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ORDINUL NEGRU annonce un nouvel album
Le 08/10/2024
ORDINUL NEGRU a dévoilé la tracklist de son futur album « Dodekatemoria » :
I. Aleph
II. Dodekatemoria
III. Judas Goat
IV. The Decrepitude of Centuries
V. Zahir
VI. Palladian Rituals
L'artwork est signé Alexandru Das tandis que les photos du groupe sont de Oana Stoian.
Le nouveau matériel est en préparation depuis cinq ans et a il été introduit précédemment par deux EP, « Nebuisa » en 2020 et « A Sojourner Wandering Through the Barren Openness » en 2021.
La formation roumaine a mis en ligne une première vidéo de cet album. Il s'agit du morceau. « Zahir ».
Voici ce que le groupe de Timisoara avait à dire à propos de son nouvel opus :
« Dodekatemoria est notre neuvième album et il représente notre lien avec la nature cosmique et ce que nous vivons en tant qu'individus lorsque nous sommes sur ce chemin à la recherche de nos vérités. »
Invités sur l'album, Anca Otescu (Black Water, FusionCore) et Irinel Carlan viennent conforter l'impact par leurs performances vocales.
« Dodekatemoria » sortira cet automne sur Loud Rage Music.

BURNT UMBER (Metal), Acoustic Sessions (EP - 09/10/2024)
Le 08/10/2024
« Acoustic Sessions » conserve le dynamisme de « Petroleum » tout en polissant ses richesses vocales et mélodiques, jouant sur une belle gamme d’émotions.
Par Ingrid Denis
On avait laissé le quartet Burnt Umber prêt à enflammer les coeurs en 2022, avec leur premier album « Petroleum », riche de douze morceaux tous plus entêtants les uns que les autres.
Après avoir parcouru de nombreuses scènes avec l'énergie qu'on leur connaît, on attendait patiemment que le groupe nous révèle le successeur de cette pépite française de rock alternatif.
C'est donc avec un peu de surprise et la curiosité des gourmands que l'on accueille aujourd'hui « Acoustic Sessions », cet EP acoustique des parisiens, remodelant cinq titres phares de « Petroleum », plus un inédit en cadeau.
Il arrive fréquemment que les groupes de la scène indé se mettent à l'acoustique par nécessité, celle de pouvoir se produire dans de nombreux lieux musicaux maintenant rétifs à ce qui fait vibrer le plus un public rock, à savoir le bon vieux combo basse/batterie. Si Burnt Umber a dû se plier à l'exercice plus d'une fois, il est certain que leur esprit créatif bouillonnait d’en faire oeuvre.
Ce n'est donc pas un album d'économies au coin du feu, mais plutôt une occasion de travailler tout le potentiel émotionnel de leur univers à travers certains titres. Car s’il n’échappe à personne que la pièce maîtresse de ce combo flamboyant, Abby aka The Queen, excelle à lancer sa voix vers de belles prouesses électriques, elle peut tout autant poser des filtres veloutés sur ses modulations.
Et ça met des frissons à coup sûr.
Dès lors, entrons dans la salle et écoutons la reine.
Le single phare de l’album, « DRAWNING », commence ainsi par du spoken word, et laisse ensuite Abby la voix brisée et nos yeux embués sur le quai de cette fameuse Montparnasse Station. Il est des ruptures et des non-dits que l’on regrette toute sa vie en revivant la scène.
« THE GAP » délaisse ses effets atmosphériques de cordes et de choeurs, et se recentre sur la ballade langoureuse. Et si la version rock atteint des sommets de belting, ici la chanson se conclut par de magnifiques tenues en voix de tête en C7 et plus encore (à vos pianos !).
« THE HOURGLASS » garde tout à la fois un dynamisme et un flow sensuels, quand « RAINY SUNDAY » et ses accélérations d’origine à la double se mue tout en ruptures et crescendo suaves.
« STOLEN PIC » dévoile son timbre caressant, les intonations lorgnant parfois de Britney Spears vers Anneke Van Giersbergen (oui c’est cadeau ma Abby). Un jeu de séduction façon matador s'installe entre la guitare et la voix, qui se jaugent et s’enlacent.
Le visuel nous montre les musiciens dans une ambiance bleutée, tout à leur communion musicale. Mais là où on pourrait s’attendre à ne se laisser que bercer tranquillement, on est surpris par les récurrentes allures latino, qui bousculent la tête et les hanches presque malgré nous. Les morceaux ne sont pas dans une totale mise à nue instrumentale, préférant s'appuyer sur des variations chaloupées et une frénésie à peine retenue, plutôt que sur le dépouillement folk.
Enfin, si le jeu consistait à comparer les versions rock puis acoustiques de l'album, celui qui se trame avec le bonus track « FALLING » est tout l’inverse, et il faudra attendre pour savoir à quelle sauce électrique sera servi ce titre qui s’annonce épique. Le plaisir communicatif de vocaliser se manifeste encore, et on s’impatiente d’entendre plus puissamment la basse chaude et profonde qui se détache déjà.
L’EP conserve le dynamisme de « Petroleum » tout en polissant ses richesses vocales et mélodiques, jouant sur une belle gamme d’émotions. Et si la voix d’Abby prend tout l’espace, les musiciens ne se reposent pas en sirotant au fond du bar, proposant de jolis glissando, des riffs réinventés, et un jeu rythmique bien dosé et solide. Le plaisir de partager d'un groupe déjà majeur en son genre sur la scène française.
« FALLING » est le seul inédit, portant déjà la belle signature de ses créateurs, et nous donnant rendez-vous pour le futur plat de résistance, en 2025 ?
A noter absolument que pour fêter la sortie de cet Acoustic Sessions sur toutes les plateformes de streaming, on se connectera le 9 octobre sur la chaîne Youtube de Burnt Umber, pour une Release Party digitale live.
De quoi se régaler !
DEEVA (rock), On A Hot Track (EP - 04/10/2024)
Le 07/10/2024
Non conventionnel, ce sept titres a tout d'un album tant il réussit à développer de belles choses sur vingt-cinq minutes.
Par Ahasverus
DEEVA revient avec sept titres.
Un format sur lequel la formation parisienne se montre particulièrement à son affaire puisqu'elle s'y initiait en 2017 avec l'EP « The Wild One », un tournant électro-heavy dans sa discographie. On ne s'étendra pas sur le catalogue du groupe compte tenu des informations parcellaires que nous avons pu réunir. Nous nous intéresserons directement au nouvel opus, « On A Hot Track », disponible depuis le 04/10/204 chez M&O Music.
Retraçons tout de même brièvement l'histoire : 2006 marque sa naissance à Montlhery. C'est un quatuor, avant qu'il ne resserre ses effectifs en un duo composé d'Emilie Chioccarello (chanteuse et guitariste) et de Michel Izunsky (guitariste lead). Soucieux de conserver son étoffe, DEEVA se produit cependant toujours au format basse/batterie/ guitare(s).
Cette année 2024 est donc celle du retour discographique de DEEVA avec un sept titres d'une durée de vingt-cinq minutes.
« On A Hot Track » est livré dans une pochette au visuel qui sent le rock, le riff et la sueur : une photo de scène à la manière du « London Calling » de The Clash. On adore !
« On A Hot Track » s'ouvre sur « Pas Conforme », un titre électro-punk aux boucles rapides qui fonctionnent à 110%. Les lyrics en Français se taillent la part du lion, même si le groupe se plaît à utiliser indifféremment notre langue et l'Anglais au sein d'un même morceau, voire au sein de la même phrase. Les textes accrochent l'attention et Deeva dessine une histoire à chaque chanson : « Rentrer dans les rangs / Avoir des enfants / C'est pas dans mes plans » chante Emilie qui assure : « je ne vais pas me gêner pour en rajouter. »
Mid-tempo rock (« Je M'Emporte ») ou bourrasque électro tranchée par des riffs heavy (« Hot Track ») parfois évocatrice de synthwave (« Ashtag »), l'EP « On A Hot Track » montre à quel point Deeva affiche une belle santé.
Non conventionnel, ce sept titres a tout d'un album tant il réussit à développer de belles choses sur vingt-cinq minutes.
On recommande.
LOFOFORA (Metal), Coeur de Cible (04/10/2024)
Le 06/10/2024
« Coeur de Cible » nous plante ses riffs dans la peau et nous termine à coups de textes qui sont autant de coups de boule.
Par Ahasverus
En selle depuis 1989, Lofofora est l'un des piliers de la scène française, et son chanteur charismatique Reuno en est une figure tutélaire. Ce n'est certainement pas avec « Coeur de Cible », son excellent nouvel album, que cette situation va changer !
Lofofora par Anthea Photography
Mais reprenons par le début.
Lofofora tire son nom d'un petit cactus nord-américain. Le groupe naît de la rencontre de Phil Curty (basse) et Erik Rossignol (batteur) avec le chanteur Reuno Wangermez lors d'un concert à Antibes. Lofo (pour les intimes) s'étoffe, se rôde sur scène et construit une fanbase solide. Il sort un EP cinq titres en 1994. L'année suivante, il publie son premier album éponyme, qui reste à ce jour son plus gros succès commercial.
Depuis, bon an mal an, malgré les chauds, les froids, et les changement de line-up, Lofofora empile les longs formats avec une certaine régularité, environ un tous les quatre ans. Le cru 2024 nous est proposé le 4 octobre. Il s'appelle « Coeur de Cible ». Son artwork, traditionnellement réalisé par le groupe, est signé Reuno.
Une évidence s'impose lorsqu'on insère « Coeur de Cible » dans son lecteur : Lofo n'a rien laissé en route ! Ce onzième album restitue la fraîcheur des premiers opus, l'énergie et la puissance du groupe sont intacts, l'acuité des lyrics est savoureuse.
La voix de Reuno et les grattes attaquent « Apocalypse » très en bas. Un regard désabusé parcourt un monde qui s'enfonce. « Dites pas que le temps presse quand il n'y a plus rien à faire ». Les mots et les riffs percutent le décor gris et rouge. « Konstat 2024 », qui propose « mille raison de baisser les bras », enchaîne dans le même esprit.
La basse nous cueille et les guitares sonnent comme une faux. « Je suis encore fâché ! », affirme Reuno. Il envisage de « trancher les privilèges à la machette. En attendant, c'est sa plume qui gratte : « J'aimerais éviter la redite mais le quotidien radote / C'est toujours le mépris, le bâton, la carotte ». Puis « Les Deux » marche sur les cordes d'un pas léger, se fait bousculer par le morceau qui suit dont la basse danse avec la guitare.
Lofo met la pression. « Espoir » sonne l'alarme, tandis que « Le Temps », très vif, pourrait être un morceau de Trust. Les guitares nous entraînent dans un tourbillon si étourdissant qu'il faut recentrer son attention si l'on veut saisir les paroles de « Maladie Mortelle ». Il serait dommage de passer à côté.
« Ouvrez les Esprits » pointe les regards qui se posent sur les différences. Puis l'album se referme sur « Laisse Pas Faire », un morceau composé à la veille de l'entrée du groupe en studio pour l'enregistrement de l'album.
LOFOFORA s'écrit toujours en lettres capitales. Il n'a perdu ni sa force, ni sa motivation, ni son efficacité. Il garde — que dis-je, il est ! — un regard sur son époque. « Coeur de Cible » nous plante ses riffs dans la peau et nous termine à coups de textes qui sont autant de coups de boule.
« Coeur de Cible » est disponible depuis le 04/10/2024. C'est une sortie At(h)ome.
LOFOFORA est en tournée à travers la France.

XANDRIA - Les infos sur le futur EP
Le 02/10/2024
« Universal Tales », le nouvel opus de XANDRIA sortira le 22 novembre 2024 via le label autrichien Napalm Records.
Pour succéder à « The Wonders Still Awaiting » (2023), classé dans le top 10 des charts allemands, qui permettait au groupe de présenter son nouveau line-up et sa frontwoman Ambre Vourvahis, Xandria a choisi de proposer un EP. Le groupe explique :
« Cet EP est un grand Merci ! à tous nos fans qui nous ont accueillis l'année dernière d'une manière si étonnante et si chaleureuse. L'énergie et la connexion que nous avons ressenties lors de nos concerts nous ont inspiré à écrire rapidement de nouvelles chansons, et nous étions impatients de les partager avec vous. »
Xandria avait dans un premier temps proposé de découvrir « Universal », seconde piste de cet opus, un titre écrit par le guitariste Marco Heubaum. C'était en avril 2024. Le groupe expliquait alors :
« Nous avons été submergés par l'incroyable retour sur notre album The Wonders Still Awaiting et nous sommes tellement reconnaissants envers nos merveilleux fans ! Toute cette énergie positive nous a poussés à écrire rapidement de nouveaux morceaux, dont voici le premier qui vous attend ! Nous espérons que vous l'apprécierez ! Merci beaucoup pour votre soutien ! »
Xandria dédiait ce morceau à « toutes les personnes qui luttent pour les droits de l'Homme partout de le monde », et plus particulièrement à la mémoire de Jina Mahsa Amini, une étudiante décédée à l'êge de vingt-deux ans, trois jours après son interpellation par la police iranienne parce qu'elle portait des vêtements considérés comme inappropriés.
Le groupe soulignait :
« Les droits de l'Homme sont universels. Mais ils ne sont pas respectés partout, et là où ils le sont, ils peuvent être retirés à nouveau. Cela signifie que nous devons tous les défendre en permanence et que nous devons être solidaires de tous les peuples du monde pour cela. »
Aujourd'hui, Xandria dévoile un nouvel extrait de « Universal Tales ». Il s'agit du titre « No Time to Live Forever ».
« Chacune des nouvelles chansons montre une facette différente de nous, explique le groupe, il y a donc beaucoup à découvrir sur cet EP. »
A propos du nouveau single, Xandria ajoute :
« Si vous avez aimé les chœurs grandiloquents et les voix d'opéra dans Universal, vous allez être gâtés avec celui-ci... Préparez-vous à un tour de manège ! »
Sur une musique puissante, le nouveau clip a pour décor un paysage sableux de science-fiction à la Dune, au ciel parcouru de créatures tentaculaires. Il propose un magnifique solo de guitare en son milieu.
L'EP « Universal Tales » permet au groupe de mettre en avant le talent de sa vocaliste, qui explore nous dit-on, de nouvelles hauteurs et profondeurs de sa voix, la rendant encore plus forte que sur le dernier album.
« Universal Tales » se referme par des versions orchestrales des quatre nouveaux morceaux et il sortira juste avant que le groupe n'entame ses prochaines tournées avec ses homologues Sirenia et Delain à l'automne 2024, puis au printemps 2025.
Marco Heubaum a de nouveau supervisé les enregistrements en tant que producteur, tandis que Jacob Hansen (Volbeat, Arch Enemy, Evergrey) s'est chargé du mixage et du mastering.
Universal Tales sera disponible dans les formats suivants :
> 1 vinyle NOIR
> Lot : CD digipack + mediabook 2 CDs (l'album The Wonders Still Awaiting est inclus)
> 1 CD digipack
> Format digital
Les précommandes se font ici :
THE NEW ROSES (big rock/hard-rock), Attracted To Danger (04/10/2024)
Le 02/10/2024
« Attracted To Danger » enchaîne les riffs hard et les refrains big rock fédérateurs sans temps mort.
Par Ahasverus
Sixième album pour THE NEW ROSES. Les bases du groupe allemand étaient jetées dès 2007, sous l'impulsion du chanteur Timmy Rough et du batteur Urban Berz. Mais c'est en 2012 que la formation de Wiesbaden prenait officiellement le nom de THE NEW ROSES. Que de chemin parcouru depuis le premier EP sorti la même année ! Il faut dire que l'affaire démarrait bien puisqu'un an plus tard le groupe proposait son premier long format, « Without A Trace » et plaçait la chanson-titre dans la série « Sons Of Anarchy ».
Le deuxième album, « Dead Man's Voice » (2016), se classait à la trente-sixième place des charts allemands. « One More For The Road », son successeur, grimpait à la vingtième position en 2017. La même année The New Roses se rendait en Afghanistan pour y donner deux concerts de soutien aux troupes internationales engagées sur l'opération Resolute Support. The New Roses élargissait peu à peu sa notoriété, partageant des scènes avec des groupes tels que ZZ Top, Aerosmith, Accept, Joe Bonamassa ou encore Saxon, participant même au Kiss Kruise en 2018 et 2019, et classant ses albums « Nothing but Wild » (2019) et « Sweet Poison » (2022) en dixième et treizième place des charts allemands .
Disons-le tout net : il n'y a aucune raison pour que l'ascension s'arrête là ! « Attracted To Danger », la nouvelle offrande de The New Roses, promet, dès son premier titre, de faire au moins ausi bien que ses prédécesseurs ! Et probablement mieux ! « When You Fall In Love » met la barre très haut, porté par un rythme de batterie puissant.
« Natural Born Vagabond », un mid-tempo rock particulièrement sexy, reprend le flambeau. C'est l'un des meilleurs titres de l'album avec « This Heart » qui arrivera plus tard.
Accélérant le trot, « Attracted To Danger » vient tenter le triplé gagnant. Suivent des titres aux refrains imparables, « Four Wheels », « Bring The Thunder », « Spirit Of A Rebel », tandis que la rythmique s'accorde une pause sur la ballade « Hold Me Up » qui voit Timmy Rough partager le chant avec l'Ecossaise Gill Montgomery (The Hot Damn, The Amorettes).
The New Roses commentait à propos de cette collaboration :
« Hold Me Up est le premier duo de l'histoire des New Roses. Je pense que Gil Montgomery a fait un travail extraordinaire et a porté cette ballade à un autre niveau. Alors, trouvez-vous un coucher de soleil, mettez cette chanson à fond et entrez dans le vif du sujet... »
Gill Montgomery complétait :
« C'était un grand honneur d'être invitée à participer à Hold Me Up avec les absolument géniaux The New Roses. C'était un plaisir absolu et je me suis éclatée ! C'était un vrai défi vocal pour moi sur une ballade aussi énorme, alors j'espère que je les ai rendus fiers ! »
L'album est complété par une reprise bien carrée du standard de Neil Young, « Rockin' In The Free World ».
A propos de son nouvel album, le groupe expliquait :
« Selon nous, Attracted To Danger contient tout ce dont un bon album de rock'n'roll a besoin. Nous avons essayé de montrer tout le spectre des émotions du rock'n'roll. Les bons moments, les moments difficiles, l'ambiance traditionnelle de la route, une ballade et des riffs plus durs. Donc si vous voulez faire une fête rock'n'roll, cet album est la bande-son qu'il vous faut... »
Entre big rock à la Bryan Adams et hard rock, « Attracted To Danger » est un flux permanent de riffs solides, de rythmiques puissantes, de leads bien intégrées à la mélodie. Il est dominé par la voix mâle de Timmy Rough, soutenu par les choeurs pour les refrains. Le tout cogne très fort et sonne totalement Nord-Américain. On peut tout de même penser à des groupes suédois tels qu'Eclipse ou Kissin Dynamite, non pour le style mais pour cette aptitude du groupe allemand à écrire des refrains fédérateurs. Ce sixième long format est donc un album sans temps mort, véritable empilement de singles qui enchaîne les bons relais sans bafouiller. Il va vous secouer, nous le recommandons sans réserve.
« Attracted To Danger » est une sortie Napalm Records. Il sera disponible aux formats suivants dès le 04/10/2024 :
> 1 vinyle JAUNE transparent
> Lot : 1 CD digipack + t-shirt imprimé (artwork de l'album)
> 1 vinyle noir
> 1 CD digipack
« Attracted To Danger » peut être commandé ici : https://napalmrecords.com/thenewroses?product_list_dir=desc&product_list_order=release_date
Le 29/09/2024
Par Ahasverus.
ANTHONY GOMES est un songwriter, guitariste et chanteur canadien. Il est né en 1970 à Toronto d'un père portugais et d'une mère franco-canadienne.
Il découvre la guitare à l'âge de quatorze ans. Il ne l'a plus lâchée depuis !
Photographie David Pbost
Spécialiste reconnu du blues, il est l'auteur du livre « The Black & White Of Blues: The Cultural and Racial Development of Electric Blues Music ». Il est aussi le fondateur de l'association à but non lucratif Music Is The Medicine Foundation, qui promeut les bienfaits de la musique dans le milieu médical et qui est notamment intervenue auprès d'enfants atteints de cancer, de jeunes adultes autistes, ou de personnes souffrant de stress post-traumatique.
Bluesman établi, Anthony Gomes Gomes s'est produit dans dix-sept pays et a fait les premières parties d'artistes tels que B.B. King, Buddy Guy, Robert Plant, Joe Bonamassa, Heart, Sammy Hagar, ou encore 38 Special.
Sa discographie suit une évolution logique, du blues pur de « Blues In Technicolor » vers la soul, le rythm & blues et le hard-rock. « J’ai une âme blues et un cœur rock’n’roll. J'aime faire des allers-retours entre les deux avec une approche moderne », explique-t-il.
Nous vous proposons de faire un tour dans sa discographie studio. Robert Johnson, Rory Gallagher, James Brown, Glenn Hugues, The Golden Gates Quartet, ou Whitesnake, font partie des nombreuses références qui nous sont venues à l'esprit en parcourant les albums du Canadien talentueux, de 1998 à 2022
Photographie : Stephen Jensen
BLUES IN TECHNICOLOR (1998)
Son premier album l'annonce : Anthony Gomes voit le blues en technicolor ! Si certains titres se nourrissent au plus profond des racines du blues américain (« Misery For Company », « Hard Year for the Blues », « Monday Kinda Tuesday »), d'autres, plus soul regorgent de groove, de rondeurs, de claps et de choeurs (« Love's Got The Power », « High Calorie Woman »). Les dialogues entre la voix légèrement rocailleuse d'Anthony Gomes et sa guitare ne sont pas sans rappeler le charme de Rory Gallagher (« Bad Luck Child », « Outta the Cathouse »).
« Blues In Technicolor » reste, près de trente ans après sa sortie, un album de blues particulièrement convaincant.
SWEET STRINGIN' SOUL (2000)
Plus léger, plus américain, « Sweet Stringin' Soul » voit des compositions gospel (« Higher », « When I Play The Blues ») s'inscrire aux côtés de blues traditionnels (« Trouble In Our Land », « We Were Made To Fall In Love », « Please Be Mine », « Wolf In The Henhouse ») avec un son parfois très roots, proche des débuts du jazz (« Hamhock Booty »).
UNITY (2002)
Sans abandonner le gospel (« Going Down Slow ») ni le blues (« Thrash Talkin' Jive », « Bad For You »), « Unity » fait l'effort sur sa base soul dont il renforce l'effet par des cuivres (« When The Walls Come Down »), tourné vers un son 60's rythm and blues (« Darkest Before The Dawn ») qui annonçait déjà le funk (« Upside (To the Downside) » ) avec des artistes tels qu'Otis Redding et James Brown (« Unity »).
Photographie David Probst
LONG WAY HOME (2006)
« Bring It », qui ouvre « Long Way Home », semble vouloir remettre l'église au milieu du village avec un titre particulièrement enlevé sur lequel la guitare prend le lead. « Without You » ou « Long Way Home » tiennent cependant à amener de la souplesse, délaissant les cuivres pour un fond d'orgue. L'album bascule ainsi dans les 70's, d'une ambiance l'autre, globalement plus dur que la discographie qui précède, optant pour un rock enjoué (« Mississipi Hurricane », « Tilt-A-Whirl ») qui frise les territoires hard-rock (« Hard Line To Ride »). Un groove à la Glenn Hugues insère brillamment des éléments soul dans certaines compositions rock (« Purple Whiskey Sack »), genre représentée par le titre « Soul Power ».
NEW SOUL COWBOYS (2009)
Après avoir occupé le terrain avec une compilation (« Primary Colours ») et un album live, Anthony Gomes électrise son propos avec l'album « New Soul Cowboys ». Le riff est préféré à la lead (« Painted Horse », « Rebel Highway », « Gamblin' Man », « Purple Whiskey Sack », « Chicken Bone Cross »), édifiant un big rock épais (« What It's All About ») à peine entrecoupé de quelques pauses qui n'en demeurent pas moins intéressantes et qui permettent au chanteur de montrer l'épaisseur de sa voix (« Somebody's Missing », « Carolina », « You're Amazing », « Losing You »), accrochant parfois le vibrato d'un Joey Tempest (Europe).
UP 2 ZERO (2012)
Comme l'indique sa première piste (« Back To The Start »), l'album « Up 2 Zero » revient aux sources du blues avec des titres comme « One Last Time » et « Room 414 », ses inspirations remontant jusqu'à Robert Johnson (« Last Bluesman Gone »). Ne vous attendez pourtant pas à un « Blues In Technicolor II » car le nouvel album ne dédaigne pas le rock à la Clapton (« Love Sweet Love ») ou à la Tom Waits (« Voodoo Moon »). L'album se termine par un titre en Français (« N'abandonne Jamais »).
Photographie David Probst
... BEFORE THE BEGINNING (2013)
Avec ses intro et outro gospel, « ... Before The Beginning » nous ramène aux années cinquante, avec un blues qui swingue (« Sinner's Song »). Les choeurs et les thèmes musicaux nous évoquent les Platters (« Lady Soul »), le Golden Gate Quartet (« Sinner's Song », « Old Ten Wheeler »), Screamin' Jay Hawkins (« Rescue Me ») ou les Andrew Sisters (« Let's Fall In Love ») sans autre anachronisme que le titre « Golden Wings ». Il est à découvrir si cette période vous est agréable
ELECTRIC FIELD HOLLER (2015)
Il était évident qu'avec un tel titre Anthony Gomes n'allait pas rester bloqué dans les 50's. Nous voici dans les 80's. Riffs et leads hard-rock parsèment la galette (« Turn It Up! ») et « Back Door Scratchin' » ou « Listen To The Universe » auraient presque des airs de Whitesnake, tandis que « Whiskey Train » nous rappelle que les racines du Canadien viennent bien du blues. L'album se termine joliment avec la ballade « It's the Way (You Make Me Feel) ».
PEACE, LOVE & LOUD GUITARS (2018)
Ressorti en 2024 dans une version remixée, « Peace, Love & Loud Guitars » se plaît à rêver du retour sur terre du roi du blues, B. B. King (« Come Down »), dont l'esprit vit encore à travers « Blues in the First Degree ».
Entre blues dynamique (« The Whiskey Made Me Do It ») et hard-rock à la Whitesnake (« Peace, Love & Loud Guitars », « Hard Road Easy »), la voix de Gomes s'est encore bonifiée, lorgnant désormais celle de Coverdale (« The Only Woman I've Ever Loved »). L'album propose des guitares ronflantes, soutenues par des tartines de choeurs et une section rythmique des plus sûres (« White Trash Princess »). La guitare n'hésite jamais à partir en lead pour relayer la voix (« Nasty Good » ). « Peace, Love & Loud Guitars » est un album tout en riffs, solide de piste en piste, auquel il ne manque pas même les ballades de circonstance (« You Are Amazing », « Take Me Back Home »). L'une des plus belles pièces de la discographie du Canadien.
CONTAINMENT BLUES (2020)
Avec ses riffs typiques des grands du blues, (« Make A Good Man (Wanna Be Bad) », « Stop Calling Women Hoes And Bitches », « Containment Blues ») et une voix qui prend de plus en plus d'épaisseur (« Hell And Half Of Georgia »), « Containment Blues » modernise de belle manière le propos d'Anthony Gomes, entré désormais dans l'ère moderne.
La guitare se fait moins bavarde, se faisant même voler la vedette par un harmonica (« No Kinda Love »). Alliant simplicité du rythme et délicatesse des arrangements (« Praying For Rain », « Tell Somebody », « The Greatest 4 Letter Word »), « Containment Blues » est une réussite franche qui balance des mélodies succulentes avec une efficacité remarquable (« Let Love Take Care Of Love »). La plus belle prise de la discographie du Canadien.
HIGH VOLTAGE BLUES (2022)
Le dernier album studio en date d'Anthony Gomes est une compilation qui propose trois nouveaux titres et onze classiques du répertoire du Canadien réenregistrés. Pour l'opération, Anthony a fait appel au bassiste Billy Sheehan (Mr Big) et au batteur Ray Luzier (Korn), ainsi qu'aux chanteuses Bekka Bramlett (qui a notamment travaillé avec Robert Plant et Buddy Guy) et Wendy Moten . Le choix des morceaux est très orienté hard-rock, et les lignes des guitares et de la basse d'un titre comme « Fur Covered Handcuffs » ne sont parfois pas si éloignées de ce que propose AC/DC.
Le blues n'est cependant pas délaissé, et la guitare a de la place pour s'exprimer (« Blues-A-Fied »). Le lifting prend bien (« Peace, Love & Loud Guitars ») et confère à l'ensemble une homogénéité de son qui donne l'impression d'avoir affaire à un album de compositions originales. On pourra opter pour cette compilation pour avoir un panorama confortable sur les derniers albums (2009-2020) d'Anthony Gomes.
ULTRA VOMIT (Metal), Le Pouvoir de la Puissance (27/09/2024)
Le 28/09/2024
Caméléon facétieux, ULTRA VOMIT force sur les couleurs pour notre plus grande joie et assure un album encore supérieur à son prédécesseur, pourtant disque d'or.
Par Ahasverus
Que de chemin parcouru en seulement quatre albums de compositions pour ULTRA VOMIT !
Un parcours discographique initié avec « Monsieur Patate » (2004), principalement chanté en Anglais, tandis que le style des Nantais tendait à se définir en 2008 avec « Objectif : Thunes ». Cette galette de vingt-quatre courtes pistes passait au Français pour parodier Michel Delpech (« Pour Un Mosh ») et voyait le chanteur Carlos asservi à la moulinette Marilyn Manson (« Machanical Chiwawa ») et Joe Cocker à celle de Morbid Angel (« Morbid Cocker »). « Objectif : Thunes » posait bien les bases d'une formule Ultra Vomit, avec des idées qui seraient développées dans la discographie à venir et des textes originaux et gonflés (« Je Possède un Cousin »).
Il fallait attendre neuf ans pour voir arriver la suite, « Panzer Surprise ! », le troisième album studio, avec son coup de génie, « Kammthaar ».
« Panzer Surprise ! » développait les recettes de « Objectif : Thunes », et c'est cette fois Calojero qui faisait les frais d'une sauce Gojira dans un très maîtrisé « Calojira ».
L'appropriation parodique des styles frisait la perfection (« Pink Pantera »). Rasant ses modèles au plus près, Ultra Vomit tenait là l'album de l'immaturité. Un disque d'or récompensait son travail.
Cette popularité croissante permettait au groupe de fouler les scènes du Hellfest et de l'Olympia et de participer au « Gros 4 » avec No One Is Innocent, Tagada Jones et Mass Hysteria. Il lui ouvrait même les portes de l'Elysée le temps d'un concert privé.
C'est donc avec un quatrième opus studio qu'Ultra Vomit nous donne rendez-vous sept ans après son dernier effort. Le nouveau venu s'intitule « Le Pouvoir de la Puissance ». Sa pochette met en scène le groupe et reprend les codes des films catastrophe et horrifiques des années 1960/1970.
Ultra Vomit recycle à fond ses recettes, mais il faut avouer quil a le tour de main pour faire monter sa mayonnaise.
Si le fond est à la franche déconnade, la forme ne souffre aucune légèreté. La production en béton de l'ex-Watcha Fred Duquesne vous saisit dès le premier morceau. La musique est très carrée, l'inspiration fuse tous azimuts.
Les références pleuvent sur le cinéma (« Dead Robot Zombie Cop from Outer Space II », « The Gruge », Jean-Pierre Bacri) et la chanson française (Renaud, Hallyday) à grands renforts d'imitations. Les morceaux sont solides, les clins d'oeil appuyés sans être lourds, les lyrics inspirés, et des morceaux comme « Doigts de Metal » et « La Puissance du Pouvoir » ne guettent que de prendre la relève de « Kammthaar ».
D'un autre côté, malgré ses bonnes résolutions (« Mollo sur le Caca »), Ultra Vomit n'évite pas quelques dérives scatologiques plus où moins heureuses (« GPT à l’instant », « A.N.U.S. »).
Mais la qualité saupoudre l'album. Les Nantais s'assurent même le concours de guests efficaces tels que Mouss (Mass Hysteria) et les thrashers espagnols de Crisix, tandis que les voix féminines sont assurés avec brio par madame Nicolas « Fetus » Patra.
Globalement, « Le Pouvoir de la Puissance » explore thrash, power metal, pop/punk, grunge et new-wave en version Nawak Deluxe. Suffisamment établi, le groupe se permet de s'autoparodier explicitement (« Kings of Poop », « Mollo sur le Caca »). C'est particulièrement chiadé. Les références sautent aux oreilles, et l'album vient en droite ligne de « Panzer Surprise ! ». Il est cependant encore plus varié et plus abouti.
Ce nouveau long format conforte allègrement la pole-position d'Ultra Vomit sur le marché du Metal parodique. C'est indiscutable. Caméléon facétieux, il force sur les couleurs pour notre plus grande joie, et assure un album encore supérieur à son prédécesseur, pourtant disque d'or. Nous verrons si le nouveau venu suivra le même parcours. Il pourrait décrocher le pompon.
« Le Pouvoir de la Puissance » est disponible chez Verycords (Cali, Ange, Danko Jones) depuis le 27/09/2024. Le label a eu la main heureuse en épinglant Ultra Vomit à son catalogue depuis 2019, puisqu'il semble voué à voler de succès en succès.
Ultra Vomit est en tournée. Les dates se remplissent rapidement alors ne traînez pas pour faire votre réservation si vous envisagez de voir le groupe sur scène.
Les dates :
- 10 octobre 2024 — CALAIS (62100) — GERARD-PHILIPE
- 11 octobre 2024 — MÛRS-ERIGNÉ (49610) — OMEGAS Ω SOUND Fest - Centre Culturel jean Carmet
- 12 octobre 2024 — LE MANS (72100) — L'OASIS / SUPERFORMA
- 17 octobre 2024 — PARIS (75011) — LE BATACLAN
- 18 octobre 2024 — ST BRIEUC (22000) — CARNAVALOROCK
- 19 octobre 2024 — PLOUGASTEL (29470) — Espace AVEL VOR
- 6 novembre 2024 — CHATEAU THIERRY (02400) — Palais des Rencontres
- 7 novembre 2024 — OSTWALD (67540) — Salle Point d'eau
- 8 novembre 2024 — METZ (57070) — BOITE A MUSIQUE
- 9 novembre 2024 — CALUIRE-ET-CUIRE (69300) — LE RADIANT
- 10 novembre 2024 — AUDINCOURT (25400) — LE MOLOCO
- 21 novembre 2024 — MONTPELLIER (34000) — LE ROCKSTORE
- 22 novembre 2024 — RAMONVILLE (31520) — LE BIKINI
- 23 novembre 2024 — MERIGNAC (33700) — LE KRAKATOA
- 5 décembre 2024 — LA ROCHELLE (17010) — LA SIRENE
- 6 décembre 2024 — CAEN (14000) — LE CARGO
- 7 décembre 2024 — NANTES (44200) — STEREOLUX
- 8 décembre 2024 — NANTES (44200) — STEREOLUX
- 31 janvier 2025 — CERGY (95800) — Le Douze (grande salle)
- 1 février 2025 — CHAMONIX MONT BLANC (74400) — Espace Michel CROZ/EMC2
- 7 février 2025 — AIX-EN-PROVENCE (13090) — 6MIC
- 27 juin 2025 — ST MALO DU BOIS (85590) — FESTIVAL DE POUPET
- 18 octobre 2025 — SELESTAT (67600) — ROCK YOUR BRAIN FEST - LES TANZMATTEN