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MOBIUS (Metal Prog') : "KALA" dans le texte

Le 08/02/2020

Interview réalisée pour Hard French Metal le 08/02/2020

En 2016, “The Line”, premier album d’une jeune formation de Prog’ Metal française, laissait entrevoir le potentiel d’un groupe encore en devenir : Mobius.
En 2020, les Lyonnais présentent un second opus ambitieux, finement sculpté, intelligent,
raffiné, qui tire son Metal technique et puissant vers les musiques du monde, à coups de sanskrit, de chant mongol, de duduk.
Imposant Mobius
comme une valeur montante de la nouvelle scène Metal française, “Kala” enfonce le clou du talent planté par son prédécesseur et nous entraîne en Inde où il s'interroge sur la condition humaine... A propos, le XXIème siècle serait-il spirituel comme le supposait Malraux ? Ce n'est pas Mobius qui vous dira le contraire. En tous cas pas dans cette interview...


Mobius band1 Photo Quentin Thomas / Heli Andrea

 
"Je ne suis même pas sûr que nous puissions affirmer que la musique indienne est une partie de Mobius. C'est certainement une partie de Kala, mais c'est 
tout ce que nous pouvons dire aujourd'hui..."
Guillaume (claviers)

Bonjour Mobius. Vous voici avec un nouvel album... Fiers de votre bébé ?
Héli (chant) :
C'est le premier opus qu'on a fait avec Xavier (guitare) et Alex (basse), qui sont arrivés dans le groupe après notre premier album (“The Line” -2016). On a construit "Kala" tous ensemble du début à la fin. Neuf pistes riches dans leurs influences, sincères dans leurs concepts, et qui m'ont permis de découvrir des cultures, des artistes, et de passer pas mal d'étapes personnelles. Donc pour ma part, je suis super fière de "Kala" et de ce qu'il montre de Mobius aujourd'hui.
Adrien (batterie) : Très fier de cet album oui, il représente vraiment la musique que nous aimons faire aujourd'hui, et quand je remonte les années et que je me revois avec Guillaume faire des reprises de Nightwish au lycée pour au final en arriver là, je me dis que ça valait le coup de persévérer.

 

“Kala” est un mot sanskrit qui signifie “Temps”. Pourquoi ce nom ?
Héli :
A l'époque où nous avons commencé à composer l'album, le père de ma sœur est décédé. Il se savait condamné à court terme et il s'est rapproché de la religion. Il faisait le point sur sa vie, sur ce qu'il avait réalisé. Il était très solitaire et est mort seul dans son appartement. J'ai souvent imaginé ce moment où il est mort, lorsqu'il a senti son cœur arrêter de battre. J'ai imaginé cet instant précis du passage de la vie à la mort, la fraction de temps où la conscience cesse d'être attachée au corps. La chanson Abhinivesha est un arrêt sur image. C'est un instant imaginé, teinté d’une atmosphère mystique.
Cette première chanson que nous avons écrite et mise en clip est le point de départ de l'album. Chaque piste se passe dans un instant précis : entre la vie et la mort, entre la mort et la vie, pendant la décomposition du corps, après son incinération, ou dans un instant de vie intense.
Le temps est donc un élément essentiel de l'album. En discutant avec Guillaume (claviers) du concept des chansons, il a trouvé ce nom.
 

 

L'écriture de Kala a-t-elle été pour toi un voyage personnel qui t'a permis de concevoir le deuil d'une manière différente, plus apaisée ?
Héli :
Les concepts et les images que j'ai développés dans Kala sont mes pensées à propos de la mort. Je suis une personne très cartésienne mais réfléchir à la façon dont nous sommes liés à la nature et à l'univers m'a fait penser à de nombreuses belles images spirituelles. Maintenant, je pense vraiment que nous sommes plus connectés à la nature que nous le pensons, et nous avons tous une place sur terre. Je pense qu'après la mort, notre corps (au moins) retourne à la nature, ou à l'univers, d'une manière ou d'une autre. Soit il est enterré et nourrit les plantes et les animaux, soit brûlé et l'eau et les cendres vont dans l'atmosphère... D'une manière ou d'une autre, nous nourrissons l'environnement qui nous entoure et nous transformons en biodiversité. Cette idée de recyclage est une belle idée. “Rien ne se perd, tout se transforme”. Et j'ai moins peur de ce qui va se passer après ma mort. Écrire KALA m'a fait avancer sur cette réflexion. Une de mes phrases préférées dans l'album est celle-ci, d'Abhinivesha : “We're stars in Universe’s soul”, (Nous sommes des étoiles dans l'âme de l'univers). Je crois que nous sommes bien plus que ce que nous pouvons penser. Nous n'avons aucune idée de l'impact que nous avons sur les autres et sur la nature. Et si parfois nous pouvons nous sentir mal, coupables, tristes, nous sommes aussi incroyables ! Nous faisons partie du cycle et nous sommes capables de belles choses. Nous faisons partie de la nature, de l'humanité, de l'univers.

Tous les morceaux portent un titre en sanskrit, y compris le triptyque
A-U-M (Om̐) des pistes 1, 4 et 7 . “Kala” est-il un concept album ?
Héli :
Il y a un concept qui lie les chansons entre elles. Les thématiques se répondent et les chansons baignent toutes dans un même univers. Mais il n'y a pas d'histoire d'un personnage qu'on suit chanson après chanson. Donc il y a bien un univers cohérent dans l'album, mais je ne sais pas si on peut parler de “concept album”.

 

Ce qui est sûr, c’est que “Kala” est ambitieux, homogène et abouti. J'imagine qu'il a nécessité énormément de travail, peut-être même de documentation avant l'écriture et la composition. Combien de temps y avez vous consacré et vous est-il arrivé d'avoir peur de l'ampleur de la tâche ?
Héli :
Pour le chant, j'ai pris le temps de plonger dans des écrits divers allant de la recherche de langues que je voulais utiliser (j'hésitais entre Tamil, Hindi, Sanskrit et d'autres), à la découverte de la musique carnatique du Sud de l'Inde et ses symboliques, à des livres et sites web sur la société indienne. Je ne savais pas du tout où chercher, alors j'ai ratissé large pour me mettre dans l'ambiance et trouver un décor. Puis j'ai gardé ce qui m'importait le plus : des histoires de création du monde, le rapport au temps et au corps, l'aspect cyclique et interconnecté de toute chose, des images inspirantes. Au final, il n'est pas question de divinités hindoues, ni de l'Inde. Mais cela a créé un décor pour l'album, et teinté les paroles et les visuels, clips, photos, pochette. C'était un travail libre et passionnant, sans pression, donc je n'avais pas peur de la tâche mais j'avais à cœur de bien prononcer et bien comprendre les concepts des mots Sanskrit que je voulais utiliser.
Adrien : Au niveau du travail de composition instrumentale on avait déjà trois compos bien avancées, notamment sur la structure des morceaux, et c'est plus dans le travail d'arrangement et de recherche de son que nous allons prendre du temps et prendre les infos nécessaires pour rendre le tout cohérent. Après on évolue dans un style où il n'y a pas vraiment de limites et c'est ce qui nous plaît.

 

Qui a réalisé l'artwork et quelle en était l'idée ?
Héli :
C'est Vincent Fouquet (alias Above Chaos ) qui a réalisé l'artwork de KALA. Il avait déjà réalisé la pochette de notre premier album. Nous avons beaucoup discuté des thématiques, et avions défini une charte graphique. Il a réalisé une pochette en accord avec les images que j'avais en tête quand j'écrivais les paroles. Je visualisais quelque chose de circulaire, de dynamique (comme la vitesse à laquelle passe la vie), des cendres et de la poussière (après crémation d'un corps), des étoiles (parce que nous rejoignons l'univers), des cellules qui s'agglomèrent pour former la vie (centre de la pochette), et un cycle incessant entre ces étapes. On peut trouver tous ces éléments sur la pochette.
Nous voulions un univers visuel brillant, lumineux et obscur, mystérieux et moderne. Et surtout pas quelque chose de sombre et de déprimant ! Nous lui avons fourni tous ces éléments, et il les a traduits d'une façon abstraite. C'est une pochette magnifique dans laquelle on peut se perdre.
 
Mobius

 Mobius, Kala (2020) - artwork signé Above Chaos

Et la musique ? Qu'est-ce qui a conduit Mobius en Inde ?
Adrien :
Nous sommes curieux, je pense, et nous aimons la musique dans son entièreté, pas seulement pour le Metal ou le Rock. Alors pourquoi ne pas essayer de mélanger différents styles et essayer d'avoir quelque chose d'original à proposer ? Il y a aussi beaucoup de belles sonorités, d'instruments ou de belles voix.
Guillaume (claviers) : Je ne pense pas que c'était un “choix conscient” d'incorporer des éléments de la musique indienne ou orientale à nos chansons. Je ne suis même pas sûr que nous puissions affirmer que la musique indienne est une partie de Mobius. C'est certainement une partie de Kala, mais c'est tout ce que nous pouvons dire aujourd'hui... Quand Adrien a proposé les trois premières chansons inspirées de l'hindouisme et de la musique indienne, tout le monde a accepté de suivre cette direction car c'était un territoire inconnu et inspirant pour nous tous (en termes de voix, de techniques de composition, et d'instruments). Je pense que c'est notre curiosité partagée et nos goûts musicaux éclectiques qui permettent à la musique orientale d'avoir une part importante dans notre musique aujourd'hui.

 

Héli, tu t'intéresses aux techniques vocales à travers le monde. Tu t'es essayée au konnokol sur cet opus... Au fait, c'est quoi le konnokol ?
Héli :
Le Konnokol est un chant rythmique traditionnel originaire d'Inde. C'est un chant plus percussif et rythmique que mélodique. Adrien a eu envie d'écrire une partie Konnokol sur notre première chanson “Abhinivesha अभिनिवेश”, donc c'était une découverte pour moi, et un travail très intéressant. Sur Abhinivesha, il y a donc un passage où la batterie et le chant sont exactement ensemble, avec les mêmes accents. C'est un de mes passages préférés de l'album. Pour Kala, j'ai aussi ajouté des techniques vocales que j'ai exploré ces deux dernières années, comme le chant long mongol, ou des touches de chant diphoniques. J'ai aussi des inspirations amérindiennes. Pour le reste, j'ai surtout essayé d'enrichir et de développer mon timbre, d'avoir plus d'émotions et de libérer ma voix.

 

Avez vous employé des instruments particuliers pour souligner l'inspiration indienne de cet album ?
Guillaume :
La synthèse audio aujourd'hui permet de bénéficier d'instruments du bout du monde au rendu bluffant. L'enjeu, ensuite, est de ne se pas s'éparpiller dans le choix des instruments à incorporer, et surtout d'appréhender au mieux l'articulation de chaque instrument pour obtenir le rendu le plus réaliste possible.
Sur Kala, les instruments qui donnent le plus une “couleur” proche de la musique indienne sont évidemment le sitar du côté des cordes, et les tablas du côté des percussions. C'était les deux instruments que je connaissais avant qu'on se lance dans Kala, pour le reste il a fallu fouiller et explorer. Pour enrichir les percussions, j'ai donc découvert le ghatam et mrindangam (notamment sur Mukti), et pour les cordes la vînâ (notamment sur Agni).Ensuite, il y a le son le plus récurrent des parties claviers, que j'ai introduit dès Abhinivesha. C'est en fait un mélange de deux instruments : le santour et le dulcimer. Le santour est d'origine perse/iranienne et a trouvé sa place dans tout le Moyen-Orient, en revanche le dulcimer a plutôt des racines européennes voire nord-américaines dans certaines de ses variantes. Quoi qu'il en soit, le mélange de ces deux instruments à cordes frappées m'ont donné le rendu que je souhaitais pour percer au milieu de cette avalanche de riffs !
Enfin, un instrument à vent qui ne fait pas du tout partie de la musique indienne mais que je porte dans mon cœur pour ses sonorités des plus envoûtantes : le duduk. Il avait déjà son rôle quelque part sur The Line, il est fort possible que je lui trouve un petite place à chaque album.
Adrien : Nous avons principalement utilisé des vsti (instruments virtuels) pour une question de facilité et aussi aujourd'hui nous pouvons trouver des échantillons de sons qui sont très proches du son original. Dans ces Vsti nous avons beaucoup pioché dans les sons de sitar et dulcimer pour le coté indien.

 

 
Mobius band 2

 Photo Quentin Thomas / Heli Andrea
 

Passons aux textes. Pour le Sanskrit, vous avez été aidés par Kathyr Aryaputra (du groupe singapourien Rudra), que vous découvriez grâce à son travail sur le titre “Deva Devam” de Rotting Christ...
Héli :
J'ai découvert l'album de Rotting Christ “Rituals” qui accueille quelques featuring très intéressants comme Diamanda Gallas ou Vorph (Samael). Parmi les chansons de cet album très riche se trouve “Deva Devam”, un titre dans lequel j'ai entendu la voix de Kathir Aryaputra, chanteur de Rudra (groupe de Vedic Metal originaire de Singapour). J'ai adoré son travail en sanskrit et son timbre vocal. Alors je l'ai contacté, et je lui ai parlé de notre projet d'album. J'avais envie de chanter dans une autre langue que l'anglais, et le sanskrit me semblait vraiment approprié pour servir l'atmosphère que nous voulions donner à Kala. Il a tout de suite été emballé pour me soutenir dans ce travail, corriger le sanskrit, et m'aider dans la prononciation et la compréhension des mots. En définitive, à part les titres et quelques phrases, il n'y a pas énormément de paroles en sanskrit dans cet album. Mais les mots utilisés sont forts et ils dessinent une atmosphère et un décor dans chaque chanson.
Au-delà de ce travail d'écriture, Kathir a accepté d'enregistrer sa voix sur “M”. Je suis très heureuse d'avoir fait ce featuring avec lui.

 

Abhinivesha c'est “la peur de la disparition matérielle”, Sharira correspond au “corps”, Mukti à “l'individualité humaine”, Bhati signifie “naître”... Chaque titre de Kala semble un concept plus qu'un simple mot...
Héli :
L'idée était de donner à chaque chanson une ambiance différente, mais aussi de les relier entre elles. On peut trouver des mots qui se répètent dans différentes chansons par exemple.
Abhinivesha” अभिनिवेश signifie “Peur de la mort, de la disparition matérielle”. Elle se déroule à la seconde précise entre la vie et la mort. À la fin de la chanson, nous entrons dans la mort. C'est pourquoi dans le clip, il y a une symbolique avec notre peau qui devient charbonneuse.
Sharira” शरीर (Sanskrit pour “Corps”) parle d'un corps enterré qui se décompose et nourrit la terre tandis que “Akasha” आकाश explore la crémation et l'esprit qui voyage avec les cendres. Akasha signifie “Ether”, qui constitue l'univers. Dans ma tête, j'avais cette image d'un corps brûlant, les cendres flottant dans l'air, planant dans l'atmosphère et dans l'univers, emportant l'esprit avec elles. “Mukti” मुक्ति (“Libération”) traite de ce qui fait de nous des individus. C'est la seule chanson qui se déroule dans la vie et la société. Nous devenons un individu quand nous disons «Non !». C'est de cela que parle Mukti. Elle traite de l'affirmation de soi et de la rébellion face à des codes et des carcans qui nous empêchent de vivre librement.
Et “Bhati” भाति (“début”, “naître”) se concentre sur la renaissance, la réincarnation et des explosions de vitalité. Celle-ci fait la transition entre la mort et la (re)naissance. C'est l'histoire d'un bébé qui vient au monde. Tout est en conflit : l'enfant a du mal à conserver les souvenirs d'une vie passée alors que de nouvelles sensations émergent et qu'il éprouve un amour infini de ses nouveaux parents et de sa famille.
Ensemble, “A”, “U” et “M” forment le son de la création, et “Agni” अग्नि est le feu, où tout a commencé...
Abhinivesha (première chanson de l'album) parle de la fin de la vie et de l'entrée dans la mort, et Bhati (dernière chanson) parle du début, de la renaissance. C'est une boucle.
 

 

J'aimais beaucoup The Line, votre premier album, mais je trouve que vous avez fait, avec Kala, un pas de géant qui vous donne une véritable singularité...
Adrien :
Merci et c'est peut être grâce aux “erreurs” du premier album que nous avons là quelque chose de plus “qualitatif”. On continue d'apprendre, on évolue, on découvre de nouvelles choses et surtout on apprend ensemble, en tant que groupe avec cinq individualités différentes, ce qu'on aime faire, ce qu'on aime jouer et ce que nous voulons partager à travers la musique qu'on propose.

 

On compare souvent les groupes de Prog à Dream Theater, Freak Kitchen, Marillion, ou à quelque aîné prestigieux. Je n'arrive pas à trouver la filiation de Mobius. Est-ce parce que vous puisez d'abord votre inspiration dans les musiques ethniques, traditionnelles ou folkloriques ?
Heli :
On ne sait pas nous-mêmes ce qu'on fait ! (Rires) On écoute bien sur du Prog mais très peu de groupes font l'unanimité entre nous. Ceux qui nous plaisent à tous sont surtout des groupes de Metal moderne comme Leprous, Agent Fresco, Tesseract, ou Sleep Token plus récemment. Mais on a tous des goûts très différents allant du rock à la pop, du jazz, du classique, des musiques du monde entier. Guillaume et Adrien sont très jazz et ont un bagage de la Réunion (rythmes maloya ou sega, musiques du monde), Alex est fan de pop/rock, Xavier vient d'Iron Maiden et de Pink Floyd, et j'écoute des musiques traditionnelles de Mongolie. C'est évidemment très réducteur, mais on partage beaucoup nos influences diverses, et on fait notre cuisine comme ça. Ce qui fait que nous avons du mal à nous classer nous-mêmes.

 

Le 29 février il y aura la release-party de Kala, au ROCK N EAT official(by céd & mike) de Lyon. Vos projets ensuite ?
Heli :
Profiter de la sortie de l'album, peut-être préparer un clip en live studio. En Juin, nous jouerons au Comendatio Music Fest 2020, au Portugal, avec des groupes que nous aimons beaucoup (Monuments, Voyager, Haken, Vola et d'autres). Nous aimerions beaucoup prévoir une tournée pour la fin d'année, jouer en Angleterre aussi et en France bien sur, jouer Kala en live surtout !
Adrien : Faire vivre et jouer Kala le plus possible et commencer à regrouper des idées pour la suite.
Mobius par Thierry Bouriat.

Merci Mobius de nous avoir accordé cette interview.
Heli :
Merci à toi pour cette interview ! Et merci à tous tes lecteurs curieux !
Adrien : Merci à toi et mangez du massalé.
 
     
Infos utiles :

Mobius sur Facebook :
https://www.facebook.com/mobiusofficialband/
Mobius sur Bandcamp :

https://mobiusofficial.bandcamp.com/
Mobius sur Spotify :

https://open.spotify.com/album/3WX3hxZlc6JpXdGUr1G3P7
Mobius en concert :
. 29/02/2020 à Lyon (Rock’N Eat)
. 05/06/2020 au Comendatio Music Fest (Portugal)
 
Mobius par Thierry Bouriat.
Les photographies de Mobius en concert sont de Thierry Bouriat Photography. Nous le remercions pour ses conseils et son aimable autorisation.
Retrouvez-le ici :

https://www.instagram.com/thierry_bouriat/
et là :

https://www.facebook.com/Clicphotographie/

Chronique d'album : UNITED GUITARS, Vol. 1 (Instrumental - 2019)

Le 01/02/2020

Groupe : United Guitars
Album : Vol. 1 (2019)
Genre : Instrumental
Origine : France
 
  Ils se sont mis à vingt-quatre pour faire un album, 
  On s'est mis à deux pour faire une chronique.    

Le Groupe :
United Guitars est un projet initié par Ludovic Egraz, rédacteur en chef du magazine Guitare Xtreme.
United guitars1
Il réunit vingt-trois guitaristes de renom (pour ne citer qu’eux : Norbert Krief, Axel Bauer, Gus G, Fred Chapelier) sur quinze compositions.
Un concert réunissant presque tous les intervenants de l’album se tiendra à L'Européen, Paris XVIIème, le 02/02/2020. Une convention (conférences, masterclasses) y siègera dès le 01/02/2020.

 

L’Album :
Ludovic Egraz souhaitait un album de compositions plutôt qu’un opus démonstratif. Il souligne dans https://www.unitedrocknations.com :
“Tout le monde avait carte blanche. J’ai tellement encouragé les gens à se lâcher que l’album est devenu un double, parce qu’on a explosé les durées. On s’est retrouvés avec des morceaux entre six et dix minutes.
Ludovic Egraz s’est évertué à employer certains musiciens à contre-emploi, tels Judge Fredd sur le planant Rainy Day in Brooklyn.
Porteur du projet, Ludovic Egraz en est également acteur : il est le vingt-quatrième guitariste de l’album (Melody for Beggars, Back to Earth)
Ce casting royal s’est entouré d’une section rythmique à sa mesure : Yann Coste (No One Is Innoncent) et Morgan Berthet ( MYRATH ) se sont relayés à la batterie, François C. Delacoudre a tenu la basse.

 

Les Critiques :

 

L’Avis de Dam’Aël :
Il tenait, ce sacré Ludovic Egraz, à remettre en avant son instrument favori, cette maîtresse qui ne le quitte jamais et qui obéit à tout... sous l’agilité de ses doigts. Promesse tenue, prouesse réussie et pari gagné ! Il s’agit bel et bien d’un superbe album de composition instrumentale dans lequel, bien évidemment les guitares sont les maîtresses de la scène, mais l’équilibre est tel que tous les instruments sont bien présents et tout autant mis en valeur. Et le résultat obtenu est une véritable composition parfaitement bien réalisée tant dans le jeu des musiciens que dans la production finale du joli bijou que United Guitars nous a taillé : un magnifique joyau qu’il n’est nul besoin de retailler. Un album de haute voltige où les paroles sont muettes et tant mieux, tant la virtuosité et la sensibilité qui s’expriment au travers de chacun des jeux sont Ô combien suffisantes pour ravir tout autant les passionnés de la six ou douze cordes que les non aficionado en la matière. Nous avons là une excellente brochette de virtuoses pour la grande majorité français (à l’exception de Gus G et Rick Graham) qui, de façon collégiale, nous ont concocté une galette de pur plaisir, car la recette a été de varier les styles : mélodie (Vaisseau Amiral avec Axel Bauer et Norbert Krief), métal (Melody for Beggars avec Ludovic Egraz), heavy (US vs Them ou As Years Go By ou Exogen bien puissant et où la batterie de Yann Coste déchire), bluesy (In Stages qui rappelle étrangement Gary Moore ou David Gilmour ou Rainy Day in Brooklyn), jazzy ( Symbole) et même bossa (Boulevard des Anonistes)...
Alors juste un simple et unique conseil, pour tout ceux qui se trouvent sur Paris, courrez vite acheter votre billet pour ce “week-end-concert” de United guitars. Vous allez y passer des moments mémorables et vos esgourdes vous remercieront de leur permettre de rentrer dans ce pavillon guitaristique.

 

L’Avis d’Ahasverus :
Un peu à l’instar de Nicolas Foucaud et de son album Sapiens (2019) qui proposait au gratin des chanteurs français un projet de Rock acoustique, Ludovic Egraz a eu, avec United Guitars, l’idée de génie qu’il nous fallait et le petit carnet d’adresses qui va avec.
Qui mieux qu’un rédac’ chef de magazine de guitare pouvait mener
United à bien ? Il offre aux six-cordistes français + guests l’hommage et la tribune qu’ils méritent ! L’album passionnera les zicos et les techniciens, mais sa diversité, sa musicalité et la qualité de ses compos, le rendent compatible à tout amateur de Rock et de Metal, même à ceux que l’instrumental a tendance à faire fuir tant tout cela tient de l’excellence.

 

Les Infos Utiles :

 

Chronique d’album : HUIS (Prog’) - Abandoned (07/05/2019)

Le 24/01/2020

Groupe : Huis
Album : Abandoned (2019)
Genre : Rock Progressif
Origine : Montreal

 

Le Groupe :
Huis est une formation de Rock Progressif québecoise formée en 2009 par Pascal Lapierre et Michel Joncas.
Elle se compose aujourd’hui de Sylvain Descoteaux (chant), William Régnier (batterie), Michel St-Père (guitare), Johnny Maz (claviers) et du fondateur Michel Joncas (basse).
En 2013, Michel St-Pere, rejoint le groupe à la guitare.
L’ensemble des musiciens participe au songwriting.
En 2014, les Montréalais sortent un premier album, “Despite Guardian Angels”. “Neither in Heaven” suit en 2016.
En 2019 le quintette présente son troisième opus...

“ABANDONNED”

HUIS - Abandonned (2019)
Parlons maintenant de ...

 

L’Album :
  • Abandonned est un neuf titres qui couvre plus de soixante-douze minutes.
  • Pour le mener à bien, le groupe s’est adjoint les services de quelques musiciens additionnels :
    . Jean Pageau, qui officie - comme Michel St-Père - au sein de Mystery, pose les notes de sa flute sur l’ensemble des compositions.
    . Gabby Vessoni du groupe Fleesh, prête sa voix sur Abandonned, en ouverture de l’album,
    . Serge Locat, qui officiait dans l’inoubliable Harmonium, est au piano sur We Are Not Alone, huitième piste,
    . C’est enfin la première participation “vinylique” d’Eloïse Joncas qui chante sur l’introduction de Oude Kerk III, dernier morceau de l'album.
  • Abandoned a été mixé par Michel St-Pere au Studio Illusion 4. Il est masterisé par Richard Addison au Trillium Sound de Saint-Hippolyte.

Intéressons-nous un peu à ce qu’on écrit...

 

Les Critiques :

 Il reste à vous donner...

 

Notre Avis :
Pas besoin d’être un accro du Prog’ pour saisir la beauté et la grande harmonie qui se dégagent d’Abandoned. Elles nichent avec délicatesse jusque dans les détails, les choeurs ou les lignes de flute... Huis confirme ainsi le talent de la scène québecoise dans un album somptueux et équilibré. Cet opus est un plaisant voyage qu’il conviendra de ne pas réserver aux seuls dingos de la technique, même si ces derniers y trouveront leur compte.

 

Les Infos Utiles :
Le site de Huis :
https://www.huisband.com/
Huis sur Facebook :

https://www.facebook.com/huisband/
Ecouter Abandoned sur Spotify

https://open.spotify.com/album/0hCbVkuHmzf8m0YQpirZXC#_=_
HUIS est en concert à Gatineau le 28/03/2020. Il sera aussi en Allemagne, à l’ Artrock - Festival Reichenbach en avril.

Chronique d'album : MORTUARY (Thrash Death) The Autophagous Reign (2019)

Le 21/01/2020

Groupe : MORTUARY
Album : The Autophagous Reign (11/2019)
Genre : Thrash Death
Origine : Nancy

 

Le Groupe :
Mortuary est un quintette de Thrash Death fondé à Nancy en 1989 par Jean-Noël Verbecq (basse) et Patrick Germonville (chant).
Un quatre titres, “The Autophagous Reign”, sort en 1994.
Un premier album, ʺHazards of creationʺ, paraît en 1996.
MORTUARY, Nothingless than nothingness (2016)
Suivent ʺEradicateʺ (1998), ʺAgony in redʺ (2003), ʺG.O.D. (Glorify our destroyers)ʺ (2010) et ʺNothingless than nothingnessʺ (2016).
En 2019 Mortuary livre son sixième album, dont je me propose de vous parler...

“The Autophagous Reign”.

 

L’Album :
“The Autophagous Reign” est un onze pistes d’environ quarante six minutes.
Une version Digipack, en édition limitée à cinq cents exemplaires, est agrémentée de trois titres bonus.
L’album est enregistré, mixé et masterisé en Pologne par Hertz Studio (Behemoth, Vader et Decapitated, bien sûr, mais aussi Mariah Carey et les Ramones !).
L'artwork est signé Łukasz Jaszak Design & Photography (Decapitated, Primal Instinct, Vader ou The Vision Bleak. Retrouvez ses travaux ici : https://www.lukaszjaszak.net/albumcovers).
MORITUARY - The Anthropophagous Reign (2019)
Les titres de l’album vont de 1’49 à 7’12.
Du piano et une voix de femme font leur apparition (“Memorial in Vivon”).
Le chant est en Anglais (majoritairement) ou en Français (Monuments, Recycled, Cheptel).
L’album est soutenu par un clip : Delete/Replace
 
Nous n’avons pas (encore) écouté l’édition limitée de cet album.
Faisons maintenant un tour sur...

 

Les Critiques :

 

Notre Avis :
Vous l’aurez compris en lisant ces critiques : “The Autophagous Reign” fait l’unanimité et obtient le prix d’excellence de l’année 2019 avec mention Thrash Death. Toutes ses chansons, qu’elles fassent moins de deux ou plus de sept minutes, passent aussi largement la barre qu’un Renaud Lavillenie à l’échauffement dans une salle de compet’. C’est violent, puissant, salement accrocheur et bien arrangé. Les fans de Death ou de Thrash ne pourront que louer la qualité de la marchandise. Pour les autres, si vous ne devez ranger qu’un opus de Thrash Death dans votre CDthèque, pensez à celui-là, il fera l’affaire.
Indispensable, et tout autant inaltérable !

 

Les Infos Utiles :
Mortuary est actuellement en tournée :
. le 21/01/2020 à Toulouse
. le 22/02/2020 à Fréjus - Monster'S Art - WMC
. le 23/01/2020 à Lyon - ROCK N EAT official(by céd & mike)
. le 24/01/2020 à Salem Le Haillan.

Mortuary est sur Facebook (N’oubliez pas de liker !) :
https://www.facebook.com/mortuarynancy/
L’album sur Bandcamp :
https://mortuarynancy.bandcamp.com/album/the-autophagous-reign
L’album sur Spotify :
https://open.spotify.com/album/55bq0hxwImrWuvortCUQMT

Chronique d'album : BLACK RIVER SONS (Southern Rock/Hard Rock) - Poison Stuff (2019)

Le 19/01/2020

Groupe : Black River Sons
Album : Poison Stuff (22/11/2019)
Genre : Southern/Hard Rock
Origine : Lille

 

Le Groupe :
Fondé en 2016, Black River Sons est un quatuor qui officie dans le Rock Southern/Hard Rock.
Ces Nordistes ont partagé l’affiche de groupes tels que UFO, Tygers of Pan Tang ou Laura Cox.
En 2017, on remarquait leur premier EP, un cinq titres nommé “Run Like Hell”, illustré par un clip :
En 2019, Black River Sons enfonçait le clou dans un premier album : Poison Stuff.

 

L’Album :
Poison Stuff est un dix titres de soixante-trois minutes.
Il a été enregistré, mixé et masterisé au Studio C et P, à Sequedin.
L’artwork est signé Patrick Szablowsy et Bob Swann (Poncharello)
BLACK RIVER SONS, Poison Stuff (2019)
Deux titres, Born Again et Charcoal’s Blues, sont réhaussés par les backing vocals d’Estelle Amar (C’est parfaitement exécuté pourtant je n’ai pas noté d’activité musicale revendiquée par l’intéressée).
Jean-Yves Meresse ( Time - Tribute to PINK FLOYD) pose ses claviers sur I Remember.
L’album est soutenu par le clip Charcoal's Blues.
A propos du processus de la composition de l’album, on lisait sur Hard French Metal :
La grande majorité des titres sont composés intégralement par Emeric (excepté deux titres écrits par Baba). Toutes les compos sont pré-maquettées et chacun travaille et optimise ses parties. Pour l’écriture des textes, nous faisons appel à des "sous-traitants" car personne dans le groupe n'a de réels talents d'auteurs. C'est un exercice complexe car Emeric demande un nombre de syllabes et de pieds assez précis parce qu’il écrit les mélodies de chant avant d'avoir les textes ! Ce qui peut parfois être une sacrée contrainte.
(https://www.facebook.com/notes/hard-french-metal/roots-of-black-river-sons/2485977104802613/)

 

Les Critiques :
  • A l’heure où Lynyrd Skynyrd s’apprête à raccrocher les guitares, le groupe nordiste lance avec ce "Poison Stuff" un disque qui peut lui permettre de rivaliser avec la nouvelle génération du genre.
    https://www.musicwaves.fr/
  • Voilà un groupe en pleine possession de ses moyens, non pas confit en dévotion devant le patrimoine sudiste mais bien disposé à s'en servir pour envoyer du bois de façon à ne pas paraître passéiste.
    http://www.metal-integral.com/
  • Sortez les santiags ET les ceintures à clous, Black Rivers Sons va dépoussiérer vos oreilles avec ce premier album assumé, réussi et accrocheur.
    http://culture-extreme.e-monsite.com/
  • Un grain de voix parfait pour ce genre d’exercice, mélodique tout en restant abrasif.”
    Benji - Rock Hard

 

Notre Avis :
Le Rock Sudiste ne tolère pas la médiocrité. Pour venir sur le terrain de jeu de types aussi enfouraillés que les Lynyrd Skynyrd, il faut être inconscient ou disposer de bons arguments.
Dans le cas des Black River Sons, deux atouts majeurs sont dans la manche : un guitariste/chanteur au feeling propre à concurrencer Spike de The Quireboys sur l’intro de
Spill Your Guts ; des duels de guitares à la Tuesday’s Gone (Charchoal’s Blues). Un soupçon d’AC/DC vient parfois se mêler à ce Rock Sudiste comme dans Born Again ou Wheels of Fortune. A l’évidence, les frontières du Southern ne sont plus gardées, et ces Nordistes y ont planté leurs riffs, bien décidés à se produire au-delà du circuit régional dans lequel ils se cantonnaient jusque-là.

 

Les Infos Utiles :
BLACK RIVER SONS est en concert :
. Le 22/02/2020 à Tournai (
La Boule du Centre)
. Le 04/04/2020 à Dunkerque

 

BLACK RIVER SONS sur Facebook :
https://www.facebook.com/blackriversons/
BLACK RIVER SONS est sur Spotify :

https://open.spotify.com/album/4GgezvXhvh16M9RGOSccSE

LADY LIBERTY - L'interview

Le 17/01/2020

Groupe : LADY LBERTY
Genre : Rock 70’s
Origine : Île de France

En 2012, au Big Tree Park de Floride, The Senator, l’un des plus vieux arbres au monde, brûlait lors d’un incendie. Se posait alors la question de son clonage. Devant le tollé qui se soulevait dans la communauté locale, la direction du parc se rendait compte que la plus sage des décisions consistait à protéger les arbres restants plutôt que de chercher à recréer des arbres morts. Un arbre en particulier retenait l'attention. Âgé de deux mille ans, il fut choisi comme nouveau symbole du parc et se vit décerner le nom de "Lady Liberty".
C’est sur la base de cette belle anecdote et du message qu’elle véhicule que trois jeunes musiciens ont choisi le nom de leur groupe pour perpétuer l’esprit de la musique du Rock 70’s.
Voici Lady Liberty.
LADY LIBERTY. De gauche à droite William (basse), Vitha (chant/guitare) et Bruno (batterie).

 

       

Bonjour Lady Liberty. Je vous propose d'abord un petit retour en arrière : premier album acheté ?
Tous :
Bonjour Ahasverus, et bonjour à tous nos lecteurs !
Vitha, (chant) : Le premier album que j'ai acheté a été "Bloodflowers" de The Cure, à l'âge de douze ans. J'écoutais cette K7 en boucle dans une petite chaine portable (avec la stéréo) que j'emmenais partout. Une autre époque .. mais des bons souvenirs !

 

Premier concert ?
Bruno, (batterie) : Pour la plupart d'entre nous, ce n'était pas exactement le style que nous écoutons maintenant mais ça nous a tous marqué car on s'en souvient ! Pour moi, c'était Véronique Samson à huit ans avec mes parents, au Palais des Sports de Paris. Il y avait Patrick Bruel en guest star.

Autodidacte ou cours de musique ?

Vitha : On a tous commencé en autodidacte, en jouant à l'oreille. Bruno et William ont commencé assez jeunes en jouant par dessus des disques de The Doors, Supertramp... De mon côté, je me rappelle du Live "A Night in London" de Mark Knopfler avec lequel j'ai commencé à la guitare, en jouant debout devant ma télé. C'est lui qui m'a donné envie de faire de la musique.
Par la suite, on est tous passés en école de musique pour se perfectionner (SIAM Bordeaux pendant deux ans pour ma part, mais en guitare). Reste le chant, j'ai vraiment commencé il y a cinq ans avec mon ancien groupe Warzaw. J'ai eu l'occasion de prendre quelques cours avec Butcho Vukovic (Watcha) il y a quelques années, qui m'ont donné de bonnes bases, le reste est autodidacte.

 

Quelles sont vos influences et qu'est-ce qui vous amène au style de Lady Liberty ?
Vitha :
J'ai toujours eu une attirance pour la musique instrumentale. J'ai commencé la guitare avec Mark Knopfler, puis au travers des cours j'ai abordé le Néoclassique (Jason Becker, Malmsteen, Paul Gilbert). Dans un autre style, les musiques de film d'Hanz Zimmer et John Williams ont également été des sources d'inspiration fortes. Maintenant, j'écoute beaucoup de rock classique (Aerosmith, Joe Walsh, Bonamassa) et un peu de Soul-Pop (Stevie Wonder, Marvin Gaye, Prince).
William  : Je rejoins Vitha pour la partie rock classique, c'est vraiment la base sur laquelle j'ai commencé assez jeune en jouant de la guitare sur Aerosmith, Steppenwolf, Mountain. Plus tard, j'ai également découvert les géants du Hard-Rock comme Guns N' Roses, AC/DC, Van Halen qui m'ont vraiment marqué... jusqu'au côté "flashy" du Glam-Metal des 80’s ! Maintenant, j'écoute aussi beaucoup de Funk & Soul dont des classiques comme Earth, Wind & Fire, Rick James, George Duke. J’apprécie la musique festive en général, et pour moi ce sont deux univers proches.
Bruno : Quant à moi c’est principalement le Rock Progressif (Yes, Genesis, Rush, Pink Floyd), c'est avec ça que j'ai grandi et c'est ce qui m'a donné envie de jouer de la batterie. Aujourd'hui, je me suis également diversifié avec du Jazz Rock (Steely Dan), mais aussi des artistes plus "pop" comme John Mayer ou Coldplay. Dans ces derniers, c'est le côté universel qui me plait, j'aime quand la musique rassemble.
William : Je dirais que nos influences représentent plutôt bien la façon dont on compose ou l'on crée ensemble. Vitha est très impliqué dans la recherche d'univers musicaux et d'idées en général. Bruno et moi nous impliquons plutôt dans la partie instrumentale, et l'efficacité des morceaux.

Votre parcours avant Lady Liberty ?

Vitha : Avant Lady Liberty j'ai eu principalement un groupe, il s'appelait Warsaw. J'ai commencé avec eux dans ma ville d'origine à Lourdes, puis je suis monté sur Paris pour les perspectives musicales. Alors que je venais d'arriver, j'ai eu l'opportunité d'enregistrer deux albums avec AC22 et Jean Lou K, ex-batteur de Shakin Street. C'est parallèlement à cette expérience que j'ai rencontré Bruno et William en décembre 2017.
Bruno : Trois groupes pour moi, dont Dream Factory (Prog Pop), Inner Chaos (Metal) et Pariadelux (Rock).
William : J'ai eu l'occasion de jouer pas mal de reprises Rock avec des groupes comme Showtime Hard-Rock Tribute (Hard-Rock), mais aussi des morceaux originaux avec Laura Cox (Blues Rock), Telegraph (Pop Rock) , Rednekk Rampage (hard-rock) ou HELLECTROKUTERS (hard-rock). Bien que la reprise soit vraiment une sorte de défouloir pour moi, j'aime également l'aspect composition de la musique ! C'est en cherchant quelque chose de nouveau que j'ai rencontré Bruno et Vitha.

 

D'où proviennent les huit compositions de l'album ?
William : C'est Vitha qui a posé la direction musicale. Toutes les chansons ont été composées pour l'album, en sept à huit mois environ, depuis la recherche d'idées jusqu'aux morceaux finaux composés en live. Au total, nous avions alors douze morceaux. On a décidé d'en laisser quelques-uns de coté pour n'en garder que huit pour vraiment se concentrer sur l'essentiel. On voulait que l'album soit efficace !

 

Le futur de Lady Liberty ?
Vitha :
Notre but proche est vraiment de se faire connaitre, et cela va passer par des dates de concert ! Parallèlement, nous allons également sortir notre premier clip en ce début d'année. Le côté création n'est pas en reste, on garde également un œil sur notre prochain album à moyen terme qui est en cours d'écriture.

 

Deux albums pour un coin perdu où vous passeriez quelques mois ?
Bruno : Tout dépend du coin, et ce qu'on veut y faire ! On est pas vraiment d'accord sur ce dernier point. Si c'est pour faire la fête, on choisirait à l'unanimité Michael Jackson - “Off the Wall”. Si on était seuls et isolés, alors Vitha s'orienterait vers un album triste-héroique comme la BO de Batman Begins. Bruno et William prendraient respectivement Radiohead - “OK Computer”" et Aerosmith - “Rocks”, deux valeurs sûres.

Vos bonnes résolutions pour 2020 ?
Vitha : Faire des dates et rencontrer notre public, tout en continuant à se faire plaisir en créant de nouveaux morceaux.

Merci Lady Liberty d'avoir répondu à mes questions.
William : Merci de nous avoir soutenu depuis le début ! Pour nos lecteurs qui souhaiteraient écouter l'album, celui-ci est disponible sur les plateformes de streaming via ce lien : https://bit.ly/2LwMoec. À bientôt !
       
Liens Utiles :
Lady Liberty sur Facebook :

https://open.spotify.com/album/3eFSHt3mW7AsWAHEFL8qNc
Si vous aimez, n’oubliez pas de liker :

https://www.facebook.com/LadyLibertyBand/

Les Mots

Le 14/01/2020

"Après des années quand on y resonge il arrive qu'on voudrait bien les rattraper les mots qu'ils ont dit certaines gens et les gens eux-mêmes pour leur demander ce qu'ils ont voulu nous dire..."
Louis Ferdinand Céline , Voyage Au Bout de la Nuit

Philosophiques, intimes, techniques, drôles, désabusées ou juste bizarres... Voici quelques citations extraites d'interviews d’artistes que j’ai eu le bonheur de croiser depuis 2017...

 

Emma 111

Bassiste/contrebassiste et chanteuse du Power Trio Rock lyonnais 111, Emma est également l'auteure d'In Uterock, le portrait de douze musiciennes de la scène française illustré par le photographe Aurélien Maillet.
Après un premier EP sobrement baptisé "Extended Play", 111 a sorti en novembre 2019 le single "12 Days", inspiré par le film de Raymond Depardon sur l'enfermement et la relativité de la folie.
111 sur Spotify :
https://open.spotify.com/artist/49rCK6WzBGnLZWmErrc7Fv
111 sur Bandcamp :
https://trio111.bandcamp.com/releases
Photographie : Rx - La galerie des Etranges


Balls out

Pat Gioan, chanteur et bassiste du groupe de Hard Balls Out, racontait avec humour dans cette interview la génèse du premier EP "Too Big To Handle" (2018). L'année suivante, les Niçois sortaient leur premier album, "Let Me In (I Know Someone inside)".
Spotify :
https://open.spotify.com/album/21EKvhP1Q1AcXHZxyWgYgX
– avec Balls Out.


Fait camille

Après une courte carrière Pop, Camille et Noémie Debray, alias The SoapGirls, amorcent en 2015 un virage Revolt Rock qui donne naissance aux albums "Calls For Rebellion" (2015), "Society's Reject" (2017) et "Elephant in the Room" (2019).
Résumer les Sud' Africaines à leur plastique avantageuse et surexposée serait mal les connaître : The SoapGirls est un extraordinaire groupe de scène et le discours - en Français ! - des soeurs Debray est souvent philosophique et militant.
Spotify :
https://open.spotify.com/artist/1OLHfdAPzzmWwnOVSX67km
Bandcamp :
https://open.spotify.com/album/21EKvhP1Q1AcXHZxyWgYgX
– avec The SoapGirls.


Fait bad tripes

Bad Tripes est un groupe de Shock Rock mené par l’inénarrable Hikiko Mori, une frontwoman mi-Jim Carrey / mi-Linda Blair dans l'Exorciste. C'est vous dire si les prestations scéniques de ces Marseillais sont à ne pas manquer !
Le groupe développait en 2017 dans un troisième album remarquable, "Les Contes de la Tripe", un univers musical aux allures de comédie horrifique.
Bandcamp :
https://badtripes.bandcamp.com/
Photographie : Denis Charmot
– avec Bad Tripes.


Ni

L'humour de Benoit Lecomte, bassiste de Ni, est à l'image d'un groupe qui fait les choses sérieusement sans se prendre au sérieux.
Poulain de la pépinière de talents Dur et Doux, Ni a sorti en 2019 "Pantophobie", qui décline en neuf titres des peurs étranges (peur du poulet, peur des légumes...) dans un album qui doit autant au Math Rock, à l'expérimental qu'au Prog' tendance Dream Theater ou Devin Townsend.
Spotify :
https://open.spotify.com/album/3RHiea9QDmhFsdSefGUFId
Bandcamp :
https://niiii.bandcamp.com/album/pantophobie


Faith in agony eva

Faith in Agony est un groupe de Metal grenoblois formé en 2016. Auteurs de deux EP, on les a vus également dans une publicité pour la marque de musique Artoria.
En 2019, après le départ de Maggy Luyten, leur chanteuse Madie la remplace au sein de Nightmare.
Faith In Agony prépare son premier album qui devrait arriver durant ce premier semestre 2020.
Faith In Agony sur Bandcamp :
https://faithinagony.bandcamp.com/
– avec Faith In Agony.
Faith In Agony sur Bandcamp :
https://faithinagony.bandcamp.com/
– avec Faith In Agony.  Photo Christophe Clamaron


Old n glam

Old'N'Glam est un groupe fondé à Nancy en 2012. Il a sorti son deuxième album, "Ten Shades of Glam", en 2019.
"72 Virgins" est un titre de ce nouvel opus. Il tranche par la gravité des thèmes généralement abordés par nos glammeurs nancéiens.
Ecouter sur Spotify :
https://open.spotify.com/album/3MGTVHPA3KcWT4HA141Ng1
Ecouter sur Bandcamp :
https://oldnglamofficial.bandcamp.com/
Photographie : Des photos au Poil

– avec Old 'N' Glam.


Red beans 1

Laurent Gallichon est le guitariste du groupe de Rock/Blues Red Beans And Pepper Sauce.
Formé depuis plus de dix ans, cette formation originaire de Béziers a sorti en 2019 son cinquième album studio, "Mechanic Marmalade".
Red Beans And Pepper Sauce est actuellement en tournée.
Photographie : Denis Charmot
– avec RED BEANS AND PEPPER SAUCE.


Karoline rose 2

L'artiste franco-allemande Karoline Rose a déjà eu plusieurs vies. Elle a représenté l'Allemagne à l'Eurovision, participé à The Voice, tourné dans plusieurs comédies musicales. En 2019, celle qui montait son premier groupe de Death à quinze ans revient à sa passion première avec un projet vindicatif appelé SUN. Il prouve que le Metal, c'est comme le vélo : ça s'oublie pas.

"Brutal Pop" est son premier EP.
Brutal Pop sur Spotify :
https://open.spotify.com/album/5ZhJXNbSdeDs8YAEqGrAPY
Photographie : Hélèna Pavaleca (Lnaa Luko) :
https://www.facebook.com/helena.lct
Instagram :
https://www.instagram.com/hele.pavaleca/

– avec Karoline Rose et SUN.


Foreign

C'est en 2014 que paraît le premier volume de la trilogie de l'opéra Metal Foreign, conçu par Ivan Jacquin (Psychanoïa) autour de la légende du Juif Errant.
National dans sa première partie, Foreign internationalise son casting dans son second chapitre à paraître en 2020, Mike Lepond (Simphony X), Andy Kuntz (Vanden Plas) et Amanda Lehmann (Steve Hackett) rejoignant l'aventure.
Foreign sur Bandcamp :
https://foreignrockopera.bandcamp.com/releases
Photographie : Daniel Martin
– avec Foreign Rock Opera.


Mobius

Passionnée par les techniques vocales à travers le monde, qu'elle expérimente sur ses opus, Héli Andrea est la chanteuse du groupe de Metal Progressif lyonnais Mobius. Elle conduit également, OLANE , un projet de Dark World Music.
Inspiré par les musiques du monde, Mobius a sorti "The Line", son premier album, en 2016. "Kala", le second, sera disponible le 30/01/2020.
Mobius sur Bandcamp :
https://mobiusofficial.bandcamp.com/
Mobius sur Facebook :
https://www.facebook.com/mobiusofficialband/
– avec Heli Andrea et Mobius.

 
 

Chronique d’Album : STRATAGEME (Hard US)- Memories (2019)

Le 13/01/2020

Groupe : STRATAGEME
Album : Memories (21/12/1999)
Genre : Hard-Rock
Origine : Île de France


 
Le Groupe :
Stratageme naît aux débuts des 70’s en Île de France et se développe aux alentours de Fontenay-Sous-Bois.
Sur ses premières années, Robert Belmonte - qui connaîtra un peu plus tard avec Ocean le succès que l’on sait - et Gerard Mottée se partagent le chant.
En 1973, le groupe sort son premier 45trs, “Le Sorcier et Moi”.
 

En 1976, le groupe fusionne avec Patrick Abrial et devient le Abrial Stratageme Group. Gérard Motté abandonne le chant pour la basse. Sous cette configuration sort en 1977 l’album Mannderly.
La formation participe la même année à La Fête de l’Humanité (toute une époque !) et enchaîne avec un nouvel opus en 1978 : Le Bonbon.
Puis Abrial quitte définitivement  Stratageme  (mais on le retrouve un peu plus tard, vous allez voir...) qui splitte en 1980.
Il se reforme en 2008 et enregistre en 2010 un MCD quatre titres au Pacific Rock de Cergy Pontoise.
L’album Highway paraît en 2013, avec Gérard Mottée à la basse et Philippe Kalfon (Odeur, Shakin’ Street, Thaï Phong...) à la guitare.

 
En 2014, le tentaculaire Aurel Ouzoulias (Satan’s Jokers) rejoint le groupe le temps d’un concert.
Le 10/03/2018, Gérard Motté fête ses 70 printemps dans une grande fête donnée au QG du groupe, le Pacific Rock.
Le 21/12/2019, Stratageme revient pour un nouvel album...

 

“MEMORIES”

 

L’Album :
Memories est un huit pistes de trente-trois minutes.
Aucun clip n’est sorti à ce jour, cependant une maquette a fait l'objet d'une vidéo lors du lancement du crowdfunding de l’album :

Pour le chant, le trio Motté/Kalfon/Ouzoulias s’est adjoint les services de Matthieu Aufranc (Wizzö).
Le mixage de l’album a été réalisé par Patrick Abrial au Abrial Studio.

 
Notre Avis :
Memories n’aura pas à rougir entre vos Van Halen post-David Lee Roth et vos Whitesnake (Dementia serait parfait pour Coverdale). Les huit compos sont toutes bonnes, oscillant entre le Hard US de la fin des 80’s et le FM (Strong Is My Love), voire le Metal à la Scorpions (Klaus Meine n’aurait certainement pas boudé son plaisir sur le refrain de Walking On Your Tears).
Quant aux musiciens, je ne vous ferai pas l’affront de vanter leur technique, leur réputation n’est plus à faire . Matthieu Aufranc - que je découvre par cet album - assure grave et ce n’est pas pour rien que j’évoquais Coverdale ou Meine. Même si sa tessiture ne correspond ni à l’un ni à l’autre, il excelle et contribue à faire de ce
Memories une pleine réussite.
Les amateurs du genre casseront donc leur petit cochon et contacteront monsieur Motté sur sa page perso puisque c’est lui qui retrousse ses manches pour assurer la distribution de cet opus accrocheur qui met la pile à bon nombre de grosses machines américaines sur leur propre terrain.

 

Les Infos Utiles :