DES ALBUMS INDISPENSABLES

THE SOAPGIRLS - Society's Reject (2017) - Revolt Rock

Groupe  : The SoapGirls
Album   : Society's Reject (2017)
Genre   : Revolt Rock
Origine : Afrique du Sud



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Camille et Noémie Debray, nées dans les quartiers chics de Paris, passent une partie de leur enfance en France avant de suivre leur mère en Afrique du Sud. Elles sont donc (notamment) francophones.
Très jeunes, les soeurs Debray se produisent dans les rues de Cape Town où elles gagnent leur surnom de "The SoapGirls" parce qu'elles vendent des savons pour des oeuvres caritatives.
Elles démarrent à l'adolescence une carrière Pop sous ce nom. Signées sur une major, elles sortent un album qui connaît un certain succès (Xperience) avec un single remarqué à l'international (Hurricane).
 


A ce stade, les soeurs Debray comprennent qu'elles ne s'appartiennent plus : leur liberté artistique est compromise ; leurs chansons ne leur ressemblent plus.

En 2015, Camille et Noémie renversent les tables. Elles tournent le dos aux majors, deviennent indépendantes, et accouchent d'un nouvel album au nom explicite : Calls For Rebellion.

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L'acte de naissance est déposé, les filles persistent et signent en 2017 avec le percutant Society's Reject.

Society's Reject est un quinze titres très abouti, au son moins brut que son prédecesseur. Il s'ouvre sur un morceau vindicatif qui donne son nom à l'album, parfaite synthèse de la musique des soeurs Debray.


The SoapGirls oscille en effet entre Punk, Pop et Metal. Leur Revolt Rock n'est pas fake : les textes ont parfois un caractère social, le discours est engagé, l'attitude scénique, comme le rendu Live des morceaux, est résolument Punk.
Sams On Crack, Rather Be Dead, Bury Me ou Johnny Rotten (qui parle d'un sanglant fait-divers sud-africain) sont autant de brûlots qui classent cet opus dans les albums indispensables et The SoapGirls parmi les chefs de file du Revolt Rock susceptibles de faire bouger les lignes.

En résumé, Society's Reject est le manifeste musical d'un duo Punk qu'on adore ou qu'on déteste, mais qui laisse rarement indifférent.


Liens utiles :

The SoapGirls :
https://thesoapgirls.com/

Sur Facebook :
https://www.facebook.com/thesoapgirls/

Sur Bandcamp :
https://thesoapgirls.bandcamp.com/album/societys-rejects

Ne ratez pas en mai la première partie de la tournée française de The SoapGirls qui passera par :
Volmerange-Les-Mines (No Man's Land) le 7/05/2019
Barberaz (Le Brin de Zinc) le 12/05/2019
Fréjus (Le Monster's Art WMC) le 15/05/2019
La Penne-Sur-Huveaune (Le Cherrydon) le 16/05/2019
 

 

 

 

HOT HELL ROOM (Heavy Rock), Architect Of Chaos (2016)

Groupe : Hot Hell Room
Album   : Architect Of Chaos (2016)
Genre   : Heavy Rock
Origine : Île de France

Hot Hell Room, quatuor francilien, naît en 2003.
C'est une formation solide, tenue par ses deux piliers, Alan Raoul, son bassiste, et Loîc Malassagne, guitariste et chanteur au timbre immédiatement reconnaissable, (au moins sur ce projet, mais ça c'est une autre histoire).
Après deux démos, le combo sort en 2013 son premier album, Kali Yuga Bonfire, dont certains titres sont ré-arrangés en 2017 sur l'EP sur  Morrison.
En 2016 arrive Architect Of Chaos, dix titres Heavy Rock d'une formation qui a atteint sa maturité.
 

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L'artwork d'Architect Of Chaos est une reproduction du Pandemonium, tableau que vous trouverez au Louvre, et que l'on doit au peintre anglais John Martin (1789-1854).
Pandæmonium était, dans le Paradise Lost du poète John Milton, «la grande capitale de Satan et de ses pairs.»

Les textes d'Architect sont signés Loïc Malassagne. Ils sont plutôt sombres et romantiques. Il y a un côté Ian Astbury chez Malassagne, dont les préocupations sont assez éloignées des dragons et des chevaliers.

Dix titres vous séduiront sur Architect Of Chaos. La plupart sont des mid-tempos (No Perfect Flag, Architect Of Chaos, Chameleon). La cadence accélère parfois mais, vous qui entrez ici, perdez toute espérance d'entendre un Painkiller
Cependant, si Hot Hell Room ne fréquente pas le même cercle de l'Enfer que Judas, il n'en est pas moins capable de vous graver ses mélodies dans la tête pour la journée - tentez un Nobody Came au réveil, vous m'en direz des nouvelles !

L'album a été défendu par un très joli clip  signé Eddy Norman, tourné dans un théatre à Nogent sur Marne.





 
Hot Hell Room avait  prouvé avec Love Kills qu'il était capable d' écrire de somptueuses ballades. (Pour Love Kills, vous préférerez la version ré-arrangée de l'EP Morrison)
Il confirme, avec le lancinant Despise et le profond Somber Days : ces mélodies touchées par la grâce priveraient d'appétit un lion dans une arène de chrétiens.
Enfin vous noterez le riff de New-York Bird qui rappelle un bon vieux AC/DC.

En résumé Architect of Chaos est un album de Heavy Rock inspiré, réussi et inaltérable. De mid-tempos efficaces en ballades somptueuses, il démontre tout le talent de compositeurs et de musiciens d'Alan Raoul et de Loïc Malassagne.
Un disque à classer de préférence en bonne compagnie, par exemple sur l'étagère où tronent  AC/DC, The Cult, et autres Monster Magnet.

HOT HELL ROOM prépare actuellement son nouvel album. Il devrait nous arriver courant 2019.

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Hot Hell Room sur Facebook (n'oubliez pas de liker leur page !) :
https://www.facebook.com/hothellroom/

Hot Hell Room sur Bandcamp :
https://hothellroom.bandcamp.com/


 

GRIMSKUNK, (Punk Rock Composite), Unreason in the Age of Madness (2018)

Groupe : GRIMSKUNK
Album   : Unreason in the Age of Madness  (2018)
Genre   : World Punk Rock
Origine  : Montréal


GRIMSKUNK est un groupe canadien basé à Montréal.
Formé en 1988, sa discographie compte huit albums, deux EP et un album Live.
La musique de ce quintette est étiquetée "Punk Rock", mais c'est en fait un assemblage composite qui puise aussi bien dans le Rock que dans le Reggae, le Metal, le Ska, le Hip-Hop, ou la World Music. Elle est variable d'une piste à l'autre. Cette particularité, renforcée par le fait que Franz Schuller, Joe Evil et Vincent Peake se partagent le chant, amène GrimsKunk à être parfois comparé au combo finlandais Waltari.
Les textes sont majoritairement écrits en Anglais, plus rarement en Français ou en Espagnol  - et même en Grec et en Perse pour ce que j'en ai lu !
Unreason in the Age of Madness est le dernier né des Canadiens. Il succède à Set Fire !, paru en 2012.
C'est Garth Richardson (Rage Against the Machine, Red Hot Chili Peppers) qui l'a réalisé.
 

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Unreason in the Age of Madness débute sur Let's Start a War. Ce titre hardcore qui ouvre actuellement le set du groupe (nous les avons vu sur la tournée française récemment), n'a pas volé son nom.  Il est suivi par l'excellent Sick Bastards, au refrain d'une terrible efficacité, qui m'a rappelé  les Américains de Galactic Cowboys. Dead Before You Start enchaîne sur du Rock calibré pour les radios, un véritable hit. On passe ensuite au Pop/PUnk  avec Gimme Some Revolution,  dynamique et speed. Puis Les Insoumis déboulent à fond la caisse. Ce titre en Français a donné lieu à un clip et emprunte à la Russie pour nous entraîner dans le World Metal.
 

 

On souffle un peu avec le très sympa Hanging On in the Rain, mélodie Pop Rock. Mais les riffs se durcissent à mi-parcours,  à la Black Sabbath, avec une arrivée bien sentie du clavier de Joe Evil. Il fallait attendre pour la vraie pause, et c'est Starlight, ballade délicate, qui vous l'offre. Elle est suivie d'un réveil en fanfare avec l'arrivée de The Right to Bear Harm, qui joue les éléphants dans les magasins de porcelaine en nous offrant le titre le plus Hardore de l'album.  Puis Same Mistake endosse le rôle de Reaggae de service, genre Kingstown, histoire de vous montrer que Montréal connaît ses classiques. L'album se termine sur le métallique Computer Screen, avec encore une fois un très beau refrain et des harmonies vocales à la Beatles.

Vous l'aurez compris, toutes les compositions d'Unreason in the Age of Madness tiennent la route ! 
Trente ans de carrière et pas une ride ! Les Québecois reviennent en 2018 avec dix titres imparables et variés, toujours fraiset engagés (un titre est dédié à Donald Trump).  Aucun doute, la foi est là, et il en reste sous le pied de ces grands musiciens ! 
Unreason in the Age of Madness est un album d'une qualité exceptionnelle et GRIMSKUNK un groupe  énorme encore trop peu connu en France. A votre tour de répandre sa bonne parole.


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Site officiel :
http://grimskunk.com/index-fr.html
Facebook :
https://www.facebook.com/grimskunkmusic/
Bandcamp :
https://grimskunk.bandcamp.com/album/unreason-in-the-age-of-madness-free-shipping-exp-dition-incluse

 


 

DREAMSLAVE (Metal Orchestral), Rest in Phantasy (2015)

GROUPE : DREAMSLAVE
Album     : Rest In Phantasy (2015)
Genre     : Metal Orchestral
Origine   : Lyon

DREAMSLAVE est un groupe de Metal orchestral formé en 2011 à Lyon.
Ce sextet a deux énormes atouts :

  • sa vocaliste principale, Emma Jamot, dotée d'une magnifique voix lyrique et capable de jeu dans l'interprétation. Assurément l'une de mes chanteuses préférées de la scène métallique française.
  • Son keytariste et growler Peter Gothilainen. Compositeur de Dreamslave, il sait habiller sur mesure la voix d'Emma Jamot. Si le chant d'Emma est un bijou, Peter est son orfèvre.

DREAMSLAVE a sorti un EP 5 titres en 2012.
Il a pris son envol en 2015  avec Rest in Phantasy, son premier LP.
L'artwork, des roses dans un coeur, est signé Carol Cavalaris. La tendance est au violet, qu'on retrouve sur la jaquette jusque dans les costumes des musiciens.

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L'album s'ouvre sur Join The Phantasy, une invitation orchestrale très courte, avec un choeur composé d'une dizaine d'artistes qui introduit une première piste de Metal Mélodique (The Dark Crusade). Le chant lyrique d'Emma le dispute aux growls de Peter.
Masquerade, le morceau, suivant ouvrait l'EP de 2012. C'est l'alien de l'album. Il détone un peu par son côté électro.
Trois autres morceaux figuraient également sur le premier opus : le Nightwishien End of Innoncence, Wishes of Revenge et The Vinland Saga.
Emma utilise sa voix lyrique et une voix claire, parfois assez basse (Doomsday).
Toutes les compositions ont leur place, allant du très bon (The Dark Crusade, The Vinland Saga, Eternitears) à l'excellence (Torments, Pirate's Anthem, Angel Requiem).



En neuvième piste, Emma vocalise dans un duo Speedo-Mozarto-Mélodique avec Najib Maftah. C'est remarquable, c'est brillant, c'est drôle et prodigieusement joué.
RIP s'achève sur Eternitears, où Emma nous soulève en douceur pour nous déposer très haut avant de refermer l'album.

Avec Rest in Phantasy, Dreamslave  s'affirme au premier coup dans un genre pourtant très exigeant.
Il réussit à se hisser au rang de ses aînés et parvient à trouver la note originale qui le distingue des copistes. 
Au bas mot, Dreamslave est  particulièrement doué, et je vous invite à le surveiller bien attentivement car il se pourrait qu'il ait trouvé la formule qui le conduira vers une carrière internationale dès le prochain album, opus en préparation qu'on guette avec impatience.
Une galette à classer entre vos Epica et vos meilleurs Nightwish, avec lesquels Rest in Phantasy supportera  la comparaison sans rougir. 



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Site officiel :
http://www.dreamslave.net/fr/

Dreamslave sur Facebook (Pensez à liker leur page) :
https://www.facebook.com/Dreamslave/

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