HARD ROCK

SYRINGA : AU DELA DU REEL (L'INTERVIEW)

Le 21/01/2023

One Man Band : Syringa-Metal Instrumental
Origine : France (Thionville)
Album : Au Delà Du Réel (30/09/2022) - L'interview (14/12/2022)
Genre : Hard Rock, Death Metal, Instrumental

Par Dam'Aël 

Syringa au dela du re el

L'interview présentée dans cet article a été réalisée téléphoniquement le 14 décembre dernier. Je remercie encore Nicolas Hunold de m'avoir accordé beaucoup de temps, puisqu'il nous a fallu près d'une heure trente pour explorer le passé artistique de cet "électron libre" qu'est Nicolas, l'album Au Delà Du Réel, un neuf titres avec intro, interlude et outro, la vision de l'artiste ainsi que le processus de réalisation de cet opus, sachant que le seul responsable du méfait et le seul à pouvoir être couronné de lauriers pour ce bouquet instrumental est ce One Man Band qui a choisi comme pseudonyme très symbolique Syringa-Metal Instrumental. Vous en aurez les explications lors de l'écoute de cette interview que j'ai voulu finaliser sous forme de vidéo (Il s'agit du tout premier essai avec un logiciel qui m'était encore totalement inconnu il y a à peine une semaine)
Si Nicolas a produit son tout premier album ce 30 septembre 2022, il n'est pas un jeune perdreau de l'année. Tout en usant ses jeans sur les chaises de son lycée, il sévissait dans Assfire évoluant avec le temps pour devenir Twenty Four/Seven en référence au titre de Children of Bodom. Malheureux fidèle rituel des formations, le groupe splitte. Mais Nicolas ne dépose ni les armes, ni les cordes.  Il crée alors avec son ami Jon, le groupe Dust Valley dans lequel il est chanteur/guitariste, certes chanteur par défaut (tout comme l'a été James Hetfield dans Metallica). Il en résultera un EP de cinq titres et quelques concerts en Lorraine et au Luxembourg. Il fera une petite escapade très fugace dans la formation Razor Butcher.
Concernant Au Dela Du Réel, il aura fallu trois ans pour arriver au niveau de qualité souhaitée concernant la production. Il vous le confirmera dans cette interview, c'est un vrai perfectionniste. Le détail, l'émotion, aller chercher encore plus loin et surtout faire chanter la six cordes à l'instar d'une voix ; voilà le challenge qu'il s'impose pour ne pas faire comme les autres. Il ré-écoutera les titres de ses groupes préférés pour s'en inspirer : To Live Is To die, The Call Of Kthulu, Orion de Metallica, ou encore Transylvania de Iron Maiden… et s'inspirera de l'expérience magistrale d'un certain Satriani.

"Le solo de guitare sera en lieu et place du chant", et devra être fédérateur en évitant une trop grande complexité qui pourrait en altérer la richesse et en déboussoler certains.

Matthias de Macchabée Artworks, spécialisé dans la réalisation des pochettes horrifiques pour les groupes de metal, a su réaliser celle de Au Delà Du Réel en sachant y déposer toute la symbolique de l'album, la symbolique du pseudonyme de l'artiste ainsi que toute l'émotion qui y est liée, les couleurs savamment choisies et mêlées, évinçant l'horreur bien-aimée des Métalleux aguerris. L'artwork s’intitule « Cosmogonium ». 

Le préambule étant narré et présenté, je vous laisse pour 26mn50 avec l'univers de Syringa et le monde de Nicolas Hunold :

Les paroles de l'artiste :

"Le nom du projet "Syringa" provient du nom scientifique du Lilas. Je l'ai choisi en l'honneur de mes filles, Lili et Mila."

"Cet album compile toutes les influences avec lesquelles j'ai appris la guitare, comme Iron Maiden, Children Of Bodom, Slayer, Metallica, Pink Floyd, Deep Purple..." 

Les liens :

www.facebook.com/Syringa.metal.instrumental

https://syringa-metal-instrumental.bandcamp.com/releases

 

A noter l'exposition à venir pour Macchabée Artworks, le 4 février au Extrême Metal Night à Le Sax Achères, 78.

Exposition Macchabée Artworks

https://www.facebook.com/Macchabeeartworks

Merci Nicolas, Merci Syringa,

le parfum du lilas nous ravit, ta musique nous séduit.

 

 

 

 

LIVE-REPORT : EVER AFTER + ANTIPOD + STEREOSUCKERS au ROCK N EAT (13/01/23)

Le 18/01/2023

LIVE-REPORT EVER AFTER-ANTIPOD-STEREOSUCKERS au ROCK N EAT (Lyon-13 janvier 2022)

Par Dam'Aël 

Habitant sur Saint-Raphaël, je n'étais pas revenue au ROCK N EAT official(by céd & mike)  située quai Arloing dans le 9e arrondissement de Lyon, depuis le passage de Mobius, Altesia et Talvienkeli le 28 octobre 2021. Je me replonge dans l'univers bien particulier de cet endroit atypique de par son architecture. Au niveau "déco", on confirme le fidèle flipper Iron Maiden, une section de carcasse de voiture parée d'un drapeau anglais (Iron Maiden oblige), une sculpture par soustraction de Eddie (Iron Maiden oblige), un baby foot sur roulettes mais oups banal (Iron Maiden évincé). Pizza, burger, frites défilent sous mon nez, beer, bier, birra, cerveza, bière pétillent dans les gobelets à l'effigie du Rock N Eat. 

Venue principalement pour soutenir et assister à la première de Antipod, j'en profite aussi pour découvrir en live ce vendredi 13 janvier Ever After et Stereosuckers.

STEREOSUCKERS :

Le quartet est composé de Terence Bougdour (Filthy Brats) au chant, Dizzy Viper (Sleekstain) aux guitares et Gregg Erin (8Ball Ink) à la basse et CJ Butcher à la batterie et investit la petite scène avec le sourire franc et communicatif de Terence. Il le gardera tout au long de ce set qui nous envoie en pleine face, en mode bonne droite de boxeur, leur hard Rock old school posé sur une voix très identitaire, parfois même avec un mélange de Billy Idol et de Brian Johnson qui a attiré mon attention. C'est efficace, carré, joué avec passion. ils sont là pour se faire plaisir les guys, ça se voit et ça se transmet au public bien présent. Les quatre singles de la formation Revolutiön, Moments Like These, Still In my Dream et My Home Town sont proposés dans une setlist de dix titres, ponctuée d'une magnifique balade électro-acoustique qui narre avec beaucoup d'émotion une déception sentimentale vécue par le guitariste lui-même. Le groupe prévoit la sortie de son premier EP, on garde donc un œil de Rockeur sur eux. Stereosuckers, vous avez parfaitement chauffé la scène pour l'entrée du groupe Antipod.
ANTIPOD : 
 
La formation lyonnaise formée par Sébastien Lelong attendait cet évènement depuis des mois et imaginez sept bipèdes qui piétinent depuis de longues journées avec cette envie irréductible de fouler les planches du Rock N Eat! Non seulement ils ont soulevé la poussière résiduelle de cette scène mythique, bousculé les nuages de fumée imaginés par la scénographie, libéré les watts haute tension, mais ils sont allés jusqu'à déclencher l'alarme incendie à la fin de leur set. Quand Antipod décide de marquer les esprits, il sait s'y prendre!
L'entrée du groupe s'effectue membre par membre fédérant un public déjà bien excité et encore plus interactif avec le groupe; il est aussi là pour Antipod et sa toute première prestation scénique!.. Un vendredi 13 !!! Je pourrai même les soupçonner d'avoir acheter sept billets de loterie...
Revenons sur leur set d'une durée d'environ quarante minutes : après une intro au séquenceur, les Lyonnais s'échauffent avec élégance, talent et force sur Heylel au chant féminin proposé par Jemina Robineau, très maîtrisé et délicat. Naufrage suit avec l'arrivée masculine, en second lead vocal, de Stéphane Monserrat en tenue de rockeur accompli (Il sévit aussi dans le groupe clermontois depuis plus de trente ans Awacks). La complicité est réelle et magique et les deux chants offrent une précision et une justesse irréfutables. Aucun doute, le potentiel est là et confirmé de surcroît par une section rythmique de haut niveau. A n'en point douter, Antipod et son avenir sont à surveiller et à suivre avec beaucoup d'assiduité.
Le duo enchaîne sur Ne Jamais Douter. Si jamais les membres d'Antipod ont un quelconque doute sur leur talent, on les rassure immédiatement "Ne Jamais Douter" doit être la devise princeps de la formation. La vie au Temps prend le relai avec pour terminer leur passage sur scène, Nouvelle Ere qui devrait être désormais l'horizon de vie de Antipod. Il est indéniable que la qualité instrumentale fait mouche, et on fait un clin d'œil au tout nouveau batteur Aurel Haddock qui a su reprendre au pied levé les baguettes de Greg en y apportant une touche personnelle sans revisiter totalement le travail originel des percussions, une touch plus métalleuse pour cette section rythmique qui explore avec une réelle alchimie Heavy, Symphonique et Progressif dans un espace très mélodique. Les compositions sont riches, variées : l'auteur, compositeur n'est autre que le claviériste et fondateur du groupe, Sébastien Lelong. On cite Bilel Adda à la guitare rythmique, Matthieu à la basse et Elias Bouabib à la guitare lead, qui lâche des soli solides, parfois shreddés qui déchirent et qui font leur effet. Un potentiel dans les cordes d'Antipod.
Je rejoins Noise Injection sur la perception du son selon l'endroit où l'on se trouve. Les voix de Jemina et surtout celle de Stéphane auraient mérité un peu plus de mise en avant sur l'instrumental.
Antipod est en train de finaliser son tout premier album EVEIL qui sortira dans les bacs vraisemblablement dans les semaines voire les mois à venir ; un album qui devrait prendre sa place dans le catalogue international du label italien Wormholedeath.
Merci encore à Sébastien Lelong et sa petite famille pour l'accueil particulier qu'ils m'ont accordé.
EVER AFTER :
Ever After en chiffres :
2017 : formation du groupe par Hélène Finaud (chant lead) et Laurent Moulin (basse et chant), basé sur des reprises
2018 : Eclosion du groupe sur des compositions
2019 : 1er EP "Lost Control" un 5 titres
2020-2021 : vide temporo-spatial Covid
2022 : clip de "Earth Rehab" (27/11/22)
2023 : Sortie du premier album Fucking Phoenix et sa release party au Rock N Eat (13/01/23), avec Romain Thual à la guitare, Anthony Sejalon à la batterie, Loïc Dole à la guitare et Jérémy Gubian au clavier.
Ever After est prêt à en découdre car l'ambiance est électrique, le public réintègre la salle du Rock N Eat après la fausse alerte incendie, une façon originale de la part d'Antipod, de passer le relai à leurs confrères Lyonnais. Le combo est là pour défendre son premier album Fucking Phoenix, tout frais, rempli de motivation, de plaisir, d'énergie. Le ton est très rapidement donné avec une ligne vocale féminine qui aiguise quelque peu notre curiosité. Le spectre vocal de la chanteuse est très intéressant et son songwriting l'est tout autant. Je serais même tentée de dire qu'elle ne nous a peut-être pas donné la totalité de son potentiel dans cet opus. Hélène au fin fond de ses retranchements pourrait être une sacrée surprise. C'est pourquoi j'attendrai le second album avec beaucoup d'impatience. Cela dit, les six membres de Ever After, avec les dix titres de Fucking Phoenix, ont offert une prestation sérieuse, passionnée et digne d'un groupe qui en a sous les fers. Un Metal Symphonique qui n'a pas à faire rougir tant le travail est sérieux, accrocheur et pour lequel la patte Ever After marque au fer rouge un "Symphonique au cachet dingue" comme l'a très bien écrit mon confrère Ahasverus ( sa chronique : http://www.ahasverus.fr/blog/ever-after-fucking-phoenix-13-01-2022.html). Une véritable surprise malgré la panne vite résolue de la tête d'ampli guitare qui est venue compléter le monde de l'imprévu. Une soirée pleine de rebondissement sur fond de talent et de bienveillance.
On rappelle que Ever After sera présent au PLANE 'R FEST qui se tiendra les 6 et 7 juillet prochain dans la région lyonnaise.
 
Merci à tous pour cet excellent moment musical, festif et bienveillant.
 
 

LEE AARON, Elevate (25/11/2022 - chronique)

Le 04/12/2022

« Elevate » confirme la grande forme de Lee Aaron, Metal Queen aujourd'hui plus que jamais.

Lee Aaron.
L'une des premières Metal Queen.
En tous cas certainement celle qui en a revendiqué le titre le plus tôt avec son album de 1984.

Lee aaron metal queen
Pas usurpé, la couronne ! Une vraie rockeuse, Lee !
Elle débute la musique toute petite. Elle n'a qu'une quinzaine d'années quand elle rejoint en tant que chanteuse/saxophoniste et clavier un groupe baptisé... Lee Aaron ! Elle en fera son pseudo.
C'est donc avec The Lee Aaron Project qu'elle débute sa véritable carrière un poil plus tard.
Années 80, l'âge d'or du heavy metal. Lee enchaîne les albums. Notoriété internationale. Elle fait les backing vocals sur le titre « Rythm Of Love » de Scorpions en 1988... Elle connaît son plus gros succès commercial à la fin de la décennie avec « Body Rock » (1989). Vous pouvez l'écouter aujourd'hui, il sonne toujours savoureux.
Lee aaron bodyrock
Quelques albums encore, puis Lee met sa carrière musicale entre parenthèses pour se recentrer sur sa famille.
Un passage par le jazz (l'album « Slick Chick » notamment) avant de revenir à ses amours avec l'album « Fire And Gasoline » en 2016.
Le train est en marche à nouveau. On ne l'arrête plus : « Diamond Baby Blues » et « Almost Christmas » en 2020, « Radio On! » en 2021. Elle confesse que ses parents la croyaient hyperactive.
2022, le Lee Aaron nouveau est arrivé. Il s'appelle :

« Elevate »

Lee aaron cover
Côté production, Mike Fraser. Il a bossé avec AC/DC, Aerosmith, Bon Jovi...
Ca s'entend d'ailleurs : le gros son, la basse qui sonne comme du Cliff Williams...

Durant quarante-deux minutes la Canadienne envoie des morceaux calibrés, la guitare lead est bien présente. Un songwriting globalement hard, parfois teinté d'AOR, plus rarement de pop (« Highway Romeo ») compose un album très équilibré et si agréable qu'il  glisse sur le lecteur comme une lettre à la Poste. Une ballade (« Red Dress ») et des choeurs lui apportent un peu de velouté. Le chant quant à lui atteint sa plénitude, réglé au cordeau, tantôt léger, tantôt agressif, mettant l'émotion ou la puissance quand il faut, changeant de registre comme de chemise, toujours avec maestria.

« Elevate » confirme donc que la grande dame est toujours une Metal Queen, et aujourd'hui peut-être plus que jamais. Elle enchaîne les albums de hard inspirés à un rythme effréné, mais les fers bien rivés au pavé. Allez-y de confiance.

THE RIVEN, Peace And Conflict (25/11/2022 - chronique)

Le 27/11/2022

Le songwriting et le talent ouvrent le champ des possibles à un groupe à fort potentiel dont on n'a assurément pas fini de vous parler.

Un peu d'histoire : le samedi 6 avril 1974, le groupe ABBA remportait l'Eurovision avec une chanson qui célébrait l'une de nos défaites.

DEPUIS, LES SUEDOIS DOMINENT LE MONDE DE LA MUSIQUE  !
En ce 25 novembre de l'année 2022, ils reviennent — non pas Abba mais les Suédois ! — via le label The Sign Records, pépinière de talents incontestables. Sont nominés dans la pépinière : MaidaVale, Hot Breath, Heavy Feather, Children of the Sün, Grande Royale et autres NEPHILA. J'en oublie au fond de l'enveloppe, c'est certain.
C'est qu'ils arrivent en convoi de Stockholm (prononcé en suédois « stɔkː(h)ɔlm »), nos Scandinaves. Ou de Göteborg-Rock-City (prononcé en suédois « ʝøːtəˈbɔr »), ou de Malmö (prononcé en suédois « malːˈmøː ») ou de n'importe où en Suède (prononcé en suédois « ninːpø':tu' »)  afin d'assurer leur suprématie et de faire en sorte à coups de prix modiques — 7 € seulement sur Bandcamp ? Ah les salauds ! — que le trou ne se referme pas...
La dernière saillie en date de  The Sign Records est assurée par The Riven. Le quintet est actif depuis 2016. Il pratique un  rock/hard rock influencé par les 70's — c'est le crédo du label  — et il commet ici son second long format :

« Peace And Conflict »

The riven conflict

« Peace And Conflict » est un neuf pistes d'environ trente-sept minutes.
Maarten Donders en a réalisé l'artwork.
L'album a été enregistré aux La Cavana Studios par Arnau Diaz, guitariste de The Riven. Le mixage et le mastering sont de Ola Ersfjord.
Passons à la musique. Ca commence en dynamique avec deux pièces assez proches. Les guitares hard-rock savoureuses (à la Foghat) et la basse s'activent (« On Time » et ses choeurs bien fichus, « The Taker »).

« Peace And Conflict » leur succède. Il donne son nom à l'album. Il est plus lent, se rapproche du rock psychédélique. La voix de Totta Ekebergh se fait rageuse. Puis le morceau part en guitares à la tierce. La pièce, bien ficelée, prend de la densité.
Les cordes et les lyrics de « La Puerta Del Tiempo » nous transportent en Espagne le temps d'un interlude. Ca ne dure pas : la batterie reprend la main avec le chaloupé « Sorceress ».
« On Top Of Evil » flirte avec le doom puis le quitte pour s'emballer dans un final aux séduisantes rythmiques sabbathiennes.
Un hard classique prend le relais (« Fly Free ») et, là encore, s'autorise de belles lignes de guitares.

Très jolie pièce aux cordes claires, « Sundown » permet à Totta Ekebergh de s'approprier l'espace et de nous donner la mesure de son talent.
Le bluesy « Death » cloture l'album. La fin est épique.

Ces neuf morceaux composent un cocktail très ouvert dans un album dont les influences puisent dans le rock, le hard-rock, le rock psychédélique intense et le heavy du début des 80's. Le chant féminin est puissant et bien ajusté, les guitares jouent volontiers à la tierce, la basse aime les chemins de traverse. L'interprétation est brillante tandis que le songwriting ouvre le champ des possibles à un groupe à fort potentiel dont on n'a assurément pas fini de vous parler. Décidément, on ne peut que vous recommander de suivre The Sign Records, leur label, qui continue à nous enchanter avec des ambassadeurs toujours de très haut niveau.
« The history book on the shelf /Is always repeating itself », prévenaient Agnetha et Anni-Frid. Nom d'un fjord ! La Suède, musicalement, n'est pas prête de lâcher l'affaire.

CANDLEMASS, Sweet Evil Sun (18/11/2022 - chronique)

Le 17/11/2022

Les riffs tranchants faucheront au passage les amateurs de Doom, de Hard-Rock et de Heavy Metal.

Après douze albums studio, quelques Live et maintes compilations, le géant suédois Candlemass revient avec un nouvel album de Doom Metal sorti ce 18/11/2022 chez Napalm Records :

« SWEET EVIL SUN »

Candlemass artwork
Un opus dont la création aura nécessité dix-huit mois et dont la qualité est particulièrement revendiquée par le groupe.
Leif Edling (basse) explique :
« Sweet Evil Sun parle d'espoir, d'effort, d'adoration et d'échec. Il s'agit de toutes les batailles personnelles que vous menez, mais aussi de la décomposition sans fin de l'humanité. La réalisation de cet album nous a pris plus d'un an et il n'y a pas une mauvaise piste dessus ! Nous avons passé un moment fantastique à l'enregistrer et nous attendons vraiment avec impatience sa sortie. C'est du Doom, c'est du Metal ! C'est l'essence de Candlemass rassemblée en un seul album ! »
L'artwork de « Sweet Evil Sun » est signé Erik Rovanpera (découvrez ses peintures sur bois et ses acryliques ICI) qui a en charge le visuel du groupe depuis « Psalms for the Dead » (2012).
Ce treizième album studio a été enregistré au studio NOX de Stockholm.
Un riff bien lourd déchirera vos enceintes dès « Wizard Of The Vortex », morceau qui lance ce dix pistes.  Les guitares rugueuses qui le conduisent sont enluminées par la lead, parfois interrompues par des cavalcades heavy que ne renierait pas Maiden.
Candlemass retrouve ses fondamentaux et s'inscrit à la quintessence du genre avec le morceau-titre « Sweet Evil Sun ».

« Cela ne m'a pris qu'environ une heure pour l'écrire, explique Leif Edling à propos de cette chanson, mais il s'est avéré que ce n'était pas seulement le morceau-titre de Sweet Evil Sun, mais aussi l'un des meilleurs morceaux de l'album ! Un beau riff, un super refrain et un sacré solo de guitare de Lars ! C'est immédiat, épique, lourd, accrocheur ! ça déchire ! »
Les riffs purs évoquent un vieux Pentagram.
Un son sans fioritures met en valeur les guitares rythmiques (« Angel Battle ») qui alternent riffs sombres et échappées hard-rock habitées par une lead virevoltante.
La batterie avance d'un pas lourd, imposant son rythme (« Black Butterfly », « Scandinavian Gods »).

La voix de Johan Längqvist multiplie les propositions. Elle prend de l'épaisseur encore et encore, se fait théâtrale pour annoncer l'arrivée inquiétante de la mort, tandis que Jennie-Ann Smith (Avatarium) prête main-forte de belle manière pour soutenir le refrain dans une parfaite complémentarité (« When Death Sighs »).

Candlemass varie les ambiances dans des formats qui dépassent souvent les six minutes, alterne les passages sombres et les phases propres à briser les nuques avec la plus grande sûreté.
C'est que les riffs tombent comme des couperets, griffant une production épurée qui ne se laisse pas distraire.
Des cordes claires nous accueillent parfois, vite contrariées par les guitares impatientes qui lancent leurs rythmiques avec la puissance et la nervosité d'une locomotive sur des rails (« Devil Voodoo », « Crucified »).
« Sweet Evil Sun » en impose, s'abreuve à la source d'un Doom authentique, toujours efficace. Candlemass tient son rang autant par son savoir faire que par son inspiration sur un album qui ne dépareillera pas dans sa riche discographie. Ses riffs tranchants, c'est garanti, faucheront au passage les amateurs de Doom, de Hard-Rock et de Heavy Metal.

ALPHA MOUNTAIN « Alpha Mountain » (sortie le 28/10/2022 - chronique)

Le 27/10/2022

Un excellent lead vocal à deux voix qui rappelle un autre duo de haute volée  : Glenn Hughes et Joe Lynn Turner.

Groupe : Alpha Mountain
Origine : France
Album : Alpha Mountain (28/10/2022) - Chronique d'album
Genre : Hard Rock, Power Rock, saupoudré d'éléments de rock progressif
Label : Vallis Lupi
Par Dam'Aël

Alpha mountain

LE GROUPE :

Alpha Mountain est un tout jeune groupe qui n'a pas encore soufflé sa première bougie mais qui est loin de nous offrir de simples gazouillis tant le line-up qui le compose est monumental. Et le logo de la formation l'exprime très explicitement en nous tournant vers cette chaîne magistrale de Tantalus au sud ouest de la Colombie britannique située au Canada. Une montagne imposante et un groupe qui impressionne tout autant avec ses cinq membres au CV plus que rempli. A l'origine du projet Steph Honde (Café BertrandHollywood MonstersNoN) et Butcho Vukovic (Watcha, Last Temptation) qui désirent en partie mettre en évidence sur cet opus un double lead vocal masculin. Deux bassistes complètent le duo, Fred Schneider (LAG I RUNAdrian Byron Burns) et Pascal Baron (SSB - Sloane Square BandYarol Poupaud) qui se partagent la quatre cordes sur les pistes 4, 6, 8 et 9 pour Fred et 1, 2, 3, 5, 7, 10 et 11 pour Pascal. La batterie est assurée par Eric Lebailly bien connu pour avoir travaillé avec le groupe Adagio ainsi qu'avec Louis Bertignac. Nul n'est à préciser que la six cordes sera bien évidemment maniée avec talent, vigueur et excellence par Steph. Vous l'avez compris des musiciens largement  à l'aise dans leurs baskets, se retrouvant sur un terrain de jeu qu'ils connaissent parfaitement dans un seul et unique but, celui de nous offrir un moment sans équivoque magique et texturé à souhait au vu des expériences de chacun.

Alpha mountain logo

ALBUM : ALPHA MOUNTAIN

2607 ! Non ce n'est ni l'année de sortie de cet album, ni la hauteur de cette montagne radieuse (encore que ses 2306 m d'altitude n'en sont pas si éloignés), mais le temps qu'il nous faudra au minimum accorder à cette galette pour nous dévoiler l'intégralité de ces onze morceaux. J'imagine que certains en désirent la conversion : 43'27. Et si une présentation de sa durée en secondes paraît épique, une partie de sa réalisation ne l'est pas moins. Pourquoi me demanderez-vous ? Alors sortons crampons, casques de protection et bâtons pour escalader ce processus de composition. En effet, une partie de l'album a été réalisée à partir de lignes de chant exécutées a capella par Butcho, lesquelles sont issues d'une technique de mash-up sur bande sonore de titres appartenant à certains groupes très connus comme les Rolling Stones, David Bowie, Thin lizzy, Stevie Wonder et autres. Un processus de composition atypique mais que maîtrise parfaitement notre artiste Vukovic pour en avoir présenté quantité - et qualité - sur les réseaux sociaux. A Steph de s'agripper haut et fort à des lignes de chant qui forcément varient un tant soit peu car peu de groupes enregistraient au clic dans les années 70, 80 ; or poser des patterns instrumentaux sur ordinateur à partir de tels enregistrements équivaut à une belle escalade sur des sommets plus que défiants. Un bel exercice pour Steph dont il a su s'affranchir avec une aisance certaine. L'autre partie de l'opus suit quant à lui, un processus beaucoup plus classique et habituel, celui de poser des harmonies vocales sur un instrumental déjà établi. Au total quinze titres seront réalisés pour une sélection finale de onze morceaux. Un gros travail en amont qui s'articule malgré tout avec une vivacité d'exécution globale étonnante : rapidité de composition, vélocité d'enregistrement, célérité de mixage. Une semaine pour chacune de ces étapes. Steph Honde dégaine plus vite que son ombre... on ne se demande pas quelles ont été les bandes dessinées de son enfance... Jolly Jumper ferait-il partie de l'écurie Alpha Mountain?

Alors allons découvrir les onze sommets de cette chaîne musicale bien française.

1. Serenity (5:00)

Serenity donne le clap de départ et une entrée directe dans cet album riche en énergie et variations. Cadencé et très groovy, le morceau nous offre un excellent aperçu du duo que Butcho et Stéphane sont capables de réaliser au chant : un véritable lead vocal à deux voix qui s'imbriquent à la perfection tel un jeu de Lego ou les pièces d'un puzzle, à vous de choisir laquelle de ces distractions vous préférez. En attendant ces cinq premières minutes sont exquises et ne sont pas sans rappeler un groupe mythique à la couleur violette très profonde; D'ailleurs Steph. s'amuse allègrement à nous en livrer un clin d'oeil évident sur  la note finale de "I lost my mind, I lost control"(1'01) avec un contrôle parfait et une maîtrise qui pourraient faire vibrer un certain Gillan. Les rimes du texte sont en parfaite adéquation avec la mélodie, mais cela nous n'en doutions pas car nous connaissons cette capacité chez Butcho Vukovic à livrer de façon récurrente d'excellentes lignes de chant quel que soit le genre musical délivré. Les claviers qu'auraient sans doute apprécier de jouer Don Airey ou feu Jon Lord sont assurés par Honde. Ce titre a été proposé sous forme d'un lyrics-video-clip le 8 octobre dernier que je vous laisse découvrir ici :

2. All in Vain (5:03)

All in Vain est le premier clip-video, sorti le 10 septembre dernier, qui martèle sauvagement que le combat est à tous les étages, nécessitant efforts, efforts, et encore efforts... En vain pour la plupart du temps au vu de l'actualité et de la récurrence des problèmes de l'Humain. La basse de Pascal Baron est magnifiquement mise en avant sur ce titre, faisant la part belle à cet instrumental dynamique et martelant. Le chant se fait sur des tonalités différentes mais laisse la place à certaines envolées dans les hauteurs pour Steph Honde qui nous rappelle sa capacité reconnue à fournir une belle gamme de vocaux. Le solo de guitare est "chiadé" tout en restant très mélodique et la batterie structure parfaitement le morceau en claquant avec un savoir faire que l'on reconnaît à Eric Lebailly depuis très longtemps, et marquant les points forts de l'instrumental ; ce qui génère une texture travailée sur ce All in Vain. Alors je précise malgré tout qu'il m'a fallu plusieurs écoutes de cette seconde piste pour l'appréhender totalement, ne me demandez pas pourquoi, sans doute un alliage musical à la formule plus complexe... La question reste ouverte.

3. It’s Tough (3:03)

Très fédérateur malgré un instrumental peut-être un peu plus alambiqué sur trame solide de mélodie. Alpha Mountain nous donne une envie soudaine, cheveux au vent, bras en l'air, de bouger notre popotin et chantonner sur le refrain de  It’s Tough  et ses "wouo wouo wouo" et "yé yé yé". Un titre joyeux malgré la dureté ambiante du quotidien et une basse légèrement plus sombre.

4. A Deep and Real Sad Song (6:09)

Superbe opposition vocale dans cette introduction de A deep and Real Sad Song avec un chant du genre plutôt "crooner" pour Steph et le second imprégné d'un Yin très aérien pour Butcho : assez époustouflants ces deux magiciens de la voix! Cette balade qui s'articule sur des cymbales légères livrées par Eric et une basse ronronnante jouée par Fred, offre des plages évolutives pour nous embarquer dans son paysage mélancolique. La guitare à la Ritchie Blackmore vient compléter ce tableau musical que Renoir aurait certainement su traduire en couleurs hautement émotionnelles. Cette quatrième piste est magnifique et donne une preuve supplémentaire du talent de chacun des cinq membres de Alpha Mountain. L'écoute multiple nous aspire toujours plus en profondeur dans cette toile sublimissime. N'hésitons pas à la consommer sans modération, l'ivresse y est extrêmement bénéfique. Coup de cœur!

5. It’s Up To You (5:21)

C'est un morceau puissant qu'Alpha Mountain nous délivre pour accompagner son message It's Up To You. Butcho joue la performance dans cette puissance vocale, cotoyée par des motifs instrumentaux particulièrement lourds et tout aussi forts. Une pointe arabisante saupoudre un petit peu de fraicheur dans ce titre qui pourrait avoir sa version Doom sans trop de difficulté me semble-t'il. Allez je me laisse vous confier, et je demande au quintet de bien vouloir laisser faire mon imagination, que je me suis permise d'entendre des "Sam" en tout arrière plan des chœurs (Les amateurs de Watcha comprendront).

6. A Memory Trace (5:31)

Nouvelle pause et autre place à une  seconde balade qui s'articule sur une composition assez magistrale. Ces habitués du Hard Rock, du Blues savent s'habiller avec délicatesse d'un doux mouvement introduit par de l'électro-acoustique soyeux. Alpha Mountain nous invite à une dance langoureuse et tendre sur tonalités envoutantes et charmantes. Quel panel, quel talent! Que de magie, un voyage qui partage le monde des genres musicaux. L'instrumental sait offrir une parfaite évolution d'énergie qui imprimera notre mémoire de traces indélébiles tant ce titre est magnifique. Guitare, basse, batterie, chants créent ce cocktail subtile A Memory Trace. Leur second opus, si seconde galette est d'actualité, aurait toute légitimité à se nommer Alchimie.

7. Bad Days (4:24)

Les Bad Days peuvent parfois donner la rage, cette rage de vivre couplée d'une énergie prête à décoiffer tous les chauves qui trainent sur son passage et décoiffer les brush les plus laqués. Eric Lebailly assène l'idée en introduisant des blast beats sur le Hard Rock d'Alpha Mountain. Et bien lui en a pris, c'est très bien placé et super bien vu. Vous l'avez compris, il s'agit d'un morceau rapide, énergique qui malgré tout sait allier des chœurs assez doux en contraste total avec la dynamique du titre. Butcho sait aussi faire des choix très judicieux pour étoffer ses lignes de chant. 

8. The Thin Red Line (3:28)

Atypique! Le combo s'aventurait-il à franchir cette Thin Red Line dans cet album? Il semblerait que oui puisqu'il sort en effet des sentiers battus en balayant d'un revers de main les structures classiques couplets/refrains, sur cette huitième piste. Un libre cours à l'émotion, aux souvenirs, à tout... J'ai aussi laissé filer mon imagination ou mon interprétation en m'accordant une légère escapade vers un Goodbye Marylou à partir de quelques notes de guitare en milieu de morceau. Oui et alors!..

Ce morceau m'amène à préciser que cet album n'a pas qu'un seul fil conducteur; il arpente le genre tel un arachnide qui explore sa propre toile d'araignée. 

9. Chasing the Wind (3:44)

Suggestion :

  • Ecoutez une ou deux fois ce Chasing The Wind
  • Allez écouter Heroes de David Bowie
  • Ré-écoutez Chasing The Wind et laissez-vous aller
  • Petit complément, rappelez-vous l'un des process de composition expliqué plus haut.

Stéphane a construit tout l'instrumental à partir du chant a capella de Butcho qui lui-même s'est forgé sur la bande son du titre Heroes de David Bowie en y transformant totalement la ligne de chant originelle. Assez bluffant et particulièrement original cette façon de créer. Chasing the Wind fait aussi partie de mes coups de cœur.

10. Don’t Go Astray (3:15)

Ce morceau prêche la belle parole, toujours sur mélodie évidente et groove qui auraient sans doute plu à un certain Bowie. Les paroles sont frontales, la musique directe avec pour mission de retranscrire les années divines du Hard Rock en version Alpha Mountain 2022.

11. What’s Going Wrong (4:02)

L'album se conclut sur une nouvelle balade qui signe aussi le talent du combo dans les mid-tempi, sachant délivrer émotion, délicatesse et sensibilité avec beaucoup d'élégance. Elton John dans les parages se serait peut-être invité, en guest, sur l'introduction de ce What's Going Wrong... Oui je sais, on sort du cadre et... A L O R S!!!

NOTRE AVIS :

Cet opus Alpha mountain met en exergue  une double qualité. Celle d'un excellent lead vocal à deux voix sur tessiture medium/aigüe pour Butcho et basse pour Steph. qui rappelle un autre duo de haute volée Glenn Hughes et Joe Lynn Turner, mais aussi celle d'une qualité de composition et d'une base rythmique véritablement solide, technique, dynamique et très groovy. Tout un chacun prendra vite conscience des influences qui ont orientées ces onze morceaux (Stevie Wonder, Pink Floyd, Deep Purple, Dio) ainsi que les différentes expériences de chacun des membres qui en constitue la formation. Un album instinctif, organique et sincère qui titille un tant soit peu et laisse la place à l'erreur, telle que cela peut se produire en live. A écouter et surtout ré-écouter pour en aborder tous les méandres et subtilités ; un multi-facette cohérent qui fait voyager.

On note que la pochette très révélatrice du projet, est réalisée par Tristan Greatrex (UFO, MSG, Lionheart…), que l'album sort sur le label français Vallis Lupi (label de production et de promotion musicale rock | alt | art | prog) et est distribué par InOuïe distribution en france et à l'international. Je rappelle que le mixage et le mastering sont assurés par Stephane Honde et que les enregistrements de la basse et la batterie ont été confiés à Fabien Giordani du Fatlab Studio (Avignon).

Tracklist : 43'27 soit 2607"

1. Serenity (5:00)
2. All in Vain (5:03)
3. It’s Tough (3:03)
4. A Deep and Real Sad Song (6:09)
5. It’s Ut To You (5:21)
6. A Memory Trace (5:31)
7. Bad Days (4:24)
8. The Thin Red Line (3:28)
9. Chasing the Wind (3:44)
10. Don’t Go Astray (3:15)
11. What’s Going Wrong (4:02)

 

LES LIENS :

Alpha Mountain

https://vallislupi.bandcamp.com/album/alpha-mountain

vallislupiproductions

inouiedistribution.pro

Fatlab Studio

BAD KINGZ, Take Me Into Your Kingdom (sortie le 21/10/2022 - chronique)

Le 21/10/2022

Il est évident que les amateurs de hard façon Led Zep ou Free vont saliver sur cette galette où les qualités des musiciens éclatent, portées par des tempi ravageurs.

Né de l'envie de jouer un classic hard-rock influencé par des groupes du early 70's tels que Free, Thin Lizzy ou Led Zeppelin, Bad Kingz conjugue les talents de trois musiciens expérimentés, deux Français (Alex Sire à la basse et Chris Savourey à la guitare) et un Anglais (Tomas Baptista au chant). Encore qu'il me semble que Chris Savourey est Suisse. Alors tranchons : deux Français... dont peut-être un Suisse.
Le trio sort sans tarder, ce 21 octobre 2022, un premier album :

« Take Me Into Your Kingdom »

Badkingz cover
Si c'est Led Zeppelin qui vient en tête au début de l'album avec « They Come Here To Stay », et même Deep Purple pour les rythmiques, c'est que la production fait des oeillades aux 70's tandis que le chant de Tomas Baptista est capable d'envolées dont la référence ultime reste Robert Plant.

On pourra s'écarter de cette première impression par une écoute attentive, car la palette de Bad Kingz est plus large qu'une simple resucée des formations 70's, mais pour l'heure, c'est toujours aux sources du blues et du hard-rock que s'abreuve « Take Me Into Your Kingdom » en seconde piste. Le chant est groovy,  la section rythmique sèche et agréable.
« It's A Long Way Down » poursuit sur le même rythme, avec un pont savoureux suivi par un solo du même tonneau. Il est déjà évident que les amateurs de hard façon Led Zep vont saliver sur cette galette où les qualités des musiciens éclatent, portées par des tempi ravageurs.
« I'm Seeing Blue » met Bad Kingz à l'heure du blues. Ce quatrième morceau fait flamboyer chant et guitare qui se relaient pour nous entraîner.
« The Mirror » propose un réveil boogie-hard-rock énergique avant qu'une ballade (« Friend ») n'arrive à mi-album, seulement portée par la guitare acoustique et la voix. Il n'est besoin de rien de plus pour servir cette mélodie très douce à laquelle les silences donnent de la profondeur. Le chant part un peu plus bas avant de prendre son envol.

« Fire All I Need » met fin à cette parenthèse acoustique et la référence Steelheart nous vient en évidence tant le chant de Tomas Baptista nous semble plus proche d'un Miljenko Matijević que d'un Robert Plant.
« Hear Me Now » et « Rebuild »  retournent vers des rythmes 60's/70's évocateurs de Free, agrémentés de passes de guitares lead aussi courtes que lumineuses.
« Horizon Of Hope » martèle ses riffs pour apporter une courte conclusion instrumentale à l'album.
Malgré une virtuosité évidente Bad Kingz n'en fait jamais trop. Ses musiciens expérimentés se placent au service des compositions dans une exécution réjouissante, ils réalisent leurs prouesses avec une une grande sûreté. Le songwriting allié à la dextérité alléchante du trio lui permettent de ne faire aucun round d'observation et  promettent ce disque à une grande longévité sur les platines des amateurs de classic hard-rock. Ils placent « Take Me Into Your Kingdom » parmi les sucreries de cette année 2022. 
A ne rater sous aucun prétexte ce très bon album est disponible dès maintenant chez M&O Music et sur vos plateformes habituelles.

SEA OF SNAKES, The Serpent And The Lamb (sortie le 14/10/2022 - chronique)

Le 15/10/2022

On prend du bon temps tout au long de cette galette bien rôdée.

Sea of Snakes est un quatuor de stoner/hard-rock basé à Los Angeles.
En 2021 le groupe sort « World On Fire», un premier EP chez Metal Assault.
Il revient le 14/10/2022 avec un album :

« The Serpent And The Lamb »

Sea of snakes
Des vocaux qui traînent délicieusement (God Of Creation),  de la fuzz et du riff gras, une  couche plus ou moins fine de doom (End Of The Sun), un chant à la Zakk Wylde, des rythmiques entraînantes ; il est clair que les mecs de Sea Of Snakes ont dû user des sillons et arpenter des scènes avant de mettre en chantier « The Serpent And The Lamb ».
Bien qu'il s'agisse d'un premier album, le style est totalement maîtrisé, dominé même, et l'on prend du bon temps tout au long de cette galette bien rôdée.
Aussi efficace dans le mid-tempo (Demon Seed, Third Kind) que lorsqu'elle met un peu la gomme (Get The Gun), elle est sobre dans l'exécution, directe dans le songwriting.

Plutôt hard que stoner, elle sait tout de même soulever la poussière du désert.
Les dix compositions ont ce son caractéristique qui sied parfaitement à la marchandise.
L'album trouve une jolie respiration inattendue en son milieu (Dead Man's Song).
A l'écoute, on pensera à Black Label Society (cette voix), à Black Sabbath (on s'attend presque à voir intervenir Ozzy sur le riff de In Hell), et à Pentagram.
Un premier album très réussi a retenu notre attention. La galette est efficace à 100% et harmonieusement agencée.
Si Sea Of Snakes n'est pas là pour changer la face de Metal, il réalise une excellente course, proposant avec ce « The Serpent And The Lamb » un excellent passage de témoin.
Il se conclut par un titre magnifique (The Ritual).
Pas besoin d'en dire plus, c'est du solide. Ecoutez-le, on recommande !

THE FOXY LADIES, Not Sorry (sortie le 04/10/2022 - chronique)

Le 11/10/2022

The Foxy Ladies sont désormais émancipées. Mieux : elles sont des Affranchies ! Et vous adorerez leur faire allégeance en écoutant ce « Not Sorry » qui vous emmènera dans la cour des grandes !

Foxy ladies xavier couderc
THE FOXY LADIES par Xavier Couderc


Cinq ans déjà que The Foxy Ladies nous ont livré « Backbone » dans sa magnifique pochette noire.
Un album tranchant comme une lame, l'artwork classieux.
2017. Les renardes ont quatre ans d'existence, et la volonté de livrer un mélange spontané de Grunge, de Metal et de Punk, d'énergie et de lâcher prise. L'authenticité au cœur du projet, affirment-elles.
Il s'en est passé des choses dans la vie du groupe...
En 2018, Chloé, la bassiste, quitte la tanière. Alexis prend sa place en 2019.
Les Foxy ne sont plus un groupe de filles. Mais faudrait voir à pas leur marcher sur les ovaires : elles restent trois pour un garçon, le féminin l'emporte. Elles poursuivent leur ascension, les Renardes, escaladent des scènes avec Nashville Pussy, Tagada Jones, Punish Yourself, Mass Hysteria... Pourquoi pas Kiss ? Ca a failli, tiens !
2022. The Foxy Ladies déboulent.
En pleine forme !
Deuxième album. Pochette cash. Artwork signé Julien Markarian  et Gabi Sam. Tu veux un pruneau ? Flingue dans le blanc de tes yeux.

« Not Sorry »

Foxy ladies artwork
« Blossom With The Moon ».
Elles nous promettent la lune d'entrée, les Renardes... Un trajet express, le riff entre les dents. Gabi met sa féminité dans le vibrato, sussure les paroles. Sa légèreté prend le contrepied d'une rythmique acérée. Puis clac/clac/clac. Emilie enchaîne « Oh My God ». Sa batterie bastonne, gagne en vivacité. Le son joue sur plusieurs étages grâce à une production redoutable : Vamacara Studio (Loudblast, Bukowski, Les Tambours du Bronx) pour les instruments ; Jean-Michel Quoisse pour les voix. Mais revenons au morceau. Légère réverb' sur le chant. Lucianne et sa guitare se font sautillantes.

Superbe son de batterie qui s'installe sur « Vulture Dance ». Les cordes basse/guitare se posent sur les percussions. On dirait qu'elles dansent.
Gabi, subtile.
Elles osent, les Foxy ! Elles osent. Jusqu'au reggae (« Vulture Dance »), au blues/jazz (« Lonely Bones »), mais « My Fault », « Find A Way » ou « City Hunt » avec son refrain addictif  sont là pour remettre les pendules à l'heure : The Foxy Ladies trempent toujours leurs racines jusqu'au punk et, bien au-delà, au plus profond du rock.
Avec sa pincée guitare/basse, « Conquest Of The Sun » prend le temps de la pause-douceur. Jusqu'à ce que Gaby lance : « Fire ! ». Alors Emilie fait exploser la mélodie.
Les voix sont travaillées. Les choix sont les bons, plus ou moins appuyés, plus ou moins légers, plus ou moins en avant... (« Fine »,  « Anthroposin », « Weird Loves »).
« Anthroposin » conclut l'album en arpèges.


La barre nous semblait haute avec « Backbone » (2017), le premier album de The Foxy Ladies. Pourtant elle est allègrement franchie car le jeu des Lyonnais s'est affiné, diversifié. Pas question pour les Renardes de s'endormir sur les lauriers d'un premier album pourtant reconnu brillant. Loin de chercher un « Backbone II », leur champ d'action s'est élargi en une composition aussi variée que décomplexée.
Les musiciens sont au sommet de leur art. Les choeurs sont au top. Gabi a considérablement élargi son registre, tandis que Lucianne emmène ses cordes en exploration et projette des riffs à vous briser les cervicales. La batterie est en place, aussi forte à l'impact que riche et précise. La basse témoigne enfin que les Lyonnaises ont fait un excellent choix en intégrant Alexis et son jeu volubile.
Ainsi The Foxy Ladies sont désormais émancipées. Mieux : elles sont des Affranchies ! Et vous adorerez leur faire allégeance en écoutant ce « Not Sorry » qui vous emmènera dans la cour des grandes !

THE FOXY LADIES - L'interview « Not Sorry »

Le 02/10/2022

A deux jours de la sortie de « Not Sorry » (04/10/2022), second album de The Foxy Ladies, entretien avec Gabi Sam (chant) et Lucianne Wallace (guitare).
On parle de l'album, de l'album, et encore de l'album !

Foxy ladies xavier couderc
THE FOXY LADIES par Xavier Couderc


Bonjour The Foxy Ladies. Un premier bilan de cette année 2022 qui entame son dernier trimestre. L'annulation du Printemps de Pérouges où vous deviez jouer devant Laura Cox et Kiss a dû être une grosse déception...
Lucianne :
2022, je crois que pour nous c'est une année vraiment charnière. On a eu de très belles scènes et des opportunités incroyables alors même qu'on sortait de deux années de Covid. Côté concerts notamment, on pense bien évidemment à la Halle Tony Garnier et au Gros 4 en compagnie de Mass Hysteria, Tagada Jones et Ultra Vomit en mai dernier. Ensuite, nous avons eu le concert du Printemps de Pérouges avec la première partie de Kiss… Malheureusement, la météo en a décidé autrement ce soir-là. Malgré tout, on se dit qu’on a tout de même partagé l'affiche avec Kiss et Deep Purple (ah ah !). Ce qui est quand même assez incroyable !
Foxy ladies gros 4
Côté « off », si l'on peut dire, nous avons bien sûr enregistré un nouvel album et tourné avec Fat Cut Production deux supers clips. Le premier c’est « Oh My God » qui est déjà disponible et le prochain devrait sortir à l’automne.
Qui dit nouvel album, dit aussi concerts. Nous partons d’ailleurs très bientôt sur la route pour trois dates au Royaume-Uni (le 7, 8 et 9 octobre, à Brighton et Londres). Ces trois dates anglaises nous permettront de roder notre set pour la « Release Party » de l’album le 12 octobre prochain à Lyon. Nous serons ensuite le 21 octobre en concert à Beautor (02) pour « Elles Rock » avec Fallen Lillies, Madam et the Rainbow. D'autres belles dates devraient très rapidement suivre et seront bientôt annoncées. Pour ne rien rater, il vous suffira de consulter régulièrement notre site www.thefoxyladies.fr !

« On a essayé de sortir un peu des codes attendus. »

2022, c'est aussi l'année de votre nouvel album, « Not Sorry ». Quel était votre cahier des charges quand vous avez décidé de donner un successeur à « Backbone » ?
Lucianne :
Faire mieux que le précédent, comme toujours bien sûr ! Que ce soit en termes de composition déjà, en partant sur un univers sonore plus riche, plus complexe également. Au final, avec le recul, je crois qu’on a essayé de sortir un peu des codes attendus. Pour cela, on a dû travailler plus en profondeur les ambiances et les arrangements. Personnellement, je dois dire que j’y ai pris énormément de plaisir et qu’aujourd’hui j’aime de plus en plus cette phase d'arrangements dans le processus créatif. Dans cette phase, il y a de nombreux échanges entre la musique et le texte, et le but est que les paroles de Gabi et l’univers sonores s’harmonisent au mieux pour ne faire qu’un.

« Not Sorry » est un concept-album. Vous pouvez nous en dire plus ?
Gabi :
Ce nouvel album Not Sorry s’inscrit dans un monde post-apocalyptique. Cet univers s’est imposé de façon assez évidente je dois dire. Sensible à la situation écologique et environnementale, plusieurs textes me sont venus de façon assez instinctive. Je pense au morceau Conquest of the Sun. Certains morceaux évoquent quant à eux les névroses de notre société, de ce système qui nous « porte et nous détruit », comme sur Find a way. Il y aussi des thématiques plus personnelles dans cet album. Je pense au titre My fault. Le tout nous ramène finalement à un sentiment d’urgence et d’émotions sans filtre. Dans une vision en accord avec notre crédo « Wild or Nothing », l’instinct prime d’autant plus avec ce nouvel album. Tout comme sur scène, où l’on ne calcule pas vraiment et où on se permet d’être nous. Alors je dirai que cet album est concept de par l’histoire qu’il raconte, mais aussi par le fait qu’on a, plus ou moins réussi, à amener ce que nous sommes sur scène en studio.

Comment s'est passé le processus de composition de « Not Sorry » et qu'est-ce qui l'a influencé ?
Lucianne :
La composition de ce nouvel album a démarré juste avant la crise du covid. Les conditions sanitaires nous ont poussé, comme tout le monde, à nous adapter et à revoir notre mode de fonctionnement habituel. Nous avons réussi à mettre en place une discipline de travail à distance, et au final, on est très contents et fiers de ce que nous sortons aujourd’hui. Avec Not Sorry, on peut dire qu'on n’a rien lâché pendant ces deux années difficiles.
Pour ce qui est du processus, j'envoie des idées à Gabi qui à son tour travaille dessus. Plusieurs échanges se font alors entre nous pour développer et mûrir les idées. Puis lorsque celles-ci sont assez avancées, que la structure de la composition est claire et que certains arrangements posent l'ambiance, elles sont présentées à Emilie et Alex qui apportent leurs idées d’harmonies et de rythmiques pour enrichir le tout.
Pour les influences... Au niveau musical pour ma part, c’est assez varié. Je pourrai citer Hands off Gretel, mais aussi Radiohead, Pixies, Incubus, ou encore Lamb of God.
Gabi : Et pour le chant, je dirai Queen Adreena, Sir Chloe ou même encore Avatar mais aussi des influences trip-hop, comme Massive Attack, Archive, encore Portishead.
Foxy ladies artwork
La pochette de « Not Sorry » est à la fois thrash et pastel dans ses couleurs. Vous m'en dites un mot ?
Gabi :
L’idée était d’amener jusqu’au visuel les gens dans l’univers de cet album. Au regard des thématiques abordées dans l’album (apocalypse, urgence écologie, féminisme), nous avons opté pour une image déconcertante, interprétable au possible. Ce que vous y voyez est le résultat du monde dans lequel nous vivons…
Lucianne : Alors nous vous retournons la question, que voyez-vous sur cette pochette ? Il y aura très certainement autant d’interprétations que de réponses et à mon sens c’est ce que j’aime dans l’art. L’art n’apporte pas de réponses, elle nous questionne.
Gabi : C’est beau ce que tu dis.
Lucianne : Merci. Toi aussi. Mais arrêtons, ça me met mal à l’aise (ah ah !).
Gabi : Oui ! Moi aussi… (ah !).

J'ai l'impression que la voix de Gabi s'est beaucoup affinée en cinq ans, je pense notamment au titre « Fine ». Les chœurs aussi sont très réussis...
Gabi :
Déjà, un grand merci. « La voix s’est affinée », « les chœurs sont très réussis ».  Ça fait plaisir à entendre. Ça fait toujours du bien à l’égo. Et comme j’ai toujours autant de mal avec les compliments, je ne sais pas quoi trop répondre à cela… Si ce n’est que tout mon groupe me porte grâce à son énergie, et que les mélodies de Lucianne m’inspirent et me permettent d’explorer des contrées nouvelles ! Aussi, Jean-Mi (notre ingé son) est essentiel à ce résultat. Je me suis beaucoup amusée en studio, notamment avec les voix picthées ou transformées (voix robotiques). Ces voix ont fait naître des alters égos un peu barrés qui servent bien le propos de l’album.
Foxy ladies xavier couderc 2
THE FOXY LADIES par Xavier Couderc
De même, je trouve que les guitares ont évolué et que Lucianne s'autorise plus de choses. Les rythmiques d'une manière générale sonnent très modernes.
Lucianne :
Pour cet album j'ai décidé d'agrémenter un peu ma panoplie avec une nouvelle petite guitare de chez Schecter, le modèle Banshee pour être précise. J’étais à la recherche d'un son effectivement plus moderne tout en étant complémentaire à ma première guitare. Je suis très satisfaite du rendu et du mariage de mes instruments sur l’album. Il me semble que le son restitue bien mes/nos diverses influences, et que cela donne un ensemble riche en couleurs tout en étant cohérent. Enfin je l'espère (ah ah !).

Pour moi il est clair que « Not Sorry » n'est pas un « Backbone II », qu'il apporte beaucoup de nuances et de modernité à votre univers, et même si j'avais adoré votre premier album et craignais qu'il ne mette la barre du second très haute, vous l'avez franchie allègrement...
Lucianne :
Moults merci. Avec ce genre de retours, ça donne envie de plancher sur un troisième opus... ! Mais avant ça notre objectif à présent c'est d'arriver à amener ce nouvel univers sur scène.
Gabi : Un grand merci oui ! (« Moults merci », ah ah !). Après avoir mis autant de nous dans cet album, nous sommes très très heureux que Not Sorry vous plaise et on a hâte de le jouer sur scène.

Souvenirs de tournage de « Oh My God », premier single-clip de ce nouvel album ?  
Gabi :
Un casse-dalle alléchant, des saucisses, une tronçonneuse et un vidéaste passionné, Romain de Fatcut Production. Pour davantage de détails, je pense que les images du clip parlent d’elles-mêmes. Alors on vous laissera regarder le clip sur notre chaîne YouTube.

Vous n'y allez pas à la petite cuillère quand vous confiez l'enregistrement des instruments au Vamacara Studio (Loudblast, Bukowski, Les Tambours du Bronx).
Lucianne :
Il faut reconnaître que le pari de marier des sonorités plutôt "froides" du genre métal ou un peu " électro" à nos influences plus « Classic rock », voir « Grunge/Punk » était plutôt audacieux au départ. C'est pourquoi nous avons choisi de nous tourner vers le Vamacara studio pour l'enregistrement des instruments. Vu son expérience et les productions réalisées auparavant, ça nous paraissait pertinent.

Pourquoi avoir réservé l'enregistrement des voix pour Jean-Michel Quoisse ?
Gabi :
A vrai dire, j’avais avant même le studio, à travers le travail des maquettes en home studio, une idée assez précise de ce que je voulais (type d’effet, doublage, etc). Jean-Mi nous accompagne et nous porte dans la définition de notre son depuis des années, j’ai donc confiance en lui. Je savais qu’il allait savoir emmener mes idées à destination et qu’en sa présence je serai capable de faire tomber les barrières nécessaires à l’enregistrement de la bonne intention.

J'ai noté l'absence d'Alexis, votre bassiste, sur vos dernières photographies. Du rififi dans la tanière ?
Lucianne :
Non rien de tout ça ! Alexis est notre bassiste officiel. Malheureusement, il n'est pas disponible à 100% pour le projet à cause de son travail.
Gabi : De fait, nous aurons certainement un bassiste remplaçant sur quelques dates à venir… Voilà pourquoi nous avons aujourd'hui choisi de communiquer à trois et que vous avez pu voir ça sur certaines photos.
Foxy ladies denis charmot
THE FOXY LADIES par Denis Charmot
Release-party le 12 octobre 2022 au Ninkasi de Lyon ?
Gabi :
CA VA ÊTRE LE FEUUUU !!! Lyon c’est chez nous. Et comme lors du concert à la Halle, le public est toujours bouillant.
Lucianne : Grave ! On a tellement hâte de jouer les nouveaux titres et de présenter ce nouvel univers à notre public ! Et à la maison !
Gabi : Oui et en plus, il y aura les excellents LINGUS avec nous ce soir-là. On aime vraiment beaucoup ce qu’ils proposent et comme ils sortent leur album à la période ça semblait évident de mutualiser les forces. La soirée promet d'être exceptionnelle ! Vraiment hâte !

Merci The Foxy Ladies d'avoir répondu à mes questions.
Gabi :
Merci à toi Ahasverus. C’est toujours un plaisir !
Lucianne : Oui merci. Moults merci (ah ah !). Au plaisir et à très vite !

UMBILICUS "PATH OF 1000 SUNS" (2022)

Le 29/09/2022

Groupe : Umbilicus
Origine: Tampa, Floride (USA)
Album: PATH OF 1000 SUNS (30/09/2022) - Chronique d'album
Genre: Hard Rock, Late 60s 70s Hard Rock
Label :  Listenable Insanity Records.
Par Dam'Aël

LE GROUPE :

On aime les retours en arrière chez Umbilicus ; tant d'un point de vue musical qu'organisationnel. Je vous propose de dérégler votre montre et de lui faire faire un certain nombre de tours dans le sens inverse de leur déplacement habituel. Dam'Aël aurait-elle perdu le Nord ? Que nenni, je vous explique. Tout commence dans les années 2000 alors que Paul Mazurkiewicz  (batteur) et Jack Owen (guitariste) font partie intégrante de la formation Cannibal Corpse. Ayant terminé l'album Bloodthirst en 1999 et bien avant Gore Obsessed de 2002, Paul et Jack décident de monter un projet parallèle bien loin de leur Death Metal habituel. Métalleux, ils le sont ! Et passionnés avant tout, surtout amoureux de la musique au sens large. Et... ils adorent le Hard Rock des années 60, 70 et du début des années 80. Et... ça les titille au point de se lancer dans la composition d'une quinzaine de titres, de faire le montage de bandes de démo et de les jouer lors de deux concerts sous le patronyme  Path Of Man à Tampa dans un petit bar local, accompagné d'un troisième acolyte Vernon Blake . Sauf que tout s'écroule en moins d'une année et que les bandes ne seront pas même exploitées pour un méfait physique qui aurait pu signer cette aventure.

Umbilicus band

Reprenons notre montre et remettons les pendules à l'heure.
2020, le temps s'arrête sous pression virale au sens propre comme au sens figuré mais certains remontent le fil de leurs envies inabouties. Violence Inimaginable est dans la boîte pour Cannibal Corpse (mais ne sortira qu'en 2021) et donne l'impulsion suffisante à Paul pour reprendre le projet avorté. Vernon (basse) répond présent a contrario de Jack qui doit refuser le projet pour des raisons de géographie (il ne réside plus en Floride). C'est ainsi que Taylor Nordberg s'octroie le poste de guitariste avant d'accueillir au micro Brian Stephenson. Le line-up final est donc constitué et peut être résumé ainsi :

  • Brian Stephenson (Fore, Old James)  - chant/paroles
  • Paul Mazurkiewicz (Cannibal Corpse)- batterie
  • Taylor Nordberg (Inhuman Condition, The Absence, Fore)- guitare
  • Vernon Blake (Anarchus, Napalm Death live) -basse

 

L'ALBUM : PATH OF 1000 SUNS

Umbilicus

Je vous signalais plus haut qu'une quinzaine de titres avaient vu le jour lors de la formation Path of Man ; or l'absence de Jack Owen dans cette reprise de projet version 2020 a nécessité pour le quartet de repartir à zéro avec toujours pour objectif de rester sur le Rock Old school de ces années divines à savoir les sixties et seventies, chacun des membres y instillant ses propres influences : Grand Funk Railroad, Steppenwolf, Bad Company ou encore Sir Lord Baltimore et Lucifer's friend pour Paul Mazurkiewicz, Led Zeppelin, Deep Purple, Black Sabbath mais aussi 10cc ou Ten Years After et Trapeze, Cactus pour Taylor Nordberg...
Pour faire court, un spectre suffisamment étendu pour donner à cette galette toutes les couleurs d'un Woodstock bien illuminé et des vibrations flirtant très étroitement avec le psychédélique, le groove bien pêchu et des mélodies accrocheuses et fédératrices. Du vintage rehaussé de modernité sur fond de talent avéré et de passion délivrée avec énergie.
Le quartet nous délivre sur cette galette  Path Of 1000 Suns dix titres d'une durée d'écoute de plus de quarante minutes que je vous laisse découvrir :

 1. Hello Future
 2. Umbilicus
 3. Gates Of Neptune
 4. I, Human
 5. Stump Sponge
 6. My Own Tide
 7. Life On The Sun
 8. The Call
 9. Traveler
10. Gathering At The Kuiper Belt

Hello Future  :

C'est un gros bras bien musclé qui nous pousse avec une ardeur de jeune ado et sans ménagement dans l'univers de Umbilicus. Une immersion frontale et directe dans les années folles de sexe, drogue et alcool. Ne rêvez pas! Ces trois bonus ne sont pas à découvrir dans la packaging de Path Of 1000 Suns. Pour toute réclamation, veuillez vous adresser à l'agent directement... Ce premier titre est un arbre de passion bien enraciné dans ce rock typé  des années 60 au sens large. Les paroles abordent une thématique sensible, celle de la frontière entre l'argent et la morale bienséante : “In this land/sweat and backs are broken/And calloused is the hand…/No amount of gold could by my soul/Or cloud my happiness.” L'introduction n'est pas sans rappeler celle que proposait Jimi Hendrix sur Voodoo Child (Electric Ladyland de 1968) avec sa pédale wah-wah. Umbilicus envoie la sauce avec panache.
Hello Future est le premier single proposé aux médias le 27 mai dernier sous forme d'une vidéo animée et réalisée par Jeramie Kling.

Umbilicus :

L'éponyme et quatrième single sorti le 15 septembre, s'accorde un tempo plus tranquille mais aussi plus sombre et une entrée en matière sur un trio basse/batterie/guitare en syntonie bien lourde (à la porte du doom) qui rappelle de beaux spectacles de lévitation sous molécules "magiques" dans les fosses. Brian Stephenson nous livre de belles envolées qui me connectent à un certain Lenny Kravitz et n'est pas sans nous annoncer une étendue vocale qui va sans doute nous faire grandement plaisir. Ce titre est un condensé de bonnes vibrations que la basse de Vernon appuie avec talent.

Gates Of Neptune :

Allongée sur mon canapé, portable éteint et casque sur la tête, c'est Téléphone qui envahit l'espace de 32 secondes les ondes et mes oreilles. Jusqu'à ce que le chant prenne le relai et me rappelle que je suis toujours avec Umbilicus. J'ouvre une porte à une proposition épique... Qu'aurait proposé jean-Louis Aubert comme ligne vocale sur cet instrumental ? Mais revenons à Path Of 1000 Suns, car les harmonies vocales posées par Brian sont excellentes et confirment la qualité du chant dont il est capable : chant langoureux avec un tout discret vibrato sur des plages très courtes, des envolées plus dynamiques et une puissance dans les aigües notamment sur le final que clôturera l'électro-acoustique de Taylor. A noter les patterns magistraux de Paul Mazurkiewicz. Taylor Nordberg a déclaré concernant cette chanson : "Gates est définitivement l'une de mes chansons préférées sur l'album. c'est une chanson assez simple, mais elle en dit long et elle est incroyablement dynamique. Elle vous emmène vraiment en voyage. La voix de Brian est également absolument magnifique sur ce morceau, et l'a  vraiment fait passer d'une chanson soignée à une chanson épique !". Le voyage vers la huitième planète du système solaire la plus éloignée du roi soleil.
Gates Of Neptune est supporté par un clip sorti le 5 août dernier, en noir et blanc.

I, Human : 

Second single dont le clip psychédélique, sorti le 6 juillet,  propose un jeu visuel qui swingue autant que le morceau lui-même. I, Human est une machine de guerre de groove qui ne triche pas; le jeu du bassiste Vernon Blake est parfait et assure le groove pré-cité presque à lui tout seul. Une efficacité redoutable et indéniablement sur-vitaminée complétée par les riffs de la  Fender Stratocaster dont le potard de tonalité a du voir  son niveau flirter avec le plancher. La ligne de chant est voluptueuse, ensorceleuse et surtout accrocheuse. Excellent!

Stump Sponge :

Mantra vocal de chœurs en extase pour introduction. Ah quelles sont bonnes ces années d'Acid Rock! Stump Sponge propose une ligne vocale très accrocheuse, doublée sur certains passages, aux variations bien trouvées, variations qui confirment le panel que Brian est capable de fournir au niveau du chant. La rythmique toujours groovy et colorée par le soleil du sud américain est solide avec des guitares bien grasses et une ligne de basse vrombissante qui enfonce le clou y apportant une touche stoner-like. Mention spéciale pour Paul Mazurkiewicz qui à la batterie propose des patterns chiadés et des descentes de tom excellentes et recherchées. On en profite pour préciser que Paul est autodidacte et que lorsque Cannibal Corpse a été fondé, il ne jouait de la batterie que depuis trois ans. Osé, non! Habitué du blast beat, son jeu sur ses deux grosses caisses contribue à générer toute la puissance de cet album et met en exergue toute la technique qui structure les dix titres de cet l'opus.

My Own Tide :

Mid-tempo aux guitares bien sales qui embarquent l'auditoire dans un tableau varié voire presque malmené comme le ferait une vague indisciplinée. Des sonorités en échos, de l'électro-acoustique, une basse aux vibrations stoner ou encore des notes d'harmonica-like font de My Own Tide un morceau véritablement racé.

Life On The Sun :

Nous continuons,  entraînés par cette vague Rock "umbilicusienne" avec un morceau très rythmé et syncopé qui joue sur des riffs accrocheurs et une batterie qui cavale sans s'essouffler le moins du monde. Life On The Sun est entraînant à l'image de cet album dynamique, diversifié, multicolore et cohérent. Il se termine sur des aboiements satisfaits ou non, je n'ai pu demandé au chien qui clôture les lyrics du titre. Umbilicus aime à offrir des fins uniques sur chacun de ces titres.

The Call :

The Call serait pour moi le titre le plus épique de cet album Path Of 1000 Suns de par ses lignes vocales parfois surprenantes,  et qui  met en évidence une batterie particulièrement complexe et technique, Une atmosphère étrange qui lance un appel, à la résonance un peu poisseuse.

Traveler : 

Embarquement pour une rythmique accélérée sur chœurs, qui ravivent quelque peu certains souvenirs  de cette époque pour les plus âgés d'entre nous, époque remise en avant par la formation américaine ; si Brian a pu nous rappeler certaines prestations vocales comme celles d'Ozzy, de Kravitz, voir Phil Naro, Umbilicus sait s'imprégner d'un Black sabbath de la première heure dans les guitares de Taylor Nordberg.

Gathering At The Kuiper Belt :

La boucle est bouclée avec Gathering At The Kuiper Belt qui clôture à la fois cet album et complète le schéma de Neptune déjà abordé avec le morceau Gates Of  Neptune.  L'introduction s'ouvre sur une mesure de basse répétitive qui peint une toile sombre en toute complicité avec la batterie, mais remplie d'espoir avec un passage éclair vers le Gospel avec notamment son  "freedom" chanté en chœurs. Les changements de débits et de tempi donnent ses variations au titre. Un morceau un peu en marge de l'album mais loin d'être incohérent, plutôt étonnant.


L'album Path Of 1000 Suns  sort le 30 septembre 2022 sur Insanity Records. Il a été enregistré, mixé et masterisé par Taylor Nordberg au Smoke & Mirrors Productions,  à Spring Hill, en Floride que Taylor possède avec Jeramie Kling. C'est Taylor qui est aussi à l'origine du artwork de l'opus dont la photographie a été laissé à Deidra Kling.
Les thèmes abordés vont de récits purement fictifs à des sujets qui explorent dans les moindres détails la condition humaine et ses dérives.
« Path of 1000 Suns n’est pas un album concept » dit le chanteur Brian Stephenson « Cependant, le groupe est plus un concept en soi. Le concept d’être dans le moment présent et d’embrasser la liberté créative totale. »
Il poursuit : « Sur ce disque, nous nous sommes vraiment concentrés sur l’élaboration de la musique rock n roll la plus accrocheuse, la plus dure et la plus dure que nous ayons pu. Nous rendons hommage à nos héros du rock’n’roll du passé tout en regardant vers l’avenir. "Le parcours de 100 soleils" est le parcours de quatre personnes qui se réunissent pour créer un rock n roll sauvage et libre. »
Décliné en plusieurs versions, souvent en quantité limitée, pour les aficionados des collections, vous allez pouvoir vous faire plaisir.

Un petit résumé :

  • CD et album numérique
  • Traver Box Set - CD  (limité à 50 exemplaires avec une photo signée à la main, 2 médiators, 1 magnet, un autocollant, un sous-verre, un écusson) 
  • Traveler Box Set - Vinyle limité à 300 exemplaires
  • Vinyle signé limité à 30 exemplaires ou non signé (300 ex)
  • Cassette limitée à 100 déclinée en 50 Sun Orange et 50 Neptune Clear Blue

NOTRE AVIS

Cet album révèle une véritable passion pour le Hard Rock Old School des années 70s revu avec toute la modernité de notre temps. Il pourrait paraitre interpelant en effet de surprendre des métalleux de genre beaucoup plus agressif, à se livrer à l'exercice d'un autre style. Mais vous conviendrez avec moi que l'amour de la musique conçoit tout à fait de passer de l'un à l'un autre sans pour autant se fourvoyer. Et c'est ce que démontre le quartet américain dans Path Of 1000 Suns et ce avec énormément de talent, de dynamisme, de cohérence et de diversités permettant une écoute complète sans aucun ennui. L'envie de relancer la platine en est un signe manifeste. Umbilicus a su résumer les différents modèles de ces années typiques en instillant du bon Rock sudiste, de l'Heavy, du Doom et du Stoner par pointes éparses, du Psychédélique, du Hard... Ils se sont faits plaisir, ils nous font plaisir. La production de cet album est parfaite avec un rendu très organique, lo-fi, loin des lignes aseptisées de quantité de masterings. Certes pas de grand renouveau mais un dix titres qui mérite sa place dans notre CDthèque quand on aime le genre. La voix de Brian a su donner une magnifique couleur à chacun des titres, le talent de chacun des musiciens structurant évidemment avec classe un niveau de composition incontestable. Nous validons !

Les liens :


 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

SCREAM TAKER, Kill The Beautiful (sortie le 23/09/2022)

Le 28/09/2022

Jim Crean, Vinny Appice et Steph Honde réunis pour un album de pur hard-rock.

« Coucou me revoilou ! »
Ce pourrait être le titre d'un album de Steph Honde, tant l'intarissable Français est toujours quelque part dans notre actualité métallique.
A un mois de la sortie de l'album d'Alpha Mountain, projet qu'il a monté avec l'ex-Watcha Butcho Vukovic, le monstre d'Hollywood, ex-pensionnaire du Café Bertrand, revient aux instruments pour s'acoquiner avec le batteur Vinny Appice (ex-Dio ou Black Sabbath) et le chanteur Jim Crean (Appice Brothers, qu'on a entendu également sur de multiples tributes) au sein d'un trio baptisé Scream Taker.
Scream taker
Steph Honde a donc mis sa voix de stentor en sourdine le temps d'un album pour se concentrer sur les cordes, laissant le microphone au timbre plus haut mais non moins captivant de Jim Crean.
Le trio Appice/Crean/Honde dévoilait voici quelques temps « Stone Cold », son premier single-clip, sombre histoire d'un vampire à la recherche de sa reine, narrée sur un riff heavy assez lent.

Depuis le 23/09/2022, l'album de Scream Taker n'a plus de secret pour nous, puisque l'entièreté de ses douze pistes nous a été dévoilée dans un artwork inspiré des affiches de cinéma des 50's (sur une proposition de Vinny Appice, ais-je cru comprendre).
Le bébé s'appelle :

« Kill The Beautiful »

Scream taker 1
Il s'ouvre sur le morceau qui a donné son titre à l'album, servi par un riff tranchant comme une faux. Les deux premiers titres sont en effet des tempi lents, tandis que la troisième piste (« Eternity ») permet à Honde de faire chauffer les cordes de sa guitare. L'album se débride tout à fait à la quatrième piste (« Shattered Mirror ») sur laquelle une légère dissonance nous informe qu'on est entré dans le vif du sujet. Le rythme est trouvé, il ne faiblira pas et ne ralentira qu'au doom de clôture (« Shine On »), encore que celle-ci privilégiera la mélodie dans sa partie finale.
Pouvant rappeler légèrement Dio (« Shattered Mirror »), voire Mötley Crüe période Corabi, avec un chanteur dans une veine qui peut évoquer Udo Dirkschneider et Vince Neil, Scream Taker est surtout lui-même, bénéficiant de la grande expérience de ses membres et d'une forte signature vocale. Il assène un album de hard-rock 80's qui se permet quelques morceaux de bravoure avec beaucoup de sûreté. On s'attend parfois à voir bondir la voix de Honde tant on connaît sa patte (« Frontline ») mais Crean prend le tout à son compte avec talent et sa voix à forte personnalité retient l'attention dans un album qui propose de la diversité, du doom, de la ballade (« The Curse Of The Werewolf »), même si son crédo reste un hard 80's traditionnel dont ces vieux loups des mers rodés au cabotage connaissent les moindres recoins.

HARTMANN, Get Over It (sortie le 16/09/2022)

Le 25/09/2022

En fine gâchette du chant et de la guitare, Hartmann balance une nouvelle galette incontestablement réussie qui saura faire craquer les amateurs d'AOR

Le chanteur/guitariste Hartmann est de retour avec un neuvième album, un onze pistes d'environ quarante-huit minutes disponible depuis le 16/09/2022, intitulé :

« Get Over It »

Hartmann
L'ex-frontman d'At Vance, sociétaire du Avantasia de Tobias Sammet, possède un timbre de voix situé selon notre oreille entre David Coverdale (Whitesnake) et Eric Martin (Mr Big). Il avait d'ailleurs invité ce dernier sur un titre de son album « Hands On The Wheel ». On vous repasse ce morceau de 2018 pour le plaisir...

Ce nouvel album de Hartmann saura vous aguicher dès son entrée en matière avec un « Remedy » particulièrement accrocheur.
« Get Over It » mettra l'accent sur les belles mélodies, sur la voix d'Oliver Hartmann, sur des soli de guitares lisibles et mélodiques et sur des choeurs extrêmement professionnels (« In Another Life ») soulignés par une production qui sonne agréablement et qui sait aussi mettre les basses en avant.
Les compositions massivement AOR sauront vous transporter vers un hard-rock musclé, borné par Whitesnake (« What You Give Is What You Get ») ou par le Bon Jovi de la période « Destination Anywhere » (« In Another Life » et la ballade « Can't Keep Away From You »).

Des morceaux tels que « The Gun », avec sa très légère pointe blues/jazz, apporteront une diversité bienvenue dans votre écoute.

C'est soigné, c'est calibré pour glisser, et ça glisse, ça glisse même très bien, incontestablement.
Ainsi en fine gâchette du chant et de la guitare, Hartmann balance-t-il une nouvelle galette réussie et diverse qui saura faire craquer les amateurs d'AOR.

BAD KINGZ (classic hard-rock) - Interview de Chris Savourey

Le 22/09/2022

Nouvellement créé, Bad Kingz sortira son premier album le 21/10/2022 chez M&O Music.
Une galette qui plaira assurément aux amateurs de hard 70's tel que le concevaient Led Zeppelin ou Bad Company.
Prise de contact avec le groupe. C'est Chris Savourey (un nom qui parlera aux amateurs de guitare) qui nous répond.

Badkingz photoBonjour Chris Savourey. Bad Kingz se constitue en 2021, mais à en croire mes oreilles vous aviez déjà tous un solide parcours musical. Pourrais-tu présenter le groupe ?
Chris (guitare) :
Bonjour, oui nous avons tous joué dans différent groupes avant. Alex joue la basse et a enregistré et mixé l'album, Tomas est le chanteur et a enregistré ses parties de chant et je joue la guitare . Pour la batterie on s'est faits aider par plusieurs personnes et Alex aussi a travaillé dessus.
A l'écoute de la première piste de votre album « Take me into your Kingdom », j'ai pensé que vous étiez influencés par des groupes de hard comme Led Zeppelin. En poursuivant l'écoute j'ai eu l'impression que vous partagiez même avec Led Zep ou Bad Company des influences plus lointaines...
Chris :
Oui nous avions envie de faire un album classic Hard Rock car nous écoutons ce style depuis notre adolescence et nous aimons aussi le blues. J'adore en effet Free, Thin Lizzy, Led Zep... Des groupes fin 60's et 70's.
Qu'est-ce qui a amené la naissance de Bad Kingz ?
Chris :
On avait envie avec Alex de faire un album de Rock, vu qu'on ne pouvait pas jouer pendant la période Covid, on a travaillé sur des idées et voici comment le projet a vu le jour. Donc on a enregistré deux titres qu'on a proposés à Tomas. La ballade « Friend » et le titre « Hear me now ». Tomas a fait les paroles et la mélodie, et c'était parti.

Comment sont nées les dix compositions qui figurent sur « Take me into your Kingdom » ?
Chris :
Petit à petit sur plusieurs mois. Comme je le disais d'abord deux titres pour voir comment ça sonnait et après on les enregistrait un par un et on envoyait à Tomas .
Badkingz cover
Les envolées de Tomas dans les aigus rappellent Robert Plant et donnent beaucoup de nerfs aux morceaux. C'est vraiment le chanteur parfait pour mettre en valeur ce type de compositions...
Chris :
Oui on est dans le même trip ! C'est cool, il a vraiment une super voix. Les Anglais sont forts pour le Rock n Roll !
Côté production, comment s'est fait votre choix ?
Chris :
Nous ne sommes pas riches donc on a bossé par nous-mêmes, Alex a passé des heures et des heures sur cet album ! Pour le mastering Alex avait déja bossé avec le studio du Flon à Lausanne et ils ont fait un super taf .
Quand l'album sortira-t-il et sous quelles formes pourra-t-on se le procurer ?
Chris :
En CD et sur toutes les plateformes. Nous aimerions le faire en vinyle donc nous lançons une campagne de crowdfunding, vous pouvez regarder sur notre facebook si vous voulez en commander un (NDLR : le lien direct ICI). Si nous avons assez de commandes on pourra le faire , ça serait top !
Votre actualité dans les prochains mois ?
Chris :
Nous allons attendre de voir comment cet album est reçu par la presse et le public et s'il y a de la demande pour des concerts, nous allons voir comment nous organiser avec Tomas car il habite en Angleterre.
Merci Chris Savourey d'avoir pris le temps de me répondre.
Chris :
Merci à vous pour cet interwiew ! Long live Rock n Roll !

A-Z, A-Z (sortie le 12/08/2022 - chronique)

Le 18/09/2022

« A-Z » est un album exactement dans l'optique fédératrice avouée par son géniteur.

Batteur de Warlord ainsi que de Fates Warning (de 1988 à 2005), Mark Zonder initie en 2020 un projet d'album fait de morceaux sans fioritures ciblant un registre hard-rock.
Il réunit autour de lui le chanteur Ray Alder (Fates Warning), le guitariste Joop Wolters (Steve Walsh), le claviériste Vivien Lalu ainsi que le bassiste Philip Bynoe (Steve Vai, Warlord).
Le groupe prend pour nom A-Z, c'est à dire « de Alder à Zonder » mais également un symbole de la variété des styles abordés par le groupe.
L'album sort le 12/08/2022 dans un artwork très accrocheur signé Hugh Syme (Rush, Saga).
Il s'appelle sobrement :

« A-Z »

A z artwork
« A-Z » est un onze pistes d'environ cinquante minutes.
Son écriture et son enregistrement se font à distance par chaque partie depuis son lieu de résidence (USA, France, Espagne, Pays-Bas).
Ayant finalisé son format, Mark Zonder cherche un label. Il explique à Radio Metal : « Une très grosse et célèbre maison de disques m’a dit tout net : C’est trop commercial et c’est trop AOR pour notre label. J’ai donc su à ce moment-là que nous faisions ce qu’il fallait, nous faisions passer notre message. » (retrouvez l'intégralité de cette interview de Mark Zonder sur Radio Metal)
Il est finalement signé chez Metal Blade Records (Cannibal Corpse, Six Feet Under).
Première évidence à l'écoute de l'album : les géniteurs de « A-Z » ne se sont pas reposés sur leurs lauriers durant son processus d'écriture.
Outre cette mise en musique finement ciselée, la maîtrise et la créativité des intervenants rejaillit sur chaque titre. Le chant est parfait dans l'exercice, le jeu de batterie est foisonnant, la musicalité constante, faite de bons riffs et de très belles saillies guitares/claviers.

Réalisé avec des musiciens de haut niveau « A-Z » ne se limite pas à l'étiquette : Hard, heavy, AOR, progressif, il n'est jamais vraiment où on le croit. Maîtrisant tous ses ingrédients il vous emmène d'un genre à l'autre. Le mieux serait peut-être de parler d'un hard-rock progressif, cette dernière composante restant légère, utilisée surtout pour éviter le convenu dans les compositions. Elle a l'avantage de permettre à Mark Zonder de ne pas dérouter sa fanbase progressive tout en touchant un public plus large.
« A-Z » est donc un très bon album, interprété avec maestria, qui ne manque pas d'arguments, à la fois accrocheur et fouillé, exactement dans l'optique fédératrice avouée par son géniteur.

MARCO MENDOZA, New Direction (sortie le 16/09/2022 - chronique)

Le 16/09/2022

Mendoza & Co donnent l'impression d'avoir affaire non pas à l'album d'un superbassiste, mais à celui d'un vrai groupe venu délivrer un opus de hard festif, faisant de « New Direction » l'une des livraisons les plus affriolantes de cette fin d'été.

The Dead Saisies, Whitesnake, Ted Nugent, Thin Lizzy, Soul Sirkus, Black Star Riders...
On ne compte plus les grands groupes de hard qui apparaissent dans la biographie du talentueux bassiste Marco Mendoza.
Le voici qui s'inscrit dans l'actualité du 16/09/2022 avec son quatrième album solo :

NEW DIRECTION

Marco mendoza artwork
Il s'agit d'un dix pistes d'environ quarante-deux minutes.
Pour la production, Marco a fait appel à Soren Andersen et à ses Medley Studios (Roxette, Mike Tramp, Radiohead, Prince), auquel il faisait déjà confiance pour son dernier disque, « Viva La Rock » (2018).
Cet Américain s'en est d'ailleurs pleinement remis au Danemark, pays de son label (c'est une sortie Mighty Music/Target.) pour l'entourage de son album : producteur danois, batteurs danois  — Morten Hellborn (Electric Guitars) et Allan Tschicaja (Pretty Maids). Enfin, en plus de produire l'album, le Danois Soren Andersen (Electric Guitars) joue des guitares et des claviers...
Un Ecossais, et non des moindres, dénote dans ce tableau, renforçant le pool des guitares : Tommy Gentry, de GUN.
La fraîcheur de l'Europe du Nord n'aura en rien entaché la chaleur de la musique : « New Direction » s'ouvre sur  le joyeux « Take It To The Limit », l'un des singles-clips de l'opus. C'est aussi l'un des titres les plus détonants de l'album.

Puis les morceaux se succèdent, dans un songwriting solide et varié, balayant un registre de classic hard rock d'ascendance Anglo-Américaine plutôt qu'Australienne.
Très à l'aise dans son chant, Marco Mendoza démontre des qualités vocales qui lui confèrent toute sa légitimité au micro. Entouré de musiciens brillants, il a la fine idée de les laisser développer leur jeu, un choix judicieux qui sert grandement le songwriting. D'autant que la production, qui sait rendre la vibration de chaque corde de guitare, met en évidence leurs interventions (on recommande l'écoute au casque).
Ainsi, au long des dix pistes, Mendoza & Co donnent l'impression d'avoir affaire non pas à l'album d'un superbassiste, mais à celui d'un vrai groupe venu délivrer un album de hard festif faisant de « New Direction » l'une des livraisons les plus affriolantes de cette fin d'été. Les amateurs de hard auront raison de lui réserver le meilleur accueil.

SUDDEN DEAF, Havoc (sortie le 07/10/2022)

Le 12/09/2022

Sudden Deaf séduira pleinement les nostalgiques d'un hard  70's légèrement doom ; ceux-là se connaissent, ils ont usé jusqu'au plus profond des sillons leurs vieux  Black Sab' et quelques Pentagram.
Sudden deaf band


Sudden Deaf est un groupe de hard-rock texan formé par quatre musiciens qui ont tous grandi dans le même quartier d'Austin, fréquentant les mêmes écoles et se retrouvant au lac pour pêcher.
La biographie laconique ne nous apprend pas quand le groupe s'est formé, mais on sait qu'il sort son premier single en février 2022 et que les goûts de ses membres les portent vers Thin Lizzy, Judas Priest, Pantera et Iron Maiden.
Sudden Deaf présente son premier album le 07/10/2022. Il s'agit d'un six coups (bah oui, on est au Texas...).
L'opus s'appelle :

« HAVOC »
Sudden deaf artwork

Pour ses textes, Sudden Deaf ratisse large, ainsi que le groupe l'expliquait au webzine Breathing The Core, « de la littérature à l'histoire en passant par le cinéma ; des choses comme Poe, Lovecraft, le génocide celtique, les films de Kurosawa et Kubrick, et parfois des situations réelles selon qui dirige le processus d'écriture de la chanson. »
D'accord. Mais là, le titre « Head hunter, le premier single de l'album, raconte l'histoire d'un Viking et plonge dans les émotions de rage, de cupidité, de luxure et de mépris que nous ressentons tous. »

Chez Ahasverus, on croyait les Vikings plutôt réservés au power metal (ils n'a qu'avaient les déposer !). Musicalement, Sudden Deaf propose pourtant autre chose qui évoque le early hard-rock des 70's, avec une voix qui rapelle tout de suite celle de Bobby Liebling (Pentagram), voire de Tonton Ozzy.
Sur des rythmiques accrocheuses, les soli des guitares se font stridents, tandis que la basse parvient à trouver une place de choix car étonnamment Sudden Deaf sonne comme un power trio, et c'est là l'une des forces de cet album !
Les compositions s'étirent jusqu'à sept ou huit minutes — autre similitude avec le hard très débridé des 70's — et il faut le lire pour s'en apercevoir car à l'écoute il ne s'installe aucune longueur tandis qu'on suit les lignes des différents instruments. Cet espace permet d'ailleurs les variations les plus sexy — Ahasverus, calme-toi ! — comme sur « City In The Sea » avec son lâcher de guitare final. Sudden Deaf  peut aussi se faire plus heavy (« Head Hunter ») mais le son de ses guitares, qu'elles viennent en tierce ou en arpèges (l'instrumental « Dusk »), renverra systématiquement à une période pré-NWOBHM.
Et c'est la quine ! « Havoc » est une réussite dans son genre, et Sudden Deaf séduira pleinement les nostalgiques d'un hard  70's légèrement doom ; ceux-là se connaissent, ils ont usé jusqu'au plus profond des sillons leurs vieux  Black Sab' et quelques Pentagram.
Montrant ses muscles sans en faire des caisses et sans le revendiquer pour un penny, Sudden Deaf a su insuffler à sa galette ce son roots qui colle à son style mieux qu'un dentier aux gencives de Tante Lucienne. Il a ce faisant clairement retenu notre attention et nous n'hésiterons pas une seconde à vous le recommander.

Line Up:

  • Drew Potter : chant, basse
  • Dylan Bigelow : guitare
  • Alex Turner : guitare
  • Max Cortez : batterie

Track List:
1. Goin Down
2. Mind Control
3. Raging Storm
4. Head Hunter
5. Dusk
6. City in the Sea 

Le Lien :
linktr.ee/Suddendeaf

 

PUB JACK, Pub Jack (2021)

Le 07/09/2022

Un hard à la française d'une grande qualité, qui rappellera aux amateurs le temps béni où Trust, Téléphone et Karoline tenaient le haut du pavé.

Séance de rattrapage pour un album coup-de-coeur que nous découvrons sur le tard (il est sorti en décembre 2021) mais dont il serait péché de ne pas parler tant il a sa place dans la production hexagonale ce premier album éponyme du groupe Pub Jack.
Pub jack
Pub Jack est un trio de hard-rock formé en 1991 à Nîmes. C'est donc un combo longuement rodé qui présente ce premier opus dix titres d'une durée d'environ trente-quatre minutes. Le format parfait pour proposer un produit compact qui ne lâche jamais l'oreille de l'auditeur.
D'ailleurs il vous prévient dès l'ouverture avec « Tu n'y résisteras pas », un titre rapide, avec une section rythmique qui martèle la cadence au galop façon Vulcain.
La suite (« Foyer de Haine », « Ca Pue le Bonheur », « Jamais Millionnaire ») nous entraîne sur les terres australiennes de manière totalement crédible. On pense à Rose Tattoo, à AC/DC mais aussi à ce champion du hard hexagonal qu'est OVERDRIVERS.

La voix écorchée de Bernard Chastaloff est taillée pour le genre. Elle se permet des fantaisies (« Sex Fun Luxure », « A Chacun Sa Haine », « Prédateur ») qui démontrent sa maîtrise du registre. L'album se conclut sur le boogie rock de « Prédateur ».
Sur l'ensemble, les textes à caractère social ou grivois (« Sex Fun Luxure / Pourvu qu'elle tienne / Pourvu qu'elle soit dure ») sont sans conteste la cerise sur le gâteau.

Les riffs sont accrocheurs, les choeurs rappellent ceux d'un Rose Tattoo, tout est exécuté au cordeau et la production est celle qu'il fallait.
Loin d'être une simple curiosité, très efficace dans ses riffs, « Pub Jack » est donc un hard à la française d'une grande qualité, qui rappellera aux amateurs le temps béni où Trust, Téléphone et Karoline tenaient le haut du pavé. Un album parfois survolté, toujours efficace, avec un affichage qui sent l'underground à plein nez (pas de site internet, pas de page Facebook, une distribution artisanale). Il pourrait bien devenir culte et il n'a pas fini de tourner sur le lecteur d'Ahasverus. Filez l'écouter !
« Pub Jack » est disponible à l'achat en physique sur demande auprès de Bernard Chastaloff.

Les Critiques :

  • Pub Jack démontre que l’on peut faire du « Franchouille Hard Rock » avec beaucoup d’efficacité, de talent et de fun.
    Hard Rock 80
  • Un hard-rock de tradition chanté en Français qui ravira à la fois  les fans d'AC/DC et Rose Tattoo, et ceux de feu Vulcain.
    Rock Hard France

Tracklisting :
01.Tu n’y résisteras pas
02.Foyer de haine
03.Ça pue le bonheur
04.Jamais millionnaire
05.Sex fun et luxure
06.A chacun sa haine
07.Toujours mariés ….
08.Solitaire
09.Saute
10.Prédateur
Durée : env. 34mn

Line-Up :
Bernard Chastaloff (Basse, Chant)
Yvan Chastaloff (Batterie)
Thomas Pappalardo (Guitare)

THUNDERMOTHER, Black And Gold (2022)

Le 22/08/2022

2022 voit le retour de Thundermother pour un cinquième album, le premier avec la bassiste Mona Lindgren. En septembre 2021, Mona rejoignait nos Suédoises, habituées des mouvements de line-up depuis la création du groupe en 2009. Elles enregistraient en guise de nouvelle carte de visite l'acoustique « Driving In Style ».

Le 19/08/2022, les filles rebranchaient les guitares et montaient les potards à onze : « Black And Gold » nous était livré.
Gros choeurs/gros riffs, il fait une arrivée un peu putassière, à la façon du Bon Jovi de « Lay Your Hands On Me », avec un « The Light In The Sky » certainement taillé pour la scène. On retrouvera le même processus sur la piste « I Don't Know You », et des choeurs mémorables pollinisent l'album un peu partout avec parfois une efficacité redoutable (« All Looks No Hooks » ).
« Black And Gold » cultive plus généralement un hard-rock 80's brut empruntant au blues d'une manière plus ou moins appuyée (« Raise Your Hands »). Il met en évidence la puissance de la chanteuse Guernica Mancini, son groove, mais aussi l'inventivité de la guitariste qui arrive à se renouveler — Filippa Nässil  a un jeu redoutable ! — dans des compositions qui balancent bien (« Wasted », « Loud And Free »,  « I Don't Know You »).

Deux ballades (« Hot Mess » et « Borrowed Time ») viennent aérer la galette tandis que « Try With Love » et « Watch Out » montrent à quel point les musiciennes savent faire parler la poudre et garnir les cartouchières.

L'album « Black And Gold » conjugue ainsi les rythmiques qui bastonnent aux guitares qui tricotent  et se voit porté par une chanteuse d'exception à la puissance phénoménale (Elle mériterait d'être dans le journal / La lalala lala la la lalala lala la !). En conclusion, si vous aimez le hard-rock, vous tenez-là l'un des albums les plus efficaces de 2022, il allie l'explosivité vocale d'un Skid Row à l'écriture catchy d'un Bon Jovi des 80's. L'union est heureuse, on recommande.
Thundermother a le vent en poupe : le groupe accompagne Scorpions sur sa tournée nord-américaine.

Thundermother scorpions
Les critiques en disent :

  • Black And Gold me démontre que les musiciennes de Thundermother sont toujours capables de proposer des Hits entraînants, d’excellentes compositions mais, et c’est la première fois, peuvent connaître quelques légères baisses de régime.
    Métal Intégral
  • Black And Gold est une nouvelle réussite, certainement pas une déception. Il montre une formation en pleine forme, bien fougueuse et qui maîtrise parfaitement les codes du hard rock, honorant avec talent ce genre musical décidément immortel. 
    Aux Portes Du Metal Webzine
  • Avec Black and Gold, Thundermother monte encore en puissance avec un superbe album.
    Hard Rock 80
  • Si vous aimez ce genre de sonorité, vous avez assurément le haut du panier à portée d’oreille avec ce dernier album de Thundermother.
    MeloLive.fr

Line-Up :

  • Filippa Nässil : guitare
  • Guernica Mancini : chant
  • Mona Lindgren : basse
  • Emlee Johansson : batterie

Tracklist :

01. The Light In The Sky
02. Black And Gold
03. Raise Your Hands
04. Hot Mess
05. Wasted
06. Watch Out
07. I Don't Know You
08. Looks No Hooks
09. Loud And Free
10. Try With Love
11. Stratosphere
12. Borrowed Time
Durée totale : 42mn env.

Discographie :

  • Rock'N'Roll Disaster (2014)
  • Road Fever (2015)
  • Thundermother (2018)
  • Heatwave (2020)
  • Black And Gold (2022)

Le Lien :

UMBILICUS - Une sortie attendue (avec des membres de Cannibal Corpse et de Deicide)

Le 18/08/2022

Paul Mazurkiewicz (Cannibal Corpse), Taylor Nordberg (Deicide), Vernon Blake (Anarchus) et Brian Stephenson (Fore) ont unis leurs efforts et leur passion en puisant dans des influences allant de Grand Funk Railroad à Led Zeppelin et d'Aerosmith à Scorpions pour nous proposer à l'automne 2022 sous le nom de Umbilicus un album de hard-rock intitulé « Path Of 1000 Suns ».

Umbilicus

Ces derniers mois, le groupe dévoilait deux des dix pistes du futur opus : « I Human » et « Hello Future ».
Le chanteur et parolier Brian Stephenson déclarait à la sortie de « Hello Future » : « Nous y sommes, nous l'avons fait ! Il est temps que le monde sache dans quoi nous avons investi notre temps et nos efforts. On ne saurait être plus ravis que nous le sommes de ce single et de l'album ! Vraiment crade, simple, direct, rock n roll in your face. Cela a été un travail d'amour sur tous les plans et un véritable voyage, de la conception à la réalisation. Moi et mes frères, Taylor, Paul et Vern, ne pourrions être plus réjouis qu'à l'idée de partager tout ça avec vous. Nous sommes Umbilicus et nous jouons du Rock N Roll. »

En août, « Gates Of Neptune », un troisième single, était mis à notre disposition. Taylor Nordberg confiait à son propos : «  Gates est définitivement l'une de mes chansons préférées sur l'album. C’est un morceau assez simple, mais il en dit tellement, et il est incroyablement dynamique. Il vous emmène vraiment en voyage. La voix de Brian est absolument magnifique sur ce morceau, et il l'a vraiment faite passer d'une chanson soignée à une chanson épique ! Bien que nous ayons fait en sorte que notre groupe fasse du hard-rock classique, l'une des choses qui rendait tous ces vieilles formations si bonnes était qu'elles étaient capables d'être dynamiques et d'avoir une "ballade" sur un album. "Dream On", j'ai fini mon speach ! Nous espérons que vous apprécierez ce titre. »

« Path Of 1000 Suns » a été enregistré, mixé et masterisé par Taylor Nordberg au Smoke & Mirrors Productions. Taylor Nordberg signe également l'artwork.
« Path Of 1000 Suns » sortira le 30/09/2022. On peut déjà vous dire que c'est une réussite que les amateurs de hard 70's peuvent précommander (et profiter ainsi des trois premiers singles) les yeux fermés. Il est disponible ici :

Line-Up :

  • Brian Stephenson - chant
  • Paul Mazurkiewicz - batterie
  • Taylor Nordberg - guitare
  • Vernon Blake - basse

Umbilicus band
Photographie : Deidra Kling

Tracklisting :
1. Hello Future
2. Umbilicus
3. Gates Of Neptune
4. I, Human
5. Stump Sponge
6. My Own Tide
7. Life On The Sun
8. The Call
9. Traveler
10. Gathering At The Kuiper Belt 

Les liens :