HARD ROCK

Chronique d'album : GANAFOUL (Hard Blues), "Sider Rock" (2020)

  • Le 18/12/2020

Groupe : GANAFOUL
Album : Sider Rock (33 trs - 04/09/2020)
Genre : Hard Blues Rock
Origine : Givors

Par Ahasverus

Le Groupe :

Ganafoul signifie "comme un fou" en patois (ou argot selon les sources) givordin.
Il se forme à Givors en 1974 sous la forme d'un trio instrumental composé d'Edouard Gonzalès (guitare), Philippe Veau (basse) et Yves Rothacher (batterie), rapidement rejoints par Jean-Yves Astier (chant) et Jack Bon (guitare).
Après un split, le groupe se reconstitue en trio avec  Jean-Yves Astier (basse, harmonica et chœurs),  Jack Bon (chant, guitare), et Yves Rotacher (batterie).
En 1977, Ganafoul signe sur le label Crypto, recommandé par Little Bob.
Fort de l'album "Saturday Night", il assure la première partie de Little Bob qui passe par l'Olympia le 23/10/1977. Il y retournera l'année suivante pour le festival "Le Rock d'Ici".
C'est également en 1978 que Bernard Antoine  succède à Yves Rothacher tandis que le groupe sort son album le plus réputé : "Full Speed Ahead". Ganafoul se voit classé septième groupe français par la revue spécialisée Best. (Best et Rock'N Folk sont alors les deux grands de la presse rock française).

Ganafoul full speed
Ganafoul continue son ascension : en 1979 il  grimpe à la troisième place du référendum de Best, derrière Téléphone et Ange. En août, il assure la première partie d'AC/DC à Aix-Les Bains. L'album "Route 77" est enregistré live à la Maison du Peuple de Belfort le 24 septembre 1977. Il est suivi de l'opus studio "Side 3" en décembre 1979.
En 1979, Ganafoul est sur France 2 pour la mythique émission dominicale qui passe juste après la messe (et oui, on savait vivre en 1980 !), "Chorus", animé par Antoine de Caunes.

1981. Ganafoul sort son cinquième album aux textes en Français : "T'as Bien Failli Crever". Le quatuor est désormais une formation à cinq, un nouveau guitariste ayant rejoint.
Déçu par les résultats de ses deux derniers albums, malgré un référendum Best qui le place en quatorzième position, Ganafoul splitte en 1982.
1998 : Jack Bon (guitare, chant), Jean-Yves Astier (basse, chœurs) et Bernard Antoine (batterie) se retrouvent pour deux dates (la première étant un concert privé) au Transbordeur de Lyon les 26 et 27/04/1998. cette réunion est immortalisée sur l'album "Crossroads" (1999).
2020 : Ganafoul revient avec un nouvel album :


"SIDER ROCK"

L'Album :

"Sider Rock" est un 33 tours (il est bien sûr livré avec un bon de téléchargement MP3). Chacune de ses faces compte environ vingt minutes.
Sider Rock,  est le nom que le groupe donnait à sa musique en référence à son environnement ouvrier et industriel. "Sider" est une référence à "sidérurgie".
L'artwork de "Sider Rock" est signé  Atticus Communication.

Ganafoul artwork
"Sider Rock" est édité par le label Simplex Records, fondé par Christophe Simplex, chanteur (Les Inoxidables,  Deuce)  et chroniqueur spécialiste du rock lyonnais. Nous avons d'ailleurs découvert  l'un de ses articles (+SD) sur http://www.steviedixon.com/Rockalyon/Ganafoul.htm.  qui est la source de l'essentiel de notre rubrique "Le Groupe".
Ce label lyonnais "100% vinyle, 100% lyonnais et 100% réédition de titres rares ou inédits" est basé à Vaugneray, où ont été enregistrés les dix titres de "Sider Rock" !
Simplex Records est une affaire de passionnés - tendance militants - qui cultivent principalement le partenariat local, trouvant ses collaborateurs entre Lyon et Annecy.
"Sider Rock" se compose de dix chansons inédites et en Français enregistrées en 1975.
C'est sous la forme d'un quintette que Ganafoul joue cet album. Le chant est donc l'affaire de Jean-Yves Astier  qui ne tient pas encore la basse, assurée par Philippe Veau. Jack Bon prendra le chant par la suite.
Les bandes étaient conservées par l'ingénieur du son Gilles Desportes et les morceaux étaient joués dans un esprit de jam session, maquettes initialement destinées à démarcher pour des concerts. Certaines chansons ont par le fait dû être écourtées pour s'adapter au format vinyle (les coupes ne se sentent pas sur l'album).
L'enregistrement et le mixage sont d'époque (1975), réalisés au studio Carole de Vaugneray, mais le mastering est acutel, assuré par le Honey Pie Studio de Lyon.
En septembre 2020, une release party est organisée au Dangerhouse-Record-Store de Lyon en présence de membres du groupe.
"Zone Interdite" est le premier single de l'album :

"Sider Rock" est dédicacé au bassiste Philippe Veau, décédé en 1982 dans un accident de voiture.
Ce vinyle est disponible chez certains disquaires ou par correspondance (voir in fine).

Les Critiques :

  • "La rythmique basse/batterie est un rail puissant - l'occasion de vérifier s'il en était besoin que Fourmi (NDLR : Philippe Veau) était un formidable bassiste - sur lequel les deux lead guitaristes s'en donnent à coeur joie et envoient du lourd."
    Vivre à Vaugneray
  • "Ce disque - vinyle - est une vraie bonne surprise qui dépasse aisément le cercle du fan club de Ganafoul. Tous les amateurs de rock explosif vont adorer !"
    https://www.rockmadeinfrance.com
  • "Intitulé Sider rock, le disque offre l’occasion de (re)découvrir la formation culte, dissoute en 1982, après huit années courtes mais intenses."
    https://www.lefigaro.fr
  • "Une jolie carte postale sonore du passé qui s'écoute avec nostalgie."
    Le Progrès

Notre Avis :

Soyons clairs, si "Sider Rock" n'avait pas été bon, je l'aurais acheté pour la madeleine de Proust qu'il est mais  je n'en aurais pas parlé.
Ce n'est donc pas le cas, et mon intérêt pour la musique qu'il propose est proportionnel à la longueur de ma publication.
Premier constat : A part quelques titres typés 70's (Cauchemar, La Poisse), Ganafoul est intemporel ! Comme l'est AC/DC dans un autre genre. Tellement intemporel que j'ai découvert avec étonnement  que cet album se situait   chronologiquement au début de la discographie du groupe.
Donc foin de la nostalgie des années 80 : un single qui balance autant que "Zone Interdite" - en ouverture d'album -  trouvera son public même aujourd'hui.
Musicalement, les racines  de Ganafoul font saillie (Bouteille Boogie). Un blues qui amène au rock/hard avec un groove palpable ("Tu ne m'achèteras pas", "Tout Pour Le Rock'N Roll"), chaînon manquant  entre Status Quo et AC/DC, avec une guitare virtuose et inspirée, jamais très loin.
La voix de Jean-Yves Astier - qui manifeste un beau talent - est dans les tonalités de Jack Bon et les fans historiques des givordins ne seront pas désorientés.
Second constat : même s'il s'agit d'un premier album on n'a pas affaire à un groupe qui se cherche. Il  est déjà à maturité. La technique, l'inspiration et - au-delà des ingrédients - l'univers Ganafoul percent tout au long de "Sider Rock".
"Sider Rock" n'est donc pas une curiosité, mais - en plus d'une justice rendue à un groupe qui a contribué à écrire l'histoire du rock français - un album qui tient la route de belle manière en 2020. On s'étonne (encore !) que le groupe n'ait pas lui-même pensé à sortir ces compositions ; signe qu'on jetait gras chez Ganafoul. Tout cela aurait été perdu pour la cause, et on remercie Gilles Desportes, le gardien du temple, d'avoir su préserver ces bandes des ravages du temps, ainsi que Christophe Simplex et son remarquable petit label qui les ont sorties de l'oubli.
Evidemment on vous recommande cet album au son vintage juste ce qu'il faut, et on adhère à la démarche, à la forme, et à la qualité.
Tant que resteront des passionnés comme Simplex Records (il est évident vu l'investissement et la qualité du produit livré que le label trouve sa motivation ailleurs que dans le business), nous aurons encore de belles heures devant nous et le rock sera bien gardé.

Ganafoul photo fin

Line-up :

  • Vocals, Harmonica – Jean-Yves Astier
  • Bass – Philippe "Fourmi" Veau
  • Drums – Yves Rothacher
  • Guitar – Edouard "Doudou" Gonzalez, Jack Bon

Music By – Gonzalez*, Bon*, Veau*, Rothacher
Lyrics By – Astier
Mastered By – Xavier Desprat
Recorded By, Mixed By – Gilles Desportes, Jacques Faveeuw

Tracklist :

  1. Zone Interdite 4:01
  2. La Route Est Longue 3:21
  3. Tu Ne M'Achèteras Pas 4:21
  4. Ce Que Tu Fais Là 3:28
  5. Bouteille Boogie 4:35
  6. Tu Pensais Que Ca Allait Durer 4:01
  7. Cauchemar 3:12
  8. Tu Me Rends Fou 4:35
  9. La Poisse 4:26
  10. Tout Pour Le Rock'n'Roll 4:19

 

Discographie :

1978 : Saturday Night (Crypto)
1978 : Full Speed Ahead (Crypto)
1979 : Cuvée spéciale (compilation, Crypto)
1979 : Live (Crypto)
1979 : Route 77 (Crypto)
1979 : Side 3 (Crypto)
1981 : T'as bien failli crever (Crypto)
1999 : Crossroads (Bluesy Mind)
2020 (1975) : Sider Rock (Simplex Records)


Points de vente :

  •  Dangerhouse, 3 rue Thimonnier, Lyon (tel 04 78 27 15 64)
  • Sofa Records, 7 rue d'Algérie, Lyon (tel 04 78 39 06 56)
  • Tiki Vinyl Store, 13 rue René Leynaud, Lyon (tel 09 51 23 44 83)
  • Méli Mélody, 9 rue Notre Dame, Saint-Etienne (tel 04 77 33 25 96)
  • Hands And Arms, 72 rue Crozatier, Paris 12e (tel : 06-48-36-62-07)

ou par correspondance auprès de :
https://www.facebook.com/simplexrecords
simplexrecords@orange.fr

 

Chronique d'album : SPEED ROCK MACHINE (Hard Rock), "Speed Rock Machine" (EP - 2020)

  • Le 11/11/2020

Groupe        :   Speed Rock Machine
Album          :    “Speed Rock Machine”
Genre          :    Hard-Rock / Rock’n’Roll vitaminé
Influences    :    AC/DC / Motörhead / Rose Tatoo
Origine         :    Vence (2005)
Sortie           :    23/10/2020

Par Pépé St@kaTTo

A la mémoire de mon ami Jean-Luc Wallendorf, j'aurais aimé que l'on puisse les voir ensemble en Live !
Keep Rockin' in Heaven poto...

 

Srm

Crédit photos @laurem

Line-up actuel :  J.-PA Makarian : chant / guitare / harmonica)-  Phil The Riff (lead guitare)-  Kriss (basse)-  Floo Ryhan (batterie)
Anciens membres : Rodo Rockblaster (Batterie) - Boris Saruman (Basse) - Solcarelus (basse - Guitariste à Porno Graphic Messiah)

Un peu d’histoire :

Y a des groupes qui se sont taillés leur réputation à coups de hache, et d’autres qui ne font pas dans la demi-mesure et qui choisissent la tronçonneuse ! C’est le cas de Speed Rock Machine…
Composé au départ de J.-PA Makarian (chant/guitare/harmonica), Phil The Riff (guitare), Danny Cash (Basse) et Thierry (Batterie), le groupe a commencé très vite à se faire connaitre dès 2005 dans la région niçoise, pour rapidement atteindre une renommée dans les départements limitrophes, voire plus loin.

Toutes les occasions sont bonnes pour jouer leur rock’n’roll survitaminé : bars, pubs, rassemblements biker’s, festivals divers et même la Maison d’Arrêt de Nice ! Cette année 2005 sera également l’occasion pour Speed Rock Machine d’enregistrer, en seulement deux jours, une démo de quatre titres pour présenter le groupe.L’année suivante, Marc Varez (ex-batteur de Vulcain) les convie chez lui pour une séance d’enregistrement, mais également pour leur offrir la chance de jouer avec plusieurs autres groupes sur Les Andelys (27). Un «concert d’anthologie» partagé avec Marc lors de la reprise de  «Ace of Spades» de Motörhead !
Après avoir longuement tourné en 2007 et rodé de nouveaux morceaux, SRM entrera en 2008 au Studio Marilyn de Cagnes-Sur-Mer pour enregistrer leur premier album «Rebelle et fier» ils y rencontreront Mamad Rafati, leur nouvel ingé-son. Ce premier album de treize titres fait la part belle au Rock’n’Roll mais aussi au Hard Rock de la belle époque.
A partir de 2009 le groupe enchainera les concerts et jouera inlassablement partout où il est possible de faire rugir les amplis !  Il s’est dernièrement distingué, en 2019, lors du «Hell’s Week» de Roquebrune-sur-Argens.
Quinze ans après sa formation, et douze ans après son premier album autoproduit, Speed Rock Machine sort enfin son deuxième album, un EP de cinq titres sur le Label M&O Music, enregistrement et mixage au JDS Live Studio de Saint Laurent du Var. Management : Azur Digital Conseils.

Speed rock machine

Fait d’armes :
Premières parties de Soldat Louis, Vulcain, Calvin Russell, American Dogs et Satan Joker.

Discographie :
- 2005 démo 4 titres :
01. Mon cœur a quelque chose planté dedans 02. Rebelle et fier 03. J’en veux encore 04. Black

- 2008 1er album «Rebelle et fier»  Autoprod. :
01. Rock 'n' Roll Man 02. Cette fois c'est la bonne 03. Tu me donnes envie 04. Le vieux loup 05. Illégal 06. Jusqu'en enfer 07. Au black 08. Retiens tes chaines 09. J'ai pas de quoi payer 10. Ange de l'Enfer 11. J'en veux encore 12. Rebelle et fier 13. Bye bye

- 2020 2ème album « Speed Rock Machine » - M&O Music :

01. Dans mes veines 02. Playing Rock’n'Roll 03. Cette fille 04. Suicide girl 05. Désir 
(https://speedrockmachine.bandcamp.com/releases)

Dès les premiers riffs Acédéciens le ton est donné, ce skeud sera bien rock’n’roll comme nous l’a toujours prouvé Speed Rock Machine.


«Dans mes veines» est puissant et hargneux, la section basse/batterie martelant tout le long du morceau son rythme implacable ne pourra que vous faire taper du pied à son écoute. Le son des guitares est énorme, un véritable déluge sonore, une tempête assurément heavy ! Mais pourrait-il être autrement avec le matos de folie utilisé !?
Le second morceau «Désir» va faire monter la température d’un cran tant les paroles de l’ami Jean-Pa se veulent sensuelles. Une structure de morceau encore bien rock’n’roll, voire teintée de blues-rock avec son intermède d’harmonica.
Le superbe «Suicide Girl» avec son double riff d’intro poursuit son orgie de décibels. La basse est bien lourde, la batterie toujours aussi percutante. Les chœurs chantés sur un refrain typé très «anglo-saxon» apportent une belle énergie au morceau. Le chant conclut sur un hurlement final de toute beauté qui n’est pas sans rappeler un certain Bon Scott.
«Playin rock’n’roll» avec sa rythmique carrée et métronomique digne des frangins Young  enclenche le morceau suivant. De gros riffs bien puissants, une grosse caisse seule en intermède, un pont de basse profond et sourd vont balancer, tel un missile, le solo de fin pour un retentissant hymne au rock’n’roll !
Dernier brûlot de l’album «Cette fille» débute et termine sur un solo d’harmonica, véritable déclaration d’amour, ce morceau au tempo tantôt rock, tantôt speed, tantôt bluesy conclura magistralement cet EP.

Voilà, le barillet est vide, SRM vient de balancer ces cinq bastos ! Que dire, la messe est dite… Du pur Rock’n’Roll superbement chanté dans la langue de Molière. Des compositions que l’on ne peut qu’apprécier, appuyées par un son surpuissant.

En quinze ans le groupe aura su rester fidèle à lui-même, jusqu’à la pochette de l’EP qui demeure épurée et simpliste, ne reprenant que le logo rouge du groupe sur fond noir. Bref, l’essentiel. Mais, comme aurait dit Alfred, «Qu'importe le flacon, pourvu qu'on ait l'ivresse !». Surtout si c’est du «Jack’s» serai-je tenté de rajouter…
Un groupe taillé pour la scène, à voir d’urgence (dès qu’on le pourra), tant son énergie Live est immense et communicative… Car les Speed Rock Machine sont de vrais rockeurs qui ne trichent pas ! Ils vivent par leur musique et pour leur musique.

Matoscope :

Phil The Riff :
Gibson Les Paul Custom Black Beauty (1982)
Gibson SG juniorLoïc Le Pape L.Steel G
Ampli Marshall JCM 800 (1986)
Cordes Ernie Ball 10-52

Kriss :

Basse Gibson Thunderbird
Ampli Gallien Krueger
Cordes DR Strings Hi Beams
Effets Compresseur Empress

Floo Ryhan :

Batterie Tama Silverstar
Caisse claire Pearl
Set et Cymbal Zildjian K et Sabian AAX
Pédale grosse caisse Tama Iron Cobra

Jean PA :
Gretsch G6131 Malcom Young I Signature
Epiphone SG Standard
Ampli Marshall JCM 800
Harmonica Hohner... et tronçonneuse Macculloch !



Composition et Paroles :

J.-PA MAKARIAN

Contacts :

M & O Music (Label)
+33/(0)663378449
info.music@m-o-music.com
www.m-o-music.com
facebook.com/momusiclabel

M & O Office (Promotion)
+33/(0)663378449
contact@m-o-office.com
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Management :

AZUR DIGITAL CONSEILS
(contact@azurdigitalconseils.com)

Chronique d'album : SHARX (Hard/Heavy), Sharx (EP - 2020)

  • Le 24/04/2020
Par Dam’Aël

Le quintet SHARX
Il était une fois une ville des Hauts de France, traversée par la Deûle, et connue pour ses draperies du XVI ème siècle. Euhhhh ! Oui !....
Hey, Dam'Aël, l'histoire, tout à fait d'accord, mais rappelle-toi, tu es sur le zine... et sur le zine on parle de l'histoire du Rock et de celle des groupes qui s'y adonnent.
Ahas, j'peux terminer mon café, c'te plaît... j'poursuiiiiis !

http://www.monocarte.com/ville-de-france/recherche-ville-cartes-postales-HAUBOURDIN--59-Nord.html

Je reprends. Mais l'histoire qui nous intéresse aujourd'hui, c'est celle qui débute fin 2017 à Haubourdin (à 5 km au nord-ouest de Lille), née de la rencontre entre Alex (Alexis Ponchel ) et Léonard (Léonard Cakolli) ; le premier est bassiste et le second est batteur de passion, mais à l'époque il campe derrière une guitare en compagnie d'une chanteuse. Alors Ahas. tu vois où je veux en venir...

Léonard Cakolli, batteur
 
Bon, le duo devient trio mais pas suffisant pour satisfaire leur frénésie musicale largement influencée par les tranquilles Deep Purple, Mötley Crüe, Guns N'Roses, Kiss et bien d'autres tout aussi léthargiques.
 
Se joignent alors à eux,

à la guitare solo, Lucas Srsen (Lucas Srsen)

Lucas Srsen, guitare solo
 
et

Victor Taine à la guitare rythmique (Victor Taine)

 

Victor Taine, guitare rythmique
 
 
La jeune chanteuse est remplacée par Liam Geenens, plus aguerri dans les vocalises. Les répétitions s'enchaînent dans leur petit local, dans la joie, la bonne humeur et une motivation extrême.

(Liam Geenens)

 

Liam Geenens, chanteur
 
Les potards à fond les manettes, les semelles bien burinées, et leurs faces bien lissées de jeunes à peine sortie de l'adolescence ( oui, ils ont entre 17 et 20 ans), les voilà en proie d'investir les scènes locales de leur Hard Rock US, parfois Glam voire même Sleaze . Sauf que les prestations locales, pour SHARX ce n'est pas suffisant !
 

Alexis Ponchel AKA Alex Queen, bassiste
 
 
Et v'lan pourquoi pas la Belgique, quelques festivals au passage, sans oublier quelques tournées dans les bars où les discussions de comptoir sont bien évidemment aux connotations Rock 80's.
 
Et c'est sans compter, leur prestation en première partie du Rocker américain Adam Bomb, le 8 juin 2019 ! Léonard, le batteur, est une véritable pile électrique sur scène, à tel point qu'il finit debout sur ses gambettes pour marteler de façon sismique la peau des fûts de sa batterie. Même assis, c'est pied au plancher qu'il fracasse sa grosse caisse et le tempo cavale, langue pendante, pour ne pas se laisser distancer... Plus sérieusement le jeu de ce batteur est exceptionnel ; rapidité, fluidité, dextérité et efficacité sont les maîtres mots de ce musicien qui laisse présager un bel avenir. C'est un show à lui tout seul. A noter qu'à partir de cette prestation Léo accompagne, évidemment à la batterie, le New Yorkais, au cours de sa tournée européenne - pas moins de 100 concerts à ses côtés, et hautement gratifié de compliments par Adam sur scène - Et ce ! jusqu'à Marseille, au Cherridon où, Alex Queen, assure, ce soir là, le poste de bassiste (Alex assure un second show, la fonction de roadie et de chauffeur par la même occasion) ! Vous commencez à cerner la qualité de ces jeunes musiciens, j'en suis certaine. Petite info bonus, une tournée aux USA est prévue, mais dans ces circonstances très particulières, difficiles de présager de l'avenir de cet American Tour.

Léonard Cakolli et Alex Queen aux côtés d'Adam Bomb à Marseille, au Cherridon.
SHARX décide, en guise de première carte de visite, de graver en un EP de près de 10 minutes, 3 de leurs compositions :

Verso de l'EP SHARX, 3 titres
1. Deep Blue :
entrée en matière avec une guitare très en retrait et en mono qui, en fait, se fait désirer ; la batterie de Léo ne tarde pas à ouvrir le bal avec panache, et les guitares explosives viennent regagner le premier plan tel un "blizzard tropical" (oui le climat est perturbé, on le sait tous) pour mettre la patate dans ce titre super bien ciselé ; une construction mathématique , un jeu carré et un tempo qui décoiffe sa m***.
 
2. Don't Wanna Be Your Dog : on aime la guitare en retrait et en mono chez SHARX pour démarrer les hostilités. Un groove, un rythme qui déménagent. Je vous conseille d'être hyper attentif à l'arrivée du solo de basse/batterie (1'49-1'59), très court mais excellent qui ravit les amateurs comme moi. Un morceau qui fait pogoter, headbanguer et dodeliner avec énergie du popotin. Jolie fin avec uniquement la batterie de Léonard.
Sharx - Don't Wanna Be Your Dog
 

Recto de l'EP SHARX, 3 titres
 
3. One More For Love : les petits futés entrent en scène avec une batterie qui marque le tempo à la noire avec la grosse caisse, une guitare à l'image d'une femme qui aime se faire désirer, s'annonce en toute discrétion en arrière plan, et une autre qui s'avance avant de monopoliser, enfin presque, la toile. C'est une harmonie parfaite entre tous les instruments. La basse bien lourde forme un couple exemplaire avec la batterie, ce duo s'articule en bonne intelligence avec les guitares en les suivant de très près, sans qu'aucun instrument ne prenne la grosse tête. La fin s'évanouit tout en douceur, laissant une grande porte ouverte sur l’océan d’une suite...obligatoire. Personnellement, j’ai attaché un fil d’Ariane à l’aileron de SHARX pour ne pas laisser filer ce jeune poisson.
Et dans tout cela, une voix qui assure avec une identité propre, efficace, qui prend sa place sans piquer celle des autres, et qui rappellerait un tantinet celle de Phil Lewis de L.A. GUNS.
Pour ma part, je trouve en cet EP, un équilibre parfait, une énergie évidente, une rigueur, aucune fioriture laissant un certain mystère sur ce que SHARX va pouvoir nous préparer dans un avenir proche. Je pense qu’ils peuvent nous étonner très rapidement eu égard à la jolie qualité de ce petit EP éponyme SHARX. Mixé par Phil Reinhalter et Yannis Geenens au Wavelight Factory et masterisé par Frédéric Motte au Conkrete Studio, l’ensemble est juste à point. Il est auto-financé par les membres du groupe eux-mêmes, grâce aux cachets de leurs concerts. Et le logo me direz-vous ? Et bien devinez... c'est le graphiste en culotte courte qui mène à la baguette, avec son professeur de graphisme du lycée, l’élaboration du logo très sobre et très représentatif de la force du combo. Oui, Léonard Cakolli a essuyé les bancs de cet enseignement, désertant les lieux, pour répondre à une aventure qui ne se représente pas 2 fois dans le quotidien, celle de tracer, en parallèle de SHARX, l'équivalent de la route 66 musicale, auprès d'Adam Bomb.
Cet EP SHARX est de très bonne facture, azimuté à souhait. Il sera disponible lors des concerts qu'on attend tous avec impatience. Il est actuellement en libre écoute en cliquant sur : https://www.facebook.com/1697966710238966/posts/2963839556985002/
ou en se dirigeant sur la page facebook du groupe : https://www.facebook.com/SHARXcompany/
en attendant une possible vente en ligne qui n'est pas encore en place.
Leur futurs espoirs seraient, après avoir joué aux côtés d'Adam Bomb, de KRAZY LIZZY (Bobble café à Lomme), de Nephtis et autres..., de faire la première partie de groupes tels que OVERDRIVERS ou Tyson Boogie, voire pourquoi pas ouvrir pour HELLECTROKUTERS dont léonard est fan depuis toujours... A bon entendeur salut...

Chronique d'album : BLACK RIVER SONS (Southern Rock/Hard Rock) - Poison Stuff (2019)

  • Le 19/01/2020
Groupe : Black River Sons
Album : Poison Stuff (22/11/2019)
Genre : Southern/Hard Rock
Origine : Lille

 

Le Groupe :
Fondé en 2016, Black River Sons est un quatuor qui officie dans le Rock Southern/Hard Rock.
Ces Nordistes ont partagé l’affiche de groupes tels que UFO, Tygers of Pan Tang ou Laura Cox.
En 2017, on remarquait leur premier EP, un cinq titres nommé “Run Like Hell”, illustré par un clip :
En 2019, Black River Sons enfonçait le clou dans un premier album : Poison Stuff.

 

L’Album :
Poison Stuff est un dix titres de soixante-trois minutes.
Il a été enregistré, mixé et masterisé au Studio C et P, à Sequedin.
L’artwork est signé Patrick Szablowsy et Bob Swann (Poncharello)
BLACK RIVER SONS, Poison Stuff (2019)
Deux titres, Born Again et Charcoal’s Blues, sont réhaussés par les backing vocals d’Estelle Amar (C’est parfaitement exécuté pourtant je n’ai pas noté d’activité musicale revendiquée par l’intéressée).
Jean-Yves Meresse ( Time - Tribute to PINK FLOYD) pose ses claviers sur I Remember.
L’album est soutenu par le clip Charcoal's Blues.
A propos du processus de la composition de l’album, on lisait sur Hard French Metal :
La grande majorité des titres sont composés intégralement par Emeric (excepté deux titres écrits par Baba). Toutes les compos sont pré-maquettées et chacun travaille et optimise ses parties. Pour l’écriture des textes, nous faisons appel à des "sous-traitants" car personne dans le groupe n'a de réels talents d'auteurs. C'est un exercice complexe car Emeric demande un nombre de syllabes et de pieds assez précis parce qu’il écrit les mélodies de chant avant d'avoir les textes ! Ce qui peut parfois être une sacrée contrainte.
(https://www.facebook.com/notes/hard-french-metal/roots-of-black-river-sons/2485977104802613/)

 

Les Critiques :
  • A l’heure où Lynyrd Skynyrd s’apprête à raccrocher les guitares, le groupe nordiste lance avec ce "Poison Stuff" un disque qui peut lui permettre de rivaliser avec la nouvelle génération du genre.
    https://www.musicwaves.fr/
  • Voilà un groupe en pleine possession de ses moyens, non pas confit en dévotion devant le patrimoine sudiste mais bien disposé à s'en servir pour envoyer du bois de façon à ne pas paraître passéiste.
    http://www.metal-integral.com/
  • Sortez les santiags ET les ceintures à clous, Black Rivers Sons va dépoussiérer vos oreilles avec ce premier album assumé, réussi et accrocheur.
    http://culture-extreme.e-monsite.com/
  • Un grain de voix parfait pour ce genre d’exercice, mélodique tout en restant abrasif.”
    Benji - Rock Hard

 

Notre Avis :
Le Rock Sudiste ne tolère pas la médiocrité. Pour venir sur le terrain de jeu de types aussi enfouraillés que les Lynyrd Skynyrd, il faut être inconscient ou disposer de bons arguments.
Dans le cas des Black River Sons, deux atouts majeurs sont dans la manche : un guitariste/chanteur au feeling propre à concurrencer Spike de The Quireboys sur l’intro de
Spill Your Guts ; des duels de guitares à la Tuesday’s Gone (Charchoal’s Blues). Un soupçon d’AC/DC vient parfois se mêler à ce Rock Sudiste comme dans Born Again ou Wheels of Fortune. A l’évidence, les frontières du Southern ne sont plus gardées, et ces Nordistes y ont planté leurs riffs, bien décidés à se produire au-delà du circuit régional dans lequel ils se cantonnaient jusque-là.

 

Les Infos Utiles :
BLACK RIVER SONS est en concert :
. Le 22/02/2020 à Tournai (
La Boule du Centre)
. Le 04/04/2020 à Dunkerque

 

BLACK RIVER SONS sur Facebook :
https://www.facebook.com/blackriversons/
BLACK RIVER SONS est sur Spotify :

https://open.spotify.com/album/4GgezvXhvh16M9RGOSccSE

THE FOXY LADIES : Le Roman des Renardes (Interview)

  • Le 07/01/2020

Groupe : THE FOXY LADIES
Genre   : HARD-ROCK
Origine  : Lyon

Par Ahasverus pour Ahasverus - Métaux en tous genres

The Foxy Ladies voient le jour à Lyon en 2013.
En 2015 le quatuor livre Ignition, un premier EP Hard-Rock affûté comme une lame.
Suit en 2017 l’album Backbone, beau, énergique et tranchant, dans la droite ligne métallique de son prédécesseur.
En 2018, Chloé, la bassiste, quitte la tanière. Elle est remplacée en 2019 par Alexis.
En 2020 The Foxy Ladies sont donc à nouveau en formation de combat.
C’était le moment pour solliciter une interview et revisiter leur parcours. Voici le roman des Renardes.
 

"Il nous tarde de monter sur scène avec un nouvel album mais nous prenons le temps de créer quelque chose à notre image !

Une chose est sûre, avec ce qu’ on est en train de faire, ça va envoyer sévère !"



Bonjour The Foxy Ladies. Comment présenteriez-vous votre groupe à quelqu'un qui ne vous connaîtrait pas ?
The Foxy Ladies :
The Foxy Ladies, c'est un mélange de Grunge, de Metal et de Punk. L'énergie, le lâcher prise, et l'authenticité sont au cœur de ce projet. Notre devise : « Wild Or Nothing » !
Le groupe existe depuis quelques années maintenant. On a sorti un EP, un album, plusieurs clips. On a déjà eu l'occasion de jouer avec des groupes comme Nashville Pussy, Tagada Jones, Punish Yourself, Mass Hysteria, Black Bomb A, Burning Heads, Opium du Peuple, Les Shériffs, UK Subs… Et on travaille actuellement sur le second album.

 

"Backbone" (2017), premier album de THE FOXY LADIES.

Il y a eu du mouvement dans votre line-up cette année. Qui sont aujourd'hui The Foxy Ladies ?

The Foxy Ladies : En effet, nous avons un nouveau bassiste ! Il s’appelle Alexis. Ptit Fox pour les intimes ! Et en plus d’être super cool, il déchire à la basse ! Histoire de le présenter un peu vu que la question est tournée comme ça.
Pour les autres, ça n’a pas changé : il y a toujours Gabi au chant, Emilie à la batterie et Lucianne à la guitare.

 
THE FOXY LADIES par Denis Charmot

Vous avez fondé The Foxy Ladies en réaction à une réflexion sexiste. Aujourd'hui, le machisme est-il encore l'un de vos moteurs, et préférez-vous être considérés comme un "groupe de Rock féminin", ou définitivement comme un "groupe de Rock" ?
Lucianne :
Le groupe se nourrit de ce qu'il vit au quotidien, donc oui, on peut dire que le machisme est un de nos moteurs. Mais on trouve cela réducteur de nous cataloguer comme groupe de rock féminin. La catégorie en soi est hyper réductrice. D’autre part, nos chansons ne parlent pas que de sexisme, en effet, parce que ce n'est pas le seul problème sociétal qui nous touche. Et on ne parle pas non plus que des problèmes liés à notre société... Il y a des textes qui ont un angle plus personnel, d'autres qui sont plus métaphoriques ou philosophiques…
Gabi : Le terme moteur a un côté trop « positif ». Je dirais plutôt que c’était un bridage que l’on a voulu virer (métaphore mécanique, assumons !). Il y a un moment, quand quelque chose devient un obstacle (attention, le machisme, pas le fait d’être une fille), tu dois voir si tu restes bloqué-e ou si tu veux prendre de l’élan, dépasser et/ou défoncer cet obstacle. Je pense qu’on a voulu en faire une force.
Mais ce bridage, on l’a enlevé pour pouvoir s’exprimer et faire de la musique. Le but de tout ça, c’est la liberté d’être et d’expression. Sur scène, on « EST » puissance 1000. C’est pourquoi on parle de ce qu’on EST, de ce que l’on ressent. Mais cela ne s’arrête pas au fait d’être l’objet de remarques machistes. Il y a bien une chanson sur l’album (For Fools) qui parle de ça. Les neuf autres parlent d’autre chose. Et si certains veulent nous coller des étiquettes, alors qu’ils nous les collent, on n’est pas obligé de les accepter.
Emilie : Je pense que malheureusement les réflexions sexistes seront toujours là… Même si elles sont moins importantes ces dernières années… Elles ont pu nous servir pour composer certains de nos morceaux, j’espère qu’un jour on puisse tout simplement nous écouter avant de nous regarder. Pour ma part nous sommes définitivement un groupe de rock !!! Le genre ne devrait pas définir le style de musique que nous faisons… Je n’ai d’ailleurs jamais vu un « groupe de rock masculin »!

 
The Foxy Ladies par le photographe Denis Charmot.
Retour arrière... Vous souvenez-vous du premier album que vous avez acheté ?
Lucianne :
Oh ça devait être un single du genre Aqua ! Si les autres répondent des trucs trop bien, c'est qu'ils assument pas !
Gabi : Yeeees ! Je devais avoir sept ou huit ans, ça faisait «Na-na-na-na-na-na-na-na-na-na, Freed from desire, mind and senses purified» de Gala. J’ai retourné le salon de mes parents en dansant là-dessus, j’étais comme une dingue.
Emilie : Alors ma réponse est complètement assumée et tout le monde est normalement déjà au courant : C’était Barry White ! Mes parents se demandent encore pourquoi j’ai voulu acheter ça, je ne sais pas moi-même ! Mais peut être déjà une première notion du groove batterie… !
Alexis : L'enregistrement live de Deep Purple lors de leur tournée au Japon "Made in Japan", une tuerie !

 

Premier concert ?
Lucianne :
Joe Cocker à Lyon.
Gabi : les comédies musicales, ça compte ? Si oui, à six ans, « Ziggy, il s’appelle Ziggy »… Starmania ! Sinon, un peu plus tard (à dix ans), Stacey Kent, chanteuse de Jazz.
Emilie : j’ai fait énormément de concerts avec mes parents donc je ne saurais pas trop dire lequel est le premier… J’hésite entre H.F Thiéfaine et Soldat Louis…
Alexis : Nina Hagen au Fil à st Etienne.

 

Qu'est-ce qui vous a conduits à la musique ?
Lucianne :
Pour ma part il s’agit en premier lieu de mon environnement familial (j'ai commencé par la batterie au sein d'une petite mais néanmoins géniale association de village) puis plus tard plusieurs coups de cœur artistiques. J'ai eu très vite envie de monter un groupe avec les copains/copines.
Gabi : Euuuuh, les silences angoissants ? …. Plus sérieusement, la chorale du collège (mignon), le groupe de musique « star » de la ville qui donnait envie de développer son côté sombre et rebelle (embarrassant), les potos du lycée qui jouaient de la musique (cool), l’envie de mettre mes textes en musique (profond) et l’option musique du bac qui avait le meilleur programme pédagogique du monde : l’étude de l’œuvre Hendrix-ienne (classe).
Emilie : Moi c’est mon père qui m’a mise derrière ma première batterie à l'âge de cinq ans, peut-être parce que je tapais trop sur ma grande sœur quand elle jouait de la guitare ! (Rires)
Je n’ai jamais arrêté ensuite, il m’a appris les bases et j’ai continué d’apprendre en école de musique ! J’ai fait plusieurs écoles, puis j’ai été formé par Kévin Plutta ! Eternelle insatisfaite, je continue d’apprendre !
Niveau groupe j’ai un groupe de reprises rock familial avec ma sœur mon père et ma cousine qui existe depuis au moins dix ans je pense ! Et avant The Foxy Ladies je faisais partie des Doctor Peppers.
Alexis : C’est grâce à mon environnement familial et à mon éducation, en effet mon père a toujours voulu que je fasse de la musique quand j'étais petit. Je lui dois énormément !
 
The Foxy Ladies par le photographe Denis Charmot.
Quelle est votre conception d'une "bonne" chanson ?
Lucianne :
U
ne chanson qui fait naître des sensations, des émotions et avec un air dont on se souvient.
Gabi : J’aime les musiques qui allient puissance mélodique et sincérité.
Emilie : Je vais un peu copier Lucianne mais je pense exactement la même chose, peu importe le style si elle me provoque des émotions, une envie de danser ou autre, c’est une bonne chanson !
Alexis : Celle qui te remue les tripes, qui te donne un torrent de frissons dès que le premier accord claque !

 

Qui fait quoi aujourd'hui chez les Foxy Ladies ?
Lucianne :
Niveau composition, il y a le duo Gabi/Lucianne. Elles travaillent ensemble en amont sur un certain nombre de plans puis lorsque ceux-ci sont assez avancés, elles les présentent à Emilie et à Alexis. La formule porte bien ses fruits, même si elle nécessite certainement plus de temps que dans le cas où une seule personne composerait tout. Lucianne gère aussi la communication du groupe et le planning interne. Gabi écrit toutes les paroles. Elle endosse également le rôle de trésorière et travaille au développement de notre univers artistique, que ce soit sur scène (décors, maquillage…) ou en dehors (merchandising). L'idée c'est d'avoir un concept puissant et fédérateur à partir duquel nous développons et déclinons tous les éléments qui touchent de près ou de loin le groupe. C'est le cas pour notre album Backbone ; les visuels de la pochette, le spectacle sur scène (lumières, décor…), les paroles, les articles proposés à la vente… Tout a un lien.
Emilie est en charge des commandes sur le site.
Alexis va avoir une bonne part de travail début 2020 car il va gérer l’installation et l’enregistrement des pistes de batterie et de basse de tous les titres du prochain album ! C’est la phase dite de “pré-production”, une étape essentielle à soigner pour faire un bon enregistrement studio ensuite. C’est à ce moment là qu’on met tout à plat (les tempos, les parties exactes de chaque instrument …). Arrive ensuite la partie “arrangements”, dans laquelle le travail est plus axé sur l’artistique : les différentes pistes à enregistrer, les couleurs des sons, les ambiances, effets utilisés, etc.
 
The Foxy Ladies par le photographe Denis Charmot.
Quelle est la part de votre activité artistique que vous préférez ?
Lucianne :
J'adore attaquer la phase des arrangements des morceaux. C'est un moment très grisant car je ne me limite pas à ma seule guitare, j’imagine d’autres pistes, des ambiances, des couleurs, et la dimension cinématographique de la musique prend beaucoup de sens pour moi à ce moment là. J’ai toujours une pensée pour Tarantino ! (Rires) La chose la plus difficile est de garder en tête le rendu en live ; il faut aboutir à un tout, production album/production live, qui ne soit pas trop déséquilibré.
Gabi : J’aime ce moment particulier de l’aboutissement d’une compo : quand on sent qu’on tient quelque chose qui devient une musique à part entière. Il y a aussi cette sensation grisante sur scène, celle qui témoigne d’un partage d’énergie avec le public.
Emilie : Ce sont des choses tellement différentes ! Toutes Les phases artistiques provoquent des émotions, mais pour ma part la scène reste le meilleur des endroits sur terre !
Alexis : J'aime énormément la scène, mais... j'aime aussi beaucoup le studio !
 
 
 

Vous venez de sortir un nouveau clip pour illustrer votre dernier album, qui date de 2017. Est-ce à dire que le successeur de Backbone est loin d'être annoncé ?
Lucianne :
Effectivement, il va falloir encore patienter un peu avant notre second album. Nous travaillons actuellement sur les compositions, et pour l'instant on est plutôt très contents de ce qui sort.
Gabi : Le groupe est en constante construction de son univers, explorant les capacités et phases créatives de chacun-e. Ajoutons à cela qu’Alexis a rejoint l’aventure assez récemment. Il a une signature musicale puissante, qui lui est propre. Les chemins créatifs se sont donc énormément redessinés ces derniers mois. L’album en cours avait besoin de ce temps pour construire sa matière première. Dès lors, des compos naissent de tout cela et je pense que l’on arrive maintenant à quelque chose qui nous ressemble.
Emilie : Il nous tarde de monter sur scène avec un nouvel album mais nous prenons le temps de créer quelque chose à notre image ! Une chose est sûre, avec ce qu’ on est en train de faire, ça va envoyer sévère !

 
The Foxy Ladies par le photographe Denis Charmot.
Quelle personnalité du monde des arts auriez-vous aimé rencontrer ?
Lucianne :
Il y en a beaucoup trop ! Jimi Hendrix, Joe Strummer, Brody Dalle, Joan Jett, mais aussi Tarantino.
Gabi : Jimi Hendrix, Kurt Cobain... Du côté des vivants : Brody Dalle, Katie Jane Garside, Luke Spiller…
Émilie : J’ai eu la chance de rencontrer beaucoup d’excellents batteurs comme Aaron Spears, Thomas Lang, Emmanuelle Caplette… Si je devais en rajouter ça serait Chad Smith pour son groove rock et Adrian Young pour sa folie !
Alexis : Jordan Rudess, le fameux claviériste de Dream Theater, un Dieu des claviers et fan de studio lui aussi.

 

En cas d'avis de tempête, deux albums à sauver sur l'arche de Noé ?
Lucianne :
Exile on Main Street, de The Rolling Stones et Are you Experienced, de The Jimi Hendrix Experience.
Gabi : Pas très classique mais l’indémodable Nevermind de Nirvana (je l’ai écouté à différentes phases de ma vie et je ne m’en lasse pas, c’est comme si les chansons vieillissaient en même temps que moi et me délivraient des messages au fur et à mesure). Et Are You Experienced de The Jimi Hendrix Experience. Mais du coup, comme Lucianne l’a déjà pris, ça nous fait de la place sur l’Arche pour un de plus alors voici un petit dernier Immortal de Beth Hart.
Emilie : Tellement difficile de n’en garder que deux….. Je dirais The Beacon Street Collection de No Doubt, et Stadium Arcadium des Red Hot Chili Peppers. C’est grâce à ces deux albums que j’ai vraiment eu l’envie de faire de la batterie mon métier.
Alexis : "H" de Tool, un excellent album dont je ne me lasse pas. Et un album de Polyphia dont j’ai oublié le nom malheureusement… avec deux guitaristes complètement fous !

 

Qu'allez-vous faire dans les prochains mois ?
The Foxy Ladies :
Poursuivre les compos pour le prochain album bien évidemment ! Et faire des concerts !

 

Merci The Foxy Ladies d'avoir répondu à mes questions.
The Foxy Ladies : Merci Ahasverus !
The Foxy Ladies par le photographe Denis Charmot.
 
        

Liens utiles :
The Foxy Ladies sur Facebook :
https://www.facebook.com/thefoxyladiesband/
The Foxy Ladies sur Spotify :
https://open.spotify.com/album/0IXfEeUYwLYWY5k7uGE8Ir
The Foxy Ladies sur Youtube :
https://www.youtube.com/channel/UCKIyaQAO6mzHQyvTvD9yV5w

 
 
Les photographies de The Foxy Ladies sont de Denis Charmot. Nous le remercions pour son aimable autorisation. 
Suivez-le sur Facebook et profitez de ses chroniques et de ses conseils photos dans Denis Charmot Live Shoot l'émission.
Denis Charmot sur Facebook : 
https://www.facebook.com/DenisCharmotPhotos/
Denis Charmot l’émission : 
https://www.facebook.com/DenisCharmotLiveShootemission/
http://www.rockenfolie.com/

Sortie d'album : ABBYGAIL (Hard-Rock) Gun Control (2019)

  • Le 26/09/2019
Groupe  : Abbygail
Album    : Gun Control (2019)
Genre    : Hard Classic Rock
Origine  : Lille

 

Le Groupe :
Abbygail est un quintette né en 2010.
Il pratique un Classic Hard-Rock mâtiné de Blues.
Il publie un premier EP en 2014.
En 2017 sort “Electric Lady”, un LP qui bénéficie d’un excellent accueil critique.
Il est soutenu par le clip “Back Door Man”.

 

Nourri aux scènes du Nord, Abbygail participe au Raismes Fest et ouvre notamment pour UFO et Tygers Of Pan Tang.
En septembre 2019, Abbygail annonce son nouvel album, “Gun Control”.

 

L’Album :
Gun Control” est un douze-coups d’une durée de quarante-quatre minutes.
Gun Control fait la part belle à des rythmiques que les frères Young n’auraient pas dédaignées : Nordman, Gun Control, It’s all Good, Big Bad Wolf, Headbanguer, regorgent de riffs à la AC/DC.
D’ailleurs, même lorsque les Lillois attaquent le bluesy I Feel So Bad, on s’attend à voir Bon Scott débarquer torse-nu pour nous faire une suite à Ride On. Mais non, c’est bien Bertrand Roussel qui pousse la sérénade, avec une voix plus rugueuse que celle qu’il développait sur Electric Lady, précédent opus d’Abbygail.

 

Notre Avis :
Electric Lady s’était arrêté au carrefour des routes du Rock ; Gun Control a choisi son chemin. Un chemin résolument plus hard, plus patiné, plus rocailleux, par lequel Abbygail revient tout droit aux affaires, ne laissant aucun doute sur la marchandise comme l’indique un sticker apposé sur l’album : “ABBYGAIL - For Hard Rock Lovers

 

Les Infos Utiles :
Abbygail est en concert le 27/09/2019 à Ennetières-en-Weppes pour la sortie officielle de l’album.
Le groupe sera le 3/10/2019 à 22 heures dans l’émission
Medley-Rock Rcv Lille, puis le 08/10/2019 à 20 heures sur Radio Scarpe Sensée à Vitry-En-Artois.

Retrouvez toutes les informations à propos d’Abbygail sur leur site :
http://www.abbygail.fr/meet-the-band/
Ecoutez des extraits de l’album :
https://abbygail.bandcamp.com/releases
 

 

Sortie d'album : OLD'N'GLAM (Glam Metal) Ten Shades of Glam (2019)

  • Le 26/06/2019
Groupe : Old 'N' Glam
Album : Ten Shades of Glam (2019)
Genre : Glam Metal
Origine : Nancy

 

LE GROUPE :

Né en 2012 à l’initiative de Xavier (chant) et de Steve (Basse), Old’N’Glam est un quintette originaire de Nancy.
Comme son nom l’indique, il revendique ses influences dans le mouvement Hair / Glam Metal des 80’s. Il cite volontiers Poison, Motley Crue et Twisted Sister.
En 2014, le groupe sort un premier opus de sept titres, Love with Pain.
Old’N’Glam revient en 2019 avec un nouvel album intitulé Ten Shades of Glam.

 
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L'ALBUM : 

Dix titres figurent sur Ten Shades of Glam
Il est d’une durée totale de quarante-cinq minutes.

Commençons la visite par l’artwork :
Les cinq membres d’Old’N’Glam sont au musée.
Ils admirent une série de dix tableaux fixés à un mur blanc. Ces œuvres sont signées Des photos au Poil. Elles déclinent dix nuances de Glam’. Le modèle s’appelle Axelle Fescia.

A l’intérieur du livret, on comprend que chaque tableau est inspiré par un titre de l’album. Le dernier, un diablotin, illustre Devil Inside You.
Une photo des Old’N’Glam (on évitera de spoiler !) est en double page centrale du livret.

Mettons la galette dans notre lecteur CD.
L’album commence par une voix féminine au débit rapide.
Your body is so wonderful / But your brain is full of liquid”, répond Xavier dans Be Nice and Shut Up, qui cible certaines starlettes de la télé-réalité. Le ton est donné, la fête et les filles seront au coeur de cet album, même dans ses moments les plus graves : “What will you do with 72 virgins ? Your balls are hung from the ceiling of the airport.” (72 Virgins, inspiré par l’attentat du Bataclan)


Musicalement, on pense à Mötley Crüe (Now or Never, l’intro de Doctor Love), à Accept (les rythmiques des couplets de Who Wants To Be A Millionnaire).

Who Wants To Be A Millionnaire, troisième piste de l’opus, a fait l'objet d'un premier clip.

Mais si une ombre plane sur cet album c’est surtout celle de Twisted Sister. Le chant de Xavier n’y est pas pour rien : sa voix puissante et généreuse se rapproche parfois de celui qui transformait le Metal en or : Dee Snider. Et Old’N’Glam exploite parfaitement cet atout avec des titres tels que Doctor Love, Stronger, ou Be Nice and Shut Up, sur lesquels Xavier est secondé par des secondes voix absolument remarquables.

On frappe ainsi en plein cœur de la cible : des hymnes Hard et Heavy 80’s taillés pour la scène, avec quelques pointes FM (Devil Inside You), et la Power Ballad de rigueur (The Unloved Symphony).

Les guitares, bien présentes, s’enroulent parfois autour du thème principal comme des arabesques (Matter of Time). Les soli, efficaces et mélodiques, ne sont jamais envahissants.

NOTRE AVIS :

A leurs airs de dilettantes, on aurait pu croire que les Old’N’Glam prenaient tout à la va-comme-je-te-pousse.
Et bien non ! Le livret, les chœurs, le travail des guitares, tout est remarquablement travaillé dans cet album pour lequel on est même allé chercher l’expérimenté Achim Koehler pour le mix et le mastering (Primal Fear, Accept, Bonfire).
Old’N’Glam réveille avec conviction l’esprit du Hair Metal 80’s pour nous le livrer avec un son neuf dans un album généreux et particulièrement festif. Irrésistiblement, Ten Shades of Glam vous donnera l’envie d’aller gueuler avec les Lorrains dans un prochain concert.
“Better Call Doctor Love ! Better Call Doctor Love !”.
Parce qu’il est arrivé, le docteur de l’amour. Qu’on se le dise !

LES LIENS UTILES :

Sorti le 21/06/2019, l’album est désormais disponible sur Bandcamp :
https://oldnglamofficial.bandcamp.com/
Ou sur le site du groupe :

https://www.oldnglam.com/
Retrouvez Old’N’Glam sur Facebook (n’oubliez pas de liker leur page !) :

https://www.facebook.com/oldnglam/

 

 

 
 

Sortie d'album : BALLS OUT (Hard Rock) - Let Me In (I Know Someone Inside) - 2019

  • Le 01/05/2019
Groupe : Balls Out
Album : Let Me In (I Know Someone Inside)
(19/04/2019)
Genre : Hard-Rock
Origine : Nice

 

 
Formé à Nice en 2016, Balls Out est un quatuor constitué de Pat Gioan (Basse/chant), Yann Vautrin et Sonny Micucci (Guitares), Pierre Pizana (Batterie).
En mars 2018, les Niçois sortent un premier EP six titres sans fioritures intitulé “Too Big To Handle”.
En juin de la même année, ils se font remarquer en jammant sur scène avec Norbert Krief, le guitariste de Trust.
En décembre 2018, ils font la première partie de Clutch à l’Elysée Montmartre.
En avril 2019, Balls Out revient avec un nouvel album : “Let Me In (I Know Someone Inside)
 
Huit titres / vingt-huit minutes !

Let Me In (I Know Someone Inside) est à la limite de l’EP. Cela signifie aussi que le groupe a décidé de ne faire aucun remplissage.
Balls Out connait ses classiques et sait y faire pour vous pondre des riffs accrocheurs. Si vous aimez le Hard, cet opus va vous choper dès le premier morceau et ne va vous lâcher qu’à la fin de la dernière piste.
Les guitares Vautrin/Micucci sont un régal ! Le point d’orgue en est une cavalcade infernale qui conclut l’énorme Hurricane.
Le chant rugueux de Pat Gioan est beaucoup plus varié (Drumstick Sucker) que sur l’EP. Il ouvre ainsi un champ plus large aux compositions.
Balls Out n’est la copie de personne, et on reconnaît sa patte assez aisément. N’empêche, cet album honore ses aînés : AC/DC, Airbourne, Nashville Pussy, Rose Tatto, Black Sabbath, Kiss (façon Simmons/Frehley) et Mötorhead sont les références qui vous viendront pèle-mêle au fil de l’écoute.

Balls out let me in

BALLS OUT - Let Me In (I Know Someone Inside) (2019).
Côté artwork, on découvre à travers un judas les quatre Balls Out qui sonnent à une porte avec des têtes d’innocents aux mains pleines. Va-t-on les laisser entrer ? On l’ignore ! Mais la question qui me vient en regardant cette pochette est celle-ci : laisseriez-vous votre fille sortir avec un Balls Out ?
Ce cliché, signé Hugo Lietta, est issu d’une série réalisée au Fisheye (un objectif très grand-angle qui donne cette impression de judas de porte). Elle illustre parfaitement bien le titre de l’album.
Moaning Hard est le premier clip tiré de l’album.

 

 

L’album est signé chez M & O Music.

 

Avec des vrais morceaux de HARD ROCK dedans :

Let Me In (I Know Someone Inside) est un album aux titres accrocheurs qui démontre tout le talent de Balls Out pour pondre des hymnes Hard-Rock, ainsi que tous les progrès accomplis par ce groupe. Balls Out s’est lâché, il a eu raison, et il continue à foncer à la vitesse d’un TGV.
Une excellente galette, courte et vive, avec des vrais morceaux de Hard-Rock à l’intérieur.
A se passer à fond et en boucle dans sa bagnole.
 
Liens et infos pratiques :

Balls Out en concert :
. à Paris le 25/05/2019 au Gibus Live