METAL

LIVE-REPORT : EVER AFTER + ANTIPOD + STEREOSUCKERS au ROCK N EAT (13/01/23)

Le 18/01/2023

LIVE-REPORT EVER AFTER-ANTIPOD-STEREOSUCKERS au ROCK N EAT (Lyon-13 janvier 2022)

Par Dam'Aël 

Habitant sur Saint-Raphaël, je n'étais pas revenue au ROCK N EAT official(by céd & mike)  située quai Arloing dans le 9e arrondissement de Lyon, depuis le passage de Mobius, Altesia et Talvienkeli le 28 octobre 2021. Je me replonge dans l'univers bien particulier de cet endroit atypique de par son architecture. Au niveau "déco", on confirme le fidèle flipper Iron Maiden, une section de carcasse de voiture parée d'un drapeau anglais (Iron Maiden oblige), une sculpture par soustraction de Eddie (Iron Maiden oblige), un baby foot sur roulettes mais oups banal (Iron Maiden évincé). Pizza, burger, frites défilent sous mon nez, beer, bier, birra, cerveza, bière pétillent dans les gobelets à l'effigie du Rock N Eat. 

Venue principalement pour soutenir et assister à la première de Antipod, j'en profite aussi pour découvrir en live ce vendredi 13 janvier Ever After et Stereosuckers.

STEREOSUCKERS :

Le quartet est composé de Terence Bougdour (Filthy Brats) au chant, Dizzy Viper (Sleekstain) aux guitares et Gregg Erin (8Ball Ink) à la basse et CJ Butcher à la batterie et investit la petite scène avec le sourire franc et communicatif de Terence. Il le gardera tout au long de ce set qui nous envoie en pleine face, en mode bonne droite de boxeur, leur hard Rock old school posé sur une voix très identitaire, parfois même avec un mélange de Billy Idol et de Brian Johnson qui a attiré mon attention. C'est efficace, carré, joué avec passion. ils sont là pour se faire plaisir les guys, ça se voit et ça se transmet au public bien présent. Les quatre singles de la formation Revolutiön, Moments Like These, Still In my Dream et My Home Town sont proposés dans une setlist de dix titres, ponctuée d'une magnifique balade électro-acoustique qui narre avec beaucoup d'émotion une déception sentimentale vécue par le guitariste lui-même. Le groupe prévoit la sortie de son premier EP, on garde donc un œil de Rockeur sur eux. Stereosuckers, vous avez parfaitement chauffé la scène pour l'entrée du groupe Antipod.
ANTIPOD : 
 
La formation lyonnaise formée par Sébastien Lelong attendait cet évènement depuis des mois et imaginez sept bipèdes qui piétinent depuis de longues journées avec cette envie irréductible de fouler les planches du Rock N Eat! Non seulement ils ont soulevé la poussière résiduelle de cette scène mythique, bousculé les nuages de fumée imaginés par la scénographie, libéré les watts haute tension, mais ils sont allés jusqu'à déclencher l'alarme incendie à la fin de leur set. Quand Antipod décide de marquer les esprits, il sait s'y prendre!
L'entrée du groupe s'effectue membre par membre fédérant un public déjà bien excité et encore plus interactif avec le groupe; il est aussi là pour Antipod et sa toute première prestation scénique!.. Un vendredi 13 !!! Je pourrai même les soupçonner d'avoir acheter sept billets de loterie...
Revenons sur leur set d'une durée d'environ quarante minutes : après une intro au séquenceur, les Lyonnais s'échauffent avec élégance, talent et force sur Heylel au chant féminin proposé par Jemina Robineau, très maîtrisé et délicat. Naufrage suit avec l'arrivée masculine, en second lead vocal, de Stéphane Monserrat en tenue de rockeur accompli (Il sévit aussi dans le groupe clermontois depuis plus de trente ans Awacks). La complicité est réelle et magique et les deux chants offrent une précision et une justesse irréfutables. Aucun doute, le potentiel est là et confirmé de surcroît par une section rythmique de haut niveau. A n'en point douter, Antipod et son avenir sont à surveiller et à suivre avec beaucoup d'assiduité.
Le duo enchaîne sur Ne Jamais Douter. Si jamais les membres d'Antipod ont un quelconque doute sur leur talent, on les rassure immédiatement "Ne Jamais Douter" doit être la devise princeps de la formation. La vie au Temps prend le relai avec pour terminer leur passage sur scène, Nouvelle Ere qui devrait être désormais l'horizon de vie de Antipod. Il est indéniable que la qualité instrumentale fait mouche, et on fait un clin d'œil au tout nouveau batteur Aurel Haddock qui a su reprendre au pied levé les baguettes de Greg en y apportant une touche personnelle sans revisiter totalement le travail originel des percussions, une touch plus métalleuse pour cette section rythmique qui explore avec une réelle alchimie Heavy, Symphonique et Progressif dans un espace très mélodique. Les compositions sont riches, variées : l'auteur, compositeur n'est autre que le claviériste et fondateur du groupe, Sébastien Lelong. On cite Bilel Adda à la guitare rythmique, Matthieu à la basse et Elias Bouabib à la guitare lead, qui lâche des soli solides, parfois shreddés qui déchirent et qui font leur effet. Un potentiel dans les cordes d'Antipod.
Je rejoins Noise Injection sur la perception du son selon l'endroit où l'on se trouve. Les voix de Jemina et surtout celle de Stéphane auraient mérité un peu plus de mise en avant sur l'instrumental.
Antipod est en train de finaliser son tout premier album EVEIL qui sortira dans les bacs vraisemblablement dans les semaines voire les mois à venir ; un album qui devrait prendre sa place dans le catalogue international du label italien Wormholedeath.
Merci encore à Sébastien Lelong et sa petite famille pour l'accueil particulier qu'ils m'ont accordé.
EVER AFTER :
Ever After en chiffres :
2017 : formation du groupe par Hélène Finaud (chant lead) et Laurent Moulin (basse et chant), basé sur des reprises
2018 : Eclosion du groupe sur des compositions
2019 : 1er EP "Lost Control" un 5 titres
2020-2021 : vide temporo-spatial Covid
2022 : clip de "Earth Rehab" (27/11/22)
2023 : Sortie du premier album Fucking Phoenix et sa release party au Rock N Eat (13/01/23), avec Romain Thual à la guitare, Anthony Sejalon à la batterie, Loïc Dole à la guitare et Jérémy Gubian au clavier.
Ever After est prêt à en découdre car l'ambiance est électrique, le public réintègre la salle du Rock N Eat après la fausse alerte incendie, une façon originale de la part d'Antipod, de passer le relai à leurs confrères Lyonnais. Le combo est là pour défendre son premier album Fucking Phoenix, tout frais, rempli de motivation, de plaisir, d'énergie. Le ton est très rapidement donné avec une ligne vocale féminine qui aiguise quelque peu notre curiosité. Le spectre vocal de la chanteuse est très intéressant et son songwriting l'est tout autant. Je serais même tentée de dire qu'elle ne nous a peut-être pas donné la totalité de son potentiel dans cet opus. Hélène au fin fond de ses retranchements pourrait être une sacrée surprise. C'est pourquoi j'attendrai le second album avec beaucoup d'impatience. Cela dit, les six membres de Ever After, avec les dix titres de Fucking Phoenix, ont offert une prestation sérieuse, passionnée et digne d'un groupe qui en a sous les fers. Un Metal Symphonique qui n'a pas à faire rougir tant le travail est sérieux, accrocheur et pour lequel la patte Ever After marque au fer rouge un "Symphonique au cachet dingue" comme l'a très bien écrit mon confrère Ahasverus ( sa chronique : http://www.ahasverus.fr/blog/ever-after-fucking-phoenix-13-01-2022.html). Une véritable surprise malgré la panne vite résolue de la tête d'ampli guitare qui est venue compléter le monde de l'imprévu. Une soirée pleine de rebondissement sur fond de talent et de bienveillance.
On rappelle que Ever After sera présent au PLANE 'R FEST qui se tiendra les 6 et 7 juillet prochain dans la région lyonnaise.
 
Merci à tous pour cet excellent moment musical, festif et bienveillant.
 
 

PRAETORIAN, Furialis (05/11/2022)

Le 17/01/2023

Les douze titres de « Furialis » sont taillés pour la scène et l'album sert un Metal punchy dont les riffs ne proposent pas douze fois le même morceau.

Praetorian est un groupe de metal punchy aux touches indus et aux textes en Français.
Il cite pour influences Rammstein, Metallica, Avenged Sevenfold, Clawfinger et Lofofora.
En ordre de bataille autour de 2007, le groupe sort son premier EP en 2012, puis un album, « La face cachée », en 2015.
Praetorian a fait ses armes en partageant la scène avec des formations telles que Tagada Jones, Aqme, No One Is Innocent, Lofofora et Mass Hysteria.
Fin 2022, ces Bordelais sortent leur deuxième album, un douze titres de cinquante minutes intitulé :

« Furialis »

Praetorian
Son artwork est signé Mathieu Aziza.
Il a été enregistré chez Mathieu Pascal (Gorod) au Bud studio puis mixé et masterisé par Anthony Chognard de CHS Prod.
Dès « Apostat » la batterie imprime son rythme à ce Metal puissant et maîtrisé, capable de structures complexes savoureuses (« L'Ennemi ») et de morceaux directs taillés pour le pit (« Hypnose », « Communion »). Précis, Praetorian sait aussi mettre de l'oxygène dans ses riffs nerveux (« Flashback ») en variant ses lignes mélodiques et en ne recherchant pas la vitesse à tout prix (« Face Aux Géants »). Il peut impulser du swing à sa musique à la façon d'un Malemort (« Le Nouveau Diable ») et garde sa puissance quel que soit son tempo.
Les textes en Français sont sociaux et imagés, ils transforment votre téléviseur en « écran de fumée » devant lequel chacun se sent « expert de canapé ».
Les douze titres de « Furialis » sont taillés pour la scène et l'album sert un Metal punchy dont les riffs ne proposent pas douze fois le même morceau. Il dispose cependant d'assez de liant pour rester homogène.
Lofofora, Mass Hysteria et Malemort sont les noms qui ont pu nous venir à l'esprit en écoutant cet opus aux reins solides.

DELAIN : NOUVEAU CLIP

Le 10/01/2023

« Dark Waters », le septième album de Delain, est annoncé pour le 10/02/2023.
Delain artwork
Fin novembre 2022 les Hollandais dévoilaient le single-clip « Beneath ».

Diana Leah, qui remplace au chant de Delain Charlotte Wessels partie en 2021 pour une aventure solo, expliquait à propos de ce morceau :
« Cette chanson est assez spéciale pour moi car elle faisait partie de mon audition il y a un an et je suis heureuse de la chanter avec Paolo Ribaldini dans un duo épique. »
Ce chanteur italien résident Filandais figurera en guest sur trois morceaux du futur Delain. Il a travaillé avec divers groupes de la scène Metal internationale, dont Rhapsody Of Fire. Il a également été l'un des candidats de The Voice Finlande en 2015. Il faisait partie de la team Tarja Turunen.
En ce début d'année 2023, précisément le dix janvier, soit un mois avant la sortie du nouvel opus, le groupe a mis en ligne un nouveau single-clip assorti d'un artwork dessiné par Ludovico Cioffi.
Delain moth to a flame
Le choix de Delain s'est porté sur « Moth To A Flame », la septième piste de l'album. Diana raconte :
« Cette chanson était la dernière chanson écrite pour notre nouvel album "Dark Waters" et je suis fière de dire que j'ai eu l'opportunité d'en écrire les paroles ! Il a une signification profonde pour moi et j'ai hâte que vous l'écoutiez ! »
Martijn Westerholt, claviériste, fondateur et auteur-compositeur principal de Delain, complète : « Je suis extrêmement fier de cette chanson. C'est l'un des morceaux les plus optimistes de l'album tout en ayant le riff de guitare le plus lourd, et la voix de Diana est exceptionnelle ! C'est une combinaison qui tue, je pense que les fans aimeront. »

Il ajoute à propos du futur opus :
« Cet album capture tous les éléments qui composent la personnalité de Delain : nos riffs de guitare distinctifs, nos parties orchestrales grandioses, les techniques de chant metal et pop, le son du rock opéra couplé à celui du synthé des années 80. En résumé, c’est vraiment un album identifiable à Delain parsemé d’éléments reconnaissables de Delain, mais aussi de nouvelles influences marquant ainsi une progression. »
Les précommandes de « Dark Waters » sont ouvertes ici :

Il sera disponible aux formats suivants :

  • 2 vinyles noirs
  • Lot CD avec pochette 3 volets + tee-shirt (uniquement disponible sur la boutique Napalm Records)
  • 2 vinyles bleu marbré / noir / blanc - édition limitée à 300 exemplaires (uniquement disponible sur la boutique Napalm Records)
  • Coffret en bois : 2 CDs (album + version instrumentale), un coffret CD avec la version orchestrale, 6 sous-verres, un drapeau, une carte postale à l’effigie du groupe - édition limitée à 500 exemplaires (uniquement disponible sur la boutique Napalm Records)
  • Album digital

Delain coffret

REBOOT, Le Voile se Déchire (28/10/2022 - EP)

Le 10/12/2022

Groupe : Reboot
EP : « Le voile se déchire »
Genre : Rock Alternatif/Pop/Prog’/Metal
Origine : Paris
Sortie : 28 octobre 2022

Par Pépé St@kaTTo
Reboot seb houis
Line-up (photographie de REBOOT par Seb Houis) :

  •  Kourros (chant) ex-Incry
  • Nicolat Dutaut (guitare)
  • Jos Ker (basse)
  • Yanis Bergheul (Batterie)

Tracklist :
01.Levons nos verres-02.Un monde à reconquérir-03.La Vallée-04.Dans tes mains

Paroles et musique : Reboot
Enregistrement et mixage par Fred Duquesne (Mass Hysteria, No One Is Innocent).
Mastering : Thibault Chaumont

Reboot agit comme l’alarme d’un réveil.

« Reboot » signifie redémarrer un ordinateur, un système, le fait de repartir à zéro, de prendre un nouveau départ. Reboot c’est surtout et avant tout un groupe de Rock Parisien (formé par Nicolas Dutaut et Jos Ker) en mars 2021, en pleine crise sociale (post-gilets jaunes) et sanitaire (COVID).
Très marqués par les sujets de société des dernières années (affaire Metoo, marches pour le climat), le groupe a délibérément choisi de s’exprimer dans la langue de Molière afin que les messages véhiculés soient compris par tous. Alors quoi de plus normal que d’associer ces « paroles revendicatrices » à un Rock punchy, tantôt mêlé de Prog’ voire Métal pour donner plus de force à leur discours ; sans pour autant endosser le costume de « super-héros » ni revendiquer le podium du « donneur de leçons ».

[C’est en en veillant sur le sommeil de son fils le soir, que Nicolas Dutaut compose de 2017 à 2019, avec Ableton Live et sur Mac, la plupart des morceaux.]

Aux manettes nous retrouvons donc Fred Duquesne (No One Is Innocent et Mass Hysteria) qui a produit, enregistré et mixé les dix titres en six semaines. Une chance incroyable pour le groupe d’avoir ainsi pu croiser la route de ce grand monsieur. Fort de son expérience, Fred a su retranscrire en studio toute la puissance et l’énergie du groupe et en magnifier chacune de ses compositions.
L’EP « Le voile se déchire » nous dévoile ainsi quatre de ces titres, mis en image sur de superbes clips.
Reboot
Photo Seb Houis / Namas


D’entrée de jeu, « Levons nos verres » frappe très fort. La boucle électro-pop et la ligne de basse appuyée que l’on retrouve tout au long du morceau mettent en avant ce malaise hypnotique. La voix de Kouros, que j’ai plaisir à retrouver après les trois épisodes Incry passés, est toujours aussi puissante et apporte quant à elle cette énergie nécessaire pour dénoncer l’oppression exercée par « les puissants », par le biais de la désinformation des médias.
Cette critique de la gestion de la crise sanitaire et du « quoi qu’il en coûte ! » sont parfaitement exprimés dans les paroles, ainsi que dans le clip vidéo. L’utilisation d’un fond orangé tirant vers le rouge, mêlé aux ombres sombres, le « statisme » et « l’immobilisme » voulu du groupe ainsi que celle de l’actrice accentuent ce sentiment de désorientation sensorielle que la majorité d’entre nous ressent. Or, une fois l’ivresse passée, la goutte ayant fait déborder le verre, les consciences vont devoir se réveiller…

« Un monde à reconquérir » avec son clip en mode reportage et ses images chocs d’archives, dénonce l’inaction climatique et ses répercutions écologiques. Cet hymne à la révolte se traduisant par des paroles saccadées et des arpèges en son clair décalés. Le rythme est alterné entre phase de sommeil et réveil brutal, les parties guitares sont abrasives comme une déforestation sauvage. REBOOT pose clairement la question : « Qu’avons-nous fait pour la Planète depuis ces dernières années ? Nous ne devons pas renoncer, il n’est pas trop tard pour une prise de conscience ! »

« La Vallée », troisième titre de cet EP, démarre sur un riff acéré, la ligne de basse surpuissante est appuyée par un énorme beat de batterie. La voix bluffante de Kouros colle parfaitement au morceau. L’ostinato au milieu du morceau qui sert de relance/pont est particulièrement intéressant, de même que les breaks de batterie avant le dernier refrain. Un excellent morceau, et mon préféré.
Ce titre qui a été présenté comme le second single de l’EP est accompagné d’un sublissime clip réalisé par Alminia Studio. Entièrement réalisée en images de synthèse (Motion 3D) la vidéo inspirée des univers Kavinsky / Ready Player One se veut être la critique de la « Silicon Valley » et de l’emprise numérique sur notre mode de vie et plus généralement dans la société.
[Le personnage principal mène une vie chaotique artificielle, partagé entre ses connections frénétiques en journée sur les réseaux sociaux pour y piéger des utilisateurs et ses courses poursuites débridées lorsque vient la nuit.]
Ces excès d’un monde digital complètement déconnecté de la réalité nécessitent pourtant le besoin d’un arrêt brutal et d’un redémarrage dans le présent…

« Dans tes mains » va conclure cet EP de quatre titres. Les riffs de guitares omniprésents sur ce morceau, bien plus corrosifs que sur les trois précédents, viennent appuyer une ligne de basse bien lourde, et une batterie puissante et groovy. Le chant de Kouros atteint ici son apogée, son timbre de voix, sa verve, proche d’un Bernie Bonvoisin (Trust), envoûtant et captivant transpire la hargne et l’énergie militante pour dénoncer les relations toxiques auxquelles nous devons essayer de nous affranchir quotidiennement.
Alors oui, Reboot est un groupe « à textes » qui cherche à interpeller ses auditeurs par « ses protestations » et « ses révoltes », à les sortir de leur torpeur, sa musique énergique transcendant chaque parole et agissant comme l’alarme d’un réveil.
Le talent de compositeur de Nicolas Dutaut est incontestable et les mélodies et habillages sonores de grandes qualités. L’ami Kouros quant à lui sait parfaitement nous émouvoir et faire passer le message : nous devons arrêter d’être passif, de détourner le regard, il devient urgent de prendre en main notre avenir, car il faut que « Le voile se déchire » !
Alors vivement 2023 pour enfin découvrir l’album et ses nouveaux brûlots, et les dates des prochains concerts pour assister au réveil de ce « nouveau monde ».

BUKOWSKI, Bukowski (23/09/2022 - chronique)

Le 10/11/2022

Un album à la fois dans la continuité et en recherche de nouveauté.

Une chronique d'Harvey

Bukowski artwork
L’histoire de Bukowski et de cet album en particulier c’est avant tout un drame familial et musical avec la triste disparition de Julien Dottel bassiste du groupe depuis 2007, frère de Mathieu Dottel. L’album sera défendu sur scène par Max, un proche de Julien et ancien guitariste de Full Throttle Baby, qui va reprendre la quatre cordes et le backline de son ami et prédécesseur.
Bukowski c’est une histoire de famille autour des frères Dottel (Mathieu au chant et guitare et Julien à la basse).
Du rock/stoner, du bon rock, voila ce qui ressort de cet album qui est à la fois dans la continuité mais aussi dans une forme de recherche de nouveauté en s’essayant à de nouveaux genres.

Bukowski explore donc de nouveaux terrains de jeu, en plus du stoner, avec par exemple des morceaux plus découpés et tranchant dans le vif comme sur « The Third Day », mais aussi plus de break, de changements de rythmes sur certains titres long (les sept minutes de « Breathin’ underwater »). Des mélodies qui claquent et se retiennent comme sur « My claws » et « Breathin’ underwater ». On y retrouve également du français sur « Arcus » avec la participation de Wojtek.

L’ADN du groupe reste le stoner qui décroche bien la tête avec par exemple « From Above » en guise d’introduction, Buko reste Buko quand même !
Bref un bon album de nos petits français, plein de bonne choses à y prendre !
Mais surtout quel courage et quelle abnégation !

HOT HELL ROOM (Heavy Rock) : L'interview

Le 19/10/2022

Après les très réussis “Kali Yuga Bonfire” et “Architect of Chaos”, la voix de baryton des Heavy-Rockers d’Hot Hell RooM s'impose à l'année 2020 avec un troisième album.
Loïc Malassagne et Alan Raoul, respectivement chanteur/guitariste et bassiste de la formation parisienne, ont bien voulu revenir sur leur discographie et nous en dire plus sur la génèse de ce nouvel opus au titre d'actualité : "Stasis".

(interview réalisée pour Hard French Metal le 7/03/2020)
 
       

Bonjour Hot Hell Room. Avant d'aborder votre nouvel opus j'aimerais revisiter votre discographie. Quel regard portez-vous aujourd'hui sur votre premier LP “Kali Yuga Bonfire” (2013) ?
Loïc (Chant/Guitare) :
Salut. Quand on revient dans le temps sur son propre travail artistique, il y a toujours des choses qu’on ferait différemment. Mais il faut apprendre de cela et aussi respecter le fait que c’est le ressenti du moment, avec ses qualités et défauts. Et encore, cela reste subjectif sur certains points, alors bon... Je pense que certains titres auraient mérité plus d’attention, mais ça c’était la situation du moment, donc on ne peut rien faire. D’autant plus que les recherches de Nikola Tesla sur la machine à remonter le temps n’ont pas abouti ! (Rires)
Artistiquement parlant et globalement on est quand même assez contents du résultat et on a toujours le plaisir de jouer certains de ces titres en concert, c’est cela le principal !
Alan (Basse) : Salut. “Kali Yuga Bonfire” est l’aboutissement de plusieurs années de travail et la suite réarrangée de certaines compositions de notre première démo parue en 2010. A l’époque le groupe évoluait sous forme la forme d’un Power-Trio composé de Loïc, Ludo et moi. Pour ma part, je pense que c’est par cet album que les hostilités ont vraiment commencé. Je reste assez fier de cet opus même s’il n’a pas beaucoup été médiatisé. Et comme le dit Loïc, je pense aussi que certaines choses auraient pu être faites de manière différente à l’époque. Ceci dit il reste notre premier album, je l’affectionne toujours autant. Il y a pas mal de titres que nous jouons encore avec plaisir en concert, comme “Humanity Will Never Change” (qui est aussi notre premier clip), “World Of Kali", "Hell City”… et parfois d’autres morceaux qui réapparaissent au gré des envies... Ce fut une belle première expérience avec ce line-up !
Architect of Chaos (2016) ?
Loïc :
Déjà Le line-up est différent. Sur le premier on était en trio et sur ce second album il y a deux nouveaux membres à la guitare, deux nouvelles sensibilités apportant des choses différentes à la composition de l’album qu’on avait «démocratiquement» répartie. On a eu de bons retours sur cet opus, avec les premiers articles à l’étranger du groupe et aussi grâce au travail d’Elodie de Ellie Promotion sur la France, ainsi que de ceux qui ont bien voulu parler de nous ! (Rires)
Alan :Architect of Chaos” est je pense une autre forme d’aboutissement en matière de composition. Il est plus mature, plus sombre, plus varié, et encore plus travaillé au niveau du songwriting que “Kali yuga”. L’arrivée de Shazybob et de Seb a permis d’étoffer la mise en forme globale des titres de cet album.
Quatre ans après Architect of Chaos, votre nouvel opus, “Stasis”, vient de sortir. De quand datent les compositions ?
Alan :
Excepté le titre “Fatality”, qui datait des sessions de l’album précédent, nous avons commencé à travailler sur “Stasis” à la fin de l’été 2016. Les deux premières compositions à avoir été étudiées en répétition à l’époque sont “Human Game” et “Stasis”. La plupart des autres morceaux ont été écrits entre la fin de cette année-là et le mois d’avril 2017. De mémoire c’est à cette période que nous sommes allés au Roots Note studio pour enregistrer les parties de batterie. Comme pour nos deux précédentes réalisations nous enregistrons les batteries au Roots Notes Studio avant d’aller au Hybreed Studios pour finaliser le reste : Instrumentations, Voix, Mixes, etc.

 

Un mot sur l'artwork ?
Alan :
C’est Rui Abel Rodrigues, un ami de longue date, qui a réalisé l’artwork de “Stasis”. Il nous a fait une proposition de cover qui collait tout à fait avec le thème et les ambiances relatés sur ce nouveau disque.

 

Ce nouvel album s'appelle donc “Stasis”. C'est un titre inspiré par la situation politique de la France ?
Loïc : Le morceau « Stasis » qui donne aussi le nom à l’album traite de la situation de L’Europe donc aussi de la France… Ce texte date de plusieurs années maintenant, et comme c’est dans le cadre d’une chanson on ne peut pas faire de grandes analyses ou constats. Mais certaines phrases et mots en disent beaucoup et peuvent avoir aussi plusieurs lectures selon sa sensibilité… Ce qui est plus intéressant à mon avis, car cela restera toujours un avis parmi tant d’autres, même si certaines choses sont bien actées et visibles aux yeux de tous, (quoique des fois les évidences…).

HOT HELL ROOM - Stasis (2020)
Les titres qui figurent sur Stasis ne semblent pas avoir été enregistrés par le line-up actuel. Pourquoi avoir attendu 2020 pour sortir l'album ?
Alan : Ce n’est pas vraiment la réalisation du disque qui nous a pris le plus de temps, mais toute la partie démarchage de l’album qui a été la plus longue Ca a duré plusieurs mois pour trouver une distribution correcte, et on a parfois besoin d’un peu d’aide pour y arriver. C’est grâce à l’appui de Gilson et de l’équipe d’Imperative Music que nous sommes arrivés à nos fins pour trouver un label et pouvoir sortir ce disque. Cet album a été enregistré par les mêmes membres que pour “Architect Of Chaos”, mais à la fin de l’enregistrement, Ludo (Batterie) et Sébastien (Guitare) ont décidé de quitter le groupe pour des raisons personnelles. Il y a aucune animosité entre nous, on est toujours de bons potes ! Alexis (Batteur d’ Hatred DUSK et ex-Overtone) est arrivé dans le groupe à la fin de l’année 2018. C’est par l’intermédiaire d’un ami, «Nico», qui joue aussi dans Hatred Dusk comme guitariste - le monde est vraiment petit (Rires) - que nous avons été mis en relation. Alexis joue avec nous maintenant depuis bientôt un an et demi. Hot Hell RooM et Hatred Dusk forment une grande famille dorénavant !

 

Être signé sur un label allemand ça ouvre des opportunités ?
Loïc :
C’est un grand pays de la métallurgie ainsi que de la musique ! (Rires) L’avantage par rapport aux autres albums est qu’on va être plus écoutés et diffusés un peu partout dans le monde, et évidemment pas mal axés sur l’Allemagne grâce au label, à notre échelle bien entendu, mais ça sera toujours mieux qu’avant. Un moment donné il le faut bien pour faire vivre la musique et la partager, d’autant plus qu’on ne fait pas trop un style et mélange «connecté» à la France, qui n’est déjà pas un pays de culture Rock à la base, et dont la qualité première n’est pas non plus d’être curieux en général et d’avoir la vraie solidarité patriotique ! C’est ainsi, chaque pays à son caractère avec ses qualités et défauts, mais il faut bien évoluer et on ne peut pas non plus se confronter inlassablement à ce mur car cela devient fatiguant et frustrant à la longue…

 HOT HELL ROOM par Sébastien Bouysse.

Quelles sont les thématiques que vous avez eu envie d'aborder dans l'écriture de cet album ?
Loïc :
Déjà entre les trois albums on a gardé la thématique de la fin de cycle, du chaos et du déclin, ne serait-ce que dans les titres : le premier album est “Kali Yuga Bonfire”, le second “Architect Of Chaos”, avec la pochette d’une peinture de John Martin «Le Pandemonium», et notre troisième et nouvel album est “Stasis”, terme grec signifiant une crise politique, etc. Je ne vais pas rentrer dans le détail des dix chansons mais effectivement certaines sont dans cette thématique très large où l’on peut trouver un titre qui parle de la situation de l’Europe, un autre sur la condition de l’homme moderne ou les sempiternels conflits pour certains intérêts, etc. D’autres morceaux sont plus personnels et n’ont rien à voir avec cette thématique, ce n’est pas un concept-album, non plus.

 

Vous avez la faculté d'écrire des morceaux qui se gravent durablement dans les esprits et qu'on se surprend à fredonner dans la journée...
Loïc :
Et bien merci, on prend cela comme un compliment car pour nous le plus important c’est la mélodie et l’écriture de chanson. C’est évident, mais pas pour tout le monde… Dans le Metal, par exemple, beaucoup confondent puissance et agressivité en oubliant la mélodie qui est un peu la base de la musique ! (Rires) Ou ils sont dans la course au «gros son», ce qui est futile et de l’esbroufe, car ton morceau devrait même sonner en acoustique... La puissance d’un morceau qui touche l’âme et ton cœur passe par la mélodie, après il y aura toujours des insensibles c’est sûr… dans ce cas autant écouter une machine à laver à l’essorage ou l’ambiance d’une usine métallurgique ! Remarque c’est un autre style de Metal ! (Rires)
Loïc, ta voix de basse, cumulée à ton phrasé, donne une signature très caractéristique à Hot Hell Room...
Loïc :
Ma tessiture naturelle est baryton basse. Elle peut aussi aller, dans un autre registre musical et technique, jusqu’au contre-ténor. Pour Hot Hell RooM, certaines parties sont dans ma tessiture grave en effet, à l’instar de mon autre projet Invading Chapel. Pour le reste, je chante plus dans un registre Rock et Heavy se rapprochant de la couleur des ténors et barytons, comme beaucoup de chanteurs, mais n’étant pas dans ces tessitures-là j’ai des graves et une rondeur qui donnent surement cette identité. Et puis ce n’est pas plus mal d’avoir sa propre «empreinte génétique» et son feeling, car sinon tout le monde sonnerait pareil dans chaque style, et quand on arrive plus à discerner tel ou tel groupe dans un genre de musique, ce style meurt ou il ne reste plus que les principaux. On utilise tous «mathématiquement» les mêmes notes, alors il faut bien y mettre son ADN ! (Rires)

 

C'est à nouveau Andrew G qui s'est occupé de l'album au Hybreed Studio. Qu'est-ce qu'il vous apporte ?
Loïc :
Sans oublier pour commencer l’enregistrement de la batterie qui est fait chez un ami au Roots Notes Studio, tous ensemble en situation live pour le feeling et l’énergie. Ensuite nous enregistrons le reste chez Andrew. Il nous apporte une continuité dans le son, d’un album à l’autre, même si certaines choses sont différentes à chaque fois, et tout cela dans une ambiance amicale et humaine, sans le stress d’un compteur de taxi «le temps c’est de l’argent» ! (Rires) Mais rassurez-vous, on ne traine pas pour autant, et on ne compose pas sur place nos titres ! Il y a quand même un calendrier à respecter et tout est prêt en amont, même si il y a toujours des petites choses et des idées qui viennent avec le feeling de l’instant, un arrangement, l’amélioration d’une partie etc. Et pour finir il fait aussi le mixage et le mastering, donc que demande le peuple ?
Alan : C’est toujours un plaisir pour nous de travailler avec Andrew, car en plus d’être un ami, c’est un excellent ingénieur son qui est à l’écoute des musiciens avec lesquels il collabore. Il connait très bien notre musique et notre univers musical, et il est souvent de bon conseil. C’est un peu notre George Martin (NDLR : le producteur des Beatles) en quelque sorte !
 
HOT HELL ROOM par Sébastien Bouysse.
Où peut-on trouver “Stasis” ?
Alan : L’album est disponible un peu partout, mais il est déjà facilement trouvable sur le E-Shop du label :
https://www.stf-records.de/shop/index.php?manufacturers_id=154&fbclid=IwAR1AHun8zlfOf3fQ0NFBrJv-85OBZMsd-9quzr9XbcARDh66fskzNiak_iQ

 

Votre actualité dans les mois qui viennent ?
Loïc :
On part en tournée avec Metallica. Ah non, avec Ghost ! Aussi, rien que pour emmerder certains qui les critiquent alors qu’il y a quelques années… Remarque c’est même pire avec Metallica enfin bon… (Rires) Évidemment il y a les goûts de chacun mais quand ce sont des critiques pour descendre bêtement et sans respecter la carrière de ces gars et de ce qu’ils ont apporté, un moment donné, faut aller voir son miroir…
Non, plus sérieusement et banalement, des concerts. Et travailler sur l’étranger pour certaines choses. Et puis franchement nos vies personnelles ont été tellement sombres ces derniers temps, pour certains d’entre nous, par superstition peut-être, j’ai dû mal à me projeter très loin dans le futur... Je préfère dire sincèrement les choses plutôt que faire le discours de façade promo habituelle, avec un plan, etc.
Alan : On a quelques dates de concerts en prévision, et nous sommes à l’écoute pour diverses propositions partout en France, à l’étranger, ou alors dans une autre galaxie lointaine, très lointaine !

 

Merci Hot Hell Room d'avoir répondu à mes questions.
Loïc :
De rien, c’est nous qui te remercions. On ne le répétera jamais assez, c’est grâce aussi à des gens passionnés et curieux comme toi que les groupes peuvent exister, chacun à son échelle, et partager leur art.
Alan : Merci pour ton soutien, depuis le début, et aussi surtout pour le travail et la passion dont tu fais preuve pour soutenir la scène locale.
 
         
Les infos utiles :
Hot Hell Room sur Facebook :
https://www.facebook.com/hothellroom/
Ecouter Stasis :

https://open.spotify.com/album/4bxDa8Cku2KIg87lqCLUl5

Discographie : Lies Box (EP - 2005) Hot Hell RooM (demo – 2009) Kali Yuga Bonfire  (2013) Architect Of Chaos (2016) Stasis (2020)

SEGMENTIA en route vers le deuxième EP

Le 09/10/2022

Segmentia sortira son deuxième EP chez SODEH Records.

Segmentia
Les Finlandais ont déjà présenté deux morceaux du futur opus, d'un côté « Forget Me », révélant la part énergique du combo.

« Forget Me » traite de l'attachement puis du lâcher prise lorsqu'on perd quelqu'un et qu'il faut, malgré cela, continuer à vivre.
« Alone » reflète quant à lui un aspect plus calme de la formation. Ce titre parle du besoin d'être seul. « On s'accroche aux autres et aux relations humaines comme si on se noyait. Dans un tel état, on peut trouver que les disputes constantes sont la seule chose qui alimente plus longtemps la relation », explique Jere. 

La date du nouvel EP ne nous a pas été communiquée.

BARK, Rambler of Aeons, (sortie le 11/11/2022)

Le 07/10/2022

Bark, c'est palpable, cherche avec ce « Rambler Of Aeons » à vous en coller une dans la tronche. Un seul conseil : laissez-vous faire.

Il y a trois manières de faire les choses, nous dit la bio : « il y a la bonne, la mauvaise, et il y a la façon dont BARK fait les choses, c'est à dire la mauvaise... mais plus vite. »
Fondé par des musiciens chevronnés qui ont joué avec Destruction, Hard Resistance, Bulls On Parade et Bliksem, Bark est un groupe belge basé à Anvers (et contre tous).
Bark band
Il a sorti trois albums à ce jour, et partagé les scènes de formations telles que Sepultura, Life Of Agony ou Pro-Pain.
Parmi ses influences, il cite des combos aussi différents que Motörhead, Black Sabbath, Sepultura, Exploited, Paradise Lost et Cro-Mags.
Le 11/11/2022 Bark revient avec un nouvel album via, pour la première fois, le label français Listenable records :

« Rambler Of Aeons »

Bark artwork

C'est par un grand coup d'épaule que Bark force d'emblée votre porte avec la chanson-titre, un morceau rapide aux choeurs pleins de testostérone. Il pose tout de suite deux principes que vous vous tiendrez pour dits : l'efficacité du riff et l'agressivité des vocaux.
« Underworld » suit, encore plus rapide, s'abreuvant aux sources du heavy et du thrash sans pour autant figer son propos. Riffs hyper carrés qui font headbanguer (« Are You With Me ? » « Back From The Grave »), compositions taillées pour mettre le feu au pit (« I'm Here For Rock N’ Roll »), presque punk (« For A Legend »), à la limite du hardcore (« For A Legend »), Bark touche à chaque envoi par des morceaux dynamiques et virils qui recèlent toujours la trouvaille mélodique adéquate.

Avec une production sans effets de manches, Bark, c'est palpable, cherche avec ce « Rambler Of Aeons », à vous en coller une dans la tronche. Un seul conseil : laissez-vous faire. 

ASSIMILATOR, Assimilator (sortie le 16/09/2022 - chronique)

Le 12/09/2022

Un skeud viril — un poil brutal diront les délicats — d'un métal lancé en schuss sur la piste noire sans se préoccuper du planté de bâton.
Assimilator band
Assimilator est le nouveau nom de Death On Fire, groupe de thrash/death formé aux USA en 2017.
Désireux d'élargir ses horizons et de faire tomber les frontières imposées par le genre en libérant une musique heavy et percutante, le groupe de Chicago a choisi de changer de patronyme pour la sortie de son nouvel album disponible depuis le 16/09/2022 :

« Assimilator »

Assimilator artwork
Si Assimilator a changé de nom et délaissé de côté le death metal pour un genre plus ouvert, n'allez pas imaginer pour autant qu'il compte faire tapisserie et y aller de sa petite ballade. Son premier album éponyme est rugueux comme de la toile émeri et affiche clairement des ambitions de botter des c*** et de ramoner vos esgourdes — c'est le fameux coup du père François. C'est que ça gueule, là-dedans ! Comme quand le chat de la voisine s'était coincé la queue dans la porte. Et c'est plus efficace pour effaroucher les oiseaux que tous les cris de prédateurs diffusés par la ville de Strasbourg

Côté guitare, ça mouline ! Ne vous fiez surtout pas à la petite introduction pépère de la première piste. Assimilator a trouvé en quelque secondes la pédale de l'accélérateur et il refuse de la lâcher, contemplant avec délectation des effets de la dissonance sur vos neurones (« Burial Hymn »). A la manière d'un supplice de la baignoire conduit dans les règles de l'art, il laissera à l'auditeur juste ce qu'il faut d'air pour le torturer plus longtemps.

Ainsi, puisant ses références dans le thash metal, dans la NWOBHM et dans la scène de Göteborg du milieu à la fin des années 90, « Assimilator » est-il un skeud viril — un poil brutal diront les délicats — d'un métal lancé en schuss sur la piste noire sans se préoccuper du planté de bâton. L'écoute de l'opus à fort volume n'aura qu'un inconvénient : celui d'achever de vous fâcher avec les voisins du bâtiment qui vous conservaient encore, sinon de l'estime, au moins leur bienveillante indifférence.
On recommande donc cet « Assimilator », sympa comme une teigne, même aux sourds. Mais on décline toute responsabilité quant aux pétitions que pourraient recevoir votre syndic.
A bon entendeur (c'est le cas de le dire)...

Le Lien :
https://assimilatormetal.com/

BREED MACHINE - LFDL

Le 10/09/2022

Huit ans après « A l’Aube du Huitième Jour », BREED MACHINE  annonce « AsurA », son sixième album.
Le quatuor estampillé neo-deathcore entend bien prouver qu’il est toujours en grande forme et le démontre avec « LFDL » (la force des liens), un nouvel extrait clippé de ce nouvel opus.

Le groupe précise :
« C'est un de nos titres préférés de l'album, le texte parle de la solitude inhérente à la condition humaine et du fait de rencontrer la ou les personnes qui donnent un sens au temps sur terre qui nous est imparti. »
« LFDL » est le troisième morceau du futur opus dévoilé par Breed Machine après « Asura  » et « Dansez Sur Ma Tombe ».

L'album, qui paraîtra le 23/09/2022 via darkTunes, a été enregistré au NSR Studio (La Garde-Adhémar, Rhône-Alpes) puis mixé et masterisé par Anthony Chognard (Smash Hit Combo). Il voit également la participation de Julien Truchan (Benighted) sur le morceau « La Théorie des Abysses ».
« AsurA  » peut être précommandé sur breedmachinemerch.bigcartel.com.
Asura
BREED MACHINE © Diana Michaud
Tracklist :
01. Asura
02. Nibiru
03. Dansez Sur Ma Tombe
04. Prototype
05. Mémoire des Hommes
06. Le Dernier Génocide
07. La Théorie des Abysses (ft. Julien Truchan - Benighted)
08. LFDL
09. L’Etau
10. Hors Ligne

Le Lien :
https://bfan.link/asura

4MAG NITROUS : nouveau clip du groupe de Southern Metal Américain

Le 06/09/2022

Le groupe de Southern Metal Américain 4MAG NITROUS a présenté un nouvel extrait de son troisième album « Electric Conception » sorti en juillet 2021.
4Mag Nitrous a choisi cette fois « Skin To Skin », deuxième piste de l'album.

Le groupe commentait à propos de son opus :
«  Le voyage pour créer Electric Conception était un chemin sans compromis dans lequel nous avons intentionnellement changé de vitesse pour générer un son plus agressif. Depuis le gros morceau du riff d'ouverture, l'auditeur peut entendre une renaissance du groupe. Les rythmes pulsés, les basses grondantes et les guitares percutantes fournissent la toile pour que les voix explosives se libèrent. Electric Conception est un album vers lequel nous avions imaginé 4Mag en écrivant et en enregistrant. Il a dépassé toutes nos attentes grâce à son son massif. Il tire sur tous les cylindres et est tellement fun à jouer en direct. L'adjectif principal que j'utiliserais pour le décrire serait excitant, ça sonne comme un groupe qui a quelque chose à prouver. »

Découvrez cet album puissant sur Spotify ou sur Bandcamp.
4mag nitrous cover
Tracklist :
1. Omaga Warp
2. Skin to Skin
3. Pillars of Strength
4. Valley of the Hammers
5. Gnashing Teeth
6. On the Dekk
7. The Myth of Gravity
8. Hydro Collider
9. Deadbeat
10. Killdozer

4mag nitrous bandLine-up :

  • Jol Cangiolosi - chant, guitare
  • Ben Michon - guitare
  • Josh Klipstein - batterie
  • Kib - basse

FESTIVAL METAL UP THE OPERA 2022

Le 04/09/2022

Live-report du 3 septembre 2022 à l'Opéra de Nice

Par Dam'Aël pour http://www.ahasverus.fr/

 

L'IMPROBABLE est arrivé à Nice!

 

Serait-ce l'évènement majeur de cette rentrée 2022 qui semble déjà bien fournie...

Pas la peine d'être le p'tit rat d'opéra fouinant ici et là pour découvrir ce 3 septembre l' EXCEPTIONNEL, mettant en exergue de façon magistrale une ouverture d'esprit qui fracture nette les codes habituels. Peut-être certains coincés du popotin l'évoqueront comme l'INTOLERABLE! Comment avons-nous pu laisser faire cela?!... Franchement : Jouissif!!! Bertrand ROSSI êtes-vous désormais désavoué par ces quelques irréductibles? J'ose espérer que non. En tout cas, vous faites le buzz dans le monde du Metal et dans le monde de l'évènementiel. Merci à vous.

 

l'avant-concert :

Tout se déroule dès les 16 h avec sur le parvis de l'opéra de Nice, une prestation de Common Enemies et de Liepzig  pour se terminer aux alentours des 20h, avec celle de Schrodinger , avant l'ouverture des portes vers une envolée dans l'extrême. 

Les Métalleux tatoués ou pas, vêtus de cuir noir ou pas, enchainés de pacotilles ou pas... foulent le perron de l'Opéra de Nice, investissent les sièges des loges et du parterre pour un festival Metal. Avec exubérance ou non de la part des envahisseurs, rassurez-vous, l'opéra a gardé toute sa splendeur et toute son âme érigées sur l'art et la passion. Ce 3 septembre cochait bien toutes les cases de l'art musical et de cette passion livrée avec beaucoup de générosité par les trois groupes qui se sont produits ainsi que par celle d'un public averti, très spécialisé et très mélomane, respectueux vis à vis des groupes de Metal et du lieu.

 

 

metal up the opera heart attack

 

Le festival :

Ce concert complètement décalé débute avec le groupe niçois de Death mélodique  Unchained formé en 2010 par le batteur Olivier Gavelle (ex-ACE, ex-Dirty Side, Kragens, Sticky Finger) et Jonathan Rabache à la guitare. Beaucoup d'émotion pour eux dans ce lieu prestigieux et énormément d'énergie pour fêter leurs retrouvailles avec la scène. On notera que le "papi" du groupe affectueusement interpelé par Pierre (le chanteur) lors de leur show (non Pierre, Olivier n'est pas né en 1885), déborde d'énergie et n'hésite pas à nous offrir avec passion des acrobaties de baguettes sur tempi extrêmes. Les watts et décibels ont fait trembler les murs de l'édifice. Une excellente mise en jambe avec le groupe Unchained qui a livré des compositions techniques et des lignes de chant parfaitement tenues, maitrisées et bien envoyées.

 

Olivier Gavelle (batteur)

 

 

UNCHAINED

 

Suit en seconde prestation et pas des moindres, celle du groupe à l'origine de cet évènement HEART ATTACK. Tout commence lors de la pandémie avec une envie un peu étonnante, celle de vouloir réaliser le clip du titre Wings Of Judgment issu de leur troisième album "Negative Sun", sorti sur le label Atomic Fire Records , enregistré, mixé et masterisé par Sebastien Camhi  de Studio Artmusic . (Cela n'est pas sans me rappeler l'initiative de Jennifer Gervais de Dust in Mind très déterminée à réaliser le clip d'un de leurs titres sur la Tour Eiffel).

 

 

  Au vu du résultat et avec cette envie croissante de vouloir innover et se renouveler, le directeur de l'Opéra Bertrand Rossi décide d'ouvrir la saison 2022/23 avec un festival qui marquera au fer rouge un tournant historique dans l'histoire de ce magnifique édifice inauguré en 1885. Et dommage pour tout ceux qui ont manqué le rendez-vous. C'est donc une occasion extraordinaire de faire la release-party de ce nouvel album et d'offrir au public un concert d'exceptionnelle qualité ponctué de surprises ; prestation scénique et magie dans un lieu unique! L'Opéra a vibré au sens propre comme au sens figuré autant que son public très réactif et respectueux, saluant cet instant étonnant et détonnant. Un grand remerciement au groupe cannois qui a vraiment  fait preuve d'une magnifique générosité et s'est donné les moyens d'offrir un concert mémorable.

 

 

 

L'Opéra tape plus haut et plus fort a en devenir plus que percutant. Place à Les Tambours du Bronx venu de la Nièvre pour la plupart pour fêter l'évènement à grands coups de martèlements et de percussions foudroyantes. Onze percussionnistes de tous ages hyper-dynamiques cassant à tout va les énormes bois sur des fûts martyrisés -pour la bonne cause-, deux guitaristes, un bassiste, un électro-claviériste, Renato Di Folco (Flayed, Trepalium, Dropdead Chaos) au chant et FRANKY COSTANZA (ex-Dagoba, Blazing War Machine) à la batterie. On note l'absence de Reuno et de Stéphane Buriez qui étaient précisés sur l'affiche.

 

 

Un show tout aussi époustouflant que celui de ces  prédécesseurs, enchainant les titres dans une nuée de vibrations magistrales jusqu'à venir percuter nos corps d'ondes évidemment très positives. Les murs de cet édifice majestueux va-t'il tenir face à cette énergie vibratoire aussi intense  ; bien sûr, et il va s'en nourrir pour son futur. Renato donne le meilleur de lui, ne lâche rien bien au contraire et se plaît à faire monter la pression salvatrice du Metal percuté sur la scène en synergie avec son complice Franky qui ne ménage ni ses efforts ni sa monture ; ça tape et ça fracasse sévère dans une harmonie virulente où d'aucun ménage ses forces. Perlent à la fois les gouttes de ces efforts titanesques que les notes vrombissantes extraites sans ménagement de chaque instrument. 

La même folie se joue dans le public conscient de l'évènement qui se joue ce 3 septembre à l'Opéra de Nice, acteur à part entier et spectateur d'un moment où le temps s'arrête. 

 

Je citerai pour terminer Bertrand Rossi : " Je suis heureux d'accueillir dans cette salle un public qui se rapproche de celui de l'opéra : respect des artistes, du lieu, et d'un public qui aime par dessus tout la musique. C'est pour cela que j'avais envie d'en faire un évènement." (Interview de Pascal Linte)

 

Un grand merci pour cet extraordinaire moment, magique, rempli d'émotion, d'altruisme et de don au sens large. Dam'Aël

 

 

Heart attack album 2

 

 

 

 

Quelques jours après son concert au Motocultor, Nightmare annonce la fin de sa collaboration avec sa chanteuse Madie.

Le 01/09/2022

Nightmare motocultor
La jeune Grenobloise succédait en 2019 à la chanteuse Maggy Luyten (THE PRIZE) qui n’était restée dans la formation que le temps d’un album (Dead Sun) après le départ de Jo Amore et de son frère David, partis fonder le groupe de power metal mélodique Kingcrown.
Nightmare
L'album «  Dead Sun » (2016) ou Nightmare période Maggy Luyten
Repérée par Yves Campion à l’époque de son groupe Smoky Eyes, Madie racontait ainsi l’appel qu’elle avait reçu peu après le départ de Maggy Luyten :
« Un soir en rentrant du travail, Niels (Batteur) m’appelle et m’expose la situation complexe que traverse Nightmare : Maggy Luyten ne continue pas l’aventure, une date est prévue en juillet (nous sommes début mars…), il leur faut absolument quelqu’un pour la remplacer au pied levé. Je m’interroge, je questionne mon entourage, tout le monde me pousse et m’encourage, je valide donc mon choix. Je suis à la fois terrifiée et impatiente, je mesure la charge de travail, tous m’attendent au tournant mais croient malgré tout en moi.
Yves me teste sur quelques anciens titres, je découvre le groupe, son univers, le heavy métal qui m’est presque inconnu et je commence à travailler dur. J’apprends l’album entier en moins de trois mois, nous répétons quelques fois, je rencontre tous les membres et le staff affilié au groupe, tous sont très accueillants et confiants, cela me rassure beaucoup. C’est grand pour moi, très grand et mon impatience s’intensifie. Le concert au Panicfest se déroule plutôt bien, je suis accueillie avec le sourire par les fans présents ce jour. Je suis ravie. » (propos recueillis lors de notre interview du 08/09/2020)

Ainsi malgré que Nightmare soit en octobre 2022 à l’affiche du festival espagnol Full Metal Holyday, on découvrait cette semaine l’annonce suivante sur la page du groupe :
«  Nous avons décidé de nous séparer en bons termes car nos chemins ne convergeaient pas dans la même direction.
Nous avons fait un sublime album, Aeternam, ainsi que plusieurs festivals (dont Hellfest, Motocultor, Mennecy...) et nous sommes très reconnaissants du chemin accompli ensemble.
Il est temps pour nous de souhaiter à Madie une bonne continuation dans son parcours musical et de tourner la page.
Tous les prochains shows sont maintenus et nous reviendrons très vite avec de nouvelles informations. »
Nightmare denis 2
Nightmare par le photographe Denis Charmot


De son côté, Madie précisait :
«  Cette décision est indépendante de ma volonté, j'ai tenté de toujours faire mieux, de vous donner à tous et autant que possible, toute mon authenticité sur scène avec ce bel album qu'est Aeternam.
Nightmare artwork
Malheureusement, ma technicité vocale ne semble pas suffisante pour les membres les plus anciens du groupe malgré mon énergie et mon enthousiasme investis dans le projet.
Comme vous le savez peut-être, je ne viens pas initialement de l'école Heavy Metal, j'étais plutôt au fond de la classe avec le grunge plus alternatif. Jugeant donc que me garder au sein de Nightmare allait "desservir" voire "mettre en danger" l'avenir du projet, leur choix se tourne aujourd'hui vers ma sortie du groupe afin de trouver à Nightmare une nouvelle voix.
Le seul grand regret que je porte aujourd'hui est qu'on ne me laisse ni la possibilité ni le choix de défendre mon/notre album Aeternam jusqu'au bout sur les dates et la tournée déjà prévue.
Sachez que j'ai aimé follement partager tous ces moments sur scène et en dehors auprès de vous. Vous m'avez tous montré le plus beau des accueils, beaucoup d'amour et de reconnaissance. Merci cher public Nightmarien pour toutes ces joies partagées.
Vos sourires, vos voix, vos rencontres, vos commentaires si encourageants vont bien évidemment me manquer et sont chacun gravés tous près d'ici, à l'image de nos derniers concerts. »
Un « manque de technique » qui semblait n’avoir frappé l'esprit de personne jusqu’à présent, la jeune Grenobloise étant plutôt bien accueillie par son public comme par les critiques.
La carrière de Madie n’est pas en carafe pour autant : vous pouvez la retrouver dès maintenant – hasard du calendrier – dans l’actualité avec «  Doggy None », un nouveau clip mis en ligne fin août par son groupe Faith In Agony.

Côté NIGHTMARE, on s’attend rapidement à une annonce car il semble peu probable que ce vétéran ait pris sa décision à la légère sans disposer déjà de la solution de rechange... Pour combien de temps cette fois dans une formule 1 chanteur/1 album qui pourrait devenir sa marque de fabrique ?

 

MOONSHADE, As We Set The Skies Ablaze (2022)

Le 17/08/2022

Disponible depuis le 22/07/2022 « As We Set The Skies Ablaze » est le deuxième album de Moonshade, quintette de métal extrême mélodique basé à Porto.
Son artwork est l'oeuvre de Credo quia Absurdum.
Moonshade
« As We Set The Skies Ablaze » est un concept album qui raconte la grande aventure de l'homme, abordant poétiquement toutes ses merveilles, ses horreurs et les plus grands défis auxquels nous devons faire face pour devenir les seuls dieux qui aient jamais vraiment existé. Sa présentation est la suivante :
« Nous sommes les fils de celui qui nous a apporté la lumière du feu - héritiers du grand titan aspirant à la divinité. En tant qu'espèce, nous avons commencé par adorer la Nature, afin de la ravager dans le prochain souffle, mettant en danger l'équilibre délicat de cette belle Terre, ainsi que notre existence sur elle. Nous avons imaginé de nouveaux dieux et avons lentement commencé à les nier. En cours de route, nous avons créé des autocrates pour les renverser et augmenté les chances de paix mondiale via la menace imminente d'un hiver nucléaire. »

Puissant et hargneux, l'album trouve un contrepoint à son côté extrême en opposant ponctuellement au chant saturé les voix claires de Sandra Oliveira (Blame Zeus) et de Sofia Beco (Phase Transition) tandis que des choeurs apportent un côté épique qui sied au propos.
L'album peut être commandé sur le Bandcamp du groupe.

Tracklist: 

1. Epitaph
2. Valley Of Dying Stars 
3. Blood Of The Titans 
4. The Shadows Of My Dissent 
5. Artemis feat. Sandra Oliveira 
6. The Antagonist feat. Sofia Beco 
7. As We Set The Skies Ablaze 
8. Everlasting Horizons 
9. A Treatise Of Human Nature feat. Sandra Oliveira

Le Lien :

 

OCTO CRURA, Tagmata (2022)

Le 15/08/2022

Une formule italienne aussi séduisante à l'écoute qu'elle est épicée à l'image.

OCTO CRURA, le groupe aux deux frontwomen

Octo crura band 1Octo Crura est un nouveau venu sur la scène du métal italien. Il se distingue d'abord par une esthétique  soignée et par la présence au sein du quintette de deux chanteuses, Katlin Dim et Van Is.
Octo crura band
Musicalement, ses points de repères sont Jinjer, Arch Enemy, Butcher Babies et Infected Rain.
Début 2022, il donne un aperçu de son univers avec le single-clip « Sangre De Dios ».

Il revient le 29/04/2022 via le label allemand darkTunes avec un album complet...

« Tagmata »

Octo crura tagmata
« Tagmata » est un huit pistes de trente-et-une minutes.
Empruntant tout à la fois au rock, à l'indus, à l'électro (« Crimea »), au tribal (« Spirit Whole »), et dans une moindre mesure à l'univers pop (« I. C. B. (Bad) ») le métal est son fil rouge (d'un rouge-sang, bien sûr). Il est porté par des riffs heavy qui viennent faire exploser les mélodies.

Le chant à deux voix,  l'une légère (Katlin Dim), l'autre médium, agressive et groovy (Van Is), est parfaitement exploité et complémentaire. Il multiplie les combinaisons à la manière des soeurs Debray (The SoapGirls), tandis que les chanteuses s'appuient ou se relaient au lead.
Ici cependant, les growls de Katlin Dim donnent du corps à l'ensemble et lui apportent sa note extrême. Il est d'ailleurs remarquable qu'elle amène en même temps cette nuance pop quand sa voix claire prend le chant principal.
Le son restitue parfaitement la volonté de puissance d'Octo Crura.
Octo crura katlin dim
Katlin Dim


Avec « Tagmata », Octo Crura réussit un saut dans le grand bain depuis le plongeoir de cinq mètres. Le visuel est excellent, la musique est agressive, la maîtrise est évidente aux instruments comme au chant, l'inspiration autorise des compositions tous azimuts et le groupe, s'il a trouvé déjà sa signature, ne s'enferme pas, loin s'en faut, dans un genre, s'ouvrant grand les perspectives.
La durée de la galette est parfaite pour conserver l'énergie de la première à la dernière note. Ainsi, côté Octo Crura, le taf est fait, du packaging au contenu. Le reste ne dépend que de votre curiosité, et on ne saurait que vous conseiller de vous laisser tenter par cette formule italienne, aussi séduisante à l'écoute qu'elle est épicée à l'image !


Tracklist :

  1. Exuvia
  2. Sangre De Dios
  3. I. C. B. (Bad)
  4. Domina Tenebris
  5. Taranas
  6. Spirit Whole
  7. Crimea
  8. Memorizing

Les Liens :

Octo crura van is
Van Is
 

AMERICAN TERROR, Where WE Are (2022)

Le 11/07/2022

« Nous avons formé American Terror pour faire quelque chose de nouveau. C'est une attitude punk classique avec des grooves métalliques et une attaque moderne. C'est le coup de poing dans la gorge qui manque à la musique. Je pense que nous avons vraiment trouvé les bons gars pour faire quelque chose de nouveau et d'intéressant. » C'est en substance ce que précisait en 2020 le chanteur Brad Cox sur les débuts du groupe au webzine britannique The Moshville Times
Le quatuor d'Atlanta commettait cette année-là son premier album intitulé « Influencer ». Il serait bien accueilli par la critique.
American terror influencer
A l'été 2021, American Terror se rappelait à notre bon souvenir en dévoilant le premier single de son nouvel opus. Il choisissait de mettre en avant sa face punk, avec un titre à haute énergie intitulé « Attitude ».

Il sera le morceau le plus explosif de l'album. Le groupe précisait à son propos :
« La chanson a été écrite et enregistrée pendant le confinement. Entre tensions raciales et politiques, sans parler des questions policières, on avait l'impression que le monde devenait fou et que les gens se retournaient soudainement les uns contre les autres. Alors, fondamentalement, j'essaie de dire que je n'ai pas besoin de ces conneries quand j'essaie de vivre ma vie et de traiter les gens de manière égale. Noir, blanc, républicain, démocrate, gay, hétéro ou tout ce à quoi vous vous identifiez, je m'en fiche. Je n'ai jamais considéré qui que ce soit comme différent, alors pourquoi supposer que je le fais quand vous ne me connaissez pas. Les gens demandent à ne pas être jugés, mais ils vous jugent si vous ne vous exprimez pas haut et fort. Ca me rend dingue,  l'attitude. »
Un an plus tard, précisément le 08/07/2022, American Terror délivrait son deuxième album, une galette toute aussi courte et dense que la précédente (les deux albums du groupe mis bout à bout dépassent à peine une heure) :

« Where WE Are »

American terror where we are
« Where WE Are » a été produit, mixé et masterisé par Brad Cox - rien à redire : le son est parfait ! C'est un onze titres d'environ trente minutes.
Le frontman dit à son propos :
« Les deux dernières années ont été si folles et mon cœur va à tous ceux qui en sont affectés. Tout le monde a ressenti cela de tant de manières différentes. Pour ma santé mentale, j'ai décidé qu'il était temps de me concentrer sur l'écriture et l'enregistrement d'un nouvel album. End Of America a été la première chanson à en sortir. Après cela, le reste de l'album est venu naturellement. »

C'est légitimement ce morceau qui ouvre l'opus, après une courte introduction sur fond d'ambiance insurrectionnelle. Le ton est donné pour cet album aux titres vindicatifs et aux lyrics explicites (« I'm Fucked »), qui se veut « à la pisse et au vinaigre », constat acide plutôt que manifeste moralisateur.
American Terror emprunte au punk son énergie, au metal sa puissance et au hip hop son agressivité. Il sait utiliser les ficelles du rap (voir son excellente reprise du titre Legend de House Of Pain) ou insérer des scratchs dans ses arrangements. Les rythmiques métalliques sont denses et carrées, tandis que l'énorme Brad Cox délivre une performance remarquable dans tous les registres et ne se ménage pas pour nous envoyer du bois en screamant façon Sebastian Bach. Les titres de « Where WE Are » s'enchainent efficacement dans une synthèse moderne d'influences 90's allant de Korn à Skid Row, de Rage Against The Machine à Limp Bizkit. La galette est aussi ramassée qu'efficace et ce métal percutant vaut sans hésitation votre détour par les USA.

Les Critiques :

  • Le quatuor oscille entre des sonorités à la Limp Bizkit et R.A.T.M., sans oublier aussi le punk californien des années 90.
    Heavy Metal Webzine

  • Where WE Are ne laisse pas l'oreille une seconde, captivant, stimulant l'esprit.
    The RingMaster Review

  • Il n’y a pas beaucoup de disques de cette qualité ces dernières années.
    Abaddon Magazine
  •  

Tracklist :

01. State Of The Union
02. End Of America
03. Self Control
04. Attitude
05. Take Out A Bully
06. I’m Fucked
07. Just A Victim
08. The System
09. Lies
10. Soulless
11. N.L.M.
Total : 30mn env.

Line-Up :

Brad Cox: chant
Pat Valley: guitare
Murphy Karges: basse
Rob Hammersmith: batterie

Les Liens :

HELLFEST 2022 - REPORT 2 (17 JUIN 2022)

Le 30/06/2022

Live report 2 : édition 2022 du Hellfest

Vendredi 17 juin 2022

par Dam'Aël

 

Réveillée par les rayons du soleil déjà très chargés en degré Celsius, j'avale le boosteur matinal dark, dark and dark puis j'enfile mes rangers blanches massives, bien décidées à faire chauffer à haute température la semelle qui s'écrase au sens propre et figuré (sans mots dire), à chaque déplacement de Métalleuse. Il est 10h15 et déjà HEART ATTACK s'affaire aux balances. La fosse est vide mais quelques addictes ayant établis une relation privilégiée avec les barrières de devant de scène sont déjà en poste, moi y compris. 10h30, le top départ est donné devant une foule qui en quelques minutes s'est formée presque à la vitesse de la lumière. Heart Attack était attendu de pieds fermes et main sur le coeur, malgré l'horaire. Les quatre membres ont adopté un code dress identique, t-shirt, jean noirs et blouson dans les mêmes tons tagué du logo de la formation, le tout masqué jusqu'au cou et rassurez-vous, le Covid n'y est cette fois-ci, pour rien. 

 

 

 

Et direct, le combo nous envoie des watts électrisés. Pour sûr on est réveillés désormais. Trente minutes à déglinguer les amplis, les cous et têtes, avec une prestation qui ravis les fans, évidemment  plus qu'enchantés de ces 30 minutes de show, court trop court. J'ai pu obtenir une interview avec les deux membres de la session rythmique le lendemain. A suivre...

 

 

On  jette un oeil sur la Mainstage 1 sans bouger pour ne pas perdre contact avec mon amie la barrière et ma position favorite au plus près de la scène. Ce sont les Norvégiens " Frog Leap Studios, projet du multi-instrumentaliste Leo Moracchioli et qui est aussi le nom de son studio dans lequel il joue les savants fous du metal pour une chaîne YouTube. Ce scientifique de l’extrême déglingue des tubes pop en les arrosant de sauce metal. On passe sans transition de Britney Spears à Michael Jackson, de Robin Thicke à Rihanna. Après 650 millions de vues, place à la version live."

 

En remontant vers l'espace presse, je m'arrête un petit moment pour profiter d'un morceau de ASG sur The Valley et je vous en fais profiter aussi. 

 

HELLFEST 2022 REPORT 1 (16 JUIN 2022)

Le 21/06/2022

Live report 1 : édition 2022 du Hellfest

par Dam'Aël

 

Deux Hellfests ne seront pas de trop pour remplir le vide laissé par deux années blanches ! Paroles de Metalleux !

Et la canicule n'a certes pas voulu manquer ce rendez-vous. Les grosses gouttes qui perlent au rythme des watts survoltés, c'est bien mais y mettre une touche personnelle, le roi Soleil y a mis plaisir et ferveur à faire encore plus hard . Ce contrat signé et billets en poche, il faut faire preuve de patience car les grilles du Hellfest bien qu'enlisées dans cette léthargie de plus d'un millier de jours, ont pour consigne de n'ouvrir qu'à 14 heures ce jeudi 16 juin ; et elles sont obéissantes! 

Top départ! Celui de Dam'Aël commencera par un tour de reconnaissance dans le Metal Corner. Repérage ? Nenni, pas que... C'est déjà gros paquet au bout du bras que s'amorce ce voyage en Enfer. 

Cependant, la première rencontre se fait dans un coin de l'une de ces énormes tentes de merchandising. La raison? La sortie du 3ème tome de la trilogie de Saad Jones - EcrivainDark Desires qui suit Violent Instinct et Red Roots. Le hasard a voulu que ma présence en ce lieu coïncide à quelques minutes près à celle de l'énigmatique auteur qui, après une minutieuse préparation  qui pourrait s'apparenter à une certaine mise en scène - micro et casque - m'invite à m'assoir. Je ne vous livrerai pas l'échange que nous avons eu, mais sachez que sous cette cape noire et ce masque mi-doré, mi-noir, se cache beaucoup de sensibilité, de dualité, de yin et de yang, le tout nourrissant avec classe et charme, les histoires de Saad... Merci Monsieur ou merci Madame, le mystère reste entier ! Cet échange a été un moment fort !

 

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La seconde rencontre se tient sur le stand de Les éditions Rouquemoute, une maison d'édition indépendante basée à Nantes, spécialisée humour, BD et dessins de presse, où après avoir participé au crowfunding KissKissBankBank d'un de leurs projets, je récupère mon numéro de Metal Vortex, dédicacé par Pixel Vengeur et Fabrice Hodecent.

 

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"Une étrange malédiction a frappé les terres tonitruantes de Clisson. Le Hellfest, lieu de pèlerinage des métalleux, s’est transformé en terrain de mini-golf géant. Pour Mike, Barbara et Loud, l’autoproclamée Horde des Enfers, le metal doit revenir abreuver les vignes de Muscadet. D’autant plus que ces derniers n’y sont pas pour rien dans la disparition d’une icône du festival…".  Hellfest Metal Vortex est une BD délirante de Jorge Bernstein (scénariste à Fluide Glacial et Spirou), Fabrice Hodecent (scénariste, rédacteur en chef de Route64) et Pixel Vengeur (dessinateur à Fluide Glacial et Spirou, préfacé par Philippe Lageat.

Le logo Hellmoute a été créé par Mush, graphiste démiurge du Hellfest.

 

 

Pendant ce temps, on s'excite sur la scène Hellstage et au Metal Corner avec tout un panel de groupes underground ravis de fouler ces deux scènes, premier pas vers un éventuel futur voyage sur les plus grandes de ce festival fou, furieux et frétillant d'ondes meta-sismiques...

A suivre...

 

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LAST TEMPTATION "FUEL FOR MY SOUL" (2022)

Le 22/05/2022

Groupe : Last Temptation
Origine: Strasbourg/Paris (FR)
Album: FUEL FOR MY SOUL (20/05/2022) - Chronique d'album
Genre: Hard Rock, Heavy, Grungy teinté de stoner.
Label :  http://http://www.goldenrobotrecords.com/
Par Dam'Aël

 

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LAST TEMPTATION : LE GROUPE

 

Evidemment, j'ai cette grande tentation de vouloir vous raconter la genèse et l'histoire de ce groupe dont la création remonte dans les années... ouais, tout dépend à quelle référence on fait allusionner. Bon, partons sur 2010. Donc Last Temptation (LT) voit le jour grâce au Strasbourgeois Peter Scheithauer  qui  a déjà bien roulé sa bosse : sideman pour des groupes aussi divers que Kiss, Megadeth, Testament, Slayer , Belladona et bien d’autres, il est également le fondateur de Stream, Killing Machine et Temple Of Brutality ... Cette formation se forge sur un line-up initial des plus impressionnants puisqu'il invite Bob Daisley (Garry Moore, Ozzy Osbourne),Winnie Appice (Black Sabbath, Dio) et Don Airey (Deep Purple, Rainbow). Malheureusement ou... comble de bonheur selon où nous orientons notre lorgnette, le projet a longtemps traîné, d’abord en raison des plannings hyper chargés de chacun et, d'autre part, Bob Daisley tient absolument à intégrer un chanteur avec des critères très précis; Il le veut inattendu, jeune et frais... mais sans acné! Reste à Peter de relever le défi lancé par Daisley. On peut l'imaginer courir jambes à son cou de métalleux vers le Festival Musica, le Festival des Artefacts, La laiterie ou le Molodoï pour trouver la perle rare. C'est par un pur hasard que le guitariste "tombe" sur des videos de HELLECTROKUTERS, un groupe parisien de hard rock qui, avec deux albums à son actif, envoie du bois qui sait réchauffer les salles les plus glaciales. Et le frontman  Butcho Vukovic dégage une vitalité rassurante et propose un chant plus que convaincant. Le tout sur une expérience de ouf puisqu'il est, entre autres, l'ancien frontman de feu Watcha, le premier groupe de Néo Metal français des années 90 bien pesées (1994-2008). Peter contacte téléphoniquement l'élu pour le job qui, croyant à une blague, se paie le luxe d'envoyer gentiment ballader le 6cordistes en mode "Va te faire pendre avec tes cordes plutôt que de me raconter des carabistouilles". Sauf que Peter ne lâche pas l'affaire et sait convaincre. Après divers échanges d’enregistrements comme démonstration de la qualité vocale de ce jeune français auprès de Bob, la réaction ne s’est pas faite attendre. Bob Daisley dit à Peter : « Voilà, c’est Ozzy qui chante juste ! », « C’est Ozzy, avec un timbre juste. ». L’affaire est pliée! Et Ozzy se lance dans la confiture de rhubarbe. Bon j'déc***.    Un premier album Last Temptation voit alors le jour le 19 septembre 2019 via earMusic.

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 Mais comment gérer les scènes avec un océan qui sépare les Américains des Français en période de pandémie. Il faut donc revoir le projet et faire appel dans l'hexagone, à un nouveau bassiste et un nouveau batteur respectivement Julien Rimaire  (Los Disidentes Del Sucio Motel ) et Vince Brisach (Mitch Ryder) . Peter expliquant: " la nouvelle composition facilite grandement les répétitions, les concerts au pied levé et la préparation des productions d'album".

Ce nouveau line-up ne va pas jouer les touristes en shorts de bain masqués jusqu'aux oreilles; ils vont travailler dur et à l'instar de la foudroyante multiplication virale que nous avons tous subie, le quartet va lui aussi multiplier les titres, jusqu'à une bonne quarantaine pour n'en choisir au final que 11 qui viennent plaquer de Hard Rock Old School les sillons de FUEL FOR MY SOUL, leur second opus. Cependant un nouveau changement intervient au sein de la formation, Farid Medjane (TRUST) reprennant les baguettes de Vincent, c'est donc lui que nous pourrons voir sur scène dans les prochains concerts et pour la suite de l'aventure.        

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Au cours de ce périple, le combo réussit un coup de maître en signant sur Golden Robot Records/Crusader Records complété par un contrat de management avec Doug Goldstein, lequel a assuré la gestion du groupe Guns N' Roses pendant 17 années de leur longue carrière. Privés comme tout le monde du spectacle et de la culture, ils n'auront pas pu livrer en live leur premier album mais ont malgré tout eu l'opportunité d'assurer la première partie de Dream Theater  et de présenter  en avant première LAST TEMPTATION sur la mainstage 1 du Hellfest en juin 2019, accompagnés de Steve Unger (Metal Church) et de Stet Howland qui a fait partie des groupes USA de Peter, et a été le batteur de WASP, Lita Ford ou encore Metal Church.                                    

 

LAST TEMPTATION : FUEL FOR MY SOUL

 

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En cette nouvelle période de tension internationale et de risque de pénurie énergétique, la solution est toute trouvée; carburer au FUEL FOR MY SOUL à l'indice d'octane LT 2022 qui assure une réaction exothermique d'oxydoréduction capable de réchauffer n'importe quel frileux du genre et les acolytes qui l'accompagnent. Last Temptation, les fans le savent, a pour influence  Black Sabbath, Black Label Society, Ozzy, mais aussi bien d'autres. Il s'inscrit dans un registre Old School des années 80's avec pour priorité le côté organique de la musique et de ses enregistrements; et pas question de faire de compromis sur cet aspect technique et artistique. FUEL FOR MY SOUL est une galette qui ne nous limitera pas aux 80 km/h autorisés dans un tout autre domaine; ces 11 titres savent donner la vitesse d'une écoute en chute libre jusqu'aux dernières secondes. Le quartet a généré une quarantaine de titres avant d'en sélectionner avec précision 11, jetant  les perdants au rebus. Le travail en amont est tel que l'enregistrement de ces 11 compositions a été réalisé en une seule semaine au Downtown Studio de Strasbourg; un enregistrement voulu en live et en prises intégrales de tous les instruments ainsi que la voix afin de respecter les critères rapportés plus haut. Le mixage est délégué à E.BISCAN et la masterisation est assurée par Peter lui-même. L'artwork est de nouveau réalisé par Headbang Design  (album « Throes of Joy in the jaws of defeatism » de Napalm Death, travaux pour des festivals de Stoner...) avec Antoine Defarges derrière le pinceau qui lui donne un style très graphique, une esthétique très colorée et cette dimension intemporelle. Je vous propose dès maintenant d'aller faire le plein à la pompe de Last Temptation pour un voyage chaud comme la braise.

 

EN PISTE :

1. Ashes and Fire :

Le sujet abordé dans « Ashes and Fire » est celui des personnes égocentriques et égotiques qui se prennent pour les rois du monde en utilisant le pouvoir et la violence. Explosif d'entrée de jeu, Heavy au possible, Last Temptation fait rougir les cordes de toutes origines confondues. Butcho Vukovic, le timbre écorché vif, se veut puissant dans un registre qu'il connaît très bien. Quelle est cette petite étincelle nouvelle qu'on perçoit en tendant l'oreille? La basse? La basse!!! Yes, cette basse a une sonorité toute particulière, elle est un poil plus stoner et ça m'plaît! Côté solo, nul doute qu'il s'agisse de Peter; reconnu Pit, sors de derrière les flammes STP. Cependant on remarque une variante importante: il s'y colle un côté mélodique plutôt rare chez le guitariste. A suivre... Concernant la batterie, on note une double pédale efficace sans démonstration ulcérante. Cette première piste est aussi le premier single supporté par une lyrics-vidéo diffusée en septembre dernier.

 

 

 

2. I Believe :

 Mid-tempo qui sonne et résonne, et qui rappelle l'intérêt qu'a le groupe pour le gigantesque Black Sabbath; I Believe confirme le son plus stoner de la basse qui s'associe à la guitare pour donner une atmosphère plus lourde. Le chant et le solo se tiennent un peu plus dans le registre du premier album (ceci n'engage que moi)

 

3. Stronger than fate :

Véritable déferlante de riffs, de notes et une ligne de chant qui défile à vive allure, ce titre est une machine à démonter tête et cou, à éroder tous les cartilages y compris ceux des plus jeunes métalleux; un big one en mode belliqueux, un titre version speed machine infernale dont le final appuyé par la double pédale est un mitraillage de grande envergure. Les nappes de guitare sont magistrales et pourraient faire rougir la horde de United Guitars de Ludovic Egraz. Une tuerie! Ce titre est une véritable tuerie; l'effet Kiss Hot du combo LT!

 

4. I Don't Wanna Be Your God :

Langue pendante, casquette sous le pied écorché vif, débraillé comme un pitre déluré, c'est dans cet état qu'on risque d'appréhender en sortie de Stronger Than Fate, le titre suivant "I don’t wanna be your god". Aux portes du Doom bien sale, gonflé à bloc en saturation, chargé comme un mulet en riffs bien lourds et syncopés, le sujet abordé est à prendre avec un second degré évident et une douce ironie. Mais la réflexion n'est pas bannie de toute interrogation. « ''I Don't Wanna Be Your God'', c'est Dieu qui s'adresse à l'humanité pour expliquer qu'il ne se sent plus responsable d'eux en raison de la façon alarmante dont ils se traitent les uns les autres. Il dit : « Désolé, mais j'abandonne ! » commente le guitariste Peter Scheitauer. Butcho Vukovic réussi ce tour de passe passe en rendant  moins pesant l'instrumental par des lignes de chant savamment recherchées et très mélodiques.

 

 

5. Fuel For My Soul :

Ce titre est un excellent combustible pour notre organisme et notre âme. Fortement influencé par les 70's et plus particulièrement par les britanniques Led Zeppelin dont les gimmicks et les plages de guitare ne sont pas s'en rappeler le fabuleux Whole Lola Love (Page non tournée, toujours au 1er Plan-t-); Butcho sait la jouer au plus près de l'effet voulu dans ce morceau, tant sa capacité d'interprétation est incontestable et incontestée. La basse s'est adoucie et en devient particulièrement mélodique et doucereuse. Fuel For My Soul est un des points forts de cet album qui se veut déjà d'un excellent niveau. On apprécie aussi la section rythmique solide et l'excellent travail fourni par le batteur. Le clip de cette piste est sortie le jour même de la release de l'album organisée au Hellfest Corner par Olivier Garnier de Replica Promotion le 20 mai dernier.

 

 

6. Carousel of hell :

Cette sixième piste fait aussi partie de mes préférées; très groovy, très rythmée, aux plages de guitare qui sauraient plaire à Yann Armellino et à grand nombre de 6cordistes.  Ce morceau est puissant, efficace tant par ses structures, son jeu, son inspiration et le choix des rimes du texte. La batterie sait appuyer la puissance des riffs, la mélodie du chant, par des patterns calmes ou beaucoup plus énervés en soutien inébranlable.

 

7. Free, Strong and Loud :

Pas de doute, ce morceau vous met la patate. Après une introduction très calme sur un duo guitare/basse ou basse reliée à un octaver, j'ai à peine eu le temps de me poser sur mon interrogation que les rockers décident d'allumer le feu en mode combustion Speed Metal. Groovy au possible, plus qu'efficace, très bien foutu et fédérateur au max (les politiques pourraient revoir leur copie...), Free, Strong And Loud est un concentré de Rock multi-fonction qui vaut toutes les recettes du monde, véritable exutoire qui ferait dégringoler le cours boursier de toute la pharmacopée allopathique. Encore une de mes sélections.

 

8. In The Mirror :

C'est sur cette 8ème piste que Last Temptation délivre la ballade de l'album, à la fois mélodique et mélancolique, on confirme le talent du frontman et plus particulièrement la fin vocale qu'il donne à ce titre. L'instrumental est chargé, syncopé, lourd et bruyant, frôlant les limites du noisy sur certains passages. La section est réellement massive, enfonçant le clou de la puissance du texte. 

 

9. Main Attraction :

Pour les fans de Suzy Quatro, ne vous attendez pas ici à trouver un cover de son 8ème album. Rien à voir. Mais écoutez plutôt. Les paroles de ce titre aborde le fait qu'il nous arrive à tous de penser bien agir, d'apporter une plus-value au monde qui nous entoure, mais malheureusement les conséquences peuvent être désastreuses et trop tard pour retropédaler. Le mal est fait. Et Last Temptation sait introduire le sujet et transcrire nos pleurs de notre noir constat, avec cette intro des plus sinistres sur guitares saturées et dissonantes pleurnichardes, à l'effet  très réussi. Bravo les gars. Le ton est donné et bien donné : lourdeur, rythme pesant à l'allure d'un compte à rebours, grungy, au son bien sale aussi sale que nos actions. Le solo tranchant, fusille à tout va y compris nos illusions. Une lyrics video appuie la sortie de ce troisième single depuis début mai dernier.

 

 

10. The Answer :

Où trouver la réponse à cette question princeps : "pourquoi sommes-nous sur terre ? ". Nous pouvons toujours parcourir en long, en large et en travers le dernier Gala du kiosque, tirer les cartes d'un jeu de tarot qu'Antoine Defarges aurait peut-être pu illustrer ou encore demander à la concierge de l'immeuble qui glâne allègrement toutes sortes d'information; le conseil que tente de nous donner le combo est sans nul doute bien meilleur, celui d'avoir cette approche introspective profonde et plus sérieuse. L'instrumental de The Answer est sombre, lourd à l'image de la difficulté à répondre à la question soulevée. Last Temptation rappelle ici ces influences musicales.

 

11. Going Crazy:

Stoner, Doom, Grungy filent la texture musicale de cette étoffe rugueuse tramée par toutes nos peurs. Et ça gratte! Si les guitares stridentes sont les premières à enfiler l'aiguille de ce canevas très Black Sabbath, la basse tisse une très belle partie de cet ouvrage, ourdant un son lourd et vrombissant pesant et alarmant, cependant bien rond. le chant doublé version écho, crée une résonnance telle, qu'elle pourrait se faire le juge de notre conscience. Le pattern de batterie règle à la perfection ce métier à tisser qui délivre cet habit crazy de notre folie humaine. Très bon final pour enfoncer le clou des messages passés dans les 11 pistes de cette galette.

 

NOTRE AVIS :

FUEL FOR MY SOUL marque une réelle évolution  du combo LAST TEMPTATION. Qu'il s'agisse des compositions ou de leur production. Qu'il s'agisse de l'évolution des soli de guitares qui prennent part à la mélodie des titres tout en gardant ce côté agressif et très technique signant la patte très identitaire de Peter. Que cela concerne le nouveau son de la basse qui, apportant un son plus stoner, amène une couleur différente et bien trouvée à cet ensemble instrumental. Qu'il s'agisse du chant de Butcho toujours aussi excellent et qui a su introduire des lignes de chant plus nuancées et peut-être plus caractéristiques du genre donné dans cet opus. Enfin que cela porte sur le travail de la batterie qui met en évidence une recherche toute particulière sur la construction des patterns et de ses nuances. On notera un jeu de double pédale qui ajoute une plus-value très notoire sur l'ensemble des compositions. FUEL FOR MY SOUL est un excellent album qui délivre des compositions puissantes, mélodiques, variées où l'énergie dégagée peut prendre des allures explosives, foudroyantes ou plus pesantes à l'instar des sujets abordés dans les textes. Nul doute à émettre concernant le talent de cette nouvelle configuration du groupe et de sa capacité à envoyer la charge et les watts avec une inspiration et un savoir-faire sans réserve. Last Temptation carbure à l'indice d'octane élevé. Son aisance, son inspiration, sa passion tissent avec brio l'étoffe d'une formation à mettre sur le devant de la scène sans demi-mesure et sans modération. Rendez-vous notamment au Hellfest le 18 juin prochain, en compagnie de The Darkness, Steel Panther, Deep Purple , Airbourne, Dead Daisies. Ouai, les mecs, ils savent aussi la jouer dans la grande cour !

 

DISCOGRAPHIE :

 

19  septembre 2019 : Last Temptation

Last Temptation, 1er album éponyme sorti le 27/09/2019

 

 

Track List :

1 Ashes and fire
2 I believe
3 Stronger than fate
4 I don’t wanna be your god
5 Fuel for my soul
6 Carousel of hell
7 Free, strong and loud
8 In the mirror
9 Main attraction
10 The answer
11 Going crazy

Line up :

Butcho Vukovic (vocals)
Peter Scheithauer (guitar)
Julien ‘Baloo’ (bass)
Farid Medjane (drums) qui remplace Vincent Brisacq

 

Les liens :

https://www.facebook.com/LastTemptationOfficial

http://www.goldenrobotrecords.com/


 

 

 

 

 

 

 

WYVERN "RADIATIONS" (Album 2022)

Le 06/05/2022

Groupe : Wyvern
Origine: Toulon (FR)
Album: RADIATIONS (18/03/2022) - Chronique d'album
Genre: Rock Progressif, atmosphérique, Cinématographique
Label :  Whormholedeath (Italie)
Par Dam'Aël

 

 

WYVERN : LE GROUPE

 

Wyvern!?... Est-ce cette envie de voguer sur les eaux du Metal Progressif à l'instar de ce magnifique 2 mâts norvégiens du même nom de 1897 naviguant sur les eaux nordiques, ou la nostalgie de certaines radios nées dans les années 80 avec notamment celle qui diffusait dans le Herefordshire et la Worcestershire, qui a motivé ces quatre jeunes Sudistes à choisir ce patronyme. A priori pas du tout! La tramontane, le poulen, le ponant, le mistral ou encore l'aguieloun soufflent dans la rade de Toulon et ramènent quelques souvenirs... celui d'un ancien groupe dans lequel le papa de Laurent et Aurélie tenait place. Un formatage paternel, affectif mais pas que... est à l'origine de cette histoire.

WYVERN le groupe

Wyvern s'est formé en 2016 dans la région du Var (83) avec une envie puissante de donner une suite logique à leur formation artistique. Tout droit sortis du Conservatoire TPM de Toulon, Julien Wetterwald * à la guitare et au chant, Aurelie Martin ** à la basse, Laurent Martin *** aux claviers et Alexandre Prs **** à la batterie s'essaient à un style de Rock progressif y associant des sonorités Metal teintées d’électro. 

* étudiant au conservatoire de Toulon depuis l'âge de 6 ans, Julien obtient un Brevet d'Études Musicales (BEM) de solfège en 2013 avec Mention bien puis un BEM de guitare en Mai 2018 avec Mention très bien et les félicitations du jury. Actuellement en fin de cycle du cursus de guitare en "Musiques Actuelles" il a comme objectif de devenir enseignant au conservatoire.

** Aurélie :  BEM classique en solfège / BTS Design Graphique communication des medias numériques

*** Laurent : BEM classique en piano et solfège / DUT MMI (metier du multimédia et de l'Internet) / LP TSI (license pro techniques du son et de l'image) / en train de passer le CEM classique en piano 

**** Alexandre : en cours d'ontenir le BEM musique actuelle en batterie et solfège 

Wyvern devient lauréat du tremplin Classeurock qui le propulse sur la grande scène du cours Mirabeau à Aix-en-Provence en 2017 pour la fête de la musique en première partie d'Aqme et Blazing war machine. Il est vainqueur du tremplin Rockavalaire en 2018 et sélectionné par RTL2 pour la fête de la musique 2019 à Saint Raphaël...

2021 est une année importante dans le cursus du quartet avec cette signature sur le label italien Whormholedeath.

https://www.youtube.com/channel/UCDf3BAPumpCkSMXVJ7w17iA )

 

DISCOGRAPHIE :

 

En Janvier 2018 ils sortent leur premier album de 11 titres autoproduit «World Product».  https://0wyvern0.bandcamp.com/album/world-product


Le 23 Mars 2019 c’est l’EP 2 titres « Moonshine & Neoworld » qui fait son apparition, ce dernier étant entièrement enregistré par Sébastien  Camhi au StudioArtmusic». https://0wyvern0.bandcamp.com/album/moonshine-neoworld


En Novembre 2019 le premier clip du groupe (réalisé par Nicolas Fournier ) illustrant le titre Moonshine de leur EP est diffusé sur YouTube


Ils reviennent en 2022 pour leur second opus RADIATIONS. 

 

L'ALBUM :  RADIATIONS

 

L album radiations de wyvern

Présenté en version digipack le 18 mars 2022, les 7 titres de la galette Radiations délivrent près de 40 minutes de Metal Progressif qui joue l'alliance entre la musique et le 7ème art. " Notre communauté et nos auditeurs nous disent généralement que nous sonnons comme un mélange de Muse, Pink Floyd, Dream Theater et Devin Townsend. Le son Wyvern a été façonné par un large éventail d'artistes et de genres musicaux, mais surtout des groupes comme Leprous, Muse, Porcupine Tree, Devin Townsend, Haken, Avenged Sevenfold, Dream Theater.  « Nos influences viennent des différentes musiques que nous écoutons, ça peut être des groupes ou des artistes solo, de différents genres musicaux. Il peut également s'agir de films, de séries ou de jeux vidéo. " dixit le groupe.

C'est la raison pour laquelle ils ont donné vie à l'histoire narrée dans leurs chansons à travers une petite série de 4 vidéo-clips cinématographiques, 3 réalisés sous la direction de Nicolas Fournier et un, sous la collaboration  de Elisa Lecourtois pour l'animation du titre Amnesia, clips qu'ils ont diffusés du 18 février au 11 mars avant la sortie officielle de l'album. Ceci a été possible grâce à une contribution-crowdfunding largement atteinte via Helloasso.

 

Le travail de composition et d'écriture des textes est réalisé  pour une grosse partie par le claviériste Laurent, multi-instrumentiste à la productivité assez exceptionnelle. S'il fallait inventer le bouton off-humanoïde, ce serait forcément pour lui. Initiant les titres soit à partir de riffs de guitare, soit à partir de ses claviers, ou encore prenant comme support des banques de sons préexistants qu'il transforme pour leur donner une version plus identitaire, le plus gros du travail est ensuite présenté aux autres membres pour un peaufinement jusqu'aux moindres détails.

Fidèle au Studio Art Music (83), c'est Sébastien Camhi qui s'est occupé du travail d'enregistrement et du mixage des pistes. Le mastering a été confié à Kai Stahlenberg du Kohlekeller Studio (Seeheim-Jugenheim) en Allemagne. Quant à l'artwork, c'est la cinq-cordiste Aurélie qui s'est fait plaisir en réalisant le dessin de la pochette et Nicolas Fournier qui a mis la touche finale sur le design du titre de l'album. 

 

Tracklist:


01. Radiations (8:02)

"Radiations est un long morceau d'introduction qui retranscrit à travers les yeux d'une personne (Adam), l'arrivée de Radiations dans un monde paisible. Il est seul à survivre à ce cataclysme, sans comprendre pourquoi... Comme s'il était voué à survivre seul dans ce monde dévasté". 

C'est dans un univers d'arpèges électro-acoustiques que s'ouvre le parcours d'Adam et le nôtre dans Radiations. Le synthé et la batterie s'invitent à mi-distance dans la 3ème phrase musicale de cette longue introduction instrumentale, rejoints en 8 temps, 2 mesures par une basse lourde et sombre. Un duo basse / batterie qui donne une couleur inquiétante à ce tableau musical et au nouvel environnement d'Adam. Le chant clair et mélodique est supplanté par un scream soudain et violent. On note l'intervention de Alan Dufrêne pour les screams du titre, uniquement sur l'album (ce sera aussi le cas sur Amnésia et The Traveler).  Un morceau au décor changeant dont le rythme se module tout au long de ces 8:02.


02. Amnesia (5:27)

Le morceau « Amnesia » est un long rêve de notre protagoniste « Adam » qui essaie tant bien que mal de trouver un moyen d'échapper à ce nouveau monde sans espoir. Le monde réel ayant été dévasté par les radiations, Adam se réfugie dans ses rêves pour y créer son monde. Au début, tout va bien pour lui, il se découvre des pouvoirs de création qu’il n’avait pas dans le monde réel, il y découvre des paysages d’une pureté qu’il ne croyait jamais revoir. Mais plus son rêve avançait, plus il devenait instable et dangereux, jusqu’à ronger Adam de l’intérieur et ne plus lui permettre de se réveiller. "

Amnesia est plus électronique, plus moderne. Ses sonorités relèvent de ces musiques de dessin animé confirmées par l'animation-clip proposée le 18 février  par Elisa Lecourtois pour supporter cette deuxième piste. Le chant de Julien, très varié, propose des nuances très basses, parfois plutôt pop, sur fond plus délirant. Le passage screamé assuré par Alan apporte ce côté angoissant au stress rencontré par Adam, en opposition  avec les passages mélodiques chantés en voix claire par Julien. Les structures sont travaillées, recherchées et les sonorités plus électroniques contrastent avec ses passages plus classiques de l'interlude guitare/synthé  aux environs des 4 minutes.

 


03. Black Medicine (5:52)

Dans « Black Medicine », on assiste à la guérison de Adam et à l’extraction de son rêve dans lequel il est resté enfermé "

En trois pistes, on ne peut que constater la capacité qu'a Julien à nous proposer des tableaux vocaux très variés, contrastés et très différents d'un titre à l'autre ; mais aussi la capacité générale qu'a le groupe à plaquer une inventivité et une inspiration très redoutable. Top départ avec Aurélie à la basse, Black Medicine dévale la piste des sillons à un tempo plus rapide que les précédents, sans omettre d'y intégrer des plages plus modérées qui ne s'éternisent pas. Très dynamique, très Prog et tout autant inspiré que ce début d'album. Il semble évident que cet opus s'est engagé à nous proposer de la matière et de la belle matière pour nos oreilles! La technique est une base solide chez Wyvern au même titre que l'inspiration. Toujours dans le cadre de la promotion de Radiations, un clip a été mis en ligne le 25 février, réalisé par Nicolas Fournier.

 


04. The Race (5:14)

Dans « The Race », Adam tombe sur une civilisation d’un nouveau peuple vivant sous les radiations. Ils perçoivent Adam comme un étranger ou même comme un monstre, différent de par son apparence et ses vêtements. Nous avons vraiment voulu marquer et illustrer cette différence en habillant tous les habitants de cette même civilisation exactement de la même manière. "

Morceau très syncopé, jouant la magie d'un duo basse/batterie efficace, batterie qui se lâche en proposant des patterns énergiques aux débits galopants et aux sonorités particulières. Introduit par le clavier, ne ratez pas à 2:32 ce passage épique de percussions dont je vous précise l'anecdote. Sébastien tenait à ajouter des percussions supplémentaires dans ce titre ; l'idée était de faire intervenir en guest Les Tambours du Bronx. Malheureusement, la formation de Varennes-Vauzelles (58) n'a pas donné suite à cette demande. Vraiment dommage car ils auraient apporté une touche supplémentaire à la sculpture musicale des Toulonnais. Sébastien et Wyvern ont su réagir en réalisant un simulacre fait-maison qu'on pourrait nommer " Les Tabourets du Bronx de la rade de Toulon"... on apprécie aussi le jeu sur le Sharley, le piano énigmatique et ce solo de guitare magnifique et très technique.

Sortie du clip le 4 mars :


05. Acceptance (1:49)

Arpèges et bruits étranges constituent cet intermède qui signe une certaine résignation que les plages de synthé très atmosphériques complètent magnifiquement. Mais un rebondissement n'est-il pas possible? Acceptance pourrait être l'intro de Fading Fear.


06. Fading Fear (4:44)

Après avoir compris qu’il n’avait aucune chance de s’intégrer dans ce monde, Adam se résigne alors à le quitter. C’est ainsi que commence « Fading Fear », où on voit Adam seul avec ses pensées suicidaires. Au moment de passer à l’acte, il fait un étrange rencontre. Sa femme de sa vie d’antan l’a retrouvée. Tous les souvenirs d’Adam revenaient à lui. "

Morceau plus jazzy et dansant sur base de ternaire me semble t'il, où la basse prend les sonorités d'une contre-basse jazz. Chagrin, amour, mélancolie, beaucoup  d'émotions.. On nous invite dans un doux tourbillon à valser en mid-tempo sur un dénouement plus positif et joyeux. Tout est splendide musicalement : claviers, basse, batterie, guitare, chant. Nicolas Fournier nous délivre des craquements de vieux vinyls et ceux de vieilles bandes de film. Fading Fear sera le quatrième et dernier video-clip avant la sortie de Radiations. 

 


07. The Traveler (9:10)

"The Traveler" désigne Adam. C'est une sorte de rétrospective sur tout son parcours, il regrette la vie d'avant les Radiations (il se raccroche à tous les souvenirs de cette vie paisible) et maudit son destin tragique. On aime à penser qu'il se juge lui-même, comme s'il se voyait à la 3ème personne. Ce point de vue à la 3eme personne marque son impuissance dans toute cette histoire, c'est le destin qui l'a amené ici, tel un scénario de film déjà écrit. "

A l'instar du titre qui ouvre l'opus, The Traveler s'annonce sur des notes de guitare électro-acoustique sur lesquelles Julien pose un chant mélodique qui monte en hauteur et en puissance. Le relai est pris par Alan pour un chant plus musclé et screamé porté par une session rythmique plus agressive. Le voyage est changeant, passant d'une rive douce et calme à l'autre plus énervée et puissante : un Progressif moderne qui suit l'imagination du groupe, son émotion, fidèle à la veine de Radiations tout au long de ses 40 minutes.

 

Notre avis:

"Radiations" est un véritable projet artistique comme on aimerait en avoir plus souvent. Très intense par la qualité de ses compositions, léger crossover des genres mais surtout grand mélange des styles sur trame de pur Progressif moderne, voila comment on pourrait décrire l'univers musical du quartet dont l'originalité est l'introduction plus massive de sons électroniques divers et très variés. La guitare, les claviers,les synthé apportent les couleurs à ce tableau qui couvre un spectre très large de variations sonores, parfois lyriques, parfois symphoniques ou encore jazzy. "Radiations" présente le génie de ce jeune groupe rempli de talent. Leur travail est sculpté jusqu'au détail le plus microscopique, alliant émotion et inspiration. "Radiations" joue l'explosion des nuances, des énergies, de la diversité. L'inspiration irradie ses 7 titres et le talent rayonne tout au long de ses 40 minutes. Contamination totale et absolue avec un pronostic des plus sains et vivifiants. Le traitement aux résultats garantis est assuré. Quant aux effets secondaires, ils sont imparables et irréductibles: l'achat instantané de l'objet et la course folle aux lives proposés par le groupe. La dose de rappel est quotidienne et acceptée à une très large majorité.

A noter que si sur l'album les screams sont exécutés par Alan Dufrêne, Julien a travaillé et continue son travail vocal. Pour avoir vu le groupe en concert, Julien assure avec panache les envolées vocales, les tessitures de basse sans support technique annexe et les quelques screams qui jonchent cette fresque vocale. 

La structure des morceaux est complexe, parfois réalisée en 7/8, 5/4, en contre-temps et aux débits différents sur des tempi qui peuvent fluctuer au gré des émotions dégagées. Alexandre a mis en évidence un excellent travail d'interprétation et d'exécution sur les toms, la grosse caisse et ses deux caisses claires. Aurélie manie les 5 cordes de sa basse avec beaucoup de talent, excellant dans le slapping sur certains des titres. En plus du chant, on reconnaît la technique sur les 7 cordes de Julien qui sait donner l'intensité et les émotions aux soli de chaque morceau. Et pour finir, on constate une énorme capacité de la part de Laurent à composer, à imaginer, à transcrire, à créer avec aisance et beaucoup de subtilité du Prog de grande qualité ; l'étoffe d'un grand compositeur. 

Le talent de Wyvern est un véritable Talent qui mérite une exposition médiatique de plus grande envergure, qui devrait les amener jusqu'aux scènes internationales du Progressif, tant le niveau de ces jeunes est incontestable. En plus d'une grande générosité doublée d'une certaine humilité, une maturité grandissante ressort de ce nouvel opus, maturité qui est très loin d'avoir atteint le high level car "les petits étalons" en ont encore beaucoup sous leurs sabots.

Ceci n'engage que moi mais j'imaginerais très volontiers un concert de belle envergure proposant Wyvern et LAG I RUN: vague de talent dans la rade de Toulon.

 

 

Les liens :

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https://0wyvern0.bandcamp.com/

 

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