THE RADIOACTIVE

Chronique d'album : THE RADIOACTIVE (Metal alternatif), "Last Generation" (2021)

  • Le 25/05/2021

Groupe : The Radioactive
Album : "Last Generation" (21/03/2021)
Genre : Metal alternatif
Origine : Paris

Par Ahasverus

Le Groupe :

  • The Radioactive prend naissance à Paris en 2011.
  • Il s'agit initialement d'un groupe de punk-rock et c'est dans cette catégorie que le groupe classe ses premiers opus, "Self Control" en 2014 et "A Matter Of Time" en 2019.
  • Leur rock se teinte désormais d'éléments issus du blues, de la musique classique et du swing.
  • En 2021 The Radioactive revient avec un second album :

"LAST GENERATION"

The radioactive artwork 1THE RADIOACTIVE, "Last Generation", (2021)

L'Album :

  • "Last Generation" est un dix pistes d'une durée d'environ trente-cinq minutes.
  • A propos de l'artwork, Oscar (chant/guitare) explique :
    "Nous nous sommes inspirés de Banksy qui en plus d'être un artiste novateur se veut militant. J’ai eu l'occasion de visiter différentes expositions et elles m’ont toutes coupé le souffle ! Un parfait mélange entre actualité, messages chocs, mélancolie et espoir. Ce qui colle parfaitement à l’univers de notre album. Une jeunesse insouciante, pouvant être frustrée de ne pas être libre de ses mouvements et un univers futuriste, apocalyptique, semblant submergé par la radioactivité ambiante. Les fleurs colorées au premier plan, elles, rappellent que la beauté peut toujours émerger où que ce soit."
  • Augustin Post, pianiste, et Marie Phenglamphanh, chanteuse lyrique, sont invités sur l'album.
  • Réalisé par des membres du groupe "Release Your Rage" est le premier clip réalisé pour défendre le nouvel opus.

Les Critiques :

  • "The Radioactive, avec cet album Last Generation, vont faire parler d’eux, c’est plus qu’acquis !"
    https://www.sensationrock.net
  • "Last generation est un souffle de vie, un cri de révolte contre la morosité ambiante."
    https://litzic.fr

Notre Avis :

Nougaro popularisait un duel entre le jazz et la java ; The Radioactive ouvre les hostilités entre le swing et le métal. Un swing délicieusement porté par le touché de piano d'Augustin Post et la section rythmique, et qui singularise une musique qu'on peut très justement qualifier d'alternative.
Ces jeunes musiciens grandissants ont du chien, ils mettent de l'imagination dans leur rock. L'énergie du punk n'est pas écartée, on la retrouve dans des morceaux comme "Radioactive Lands" et "Get Stoned", un brûlot, sur lequel Oscar livre toute sa verve, et qui doit envoyer sévère  sur scène.
Diversité, inventivité, talent, invités judicieusement disposés, font de ce "Last Generation" un  album séduisant, une danse conduite avec brio, parfaitement servis par une production équilibrée. C'est ingénieux et d'une grande variété, aussi conviendra-t-il d'écouter l'album dans son entièreté et de ne pas essayer de se faire une idée sur la base d'un morceau. On applaudit et on suivra avec intérêt.

Les Liens :

THE RADIOACTIVE : GOD SAVE THE SWING ! (interview)

  • Le 13/04/2021

Après un départ orienté punk-rock et dix ans d'existence, The Radioactive revient avec "Last Generation", un album à la pochette sombre mais avec une musique plutôt ouverte qui n'hésite pas à mettre du swing dans son rock.
Nous avons eu le plaisir de poser quelques questions à cette formation parisienne.

Img 8770THE RADIOACTIVE - photographie Jonathan Souliman


Bonjour The Radioactive. Votre groupe se forme en 2011, il compte deux EP ainsi qu'un mini-album dans une mouvance punk-rock. Aujourd'hui vous revenez avec un album aux influences bien plus variées et un son très différent. Qu'est-ce qui vous a poussé dans cette nouvelle direction ?
Oscar :
En 2011, lors de la création du groupe, nous avions quinze ans ! Fans de rock dit “classique” tel que Guns N' Roses, AC/DC ou Rancid, nous n’avions qu’une envie : prendre part à cet univers. A l’époque, on avait opté pour des riffs plutôt simples et efficaces à la AC/DC, c’était la mentalité du “If it ain’t broke don’t fix it”. Aujourd’hui nos influences étant plus variées, nous avons souhaité enregistrer un nouvel  album plus nuancé et varié en challengeant notre créativité et en sortant de notre zone de confort. On a pris le risque d’ajouter du classique, mais aussi du swing ou encore du blues dans nos morceaux.
Arthur : On voulait présenter un projet plus mature. On voulait faire quelque chose qui était plus à notre image, toujours très rock bien sûr, on ne va pas se le cacher. Mais on a mis dedans les autres genres qu’on a appris à apprécier en grandissant.


"L’idée m’est venue en écoutant Parov Stelar, qui assemble avec brio electro et swing. J’ai cherché à savoir si des variantes punk-rock existaient et je n’en ai pas trouvé."


Quel public "Last Generation" peut-il séduire ?
Oscar :
On espère que “Last Generation” va séduire un public sensible au rock, mais pas que ! Grâce aux nouvelles influences qui rythment l'album, on croise les doigts pour que celui-ci touche un public plus large.
Arthur : Les derniers EP et albums du groupe étaient destinés à un public sensible au punk rock. On transmettait notre besoin adolescent de faire constamment la fête. Avec Last Generation on se penche sur des sujets plus sérieux. Mais bon... on n’oublie pas d’où on vient. On est des (très) bons vivants et on le chante encore.

The radioactive trioTHE RADIOACTIVE - Photographie Mélissa Souici-Bouvier 
Les influences de "Last Generation" sont très ouvertes... Piano, swing...
Oscar :
Diverses et variées. Sur “Last Generation”, on a voulu créer un univers mélancolique, solennel mais entraînant, et quoi de mieux qu’un piano pour cela ? C’est donc sur ce projet que l’on a eu la joie de composer avec Augustin Post, un pianiste talentueux issu de la musique classique. Il a su apporter une couleur singulière aux morceaux, notamment en composant le solo de piano de “2020”. On a aussi fait appel à des voix féminines dont Marie Phenglamphanh, chanteuse lyrique. Ce qui apporte plus de chaleur et donne une dimension “épique” aux chansons comme dans le final de “Last Generation”. Pour le swing, l’idée m’est venue en écoutant Parov Stelar, qui assemble avec brio electro et swing. J’ai cherché à savoir si des variantes punk-rock existaient et je n’en ai pas trouvé. C’est la raison principale pour laquelle j’ai tenté l’expérience en composant des morceaux comme “2020”.

La voix est également plus variée. Comment toi, Oscar, as-tu vécu ce changement ?
Oscar :
En 2011 mes connaissances en chant étaient plus que limitées. C’est à force de pratiquer que mon niveau a tout simplement évolué d’années en années (que les oreilles des personnes ayant assisté à nos premiers concerts me pardonnent !). Au fil des concerts et de manière autodidacte, j’ai appris à moduler ma voix en fonction des émotions que je voulais transmettre. A mon sens, varier l’intonation permet une meilleure compréhension des messages tout en transportant l’auditeur dans notre univers.

D'où viennent les dix compositions de l'album ?
Oscar :
Riff après riff c’est guitare à la main que j'imagine les accords des morceaux. Et c’est seulement après avoir composé l'intégralité de la mélodie que j’apporte l’idée au groupe afin d’en discuter, de peaufiner et imaginer les messages à transmettre selon les émotions dégagées. Donc, si l’on part du principe que j’ai plus de cinq cents mémo vocaux avec d'éventuelles chansons depuis plusieurs années sur mon téléphone... Les compositions sont un melting pot d’émotions, de collaborations, d’influences, d’idées et de concours de circonstance. Je profite de ces lignes pour remercier Nicolay Sanson, un artiste complet et un ami que j’admire beaucoup et à qui nous devons notamment l’introduction de notre album “The moon is dark”.
Arthur : J’aime bien dire qu’Oscar apporte le squelette et qu’après on l’habille ensemble.

Img 8771THE RADIOACTIVE - photographie Jonathan Souliman

De quoi parlent les textes et sont-ils reliés par un fil rouge ?
Oscar :
Il y a deux mondes dans cet album. Celui d'aujourd'hui et celui de demain. Celui de demain c'est un univers post-apocalyptique avec des morceaux comme “2020” ou “Last Generation” . La planète est sur une pente décroissante et d’ici quelques années, décennies, si nous ne faisons rien alors les seules choses qui resteront aux générations futures seront les miettes de notre vie actuelle. On imagine donc (au plus pessimiste) comment les générations à venir pourraient nous percevoir. Quant au monde d’aujourd’hui avec des morceaux comme :“Bemy Queen” ou “Sometimes”, c’est l’insouciance, le plaisir et parfois la frustration qui domine. Ce qui rentre directement en conflit avec l’image que nous avons du monde de demain. Le fil rouge c’est donc nos actions actuelles et leurs conséquences dans un futur plus ou moins proche.
Arthur : Aujourd'hui on profite d’un monde qui est encore agréable à vivre. Avec Get Stoned on raconte comment une vie de débauche peut influencer notre vie.

L'artwork de "Last Generation" représente deux danseurs, porteurs de masques à gaz, devantl a tour Eiffel. C'est tristement d'actualité, tant au niveau de la pandémie que du climat...
Oscar
: Concernant l’artwork, nous nous sommes inspirés de Banksy qui en plus d'être un artiste novateur se veut militant. J’ai eu l'occasion de visiter différentes expositions et elles m’ont toutes coupé le souffle ! Un parfait mélange entre actualité, messages chocs, mélancolie et espoir. Ce qui colle parfaitement à l’univers de notre album. Une jeunesse insouciante, pouvant être frustrée de ne pas être libre de ses mouvements et un univers futuriste, apocalyptique, semblant submergé par la radioactivité ambiante. Les fleurs colorées au premier plan, elles, rappellent que la beauté peut toujours émerger où que ce soit.
Arthur : Tout comme le couple qui danse malgré le monde qui l’entoure. C’est une petite note d’espoir à laquelle on se raccroche.

The radioactive artwork 1THE RADIOACTIVE "Last Generation" (2021)

Un clip est déjà disponible pour défendre "Last Generation". Quelle sera la suite de votre actualité sur les prochains mois ?
Arthur :
Nous aurions aimé pouvoir vous annoncer des dates de concerts à venir mais malheureusement au vu des conditions sanitaires actuelles, elles ont été annulées. On va cependant sortir un clip toutes les deux semaines et il y en a encore trois en préparation. On les fait nous-même, c’est quelque chose qui nous tient à cœur et qu’on aime vraiment. J’a iappris à tourner et faire du montage quand j’avais  vingt ans et avec Oscar on a toujours rêvé d’être derrière les manettes pour faire notre clip.
Oscar : Si tout se passe comme prévu, les prochains clips à sortir seront :“Radioactive Lands” le quatre avril, “Bemy Queen” le dix-huit avril et “Sometimes” le deux mai. Ce sont des productions très différentes les unes des autres, que l’on veut le plus représentatives de nos idées parfois un peu (beaucoup) décalées. Lorsqu’on écrit un morceau, j’essaye de me représenter les scènes qu’elles m'évoquent. Je ferme les yeux et en entendant la musique je vois ce qui va se passer.
Arthur : A chaque fois il me force à le faire quand on écrit ensemble. Il me dit “Arthur ferme les yeux, qu’est-ce que tu vois ? Au début je ne supportais pas, je voyais tout noir, c’est tout.Mais c’est une super méthode en réalité !

Où peut-on écouter/acheter "Last Generation" ?
Oscar :
Vous pouvez écouter “Last Generation” sur toutes les plateformes de streaming (Spotify, Deezer Youtube, Applemusic...) mais aussi pré-commander votre Vinyle sur notre site internet www.theradioactiveband.com rubrique “MerchStore". Ils seront chez vous à partir de juin !

Merci The Radioactive d'avoir répondu à mes questions.
Oscar/Arthur :
Merci à toi d’avoir pris le temps de découvrir notre dernier album et de nous avoir interrogés sur l’univers “Last Generation”. Au plaisir d’échanger de vive voix autour d’un verre lorsque seront tombés les masques !