somme une rencontre plus que conviviale et oh combien réussie!

La ponctualité est l'apanage des rois et surtout dans un timing très serré ; aussi 19h30 retentissant dans les airs, le premier groupe se tient prêt, excité comme une puce rien qu'à l'idée d'ouvrir pour sa majesté Sortilège.

STAR RIDER :

Star rider

Pas d'erreur !!! C'est Star Rider : le mitrailleur, le bombeur, le dépoussiéreur, l'embraseur. Bon, je ne vais pas vous citer tous les termes finissant par eur pour faire la rime (phonétique) et nommer les adjectifs qui qualifient ce quintet grenoblois, mais pétard (synonyme de p***in) quelle vandale dans la tête! Quartiers Nord n'aurait pas hésité à vociférer :"Bonne mère, ils nous ont envoyé l'aïoli dans la tronche"

Les gaillards dans les starting-blocks ont embrasé la scène dès l'amorce du set, dans une démonstration incontestable d'un savoir faire en live. Indéniablement ces "musicadou*" savent tenir une scène et mettre le feu sans attiser une longue attente dans le pit. Non, ça envoie direct. Le duel des deux guitares, l'une plus aigue que l'autre, arguant quelques shreds par-ci, par-là, confère une excellente complémentarité des 6 cordes supplées par une basse agressive et la rage du chanteur, tous bien décidés à défendre haut et fort la musique des Isérois.

Sacrée surprise! Star Rider a bluffé les 400 personnes présentes dans la salle, dépoussiérant jusqu'à l'usure les planches du Jas'Rod. 

Line-up :

    Kim Saxx - Vocals (ancien mbr de SWINE DIAMON et  EROTIC DISTRIXX dans un style sleeaze, glam rock.)
    Chainsaw Charly - Guitars
    Läther Deth - Guitars lead
    Alex Renegade - Bass
    Lizzy Kicks remplacé lors de ce concert, car blessé, par Gabe Thunderforge (batteur de Takedown)

La preuve en vidéo :

0. Présentation du runner du concert

1. Shoot to Kill
2. Give Me Speed (Or Give Me Death)
3. Burning Star
4. Rock Brigade (Def Leppard cover) 
5. Out of the Cave

6. Rock Muscle :

 

7. To Fast To Die :

Si vous avez besoin de démonteur de scène, vous avez le lien de STAR RIDER.

 

TENTATION :

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Elle était grande la Tentation quand on a su que les Perpignanais seraient de la partie. D'autant quand on est une festivalière régulière du Pyrenean Warriors Open Air... A l'instar du premier groupe, le quartet n'est pas venu pour enfiler des perles mais bien décidé à envoyer la pâtée et des envolées de fureur catalane. Force est de constater que les fans du groupe était bien présents, reprenant en un karaoké magistral les paroles des compositions de Tentation et préparant en quelque sorte les cordes vocales de chacun en prévision de la version Monumentale réservée à Sortilège. Un coup de chapeau à Laurent qui derrière ses fûts s'est déchaîné en bête enragée.

Line-up :

    Patrice 'Darquos' Rôhée Chant 
    Guillaume Dousse Guitare
    Guillaume 'Guix' Pastor Basse
    Laurent 'Lole' Metivier Batterie

La Tentation en vidéo :

Dans la setlist, 7 titres extraits de l'album Le Berceau des Dieux sorti le 24 septembre 2021, 2 titres tirés du dernier album Prémices dans les bacs depuis le 21 avril 2023 et un inédit

1. L'Enfant du Ghostal

2. Le Couvent

3. L'Exode

4. La Chute des Titans

5. L'Epreuve du Sang

6. Le Taureau d'Airin

7. Interlude 

8. Illusion

9. l'Enfant et le Dragon         Inédit

10. Heavy Metal 

Pour tout débroussaillage de scène, pensez à TENTATION.

 

AVALAND :

Avaland 1

Deuxième surprise de la soirée, la première étant STAR RIDER, Avaland est lui aussi originaire de Grenoble. Quel terreau cette région iséroise! Pour les personnes qui ne connaissent pas Avaland , la formation se résume ainsi : "AVALAND est un Opéra Métal Épique et Symphonique, écrit et composé par Adrien G. Gzagg , né en 1998 à Grenoble, inspiré par la fantasy, l'alchimie, les légendes et l'Histoire ". Gzagg a créé un album d'histoires épiques avec 8 personnages qui racontent l'histoire d'un jeune sorcier, Adam Wilstorm qui pourrait être le salut pour ramener la lumière au royaume d'Avaland et au cours de son voyage, il doit apprendre à contrôler ses pouvoirs liés à la tempête. Le projet se veut du pur Metal Opera et Power Metal.

Et pour cause la prestation scénique se veut très théâtrale avec la présence de deux chanteurs qui se donnent l'échange. On note aussi les costumes particuliers  en chemise à jabot que chacun des membres porte, signant une mise en scène parfaite. Les compositions sont évidemment très inspirées et pour ma part, je n'ai eu de cesse d'alterner mon regard et déplacer mes esgourdes entre la  formation complète et le bassiste à la 6 cordes (placé devant moi) dont le jeu m'a époustouflée. Au sein d'un même titre, Camille Souffron alterne son jeu avec ou sans médiator, ponctué d'accentuations efficaces qui donnent du corps à l'instrumental associées à différentes technique (slap...) de jeu qui lève le voile sur le talent évident de ce musicien. Quant aux guitares, une 8 cordes!!! Des blast beats du côté percussions! Les mecs ont l'apanage du Tech Death... hum hum, les bougres... La pépite à suivre absolument!

Indéniablement une très belle découverte où la synergie de groupe est une merveille d'alchimie artistique.

Line-up :

2016-     Adrien G. Gzagg - chant, claviers, Compositeur, Ecrivain, et Orchestrations (Eyezery, ex-Amon Sethis)
2018-     Camille Souffron - basse et contrebasse   - qui ce soir-là sortait d'une hospitalisation
2018-     Leo Mouchonnay - drums (ex-Nightmare (live)   - qui ce soir-là était malade
2018-     Lucas Martinez - guitars
2021-     Jeff Kanji - vocals (Seasons of Silence)

Du son et des images :

1. Theater Of Sorcery

2. Storyteller

3. To Be The King

4. Betrayers

5. Kingslayer

6. Holy Kingdom Of Fools

7. Madness Of The Wise

8. You'll Be The Legend

9. Crimson Tyranny

A la recherche d'un spectacle épique et talentueux," pourta avertànço*" aux Grenoblois et allez sonner à la porte d'AVALAND.

 

SORTILEGE :

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Je ne sais pas s'il existe des détracteurs de Sortilège qu'on imagine scander "Oh Blasphème, oh Sacrilège" reprochant le nouveau line-up de la formation parisienne...

Baissez vos armes Métalleux en colère car le quintet Sortilège 2.0 n'est pas un reliquat dégoulinant de la formation d'origine. Oh que nenni. Leur prestation au Hellfest 2022 avait déjà envoyé la couleur sur la seconde vie de la formation parisienne mais cette prestation au Jas'Rod a belle et bien confirmé la légitimité du groupe dorénavant composé par :

Christian Zouille Augustin chant compositions

Olivier Spitzer guitare rythmique chœurs compositions production

Bruno Ramos lead guitar compositions

Sébastien Bonnet basse chœurs

Clément Rouxel batterie

Tout était en place, complicité entre musiciens, syntonie, échange avec le public, joie visible d'être sur scène, envie de donner le meilleur aux 400 tatoués ou non présents dans la salle, énergie, reconnaissance de la part de Zouille franchement exprimée au micro. Je craignais une certaine déception, vite évincée par la claque que Zouille et ses acolytes nous ont mis dans la tronche! Les 90 minutes de show n'ont montré aucune défaillance : "parfèt*" s'égosillerait Pagnol s'il était encore là! Les quelques défauts présents à Clisson sur la Mainstage ont de toute évidence été revus et corrigés, laissant place à un véritable moment d'anthologie, un monumental karaoké suivi par une horde de fans à la mémoire intacte, un tsunami bénéfique à force d'acharnement mais aussi de talent. La voix de Zouille est bien présente et quand bien même il lui a fallu descendre d'un demi-ton, les notes sont envoyées avec une puissance qui décolle l'élastique de ton string (heu pas les strings des guitares! tu me suis? Hein?). Justesse, tenue et puissance sont bien l'apanage de Sire Christian AUGUSTIN. Bruno RAMOS n'a pas baissé d'un iota son jeu scénique, aux côtés des tout aussi excellents Olivier Spitzer,  Sébastien Bonnet et Clément Rouxel.  Quelle magie! Des étoiles dans les yeux, des notes salvatrices dans les oreilles, des micro-sillons dans les mains, le retour à la réalité de la vie en est moins difficile.

0. Intro
1. Amazone                                                                                          Sortilege 1983

2. Phoenix                                                                                            Phoenix 2021


3. Le Sacre du Sorcier                                                                         Apocalypso 2023
4. Chasse le Dragon                                                                             Larmes de héros 1986


5. Poséidon                                                                                          Apocalypso 2023


6. Marchand d'Hommes                                                                      Larmes de héros 1986
7. D'Ailleurs                                                                                        Métamorphose 1984
8. Quand un Aveugle Rêve                                                                 Larmes de héros 1986
9. Trahison                                                                                          Apocalypso 2023
Présentation de Kévin CODFER de MYRATH pour le titre :
10. Derrière les Portes de Babylone                                                  Apocalypso 2023


11. Vampire                                                                                       Apocalypso 2023
12. Toujours Plus Haut                                                                      Phoenix 2021
13. Civilisations Perdues                                                                   Phoenix 2021
14. Attila                                                                                            Apocalypso 2023
15.  La Parade des Centaures                                                            Apocalypso 2023
16. Messager                                                                                     Larmes de héros 1986
17. Sortilège                                                                                      Sortilege 1983

Et en cadeau, ce titre "Sortilège" capturé par French Heavy Metal Connection.

Pour tous les organisateurs de concerts qui ont les "ue d'espalancoun*" et savent "quiha leis auriho*", SORTILEGE est une valeur sûre.

Un grand merci et surtout un gigantesque bravo au maître de cérémonie Sébastien Bailly que nous encourageons dans la récidive de tels évènements, en parallèle de... ses talents de pâtissier. Que de telles passions créatives et emplies d'initiatives puissent durer et perdurer longtemps avec le soutien des fans et du public en général. Des concerts d'une telle couleur sont une source insoupçonnée d'endorphines, véritable trame d'une bonne santé, sans aucune ordonnance. Quant aux effets secondaires on les prend à bras la corps!

 

Les liens :

https://www.facebook.com/FHMC13

https://www.facebook.com/profile.php?id=100057636302207

http://https://www.starrider.fr/

https://www.facebook.com/tentationfrance

https://www.facebook.com/avaland.metal.opera

https://www.facebook.com/SortilegeWithZouille

 

Lexique provençal* :

musicadou : musiciens

pourta avertànço : porter attention

parfèt : parfait

ue d'espalancoun : yeux écarquillés

quiha leis auriho : dresser les oreilles

LIVE-REPORT DU "TRIBAL FESTIVAL 2023" (Peymeinade-06)

Le 17/10/2023

Par Dam'Aël

Tribal fest 2023

Dans un cadre idyllique en pleine pinède Daudet sur Peymeinade (06), espace naturel mais aménagé pour l'occasion, la Tribal Roch Association, qui vient d'ailleurs de fêter ses 22 ans d'existence, nous a proposé le 26 août dernier la 18ème édition du TRIBAL FESTIVAL.

Encore une fois, et plus particulièrement cette année, Marco Le Rolle a su tenir de mains de maître le projet 2023 avec un line-up varié et d'une qualité qui vous donne des frissons. A vous d'en juger!

Alcatrazz Official

OVERDRIVERS

Brutti di Fosco

Underground Therapy

Balls Out

En parallèle des cinq concerts qui décoiffent sans mistral, un stand de merchandising où il est conseillé de se procurer albums, t-shirts et autres en direct auprès des groupes, la restauration rapide pour ne pas flancher au vu de l'énergie libérée lors des heures de headbanging, de hurlements, à gigoter dans tous les sens, un stand de disques et même de bijoux artisanaux. Rien n'est laissé au hasard.

 

Balls Out

La lourde tâche d'ouvrir le festival revient à la formation niçoise qui est loin de s'en émouvoir de stress, tant son expérience des scènes commence à compter depuis 2016, date de sa formation. Les quatre membres mais aussi amis :

Pat Gioan: Chant / Basse
Pierre Pizana: Batterie
Sonny Micucci: Guitares
Yann Vautrin: Guitares

écument  les scènes locales et nationales, Rock N' Eat, Elysée Montmartre, Hellfest et bien d'autres. Ce soir ils piétinent d'impatience pour nous livrer leur set de 8 titres, et je peux vous garantir que si les quatre garnements avaient pu arrêter le temps pour faire durer ce moment, ils ne seraient certainement pas gênés tant leur envie d'en découdre en première partie des Américains d'ALCATRAZZ, était perceptible. Pour ceux qui ont déjà vu cette formation, nul est de rappeler qu'elle sait sortir les crocs et piétiner les planches, une manière bien rockeuse de se faire plaisir et d'offrir au public un moment d'échange et de magie.

1. Back to Real                                                          Volume 1 : Get Dirty  EP 2


2. Wet and Late                                                         Too Big To Handle EP1
3. Moaning Hard                                                       Let Me In (I Know Someone Inside) album
4. Get Dirty (Wild And Nasty)                                  Volume 1 : Get Dirty  EP 2


5. Hot Mom                                                               Volume 2 : Hot Mom


6. Let Me In (I Know Someone Inside)                    Let Me In (I Know Someone Inside) album
7. Hurricane                                                              Let Me In (I Know Someone Inside) album
8. Balls Out                                                              Too Big To Handle EP1

Le leader Pat GIOAN, chant et basse, a bien voulu répondre à quelques questions lors de cet évènement. Dam'Aël vous en livre le contenu dans cette vidéo :

 

Underground Therapy

Mené par Sarah et ses cris de rage revendicateurs, Underground Therapy prescrit son néo-rock en guise d'anxiolytique. N'oubliez donc pas votre ordonnance. On retrouve chez Underground Therapy des fondations 70's psychédéliques sur lesquelles le temps a laissé ses strates successives, et passant du quintet au quartet. 
Le gros changement c'est le départ de 2 membres, nouveau bassiste avec Anthony qui change d'instrument, et l'arrivée de Corentin, derrière la batterie... 

"On a tout réadapté en essayant de garder l'essentiel et le plus efficace des morceaux pour que ça marche à une seule guitare. La basse a pris plus de place en récupérant des mélodies de l'ancienne guitare, la guitare actuelle a gonflé son son et en même temps ça a permis à Tom d'avoir plus de place." : Anthony. 

La formation a signé chez un booker, Pongo Booking, après avoir participé à un tremplin “Los Bambasitos” en novembre 2021 et y avoir rencontré José Garcia, le président de l'association. 

Le quartet a délivré un set énergique, brutal mais rempli d'émotions,  aux chansons vraiment cathartiques. La voix de Sarah voyageant avec aisance de la violence et l'explosion à la douceur et l'envoutement.

1. Imsomnia                                     Neurosis (EP 20/12/20)
2. Dust                
3. Abyss                                           Fire Back (EP)
4. Deep Water            
5. Shell                                             Inédit du futur album


6. Donnie Darko                              Neurosis (EP 20/12/20)


7. Stupid Man                                  Fire Back (EP)
8. Shadow & Light                          Fire Back (EP)
9. Same Old Story                           Inédit du futur album


10. Lighter                                       Fire Back (EP)

Après les avoir découverts sur scène, Underground Therapy a bien voulu se prêter au jeu de l'interview qui a pris fin sous les watts du groupe Overdrivers qui prenaient place , l'interview des Toulousains ayant été réalisée après la prestation de Brutti di Fosco au changement de plateau :

 

Brutti di Fosco

Les Brutti di Fosco (originaire des Marches, né à Cingoli en 2016) jouent du  Rock , contaminé par  le Funk ,  le Folk et le Metal, car chaque membre vient d'un parcours musical distinct et a sa propre histoire à raconter. Une musique donc très colorée et rendue épique par la présence d'un instrument traditionnel, la  Cornemuse. Il est dit que Fosco (qui manie aussi guitare, basse et piano), le leader du groupe, est l'un des meilleurs cornemuseurs italiens. Au fil des années, le son a évolué d'un son « celtique traditionnel » à une musique plus libre d'étiquettes, où l'esprit ludique du groupe émerge en impliquant le public dans son spectacle. 


Fosco  (Lorenzo Carducci)                                  Cornemuse, sifflet, chant 
Johnny Visciola (Giulio Fabrizi)                         Basse 
Il Tropicale (Edoardo Leoni)                               Batterie 
Don Vito De La Sierra (Lorenzo Marcelloni)      Guitare lead 
Frederick O'Giustu (Federico Stocchi)                Guitare rythmique

A noter dans leur cursus musical, leur participation à la huitième édition de l' émission de talents Italia's Got Talent  diffusée le 16 mars 2022 avec une jolie place en demi-finale. 

1. Sette Quarti                                    Estote Deformis (EP 2018) 

   
2. Je Jacobites By Name                    Ye Jacobites by Name est une chanson traditionnelle écossaise 


3. Liberi!e                                           single 21/01/22
4. Drunken Sailor

 
5. Can You Hear The Blackbird         Estote Deformis (EP 2018)
6. Luce                                                single 28 mars 2023 
7. Frutti di Bosco                               Estote Deformis (EP 2018)                     - L'anagramme de Brutti di Fosco -
 Introducing the Band Members
8. Let’s Go Pecoraio                          Estote Deformis (EP 2018)
9. Atholl Highlanders

Il est indéniable que les Italiens savent faire le show tant dans la façon de faire évoluer leur set tout au long de leur prestation que sur l'énergie qu'ils déploient en livrant leurs titres sans temps morts, complétés par des échanges récurrents avec le public. Public qui, s'il a été plutôt très surpris sur les premiers instants, a très vite adhéré au genre présenté et à l'énergie dégagée. En d'autres termes, un excellent moment lors de ce Tribal Festival 23. La formation n'hésite pas pour terminer sa prestation à descendre auprès du public pour délivrer au plus près cette énergie électrisante et plus que jpuissive.

Fosco nous livre quelques informations :

 

OVERDRIVERS

Si  un mur de décibels s'est abattu dès 2015 sur les Terres du Nord, nos quatre rockers débarqués en région Paca ont mis à sac la scène du Tribal Fest de Marco et explosés les esgourdes du public et de ses environs. Après avoir découvert en live Airbourne au Orange Metalic Festival cette année, c'est au tour de cette formation surnommée  The Frenchiest of Australian Rock Band qui, vous l'avez compris, nous sert des compositions à la AC/DC like. Inutile de vous écrire que ça bouge dans tous les sens, ça envoie les décibels par flots effrénés et Adrien nous chante haut et très fort quelques titres au sujet parfois déroutants comme She's On Her Period. Le quartet composé de :
Adrien Desquirez – Chant, Guitare
Anthony Clay – Guitare
Benjamin Ollivier – Basse
Florian Morgano – Batterie

fait exploser les watts hors des Marshalls sans s'apercevoir que la pluie commence à s'inviter sur la scène non couverte... Qu'est-ce qui va sauter en premier? Fort heureusement la demoiselle n'ayant pas son billet d'entrée a fait demi tour illico presto laissant la voie ouverte à la déferlante des Nordistes dont le show survolté n'a laissé place à aucun temps mort. Pour finir un bon bain de foule pour finir dans une euphorie totale qui ravit tout le monde musiciens, festivaliers et organisation. Si les Américains d'Alcatrazz nous proposait "Hiroshima Mon Amour" dans leur setlist, Overdrivers fût une véritable bombe atomique sur Peymeinade!

1.You cheated on me                                                         Rock Out (EP 3 titres - 2021)

2. She hides a big packet                                                   Rockin' Hell  ( album - 2016)

3. Factory                                                                           Rock Out (EP 3 titres - 2021)

4. She’s on her period                                                        She's On Her Period (album - 2018)

5. High Mountains                                                             She's On Her Period (album - 2018)  

                                              

6. Dirty Girls Island                                                           Rockin' Hell  ( album - 2016)

7. Show your boobies                                                        She's On Her Period (album - 2018)  

8. Rockin’ Hell                                                                   Rockin' Hell  ( album - 2016)

9. Limbs of rock’n’roll                                                       Rockin' Hell  ( album - 2016)

 

Quelques petites informations obtenues au bout du micro :

 

Alcatrazz Official


Depuis 1983, la vie de la formation ALCATRAZZ est loin d’être un long fleuve tranquille au vu des multiples évolutions du line-up ; une véritable saga en quelle que sorte, avec de multiples épisodes. Seuls membres fondateurs  Gary Shea à la basse et de Jimmy Waldo aux claviers, restent les véritables piliers du début de l'aventure. A noter malgré tout que la basse est tenue lors des concerts par Adam Sheppard (choeurs). Si Yngwie Malmsteen  et Steve Vaï ont laisser quelques empreintes marquantes respectivement de 1983 à 1984 et de 1984 à 1985 dans la vie de Alcatrazz (sans compter Jason Becker), c'est à ce jour le shredlord Joe Stump qui tient la 6 cordes depuis 2019, largement influencé Yngwie et réplique partielle de ce monstre. Sur ce Tribal Festival Joe fait  le show dans des positions épiques souvent caché derrière sa tignasse, arborant une jolie guitare ESP jaune discret, beaucoupplus discret que notre guitariste. En tout cas ça envoie du lourd avec des nappes de clavier, des basses et une rythmique servie par Larry Paterson en superforme et malgré le tout petit espace prévu pour la batterie. Larry qui prend le relai depuis le second semestre 2021 de Mark Benquechea lui, présent depuis 2019. Evidemment nous savions que nous n'aurions pas Graham Bonnett derrière le micro, évincé depuis fin 2020 et remplacé par  Doogie White ( Rainbow, Yngwie Malmsteen, Michael Schenker...). La setlist fait quelques aller-retours entre la discographie d'Alcatrazz et celle de Rainbow en passant  par Michael Schenker’s Temple of Rock,donnant ainsi  un léger aperçu du cursus de Doogie.

Evidemment pour les fans de la première heure, l'absence de Graham  peut générer une certaine frustration ; cependant il est incontestable que la présence d'une telle pointure au Tribal Festival rend le public fier et le ravit au plus au point. Bravo à Marcus pour pour cette initiative et cette performance.

Little Viper

Too Young to Die, Too Drunk to Live

Wolf to the Moon (Rainbow)

Turn of the Wheel

Ariel (Rainbow)

Jet to Jet

Sword of Deliverance

Battlelines

Too Late for Tears (Rainbow)

Don't Get Mad…Get Even

Hiroshima Mon Amour

Bring on the Rawk

Vigilante Man (Michael Schenker’s Temple of Rock)

The Temple of the King (Rainbow)

Quelques messages recueillis sur place :

1. Jimmy WALDO

 

2. Joe STUMP 

 

3. Larry PATTERSON

A noter que Larry Patterson Larry a été pendant un certain temps l'assistant officiel de Cozy Powell et de son technicien de batterie Eddie Naughton lors de l'écriture et de l'enregistrement de l'album « Forbidden » de Black Sabbath.
Il a aussi travaillé pour Blaze Bayley avec qu'il a fait deux des albums studio, un double album live et un DVD suivant de nombreuses tournées dans le monde  entre 2007 et 2010.
En dehors de la musique, il écrit beaucoup. Dans le monde de la musique, un livre sur l'histoire du groupe Blaze Bayley intitulé « At The End Of The Day », a été initialement publié en 2009. 
Depuis 2022, 21 livres sont à son actif, sur des thème totalement différents : des histoires non-fictionnelles sur la Seconde Guerre mondiale – principalement liées à la Wehrmacht – inspirées en grande partie par un intérêt de toute une vie pour la Seconde Guerre mondiale et par son travail comme instructeur de plongée sous-marine, ce qui comprenait quelques années de plongée sur les épaves de guerre au large de la France.

Ravie d'avoir pu  voir en live cette formation ainsi que les quatre autres groupes proposés dans ce festival, un des rares festivals à s'êtr 'enraciner sur nos terres provençales. Que l'organisation continue avec passion à générer des éditions d'année en année depuis 2006 et qu'elle puisse ravir autant de public et de passionnés encore pour les décennies à venir.


 

WIG WAM (glam metal), Out Of The Dark (10/02/2023)

Le 10/10/2023

Wig Wam vient rappeler sa grande facilité d'écriture. Il livre quelques brûlots dans une galette pleine de friandises. Ce n'est pas son meilleur album, mais tout de même...
Par Ahasverus

Wig wam out of the dark 1Formé en 2001, Wig Wam sort son premier album en 2004. Si certains titres ne font pas très sérieux (« The Best Song In The World », « Erection »), si la pochette du CD est plutôt médiocre, et enfin si les arrangements restent à travailler (« Crazy Things », « Tell Me Where To Go »), la mélodie est bien présente, la voix est presque prête, la guitare totalement (« Erection »), et ce « 667... The Neighbour Of The Beast », qui comprend une cover du titre de Mel C « I Turn To You » constitue une carte de visite très honorable. Son hard est parfois proche du glam 70's (« Mine All Mine », « Bless The Night »), s'accaparant le son 80's d'un Bon Jovi (« Hard To Be Rock N' Roller ») qui jammerait avec Mötley Crüe (« Car-Lyle »), se permettant quelques vraies ballades (« Tell Me Where To Go », « A Long Way ») et un clin d'oeil aux Kiss Alive (« Erection ») parmi des choses modernes teintées de pop (« I Turn To You »). Hard et mélodique, Wig Wam entend néanmoins dès son premier album explorer les contours de sa cible plutôt que de se résoudre à la frapper dans son centre. 
Ce premier album est peu distribué en Europe et n'arrive pas jusqu'à la France. La plupart des titres  (« The Best Song In The World », « Erection », « Mine All Mine », « Bless The Night », « Tell Me Where To Go », « Car-Lyle ») sont donc repris dans l'album suivant, « Hard To Be A Rock N' Roller » (2005). Parallèlement, Wig Wam tente à deux reprises de participer à l'Eurovision. Il y parvient la seconde fois et permet a la Norvège de se placer à la neuvième place avec la chanson « In My Dreams ». Une version studio sera intégrée dans une réédition de l'album « Hard To Be A Rock N' Roller ».

C'est la seconde fois que le chanteur Glam (Åge Sten Nilsen) participe à l'Eurovision. En 1998, il se classait troisième sous le pseudonyme G'sten.
« Wig Wamania » sort en 2006. Classique mais bien travaillé, il contient de bonnes chansons et affirme les talents de mélodiste de la formation norvégienne. Globalement orienté FM, ne lésinant pas sur les ballades et sur les morceaux taillés pour la radio (« Slave To You Love »,« Bygone Zone », « At The End Of The Day»), il a toujours de quoi séduire les amateurs de glam à la Bon Jovi (« Gonna Get You Someday »), voire de The Darkness (« Kill My Rock N' Roll ») même dans ses morceaux les plus heavy (« Dare Davil Heat », « Can't Get Her (Out Of My Bed) », « Breaking All The Rules »). C'est un album de qualité qui mérite d'être découvert aujourd'hui encore.
En 2007, Wig Wam se retourne sur son parcours le temps d'un « Live In Tokyo » fort de dix-neuf titres.
« Non Stop Rock N' Roll » (2010), le quatrième album studio de la formation,  s'ouvre sur le très frais « Do Ya Wanna Taste It ». Il délaisse un peu l'ambiance 80's pour mettre un peu de pop dans son heavy (« Walls Come Down »). Sans avoir de vues révolutionnaires, il est plus moderne  (« Still I’m Burning », « All You Wanted », « Non Stop Rock N’ Roll »)  et ses accroches fonctionnent bien (« Chasing Rainbow », « Do You Wanna Taste It ») jusque dans ses ballades (« Man In The Moon », « From Here »).

« Wall Street » (2012) prend la suite, et confirme l’impression de maturité dégagée par son prédécesseur (« Omg ! », « The Bigger The better », « One Million Enemies », « Natural High »). Une grande maîtrise de la voix rapproche parfois le chant de Glam d’un Coverdale (« Try My Body On »). Malgré cela et un album très correct avec des titres accrocheurs (« Wrong Can feel So Right », « Wall Street », The Bigger The Better ») le groupe se sépare en 2014.
C’est pour mieux se retrouver autour de « Never Say Die » qui sort en 2017 ! L’approche moderne se confirme sur un opus qui sait se montrer offensif (« Hypnotized », « Where Does It Hurt »). La voix a encore pris de l'épaisseur. Le groupe n’a pas perdu sa capacité à écrire des refrains mémorisables et des ballades (« My Kaleidoscope Ark »), avec des morceaux inattendus (« Silver Lining ») et d'autres qui peuvent faire penser  à  Kissin Dynamite (« Kilimanjaro »).

Le nouvel album, « Out Of The Dark », sort le 10/02/2023. Il va directement dans le vif du sujet avec un excellent morceau éponyme, remarquablement accrocheur.

C'est l'un des points forts de l'album, avec le titre « High N’ Dry », et peut-être plus que encore avec « Forevermore » : on imagine ce que ce mid-tempo percutant va donner sur scène !
Parfois évocateur de Van Halen (« Bad Luck Chuck »), parfois entre Bon Jovi et Whitesnake, (« The American Dream »), Wig Wam vient rappeler sa grande facilité d'écriture. Il livre quelques brûlots dans une galette pleine de friandises, sans toutefois placer là son meilleur opus, mais tout de même : c'est largement suffisant pour en faire un bon album, nous vous invitons à le découvrir, si ce n'est déjà fait.

NIKKI STRINGFIELD (hard/heavy), Apocrypha (29/09/2023)

Le 08/10/2023

Nikki Stringfield est connue plus pour son jeu de guitare que pour son chant lead. Son premier album solo pose des fondations solides qu'on vous invite à découvrir.
Par Ahasverus 
Nikki Stringfield est l'une des guitaristes de The Iron Maidens.
Nikki springfieldCe tribute band américain qui rencontre un succès notable a notamment compté dans ses rangs Nita Strauss ou encore Courtney Cox, récemment partie gonfler les rangs de Burning Witches.

Nikki joue également dans le groupe Heaven Below aux côtés de son époux, le guitariste Patrick Kennison.

Elle est donc connue plus pour son jeu de guitare que pour son chant lead. C'est que, manquant de confiance en sa voix, elle commence le chant tardivement et ne se livre pleinement à l'exercice qu'à partir de 2017, signant son premier EP solo deux ans plus tard. Il s'agit de « Harmonies For The Haunted » (2019), un cinq titres sur lequel elle tient, en plus du micro, la guitare et la basse tandis que Jesse Billson prend en compte la batterie.
Pour son premier long format, Nikki a souhaité constituer un vrai groupe, qui est aussi intervenu dans la structure des morceaux. On retrouve autour d'elle Patrick Kennison (guitare), Jesse Davidson (basse) et Shad Wilhelm (batterie).
L'album s'appelle « Apocrypha ».
Nikki stringfield apocryphaNe voyez dans ce titre aucune parenté religieuse : il est choisi pour le côté surnaturel qu'il dégage, et parce que sa sonorité claque à l'oreille, un peu comme le « Cryptic Writings » de Megadeth, expliquait la guitariste américaine au magazine BraveWords.
Longue d'environ cinquante-cinq minutes, cette galette contient douze morceaux dont le plus ancien (« As Chaos Consumes ») date de 2017. Des titres bien écrits, parfois dans la suite rythmique d'une Lee Aaron, tel « Where The Demons Lie »). Inspiré par les films d'horreur, mais pouvant cependant se référer à une personne toxique ou à une dépendance, ce titre a fait l'objet d'un clip tourné en une journée dans un entrepôt abandonné.


Vocalement, Nikki se défend. Elle est capable d'honorer plusieurs registres, du riff endiablé à la ballade (« Sweet Insanity ») avec la même réussite. Les morceaux sont particulièrement bien balancés quand la guitare se met en avant et réveille le heavy jamais loin chez la jeune Texane (« Flesh And Bones », « Wasting Away »).
Nikki Sringfield se frotte aussi au répertoire de Seal au travers d'une cover de son morceau « Kiss From A Rose », une chanson à laquelle elle se dit particulièrement attachée et qu'elle souhaitait reprendre au plus près de l'originale.
Pour son premier album, l'Américaine signe douze compositions variées qui font le job, unies pour un résultat plus qu'honorable et très homogène qui constitue au final un album de hard/heavy aussi agréable que convaincant. C'est un excellent début, et des fondations solides qu'on vous invite à découvrir.
« Apocrypha » est disponible depuis le 29/09/2023. 

THE GEMS annonce son album pour janvier 2024

Le 03/10/2023

Guernica Mancini, Emlee Johansson et Mona Lindgren : THE GEMS

Par Ahasverus
The gems credit photo mikael hulten2
THE GEMS par Mikael Hulten

En février 2022, dans notre article THUNDERMOTHER : La scission, nous vous annoncions un séisme chez Thundermother qui perdait les trois quarts de ses effectifs. Disons les choses : la fondatrice et guitariste Filippa Nässil virait Guernica Mancini (chant) et le reste du groupe, solidaire de Guernica, choisissait de quitter le drakkar.
Guernica Mancini (chant), Emlee Johansson (batterie) et Mona Demona Lindgren (guitare/basse) sont désormais réunies sous le nom de The Gems. Nos lecteurs les plus perspicaces avaient noté que G., E. et M. sont les initiales de Guernica, Emlee, Mona, prénoms de nos héroïnes, et que le S marque le pluriel. Ils remarqueront tout aussi judicieusement que le premier single du trio suédois ne s'appellait pas par hasard « Like A Phoenix ».
The gemsTHE GEMS par Gustaf Sandholm Andersson
The Gems livrait en juin 2023 son clip avec une explication qui sonnait comme une revanche et un message personnel (suivez mon regard) : 
« Cette chanson parle du fait de se relever après avoir été rabaissé, de ne pas laisser la négativité de notre entourage nous définir. De renaître de ses cendres, tel un phenix - le message principal est de nous dynamiser et nous donner la motivation de ne jamais baisser les bras. La vidéo présente notre renaissance en tant que groupe et comment, à travers les épreuves, nous sommes devenues plus fortes et déterminées. Like A Phoenix était notre premier choix de single, parfait pour démarrer le voyage The Gems, et nous adorons cette chanson ! »

C'est donc tout naturellement que le premier album de The Gems prenait pour nom « Phoenix ». Sa pochette a été créée par Giorgia Carteri (Soilwork), ex-guitariste de ThunderMother.
The gems phoenix artwork
Les Suédoises s'expliquent : 
« Phoenix marque le début, l'ascension de The Gems. Cet album vous emmène dans un voyage à travers l'une de nos périodes les plus difficiles. A travers ce processus créatif, nous avons été capables de creuser profondément et de nous débarrasser d'un gros bagage émotionnel, et de trouver à nouveau le bonheur dans la musique. La liberté retrouvée de notre groupe transparaît sur cet album. Nous ne pourrions pas être plus fières de ce que nous avons accompli, et de la véritable communauté rock’n’roll que nous avons construite au cours de ces quelques mois d'existence. Phoenix est l'album parfait pour tous ceux qui traversent une période difficile, qui se font couper l'herbe sous le pied et qui trouvent la force de se reconstruire. Vous y trouverez toute la gamme des émotions, produite d'une main de maître par notre cher ami Johan Randén, avec qui nous avons également écrit certaines chansons. Nous espérons que les gens aimeront Phoenix et qu'ils apprécieront la chevauchée épique dans laquelle cet album les emmènera. »
Début octobre 2023, le trio de Stockholm présentait un nouveau single-clip, arrêtant son choix sur le morceau « Send Me To The Wolves», troisième piste de l'album, qui plongeait ses racines dans le blues. The Gems commentait : 
« La chanson Send Me To The Wolves parle de surmonter les épreuves et de se battre, de ne pas laisser les tyrans contrôler l'histoire. Ce titre encourageant est le mélange parfait entre les vibrations groovy du rock des années 70 et notre son moderne. C'est aussi la première chanson que nous avons écrite ensemble pour The Gems, et nous l'aimons tellement ! »

En novembre 2023, The Gems revenait avec un nouveau single-clip plein d'auto-dérision : « P. S. Y. C. H. O. ».
le groupe expliquait : « P.S.Y.C.H.O. est un morceau amusant, au rythme rapide, et pour faire la fête, avec un refrain qui vous rendra fou de la plus belle des manières. Nous sommes tous amenés à rencontrer des vampires énergiques, alors pourquoi ne pas porter un toast en leur honneur ? Et qui commence une chanson avec des drum fills déments imbibés de flanger ? NOUS ! Peut-être que nous sommes nous-mêmes des psychopathes ! Regardez le clip pour avoir quelques indices…»

En décembre 2023, c'etait au clip « Undiscovered Paths » d'être dévoilé en même temps que ce commentaire du groupe : 
« Ce titre se distingue des autres chansons de notre album. Il est plus vulnérable, très mélancolique, mais plein d’espoir. Un sentiment profond, l’impression que tout va bien se passer lorsque vous vous sentez à la croisée des chemins et que tout n'est pas clair. C'est notre rappel qu'il y a toujours une lumière au bout du tunnel. C'est de loin le morceau le plus moderne de notre album et nous l'adorons ! »

« Phoenix » a été masterisé par Plec Johannsons (Soilwork, Firewind). Il sera disponible le 26/01/2024 via Napalm Records dans les formats suivants :
> 1 CD digisleeve
> 1 vinyle noir
> 1 vinyle violet
> 1 vinyle bleu
> Coffret deluxe : 1 vinyle orange et rouge marbré, un disque de feutrine, un livret de 16 pages, un tote bag (38x42 cm)
> Format digital
The gems coffret

SVARTANATT (hard 70's), Last Days On Earth (03/11/2023)

Le 27/09/2023

Un hard-rock psychédélique et progressif comme on en trouvait à la fin des 60's. 
Par Ahasverus
Svartanatt band
Photographie Olof Nyman


Encore une belle signature du label The Sign Records, une écurie suédoise spécialisée dans le revival du son des années 60 et 70. 
Svartanatt est un groupe formé en 2014 par Jani Lehtinen (chant, guitare), Daniel Heaster (batterie), Felix Gåsste (guitare) et Mattias Holmström (basse). Jani connaissait Heaster et Mattias depuis qu'ils vivaient dans la même ville (Gävle) avant de déménager à Stockholm. Mattias a recruté Felix, et plus tard Jani a demandé à Martin Borgh (orgue, claviers) de rejoindre le groupe, ce qui semblait naturel puisqu'ils avaient déjà joué dans plusieurs combos ensemble. 
Le premier album (éponyme) du groupe est sorti en 2016 sur The Sign Records, suivi par un second (« Starry Eagle Eye ») en 2018. Après quelques années de concerts et de tournées à travers l'Europe, Mattias a décidé de quitter le groupe en 2019. Jani a alors proposé le poste de bassiste à son ami Anton Fors (basse).
C'est dans cette configuration que Svartanatt présente son troisième album, « Last Days On Earth ».
Svartanatt cover
Onze nouvelles compositions, influencées par le rock des années 60/70, ont donc été enregistrées au Svenska Grammofonstudion par Martin Borgh, qui a également mixé l'album. Le mastering a été confié à Hans Olsson Brookes (Bombus, Spiders, Graveyard, Blues Pills).
Cet opus au son vintage conforté par l'utilisation de l'orgue nous propose un hard-rock psychédélique et progressif comme on en trouvait à la fin des 60's.  Pour son troisième long format, le quintette a souhaité peindre des paysages sonores encore plus variés et captivants qu'auparavant, où les arrangements mélodiques du clavier et de la guitare interagissent avec une section rythmique serrée et solide.
Le groupe commente :
« Il y a beaucoup de pessimisme sur cet album, du moins dans les paroles. La foi en l'humanité, en la société et en sa propre existence n'est qu'un souvenir. Enterré sous un monument disant "vos jours sont comptés, bienvenue en enfer". »
Pour l'anecdote, ajoutons que le père du batteur colore le dernier morceau de cette galette avec sa trompette. 
 « Last Days On Earth » sortira le 3 novembre 2023 chez The Sign Records. L'album sera disponible sur toutes les plateformes de streaming ainsi qu'en vinyle noir et orange. Vous pouvez le précommander ici : https://svartanattoff.bandcamp.com/

TWISTED ROSE (hard-rock), Cherry Tales (15/09/2023)

Le 27/09/2023

Cette nouvelle chanteuse, qui n'aura pas mis longtemps à trouver ses marques, est un phénomène à la Lzzy Hale, embusquée derrière chaque rythmique.
Par Ahasverus
Twisted rose band

S'il n'est pas encore très connu en France, Twisted Rose est néanmoins actif depuis plusieurs années. Il a connu le succès au Mexique et en Espagne, et il a eu l'opportunité d'ouvrir pour Grave Digger.
La formation allemande, originaire de Giebelstadt, a connu quelques aléas dans son line-up depuis l'année dernière. Elle a très récemment intégré un nouveau batteur. Plus anciennement, en mars 2022, elle accueillait Caro en remplacement de Marcel Winkler au chant.
C'est avec cette nouvelle chanteuse que Twisted Rose sort son premier album, « Cherry Tales ».
Twisted rose cover
Ne vous fiez pas aux apparences : la pochette n'est pas à la hauteur de ce qu'on trouve dans l'album.
Disons-le tout net, le chant féminin, puissant, original et maîtrisé, insuffle une nouvelle énergie et beaucoup de conviction aux morceaux de la formation allemande.
Cette nouvelle chanteuse, qui n'aura pas mis longtemps à trouver ses marques, est un phénomène à la Lzzy Hale, embusquée derrière chaque rythmique (« Greed4Speed », « Rock You Away », « We Can't Get Enough »).

Dans les médiums, sa voix peut rappeler Crissie Hynde (« Say Hello », « Skull », « Friday Night Blues » ).
Musicalement, ce groupe qui cite pour référence AC/DC et Guns N' Roses aura su nous évoquer également Lynyrd Skynyrd (« Back to the Old Days ») et Rose Tattoo. Une belle polyvalence et de vraies qualités d'écriture et d'interprétation qui permettent au quatuor de s'illustrer dans un registre assez complet, du blues au hard-rock. 

Cerise (c'est le cas de le dire) sur le gâteau, Twisted Rose passe également sans difficulté l'épreuve de la ballade (« Bring Back Those Days ») en nous rappelant à nouveau les premiers opus de Lynyrd Skynyrd.
Avec ces atouts, Twisted Rose retient l'attention et n'est pas appelé à rester longtemps dans les rangs des troisièmes couteaux. « Cherry Tales » se place en orbite avec beaucoup de sûreté, sans une piste à côté de la plaque ! Le talent hors norme de cette chanteuse et la réussite dans le songwriting augurent d'une suite de bons albums. Vous ne passerez pas à côté.

THE BITES (hard-rock), Squeeze (15/09/2023)

Le 20/09/2023

Avec un chanteur dont le phrasé peut rappeler Bon Scott et dont les pauses évoquent Mick Jagger, The Bites ne réinvente pas : il lorgne effrontément sur le répertoire du rock 70/80's.
Par Ahasverus
The bites
Une pincée de The Rolling Stones (« Do Me A Favor »), un peu de Mötley Crüe (« Knockin' On The Door », « Heather Leather »), beaucoup de AC/DC (« Pretty Boys », « Love Affair », « Cold Clean Lady », « Squeeze »), c'est le crédo de The Bites, formation fondée en 2019 par le batteur Mark Hylander et par le chanteur Jordan Tyler. Ce dernier explique : 
« En faisant ce disque, Squeeze, je voulais vraiment créer quelque chose d'intemporel. L'expression « Rock is dead » a été tellement exagérée. Toute la musique avec laquelle nous avons grandi, celle des légendes du rock des années 60, 70 et 80, nous l’avons entendue encore et encore, au point qu’elle fait désormais partie de nous. Nous voulons offrir aux fans quelque chose de spécial avec Squeeze. Lorsque vous entendrez cet album dans son intégralité, pour la première fois, nous espérons qu'il vous procurera l'excitation et la joie des albums que vous écoutez depuis des décennies. »

Avec un chanteur au phrasé qui peut rappeler Bon Scott et dont les poses évoquent Mick Jagger, The Bites ne réinvente pas : il lorgne effrontément sur le répertoire du rock à la charnière des décennies 70/80. Les dix compositions proposées sur ce premier album ont su retenir l'attention du label Earache (Black Star Riders, Buckcherry), et si leur assemblage ne suffira pas à en faire l'album de l'année elles présentent cependant un profil prometteur et suffisamment affirmé pour faire entrer ce jeune groupe américain directement dans la cour des grands. Une carte de visite plutôt bien fichue que les amateurs de glam, de hard 70's, et plus généralement de bon vieux rock, feraient bien de ne pas mettre au clou

7WEEKS - Nouveau single "BLACKHOLE YOUR HEART"

Le 16/09/2023

Par Dam'Aël

Les tout premiers fans les ont connus sous le nom de Stone Train en 2006 sur Limoges. Au cours de l'été de cette même année, les quatre premiers morceaux d'une démo (The Score, Down, In The Name of God, et Living Dead) sont enregistrés au Media Studio de Verneuil (87) et intitulé 7 Weeks, elle donne le nom définitif au groupe (sept semaines étant la durée entre la création du groupe et sa première entrée en studio). Après quelques changements de line-up, est auto-produit le premier EP B(l)ack Days (EP) en 2007 qui permet au groupe de s'engager sur 25 dates notamment aux côtés de LofoforaPsykupMass Hysteria, et Destruction Inc. 

S'en suivront cinq albums All Channels off (2009) avec , 7 Weeks Plays Dead of Night (2011), Carnivora (2013 avec un passage au Hellfest sous la Valley), A Farewell to Dawn (2016), Sisyphus (2020) et un nouvel EP Bends  (2014).

La formation  7 WEEKS actuelle se compose de :

Julien Bernard - chant, basse, guitare en studio (depuis 2006)

Jérémy Cantin-Gaucher - batterie (depuis 2006)

Gérald Gimenez - guitare (2016-2017 - depuis 2022)

 Les errances et les rencontres du quartet "sont autant d’histoires et de personnages que leurs morceaux décrivent dans une recherche sonore qui ne s’embarrasse pas de codes ni de modes. Et ce n'est d'ailleurs pas leur nouveau single qui prêchera pour l'inverse."  7 WEEKS nous propose de découvrir dès maintenant "Blackhole Your Heart", un bon crochet du droit de rock'n'roll qui vous met K.O. pendant 2'40,  second extrait de Fade Into Blurred Lines qui sortira le 13 Octobre chez F2m Planet (en pré-commande : https://7weeks.fr/shop/vinyl/fade-into-blurred-lines-vinyl-cd/ ).

Le morceau aborde de manière symbolique la solitude de l’engagement, le feu sacré face à l’engloutissement dans le noir le plus profond. Le clip réalisé par Tom Marchand conclue le dyptique entamé avec "Gorgo" en juin dernier et la sculpture de Hom’Ort." (7Weeks)

Fade Into Blurred Lines :


01. Gorgo
02. Up The Pressure
03. Shimmering Blue
04. Blackhole Your Heart 
05. Castaway
06. Wax Doll
07. Mute
08. Windmills
09. Travellers

Proposé en version Vinyl , black sleeve, quadri innersleeve et CD Digipack + booklet 12 pages.

 

Une promotion Agence Singularités

https://www.facebook.com/7weeksmusic

https://7weeks.fr/shop/vinyl/fade-into-blurred-lines-vinyl-cd/

 

ALICE COOPER (hard-rock), Road (25/08/2023)

Le 28/08/2023

« I stand here before you and the legend lives on! »
Alice cooper cover 1
Par Ahasverus


Un vétéran, Alice Cooper. Un poilu, un grognard, même, sur la scène rock. Son premier album sortait en 1969 ! 
On se souviendra de l'hommage appuyé que lui rendaient Wayne et Garth en se prosternant devant lui dans le film Wayne's World...
Son vingt-neuvième album studio a la particularité d'avoir été enregistré en direct. Alice voulait restituer sur sillons les performances du line-up qui l'accompagne sur scène : 
« Pour Road, il était primordial que le groupe soit l'épine dorsale de chaque morceau. Notre lien est plus fort en tournée, et cet album est une ode à cette camaraderie, canalisant le dynamisme de nos concerts dans du nouveau matériel. Avec une programmation aussi talentueuse, il est normal de la mettre en valeur. »  
Le créateur de « Welcome To My Nightmare ».  a souligné l'absence d'overdubs, pour démontrer à quel point ses musiciens sont en place.
Il revient avec une galette plus proche du rock des débuts que des grosses machines à la  « Poison ».
« Road », c'est la route. Version Alice...
Mais d'abord les présentations : « I stand here before you and the legend lives on! » (« I'm Alice ») avant de s'en jeter un dernier pour la route (Gotta load in my nose / Gonna drive, drive, drive - « White Line Frankenstein »)
Il a raison, le père du shock-rock, d'affirmer qu'il faut plus qu'un masque pour donner le frisson...
« It takes more tha a mask to make more than a thrill /  To complete that task it takes special skill  » (« I'm Alice »)

Il a tout ça, Alice, et les douze titres nous emmènent dans une tournée passée au crible de son ironie :
 « Got no wife, no snotty kids, Got no alimony. I live for the road, ‘Cause I gotta be free. » (« White Line Frankenstein »)

La route, la drogue, les groupies... (« Go Away »)
L'album se referme sur une cover du « Magic Bus » de The Who, véhicule mystique qui rapproche les musiciens d'un foyer qui leur manque. (« Every day I get in the queue / To get on the bus that takes me to you »)

« Road ». Un album réjouissant d'Alice Cooper, vétéran au pied sûr, père du shock-rock, music-maker. 
Il est disponible depuis le 25/08/2023. C'est une sortie EarMusic (Tarja, Extreme,Laura Cox). L'une des plus réjouissantes de l'année. 

VANDENBERG (hard-rock), Sin (25/08/2023)

Le 25/08/2023

Pas d'une originalité folle, mais tout de même inspiré et bougrement solide, « Sin » plaira aux amateurs de hard US classique.

Par Ahasverus
Adrian Vandenberg est un guitariste/compositeur hollandais. Il connaît un beau succès au début des années 80 en fondant son propre groupe. Il est aussi connu pour son travail dans Whitesnake.
Au début des années 80, alors qu'il prépare sans y croire particulièrement un très bon premier album qui fait la part belle aux arpèges et à la guitare espagnole, le guitariste Adje (Adrian) Vandenberg est approché par David Coverdale. Celui-ci a repéré ses démos chez Atlantic Records et souhaite le recruter. Adrian décline il craint de n'être qu'un pion dans la valse des line-up devenue une habitude chez Whitesnake. Il préfère capitaliser sur son nom propre. Bien lui en prend : l'album est un succès ! Il réussit même à placer quelques morceaux sur les radios, notamment les ballades « Burning Heart » en 1982 et « Different Worlds » en 1983.
Vandenberg heading for a storm
Heading For A Storm, second album de Vandenberg, sorti en 1983.


Sa notoriété internationale lui permet parcourir les États-Unis, l'Europe et le Japon aux côtés d'Ozzy Osbourne, Kiss, Rush, Scorpions, ou encore Michael Schenker.
Après quelques succès fluctuants, il rejoint finalement Whitesnake avec qui il enregistre notamment le morceau « Here I Go Again » aux côtés de John Sykes dans sa version « 1987 », tandis qu'une première version sur l'album « Saints & Sinners » (1982) trouvait Micky Moody et Bernie Marsden aux guitares. Puis Adrian participe à la tournée promotionnelle de « 1987 » durant un an et demi. Il passera plusieurs années au sein du serpent blanc, co-récrivant certains albums, notamment « Slip of the Tongue » (1989) sur lequel, bien qu'il soit crédité comme guitariste, il ne pourra jouer en raison d'une blessure.
A la fin des années 90, Adrian se met en retrait de la musique pour des raisons familiales. Dans les années 2010, il revient avec le projet Vandenberg's Moonkings. Ce retour est bien perçu, mais le chanteur Jan Hovingi a des activités professionnelles parallèles qui ne peuvent souffir de son absence, et il n'est pas en mesure de faire des tournées à l'étranger. Adrian met donc fin au projet après trois albums et il ranime Vandenberg la décennie suivante avec un opus intitulé « 2020 ». Adrian explique à My Global Mind : « Avec Vandenberg, j'ai décidé qu'il était temps de me botter les fesses dans le sens du hard rock, car Moonkings était très orienté blues ». 
Il se fait accompagner du chanteur Ronnie Romero (Lords Of Black), du bassiste Randy Van Der Elsen (Tank) et du batteur Koen Herfst (Doro, Epica) et il profite de cet album pour revisiter son standard « Burning Heart ».

Le 25/08/2023, Vandenberg revient avec un album, le cinquième sous son nom :

 « Sin »

A l'instar de « Heading for a Storm » (1983), « Sin » voit le retour des requins sur la pochette. Ces deux artworks ainsi que celui de l'album « Alibi » ont été peints par Vandenberg lui-même : Adrian est diplômé des Beaux Arts et il a même enseigné cette matière avant de consacrer sa vie à la musique.
Vandenberg sin
Pour ce nouvel opus Vandenberg retrouve la même section rythmique : Koen Herfst (batterie) et Randy Van Der Elsen (basse). En revanche Ronnie Romero dont l'album solo « Too Many Lies, Too Many Masters » sortira mi-septembre laisse la place au Suédois  Mats Levén (Candlemass, Therion).
Le timbre de voix de Mats Levén rappelle celui de David Coverdale et c'est vers bien Whitesnake et le hard US qu'il faut chercher les comparaisons avec cet album, même si Adrian se dit plutôt influencé par le blues et le hard britannique.

On pourrait aussi parler de Dio (« Out Of The Shadows », « House On Fire »), d'Alice Cooper, et c'est très bien fait d'ailleurs (« Thunder And Lightning »), avec beaucoup de groove dans le chant puissant de Mats Levén (« Walking On Water », « House On Fire »), et des guitares efficaces plutôt que tape à l'oeil.

« Sin » est composé de morceaux qui tiennent la distance, capables de frapper fort (« Light It Up », « Burning Skies ») comme de se faire enjôleurs (« Baby You've Changed »). Enregistré aux Pays-Bas et à Los Angeles, l'album est produit par Bob Marlette (pas le chanteur de reggae, hein, le producteur qui a travaillé avec Ozzy Osbourne et Alice Cooper...). Pas d'une originalité folle, mais tout de même inspiré, bougrement solide dans le songwriting comme dans le line-up qui fait du haut niveau, l'album plaira aux amateurs de hard US classique.  Il est disponible aux formats digital, CD, ainsi qu'en vinyle vert.

DICTATOR SHIP (rock hard), Electric Jihad (29/09/2023)

Le 22/08/2023

Si vous aimez le son des 70's qui annonçait les prémices du hard-rock, vous êtes à la bonne porte.
Par Ahasverus
Dictator Ship est un quatuor suédois.
Dictator ship band 2
Il se dit influencé par la soul et le doo-wop des années 60, et le dossier de presse cite pour référence des formations telles que Sam & Dave, Sly & The Family Stone, Jackie Wilson et The Platters.
En 2020, Dictator Ship présente son premier album, « Your Favorites ».
Il est signé sur The Sign Records. Une signature cohérente au regard du catalogue de cet excellent label suédois spécialisé dans le son 70's, avec des formations comme Maida Vale, Children of the Sün, Heavy Father, Hot Breath, Märvel ou Grande Royale. Dictator Ship n'est d'ailleurs pas sans points communs avec ces trois dernières formations. Il mélange un rock'n'roll énergique et brut avec des harmonies vocales multicouches et des mélodies inspirées des années 60/70. Le résultat est un boogie rock qui peut faire penser à certains morceaux de Foghat ou de Boston.
Le nouvel album a pour nom « Electric Jihad ».
Dictator ship cover
L'écoute des deux albums de Dictator Ship permet de noter une véritable progression depuis les débuts discographiques de Dictator Ship. Le groupe l'explique : 
« C'est une avancée par rapport à notre premier album à tous points de vue. Nous savions dès le départ que nous voulions plus d'harmonies dans le chant et plus de structure dans les guitares que sur Your Favorites et nous sommes très satisfaits du résultat final. »
Le pari est réussi : « Electric Jihad » est moins sec. C'est un très bon album qui marque une progression véritable dans l'identité du groupe. Si vous aimez le son des 70's qui annonçait les prémices du hard-rock, vous êtes à la bonne porte.

« Electric Jihad » a été mixé, masterisé et produit par Stefan Brändström (Märvel).
Précommandez ici :

LIVE-REPORT DE "ORANGE METALIC FESTIVAL" - 08/08/2023

Le 21/08/2023

Par Dam'Aël

Orange Metalic Festival 2023

Chanceuse j'ai été sur ce coup là ! Tout d'abord avec l'accréditation média accordée par Replica Promotion et Olivier Garnier aux commandes. Ensuite j'ai réussi, à 4 jours de l'événement, à  dégoter une chambre dans un magnifique petit hôtel en plein centre, mais quand je dis plein centre, c'est à 200 mètres du théâtre antique ! Yes vous l'avez compris, ça s'amorce sous les meilleurs hospices. Arrivée en avance, je fais le tour des cafés environnants pour repérer quelques têtes connues. Salut Mélie Red, puis Manuwar Fly FM, Thierry Dubreuil, Olivier Garnier, évidemment mon acolyte Christophe Corroyer et plus tard, quelques autres.
En attendant l'ouverture des portes, une petite glace lavande et noisettes grillées à la fleur d'oranger est la bienvenue sous cette chaleur estivale. Que la vie est belle sous le soleil d'Orange, magnifique ville de 30  000 habitants qui bougent ses *** (vous y mettez ce que vous voulez) pour mettre en valeur son magnifique patrimoine historique dont le mythique et surtout antique théâtre. Un monument de plus de 20 siècles particulièrement bien conservé ; on dit qu'il fait partie des rares à être aussi bien préservé. Magistral, majestueux, classieux et surtout ouvert d'esprit quand on voit les propositions culturelles très éclectiques qui s'y produisent. Résultat pour ce 8 août 2023, du Metal high level sous le regard dubitatif ou ravi de l'empereur Auguste, vêtu de son paludamentum imperatoris et tenant son bâton de commandement... ahah lui seul connaît ses émotions à cet instant.

Vue du mur et scene
Plus de 5h de show vont s'orchestrer sous le professionnalisme d'une organisation au taquet, efficace, agréable et remplie de bienveillance : adam concerts et Replica Promotion ont l'art et l'œil.
Le théâtre s'est déjà bien rempli pour l’arrivée du premier groupe TRIVIUM dont le bassiste est souffrant. Ce sera d'ailleurs la série ce soir, car Joël O'Keeffe  (faisant la paire avec Johnny  Deep sur le Hellfest, les deux se présentant avec un plâtre au pied droit pour le premier et une attelle au pied gauche pour le second) s'étant cassé le pied, arbore un plâtre dont il a de toute évidence, complètement oublié l'existence tant ses déplacements couvrent l'ensemble de la scène ainsi que le pit à une vitesse qui laisse dubitatif.  Quant à Dave Mustaine,  malade aussi a une voix réduite  mais présente grâce aux doigts de fée du médecin.

L'heure est venue de lancer les hostilités et c'est le groupe venu de Floride Trivium qui ouvre le festival.
 

TRIVIUM :

Les Américains ont manifestement une envie débordante d'en découdre au vu de l'énergie déployée et des watts déversés sans modération. Avec plus de 20 ans de carrière, 11 albums et nombre de concerts dans le monde, le quartet composé de Matt Heafy (chant, guitare), Corey Beaulieu (guitare), Paolo Gregoletto (basse) et Alex Bent (batterie) sait déclencher l'étincelle et embraser les lieux. Une énergie sur scène qui contamine la fosse sous l'appel répétitif de Matt qui ne conçoit de délivrer le trash américain à tendance mélodique qu'avec la complicité des festivaliers. Et force est de constater qu'ils ne se sont pas faits prier pour entamer circle pits, sauts sur place et pogo. Matt va sur Amongst the Shadow And The Stones, descendre dans le pit pour son solo guitare et  jusqu'à demander  sur In Waves, aux gradins de se lever et à la fosse de s'accroupir, confirmant son charisme et son jeu de leader. Un set qui est délivré sans temps morts chauffant les pierres du théâtre pour la prestation qui suit, celle de AIRBOURNE, malgré quelques légers soucis de sonorisation.

 
Dirk Verbeuren : "on a fait deux ou trois tournées avec eux aux Etats-Unis ; c’est un jeune groupe qui cartonne bien sur scène, il y a un côté agressif et en même temps mélodique."
 
Setlist : 
01. In The Court Of The Dragon
02. Down From The Sky

03. The Sin And The Sentence
04. Becoming The Dragon

05. Strife
06. Feast Of Fire
07. Amongst The Shadows & The Stones
08. The Heart From Your Hate
09. A Gunshot To The Head Of Trepidation
10. In Waves
 
AIRBOURNE :
 
Après une petite demi-heure nécessaire pour le changement de plateau, les Australiens d'Airbourne  investissent à grands pas énergiques voire énervés pour le leader, la scène de l'hémicycle.  La sonorisation du théâtre un peu aigu à  mon goût  d'où j'étais, sied à merveille au chant du leader Joël O'Keeffe (guitare). Crowd Surfers , circle pits, wall of death  ne se font pas attendre et la température, déjà bien haute, s'élève instantanément dès les premières notes de la formation : à la batterie le frère O'Keffe, Ryan, à la guitare rythmique David Roads et à la basse Justin Street. Pas de litige possible, les Australiens savent porter haut et fort les watts du Rock n'Roll et du Hard Rock dont l'influence n'échappe à personne. Le clou du spectacle s'annonce dès le troisième morceau "Girls in Black", Joël descendant dans la fosse juché sur les épaules d'un roady pour y jouer son solo de guitare, allant jusqu'à faire exploser sur sa tête une canette de bière et aspergeant les quelques dizaines de fans qui gravitent autour, heureux, voire en extase, conscients de vivre un moment épique et inoubliable dans ce théâtre antique.
Si les hommages à Lemmy sont récurrents partout dans le monde, Airbourne ne rate pas l'occasion d'honorer le maître en distribuant J*ck D***els et C**a-C*l* à chacun des membres de la formation en les présentant tour à tour, soli en prime. Les Australiens savent faire le show, mouiller la chemise quand ils l'ont, balancer du bon son bien lourd et explosif, n'hésitant pas à faire durer le titre "Live It Up" pendant plus de 10 minutes, tant l'interaction avec leur public fait partie intégrante de leur prestation. Efficacité, générosité, survoltage, puissance!
Dirk Verbeuren : "Airbourne, c’est un groupe excellent, très fun à voir. Dans le style hard rock classique, on ne fait pas mieux à part évidemment AC/DC qui sont sûrement des exemples pour eux."
 
Setlist :
 01. Ready To Rock
 

02. Too Much, Too Young, Too Fast


03. Girls In Black
04. Burnout The Nitro
05. Breakin' Outta Hell
06. It's All For Rock'n'Roll


07. Stand Up For Rock'n'Roll

(Rappel)
08. Live Ut Up
09. Runnin' Wild

 

Clin d'œil : Si Olivier Garnier s'est fait voler une paire de S***mon pendant ses vacances, un festivalier lui en a perdu sa semelle et l'arbore avec fierté et contentement. C'est vous dire que ambiance et satisfaction sont là, quitte à s'en trouver presque déshabillé.  
 
MEGADETH
 
Les 30 minutes allouées pour vider la scène et l'aménager pour la prestation suivante ne sont pas de trop pour reprendre son souffle, aller s'hydrater, grignoter éventuellement un petit en-cas. Timing respecté, l'un des Big 4 lance l'intro sur backdrops, un énorme écran et deux plus petits, le tout cernant la batterie de Dirk Verbeuren, le benjamin du groupe et dernier arrivé (en mai 2016 il joue sur la tournée d'été de la formation en remplacement de Chris Adler puis en devient un membre permanent deux mois plus tard). Plus besoin de vous les citer, vous avez compris, l'un des plus grands groupes de Thrash s'annonce sur scène, Megadeth.
Scénographie presque minimaliste uniquement constituée de backdrops qui met en avant le charisme du quartet , show millimétré qui traduit une performance de haute volée même si Mustaine n'est pas au mieux de sa forme. La section rythmique et la guitare de kiko ont fait un bouleau dantesque pour livrer un show  dans de belles conditions . Si Mustaine se cache derrière sa tignasse plus qu'identitaire, Olivier a l'œil ouvert et le regard pointé à  l'horizon,  remarquant que certains petits malins investissent des territoires interdits sans autorisation spécifique. Kiko Loureiro (guitare), James LoMenzo (basse), Dirk Verbeuren et Dave Mustaine livrent leur Trash mélodique en place depuis 40 ans (bravo Messieurs) avec une setlist de 15 titres sans temps morts, d'une précision époustouflante et d'une énergie imparable. Technique, puissance, déplacements ont fait vibrer les pierres de ce théatre qui, bien qu'il en ait déjà beaucoup vu, devrait voir graver ce moment dans une inéluctable empreinte de son histoire.
 
Setlist :
01. Hanger 18 
          
02. Wake Up Dead      
03. In My Darkest Hour                  
04. Dread Of The Fugitive Mind                     

05. Angry Again                                   

06. Sweating Bullets
07. We'll Be Back
08. Conquer Or Die!
09. Dystopia
10. Tornado Of Soûls feat. Matt Heafy (Trivium)
11. A tour le Monde
12. Trust
13. Symphony Of The Destruction
14. Peace Sells

(Rappel)
15. Holy Wars (The Punishment Due)


A noter l'invitation de Matt Heafy sur le titre Tornado Of Souls, seul titre qui ne sera pas interprété par Dave, dont certaines notes, assez hautes, posent une difficulté au leader eu égard à son état de santé du jour. Un Matt qui investit la scène avec beaucoup d'humilité et de reconnaissance mais libérant une énergie totale pour faire vivre au mieux le titre et honorer la confiance qui lui est accordée par un des grands maitres du Big 4.

Petit message explicatif de la part de Dave Mustaine :

Prestation de Matt Heafy sur Tornado Of Soûls :

Riffs de guitare speed et complexes, soli très techniques,  imagerie sur backdrops tout au long du concert, quelques échanges parlés avec le public, nombre de déplacements couvrant la totalité de la scène de ce théâtre dopé au Metal classieux qui force le respect, voici ce qui pourrait être un résumé très concis de la prestation de l'un des majors du Metal de qualité.

Sortie peignoir noir brodé au nom MEGADETH pour Dave et bande annonce résumant l'ensemble de la discographie de la formation 

CARPENTER BRUT :


Carpenter Brut , je l'avais raté au Hellfest en raison de son heure tardive et au vu du périple de la journée... 
Certains se demandent pourquoi un tel groupe dans ce festival. On peut leur accorder.
Mais personnellement j'en retiens une belle découverte, un alliage particulier qui englobe dans un Metal présent mais certes discret, de l'électro en mode tornade d'été et cinématique de qualité sur trame de synthwave Made in France, dont Franck Hueso est à l'origine. Je n'avais prévu que quelques dizaines de minutes pour cette prestation,  j'y ai passé tout le concert, assidue, beaucoup plus que ma batterie de téléphone qui m'a lâchée à la fin du 11ème titre. Force est de constater qu'une partie du public a déposé les armes et pris la poudre d'escampette mais de véritables fans sont présents, déterminés à vivre un moment magique, extrêmement immersif, dansant donc festif. La performance se traduit par un jeu de lumière savamment élaboré en syntonie avec la puissance de la musique que chacun des musiciens délivrent avec beaucoup de brio. Pour les tournées, on note la présence de Adrien Grosset (Hacride) à la guitare et Florent Marcadet (Jabberwocky, Klone, Step In Fluid), un trio poitevin qui envoie du puissant et du technique dans un écrin très dynamique et lumineux. 

 Dirk Verbeuren : " c’est une nouvelle vague musicale intéressante, ce côté cinématique mélangé avec de la musique électronique et du metal. Je trouve cool qu’il ait autant de reconnaissance non seulement en France mais aussi à l’étranger. A Los Angeles, où j’habite, tous ceux qui écoutent de la musique connaissent Carpenter Brut".
 

 Setlist :
Opening Title
01. Straight Outta Hell
02. The Widow Maker
03. Roller Mobster
04. Beware The Beast
05. Day Stalker
06. Night Prowler
07. Disco Zombi Italia
08. Imaginary Fire
09. Monday Hunt
10. Hairspray Hurricane
11. Leather Terror
Pour une véritable découverte ou pour les fans irréductibles, la vidéo suivante propose les 11 premiers titres de la setlist jouée lors de ce festival 2023 par Carpenter Brut.

12. Turbo Killer
13. 5 118 574
14. Le Perv
15. Maniac (Michael Sembello cover)
Clin d'œil :  Le nom Carpenter Brut fait référence au réalisateur américain John Carpenter, féru de musique électronique dans ses films. 
               
POUR CONCLURE :
 

Un excellent moment qui fait prévoir dès à présent dans mon agenda, la 3eme édition du Orange Metalic Festival, évènement qui rentre dans le cadre d'un panel sans commune mesure de manifestations culturelles très diversifiées dans la ville d'Orange ; on note depuis 1970, opéra, Chorégies, variétés françaises (Johnny Hallyday, Eddy Mitchell ...), pop-rock international (The Cure, The Police, Frank Zappa, Trust, Iron Maiden, Within Tentation, Epica, Beast In Black, Hans Zimmer...) l'électro (David Guetta...) et bien d'autres. Aux dernières informations l'édition 2024 devrait se couvrir sur deux jours, ce qui signe l'engouement pour ce festival et l'implication des organisateurs à savoir la ville d'Orange, Adam concerts, Replica Promotion.

Je tiens à remercier tout particulièrement Olivier Garnier de Replica Promotion pour l'invitation à ce magnifique évènement. 
 
 
Les citations de Dirk Verbeuren sont extraites de l'interview réalisée par le journal La Provence (https://www.laprovence.com/article/sortie-loisirs/4800493778827114/megadeth-le-thrash-dorigine-a-lorange-metalic-festival)
 

20 WATT TOMBSTONE : album en octobre 2023.

Le 20/08/2023

20 Watt Tombstone, duo américain formé en 2013,  sortira prochainement son nouvel album intitulé « The Chosen Few ».
20 watt tombstone cover
Il s'agira d'un sept pistes parmi lesquelles on trouve une reprise du titre de Chris Stapleton « Midnight Train To Memphis », et une autre du morceau de ZZ Top « Just Got Paid ».
Inspiré par ce dernier groupe et par des formations telles que Kyuss, Robert Johnson et Black Flag, 20 Watt Tombstone affirme vouloir pousser le son de sa musique plus loin qu'auparavant. Il a dévoilé le morceau « Prophet Man », qui ouvrira sa galette qui nous sera livrée le 20/10/2023.

TRIGGER KING - Il était une fois dans l'Est

Le 17/08/2023

Originaire de Mulhouse, Trigger King fait son chemin.
Trigger king band
En 2022 le quatuor sortait « Take Me By Surprise », un rock nerveux qui prenait pour thème la détermination. Savoir où l'on va, et ne pas dévier. « I've got my hands on the wheel, and my eyes on the prize »... Un des premiers morceaux écrits par le tandem Hugo Cladé (guitare) et Georges Baramki (chant / guitare).
Le clip était tourné en plein mois de février à Mulhouse, dans différents endroits emblématiques de la ville (Motoco, le Noumatrouff, les toits). On trouvait à la réalisation Julien Peultier, le guitariste de Last Train. 

Plus près de nous en 2023, Trigger King présentait « Season In The Sun », son second single-clip. Un titre sensuel qui rappelle Led Zeppelin et certaines formations grunge des années 90.
A nouveau signée Cladé/Baramki, cette chanson est d’abord un contraste formé par des paroles sombres posées sur de belles et délicates mélodies. Les guitares s'annoncent cristallines, pour devenir hurlantes. Ecrite comme un cri, un appel à l’aide, un combat contre ses démons intérieurs, et en même temps pleine d’espoir. Le combat n’est jamais perdu : « I just want another season in the sun » scande le refrain, avec l'idée que le bonheur, toujours à portée de main, n’est pas qu’un souvenir.

Comme le précédent, ce morceau a été enregistré au studio White Bat Recorders, sous la houlette de Rémi Gettliffe (Last Train, Dirty Deep, Knuckle Head).
Le clip retrouve Julien Peultier à la réalisation. Cette fois Trigger King et le réalisateur font le choix de ne pas faire apparaître le groupe, et osent un projet plus cinématographique qui accentue encore le contraste, devenant un écrin sombre pour une chanson dorée. On retrouve la protagoniste, incarnée par Hélène Jin, en proie à ses démons, qui à travers des flashbacks de moments de doutes, de bonheur, ne cesse de se battre avec l’espoir de s’en sortir. L’histoire du clip peut également se lire à l’envers (la fin est le début), le combat du personnage fonctionnant comme une boucle. Le combat ne s’arrête jamais. Mais l’espoir non plus.
Rapidement cette chanson est devenue l'une des plus attendues lors des prestations live du groupe, qui a déjà partagé des dates avec des formations telles que Nashville Pussy, Robert Jon & The Wreck ou encore Knuckle Head.

DIRTY SOUND MAGNET : album en octobre 2023

Le 27/07/2023

Par Ahasverus
Dirty sound magnet band 1
Dirty Sound Magnet, désormais signé sur le label australien Wild Thing Records, sortira son nouvel album en octobre 2023. Ce quatrième opus studio aura pour titre « Dreaming In Dystopia ».
Dirty sound magnet cover
Le groupe le présente ainsi :
« Vous ne pouvez pas imaginer à quel point nous sommes heureux de sortir ce travail. Pendant le Covid, nous avons enregistré Live Alert, DSM-III et ce bébé. Nous avons gardé notre préféré pour la fin. C'est tellement différent de ce que vous attendez de nous. Nous avons mis une partie de nous-mêmes dans cet album. Merci de nous soutenir en commandant quelque chose au magasin ! Vous, les fans, nous faites avancer jour après jour. Merci ! »
Voici qui promet quand on sait la liberté avec laquelle écolue la musique de la formation suisse...
Dirty Sound Magnet nous propose un avant-goût de ce qui nous attend avec le clip psychédélique « Melodies Drom Distant Shores ».

« Dreaming In Dystopia » sera disponible dès le 20/10/2023. Il peut être commandé ICI et maintenant.

GRETA VAN FLEET (hard-rock), Starcatcher (21/07/2023)

Le 26/07/2023

Greta Van Fleet ne manque ni de matière ni de jus, proposant un album de hard-rock particulièrement vif, toujours plaisant, parfois grand.

Par Ahasverus
En un peu plus de dix ans, Greta Van Fleet est devenu incontournable sur les cîmes du rock international.
L'histoire commence en 2012. Nous voici à Frankenmuth, blaze improbable, qu'on croirait tiré d'un vieux film de Polanski, pour une petite bourgade du Michigan fondée par des colons allemands à la fin du XIXème siècle. Jake Kiszka (guitare) débauche ses frères, Josh (chant) et Sam (basse, clavier), ainsi qu'un pote batteur ( Kyle Hauck alors ; Danny Wagner désormais) pour jouer du rock dans le garage familial. Le nom de baptême du quatuor formé par ces galopins (le petit dernier a juste dix-huit ans) pirate celui de la doyenne du bled.
Greta van fleet par neil krug
GRETA VAN FLEET par Neil Krug
Le succès est fulgurant : dès le premier EP (2017) le single « Highway Tune » squatte le Billboard Us Maistream Rock durant quatre semaines. L'album qui suit en 2018 (« Anthem of the Peaceful Army ») atteint les premières places du Billboard US Rock Album  à  sa sortie. En 2019, c'est au tour de l'EP « From the Fires » de rafler le Grammy Award 2019 du meilleur album de rock ! Deux ans plus tard, Greta Van Fleet sort « The Battle at Garden's Gate », qui tente vaguement de se défaire de l'ombre du Zeppelin qui plane sur le groupe — à l'insu de son plein gré — depuis les origines. Mais chassez le naturel, il revient au galop, et 2023 sonne l'heure du retour au bercail avec un troisième album : 

« Starcatcher »

Greta van fleet starcatcher
Troisième album, avec une intention clairement affirmée : retrouver le son des débuts, celui du garage de la famille Kiszka. Dans l'esprit, hein ! Parce qu'entendons-nous bien : vous n'entendrez jamais quelqu'un sonner comme ça dans un garage ! Dans la pratique, on a clairement privilégié les meilleurs studios, les plus grands pros Jugez plutôt :  Dave Cobb (Slash, Europe) à la production, Mike Stent (Björk, Madonna) au mixage, et Pete Lyman (Rival Sons, Europe) au mastering.
Par contre, côté pochette, je sais pas vous, mais moi c'est pas ouf !
Mais bon, pourvu qu'on ait l'ivresse... Musique !
Vous n'y couperez pas ! Dès la première piste, Greta Van Fleet réveille la comparaison avec Led Zep. Les vibrations de « Fate Of The Faithful » évoquent invariablement « No quarter ».  « Thank You » et « When The Levee Breaks » sont les autres standards du géant anglais évoqués çà et là par les chroniqueurs. Il est clair que l'endiablé « Runway Blues » ou le folkeux « Farewell For Now », n'auraient pas dépareillé sur un bon Led Zeppelin.
On imagine bien ce que cette cascade de comparaisons peut avoir d'agaçant pour cette formation américaine qui cultive le déni avec obstination. Ils sont d'ailleurs les seuls: pour les autres, tous les autres, la paternité est encore plus évidente que celle du fils caché d'Alain Delon. Elle en devient clivante, certains critiques n'hésitant pas à noircir leurs papiers de mots assassins. Ainsi pour Sputnik Music, l'album « cesse d'être une expression artistique »  et il flotte  « dans sa propre stérilité », tandis que le Français Benzine estime que « cette filiation ostentatoire est peut-être le seul argument de vente de Greta Van Fleet. » 
Quant à nous, nous trouvons ces hallalis bien précipités. Pour certaine qu'elle soit, l'influence de qui-vous-savez, ne doit pas masquer le brio avec lequel  l'affaire est menée, un brio suffisant pour donner naissance à une suite de grands albums. « Starcatcher » n'échappe pas à ce qui est désormais la règle. Et puis quoi ! Greta Van Fleet ne saurait être confondu au blind test avec Led Zeppelin par un amateur de rock digne de ce nom. Ainsi ce nouvel opus apportera du plaisir à l'auditeur décrispé, car Greta Van Fleet ne manque ni de matière ni de jus pour reprendre le flambeau. La voix énervée de Josh Kiszka, capable de couvrir quatre octaves, n'est pas un ersatz de celle de Robert Plant, même si elle présente des similitudes, même si tel ou tel morceau évoque à nos esprits l'empreinte sacré.
Au résultat, le songwriting des Américains construit un album de hard-rock particulièrement vif, toujours plaisant, parfois grand (« Meeting the Master »). Et quand bien même ces Américains parviendraient au sommet par des voies ouvertes jadis par le fondateur du hard-rock britannique, ils auraient bien tort de ne pas les suivre, et nous de nous en priver !

Greta Van Fleet jouera à l'Accor Arena (Bercy pour les anciens du gaz) à Paris en novembre 2023.