Un album à la fois dans la continuité et en recherche de nouveauté.
Une chronique d'Harvey

L’histoire de Bukowski et de cet album en particulier c’est avant tout un drame familial et musical avec la triste disparition de Julien Dottel bassiste du groupe depuis 2007, frère de Mathieu Dottel. L’album sera défendu sur scène par Max, un proche de Julien et ancien guitariste de Full Throttle Baby, qui va reprendre la quatre cordes et le backline de son ami et prédécesseur.
Bukowski c’est une histoire de famille autour des frères Dottel (Mathieu au chant et guitare et Julien à la basse).
Du rock/stoner, du bon rock, voila ce qui ressort de cet album qui est à la fois dans la continuité mais aussi dans une forme de recherche de nouveauté en s’essayant à de nouveaux genres.
Bukowski explore donc de nouveaux terrains de jeu, en plus du stoner, avec par exemple des morceaux plus découpés et tranchant dans le vif comme sur « The Third Day », mais aussi plus de break, de changements de rythmes sur certains titres long (les sept minutes de « Breathin’ underwater »). Des mélodies qui claquent et se retiennent comme sur « My claws » et « Breathin’ underwater ». On y retrouve également du français sur « Arcus » avec la participation de Wojtek.
L’ADN du groupe reste le stoner qui décroche bien la tête avec par exemple « From Above » en guise d’introduction, Buko reste Buko quand même !
Bref un bon album de nos petits français, plein de bonne choses à y prendre !
Mais surtout quel courage et quelle abnégation !



Cradle Of Filth et Rammstein ont un fils, il s'appelle Nachtblut. C'est tout le portrait de son papa disent les uns ; les autres trouvent qu'il a le nez de sa maman.

Pour ce troisième album, Majestica a resserré son propos. Le songwriting est immédiatement accessible et reste, entre deux accès de génie, plaisant sur la durée. Le chant de Tommy Johansson, quand il visite les cîmes, rappelle celui de Michael Kiske. L'une des meilleures propositions de l'année 2025, en tous cas dans la catégorie Power Metal.
Difficile de dire ce qui rend addictif cet album de facture classique, peut-être ses lignes vocales qui font du hors-piste, ses riffs heavy ou ses ses leads inspirés, en mode twin guitars ou pas. En tous cas « 90 Tons Of Thunder » compte parmi les albums que nous aurons le plus poncé en 2025.
Dans la lignée d'un « Train of Thought », le seizième album des tauliers du prog séduira ceux qui goûtent sa face la plus heavy.
Petit Poucet deviendra grand.

