ASSOCIATION

COUP DE PROJO SUR L'ASSO SOUTH OF HEAVY

  • Le 11/02/2019
South Of Heavy était jusqu’alors une émission de radio varoise dédiée à la scène Metal émergente. C’est désormais également une association loi 1901.
Voici quelques éléments sur cette asso, et c’est Meryl Raynia, présentatrice de l’émission, et désormais présidente et fondatrice de l’association, qui tient le projecteur pour nous éclairer sur ses objectifs.
       
                    
 

"Notre objectif premier
reste vraiment
de donner leur chance
aux groupes émergents
de se produire
dans des conditions respectables
en étant pris au sérieux."

 
Bonjour Meryl Raynia, Comment est née l'émission de radio South Of Heavy et quelle est sa vocation ?
Meryl :
Bonjour à tous ! Et bien écoute, l’émission a une histoire assez atypique ! J’ai eu l’opportunité de travailler en temps que salariée à Mosaïque FM durant un an, en présentant la matinale la semaine. Je prenais vraiment mon pied ! Et ça faisait un long moment que j’avais pour projet de m’investir dans la scène Metal. Je me rendais compte qu’il y avait énormément de fanzines et radios metal, mais très peu qui se consacrent exclusivement à la scène underground et émergente. Trois mois après mon arrivée à la radio, j’ai proposé mon projet d’émission 100% scène émergente à mon directeur d’antenne, qui a tout de suite accroché et accepté. L’émission a pour objectif de promouvoir la scène émergente uniquement. Elle permet aux artistes et professionnels du milieu de faire connaître leur univers et d’avoir un appui médiatique. South of Heavy a commencé par une diffusion un lundi sur deux en direct de 21h à 23h. Cette année, elle bascule sur un lundi par mois, le premier du mois, toujours en direct aux mêmes heures. On peut l’écouter via le site internet http://mosaiquefm.fr/live/player.php, ou via l’application TuneIn sur smartphone. Il y a également des podcasts mis en ligne que l’on peut retrouver sur la page https://m.facebook.com/southofheavy/

 

Que diffuse-t-elle et à quelle audience s'adresse-t-elle ?
Je reçois à chaque émission un invité, qui peut être un groupe régional, un professionnel du milieu, un ingénieur du son, un gérant de salle, d’asso, un photographe, etc. Tous les acteurs qui entrent en jeu en fait. On découvre le milieu de l’artiste, son histoire, des objectifs, tout ça dans une ambiance très intimiste et conviviale. Le principe depuis le début est simple : « se connaître comme quand on rencontre quelqu’un en soirée autour d’une bière ! » L’émission est scindée en deux : il y a la partie où l’on découvre l’univers des invités sous forme d’interview mais aussi en diffusant leurs titres, ou ce qu’ils ont produit, ou leurs influences ; dans l’autre partie je présente d’autres artistes régionaux en fonction de leur actualité, sous forme de mini-chronique et en diffusant un de leur morceaux. Ceci aboutit à une émission très réactive et dynamique, pas le temps de se lasser et, en général, on dépasse sur l’heure (Rires), ce qui permet que tout le monde puisse prendre plaisir à l’écouter. On nous écoute partout en France, et même au-delà de la frontière ! J’ai eu de l’audience aux USA, en Allemagne, en Angleterre et dans les pays de l’Est. Les auditeurs sont autant des musiciens, des professionnels, que de simple amateurs de Metal. Certaines collaborations sont nées suite à une émission, et c’est gratifiant ! Enfin un point d’honneur que j’ai toujours respecté : les auditeurs peuvent réagir tout au long de l’émission grâce à la messagerie instantanée de la page Facebook de l’émission. Ils peuvent réagir à l’émission et poser leur question que je transmets, et ça marche plutôt bien !

 

En janvier 2019, vous aviez peur que l'émission, hébergée par Radio Mosaique (89.5FM), ne s'éteigne. Est-ce toujours un risque ?
C’est toujours d’actualité malheureusement... La radio est une radio associative, qui tient bon grâce au subventions depuis plus de vingt ans, mais nous avons de moins en moins d’aide de l’état et certaines subventions ont été supprimées ! Du coup, nous sommes en recherche de mécènes pour continuer à nous battre, et je suis en train de mettre en place un concert caritatif pour leur venir en aide. Il y aura plus d’infos dans les mois à venir. Donc si certains de vos lecteurs veulent nous aider, qu’ils me contactent !

Scarlean (Metal Alternatif - Avignon) et Meryl Raynia lors de l'enregistrement d'une émission de South Of Heavy.
Quels sont vos meilleurs souvenirs avec South Of Heavy ?
Ouh la ! Il y en a tellement ! C’est toujours un plaisir de recevoir les artistes, on passe toujours un très très bon moment. Mais les meilleurs souvenirs resteraient les live acoustiques que certains artistes font à l’antenne. Et ce rapport que je garde avec les invités par la suite, on reste en contact généralement et on voit nos évolutions. Chaque émission est un plaisir à animer.

 

Aujourd'hui, vous annoncez que South Of Heavy devient aussi une association Loi 1901 qui organise des concerts. Qu'est-ce qui vous a donné l'envie de créer cette association ?
En fait, j’organisais déjà des concerts depuis bientôt trois ans, en donnant mon aide à d’autres associations, ou surtout par demande des groupes que j’ai pu rencontrer. J’avais ce projet en même temps que l’émission, mais à l’heure actuelle, il faut être deux pour ouvrir une Asso. J’attendais de rencontrer quelqu’un qui ait les mêmes ambitions que moi, la même vision de la solidarité à la scène underground, pour ouvrir cette asso, et surtout quelqu’un digne de confiance qui ne ferait pas d’ombre à ma réputation et au projet qui est comme mon bébé. Et ça a été le cas l’an dernier lorsque j’ai rencontré David. On a de suite accroché ! Un jour, je lui ai proposé qu’on bosse ensemble et qu’on ouvre l’asso, et il a accepté tout de suite !
Quel est votre rayon d'action ?
On agit principalement sur le secteur toulonnais et marseillais pour le moment, mais on peut s’étendre sur la région, et même au-delà en fonction des demandes, grâce aux contacts que j’ai initiés depuis trois ans. Je m’adapte assez facilement, et j’ai l’avantage d’avoir trois ans de réseaux derrière moi. L’asso n’est qu’une formalité pour avoir un appui et des moyens plus sérieux.

 

Qui compose votre équipe ?
Et bien nous ne sommes que deux pour le moment. David, appelé Grou, qui s’occupe du secteur marseillais, et moi même qui gère le reste des demandes. Pour le moment ça nous va très bien ! Le temps de se lancer, et on verra par la suite si l’on veut agrandir l’équipe ou pas. Par contre, nous sommes toujours à l’affût d’un potentiel partenariat avec différents acteurs du milieu, et pourquoi pas de bénévoles pour nous aider selon leurs moyens lors des dates, les photos, le merch, le son, les entrées etc.

 

En quoi consiste votre implication et que pouvez-vous apporter à la scène émergente ?
Alors mon but premier, c’est comme pour l’émission : promouvoir la scène émergente et permettre aux « petits » groupes de se produire et de faire leurs preuves. Il est de plus en plus compliqué pour eux d’être programmés. Je veux mettre en évidence que ce n’est pas parce qu’ils ne sont pas mondialement connus qu’ils ne sont pas talentueux. Nous avons des pépites qu’on ne soupçonne même pas ! C’est ce que je veux montrer grâce à cette Asso. Et faire réaliser au public que si personne ne s’était déplacé à l’époque dans ce genre de petits concerts, il n’y aurait pas tous ces tauliers qui nous ont influencé, car ils ont été découverts ainsi ! Il faut assurer la relève pour nos bambins, le métal ne s’est pas arrêté dans les années 90 ! Nous voulons aussi que ce genre de soirée soit accessible à tous, avec des prix d’entrée attractifs. Notre objectif premier reste vraiment de donner leur chance aux groupes émergents de se produire dans des conditions respectables en étant pris au sérieux.

Quels partenariats cherchez-vous à développer et qui peut vous contacter ?

A l’heure actuelle nous cherchons principalement des partenariats médiatiques, pour avoir un appui supplémentaire pour la communication de nos événements, mais aussi avoir des reports photo et live reportés sur nos soirées et agrandir notre « notoriété ». Après, nous étudierons toute proposition, et toute personne souhaitant s’investir dans notre association et apporter son aide peut bien évidemment nous contacter pour que l’on en discute ensemble ! Comme je le disais plus haut, nous recherchons certes un appui médiatique pour la promotion de nos événements, mais nous cherchons aussi des aides comme des photographes, chroniqueurs, ingénieurs son live... Toute proposition est intéressante et étudiée ! Et, bien évidemment, les groupes peuvent nous contacter s’ils veulent collaborer et travailler avec nous, nous répondons à tous !

 

Un groupe résidant hors PACA peut-il également vous contacter s’il cherche un soutien ?
Oui bien sûr, les groupes qui sont hors Paca peuvent nous contacter, soit pour une diffusion radio, soit pour programmer une date.

Merci Meryl d'avoir répondu à mes questions.

Merci à toi d’avoir mis en place cette interview et pour ton intérêt pour South of Heavy.
Merci au public de se déplacer un peu plus à chaque date et de soutenir ce projet.
A très bientôt, et surtout n’oubliez pas : Stay Rock, Stay Metal !
      
Moonshine Overight (Post Prog' - La Garde) lors de l'enregistrement d'une émission de South Of Heavy.
Contacter Meryl Raynia et South Of Heavy : southofheavy.soh@gmail.com