HARD ROCK

HARTMANN, Get Over It (sortie le 16/09/2022)

Le 25/09/2022

En fine gâchette du chant et de la guitare, Hartmann balance une nouvelle galette incontestablement réussie qui saura faire craquer les amateurs d'AOR

Le chanteur/guitariste Hartmann est de retour avec un neuvième album, un onze pistes d'environ quarante-huit minutes disponible depuis le 16/09/2022, intitulé :

« Get Over It »

Hartmann
L'ex-frontman d'At Vance, sociétaire du Avantasia de Tobias Sammet, possède un timbre de voix situé selon notre oreille entre David Coverdale (Whitesnake) et Eric Martin (Mr Big). Il avait d'ailleurs invité ce dernier sur un titre de son album « Hands On The Wheel ». On vous repasse ce morceau de 2018 pour le plaisir...

Ce nouvel album de Hartmann saura vous aguicher dès son entrée en matière avec un « Remedy » particulièrement accrocheur.
« Get Over It » mettra l'accent sur les belles mélodies, sur la voix d'Oliver Hartmann, sur des soli de guitares lisibles et mélodiques et sur des choeurs extrêmement professionnels (« In Another Life ») soulignés par une production qui sonne agréablement et qui sait aussi mettre les basses en avant.
Les compositions massivement AOR sauront vous transporter vers un hard-rock musclé, borné par Whitesnake (« What You Give Is What You Get ») ou par le Bon Jovi de la période « Destination Anywhere » (« In Another Life » et la ballade « Can't Keep Away From You »).

Des morceaux tels que « The Gun », avec sa très légère pointe blues/jazz, apporteront une diversité bienvenue dans votre écoute.

C'est soigné, c'est calibré pour glisser, et ça glisse, ça glisse même très bien, incontestablement.
Ainsi en fine gâchette du chant et de la guitare, Hartmann balance-t-il une nouvelle galette réussie et diverse qui saura faire craquer les amateurs d'AOR.

BAD KINGZ (classic hard-rock) - Interview de Chris Savourey

Le 22/09/2022

Nouvellement créé, Bad Kingz sortira son premier album le 21/10/2022 chez M&O Music.
Une galette qui plaira assurément aux amateurs de hard 70's tel que le concevaient Led Zeppelin ou Bad Company.
Prise de contact avec le groupe. C'est Chris Savourey (un nom qui parlera aux amateurs de guitare) qui nous répond.

Badkingz photoBonjour Chris Savourey. Bad Kingz se constitue en 2021, mais à en croire mes oreilles vous aviez déjà tous un solide parcours musical. Pourrais-tu présenter le groupe ?
Chris (guitare) :
Bonjour, oui nous avons tous joué dans différent groupes avant. Alex joue la basse et a enregistré et mixé l'album, Tomas est le chanteur et a enregistré ses parties de chant et je joue la guitare . Pour la batterie on s'est faits aider par plusieurs personnes et Alex aussi a travaillé dessus.
A l'écoute de la première piste de votre album « Take me into your Kingdom », j'ai pensé que vous étiez influencés par des groupes de hard comme Led Zeppelin. En poursuivant l'écoute j'ai eu l'impression que vous partagiez même avec Led Zep ou Bad Company des influences plus lointaines...
Chris :
Oui nous avions envie de faire un album classic Hard Rock car nous écoutons ce style depuis notre adolescence et nous aimons aussi le blues. J'adore en effet Free, Thin Lizzy, Led Zep... Des groupes fin 60's et 70's.
Qu'est-ce qui a amené la naissance de Bad Kingz ?
Chris :
On avait envie avec Alex de faire un album de Rock, vu qu'on ne pouvait pas jouer pendant la période Covid, on a travaillé sur des idées et voici comment le projet a vu le jour. Donc on a enregistré deux titres qu'on a proposés à Tomas. La ballade « Friend » et le titre « Hear me now ». Tomas a fait les paroles et la mélodie, et c'était parti.

Comment sont nées les dix compositions qui figurent sur « Take me into your Kingdom » ?
Chris :
Petit à petit sur plusieurs mois. Comme je le disais d'abord deux titres pour voir comment ça sonnait et après on les enregistrait un par un et on envoyait à Tomas .
Badkingz cover
Les envolées de Tomas dans les aigus rappellent Robert Plant et donnent beaucoup de nerfs aux morceaux. C'est vraiment le chanteur parfait pour mettre en valeur ce type de compositions...
Chris :
Oui on est dans le même trip ! C'est cool, il a vraiment une super voix. Les Anglais sont forts pour le Rock n Roll !
Côté production, comment s'est fait votre choix ?
Chris :
Nous ne sommes pas riches donc on a bossé par nous-mêmes, Alex a passé des heures et des heures sur cet album ! Pour le mastering Alex avait déja bossé avec le studio du Flon à Lausanne et ils ont fait un super taf .
Quand l'album sortira-t-il et sous quelles formes pourra-t-on se le procurer ?
Chris :
En CD et sur toutes les plateformes. Nous aimerions le faire en vinyle donc nous lançons une campagne de crowdfunding, vous pouvez regarder sur notre facebook si vous voulez en commander un (NDLR : le lien direct ICI). Si nous avons assez de commandes on pourra le faire , ça serait top !
Votre actualité dans les prochains mois ?
Chris :
Nous allons attendre de voir comment cet album est reçu par la presse et le public et s'il y a de la demande pour des concerts, nous allons voir comment nous organiser avec Tomas car il habite en Angleterre.
Merci Chris Savourey d'avoir pris le temps de me répondre.
Chris :
Merci à vous pour cet interwiew ! Long live Rock n Roll !

A-Z, A-Z (sortie le 12/08/2022 - chronique)

Le 18/09/2022

« A-Z » est un album exactement dans l'optique fédératrice avouée par son géniteur.

Batteur de Warlord ainsi que de Fates Warning (de 1988 à 2005), Mark Zonder initie en 2020 un projet d'album fait de morceaux sans fioritures ciblant un registre hard-rock.
Il réunit autour de lui le chanteur Ray Alder (Fates Warning), le guitariste Joop Wolters (Steve Walsh), le claviériste Vivien Lalu ainsi que le bassiste Philip Bynoe (Steve Vai, Warlord).
Le groupe prend pour nom A-Z, c'est à dire « de Alder à Zonder » mais également un symbole de la variété des styles abordés par le groupe.
L'album sort le 12/08/2022 dans un artwork très accrocheur signé Hugh Syme (Rush, Saga).
Il s'appelle sobrement :

« A-Z »

A z artwork
« A-Z » est un onze pistes d'environ cinquante minutes.
Son écriture et son enregistrement se font à distance par chaque partie depuis son lieu de résidence (USA, France, Espagne, Pays-Bas).
Ayant finalisé son format, Mark Zonder cherche un label. Il explique à Radio Metal : « Une très grosse et célèbre maison de disques m’a dit tout net : C’est trop commercial et c’est trop AOR pour notre label. J’ai donc su à ce moment-là que nous faisions ce qu’il fallait, nous faisions passer notre message. » (retrouvez l'intégralité de cette interview de Mark Zonder sur Radio Metal)
Il est finalement signé chez Metal Blade Records (Cannibal Corpse, Six Feet Under).
Première évidence à l'écoute de l'album : les géniteurs de « A-Z » ne se sont pas reposés sur leurs lauriers durant son processus d'écriture.
Outre cette mise en musique finement ciselée, la maîtrise et la créativité des intervenants rejaillit sur chaque titre. Le chant est parfait dans l'exercice, le jeu de batterie est foisonnant, la musicalité constante, faite de bons riffs et de très belles saillies guitares/claviers.

Réalisé avec des musiciens de haut niveau « A-Z » ne se limite pas à l'étiquette : Hard, heavy, AOR, progressif, il n'est jamais vraiment où on le croit. Maîtrisant tous ses ingrédients il vous emmène d'un genre à l'autre. Le mieux serait peut-être de parler d'un hard-rock progressif, cette dernière composante restant légère, utilisée surtout pour éviter le convenu dans les compositions. Elle a l'avantage de permettre à Mark Zonder de ne pas dérouter sa fanbase progressive tout en touchant un public plus large.
« A-Z » est donc un très bon album, interprété avec maestria, qui ne manque pas d'arguments, à la fois accrocheur et fouillé, exactement dans l'optique fédératrice avouée par son géniteur.

MARCO MENDOZA, New Direction (sortie le 16/09/2022 - chronique)

Le 16/09/2022

Mendoza & Co donnent l'impression d'avoir affaire non pas à l'album d'un superbassiste, mais à celui d'un vrai groupe venu délivrer un opus de hard festif, faisant de « New Direction » l'une des livraisons les plus affriolantes de cette fin d'été.

The Dead Saisies, Whitesnake, Ted Nugent, Thin Lizzy, Soul Sirkus, Black Star Riders...
On ne compte plus les grands groupes de hard qui apparaissent dans la biographie du talentueux bassiste Marco Mendoza.
Le voici qui s'inscrit dans l'actualité du 16/09/2022 avec son quatrième album solo :

NEW DIRECTION

Marco mendoza artwork
Il s'agit d'un dix pistes d'environ quarante-deux minutes.
Pour la production, Marco a fait appel à Soren Andersen et à ses Medley Studios (Roxette, Mike Tramp, Radiohead, Prince), auquel il faisait déjà confiance pour son dernier disque, « Viva La Rock » (2018).
Cet Américain s'en est d'ailleurs pleinement remis au Danemark, pays de son label (c'est une sortie Mighty Music/Target.) pour l'entourage de son album : producteur danois, batteurs danois  — Morten Hellborn (Electric Guitars) et Allan Tschicaja (Pretty Maids). Enfin, en plus de produire l'album, le Danois Soren Andersen (Electric Guitars) joue des guitares et des claviers...
Un Ecossais, et non des moindres, dénote dans ce tableau, renforçant le pool des guitares : Tommy Gentry, de GUN.
La fraîcheur de l'Europe du Nord n'aura en rien entaché la chaleur de la musique : « New Direction » s'ouvre sur  le joyeux « Take It To The Limit », l'un des singles-clips de l'opus. C'est aussi l'un des titres les plus détonants de l'album.

Puis les morceaux se succèdent, dans un songwriting solide et varié, balayant un registre de classic hard rock d'ascendance Anglo-Américaine plutôt qu'Australienne.
Très à l'aise dans son chant, Marco Mendoza démontre des qualités vocales qui lui confèrent toute sa légitimité au micro. Entouré de musiciens brillants, il a la fine idée de les laisser développer leur jeu, un choix judicieux qui sert grandement le songwriting. D'autant que la production, qui sait rendre la vibration de chaque corde de guitare, met en évidence leurs interventions (on recommande l'écoute au casque).
Ainsi, au long des dix pistes, Mendoza & Co donnent l'impression d'avoir affaire non pas à l'album d'un superbassiste, mais à celui d'un vrai groupe venu délivrer un album de hard festif faisant de « New Direction » l'une des livraisons les plus affriolantes de cette fin d'été. Les amateurs de hard auront raison de lui réserver le meilleur accueil.

SUDDEN DEAF, Havoc (sortie le 07/10/2022)

Le 12/09/2022

Sudden Deaf séduira pleinement les nostalgiques d'un hard  70's légèrement doom ; ceux-là se connaissent, ils ont usé jusqu'au plus profond des sillons leurs vieux  Black Sab' et quelques Pentagram.
Sudden deaf band


Sudden Deaf est un groupe de hard-rock texan formé par quatre musiciens qui ont tous grandi dans le même quartier d'Austin, fréquentant les mêmes écoles et se retrouvant au lac pour pêcher.
La biographie laconique ne nous apprend pas quand le groupe s'est formé, mais on sait qu'il sort son premier single en février 2022 et que les goûts de ses membres les portent vers Thin Lizzy, Judas Priest, Pantera et Iron Maiden.
Sudden Deaf présente son premier album le 07/10/2022. Il s'agit d'un six coups (bah oui, on est au Texas...).
L'opus s'appelle :

« HAVOC »
Sudden deaf artwork

Pour ses textes, Sudden Deaf ratisse large, ainsi que le groupe l'expliquait au webzine Breathing The Core, « de la littérature à l'histoire en passant par le cinéma ; des choses comme Poe, Lovecraft, le génocide celtique, les films de Kurosawa et Kubrick, et parfois des situations réelles selon qui dirige le processus d'écriture de la chanson. »
D'accord. Mais là, le titre « Head hunter, le premier single de l'album, raconte l'histoire d'un Viking et plonge dans les émotions de rage, de cupidité, de luxure et de mépris que nous ressentons tous. »

Chez Ahasverus, on croyait les Vikings plutôt réservés au power metal (ils n'a qu'avaient les déposer !). Musicalement, Sudden Deaf propose pourtant autre chose qui évoque le early hard-rock des 70's, avec une voix qui rapelle tout de suite celle de Bobby Liebling (Pentagram), voire de Tonton Ozzy.
Sur des rythmiques accrocheuses, les soli des guitares se font stridents, tandis que la basse parvient à trouver une place de choix car étonnamment Sudden Deaf sonne comme un power trio, et c'est là l'une des forces de cet album !
Les compositions s'étirent jusqu'à sept ou huit minutes — autre similitude avec le hard très débridé des 70's — et il faut le lire pour s'en apercevoir car à l'écoute il ne s'installe aucune longueur tandis qu'on suit les lignes des différents instruments. Cet espace permet d'ailleurs les variations les plus sexy — Ahasverus, calme-toi ! — comme sur « City In The Sea » avec son lâcher de guitare final. Sudden Deaf  peut aussi se faire plus heavy (« Head Hunter ») mais le son de ses guitares, qu'elles viennent en tierce ou en arpèges (l'instrumental « Dusk »), renverra systématiquement à une période pré-NWOBHM.
Et c'est la quine ! « Havoc » est une réussite dans son genre, et Sudden Deaf séduira pleinement les nostalgiques d'un hard  70's légèrement doom ; ceux-là se connaissent, ils ont usé jusqu'au plus profond des sillons leurs vieux  Black Sab' et quelques Pentagram.
Montrant ses muscles sans en faire des caisses et sans le revendiquer pour un penny, Sudden Deaf a su insuffler à sa galette ce son roots qui colle à son style mieux qu'un dentier aux gencives de Tante Lucienne. Il a ce faisant clairement retenu notre attention et nous n'hésiterons pas une seconde à vous le recommander.

Line Up:

  • Drew Potter : chant, basse
  • Dylan Bigelow : guitare
  • Alex Turner : guitare
  • Max Cortez : batterie

Track List:
1. Goin Down
2. Mind Control
3. Raging Storm
4. Head Hunter
5. Dusk
6. City in the Sea 

Le Lien :
linktr.ee/Suddendeaf

 

PUB JACK, Pub Jack (2021)

Le 07/09/2022

Un hard à la française d'une grande qualité, qui rappellera aux amateurs le temps béni où Trust, Téléphone et Karoline tenaient le haut du pavé.

Séance de rattrapage pour un album coup-de-coeur que nous découvrons sur le tard (il est sorti en décembre 2021) mais dont il serait péché de ne pas parler tant il a sa place dans la production hexagonale ce premier album éponyme du groupe Pub Jack.
Pub jack
Pub Jack est un trio de hard-rock formé en 1991 à Nîmes. C'est donc un combo longuement rodé qui présente ce premier opus dix titres d'une durée d'environ trente-quatre minutes. Le format parfait pour proposer un produit compact qui ne lâche jamais l'oreille de l'auditeur.
D'ailleurs il vous prévient dès l'ouverture avec « Tu n'y résisteras pas », un titre rapide, avec une section rythmique qui martèle la cadence au galop façon Vulcain.
La suite (« Foyer de Haine », « Ca Pue le Bonheur », « Jamais Millionnaire ») nous entraîne sur les terres australiennes de manière totalement crédible. On pense à Rose Tattoo, à AC/DC mais aussi à ce champion du hard hexagonal qu'est OVERDRIVERS.

La voix écorchée de Bernard Chastaloff est taillée pour le genre. Elle se permet des fantaisies (« Sex Fun Luxure », « A Chacun Sa Haine », « Prédateur ») qui démontrent sa maîtrise du registre. L'album se conclut sur le boogie rock de « Prédateur ».
Sur l'ensemble, les textes à caractère social ou grivois (« Sex Fun Luxure / Pourvu qu'elle tienne / Pourvu qu'elle soit dure ») sont sans conteste la cerise sur le gâteau.

Les riffs sont accrocheurs, les choeurs rappellent ceux d'un Rose Tattoo, tout est exécuté au cordeau et la production est celle qu'il fallait.
Loin d'être une simple curiosité, très efficace dans ses riffs, « Pub Jack » est donc un hard à la française d'une grande qualité, qui rappellera aux amateurs le temps béni où Trust, Téléphone et Karoline tenaient le haut du pavé. Un album parfois survolté, toujours efficace, avec un affichage qui sent l'underground à plein nez (pas de site internet, pas de page Facebook, une distribution artisanale). Il pourrait bien devenir culte et il n'a pas fini de tourner sur le lecteur d'Ahasverus. Filez l'écouter !
« Pub Jack » est disponible à l'achat en physique sur demande auprès de Bernard Chastaloff.

Les Critiques :

  • Pub Jack démontre que l’on peut faire du « Franchouille Hard Rock » avec beaucoup d’efficacité, de talent et de fun.
    Hard Rock 80
  • Un hard-rock de tradition chanté en Français qui ravira à la fois  les fans d'AC/DC et Rose Tattoo, et ceux de feu Vulcain.
    Rock Hard France

Tracklisting :
01.Tu n’y résisteras pas
02.Foyer de haine
03.Ça pue le bonheur
04.Jamais millionnaire
05.Sex fun et luxure
06.A chacun sa haine
07.Toujours mariés ….
08.Solitaire
09.Saute
10.Prédateur
Durée : env. 34mn

Line-Up :
Bernard Chastaloff (Basse, Chant)
Yvan Chastaloff (Batterie)
Thomas Pappalardo (Guitare)

THUNDERMOTHER, Black And Gold (2022)

Le 22/08/2022

2022 voit le retour de Thundermother pour un cinquième album, le premier avec la bassiste Mona Lindgren. En septembre 2021, Mona rejoignait nos Suédoises, habituées des mouvements de line-up depuis la création du groupe en 2009. Elles enregistraient en guise de nouvelle carte de visite l'acoustique « Driving In Style ».

Le 19/08/2022, les filles rebranchaient les guitares et montaient les potards à onze : « Black And Gold » nous était livré.
Gros choeurs/gros riffs, il fait une arrivée un peu putassière, à la façon du Bon Jovi de « Lay Your Hands On Me », avec un « The Light In The Sky » certainement taillé pour la scène. On retrouvera le même processus sur la piste « I Don't Know You », et des choeurs mémorables pollinisent l'album un peu partout avec parfois une efficacité redoutable (« All Looks No Hooks » ).
« Black And Gold » cultive plus généralement un hard-rock 80's brut empruntant au blues d'une manière plus ou moins appuyée (« Raise Your Hands »). Il met en évidence la puissance de la chanteuse Guernica Mancini, son groove, mais aussi l'inventivité de la guitariste qui arrive à se renouveler — Filippa Nässil  a un jeu redoutable ! — dans des compositions qui balancent bien (« Wasted », « Loud And Free »,  « I Don't Know You »).

Deux ballades (« Hot Mess » et « Borrowed Time ») viennent aérer la galette tandis que « Try With Love » et « Watch Out » montrent à quel point les musiciennes savent faire parler la poudre et garnir les cartouchières.

L'album « Black And Gold » conjugue ainsi les rythmiques qui bastonnent aux guitares qui tricotent  et se voit porté par une chanteuse d'exception à la puissance phénoménale (Elle mériterait d'être dans le journal / La lalala lala la la lalala lala la !). En conclusion, si vous aimez le hard-rock, vous tenez-là l'un des albums les plus efficaces de 2022, il allie l'explosivité vocale d'un Skid Row à l'écriture catchy d'un Bon Jovi des 80's. L'union est heureuse, on recommande.
Thundermother a le vent en poupe : le groupe accompagne Scorpions sur sa tournée nord-américaine.

Thundermother scorpions
Les critiques en disent :

  • Black And Gold me démontre que les musiciennes de Thundermother sont toujours capables de proposer des Hits entraînants, d’excellentes compositions mais, et c’est la première fois, peuvent connaître quelques légères baisses de régime.
    Métal Intégral
  • Black And Gold est une nouvelle réussite, certainement pas une déception. Il montre une formation en pleine forme, bien fougueuse et qui maîtrise parfaitement les codes du hard rock, honorant avec talent ce genre musical décidément immortel. 
    Aux Portes Du Metal Webzine
  • Avec Black and Gold, Thundermother monte encore en puissance avec un superbe album.
    Hard Rock 80
  • Si vous aimez ce genre de sonorité, vous avez assurément le haut du panier à portée d’oreille avec ce dernier album de Thundermother.
    MeloLive.fr

Line-Up :

  • Filippa Nässil : guitare
  • Guernica Mancini : chant
  • Mona Lindgren : basse
  • Emlee Johansson : batterie

Tracklist :

01. The Light In The Sky
02. Black And Gold
03. Raise Your Hands
04. Hot Mess
05. Wasted
06. Watch Out
07. I Don't Know You
08. Looks No Hooks
09. Loud And Free
10. Try With Love
11. Stratosphere
12. Borrowed Time
Durée totale : 42mn env.

Discographie :

  • Rock'N'Roll Disaster (2014)
  • Road Fever (2015)
  • Thundermother (2018)
  • Heatwave (2020)
  • Black And Gold (2022)

Le Lien :

UMBILICUS - Une sortie attendue (avec des membres de Cannibal Corpse et de Deicide)

Le 18/08/2022

Paul Mazurkiewicz (Cannibal Corpse), Taylor Nordberg (Deicide), Vernon Blake (Anarchus) et Brian Stephenson (Fore) ont unis leurs efforts et leur passion en puisant dans des influences allant de Grand Funk Railroad à Led Zeppelin et d'Aerosmith à Scorpions pour nous proposer à l'automne 2022 sous le nom de Umbilicus un album de hard-rock intitulé « Path Of 1000 Suns ».

Umbilicus

Ces derniers mois, le groupe dévoilait deux des dix pistes du futur opus : « I Human » et « Hello Future ».
Le chanteur et parolier Brian Stephenson déclarait à la sortie de « Hello Future » : « Nous y sommes, nous l'avons fait ! Il est temps que le monde sache dans quoi nous avons investi notre temps et nos efforts. On ne saurait être plus ravis que nous le sommes de ce single et de l'album ! Vraiment crade, simple, direct, rock n roll in your face. Cela a été un travail d'amour sur tous les plans et un véritable voyage, de la conception à la réalisation. Moi et mes frères, Taylor, Paul et Vern, ne pourrions être plus réjouis qu'à l'idée de partager tout ça avec vous. Nous sommes Umbilicus et nous jouons du Rock N Roll. »

En août, « Gates Of Neptune », un troisième single, était mis à notre disposition. Taylor Nordberg confiait à son propos : «  Gates est définitivement l'une de mes chansons préférées sur l'album. C’est un morceau assez simple, mais il en dit tellement, et il est incroyablement dynamique. Il vous emmène vraiment en voyage. La voix de Brian est absolument magnifique sur ce morceau, et il l'a vraiment faite passer d'une chanson soignée à une chanson épique ! Bien que nous ayons fait en sorte que notre groupe fasse du hard-rock classique, l'une des choses qui rendait tous ces vieilles formations si bonnes était qu'elles étaient capables d'être dynamiques et d'avoir une "ballade" sur un album. "Dream On", j'ai fini mon speach ! Nous espérons que vous apprécierez ce titre. »

« Path Of 1000 Suns » a été enregistré, mixé et masterisé par Taylor Nordberg au Smoke & Mirrors Productions. Taylor Nordberg signe également l'artwork.
« Path Of 1000 Suns » sortira le 30/09/2022. On peut déjà vous dire que c'est une réussite que les amateurs de hard 70's peuvent précommander (et profiter ainsi des trois premiers singles) les yeux fermés. Il est disponible ici :

Line-Up :

  • Brian Stephenson - chant
  • Paul Mazurkiewicz - batterie
  • Taylor Nordberg - guitare
  • Vernon Blake - basse

Umbilicus band
Photographie : Deidra Kling

Tracklisting :
1. Hello Future
2. Umbilicus
3. Gates Of Neptune
4. I, Human
5. Stump Sponge
6. My Own Tide
7. Life On The Sun
8. The Call
9. Traveler
10. Gathering At The Kuiper Belt 

Les liens :


 

SIN69, SiN69 (2022)

Le 10/07/2022

On a déjà vanté à plusieurs reprises dans nos pages la qualité du métal suisse (Dead Venus, NoN, Silver Dust, Dirty Sound Magnet, Galaad, ils deviennent trop nombreux pour être cités tous), voici un poulain de plus dans son écurie.
SiN69 est né dans le canton de Fribourg en 2020 sur la base de Circle, une formation helvétique dont faisaient partie quatre des six musiciens réunis ici.
L'origine du nom tient à l'environnement du groupe dont la salle de répétitions se trouve au numéro 69 de la rue.
Dans une pochette très sobre, Sin69 présentait le 11/04/2022 son premier album éponyme via ROAR - rock of angels records (Grave Digger, Stinger).
Sin69 cover
Musicalement, SiN69 délivre un premier album de hard-rock teinté de heavy. Il est assez court, huit titres pour trente-trois minutes. Sa particularité est que le chant se voit confié à Marina et Thomas Schaller, qui se répartissent le lead de morceau en morceau.
Les riffs métronomiques caractéristiques du hard australien (« Hang It Up ») côtoient des cavalcades basse/guitares façon Iron Maiden (« Angels Crying ») et des soli mélodiques dans un album qui s'abreuve aux deux mamelles du Metal. Il se permet à mi-parcours une ballade au titre plus américain que nature : « Cowboy ».

« Sin 69 » a retenu notre attention dès la première écoute et il nous séduit sur la durée par l'efficacité d'un songwriting varié et bien agencé. Et surtout par le timbre de sa chanteuse, légèrement voilé, peut-être androgyne, en tout cas savoureux et peu répandu. Aucun soupçon d'ennui à l'écoute de cet opus fait de l'étoffe des grands premiers albums : si le son peut être amélioré, la formation prouve sa légitimité par huit compositions de hard/heavy à l'authenticité évidente et au grain singulier. L'efficacité est présente immédiatement chez SiN69, et on vous recommande autant l'album que ce groupe qu'il conviendra de suivre.

Tracklist :
1. Guardian Angel
2. Around The World
3. Hang It Up
4. Angels Crying
5. Cowboy
6. Evil’s Place
7. Circle Of Rock
8. Stop Fighting

Sin69 band
Line-Up :

  • Marina Schaller : chant
  • Thomas Schaller : chant, guitare acoustique
  • Beat Hefti : guitare
  • Michael Vaucher : guitare
  • Pesche Liechti : basse
  • Charles Mönroe : batterie

Invités :

  • Philipp "Phluppi" Huber : claviers sur 2/3/5/7
  • Marcel «Mace» Hablützel : backing Vocals sur 1 et 8
  • Julien Menth  : guitare lead sur 1 et 3

Le Lien :

SPIRIT WAR « Soundhouse Tracks Vol.2 » (2022)

Le 06/07/2022

Groupe : SPIRIT WAR
Album : « Soundhouse Tracks Vol.2 » - EP Autoprod’
Genre : Hard Rock US / Heavy Metal / Rock’n’Roll énervé !
Influences : Dokken / Accept / Saxon / Helloween
Origine : 2021 (Région du Bugey)
Sortie : 01/07/2022

Par Pépé St@kaTTo

Line-up actuel :

  • Markus Fortunato :  basse et chant
  • André « Deiz Kergo » Kergonna » : guitare
  • Nicolas Lebrat : guitare et choeurs
  • Valentin Leroy : batterie et choeurs

Spirit war fred versaillesSPIRIT WAR par Versailles photographie


Tracklist :
01. All My Heroes are dead – 02. Child of Music-Hall – 03. Upcrawling
EP 3 titres en commande sur le site du groupe.

Spirit War, est le nouveau groupe de Markus Fortunato, bassiste, chanteur, compositeur prolifique, en activité depuis la fin des années 80 et que certains ont connu avec ses groupes MZ, et Fortunato, trois albums et toujours en activité !

Après l’aventure Kingcrown (ex Öblivïon), Markus a lancé ce side-projet mi-2021, accompagné de son ami guitariste André « Deiz » Kergonna ainsi que deux jeunes musiciens talentueux que sont Valentin Leroy à la batterie et Nicolas Lebrat le second guitariste. L’osmose parfaite entre ces « anciens » musiciens chevronnés et les « p’tits nouveaux », va aboutir après un premier volume (notre chronique ici : SPIRIT WAR, « Soundhouse Tracks Vol.1 ») à ces trois nouveaux brûlots qui vont constituer le volume deux, que je vous propose de découvrir maintenant.
Spirit war cover
01. « All my Heroes are dead » démarre sur un riff puissant et récurrent. La mélodie est belle et le chant de Markus toujours aussi envoutant. Le superbe pont enjolivé par quelques harmoniques frappées et ses diables de chromatiques vont lancer le solo certes court mais ultra précis. Si « All my heroes are dead », alors les nouveaux « Héros » qui suivent savent facilement assurer la relève. Un premier morceau Heavy mélodique qui met le feu aux poudres.

02. Avec « Child of music-hall » on retrouve cette ambiance que l’on peut apprécier chez Saxon, cette course effrénée drivée par de gros riffs, une basse qui aplatie tout ce qui dépasse, une batterie déchainée, et un chant toujours aussi énergique appuyé par des chœurs guerriers. Les paroles écrites par Markus nous racontent l’histoire d’un gamin obligé de faire le saltimbanque pour nourrir sa famille (avec un clin d’œil et une dédicace particulière à Patrick Dewaere). Comme pour chacun de ses textes et morceaux Markus arrive avec malice à nous plonger intégralement dans son récit…

03. « Upcrawling » d’inspiration très Accept avec sa rythmique implacable et catchy, toujours ponctuée de bons riffs décapants, un refrain qui fait mouche et qui ne demande qu’à être repris en chœurs, sont les ingrédients de ce titre qui devraient assurément vous faire sautiller en Live. Et que dire du sublissime solo de fin en tapping, phénoménal !

Ce trois titres vient donc clôturer ce qui constitue le premier EP de Spirit War.
Alors, peut-on voir une symétrie parfaite entre le volume 1 et le volume 2, jusque dans l’intitulé des titres : pistes 1 « Death Idols » / « All my Heroes are dead », pistes 2 « Turn on the light » / « Child of music-hall », pistes 3 « Flight to survive » / « Upcrawling » ? C’est ce que je pense et ce n’est que mon point de vue, mais il me semblait intéressant de le partager …
Un premier EP (vol.1 & vol.2) entre Hard & Heavy, très homogène, et six titres qui ne demandent qu’à tourner en boucle. Un groupe à voir rapidement sur scène pour en apprécier toute l’énergie !
Pour conclure, je reprendrai le message posté sur le site du groupe qui résume parfaitement l’ambiance Spirit War :
« Il y a tout juste un an, nous vous annoncions la naissance de Spirit War ... Que de chemin parcouru depuis ! Nous avons vécu cette année des moments incroyables qui ne cessent de nous rapprocher tous les quatre humainement et musicalement. 
Très fier de cette aventure !
Nos deux EP sont disponibles sur notre site et sur nos plateformes musicales.
Des dates se prévoient pour la rentrée et l'année prochaine (2023) ... Vous en saurez bientôt plus ! »

Les Liens :

Matoscope :

  • Markus Fortunato : Mark Bass Big Band black Edition ; Standard Cabinet 108; Ninja 102 Combo, Skull Strings Wound Exposed Core 6 Strings Bass
  • André Kergonna : Charvel Pro Mod So-Cal Style 1 Vibtage, Cort CR250-SP Amber (+ Seymour Duncan), Schecter , Mooer GE 200 & GE250 Amp Modeling, Skull Strings 10-46 STD Stainless Steel
  • Nicolas Lebrat : guitare LTD EC-1000 Amber Sunburst, ESP Horizon FR II Black Aqua, Zoom G11, DV Mark Power Cab 112/60
  • Valentin Leroy : Ludwig Drums Epic Series, cymbales Zildjian Avedis, caisse claire Grescht

SPIRIT WAR, « Soundhouse Tracks Vol.1 » (2022)

Le 02/06/2022

Groupe : SPIRIT WAR
Album : « Soundhouse Tracks Vol.1 » - EP Autoprod’
Genre : Hard Rock US / Heavy Metal / Rock’n’Roll énervé !
Influences : Dokken / Saxon / Helloween / Accept
Origine : 2021 (Région du Bugey)
Sortie : Fin 2021

Par Pépé St@kaTTo

Line-up actuel :

  • Markus Fortunato :  basse et chant
  • André « Deiz Kergo » Kergonna » : guitare
  • Nicolas Lebrat : guitare et choeurs
  • Valentin Leroy : batterie et choeurs

 

Spirit war

SPIRIT WAR par Fred Versailles


Discographie :

  • « Soundhouse Tracks Vol.1 » (EP - 2021)
    Tracklist : 01. Death Idols – 02. Turn on the light – 03. Fight to survive
    EP 3 titres en commande sur le site du groupe.

Spirit War est le nouveau groupe de Markus Fortunato, bassiste, chanteur, compositeur prolifique, en activité depuis la fin des années 80 et que certains ont connu avec ses groupes MZ, et Fortunato, trois albums et toujours en activité !
Pour la chronique du dernier Fortunato, c’est par ici : Chronique d'album : FORTUNATO (Néo Classique), "Insurgency" (2021) 
Après l’aventure Kingcrown (ex Öblivïon), Markus a lancé ce side-projet mi-2021, accompagné de son ami guitariste André « Deiz » Kergonna (aka « Deiz Kergo », Emposium et Crack In Time, qui avait participé au chant sur « Liberty » le premier album de Fortunato), avec pour principal objectif de former un nouveau groupe orienté Hard Rock US/Heavy Metal. Deux jeunes talentueux musiciens viendront également compléter la formation : le batteur Valentin Leroy (Les Marmottes, Flying Sharks) et le second guitariste Nicolas Lebrat (ex-Dyslesia). L’osmose parfaite entre ces « anciens » musiciens chevronnés et les « p’tits nouveaux », va aboutir à ces trois brûlots que je vous propose de découvrir maintenant !


01. C’est sur une rythmique bien hachée à la Accept et appuyé par un riff « oriental » décapant que « Death Idol » entame ce mini-EP. La ligne de basse fusionne d’entrée avec la batterie, et on sent déjà que la mayonnaise prend bien dans la section rythmique ! La voix de Markus est toujours aussi rauque et énergique, ce qui prouve qu’en plus d’être un de nos meilleurs bassistes métalleux français, il est également un remarquable chanteur. Les solos sont puissants et rappellent la période « Perfect Strangers » de Deep Purple ! Alchimie donc parfaite sur ce premier morceau Heavy Rock.

02. On poursuit avec « Turn on the light » et son intro toujours aussi punchy, à noter le changement brutal de tonalité sur le début du chant de Markus qui surprend un peu au départ, mais qui est bougrement efficace pour accrocher l’auditeur ! Le son des guitares est vraiment phénoménal, pour exemple le superbe pont en milieu de morceau, juste avant les solos en twin-guitares dopés aux « effetamines ». Une mélodie superbement composée. 
03. « Flight to survive » débute sur une guitare folk avec ses arpèges magiques appuyés par un sublissime solo de basse de Markus. La rythmique galopante qui suit, entraine le morceau dans un Heavy plus traditionnel. La mélodie est martiale et colle parfaitement au thème des paroles, la voix de Markus véhicule toujours autant d’émotions. Le pré-chorus avec ses riffs hypnotiques ainsi que les nombreux solos incisifs font de ce dernier titre un pur morceau dans la tradition Maidénienne. Un vrai petit bijou !


Ce premier EP qui devrait être suivi dans les prochains jours d’un second est hautement explosif de puissance sonore ! Carton plein donc pour ces trois compos entre Hard & Heavy, certes classiques mais terriblement mélodiques et efficaces.
« Soundhouse Tracks Vol.1 » fait une excellentissime entrée en matière, nous attendons maintenant le plat de résistance avec un appétit plutôt vorace !


Matoscope :

  • Markus Fortunato : Mark Bass Big Band black Edition ; Standard Cabinet 108; Ninja 102 Combo, Skull Strings Wound Exposed Core 6 Strings Bass
  • André Kergonna : Charvel Pro Mod So-Cal Style 1 Vibtage, Cort CR250-SP Amber (+ Seymour Duncan), Schecter , Mooer GE 200 & GE250 Amp Modeling, Skull Strings 10-46 STD Stainless Steel
  • Nicolas Lebrat : guitare LTD EC-1000 Amber Sunburst, ESP Horizon FR II Black Aqua, Zoom G11, DV Mark Power Cab 112/60
  • Valentin Leroy : Ludwig Drums Epic Series, cymbales Zildjian Avedis, caisse claire Grescht

Les Liens :

 

 

LAST TEMPTATION "FUEL FOR MY SOUL" (2022)

Le 22/05/2022

Groupe : Last Temptation
Origine: Strasbourg/Paris (FR)
Album: FUEL FOR MY SOUL (20/05/2022) - Chronique d'album
Genre: Hard Rock, Heavy, Grungy teinté de stoner.
Label :  http://http://www.goldenrobotrecords.com/
Par Dam'Aël

 

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LAST TEMPTATION : LE GROUPE

 

Evidemment, j'ai cette grande tentation de vouloir vous raconter la genèse et l'histoire de ce groupe dont la création remonte dans les années... ouais, tout dépend à quelle référence on fait allusionner. Bon, partons sur 2010. Donc Last Temptation (LT) voit le jour grâce au Strasbourgeois Peter Scheithauer  qui  a déjà bien roulé sa bosse : sideman pour des groupes aussi divers que Kiss, Megadeth, Testament, Slayer , Belladona et bien d’autres, il est également le fondateur de Stream, Killing Machine et Temple Of Brutality ... Cette formation se forge sur un line-up initial des plus impressionnants puisqu'il invite Bob Daisley (Garry Moore, Ozzy Osbourne),Winnie Appice (Black Sabbath, Dio) et Don Airey (Deep Purple, Rainbow). Malheureusement ou... comble de bonheur selon où nous orientons notre lorgnette, le projet a longtemps traîné, d’abord en raison des plannings hyper chargés de chacun et, d'autre part, Bob Daisley tient absolument à intégrer un chanteur avec des critères très précis; Il le veut inattendu, jeune et frais... mais sans acné! Reste à Peter de relever le défi lancé par Daisley. On peut l'imaginer courir jambes à son cou de métalleux vers le Festival Musica, le Festival des Artefacts, La laiterie ou le Molodoï pour trouver la perle rare. C'est par un pur hasard que le guitariste "tombe" sur des videos de HELLECTROKUTERS, un groupe parisien de hard rock qui, avec deux albums à son actif, envoie du bois qui sait réchauffer les salles les plus glaciales. Et le frontman  Butcho Vukovic dégage une vitalité rassurante et propose un chant plus que convaincant. Le tout sur une expérience de ouf puisqu'il est, entre autres, l'ancien frontman de feu Watcha, le premier groupe de Néo Metal français des années 90 bien pesées (1994-2008). Peter contacte téléphoniquement l'élu pour le job qui, croyant à une blague, se paie le luxe d'envoyer gentiment ballader le 6cordistes en mode "Va te faire pendre avec tes cordes plutôt que de me raconter des carabistouilles". Sauf que Peter ne lâche pas l'affaire et sait convaincre. Après divers échanges d’enregistrements comme démonstration de la qualité vocale de ce jeune français auprès de Bob, la réaction ne s’est pas faite attendre. Bob Daisley dit à Peter : « Voilà, c’est Ozzy qui chante juste ! », « C’est Ozzy, avec un timbre juste. ». L’affaire est pliée! Et Ozzy se lance dans la confiture de rhubarbe. Bon j'déc***.    Un premier album Last Temptation voit alors le jour le 19 septembre 2019 via earMusic.

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 Mais comment gérer les scènes avec un océan qui sépare les Américains des Français en période de pandémie. Il faut donc revoir le projet et faire appel dans l'hexagone, à un nouveau bassiste et un nouveau batteur respectivement Julien Rimaire  (Los Disidentes Del Sucio Motel ) et Vince Brisach (Mitch Ryder) . Peter expliquant: " la nouvelle composition facilite grandement les répétitions, les concerts au pied levé et la préparation des productions d'album".

Ce nouveau line-up ne va pas jouer les touristes en shorts de bain masqués jusqu'aux oreilles; ils vont travailler dur et à l'instar de la foudroyante multiplication virale que nous avons tous subie, le quartet va lui aussi multiplier les titres, jusqu'à une bonne quarantaine pour n'en choisir au final que 11 qui viennent plaquer de Hard Rock Old School les sillons de FUEL FOR MY SOUL, leur second opus. Cependant un nouveau changement intervient au sein de la formation, Farid Medjane (TRUST) reprennant les baguettes de Vincent, c'est donc lui que nous pourrons voir sur scène dans les prochains concerts et pour la suite de l'aventure.        

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Au cours de ce périple, le combo réussit un coup de maître en signant sur Golden Robot Records/Crusader Records complété par un contrat de management avec Doug Goldstein, lequel a assuré la gestion du groupe Guns N' Roses pendant 17 années de leur longue carrière. Privés comme tout le monde du spectacle et de la culture, ils n'auront pas pu livrer en live leur premier album mais ont malgré tout eu l'opportunité d'assurer la première partie de Dream Theater  et de présenter  en avant première LAST TEMPTATION sur la mainstage 1 du Hellfest en juin 2019, accompagnés de Steve Unger (Metal Church) et de Stet Howland qui a fait partie des groupes USA de Peter, et a été le batteur de WASP, Lita Ford ou encore Metal Church.                                    

 

LAST TEMPTATION : FUEL FOR MY SOUL

 

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En cette nouvelle période de tension internationale et de risque de pénurie énergétique, la solution est toute trouvée; carburer au FUEL FOR MY SOUL à l'indice d'octane LT 2022 qui assure une réaction exothermique d'oxydoréduction capable de réchauffer n'importe quel frileux du genre et les acolytes qui l'accompagnent. Last Temptation, les fans le savent, a pour influence  Black Sabbath, Black Label Society, Ozzy, mais aussi bien d'autres. Il s'inscrit dans un registre Old School des années 80's avec pour priorité le côté organique de la musique et de ses enregistrements; et pas question de faire de compromis sur cet aspect technique et artistique. FUEL FOR MY SOUL est une galette qui ne nous limitera pas aux 80 km/h autorisés dans un tout autre domaine; ces 11 titres savent donner la vitesse d'une écoute en chute libre jusqu'aux dernières secondes. Le quartet a généré une quarantaine de titres avant d'en sélectionner avec précision 11, jetant  les perdants au rebus. Le travail en amont est tel que l'enregistrement de ces 11 compositions a été réalisé en une seule semaine au Downtown Studio de Strasbourg; un enregistrement voulu en live et en prises intégrales de tous les instruments ainsi que la voix afin de respecter les critères rapportés plus haut. Le mixage est délégué à E.BISCAN et la masterisation est assurée par Peter lui-même. L'artwork est de nouveau réalisé par Headbang Design  (album « Throes of Joy in the jaws of defeatism » de Napalm Death, travaux pour des festivals de Stoner...) avec Antoine Defarges derrière le pinceau qui lui donne un style très graphique, une esthétique très colorée et cette dimension intemporelle. Je vous propose dès maintenant d'aller faire le plein à la pompe de Last Temptation pour un voyage chaud comme la braise.

 

EN PISTE :

1. Ashes and Fire :

Le sujet abordé dans « Ashes and Fire » est celui des personnes égocentriques et égotiques qui se prennent pour les rois du monde en utilisant le pouvoir et la violence. Explosif d'entrée de jeu, Heavy au possible, Last Temptation fait rougir les cordes de toutes origines confondues. Butcho Vukovic, le timbre écorché vif, se veut puissant dans un registre qu'il connaît très bien. Quelle est cette petite étincelle nouvelle qu'on perçoit en tendant l'oreille? La basse? La basse!!! Yes, cette basse a une sonorité toute particulière, elle est un poil plus stoner et ça m'plaît! Côté solo, nul doute qu'il s'agisse de Peter; reconnu Pit, sors de derrière les flammes STP. Cependant on remarque une variante importante: il s'y colle un côté mélodique plutôt rare chez le guitariste. A suivre... Concernant la batterie, on note une double pédale efficace sans démonstration ulcérante. Cette première piste est aussi le premier single supporté par une lyrics-vidéo diffusée en septembre dernier.

 

 

 

2. I Believe :

 Mid-tempo qui sonne et résonne, et qui rappelle l'intérêt qu'a le groupe pour le gigantesque Black Sabbath; I Believe confirme le son plus stoner de la basse qui s'associe à la guitare pour donner une atmosphère plus lourde. Le chant et le solo se tiennent un peu plus dans le registre du premier album (ceci n'engage que moi)

 

3. Stronger than fate :

Véritable déferlante de riffs, de notes et une ligne de chant qui défile à vive allure, ce titre est une machine à démonter tête et cou, à éroder tous les cartilages y compris ceux des plus jeunes métalleux; un big one en mode belliqueux, un titre version speed machine infernale dont le final appuyé par la double pédale est un mitraillage de grande envergure. Les nappes de guitare sont magistrales et pourraient faire rougir la horde de United Guitars de Ludovic Egraz. Une tuerie! Ce titre est une véritable tuerie; l'effet Kiss Hot du combo LT!

 

4. I Don't Wanna Be Your God :

Langue pendante, casquette sous le pied écorché vif, débraillé comme un pitre déluré, c'est dans cet état qu'on risque d'appréhender en sortie de Stronger Than Fate, le titre suivant "I don’t wanna be your god". Aux portes du Doom bien sale, gonflé à bloc en saturation, chargé comme un mulet en riffs bien lourds et syncopés, le sujet abordé est à prendre avec un second degré évident et une douce ironie. Mais la réflexion n'est pas bannie de toute interrogation. « ''I Don't Wanna Be Your God'', c'est Dieu qui s'adresse à l'humanité pour expliquer qu'il ne se sent plus responsable d'eux en raison de la façon alarmante dont ils se traitent les uns les autres. Il dit : « Désolé, mais j'abandonne ! » commente le guitariste Peter Scheitauer. Butcho Vukovic réussi ce tour de passe passe en rendant  moins pesant l'instrumental par des lignes de chant savamment recherchées et très mélodiques.

 

 

5. Fuel For My Soul :

Ce titre est un excellent combustible pour notre organisme et notre âme. Fortement influencé par les 70's et plus particulièrement par les britanniques Led Zeppelin dont les gimmicks et les plages de guitare ne sont pas s'en rappeler le fabuleux Whole Lola Love (Page non tournée, toujours au 1er Plan-t-); Butcho sait la jouer au plus près de l'effet voulu dans ce morceau, tant sa capacité d'interprétation est incontestable et incontestée. La basse s'est adoucie et en devient particulièrement mélodique et doucereuse. Fuel For My Soul est un des points forts de cet album qui se veut déjà d'un excellent niveau. On apprécie aussi la section rythmique solide et l'excellent travail fourni par le batteur. Le clip de cette piste est sortie le jour même de la release de l'album organisée au Hellfest Corner par Olivier Garnier de Replica Promotion le 20 mai dernier.

 

 

6. Carousel of hell :

Cette sixième piste fait aussi partie de mes préférées; très groovy, très rythmée, aux plages de guitare qui sauraient plaire à Yann Armellino et à grand nombre de 6cordistes.  Ce morceau est puissant, efficace tant par ses structures, son jeu, son inspiration et le choix des rimes du texte. La batterie sait appuyer la puissance des riffs, la mélodie du chant, par des patterns calmes ou beaucoup plus énervés en soutien inébranlable.

 

7. Free, Strong and Loud :

Pas de doute, ce morceau vous met la patate. Après une introduction très calme sur un duo guitare/basse ou basse reliée à un octaver, j'ai à peine eu le temps de me poser sur mon interrogation que les rockers décident d'allumer le feu en mode combustion Speed Metal. Groovy au possible, plus qu'efficace, très bien foutu et fédérateur au max (les politiques pourraient revoir leur copie...), Free, Strong And Loud est un concentré de Rock multi-fonction qui vaut toutes les recettes du monde, véritable exutoire qui ferait dégringoler le cours boursier de toute la pharmacopée allopathique. Encore une de mes sélections.

 

8. In The Mirror :

C'est sur cette 8ème piste que Last Temptation délivre la ballade de l'album, à la fois mélodique et mélancolique, on confirme le talent du frontman et plus particulièrement la fin vocale qu'il donne à ce titre. L'instrumental est chargé, syncopé, lourd et bruyant, frôlant les limites du noisy sur certains passages. La section est réellement massive, enfonçant le clou de la puissance du texte. 

 

9. Main Attraction :

Pour les fans de Suzy Quatro, ne vous attendez pas ici à trouver un cover de son 8ème album. Rien à voir. Mais écoutez plutôt. Les paroles de ce titre aborde le fait qu'il nous arrive à tous de penser bien agir, d'apporter une plus-value au monde qui nous entoure, mais malheureusement les conséquences peuvent être désastreuses et trop tard pour retropédaler. Le mal est fait. Et Last Temptation sait introduire le sujet et transcrire nos pleurs de notre noir constat, avec cette intro des plus sinistres sur guitares saturées et dissonantes pleurnichardes, à l'effet  très réussi. Bravo les gars. Le ton est donné et bien donné : lourdeur, rythme pesant à l'allure d'un compte à rebours, grungy, au son bien sale aussi sale que nos actions. Le solo tranchant, fusille à tout va y compris nos illusions. Une lyrics video appuie la sortie de ce troisième single depuis début mai dernier.

 

 

10. The Answer :

Où trouver la réponse à cette question princeps : "pourquoi sommes-nous sur terre ? ". Nous pouvons toujours parcourir en long, en large et en travers le dernier Gala du kiosque, tirer les cartes d'un jeu de tarot qu'Antoine Defarges aurait peut-être pu illustrer ou encore demander à la concierge de l'immeuble qui glâne allègrement toutes sortes d'information; le conseil que tente de nous donner le combo est sans nul doute bien meilleur, celui d'avoir cette approche introspective profonde et plus sérieuse. L'instrumental de The Answer est sombre, lourd à l'image de la difficulté à répondre à la question soulevée. Last Temptation rappelle ici ces influences musicales.

 

11. Going Crazy:

Stoner, Doom, Grungy filent la texture musicale de cette étoffe rugueuse tramée par toutes nos peurs. Et ça gratte! Si les guitares stridentes sont les premières à enfiler l'aiguille de ce canevas très Black Sabbath, la basse tisse une très belle partie de cet ouvrage, ourdant un son lourd et vrombissant pesant et alarmant, cependant bien rond. le chant doublé version écho, crée une résonnance telle, qu'elle pourrait se faire le juge de notre conscience. Le pattern de batterie règle à la perfection ce métier à tisser qui délivre cet habit crazy de notre folie humaine. Très bon final pour enfoncer le clou des messages passés dans les 11 pistes de cette galette.

 

NOTRE AVIS :

FUEL FOR MY SOUL marque une réelle évolution  du combo LAST TEMPTATION. Qu'il s'agisse des compositions ou de leur production. Qu'il s'agisse de l'évolution des soli de guitares qui prennent part à la mélodie des titres tout en gardant ce côté agressif et très technique signant la patte très identitaire de Peter. Que cela concerne le nouveau son de la basse qui, apportant un son plus stoner, amène une couleur différente et bien trouvée à cet ensemble instrumental. Qu'il s'agisse du chant de Butcho toujours aussi excellent et qui a su introduire des lignes de chant plus nuancées et peut-être plus caractéristiques du genre donné dans cet opus. Enfin que cela porte sur le travail de la batterie qui met en évidence une recherche toute particulière sur la construction des patterns et de ses nuances. On notera un jeu de double pédale qui ajoute une plus-value très notoire sur l'ensemble des compositions. FUEL FOR MY SOUL est un excellent album qui délivre des compositions puissantes, mélodiques, variées où l'énergie dégagée peut prendre des allures explosives, foudroyantes ou plus pesantes à l'instar des sujets abordés dans les textes. Nul doute à émettre concernant le talent de cette nouvelle configuration du groupe et de sa capacité à envoyer la charge et les watts avec une inspiration et un savoir-faire sans réserve. Last Temptation carbure à l'indice d'octane élevé. Son aisance, son inspiration, sa passion tissent avec brio l'étoffe d'une formation à mettre sur le devant de la scène sans demi-mesure et sans modération. Rendez-vous notamment au Hellfest le 18 juin prochain, en compagnie de The Darkness, Steel Panther, Deep Purple , Airbourne, Dead Daisies. Ouai, les mecs, ils savent aussi la jouer dans la grande cour !

 

DISCOGRAPHIE :

 

19  septembre 2019 : Last Temptation

Last Temptation, 1er album éponyme sorti le 27/09/2019

 

 

Track List :

1 Ashes and fire
2 I believe
3 Stronger than fate
4 I don’t wanna be your god
5 Fuel for my soul
6 Carousel of hell
7 Free, strong and loud
8 In the mirror
9 Main attraction
10 The answer
11 Going crazy

Line up :

Butcho Vukovic (vocals)
Peter Scheithauer (guitar)
Julien ‘Baloo’ (bass)
Farid Medjane (drums) qui remplace Vincent Brisacq

 

Les liens :

https://www.facebook.com/LastTemptationOfficial

http://www.goldenrobotrecords.com/


 

 

 

 

 

 

 

HOT HELL ROOM, Kingdom Genesis (2022)

Le 10/05/2022

« Bouillant comme la braise dans la Chambre Chaude de l’Enfer »
(Je dédie cette chronique à mon ami Jean-Luc Wallendorf, disparu en 2020 et qui était fan d’HHR).

Groupe : Hot Hell RooM
Album : « Kingdom Genesis »
Genre : Heavy Metal/Hard Rock/Rock Mélodique/Rock Progressif/Gothique

Influences : Queensrÿche/Type O Negative/Dio/Dokken/Winger/Rush
Origine : Paris (2003)
Sortie : 08/04/2022

Par Pépé St@kaTTo
Hot hell room band
Line-up actuel :

  • Loïc Malassagne : chant, guitare, claviers  (ex-Anthemon)
  • Alan Raoul : basse (ex-Coldown, ex-Evolvent, ex-7th Nemesis, ex-Invading Chapel)
  • Shazy Bob : guitare (ex-David Slame)
  • Ludovic Rouix : batterie (ex-Evolvent, ex-Anthemon)

Anciens membres :

  • Sébastien Luccioni : guitare (ex-Onirik Illusion)
  • Loïc Stone : batterie
  • Alexis Bersot : batterie (ex-Hatred Dusk)

Discographie :

  • Lie Box (EP Demo 2005)
  • Hot Hell Room (Demo 2009)
  • Kali Yuga Bonfire # (2013)
  • # Morrison (Arranged Version EP 2015)
  • Architect Of Chaos (2016)
  • Stasis (2020) sur le Label Allemand STF Records
  • Kingdom Genesis (2022) sur le Label Français M&O

C’est seulement deux ans après l’excellentissime « Stasis » que les Franciliens d’Hot Hell RooM ont sorti chez M&O Music en ce début avril 2022 « Kingdom Genesis », autant vous dire que pour la Te@m « d’Ahasverus Métaux En Tous Genres » l’attente de ce quatrième opus fut quand même très longue (le Boss a même fini par creuser une tranchée dans la moquette de son bureau à force de faire des allées-venues pour rayer les jours sur le calendrier). C’est que les HHR font partie du Top Ten de nos groupes préférés à « la rédaction ».
Pour ceux qui auraient somnolé au fond de la classe entre le radiateur et la fenêtre ou tout simplement hiberné dans une grotte ces dernières années et qui auraient raté quelques épisodes, une petite révision s’impose.
C’est par la collaboration active de trois copains, l’ex-Béarnais Loïc Malassagne (auteur, compositeur, multi-instrumentiste et surtout chanteur à la voix bien particulière, de baryton-basse à contre-ténor), du bondissant bassiste Alan Raoul et de Loïc Stone le batteur, qu’Hot Hell RooM  voit le jour dans le Val de Marne en 2003.
Les répétitions et le travail créatif de nos trois compères aboutiront à deux maquettes de grandes qualités « Lies Box » et « Hot Hell Room », cette dernière étant masterisée par le producteur Beau Hill (Alice Cooper/Twisted Sister/Winger/Kix/Europe/Ratt, excusez du peu).
En 2010, Ludovic Rouix remplace Loïc Stone qui a quitté le groupe. Avec lui, ils préparent activement « Kali Yuga Bonfire » leur premier album autoproduit qui sera début 2012 enregistré, mixé et masterisé par le « magicien ingé-son » Andrew.G du Hybreed Studios  de Fontenay-sous-Bois, les parties batteries étant quant à elles enregistrées par Pierre Houllier au Roots Notes Studio  à Massy.  
Fin 2012 HHR devient donc officiellement un quatuor avec l’arrivée de Shazy Bob à la « guitare assassine » (et en kilt écossais). S’en suivront quelques concerts en première partie de groupes prestigieux (Toledo Steel, Dizzy Mizz Mizzy, Caousel Vertigo), mais surtout la sortie de leurs trois albums « Kali Yuga Bonfire » en 2013, « Architect Of Chaos » en 2016, et « Stasis » en 2020 (ces deux derniers avec le brillantissime guitariste Seb’ Luccioni).
C’est pratiquement dix ans après la sortie de leur premier album que « Kingdom Genesis », avec ses onze titres atterrit dans les bacs. Il est également produit par Andrew. G au Hybreed Studios,  sauf le mastering qui sera lui réalisé à Los Angeles par Maor Appelbaum (Yes/Meatloaf/Faith No More/Rob Halford/Angra/Sepultura/Yngwie Malmsteen/Dokken).
La pochette dans une déclinaison de couleur ocre jaune est très sobre, elle est tirée du tableau « La Bataille de Tolbiac » peint en 1937 par le Franco-Hollandais Ary Scheffer (l’œuvre originale est visible dans la galerie des Batailles, au château de Versailles). Cette immense toile représente la victoire de Clovis le Roi des Francs et de son armée sur les Alamans à Tolbiac (en latinus  « Tolbiacum », une ville de l'ancienne Germanie située près de Cologne). C’est après cette bataille que Clovis se convertira au christianisme et officialisera plus tard la naissance du Royaume de France. Loïc et Alan tous deux férus d’histoire ont ainsi voulu ce titre de « Genèse du Royaume » pour cet album. Cependant on ne peut pas vraiment parler de concept album même si plusieurs titres font référence à l’histoire de France.
Hot hell room kingdom genesis
Tracklist :
01.Royal Introduction – 02.Remembrance – 03.Twilight – 04.Isolated – 05.Preach – 06.Savior  – 07.Royal Interlude – 08.Watcher – 09.Nightmare – 10.1307 – 11.Clear Sighted

  1. C’est au son d’un orgue d’église que « Royal Introduction » débute religieusement l’album. Avec sa tessiture naturelle de baryton-basse, Loïc entame la grande messe de « Kingdom Genesis ».
  2. Le deuxième morceau « Remembrance » démarre sur les chapeaux de roues par un riff puissant concocté à distance et « envoyé par catapulte » par l’ancien guitariste Seb’ Lucionni. Ce titre énergique porté par la voix exceptionnelle de Loïc nous replonge dans cette ambiance si particulière que nous avons l’habitude de trouver chez Hot Hell RooM et qui fait toute sa richesse, à savoir une alternance de passages Heavy supra-rapides sur les couplets et ceux beaucoup plus calmes dans le style Gothique sur les chorus.
    « C'est l'un des tout premiers titres écrit pendant le confinement […] ce morceau fait référence à une figure emblématique ancienne de notre pays, d'un héros ou héroïne sur qui le peuple peut se rattacher et s'unir, sans la nommer pour laisser libre cours à l'imagination. C'est aussi un message d'appartenance charnelle à une terre et son histoire, un message combatif dans le bon sens du terme et positif en ces temps obscurs ! »
  3. « Twilight » avec son bon gros riff lourd à la Metallica ou Lordi (chacun choisira sa référence) et sa rythmique bien hypnotique entraîne l’auditeur dans une dimension où le jour n’est pas encore mort et la nuit pas encore ressuscitée, ce moment où l'on vit le plus intensément. La mélodie de ce morceau est sublime, et pour certains elle continue même de trottiner en boucle dans la tête après la fin du morceau.
    « Ce titre parle de la génération née avec internet mais aussi du monde moderne et de son rapport à la technologie avec ses dérives et perversions et de son rapport à l’autre… »
  4. Avec « Isolated » l’enchainement est parfait, le morceau débute sur une courte intro avec de superbes nappes de clavier et une batterie métronomique ultra-carrée, le chant démarre en même temps que la rythmique guitare, c’est une avalanche d’énergie tout au long du morceau. La voix culmine à des sommets que peu de chanteurs sont capables d’atteindre avec de sacrées variations que ce soit sur les couplets, ponts ou chorus. La basse n’est pas en reste et pilonne de concert avec la batterie durant quatre minutes. Un sublissime solo bien débridé joué en deux temps de Fabrice Poisson en guest, (ami d’enfance d’Alan), avec un final où se rejoint ce riff bien percutant que l’on retrouve tout au long du morceau, vient clôturer cette piste. Une véritable pépite que personnellement je ne me lasse pas d’écouter.
  5.  « Preach » entame cette cinquième piste par un nouveau riff musclé et bien décapant, le chant est toujours aussi harmonique, puissant et légèrement teinté de gothique. Ce morceau particulièrement intéressant intègre des passages qui nous font par moment basculer d’un Hard Rock classique à un plan plutôt Goth’ sur le premier pont avec l’utilisation d’arpèges en son clair (sur un tempo lent), à plus Progressif sur le dernier pont, avec de magnifiques riffs de basse et une mélodie de piano, à la Rush. Le solo de fin particulièrement bien ficelé par l’ami Shazy Bob venant achever le tout.
  6. Sur « Savior » ce sont les roulements tribaux de la batterie de Ludo qui lancent ce sixième titre. La voix de Loïc alterne sur ce morceau les questions/réponses et met en évidence l’énorme travail technique qu’il a encore réalisé pour gagner en hauteur par rapport à sa tessiture habituelle. Les variations sont énormes et enrichissent considérablement le chant, un sacré exploit ! Au final, un son énorme de basse/guitares, avec encore un magnifique solo pour une pièce superbement mélodieuse…
  7. « Royal interlude » avec ses quarante-et-une secondes et son thème médiéval, judicieusement interprété par le troubadour Loïc, va nous plonger au moyen-âge à la cour du Roi, pour un interlude de guitare acoustique percussive ; juste le temps de refaire le plein de kérosène et de redécoller.
  8. Et c’est donc reparti pour un huitième brûlot ! « Watcher », le titre poids-lourd de l’album est un monument de Heavy Metal. D’entrée, on assiste à un déferlement de décibels, un mur énorme et compact de guitares (tant pour la rythmique que pour les riffs surpuissants), une basse atomique, une batterie déchainée comme un mustang, le pont basse/batterie/guitare est énorme ! La partie chant restant toujours aussi brillante et hypnotique.  
  9. « Watcher est très métaphorique dans l’approche du texte, c’est aussi un constat de notre monde mais comme s’il était décrit par un dieu observant du ciel nos faits et actes ».
  10. « Nightmare » oscille entre Hard Rock et Rock Progressif avec une alternance de tempi tout le long du morceau. On retrouve également ces variations de tonalités dans le chant, la basse et dans les nombreux breaks de batterie. Les solos de guitares abondants et de grandes qualités, sont bien plus présents que sur les morceaux des albums précédents.
  11. Avec « 1307 » Hot Hell Room nous replonge une nouvelle fois dans l’histoire de France avec ce funeste vendredi 13 octobre 1307 qui amorcera le déclin et la destruction de l’Ordre du Temple. La basse lancinante et lourde, les nappes embrumées des claviers, les riffs ciselés comme des lames de Tolède renforcent ce côté médiéval et sombre. La voix de Loïc remplie de « sérénitude » et d’apaisement traduit bien ce qu’ont ressenti les Templiers à leur arrestation : « Non nobis, Domine, non nobis, sed nomini tu da gloriam » (Non pour nous, Seigneur, non pour nous, mais pour la gloire de ton Nom). Beaucoup d’émotion donc dans ce morceau.
  12. « Clear-Sighted » vient clôturer de façon magistrale ce quatrième opus. Le gimmick d’intro que l’on retrouvera tout le long du morceau est obsédant comme une aura imprégnée de mysticisme, une âme en peine tourmentée. Les riffs sont massifs et entêtants, et même si la voix de Loïc se veut plus suave sur ce titre pour coller à cette Power-Prog’-Ballade, l’énergie et les sentiments qu’elle dégage sont toujours aussi présents et saisissants.

* Les commentaires en italique et entre guillemets sont de Loïc Malassagne.


« Kingdom Genesis » est vraiment un album riche en mélodies et terriblement bluffant, les guitares sont bien plus nettes et tranchantes, la double-pédale grosse caisse beaucoup plus audible, la voix envoutante et puissante bien mise en avant, du très-très bon Hard & Heavy.
Laissez-vous donc séduire par les nombreux brûlots de cet album, (d’autant plus que plusieurs titres sont destinés à devenir de véritables pépites), vous ne le regretterez pas !
C’est à force de persévérance qu’Hot Hell RooM arrive aujourd’hui à se hisser au niveau des plus grands groupes de Heavy Metal de l’Hexagone, M&O Music ne s’y est pas trompé en les récupérant dans son écurie, (encore moins la bande à Ahasverus en les suivant assidûment). L’accent de Loïc Malassagne qui se rapproche plus d’un chanteur américain qu’anglais, ainsi qu’une empreinte sonore et un univers vraiment unique, devraient rapidement leur ouvrir des opportunités à l’international.
Le groupe n’a malheureusement pas pu défendre en concert « Stasis » pour cause de pandémie récurrente, gageons que les prochains gigs soient plus nombreux ! Une date semble confirmée pour avril 2023 au « Petit Bain » (75), une seconde serait également prévue juste un peu avant en mars 2023 sur Alfortville (94), au CREA Jean-Macé (à la « Pyramide ») avec Onirik Illusion.

Les liens :

Matoscope :

  • Loic : guitare Ibanez RG Black + distortion Revv G3. Micro chant Shure SM58 + Réverb TC Helicon R1.
  • Alan : basses Spector & Warwick Thimb Bass. Tête ampli Peavey Session Basse + Cabs Genz Benz 4x10.
  • Shazy Bob : guitare Lag Roxane. Ampli Laboga Caïman + cabs Laney 2x12. Effets : TC Electronic Tube Pilot / LunaStone Wise Guy True Overdrive / TC Electronic Nova System + pédalier midi.
  • Ludo : batterie Richmo Drums + cymbales Sabian.

 

 

 

 

NO TIN GODZ, No Tin Godz (2022)

Le 05/05/2022

Le trio américain NO TIN GODZ a sorti son premier EP éponyme le 08/04/2022.
No tin godz artwork
Il s'agit d'un cinq titres d'environ dix-sept minutes.
Black Sabbath, Rob Zombie et Ghost sont les références qui nous sont citées pour définir sa musique.
Le groupe présente son EP ainsi :
« Héros et méchants, tout ce que vous entendez est tapi dans la réalité. Voyez le monde à travers nos yeux... De nos cœurs noirs au vôtre, êtes-vous prêts ? »
L'accroche se fait avec « I Walk Alone », un hard-rock au riff puissant et sombre.

« We Are Zombies », qui suit, se démarque par une pratique du hard plus 90's.
Au fil des titres, il devient évident que les musiciens ont une expérience solide (Lennis Hayes a par exemple partagé la scène avec Halford et Papa Roach au sein d'Anthem Of The Sun).
Les guitares qui interviennent en lead sont un sérieux atout. Le chant est sûr et original. L'album pratique un hard-US moderne, plutôt mid-tempo. Le songwriting est varié et bien travaillé, Suffisamment éloigné de ses références, cet EP bien calibré avance sans faille et il n'est nul besoin de période d'observation pour comprendre qu'il s'agit d'un opus sérieux d'une formation déjà aguerrie qui fait son entrée dans une complète efficacité. A découvrir.
Line-up:

  • Lennis Hayes - chant, basse
  • Paul Kennedy - batterie, chant
  • Mike Bartodziej - guitare, chant

No tin godz band
Tracklist :

  1. I Walk Alone
  2. We Are Zombies
  3. Just Before Dawn
  4. Different Day
  5. Hell Yeah

Les Liens :

 

MASACRITIKA distribué en France

Le 04/05/2022

Le label français Bitume nous informe qu'il a pris en charge la distribution dans l'hexagone de « Raza De Kain », le nouvel EP de la formation chilienne de Heavy Rock / Stoner MasaCritika.
Masacritika
La version européenne de cet EP est agrémentée des titres du EP « Homónimo » que MasaCritika produisait en 2017.

« Raza De Kain » est disponible dès maintenant sur Bandcamp et en CD digipack via la boutique en ligne du label Bitume :

Line-Up MasaCritika :

  • Mauro “Yaghan” Bastías - chant
  • Boris “Boro” Riquelme - guitare
  • Vicente “Vincent” Ruiz - basse, backing vocals
  • Leonardo Hurtado - batterie

Masacritika band
Les Liens :

RONNIE ATKINS, Make It Count

Le 23/04/2022

Disponible depuis le 18/03/2022 chez Frontiers Music srl, « Make It Count » est le deuxième album solo de Ronnie Atkins, le chanteur de Pretty Maids.
Ronnie atkins artwork
Il s'agit d'un douze titres d'une durée totale d'environ cinquante-quatre minutes.
Comme pour l'album précédent, le chanteur danois s'est entouré d'un casting haut en talents parmi lesquels des membres de Pretty Maids, mais pas seulement, loin s'en faut ! (line-up complet in fine)
Les compositions sont nées sous la guitare ou le piano de Ronnie Atkins qui s'est assuré la collaboration de Chris Laney (Pretty Maids) aux arrangements et à la production.
L'album vous accroche avec le titre « I've Hurt Myself (By Hurting You) » qui saura vous attraper dès son premier couplet.

La voix totalement maîtrisée du chanteur de Pretty Maids est toujours bien là et la maladie contre laquelle il se bat n'a en rien entamé son énergie.
Rock mélodique, hard FM, les titres se succèdent avec brio en cultivant toujours un côté catchy (« Unsung Heroes ») très agréable.

L'accent sait aussi se faire plus heavy (« Rising Tide », « Blood Cries Out », « All I Ask Of You »), sans jamais renoncer au sens mélodique au sein d'un songwriting redoutable d'efficacité.

En hit maker, Ronnie Atkins enchaîne donc les bons morceaux dans un album où l'attention est sans cesse relancée par un couplet ou un refrain d'une veine FM bien pensée.
« Make It Count » se termine par la chanson qui donne son titre à l'album. Plus pop, il commence comme une ballade à la Elton John et s'éloigne un peu des pistes précédentes.
Sur la durée, ce nouvel album de Ronnie Atkins inscrit un grand nombre de titres redoutables à son compteur et s'impose ainsi comme l'un des  grands de l'année en termes de rock mélodique ou de hard FM. Bien composé, il est interprété avec la plus solide expertise et a bénéficié d'un son adapté. Si vous aimez ce style, laissez-vous aller avec cet album d'une qualité exceptionnelle, on prend le pari qu'au fil des écoutes vous n'aurez pas à le regretter puisqu'il est, tout simplement, incontournable.

Les Critiques :

  • Un album remarquable dépassant même en qualité son auguste prédécesseur.
    Music Waves
  • Très mélodique et accrocheur, ce Make It Count nous démontre encore une fois les talents de compositeur du vocaliste danois.
    Aux Portes Du Metal Webzine
  • L’ensemble de ce Make It Count atteint un niveau d’excellence inouï.
    Métal Intégral
  • Chaque titre est un hit potentiel.
    Metal News

Tracklist :
01. I've Hurt Myself (By Hurting You)
02. Unsung Heroes
03. Rising Tide
04. Remain To Remind Me
05. The Tracks We Leave Behind
06. All I Ask Of You
07. Grace
08. Let Love Lead The Way
09. Blood Cries Out
10. Easier To Leave (Than Being Left Behind)
11. Fallen
12. Make It Count
Durée totale env. 54mn

Line Up :

  • Ronnie Atkins : chant
  • Oliver Hartmann : Guitare
  • Pontus Norgren (The Poodles) : Guitare
  • John Berg (Dynazty) : Guitare
  • Chris Laney (Pretty Maids) : guitare, claviers
  • Anders Ringman (Animal) : Guitares acoustiques
  • Allan Sørensen (Pretty Maids) : Batterie
  • Pontus Eggberg (Treat) : Basse
  • Morten Sandager (Pretty Maids) : Claviers
  • Linnéa Vikström Egg (At The Movies) : Chœurs

Discographie :

  • One Shot (2021)
  • 4 More Shots (EP)
  • Make It Count (2022)

TURBO LOVERS

Le 16/04/2022

Le 04/02/ 2022, Turbo Lovers, groupe de hard-rock de l'Ohio, sortait son nouvel album intitulé « Lettin' It Fly! ».
Turbo lovers albumcover
Tirant son nom de la discographie de Judas Priest, Turbo Lovers cite plus volontiers AC/DC, Kiss et The Wildhearts que la New Wave Of British Heavy Metal pour situer son univers.
Les Américains présentaient ainsi leur nouvel opus, une galette de hard-rock à l'Australienne cependant clairement modifiée par son traitement Made In USA sur laquelle les bons riffs pleuvent en cascade :
«  Trente-cinq minutes de rock, d'alcool, de jeu, de sexe, et encore de rock. Nous avions l'habitude de décrire notre set live plus ou moins comme "trente-cinq minutes de Whole Lotta Rosie". C'est plutôt précis et c'est assez approprié pour  Lettin' It Fly ! »
Pour appuyer son album, le trio sortait le clip « Reasons That We Rhyme »,  « un rock influencé par AC/DC qui parle de tomber amoureux de la mauvaise personne, de s'en rendre compte, puis d'essayer de se détacher. AC/DC est le premier groupe qui m'a donné envie de prendre une guitare, alors naturellement une grande partie de ce que nous faisons trouve ses racines dans leur style » explique le guitariste de la formation.

 Il était suivi par « Too Coocky», clin d'oeil à la fameuse scène de  Bohemian Rhapsody du film Wayne's World.

Le 07/04/2022 Turbo Lovers revenait avec un troisième clip, le titre « Should’ve Known Better » qui ouvre son nouvel album.
B.J. Lisko  (chant, guitare) expliquait :
« Quand est venu le moment de faire le clip, nous ne voulions pas faire une interprétation littérale de la chanson, alors nous avons eu pensé à un jeu vidéo amusant qui remonte à l'époque du Nintendo Entertainment System original. Nous avons inclus certains de nos favoris de la NES et réalisé la vidéo sur le fait de se faire chier aux jeux, ce à quoi je pense que tout le monde peut s'identifier s'il a déjà été un joueur à un moment donné.
Musicalement, c'est un morceau super  rythmé et accrocheur. Au niveau des paroles, beaucoup de gens penseront probablement que cela fait référence à une mauvaise relation, et les paroles pourraient certainement se lire de cette façon. C'est en fait un morceau sur le fait de devenir accro à la drogue, quelque chose qui m'est arrivé (et qui est arrivé à environ un milliard d'autres personnes), après un grave accident de voiture et plus d'un an de prescriptions d'analgésiques ultra bon marché. C'était assez génial, jusqu'à ce que les médicaments soient épuisés. »

L'album « Lettin' It Fly! » est disponible sur vos plateformes.
Track Listing :​
1. Should’ve Known Better (4:26)
2. Reasons That We Rhyme (3:19)
3. Too Cocky (4:27)
4. Lettin’ It Fly (3:45)
5. Gave Me A Sign (3:50)
6. Almost Great (3:22)
7. Finally Home (3:22)
8. Under Pressure (3:46)
9. Rockers Extraordinaire (4:23)
Durée totale : 34:42

Line-Up :

  • B.J. Lisko (Chant/ Guitare)
  • L-R: Christian DeSantis (Batterie)
  • Keith Dougherty (Basse/Chant)

Turbo2TURBO LOVERS par  Gary Leininger


Discographie :

  • 2003 – Snake Oil Supercharm, a tribute to Zodiac Mindwarp & the Love Reaction compilation (Sleazegrinder Records)
  • 2004 – No Longer Attractive – LP (Cracked Piston Recordings)
  • 2005 – Glamnation Vol. 2 compilation (272 Records)
  • 2006 – Cock of the Walk – LP (Cracked Piston Recordings)
  • 2008 – Outstanding – LP (Cracked Piston Recordings)
  • 2009 – Roll Your Vice – LP (Cracked Piston Recordings)
  • 2010 – Classic Rock Magazine sampler issue No. 150
  • 2011 – A Hot Minute – EP
  • 2013 – Classic Rock Magazine sampler issue No. 191
  • 2013 – Hopelessly Addicted – LP
  • 2015 – Over The Hump –  LP
  • 2018 – Almost Greatest Hits – EP/compilation
  • 2022 – Lettin' It Fly –  LP

Le Lien :

ANTECHAOS "APOCALYPSE" (Album 2022)

Le 14/04/2022

Groupe : Antechaos
Origine: Lorraine (FR)
Album: APOCALYPSE (15/04/2022) - Chronique d'album
Genre: Hard Rock Mélodique
Label :  M & O Music      Distribution : Season of Mist
Par Dam'Aël

ANTECHAOS : LE GROUPE

Groupe antechaos et logo

Antechaos est bien loin de fêter ses vingts printemps, et pour cause la formation voit le jour au printemps 2020. Mais rassurez-vous, leurs membres fondateurs sont loin d'être les jeunes perdreaux de l'année! Ce sont deux anciens musiciens de feu SEYMINHOL  qui mettent le projet sur la table :Nico Pelissier (guitare, claviers) et Chris Billon Laroute  (basse), avec en plus de leur talent et de leurs instruments, la ferme intention d'en découdre avec le Hard Rock chanté dans la langue de Molière , de Voltaire ou de votre voisin Pierre... et d'aborder avec hargne les sujets d'actualité qui titillent fortement leurs émotions. Et comme "Il est libre Max, il est libre Max, Y'en a même qui disent qu'ils l'ont vu voler" tout droit vers le duo en quête d'acolytes pour ce futur projet ; Maxime Boriolo (FOURTH CIRCLE) débarque avec sa guitare et forme le troisième de cordée. Suivront les cymbales, les toms et Dom Calastretti pour la batterie et enfin Laurent Fabisz (ex-KRYZEES,  Iron Killers et remplacement dans ex-SEYMINHOL) pour tenir le micro et poser sa voix sur des textes très inspirés.

Alerte info! Ah, on me précise à l'oreillette qu'un Telex est tombé! Je vous le livre tel que :  "Notre batteur Dom Calas range ses baguettes... Thorgis Supercake (alias Julien) reprend donc le flambeau pour nos concerts à venir et la promotion du nouvel album." Chez ahasverus.fr, l'information c'est du direct.

Bien la voilà la belle équipée lorraine!!! avec ses sabots de métalleux prête à fouler toutes les scènes de Hard Rock et autres festivals. Au niveau des influences du combo, il est évident que nombre de formations majeures ont formaté la sensibilité de chacun d'entre eux ; on citera globalement TRUST, MÖTLEY CRÜE, SIXX AM,SORTILEGE, TAGADA JONES... Entre influences, expériences et volonté, voilà de quoi donner matière à diriger Antechaos vers Clisson, Wacken, Donington Park, Helsinki ...même si leur objectif princeps n'est pas celui-ci.

Alerte info! Une dépêche de France Info m'informe que "le chanteur Laurent fabisz a connu cinq minutes de gloire en interprétant Swedish Pagans avec Sabaton sur la mainstage au Hellfest 2017https://www.francetvinfo.fr/culture/musique/rock/hellfest-2017-laurent-fabisz-un-quot-metalleuxquot-lorrain-leader-vocal-de-sabaton-le-temps-d-039-une-chanson_3328923.html

Antechaos cover

L'ALBUM :  APOCALYPSE

L'Apocalypse se décline en douze pistes chez Antechaos dont 1 bonus track qui nous amène au Bord Du Monde. Tout un programme qui pourrait nous faire froid dans le dos. Que nenni, si vous voulez prendre un bon bol d'énergie à pas cher et sans taxe, et dégraisser vos esgourdes sans risque de finir chez l'ORL, vous avez pris la bonne route. Prévoyez tout de même un bon ostéopathe ou votre kiné habituel comme copilote dans cette embardée Rock car vos cervicales sont appelées à être menées à rude épreuve durant ces 55 minutes de gymkhana entre Modern Rock, Heavy et Hard Rock. Ceinture verrouillée, semelles de métalleuse bien harnachées, c'est en guide passionnée que je vous entraîne dans le sillage d'Antechaos.

1. Alpha :

Le décor est planté dès l'introduction avec des sonorités étranges, presque inquiétantes générant une certaine crainte sur ce qui va suivre... Ce sont des guitares lourdes, acérées genre rouleau compresseur qui s'annoncent pour décrier l'attitude de ces hommes alpha aux détriments de la gente féminine et plus largement au détriment de l'humanité. Les paroles sont subtiles: "L'âge des pères" qui rappellent sans contexte "L'âge de pierre"... ou celles qui font échos à l'année 1981" marche ou crève"... En un peu plus d'une vingtaine de secondes l'auditeur se fait prendre par une rythmique carrée, entrainante, marquée par des changements de bpm entre couplet et refrain qui donnent une excellente dynamique à ce titre, couronnée par un solo travaillé excluant toute démonstration excessive. On note une belle envolée mélodique aux environs des 4 minutes qui dessine une musique capable même de s'afficher sur de très bons dessins animés. 

En précision, Laurent Gisonna (Deficiency) est l'invité sur Alpha (Laurent Gsnn-Deficiency).

2. Exode :

Pas de sortie de route et encore moins l'envie de claquer la porte après ce premier jet. Cette deuxième piste est un peu plus épique frôlant la voie du symphonique dont la rythmique est sans conteste vigoureuse et rigoureuse. Les guitares encore parfaitement proposées font support à un tableau vocal de belle qualité dans lequel Laurent n'hésite pas à prendre quelques risques en voix de tête, avec des notes très hautes et très bien tenues,  sublimée par des choeurs pour le moins judicieux. On note un très bon jeu de la batterie avec des descentes de toms qui nous ravissent, et une référence aux classiques du cinéma "...mon nom est personne...".

3. Gangster :

C'est à l'image d'une bande annonce sur guitare acoustique que s'annoncent les Gangsters d'Apocalypse ; titre qui d'ailleurs a fait l'objet d'un clip diffusé le 3 juillet 2021 et filmé par le fils du bassiste Chris. Nico nous en dit plus: " le clip s'adresse à la fois aux adultes et aux enfants avec donc l'absence de  scènes choquantes". Très cinématographique donc, très vivant, aux changements de décors musicaux toujours bien recherchés et aux sonorités riches avec une basse majestueuse mise en avant dont le ronronnement renforce la déroute des gangsters. Laurent dans son songwriting et son interprétation  nous rappelle un  certain Renaud Hantson. Jocker, si vous n'êtes pas tout à fait d'accord! Satan m'a peut-être investie! Et encore une excellente prestation guitaristique des jumelles complices.

On appréciera, dans cette vidéo, le rôle de papa non alpha, faisant la lecture  aux enfants avides de belles histoires de pirates ou de gangsters...

4. Enfance 2.0 :

Rythmique syncopée pour trancher dans le vif d'un sujet des plus graves, la maltraitance de l'enfance sous toutes ses formes. Puissance, dynamisme, Antechaos sait garder la recette pour nous maintenir dans cette fureur Hard Rock tout en abordant des sujets difficiles. Le songwriting martèle nos neurones pour une meilleure prise de conscience alternant avec des plages mélodiques, et rendant l'ensemble parfaitement digeste. Un véritable équilibre entre tornade et douceur, un savoir faire intelligent qui convainc sous couvert de technique évidente. J'apprécie tout particulièrement le passage dès les 1'49 où un "gimmick" de guitare rythmique offre un support éclatant au solo Old School qui ne l'est pas moins, évoluant vers un passage plus tranchant à 2'13.

5. Veuve Noire :

Welcome To Antechaos's Nighmare! Ce n'est certainement pas Alice Cooper qui leur fera le reproche de traiter le sujet. A Black Widow et son cocktail neurotoxique à l'alpha-latrotoxine en guise d'invitation au plaisir ; "Rester en vie ou bien périr" Laurent aura su nous mettre en garde avec ses paroles bien choisies, son timbre grave ou son chant d'alerte de haute volée, appuyées par la sirène guitaristique en arrière plan sonore qui traduit le danger certain d'un mauvais choix. Puissant, efficace, aux sonorités en symbiose avec un thème de risque potentiel. Les contractures musculaires seront de toute façon notre lot après l'écoute de ce track 5, notamment avec ce léger crossover et cette séquence punk de tout début de notes qui nous invitent à secouer la tête sans demi-mesure. 

6. Le Bord Du Monde :

Séance de zenitude bien venue avec ce mid-tempo très fédérateur qui, très rapidement, nous invite à reprendre la rythmique et à chanter ce refrain accrocheur. Peu de répit donc malgré ce" titre mélancolique, intimiste et son refrain entêtant...Le bord du monde...où la frontière entre les vivants et les ombres...". Le single sorti le 10 janvier dernier s'accompagne depuis le 30 mars d'un clip filmé à Sierck en Moselle (57)

On s'attendrit, avant le solo, de ces rires d'enfants innocents encore naïfs et purs, non entachés par les rudes épreuves de la vie et surtout celles de la mort.

7. Lucifer :

Lucifer rime avec Gangster, "regard perdu sur la grève, c'est la fin de la trêve". Mais pas de trêve pour cette rythmique endiablée dont le groove dévore le timing à la vitesse de la lumière. Les patterns de batterie jouent un rôle majeur dans ce titre pour une dynamique galopante. Les guitares assènent des riffs de forcenés enfonçant le clou de la puissance ; ça galope fort et vite. Un enfer oui pour le rythme cardiaque mais pas pour le plaisir que nous procure encore ce morceau d'Apocalypse. Si vous êtes un tantinet observateur, vous pourrez lire Coagula sur le bras de Lucifer dans le livret de l'album : serait-ce un clin d'œil habile à un logiciel qui transforme les images en sons?

Petit délire personnel qui n'engage que moi : j'ai superposé le visuel du générique de Goldorak avec la bande son de Lucifer. Pour toutes les âmes d'enfants restées intactes, le résultat est loin d'être idiot... Bon, je prends RV chez mon médecin pour avis...

Vous pouvez toujours courir pour connaître son diagnostic ! Car...

8. Secret Médical :

Comment appréhender les avis et les recherches des scientifiques? Sincérité et Lobbying! Entre perfusion d'informations médiatiques et infiltration chimique protectrice! Comment faire la part des choses? Ce titre a la particularité de faire intervenir deux chants différents: celui de Laurent et sa voix claire, puissante et assez haute avec celui d'un guest Tarek de 3F qui propose un flow de rap. L'ensemble enrichit ce titre déjà bien coloré par sa thématique et son instrumental. Le clip qui supporte Secret Médical, diffusé le 23 mars 2021, a été tourné dans un endroit plutôt glauque que constituent d'anciennes douches de la mine de la région. 

9. Effet Papillon :

Antechaos nous sert une introduction très forte, entre déplacement sur les toms de Julien, voix qui revient du passé presque tyrannique passée au vocodeur ou similaire, et des arpèges de guitare stridentes, saturées qui finissent en pleurant à en donner la chair de poule en mode goosebumps'style ; le sujet promet d'être rude et ce ne sont pas les premières paroles synthétiques qui vont venir démentir la gravité des propos traités dans ce morceau. Scotchons-nous efficacement dans nos fauteuils car l'émotion risque de happer ou même frapper un certain nombre d'entre nous. C'est la guerre! Oui c'est devenu une mode...(x² ème degré, évidemment). L'instrumental secoue fortement, sombre, doté d'une résonnance qui martèle notre mémoire et surtout notre affect. Basse, batterie, guitares s'associent en une tornade de réminiscence bouleversante : une véritable battue de rappels émotionnels qui headbanguent dans la tête et se cognent contre les murs de cette prison crânienne. Ca martèle haut et fort tant au  niveau de la composition qu'au niveau des paroles magistralement choisies, très souvent métaphoriques : "chaque battement d'aile pour terrasser les grands empires". L'alternance vocale de Laurent et Wrath (3F) sur la fin, rend incandescent ce morceau et m'a rappelé des passages de Sam II de Watcha sans en faire un parallèle serré.

10. Obsolète :

C'est l'électro-acoustique qui nous fait la courbette de bienvenue et d'au-revoir, tout en douceur, en opposition complète avec la fureur des guitares à venir, rugueuses, incisives et fortement catchy. La production du morceau la joue en mode annonce commerciale de méga centre de surconsommation, de plaisirs volatiles et souvent éphémères. On peut féliciter Laurent pour sa capacité à envoyer du bois de grande densité et celle d'offrir une douceur presque enfantine. Le tout créant un alliage vocal digne de l'orfèvrerie française de renom quand le savoir-faire s'allie à celui de Tarek et Wrath (3F), au registre très différent. Belle alchimie des voix pour le trio et grande énergie globale qui n'est pas obsolète ni sur ce titre, ni sur l'album Apocalypse.

11. Apocalypse :

Douce entrée au piano sur fond d'océan au gré de la brise et des marées... Détrompez-vous, les paroles qui s'introduisent sont bien moins bucoliques que ce tableau d'ouverture vers l'Apocalypse. Ce sont des guitares tranchantes aussi cinglantes que les vagues déferlantes par temps de tempête, des riffs incisifs sur rythmique lourde, sombre et explosive qui estampe ce nouveau monde post-apocalyptique. Antechaos sait jouer encore une fois la couleur de l'alternance dans ses rythmes et ses sonorités  qui pleurent, qui couinent, le tout donnant corps et émotion au titre. Aïe, l'apocalypse, ça fait mal, ça pique!

12. Le Bord Du Monde (Radio Edit)

Bonus track

 

Toutes les compositions sont réalisées par Nico Pelissier, les paroles écrites par Laurent Fabisz et les arrangements assurés par l'ensemble du quintet. C'est encore Nico qui prend en main les enregistrements et le mixage de l'opus au Studio Diabolus in Musica, laissant la charge du mastering à Brett Caldos-Lima du Tower Studio. Au niveau du visuel, le dessin du groupe est une œuvre de William Aubert et les photos sont prises par David Kreb. Et on travaille en famille chez Antechaos car c'est le fiston de Chris, Axel Billon-Laroute qui a réalisé l'ensemble des clips de l'album pour 3F Production. On note au passage la qualité de l'ensemble qui aboutit à un objet dont il lui faut garder une place stratégique dans sa Cdthèque personnelle. Je vous conseille de prendre le temps de découvrir ce livret magnifique, aux détails fournis et aux idées très inspirées (notamment la tétine d'enfant avec une grenade : wouah explosif).

Alerte info!  Rock Hard France  nous confirme la publication d'un article sur l'album Apocalypse de Antechaos dans l'édition du 6 avril. Rendons-nous très vite dans notre kiosque habituel!!!

 

Notre avis :

Certes, Antechaos s'est doté de membres aguerris de par leurs expériences passées. Nonobstant, ils n'ont pas fait le choix de rester sur leurs acquis et ont pris le risque de faire un Hard Rock chanté en français, se mettant potentiellement en danger si la qualité des textes n'était pas aboutie. Défi relevé car les paroles sont recherchées, directes ou métaphoriques, cohérentes et cinglantes à point, originales avec un fil directeur qui conduit à ces textes remplis d'émotions, de vérités, de connotations et dans lesquels la rime s'invite avec subtilité. Apocalypse est un Hard rock solide, puissant, varié et non redondant où les tableaux sonores remplissent la galerie de cet album avec goût et classe. Du clair/obscur, du mélodique au plus agressif, l'ensemble est une douceur aux milles saveurs qui remplit notre âme après nos oreilles, laissant très peu notre imaginaire anticiper la suite de certains passages (surprise assurée) corroborant un effort de composition incontestable. Inspiration se couplant avec composition. Il est impératif de mettre en avant l'excellent travail des guitares jouant sur les sonorités, la saturation et autres, travail qui ne saurait être celui décrit si la rythmique d'ensemble basse/batterie n'était pas tout aussi excellente. Les changements de rythme se jouent sur les débits proposés mais aussi sur des changements de Bpm qui permettent ce panel musical très diversifié dans Apocalypse. On maîtrise les éléments chez Antechaos. Si une grande maturité ressort de cet opus, il s'en dégage pas moins les effluves d'une âme d'enfant que les 12 titres distillent ouvertement en parallèle d'une musique puissante, parfois violente, surtout efficace et très mélodique.

Alerte info! Médiapart divulgue : "On note la participation du groupe Antechaos à RagnaRok Star, un jeu de stratégie combinant programmation, collecte et objectifs dans lequel chaque joueur remplit sa salle de concert et signe des contrats pour gagner le plus de points de gloire possible". 

les liens :

https://m.facebook.com/Antechaos/

 https://youtube.com/c/ANTECHAOS

https://antechaos.bandcamp.com/

http://www.m-o-music.com

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DIRTY SOUND MAGNET, DSM III (2022)

Le 29/03/2022

Dirty Sound Magnet est un trio de rock psychédélique originaire de Fribourg.
Il compte à son actif trois albums dont un live.
Il revient le 18/03/2022 via Hummus Records avec un quatrième album intitulé :

« DSM III »

Dirty sound magnet artwork

Son artwork a été réalisé par Maxime Cosandey, batteur de la formation.
« DSM III » a été composé par Stavros Dzodzos, enregistré par Marco Mottolini, mixé par Stéphane Chapelle et masterisé par Paul Gold au studio Salt Mastering de New York.
L'album a été capté en prise live par Dirty Sound Magnet. Le trio a recherché une production épurée en utilisant seulement quelques micros et une table de mixage vintage.
C'est donc avec un son très organique, presque palpable, que nous accueille Dirty Sound Magnet sur « Body In Mind », mariage du psychédélisme et de la puissance. Le ton général, très 70's (« Meet The Shaman»), peut se nuancer de funk (« Pandora's Dream »), de blues (« M'r Robert »), de hard (« Heavy Hours »), au fil des compositions.

Mais l'impression globale est d'assister à une soirée chez Janis Joplin qui aurait convié Led Zeppelin (« DSM III », « Sunday Drama ») et Ozzy Osbourne à taper le boeuf avec parfois beaucoup de liberté.

Le son, d'un naturel rare, est agréable à l'oreille. Il est le quatrième membre du groupe sur cet opus.
La formule guitare/basse/batterie est bien mise en valeur et l'on apprécie pleinement les lignes des instruments, les arrangements et les choeurs, parfaitement réalisés, parfois en voix de fausset (« Toxic Monkeys »).

Le chant, la guitare, se lâchent sans complexe, jouent la proximité, mais tout est parfaitement en place et judicieux, jusqu'aux guitares zeppelinesques qui terminent l'album.
Cet album est donc réussi sur tous les plans, les Suisses dominent totalement leur psychédélisme moderne avec une audace bienvenue. Compte tenu de la particularité du son, totalement de circonstance, nous ne donnerons en conclusion qu'un conseil : PLAY IT LOUD !

Les Critiques :

  • Une fois de plus, le groupe suisse impressionne pour le mur du son totalement fascinant.
    Les Oreilles Curieuses
  • Ce qui écrase tout sur son passage, c’est cette explosion de décibels, biberonnée à un groove puissant qui vient de quelque part au niveau du bas-ventre.
    Litzic
  • Une musique aussi pointue que pointilleuse autour d’une douce folie très maîtrisée.
    Rock'n Force

Dirty sound magnet 4Line-Up :

  • Stavros Dzodzosz - Guitare / Chant
  • Marco Mottolini - Basse / Chœurs
  • Maxime Cosandey - Batterie / Chœurs

Tracklist :

1. Body In Mind
2. Meet The Shaman
3. Toxic Monkeys
4. Mr Robert
5. Pandora's Dream
6. DSM III
7. Heavy Hours
8. Sunday Drama
Durée totale : env. 39mn

Discographie :

  • Western Lies (2017)
  • Transgenic (2019)
  • Live Alert (2020)
  • III (2022)

Le Lien :

SHARX " RISING ANGELS " (EP-2022)

Le 22/03/2022

Groupe: SHARX
Origine: Lille
Album: RISING ANGELS (EP de 4 titres)
Genre: Hard Rock, Glam
Par Dam'Aël

Sharx le groupe lillois

LE GROUPE :

Né de la rencontre entre Alex Ludwig (Alexis Ponchel à la basse) et Léonard Cakolli (à la batterie), le groupe lillois voit son line-up s'étoffer — j'ai failli écrire  "se draper", Cf Chronique d'album : SHARX (Hard/Heavy), Sharx (EP - 2020) — avec l'arrivée de Lucas Srsen (à la guitare solo),  Vikky Richards (Victor Taine à la guitare rythmique) et l'année suivante Liam Geenens (au chant). C'est au fil des répétitions, de prestations sur les petites scènes locales que l'ambition de Sharx grandit, amenant ses membres à explorer quelques  nouvelles contrées, allant jusqu'à investir — sans aucune action belliqueuse — les salles de concert belges. L'un des fondateurs du combo ira même, en grand voyageur, se frotter à l'expérience américaine accompagné du bassiste alex pour certaines dates, en se voyant proposer la place de batteur auprès d'un dénommé Adam Bomb dans sa tournée européenne. Léonard assure donc quelques concerts en France auprès de cet artiste qui a côtoyé pendant ces quelques décennies Geoff Tate de Queensrÿche, Kiss, Cliff Williams d'AC/DC, Axl Rose des Guns'N Roses, Steve Stevens de Billy Idol. Vous l'avez compris, Sharx a quelques ambitions naissantes, voire dévorantes à l'image de leur logo et expliquant le choix du nom de cette formation.

Evidemment très influencée par les groupes déjà cités, leur musique s'en inspire fortement complétée par celle de Deep Purple, Aerosmith, Mötley Crüe, Led Zeppelin, Metallica, Van Halen... Bon je vous épargne la liste de quelques kilomètres... vu le prix de l'essence... En somme l'inspiration de SHARX se batit sur le rock'N Roll 70's et 80's et se forge sur du Heavy, du Blues, de la Funk et même du jazz. Eclectique et ouverture d'esprit permettent ainsi d'avoir une base de données qui ne pourra qu'enrichir la base de fans des Sharx par leurs propres compositions catégorisées dans le Hard Rock teinté de Glam et prenant une légère couleur de Heavy.

DISCOGRAPHIE:

Ils n'ont pas encore la vingtaine quand le combo décide d'auto-produire en guise de carte de visite, son premier EP éponyme. Enregistré sur 2019 et 2020,  mixé par Phil Reinhalter et Yannis Geenens, masterisé par Frédéric Motte au Conkrete Studio, le trois pistes de plus de dix minutes sort dans les bacs virtuels en dématérialisé le 17 avril 2020. Il est désormais à l'achat sous forme numérique sur le bandcamp du groupe ( https://sharx1.bandcamp.com/album/sharx )

1. Deep Blue : https://youtu.be/gewIpK-dqa8
2. Don't Wanna Be Your Dog : https://youtu.be/OrYImg50WjQ
3. One More for Love : https://youtu.be/fNzkM80xfYc

Sharx - EP 2020

 

                    RISING ANGELS : EP 4 titres (2022)

 

A défaut de pouvoir buriner leurs faces sous les sunlights des projecteurs, de laminer les planches figées des salles de concert et d'user leurs semelles de Rockers endiablés, c'est la plume dont ils s'emparent pour noyer ennui, désespoir de jouer, et colère face à ce monde de ouf qui brandit des armes qui désarment. Covid, variants, masques, gants et gel, une panoplie qui n'a rien à faire dans la garde-robe du bon métalleux. Léonard se met donc à composer. S'en suit un travail d'équipe pour peaufiner et préciser les futures pistes de ce second EP qu'il nomme Rising Angels et dont la sortie est effective le 11 mars 2022.

L album rising angels

1. Broken Blade

Premier en piste, pour faire la une de Sharx le 9 septembre dernier et entamer l'écoute de ce quatre titres. Il s'agit donc du premier single et le seul avant la sortie de l'opus. Un rock qui se teinte de nuances Heavy avec des guitares bien lourdes et bien grasses, une batterie bien taillée, une basse qui ronronne à merveille, un tempo qui n'arrache pas les dents mais qui groove parfaitement. Et on se laisse surprendre à dodeliner du popotin et à frapper du pied (attention aux voisins du dessous...). Une voix assez mature ronde et chaude s'annonce, suivie (surprise surprise !) par celle du batteur, plus légère dotée d'un p'tit brin de folie, un duo qui s'articule parfaitement dans un songwriting mélodique, entrainant, un peu à la Kiss par moment, à la Marilyn Manson à d'autres. Un titre très réussi par ses plages variées tant au niveau du chant qu'au niveau de la couleur de ses guitares, parfois distordues, parfois plus légères, parfois limite rouleau compresseur. Belle entrée en matière.

 

2. The Angels

Nom de Zeus, un titre qui m'a donné envie de ressortir les albums d'HELLECTROKUTERS dont Léonard est fan, ainsi que ceux de Yann Armellino & El Butcho, tant les quelques notes d'introduction en sont imprégnées. Evidemment j'adore, étant mordue de ces formations qui regorgent de talent. Je rappelle en passant que son frontman/chanteur n'est autre que Butcho Vukovic (ex-Watcha/ Rednekk Rampage/ Last Temptation pour faire très court). 
Retour donc sur du Hard Rock bien solide,  édulcoré par Sharx d'une dosette de Glam et teinté de blues sur ce titre The Angels. Titre qui propose des envolées toujours très entrainantes sur les refrains et des plages guitaristiques recherchées et très variées. Et un final au son très malin que tout bon rocker va s'empresser de reproduire sur tous les bons zincs des festivals et autres...

3. Feel My Skin

Les premières mesures de ce troisième titre (qui me rappellent, pour l'anecdote, mes exercices de batterie sur Creep de radiohead) sont introduites par la batterie et le talent de son jeune batteur vite rejoint par les twin-guitares très efficaces et changeantes, légèrement distordues, lourdes ou acérées, c'est selon. La basse renforce avec une grande efficacité cette rythmique bien calée. On appréciera le très bon travail des guitares tout au long de ce titre. A noter un passage plus épique à partir des 3'25 basé uniquement sur une rythmique basse/batterie et percussions qui supporte le chant de Liam parfaitement maîtrisé.

4. Tie Your Mother Down

Si je vous livre ma conviction d'un Queen-like, vous allez me répondre : retourne à tes classiques. Evidemment, vous l'avez tous reconnu rien qu'à partir de son titre, Sharx se fait plaisir avec cette reprise écrite par Brian May, Tie Your Mother Down extrait du cinquième album sorti le 10 décembre 1976 "A Day At The Races"  via EMI Records au Royaume-Uni et par Elektra Records aux États-Unis, avec Freddie Mercury Brian May Roger TaylorJohn Deacon, plus Mike Stone (aux choeurs) .

Sharx se la ré-approprie, à la mode de Lille, plus moderne avec un respect total du morceau et de son âme originelle, version dotée d'un son et d'une production année 2022. On notera que Liam assure parfaitement la diction en anglais et plus particulièrement sur ce dernier titre au débit assez rapide.

NOTRE AVIS :

Une galette qui fait un joli taf ; celui de nous rappeler par voie supersonique les classiques des années glorieuses du Rock et du hard Rock et celui de rappeler que l'underground français s'est hissé à un niveau notoire dans ce domaine et est capable de toujours satisfaire notre soif de bonne musique. Du trois titres Sharx de 2020 au quatre titres Rising Angels de 2022, il est indéniable de constater l'évolution du groupe et de confirmer sa volonté d'en découdre avec le genre dans le but de se hisser petit à petit de la scène émergente vers celle beaucoup plus professionnelle. Les compositions sont recherchées, l'instrumental est travaillé, riche sans excès de fioritures, avec beaucoup de nuances et des tableaux instrumentaux très variés. En somme pas de répétitions. Le songwriting est toujours mélodique et fédérateur, tenu de voix ferme par Liam. On note une section rythmique droite, groovy et bien claquée. Un EP à écouter et ré-écouter sans se lasser et qui, surtout, mérite qu'on lui ménage une place dans notre CDthèque. Je finirais en soufflant aux oreilles de SHARX , Rising Angels aurait mérité d'être un peu plus long. Mais nous nous contenterons de ces 17'20 en attendant un album qui serait le bien venu.

L'ensemble nous ramène  très fortement dans ces années 70 ou 80. Force est de constater qu'il s'agit bien des influences du groupe. L'ADN de leurs compositions en est fortement estampé. A consommer sans modération (SHARX, vous avez prévu les capsules Sharx dans votre merchandising ?).

Les liens :

https://www.facebook.com/SHARXcompany/

https://sharx1.bandcamp.com/album/rising-angels

https://www.youtube.com/channel/UCR6gDWN8QL36l9ArbRhXKvQ

 

Pour aller plus loin :

En aparté et pour rendre hommage à l'Ukraine, voici le lien d'un concert de Queen + Paul Rodgers : Live In Ukraine 2008, Spécial  Collecte de fonds pour Ukraine Relief.  Queen + Paul Rodgers avaient répondu à un appel de la Fondation ukrainienne Elena Pinchuk AnitiAids pour tendre la main aux jeunes du pays avec le message « Ne laissez pas le sida ruiner votre vie » en jouant un concert gratuit de sensibilisation au sida Life Must Go On.    http:// https://youtu.be/PGCTQTZXGXs