Spacegoat, "Catharsis" (2021)

  • Le 05/08/2021

Groupe : Spacegoat
Album : « Catharsis » (EP - 08/10/2021)
Genre : Metal moderne
Origine : Australie
On aime : le songwriting, le chant, la densité du jeu de guitares, l'alternance sons clair/saturé

Par Ahasverus

Spacegoat groupeIls auraient dû s'appeler « Scapegoat » (« Bouc émissaire »), puisque c'était le nom qu'avait suggéré le bassiste de cette formation australienne. Mais un malentendu  transforma la proposition en « Spacegoat », qui leur sembla bien plus cool. 
«  C'est un nom vraiment amusant vers lequel les gens semblent graviter, et nous aimons qu'il ne semble pas vraiment déclencher instantanément d'idée préconçue » expliquait la chanteuse Erin Eddy au webzine Ever Metal.

Spacegoat naît en 2018 à cent cinquante kilomètres de Melbourne, à Bendigo, ville australienne de soixante-seize mille âmes à la scène métal quasi-inexistante.

Spacegoat puise ses influences dans un large éventail de sous-genres métalliques qui les voient explorer des éléments puissamment progressifs, des guitares djent et une alternance sons aériens et saturés.

En 2019 le quintette sort « 33 », son premier EP cinq titres.
En 2021, il annonce son retour avec six nouveaux titres réunis dans un nouvel opus : 

« Catharsis »

Spacegoat coverSPACEGOAT, « Catharsis » (EP -2021)

Spacegoat introduit « Catharsis » par « Purge », un titre sur lequel les cordes dessinent d'abord de délicieuses arabesques. Les guitares tissent une toile sur laquelle se pose très vite la voix fiable d'Erin Eddy, tantôt claire, tantôt saturée. Puissant et complexe, ce morceau est une ouverture idéale.

Vient ensuite le très enlevé « Miasma ». La voix se pare d'un beau vibrato. La bio nous apprend que ce titre expose les expériences de la vocaliste avec l'anxiété et le syndrome de l'imposteur.

« Erased », qui suit, permet encore à Erin d'opérer des variations sur un tapis serré de guitares et de basse. Encore un morceau à la structure complexe et intéressante, qui semble parfois s'orienter pop rock pour vous interpeller l'instant d'après avec quelque chose de très acéré.

« Dirty Fighter » se veut plus direct et plus agressif encore, avec de la distorsion et une batterie très présente. Le morceau parle des coups de poignard dans le dos et de manipulateurs. La voix d'Erin se fait très expressive pour revenir parfois à plus de légèreté.

« Nothing » introduit à nouveau ce jeu très dense des guitares et des basses qui donne à l'album une épaisseur.

L'EP s'achève nerveusement sur « Anemnesis », qui alterne les ambiances au fil de ses sept minutes.

Avec un chant très polyvalent, et des lignes instrumentales denses et sombres qui servent parfaitement son propos, Spacegoat fait très bonne impression. On vous recommande de surveiller la sortie de son « Carthasis », solide opus de metal moderne et alternatif, qui nous sera livré le 08/10/2021.

Et pour ceux qui ne sauraient attendre, le single « Miasma », deuxième piste de l'EP, est déjà disponible. On vous colle le lien Bandcamp in fine.

Line-Up:

  • Erin Eddy (chant)
  • Leon Russell (guitare)
  • Mighty McGrath (guitare)
  • Lyndon 'Kid' Eddy (basse)
  • Adam Beattie (batterie)

Les Liens :