HARD ROCK

LAST TEMPTATION "FUEL FOR MY SOUL" (2022)

Le 22/05/2022

Groupe : Last Temptation
Origine: Strasbourg/Paris (FR)
Album: FUEL FOR MY SOUL (20/05/2022) - Chronique d'album
Genre: Hard Rock, Heavy, Grungy teinté de stoner.
Label :  http://http://www.goldenrobotrecords.com/
Par Dam'Aël

 

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LAST TEMPTATION : LE GROUPE

 

Evidemment, j'ai cette grande tentation de vouloir vous raconter la genèse et l'histoire de ce groupe dont la création remonte dans les années... ouais, tout dépend à quelle référence on fait allusionner. Bon, partons sur 2010. Donc Last Temptation (LT) voit le jour grâce au Strasbourgeois Peter Scheithauer  qui  a déjà bien roulé sa bosse : sideman pour des groupes aussi divers que Kiss, Megadeth, Testament, Slayer , Belladona et bien d’autres, il est également le fondateur de Stream, Killing Machine et Temple Of Brutality ... Cette formation se forge sur un line-up initial des plus impressionnants puisqu'il invite Bob Daisley (Garry Moore, Ozzy Osbourne),Winnie Appice (Black Sabbath, Dio) et Don Airey (Deep Purple, Rainbow). Malheureusement ou... comble de bonheur selon où nous orientons notre lorgnette, le projet a longtemps traîné, d’abord en raison des plannings hyper chargés de chacun et, d'autre part, Bob Daisley tient absolument à intégrer un chanteur avec des critères très précis; Il le veut inattendu, jeune et frais... mais sans acné! Reste à Peter de relever le défi lancé par Daisley. On peut l'imaginer courir jambes à son cou de métalleux vers le Festival Musica, le Festival des Artefacts, La laiterie ou le Molodoï pour trouver la perle rare. C'est par un pur hasard que le guitariste "tombe" sur des videos de HELLECTROKUTERS, un groupe parisien de hard rock qui, avec deux albums à son actif, envoie du bois qui sait réchauffer les salles les plus glaciales. Et le frontman  Butcho Vukovic dégage une vitalité rassurante et propose un chant plus que convaincant. Le tout sur une expérience de ouf puisqu'il est, entre autres, l'ancien frontman de feu Watcha, le premier groupe de Néo Metal français des années 90 bien pesées (1994-2008). Peter contacte téléphoniquement l'élu pour le job qui, croyant à une blague, se paie le luxe d'envoyer gentiment ballader le 6cordistes en mode "Va te faire pendre avec tes cordes plutôt que de me raconter des carabistouilles". Sauf que Peter ne lâche pas l'affaire et sait convaincre. Après divers échanges d’enregistrements comme démonstration de la qualité vocale de ce jeune français auprès de Bob, la réaction ne s’est pas faite attendre. Bob Daisley dit à Peter : « Voilà, c’est Ozzy qui chante juste ! », « C’est Ozzy, avec un timbre juste. ». L’affaire est pliée! Et Ozzy se lance dans la confiture de rhubarbe. Bon j'déc***.    Un premier album Last Temptation voit alors le jour le 19 septembre 2019 via earMusic.

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 Mais comment gérer les scènes avec un océan qui sépare les Américains des Français en période de pandémie. Il faut donc revoir le projet et faire appel dans l'hexagone, à un nouveau bassiste et un nouveau batteur respectivement Julien Rimaire  (Los Disidentes Del Sucio Motel ) et Vince Brisach (Mitch Ryder) . Peter expliquant: " la nouvelle composition facilite grandement les répétitions, les concerts au pied levé et la préparation des productions d'album".

Ce nouveau line-up ne va pas jouer les touristes en shorts de bain masqués jusqu'aux oreilles; ils vont travailler dur et à l'instar de la foudroyante multiplication virale que nous avons tous subie, le quartet va lui aussi multiplier les titres, jusqu'à une bonne quarantaine pour n'en choisir au final que 11 qui viennent plaquer de Hard Rock Old School les sillons de FUEL FOR MY SOUL, leur second opus. Cependant un nouveau changement intervient au sein de la formation, Farid Medjane (TRUST) reprennant les baguettes de Vincent, c'est donc lui que nous pourrons voir sur scène dans les prochains concerts et pour la suite de l'aventure.        

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Au cours de ce périple, le combo réussit un coup de maître en signant sur Golden Robot Records/Crusader Records complété par un contrat de management avec Doug Goldstein, lequel a assuré la gestion du groupe Guns N' Roses pendant 17 années de leur longue carrière. Privés comme tout le monde du spectacle et de la culture, ils n'auront pas pu livrer en live leur premier album mais ont malgré tout eu l'opportunité d'assurer la première partie de Dream Theater  et de présenter  en avant première LAST TEMPTATION sur la mainstage 1 du Hellfest en juin 2019, accompagnés de Steve Unger (Metal Church) et de Stet Howland qui a fait partie des groupes USA de Peter, et a été le batteur de WASP, Lita Ford ou encore Metal Church.                                    

 

LAST TEMPTATION : FUEL FOR MY SOUL

 

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En cette nouvelle période de tension internationale et de risque de pénurie énergétique, la solution est toute trouvée; carburer au FUEL FOR MY SOUL à l'indice d'octane LT 2022 qui assure une réaction exothermique d'oxydoréduction capable de réchauffer n'importe quel frileux du genre et les acolytes qui l'accompagnent. Last Temptation, les fans le savent, a pour influence  Black Sabbath, Black Label Society, Ozzy, mais aussi bien d'autres. Il s'inscrit dans un registre Old School des années 80's avec pour priorité le côté organique de la musique et de ses enregistrements; et pas question de faire de compromis sur cet aspect technique et artistique. FUEL FOR MY SOUL est une galette qui ne nous limitera pas aux 80 km/h autorisés dans un tout autre domaine; ces 11 titres savent donner la vitesse d'une écoute en chute libre jusqu'aux dernières secondes. Le quartet a généré une quarantaine de titres avant d'en sélectionner avec précision 11, jetant  les perdants au rebus. Le travail en amont est tel que l'enregistrement de ces 11 compositions a été réalisé en une seule semaine au Downtown Studio de Strasbourg; un enregistrement voulu en live et en prises intégrales de tous les instruments ainsi que la voix afin de respecter les critères rapportés plus haut. Le mixage est délégué à E.BISCAN et la masterisation est assurée par Peter lui-même. L'artwork est de nouveau réalisé par Headbang Design  (album « Throes of Joy in the jaws of defeatism » de Napalm Death, travaux pour des festivals de Stoner...) avec Antoine Defarges derrière le pinceau qui lui donne un style très graphique, une esthétique très colorée et cette dimension intemporelle. Je vous propose dès maintenant d'aller faire le plein à la pompe de Last Temptation pour un voyage chaud comme la braise.

 

EN PISTE :

1. Ashes and Fire :

Le sujet abordé dans « Ashes and Fire » est celui des personnes égocentriques et égotiques qui se prennent pour les rois du monde en utilisant le pouvoir et la violence. Explosif d'entrée de jeu, Heavy au possible, Last Temptation fait rougir les cordes de toutes origines confondues. Butcho Vukovic, le timbre écorché vif, se veut puissant dans un registre qu'il connaît très bien. Quelle est cette petite étincelle nouvelle qu'on perçoit en tendant l'oreille? La basse? La basse!!! Yes, cette basse a une sonorité toute particulière, elle est un poil plus stoner et ça m'plaît! Côté solo, nul doute qu'il s'agisse de Peter; reconnu Pit, sors de derrière les flammes STP. Cependant on remarque une variante importante: il s'y colle un côté mélodique plutôt rare chez le guitariste. A suivre... Concernant la batterie, on note une double pédale efficace sans démonstration ulcérante. Cette première piste est aussi le premier single supporté par une lyrics-vidéo diffusée en septembre dernier.

 

 

 

2. I Believe :

 Mid-tempo qui sonne et résonne, et qui rappelle l'intérêt qu'a le groupe pour le gigantesque Black Sabbath; I Believe confirme le son plus stoner de la basse qui s'associe à la guitare pour donner une atmosphère plus lourde. Le chant et le solo se tiennent un peu plus dans le registre du premier album (ceci n'engage que moi)

 

3. Stronger than fate :

Véritable déferlante de riffs, de notes et une ligne de chant qui défile à vive allure, ce titre est une machine à démonter tête et cou, à éroder tous les cartilages y compris ceux des plus jeunes métalleux; un big one en mode belliqueux, un titre version speed machine infernale dont le final appuyé par la double pédale est un mitraillage de grande envergure. Les nappes de guitare sont magistrales et pourraient faire rougir la horde de United Guitars de Ludovic Egraz. Une tuerie! Ce titre est une véritable tuerie; l'effet Kiss Hot du combo LT!

 

4. I Don't Wanna Be Your God :

Langue pendante, casquette sous le pied écorché vif, débraillé comme un pitre déluré, c'est dans cet état qu'on risque d'appréhender en sortie de Stronger Than Fate, le titre suivant "I don’t wanna be your god". Aux portes du Doom bien sale, gonflé à bloc en saturation, chargé comme un mulet en riffs bien lourds et syncopés, le sujet abordé est à prendre avec un second degré évident et une douce ironie. Mais la réflexion n'est pas bannie de toute interrogation. « ''I Don't Wanna Be Your God'', c'est Dieu qui s'adresse à l'humanité pour expliquer qu'il ne se sent plus responsable d'eux en raison de la façon alarmante dont ils se traitent les uns les autres. Il dit : « Désolé, mais j'abandonne ! » commente le guitariste Peter Scheitauer. Butcho Vukovic réussi ce tour de passe passe en rendant  moins pesant l'instrumental par des lignes de chant savamment recherchées et très mélodiques.

 

 

5. Fuel For My Soul :

Ce titre est un excellent combustible pour notre organisme et notre âme. Fortement influencé par les 70's et plus particulièrement par les britanniques Led Zeppelin dont les gimmicks et les plages de guitare ne sont pas s'en rappeler le fabuleux Whole Lola Love (Page non tournée, toujours au 1er Plan-t-); Butcho sait la jouer au plus près de l'effet voulu dans ce morceau, tant sa capacité d'interprétation est incontestable et incontestée. La basse s'est adoucie et en devient particulièrement mélodique et doucereuse. Fuel For My Soul est un des points forts de cet album qui se veut déjà d'un excellent niveau. On apprécie aussi la section rythmique solide et l'excellent travail fourni par le batteur. Le clip de cette piste est sortie le jour même de la release de l'album organisée au Hellfest Corner par Olivier Garnier de Replica Promotion le 20 mai dernier.

 

 

6. Carousel of hell :

Cette sixième piste fait aussi partie de mes préférées; très groovy, très rythmée, aux plages de guitare qui sauraient plaire à Yann Armellino et à grand nombre de 6cordistes.  Ce morceau est puissant, efficace tant par ses structures, son jeu, son inspiration et le choix des rimes du texte. La batterie sait appuyer la puissance des riffs, la mélodie du chant, par des patterns calmes ou beaucoup plus énervés en soutien inébranlable.

 

7. Free, Strong and Loud :

Pas de doute, ce morceau vous met la patate. Après une introduction très calme sur un duo guitare/basse ou basse reliée à un octaver, j'ai à peine eu le temps de me poser sur mon interrogation que les rockers décident d'allumer le feu en mode combustion Speed Metal. Groovy au possible, plus qu'efficace, très bien foutu et fédérateur au max (les politiques pourraient revoir leur copie...), Free, Strong And Loud est un concentré de Rock multi-fonction qui vaut toutes les recettes du monde, véritable exutoire qui ferait dégringoler le cours boursier de toute la pharmacopée allopathique. Encore une de mes sélections.

 

8. In The Mirror :

C'est sur cette 8ème piste que Last Temptation délivre la ballade de l'album, à la fois mélodique et mélancolique, on confirme le talent du frontman et plus particulièrement la fin vocale qu'il donne à ce titre. L'instrumental est chargé, syncopé, lourd et bruyant, frôlant les limites du noisy sur certains passages. La section est réellement massive, enfonçant le clou de la puissance du texte. 

 

9. Main Attraction :

Pour les fans de Suzy Quatro, ne vous attendez pas ici à trouver un cover de son 8ème album. Rien à voir. Mais écoutez plutôt. Les paroles de ce titre aborde le fait qu'il nous arrive à tous de penser bien agir, d'apporter une plus-value au monde qui nous entoure, mais malheureusement les conséquences peuvent être désastreuses et trop tard pour retropédaler. Le mal est fait. Et Last Temptation sait introduire le sujet et transcrire nos pleurs de notre noir constat, avec cette intro des plus sinistres sur guitares saturées et dissonantes pleurnichardes, à l'effet  très réussi. Bravo les gars. Le ton est donné et bien donné : lourdeur, rythme pesant à l'allure d'un compte à rebours, grungy, au son bien sale aussi sale que nos actions. Le solo tranchant, fusille à tout va y compris nos illusions. Une lyrics video appuie la sortie de ce troisième single depuis début mai dernier.

 

 

10. The Answer :

Où trouver la réponse à cette question princeps : "pourquoi sommes-nous sur terre ? ". Nous pouvons toujours parcourir en long, en large et en travers le dernier Gala du kiosque, tirer les cartes d'un jeu de tarot qu'Antoine Defarges aurait peut-être pu illustrer ou encore demander à la concierge de l'immeuble qui glâne allègrement toutes sortes d'information; le conseil que tente de nous donner le combo est sans nul doute bien meilleur, celui d'avoir cette approche introspective profonde et plus sérieuse. L'instrumental de The Answer est sombre, lourd à l'image de la difficulté à répondre à la question soulevée. Last Temptation rappelle ici ces influences musicales.

 

11. Going Crazy:

Stoner, Doom, Grungy filent la texture musicale de cette étoffe rugueuse tramée par toutes nos peurs. Et ça gratte! Si les guitares stridentes sont les premières à enfiler l'aiguille de ce canevas très Black Sabbath, la basse tisse une très belle partie de cet ouvrage, ourdant un son lourd et vrombissant pesant et alarmant, cependant bien rond. le chant doublé version écho, crée une résonnance telle, qu'elle pourrait se faire le juge de notre conscience. Le pattern de batterie règle à la perfection ce métier à tisser qui délivre cet habit crazy de notre folie humaine. Très bon final pour enfoncer le clou des messages passés dans les 11 pistes de cette galette.

 

NOTRE AVIS :

FUEL FOR MY SOUL marque une réelle évolution  du combo LAST TEMPTATION. Qu'il s'agisse des compositions ou de leur production. Qu'il s'agisse de l'évolution des soli de guitares qui prennent part à la mélodie des titres tout en gardant ce côté agressif et très technique signant la patte très identitaire de Peter. Que cela concerne le nouveau son de la basse qui, apportant un son plus stoner, amène une couleur différente et bien trouvée à cet ensemble instrumental. Qu'il s'agisse du chant de Butcho toujours aussi excellent et qui a su introduire des lignes de chant plus nuancées et peut-être plus caractéristiques du genre donné dans cet opus. Enfin que cela porte sur le travail de la batterie qui met en évidence une recherche toute particulière sur la construction des patterns et de ses nuances. On notera un jeu de double pédale qui ajoute une plus-value très notoire sur l'ensemble des compositions. FUEL FOR MY SOUL est un excellent album qui délivre des compositions puissantes, mélodiques, variées où l'énergie dégagée peut prendre des allures explosives, foudroyantes ou plus pesantes à l'instar des sujets abordés dans les textes. Nul doute à émettre concernant le talent de cette nouvelle configuration du groupe et de sa capacité à envoyer la charge et les watts avec une inspiration et un savoir-faire sans réserve. Last Temptation carbure à l'indice d'octane élevé. Son aisance, son inspiration, sa passion tissent avec brio l'étoffe d'une formation à mettre sur le devant de la scène sans demi-mesure et sans modération. Rendez-vous notamment au Hellfest le 18 juin prochain, en compagnie de The Darkness, Steel Panther, Deep Purple , Airbourne, Dead Daisies. Ouai, les mecs, ils savent aussi la jouer dans la grande cour !

 

DISCOGRAPHIE :

 

19  septembre 2019 : Last Temptation

Last Temptation, 1er album éponyme sorti le 27/09/2019

 

 

Track List :

1 Ashes and fire
2 I believe
3 Stronger than fate
4 I don’t wanna be your god
5 Fuel for my soul
6 Carousel of hell
7 Free, strong and loud
8 In the mirror
9 Main attraction
10 The answer
11 Going crazy

Line up :

Butcho Vukovic (vocals)
Peter Scheithauer (guitar)
Julien ‘Baloo’ (bass)
Farid Medjane (drums) qui remplace Vincent Brisacq

 

Les liens :

https://www.facebook.com/LastTemptationOfficial

http://www.goldenrobotrecords.com/


 

 

 

 

 

 

 

HOT HELL ROOM, Kingdom Genesis (2022)

Le 10/05/2022

« Bouillant comme la braise dans la Chambre Chaude de l’Enfer »
(Je dédie cette chronique à mon ami Jean-Luc Wallendorf, disparu en 2020 et qui était fan d’HHR).

Groupe : Hot Hell RooM
Album : « Kingdom Genesis »
Genre : Heavy Metal/Hard Rock/Rock Mélodique/Rock Progressif/Gothique

Influences : Queensrÿche/Type O Negative/Dio/Dokken/Winger/Rush
Origine : Paris (2003)
Sortie : 08/04/2022

Par Pépé St@kaTTo
Hot hell room band
Line-up actuel :

  • Loïc Malassagne : chant, guitare, claviers  (ex-Anthemon)
  • Alan Raoul : basse (ex-Coldown, ex-Evolvent, ex-7th Nemesis, ex-Invading Chapel)
  • Shazy Bob : guitare (ex-David Slame)
  • Ludovic Rouix : batterie (ex-Evolvent, ex-Anthemon)

Anciens membres :

  • Sébastien Luccioni : guitare (ex-Onirik Illusion)
  • Loïc Stone : batterie
  • Alexis Bersot : batterie (ex-Hatred Dusk)

Discographie :

  • Lie Box (EP Demo 2005)
  • Hot Hell Room (Demo 2009)
  • Kali Yuga Bonfire # (2013)
  • # Morrison (Arranged Version EP 2015)
  • Architect Of Chaos (2016)
  • Stasis (2020) sur le Label Allemand STF Records
  • Kingdom Genesis (2022) sur le Label Français M&O

C’est seulement deux ans après l’excellentissime « Stasis » que les Franciliens d’Hot Hell RooM ont sorti chez M&O Music en ce début avril 2022 « Kingdom Genesis », autant vous dire que pour la Te@m « d’Ahasverus Métaux En Tous Genres » l’attente de ce quatrième opus fut quand même très longue (le Boss a même fini par creuser une tranchée dans la moquette de son bureau à force de faire des allées-venues pour rayer les jours sur le calendrier). C’est que les HHR font partie du Top Ten de nos groupes préférés à « la rédaction ».
Pour ceux qui auraient somnolé au fond de la classe entre le radiateur et la fenêtre ou tout simplement hiberné dans une grotte ces dernières années et qui auraient raté quelques épisodes, une petite révision s’impose.
C’est par la collaboration active de trois copains, l’ex-Béarnais Loïc Malassagne (auteur, compositeur, multi-instrumentiste et surtout chanteur à la voix bien particulière, de baryton-basse à contre-ténor), du bondissant bassiste Alan Raoul et de Loïc Stone le batteur, qu’Hot Hell RooM  voit le jour dans le Val de Marne en 2003.
Les répétitions et le travail créatif de nos trois compères aboutiront à deux maquettes de grandes qualités « Lies Box » et « Hot Hell Room », cette dernière étant masterisée par le producteur Beau Hill (Alice Cooper/Twisted Sister/Winger/Kix/Europe/Ratt, excusez du peu).
En 2010, Ludovic Rouix remplace Loïc Stone qui a quitté le groupe. Avec lui, ils préparent activement « Kali Yuga Bonfire » leur premier album autoproduit qui sera début 2012 enregistré, mixé et masterisé par le « magicien ingé-son » Andrew.G du Hybreed Studios  de Fontenay-sous-Bois, les parties batteries étant quant à elles enregistrées par Pierre Houllier au Roots Notes Studio  à Massy.  
Fin 2012 HHR devient donc officiellement un quatuor avec l’arrivée de Shazy Bob à la « guitare assassine » (et en kilt écossais). S’en suivront quelques concerts en première partie de groupes prestigieux (Toledo Steel, Dizzy Mizz Mizzy, Caousel Vertigo), mais surtout la sortie de leurs trois albums « Kali Yuga Bonfire » en 2013, « Architect Of Chaos » en 2016, et « Stasis » en 2020 (ces deux derniers avec le brillantissime guitariste Seb’ Luccioni).
C’est pratiquement dix ans après la sortie de leur premier album que « Kingdom Genesis », avec ses onze titres atterrit dans les bacs. Il est également produit par Andrew. G au Hybreed Studios,  sauf le mastering qui sera lui réalisé à Los Angeles par Maor Appelbaum (Yes/Meatloaf/Faith No More/Rob Halford/Angra/Sepultura/Yngwie Malmsteen/Dokken).
La pochette dans une déclinaison de couleur ocre jaune est très sobre, elle est tirée du tableau « La Bataille de Tolbiac » peint en 1937 par le Franco-Hollandais Ary Scheffer (l’œuvre originale est visible dans la galerie des Batailles, au château de Versailles). Cette immense toile représente la victoire de Clovis le Roi des Francs et de son armée sur les Alamans à Tolbiac (en latinus  « Tolbiacum », une ville de l'ancienne Germanie située près de Cologne). C’est après cette bataille que Clovis se convertira au christianisme et officialisera plus tard la naissance du Royaume de France. Loïc et Alan tous deux férus d’histoire ont ainsi voulu ce titre de « Genèse du Royaume » pour cet album. Cependant on ne peut pas vraiment parler de concept album même si plusieurs titres font référence à l’histoire de France.
Hot hell room kingdom genesis
Tracklist :
01.Royal Introduction – 02.Remembrance – 03.Twilight – 04.Isolated – 05.Preach – 06.Savior  – 07.Royal Interlude – 08.Watcher – 09.Nightmare – 10.1307 – 11.Clear Sighted

  1. C’est au son d’un orgue d’église que « Royal Introduction » débute religieusement l’album. Avec sa tessiture naturelle de baryton-basse, Loïc entame la grande messe de « Kingdom Genesis ».
  2. Le deuxième morceau « Remembrance » démarre sur les chapeaux de roues par un riff puissant concocté à distance et « envoyé par catapulte » par l’ancien guitariste Seb’ Lucionni. Ce titre énergique porté par la voix exceptionnelle de Loïc nous replonge dans cette ambiance si particulière que nous avons l’habitude de trouver chez Hot Hell RooM et qui fait toute sa richesse, à savoir une alternance de passages Heavy supra-rapides sur les couplets et ceux beaucoup plus calmes dans le style Gothique sur les chorus.
    « C'est l'un des tout premiers titres écrit pendant le confinement […] ce morceau fait référence à une figure emblématique ancienne de notre pays, d'un héros ou héroïne sur qui le peuple peut se rattacher et s'unir, sans la nommer pour laisser libre cours à l'imagination. C'est aussi un message d'appartenance charnelle à une terre et son histoire, un message combatif dans le bon sens du terme et positif en ces temps obscurs ! »
  3. « Twilight » avec son bon gros riff lourd à la Metallica ou Lordi (chacun choisira sa référence) et sa rythmique bien hypnotique entraîne l’auditeur dans une dimension où le jour n’est pas encore mort et la nuit pas encore ressuscitée, ce moment où l'on vit le plus intensément. La mélodie de ce morceau est sublime, et pour certains elle continue même de trottiner en boucle dans la tête après la fin du morceau.
    « Ce titre parle de la génération née avec internet mais aussi du monde moderne et de son rapport à la technologie avec ses dérives et perversions et de son rapport à l’autre… »
  4. Avec « Isolated » l’enchainement est parfait, le morceau débute sur une courte intro avec de superbes nappes de clavier et une batterie métronomique ultra-carrée, le chant démarre en même temps que la rythmique guitare, c’est une avalanche d’énergie tout au long du morceau. La voix culmine à des sommets que peu de chanteurs sont capables d’atteindre avec de sacrées variations que ce soit sur les couplets, ponts ou chorus. La basse n’est pas en reste et pilonne de concert avec la batterie durant quatre minutes. Un sublissime solo bien débridé joué en deux temps de Fabrice Poisson en guest, (ami d’enfance d’Alan), avec un final où se rejoint ce riff bien percutant que l’on retrouve tout au long du morceau, vient clôturer cette piste. Une véritable pépite que personnellement je ne me lasse pas d’écouter.
  5.  « Preach » entame cette cinquième piste par un nouveau riff musclé et bien décapant, le chant est toujours aussi harmonique, puissant et légèrement teinté de gothique. Ce morceau particulièrement intéressant intègre des passages qui nous font par moment basculer d’un Hard Rock classique à un plan plutôt Goth’ sur le premier pont avec l’utilisation d’arpèges en son clair (sur un tempo lent), à plus Progressif sur le dernier pont, avec de magnifiques riffs de basse et une mélodie de piano, à la Rush. Le solo de fin particulièrement bien ficelé par l’ami Shazy Bob venant achever le tout.
  6. Sur « Savior » ce sont les roulements tribaux de la batterie de Ludo qui lancent ce sixième titre. La voix de Loïc alterne sur ce morceau les questions/réponses et met en évidence l’énorme travail technique qu’il a encore réalisé pour gagner en hauteur par rapport à sa tessiture habituelle. Les variations sont énormes et enrichissent considérablement le chant, un sacré exploit ! Au final, un son énorme de basse/guitares, avec encore un magnifique solo pour une pièce superbement mélodieuse…
  7. « Royal interlude » avec ses quarante-et-une secondes et son thème médiéval, judicieusement interprété par le troubadour Loïc, va nous plonger au moyen-âge à la cour du Roi, pour un interlude de guitare acoustique percussive ; juste le temps de refaire le plein de kérosène et de redécoller.
  8. Et c’est donc reparti pour un huitième brûlot ! « Watcher », le titre poids-lourd de l’album est un monument de Heavy Metal. D’entrée, on assiste à un déferlement de décibels, un mur énorme et compact de guitares (tant pour la rythmique que pour les riffs surpuissants), une basse atomique, une batterie déchainée comme un mustang, le pont basse/batterie/guitare est énorme ! La partie chant restant toujours aussi brillante et hypnotique.  
  9. « Watcher est très métaphorique dans l’approche du texte, c’est aussi un constat de notre monde mais comme s’il était décrit par un dieu observant du ciel nos faits et actes ».
  10. « Nightmare » oscille entre Hard Rock et Rock Progressif avec une alternance de tempi tout le long du morceau. On retrouve également ces variations de tonalités dans le chant, la basse et dans les nombreux breaks de batterie. Les solos de guitares abondants et de grandes qualités, sont bien plus présents que sur les morceaux des albums précédents.
  11. Avec « 1307 » Hot Hell Room nous replonge une nouvelle fois dans l’histoire de France avec ce funeste vendredi 13 octobre 1307 qui amorcera le déclin et la destruction de l’Ordre du Temple. La basse lancinante et lourde, les nappes embrumées des claviers, les riffs ciselés comme des lames de Tolède renforcent ce côté médiéval et sombre. La voix de Loïc remplie de « sérénitude » et d’apaisement traduit bien ce qu’ont ressenti les Templiers à leur arrestation : « Non nobis, Domine, non nobis, sed nomini tu da gloriam » (Non pour nous, Seigneur, non pour nous, mais pour la gloire de ton Nom). Beaucoup d’émotion donc dans ce morceau.
  12. « Clear-Sighted » vient clôturer de façon magistrale ce quatrième opus. Le gimmick d’intro que l’on retrouvera tout le long du morceau est obsédant comme une aura imprégnée de mysticisme, une âme en peine tourmentée. Les riffs sont massifs et entêtants, et même si la voix de Loïc se veut plus suave sur ce titre pour coller à cette Power-Prog’-Ballade, l’énergie et les sentiments qu’elle dégage sont toujours aussi présents et saisissants.

* Les commentaires en italique et entre guillemets sont de Loïc Malassagne.


« Kingdom Genesis » est vraiment un album riche en mélodies et terriblement bluffant, les guitares sont bien plus nettes et tranchantes, la double-pédale grosse caisse beaucoup plus audible, la voix envoutante et puissante bien mise en avant, du très-très bon Hard & Heavy.
Laissez-vous donc séduire par les nombreux brûlots de cet album, (d’autant plus que plusieurs titres sont destinés à devenir de véritables pépites), vous ne le regretterez pas !
C’est à force de persévérance qu’Hot Hell RooM arrive aujourd’hui à se hisser au niveau des plus grands groupes de Heavy Metal de l’Hexagone, M&O Music ne s’y est pas trompé en les récupérant dans son écurie, (encore moins la bande à Ahasverus en les suivant assidûment). L’accent de Loïc Malassagne qui se rapproche plus d’un chanteur américain qu’anglais, ainsi qu’une empreinte sonore et un univers vraiment unique, devraient rapidement leur ouvrir des opportunités à l’international.
Le groupe n’a malheureusement pas pu défendre en concert « Stasis » pour cause de pandémie récurrente, gageons que les prochains gigs soient plus nombreux ! Une date semble confirmée pour avril 2023 au « Petit Bain » (75), une seconde serait également prévue juste un peu avant en mars 2023 sur Alfortville (94), au CREA Jean-Macé (à la « Pyramide ») avec Onirik Illusion.

Les liens :

Matoscope :

  • Loic : guitare Ibanez RG Black + distortion Revv G3. Micro chant Shure SM58 + Réverb TC Helicon R1.
  • Alan : basses Spector & Warwick Thimb Bass. Tête ampli Peavey Session Basse + Cabs Genz Benz 4x10.
  • Shazy Bob : guitare Lag Roxane. Ampli Laboga Caïman + cabs Laney 2x12. Effets : TC Electronic Tube Pilot / LunaStone Wise Guy True Overdrive / TC Electronic Nova System + pédalier midi.
  • Ludo : batterie Richmo Drums + cymbales Sabian.

 

 

 

 

NO TIN GODZ, No Tin Godz (2022)

Le 05/05/2022

Le trio américain NO TIN GODZ a sorti son premier EP éponyme le 08/04/2022.
No tin godz artwork
Il s'agit d'un cinq titres d'environ dix-sept minutes.
Black Sabbath, Rob Zombie et Ghost sont les références qui nous sont citées pour définir sa musique.
Le groupe présente son EP ainsi :
« Héros et méchants, tout ce que vous entendez est tapi dans la réalité. Voyez le monde à travers nos yeux... De nos cœurs noirs au vôtre, êtes-vous prêts ? »
L'accroche se fait avec « I Walk Alone », un hard-rock au riff puissant et sombre.

« We Are Zombies », qui suit, se démarque par une pratique du hard plus 90's.
Au fil des titres, il devient évident que les musiciens ont une expérience solide (Lennis Hayes a par exemple partagé la scène avec Halford et Papa Roach au sein d'Anthem Of The Sun).
Les guitares qui interviennent en lead sont un sérieux atout. Le chant est sûr et original. L'album pratique un hard-US moderne, plutôt mid-tempo. Le songwriting est varié et bien travaillé, Suffisamment éloigné de ses références, cet EP bien calibré avance sans faille et il n'est nul besoin de période d'observation pour comprendre qu'il s'agit d'un opus sérieux d'une formation déjà aguerrie qui fait son entrée dans une complète efficacité. A découvrir.
Line-up:

  • Lennis Hayes - chant, basse
  • Paul Kennedy - batterie, chant
  • Mike Bartodziej - guitare, chant

No tin godz band
Tracklist :

  1. I Walk Alone
  2. We Are Zombies
  3. Just Before Dawn
  4. Different Day
  5. Hell Yeah

Les Liens :

 

MASACRITIKA distribué en France

Le 04/05/2022

Le label français Bitume nous informe qu'il a pris en charge la distribution dans l'hexagone de « Raza De Kain », le nouvel EP de la formation chilienne de Heavy Rock / Stoner MasaCritika.
Masacritika
La version européenne de cet EP est agrémentée des titres du EP « Homónimo » que MasaCritika produisait en 2017.

« Raza De Kain » est disponible dès maintenant sur Bandcamp et en CD digipack via la boutique en ligne du label Bitume :

Line-Up MasaCritika :

  • Mauro “Yaghan” Bastías - chant
  • Boris “Boro” Riquelme - guitare
  • Vicente “Vincent” Ruiz - basse, backing vocals
  • Leonardo Hurtado - batterie

Masacritika band
Les Liens :

RONNIE ATKINS, Make It Count

Le 23/04/2022

Disponible depuis le 18/03/2022 chez Frontiers Music srl, « Make It Count » est le deuxième album solo de Ronnie Atkins, le chanteur de Pretty Maids.
Ronnie atkins artwork
Il s'agit d'un douze titres d'une durée totale d'environ cinquante-quatre minutes.
Comme pour l'album précédent, le chanteur danois s'est entouré d'un casting haut en talents parmi lesquels des membres de Pretty Maids, mais pas seulement, loin s'en faut ! (line-up complet in fine)
Les compositions sont nées sous la guitare ou le piano de Ronnie Atkins qui s'est assuré la collaboration de Chris Laney (Pretty Maids) aux arrangements et à la production.
L'album vous accroche avec le titre « I've Hurt Myself (By Hurting You) » qui saura vous attraper dès son premier couplet.

La voix totalement maîtrisée du chanteur de Pretty Maids est toujours bien là et la maladie contre laquelle il se bat n'a en rien entamé son énergie.
Rock mélodique, hard FM, les titres se succèdent avec brio en cultivant toujours un côté catchy (« Unsung Heroes ») très agréable.

L'accent sait aussi se faire plus heavy (« Rising Tide », « Blood Cries Out », « All I Ask Of You »), sans jamais renoncer au sens mélodique au sein d'un songwriting redoutable d'efficacité.

En hit maker, Ronnie Atkins enchaîne donc les bons morceaux dans un album où l'attention est sans cesse relancée par un couplet ou un refrain d'une veine FM bien pensée.
« Make It Count » se termine par la chanson qui donne son titre à l'album. Plus pop, il commence comme une ballade à la Elton John et s'éloigne un peu des pistes précédentes.
Sur la durée, ce nouvel album de Ronnie Atkins inscrit un grand nombre de titres redoutables à son compteur et s'impose ainsi comme l'un des  grands de l'année en termes de rock mélodique ou de hard FM. Bien composé, il est interprété avec la plus solide expertise et a bénéficié d'un son adapté. Si vous aimez ce style, laissez-vous aller avec cet album d'une qualité exceptionnelle, on prend le pari qu'au fil des écoutes vous n'aurez pas à le regretter puisqu'il est, tout simplement, incontournable.

Les Critiques :

  • Un album remarquable dépassant même en qualité son auguste prédécesseur.
    Music Waves
  • Très mélodique et accrocheur, ce Make It Count nous démontre encore une fois les talents de compositeur du vocaliste danois.
    Aux Portes Du Metal Webzine
  • L’ensemble de ce Make It Count atteint un niveau d’excellence inouï.
    Métal Intégral
  • Chaque titre est un hit potentiel.
    Metal News

Tracklist :
01. I've Hurt Myself (By Hurting You)
02. Unsung Heroes
03. Rising Tide
04. Remain To Remind Me
05. The Tracks We Leave Behind
06. All I Ask Of You
07. Grace
08. Let Love Lead The Way
09. Blood Cries Out
10. Easier To Leave (Than Being Left Behind)
11. Fallen
12. Make It Count
Durée totale env. 54mn

Line Up :

  • Ronnie Atkins : chant
  • Oliver Hartmann : Guitare
  • Pontus Norgren (The Poodles) : Guitare
  • John Berg (Dynazty) : Guitare
  • Chris Laney (Pretty Maids) : guitare, claviers
  • Anders Ringman (Animal) : Guitares acoustiques
  • Allan Sørensen (Pretty Maids) : Batterie
  • Pontus Eggberg (Treat) : Basse
  • Morten Sandager (Pretty Maids) : Claviers
  • Linnéa Vikström Egg (At The Movies) : Chœurs

Discographie :

  • One Shot (2021)
  • 4 More Shots (EP)
  • Make It Count (2022)

TURBO LOVERS : nouveau clip

Le 16/04/2022

Le 04/02/ 2022, Turbo Lovers, groupe de hard-rock de l'Ohio, sortait son nouvel album intitulé « Lettin' It Fly! ».
Turbo lovers albumcover
Tirant son nom de la discographie de Judas Priest, Turbo Lovers cite plus volontiers AC/DC, Kiss et The Wildhearts que la New Wave Of British Heavy Metal pour situer son univers.
Les Américains présentaient ainsi leur nouvel opus, une galette de hard-rock à l'Australienne cependant clairement modifiée par son traitement Made In USA sur laquelle les bons riffs pleuvent en cascade :
«  Trente-cinq minutes de rock, d'alcool, de jeu, de sexe, et encore de rock. Nous avions l'habitude de décrire notre set live plus ou moins comme "trente-cinq minutes de Whole Lotta Rosie". C'est plutôt précis et c'est assez approprié pour  Lettin' It Fly ! »
Pour appuyer son album, le trio sortait le clip « Reasons That We Rhyme »,  « un rock influencé par AC / DC qui parle de tomber amoureux de la mauvaise personne, de s'en rendre compte, puis d'essayer de se détacher. AC/DC est le premier groupe qui m'a donné envie de prendre une guitare, alors naturellement une grande partie de ce que nous faisons trouve ses racines dans leur style » explique le guitariste de la formation.

 Il était suivi par « Too Coocky», clin d'oeil à la fameuse scène de  Bohemian Rhapsody du film Wayne's World.

Le 07/04/2022 Turbo Lovers revenait avec un troisième clip, le titre « Should’ve Known Better » qui ouvre son nouvel album.
B.J. Lisko  (chant, guitare) explique :
« Quand est venu le moment de faire le clip, nous ne voulions pas faire une interprétation littérale de la chanson, alors nous avons eu pensé à un jeu vidéo amusant qui remonte à l'époque du Nintendo Entertainment System original. Nous avons inclus certains de nos favoris de la NES et réalisé la vidéo sur le fait de se faire chier aux jeux, ce à quoi je pense que tout le monde peut s'identifier s'il a déjà été un joueur à un moment donné.
Musicalement, c'est un morceau super  rythmé et accrocheur. Au niveau des paroles, beaucoup de gens penseront probablement que cela fait référence à une mauvaise relation, et les paroles pourraient certainement se lire de cette façon. C'est en fait un morceau sur le fait de devenir accro à la drogue, quelque chose qui m'est arrivé (et qui est arrivé à environ un milliard d'autres personnes), après un grave accident de voiture et plus d'un an de prescriptions d'analgésiques ultra bon marché. C'était assez génial, jusqu'à ce que les médicaments soient épuisés. »

L'album « Lettin' It Fly! » est disponible sur vos plateformes.
Track Listing :​
1. Should’ve Known Better (4:26)
2. Reasons That We Rhyme (3:19)
3. Too Cocky (4:27)
4. Lettin’ It Fly (3:45)
5. Gave Me A Sign (3:50)
6. Almost Great (3:22)
7. Finally Home (3:22)
8. Under Pressure (3:46)
9. Rockers Extraordinaire (4:23)
Durée totale : 34:42

Line-Up :

  • B.J. Lisko (Chant/ Guitare)
  • L-R: Christian DeSantis (Batterie)
  • Keith Dougherty (Basse/Chant)

Turbo2TURBO LOVERS par  Gary Leininger


Discographie :

  • 2003 – Snake Oil Supercharm, a tribute to Zodiac Mindwarp & the Love Reaction compilation (Sleazegrinder Records)
  • 2004 – No Longer Attractive – LP (Cracked Piston Recordings)
  • 2005 – Glamnation Vol. 2 compilation (272 Records)
  • 2006 – Cock of the Walk – LP (Cracked Piston Recordings)
  • 2008 – Outstanding – LP (Cracked Piston Recordings)
  • 2009 – Roll Your Vice – LP (Cracked Piston Recordings)
  • 2010 – Classic Rock Magazine sampler issue No. 150
  • 2011 – A Hot Minute – EP
  • 2013 – Classic Rock Magazine sampler issue No. 191
  • 2013 – Hopelessly Addicted – LP
  • 2015 – Over The Hump –  LP
  • 2018 – Almost Greatest Hits – EP/compilation
  • 2022 – Lettin' It Fly –  LP

Le Lien :

ANTECHAOS "APOCALYPSE" (Album 2022)

Le 14/04/2022

Groupe : Antechaos
Origine: Lorraine (FR)
Album: APOCALYPSE (15/04/2022) - Chronique d'album
Genre: Hard Rock Mélodique
Label :  M & O Music      Distribution : Season of Mist
Par Dam'Aël

ANTECHAOS : LE GROUPE

Groupe antechaos et logo

Antechaos est bien loin de fêter ses vingts printemps, et pour cause la formation voit le jour au printemps 2020. Mais rassurez-vous, leurs membres fondateurs sont loin d'être les jeunes perdreaux de l'année! Ce sont deux anciens musiciens de feu SEYMINHOL  qui mettent le projet sur la table :Nico Pelissier (guitare, claviers) et Chris Billon Laroute  (basse), avec en plus de leur talent et de leurs instruments, la ferme intention d'en découdre avec le Hard Rock chanté dans la langue de Molière , de Voltaire ou de votre voisin Pierre... et d'aborder avec hargne les sujets d'actualité qui titillent fortement leurs émotions. Et comme "Il est libre Max, il est libre Max, Y'en a même qui disent qu'ils l'ont vu voler" tout droit vers le duo en quête d'acolytes pour ce futur projet ; Maxime Boriolo (FOURTH CIRCLE) débarque avec sa guitare et forme le troisième de cordée. Suivront les cymbales, les toms et Dom Calastretti pour la batterie et enfin Laurent Fabisz (ex-KRYZEES,  Iron Killers et remplacement dans ex-SEYMINHOL) pour tenir le micro et poser sa voix sur des textes très inspirés.

Alerte info! Ah, on me précise à l'oreillette qu'un Telex est tombé! Je vous le livre tel que :  "Notre batteur Dom Calas range ses baguettes... Thorgis Supercake (alias Julien) reprend donc le flambeau pour nos concerts à venir et la promotion du nouvel album." Chez ahasverus.fr, l'information c'est du direct.

Bien la voilà la belle équipée lorraine!!! avec ses sabots de métalleux prête à fouler toutes les scènes de Hard Rock et autres festivals. Au niveau des influences du combo, il est évident que nombre de formations majeures ont formaté la sensibilité de chacun d'entre eux ; on citera globalement TRUST, MÖTLEY CRÜE, SIXX AM,SORTILEGE, TAGADA JONES... Entre influences, expériences et volonté, voilà de quoi donner matière à diriger Antechaos vers Clisson, Wacken, Donington Park, Helsinki ...même si leur objectif princeps n'est pas celui-ci.

Alerte info! Une dépêche de France Info m'informe que "le chanteur Laurent fabisz a connu cinq minutes de gloire en interprétant Swedish Pagans avec Sabaton sur la mainstage au Hellfest 2017https://www.francetvinfo.fr/culture/musique/rock/hellfest-2017-laurent-fabisz-un-quot-metalleuxquot-lorrain-leader-vocal-de-sabaton-le-temps-d-039-une-chanson_3328923.html

Antechaos cover

L'ALBUM :  APOCALYPSE

L'Apocalypse se décline en douze pistes chez Antechaos dont 1 bonus track qui nous amène au Bord Du Monde. Tout un programme qui pourrait nous faire froid dans le dos. Que nenni, si vous voulez prendre un bon bol d'énergie à pas cher et sans taxe, et dégraisser vos esgourdes sans risque de finir chez l'ORL, vous avez pris la bonne route. Prévoyez tout de même un bon ostéopathe ou votre kiné habituel comme copilote dans cette embardée Rock car vos cervicales sont appelées à être menées à rude épreuve durant ces 55 minutes de gymkhana entre Modern Rock, Heavy et Hard Rock. Ceinture verrouillée, semelles de métalleuse bien harnachées, c'est en guide passionnée que je vous entraîne dans le sillage d'Antechaos.

1. Alpha :

Le décor est planté dès l'introduction avec des sonorités étranges, presque inquiétantes générant une certaine crainte sur ce qui va suivre... Ce sont des guitares lourdes, acérées genre rouleau compresseur qui s'annoncent pour décrier l'attitude de ces hommes alpha aux détriments de la gente féminine et plus largement au détriment de l'humanité. Les paroles sont subtiles: "L'âge des pères" qui rappellent sans contexte "L'âge de pierre"... ou celles qui font échos à l'année 1981" marche ou crève"... En un peu plus d'une vingtaine de secondes l'auditeur se fait prendre par une rythmique carrée, entrainante, marquée par des changements de bpm entre couplet et refrain qui donnent une excellente dynamique à ce titre, couronnée par un solo travaillé excluant toute démonstration excessive. On note une belle envolée mélodique aux environs des 4 minutes qui dessine une musique capable même de s'afficher sur de très bons dessins animés. 

En précision, Laurent Gisonna (Deficiency) est l'invité sur Alpha (Laurent Gsnn-Deficiency).

2. Exode :

Pas de sortie de route et encore moins l'envie de claquer la porte après ce premier jet. Cette deuxième piste est un peu plus épique frôlant la voie du symphonique dont la rythmique est sans conteste vigoureuse et rigoureuse. Les guitares encore parfaitement proposées font support à un tableau vocal de belle qualité dans lequel Laurent n'hésite pas à prendre quelques risques en voix de tête, avec des notes très hautes et très bien tenues,  sublimée par des choeurs pour le moins judicieux. On note un très bon jeu de la batterie avec des descentes de toms qui nous ravissent, et une référence aux classiques du cinéma "...mon nom est personne...".

3. Gangster :

C'est à l'image d'une bande annonce sur guitare acoustique que s'annoncent les Gangsters d'Apocalypse ; titre qui d'ailleurs a fait l'objet d'un clip diffusé le 3 juillet 2021 et filmé par le fils du bassiste Chris. Nico nous en dit plus: " le clip s'adresse à la fois aux adultes et aux enfants avec donc l'absence de  scènes choquantes". Très cinématographique donc, très vivant, aux changements de décors musicaux toujours bien recherchés et aux sonorités riches avec une basse majestueuse mise en avant dont le ronronnement renforce la déroute des gangsters. Laurent dans son songwriting et son interprétation  nous rappelle un  certain Renaud Hantson. Jocker, si vous n'êtes pas tout à fait d'accord! Satan m'a peut-être investie! Et encore une excellente prestation guitaristique des jumelles complices.

On appréciera, dans cette vidéo, le rôle de papa non alpha, faisant la lecture  aux enfants avides de belles histoires de pirates ou de gangsters...

4. Enfance 2.0 :

Rythmique syncopée pour trancher dans le vif d'un sujet des plus graves, la maltraitance de l'enfance sous toutes ses formes. Puissance, dynamisme, Antechaos sait garder la recette pour nous maintenir dans cette fureur Hard Rock tout en abordant des sujets difficiles. Le songwriting martèle nos neurones pour une meilleure prise de conscience alternant avec des plages mélodiques, et rendant l'ensemble parfaitement digeste. Un véritable équilibre entre tornade et douceur, un savoir faire intelligent qui convainc sous couvert de technique évidente. J'apprécie tout particulièrement le passage dès les 1'49 où un "gimmick" de guitare rythmique offre un support éclatant au solo Old School qui ne l'est pas moins, évoluant vers un passage plus tranchant à 2'13.

5. Veuve Noire :

Welcome To Antechaos's Nighmare! Ce n'est certainement pas Alice Cooper qui leur fera le reproche de traiter le sujet. A Black Widow et son cocktail neurotoxique à l'alpha-latrotoxine en guise d'invitation au plaisir ; "Rester en vie ou bien périr" Laurent aura su nous mettre en garde avec ses paroles bien choisies, son timbre grave ou son chant d'alerte de haute volée, appuyées par la sirène guitaristique en arrière plan sonore qui traduit le danger certain d'un mauvais choix. Puissant, efficace, aux sonorités en symbiose avec un thème de risque potentiel. Les contractures musculaires seront de toute façon notre lot après l'écoute de ce track 5, notamment avec ce léger crossover et cette séquence punk de tout début de notes qui nous invitent à secouer la tête sans demi-mesure. 

6. Le Bord Du Monde :

Séance de zenitude bien venue avec ce mid-tempo très fédérateur qui, très rapidement, nous invite à reprendre la rythmique et à chanter ce refrain accrocheur. Peu de répit donc malgré ce" titre mélancolique, intimiste et son refrain entêtant...Le bord du monde...où la frontière entre les vivants et les ombres...". Le single sorti le 10 janvier dernier s'accompagne depuis le 30 mars d'un clip filmé à Sierck en Moselle (57)

On s'attendrit, avant le solo, de ces rires d'enfants innocents encore naïfs et purs, non entachés par les rudes épreuves de la vie et surtout celles de la mort.

7. Lucifer :

Lucifer rime avec Gangster, "regard perdu sur la grève, c'est la fin de la trêve". Mais pas de trêve pour cette rythmique endiablée dont le groove dévore le timing à la vitesse de la lumière. Les patterns de batterie jouent un rôle majeur dans ce titre pour une dynamique galopante. Les guitares assènent des riffs de forcenés enfonçant le clou de la puissance ; ça galope fort et vite. Un enfer oui pour le rythme cardiaque mais pas pour le plaisir que nous procure encore ce morceau d'Apocalypse. Si vous êtes un tantinet observateur, vous pourrez lire Coagula sur le bras de Lucifer dans le livret de l'album : serait-ce un clin d'œil habile à un logiciel qui transforme les images en sons?

Petit délire personnel qui n'engage que moi : j'ai superposé le visuel du générique de Goldorak avec la bande son de Lucifer. Pour toutes les âmes d'enfants restées intactes, le résultat est loin d'être idiot... Bon, je prends RV chez mon médecin pour avis...

Vous pouvez toujours courir pour connaître son diagnostic ! Car...

8. Secret Médical :

Comment appréhender les avis et les recherches des scientifiques? Sincérité et Lobbying! Entre perfusion d'informations médiatiques et infiltration chimique protectrice! Comment faire la part des choses? Ce titre a la particularité de faire intervenir deux chants différents: celui de Laurent et sa voix claire, puissante et assez haute avec celui d'un guest Tarek de 3F qui propose un flow de rap. L'ensemble enrichit ce titre déjà bien coloré par sa thématique et son instrumental. Le clip qui supporte Secret Médical, diffusé le 23 mars 2021, a été tourné dans un endroit plutôt glauque que constituent d'anciennes douches de la mine de la région. 

9. Effet Papillon :

Antechaos nous sert une introduction très forte, entre déplacement sur les toms de Julien, voix qui revient du passé presque tyrannique passée au vocodeur ou similaire, et des arpèges de guitare stridentes, saturées qui finissent en pleurant à en donner la chair de poule en mode goosebumps'style ; le sujet promet d'être rude et ce ne sont pas les premières paroles synthétiques qui vont venir démentir la gravité des propos traités dans ce morceau. Scotchons-nous efficacement dans nos fauteuils car l'émotion risque de happer ou même frapper un certain nombre d'entre nous. C'est la guerre! Oui c'est devenu une mode...(x² ème degré, évidemment). L'instrumental secoue fortement, sombre, doté d'une résonnance qui martèle notre mémoire et surtout notre affect. Basse, batterie, guitares s'associent en une tornade de réminiscence bouleversante : une véritable battue de rappels émotionnels qui headbanguent dans la tête et se cognent contre les murs de cette prison crânienne. Ca martèle haut et fort tant au  niveau de la composition qu'au niveau des paroles magistralement choisies, très souvent métaphoriques : "chaque battement d'aile pour terrasser les grands empires". L'alternance vocale de Laurent et Wrath (3F) sur la fin, rend incandescent ce morceau et m'a rappelé des passages de Sam II de Watcha sans en faire un parallèle serré.

10. Obsolète :

C'est l'électro-acoustique qui nous fait la courbette de bienvenue et d'au-revoir, tout en douceur, en opposition complète avec la fureur des guitares à venir, rugueuses, incisives et fortement catchy. La production du morceau la joue en mode annonce commerciale de méga centre de surconsommation, de plaisirs volatiles et souvent éphémères. On peut féliciter Laurent pour sa capacité à envoyer du bois de grande densité et celle d'offrir une douceur presque enfantine. Le tout créant un alliage vocal digne de l'orfèvrerie française de renom quand le savoir-faire s'allie à celui de Tarek et Wrath (3F), au registre très différent. Belle alchimie des voix pour le trio et grande énergie globale qui n'est pas obsolète ni sur ce titre, ni sur l'album Apocalypse.

11. Apocalypse :

Douce entrée au piano sur fond d'océan au gré de la brise et des marées... Détrompez-vous, les paroles qui s'introduisent sont bien moins bucoliques que ce tableau d'ouverture vers l'Apocalypse. Ce sont des guitares tranchantes aussi cinglantes que les vagues déferlantes par temps de tempête, des riffs incisifs sur rythmique lourde, sombre et explosive qui estampe ce nouveau monde post-apocalyptique. Antechaos sait jouer encore une fois la couleur de l'alternance dans ses rythmes et ses sonorités  qui pleurent, qui couinent, le tout donnant corps et émotion au titre. Aïe, l'apocalypse, ça fait mal, ça pique!

12. Le Bord Du Monde (Radio Edit)

Bonus track

 

Toutes les compositions sont réalisées par Nico Pelissier, les paroles écrites par Laurent Fabisz et les arrangements assurés par l'ensemble du quintet. C'est encore Nico qui prend en main les enregistrements et le mixage de l'opus au Studio Diabolus in Musica, laissant la charge du mastering à Brett Caldos-Lima du Tower Studio. Au niveau du visuel, le dessin du groupe est une œuvre de William Aubert et les photos sont prises par David Kreb. Et on travaille en famille chez Antechaos car c'est le fiston de Chris, Axel Billon-Laroute qui a réalisé l'ensemble des clips de l'album pour 3F Production. On note au passage la qualité de l'ensemble qui aboutit à un objet dont il lui faut garder une place stratégique dans sa Cdthèque personnelle. Je vous conseille de prendre le temps de découvrir ce livret magnifique, aux détails fournis et aux idées très inspirées (notamment la tétine d'enfant avec une grenade : wouah explosif).

Alerte info!  Rock Hard France  nous confirme la publication d'un article sur l'album Apocalypse de Antechaos dans l'édition du 6 avril. Rendons-nous très vite dans notre kiosque habituel!!!

 

Notre avis :

Certes, Antechaos s'est doté de membres aguerris de par leurs expériences passées. Nonobstant, ils n'ont pas fait le choix de rester sur leurs acquis et ont pris le risque de faire un Hard Rock chanté en français, se mettant potentiellement en danger si la qualité des textes n'était pas aboutie. Défi relevé car les paroles sont recherchées, directes ou métaphoriques, cohérentes et cinglantes à point, originales avec un fil directeur qui conduit à ces textes remplis d'émotions, de vérités, de connotations et dans lesquels la rime s'invite avec subtilité. Apocalypse est un Hard rock solide, puissant, varié et non redondant où les tableaux sonores remplissent la galerie de cet album avec goût et classe. Du clair/obscur, du mélodique au plus agressif, l'ensemble est une douceur aux milles saveurs qui remplit notre âme après nos oreilles, laissant très peu notre imaginaire anticiper la suite de certains passages (surprise assurée) corroborant un effort de composition incontestable. Inspiration se couplant avec composition. Il est impératif de mettre en avant l'excellent travail des guitares jouant sur les sonorités, la saturation et autres, travail qui ne saurait être celui décrit si la rythmique d'ensemble basse/batterie n'était pas tout aussi excellente. Les changements de rythme se jouent sur les débits proposés mais aussi sur des changements de Bpm qui permettent ce panel musical très diversifié dans Apocalypse. On maîtrise les éléments chez Antechaos. Si une grande maturité ressort de cet opus, il s'en dégage pas moins les effluves d'une âme d'enfant que les 12 titres distillent ouvertement en parallèle d'une musique puissante, parfois violente, surtout efficace et très mélodique.

Alerte info! Médiapart divulgue : "On note la participation du groupe Antechaos à RagnaRok Star, un jeu de stratégie combinant programmation, collecte et objectifs dans lequel chaque joueur remplit sa salle de concert et signe des contrats pour gagner le plus de points de gloire possible". 

les liens :

https://m.facebook.com/Antechaos/

 https://youtube.com/c/ANTECHAOS

https://antechaos.bandcamp.com/

http://www.m-o-music.com

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DIRTY SOUND MAGNET, DSM III (2022)

Le 29/03/2022

Dirty Sound Magnet est un trio de rock psychédélique originaire de Fribourg.
Il compte à son actif trois albums dont un live.
Il revient le 18/03/2022 via Hummus Records avec un quatrième album intitulé :

« DSM III »

Dirty sound magnet artwork

Son artwork a été réalisé par Maxime Cosandey, batteur de la formation.
« DSM III » a été composé par Stavros Dzodzos, enregistré par Marco Mottolini, mixé par Stéphane Chapelle et masterisé par Paul Gold au studio Salt Mastering de New York.
L'album a été capté en prise live par Dirty Sound Magnet. Le trio a recherché une production épurée en utilisant seulement quelques micros et une table de mixage vintage.
C'est donc avec un son très organique, presque palpable, que nous accueille Dirty Sound Magnet sur « Body In Mind », mariage du psychédélisme et de la puissance. Le ton général, très 70's (« Meet The Shaman»), peut se nuancer de funk (« Pandora's Dream »), de blues (« M'r Robert »), de hard (« Heavy Hours »), au fil des compositions.

Mais l'impression globale est d'assister à une soirée chez Janis Joplin qui aurait convié Led Zeppelin (« DSM III », « Sunday Drama ») et Ozzy Osbourne à taper le boeuf avec parfois beaucoup de liberté.

Le son, d'un naturel rare, est agréable à l'oreille. Il est le quatrième membre du groupe sur cet opus.
La formule guitare/basse/batterie est bien mise en valeur et l'on apprécie pleinement les lignes des instruments, les arrangements et les choeurs, parfaitement réalisés, parfois en voix de fausset (« Toxic Monkeys »).

Le chant, la guitare, se lâchent sans complexe, jouent la proximité, mais tout est parfaitement en place et judicieux, jusqu'aux guitares zeppelinesques qui terminent l'album.
Cet album est donc réussi sur tous les plans, les Suisses dominent totalement leur psychédélisme moderne avec une audace bienvenue. Compte tenu de la particularité du son, totalement de circonstance, nous ne donnerons en conclusion qu'un conseil : PLAY IT LOUD !

Les Critiques :

  • Une fois de plus, le groupe suisse impressionne pour le mur du son totalement fascinant.
    Les Oreilles Curieuses
  • Ce qui écrase tout sur son passage, c’est cette explosion de décibels, biberonnée à un groove puissant qui vient de quelque part au niveau du bas-ventre.
    Litzic
  • Une musique aussi pointue que pointilleuse autour d’une douce folie très maîtrisée.
    Rock'n Force

Dirty sound magnet 4Line-Up :

  • Stavros Dzodzosz - Guitare / Chant
  • Marco Mottolini - Basse / Chœurs
  • Maxime Cosandey - Batterie / Chœurs

Tracklist :

1. Body In Mind
2. Meet The Shaman
3. Toxic Monkeys
4. Mr Robert
5. Pandora's Dream
6. DSM III
7. Heavy Hours
8. Sunday Drama
Durée totale : env. 39mn

Discographie :

  • Western Lies (2017)
  • Transgenic (2019)
  • Live Alert (2020)
  • III (2022)

Le Lien :

SHARX " RISING ANGELS " (EP-2022)

Le 22/03/2022

Groupe: SHARX
Origine: Lille
Album: RISING ANGELS (EP de 4 titres)
Genre: Hard Rock, Glam
Par Dam'Aël

Sharx le groupe lillois

LE GROUPE :

Né de la rencontre entre Alex Ludwig (Alexis Ponchel à la basse) et Léonard Cakolli (à la batterie), le groupe lillois voit son line-up s'étoffer — j'ai failli écrire  "se draper", Cf Chronique d'album : SHARX (Hard/Heavy), Sharx (EP - 2020) — avec l'arrivée de Lucas Srsen (à la guitare solo),  Vikky Richards (Victor Taine à la guitare rythmique) et l'année suivante Liam Geenens (au chant). C'est au fil des répétitions, de prestations sur les petites scènes locales que l'ambition de Sharx grandit, amenant ses membres à explorer quelques  nouvelles contrées, allant jusqu'à investir — sans aucune action belliqueuse — les salles de concert belges. L'un des fondateurs du combo ira même, en grand voyageur, se frotter à l'expérience américaine accompagné du bassiste alex pour certaines dates, en se voyant proposer la place de batteur auprès d'un dénommé Adam Bomb dans sa tournée européenne. Léonard assure donc quelques concerts en France auprès de cet artiste qui a côtoyé pendant ces quelques décennies Geoff Tate de Queensrÿche, Kiss, Cliff Williams d'AC/DC, Axl Rose des Guns'N Roses, Steve Stevens de Billy Idol. Vous l'avez compris, Sharx a quelques ambitions naissantes, voire dévorantes à l'image de leur logo et expliquant le choix du nom de cette formation.

Evidemment très influencée par les groupes déjà cités, leur musique s'en inspire fortement complétée par celle de Deep Purple, Aerosmith, Mötley Crüe, Led Zeppelin, Metallica, Van Halen... Bon je vous épargne la liste de quelques kilomètres... vu le prix de l'essence... En somme l'inspiration de SHARX se batit sur le rock'N Roll 70's et 80's et se forge sur du Heavy, du Blues, de la Funk et même du jazz. Eclectique et ouverture d'esprit permettent ainsi d'avoir une base de données qui ne pourra qu'enrichir la base de fans des Sharx par leurs propres compositions catégorisées dans le Hard Rock teinté de Glam et prenant une légère couleur de Heavy.

DISCOGRAPHIE:

Ils n'ont pas encore la vingtaine quand le combo décide d'auto-produire en guise de carte de visite, son premier EP éponyme. Enregistré sur 2019 et 2020,  mixé par Phil Reinhalter et Yannis Geenens, masterisé par Frédéric Motte au Conkrete Studio, le trois pistes de plus de dix minutes sort dans les bacs virtuels en dématérialisé le 17 avril 2020. Il est désormais à l'achat sous forme numérique sur le bandcamp du groupe ( https://sharx1.bandcamp.com/album/sharx )

1. Deep Blue : https://youtu.be/gewIpK-dqa8
2. Don't Wanna Be Your Dog : https://youtu.be/OrYImg50WjQ
3. One More for Love : https://youtu.be/fNzkM80xfYc

Sharx - EP 2020

 

                    RISING ANGELS : EP 4 titres (2022)

 

A défaut de pouvoir buriner leurs faces sous les sunlights des projecteurs, de laminer les planches figées des salles de concert et d'user leurs semelles de Rockers endiablés, c'est la plume dont ils s'emparent pour noyer ennui, désespoir de jouer, et colère face à ce monde de ouf qui brandit des armes qui désarment. Covid, variants, masques, gants et gel, une panoplie qui n'a rien à faire dans la garde-robe du bon métalleux. Léonard se met donc à composer. S'en suit un travail d'équipe pour peaufiner et préciser les futures pistes de ce second EP qu'il nomme Rising Angels et dont la sortie est effective le 11 mars 2022.

L album rising angels

1. Broken Blade

Premier en piste, pour faire la une de Sharx le 9 septembre dernier et entamer l'écoute de ce quatre titres. Il s'agit donc du premier single et le seul avant la sortie de l'opus. Un rock qui se teinte de nuances Heavy avec des guitares bien lourdes et bien grasses, une batterie bien taillée, une basse qui ronronne à merveille, un tempo qui n'arrache pas les dents mais qui groove parfaitement. Et on se laisse surprendre à dodeliner du popotin et à frapper du pied (attention aux voisins du dessous...). Une voix assez mature ronde et chaude s'annonce, suivie (surprise surprise !) par celle du batteur, plus légère dotée d'un p'tit brin de folie, un duo qui s'articule parfaitement dans un songwriting mélodique, entrainant, un peu à la Kiss par moment, à la Marilyn Manson à d'autres. Un titre très réussi par ses plages variées tant au niveau du chant qu'au niveau de la couleur de ses guitares, parfois distordues, parfois plus légères, parfois limite rouleau compresseur. Belle entrée en matière.

 

2. The Angels

Nom de Zeus, un titre qui m'a donné envie de ressortir les albums d'HELLECTROKUTERS dont Léonard est fan, ainsi que ceux de Yann Armellino & El Butcho, tant les quelques notes d'introduction en sont imprégnées. Evidemment j'adore, étant mordue de ces formations qui regorgent de talent. Je rappelle en passant que son frontman/chanteur n'est autre que Butcho Vukovic (ex-Watcha/ Rednekk Rampage/ Last Temptation pour faire très court). 
Retour donc sur du Hard Rock bien solide,  édulcoré par Sharx d'une dosette de Glam et teinté de blues sur ce titre The Angels. Titre qui propose des envolées toujours très entrainantes sur les refrains et des plages guitaristiques recherchées et très variées. Et un final au son très malin que tout bon rocker va s'empresser de reproduire sur tous les bons zincs des festivals et autres...

3. Feel My Skin

Les premières mesures de ce troisième titre (qui me rappellent, pour l'anecdote, mes exercices de batterie sur Creep de radiohead) sont introduites par la batterie et le talent de son jeune batteur vite rejoint par les twin-guitares très efficaces et changeantes, légèrement distordues, lourdes ou acérées, c'est selon. La basse renforce avec une grande efficacité cette rythmique bien calée. On appréciera le très bon travail des guitares tout au long de ce titre. A noter un passage plus épique à partir des 3'25 basé uniquement sur une rythmique basse/batterie et percussions qui supporte le chant de Liam parfaitement maîtrisé.

4. Tie Your Mother Down

Si je vous livre ma conviction d'un Queen-like, vous allez me répondre : retourne à tes classiques. Evidemment, vous l'avez tous reconnu rien qu'à partir de son titre, Sharx se fait plaisir avec cette reprise écrite par Brian May, Tie Your Mother Down extrait du cinquième album sorti le 10 décembre 1976 "A Day At The Races"  via EMI Records au Royaume-Uni et par Elektra Records aux États-Unis, avec Freddie Mercury Brian May Roger TaylorJohn Deacon, plus Mike Stone (aux choeurs) .

Sharx se la ré-approprie, à la mode de Lille, plus moderne avec un respect total du morceau et de son âme originelle, version dotée d'un son et d'une production année 2022. On notera que Liam assure parfaitement la diction en anglais et plus particulièrement sur ce dernier titre au débit assez rapide.

NOTRE AVIS :

Une galette qui fait un joli taf ; celui de nous rappeler par voie supersonique les classiques des années glorieuses du Rock et du hard Rock et celui de rappeler que l'underground français s'est hissé à un niveau notoire dans ce domaine et est capable de toujours satisfaire notre soif de bonne musique. Du trois titres Sharx de 2020 au quatre titres Rising Angels de 2022, il est indéniable de constater l'évolution du groupe et de confirmer sa volonté d'en découdre avec le genre dans le but de se hisser petit à petit de la scène émergente vers celle beaucoup plus professionnelle. Les compositions sont recherchées, l'instrumental est travaillé, riche sans excès de fioritures, avec beaucoup de nuances et des tableaux instrumentaux très variés. En somme pas de répétitions. Le songwriting est toujours mélodique et fédérateur, tenu de voix ferme par Liam. On note une section rythmique droite, groovy et bien claquée. Un EP à écouter et ré-écouter sans se lasser et qui, surtout, mérite qu'on lui ménage une place dans notre CDthèque. Je finirais en soufflant aux oreilles de SHARX , Rising Angels aurait mérité d'être un peu plus long. Mais nous nous contenterons de ces 17'20 en attendant un album qui serait le bien venu.

L'ensemble nous ramène  très fortement dans ces années 70 ou 80. Force est de constater qu'il s'agit bien des influences du groupe. L'ADN de leurs compositions en est fortement estampé. A consommer sans modération (SHARX, vous avez prévu les capsules Sharx dans votre merchandising ?).

Les liens :

https://www.facebook.com/SHARXcompany/

https://sharx1.bandcamp.com/album/rising-angels

https://www.youtube.com/channel/UCR6gDWN8QL36l9ArbRhXKvQ

 

Pour aller plus loin :

En aparté et pour rendre hommage à l'Ukraine, voici le lien d'un concert de Queen + Paul Rodgers : Live In Ukraine 2008, Spécial  Collecte de fonds pour Ukraine Relief.  Queen + Paul Rodgers avaient répondu à un appel de la Fondation ukrainienne Elena Pinchuk AnitiAids pour tendre la main aux jeunes du pays avec le message « Ne laissez pas le sida ruiner votre vie » en jouant un concert gratuit de sensibilisation au sida Life Must Go On.    http:// https://youtu.be/PGCTQTZXGXs

 

 

 

 

TURBO LOVERS, Lettin' It Fly (2022)

Le 14/03/2022

Turbo Lovers est un trio de hard rock originaire de l'Ohio.
Turbo1
Si son nom est tiré de la discographie de Judas Priest, il cite plus volontiers AC/DC, Kiss et The Wildhearts que la New Wave Of British Heavy Metal pour situer son univers.
Prenant naissance vers 2003, le groupe a tourné avec Loverboy, Kix, Sebastian Bach, Warrant, Jackyl, Slaughter, Blaze Bayley, Puddle of Mudd et Electric Frankenstein, (pour n'en citer que quelques uns !). Vous trouverez sa discographie in fine.
Le 04/02/ 2022, Turbo Lovers revient avec un nouvel album intitulé :

« Lettin' It Fly! »

Turbo lovers albumcover
Le groupe présente ainsi son nouvel album:
«  Trente-cinq minutes de rock, d'alcool, de jeu, de sexe, et encore de rock. Nous avions l'habitude de décrire notre set live plus ou moins comme "trente-cinq minutes de Whole Lotta Rosie". C'est plutôt précis et c'est assez approprié pour  Lettin' It Fly ! »
B.J. Lisko (guitare/chant) rentre dans le détail : 
« Nous jouons le genre de musique que nous voulons écouter et voir en live. C'est pourquoi ce groupe a commencé et c'est pourquoi il continue après toutes ces années. Lettin' It Fly! est la prochaine phase de notre histoire d'amour avec le rock 'n' roll. Nous avons besoin d'écrire et de jouer du rock 'n' roll de la même manière que les gens doivent manger et dormir. C'est quelque chose que nous devons faire et que nous ferons toujours. Nous sommes extrêmement fiers de notre travail sur cet album, et nous sentons que nous avons intensifié notre jeu en termes d'écriture de chansons et de performances enregistrées. Nous sommes ravis d'intégrer ces morceaux dans nos shows et de proposer au public ce que nous pensons être notre meilleur album à ce jour. »
Turbo2
Faisons maintenant un tour du propriétaire avec B. J. Lisko. Ses commentaires sont en italiques.

1. « Should’ve Known Better » est un rock hard rythmé. On note tout de suite une bonne production qui met en relief le travail de la basse. « Beaucoup de gens penseront probablement que les paroles font référence à une mauvaise relation, et elles pourraient certainement se lire de cette façon. C'est en fait un morceau vraiment accrocheur sur le fait de devenir accro à la drogue, quelque chose qui m'est arrivé (et qui est arrivé à environ un milliard d'autres personnes), après un grave accident de voiture et plus d'un an de prescriptions d'analgésiques ultra bon marché. »
2. « Reasons That We Rhyme » est beaucoup plus hard. « Un rock influencé par AC / DC qui parle de tomber amoureux de la mauvaise personne, de s'en rendre compte, puis d'essayer de se détacher. AC/DC est le premier groupe qui m'a donné envie de prendre une guitare, alors naturellement une grande partie de ce que nous faisons trouve ses racines dans leur style. »
3. La rythmique de « Too Cocky » rappelle à nouveau les Australiens par les riffs des couplets, mais le refrain est plus rock.  « Nous ne nous attendions pas à ce que Too Cocky sorte aussi bien. C'est agréable d'entendre un mixage final en studio quand il dépasse tes attentes. » Ce morceau a fait l'objet d'un clip, clin d'oeil à la scène Bohemian Rhapsody du film Wayne's World.

4. On comprend que « Lettin’ It Fly » se soit imposé comme chanson titre : une ligne de basse particulièrement fiable, renforcée sur le second couplet par la guitare, en fait un titre irrésistible. « C'est un jam inspiré de Judas Priest/Turbonegro » explique le groupe. 
5. Retour en Australie avec « Gave Me A Sign », qui peut cependant rappeler des formations telles que Backyard Babies. « S'il y a un morceau de l'album qui penche peut-être un peu plus vers un son rock moderne, c'est bien celui-là. Une chanson hard-rock avec un gros refrain accrocheur. »
6. Encore un riff d'enfer sur « Almost Great ». Quelques explications quant à son titre :  « L'ingénieur du son avec lequel nous avons travaillé précédemment avait l'habitude de dire, quand une prise d'enregistrement était nulle : "Eh bien, c'était presque génial." Cela décrit en quelque sorte Turbo Lovers dans le sens où nous avons l'impression d'avoir raté de quelques décennies la scène rock que nous aimons. Nous adorons faire du rock en 2022, mais nous aurions aimé que ce groupe voit le jour en 1987. »
7. « Finally Home » s'échappe du hard australien pour un son plus direct. Ce titre est « directement inspiré du groupe de rock britannique Massive Wagons, qui est l'un des meilleurs groupes de rock récents. C'est un peu un feeling punk rock, et côté paroles il s'agit de revenir sur scène après une longue abstinence au plus fort de la pandémie. L'idée était d'écrire un hymne pour repartir en live. »
8. « Under Pressure » a un côté surfer à la Ramones. Il est pourtant inspiré par Rick Springfield et AC/DC, nous souffle-t-on. « C'est vraiment un morceau simple, avec un gros refrain, fait sur mesure pour un single. Nous avons hâte de le jouer en live. »
9. « Rockers Extraordinaire » est « une rock song qui parle du rock ». Sa rythmique oscille entre rock et punk-rock moderne.


Très en place, Turbo Lovers offre une galette de hard-rock à l'Australienne cependant clairement modifiée par son traitement Made In USA. Les choix parfois atypiques (mais sans exagération) de B.J. Lisko confèrent au trio une identité vocale singulière qui rappelle un peu les lignes originales empruntées par son compatriote Wax Mekanix dont nous vous parlions ici. La formule guitare/basse/batterie est particulièrement à son avantage grâce à une production qui sait placer les instruments. Enfin, et c'est l'essentiel de la question, les bons riffs pleuvent en cascades au long des trente-cinq minutes d'un « Lettin’ It Fly » dans lequel les fans de hard (AC/DC, Kiss et Danko Jones sont des références communiquées par le groupe) trouveront indéniablement leur compte.


Line-Up :

  • B.J. Lisko - chant, guitare
  • Keith Dougherty - basse, chant
  • Christian DeSantis - batterie

Turbo3Track Listing :​

1. Should’ve Known Better (4:26)
2. Reasons That We Rhyme (3:19)
3. Too Cocky (4:27)
4. Lettin’ It Fly (3:45)
5. Gave Me A Sign (3:50)
6. Almost Great (3:22)
7. Finally Home (3:22)
8. Under Pressure (3:46)
9. Rockers Extraordinaire (4:23)
Durée totale : 34:42

Discographie :

  • 2003 – Snake Oil Supercharm, a tribute to Zodiac Mindwarp & the Love Reaction compilation (Sleazegrinder Records)
  • 2004 – No Longer Attractive – LP (Cracked Piston Recordings)
  • 2005 – Glamnation Vol. 2 compilation (272 Records)
  • 2006 – Cock of the Walk – LP (Cracked Piston Recordings)
  • 2008 – Outstanding – LP (Cracked Piston Recordings)
  • 2009 – Roll Your Vice – LP (Cracked Piston Recordings)
  • 2010 – Classic Rock Magazine sampler issue No. 150
  • 2011 – A Hot Minute – EP
  • 2013 – Classic Rock Magazine sampler issue No. 191
  • 2013 – Hopelessly Addicted – LP
  • 2015 – Over The Hump –  LP
  • 2018 – Almost Greatest Hits – EP/compilation
  • 2022 – Lettin' It Fly –  LP

Le Lien :

QUICKSTRIKE, None Of A Kind (2022)

Le 05/03/2022

Voici un groupe qui a de la gueule, et qui n'est pas sans rappeler Guns N' Roses, n'est-ce pas ?
Quickstrike band web
Quickstrike est basé en Lettonie. Son line-up est stable depuis 2017.  Il a notamment joué au Kurland Bike Meet, un grand rassemblement de bikers de la région baltique.
Il sort chez Rockshots Records le 11/02/2022 son premier album :

« None Of A Kind »
Quickstrike cover front

Il s'agit d'un dix pistes (onze pour la version CD) long d'environ quarante-trois minutes.
Son artwork est signé Piggy, chanteur de la formation.

Le groupe précise :
« Alors que la pré-production a commencé en 2018, les pistes réelles ont été créées et mixées chez Hodila Records en 2019. Le processus de mastering a eu lieu chez White Wide Production en 2021. Ce premier album est une boîte de pandore avec un feeling vintage, complété par un mélange de l'attitude du groupe et de l'énergie brute. Nous introduisons le old-school dans la nouvelle décennie - satisfaction sonore garantie. Mais ne vous contentez pas de nous croire sur parole, faites l'expérience None Of A Kind ! »

Voyons les pistes :

1. Simple et carré comme un vieux Motley Crüe, « Real Rock Disaster » a dans son phrasé des intonations d'Axl Rose..
2. « Saint » est servi par un refrain solide. La basse et la batterie sont à leur avantage, les guitares ont un grincement qui donne de l'authenticité.
3. « Cheats N’ Liars » va droit au but, avec des choeurs efficaces en soutien. Quickstrike explique qu'il s'agit de « l'une des premières chansons écrites par le groupe en 2018, et aussi le tout premier clip vidéo que nous avons tourné, au Live Art, dans notre ville natale de Valmiera, où nous avons donné nombre de concerts inoubliables. »

4. Piggy s'époumone sur « Shut Them Down », avec un chant qui fait penser à Vince Neil. La transition pont/accélération aux deux-tiers du titre est excellente. Un parallèle avec Axl Rose s'impose en fin de piste.
5. « Pergament » et son intro inquiétante évoquent l'horror metal d'un Alice Cooper ou d'un SLEAZYZ
6. « Son of a Gun » est mid-tempo basé sur un riff bien soutenu par la section rythmique.  Ses « Who the hell are you ? » qui reviennent régulièrement font penser à Nashville Pussy.
7. « Nice Hair, Bad Habits » (3:21) se lâche et nous entraîne sur une cadence presque punk.
8. Sur « Thorn », les instruments font leur entrée les uns après les autres. Un bon hard rock mid-tempo.
9. « Rebel Radio »  est un morceau de rock endiablé. Pour en savoir plus, regardez le clip.

10. Nouveau mid-tempo, « None of a Kind » clôture l'album et lui donne son titre.  Le groupe motive son choix : « Les paroles ont été écrites du jour au lendemain, et dès qu'elles ont été faites, nous savions que nous avions notre chanson titre. Cette chanson représente le mojo général du groupe et ce que nous sommes tous. La vidéo a été tournée dans un ancien aéroport de l'URSS à Riga. »

On ne peut s'empêcher de penser au côté bad boys des Guns N' Roses en abordant cet album de Rock'N'Roll, jeté comme un pavé dans une mare. Le côté jouissif est d'autant plus immédiat qu'il est servi par une production qui sait donner aux guitares ce grincement marginal délectable et qu'il garde une place de choix pour la basse et la batterie. De la musique à l'attitude, « None Of A Kind » renvoie aux premiers GNR et à Motley Crüe, avec un chant qui passe en dynamique. On cite aussi Alice Cooper et Nashville Pussy. C'est donc clairement dans le Hard US que les Lettons de Quickstrike, animés d'une belle énergie, font leur trou. La position est consolidée et ils y ont incontestablement leur place.

Track Listing :

1. RRD (3:53)
2. Saint (4:54)
3. Cheats N’ Liars (3:13)
4. Shut Them Down (4:40)
5. Pergament (5:07)
6. Son of a Gun (5:09)
7. Nice Hair, Bad Habits (3:21)
8. Thorn (5:27)
9. Rebel Radio (3:42)
10. None of a Kind (4:19)
Durée totale : 43:47

Le Lien :

 

THE SONIC OVERLORDS, Last Days Of Babylon (2021)

Le 03/03/2022

Disponible depuis le  22/10/2021 chez M-Theory Audio, « Last Days of Babylon » est le premier album de The Sonic Overlords.
The sonic overlords
The Sonic Overlords s'est constitué en 2017. Si son activité est récente, il dispose néanmoins d'une grande expérience discographique, comptant dans ses rangs des musiciens aguerris de la scène suédoise (Sideburn, Revelations).
Puisant ses racines dans le hard 80's, il délivre un hard/heavy qui peut tendre vers le doom, avec des sonorités assez basses, des mélodies orientales à la Dio (« Utopia », « Eternal Heroes (Last Days Of Babylon) »), portées par la voix solide et puissante de Marcus Zachrisson Rubin.

« Last Days of Babylon » bénéficie d'une interprétation carrée dont l'attrait se voit renforcé par l'appui non négligeable de l'ex-Black Sabbath Tony Martin qui réalise une excellente prestation sur « Past The End of Time », dernière piste de l'album. Attention : ce morceau est absent de la version digitale proposée sur Bandcamp.
Un groupe aux fondations solides qui intéressera les amateurs de hard/heavy classique, Rainbow et Dio en tête.

Line-Up :

  • Marcus Zachrisson Rubin : chant
  • Morgan Zocek : guitare, chant
  • Per Soläng : batterie
  • Daniel Ramírez : basse

Tracklist:

1. Utopia
2. In My Darkest Room
3. Fools
4. Lords Of No Tomorrow
5. World On Fire
6. Sands Of Time
7. Shine
8. Children Of The Night
9. Eternal Heroes (Last Days Of Babylon)
10.- Past The End of Time (feat. Tony Martin)
durée : env. 50mn

SILVERTRAIN de Phil en Phil - L'interview Part. I

Le 26/02/2022

Silvertrain prépare son nouvel album, le sixième d'un groupe qui a commencé à jouer à l'âge d'or du hard-rock, en 1976. Brûlant de retrouver la scène, Phil Yborra a bien voulu répondre à nos questions dans cette interview articulée en deux parties : la première évoque le temps où la formation s'est vue proposer d'ouvrir pour la tournée européenne du Bomber Tour de Motörhead. La seconde parlera de l'actualité du groupe et de ses projets.
Voici donc la première partie de cette interview... de Phil en Phil !

Photo silvertrain line upSILVERTRAIN - Line-Up 2022


Ahasverus : Bonjour Phil Yborra. Tu as tourné avec Rose Tattoo sur une quinzaine de dates et tu as ouvert pour le Bomber Tour de Motörhead. Quels souvenirs en gardes-tu ?
Phil : Bonjour Ahasverus. Quand tu fais ça au moins une fois dans ta vie, à moins d'arriver à être l'égal de ces gens-là, tu es sur un nuage. Quand tu as la possibilité à notre âge - on avait à l'époque deux ans d'expérience et un album en poche - de faire des dates avec Motörhead et  Rose Tattoo, et les deux dans la foulée en plus, tu n'en crois pas tes yeux. Tu es propulsé dans un autre monde car passer d'un public de cent à cent-cinquante personnes, ce qu'on avait dans nos propres tournées au démarrage, à sept à douze mille personnes chaque soir, ce qu'avait Motörhead, ou encore quatre à sept mille, ce que connaissait Rose Tattoo... ça nous a rendus très fiers d'être sur cette grosse tournée, avec ce p*** d'avion, le bombardier, mais surtout, et j'en suis heureux encore aujourd'hui, on a rencontré Fast Eddie Clarke, Phil Animal Taylor et Lemmy Kilmister, les trois zicos des débuts de Motörhead. Et là tu te dis : « j'ai joué avec les vrais ! » Jouer avec des gens comme ça t'amène dans une dimension que tu ne connais pas. Mais le plus con, dans l'histoire,c'est quand même moi ! A l'époque, quand on prenait des photos, c'était avec des Kodak. Et à ton avis qui était le préposé à la photo ? C'était toujours moi ! Alors je n'étais jamais dessus ! Enfin si, une fois j'ai été dessus... Mais de dos ! (Rires) Par contre on a des photos avec Phil Animal Taylor  et Eddie, avec Badger et Martin ou Chris, et ça, ça fait super plaisir...
Silvertrain chris badger motorhead 3
Chris Badger (Silvertrain) avec "Fast" Eddie Clarke et Phil "Philty Animal" Taylor.


Ahasverus : J'ai vu Rose Tattoo lors de leurs premiers concerts en France et j'avais été très impressionné par la folie d'Angry Anderson : il s'étranglait avec le fil du micro, se frappait le front jusqu'au sang, crachait sur le public, s'évanouissait...
Phil :
Il était blindé de chez blindé ! Autant Lemmy en coulisses était quelqu'un de sage, de raisonnable, tout au moins à l'époque où je l'ai connu, autant Angry Anderson c'était autre chose. Sur la vingtaine de jours passée avec Rose Tattoo, j'ai dû le voir plus à poil qu'habillé... Et c'était du 24h/24 ! Ce qui m'a toujours étonné, chez Anderson, c'est qu'il a une voix assez claire, et malgré tout ce qu'il s'envoyait, sa voix n'a jamais cassé. Il tenait le rythme ; quelque soit son état c'était juste ! Ca m'a vraiment épaté, moi qui faisais attention pour entretenir ma voix, pour pas être enroué !
Ahasverus : Elle est arrivée comment, cette participation au Bomber Tour ?
Phil :
C'est une longue histoire. Dans les années 1979/1980, on tourne par nos propres moyens. On est dans notre gare, et on fait deux ou trois tournées par an, en remaniant le show à chaque fois. Chaque tournée, c'est trente ou quarante dates. On a le camion, la voiture et notre équipe : Robert au son, Jean-Lucaux lights, et Haidesse, un fan de Silvertrain, s'occupe de toute la partie road, des effet techniques.
Un jour je reçois un appel de Patrice Boutin, le patron du magazine Best. Il m'explique qu'il a un poulain dans son écurie, un groupe, qu'il veut  faire tourner pour qu'ils essuient les plâtres et qu'ils apprennent le métier. Si on accepte de tourner avec eux, il s'engage à prendre en charge tous nos frais, il propose même en sus une page de pub par mois pour Silvertrain dans le magazine, et ça pendant une année.
Phil et martin 5
SILVERTRAIN - Phil et Martin


Ahasverus : Une page par mois pendant une année dans Best, c'était énorme. Parce qu'il n'y avait pas beaucoup de choix à l'époque en magazines musicaux pour les rockers, il y avait Best et Rock & Folk... Enfer Magazine n'arriverait qu'en 1983.
Phil :
C'est vrai. Il y avait GIG qui pointait un peu son nez, et c'est tout. Ainsi on a eu notre page pendant un an. C'était à chaque fois le même motif : une page en noir et blanc avec, en grand, SILVERTRAIN ON TOUR, plus la photo de l'album, et parfois quelques autres photos, puis toutes nos dates de concerts... Patrice Boutin tient donc ses engagements. En fin de tournée, il me conseille de contacter Michel Kilhoffer de Music For Ever. Rendez-vous est pris et d'emblée, Michel me fait une proposition : une tournée européenne avec un groupe connu. Les conditions : décharger les camions (quatre semi-remorques !), monter le matos, nous débrouiller pour dormir, faire la route, etc.... Je questionne « —Tu ne peux pas me donner le nom du groupe, qu'on sache au moins avec qui on tourne ? » Il refuse. J'essaie de glaner des indices : « —C'est un groupe de grandeur européenne ? » Il confirme. C'est même un peu plus... Je prends la responsabilité sur moi, pas besoin d'en parler à mes potes : on fait les dates ! On accepte les conditions ! Je lui demande juste de nous prévenir suffisamment avant, pour qu'on puisse s'organiser. Nous, à l'époque, on était autonomes, on pouvait dormir sur la scène d'une MJC comme dans notre camion. On avait nos sacs, on avait tout, ça faisait partie de notre vie de tournée. Je me lève pour partir, et en attrapant la poignée de porte je tente un dernier coup :
« —P***, tu peux vraiment pas me dire le nom de ce groupe ? 
—Allez bon, t'es gentil... Je vais te le dire quand même : c'est Motörhead ! »
Et là, tu es sur le cul. Tu ne sais pas si on t'a shooté, si tu es au paradis ou en enfer, si tu es mort, si tu es vivant... Tu es sur une autre planète !
Ahasverus : La première date avec Motörhead, tu dois sentir un peu les jambes qui flageollent...
Phil :
Pas que les jambes ! (Rires) La première date à Angoulème a été annulée, parce que la scène en bois ne permettait pas de supporter les quatre vérins qui actionnaient le bombardier. La véritable première date, c'était Bordeaux. Et là, à Mérignac, Lemmy est venu nous voir dans les loges. Je dis dans les loges... Nous on n'avait pas de loges ! C'était le couloir ! Donc Lemmy vient nous voir et nous dit « — Les gars, on compte sur vous pour foutre le feu. Si vous vous tenez bien je vous proposerai quelque chose. » On a joué une demi-heure. Le public était en transe. On a même eu, sur ce premier show, un rappel ! Lemmy nous annonce dès la fin de notre set que dorénavant Silvertrain ne montera ni ne démontera plus le matos. On a beaucoup apprécié. A la fin de la tournée, en mode rigolade, on s'est même mis à genoux devant Lemmy pour le remercier de son geste. Je n'aime pas dire ça parce qu'on peut penser que j'en rajoute, mais Lemmy était un type génial . Il tenait sur scène, et il tenait bien !
Ensuite tout s'enchaîne : à la fin de la tournée, le tourneur de Rose Tattoo pour l'Allemagne, qui avait assisté au show du Bataclan et à celui de Selestat, contacte Michel Kilhoffer pour nous faire passer en première partie des Australiens.
Silvertrain rose tattoo
SILVERTRAIN et ROSE TATTOO


Ahasverus : Rose Tattoo n'avait pas à l'époque la même notoriété que Motörhead mais j'imagine que vous les connaissiez ?
Phil :
On les connaissait un peu. Et c'était une deuxième cartouche. Ensuite nous devions ouvrir pour Foreigner, mais la tournée fut annulée. A cette époque on surfait sur la vague, on était sur un nuage. Toutes les portes des associations et des MJC de France et de Navarre nous étaient ouvertes ! On n'avait aucun mal à empiler les dates.
Silvertrain motorhead 7
SILVERTRAIN sur le Bomber Tour


Ahasverus : Tout à l'heure tu parlais d'une gare. Elle est à l'origine du nom de Silvertrain. Vous répétiez dans une gare ?
Phil :
A seize ans, avec Chris Lane, le guitariste on a commencé à travailler sur le concept qu'on voulait faire, des shows à l'Américaine, avec de la pyrotechnie et des gros moyens techniques. Sur le papier, tout était prêt, mais il nous manquait le local adapté pour travailler de manière professionnelle.
A l'époque, ma tante travaille à la SNCF, au fret. Elle me dit « — Philipou (elle m'appelait Philipou !) dès que j'ai quelque chose, je te le dis. »
Un dimanche, elle m'informe qu'elle a trouvé un truc, et elle m'emmène à quinze bornes de Strasbourg, où j'habitais, dans un patelin qui s'appelle Marmoutier. Il y a une scierie, le canal de la Marne au Rhin, et une grande gare désaffectée.
« —C'est là, m'indique-t-elle.
—Là ? Où ?
—C'est la gare. »
Je m'inquiète du prix, tout ça doit coûter horriblement cher !
« —Deux-cent cinquante francs, précise-t-elle.
—Par mois ?
—Par an ! »
Voila pour la gare. Nous l'avons agencée pour qu'on puisse y vivre tous ensemble. Quant au Silver de Silvertrain, c'était pour le côté argent/monnaie. On voulait devenir des stars, avoir de belles petites bagnoles rouges garées devant la porte.
Silvertrain band1 1
On n'avait pas le melon, c'était juste des rêves de gosses de seize ans... On a travaillé. Notre manager avait dix-neuf ans. C'était un Anglais avec qui on est restés pendant plus d'un an, jusqu'à ce qu'il commence à déconner. Alors c'est moi qui ai pris le management. On avait tout dans cette gare, même un studio qu'on avait confectionné avec du polystyrène. Nous devons  à notre ami et sponsor Music Boech de Colmar nos premières affiches. Elles faisaient 120X90, en quadrichromie. Tu imagines, à l'époque ? On avait un immense hangar, un truc d'une bonne dizaine de mètres, ce qui fait que nous avions tout l'espace qu'on voulait pour être prêts...
Gare marmoutier
La suite de l'interview de Phil Yborra ici :  SILVERTRAIN de Phil en Phil - L'interview Part. II

STALKER, Stalker (2022)

Le 15/02/2022

Stalker est un projet né en Suède au coeur de la pandémie.
Il sort le 11/02/2022 chez Wormholedeath son premier album éponyme.
Stalker album artwork
Le groupe explique :
« Notre musique est un mélange de ce que avec quoi nous avons grandi, Black Sabbath, Deep Purple, Uriah Heep, Van Halen, Kiss et Pantera, pour ne citer que quelques groupes qui ont eu un impact sur nous. Nous écrivons et enregistrons simplement ce qui sort, sans autre objectif que de nous amuser. »

Les jeux sont-ils productifs ? Voyons sans attendre ce qu'il en est...

1. « Black Room » nous accueille à grands coups de riffs, avec un son terrible dans les basses. Cette mise en bouche file comme un train en marche.

2. « Dance » démarre tout aussi bas et vous accroche par le refrain. Moderne dans son approche à la Soto, il confirme la première impression laissée par son prédécesseur.
3. « Alone » sort les violons et un joli solo de guitare.
4. « Shred » est un instrumental assez enlevé.
5. « Liar » donne des choeurs. On pense une première fois à Bon Jovi - mais porté par un son beaucoup plus moderne.
6. « Lost not found » est étonnamment construit, capable de servir des ambiances orientales pour vous bousculer dans la seconde qui suit dans la plus grande vélocité.
7. « My mind » voit la basse rouler avant que ne déboulent riffs et soli assassins.
8. « Pain » déroute mais passe bien, s'offrant une petite incursion reggae sur la fin.

9. « Missing the point » sert des riffs agressifs et  une lead très active.
10. L'album se termine sur un « Instrumental jam »

S'inspirant du hard classique mais sans nostalgie, Stalker est à l'aise dans les basses et dans son époque. Il propose un album moderne, enchaînant les titres et les moments sans qu'ils se ressemblent. Les compositions sont inspirées, solides, interprétées avec dextérité. C'est plus qu'il n'en faut pour vous suggérer de découvrir cet album et pour souhaiter à ce groupe - qui a incontestablement des choses à chanter - une longue carrière.

Line up :

  • Michael Storck - Chant (Rising Force, Neon Rose, Creozoth, Masque of Art)
  • Nalle Påhlsson - Basse/chant (Easy Action, Therion, Treat, Zan Clan, Brian Robertsson)
  • Dragan Stankovic - Guitare
  • Björn Höglund - Batterie (Easy Action, Therion)

Tracklist :

1.Black Room
2.Dance
3.Alone
4.Shred
5.Liar
6.Lost not found
7.My mind
8.Pain
9.Missing the point
10.Instrumental jam
durée totale : env. 36mn

Découvrir l'album :

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TOURNEE OVERDRIVERS

Le 13/02/2022

OVERDRIVERS annule quelques dates de sa tournée

Le groupe de hard-rock Overdrivers a  dû annuler certaines dates de sa tournée.
Overdrivers 1
Overdrivers explique :
« Décidément, la situation actuelle n’est pas propice au bon déroulement des concerts. Nous sommes malheureusement contraints d’annuler quelques dates pour des raisons indépendantes de notre volonté.

Le groupe ajoute qu'il fera son possible pour reprogrammer un passage dans ces lieux.

SARTORI, Dragon's Fire (2022)

Le 13/02/2022

Groupe :Sartori
Album : Dragon's Fire (28/01/2022 - Rockshots Records)
Genre : Power Metal Néo Classique
Origine : USA

Par Ahasverus

Sartori est un groupe fondé à l'initiative d'Andy A. Sartori, guitariste Brésilien ayant des origines italiennes mais installé en Pennsylvanie.
Peu d'informations à notre disposition dans la biographie accompagnant l'album. Elle nous indique cependant qu'Andy A. Sartori serait populaire au Japon et que sa plus grande influence est Mozart.
Aussi limiterons-nous le le bla-bla pour nous intéresser immédiatement à la musique.

Sartori a sorti un album le 28/01/2022.
Il s'intitule :

« Dragon’s Fire »

Sartori dragons fire cover art

« Dragon’s Fire » est un neuf pistes d'environ trente minutes.

1. Il s'ouvre sur le rapide « Evil Heart », avec une batterie qui cogne et des notes qui annoncent la virtuosité du guitariste. Le titre, bien construit, rappelle les vieux MSG.
2. « One Distant Heart » ralentit à peine. La guitare lead attaque dès le début. Encore un bon titre de hard au solo de guitare purement fabuleux.
3. « From Hell to Heaven » frappe encore juste au niveau du songwriting, porté par un chanteur absolument impeccable.
4. L'interlude « Little Aria In G Major » permet de reprendre son souffle avant le morceau suivant.
5. « Devil In Disguise » est particulièrement nerveux et bien ficelé de bout en bout.

6. La guitare se fait mélodique sur « Through The Eyes of My Soul », qui aurait presque des allures de power ballade après la furie qui précède. 
7. « Castle of Lost Souls » est un instrumental. Il alterne les ambiances d'une manière remarquable. Les amateurs de néo-classique vont l'adorer !
8. « Battle In The Distant Lands » est rapide, avec un très bon pont avant le refrain. Il confirme la fiabilité de Scott Board au chant.
9. « Dragon’s Fire » clôture l'album et lui donne son nom. Encore un titre bien écrit avec une prestation  du groupe qui touche à l'excellence.

Plus encore qu'à Malmsteem (« Castle of Lost Souls »), c'est à Rainbow, Vandenberg, et surtout à MSG que nous avons pensé à l'écoute de ce « Dragon’s Fire ». C'est que, comme ces groupes, il réunit un excellent guitariste, un chanteur présent sur tous les fronts (le remarquable Scott Board - Cerebus, No Love Lost), et une section rythmique qui ne démérite pas. Nous (re)voici en plein hard 80's, tendance néoclassique. Le songwriting est d'une efficacité rarement égalée. La virtuosité d'Andy A. Sartori est flagrante, mais elle sait se mettre au service de la mélodie tandis que le groupe multiplie les titres accrocheurs. Un bémol - vous jugerez par vous-mêmes de son incidence - le son est lui aussi des 80's ! Il rappelle les vieux vinyles de Tokyo Blade. Le détail n'est pas rédhibitoire et c'est probablement le choix du groupe - mais nous aurions apprécié une approche plus actuelle. Néanmoins « Dragon’s Fire » est un grand album qui tourne régulièrement sur notre lecteur et qui marque notre début d'année 2022. C'est une belle découverte, capable de tirer la bourre à un album de Michael Schenker, et les amateurs de hard mélodique façon 80's ne lui resteront pas insensibles, c'est en tous cas notre recommandation.

Les Critiques :

  • Du bon power metal à papa qui s’écoute très bien.
    Soil Chronicles
  • Écouter Dragon's Fire, c'est littéralement comme voyager dans le temps.
    Sentinel Daily

Line-Up :

  • Andy A Sartori : Guitares
  • Dino Castano : Batterie
  • Rod Viquez : Basse
  • Scott Board : Chant

Tracklist :

1. Evil Heart (3:02)
2. One Distant Heart (3:57)
3. From Hell to Heaven (4:10)
4. Little Aria In G Major (0:37)
5. Devil In Disguise (3:54)
6. Through The Eyes of My Soul (3:48)
7. Castle of Lost Souls (4:18)
8. Battle In The Distant Lands (3:42)
9. Dragon’s Fire (2:57)
Durée totale : env. 30 mn

Liens :

BALLS OUT (Hard-Rock), Volume 1 : Get Dirty

Le 30/01/2022

Balls Out est de retour depuis le 02/12/2021 avec cette fois-ci pour formule un EP quatre titres intitulé :

« Volume 1 : Get Dirty »

Balls out cover

« Volume 1 : Get Dirty » s'inscrit dans une trilogie d'EP. Le volume 2 est en route, et Balls Out a engagé un financement participatif pour appuyer le second volet.
Mais revenons à notre Volume 1, piste par piste :

  • « Back To Real » s'ouvre sur une basse qui roule. Pas de remplissage inutile dans un morceau si efficace qu'il aurait pu connaître deux minutes supplémentaires sans  rien perdre son intérêt
  • « Get Dirty (Wild And Nasty) » voit le chanteur Rusty Brown (Electric Mary) répondre aux vocalises rocailleuses de  Pat Gioan. Le morceau donne son titre à l'EP.
  • « El Guapo Gonzo » balance du riff à l'Australienne. La recette est simple, elle a fait ses preuves,  encore faut-il - et c'est le cas ici - savoir la cuisiner.  !
  • « Big Load » fait un enchaînement parfait pour éviter la redite. La guitare répond au chant de Pat Gioan. Ce n'est pas le morceau le plus rapide de l'EP, mais il est construit d'une manière redoutable.

A l'évidence les quatre garçons n'ont rien perdu de leur verve. Leurs riffs sont toujours aussi solides et inspirés, la voix bien rocailleuse, et les c*** bien accrochées. Les interventions des guitares lead sont particulièrement savoureuses et donnent à l'album tout le sel qui convient. Ce quatre titres confirme l'ascension permanente, l'évolution et la prise d'indépendance d'un groupe de hard qui a réussi à forger au fil de ses opus une personnalité à la sueur de ses riffs. Cet EP est excellent, et on en redemande !

Tracklist :

  • Back To Real
  • Get Dirty (Wild And Nasty)
  • El Guapo Gonzo
  • Big Load
    Durée totale : env. 17 mn

Discographie :

  • Too Big To Handle (2018)
  • Let Me In (I Know Someone Inside) (2019)
  • Volume 1 : Get Dirty (2021)

Le Lien :

KING ZEBRA (Hard-Rock) Survivors (2021)

Le 19/01/2022

Groupe : KING ZEBRA
Album : « Survivors » (16/09/2021)
Genre : Hard/Heavy
Origine : Suisse

Par Ahasverus

Now Or Never, Ad Infinitum, Dead Venus, Silver Dust, Galaad, Alkemy... Si ça continue, la Suisse contera bientôt plus de bons groupes de Metal que la France n'a de fromages !
C'est du côté de Zurich que naît King Zebra en 2012. Le groupe sort deux albums avant de changer de line-up vers 2016, avec l'adjonction d'un second guitariste et l'arrivée de l'Américain Eric St Michaels (qui fit partie auparavant de China, formation helvétique active de 1988 à 2013) au poste de chanteur.
Sous cette nouvelle configuration, King Zebra enregistre un EP éponyme en 2019.
Le groupe a ouvert pour des formations aussi mythiques que Lynyrd Skynyrd, Uriah Heep ou Rose Tattoo.
Le revoici en 2021 avec dix nouveaux titres qui composent l'album « SURVIVORS ».

King zebra artwork

« Survivors » a été enregistré en Suède par Oscar Nilsson (Hank Von Hell, Engel) et c'est Thomas Johansson (Thundermother, Soilwork) qui a pris en charge le mastering.

1. « Under Destruction » ouvre l'album sur une base rythmique solide et dynamique. Le chant est en pointe, la guitare lead lui dispute la place. Les choeurs sont remarquables, particulièrement sur le pont et au final.  Le rendu est très propre (normal : c'est Suisse !)
2. « She Don’t Like My R’n’R » se plaint ensuite Eric St Michaels de sa voix taillée pour l'AOR. La précision du son souligne à nouveau le travail de la production, sixième membre du groupe ! Les guitares sont très inspirées, les choeurs bien présents dans la structure mélodique.

3. Rythmé et mélodique, « Desperate » donne une place importante aux choeurs. Eric St Michaels durcit remarquablement le propos.
4. Guernica Mancini (Thundermother) apporte sa puissance explosive à « Wall of Confusion», un titre taillé pour elle mieux que ne le serait la veste à patchs d'un grand couturier.

5. « On the Run » a la lourde charge de faire la transition avec le duo Mancini/St Michaels. Ce titre accrocheur s'en tire parfaitement.
6. « Rush » avance avec la régularité d'un train (si toutefois la CCFS respecte mieux ses plannings que la SNCF) en marche. Il connaît une accélération très heavy sur sa fin.
7. « Hot Cop Lady » est un rock très rapide avec de belles interventions des guitares.

8.« We’re the Survivors » est plus mélodique, avec une montée en puissance sur le refrain.
9. « We Are One » marque la rythmique plus lourdement, avec des tonalités plus basses, plus inquiétantes.
10. « Be the Hunter » est une mécanique bien réglée, avec de belles orchestrations, qui réussit à vous surprendre dans le détail.

Trente six minutes pour un album de métal mélodique qui ne présente que des compositions sans failles dans un écrin sonore d'une orfèvrerie à toute épreuve. Tout tient la route, et les guitares sont reines. Les choeurs font partie des fondations d'un édifice mélodique homogène et varié. Le featuring de Guernica "Screamin" Mancini arrive comme une cerise sur une pièce montée où l'on se resservira à l'envie. Trente six minutes seulement. C'est très court, oui... mais c'est très bon !

Les Critiques ont dit :

  • « Il s’agit sans aucun doute possible d’un des tous meilleurs albums de Hard Rock à paraître cette année. »
    Hard Rock 80
  • « Avant tout un disque divertissant avec de la haute énergie positive, deux choses importantes de nos jours. »
    Markus' Heavy Music Blog
  • « Le groupe s’approprie avec aisance tous les codes du Hard-Rock'N'Roll mélodique, insufflant ce qu’il faut des racines 70 et du Southern Rock pour m’offrir 37 minutes de pur bonheur ! »
    Métal Intégral

Tracklist :

1.Under Destruction
2.She Don’t Like My R’n’R
3.Desperate
4.Wall of Confusion (feat. Guernica Mancini)
5.On the Run
6.Rush
7.Hot Cop Lady
8.We’re the Survivors
9.We Are One
10.Be the Hunter

Line-Up :

  • Eric St. Michaels – Chant
  • Roman Lauer – Guitare
  • Jerry Napitupulu – Guitare
  • Manu Judge – Basse
  • Ben Grimm – Batterie

Le Lien :

UPPER LIP (Hard-Rock), Deep Within (2021)

Le 17/01/2022

Groupe : Upper Lip
Album : « Deep Within » (20/05/2021 - Pride & Joy Music)
Genre : Hard-Rock
Origine : Île de Malte

Par Ahasverus

On profite de l'accalmie de ce début d'année pour chroniquer des albums dont nous n'avions pu nous occuper à leur sortie pour des raisons éditoriales en 2021, mais qui ont néanmoins retenu notre attention et qui font même partie de nos coups de coeur. C'est ainsi qu'aujourd'hui on vous emmène à Malte avec l'album...

« Deep Within »

Upper lip cover

C'est sur cet archipel baignant un peu en dessous de la Sicile qu'évolue Upper Lip, très précisément sur  l'île de Gozo, soixante-sept kilomètres carrés, trente-et-un mille habitants dont au moins cinq musiciens de hard-rock.

« Deep Within » est le premier album de ce groupe maltais qui a vu le jour en 2013.  Il s'agit d'un onze pistes.

On vous met le lien si vous voulez écouter l'album en même temps qu'on appuie sur Play :

  1. « Deep Within » attaque très fort avec « Keep Going », un vrai standard du hard, avec un riff bien chaud et une batterie qui cogne. La voix est haute et heavy. Les paroles parlent de l'impulsion du moment, de la connexion électrique entre deux personnes avec tous ses hauts et ses bas, précise le groupe (*).
  2. « Marble Arch » fonctionne tout aussi bien. Le rythme est enlevé, un beau solo de guitare ne craint pas de s'étendre. Une chanson profonde et personnelle qui se concentre sur la douleur qui reste quand les choses tournent mal.
  3. « Skinny Jeans » s'ouvre sur une ligne de basse. La voix de Joseph Azzopardi et la construction du morceau rappellent Led Zeppelin, qui a clairement inspiré le morceau. 
  4. « Eyes On Fire » est un hard beaucoup plus direct. La chanson parle de la magie d'un show rock'n'roll et des fous qui sont parfois présents. Ici, une fille en particulier. Elle a sûrement apprécié le spectacle, ses yeux semblaient littéralement en feu !
  5. « What Makes You Smile » est une pure ballade. La voix de Joseph Azzopardi, très posée au début, évolue au fil du morceau. Ce titre aurait pu figurer sur un album de Nazareth. La chanson adopte deux perspectives, l'une qui reflète la solitude, et l'autre qui nous encourage à chercher du réconfort dans des choses qui nous aident à nous remonter et auxquelles nous devrions nous accrocher quand la vie devient insupportable.
  6. « Deep Within » est une courte (1:16) pause instrumentale au centre de l'album. C'est un morceau qui est parti d'un riff de guitare improvisé entre les chansons lors d'un concert. Les gens l'ont adoré et c'est devenu un hymne incontournable lors de nos spectacles. Il est la parfaite introduction du morceau qui suit.
  7. « Mirrors & Masks » est un rock très percutant avec un bon solo de guitare. Cette chanson reflète certains des inconvénients de la nature humaine, les personnes qui portent un masque, qui mentent, qui trompent et qui finissent par rendre les autres fous.
  8. « Hide » est la seconde ballade de l'album. L'histoire de deux personnes qui se soucient profondément l'une de l'autre, mais que le destin a séparées.
  9. « Be Free »  rappelle à nouveau l'univers de Nazareth et présente un beau travail des voix sur le pont. Un titre qui suggère de se libérer des choses qui vous tirent vers le bas. Il vous accrochera sur la longueur.
  10. « Desert Song » est un hommage aux légendes de la musique rock qui vivent encore dans les chansons que nous écrivons et dans la musique que nous jouons. Malgré le manque d'intérêt (désert) actuel auquel notre style de musique est parfois confronté, il continuera à être fort.
  11. Avec ses six minutes, « Never Lose Hope » est le titre le plus long de l'album, dans un style très 70's.  La chanson est une sorte de voyage à travers le temps.

Avec sa liberté de ton, son guitar-hero, ses soli de batterie, « Deep Within » nous propose un album qui rappelle fort le hard-rock des années 70. On pense à Led Zeppelin bien sûr, mais plus encore à Nazareth - et c'est assez rare qu'on cite ces Ecossais en point de comparaison. Le résultat prend des allures de bain de jouvence, en toute liberté. Vous devriez venir : elle est bonne !

(*) Les citations en italiques sont tirées de la page Facebook du groupe

Les critiques :

  • « Un vent rafraîchissant sur la scène érodée du Hard. »
    Metal Temple
  • « Il y a du potentiel ici, c'est sûr. »
    Metal Express Radio
  • « Les vocaux sont merveilleux et Joseph Azzopardi joue des soli qui vous laisseront bouche bée d'admiration. »
    Velvet Thunder
  • « Upper Lip sonne comme l'enfer. Alors que la fête commence... »
    AORmusic.de
  • « Un album absolument fantastique. »
    Rockposer Dot Com

Tracklist :

1. Keep Going
2. Marble Arch
3. Skinny Jeans
4. Eyes On Fire
5. What Makes You Smile
6. Deep Within
7. Mirrors & Masks
8. Hide
9. Be Free
10. Desert Song
11. Never Lose Hope
Durée totale : 40 mn

Line-Up :

  • Chris Portelli (chant)
  • Joseph Azzopardi (guitare)
  • Paul Cini (guitare)
  • Marcel Paul Grima (basse)
  • Silvio Cini (batterie)

Le Lien :

upperlipmusic.com

PAT O MAY (Metal celtique), Welcome to a New World (2021)

Le 11/01/2022

Groupe : Pat O May
Album : « Welcome to a New World » (17/09/2021 - Artdisto)
Genre : Métal celtique
Origine : Bretagne

Par Ahasverus

« — Aah ! Cette guitare ! Comme elle t'entraîne dès le premier morceau ! Comme elle te charme, comme elle te fait tourner...
— C'est pour mieux te botter le cul, fada que tu es ! »

Pat O May était de retour le 17/09/2021, suivant les traces de Mr No Face au long du premier concept-album de sa carrière, prétexte à s'intéresser au  libre arbitre et aux libertés individuelles.
Le bébé s'appelle :

« Welcome to a New World »

Pat o may cover

« J’ai voulu faire une histoire qui durerait une heure, un concept album. C’était excitant d’écrire de cette façon, plus cinégraphique que d’habitude en ayant toutes les images de ce personnage, No Face , qui est arrivé en milieu d’écriture », expliquait le musicien breton à actu.fr dans une interview.

Il poursuit chez Rock Metal Mag : « No Face, c’est toi, c’est moi, c’est nous, c’est  le paysan du coin, le chinois qui habite à Guangdong. C’est pour cela qu’il y a plein d’interventions avec des langues différentes sur l’album. Voila, cela peut être n’importe qui. » (retrouvez cette interview ici)

L'album a été composé à Plouagat, entre décembre 2019 et janvier 2020.

Le mixage a été pris en charge par Bryan Rondeau au studio Carla Gébain, tandis que pour le mastering Pat O May a fait confiance (et comment non !) pour la quatrième fois à Alex Wharton (Björk, Paul Mc Cartney) aux studios d’Abbey Road.

Appuyant peu sur ses influences celtiques - cependant prégnantes surtout sur le titre d'ouverture - Pat O May délivre douze titres d'une telle richesse qu'il vous faudra plusieurs écoutes pour la mesurer, même si elle vous accrochera dès les premières mesures.

La fluidité et le sens mélodique de Pat O May sont en évidence, on guette les apparitions de la guitare lead, véritable héroïne de ce concept-album.

Les Critiques :

  • « L’alchimie du trio est sans conteste et le résultat est dantesque. »
    Rock Metal Mag
  • « Une franche réussite du début à la fin. »
    Music Waves
  • « Welcome To A New World s’écoute comme on lit un livre passionnant, de ceux dont on ne peut pas décrocher de la première à la dernière page. »
    Among The Living

Tracklist :

  1. I Shall Never Surrender
  2. Grinch
  3. Anything I Want
  4. Please Tell Me Why
  5. Here to Be
  6. The Warrior
  7. I Belong
  8. The Day Before
  9. We Can Here Your Calling
  10. Simple Mind
  11. Friend
  12. In This Town
    Durée : env. 63mn

Line-Up :

  • Pat O’May – Guitare, Violentax, chant
  • Christophe Babin – Basse
  • John Helfy- Batterie
  • James Wood- Chant

Ecouter l'album :

Le Lien :