OSCIL - L'interview

OSCIL est un quatuor parisien qui joue un Rock Prog Alternatif aux accents métalliques. Le 15/09/2017 paraissait sur Bancamp un premier EP quatre titres intitulé “Never Ending Road(s)”. On trouve peu d’informations sur Oscil, mais ses morceaux sont de bon augure quant à l’avenir du groupe. Alors, comme on est curieux chez Hard French Metal, nous avons profité des un an de “Never Ending Road(s) pour aller leur souhaiter un bon anniversaire et leur soutirer quelques informations. Voici donc l’interview d’Oscil, quatre jeunes gens venant d’univers différents.


 

Premier album acheté ?
Florent (batterie) : Offspring, “Smash”.
Aubry (basse) : “Smash”, Offsprings...
Vincent (Guitare) : Je me souviens étant gamin avoir acheté un 33 tours de Dire Straits... un album bleu, ça devait être “On Every Street”. Plus j'écoute son jeu et plus je me dis que Knofler est un vrai tueur... tout en picking, chaque note claque !
Ingrid (chant) : Céline Di... Euh, premiers albums Rock, c'est Nirvana : “Nevermind” et “In Utero” ! J'ai acheté les 2 d'un coup.

 

OSCIL par Tatyana Palyga Photography

Qu'est-ce qui vous a amené à la pratique de votre instrument ?
Florent : La Passion pour le rythme.
Aubry : Le plaisir d'essayer de relever la partie basse lorsque j'écoutais de la musique à douze ans.
Vincent : Vers douze ou treize ans, mon père a sorti sa vieille guitare du grenier. Il connaissait quelques accords et m'a montré des standards du Rock comme “Smoke on the Water” de Deep Purple. J'ai joué un an comme un acharné sur cette vieille guitare avec ses deux centimètres de battement entre les cordes et le bois, avant que mes parents ne m’achètent une petite électrique...
Ingrid : Je connaissais par cœur tous les génériques de dessins animés, et j'entraînais les copines à faire un groupe de musique à la récré. Je m'enregistrais aussi, planquée dans ma chambre, et je faisais les lancements façon radio entre les morceaux. Et puis un jour il y a eu Céline Di... Euh Jeff Buckley ! Et Björk. Et Tori Amos...

Quel est votre parcours ?

OSCIL par Tatyana Palyga Photography

Florent : J’ai évolué au sein de groupes Rock, Metal ou Death...
Aubry : J'ai commencé par la musique classique, avec solfège et pratique du cor d'harmonie à partir de 8 ans. Après une interruption de deux ans, j'ai eu ma première basse à treize ans. A partir de là, j'ai toujours pris des cours, particuliers ou en atelier d'improvisation dans une école de musique... Lycéen, je jouais dans un groupe de Rock mais aussi dans le Jazz Band Haguenau , dirigé par Hugo Hernandez. Etudiant, j'ai exploré le jazz à Marseille, notamment au sein d' Africa Express, dirigé par Jacques Ponzio. Arrivé à Paris, j'ai rencontré rapidement Vincent, Ingrid et Florent pour remplacer leur bassiste partant au sein d'Oscil.
Vincent : Après avoir eu ma première guitare électrique, j'ai pris sept ou huit années de cours à Belfort, dans une association musicale créé par Thierry Tran, (diplômé de l'école qui est devenue le Music Academy International de Nancy). On y étudiait tous les styles, du Jazz au Metal... Je passais bien deux heures par jour à jouer des morceaux des Red Hot, Stevie Ray Vaughan, ou même de Django, à décortiquer les solis, et j'ai rapidement commencé à étudier la théorie pour pouvoir jammer et composer... En 1998, je suis tombé à la Fnac sur l'album “Crystal Planet” de Joe Satriani. Je n'ai plus décroché la guitare depuis ! (Rires)
Ingrid : Arts-Appliqués au départ, et puis formation de comédienne au Conservatoire. Pas mal de groupes de musique en lead ou en choriste (chanson française, Rock). Pendant trois ans j'ai même fait partie d'un groupe de covers de génériques d'anime japonais, Dokkaebi, et on a fait des scènes comme Japan Expo, Paris Manga, Epitanime... C'est d'ailleurs comme ça qu'on s'est connus avec Flo ! J’ai suivi des cours de chant avec Olivier Régin, Mélanie Rallo, David Féron Profdechant et Asphodel Asphö (Aurélie Raidron) ces dernières années. Et je donne des cours à mon tour...

Je n'arrive pas à borner votre musique. Si je vous demande à chacun de la définir, vous dites quoi ?
Florent : C’est une musique teintée des différents styles écoutés par chacun, avec comme vecteur commun le Rock Prog’. Notre musique se situe à la jonction des courants Rock, Metal, Folk, Pop, et est portée par des structures parfois complexes, et des mélodies accrocheuses. Ingrid : Euh... Du Rock Progressif mélodique ?
Aubry : Je dirais que c’est du Rock non radiophonique...
Vincent : La base de notre musique est Rock-Metal tout simplement ! Ingrid apporte ses influences indés à la PJ Harvey, Aubry celles du Rock authentique comme les Beatles, Florent et moi le côté Rock Metal Prog... Le but est simplement de faire des compositions qui nous ressemblent, le son vient après.

Bon Scott chantait "It's A Long Way To The Top (If You Wanna Rock'N Roll)". Qu'en pense Oscil ?
Ingrid : Robert Plant chante “...And if you listen very hard / The tune will come to you at last / When all are one and one is all / To be a rock and not to roll”...
Florent : It's a harder way to the top if you wanna Rock Prog’ ! (Rires)
Vincent : Aucun des membres d'Oscil ne vit de la musique, donc on ne se pose pas la question...
Aubry : Si seulement je pouvais ne faire que de la musique...

Comment se passe l'élaboration des compos chez Oscil ?
Florent : On a un guitariste prolifique...
Aubry : Oui ! Vincent est le créateur. Il compose chez lui et enregistre ses pistes sur des softs. Il nous partage ensuite les fichiers audios sur internet. En répétition, le morceau ne nous est pas étranger et nous gagnons du temps dans la mise en place. Nous arrivons à déchiffrer assez rapidement un nouveau morceau. Généralement au bout du troisième jeu, ça commence à bien tourner. Ingrid est la parolière, elle arrive toujours à coucher des paroles avant de répéter pour la première fois un nouveau morceau. Flo et moi nous nous concentrons sur la rythmique. Je me sens attiré par la composition. Je pense que cela demande beaucoup de temps pour travailler sérieusement. Vincent : Je me suis mis à composer pour le groupe il y a environ deux ans. J'enregistre guitare-basse-chant, et je compose les batteries avec EZ Drummer, chez moi. Comme le groupe ne répète que quelques heures par mois, c'est le meilleur moyen d'avancer efficacement. On a pu jouer environ dix morceaux début 2018, enregistrer L'EP, en commençant la composition fin 2106 ce n’est pas si mal ! Et bien sûr tout le monde met la main à la patte pour arranger les morceaux... Ingrid : En fait quand j'ai été enceinte ça a poussé tout le monde à bosser pendant la pause, et le nouveau Oscil est né ! Comme quoi... Bon, maintenant, Vince, et aussi Aubry, sont sur de bons rails, on ne les arrête plus ! Ils maquettent chez eux et on bosse ensemble en live pour affiner les morceaux et pour que ça nous ressemble. Sur les parties chant, je retravaille parfois les tonalités et mélodies, et on valide en groupe.

OSCIL par Tatyana Palyga Photography

Quels thèmes abordez-vous dans vos chansons ?
Aubry : Ingrid ?
Ingrid : L'Amour et ses contradictions, l'appel du large... Certains titres ont des thèmes plus précis... “Saya”, par exemple, est un morceau tiré d'une histoire vraie, une lettre écrite par une jeune femme qui a perdu son copain tragiquement, et qui dans la chanson devient un hymne à la force de la vie. On a un autre morceau sur le thème des réfugiés, un autre adapté d'un poème dans une BD, et même un titre qui s'appelle “Westworld”, et qui parle de briser ses chaînes... J'adore la série ! Vincent : L'EP aborde les thèmes du voyage, des sentiments amicaux ou amoureux... Il y a aussi quelques thèmes plus clairs obscur, comme sur SAYA. On n'a aucun credo particulier chez Oscil !

Quelle est votre actualité dans les mois à venir ?
Florent : De très bon nouveaux morceaux à venir, des concerts en vues, et pourquoi pas un nouvel EP ? Vincent : On travaille sur de nouvelles compositions, avec pour objectif d'enregistrer ce nouvel EP d’ici 2019 ! Puis idéalement, jouer un nouveau morceau live pour une belle vidéo, ce serait cool, non ?
Aubry : Nous continuons à travailler les nouvelles compositions de Vincent. Ma première composition est en cours également !

Quel est l'album ultime du Rock, celui qu'on pourrait présenter à une civilisation extra-terrestre ?
Florent : “Houses of the Holy”, de Led Zeppelin
Aubry : L'album blanc (NDLR : The Beatles)
Vincent : Pour les extraterrestres, “Ziltoid The Omniscient”, de Devin Townsend, Indeeed !
Ingrid : Björk, “POST”. Les extra-terrestres seront tous d'accord pour dire qu'elle est plus Rock que la plus Rock de tes potes !

 

 

 

 

OSCIL : l'EP Never Ending Road(s) - 2017.

La fée Rockette a craqué sur votre EP “Never Ending Road(s)”. Pour vous remercier, elle vous propose de passer la journée avec l'artiste ultime de votre choix. Qui choisissez-vous ?
Florent : Lady Gaga
Aubry : Paul McCartney Vincent :
Marco Minneman, ce mec est trop fort, trop cool... et je rêverais de taper le bœuf avec lui !
Ingrid : Céline Dion, au moins elle ne parle pas Islandais !

 

Un titre Rock qui pourrait être la devise d'Oscil ?
Florent : “Alive”, de Pearl Jam !
Aubry : “Helter Skelter” !
Vincent : “My Friends” ? Ingrid :
Neil Young, “Hey Hey My My (rock and roll can never die)”...

Retrouvez Oscil sur Bandcamp : https://oscilmusic.bandcamp.com/ Et n’oubliez pas de “liker” leur page https://www.facebook.com/Oscilmusic/ !

 

Les jolies photos sont de Tatyana Palyga Photography. Nous la remercions pour son aimable autorisation. Retrouvez-la sur https://www.facebook.com/tatyanapalyga.photography/

 

OSCIL PROGRESSIVE ROCK