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111 - Le Chiffre du Malin

Ce week-end, en surfant sur Facebook, je remarque une page intitulée 111.
666 The Number of the Beast, d'accord, mais c'est quoi, ça, Un-Un-Un ? Le chiffre du Malin ?
Je vais dans la cuisine, je récupère mes lunettes en téflon qui protègent des radiations, puis j'ouvre la page https://www.facebook.com/111trio/ .
Là je tombe sur une photo. Il y a une fille brune. Elle me regarde de haut. Elle tient une pancarte à la main sur laquelle je lis "111 viendra ce lundi 5 février dès vingt heures dans l'émission Le Rock à Kiki (écoute, sinon je te pète ta gueule ! Oui !)"

C'est curieux, quand même, cette histoire ! Pourquoi elle me menace, la fille ? Je la connais même pas ! En plus le 5, je peux pas, l'infirmier vient me faire les soins à domicile.
Je ferais mieux de prévenir la police... Je décroche mon téléphone.

Une patrouille arrive quinze minutes plus tard. Je fais entrer les trois policiers, je leur montre la photo.
" - Ah j'aurais parié ! C'est encore Emma Cordenod ! fait l'un d'entre eux en lissant sa moustache.
- Vous la connaissez ? je demande.
- Si on la connaît ? Elle est chanteuse, contrebassiste et bassiste ! Et aussi l'auteure d'In Uterock, une monographie sur le rock au féminin qu'elle a écrit avec Aurélien Maillet. (https://www.facebook.com/inuterock/)
- Elle fait partie de 111, un power trio rock lyonnais créé en 2016, poursuit une policière, avec Denis Simon à la batterie et Rémi Selles a la guitare.

- Sans oublier Nicolas Robert, leur ingé son, qui fait partie du groupe a part entière et assiste à toutes les répétitions, souligne le policier moustachu.
- Et Fanny Revel, la régisseuse lumière ? C'est elle qui optimise leurs prestations scéniques, reprend la policière, et Denis Veillas ?
- Alors en somme, 111 c'est un trio à six ?"
Ils hochent la tête.
" - Mais pourquoi elle me menace ? je reprends.
- Mais parce que vous n'avez pas encore écouté Extented Play, leur album, mon pauvre monsieur ! me fait le troisième policier. Depuis ce matin, on en est à la douzième intervention pour le même motif ! 
- Mais je dois faire quoi ?"

Ils me regardent d'un air compatissant.
" - Faut l'écouter au moins une fois."

Puis voilà que le policier moustachu me demande s'il peut disposer de mon ordinateur. Il va sur Souncloud où le groupe a mis son EP 5 titres à disposition (mais si vous voulez soutenir 111, vous pouvez aussi l'acheter sur les sites marchands qu'il me dit), et l'écoute commence. Un bon rock, avec une grosse personnalité, à la fois épuré et puissant. Ca me rappelle White Stripes. Pas forcément pour le style, mais pour la puissance qu'ils affichent juste avec leurs tripes, une basse ou une contrebasse, une guitare et une batterie. Mince, c'est bon, ça, je dis. Et je vois les policiers qui commencent à s'agiter progressivement, dès Weaponless. Quand arrive Sweet Murderer, le troisième titre, le moustachu perd toute contenance, il jette sa casquette en l'air et se met carrément à gueuler "Your tongue is rough". Sur Mother, c'est encore pire, les trois reprennent en choeur "Hey ! Loveeeer". Et ils se mettent a faire des grands mouvements de balancier avec leur buste tout en hurlant.

C'est là qu'on sonne.

J'ouvre la porte, j'ai un nouvel équipage de police devant moi. Des CRS, je crois.
" - On vient pour le tapage, ils disent. 
- C'est vos collègues, je réponds. 
- On sait. On a des plaintes depuis ce matin, on les suit à la trace."
Pendant ce temps, les trois premiers policiers, de plus en plus excités, dansent sur "Closer", le dernier titre. Le troisième se roule même sur mon tapis.
"- Vous les interpellez pas ? je demande.
- On va attendre la fin du EP, me répond un des nouveaux arrivants. Là c'est trop dangereux. Tout à l'heure il y en a un qui a tenté de me mordre."
Tout ça c'est la faute à 111, ils m'expliquent, notamment à Emma. Elle écrit des textes qui portent sur la relation à l'autre et à la folie, alors forcément... Et ça risque de pas s'arranger de sitôt : le groupe cherche un label dans l'optique d'un album pour l'été 2018.
- Mais pourquoi vous les arrêtez pas ? je demande.
- Pas facile : ils bougent tout le temps à cause de la musique ! ils seront le 10 février à Saint-Julien de Civry, le 14 à Paris, le 17 à Grenay, le 2 mars à Vienne et à Lyon le 6 mars."

L'EP se termine. Les trois CRS empoignent leurs collègues. "Pas de résistance, on va s'expliquer au poste", ils disent. "Je suis de la maison" crie le moustachu. "Les amendes je les fais sauter" hurle la policière.
" - Vous devriez quand même écouter 111", me lance en sortant l'un des fonctionnaires. "Moi j'écoute que du Metal", je lui crie dans l'escalier. "Il y a une telle force dans 111 que ça peut vous plaire quand même !" il me gueule. Puis tout le monde sort du bâtiment en chantant "Mother" en canon.
Je retourne devant l'ordinateur. Emma Cordonod me regarde toujours, avec sa pancarte. Elle a pas l'air de déconner, Emma... Vaudrait peut-être mieux qu'on le commande, cet EP...

 

France emma

 

 

PASTORS OF MUPPETS (METAL BRASS BAND) : Beat on the Brass ?

  • Le 06/04/2019
“Un brass band est un ensemble musical composé d'instruments de la famille des cuivres et d'une section plus ou moins importante de percussions.” (L’évangile selon Saint-Wiki)
A priori, rien à voir avec la choucroute.
Pourtant une bande d’originaux talentueux grimés en Axl Rose, Slash ou Kurt Cobain, s’attaquent depuis 2007 aux classiques métalliques avec trombones et saxophones.
Question : AC/DC dans Back in Brass, ou les Ramones jouant Beat on the Brass, est-ce que c’est péché ?
Alix “Kurt” Tucou, de
Pastors of Muppets, a bien voulu nous éclairer.
Alors sonnez hautbois, résonnez musettes, et que la lumière soit !
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PASTORS OF MUPPETS photographié par Max Dubois.
 
"Les réactions sont évidemment différentes 
suivant les endroits où l'on joue, 
mais ce qui me frappe le plus 
c'est la dimension fédératrice de ce groupe, 
“de 7 a 77 ans” !" 

Premier album acheté ?
Alix Tucou ( Trombone) :
Je crois que c’était un album de Jamiroquai !
 
Depuis plus de dix ans, Pastors of Muppets reprend des standards du Métal en version Brass Band et grimmé en stars du genre, comme si Lemmy, Axl, Slash et les autres, privés d'électricité, se voyaient contraints de jouer leur art à la seule force de leurs poumons. Comment est née cette idée ?
Alix Tucou :
Tout est parti de Yannick / Axl, qui a eu envie d’adapter le répertoire Metal en général avec des instruments à vent. Le but était, et il l’est toujours, de jouer un répertoire que l'on a plus ou moins tous écouté mais qu’on n’avait jamais pu aborder de par la nature de nos instruments.
Nous somme tous à peu près issus de la musique classique ou du Jazz, et cela sortait de notre ordinaire. C’est aussi pour nous une manière de rendre un hommage, et l’occasion de faire un sacré challenge ! On a essayé dans une cave un après-midi et on a y a pris goût, même si au bout d'une demi heure on était rétamés ! (Rires)
 
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PASTORS OF MUPPETS - Heavy Birthday (2017)
Quels critères orientent vos choix sur telle chanson plutôt qu'une autre, et quelle est celle qui vous a donné le plus de fil à retordre ?
Alix Tucou :
Master of Puppets de Metallica a été le tout premier arrangement. On l’a joué a la première répétition du groupe et il reste toujours un joli défi !
Nous faisons nos choix d'arrangements par rapport aux lignes mélodiques des morceaux , leur popularité et le goût des arrangeurs. Par exemple on ne peut pas trop arranger un morceau qui n’aurait que du chant Growl, c’est un peu trop linéaire mélodiquement.
Il y a pas mal d'arrangements qui ont été testés mais qui se sont avérés “inadaptables” pour raisons de style ou de technique. Récemment, on a eu un beau challenge pour faire sonner “Master's Apprentice” d'Opeth ; l'arrangement a été testé il y a longtemps et, à l’époque, cela nous avait paru infaisable. Mais nous avons progressé avec les années de live et, au final, nous avons eu le plaisir de le jouer en concert et nous l’avons enregistré sur notre dernier album, “Heavy Birthday”.

 

Qu'est-ce qui vous plaît le plus dans Pastors Of Muppets ? Adapter les compos, faire des concerts ?
Alix Tucou :
Tous les aspects du groupe restent un pur plaisir. Nous nous connaissons depuis longtemps, que ce soit en répétition, concerts de rue, sur scène ou après, plus tard dans les soirées , on a tous beaucoup de plaisir a être ensemble, à faire du Rock, et à rencontrer des gens de toutes sortes .

 

Comment les membres du groupe, fort d'une dizaine de musiciens, se sont-ils rencontrés ?
Alix Tucou :
Le line-up a changé avec les années, mais on est un noyau dur qui s’est connu en Aquitaine et à Bordeaux .
 
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PASTORS OF MUPPETS phtographié par Max Dubois.
La spécificité de votre Brass Band vous a amené du Hellfest au Festival du Monastier, très orienté cuivres. Le public réagit-il différemment d'un fest à l'autre ?
Alix Tucou :
Les réactions sont évidemment différentes suivant les endroits où l'on joue, mais ce qui me frappe le plus c'est la dimension fédératrice de ce groupe, “de 7 a 77 ans” ! Avoir la possibilité de jouer au Hellfest quatre fois et y faire une de nos Pastorclass (MasterClass de Metal Brassband), c’ est un privilège, et il en est de même avec Monastier. Ces deux festivals sont profondément dédiés a leur programmation. Ils attirent une audience très diverse et de tous ages, qui finit toujours par pogoter ou chanter joyeusement, et c'est une belle récompense pour nous ! La première fois que l'on a joué au HellFest, la réponse du public a été impressionnante, avec des moments magiques .

 

Quel album écoutes-tu actuellement ?
Alix Tucou : L’un des derniers Alice in Chains, et Appetite for Destruction...
On ne se refait pas !

 

Un nouvel opus de Pastors Of Muppets est-il à l'étude ?
Alix Tucou :
Actuellement on se consacre au travail de nos live. Le Hellfest et notre prix au festival d'Amorebieta nous ont donné un belle dynamique et l'envie de peaufiner encore plus nos prestations. Le groupe est un plein processus créatif pour continuer a évoluer sur scène. On réserve quelques surprises pour les mois qui suivent, et gardez bien l’œil ouvert pour 2020, du tout nouveau matériel est en préparation ! C'est tout ce que l'on peut vous dire pour l'instant...

 

Quelle est votre actualité pour les mois à venir ?
Alix Tucou :
N
ous serons le 10/05/2019 a Épinal à la Souris Verte en première partie de TOO MANY ZOOZ, puis le le 11/05/2019 au Rocksane de Bergerac pour une Pastorclass , le 1/06/2019 à Espelette, du 7 au 1006/2019 en Italie, au Manciano Street Music Festival , enfin les 12 et 13/07/2019 au Festifurie's de Saint-Clément-les-Places, au Xtreme FEST a Albi et Carmaux et pour conclure au SYLAK Open Air Festival a Gourdans le 2/08/2019.

 

Merci, Pastors Of Muppets, d'avoir bien voulu répondre à mes questions. Le mot de la fin ?
Alix Tucou :
HeadBrassBang MotherFuckers !

 

 

 

News, concerts, vidéos, discographie, retrouvez toutes les informations concernant Pastors Of Muppets sur leur site :
http://www.pastorsofmuppets.com/

Ou sur leur page Facebook :

https://www.facebook.com/PastorsofMuppets/

Retrouvez la discographie de Pastors Of Muppets sur Bandcamp :

https://pastorsofmuppets1.bandcamp.com/
 
Les photographies de Pastors Of Muppets sont de Max Dubois.
Retrouvez-le sur
Max Dubois - MXBX :
https://www.facebook.com/maxduboisphotographe/
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PASTORS of MUPPETS par Max Dubois.
 

 

 

BAD WHISPERS (Heavy Metal - Clermont-Ferrand) - L'interview

Si vous êtes, comme moi, fans de Heavy et des belles voix, méfiez-vous : le remarquable Ben Red Trigger a tout pour vous harponner dès lors qu’il est porté par les compos de ses potes de Bad Whispers . Ces Clermontois ont monté leur groupe en 2016, et ils ont sorti un premier EP éponyme en 2017. Ils s’apprêtent maintenant à récidiver avec un album. Tiens, tiens... Il n’y aurait donc pas que des volcans éteints en Auvergne ? C’est bien la preuve que Dutronc avait raison : on nous cache tout, on nous dit rien ! Il était grand temps d’y remédier. Voici l’interview de Bad Whispers, et quelques vidéos pour vous décrasser les oreilles.


 

Bonjour Bad Whispers, premier album acheté ?
Ben Red Trigger - Voix : Korn, Take A Look In The Mirror.
Jo Courtinat - Guitare, Voix : De mémoire, The Police, Greatest Hits.
Chris Whisp - Guitare : Dire Straits, Brothers In Arms.
Guillaume Néel - Basse : AC/DC, Live 91 Donnington.
Loïc Pean - Batterie : Le Black Album de Metallica.

Comment est né votre vocation musicale ?
Ben Red Trigger : J'ai commencé assez jeune avec le piano, puis la guitare, et assez tardivement le chant. Il y a toujours eu un rapport avec la musique je pense. Quand tu es gamin, tu t'essaies à pas mal d'activités, celle-là ne m'a jamais quitté !
Jo Courtinat : J’ai baigné dans la musique quand j’étais gosse, avec un studio d’enregistrement dans le sous-sol. Ça laisse des traces !
Chris Whisp : J'ai toujours était attiré par la guitare. A dix-huit ans, ma première paye de salarié est partie dans une Fender Stratocaster !
Guillaume Néel : Un copain de lycée qui m'a fait découvrir la guitare électrique. Il m'avait conseillé de commencer par là pour rejoindre la basse plus tard.
Loïc Pean : j’ai commencé la guitare vers seize ans avec des potes et, un peu plus tard, pour s’amuser, on a essayé de monter un petit groupe. Il fallait un batteur. Je m’y suis collé.

Quelle est la partie que vous préférez dans votre activité de musicien ?
Ben Red Trigger : La scène, la scène et la scène ! Et boire des bières pendant que les autres montent leur matos !
Jo Courtinat : Certainement la composition d’un morceau, des premières notes à la finalisation, tous ensemble.
Chris Whisp : Jouer ensemble !
Guillaume Néel : Jouer sur scène.
Loïc Pean : La scène. Et mettre en place un morceau.

Bad Whispers sur scène par Krystoff Kubizol

 

L'EP, on l'a sorti assez rapidement
pour être présents et avoir un support.
Pour l'album, on va prendre notre temps.
On veut présenter un produit fini,
le but étant de passer au niveau supérieur !
(Ben Red Trigger)

 

BAD WHISPERS est né en 2016 et l'EP éponyme sorti en 2017 est votre premier album. Vu sa qualité, je n'imagine pas une seconde que vous n'ayez pas tous un certain parcours musical. Comment êtes-vous arrivés là ?
Ben Red Trigger : Mon premier vrai groupe en tant que chanteur date de 2007, j'avais dix-huit ans ! Mais j'ai vraiment commencé l'expérience de groupe (avec des EPs, de belles scènes, des projets, etc) en 2010 avec RedLights, qui est devenu Dustrigger en 2014. Puis arrive Bad Whispers fin 2016.
Jo Courtinat : Depuis 1998, j’ai fait partie de plusieurs groupes. Certains tournaient, d’autres pas du tout. Guitare, basse, chant, ou même batterie, j’ai eu la chance de pouvoir toucher un peu à tout. Ces expériences, qu’elles soient positives ou négatives, m’ont permis d’être sûr de la direction que je souhaitais prendre avec Bad Whispers.
Chris Whisp : Comme mes collègues, un parcours jalonné de plusieurs groupes, dans différents styles.
Guillaume Néel : De 1997 à 2013 j'ai officié à la basse/chœurs dans le même groupe, Icarus, qui a fini en cover band de Maiden sur les dernières années de son existence.
Loïc Pean : J’ai eu aussi plusieurs groupes, qui n’ont pas forcément mené à quelque chose de concret dans la durée. Aujourd’hui je sais ce que je veux en terme de musique, et c’est ce que nous faisons avec Bad Whispers !

Qui fait quoi dans le groupe en matière de compos et d'organisation ?
Jo Courtinat : Généralement je compose les morceaux, je propose aux gars, et on structure le tout tous ensemble pour que chacun apporte sa « patte ». Les textes sont écrit par Ben principalement, et Chris en fait aussi quelques uns. Ben s’occupe de l’organisation.

L’EP déchire ! D'où sortez-vous ces quatre compositions ?
Jo Courtinat : Principalement des compositions qui dormaient dans un vieux dossier sur mon PC. L’apport de chacun a permis d’en faire de supers morceaux qu’on aime jouer et écouter.

Vous êtes basés à Vichy et Clermont. Comment ça se passe pour la scène Metal en Auvergne ?
Jo Courtinat : Ce n’est pas simple, mais Ben est celui qui en parlera le mieux.
Ben Red Trigger : La scène Metal est très variée en réalité en Auvergne. Pas mal de petits groupes, mais très peu de lieux pour accueillir les formations et leurs décibels. C'est dommage ! Il y a du potentiel en Auvergne. Il y a des projets qui se développent niveau scènes (festivals, lieux associatifs, etc). À voir sur la durée !

Vous préparez un album pour 2019. Vous pouvez m'en dire plus ?
Jo Courtinat : Il est en cours d’enregistrement, nous faisons actuellement les prises de son.
Ben Red Trigger : L'EP, on l'a sorti assez rapidement pour être présents et avoir un support. Pour l'album, on va prendre notre temps. Jo a beaucoup bossé sur le son. On veut présenter un produit fini, avec une bonne comm'. Le but étant de passer au niveau supérieur !

La fée Métalline est extrêmement satisfaite de votre EP. Elle propose pour vous remercier de passer la journée avec l'artiste de votre choix, sans aucune limite de lieu, de temps, d'art... Qui choisissez-vous ?
Ben Red Trigger : Slash !
Jo Courtinat : Mark Tremonti.
Chris Whisp : Tremonti !
Guillaume Néel : Bruce Dickinson.
Loïc Pean : Mike Portnoy.

Il ne reste de place sur l'Arche de Noé que pour un album de Rock. Lequel choisissez vous pour tout reconstruire dans la bonne direction ?
Ben Red Trigger : Ça c'est dur ! Il y a des albums qui te suivent toute ta vie mais tu ne les écoutes pas en permanence... Dernièrement j'étais pas mal sur Fortress d'Alter Bridge.
Jo Courtinat : Alter Bridge, Blackbird, mais honnêtement ça me ferait ch*** d’en n’emmener qu’un seul !
Chris Whisp : Led Zeppelin IV, ça serait un début prometteur.
Guillaume Néel : Iron Maiden, Seventh Son Of A Seventh Son.
Loïc Pean : Il y en a trop mais je dirais le Black Album.

Quel titre de chanson du répertoire Rock pourrait être votre devise ?
Ben Red Trigger : It's A Long Way To The Top, (If You Wanna Rock’N Roll) !
Jo Courtinat : (I Can’t Get No) Satisfaction. Private Joke ! Franchement j’en sais rien...
Chris Whisp : It's A Long Way To The Top !
Guillaume Néel : Die With Your Boots On.

Pourquoi une reprise de Midnight All en clip et pas un second morceau du EP ?
Jo Courtinat : On aime beaucoup ce cover, et il ne verra certainement jamais le jour sur un album. C’était une bonne solution pour le partager.
Ben Red Trigger : C'était plus un plaisir qu'on s'est faits !

Quelles sont vos ambitions avec Bad Whispers ?
Jo Courtinat : Comme beaucoup de groupes aujourd’hui je pense, pouvoir en vivre. Mais le principal, c’est de se faire plaisir, et on verra où ça nous mène.
Ben Red Trigger : Comme Jo, j'aimerais en vivre aussi. Mais la route est longue !

Quelle est votre actualité dans les prochains mois ?
Jo Courtinat : On va se concentrer sur notre album le temps nécessaire. On envisage de remonter sur scène pour le deuxième trimestre 2019.
Ben Red Trigger : Il y a quelques dates en cours d'organisation/négociation, mais la priorité 2019 reste l'album.

Merci Bad Whispers pour cette interview.
Ben Red Trigger : Merci à toi et de ton intérêt pour le groupe ! La prochaine interview se fera peut-être en face à face ! (interview réalisée via Facebook en janvier 2019)


 

liker BAD WHISPERS : https://www.facebook.com/badwhispersofficiel/ écouter BAD WHISPERS : https://badwhispers.bandcamp.com/album/bad-whispers (moi j’aime bien Bandcamp, mais vous vous avez le choix :)

Nous remercions Krystoff Cubizolles pour sa photographie, son accueil et son aimable autorisation. Retrouvez le sur (https://www.facebook.com/poprock43/)

THE LOSTS - Addictif et Heavy

Tournant depuis 2010, The Losts, a sorti “No God, No Devil”, son premier EP, en 2013. “.​.​. Of Shades & Deadlands” suivait en 2016, album addictif et Heavy, rappelant le meilleur de la NWOBHM. La voix d’YGC - les membres du groupe ont pour nom des trigrammes - pourra d’ailleurs parfois vous rappeler celle d’un certain Rob “Metal God” Halford, même s’il ne revendique pas cet héritage. Aujourd’hui, le quatuor du Nord se concentre sur son futur album, qui ne sortira peut-être qu’en 2020. On n’allait pas rester tout ce temps sans nouvelles ! Voici l’interview de The Losts.

THE LOSTS par ALexis Godel.

"On rapproche parfois ma voix de celle de Rob Halford
(même si je n’ai aucunement la prétention 
de me comparer à lui).
Ce n’est néanmoins pas le chanteur
que je citerais en priorité 
dans mes influences."
YCG 

Premier album acheté ?
JCR (Batterie/Chant Black/Choeurs) : Nightwing, de Marduk.
GGV (Basse/Chant Thrash/Choeurs) : La bande originale de Wayne’s World.
DGC (Guitare/Clavier/Choeurs/Design): Violator, de Depeche Mode.
YGC (chant/Guitare/Mandoline) : Ma première cassette achetée est sans doute Dangerous de Michael Jackson. J’avais dix ans. Slash n’était pas très loin quand on y repense ! Mon deuxième achat a été Countdown to Extinction de Megadeth.

Judas Priest n'est pas cité parmi vos influences (ou alors il est dans le “etc” final), pourtant la filiation me paraît évidente à l'écoute de votre album “.​.​. Of Shades & Deadlands” (2016).
DGC : J’imagine que c’est à cause de la coupe de cheveux de YGC que tu dis ça ! Plus sérieusement, Judas Priest fait effectivement partie de nos influences, mais nous avons tellement de références dans le groupe, avec une assez grande diversité entre les quatre membres, qu’il est difficile de lister tout le monde. Il nous arrive de reprendre Breaking The Law pour finir certains concerts et ça prend en général très bien.
YGC : Quand tu pratiques le Heavy Metal, Judas Priest est forcément passé dans ta platine à un moment donné ! C’est une telle institution ! On rapproche parfois ma voix de celle de Rob Halford (même si je n’ai aucunement la prétention de me comparer à lui). Ce n’est néanmoins pas le chanteur que je citerais en priorité dans mes influences.

Vos opus sont-ils des concepts ? Il me semble qu'ils ont pour fil rouge les Egarés, des personnages sans visage, sans nom et sans lois, qui vivent hors de la société ?
DGC : Tu as bien capté le concept global. Oui, nos prods tournent autour de ces personnages que nous incarnons lorsque l’on monte sur scène. Tous nos textes et nos visuels ont trait à leur histoire. « La Genèse des Égarés » est notamment narrée dans certains titres à l’ambiance atmosphérique. Notre concept est en fait une certaine représentation de la société moderne avec ses conflits intérieurs, ses doutes, son tiraillement entre gain de liberté et perte de repères. Ces personnages nous permettent également de théâtraliser notre univers et de lui donner une dimension plus visuelle.

“... Of Shades & Deadlands” est beaucoup plus agressif et Heavy que son prédécesseur “No God, No Devil” (2013), on a presque l'impression qu'il ne s'agit pas du même groupe. Avez-vous senti une évolution ?
DGC : En fait, les morceaux des deux disques ont été composés à peu près à la même période. Lorsque nous avons enregistré No God, No Devil, nous avons choisi des morceaux plutôt typés Classic Heavy, pour donner une certaine cohérence d’ensemble. C’est ce qui donne cette ambiance si particulière au disque mais qui, on le confesse, n’est pas complètement représentatif de notre musique. Pour … Of Shades & Deadlands, on a voulu montrer le vrai visage de The Losts, plus complexe et plus éclectique. On a aussi pris plus de temps dans la production, tout en gardant cet esprit old-school qui nous tient à cœur, et les parties de chants ont été beaucoup plus travaillées.
YGC : Le ton devrait se durcir encore sur la suite! C’est en tout cas l’impression que nous renvoient nos nouvelles chansons…

THE LOSTS - No God, No Devil (EP - 2013)

Justement, comment se passe l'élaboration des compositions chez The Losts ?
DGC :
En règle générale, YGC amène la structure musicale et le chant. Le reste du groupe compose ensuite ses parties autour de ce squelette. Ça marche plutôt bien et ça nous permet de mélanger nos différentes approches musicales.

Stan W Decker a réalisé l'artwork de votre dernier album. Qu'est-ce qui vous a orienté vers cet artiste ?
DGC :
YGC, également chroniqueur pour Lords Of Chaos Webzine, avait eu l’occasion de l’interviewer dans ce cadre et de faire connaissance avec lui. On a vraiment accroché à son style. Il avait déjà quelques belles références dans son book : Primal Fear, Vanden Plas, Jorn, Masterplan, Monument, Manigance… Il a su parfaitement comprendre et exprimer visuellement l’âme et l’esprit des Égarés.

THE LOSTS - Of Shades & Deadland (2016). L'artwork est de Stan W Decker.

Quelles indications lui aviez-vous donné et quel a été votre sentiment quand il vous a présenté son travail ?
DGC :
On voulait qu’il retranscrive un univers post-apocalyptique tout en clair-obscur, mêlant ombres et lumières, et mettant en scène les personnages des Égarés. On lui a présenté les paroles des morceaux ainsi que nos éléments visuels, dont les masques des Égarés qu’on porte parfois sur scène. On n’a pas eu beaucoup de retouches à apporter au projet qu’il nous a présenté, il était en plein dans le mille ! Il a même réussi à intégrer un petit rappel visuel de “No God, No Devil” (on vous laisse trouver lequel !).

Un nouvel album est-il à l'étude ?
DGC :
Oui, c’est dans les tuyaux, on planche dessus actuellement. Tous les morceaux sont prêts et calés. On lance les sessions d’enregistrement dès Janvier. On prépare encore quelques surprises des Égarés dans cet opus. [NDLR : la date de sortie de l’album n’est pas fixé, il sera prêt probablement en 2020].

Un mot sur la scène Metal française ?
YGC :
Malgré des barrières culturelles qui marginalisent parfois notre style favori, la scène est bien dynamique. Il suffit de voir toutes les affiches, les petits ou plus grands festivals, les pages de groupe sur les réseaux sociaux qui fleurissent un peu partout dans le pays mais aussi les médias spécialisés. On s’intéresse pas mal, et on s’y frotte forcément de par notre activité, à la scène underground et ce que nous pouvons dire c’est qu’elle est grouillante, pleine de vie et de belles surprises. Pas toujours évident cependant de faire vivre sa musique parmi une offre fourmillante et la pénurie de structures d’appui. Il y a des associations qui œuvrent pour cette scène, je pense par exemple à UNDERGROUND INVESTIGATION . Et puis, dans le coin, on a de nombreux copains : BlackBart, Zaang, Hybrid, Fool’s Paradise, et tant d’autres, puis Haircuts That Kill, Doomforge ou The Guardian lorsqu’on passe la frontière belge.

Il ne reste de place que pour un album sur l'arche de Noé. Lequel choisiriez-vous pour reconstruire le Rock dans la bonne direction ?
JCR :
Sleep of The Angels de Rotting Christ.
GGV : Les Keeper of The seven keys, de Helloween.
DGC : Appetite for Destruction des Guns’N’Roses.
YGC : S’il n’y en avait qu’un, il s’agirait du Holy Land d’Angra. Chef d’œuvre absolu et, de mon point de vue, jamais égalé !

Votre actualité dans un avenir proche ?
DGC :
On est à fond dans le nouvel album et ça va nous prendre pas mal de temps et d’énergie. On prévoit néanmoins un retour sur scène en mars avec nos amis roumains de Dirty Shirts. On ne pouvait pas manquer les retrouvailles avec eux.

Le mot de la fin ?
YGC :
On s’absente quelques temps pour bosser dans notre grotte mais ne vous éloignez pas, on compte bien revenir avec un disque tout beau, tout neuf ! Sinon, merci Ahasverus, pour ton intérêt et le temps consacré !

The Losts par Loïc Andrzejewski.


 

Retrouvez la discographie de The Losts sur Bandcamp : https://thelosts.bandcamp.com

The Losts, par Loïc Andrzejewski.

Crédits photographiques : Les photographies de The Losts sont de Alexis Godel et de Loïc Andrzejewski.

BITCH BOYZ - Good Vibrations

BITCH BOYZ est un duo composé de Seb Alaise et d’Oliv. Leur répertoire va de l'Electro-Rock au Punk, en passant par le Stoner. Le groupe n'a pas encore d'album à son actif, mais il dispose déjà pour la scène d'un répertoire étoffé de compos originales. Il a entamé une tournée dans le Var , astucieusement nommée le "World Var Tour" par ce groupe qui ne manque ni d'énergie, ni d'imagination, ni d'humour.

Photo : Floh-design

Mais laissons Seb Alaise nous donner sa version de Bitch Boyz :

Seb : “A l’origine, en 2011, j’étais seul dans ce projet, dont le but était de balancer quelques reprises revisitées, puis de relever le défi de faire quelques compos en assurant tous les instruments moi-même, sauf la batterie que je programme sur ordi. Rapidement, vu mon talent pour les solos de guitare, je me suis dit qu’il fallait un vrai guitariste pour rendre tout ça plus crédible...

Après plusieurs années de recherche, le temps de trouver un gars prêt à enchaîner une reprise de Madonna en mode Pop-Rock/Electro pour monsieur tout le monde et une compo du genre Punk-Hardcore/Indus, l’élu arrive et il se nomme Olive ! On dispose maintenant d'une dizaine de titres, et on enregistre, en ce moment, en home-studio. Les thématiques de nos morceaux sont larges, et de plus en plus sérieuses. A l’époque des premières compos, ça partait un peu dans tous les sens : “Sky Becomes Two” décrit une ambiance film-catastrophe, tsunami et fin du monde ; “Something From the Past”, écrit par mon ami Christophe Lorentz, dévoile le côté obscur du groupe, et “Space Adventure” fait un accueil des plus chaleureux au public. Dans les dernières compos, trois titres hissent haut le drapeau de Sea Shepherd, en abordant le thème de la captivité dans les parcs marins, tels que Marineland, mais aussi dans les zoo, dans les cirques, tous ces endroits qui retiennent des animaux sauvages prisonniers et qui les utilisent comme des esclaves pour en tirer profit. Dans les prochains titres, il sera question des massacres de dauphins dans les Iles Féroé et dans la baie de Taiji, au nom d’une putain de tradition à la con, ainsi que de la pêche aux requins, qui sont mutilés pour leurs ailerons puis rejetés à la mer. La question des convictions politiques est rapidement évoquée dans un titre qui annonce bien la couleur : “Leave my Balls”. Il s’adresse tout particulièrement à ceux qui ont une fâcheuse tendance à te croquer la tête, en espérant te faire adhérer à leurs idées de merde. “Green” fait le parallèle entre les deux symboles du vert : couleur de la nature, de l'espoir, de la vie, et d'un autre côté couleur des uniformes militaires, donc de la guerre, de la mort, du mensonge...”

Bitch Boyz sait aussi faire sonner des titres plus légers : “One Season” parle de Game of Thrones, et “Here Come the Bitch Boyz, Better Than Sex Toys” joue sur les mots, les Boyz se mettant “dans la peau d’une jeune chanteuse débutante, chaude comme la braise, prête à tout pour réussir…” Bref, le plus simple c’est encore d’aller les voir sur scène pour qu’ils vous racontent tout ça dans les moindres détails…

Les Boyz poursuivent leur “World Var Tour” : il seront le 16 juin au El Mariachi à La Garde, avec Vicious Grace et Balls Out. On verra, comme l’année dernière, le duo le 21 juin à Grasse, “sur le trottoir, comme toute Bitch digne de ce nom”, précise Seb.

En 2018, BITCH BOYZ remet le couvert à Grasse.

 


 

Merci à floh-design pour son illustration et son aimable autorisation. https://www.facebook.com/floHdesign/ Merci à Seb pour son accueil et toutes ces précisions. https://www.facebook.com/biitchnoiz/

Si vous visitez sur leurs pages Facebook, n’oubliez pas le petit “Like” !

THE DAWN RAZOR : Questions à Sylvain SPANU

The Dawn Razor est né à Paris en 2017. En moins d’un an, le groupe a sorti “Renaissances”, son premier album. Ce LP mélange des inspirations Death et Black et a la singularité de présenter un titre en Allemand et un autre en Russe. The Dawn Razor part très prochainement dans une tournée qui le conduira de Paris à la Belgique. C’était le moment idéal pour essayer d’en savoir plus auprès de Sylvain, le fondateur du groupe.

1.- Nom, prénom, instruments pratiqués ?
Spanu, Sylvain, guitare électrique, chant.

2.- Premier disque acheté ?
Un “best of” de Carlos Santana.

3.- Pourquoi l'album de The Dawn Razor se nomme-t'il “Renaissances”, et pourquoi “Renaissances” au pluriel ?
Les chansons de l'album parlent de thèmes très durs, comme les guerres ou les catastrophes naturelles mais, à chaque fois, ces événements terribles laissent la place à quelque chose de nouveau, d'où le nom “Renaissances”.

4.- Qui a réalisé la pochette de l’album et quelles thématiques lui aviez vous donné ?
C'est un jeune graphiste, il n'a pas encore de page Facebook. Je la ferai suivre dès qu'elle sera là. Les images sont toutes des thèmes sublimes.

5.- Vous avez un titre en Allemand et un autre en Russe. Vous ciblez un public d'Europe de l'Est ?
Pas spécialement. Il y a même quelques phrases en d'autres langues dans certaines chansons ! Je vous laisse découvrir...

6.- Qui a écrit ces chansons en Russe et en Allemand ?
J'ai écrit celle en Allemand. Pour le Russe, je me suis fait aider par une russophone.

7.- Tu as quitté ton précédent groupe pour fonder The Dawn Razor en 2017.Qu'est-ce qui a été le plus difficile à mettre en place pour ton jeune groupe depuis sa création, et que penses-tu de la situation de la scène Métallique française ?
Le plus difficile a été l'organisation de concerts. Je n'avais encore jamais fait ça ! Je suis fier de la scène métallique française, beaucoup de jeunes groupes travaillent très dur pour percer ! Et quand on pense à des géants comme Gojira, ça laisse rêveur !

Sylvain Spanu

8.- Ta musique est “comme des tableaux alliant violence et soli lyriques”, un “mélange explosif d'inspiration death et black”, à la croisée de Children of Bodom et de Gojira. Concernant les paroles, vous abordez avec “Lisboa 1755” le tremblement de terre de 1755 qui fit environ 60.000 victimes. Quels sont les autres thèmes visités par Renaissances ? Un parle d'un volcan islandais, un autre d'un chasseur perdu la nuit en forêt en plein hiver, un autre d'un monde futuriste...

9.- Peux tu dire un mot sur les musiciens qui t'accompagnent ?
Je suis accompagné par Yohann à la batterie, également batteur de Department of Correction (Grindcore), et par Florian à la basse qui est aussi chanteur guitariste de Telperion (Folk Metal).

10.- Il est rare qu'un jeune groupe sorte un album et parte en tournée si rapidement. Comment se passe l'élaboration des compos,tu les avais déjà dans ta musette quand tu as créé ton précédent groupe pour fonder The Dawn Razor ?
Bien sûr, j'avais terminé les compositions en 2016 !

11.- Vous partez la semaine prochaine pour une série de concerts entre Paris et la Belgique. Comment appréhendes tu cette tournée ?
Ça va être très intéressant de voir les gens réagir aux nouveaux morceaux, et ça fait un moment que je n'ai pas fait de concert. J'ai hâte!

12.- Quelle est la question que tu aurais adoré que je te pose et que je n'ai pas posée ? Pourquoi The Dawn Razor ?
Oui, au fait : pourquoi "The Dawn Razor ?" J'aime l'image que ce nom évoque, la fine lame de lumière sur l'horizon qui sépare le jour des ténèbres.

Merci beaucoup, Sylvain, d’avoir répondu à mes questions.

DIX QUESTIONS A : FLORIAN MERINDOL (NOPILLOW, DISCONNECTED)

Il suffit de le voir une dizaine de minutes sur scène pour comprendre que ce guitariste est déjà inscrit dans l'avenir de la scène hexagonale. Il officiait dans Silvertrain, il tourne avec Disconnected qui jouera à la Boule Noire le 5 mai 2018, il prépare un album pour Nopillow. Aurait-il l’intention de prendre le contrôle de la planète Métal ? C'était plus que temps d'aller les lui poser, les dix questions, à Florian Mérindol !

1.- Nom, prénom, instruments pratiqués ?

Mérindol, Florian, Guitare.

Photo Cat'Ché13.

2.- A quel âge as-tu touché ta première guitare ?
Je crois que ça remonte à mes 6 ans, une guitare ½ que le père Noël avait eu la gentillesse de m’apporter. Ahasverus (flottement) : Euh... Je suis pas zicos. C'est quoi, "une guitare 1/2” ? Florian : C'est pour les enfants. Ils font des guitares 3/4 et des guitares 1/2, donc trois quarts de la taille d'une guitare standard ou la moitié... Ahasverus (flottement) : Ah ouais ? Ah, ouais...

3.- Par quel album as-tu découvert le Métal ?
“Take a look in the Mirror”, de Korn, a dû être le premier vrai album de Métal que j'ai écouté (à peu près en même temps que Kill em All de Metallica). Mais le premier album que j’ai acheté moi même était “St-Anger”, de Metallica. J'étais d’ailleurs assez déçu à l’époque, je m’attendais à un nouvel album de Metallica, et j’ai eu un groupe différent, qui avait choisi comme instrument principal une casserole en guise de caisse claire...

4.- Nopillow prépare actuellement son premier album. Ce que l'on découvre dans les vidéos est particulièrement excitant. Quand penses-tu que cet album sera prêt ?
Alors oui ! Nopillow prépare son premier album depuis un petit moment déjà, et il s’annonce super bien !!! On va y trouver du gros riff, des rythmiques composées, des textes dérangeants. C'est un projet déjanté basé sur du métal groove, et même funk selon les morceaux. La date de sortie n’est pas encore définie et je préfère ne pas m’avancer tant qu'on n’est pas sûrs de nous.

5.- Pour te féliciter de la qualité de ton jeu, la fée Métal exauce ton vœu : aller boire une bière, avec modération bien sûr, mais également avec ton idole, le musicien ultime, celui que tu rêves de rencontrer. Qui nommes-tu ?
Merci la fée Métal ! Très compliqué de choisir UN musicien ultime.. Je pense que je choisirais Mattias IA Eklundh, (NDLR : Freak Kitchen, Frozen Eyes, etc), car c'est probablement le guitariste qui m'a le plus influencé, et il a l’air vraiment super cool ! Comme de toutes façons, à l’occasion de cette bière, (qui sera plutôt du Ricard, d’ailleurs !), on va sympathiser et reprogrammer une soirée, il s’occupera forcément d’inviter Ron Thal et Christophe Godin, que j'ai eu la chance de rencontrer lorsqu’on les a fait venir en masterclass à Guitar Academy, (NDLR : Florian donne des cours de guitare), et leurs amis à la soirée suivante. Donc je confirme que c'est un bon choix !

6.- Fin février, tu as rejoint Disconnected, aux côtés d'Ivan Pavlakovic, Romain Laure, Adrian Martinot, Aurélien Ouzoulias, autant dire du grand format niveau pointures. Tu as eu moins d'un mois pour préparer le concert inaugural de leur album "White Colossus", et tu t'en es tiré sans aucune fausse note et avec le sourire. Florian Merindol est-il si heureux quand il joue qu'il ne connaît pas le stress ?
Le stress, je l’ai connu avant le live (haha!). Moins d’un mois pour apprendre les morceaux en bossant à côté la semaine, et en ayant eu notre dernier concert avec Silvertrain dans cette période ! J'ai donc été pile à l’heure, j’ai appris les dernières notes de l’album durant les derniers jours avant de monter à Troyes, où j’ai pu rencontrer ces quatre musiciens, très talentueux, et avec de grandes qualités humaines ! C’était une super expérience, qui n’est autre que le début d’une aventure qui s’annonce ENORME ! Et pour répondre à ta question, bien sûr qu'il est heureux, le Flo ! Il a réussi à contrôler son stress le jour où il a accepté d’avoir le droit de faire des fausses notes, justement !!!

7.- Il ne reste de place que pour un album dans l'arche de Noé du Rock. Lequel choisis-tu pour tout reconstruire ?
Un seul album ? Arf ! Pour reconstruire le monde en partant d’aujourd’hui, je dirais bien “Are you kidding me ? No.” de Destrage. Ou alors on remonte un peu, avec “Rust in Peace”, de Megadeth, et on voit comment ça évolue ?

8.- Si tu étais moi en plus doué, quelle question aimerais tu te poser ?
Ha ha ! Alors si j’avais une question à me poser, je me demanderais probablement si l'idée de faire un album solo m'a déjà traversé l'esprit...

9.- Florian, il y a une question que je me pose depuis un certain temps : l'idée de faire un album solo t'a-t'elle déjà traversée l'esprit ? (Je comprendrais qu'à cette heure tu préfères ne pas répondre à cette question...) Non... (rires) Si, bien sûr ! Je réfléchis de plus en plus à faire un album solo à la guitare, situé entre le Métal et l'expérimental, en fouillant un peu dans ce que l’on a pas l’habitude d’écouter, en essayant de pousser au maximum les limites que l’on s'impose inconsciemment en musique.

Photo Cat'Ché13

10.- De quel titre rock pourrais-tu faire ta devise ?
“Dash”, de Ron “Bumblefoot” Thal, pour son magnifique texte.

Autre chose à déclarer ?
Les pieds, c'est comme le soleil levant, c'est en mangeant qu'il pleut. Nous laissons à Florian l’entière responsabilité de ses propos...

Merci beaucoup, Florian Merindol, de nous faire entrer dans ton univers.
Avec plaisir, et merci à toi ! À bientôt !

Pour retrouver Florian avant la Boule Noire : https://www.facebook.com/Nopillow/ https://www.facebook.com/DisconnectedMetal/

DIX QUESTIONS A : ALAN RAOUL (HOT HELL ROOM)

Un mec qui tient la basse au sein d'un groupe heavy rock aussi talentueux que Hot Hell Room, le géniteur d'Architect of Chaos (2016), ne pouvait que susciter ma curiosité. C'est pourquoi je n'ai pas hésité une minute à les lui poser, mes dix questions, à ALAN RAOUL.

Hot hell 2

1.- Nom, prénom, âge auquel tu as commencé à jouer de la musique ?
Alan Raoul, bassiste du groupe Hot Hell Room. J'ai commencé la musique vers l’âge de 15 ans en jouant dans ma chambre avec une raquette de tennis (rires). Sérieusement, j’ai commencé par  la guitare vers l’âge  de 17 ans, mais rien de sérieux au début, jusqu'à l’âge de 20 /21 ans où je me suis mis à jouer de la basse en intégrant plusieurs groupes. A cette époque, je travaillais dans un studio d’enregistrement  et de répétition en région parisienne. J'’avais vraiment du temps pour apprendre et j’ai rencontré plein de musiciens incroyables qui m’ont aidé à faire mon apprentissage, en plus des disques que j’ai écoutés qui ont été mes professeurs de musique. Je suis autodidacte, à la base. 

 

. 2.- Premier album acheté ?
J’ai commencé à  écouter de la musique  avec les Beatles quand j’avais 10 ans. Ma mère  était danseuse, elle était ouverte à pas mal de choses différentes qui allaient de la musique  classique à la world music, du Rock (voir Hard Rock) en passant par la pop et la culture de la fin des années 60 jusqu’aux années 70. Forcément,  certaines choses qu’elle écoutait quand j’étais gamin m’ont influencé inconsciemment, comme The Beatles, Van Halen, Kiss, Black Sabbath, Pink Floyd et plein d’autres... C’est elle qui m’a offert mes premiers disques, comme Thriller  de Michael Jackson, Love At First Sting  de Scorpions, ou encore le Perfect Stranger de Deep  Purple, et bien d’autres encore ! Je crois que le premier album que j’ai dû acheter avec mon argent de poche  est  le Powerslave d’Iron Maiden en cassette. Je devais avoir 13 ans. Par la suite, dès que j’avais  un peu de sous,  je les dépensais  en albums. 


3.- Elément déclencheur de ta vocation
L’envie de jouer dans un groupe de rock, d’écrire de la musique et de faire comme plein de groupes que j’écoutais quand j’étais gamin et  qui me faisaient rêver à l’époque. Rien de bien original, en somme, mais l’envie et la passion étaient bien présentes ! 


4.- Livre préféré ?
Question très difficile, en fait, car j’adore lire ! Je lis pas mal de choses différentes, dans des genres bien différents les uns des autres. Pour faire court - et ce n’est pas toujours facile avec moi (rires) - je vais retenir une des œuvres mélo-dramatiques de Frédéric Dard  (qui n’a rien à voir avec la série des San Antonio) « Le cauchemar de l’aube ». Certainement un de ses romans les plus sombres !   


 5.- Film préféré
Pareil, c’est une question très difficile pour moi ! Je pourrais en citer plus d’une dizaine dans des genres différents.   Je pense que, pour le coup, je vais citer un film français avec Patrick Dewaere  (un de mes acteurs préférés) : Psy. Une comédie loufoque sur la psychologie  et la psychothérapie  de groupe. 


6.- Geezer Butler, Steve Harris, Robert Trujillo et Sean Yseult tiennent absolument à ce que tu viennes prendre un verre ce soir au pub, mais ils ne sont pas d'accord sur l'endroit. Avec qui vas-tu ?
Héhé la question piège ! Si tous ces grands musiciens me contactaient  pour aller boire un verre un jour en même temps, cela voudrait dire que je suis très sollicité (rires). Alors, je m’arrangerais pour essayer d’échelonner les jours  sur une semaine, à savoir une personne par soir. Mais je pense que je commencerais le premier soir par Steve Harris, que j’ai eu la chance de rencontrer brièvement en 1998, Geezer Butler  le lendemain,  Robert Trujillo le jour suivant et Sean Yseult le dernier jour :  avec un peu de chance  si ça tombe le weekend, on le  passera ensemble (rires).  

7.- Arrivé au paradis, Jaco Pastorius, Cliff Burton et Lemmy Kilmister t'accueillent puis partent chacun dans une direction différente. Lequel suis-tu ?
C’est la série des questions compliquées encore ! Trois légendes du temps de leur vivant  et trois trublions qui méritent le respect pour ce  qu’ils ont apporté à la musique, chacun dans leur domaine. Je pense que je suivrais Lemmy, car avec lui il n’y a pas de règles, ça serait  de l’inattendu en permanence.


8.- Il ne reste plus qu'une place sur l'arche de Noé du Rock. Quel album choisis-tu pour tout reconstruire
Il y a 2 solutions :  soit je triche et je me fais une méga compil qui réunit  tous mes groupes préférés ; soit je choisis l’album Gretchen Goes To Nebraska de King’s X.

 9.- Album que tu écoutes actuellement
J’écoute beaucoup de choses différentes en général  et dans des styles assez variés. Le disque que j’écoute actuellement,   pendant que je rédige ces lignes, est  l’album  Power Windows,  de Rush. Mon album préféré de Rush ! C’est un album que j’aime bien écouter le soir,  souvent.

10.- Quel titre rock pourrait être ta devise ?
… And Justice For All ! Ce titre de Metallica est vraiment représentatif  de l’époque dans laquelle nous vivons, avec toutes ses injustices  et tous les déséquilibres qui  sévissent dans le monde actuellement. Ce titre date de 1988,  mais je le trouve encore plus d’actualité maintenant.  

Encore un peu sur HOT HELL ROOM ?

Liens : La page Facebook : https://www.facebook.com/hothellroom/
La Page Bandcamp :  https://hothellroom.bandcamp.com/

Hot hell r

HOT HELL ROOM

Merci à Alan pour son accueil et sa disponibilité.

DIX QUESTIONS A : ANNA LYNN (LYNN)

On prétend que LYNN, la formation de Dark Nu Metal, serait un peu la voix, le journal intime et le récit des cauchemars de l'une des sorcières de Salem.
Le groupe a sorti en août 2017 un inquiétant EP à la sublime pochette, étrangement intitulé "9".
Tour à tour chantante, hurlante, pleurante, la signature vocale de LYNN n'a pas froid aux yeux. C'est pourquoi elle est la première à avoir répondu à mes... 

 

DIX QUESTIONS A
ANNA LYNN

Lynn anna lynn modif 1

 

1.- Nom, prénom, instruments pratiqués

Anna lynn, chanteuse.

2.- Premier album acheté

Offspring,  "Americana". J'étais en 5ème, au collège, il me semble. Cadeau d'anniversaire de ma mère ! Je découvrais la scène  Métal...  grâce a la chaine Mtv ! Linkin Park, Korn, Courtney Love, Marilyn Manson y passaient régulièrement. J'ai le souvenir d'un clip d'Offspring, et j'ai voulu ça pour mon anniversaire.

3.- Élément déclencheur de ta vocation ?

En grandissant j'avais envie d'être cette femme rebelle et "couillue", cette femme forte qui sort de la norme, un chouïa provoc’... Les voix de Joan Jett, Courtney Love, Brody Dalle, ne me laissaient pas indifférente. C'était imparfait, écorché, hors norme, expressif et signé... Je me revois avec mes cassettes et mon petit micro a m'enregistrer par dessus, tentant de faire pareil. Clairement, ça ne donnait rien (rires), mais je m'identifiais a ces nanas, et j'avais le sentiment d'envoyer valser tous les trucs moches d'une tête de gamine pas sûre d'elle, avec l'envie d'être aimée, même si elle n'est pas parfaite... On a tous un passé, et je pense que la musique et le théâtre ont été une bonne thérapie. Le rock est une musique authentique sans chichis, honnête, violente. Et plus je grandissais plus je me découvrais dans cet art : écrire, chanter, interpréter... Un véritable exutoire ! Aujourd'hui, je suis épanouie. Je suis pas au niveau de carrière de joan jett ( ma mère spirituelle !) mais je m'exprime, avec le majeur en l'air, en pensant fortement : "tu n'aimes pas ce que je suis ? Sache que je m'en branle !"

4.- Livre de chevet ?


Ouh là ! En ce moment, j'ai peu de temps à moi pour lire, mais j'ai dû lire les 30 premières pages d'un polar de Franck Thilliez que j'adore. J'aime bien sa façon d'écrire. Il décrit tout, ça fait travailler l'imagination.


5.- Film préféré ?
Je suis bon public en général. Si je dis "le roi lion" je perds toute crédibilité non ? (rires). J'aime trop le ciné, et la question est difficile pour cibler LE film. Mais bon, je suis bonne élève... Je peux parler d'un film que j'adore... Je dirais "Edward aux mains d'argent". Je l'ai vu étant gamine, et il m'avait beaucoup marqué, par son histoire, ses décors, sa musique... Je pense que c'est le film sur lequel je peux développer le plus. Il avait un côté sombre, limite gothique avec une jolie morale. Il m'a marqué. Fan de fantastiques, horreur, SF, les bons petits films français de l’époque... Bon public je suis...


6.- James Hetfield, Marilyn Manson et  Jonathan Davis t'appellent le même soir pour aller boire un coup au pub. Qui rejoins-tu

Les trois ! Mais sans hésiter, un seul sort du lot ! Un qui faisait que ma mère pensait que j'avais un problème : Marilyn Manson ! Gamine, les filles avaient des classeurs remplis d'articles sur les Worlds Apart... Bein moi, c’était Manson ! Et je l'ai toujours ! Il arrive a me fasciner ! L'intelligence de ce mec, son âme rebelle, hors norme, détestée, ce charisme, cette voix... Ce mec est complet dans son art ! Il peint, il fait du cinéma, on le pourrit avec des rumeurs , (et j'en reviens a ces personnes qui se foutent de ce que l'on pense d'eux et qui restent eux-mêmes...) On peut refaire le monde avec un milliard de débats, en buvant notre bière, ce mec qui parait négatif, on en ressortira du positif, j'en suis sûre ! Sa biographie avait réussi a me faire pleurer. Encore des gens vrais pour qui j'ai un immense respect.


7.- Arrivée au paradis, (où en enfer, c'est selon...) Lemmy Kilmister, Sid Vicious Janis Joplin et Jim Morrison proposent de te servir de guide. Qui suis-tu ?
Lemmy ! Je préfère un whisky que de l'acide a l’apéro (rires). Un choix difficile, mais il a plus marqué mon époque et ça restait un daron du Rock ! Un réel passionné, prêt à mourir là où il était le plus lui-même. Encore un mec authentique, un nom du Rock ! Lemmy !


8.- Il n'y a de place que pour un album dans l'arche de Noé du rock. Lequel choisis-tu pour tout reconstruire

Pffiouuuuu ! Encore un choix compliqué ! Je peux faire une compilation ? (rires) Non parce qu'il faut de la motivation... Donc je dirais... Joan Jett, "Bad reputation" ! Tous les morceaux déchirent et mettent la patate ! Je m'en lasse pas.

9.- Album que tu écoutes actuellement ?

Actuellement ? Pantera, "Far beyond driven". Ouais, il fait du bien, cet album, de temps en temps ! Simple et efficace. Un album qui sent pas le savon, et que j'ai plaisir à écouter en ce moment... Surtout dans la circulation parisienne. Il fait grand bien !
 
10.- De quel titre rock pourrais-tu faire ta devise ?

Sans hésitation : "Show must go on" ! Ce que Freddy Mercury a fait de ce titre est une pure délivrance ! J'ai le frisson et l'envie de chialer a chaque fois ! On y sent trop de choses. Il se dit que ce morceau fut enregistré en "one shot", et ça se ressent. C'est le plus beau partage qu'un artiste peut faire, il y montre ses faiblesses, ses peurs... Alors qu'on les imagine toujours au dessus de tous ! Bref, il m'a marqué, et ce titre en particulier. Peu importe ce qui doit arriver : le show continue !
Merci, Anna, pour tes réponses.

Merci, Anna, pour tes réponses et ta confiance.

Quelques liens, pour continuer avec LYNN ? Pourquoi pas : https://www.facebook.com/lynnofficielband/ https://lynn9.bandcamp.com/releases

France lynn

Je ne dois plus écouté COLOSSUS

Ce matin, vers 6 heures, je croyais que mes parents dormaient. J'ai mis en sourdine la vidéo "Uninvited guest", de COLOSSUS. Ma mère a débarqué dans ma chambre comme une furie. La veille, elle m'avait mis en garde, cependant que j'écoutais l'album Lobotocracy. " - Tu vas devenir sourd !", elle disait. "- Déjà qu'avec tes pratiques douteuses..." complétait mon père.

Elle était vénère, ma mère. " - Je t'avais interdit, qu'elle hurlait.
- Il recommence ses conneries ? a demandé mon père.
- Je comprends pas que tu cautionnes cette violence, a poursuivi ma mère.
- Il finira sur le chauffe-eau ! a prédit papa.
- Je cautionne pas la violence, ais-je expliqué, je cautionne le travail artistique. Ce qui compte, dans l'art, n'est-ce pas de provoquer des émotions ? COLOSSUS est un groupe de Modern Death qui parvient à créer une ambiance horrifique et malsaine sur cette vidéo Uninvited Guest disponible sur leur site (https://www.facebook.com/WEARECOLOSSUS/). Cette formation originaire de Lens compte déjà deux albums à son actif et en prépare un troisième pour lequel elle n'a aucune intention de se calmer !
- On répond pas à sa mère ! a hurlé maman.
- On va lui remettre le contrôle parental, a proposé mon père.
- Mais papa, ais-je fait, j'ai cinquante-deux ans !"
J'ai dû menacer d'appeler le 119. Depuis la découverte de la maison de l'horreur en Californie, mon père, ça le faisait flipper l'idée de voir les services sociaux radiner à la maison. "- C'est bon, on va négocier", il a dit à ma mère. Mes parents ont finalement accepté un compromis. J'ai dû faire une dizaine de lignes et remiser la cage de Fear of The Dark, mon lapin nain femelle, dans la cuisine, mais je conserve ma connexion internet sans contrôle parental.. Alors si vous aussi vous voulez regarder la vidéo de Colossus, faites pas comme moi : vérifiez bien que vos parents sont profondément endormis...

France colossus 2